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RENDEZ-VOUS
Plaquettes contre plaquettes
12
CARDIOLOGIE
Professeur François Carré :
« La natation est une discipline qui augmente significativement la longévité »
14
PRÉVENTION
La natation, ça s’apprend et ça sauve des vies
16
SÉCURITÉ
Noyades : quelques secondes qui peuvent tout changer
18
PSYCHOLOGIE
Quand l’éveil aquatique devient un éveil au monde
20
ÉCLAIRAGE
Pourquoi la natation reconnecte le corps, la tête et la respiration
24
ENTRETIEN
Alain Bernard : « La natation a contribué à construire l’homme que je suis devenu »
26
BLESSURE
Natation : ça tourne pour les arthroses de l’épaule
30
LES NEWS DU DOC
32
HISTOIRE
La France, terre d’accueil des championnats d’Europe : L’excellence au service du sport
34
INTERVIEW
Philippe Lucas : les fondamentaux d’une natation durable
36
SENIOR
Bien vieillir dans l’eau : les multiples bénéfices de la natation santé
37
MISE AU POINT
Baignade en milieu naturel : retour sur l’expérience de la Seine
38
PRÉSENTATION
Respirer, bouger, s’exprimer : les vertus santé de la natation artistique
39
TÉMOIGNAGE
Côme Girardot : « Le CômeBack, c’est la preuve qu’il est possible de revenir »
40
SANTÉ
Expérience alsacienne : aider les jeunes en surpoids ou obésité à reprendre une activité physique grâce à la natation
42
ENTRAÎNEMENT
Nager, c’est bien ; croiser, c’est mieux
44
PODOLOGIE
Crampes du nageur : comprendre, prévenir et traiter grâce à la préparation physique et à la podologie
46
GYNÉCOLOGIE
Natation et règles
48
PATHOLOGIE
Diabète : et si la natation aidait à prévenir ses complications ?
50
CONSEIL
Natation et cancers hématologiques

Thierry a 44 ans. Il pratique le triathlon passionnément. Il s’entraîne tous les jours et s’adonne à la natation deux fois par semaine. Il vient me consulter car il souffre de l’épaule droite depuis 1 mois.
Le Doc : Qu’avez-vous fait de particulier ? Qu’avez-vous changé dans votre activité avant que la douleur ne survienne ?
Thierry : Je crois que je me suis fait mal à l’occasion d’une grosse séance de crawl avec plaquettes. J’ai envoyé un peu en tirant fort sur les bras. Je n’ai rien senti en nageant mais le soir j’étais gêné…
J’examine Thierry. Les tests sont en faveur d’une tendinite du supraépineux, un petit muscle profond qui surplombe l’humérus. Il me donne son IRM qui montre une belle usure voire une petite perforation de son tendon.
Le Doc : Thierry, je vous explique ce qui vous est arrivé. Le sommet de l’os du bras est entouré d’une nappe tendineuse. Elle porte le nom de « coiffe des rotateurs » car elle ressemble à une chevelure bien peignée en arrière autour de la tête de l’humérus. En se contractant, elle a pour mission de compenser le manque de stabilité de cette articulation très mobile.
EN CRAWL, LES TENDONS DE L’ÉPAULE FROTTENT SUR L’OMOPLATE
Elle crée un centre de rotation pour l’épaule. Ainsi les gros muscles du buste parviennent à mobiliser le bras sur une grande amplitude sans faire pistonner l’humérus. Malheureusement, avec la fatigue, la coiffe devient moins efficace, la tête de l’humérus se balade un peu plus et les tendons qui la recouvrent finissent par frotter sur la voûte de l’omoplate.
Thierry : C’est vrai ! J’ai fini cet entraînement avec plaquettes épuisé !
Le Doc : Bien sûr, les plaquettes augmentent la résistance et font beaucoup plus travailler les muscles. Mais ce n’est pas le seul souci. En cas de technique imparfaite, elles incitent à rentrer dans l’eau en commençant par le pouce, en mettant plus le membre supérieur en rotation interne.
TECHNOPATHIE : BLESSURE ENGENDRÉE PAR UN DÉFAUT TECHNIQUE
Dans cette attitude, les tendons se coincent plus volontiers entre l’humérus et l’omoplate. On parle de « conflit sous-acromial ». D’ailleurs, ce mouvement délétère ressemble étrangement au test médical de Jobe qui vous a fait mal lors de mon examen.
Thierry : Ah oui ! La natation, c’est vraiment très technique. Un copain m’a dit que le bras croisait trop devant au lieu de rester dans le prolongement de mon épaule.
Le Doc : Vous avez raison, il est bon d’aller chercher loin devant mais sans se désaxer. Vous comprenez aisément qu’en plaçant votre main au-dessus de votre tête, votre humérus se rapproche dangereusement de la voûte osseuse de l’omoplate. Et vous pincez vos tendons ! Là encore, cette mauvaise habitude se montre délétère pour votre coiffe des rotateurs.
Thierry : C’est une drôle de tendinite ! La lésion est provoquée par un coincement, non par une mise en tension ?
Le Doc : C’est exact ! C’est l’excès de traction qui provoque habituellement les blessures tendineuses. Le tendon d’Achille à la cheville constitue l’exemple emblématique. Ce processus est minoritaire à l’épaule. Cependant, la puissance des contractions inhérentes à votre séance intense avec plaquettes a contribué à abîmer votre supra-épineux. Étonnamment, il s’agit souvent des contractions de freinage en fin de retour aérien qui agressent vos tendons. En effet, à l’occasion de cette sollicitation dite « excentrique », le bras part dans un sens et le muscle tire dans l’autre. Votre tendon est comme écartelé !
Thierry : Je vois ! Il faudra améliorer ma technique et faire un peu de préparation physique. Mais, en attendant, comment soigner cette blessure ?
Le Doc : Je vous propose de faire un PRP (« Plasma Riche en Plaquettes »). Le radiologue vous fait une prise de sang, centrifuge le prélèvement, récupère la hauteur correspondant à vos plaquettes.


PRP POUR « PLASMA RICHE EN PLAQUETTES »
Ces dernières sont les petites cellules qui s’agglutinent sur les plaies, les bouchent et attirent vos cellules souches qui savent se transformer pour reconstituer un tissu spécifique. Sous échographie, l’imageur dépose vos plaquettes à l’endroit où votre coiffe des rotateurs est abîmée. Voilà qui stimule la cicatrisation de votre tendon.
Thierry : C’est comme une infiltration ?
Le Doc : Non, le geste technique est très voisin mais ce n’est pas le même produit. À l’occasion d’une infiltration, votre médecin injecte à un endroit précis quelques gouttes de corticoïdes, un puissant antiinflammatoire. Ces molécules réduisent très efficacement l’irritation des tissus. Cependant, elles dissolvent aussi les protéines, notamment celles qui constituent les tendons. Les infiltrations gardent encore une place en cas de « bursite » de l’épaule.
INFILTRATION POUR RÉDUIRE UNE INFLAMMATION
PRP POUR RECONSTRUIRE UN TISSU
Cette « bourse gonflée » ressemble à une grosse ampoule douloureuse qui se forme en cas de frottements excessifs contre les tendons et la voûte osseuse de l’omoplate. Mais, en ce qui vous concerne, lorsqu’il existe une vraie lésion tendineuse, il est bien plus logique, plus biologique… et même plus naturel d’y déposer des cellules reconstructrices.
Thierry : Donc, après, il faut respecter une période de cicatrisation ?
Le Doc : Oui ! c’est tout l’intérêt ! Nous allons enclencher une vraie réparation tissulaire. Mais, rassurez-vous, vous allez faire du sport et solliciter de façon croissante votre tendon, on parle de « mécanisation ». En effet, en l’absence totale de contrainte, la cicatrice ne tarde pas à ressembler à un magma enchevêtré.
CICATRISATION = REMISE EN CONTRAINTE PROGRESSIVE
Elle ressemble à une balafre cutanée après suture réalisée par un interne de première année. En revanche, si vous proposez des mises en tensions progressives, juste en dessous du seuil lésionnel, les fibres s’alignent peu à peu dans l’axe des tractions. La zone est bien plus solide ! De surcroît, pour aider votre organisme à former une belle cicatrice plus résistante, je vais vous prescrire du collagène et du silicium, les éléments constitutifs des tendons.
LES PLAQUETTES AUGMENTENT LA RÉSISTANCE ET FONT BEAUCOUP PLUS TRAVAILLER LES MUSCLES.
Thierry : Tout cela dure combien de temps ? Quand pourrai-je reprendre le crawl ?
Le Doc : Il faut vraiment laisser tranquille votre épaule pendant 7 à 10 jours. C’est la durée de vie des plaquettes. Elles s’activent tout au long de cette période pour coller et combler la cavité tissulaire puis attirer de nouvelles cellules. Pendant cette période, un repos strict de l’articulation s’impose. Dans la vie quotidienne, il faut garder votre coude sous votre épaule. En sport, pas de balancier, pas d’appui… donc pas de course, pas de vélo en appui sur le cintre. Vous pouvez pédaler sur home-trainer, le buste à la verticale sans tenir le guidon. En salle, il est possible de faire du vélo couché, avec dossier.
Thierry : Je recommence à utiliser mon épaule à quel moment ?
Le Doc : Après une bonne semaine, il est bon de courir. Le balancement des bras mobilise les tissus sans créer trop de traction. Le home-trainer intensif ou le vélo de route sur bon revêtement, permet d’activer un « centrage actif » de votre épaule grâce à la contraction statique de votre coiffe des rotateurs. Attention, pas de VTT dans les racines et les ornières ! Au-delà de 15 jours, l’entraînement en salle est vivement recommandé. Les différents appareils de cardio-training permettent de doser l’augmentation progressive des contraintes biomécaniques. En pratique, commencez par du rameur dos droit et coudes au corps.
10 JOURS DE REPOS PUIS PROGRESSIVEMENT COURSE, VÉLO, RAMEUR ET ELLIPTIQUE
Au fil des séances, penchez-vous de plus en plus en avant avec votre buste ; vos bras monteront simultanément ; votre geste ressemblera de plus en plus à la brasse. À 2 ou 3 jours d’écart, optez pour une progression voisine sur elliptique. Débutez mains en bas des rames. Puis prenez-les de plus en plus haut. À la fin de la semaine, votre mouvement s’apparentera au crawl … mais sans le retour aérien et son freinage, agressifs pour les tendons de la coiffe des rotateurs.
Thierry : Et ma natation ? Et ma natation ? ��
Le Doc : Vous avez raison �� … Elle arrive ! À trois semaines du PRP, il faut que je vous revoie pour faire un point. C’est le délai de mise en continuité de la petite déchirure. Il est nécessaire que vous n’ayez plus de douleur lors des tests clés avant d’intensifier votre pratique et de renouer avec la spécificité de la natation. Si tel est le cas, vous recommencez par la brasse. Le mouvement se situe dans le secteur de mobilité naturelle de l’épaule, devant vous, dans votre champ visuel. Validez la glisse bras tendus avant d’attaquer le crawl au cours de la quatrième semaine.
BRASSE 3 SEMAINES, CRAWL FACILE 4 SEMAINES, CRAWL INTENSE 6 SEMAINES
Bien évidemment, dans le cadre d’une sollicitation cardio-vasculaire et musculaire très proche, au cours de cette même période, vous pouvez monter dans les tours sur rameur et sur elliptique. Sans parler de la course et du vélo que vous pratiquez intensément depuis au moins 15 jours. Bref, vous restez très en forme ! pas d’inquiétude ! Tout au long de la cinquième semaine, vous intensifiez le crawl et on se revoit à 1 mois et demi de votre PRP afin que je vous rende votre liberté sportive !
L’USAGE DES PLAQUETTES FAVORISE UN MAUVAIS CONTRÔLE GESTUEL ET NÉCESSITE UNE EXCELLENTE MAÎTRISE DU MOUVEMENT.
Thierry : Je n’aurai plus mal… mais pour éviter la récidive ?
Le Doc : Bien sûr, il faut aussi traiter la cause et je vous ferai une piqûre de rappel technique ! Mais vous avez dès à présent compris qu’il ne fallait plus rentrer dans l’eau par le pouce mais en glissant la main à plat. Vous saviez déjà que, pour le bien-être de vos tendons, il était vivement déconseillé de ne pas croiser vos appuis au-dessus de la tête et qu’il était recommandé d’avancer votre bras dans l’axe de votre épaule.
TRAITER AUSSI LA CAUSE. SOUVENT UN PROGRAMME INADAPTÉ OU UN DÉFAUT TECHNIQUE
Vous l’avez constaté, l’usage des plaquettes favorise un mauvais contrôle gestuel et nécessite une excellente maîtrise du mouvement. On peut s’en passer le plus souvent à moins que les gants palmés ne constituent un compromis plus indulgent. Enfin, j’aurai l’humilité de déléguer l’encadrement global de votre prestation technique à un bon prof de natation sensibilisé à la prévention des blessures ! C’est ainsi que vous ne souffrirez plus et que les plaquettes auront vaincu les plaquettes ! ✱


Le ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative et le ministère des Solidarités et de la Santé se sont à nouveau associés en 2026, en partenariat avec Santé publique France, pour porter une campagne de prévention des noyades et favoriser la pratique des activités aquatiques en sécurité. Cette campagne rappelle notamment les bons réflexes pour prévenir les noyades : surveillance active des enfants, fréquentation prioritaire des lieux de baignade surveillés, prise en compte de sa condition physique et respect des consignes de sécurité avant toute baignade. Des affiches et des vignettes de prévention, des témoignages vidéo diffusés sur les réseaux sociaux et dans les médias ainsi que des spots radio de sensibilisation relayés à proximité des zones de baignade sont disponibles sur le site du ministère https://www.sports.gouv.fr/prevention-des-noyadeskit-de-communication-2307
L'« AISANCE AQUATIQUE »
Alors que plus d’un tiers des élèves ne savent toujours pas nager à leur entrée en sixième, le ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative est aussi pleinement investi pour familiariser les enfants au milieu aquatique dès le plus jeune âge. Un bloc d’apprentissage baptisé « Aisance Aquatique » a été initié dès 2019. Grâce à ce dispositif, les enfants dès 3 ou 4 ans peuvent découvrir le milieu aquatique dans un bassin où ils n’ont pas pied et sans matériel d’aide à la flottaison. Le programme comporte plusieurs étapes : l’entrée et la sortie de l’eau, l’immersion, la découverte de la flottaison, la capacité à modifier la forme de son corps dans l’eau, à s’y orienter ainsi qu’à pouvoir s’y déplacer sur 10 mètres pour rejoindre le bord du bassin sont autant d’étapes de la construction de l'enfant. L’acquisition précoce de ces compétences constitue le double avantage de sécuriser les enfants dans l’eau en leur apprenant les bons réflexes et de favoriser l’apprentissage ultérieur de la natation.
LE « SAVOIR-NAGER », UN APPRENTISSAGE POUR TOUS
De 6 à 12 ans, les enfants peuvent ensuite suivre des cours gratuits dispensés par des professionnels de la Fédération Française de Natation (FFN) dans le cadre du « savoir-nager ».

En 10 séances d’1 heure, ils peuvent acquérir les techniques de nage pour assurer leur propre sécurité dans l’eau et être autonomes dans plusieurs milieux aquatiques (piscine, lac, rivière, océan, mer). L’enseignement du « savoir-nager » s’inscrit dans les compétences des programmes d’éducation physique tout au long de la scolarité, du CP à la sixième. L’attestation scolaire du savoir-nager est intégrée au livret scolaire.
DES ÉQUIPEMENTS AU PLUS PRÈS DES TERRITOIRES
Par ailleurs, afin d’accompagner cette dynamique, une politique volontariste de rénovation et de construction de bassins a été mise en œuvre depuis 2019. Le ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative et son opérateur, l’Agence nationale du Sport, s’emploient à diversifier le type d’équipements financés en mettant l’accent sur les bassins d’apprentissage et sur des structures innovantes comme des bassins mobiles (financés jusqu’à 80 % par l’État) qui permettent, dans les territoires carencés, d’aller au plus près des usagers.
À RETENIR
Un enfant qui sait nager n’exclut pas la surveillance continue et rapprochée d’un adulte responsable. Une personne qui se noie ne crie pas, n’agite pas les bras. L’apprentissage de la natation est l’affaire de tous. Même s’il est plus fréquent d’apprendre à nager pendant l’enfance, il est parfaitement possible de s’y mettre quel que soit son âge. ✱
DISPOSITIF DE SURVEILLANCE
ÉPIDÉMIOLOGIQUE DES NOYADES ESTIVALES Depuis 2003, Santé publique France réalisait tous les trois ans, durant la période estivale, une enquête nationale permettant de décrire les circonstances et les caractéristiques des noyades survenues en France. À la demande des ministres chargés de la Santé et des Sports, un nouveau dispositif de surveillance épidémiologique des noyades a été mis en place à partir de l’été 2023. Il permet de décrire chaque année les caractéristiques des victimes et certains éléments de circonstances des survenues de ces noyades en France (Hexagone et départements et régions d’outre-mer, DROM) et de produire des indicateurs réguliers favorisant l'orientation des actions de prévention durant la saison estivale. Ce dispositif est mis en œuvre conjointement par Santé publique France et le Système National d’Observation de la Sécurité des Activités Nautiques (SNOSAN), rattaché à l’Institut national du nautisme (I2N). En 2026, la période de surveillance a débuté dès le 1er mai. L’ensemble des noyades accidentelles prises en charge par une structure d’urgence ou suivies d’un décès sur le lieu de noyade est pris en compte jusqu’au 30 septembre.


Chaque été, des centaines de vies basculent au bord de l'eau. Pourtant, dans la grande majorité des cas, une noyade peut être évitée. Apprendre à nager, adopter les bons réflexes et rester vigilant : c'est tout le sens de l'engagement de la Fédération Française de Natation.
Le soleil est au rendez-vous. Les plages se remplissent, les piscines ne désemplissent pas, les lacs et les rivières retrouvent leurs habitués. L'été est synonyme de liberté, de loisirs… mais aussi d'une réalité beaucoup moins réjouissante : la noyade demeure l'une des premières causes d'accidents de la vie courante. En 2025, 1 418 noyades accidentelles ont été recensées entre le 1er juin et le 30 septembre. Parmi elles, 409 ont été mortelles. Plus inquiétant encore, 27 % des victimes sont des enfants de moins de six ans. Chaque année, près de 1 000 personnes perdent ainsi la vie en France. Derrière ces chiffres, il y a autant de familles bouleversées. Et souvent le même constat : le drame s'est joué en quelques secondes.

PAR DANIEL ZYLBERBERG, PSYCHOLOGUE CLINICIEN


OFFRENT UNE OCCASION DE RENCONTRER D’AUTRES
LA COORDINATION CORPS–TÊTE–RESPIRATION
En natation, tout est lié. Si la tête se relève trop, le bassin descend. Si la respiration arrive trop tard, les bras se désorganisent. Si l’on retient son souffle, le corps se crispe. Si l’on se crispe, on coule davantage. Et si l’on coule davantage, on force. C’est un cercle très classique chez les nageurs débutants : ils veulent avancer, donc ils forcent ; ils forcent, donc ils respirent mal ; ils respirent mal, donc ils paniquent ; ils paniquent, donc ils perdent leur coordination.
La natation impose une vérité simple : on ne peut pas séparer le geste du souffle.
Ce point est confirmé par la recherche. Une étude publiée dans Journal of Sports Sciences a montré que l’action de respirer en crawl modifie la coordination du mouvement et influence la traînée hydrodynamique (Formosa et al., 2014). Une autre publication récente insiste sur l’importance d’évaluer ensemble le timing des bras, des jambes et de la respiration, car la performance en nage libre dépend précisément de cette intégration fine (Fantozzi et al., 2022).
Voilà pourquoi la natation est si éducative. Elle oblige à coordonner trois dimensions en même temps : le corps qui s’aligne, la tête qui s’oriente, la respiration qui régule. Quand ces trois dimensions s’accordent, la nage devient plus fluide. Et souvent, le mental aussi.

Le premier bénéfice est corporel. La natation améliore la perception de l’alignement, des appuis, du relâchement. Elle aide à retrouver une forme de mobilité douce, sans impact articulaire, avec un travail global du corps.
Le deuxième bénéfice est neurologique. L’eau oblige le cerveau à intégrer des informations sensorielles différentes : pression, flottabilité, résistance, orientation. Chez les enfants, chez les seniors, chez les personnes en rééducation ou chez les sportifs, cet environnement oblige à créer de nouveaux repères. Plusieurs travaux sur l’exercice aquatique montrent des effets intéressants sur l’équilibre, la coordination, la mobilité et la fonction motrice, notamment chez les personnes âgées ou en rééducation.
Le troisième bénéfice est mental. Parce que nager oblige à respirer autrement. Et respirer autrement, c’est déjà réguler son système nerveux. L’environnement aquatique impose une ventilation particulière : on ne respire pas quand on veut, mais quand le geste le permet. Une étude récente sur les réponses ventilatoires en crawl rappelle que l’eau crée une contrainte respiratoire spécifique, obligeant le nageur à adapter ses rythmes de ventilation à l’intensité de l’effort.
C’est là que la natation devient une forme d’entraînement mental discret. Elle apprend la patience, l’économie, la précision. Elle apprend à ne pas se battre contre l’eau, mais à composer avec elle.
NE SAVENT PAS VRAIMENT NAGER : ELLES NE SOUFFLENT PAS
SOUS L’EAU
C’est une phrase volontairement provocatrice : beaucoup de personnes qui nagent mal ne manquent pas d’abord de force. Elles manquent d’expiration.
Elles inspirent quand elles peuvent, mais elles ne soufflent pas vraiment la tête sous l’eau. Résultat : elles gardent de l’air, montent en tension, se sentent oppressées, lèvent la tête pour chercher une respiration d’urgence, cassent l’alignement, puis s’épuisent. On pourrait presque leur dire, avec tendresse, comme dans Mais oùestdoncpasséela7ème compagnie? : « Qu’est-ce que vous nagez bien chef ! » Sauf qu’en réalité, le chef nage souvent surtout… la tête hors de l’eau, les épaules aux oreilles et les poumons pleins comme une bouée de secours. Le problème n’est donc pas seulement technique, il est physiologique et émotionnel. Quand on retient son souffle, le corps reçoit un signal d’alerte. Le système nerveux se met en vigilance. La nuque se tend. La mâchoire se ferme. Les épaules montent. Le nageur ne glisse plus, il lutte.
Apprendre à nager, c’est donc d’abord apprendre à souffler.
À accepter que l’expiration se fasse dans l’eau. À comprendre que l’inspiration ne doit pas être une urgence, mais la conséquence naturelle d’une bonne expiration. En clair : on inspire bien parce qu’on a d’abord bien expiré.

Le premier conseil est simple : ne commencez pas par nager plus vite. Commencez par souffler mieux.Dans le petit bassin, accroché au bord, mettez le visage dans l’eau et soufflez lentement par le nez ou par la bouche. Pas besoin de faire des bulles explosives. Cherchez une expiration longue, régulière, calme. Puis sortez la tête pour inspirer naturellement. Répétez jusqu’à ce que le cerveau comprenne : « je peux avoir la tête dans l’eau sans danger ».
Le deuxième conseil : dissociez l’expiration de l’inspiration. Beaucoup de débutants essaient de tout faire au moment où la tête sort : expirer et inspirer. C’est trop tard. L’expiration doit déjà être faite sous l’eau. Quand la bouche sort, il ne reste qu’à prendre l’air.
Le troisième conseil : gardez la tête basse. En crawl, relever la tête pour respirer donne l’impression de sécurité, mais crée souvent l’inverse : les jambes coulent, le corps freine, l’effort augmente. La respiration doit s’organiser autour d’une rotation douce, pas d’un redressement.
Le quatrième conseil : ralentissez. La respiration aquatique ne se construit pas dans la panique. Elle se construit dans le rythme. Deux ou trois mouvements tranquilles, une expiration continue, une prise d’air simple. Le but n’est pas de tenir longtemps. Le but est de rester relâché.
Ce que l’eau enseigne est précieux : plus on force, plus on se fatigue. Plus on se crispe, plus on s’enfonce. Plus on cherche à contrôler, plus le corps se désorganise.
À l’inverse, quand on accepte de souffler, de flotter, de ralentir, de sentir les appuis, la nage devient plus facile. Le corps retrouve son intelligence. La tête arrête de commander dans l’urgence. La respiration devient un métronome.
Dans l’esprit de l’ISMe, c’est exactement cela qui rend la natation si intéressante : elle n’est pas seulement un sport porté, elle est une école de régulation. Une école du corps sensible. Une école du mental qui apprend à ne pas lutter contre le milieu, mais à l’écouter. ✱
Sources scientifiques principales : Aman et al. (2015), Formosa et al. (2014), Fantozzi et al. (2022), Monteiro et al. (2023), ainsi que des travaux sur l’exercice aquatique et la fonction motrice chez les seniors ou les patients en rééducation.
Au-delà des performances et des médailles, qu’est-ce que la natation vous a apporté sur le plan mental ? Gestion du stress, confiance en vous, équilibre personnel ou qualité de vie ?
Plus qu’un accomplissement, la natation m’a permis de me découvrir. C’est un véritable sentiment de fierté que j’ai pu ressentir lorsque j’ai eu la sensation de maîtriser mon sujet. Cela m’a aidé à regarder en arrière et voir où j’en étais. J’ai grandi en acceptant les hauts et les bas que j’ai pu traverser.
C’est un sport très ingrat quand on est jeune, ce qui est formateur et permet de développer son ambition personnelle pour le futur. Ce sont des valeurs significatives que l’on retrouve dans le monde de l’entreprise. Le sport peut tout changer, il faut pour cela trouver une activité physique qui permette de rayonner. Quelqu’un qui est en bonne santé grâce au sport apporte du bon à la société en général.

Selon vous, quels sont les principaux atouts de la natation pour préserver sa santé tout au long de la vie, quel que soit l’âge ou le niveau de pratique ?
C’est un sport porté, ce qui est très bon pour les articulations.
C’est également une discipline très bonne pour les personnes en situation de handicap. Un enfant qui se sent à l’aise dans l’eau tôt dans son apprentissage sera toujours à l’aise et dans son élément. Apprendre à nager et pratiquer régulièrement permettent de développer un équilibre dans l’eau, ce qui donne de l’aisance en toute circonstance. De plus, la glisse est grisante lorsque l’on commence à la maîtriser.
Face aux enjeux de sédentarité et d’inactivité physique qui touchent une part croissante de la population, quel rôle la natation peut-elle jouer dans les politiques de prévention et de santé publique ?
C’est un environnement accessible à tous dès le plus jeune âge et jusque tard. Il existe diverses disciplines nautiques ; il faut prendre du plaisir selon l’activité que l’on choisit. On peut trouver des piscines partout pour apprendre à nager. Il faut également s’affranchir de la barrière de la pudeur, surtout chez les jeunes. On est comme on est ! Ça ne doit pas être un frein.
Si vous deviez résumer en quelques mots pourquoi chacun devrait intégrer la natation à son mode de vie, que diriez-vous à nos lecteurs en quête d’une meilleure santé et d’un meilleur équilibre au quotidien ?
Il est important de se rendre compte qu’on peut progresser très vite. Avec de bons conseils pour adopter la bonne technique de nage, on ne peut qu’être agréablement surpris. Il ne faut pas négliger la prévention : bien préparer son corps à l’effort avec un échauffement avant de plonger. Il faut également sensibiliser les nageurs aux étirements qui sont tout aussi importants que pour d’autres sports. ✱
Porté par le champion olympique Alain Bernard, le projet « Piscine Essentielle » vise à rendre la pratique de la natation accessible au plus grand nombre, au cœur des territoires. À travers des équipements innovants et une approche centrée sur le bien-être, la prévention et l’activité physique, cette initiative répond aux enjeux de santé publique tout en favorisant l’apprentissage et le plaisir de nager. Une vision moderne de la piscine, pensée comme un véritable espace de santé et de vie.
« Les collectivités locales n’ont souvent plus les moyens de financer de nouveaux équipements aquatiques. Certains territoires sont carencés, notre modèle de piscine est obsolète, et nous assistons à une recrudescence des noyades. L’aisance aquatique est devenue une priorité nationale. Dans ce contexte, encore aggravé par la crise énergétique, nous avons voulu une piscine révolutionnaire de sobriété et d’efficacité pour contenir les coûts au maximum et transformer en profondeur la relation à l’eau. Il faut revenir à l’essentiel ! »
L’Essentielle est conçue pour une séparation d’activités. Son bassin à profondeur constante permet à la fois un apprentissage scolaire, des activités ludiques, l’entraînement des clubs et le développement des associations sportives. Pour l’accueil du public, l’eau est mise en mouvement avec de la nage à contrecourant, des geysers, des plaques à bulles.
LIRE, ÉCRIRE, NAGER !
Plus que le bâtiment lui-même, l’Essentielle est un équipement qui permet d’appréhender l’eau d’une nouvelle façon et qui rend possible une nouvelle pédagogie. L’ensemble des aspects émotionnels et des vécus de l’enfant ont été pris en compte pour dépasser le milieu aquatique proprement dit et intégrer les aspects d’environnement des bassins. L’Essentielle offre ainsi de nouvelles modalités de mise à l’eau : par exemple, l’enfant entre dans l’eau dès la sortie du vestiaire. L’enfant passe ainsi 100 % de la séance en situation, dans une eau chauffée à 30° C. Pour en savoir plus sur le concept, rendez-vous sur : https://essentielle-piscine.fr/


François a 52 ans. Il est ingénieur dans l’automobile. C’est grâce à lui que votre « régulateur de vitesse adaptatif » vous amène à bon port en réduisant votre charge mentale. Il pratique aussi le triathlon passionnément jusque sur longue distance. Ce week-end, il est tombé de vélo. Pas de drame, il est parvenu à terminer sa sortie mais il a mal à l’épaule droite.
L’examen clinique nous oriente vers une entorse acromioclaviculaire de stade 1. Lors de l’impact au sol, son omoplate s’est décalée et la clavicule est restée en place. Les petits ligaments qui les relient en périphérie se sont très légèrement distendus et sont devenus douloureux. Les gros ligaments plus profonds sont indemnes. Il n’y a aucune mobilité anormale entre les deux os, juste une petite douleur au point de jonction.
La radiographie réalisée hier confirme le diagnostic et l’absence de gravité : pas de fracture, pas de décalage entre la voûte osseuse de l’omoplate et la clavicule qui s’y accroche. Cependant, le compte rendu mentionne une arthrose de stade 4 de l’articulation principale de l’épaule, celle qui fait la jonction entre la sphère de l’humérus et l’assiette de l’omoplate avec laquelle elle est en contact ! François est inquiet…
Moi-même, je suis impressionné ! À l’occasion de l’entretien, ces derniers mois, il ne mentionne aucune gêne en natation… même pas en crawl ! L’examen au cabinet ne met en évidence ni limitation ni douleur lorsque je sollicite spécifiquement cette articulation. Sur les clichés, on ne détecte plus du tout la présence de cartilage. L’os de l’humérus est en contact avec l’os de l’omoplate ! Les deux surfaces articulaires sont parfaitement lisses et blanches… attestant d’une bonne densité osseuse ! Dans les couloirs des services d’orthopédie, on parle d’« effet prothèse ».
Je lui demande s’il se souvient d’un choc. Il me parle d’une grosse chute sur l’épaule au ski il y a au moins vingt ans ! C’est probablement l’origine de son traumatisme cartilagineux sévère ! Le tissu très inflammatoire a ensuite dégénéré sans pouvoir cicatriser. Heureusement, le crawl est venu roder, lisser, polir la surface articulaire tout en entretenant mobilité, force et coordination musculaires ! L’IRM réalisée de principe montre que les tendons qui entourent l’humérus, la coiffe des rotateurs, sont à ce jour en très bon état !
Cette arthrose est donc une découverte fortuite… et on ne soigne pas des images ! Dans une semaine, après avoir soigné sa petite entorse acromio-claviculaire, il peut… il doit reprendre le crawl ! La natation n’a pas abîmé son épaule, la natation a sauvé son épaule ! ✱



Dans les coulisses de ZOGGS : Rencontre avec Margot Lundgren qui crée les maillots de demain
Chaque année, ZOGGS développe de nouvelles collections pensées pour accompagner tous les nageurs, du débutant au sportif confirmé.
Mais comment naît un maillot de bain ? Qu'est-ce qui le rend si différent ?
Qu’est ce qui rend un maillot de bain ZOGGS unique ?
Chez ZOGGS, nous ne créons pas simplement un maillot de bain, nous concevons un véritable partenaire de nage. Chaque modèle est pensé pour offrir un équilibre parfait entre confort, performance et durabilité.
Nous savons que chaque nageur a des attentes différentes. Certains recherchent un maintien pour leurs entraînements, d'autres privilégient le confort pour leurs séances de

Notre objectif est que chacun trouve le maillot qui lui correspond parfaitement
Quels sont les éléments clés d’un maillot de ZOGGS ?
Ils sont nombreux ! La coupe est essentielle.
Nous proposons aujourd'hui plus de 30 types de , plusieurs formes d'encolure, des différentes hauteurs d'échancrure, des bretelles réglables et même des modèles zippés
L'objectif est de proposer un maillot adapté à toutes les morphologies et à toutes les pratiques.

est un autre point clé. Nos collections offrent quatre niveaux de maintien afin soutien qui lui convient. Certaines recherchent davantage de maintien au niveau de la poitrine, d'autres un effet gainant ou une silhouette solutions pour chacune d'entre elles.
. Notre collection comprend par exemple des maillots menstruels ainsi que des modèles thermiques destinés à la nage en mer ou en eau libre.
Pourquoi le tissu Ecolast+ est-il devenu une référence ?
Parce qu'il répond à une problématique que tous les nageurs connaissent : les effets du chlore. La plupart des maillots de bain utilisent de l'élasthanne pour garantir leur élasticité. Malheureusement, cette fibre se dégrade progressivement au contact du chlore, ce qui entraîne une perte de maintien et une déformation.
Avec Ecolast+, nous avons choisi une technologie différente. tissu utilise du PBT (polybutylène téréphtalate), une fibre reconnue pour son exceptionnelle résistance au chlore conserve son élasticité beaucoup plus longtemps et permet au maillot de garder sa forme, son maintien et son confort, après de nombreuses heures passées dans l'eau.

Elle conserve son élasticité beaucoup plus longtemps et permet au maillot de garder sa forme, son maintien et son confort, même après de nombreuses heures passées dans l'eau.
Chez ZOGGS, nous souhaitons que chacun puisse trouver un maillot dans lequel il se sente bien, soutenu et en confiance.
ALL SWIMMERS WELCOME
Fondée en Australie en 1992, ZOGGS est présente dans plus de 50 pays et figure aujourd’hui parmi le top 5 mondial des marques de natation. Depuis cette date, la marque investie, teste et innove pour développer ses propres produits.
ZOGGS est la marque de natation connaissant la plus forte progression en Europe. Elle séduit par son expertise produit et sa capacité à accompagner tous les adeptes des bassins, du bébé nageur, aux pratiquants d’aquagym en passant par les nageurs et triathlètes de haut niveau.

La Predator, lunette iconique ZOGGS, offre un ajustement personnalisé grâce aux technologies Flex 3D et Advanced Ultra-Fit. Disponible en 2 tailles, elle assure un maintien précis. Ses verres photochromiques polarisés s’adaptent à la luminosité pour une vision optimale en piscine comme en eau libre.
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Prix de la gamme predator de 29,95€ à 79,95€ selon les verres
Masque de natation avec une esthétique épuré offrant une vision panoramique sans distorsion grâce à sa lentille conique.
Sa finition Titanium associe style et performance.
Le joint texturé et les zones de flexion assurent un ajustement stable et confortable, en piscine comme en eau libre, même en forte luminosité.
Prix de la gamme Horizon de 39,95€ à 49,95€ selon les verres



Masque de natation enfant conçu pour un ajustement simple et autonome. Ses verres transparents offrent une visibilité optimale en piscine intérieure ou par faible luminosité. La technologie CLT garantit une vision à 180° sans distorsion, tandis que la jupe en silicone et la sangle réglable assurent confort et maintien.
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Sortie Europe Janvier 2027
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Le maillot de bain menstruel permet de nager en toute confiance pendant les règles. Sa technologie AquaFlow™ absorbe jusqu’à 20 ml de flux (équivalent à 2 tampons réguliers) tout en limitant les fuites. Confortable et discret, il est adapté à la piscine comme à la plage, pour adultes et adolescentes. Athlètes et clubs devenez ambassadeur ZOGGS. Contactez-nous à emailus@zoggs.com

Short de bain en tissu Ecodura™ conçu à partir de bouteilles plastiques recyclées. Résistant au chlore, léger et à séchage rapide, il conserve sa forme dans le temps. Sa doublure mesh, ses poches et sa taille ajustable assurent confort et praticité.

Découvrez le poncho écoresponsable HONO Surf® unisexe, l’allié indispensable pour les sessions de surf, les sorties plages ou les séances en piscine. Conçu pour allier confort, praticité et respect de l’environnement, ce poncho 100 % coton biologique vous enveloppe de douceur tout en réduisant votre impact écologique. Capuche croisée à l’avant pour plus de confort et de protection. Grande poche centrale, ouverte à l’intérieur du vêtement pour garder vos effets personnels à portée de main. 2 ouvertures latérales à mi-hauteur pour un enfilage et un déshabillage faciles.
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Portées par les champions, adoptées par les nageurs exigeants, les Cobra Edge incarnent le summum de l’innovation Arena®. Fabriquées au Japon avec des matériaux de haute qualité, elles intègrent la technologie Swipe antibuée, réactivable d’un simple geste pour une vision claire jusqu’à 10 fois plus longtemps. Leur design hydrodynamique, associé aux lentilles « Edge » offrant une vision élargie, garantit précision et stabilité à chaque mouvement. Une silhouette épurée, des finitions premium et des détails signatures qui en font un véritable objet de style, bien au-delà du bassin.
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Il y a des maillots qui habillent, et ceux qui accompagnent le corps dans son mouvement. Avec Sculpture, Speedo® continue de redéfinir le swimwear technique à travers des pièces pensées pour sculpter la silhouette dans l’eau, avec naturel, fluidité et précision. Une ligne devenue iconique, qui revient cette saison avec de nouveaux modèles conçus pour les rythmes de la natation et de l’entraînement. Les modèles associent le tissu Sculpture à la technologie LYCRA® XtraLife™, reconnue pour sa durabilité et sa résistance, et une doublure Power Mesh qui accompagne le mouvement tout en lissant la silhouette. Une construction pensée pour disparaître au profit du geste.
Prix : à partir de 55 €
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PLUS DE 50 000 MODÈLES SPORT
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Lorsque la France accueille les championnats d’Europe de natation, elle ne se contente pas d’organiser une compétition internationale. Elle met en lumière un patrimoine sportif, un savoir-faire reconnu et une véritable culture des sports aquatiques. Depuis près d’un siècle, notre pays a accueilli plusieurs éditions majeures des championnats d’Europe, contribuant à leur rayonnement et à l’essor de la natation sur l’ensemble du territoire.
Souvenir d’une équipe de France en pleine réussite. Archives de la fédération française de natation, photo de Jean-Luc Stadler

Créés en 1926 sous l’égide de la Fédération internationale de natation, les championnats d’Europe célèbrent leur centenaire cette année et constituent le plus ancien rendez-vous continental des disciplines aquatiques. Dès les premières années de leur existence, la France s’impose comme un acteur incontournable de leur développement.
PRÈS D’UN SIÈCLE APRÈS L’ÉDITION PARISIENNE DE 1931,
LA FRANCE ACCUEILLE DE NOUVEAU LES CHAMPIONNATS D’EUROPE DE NATATION EN GRAND BASSIN

Les grands championnats ne profitent pas uniquement aux champions. Ils cons tituent un puissant levier de développement pour l’ensemble de la filière aquatique. Chaque édition suscite des vocations, encourage les collectivités à investir dans leurs équipements et rappelle les nombreux bienfaits de la natation : amélioration de la condition physique, prévention des maladies chro niques, entretien de la mobilité, réduction du stress et renforcement du lien social. Accessible à tous les âges de la vie, la natation accompagne aussi bien les enfants dans leur apprentissage que les adultes dans leur pratique de loisirs, les sportifs dans leur préparation ou les seniors dans le maintien de leur autonomie. En accueillant régulièrement les plus grandes compétitions européennes, la France démontre que les bassins sont bien plus que des lieux de records. Ils sont aussi des espaces d’éducation, de santé publique, de transmission et de cohésion sociale.
En 2012, Chartres accueille les championnats d’Europe en petit bassin. Bien qu’il s’agisse d’une compétition distincte des championnats d’Europe en grand bassin, cette édition témoigne une nouvelle fois du savoir-faire français dans l’organisation des grands événements internationaux. Le complexe aquatique de l’Odyssée offre un cadre moderne aux meilleurs nageurs européens et confirme la capacité des collectivités françaises à faire des équipements sportifs un héritage durable au service des clubs, des scolaires et du grand public.
Cinq ans seulement après la création des championnats d’Europe, Paris accueille la troisième édition de la compétition. Organisée dans la piscine des Tourelles, construite pour les Jeux olympiques de 1924, cette manifestation confirme la place de la capitale parmi les grandes métropoles sportives européennes. Le public français découvre alors les meilleurs nageurs du continent dans une ambiance populaire qui contribue à faire connaître la natation de compétition à un large public. Cette édition participe également à la modernisation de l’organisation sportive française et renforce le rôle de la Fédération française de natation sur la scène internationale.
LA COMPÉTITION AU SERVICE DE LA SANTÉ À l’heure où l’activité physique est reconnue comme un déterminant majeur de santé, l’histoire des championnats d’Europe organisés en France prend une dimension particulière. Elle rappelle que l’excellence sportive et la pratique pour tous relèvent d’une même ambition : faire de la natation un patrimoine commun, au service du bienêtre, de la performance et de la santé de tous.
Près d’un siècle après l’édition parisienne de 1931, la France accueille de nouveau les Championnats d’Europe de natation en grand bassin. Organisée à Paris–Saint-Denis, l’édition 2026 s’inscrit dans le prolongement de l’héritage laissé par les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. Les infrastructures héritées des Jeux offrent un cadre exceptionnel aux meilleurs nageurs européens et illustrent une ambition qui dépasse le seul sport de haut niveau : favoriser la pratique de tous, développer l’apprentissage de la nage et promouvoir l’activité physique comme facteur de santé. Cette vision rejoint pleinement les orientations portées par la Fédération française de natation, qui accompagne aujourd’hui le développement de la natation santé, des activités aquatiques adaptées, du sport sur ordonnance et de la pratique tout au long de la vie.
STRASBOURG 1987 : LA NATATION
MODERNE PREND SON ENVOL
Il faut attendre plus d’un demi-siècle pour que la France accueille de nouveau les championnats d’Europe en grand bassin. Strasbourg organise en 1987 une édition charnière, à une époque où la natation connaît une évolution spectaculaire. Les progrès de la préparation physique, de la biomécanique, de l’analyse technique et des méthodes d’entraînement permettent aux performances de franchir un nouveau cap. Les grandes nations européennes se livrent une concurrence intense, tandis que les retransmissions télévisées donnent une visibilité inédite à la discipline. Pour la France, cette compétition constitue également un formidable accélérateur pour le dévelop pement des infrastructures aquatiques et la promotion de la natation auprès des jeunes.
Numéros spéciaux de la revue NATATION consacrés aux championnatsd’Europe de natation organisés à Strasbourg du 16 au 23 août 1987.


D’UNE GRANDE NATION
Au début du XXI e siècle, la natation française change de dimension. Grâce à une politique ambitieuse de formation, à la structuration des pôles de haut niveau et au travail des clubs, une génération exceptionnelle émerge. Les performances de Laure Manaudou, Alain Bernard, Frédérick Bousquet, Camille Muffat, Yannick Agnel, Florent Manaudou et, plus récemment, Léon Marchand offrent une visibilité sans précédent à la natation française. Les exploits de ces champions inspirent des milliers de jeunes licenciés et renforcent l’attractivité des disciplines aquatiques. Au-delà des podiums, cette dynamique favorise également l’apprentissage de la natation, la prévention des noyades et le développement des activités aquatiques destinées à tous les publics.

Entraîneur emblématique de plusieurs générations de champions, Philippe Lucas a construit sa réputation sur l’exigence, le travail et une connaissance fine de l’humain. Derrière les performances de haut niveau, il défend pourtant des principes simples qui concernent tous les pratiquants : apprendre à bien nager, prendre soin de son corps, cultiver le plaisir de la glisse et progresser à son rythme. Il partage les enseignements tirés de l’élite qui peuvent bénéficier à chacun, du nageur débutant au pratiquant engagé dans une démarche de santé et de bien-être.

Vous avez accompagné certains des plus grands champions de la natation française. Selon vous, quelles sont les qualités physiques fondamentales qu'un nageur de haut niveau doit développer pour durer dans le temps et éviter les blessures ?
Pour commencer, il faut aimer s’entraîner. Il faut également être compétiteur, c’est très important. La récupération est essentielle au milieu de tout cela, il faut prendre soin de son corps (nutrition, massage, diététique, sommeil, hydratation…). C’est ce qui permet d’éviter les carences et les blessures.
Comment travaillez-vous la confiance, la gestion du stress et la capacité à performer lors des grands rendez-vous ?
Tout cela se travaille à l’entraînement en faisant des choses qui sont dures parfois, afin de forger le mental. Il faut bien comprendre pourquoi on fait ces choses-là et encourager les athlètes pour les mettre dans les meilleures dispositions possibles. Il faut réussir à leur faire faire des choses auxquelles ils ne pensaient jamais afin de repousser leurs limites. À partir de là, les barrières s’ouvrent et je n’ai pas besoin de préparateur mental pour y parvenir…
Avec votre expérience, quels enseignements issus de l'entraînement de l'élite peuvent être utiles aux nageurs amateurs ou aux personnes qui pratiquent la natation dans une démarche de santé et de bien-être ?
Il est important de bien nager, c’est-à-dire de savoir inspirer et expirer correctement par exemple. Bien souffler dans l’eau est primordial. Il ne faut pas avoir peur de prendre des leçons de natation afin de travailler la technique, ce qui permet ensuite de prendre du plaisir dans la maîtrise de l’exercice. C’est en posant les bonnes bases dès le départ qu’on peut parvenir à nager correctement et donc à pouvoir progresser tout en
RECUEILLIS PAR MURIEL HATEM
appréciant la discipline. La natation, c’est la glisse ; il faut se servir de l’eau et ne pas nager contre l’eau.
Comment accompagnez-vous vos athlètes pour préserver leur motivation et leur santé mentale tout au long de leur carrière ?
C’est quelque chose de pas évident car la natation à très haut niveau peut parfois provoquer une certaine forme d’usure. Il faut être un vrai manager et chef de groupe pour bien accompagner ses athlètes. Il faut savoir les recadrer au bon moment et avoir les bonnes discussions avec des encouragements à ne pas négliger. Les explications sont importantes à ce niveau-là. Dans tous les sports, tout comme dans le monde de l’entreprise, il est très important de bien connaître l’humain. Il faut maîtriser le contact humain et être capable d’anticiper les choses.
Vous êtes le parrain du Défi de Monte-Cristo, qui rassemble aussi bien des nageurs confirmés que des amateurs. Qu’est- ce qui vous a donné envie de soutenir cet événement ?
C’est important pour moi de m’investir sur ce genre de manifestation grand public. Il n’y a pas que des nageurs, on peut croiser également des personnes qui viennent relever des défis pour elles-mêmes. J’estime que c’est mon rôle d’être là et de soutenir les gens, de discuter avec eux.
Il s'agit d'un défi en eau libre ; quels sont les bienfaits de cette pratique à la différence de la natation en piscine ?
C’est un univers qui est magnifique. Nous sommes au niveau des calanques, c’est naturel et ça change des bassins à compter les carreaux. C’est une natation différente qui peut plaire au grand public. Il faut permettre à ce dernier de découvrir ce genre de site à travers cette discipline. ✱



Le milieu aquatique présente de multiples bienfaits pour la personne avançant en âge, démontrés par les études scientifiques.

PAR JACQUES BIGOT, EXPERT SPORT SANTÉ, PAST DIRECTEUR PÔLE RESSOURCES NATIONAL SPORT SANTÉ BIEN ÊTRE
Les propriétés de l’eau, et notamment la poussée d’Archimède, provoquent un phénomène de décharge. Les contraintes articulaires au niveau des hanches, genoux, épaules, rachis... diminuent, augmentant ainsi la mobilité, voire l’amplitude ou atténuant la douleur lors du geste. Le mouvement devient plus fluide. La résistance de l’eau proportionnelle au carré de la vitesse permet un renforcement de l’ensemble de la musculature (agonistes et antagonistes) en douceur et en toute sécurité puisque le maximum de force est développé en fin de mouvement.
DES EFFETS BÉNÉFIQUES SUR LES FONCTIONS CARDIO-VASCULAIRES ET RESPIRATOIRES
La pression de l’eau conjuguée à une position horizontale favorise le retour veineux, diminuant de fait la fréquence cardiaque. La ventilation change de paradigme. L’expiration, tête dans l’eau, devenant active permet de conserver une ampliation thoracique correcte.

Dans l’eau, le corps est constamment soumis à un déséquilibre l’obligeant à se rééquilibrer sans cesse par la sollicitation de la proprioception. Se déplacer (nager, marcher…) engendre des cocontractions musculaires périarticulaires à l’origine de l’amélioration de la conscience du schéma corporel. La recherche d’un déséquilibre important dans l’eau provoque des réactions de rééquilibration plus intenses conduisant à une amélioration de l’équilibre sur terre.
Les activités aquatiques stimulent la production d’endorphines, induisent un effet relaxant et permettent une meilleure gestion du stress. Le sommeil se trouve être de meilleure qualité.
Enfin, sur le plan psychologique, l’estime de soi, la confiance en soi est renforcée... Je peux nager pendant un certain temps, je suis capable d’aller toucher le fond...
La pratique d’une activité de natation santé accompagne la personne vieillissante en agissant sur le plan à la fois physique, psychologique et social. Par un entretien, voire une augmentation même minime de la condition physique, elle améliore l’état de santé. Les gestes de la vie courante (se baisser, s’accroupir, lever les membres supérieurs, soulever une charge...) s’effectuent plus aisément. Entre autres, ces bienfaits permettent de diminuer les douleurs, d’avoir une meilleure qualité de vie retrouvée chez les personnes en situation de surpoids ou atteintes de pathologies chroniques. Par ailleurs, la rencontre d’autres personnes permet de tisser du lien relationnel, voire d’éviter l’isolement social. ✱

La baignade en Seine, relancée en 2025 après plus d’un siècle d’interdiction, a rencontré un véritable succès populaire en attirant près de 100 000 usagers répartis sur trois sites : Bercy, Bras Marie et Grenelle. Exploités par la Fédération Française de Natation et la Ligue Île-de-France de Natation, ces nouveaux espaces ont permis de déployer concrètement une nouvelle approche de la baignade, en cohérence avec les objectifs de développement visant à accroître les zones de pratique et à améliorer l’accessibilité aux plans d’eau sur le territoire. La réussite de ce projet repose également sur une organisation solide et un encadrement qualifié. Près de 40 professionnels (BNSSA, BPJEPS, BEESAN) ont été recrutés sur la saison pour assurer la surveillance et l’encadrement des différents sites. L’ensemble des équipes a bénéficié d’une formation spécifique aux exigences de la baignade en milieu naturel, garantissant un haut niveau de sécurité et de qualité d’accueil. Fort de ce succès, à la fois technique et populaire, et dans la continuité de l’héritage des Jeux olympiques de Paris 2024, ce savoir-faire sera étendu dès l’été 2026 avec la prise en charge de l’exploitation aquatique de nouveaux sites de baignade sur la Marne, à Joinville-le-Pont et Maisons-Alfort. ✱

PAR CÉDRIC MORET, RESPONSABLE SERVICE ÉQUIPEMENT, CENTRE FÉDÉRAL DE RESSOURCES FÉDÉRATION FRANÇAISE DE NATATION
Longtemps associée à la performance, à l'esthétique et à la compétition, la natation artistique révèle aujourd'hui de nombreux atouts en matière de santé et de bien-être. Discipline complète, elle combine travail cardio-vasculaire, maîtrise respiratoire, coordination motrice, expression corporelle et dimension collective. Au-delà de ses qualités sportives, elle apparaît comme une activité capable de contribuer à la santé globale des pratiquants, quel que soit leur âge. Dans le contexte du développement du sport santé, la natation artistique suscite un intérêt croissant en termes de bénéfices sur la respiration, la circulation sanguine ou encore les capacités de coordination.


La natation artistique permet de prendre conscience d’où, comment et quand respirer. C’est une discipline qui permet de dépasser ses croyances ou ses peurs.
Dans la natation synchronisée, on doit se concentrer sur une apnée liée à la détente à la fois :
Physique en tant que détente du muscle tout en n'utilisant que la chaîne musculaire nécessaire ;
Mentale : ressentir son corps dans l’eau, éliminer les pensées parasites et regarder autour de soi.
La combinaison de ces deux facteurs rend le nageur capable de se dépasser tout en se concentrant sur quelque chose de ludique. Au milieu de tout cela, il est important de bien gérer sa peur si elle existe. C’est un moyen de l’appréhender également ensuite dans son quotidien afin d’adopter les bons réflexes au niveau mental.
Pour cela, on peut faire appel à la cohérence cardiaque en gérant sa respiration, ce qui constitue la base en préparation mentale.
DE L’IMMERSION PROLONGÉE AU DÉVELOPPEMENT DE LA MOTRICITÉ
Avec l’effort vient le manque d’oxygène, ce qui engrange une production de lactate. Lorsque l’on immerge le visage, le cœur ralentit par réflexe. Afin de se dépasser, la motivation peut venir du fait de vouloir tenir aussi longtemps que ses coéquipiers. Pour y parvenir, il faut s’entraîner de manière individualisée à l’apnée. La natation synchronisée est un sport créatif qui nécessite de la coordination et de la musicalité. C’est un formidable moyen d’expression de soi et d’un collectif.

La coordination entre le haut et le bas du corps permet de travailler la dissociation des deux parties du corps. Pour cela, il faut parvenir à trouver des repères en ayant la tête en bas et immergée… Il faut également voir où sont les autres, ce qui permet de développer la vision périphérique.
C’est un sport qui demande d’arriver à rester concentré sur un point malgré toutes les informations à intégrer (les autres, la chorégraphie, le rythme, la musique…). Ce sont beaucoup de choses à penser qui permettent d’oublier tout le reste.
On parle de créativité abordable pour tous, où l’on vient s’exprimer avec son corps et faire travailler son cerveau.
C’est un excellent moyen de créer en groupe et de développer le sens de la collaboration et de l’écoute de l’autre.
D’un point de vue santé, la natation artistique fait travailler la souplesse et l’amplitude articulaire. C’est une discipline qui nécessite de développer différents types de souplesse tout en s’appuyant sur un renforcement musculaire général.
De quoi en conclure qu’il s’agit bien d’un sport très complet et ludique à pratiquer en loisir. ✱
En octobre 2024, Côme Girardot est au sommet. Champion du monde par équipe, détenteur de plusieurs records du monde, il s’apprête à viser un titre individuel. Un saut tandem de 34 mètres change tout : fracture et luxation de deux vertèbres. Un accident qui aurait pu le laisser paralysé à vie. Quelques mois plus tard, il est pourtant de retour. Après une rééducation intense, il retrouve les falaises, puis repousse une nouvelle fois les limites de son sport en réalisant une première mondiale : un døds depuis un iceberg au Groenland. Cette incroyable reconstruction est au cœur de son documentaire, Le CômeBack, dans lequel il partage les coulisses de son combat, sa résilience et son envie de transformer cette épreuve en source d’inspiration.

Qu’est-ce qui vous fascine dans ce sport extrême, au point d’en faire votre vocation ?
Je faisais déjà du plongeon free-styleavant de découvrir le døds Pendant le confinement, je me suis mis à sauter depuis le cabanon au-dessus de la piscine chez mes parents. J’ai tout de suite aimé les nouveaux axes de rotation qui se présentaient et l’adrénaline que ça m’a procurée. Plus tard, je me suis fait les croisés au ski et c’était alors plus risqué d’atterrir dans l’eau par les pieds à cause de mes genoux plus fragiles. Je me suis donc mis au døds et j’ai très vite progressé dès ma première saison, ce qui m’a procuré beaucoup de plaisir.
En octobre 2024, votre carrière bascule après une fracture et une luxation de deux vertèbres. À quel moment avez-vous compris que le plus grand défi ne serait pas seulement de remarcher, mais de refaire confiance à votre corps ?
Quand j’ai su que j’allais remarcher au réveil de mon opération, j’ai ressenti un grand soulagement de pouvoir bouger mes pieds. J’ai alors entamé un véritable combat pour revenir sur mes


pieds au plus vite et me remettre au sport. J’ai le ski comme deuxième passion, on m’a dit que ça allait être compliqué de m’y remettre l’hiver suivant l’opération mais je voulais absolument y parvenir, le ski étant mon échappatoire. Je me suis surmotivé ; fin décembre, j’étais sur les pistes et dès janvier, j’ai repris les sauts. J’ai beaucoup travaillé pour y parvenir. Mon chirurgien m’a bien expliqué que je partais avec de bonnes bases en tant que sportif de haut niveau. Psychologiquement, c’était plus compliqué lorsque j’ai traversé quelques phases où je stagnais sans résultat dans ma rééducation. Monter sur les skis m’a procuré du plaisir et de l’adrénaline, ça m’a fait beaucoup de bien. J’ai vu mon corps plus fort malgré mes chutes, ce qui m’a donné confiance. Puis j’ai repris progressivement les døds : au début les sensations étaient mauvaises puis ça s’est débloqué et en moins d’un mois je sautais d’un iceberg…
Qu’avez-vous appris sur vous-même au cours de cette rééducation, tant sur le plan physique que sur le plan mental ? Quand on veut, on peut ! Il ne faut pas écouter ceux qui nous mettent des limites. Il est possible d’y arriver en travaillant correctement. Beaucoup de gens souffrent et me demandent comment j’ai fait. Il faut se bouger et se mettre à fond dans la rééducation tout en se donnant les moyens. C’est le message que je souhaite faire passer dans mon film documentaire, Le CômeBack
Vous avez choisi de marquer votre retour par une première mondiale : réaliser un dødsdepuis un iceberg au Groenland. Que symbolise ce défi ?
J’ai beaucoup réfléchi pendant ma rééducation. Sauter d’un iceberg faisait changer ma façon de sauter, c’était un nouveau défi, différent de celui de chercher de la hauteur. Maintenant, je souhaite faire plus de projets vidéo. J’aimerais professionnaliser le sport et sauter d’un iceberg était un projet que j’avais en tête depuis longtemps. J’ai vite compris pourquoi personne ne l’avait fait tellement c’est compliqué, d’un point de vue aussi bien logistique, financier, humain que technique. C’est un environnement imprévisible, on ne sait pas ce qui se cache sous l’eau et c’est également ce qui représente le mieux mon sport. C’est une discipline où on ne porte pas de combinaison, ça demande d’autant plus de courage ! C’est un peu comme une signature, un saut unique que personne ne refera. ✱


LA NATATION EST UNE ACTIVITÉ
PARTICULIÈREMENT ADAPTÉE AUX JEUNES EN SITUATION DE SURPOIDS OU D'OBÉSITÉ.


PAR SOPHIE RUXER, ÉDUCATRICE NAGEZ FORME SANTÉ, CLUB LES DAUPHINS
D’OBERNAI ; ET VALÉRIE ONOF, INFIRMIÈRE LIBÉRALE, RÉFÉRENTE SANTÉ
DE L'ERSTEIN AQUATIC CLUB
POURQUOI CE PROJET ?
Le surpoids et l’obésité touchent de plus en plus d’enfants et d’adolescents. En France, plus d’un jeune sur quatre est concerné. Cette situation peut avoir des conséquences importantes sur la santé physique, le bien-être psychologique et la qualité de vie. Face à cet enjeu de santé publique, il est essentiel de proposer des solutions adaptées qui permettent aux jeunes de retrouver le plaisir de bouger et d’adopter de meilleures habitudes de vie.
POURQUOI CHOISIR LA NATATION ?
La natation est une activité particulièrement adaptée aux jeunes en situation de surpoids ou d’obésité. Dans l’eau et grâce aux spécificités du milieu aquatique, les mouvements sont plus faciles et les jeunes se sentent souvent plus à l’aise. Pourtant, beaucoup d’entre eux n’osent pas franchir la porte d’un club de natation. La peur du regard des autres, le manque de confiance en soi ou encore certaines difficultés sociales et financières peuvent constituer des freins importants. L’objectif du projet est donc de créer un environnement rassurant, bienveillant et adapté à leurs besoins.
LES OBJECTIFS DU PROGRAMME
Le programme vise à :
encourager une pratique régulière de l’activité physique ;
améliorer la santé et la qualité de vie des jeunes ;
renforcer la confiance en soi et l’estime de soi ;
favoriser l’intégration dans la vie scolaire, sportive et sociale ;
accompagner les familles dans l’adoption de comportements favorables à la santé.
COMMENT SE DÉROULE L’ACCOMPAGNEMENT ?
Les jeunes participent à des séances de natation encadrées par des éducateurs spécialement formés à la « Natation Santé » au sein de la Fédération Française de Natation.
Ils bénéficient également d’un accompagnement personnalisé grâce à différents professionnels :
éducateurs sportifs certifié « Nagez Forme Santé » ;
infirmière formée à l’éducation thérapeutique ;
diététicienne spécialisée dans l’accompagnement nutritionnel. Des entretiens réguliers permettent de fixer des objectifs adaptés à chaque participant et de suivre ses progrès tout au long de l’année.
Plusieurs programmes existent déjà en Alsace, notamment Sportiv’Toi et « Ado Form ».
Ces dispositifs permettent aux jeunes de pratiquer une activité physique adaptée dans un cadre sécurisé, avec un suivi régulier assuré par des professionnels.
Un avantage important : les familles n’ont généralement aucuns frais à payer pour y participer car ces programmes sont financés par différents partenaires institutionnels tels que l'Assurance Maladie, l'ARS et la Région Grand Est. Par contre, ce mode de financement n’est malheureusement pas pérenne !
Les séances ont lieu une fois par semaine, hors vacances scolaires. Les groupes sont composés de 8 à 10 participants au maximum afin de garantir un accompagnement individualisé et de favoriser la création de liens entre les jeunes. Lorsque cela est possible, les séances se déroulent à l’abri du regard du public afin que chacun puisse évoluer en toute confiance.
La natation apporte de nombreux bénéfices :
amélioration de l’endurance et de la condition physique ;
développement de la coordination et des capacités motrices ;
réduction de la sédentarité ;
amélioration du bien-être psychologique ;
renforcement de l’autonomie et de la confiance en soi.
Le groupe joue également un rôle essentiel. Les jeunes apprennent à s’entraider, à partager des expériences communes et à reprendre confiance dans leurs capacités.
Les séances sont conçues pour être agréables et adaptées aux adolescents. Elles prennent souvent la forme de jeux, de parcours ou de défis aquatiques. Les jeunes bougent sans avoir l’impression de faire un effort important, tout en travaillant l’ensemble du corps dans un environnement où chacun peut progresser à son rythme.
EN CONCLUSION
Cette initiative alsacienne montre que les clubs de natation peuvent jouer un rôle important dans la prévention et la prise en charge de l’obésité chez les jeunes. En proposant un accompagnement adapté à chacun par un professionnel reconnu par la FFN et disposant de grandes qualités humaines, ils permettent aux enfants et aux adolescents de retrouver le plaisir de se mouvoir dans l’eau, d'améliorer leur santé et de reprendre confiance en eux.
La natation est empreinte de toutes les vertus santé ! L’apesanteur, l’horizontalité seraient miraculeuses pour le dos et les articulations ! Et s’il fallait un peu de contraintes pour s’adapter aux contraintes ?

PAR LE DOCTEUR STÉPHANE CASCUA, MÉDECIN DU SPORT, RÉDACTEUR EN CHEF DE DOC DU SPORT

La natation engage l’ensemble de l’appareil locomoteur, les bras, les jambes et même le buste qui ondule ou gaine la colonne vertébrale. Voilà qui sollicite le cœur, qui doit envoyer du sang oxygéné à l’ensemble de la masse musculaire. Voilà qui consomme un maximum de sucre et de graisse. C’est un excellent sport d’endurance ! Logiquement, la natation renforce et coordonne tout le corps ! Elle a cependant quelques inconvénients ! Elle ne constitue pas le sport idéal et mérite d’être complétée par d’autres pratiques !
La première faiblesse de la natation est l’apesanteur et l’absence d’impact. En effet, ces microtraumatismes osseux et tendineux sont indispensables pour stimuler l’adaptation des tissus. Des études mettent en évidence que les jeunes nageuses de haut niveau passant plusieurs heures par jour en bassin présentent une densité osseuse inférieure à celle de leurs copines sédentaires. Ce constat est dommageable au cours de l’adolescence car cette période correspond à la fenêtre biologique de la densification osseuse. Les jeunes ont jusqu’à 20 ou 25 ans pour capitaliser de la solidité osseuse. Cette période constitue un vrai placement pour éviter les fractures tout au long de la vie,
notamment après la ménopause. De la même manière, après cette phase de déclin hormonal, la natation ne prévient pas l’aggravation de l’ostéoporose. Par son mécanisme et non par son intensité, on peut comparer le déconditionnement tissulaire provoqué par la flottaison aux pathologies d’apesanteur vécues par les astronautes à leur retour de la station orbitale.
PAS D’IMPACT, PAS DE DENSIFICATION OSSEUSE
L’horizontalité est une autre caractéristique de la natation qui limite le transfert des acquis locomoteurs vers la vie quotidienne… voire perturbe l’adaptation cardio-vasculaire à la verticalité ! Concernant les muscles et les articulations, les chaînes musculaires de stabilisation et de propulsion ne sont pas du tout identiques. Le soutien de la colonne vertébrale n’a rien à voir ! La natation permet une activité physique et une mobilisation douce de la colonne vertébrale mais ne participe pas activement à la rééducation du mal de dos. Cette pratique est d’ailleurs absente des grands protocoles de réhabilitation rachidienne en cas de lombalgie.
SI VOUS AVEZ MAL AU DOS : NAGER PERMET DE GARDER
LA FORME, NAGER NE PARTICIPE PAS VRAIMENT À VOTRE RÉÉDUCATION
Au sujet des membres inférieurs, le constat est similaire. Bien sûr, nager avec des palmes va travailler l’endurance et un peu la force des cuisses. Cependant, le mouvement est réalisé

sans appui, on dit en « chaîne ouverte », sans transfert véritable vers le mouvement de propulsion en appui de la marche, des escaliers, de la course et du saut, on parle de « chaîne fermée ». Coordinations et masses musculaires impliquées sont bien différentes, plus amples et plus complexes. Voilà qui limite considérablement son intérêt pour acquérir un bon confort articulaire dans la vie quotidienne et pendant le sport !
NAGER MUSCLE LES CUISSES. NAGER N’AMÉLIORE
NI LA MARCHE NI LA COURSE NI LE SAUT
À propos du système cardio-vasculaire, quelques remarques s’imposent. En position horizontale, les jambes se vident aisément du sang qui y circule. Le liquide rejoint plus facilement les gros vaisseaux, les cavités cardiaques et le cerveau qui enregistrent une hyperpression. Le système nerveux réflexe demande au cœur de pousser moins fort. La fréquence cardiaque diminue, c’est la fameuse « bradycardie d’immersion » majorée par l’eau froide. Pour réduire cette hyperpression vasculaire perçue, le rein réabsorbe moins d’eau ! D’où la miction plus
urgente au sortir de la piscine. En pratique, les nageurs de haut niveau présentent souvent une fréquence cardiaque de repos plus basse que les coureurs et parfois quelques malaises en se redressant rapidement : il s’agit alors de « l’intolérance orthostatique ».
!
Nager, c’est formidable ! C’est effectuer une activité cardiovasculaire et musculaire engagée ! Il faut juste compléter !
Concernant l’impact osseux, la course à pied est la bienvenue ! Les balades avec des bâtons sous forme de marche nordique, de randonnée ou de trail ajoutent des microtraumatismes des membres supérieurs qui participent à la densification osseuse des bras et de la colonne. En fonction de ses envies et de son âge, chacun y mettra la terminologie de son choix !
FOOTING ET MARCHE BÂTONS. MUSCULATION
Au sujet du mal de dos et des douleurs articulaires, la verticalité et les contraintes newtoniennes constituent des spécificités progressives mais indispensables pour retrouver du confort dans la vraie vie ! Ainsi, conformément aux grandes études sur le reconditionnement, le renforcement musculaire est nécessaire. Il commence à poids de corps avec des mouvements simples. Il s’oriente progressivement vers des exercices chargés sollicitant des schémas moteurs plus complexes mais plus proches de la manutention quotidienne ou professionnelle, sans oublier la gestuelle spécifique du sport pratiqué. Au cours de toutes ces activités, le système cardio-vasculaire renoue avec les flux sanguins propres à la verticalité et retrouve une bonne adaptabilité au redressement…
Dans ce contexte, le triathlon se profile comme un chemin physiologique, biomécanique et même ontogénétique, voire phylogénétique. Au commencement était la natation : le milieu aquatique pour ne pas dire utérin ou marin, l’apesanteur, le travail en chaîne ouverte du membre inférieur. La première transition, c’est la sortie de l’eau, la contrainte de la gravitation mais encore penché en avant et en appui sur tous ses membres comme un bambin qui se déplace à quatre pattes ou un tétrapode quittant la mer il y a 380 millions d’années. Sans oublier le travail des jambes en chaîne « semi-fermée »… sur un appui mobile, la pédale. La deuxième transition, la reprise de la course, c’est la verticalité complète imposant la maîtrise dynamique d’un équilibre instable… à la manière du loupiot qui marche de mieux en mieux ou comme Orrorin qui accède à une fragile bipédie il y a 6 millions d’années, suivi d’Homo erectus qui court aisément il y a 2 millions d’années. Et, bien sûr, cette fameuse « chaine fermée », un pied propulsif fixé au sol… comme dans la vraie vie ! Bref, le triathlon pourrait incarner cette complémentarité… et l’évolution naturelle de la natation �� ✱

La plupart des nageurs ont déjà vécu cette situation : une séance qui se passe bien, puis soudain une douleur brutale dans le mollet, le pied ou les orteils. La crampe oblige à s’arrêter, à s’étirer dans l’eau ou à rejoindre le bord du bassin. Si elle est généralement bénigne, elle peut devenir très gênante lorsqu’elle se répète régulièrement.

PAR MIKAEL BETTAN, PODOLOGUE DU SPORT
Les crampes du nageur sont extrêmement fréquentes, aussi bien chez les débutants que chez les sportifs de haut niveau. Elles résultent rarement d’une seule cause et nécessitent souvent une approche globale associant préparation physique, hydratation et conseils podologiques.
POURQUOI LES NAGEURS
ONT-ILS DES CRAMPES ?
Contrairement à une idée reçue, les crampes ne sont pas uniquement dues à un manque de magnésium. Chez le nageur, plusieurs facteurs se combinent :
Fatigue musculaire ;
Augmentation trop rapide du volume d’entraînement ;
Déshydratation ;
Pertes en électrolytes (sodium, potassium, magnésium) ;
Manque de mobilité de la cheville ;
Sollicitation répétée des mollets et des muscles du pied ;
Maintien prolongé de la cheville en pointe de pied.
En natation, notamment en crawl, papillon et lors des battements de jambes, le mollet travaille presque en permanence. Les muscles du pied et des orteils participent eux aussi à la propulsion et au maintien de la position hydrodynamique.
LE PIED
CRAMPE-T-IL SI SOUVENT ?
Le pied du nageur fonctionne comme une petite palme naturelle. Pour être efficace, il doit rester :
Souple ;
Puissant ;
Capable de maintenir une extension prolongée.
Chez certains nageurs, cette position entraîne une sursollicitation des muscles intrinsèques du pied. Les orteils se crispent, la voûte plantaire se contracte et la crampe apparaît brutalement.
Les nageurs présentant des pieds creux, des tensions importantes du mollet ou des troubles d’appui sont souvent plus exposés.
1. TRAVAILLER LA MOBILITÉ DE LA CHEVILLE
Une cheville trop raide oblige le mollet à travailler davantage.
Exercice simple :
Placer le pied face à un mur ;
Avancer le genou vers le mur sans décoller le talon ;
Tenir 30 secondes ;
Répéter 3 fois de chaque côté.
2. RENFORCER LES MOLLETS
Le renforcement améliore la résistance à la fatigue.
Exercice :
Montées sur demi-pointes ;
3 séries de 15 à 20 répétitions ;
Progressivement sur une jambe.
3. RENFORCER LES MUSCLES DU PIED
Quelques minutes par jour peuvent faire la différence.
Exercices utiles :
Ramasser une serviette avec les orteils ;
Marcher pieds nus sur différentes surfaces ;
Écarter puis resserrer les orteils.
4. ÉTIREMENTS APRÈS
Après la séance, étirer :
Les mollets ;
La voûte plantaire ;
Les fléchisseurs des orteils.
Les étirements doivent rester doux et être maintenus 30 à 45 secondes.
1. FAIRE ANALYSER SES APPUIS
Un bilan podologique permet d’identifier :
Un pied creux ou très plat ;
Un pied très valgisant (favorisant la déformation en dedans) ;
Une asymétrie d’appui ;
Des tensions excessives du mollet ;
Un trouble postural associé.
Ces éléments peuvent favoriser la fatigue musculaire et les crampes.
2. LES SEMELLES PEUVENT-ELLES AIDER ?
Oui, dans certains cas. Des orthèses plantaires adaptées peuvent :
Améliorer la répartition des appuis ;
Réduire certaines tensions sur le mollet ;
Limiter les compensations musculaires ;
Améliorer le confort lors des entraînements à sec et de la marche quotidienne.
Il ne s’agit pas d’un traitement miracle mais d’un outil complémentaire lorsque le bilan met en évidence un trouble biomécanique.
3. ATTENTION AUX CHAUSSURES HORS PISCINE !
Beaucoup de nageurs passent plusieurs heures par jour dans des chaussures très plates ou usées. Or, le pied récupère aussi en dehors du bassin. Des chaussures adaptées et, si besoin, des semelles peuvent réduire la fatigue globale du système pied-mollet.
: UN POINT SOUVENT NÉGLIGÉ
On transpire aussi dans l’eau, parfois beaucoup.
Avant les séances longues :
Bien s’hydrater dans la journée ;
Boire régulièrement pendant l’entraînement ;
Prévoir une boisson contenant du sodium lors des séances intenses ou prolongées.
QUAND LA CRAMPE ARRIVE ?
Arrêter l’effort.
Étendre doucement le muscle concerné.
Pour le mollet : ramener la pointe du pied vers soi.
Pour le pied : étirer les orteils vers le haut.
Respirer calmement et reprendre progressivement.
L’ESSENTIEL
Les crampes du nageur sont fréquentes et résultent souvent d’une combinaison de fatigue musculaire, manque de mobilité, surcharge d’entraînement et facteurs biomécaniques.
La meilleure prévention associe :
Renforcement des mollets et des pieds ;
Travail de mobilité de la cheville ;
Étirements adaptés ;
Hydratation suffisante ;
Bilan podologique en cas de crampes répétées.
Un nageur qui crampe occasionnellement n’a pas forcément un problème. En revanche, des crampes fréquentes, asymétriques ou limitant les performances méritent une évaluation plus approfondie afin d’identifier les facteurs favorisants et de mettre en place une stratégie de prévention efficace. ✱
PEUT-ON VRAIMENT NAGER SANS CONTRAINTE ?
À quinze ans, certaines jeunes nageuses hésitent encore à aller à l’entraînement lorsqu’elles ont leurs règles. À vingt-cinq ans, d’autres s’interrogent quant à l’impact de leur cycle sur leurs performances. À tout âge, les mêmes questions reviennent. Heureusement, les réponses sont aujourd’hui bien plus rassurantes que les idées reçues.

PAR LE DOCTEUR CAROLE MAÎTRE, GYNÉCOLOGUE AU DÉPARTEMENT MÉDICAL DE L’INSEP
En effet, pendant longtemps, les règles ont été perçues comme un frein à la pratique sportive, et la natation n’a pas échappé aux idées reçues.
Certaines jeunes filles renoncent encore à un entraînement, à une séance par crainte d’une fuite, d’un inconfort ou du regard des autres. Pourtant, les données scientifiques sont rassurantes : les menstruations ne constituent pas une contreindication à la natation. Bien au contraire, pour certaines femmes, l’activité physique dans l’eau contribue même à améliorer le bien-être pendant cette période.
MAIS PRESQUE
Beaucoup de nageuses ont l’impression que leurs règles disparaissent lorsqu’elles entrent dans l’eau. En réalité, la pression exercée par l’eau diminue temporairement l’écoulement, sans interrompre les menstruations. Dès la sortie du bassin, le flux reprend naturellement. Autre idée reçue : le sang menstruel contaminerait la piscine, avec un risque d’infection. Les piscines sont soumises à des normes d’hygiène très strictes et cette inquiétude n’a pas de fondement. Avec une protection adaptée, la natation peut être pratiquée en toute sécurité.
LES SYMPTÔMES, PLUS QUE LES HORMONES
Toutes les femmes ne vivent pas leurs règles de la même façon. Certaines nagent sans ressentir la moindre gêne, tandis que d’autres doivent composer avec des douleurs pelviennes, une fatigue inhabituelle, des ballonnements, des céphalées ou une sensation de jambes lourdes. Les recherches menées chez les sportives montrent que ce sont essentiellement ces symptômes qui influencent l’entraînement, bien davantage que les variations hormonales elles-mêmes. Contrairement à une idée largement diffusée, les études ne démontrent pas qu’une phase particulière du cycle menstruel améliore ou détériore systématiquement les performances sportives. Les réponses
L’ACTIVITÉ PHYSIQUE DANS
L’EAU CONTRIBUE À AMÉLIORER LE BIEN-ÊTRE PENDANT LES RÈGLES.
sont très individuelles. L’enjeu est donc moins d’adapter l’entraînement au calendrier hormonal que d’aider chaque sportive à mieux connaître son propre fonctionnement et les solutions thérapeutiques qui existent pour limiter les symptômes et ne pas être gênée dans sa pratique sportive.
LA NATATION PEUT SOULAGER CERTAINES FEMMES Lorsqu’elles ne sont pas trop intenses, les règles ne doivent pas conduire à interrompre systématiquement l’activité physique. Comme les autres exercices d’endurance, la natation favorise la libération d’endorphines, améliore la circulation sanguine et contribue à diminuer la perception de la douleur. L’immersion procure également une sensation de légèreté grâce à la poussée d’Archimède, tandis que l’eau tempérée aide certaines nageuses à mieux supporter l’inconfort menstruel. Pour beaucoup, une séance de natation permet ainsi de réduire les tensions et d’améliorer l’humeur. En revanche, en cas de dysménorrhée sévère ou de fatigue importante, il est tout à fait légitime d’alléger la séance ou de privilégier un entraînement plus technique, en prenant l’avis du professionnel de santé, pour un bilan des symptômes, afin de ne pas méconnaître un diagnostic possible comme l’endométriose.
QUELLE PROTECTION CHOISIR ?
Aujourd’hui, plusieurs solutions permettent de pratiquer la natation sereinement. Les tampons restent largement utilisés. La coupe menstruelle constitue également une excellente alternative : correctement positionnée, elle offre une protection efficace, y compris lors d’entraînements prolongés. Les maillots de bain menstruels représentent une innovation récente. Ils conviennent surtout aux flux légers à modérés et rassurent de nombreuses adolescentes qui débutent leur vie menstruelle. En revanche, les culottes menstruelles classiques ne sont pas conçues pour être portées dans l’eau. L’idéal est de tester sa protection lors d’un entraînement plutôt que le jour d’une compétition.
ET SI LES RÈGLES ARRIVENT
LE JOUR D’UNE COURSE ?
C’est une situation fréquente… et rarement choisie ! L’anticipation reste la meilleure stratégie. Prévoir une protection adaptée, disposer de matériel de rechange et traiter efficacement les douleurs si nécessaire permettent généralement de concourir dans de bonnes conditions. Chez certaines sportives sous contraception hormonale, celle-ci peut permettre de décaler les règles, mais cette décision doit être anticipée avec un professionnel de santé, en fonction de la contraception utilisée.
LE VRAI SIGNAL D’ALERTE :
NE PLUS AVOIR SES RÈGLES
Paradoxalement, chez la nageuse, le problème n’est pas toujours la présence des règles, mais leur disparition. Une aménorrhée ou des cycles très espacés peuvent traduire un déficit énergétique relatif dans le sport (REDs). Lorsque les apports alimentaires deviennent insuffisants par rapport aux dépenses liées à l’entraînement, l’organisme réduit progressivement certaines fonctions, dont la fonction reproductive. À long terme, cette situation peut fragiliser la santé osseuse, augmenter le risque de fractures de fatigue, de tendinites et, finalement, nuire aux performances. Chez une sportive, des règles régulières constituent toujours un marqueur rassurant de bonne santé.
La natation est compatible avec les règles. Les symptômes menstruels peuvent nécessiter quelques adaptations, mais ils ne doivent pas conduire à renoncer systématiquement à l’entraînement ou à sa séance de natation. Enfin, les douleurs importantes ou la disparition des règles ne sont jamais une fatalité : elles méritent d’être prises en charge. Bien vivre son cycle menstruel fait aussi partie de la santé… et de la performance. ✱
LE SAVIEZ-VOUS ?
CINQ IDÉES REÇUES SUR LA NATATION ET LES RÈGLES
« Les règles s’arrêtent dans l’eau. »
✘ Faux. La pression de l’eau diminue temporairement l’écoulement, mais les menstruations ne s’interrompent pas. Le flux reprend à la sortie du bassin ;
« On ne peut pas participer à une compétition pendant ses règles. »
✘ Faux. La plupart des nageuses peuvent s’entraîner et concourir normalement. Si des douleurs ou une fatigue importante sont présentes, une prise en charge anticipée avec le professionnel de santé est utile ;
« Le chlore augmente le risque d’infection. »
✘ Faux. Chez une femme en bonne santé, la baignade en piscine ne favorise pas les infections gynécologiques. Une bonne hygiène et une protection adaptée suffisent ;
« Les performances sont toujours moins bonnes pendant les règles. »
✘ Faux. Les études ne montrent pas qu’une phase du cycle menstruel est systématiquement associée à une baisse des performances. Les différences sont surtout individuelles et liées aux symptômes ressentis. Des solutions thérapeutiques existent en cas de règles très abondantes avec ou sans caillots, qui s’accompagnent d’une carence en fer ;
« Une sportive qui n’a plus ses règles est en excellente condition physique. »
✘ Faux. La disparition des règles peut être le signe d’un déficit énergétique relatif (REDs) et mérite toujours une évaluation médicale.

En France, plus de 4 millions de personnes sont diabétiques. Le diabète de type 1, diabète auto-immun destructeur des îlots pancréatiques qui fabriquent l’insuline, représente près de 300 000 personnes, tandis que le diabète de type 2, multifactoriel, présent surtout lors d’un surpoids ou d’une obésité, représente autour de 92 % des cas.

PAR LE PROFESSEUR PIERRETTE PERIMENIS, MD, PHD, VICE-DOYENNE AUX AFFAIRES ACADÉMIQUES
Le diabète est une maladie chronique qui expose, lorsqu’il est mal équilibré, à de nombreuses complications : atteintes cardiovasculaires, troubles rénaux, problèmes de vision, neuropathies ou encore difficultés de cicatrisation. Dans ce contexte, l’activité physique joue un rôle essentiel. Parmi les sports les plus accessibles, la natation occupe une place particulière, elle peut aider les personnes diabétiques à mieux protéger leur santé sur le long terme.
La natation favorise l’utilisation du glucose par les muscles et améliore la sensibilité à l’insuline. Autrement dit, le corps utilise mieux le sucre disponible dans le sang. Nager régulièrement peut participer à un meilleur équilibre du diabète, en particulier chez les personnes atteintes de diabète de type 2. La natation aide aussi à contrôler le poids, à réduire la graisse abdominale et à améliorer la condition physique générale. Nager sollicite le cœur, les poumons et l’ensemble des grands groupes musculaires, sans imposer de chocs répétés au squelette. Cette activité peut donc améliorer l’endurance, contribuer à une meilleure tension artérielle et accompagner la réduction du risque cardiovasculaire lorsqu’elle s’inscrit dans une prise en charge globale. La natation présente aussi un avantage précieux : elle est portée par l’eau. Le poids du corps est en partie allégé, ce qui diminue les contraintes sur les articulations. Pour les personnes

diabétiques en surpoids, souffrant de douleurs aux genoux, aux hanches ou au dos, ou reprenant une activité, c’est un atout important. L’eau permet de bouger plus facilement, avec moins d’appréhension et souvent moins de douleur.
Chez les diabétiques de type 1, la natation est possible et bénéfique, mais elle nécessite davantage d’anticipation pour éviter une hypoglycémie pendant l’effort, mais aussi plusieurs heures après. Les nouvelles technologies ont profondément modifié la pratique sportive des diabétiques de type 1.
Les capteurs de glucose en continu pour contrôler la glycémie, les pompes à insuline, les systèmes dits « en boucle semifermée », parfois appelés pancréas artificiels hybrides faciliter l’adaptation du traitement autour de l’effort physique, notamment avant et après une séance de natation.
Chez les personnes atteintes de diabète de type 2, la natation peut être intégrée progressivement dans les habitudes de vie. Il n’est pas nécessaire de viser d’emblée des séances longues ou intenses. Une pratique régulière, même modérée, est souvent plus bénéfique qu’un effort ponctuel trop exigeant. Marcher dans l’eau, faire quelques longueurs à son rythme, suivre un cours d’aquagym® ou alterner nage et pauses constituent déjà de bonnes façons de commencer.



Pour profiter des bénéfices de la natation, la régularité compte davantage que la performance. Deux à trois séances par semaine, adaptées au niveau de chacun, peuvent aider à améliorer l’équilibre glycémique, l’endurance et le bien-être général. La natation ne remplace ni les traitements, ni l’alimentation équilibrée, ni le suivi médical, mais elle peut devenir une alliée précieuse pour prévenir les complications du diabète et notamment protéger son cœur. Pour beaucoup de patients, se jeter à l’eau peut donc être une étape simple et positive vers une meilleure santé. ✱
Et si quelques longueurs de bassin pouvaient aider à mieux traverser la maladie ? Car souvent, des mouvements dans l'eau suffisent à rappeler que malgré le cancer, le corps reste capable d'avancer.

hez les personnes atteintes de cancers hématologiques, la natation apparaît aujourd'hui comme une activité bénéfique. Ces cancers regroupent notamment :
Les leucémies (aiguës ou chroniques, dont la leucémie lymphoïde chronique (LLC) : qui affectent les cellules sanguines produites par la moelle osseuse ;
Les lymphomes : qui se développent au niveau du système lymphatique ;
Les myélomes : qui concernent les cellules productrices d'anticorps appelées « plasmocytes ».
Grâce aux progrès médicaux et à la recherche clinique, certaines de ces pathologies peuvent aujourd'hui être contrôlées et deviennent des maladies chroniques. Recevoir un diagnostic de leucémie, de lymphome ou de myélome bouleverse profondément le quotidien. Entre les traitements, les rendez-vous médicaux et la fatigue qui s'installe, il peut sembler difficile d'envisager une activité physique. Pourtant, les spécialistes sont unanimes : bouger fait partie intégrante du parcours de soins. Une activité physique devient donc essentielle et parmi elles, la natation est désormais reconnue comme un élément important du parcours de soins : douce

pour le corps, accessible à de nombreux profils et source de bien-être, elle peut apporter de multiples bénéfices aux personnes touchées par un cancer hématologique.
L'EAU POUR RETROUVER CONFIANCE EN SON CORPS ET RÉDUIRE LA FATIGUE
Les traitements et les conséquences de la maladie entraînent une diminution de la force et de la masse musculaire, associée à l'apparition de la fatigue. Trouver la motivation pour faire du sport devient donc difficile. Cependant, dans l'eau, les mouvements deviennent plus faciles. La flottabilité réduit le poids du corps et permet de réaliser des exercices parfois impossibles à effectuer sur la terre ferme. Cette sensation de légèreté aide de nombreux patients à reprendre confiance dans leurs capacités physiques.
Pratiquée à une intensité adaptée, la natation améliore l'endurance, stimule la circulation sanguine et favorise une meilleure oxygénation des tissus. Au fil des séances, de nombreuses personnes constatent une amélioration de leur énergie et une réduction de la fatigue ressentie.
UN IMPACT POSITIF SUR LE MORAL
Au-delà des bénéfices physiques, la natation agit également sur le bien-être psychologique. L'immersion dans l'eau procure une sensation de détente immédiate. Le travail de la respiration (base de la natation) et l'absence d'impact contribuent à réduire le stress et les tensions musculaires accumulées.
Dans les cours collectifs, la pratique permet aussi de rencontrer d'autres personnes, d'échanger et de rompre l'isolement qui accompagne parfois la maladie.
AVOIR UNE ACTIVITÉ SPORTIVE À SON RYTHME
L'un des grands avantages de la natation est sa capacité à s'adapter à chacun. Il n'est pas nécessaire d'être un nageur confirmé pour bénéficier de ses effets positifs. Quelques longueurs, des exercices d'aisance aquatique ou simplement de la marche dans l'eau sont déjà bénéfiques.
UNE PRATIQUE ENCADRÉE
PAR LE PROGRAMME « NAGEZ FORME SANTÉ »
Si l'activité physique est fortement encouragée, certaines précautions restent nécessaires. Pendant certaines phases de traitement, notamment lorsque les défenses immunitaires sont diminuées, il est indispensable d’être bien accompagné et de demander l'avis de son équipe médicale avant de faire/ refaire de la natation. Des programmes spécifiques développés par la Fédération Française de Natation « Nagez Forme Santé » permettent d'être accompagné par des professionnels formés aux besoins particuliers des personnes atteintes de cancer, en particulier s'il s'agit de cancer hématologique. ✱

La Métropole du Grand Paris est fière de vous accueillir
au Centre Aquatique Olympique (CAO MGP) à l’occasion des Championnats d’Europe de Natation 2026
