Skip to main content

infodents 2008 - 4

Page 1

infodents No 4/08

Remis gratuitement par votre médecin-dentiste SSO

Journal à l’intention des patients Société Suisse d’Odonto-stomatologie SSO www.sso.ch

SANTÉ BUCCALE

Sensation de confort Une sensation de confort au cabinet dentaire – comment est-ce possible? La notion de «confort» ne correspond à rien d’autre que de «se sentir en état de bonne santé et de détente» – le médecin-dentiste, avec son équipe, peuvent parfaitement contribuer à rendre le passage au cabinet aussi agréable que possible. Les assistantes dentaires, les hygiénistes dentaires et les médecins-dentistes sont conscients que de nombreuses patientes et de nombreux patients pénètrent dans un cabinet dentaire avec des sentiments mitigés. L’évocation de la douleur, les bruits et les odeurs du cabinet sont souvent perçus désagréablement. Comment le médecin-dentiste et son équipe peuvent-ils contribuer à réduire le stress du patient, l’aider à se décontracter et lui procurer une sensation de «confort» au moment où il entre dans le cabinet? Le rendez-vous chez le médecin-dentiste, pris au téléphone, éveille déjà des sentiments désagréables – la consultation du médecin-dentiste est motivée par une nécessité et non par une envie. Il n’empêche que devant la douleur ou l’élimination de la plaque, un traitement professionnel est une obligation. Le premier contact téléphonique avec l’assistante dentaire est très important – cette dernière en est consciente. Si l’accueil est chaleureux et personnalisé, le patient aura la certitude d’être au bon endroit. >> Suite à la page 2

> Chaque franc Un sourire est compris partout – il est l’expression de l’adhésion et de la sympathie.

investi pour les soins dentaires scolaires générera ultérieurement des économies d’une valeur moyenne de 14 francs 45 centimes en frais destinés aux soins dentaires. Grâce aux soins dentaires scolaires, on économise donc chaque année des millions de francs en frais pour les soins dentaires.


>> Suite de la page 1 Un accueil aimable Le jour du rendez-vous convenu approche, le patient se rend au cabinet dentaire. C’est la première impression qui va compter pour lui – ses sentiments et ses perceptions vont être décisives pour qu’il choisisse de continuer à fréquenter ce cabinet: l’intensité de la lumière, les sons, les couleurs ou l’accueil par l’assistante dentaire sont des éléments importants. Pour le patient, un visage souriant est le signe qu’il est le bienvenu. L’assistante dentaire conduit le patient vers la salle d’attente et le prie de prendre patience pour un instant. Dans un cabinet de médecine dentaire, il n’est pas possible d’éviter une attente d’une certaine durée – un traitement a pu exiger plus de temps que prévu, une urgence est arrivée ou un instrument est tombé en panne. Si l’attente dépasse quinze minutes, le patient doit être informé et les raisons du retard lui être expliquées. Dans la plupart des cas, les patients font preuve d’indulgence dans de telles situations. Lorsque le médecin-dentiste a un retard dépassant la demi-heure, les patients concernés par ce retard doivent en être avertis – personnellement et par téléphone, ils pourront ainsi utiliser à bon escient ce temps d’attente.

La salle d’attente – un second chez-soi La salle d’attente doit inviter le patient à passer un moment durant lequel il va se sentir bien. A cet effet, l’installation doit être de bon goût, les sièges pourvus d’accoudoirs, des journaux et revues récents mis à disposition, ainsi

que des jouets pour les enfants et des tableaux aux murs – bref, une offre pour tous les âges, comme ce doit être le cas dans un cabinet de généraliste. De nombreux patients apprécient d’avoir de l’eau à boire à disposition. Vient le moment où le patient est prié de gagner le fauteuil. L’assistante dentaire ou le médecin-dentiste l’aident à s’installer le plus confortablement possible. Le ton aimable de la conversation, ainsi qu’un appui confortable pour la nuque permettent de réduire les craintes et de mieux se détendre. C’est ainsi que sont créées les conditions d’un traitement agréable dans une atmosphère calme. La confiance par la communication Pour commencer, le médecin-dentiste explique le but et les étapes de son travail et, dans la mesure du possible, il poursuit ses explications pendant la durée des soins. Une bonne communication entre le médecin-dentiste et son patient va renforcer la confiance réciproque. Le patient doit avoir la possibilité de poser des questions et d’exprimer ses sensations. S’il comprend les différentes étapes du traitement et qu’il se sent soutenu par le médecindentiste, son sentiment de bien-être va encore grandir. Lorsque, après une intervention délicate qui a eu lieu un vendredi, le médecin-dentiste indique à son patient son numéro de téléphone, afin qu’il puisse l’atteindre en cas d’urgence durant le week-end, il en résultera pour le patient un sentiment de sécurité et de confort. Il est peu probable que ce dernier abuse. C’est de cette forme de «confort» dont vous devriez pouvoir

Une description limpide du traitement et des différentes étapes de ce dernier sont à même de susciter transparence et confiance.

bénéficier en qualité de patient d’un cabinet SSO: des soins d’une qualité respectueuse des plus récentes acquisitions de la médecine dentaire – en même temps que le sentiment de vous sentir presque comme chez vous. PS. Les médecins-dentistes et les patients n’ont pas toujours la même définition de la notion d’«urgence» – faites preuve de compréhension lorsque votre médecin-dentiste ne peut vous recevoir durant la nuit ou en fin de semaine qu’en cas d’une urgence véritable – pensez à la possibilité de consulter le service de garde de votre région.

Gingi … c’est comment la suite? Gingivite est le terme technique pour l’inflammation des gencives. Les gencives s’enflamment lorsque des bactéries mortes ou vivantes de la plaque libèrent des substances toxiques qui pénètrent dans l’épithélium marginal (constitué par des cellules épithéliales adhérant directement à la dent) et l’attaquent. Les substances toxiques des bactéries peuvent dès lors pénétrer dans le tissu conjonctif des gencives et l’enflammer. Les gencives enflammées sont rouges et enflées. Lorsqu’il y a saignement au brossage des dents, il s’agit d’un signe d’une inflammation en cours. A ce stade, il n’y a généralement pas de douleurs. L’élimination soigneuse et quotidienne de la plaque permet de faire disparaître l’inflammation et les saignements en quelques jours. Dans le cas d’une mauvaise hygiène bucco-dentaire, la gingivite peut, à la suite de la propagation de l’inflammation à l’os et à l’épithélium radiculaire, évoluer en parodontite.

SSO infodents, No 4/08

«Que faire si mes gencives saignent?» On a répondu à cette question à l’exemple de la tomate à l’occasion de la campagne 2007 de profilage de la SSO.


S O I N S D E N TA I R E S S C O L A I R E S

Les soins dentaires font école En Suisse, les soins dentaires scolaires constituent la base essentielle des soins dentaires pour les enfants et adolescents. La Société Suisse d’Odonto-stomatologie s’implique fortement dans ce domaine ; elle soutient les communes et les autorités par des conseils pratiques et des recommandations relatifs à la prévention des caries et pour l’organisation pratique des soins dentaires scolaires.

Dans l’ensemble des cantons suisses, il existe des lois, des ordonnances et des décrets qui règlent l’organisation et la mise en application des soins dentaires scolaires de façon contraignante ou pour le moins dans les limites de conditions cadres strictes. La Société Suisse d’Odontostomatologie (SSO) veille au respect par les organes responsables du niveau le plus récent des connaissances en matière de mise en œuvre des mesures de prophylaxie, des examens de contrôle et de la mise à disposition d’un accès aux soins dentaires proche de la population. L’objectif le plus important de l’engagement de la SSO dans le domaine des soins dentaires scolaires est de motiver les élèves en faveur d’une hygiène bucco-dentaire régulière et soigneuse. Les soins dentaires scolaires permettent de garantir que tous les enfants et adolescents aient la même chance de maintenir leurs dents en bonne santé. En effet, les dents malades ne guérissent pas. Les dents traitées devront subir de nouveaux traitements durant toute la vie. Le principe des trois piliers En médecine dentaire, la prévention s’appuie sur les trois piliers que sont le contrôle de l’alimentation, la prophylaxie par le fluor et le nettoyage soigneux des dents. Les lésions carieuses des dents doivent être traitées sans délai. Si elles ne le sont pas, elles peuvent en effet former des abcès pouvant conduire à la perte prématurée de la dent. Les coûts des traitements sont en principe à la charge des parents, ce qui n’est pas possible dans tous les cas. C’est la raison pour laquelle la SSO recommande aux communes que, grâce à des contributions financières de leur part, ces traitements importants puissent être appliqués. Les médecinsdentistes, les cliniques dentaires scolai-

Ce qu’un enfant a compris, il en gardera le souvenir pendant toute sa vie.

res, les nombreuses instructrices en soins dentaires scolaires travaillant à temps partiel, ainsi que les institutrices et instituteurs permettent, par leur activité en faveur des soins dentaires scolaires, la réalisation d’une activité d’une grande

importance sociale, dont bénéficient toutes les couches de la société. Et qui contribue finalement à faire des économies en empêchant des maladies dentaires évitables.

Les trois piliers de la prophylaxie 1. Contrôle de l’alimentation

Par une nourriture pauvre en sucre et en renonçant aux aliments et boissons sucrés entre les repas principaux, on retire aux bactéries de la plaque dentaire la base de ce qui leur sert à la formation des acides responsables des caries.

2. Prophylaxie par le fluor

L’apport régulier de fluorure dans la cavité buccale – par des dentifrices fluorés et du sel de cuisine fluoré – renforce la reminéralisation au niveau d’une décalcification carieuse débutante et diminue la formation d’acides cariogènes.

3. Hygiène bucco-dentaire

Le nettoyage régulier et soigneux des dents élimine les dépôts bactériens des dents qui, par les produits de leur métabolisme, sont responsables des caries dentaires des maladies de l’appareil de soutien telles que la gingivite ou la parodontite. No 4/08, infodents, SSO


Nouvelles brèves Bains de bouche Les bains de bouche servent à rafraîchir la bouche, ils n’ont aucun effet thérapeutique ou prophylactique ; l’adjonction d’essences végétales peut avoir une action bénéfique au niveau des gencives. Les solutions buccales médicales de rinçage ou collutoires contiennent, elles, de faibles concentrations de fluorures ; elles permettent une réduction de 30–50% des caries.

Dentifrices Les dentifrices contiennent des agents nettoyants, des épaississants, des hydratants, des conservateurs, des arômes, des tensioactifs, des colorants et de l’eau. Le dentifrice devrait contenir des fluorures pour la prévention des caries et ne pas être trop abrasif. Plus sa «valeur RDA» (terme anglais pour «Radioactive Dentin Abrasion») est basse, plus faible sera sa puissance érosive au niveau de l’émail dentaire.

Parodontite La parodontite est une maladie infectieuse du tissu de soutien de la dent (gencives, desmodonte et os). Ses premières manifestations importantes sont les saignements des gencives. Une inflammation des gencives non soignée (gingivite) peut s’étendre à l’ensemble du parodonte. Il va en résulter des poches au niveau des gencives, puis l’os porteur de la dent va être lentement détruit jusqu’au moment où la dent ne sera plus soutenue et pourra tomber. Ce processus peut souvent se poursuivre durant des années, le plus souvent il n’est pas douloureux. La cause principale de la parodontite est la plaque bactérienne.

PROPHYLAXIE

Les fluorures ont-ils encore la cote? La prévention efficace des caries exige encore de nos jours le brossage des dents avec des dentifrices sous forme de pâtes et de gels contenant des fluorures. Ceuxci agissent directement à la surface des dents ; ils sont ensuite crachés. La SSO recommande, dès l’âge de six ans, l’emploi, une fois par semaine, d’un gel contenant 1,25 % de fluorures. Après utilisation, le gel doit être craché, mais il ne faut pas se rincer la bouche. De plus, pendant l’heure suivant le traitement, il ne faudrait rien manger ni boire. On peut ainsi prolonger la durée de l’efficacité des fluorures au niveau de l’émail dentaire et augmenter la protection à l’égard des caries. En lieu et place d’une application de gel fluoré une fois par semaine, il est possible de se rincer la bouche une fois par jour avec une solution fluorée (0,02–0,03 % de fluorures). Ce rinçage quotidien de la bouche ne remplace pas le brossage des dents! Pour les adolescents porteurs d’appareils dentai-

res, on recommande l’utilisation quotidienne d’une solution fluorée en plus de l’application une fois par semaine d’un gel fluoré. En plus des pâtes dentifrices et gels fluorés, on recommande, pour la préparation de tous les plats, la consommation quotidienne de sel fluoré (les paquets de JuraSel aux bandes vertes avec 0,025 % de fluorures). Tous les membres de la famille bénéficieront ainsi de mesures de prévention bien adaptées. Dans le cas où vous devez réduire votre consommation de sel, il existe des alternatives efficaces – posez la question à votre médecin-dentiste SSO.

C A RTO O N

Accident de mastication Si, en mangeant, on mâche un objet de consistance dure et qu’il en résulte un dégât à une dent, on ne se trouvera en présence d’un accident que si ce dernier a été provoqué par un «facteur externe extraordinaire». La présence d’un morceau dur de cartilage dans un gendarme n’est pas considérée comme extraordinaire – un dégât provoqué par ce dernier n’est donc pas un accident. Si, par contre, le morceau de cartilage se trouve dans une saucisse de veau, dans laquel on ne s’attend pas à le trouver, les conditions d’un «accident» sont remplies. De plus amples informations sur ces sujets: http://www.sso.ch

Colophon Commission centrale d’information, Etienne Barras/Service de presse et d’information de la SSO, case postale, 3000 Berne 8 Rédaction Felix Adank, Urs Laederach Conception atelierrichner.ch Layout Marianne Kocher Impression Stämpfli Publikationen AG, Berne Photos Keystone Copyright SSO

SSO infodents, No 4/08


Turn static files into dynamic content formats.

Create a flipbook
infodents 2008 - 4 by Timothy Divorne - Issuu