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26.8.2008
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Remis gratuitement par votre médecin-dentiste SSO
infodents No 3/08
Journal à l’intention des patients Société Suisse d’Odonto-stomatologie SSO www.sso.ch
CONSEILS
Sucre, dents et facture de dentiste Comment éviter les dommages aux dents, pourquoi devons-nous payer la facture du dentiste de notre poche et quelles sont les relations entre ces deux questions? En 1870, un habitant de la Suisse consommait en moyenne cinq kilogrammes de sucre par année. Au tournant du siècle, le chiffre s’élevait déjà à 23 kg. Malgré la crise économique, la consommation de sucre se situent au début des années 30 se situait à 44 kg. Ces chiffres peuvent être mis en relation avec les résultats des recherches sur l’évolution de la carie dentaire. A la suite de la limitation de la consommation de sucre à 18 kg, décidée par les autorités durant la Deuxième Guerre mondiale, on a immédiatement constaté un net recul des caries dentaires. Une situation sans espoir Il y a 400 ans, la carie dentaire était encore une maladie propre aux couches aisées de la population. En Europe occidentale, jusque tard dans le 18è siècle, la consommation de sucre était limitée aux maisons des nobles et des bourgeois riches. Le sucre de betterave, nouveau, bon marché, ne s’est imposé qu’au cours de la seconde moitié du 19è siècle. Le sucre est devenu un élément de l’alimentation de tous les jours et la carie dentaire s’est rapidement transformée en épidémie. En Suisse, à la fin du siècle, les membres des Sociétés de médecins-dentistes, qui venaient d’être fondées, se préoccupaient de l’état de santé dentaire des enfants. Le médecindentiste Alfred Brodtbeck pouvait écrire dans son autobiographie: «En ma qualité de médecin-dentiste privé j’ai eu l’occasion d’observer en détail l’état inquiétant de la bouche des enfants. Au début de l’année 1894, j’ai procédé à des examens dans différentes classes d’école primaire à Frauenfeld. En constatant ces situations sans espoir, il n’y avait pour moi >> Suite à la page 2
Le sucre adoucit la vie – mais il nuit aux dents. Sa consommation modérée peut réduire la facture du dentiste.
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c’est en moyenne le nombre de ses propres dents dont dispose encore la moitié des patientes et des patients de l’ensemble des EMS suisses. Environ 80 % de toutes les résidentes et tous les résidents des EMS sont porteurs de prothèses amovibles partielles ou totales.