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DISCERNER | 2017 Nº 5

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OÙ EN SOMMES-NOUS, SELON LES PROPHÉTIES BIBLIQUES ? 12 À QUAND REMONTE VOTRE DERNIER DÉCÈS ? 16 FACE À L’ADDICTION 22

DISCERNER Numéro 5 • 2017

Une revue de

Une Réforme inachevée

VieEspoirEtVerite.org

DISCERNER

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Sommaire Nouvelles 4 Analyse géopolitique 28 Réflexions sur le monde Guerres et rumeurs d’un nouveau conflit

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Rubriques 3 Pensez-y Nul besoin de Réforme, juste de transformation !

26 Christ face au Christianisme Sola Scriptura ou dimanche : La raison de l’échec de la Réforme

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31 En chemin

En couverture 5 Une Réforme inachevée Martin Luther amorça la Réforme (protestante), il y a 500 ans, en affichant ses « 95 thèses ». Or, cette révolution religieuse a-t-elle restauré le vrai christianisme ?

Sections 9 PROPHÉTIES BIBLIQUES La prochaine Réforme Christ, à Son retour, va apporter la transformation dont ce monde a si désespérément besoin.

DISCERNER Une revue de

2017 N 5 o

La revue Discerner, qui paraît tous les deux mois, est publiée par l’Église de Dieu, Association Mondiale, en tant que service pour les lecteurs de son site VieEspoiretVérité.org. ©2017 Church of God, a Worldwide Association, Inc. Tous droits réservés.

Toutes les citations de la Bible sont tirées de la traduction de Louis Segond, Nouvelle Édition de Genève (© 1979 Société Biblique de Genève), sauf si mention est faite d’une autre version.

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12 PROPHÉTIES BIBLIQUES Où en sommes-nous, selon les prophéties bibliques ? Quand aura lieu la fin du monde ? Peut-on, en fait, le savoir ?

16 LA VIE À quand remonte votre dernier décès ? Plus d’un chrétien sur cinq, en Amérique, croit à la réincarnation. D’où provient cette croyance, et que déclare la Bible ?

19 DIEU « Le jeûne auquel je prends plaisir » Que recherche Dieu dans nos jeûnes ? À quoi servent-ils au niveau spirituel et quels sont leurs bénéfices ?

22 CROÎTRE Face à l’addiction Les rouages de notre cerveau, et les tentations de la société, nous rendent vulnérables. Il est facile de se créer certaines dépendances. Nous devons néanmoins nous soustraire à ces habitudes destructives puissantes. Voici par où commencer. Éditeur : Church of God, a Worldwide Association, Inc., 
P.O. Box 1009, Allen, TX 75013-0017 USA ; 
téléphone 972-521-7777 ; fax 972-5217770 ; 
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VieEspoirEtVerite.org ; eddam.org Conseil Ministériel d’Administation : David Baker, Arnold Hampton, Joël Meeker, Richard Pinelli, Larry Salyer, Richard Thompson et Leon Walker Rédaction : Président : Jim Franks ; Rédacteur en chef : Clyde Kilough ; Directeur de la rédaction : Mike Bennett ; Rédacteur: David Hicks; Relectrice : Becky Bennett ; Version française : Daniel Harper, Bernard Hongerloot, Joël Meeker Révision doctrinale : John Foster, Bruce Gore, Peter Hawkins, Jack Hendren, Don Henson, David Johnson, Ralph Levy, Harold Rhodes, Paul Suckling

L’Église de Dieu, Association Mondiale, S.A. a des congrégations et des ministres dans de nombreux pays. Consulter cogwa.org/congregations pour de plus amples informations. Tout envoi de matériel non-sollicité à Discerner ne sera ni évalué ni retourné. En soumettant des photographies ou des articles à l’Église de Dieu, Association Mondiale, SA., ou à Discerner, tout collaborateur autorise l’Église à les publier sans restrictions et sans recevoir de rémunération. Tout collaborateur accepte également le fait que ce qu’il soumet pour publication peut être utilisé par l’Église comme elle le décide, y compris le droit de les modifier, de les réduire, ou de les retravailler.

Numéro 5 • 2017

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« Les démunis ne seront pas toujours oubliés »


PENSEZ-Y

NUL BESOIN DE RÉFORME, JUSTE DE TRANSFORMATION!

V

Vu un sondage récent révélant que seulement 41% des Américains font « amplement confiance » à la religion, il est temps d’essayer autre chose !

On oserait espérer que les institutions prétendant représenter Christ sont les organismes les plus respectables sur terre. Or, un sondage de Gallup Poll publié en juin indique que seulement 41% des Américains font « amplement confiance à l’Église ou aux religions structurées ». Cette chute constante depuis 40 ans ne donne aucun signe de ralentissement. Je soupçonne que des tendances analogues s’affichent ailleurs, surtout en occident, dans les cercles judéo-chrétiens.

Un manque de confiance embarrassant Jusqu’en 1985, dans les enquêtes annuelles de Gallup, « l’Église et la religion structurée » étaient en tête de liste parmi les 14 institutions les plus haut placées. Or, depuis lors, elles n’occupent plus que la quatrième place, après l’armée, les petits commerces et la police. Ce sondage a de quoi nous attrister. Que révèle-t-il ? Voilà un pays où la majorité de ses citoyens ne font plus confiance aux institutions qui les guident et les gouvernent. La Cour suprême, les écoles publiques, la présidence, les banques, le système de justice pénale, les actualités télévisées et les grandes sociétés sont encore moins cotés, et le congrès occupe la dernière place avec 12%. Pourtant, ces institutions ne sont pas comme la religion ; aucune d’elles ne prétend représenter Dieu ! Pourquoi les Églises accusent-elles cette perte embarrassante de respectabilité ? L’une des raisons principales est leur chapelet de péchés et de scandales horribles – avec les escapades sexuelles de télévangélistes ; les atteintes à la pudeur, par des prêtres, sur des enfants ; et la corruption des Églises cherchant à passer les faits sous silence – qui ont sapé la confiance, le soutien, et la foi des croyants. Les dirigeants religieux sont supposés nous aider à nous extirper des pires faiblesses de la nature humaine – et non à davantage nous y vautrer.

Les mots durs de Jésus pour les hypocrites Il n’y a néanmoins rien de nouveau sous le soleil. Jésus avait Ses propos les plus durs pour les dirigeants religieux qui jouaient les pieux, mais qui étaient en réalité, des hypocrites – « des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au-dehors, et qui, au-dedans, sont pleins d’ossements de morts et de toute espèce d’impuretés » (Matthieu 23:27). Leurs pratiques religieuses VieEspoirEtVerite.org

étaient hautement structurées, mais leurs vies spirituelles étaient en désordre. Et bien avant Jésus, les prophètes de Dieu ne cessaient d’insister sur le fait que tous étaient coupables des péchés détruisant Israël, mais que le blâme revenait surtout aux dirigeants religieux. La Bible abonde en avertissements contre les dégâts provoqués – y compris la perte de crédibilité – par les responsables religieux qui ne pratiquent pas les standards qu’ils prônent.

Si Gallup pouvait sonder Dieu Il est donc facile de blâmer les dirigeants religieux ou la « religion officielle », comme on l’appelle souvent, et c’est – dans une certaine mesure – justifié. Mais que nous soyons responsables, disciples ou observateurs, nous devons être prudents de ne pas seulement pointer du doigt… les autres. Dieu nous ordonne à tous de sonder … nos propres cœurs, de bien nous examiner. Donnons une autre tournure à la religion en général en nous posant quelques questions-clés qu’il nous importe d’élucider honnêtement :

1. Mes croyances – et l’Église que je fréquente – s’appuient-elles sur la Bible ? 2. Ma vie et mon comportement s’appuient-ils également sur la Bible ?

Autrement dit, si Gallup sondait Dieu, dirait-Il qu’Il est convaincu que je Le représente et représente Sa voie ? Cette édition de Discerner traite de la Réforme, dont c’est le 500e anniversaire, et elle montre que les chefs religieux et les croyants n’ont pas réussi à se pencher honnêtement sur ces questions-clés. Voilà pourquoi les sondages ne cessent de nous révéler qu’il y a quelque chose qui ne fonctionne pas – qui a besoin d’être réformé – dans le domaine des institutions et au niveau de ceux qui prétendent représenter Dieu. Ce dont nous avons besoin, ce n’est pas d’une réforme doctrinale d’une Église, effectuée par des hommes, mais d’une transformation du caractère de chaque individu, grâce à Christ. Une transformation qui – comme l’a écrit l’apôtre Paul dans Romains 12:2 ‫ –ؘ‬consistera pour nous à être « transformés par le renouvellement de l’intelligence » afin que nous discernions « quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait ». C’est seulement dans ce cas que le christianisme pourra occuper sa place légitime, guidant spirituellement le monde.

Clyde Kilough Rédacteur en chef @CKilough DISCERNER

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ANALYSEGÉOPOLITIQUE « Plusieurs courront çà et là ; et la connaissance sera augmentée » (Daniel 12:4 ; version Darby)

« La toile indexée contient au moins 4,61 milliards de pages » —MAURICE DE KUNDER WORLDWIDEWEBSIZE.COM

Sur les 1 459 satellites opérationnels, plus de 700 servent aux communications.

« Les distances parcourues, le nombre des passagers et la vitesse des déplacements sont sans précédent, de sorte que la mobilité humaine a augmenté par 1000, dans les pays à revenus élevés, depuis 1800. »

UNION OF CONCERNED SCIENTISTS

GLOBAL TRANSPORT NETWORKS AND INFECTIOUS DISEASE SPREAD

Tout ce qui se passe, n’importe où, peut quasi immédiatement être visionné dans le monde (Pensez à Apocalypse 1:7 et Apocalypse 11:9).

Les armes nucléaires et le risque d’annihilation de l’humanité

Le nombre approximatif de toutes les armes nucléaires aux mains d’États en possédant est de 15 000. Plus de 90% de ces ogives appartiennent à la Russie et aux États-Unis. Approximativement 9 600 d’entre elles sont opérationnelles ; le restant attend d’être démantelé. ARMS CONTROL ASSOCIATION 10 000 9 000 8 000 7 000

Non opérationnelles

6 000 5 000

L’ORGANISATION MONDIALE DU TOURISME

4 000

Déployées

3 000 2 000 1000 0

Russie

EUA

France

À propos de ces événements, lire notre article « Où en sommes-nous, selon les prophéties bibliques ? » (page 12)

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Chine

Angleterre Pakistan

Inde

Israël

Corée du Nord

Jésus a averti qu’au temps de la fin, l’humanité courrait le risque de s’autodétruire (Matthieu 24:22). Songez aux risques encourus par les armes de destruction massive comme les armes nucléaires. Numéro 5 • 2017

Photo : iStockphoto.com

En 2016, l’arrivage de touristes internationaux pour la septième année consécutive a dépassé le 1,2 milliard.

En stocks


Martin Luther amorça la Réforme (protestante), il y a 500 ans, en affichant ses « 95 thèses ». Or, cette révolution religieuse a-t-elle restauré le vrai christianisme ?

Une Réforme inachevée

par Erik Jones

L

e 31 octobre 1517 devait être un jour qui allait changer le monde. À ce qu’on dit, ce jour-là, dans la matinée, un moine se rendit au portail de la cathédrale de Wittenberg, dans la province allemande de la Saxe et y cloua un manuscrit. Ce geste apparemment anodin allait amorcer un mouvement qui allait tout compte fait fracturer les religions mondiales les plus importantes et provoquer des divisions qui subsistent encore de nos jours. Cet individu s’appelait Martin Luther, et ce manuscrit contenait ses 95 thèses.

Le cheminement de Martin Luther

Luther était professeur de théologie à l’université de Wittenberg et était un moine ayant le sens du devoir, pratiquant tout ce qu’on attendait de lui (sacrements, VieEspoirEtVerite.org

jeûnes, confession, prières, études, etc.). Or, plus il pratiquait pieusement les préceptes monastiques catholiques, plus il se sentait rebuté et incertain de son statut devant Dieu. À l’époque, il alla même jusqu’à se décrire comme haïssant Dieu, Le prenant pour un juge courroucé imposant des standards excessivement élevés aux êtres humains. Sept ans avant d’avoir affiché ses 95 thèses, il avait effectué un pèlerinage à Rome. D’abord fort impressionné par ladite cité, il s’était exclamé au début de sa visite : « Vive la Rome sainte ! », mais il s’en était retourné un mois plus tard, déçu. La ville n’était pas la Mecque de sainteté à laquelle il s’était attendu, mais était plutôt pleine de corruption et de dépravation. Il nota que les prêtres se comportaient de manière insolente pendant les messes, connaissaient mal la Bible et compromettaient ouvertement leur vœu de chasteté.

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Il décrivit plus tard son ascension de la Scala Sancta (« le Saint Escalier ») sur les mains et les genoux, récitant à chaque marche une prière supposée délivrer un parent défunt languissant au purgatoire. Mais après avoir complété le rite, il s’était relevé et s’était exclamé « Qui sait si c’est le cas ? » Ce doute continua de le tirailler les sept années suivantes. Accomplir les tâches enseignées par l’Église le justifiaitil réellement devant Dieu ? Il écrivit par la suite qu’à un moment donné, à cette époque-là, il fit une découverte dans le premier chapitre de l’Épître de Paul aux Romains qui changea sa vie et qui allait devenir l’un de ses principaux thèmes :

que l’on est justifié uniquement par la foi, et non par les œuvres. Cette croyance devint le fondement de son attaque sur le système catholique des indulgences.

L’étincelle des indulgences C’est la question des indulgences qui poussa Luther à décrire par écrit ses doutes et à clouer son parchemin sur le portail de la cathédrale allemande. Une indulgence est un acte prescrit par l’Église catholique consistant à réduire la durée du châtiment de quelqu’un pour ses péchés. Cet acte peut être un pèlerinage, la répétition de certaines prières, ou une œuvre charitable. Néanmoins,

au 16e siècle, les indulgences étaient surtout des transactions monétaires. On achetait ces « certificats » pour se soustraire à – ou épargner à d’autres – un séjour d’une certaine durée au purgatoire (lequel, d’après l’Église catholique, est un endroit où les morts sont punis ou purgés de leurs péchés avant d’aller au ciel). Plus la somme versée était importante, plus le nombre des années au purgatoire diminuait. Du temps de Luther, les indulgences étaient lourdement commercialisées auprès du peuple allemand comme collecte de fonds pour la construction de la basilique St Pierre, à Rome, et pour aider Albert de Brandebourg à renflouer l’énorme somme qu’il avait versée au pape Léon X pour le poste d’archevêque de Mayence. Cette campagne était dirigée par un moine du nom de Johann Tetzel qui effrayait les gens pour les convaincre d’acheter des indulgences. On lui a attribué les propos suivants, dans ses sermons : « Aussitôt que l’argent tinte dans la caisse, l’âme s’envole du purgatoire ». Cela provoqua de grands remous ; les gens pensaient que les Allemands pieux étaient exploités pour financer un édifice extravagant dans un pays étranger. Néanmoins, ces tensions demeuraient surtout superficielles car, après tout, ne s’agissait-il pas de… l’Église ? Mais cela changea en ce matin d’octobre 1517. Ce fut Martin Luther et ses 95 thèses (techniquement La dispute sur la puissance des indulgences) qui fit ressortir toutes ces tensions et amorça la révolution religieuse connue sous le nom de Réforme. En l’espace de quelques mois, le texte fut traduit en italien, en français et en anglais, et fut diffusé dans toute l’Europe et dans les îles Britanniques. Pour ce moine professeur, les non-Italiens qui se sentaient exploités par Rome avaient l’occasion de s’exprimer. La cause de Martin Luther fut largement adoptée dans les régions du nord de l’Allemagne, non seulement par les agriculteurs et d’autres intellectuels,

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La Réforme s’étend


Pour véritablement restaurer le christianisme originel, les réformateurs auraient dû pleinement adhérer à la Bible pour leurs doctrines et leurs pratiques. mais aussi par le prince-électeur de Saxe – Frédéric III dit le Sage – celui-là même qui sauva la vie à Luther, lui donnant refuge dans son château de Wartburg après que celui-ci ait été condamné comme hérétique à la diète de Worms, en 1521. À l’abri, Luther écrivit beaucoup. Entre-temps, ses collègues continuèrent de pousser la Réforme, en Saxe. La protestation contre Rome, comme un incendie, se propagea dans toute l’Europe, conduite par divers chefs de file comme Huldrych Zwingli (en Suisse) et Jean Calvin (en France, en Suisse, aux Pays-Bas et en Écosse). Bien que la plupart de ces réformateurs ait partagé avec Luther plusieurs articles doctrinaux de base, la Réforme ne fut pas un mouvement homogène. Bien que la plupart ait été d’avis de se désolidariser de Rome, des différends doctrinaux ne tardèrent pas à les diviser. Dans certains cas, ces désaccords étaient si prononcés que les disciples d’une faction du protestantisme étaient interdits dans une région contrôlée par une faction adverse. À présent, le protestantisme est divisé en milliers de dénominations. La Réforme provoqua aussi la guerre des Paysans allemands (1524-1525) et l’infâme guerre de Trente Ans (1618-1648) – un long conflit sanguinaire opposant les États catholiques dirigés par la dynastie des Habsbourg aux États protestants du nord de l’Allemagne. L’aspect positif de la Réforme fut la traduction et l’ample diffusion de la Bible en langues locales. À l’abri dans le château de Wartburg, Luther traduisit le Nouveau Testament en allemand vernaculaire. Par la suite, cela poussa Guillaume Tyndale à traduire le Nouveau Testament grec en anglais – œuvre sur laquelle s’appuya la version anglaise du roi Jacques de 1611. Il est indéniable que la Réforme eut aussi pour effet de mettre au plein jour beaucoup d’abus et d’enseignements de l’Église catholique. En fait, la Réforme inspira la Contre-Réforme (une tentative de l’Église catholique visant à corriger quelques-uns de ses abus évidents). Toutefois, vu l’héritage laissé par Martin Luther et la Réforme qu’il a amorcée, une question se pose : La Réforme a-t-elle restauré le christianisme décrit dans le Nouveau Testament ?

La clé de l’échec de la Réforme Les réformateurs prétendaient souvent que leur objectif était de réformer le christianisme pour qu’il ressemble davantage à celui de l’Église chrétienne originale (décrite dans le livre biblique des Actes). Le Nouveau Testament fournit beaucoup d’informations sur les croyances et les pratiques de l’Église primitive. Cette Église était unifiée par les enseignements des 12 apôtres qui enseignaient fidèlement ce qu’ils avaient appris de Christ et de l’Ancien Testament (Actes 2:4142 ; 17:2 ; Éphésiens 2:20). Elle croyait et pratiquait la vérité développée par l’apôtre Paul, selon laquelle « toute Ecriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice » (2 Timothée 3:16 ; c’est nous qui soulignons tout du long). VieEspoirEtVerite.org

Pour véritablement restaurer le christianisme originel, les réformateurs auraient dû pleinement adhérer à la Bible pour leurs doctrines et leurs pratiques. Hélas, bien que le prétendant souvent, ils ne l’ont pas fait. Luther et les autres réformateurs adoptèrent la devise latine sola scriptura (uniquement les Écritures ou « la Bible et rien d’autre ») comme l’un de leurs principes-clés. Or, quand on étudie les enseignements de Luther, on s’aperçoit que bien qu’il ait prétendu ne se baser que sur la Bible, en fait, il ne se basa pas entièrement sur elle et s’opposa ouvertement à ce qu’elle déclare quand elle contredisait ses opinions ! En plus de la Bible, Luther « citait abondamment les pères de l’Église – notamment Augustin, mais aussi Ambroise, Hilaire, Cyprien, Jean Chrysostome et bien d’autres – pour appuyer ses enseignements…. Luther, loin de rejeter les « pères de l’Église [catholique] », les cita respectueusement, les honorant » ( James R. Peyton, Getting the Reformation Wrong, 2010, pp. 138-39). Ces « pères de l’Église » étaient les architectes théologiens de l’Église catholique romaine. Ils agissaient tous de 100 à 300 ans après l’ère du Nouveau Testament et ils contribuèrent à introduire dans le « christianisme » de nombreuses doctrines non bibliques comme leur version du péché originel ; celle de l’Église représentant supposément le Royaume de Dieu ; celle du culte de Marie ; celle du célibat des prêtres ; celle de la célébration de Noël ; celle d’une prétendue Trinité ; et le rejet des chrétiens gardant le sabbat et les fêtes bibliques. Luther – dans son traité Sur les conciles et l’Église – approuvait également les

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P

Pourquoi la Réforme était insuffisante Bien que Luther ait attaqué plusieurs des abus évidents du catholicisme du 16e siècle, il n’alla cependant pas assez loin. Prenons les trois déviations suivantes s’écartant du christianisme biblique que lui et les autres réformateurs omirent d’objecter :

1.

L’Évangile. Jésus proclamait « l’évangile du royaume de Dieu » – un message à propos de l’établissement d’un gouvernement mondial dirigé par Dieu et expliquant comment les êtres humains peuvent en faire partie (Matthieu 4:23; Marc 1:14; version Ostervald). Le catholicisme a supprimé ce message, enseignant que l’Église est le Royaume de Dieu. Luther enseignait que l’Évangile était simplement le récit de ce que Christ a fait pour nous et qu’il enseigne que l’on peut être justifié par la foi.

2.

3.

Le sabbat et les fêtes bibliques. Jésus, les apôtres et l’Église primitive observaient tous le sabbat le septième jour (le samedi) et les fêtes bibliques. Le catholicisme a abandonné ces célébrations à partir des 2e et 3e siècles, les remplaçant par le dimanche et par des fêtes tirées du paganisme. Martin Luther conserva le dimanche et attaqua violemment les chrétiens qui gardaient le sabbat du septième jour. Pratiquement toutes les dénominations protestantes actuelles continuent de célébrer les observances établies par Rome au lieu de celles instituées dans la Bible. Le christianisme et les œuvres. Jésus a enseigné que les chrétiens doivent s’efforcer de viser la perfection (Matthieu 5:48) et d’obéir aux Dix Commandements (Matthieu 19:17). L’Église de Rome a ajouté beaucoup d’exigences pour être sauvé, tout en compromettant des aspects majeurs des Dix Commandements originaux. Martin Luther avait raison de protester contre les nombreuses exigences non bibliques ajoutées par l’Église romaine, mais il fit également fausse route en ne se fiant que sur la foi (sola fide) et en s’érigeant contre les œuvres que Dieu exige également ; c’est pourquoi il s’érigeait contre l’Épître de Jacques (lire Jacques 2:20, 26).

Il ne s’agit là que de trois exemples montrant que Luther, et les autres réformateurs, avaient de bonnes raisons de protester le catholicisme – mais n’allèrent pas assez loin pour les corriger selon la Bible. Au lieu de restaurer la vérité, ils ont perpétué beaucoup d’enseignements erronés et en ont introduit d’autres, de leur cru. À ce jour, le catholicisme et le protestantisme demeurent bien différents de l’Église originale du Nouveau Testament fondée par Jésus.

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premiers conciles catholiques qui avaient établi une grande partie des positions doctrinales du catholicisme. Ces conciles élaborèrent progressivement la doctrine de la Trinité et la célébration du dimanche de Pâques (au lieu de la Pâque biblique) – deux doctrines non bibliques que Luther (et les autres réformateurs) n’ont jamais contredites. En dépit de ses déclarations catégoriques défendant sola scriptura, Luther doutait souvent, critiquait souvent, et ignorait souvent délibérément, des passages de la Bible qui contredisaient sa théologie. Il louait ouvertement les livres qu’il aimait – notamment l’évangile de Jean et les Épîtres de Paul aux Romains, aux Galates ; aux Éphésiens et 1 Pierre. Par contre, il critiquait de manière acerbe les livres qui ne lui plaisaient pas comme celui d’Esther (qui, à son goût, était trop « juif »), celui de Jonas (qu’il prenait pour une fable), l’Épître de Jacques (qu’il qualifiait d’« Épître de paille »), et l’Apocalypse (qu’il ne comprenait pas). Par contraste, l’Église primitive voyait les Écritures comme Jésus leur avait appris à le faire : « L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Matthieu 4:4). Luther ne se fiait pas pleinement à la Bible comme seule autorité. Sa théologie comprenait des morceaux choisis de la Bible et les enseignements de l’Église romaine des troisième et quatrième siècles. À cette époque-là, l’Église de Rome avait déjà remplacé beaucoup de doctrines bibliques par des raisonnements et un culte basés sur le paganisme. Cela constitue une clé majeure permettant de comprendre pourquoi les dirigeants de la Réforme ne prônèrent pas les changements requis pour restaurer le christianisme original. Les groupes minoritaires – comme les anabaptistes et les sabbataires – qui s’efforçaient de pratiquer une forme plus biblique du christianisme, étaient souvent ostracisés et persécutés par les principaux réformateurs.

Les protestations actuelles Jésus a dit que Son Église ne disparaîtrait jamais (Matthieu 16:18). Pour localiser le vrai christianisme, nous devons étudier la Bible pour savoir ce qu’elle déclare réellement. Cela exige que l’on abandonne les faussetés du christianisme populaire et que l’on étudie la parole de Dieu avec humilité et souplesse. Cette revue –Discerner – et notre site VieEspoirEtVerite.org sont soutenus par des personnes, dans le monde entier, s’efforçant de faire précisément cela. Nous sommes là pour aider. Quand nous réfléchissons à la Réforme, 500 ans plus tard, elle devrait nous rappeler que les faux enseignements doivent être remis en question, mais si nous voulons protester les erreurs, nous devons être disposés à les remplacer par la vérité. Ce que Luther n’a pas fait. Et ce que les autres réformateurs de son temps n’ont pas fait non plus. Cependant, vous le pouvez. Pour en savoir plus sur le vrai christianisme et pour savoir en quoi le christianisme moderne a dévié de la Bible, nous vous proposons nos articles « Le christianisme pour les nuls ? » et « Sur quel roc Christ a-t-Il bâti Son Église ? » D Numéro 5 • 2017


Change

La prochaine

Les activistes prônent le changement, et les responsables essaient d’instaurer des réformes. Christ, à Son retour, va apporter la transformation dont ce monde a si désespérément besoin. Photo : iStockphoto.com

par Don Henson

VieEspoirEtVerite.org

Réforme

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es protestataires s’assemblent souvent par centaines ou par milliers pour exprimer leur mécontentement envers leurs dirigeants, à propos de leurs conditions de vie ou de tel ou tel évènement.

La plus notoire des protestations dans l’histoire fut probablement celle de la Réforme (protestante) qui débuta en 1517 quand Martin Luther publia ses 95 thèses théologiques sur la puissance des indulgences, défiant particulièrement l’autorité du pape et l’Église catholique romaine en général. Luther réclama des réformes pour que soit restauré ce qu’il estimait être l’enseignement authentique de la Bible et qu’on libère les chrétiens de la corruption de l’Église catholique.

Bien que la Réforme amorcée par Luther ait eu des répercussions globales, de son temps, et que l’impact de celle-ci se fasse encore sentir de nos jours, il ne fut pas en mesure d’accomplir ce qu’il avait souhaité – à savoir la pleine restauration des enseignements de Jésus et de l’Église qu’Il a fondée. Voilà quasiment 2 000 ans qu’on se dispute sur ce que Jésus a enseigné et sur ce que signifie Le suivre. Pour que cessent ces désaccords, il faudrait que Jésus Lui-même S’en mêle ; et c’est précisément ce qui va se produire. Christ a promis de revenir ( Jean 14:1-3 ; Zacharie 8:3 ; Actes 1:9-11), et quand Il sera de retour, Il instaurera le gouvernement de Dieu sur terre, puis effectuera non seulement une Réforme mais une transformation totale, restaurant la vérité du message de l’Évangile (ou Bonne Nouvelle) du Royaume de Dieu.

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Soumis à Son autorité et à Ses directives, le monde va totalement changer. Les peuples de toutes les nations vont enfin reconnaître en Christ leur Sauveur. Ils vont apprendre à vivre, à le faire tous ensemble, et dans un même dessein. La paix régnera à tous les niveaux – on aura la paix d’esprit ; la paix régnera dans les familles, et entre pays. Le monde va être transformé.

Un changement de cœur Dans le fond, ce dont il est question, c’est du cœur humain ; la première étape va devoir être celle d’un changement des cœurs. Dans la Bible, le cœur représente les pensées, les émotions et le caractère humains – ce dont est intrinsèquement fait l’être humain. Jésus a dit du cœur humain qu’il est à l’origine de toutes sortes de mauvais comportements (Marc 7:20-23). Le prophète Jérémie a déclaré : « Le cœur est rusé, et désespérément malin par dessus toutes choses ; qui le connaîtra ? » ( Jérémie 17:9 ; version Martin). Il y a longtemps, Dieu conclut un contrat (une alliance) avec la nation d’Israël, promettant à Son peuple de le protéger et de le bénir abondamment s’il obéissait à Ses instructions. Le peuple accepta, mais l’Éternel savait qu’Israël n’avait pas vraiment le cœur à respecter les conditions de cette Alliance (Deutéronome 5:29). Christ, à Son retour, va conclure une nouvelle Alliance avec tous les êtres humains. Une prophétie, dans le livre de Jérémie, indique que « les jours viennent, dit l’Eternel, où je ferai avec la maison d’Israël et la maison de Juda une alliance nouvelle… Je mettrai ma loi au-dedans d’eux, je l’écrirai dans leur cœur » ( Jérémie 31:31, 33). Dieu a promis : « Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau » (Ézéchiel 36:26). Ce qui est à noter ici, c’est que Dieu va donner aux hommes « un esprit nouveau ». Lors de la Pentecôte, dont il est notamment question dans Actes 2, le Saint-Esprit de Dieu fut communiqué à ceux qui devinrent la première génération de Son Église, inaugurant la Nouvelle Alliance. Ce processus de conversion se poursuit depuis des siècles, à mesure que Dieu place de nouveaux convertis dans Son Église (Actes 2:38-39). Les prophéties de Jérémie et d’Ézéchiel s’appliquent à l’époque où Jésus va revenir et rendre ce même Esprit promis disponible à l’ensemble des êtres humains – Esprit qui opérera tout compte fait un changement de tous les cœurs. Cette transformation des cœurs ne sera pas facile. Elle aura lieu à la suite d’évènements catastrophiques et douloureux devant se produire avant le retour de notre Sauveur, et ces évènements pousseront les hommes à se repentir (lire à cet effet notre article « Qu’est-ce que le Jour du Seigneur ? »). Néanmoins, à mesure que les êtres humains se soumettent à Christ, tout commencera à changer. Plutôt que de changer pour la forme, les êtres humains seront en mesure d’obéir, du cœur, à leur Créateur. Ils intérioriseront Ses lois, leurs dispositions charnelles cédant la place à l’humilité et à l’obéissance.

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« Il sera le juge des nations, l’arbitre d’un grand nombre de peuples. De leurs glaives ils forgeront des hoyaux, et de leurs lances des serpes : Une nation ne tirera plus l’épée contre une autre, et l’on n’apprendra plus la guerre ».

Un monde s’appuyant sur la vérité Il est aberrant de constater la séduction et la confusion qui règnent dans le monde à présent. Quand Jésus va transformer la terre, la civilisation humaine s’appuiera alors sur la vérité. Les premiers versets du deuxième chapitre d’Ésaïe fournissent une prophétie étonnante sur la transformation que Jésus va effectuer : « Il arrivera, dans la suite des temps, que la montagne de la maison de l’Eternel sera fondée sur le sommet des montagnes, qu’elle s’élèvera par-dessus les collines, et que toutes les nations y afflueront. Des peuples s’y rendront en foule, et diront : Venez, et montons à la montagne de l’Eternel, à la maison du Dieu de Jacob, afin qu’il nous enseigne ses voies, et que nous marchions dans ses sentiers. Car de Sion sortira la loi, et de Jérusalem la parole de l’Eternel » (Ésaïe 2:2-3). Christ va restaurer la vérité universelle des lois divines, qui formeront le fondement de la nouvelle civilisation. Quand Il gouvernera la terre, de Jérusalem, les peuples de toutes les nations se rendront à Son trône pour apprendre comment vivre. La vérité divine, basée sur la loi de Dieu, se répandra – de Jérusalem – dans le monde entier. Il est écrit : « La terre sera remplie de la connaissance de l’Eternel, comme le fond de la mer par les eaux qui le couvrent » (Ésaïe 11:9). Essayez d’imaginer un monde saturé de la vérité de la voie divine. La religion sera totalement transformée. Il n’y aura plus des centaines de religions adorant une foule de dieux Numéro 5 • 2017


différents. Jésus révélera le Père et dirigera l’humanité vers Lui, et tous apprendront à adorer le vrai Dieu. Cette transformation débutera par les nations d’Israël et de Juda, mais s’étendra aussi aux nations qui ont adoré d’autres dieux (Zacharie 8:20-23). Une prophétie, dans le Psaume 98, loue l’Éternel qui « a manifesté son salut, Il a révélé sa justice aux yeux des nations. Il s’est souvenu de sa bonté et de sa fidélité envers la maison d’Israël, toutes les extrémités de la terre ont vu le salut de notre Dieu » (versets 2-3).

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Un monde enfin en paix Dotés d’un cœur disposé à obéir à la vérité divine, les êtres humains seront tout compte fait transformés – renonçant à la guerre et aux conflits ayant caractérisé leur histoire et adoptant la voie menant à une paix véritable, en sureté et sécurité. Une statue bien connue se dresse devant le bâtiment des Nations Unies, à New York, portant l’inscription « De nos glaives forgeons des hoyaux ». Elle représente un homme martelant une épée pour en faire un soc, symbole de la fin des guerres et de la reconversion des armes en outils utiles. Cette idée est un idéal qui échappe aux êtres humains. Bien que fondées sur des intentions admirables, les Nations Unies n’ont pas réussi à empêcher les guerres et à instaurer la paix. Cette statue se base sur Ésaïe 2:4 où il est écrit : « Il sera le juge des nations, l’arbitre d’un grand nombre de peuples. De leurs glaives ils forgeront des hoyaux, et de leurs lances des serpes : Une nation ne tirera plus l’épée contre une autre, et l’on n’apprendra plus la guerre ». Christ aura l’autorité, l’amour et la sagesse nécessaires pour démêler les conflits ancestraux entre nations et cultures. Il n’y aura plus de tentatives humaines de paix échouées par des guerres, des traités ou des alliances. On n’apprendra plus à faire la guerre, et l’on ne fabriquera plus d’armements. L’humanité sera libre de concentrer ses efforts, ses ressources et sa créativité sur les moyens d’avoir la paix. VieEspoirEtVerite.org

Une prophétie, dans Michée 4, est pratiquement identique à celle contenue dans les 4 premiers versets d’Ésaïe 2, mais elle inclut en plus un élément de sécurité et de paix : « Ils habiteront chacun sous sa vigne et sous son figuier, et il n’y aura personne pour les troubler ; car la bouche de l’Eternel des armées a parlé » (verset 4).

Une période de réforme individuelle Jésus ira bien au-delà de la Réforme. Il va transformer le monde. L’apôtre Paul a écrit qu’il est dans les intentions de Dieu le Père de libérer l’humanité, par Christ, de ce « présent siècle mauvais » (Galates 1:4). Ces évènements ne se produiront pas comme par magie. Changer tout un monde prend du temps. Et ce ne sera qu’un début. Le règne millénaire de Christ n’est qu’une étape dans le plan divin consistant à libérer l’humanité. Pour en savoir plus sur ce plan, nous vous proposons la lecture de nos deux brochures Le mystère du Royaume et Des jours fériés aux jours saints : le plan divin pour vous. Pour comprendre ce que Jésus va accomplir, nous avons à présent la possibilité de conclure cette Nouvelle Alliance avec Dieu et Christ. Nos cœurs peuvent être transformés ; nous pouvons apprendre et édifier nos vies sur leur vérité ; nos vies peuvent avoir un sens et nous pouvons avoir la paix. D

Ne manquez pas de télécharger, à cet effet, notre brochure intitulée Transformez votre vie ! ; vous débuterez ainsi votre transformation personnelle.

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Prophéties bibliques

Où en sommes-nous, selon les prophéties bibliques ?

Quand aura lieu la fin du monde ? Peut-on, en fait, le savoir ? par Paul Luecke

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Les étudiants de la Bible se soucient souvent de savoir quand la fin du monde et le retour de Jésus-Christ auront lieu. La Bible étant le moyen dont Dieu Se sert pour avertir le monde, c’est à celle-ci que nous devons nous adresser pour savoir quels sont les évènements devant se dérouler au temps de la fin. En fait, une portion importante des Écritures est prophétique. Où nous situons-nous donc dans le déroulement des prophéties bibliques ?

Ce que nous pouvons – et ne pouvons pas – savoir Premièrement, nous pouvons – et devrions – avoir une idée assez précise de l’époque où nous vivons et de sa situation dans la chronologie des évènements prophétisés dans la Bible. Jésus nous a dit : « Instruisez-vous par une comparaison tirée du figuier. Dès que ses branches deviennent tendres, et que les feuilles poussent, vous savez que l’été est proche. De même, quand vous verrez toutes ces choses, sachez que le Fils de l’homme est proche, à la porte. Je vous le dis en vérité, cette génération ne passera point, que tout cela n’arrive » (Matthieu 24:32-34 ; lire aussi Marc 13:28-31). Autrement dit, si nous voyons les évènements que Jésus vient de prophétiser – dans Sa prophétie du mont des Oliviers – se dérouler, nous savons que la fin approche. Parallèlement, Jésus a précisé que nul n’allait pouvoir déterminer avec précision le moment exact de la fin du monde et de Son retour : « Pour ce qui est du jour ou de l’heure, personne ne le sait, ni les anges dans le ciel, ni le Fils,

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et il y aura des famines, des pestes et des tremblements de terre en divers lieux »

mais le Père seul » (Marc 13:32 ; c’est nous qui soulignons tout du long). Jésus donna cette réponse à une question que Lui avait posée Ses disciples : « Dis-nous, quand cela arrivera-t-il, et quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde ? » (Matthieu 24:3). Christ avait énuméré plusieurs évènements devant se produire au temps de la fin. Au verset 21, on peut lire : « Car alors, la détresse sera si grande qu’il n’y en a point eu de pareille depuis le commencement du monde jusqu’à présent, et qu’il n’y en aura jamais ». Cette grande détresse est un évènement prophétique majeur mentionné dans de nombreuses autres prophéties dans la Bible. Ces prophéties indiquent, en gros, que cette tribulation durera 3 ans ½ et culminera par le retour de notre Sauveur. Des évènements précis devant – selon les prophéties – se produire pendant cette grande détresse ne se sont pas encore produits. Autrement dit, nous ne sommes pas encore à la période des 42 derniers mois de l’ère présente (consulter à ce sujet notre article intitulé « La grande détresse »).

« La connaissance augmentera » (Daniel 12:4)

Selon les sources citées par Boston Commons High Tech Network, jusqu’en 1900, les connaissances humaines doublaient approximativement tous les 100 ans. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, elles doublaient tous les 25 ans. À présent, notre base d’informations double tous les ans, et doublera bientôt toutes les 12 heures.

L’humanité a le pouvoir d’annihiler toute vie

Ce qui doit avoir lieu avant la grande détresse

« Si ces jours n’étaient abrégés, personne ne serait sauvé » (Matthieu 24:22). L’humanité n’avait pas le pouvoir de détruire toute vie sur cette planète avant 1945 – année où le monde est entré dans l’ère atomique. Depuis lors, la prolifération des armes nucléaires a rendu possible la destruction de toute vie, de nombreuses fois.

La question est donc de savoir si la grande détresse est imminente. Pour le savoir, nous pouvons consulter plusieurs prophéties s’y reportant et noter les situations devant être présentes au temps de la fin. Pour être plus précis, le temps de la fin doit être une époque où il doit se passer certaines choses. À lecture de la liste cidessous, dites-vous bien que certains de ses éléments n’étaient même pas présents au début du 20e siècle. Et juxtaposés, ces éléments dépeignent un monde au bord du précipice de la grande détresse annoncée. Relativement parlant, il semble que seulement quelques détails aient encore à se matérialiser pour que tous les facteurs soient en place pour que puissent commencer à se dérouler les 42 derniers mois de ce monde.

« Une nation s’élèvera contre une autre nation, et un royaume contre un autre royaume ; et il y aura des famines, des pestes et des tremblements de terre en divers lieux » (Matthieu 24:7 ; version Ostervald). Certes, il y a eu des tremblements de terre à divers moments, dans l’histoire, mais Christ les a cités dans le contexte précis des évènements du temps de la fin, montrant qu’ils allaient être nettement plus fréquents.

l’augmentation des tremblements de terre

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« Plusieurs courront çà et là » (Daniel 12:4)

Cette tendance nous vient à l’esprit quand nous voyageons sur une autoroute congestionnée ou nous nous trouvons dans un aéroport fréquenté. Il y a dans ce monde plus d’un milliard d’automobiles, et plusieurs millions de passagers s’envolant chaque jour.

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On doit de nouveau offrir des sacrifices à Jérusalem

Apocalypse 11:3-11 indique que peu avant le retour de Christ, Ses « deux témoins » – qui témoigneront devant le monde entier, de Jérusalem, pendant 42 mois (3 ans ½) – seront mis à mort. Et « des hommes d’entre les peuples, les tribus, les langues, et les nations, verront leurs cadavres pendant trois jours et demi » (verset 9). Pour que les gens du monde entier puissent les voir, il faudra que la technologie le permette. Non seulement c’est aujourd’hui le cas, mais la plupart d’entre nous voyons tous les jours ce qui se passe dans d’autres pays, grâce à des satellites.

Daniel 12 parle d’évènements devant se produire à la fin de l’ère présente (versets 4, 9). Le verset 1 décrit cette période comme étant « une époque de détresse, telle qu’il n’y en a point eu de semblable depuis que les nations existent jusqu’à cette époque » – description qui coïncide avec ce que Jésus a annoncé dans Matthieu 24:21. Combien de temps dureront ces évènements ? Daniel 12:7 nous le dit : « un temps, des temps, et la moitié d’un temps ». Cette expression, qui se retrouve aussi dans d’autres prophéties, équivaut aux 42 derniers mois (ou 3 ans ½, ou 1 260 jours) devant précéder le retour de Christ. Le verset 11 précise également ceci : « Depuis le temps où cessera le sacrifice perpétuel, et où sera dressée l’abomination du dévastateur, il y aura mille deux cent quatrevingt-dix jours ». Pour que cessent les sacrifices, avant les 42 derniers mois de l’ère présente, ils faut qu’ils aient de nouveau lieu. Il y a quelques Juifs – une petite minorité à présent – qui prônent la restauration des sacrifices à Jérusalem et qui effectuent des préparatifs en ce sens, bien qu’ils n’aient pas encore réussi, à l’heure où nous rédigeons le présent article. Ce projet d’offrir de nouveau des sacrifices d’animaux semble extrême à la majorité des Juifs, et ce genre d’activité provoque quelque inquiétude dans les milieux

Une armée de 200 millions de soldats peut être assemblée

Apocalypse 9:13-19 décrit un autre évènement devant se produire vers la fin des 3 ans 1/2 , quand doit retentir la sixième trompette. Le verset 16 indique qu’une armée gigantesque sera alors formée : « Le nombre des cavaliers de cette armée s’élevait à deux cent millions ; car j’en entendis le nombre » (version Ostervald). Cela se produira après qu’un nombre effrayant d’êtres humains aient déjà été tués, d’après les chapitres 6 à 9. La capacité de dresser une telle armée n’était pas possible jusqu’à une époque récente, quand les populations de certains pays (comme, par exemple, la Chine et l’Inde) se sont accrues aussi radicalement.

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Jérusalem sera environnée d’armées

« Quand vous verrez Jérusalem être environnée d’armées, sachez alors que sa désolation est proche » (Luc 21:20 ; version Martin). Le verset 24 indique que Jérusalem doit passer sous contrôle des « Gentils » (non Israélites). Le récit de Matthieu ajoute la présence d’une « abomination de la désolation » (Matthieu 24:15), liée à l’interruption des sacrifices, devant accompagner cette saisie du contrôle de Jérusalem. Dans Zacharie 12:3 (où il est aussi question de Jérusalem au temps de la fin), Dieu déclare : « En ce jour-là, je ferai de Jérusalem une pierre pesante pour tous les peuples ; tous ceux qui la soulèveront seront meurtris ; et toutes les nations de la terre s’assembleront contre elle ». Y a-t-il, dans le monde, une autre ville dont on parle quasiment tous les jours aux actualités – et qui soit le point de mire de conflits, de divisions, d’effusions de sang et de controverses ? Il est facile d’imaginer que des opérations militaires puissent y avoir lieu, dégénérant à tout moment. (Lire à cet effet notre article intitulé « Jérusalem d’après les prophéties »).

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La capacité de voir quelque chose se passant dans le monde

politiques. Bien que des sacrifices soient de nouveau offerts – avec ou sans le consentement de la majorité – il est difficile d’imaginer qu’ils puissent l’être dans le contexte actuel. L’avenir dira quand et comment ces sacrifices reprendront et comment la prophétie indiquant leur cessation s’accomplira.


Une dernière renaissance de l’empire romain

Ceux qui étudient les prophéties bibliques savent que Dieu a annoncé l’apparition et la chute de quatre grands empires mondiaux. Que le quatrième était l’empire romain. Et la Bible indique que ce dernier allait avoir 10 renaissances (symbolisées par les 10 cornes de la quatrième bête décrite dans Daniel 7:7, 23-24. (Lire à cet effet notre article intitulé « Que représente Babylone ? ») La neuvième renaissance a déjà eu lieu, amorcée par l’unification de l’Italie par Garibaldi en 1870 et achevée par la mort du dictateur italien Benito Mussolini en 1945. « Après la Guerre [la Première Guerre mondiale], … Mussolini décida que sa destinée était de gouverner l’Italie comme un César moderne et de recréer l’empire romain » (History.com, « Benito Mussolini »).

« Prenez garde à vousmêmes, de crainte que vos cœurs ne s’appesantissent par les excès du manger et du boire, et par les soucis de la vie, et que ce jour ne vienne sur vous à l’improviste »

Mussolini « conclut la décennie [des années 1920] en beauté : son concordat avec le Vatican en 1929 réglait les différends historiques entre l’État italien et l’Église catholique romaine. Émerveillé par une générosité qui multipliait son salaire annuel par quatre, le pape Pie XI confirma au monde que Mussolini avait été envoyé “ par la providence divine”. A l’aube des années 1930, Mussolini, confortablement installé au pouvoir et jouissant d’un large soutien des classes moyennes, entreprit de façonner son régime et de fixer son image. L’Italie, annonça-t-il, venait de débuter l’époque de la “Troisième Rome” » (Encyclopedia.com, « Benito Mussolini »). La dernière renaissance de l’empire romain (qui a toujours été basé en Europe) verra une union de « dix rois » (ou royaumes ou États), qui accepteront de se placer sous l’autorité de la « bête » décrite dans Apocalypse 17. « Les dix cornes que tu as vues [au verset 3 – décrivant une autre « bête » que celle décrite dans Daniel 7] sont dix rois, qui n’ont pas encore reçu de royaume, mais

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qui reçoivent autorité comme rois pendant une heure avec la bête. Ils ont un même dessein, et ils donnent leur puissance et leur autorité à la bête » (versets 12-13). Ces 10 « rois » coopéreront, mais ne s’entendront guère entre eux. Cela est indiqué par les 10 orteils de la statue décrite dans Daniel 2:42-44. Ce passage parle de ces 10 orteils comme étant 10 rois et il les place à l’époque du temps de la fin, quand Dieu instaurera Son Royaume sur terre. Ce qui se passe en Europe à présent présage une unification et l’apparition d’un homme fort (pour des raisons économiques, militaires, culturelles et autres). En fait, cette idée est de plus en plus évoquée – quasiment quotidiennement.

Que sommes-nous supposés faire ? En plus de la courte liste dressée plus haut, plusieurs indices prophétiques additionnels indiquent que nous approchons la fin de l’ère présente. Nous avons peu de temps. Hélas, peu de gens se soucient de ce que déclare la Bible et ils croient qu’ils vont pouvoir poursuivre indéfiniment leur traintrain quotidien. La grande détresse qui, selon Christ, sera la pire époque que le monde ait connue, fondra sur eux à l’improviste. « Car de même qu’aux jours d’avant le déluge les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et donnaient en mariage, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; et qu’ils ne connurent rien jusqu’à ce que le déluge vint et les emporta tous ; il en sera de même à l’avènement du Fils de l’homme » (Matthieu 24:38-39, version Ostervald). D’après Christ, que sommes-nous – nous, Ses disciples – supposés faire ? « Prenez garde à vous-mêmes, de crainte que vos cœurs ne s’appesantissent par les excès du manger et du boire, et par les soucis de la vie, et que ce jour ne vienne sur vous à l’improviste ; car il viendra comme un filet sur tous ceux qui habitent sur la surface de toute la terre. Veillez donc et priez en tout temps, afin que vous ayez la force d’échapper à toutes ces choses qui arriveront, et de paraître debout devant le Fils de l’homme » (Luc 21:34-36). Nous vous proposons la lecture de nos articles « L’Apocalypse » et « Les sept trompettes de l’Apocalypse vont affecter l’humanité ». D

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La vie

À quand remonte votre dernier décès ?

par Jeff Caudle

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Plus d’un chrétien sur cinq, en Amérique, croit à la réincarnation. D’où provient cette croyance, et que déclare la Bible ?

ar une après-midi tranquille, en janvier 1989, j’avais trouvé un petit mot dans ma boîte aux lettres. Il avait été déposé par la concierge de mon groupe d’appartements, à Bangkok. Écrit en thaïlandais, il disait simplement : « Sawat est décédé ». Sawat Yingyuad était – pour moi et pour plusieurs collègues occidentaux qui travaillions en Thaïlande, au Sri Lanka et au Népal, dans les années 1980 – un bon ami et un mentor. Il venait d’être tué dans un accident automobile, quelque part dans la campagne thaïlandaise. Je me mis à me poser une foule de questions. Pour commencer, j’ignorais où il se trouvait. Je n’avais que ce petit mot. Aidé des prêtres bouddhistes locaux, je fus rapidement en mesure de le localiser.


Deux jours plus tard, j’atteignis le village isolé, dans le nord de la Thaïlande, où Sawat avait grandi. Son corps se trouvait dans un cercueil fermé, sous la véranda. Il faisait chaud et humide. Et comme le veut la coutume, il n’avait pas été embaumé. Sawat, comme 60 millions de Thaïlandais (94% de la population) pratiquait le bouddhisme Theravada. Il avait vécu dans des monastères bouddhistes dès son enfance, dans les années 1920, étudiant dans les principaux centres de formation en Thaïlande, en Inde, au Sri Lanka et en Birmanie. C’était un linguiste doué et un grand érudit. Autre trait important : Sawat croyait en la réincarnation – à la renaissance des êtres dans d’autres corps ou formes de vie, dans un autre corps humain, un corps animal, un corps d’insecte, ou un esprit quelconque.

manger, boire et discuter ouvertement de la vie et de la mort, ainsi que d’existences ultérieures. Comme c’est aussi la coutume, ils avaient aussi parlé de leurs vies antérieures. Je veux effectivement parler de leurs vies – selon eux – passées, avant qu’ils ne soient décédés pour la dernière fois. Ils avaient aussi échangés leurs souvenirs sur la vie de Sawat. Ils croient que le karma de Sawat, ses bonnes actions comme ses mauvaises, dans sa vie récente et dans ses nombreuses vies antérieures, vont déterminer la nature de sa prochaine existence. Ils croient aussi qu’il existe de nombreux niveaux au ciel et en enfer – lieux où les âmes des défunts sont éprouvées et purifiées avant leur renaissance. Ils croient que les prières et les actions méritantes faites pour les défunts vont améliorer l’au-delà et la renaissance de leurs êtres chers.

Rites funéraires et croyances

Tout ceci peut sembler inhabituel et étrange aux yeux des occidentaux, surtout ceux parmi nous qui ont été élevés dans le christianisme. Néanmoins, plus de 1,5 milliard d’individus, dans le monde, croient en un certain type de réincarnation ou de transmigration. Ceux dans cette catégorie sont surtout les bouddhistes, les hindous, les Sikhs et les Jains. Pourtant, une enquête effectuée par le Forum Pew sur la religion et la vie publique a révélé que bien que les ÉtatsUnis soient « un pays essentiellement chrétien, des minorités non négligeables professent adhérer à des croyances orientales ou du Nouvel Âge. Par exemple, 24% du public de tous milieux, et 22% des chrétiens, déclarent croire en la réincarnation – croire que l’on ne cesse de renaître en ce monde ». En 2006, Erlendur Haraldsson, professeur de psychologie à l’université d’Islande, a publié des données – à propos des croyances sur la réincarnation en Europe – rassemblées à partir d’enquêtes de European Values Surveys s’échelonnant sur deux décennies. Ses recherches ont révélé qu’au moins 10% des Européens croient en un type de réincarnation, ce pourcentage étant même de 30 à 40% dans certaines

En Thaïlande, les enterrements durent au moins une semaine, et parfois même une centaine de jours, ou plus. Passée la première semaine, les rites funéraires peuvent se dérouler une fois par semaine, jusqu’à ce qu’une date favorable – selon l’astrologie et les traditions locales – soit choisie pour la crémation. Les obsèques des moines de hautrang ou des membres de la famille royale peuvent durer plus d’un an. Par exemple, le roi de Thaïlande Bhumibol Adulyadej, qui a eu un long règne, est décédé le 13 octobre 2016, mais sa crémation publique n’aura pas lieu avant le 26 octobre 2017, lors d’une cérémonie royale à laquelle assisteront des milliers de personnes, près du Grand Palais, à Bangkok. Dans le cas de Sawat, plusieurs moines étaient venus à la maison, la nuit, plusieurs jours de suite, chantant des versets bouddhistes, encourageant les personnes présentes, les assurant qu’il revivra un jour et connaitra une vie meilleure. Les moines ne cessent de prier en ce sens pour l’ancien roi et continueront de le faire même après sa crémation. Parents et amis étaient venus rendre hommage à Sawat et à sa famille et pour VieEspoirEtVerite.org

La réincarnation en occident

régions de l’Europe de l’Est et dans les pays baltes.

D’où ces croyances proviennentelles ? Au 5e siècle avant notre ère, le philosophe grec Platon écrivit son Phèdre, œuvre dans laquelle il parle de métempsychose – « doctrine selon laquelle l’âme [à la mort] se réincarne dans un autre corps, humain, animal ou végétal » (linternaute.com). Et au 1er siècle avant notre ère, Jules César déclara à propos des Gaulois que « la doctrine de base qu’ils [les druides] essaient d’inculquer est que les âmes ne meurent pas mais, à la mort, passent d’un corps à un autre » (La Guerre des Gaules ; livre VI, 14). Certains érudits pensent que ces écrits, de même que les histoires et la littérature romaine et celte, indiquent que la croyance en une renaissance et en une réincarnation était très répandue en Europe, avant l’ère chrétienne. Or, d’où certaines de ces croyances anciennes proviennent-elles ?

La source primaire Beaucoup de chrétiens et de nos lecteurs connaissent le récit du jardin d’Éden, dans le livre biblique de la Genèse. Mais nombreux sont ceux qui ne réfléchissent pas à ce que le serpent dit à Ève, et ne mesurent pas l’impact de ses propos sur les croyances de l’humanité sur la vie et la mort depuis cette époque. Satan demanda à Ève si Dieu leur avait défendu de manger des arbres du jardin. Il est bien évident qu’il connaissait déjà la réponse. Ève répondit : « Nous mangeons du fruit des arbres du jardin. Mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez point et vous n’y toucherez point, de peur que vous ne mouriez » (Genèse 3:2-3). Que répondit Satan ? « Vous ne mourrez point ; mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme Dieu, connaissant le bien et le mal » (versets 4-5 ; c’est nous qui soulignons tout du long). Satan mentit. Il savait que les êtres humains, qui étaient physiques,

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« Les vivants, en effet, savent qu’ils mourront ; mais les morts ne savent rien »

Que dit Dieu ? Par contre, ceux qui croient en un Dieu Tout Puissant Créateur de l’univers et de tout ce qui existe, se tournent vers Sa parole – la Bible – comme source authentique de vérité. Les disciples de Jésus ne se tournent pas vers les religions et la philosophie orientales, ni l’astrologie et même les formes modernes du christianisme pour trouver la réponse aux questions sur la vie et la mort. Il est écrit : « Les vivants, en effet, savent qu’ils mourront ; mais les morts ne savent rien ». Quelques versets plus loin, il est écrit : « Tout ce que ta main trouve à faire avec ta force, fais-le ; car il n’y a ni œuvre, ni pensée, ni science, ni sagesse, dans le séjour des morts, où tu vas » (Ecclésiaste 9:5,10). La mort met fin à toute conscience, à toute pensée, à toute connaissance et à toute action. Autrement dit, les morts ne vivent plus sous une forme quelconque ; ils sont morts. Le prophète Ézéchiel nous dit que toutes les âmes (toutes les vies) appartiennent à Dieu et que « l’âme qui pèche, c’est celle qui mourra » (Ézéchiel 18:4). Ces âmes ne sont donc pas vivantes en enfer ou au purgatoire. Le Psalmiste a écrit à propos des morts que « leurs desseins périssent » (Psaumes 146:4). Et aussi que « ce ne sont pas les morts qui célèbrent l’Eternel, ce n’est aucun de ceux qui descendent dans le lieu du silence » (Psaumes 115:17). Ces versets s’accordent avec le restant de la Bible qui décrit la mort comme un état de profond sommeil, d’inconscience totale. Les morts ne font pas de projets pas plus qu’ils n’adorent Dieu. Ils ne sont pas au ciel ou en enfer. Et ils ne renaissent pas non plus pour mourir de nouveau. Il est écrit « Il est réservé aux hommes de mourir une fois, et après cela vient le jugement [lors de la résurrection] »

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(Hébreux 9:27 ; version Ostervald). On meurt une fois, bien que certains (peu, nous l’espérons) choisiront une seconde mort, finale et définitive (Apocalypse 20:14).

Le merveilleux plan divin Dieu suit un plan. Des milliards d’êtres humains sont morts, au fil des siècles. Qu’adviendra-t-il d’eux et de tous ceux qui vivront et mourront encore ici-bas ? La Bible dit qu’à l’avenir, les corps morts « se relèveront ! Réveillez-vous et chantez de joie, habitants de la poussière … la terre fera renaître les trépassés » (Ésaïe 26:19). Jésus, le Fils de Dieu, a évoqué une époque où les morts ressusciteront et revivront. Il a dit : « Ne vous étonnez pas de cela ; car l’heure vient où tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix, et en sortiront. Ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie, mais ceux qui auront fait le mal ressusciteront pour le jugement » ( Jean 5:28-29). Au verset 26, Christ révèle que Seuls Lui et le Père ont le pouvoir de ressusciter les morts. D’après la Bible, mon bon ami Sawat est mort et attend la résurrection, selon la volonté et le plan divins. Il n’est pas dans un cycle interminable de renaissances et de réincarnations. Il n’est ni au ciel ni en enfer ; il ne souffre pas pour ses vies passées ou pour son karma. La vérité du plan divin est simple, mais profonde. Tous meurent, mais Dieu a promis que – grâce à la résurrection des morts – tous revivront un jour. Ceux qui n’ont pas eu l’occasion d’être sauvés et de recevoir la vie éternelle dans Sa famille auront un jour cette merveilleuse opportunité (1 Timothée 2:4). Qui allez-vous croire ? Dieu ou Satan ? D

Pour en savoir plus sur ce sujet, nous vous proposons de lire notre brochure gratuite : Le dernier ennemi – Que devient-on une fois mort ?

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mourraient s’ils désobéissaient et rejetaient les instructions divines. Adam et Ève péchèrent et prirent du fruit défendu. Dieu les expulsa du jardin d’Eden, leur interdisant l’accès à l’arbre de la vie et à tous ses bénéfices. Effectivement, les êtres humains n’ont cessé, depuis, de souffrir et de lutter, pour ensuite mourir. Néanmoins, ils essaient toujours de croire ce que Satan a dit : « Vous ne mourrez point ».


Dieu

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Que recherche Dieu dans nos jeûnes ? À quoi servent-ils au niveau spirituel et quels sont leurs bénéfices ? par Bill Palmer

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Le jeûne auquel je prends plaisir »

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Ce que Dieu déclare à propos du jeûne Comme l’indique le livre du prophète Ésaïe, Dieu ne prête pas attention au jeûne quand il est utilisé comme une arme. Reprochant à Israël de pratiquer un culte superficiel, dénué de moralité mais plein de rituels et de faux semblants, Dieu aborda cette question. Israël avait demandé : « Que nous sert de jeûner, si tu ne le vois pas ? de mortifier notre âme, si tu n’y as point égard ? » La réponse divine était sans équivoque : « Voici, vous jeûnez pour disputer et vous quereller, pour frapper méchamment du poing ; nous ne jeûnez pas comme le veut ce jour, pour que votre voix soit entendue en haut » (Ésaïe 58:3-4). Dans la Bible, se trouvent plusieurs exemples d’individus jeûnant pour de bons motifs, se rapprochant de Dieu. Néanmoins, comme bien des aspects

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de la spiritualité, la valeur et les raisons légitimes du jeûne ont souvent été mal comprises. De nos jours encore, beaucoup de croyants jeûnent pour de mauvais motifs, comme…

• pour faire pénitence. Plusieurs religions enseignent que le jeûne devrait être pratiqué pour faire pénitence ou pour s’abaisser afin de montrer qu’on est désolé. En somme, les personnes qui jeûnent, ayant cette optique, essaient de payer pour leurs péchés ou pour se punir ellesmêmes avant que Dieu ne s’en charge. • pour impressionner l’entourage. Dans ce qu’on appelle souvent « le sermon sur la montagne », Jésus mit Son auditoire en garde contre la tendance typiquement humaine consistant à essayer d’impressionner son entourage. Il a précisé que nous ne devrions pas prendre « un air triste » et rendre notre visage « tout défait » pour montrer aux gens que nous jeûnons et les impressionner (Matthieu 6:16). • pour forcer la main à Dieu. Peu de gens sont disposés à l’admettre, mais ils jeûnent afin d’essayer inconsciemment d’inciter Dieu à se plier à leurs exigences. Jeûner avec cette optique équivaut à caresser la lampe à génie pour obtenir un vœu. Il est clair que Dieu n’est pas impressionné quand nous jeûnons en continuant de nous disputer ou de nous livrer à nos penchants charnels. Qu’est-ce qui fait qu’un jeûne est véritablement spirituel ? L’évangile de Jean fournit un moyen fascinant d’aborder ce sujet, montrant la distinction que Jésus faisait entre la nourriture physique et la nourriture spirituelle, et évoquant de ce fait des principes profonds soulignant le jeûne.

Christ et la femme samaritaine Jésus et Ses disciples se rendaient, de Judée (dans le sud), en Galilée

(dans le nord). Ce faisant, ils passèrent par la Samarie – une région habitée par une population ethniquement mixte. Les Samaritains, rejetés par les Juifs comme imposteurs religieux, adoraient Dieu à un temple érigé sur le mont Garizim au lieu du temple de Dieu à Jérusalem. Quand la petite troupe atteignit Sychar, ville des Samaritains au pied du mont Garizim, Jésus décida de Se reposer au puits de Jacob. Les disciples, eux, se rendirent en ville pour acheter de la nourriture. C’est pendant cette halte que Jésus viola la tradition juive en adressant la parole à une femme samaritaine. Quand Il eut dit à la femme des choses qu’aucun étranger n’aurait pu savoir, elle reconnut qu’Il était prophète. Elle parla alors des temples juif et samaritain, faisant remarquer que, d’après les Juifs, Dieu ne pouvait être adoré qu’à Jérusalem. Elle voulait savoir ce que ce rabbin hors du commun pensait de cela. Elle ne pensait qu’à l’édifice physique. La réponse que lui donna Jésus la surprit : « Femme, lui dit Jésus, croismoi, l’heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père » ( Jean 4:21). Après avoir répété cette déclaration choquante, Jésus en ajouta une autre : « Il faut que ceux qui l’adorent [Dieu], l’adorent en esprit et en vérité » (verset 24). Jésus mettait l’accent sur le spirituel, disant à la femme que ce n’était pas l’endroit qui comptait, mais la manière d’adorer Dieu. Quand les disciples furent de retour, et après que Jésus ait mis fin à sa conversation, ils L’encouragèrent à prendre quelque nourriture. Lorsqu’Il leur répondit : « J’ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas » (verset 32), Il ne surent que penser ; ils se demandèrent qui Lui avait donné à manger. Eux aussi pensaient à l’aspect matériel des choses. Ce qu’Il déclara ensuite est ce qui paraît étrange, pour nous autres humains : « Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre » (verset 34). Numéro 5 • 2017

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S

on corps ne portait aucune blessure à l’arme blanche ou d’une arme à feu, et il n’était pas atteint du moindre mal. Pourtant, quelques jours plus tôt, il avait sombré dans un coma duquel il n’allait pas se remettre. Le 5 mai 1981, ce prisonnier de 27 ans rendit son dernier souffle. La cause de son décès ? La malnutrition. Il n’avait rien mangé depuis 66 jours. Pourquoi ? Bobby Sands était membre de l’Armée Républicaine Irlandaise, organisation qui passait aux yeux des Anglais pour une organisation terroriste mais qui, pour bien des catholiques irlandais, était faite de combattants pour la liberté. Il avait organisé un groupe de collègues prisonniers de l’IRA pour défier les responsables anglais de la prison, espérant obliger ces derniers à traiter les détenus de l’IRA comme des prisonniers politiques. Cette grève de la faim l’avait catapulté à la une des actualités internationales, mettant l’accent sur le conflit entre catholiques et protestants en Irlande du Nord. Pour Bobby Sands, ce qui était supposé être un outil pour croître spirituellement était devenu une arme politique et religieuse.


Le pain de vie Jésus Se servit de cet incident comme leçon servant à illustrer l’abîme séparant le spirituel du matériel. Cet incident n’est pas le seul que Jean ait enregistré à propos du contraste entre la nourriture physique et la nourriture spirituelle. Deux chapitres plus loin, Jésus est décrit comme alimentant une foule comptant 5 000 hommes ( Jean 6:10). Il ne fait aucun doute que ledit groupe comprenait aussi des femmes et des enfants. N’était-ce pas un jeune garçon – qui avait cinq pains d’orge et deux poissons – qui fournit la petite quantité de nourriture que Jésus multiplia (verset 9) ? Après avoir accompli ce miracle, Jésus Se retira et voulut être seul, car « ils allaient venir l’enlever pour le faire roi » (verset 15). Ce qui est ironique, c’est que ce repas miraculeux les poussa à inciter le Fils de Dieu à se plier à leurs exigences. Le lendemain, la foule rattrapa Jésus, de l’autre côté de la mer de Galilée. Jésus savait ce à quoi ils pensaient : surtout au repas qu’Il leur avait donné et non aux paroles qu’ils avaient entendues (verset 26). Il reprit le même thème, établissant de nouveau le contraste entre la nourriture physique et la nourriture spirituelle : « Travaillez, non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui subsiste pour la vie éternelle » (verset 27). À cette occasion, Jésus S’identifia comme « le vrai pain du ciel » ; « le pain de Dieu » et « le pain de vie » (versets 3233, 35). Peu après, Il renouvela Son engagement à chercher « la volonté de celui qui m’a envoyé » (verset 38). À deux occasions distinctes, Jésus Se compara à « une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle » ( Jean 4:14) et au Pain de vie. Dans un cas comme dans l’autre, Il insista sur Sa détermination à faire la volonté du Père. Il est clair qu’un lien existe entre la nourriture spirituelle et la volonté de Dieu.

À nous de choisir Nos vies quotidiennes sont faites de nombreux choix. Certains d’entre eux sont insignifiants, mais d’autres sont cruciaux. Si cruciaux, en fait, que Moïse décrivit l’alternative : « la vie et le bien » ou « la mort et le mal » (Deutéronome 30:15). L’apôtre Paul couvrit le même sujet, écrivant aux chrétiens de Rome que « l’affection de la chair, c’est la mort, tandis que l’affection de l’Esprit, c’est la vie et la paix » (Romains 8:6). Au verset suivant, il explique que les êtres humains s’opposent instinctivement à Dieu. Sans l’Esprit Saint, notre nature charnelle « ne se soumet pas à la loi de Dieu, et […] ne le peut même pas ». VieEspoirEtVerite.org

Que tirer de tout ceci ? Nous autres chrétiens devons continuellement chercher la volonté divine plutôt que la nôtre, et pourtant – tant que nous sommes dans la chair, nous avons tendance à nous rebeller. Quel est le chrétien qui n’a pas connu la lutte menée dans son cœur quand il s’efforce de plaire à Dieu ? Quel est le chrétien qui n’a pas ressenti ce que Paul ressentait quand il écrivit : « Je ne sais pas ce que je fais : je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais » (Romains 7:15) ? Heureusement, Dieu nous offre Son Saint-Esprit grâce auquel nous devons « fai[re] mourir les actions du corps » (Romains 8:13). Et Dieu nous donne aussi, à cette fin, l’outil qu’est le jeûne. Quand nous jeûnons, nous décidons de ne pas manger ni boire pendant quelque temps. Nos corps protestent cette décision ; nous avons faim ; notre estomac grogne ; nous sommes fatigués et avons des maux de tête. Cela nous rappelle que si nous continuons de nous priver de nourriture et de liquides, nous mourrons, mais nous jeûnons dans l’espoir d’hériter un jour la vie éternelle. Et nous nous souvenons des paroles de Christ après qu’Il ait jeûné 40 jours, quand Il fut tenté par Satan : « L’homme ne vivra pas seulement de pain, mais de toute parole de Dieu » (Luc 4:4 ; version Ostervald). Jeûner, dans le fond, représente le choix le plus important que nous puissions prendre. Quand nous jeûnons, nous nous détachons de ce qui est physique pour nous concentrer sur le spirituel – nous renonçons à notre volonté, optant, comme nourriture, pour la parole de Dieu.

Dieu nous exaucera Dieu – dans le livre d’Ésaïe – ne termine pas Son message en censurant Israël. En fait, Il précise qu’Il veut que Son peuple jeûne, mais il faut que ce soit « le jeûne auquel je prends plaisir : détache les chaînes de la méchanceté, dénoue les liens de la servitude, renvoie libres les opprimés, et que l’on rompe toute espèce de joug » (Ésaïe 58:6). Si nous jeûnons en recherchant la volonté de Dieu plutôt que la nôtre, si nous détachons les chaines de la méchanceté, commençant par nos propres cœurs, nous pouvons être assurés que lorsque nous prions, « l’Eternel répondra », et si nous crions, « Il dira : Me voici ! » (verset 9) Pour en savoir plus à propos du jeûne, nous vous conseillons la lecture de notre article « Que veut dire jeûner ? » D

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Les rouages de notre cerveau, et les tentations de la société, nous rendent vulnérables. Il est facile de se créer certaines dépendances. Nous devons néanmoins nous soustraire à ces habitudes destructives puissantes. Voici par où commencer. par Eddie Foster

Face à l’addiction

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n en fait une routine ; on se sent bien ; on en retire du plaisir, et c’est quelque chose qu’on a hâte de faire, dans certains cas, quotidiennement. Néanmoins, c’est aussi une habitude que l’on hait et dont on souhaite désespérément se débarrasser.

Je veux parler de l’addiction ! Et vivement qu’elle soit éliminée !

Addiction Voilà un mot qui revêt des sens divers et peut évoquer certains défis, en fonction de nos expériences. En blaguant, untel vous dit, par exemple, qu’il ne peut se passer de son camembert, de son émission favorite ou de son café quotidien. Ce scénario plutôt inoffensif peut néanmoins éclipser la nature fâcheuse et misérable des vraies addictions qui, elles, provoquent de graves dégâts dans la vie de ceux qui en souffrent et qui sont littéralement piégés. Piégés effectivement ! Ceux qui ont fait le premier pas pour éliminer une addiction, afin d’en guérir, reconnaissant leur problème, s’estiment souvent être esclaves d’un maître cruel. Ils veulent être libérés. Ils veulent que leur vie redevienne normale, ne plus dépendre d’une substance ou d’une habitude pour être heureux. Mais ils ne peuvent s’en passer. Les exemples les plus courants sont les addictions aux narcotiques, aux opioïdes et aux analgésiques, qui mènent souvent à des séjours dans des centres de rééducation, à d’intenses programmes de désintoxication en clinique, dans l’espoir de maîtriser à nouveau sa situation. Néanmoins, les occasions auxquelles on devrait simplement dire « non ! » ont – ces dernières années – pratiquement décuplées. Et il n’y a pas non plus que les drogues qui affectent notre psychisme. On souffre d’une addiction quand on se comporte comme suit:

• Quand on préfère la consommation de substances psychotropes à des rapports humains. • Quand on efface son historique sur Internet afin de se débarrasser des traces des visites de sites pornographiques et de bavardoires érotiques. • Quand on sort pour fumer et qu’on vaporise un désodorisant ou prend un rince-bouche pour ne pas que cela se sache. • Quand on essaie, les yeux hagards, d’expliquer à un être cher pourquoi on a perdu une somme folle, au jeu. • Quand on se déplace avec peine pour aller travailler après avoir passé toute la nuit à jouer à des jeux vidéos. • Quand un verre d’alcool vient s’ajouter à un autre, puis un autre, puis dix, et qu’à chaque fois l’on estime « toucher les bas-fonds ».

L’addiction apprivoise généralement petit-à-petit sa victime et la pousse à adopter progressivement un comportement destructif, non sans lui donner

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Croître


l’illusion que c’est aléatoire, jusqu’à ce que cela devienne une habitude à laquelle elle ne parvient plus à résister. Avec l’addiction, notre cerveau se retourne contre nous, et nous laissons faire.

La mémoire des raccourcis du plaisir et les sécrétions de l’addiction Les données de base scientifiques de l’addiction sont largement traitées dans des ouvrages et sur des sites s’y consacrant. En résumé, voici ce qu’on y découvre : L’addiction trompe nos cerveaux, les convainquant que nous nous sentons bien, puis elle nous rend esclaves de cette illusion. Nous nous livrons à une activité (comme la pornographie, ou la consommation de drogue, ou un comportement à haut risque, en public) et nos cerveaux s’imbibent de neurotransmetteurs de plaisir comme la dopamine. Une telle obtention de plaisir, dans ces situations, est créée si facilement et fonctionne si bien que nos cerveaux se souviennent de la facilité avec laquelle cela s’est produit, et dans quelles conditions. Par conséquent, quand une situation analogue se présente, nos cerveaux s’empressent de nous rappeler avec quelle facilité nous pouvons éprouver ce plaisir, et nous donnent envie de le ressentir de nouveau. Tout peut sembler formidable, à ce stade, mais l’afflux de dopamine dans nos cerveaux, et l’effet des récepteurs neurotransmetteurs obligent en fait ceux-ci à se modifier afin de s’adapter à ladite situation. Ou bien ils réduisent le flot de dopamine, ou bien ils réduisent les récepteurs de dopamine. À tel point que regarder de la pornographie une fois par mois ne suffit plus ; ou l’ébriété produite par deux verres d’alcool ne suffit plus ; ou parier €100 en ligne ne suffit plus. Cela suffisait, au début, mais notre cerveau s’adapte si facilement à un afflux si artificiel de plaisir dans nos neurotransmetteurs qu’il se met à réclamer davantage. Ce processus peut atteindre une telle extrême qu’un plaisir naturel (comme un simple rapport sexuel avec un conjoint, ou même consommer un délicieux gâteau au chocolat) peut ne plus avoir d’effet. La seule chose que nos corps vont vouloir est la gratification artificielle produite par la nouvelle habitude adoptée (l’addiction). Après s’être adapté de manière répétitive, il arrive un moment où le simple fait de penser à la substance ou à l’activité pour laquelle on a créé une dépendance provoque une envie irrésistible (une « vague », pour reprendre le terme souvent employé par les victimes). Nous devenons tellement surexcités que cela nous pousse à faire tout notre possible pour recréer le plaisir intense que nous nous souvenons avoir éprouvé. Les drogués de porn recherchent des scènes ou des pratiques de plus en plus crues et de plus en plus bizarres et ne se satisfont plus de l’ordinaire. Les parieurs misent toutes leurs économies, ne se contentant plus de ne jouer que de petites sommes. Les fumeurs se mettent à fumer plusieurs paquets de cigarettes par jour. Les drogués font des overdoses. Les esclaves des jeux vidéos repoussent leurs proches. C’était pourtant si inoffensif, au départ !

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Les obstacles à la prise de conscience Avec toutes les informations disponibles sur l’addiction, comment se fait-il que tant de gens cherchent conseil à ce propos ? Pourquoi les cliniques de réadaptation sont-elles pleines ? Pourquoi y a-til de plus en plus de drogués de toutes sortes ? Et pourquoi le nombre de substances pour lesquelles on risque de créer une dépendance augmente-t-il ? Cela est dû à plusieurs facteurs – sociaux, culturels, et technologiques. Néanmoins, les obstacles empêchant les drogués de reconnaître leur addiction sont souvent si imposants que ces derniers ne recherchent souvent pas l’aide dont ils ont besoin. • On nie : « C’est une sale habitude, mais je me maîtrise. Un jour, j’arrêterai ! » • On a honte : « Je suis chrétien. Comment se faitil que je souffre d’une telle addiction ? » • On est mal à l’aise : « Je ne peux pas en parler à ma femme. Je n’arrive pas à me maîtriser ! » • On a peur : « Les gens sont si critiques. Si cela se sait, tout ce que j’ai partira en fumée ! » • On est déprimé : « Je n’ai pas la force. Je n’arriverai jamais à me défaire de cette habitude ! » • On se rassure : « C’est tellement bon ; je ne puis m’en empêcher ! » En dépit de la nature insidieuse de l’addiction, et des nombreux obstacles se dressant pour les empêcher d’agir, bien des gens ont fini par se dire « Assez ! » En arriver là – reconnaître que l’on a un problème et vouloir changer – c’est atteindre une étape majeure dans la bonne direction. L’étape suivante est du ressort du Créateur du cerveau humain.

Commencez par le spirituel Les centres et les programmes de traitement de l’addiction insistent souvent sur le besoin d’impliquer une force supérieure. Accepter le fait qu’il n’est pas nécessaire que nous soyons seuls dans cette lutte aussi dure que celle contre l’addiction a de quoi nous aider considérablement. Nous pouvons nous adresser au Dieu pour qui rien n’est impossible ( Jérémie 32:27 ; Luc 1:37). Il est plus que disposé à nous aider, pourvu que nous nous tournions vers Lui. Nous débutons donc par le spirituel. Nous nous repentons d’avoir offensé notre Père céleste. Nous avons accordé plus d’importance à une substance toxique ou à un comportement néfaste qu’à Lui et qu’au bien-être de quelqu’un qu’Il aime (nous). Nous nous repentons des dégâts causés par notre addiction auprès de ceux qui nous sont chers, nous repentons de ne pas avoir été dignes de confiance, de notre fausseté, de notre infidélité, etc. Nous prions le Dieu qui a créé notre cerveau de nous guérir de ce que nous avons permis à notre cerveau de devenir.

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Christ est devenu l’exemple parfait pour tous ceux qui sont tentés, ayant Lui-même connu la tentation et en étant sorti sans pécher. Nous demandons à Dieu de nous faire connaitre Son pouvoir – le Saint-Esprit – et de nous l’accorder (Éphésiens 3:16) afin que nous ayons la force de lutter contre les « vagues » de l’envie. Nous étudions la Bible – parole vivante de Dieu (Hébreux 4:12) – afin de comprendre pourquoi Dieu hait les choses comme l’addiction – qui ruine la vie de tant de gens – et pour utiliser Son pouvoir pour les vaincre. Ce n’est qu’un début. Si nous permettons à Dieu d’agir en nous, Il nous guidera vers la guérison.

Trouvez-vous un partenaire de lutte Trop souvent, pour bien des gens, cette lutte ne concerne que « moi et Dieu ». Or, Dieu ne nous force pas à faire quoi que ce soit. Il nous laisse fauter, régresser, rechuter, et prendre de mauvaises décisions. L’une de ces mauvaises décisions serait de ne pas impliquer quelqu’un d’autre dans nos luttes. Les chrétiens doivent être charitables et s’entraider, partager réciproquement leurs faiblesses et prier les uns pour les autres ( Jacques 5:16). Vu le risque inhérent au stigma provoqué en faisant connaître à un autre humain un défaut qui nous fait honte, il est naturel de limiter le nombre de personnes étant au courant de notre faiblesse. Néanmoins, quand on lutte contre des addictions puissantes et destructives, on a besoin de quelqu’un qui sache et qui soit notre allié. Dieu agit souvent en nous par l’intermédiaire d’autres êtres humains. Nous avons besoin de quelqu’un de charitable, de compatissant, qui est miséricordieux et suffisamment humble

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pour que nous puissions lui faire confiance, quelqu’un qui sache garder un lourd secret. Quelqu’un qui ne va pas aggraver le problème. Ce peut être un(e) conjoint(e), un pasteur, un(e) ami(e) intime ou un conseiller professionnel (certaines addictions sont médicalement dangereuses et exigent l’intervention d’un professionnel. Dans ces cas, il importe d’obtenir l’aide d’un spécialiste en plus d’avoir un(e) ami(e) intime pour nous aider). Avant de demander à quelqu’un son aide dans ce genre de situation si personnelle et si privée, il importe de savoir quels sont ses « fruits » (Matthieu 7:16). Nul n’est parfait, les chrétiens y compris, mais les personnes qui ne peuvent pas garder un secret, qui critiquent les autres, qui sont incapables de se mettre à la place des autres et qui semblent ne jamais pouvoir évoquer leurs propres faiblesses ne sont assurément pas aptes à aider en pareil cas. Les auditeurs attentifs, ceux qui cherchent à comprendre et ont de l’empathie pour les autres et ne craignent pas de parler de leurs propres défauts, cela existe. Ce sont ceux et celles qui peuvent aider, au lieu d’envenimer la situation, surtout en cas de rechute. Ces partenaires dans notre lutte fournissent une autre conscience apte à nous encourager et à nous inciter à faire ce qui est juste ; ils sont en mesure de nous secourir quand nous sommes trop faibles. Ils éliminent l’aspect secret et l’isolement de l’addiction et nous aident dans nos moments de faiblesse. Ce sont des êtres humains dont Dieu Se sert pour nous aider à traverser la tempête.

Établissez des soutiens

Aidé de votre partenaire de lutte, vous pouvez ensuite établir des soutiens vous permettant de combattre la tromperie et les aspects alléchants de l’addiction. Voici quelques idées : • Choisissez des passages bibliques familiers à vous répéter quand la « vague » s’apprête à déferler. • Parlez à l’addiction en la personnifiant comme si c’était quelqu’un de haïssable. • Tenez un journal de vos succès et de vos rechutes, notant ce qui a déclenché ces situations et les stratégies donnant de bons résultats. • Parlez d’habitudes saines capables de remplacer l’addiction. Pour des addictions particulières, l’implication du partenaire de lutte est nécessaire avec des soutiens, comme pour : l’addiction à la pornographie : Demandez à votre partenaire d’installer les filtres nécessaires, protégés par ses mots de passe à lui (ou elle) et inconnus de vous, et de vérifier leur efficacité. Notez les moments où vous risquez le plus de rechuter comme étant ceux où il ou elle puisse vérifier ce que vous faites, soit par téléphone ou par messages. La cigarette et l’alcool : Établissez, avec votre partenaire, des itinéraires permettant d’éviter les endroits où l’on vend ces choses. Partagez votre emploi du temps et vos cachettes avec lui (ou elle). Les paris et les jeux vidéos : Permettez à votre partenaire de surveiller vos activités en ligne grâce à un logiciel ou à surveiller vos comptes et votre historique sur Internet.

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Les réactions des partenaires de lutte à une rechute En cas de rechute Les rechutes, surtout dans les premiers mois, quand on cherche à se débarrasser d’une addiction, sont aussi inévitables que frustrantes. Une addiction qui dure depuis 10 ans ne disparaît pas du jour au lendemain. Il faut se battre. Imaginez le cerveau se disant : « Pourquoi cesses-tu de faire ce qui me fait tant plaisir ? Nous verrons bien qui des deux aura le dessus ! » C’est dans de pareils moments qu’un partenaire de lutte est si précieux. Il peut nous aider dans les échecs et nous aider à garder le bon cap. Il nous incombe de nous repentir de toute rechute et de travailler avec Dieu et notre partenaire de lutte, pour pouvoir ensuite mieux lutter. Notre Père céleste Se souvient que nous sommes poussière (Psaumes 103:14), mais Il sait aussi que le juste se relève, à chaque fois (Proverbes 24:16).

Remplaçant le physique par le spirituel Nous sommes une espèce gouvernée par ses habitudes. Si nous essayons de nous débarrasser d’une addiction, il va falloir remplacer le vide énorme du plaisir artificiel qui va nous manquer, par quelque chose d’autre. Nous devons revenir aux plaisirs naturels, lesquels comprennent des rapports affectueux avec d’autres êtres, et des rapports étroits avec notre Créateur. Surtout, ceux qui se remettent d’une addiction devraient prendre l’habitude d’aider leurs semblables comme ils ont été aidés. Redonner apporte quelque chose de bon, d’une situation qui était terrible ; cela permet à nos souffrances en tant que drogués, de ne pas avoir été vaines. Christ est devenu l’exemple parfait pour tous ceux qui sont tentés, ayant Lui-même connu la tentation et en étant sorti sans pécher (Hébreux 2:18). Il compatit à nos faiblesses (4:15). Bien qu’Il puisse compatir avec chaque péché, nous pouvons, à un degré moindre, compatir avec d’autres en proie au désespoir de l’addiction. Nous pouvons leur montrer qu’il n’est pas nécessaire que cela demeure ainsi. Que cela peut changer, pour le meilleur.

Voilà comment combattre l’addiction Libérez-vous. Reconnaissez que vous avez un problème, éliminez les obstacles vous empêchant de chercher de l’aide ; adressez-vous à Dieu, trouvez-vous un partenaire de lutte, trouvez-vous des soutiens et remplacez continuellement le physique par le spirituel. Vous pouvez y parvenir. Avertissez votre addiction que vous ne pouvez plus la tolérer. Renseignez-vous sur les moyens de vaincre toute addiction. D

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Pour quiconque parmi nous, touché et suffisamment béni d’avoir l’honneur d’aider un autre être humain de manière si significative, étant devenu son partenaire de lutte, notre réaction à une rechute est critique. Il faut savoir peser les faits sans être trop sévère et sans condamner, et ne pas non plus se montrer trop tolérant du péché, conservant notre position. Les exemples suivants nous aident quand cette conversation si gênante a lieu, débutant par un… « J’ai rechuté ! »

Nuisible : « Encore ? Cela me dépasse !

Comment as-tu pu succomber ? » (C’est là faire preuve de propre justice)

Utile : « Désolé, mon ami. Que cela doit être

frustrant pour toi ! » (C’est faire preuve d’empathie).

Nuisible : « Que s’est-il passé, cette fois ? » (C’est être impatient).

Utile : « Cela a-t-il été provoqué par l’un de ces déclencheurs dont nous avons parlé, ou était-ce quelque chose de nouveau que tu n’avais pas encore connu ? » (C’est être bienveillant).

Nuisible : « Il faut que tu cesses à tout prix

de faire cela ! » (il ou elle le sait déjà, et s’en veut d’avoir encore succombé).

Utile : « Ne sois pas trop découragé. Dieu sait

que tu fais des efforts ! » (C’est être encourageant).

Nuisible :

« Voici ce que tu dois faire… » (C’est être dominateur).

Utile : « À ton avis, devons-nous actualiser un

filtre ou les soutiens en place ? Qu’en penses-tu ? » (C’est se rappeler qu’on est là pour aider)

Nuisible :

« Fais plus d’efforts ! Je ne veux plus t’entendre me dire que tu as rechuté ! » (C’est être impitoyable et irréaliste).

Utile : « Je suis là pour t’aider à n’importe quel moment. N’abandonne pas ! » (C’est l’encourager à vaincre).

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CHRIST FACE AU

CHRISTIANISME

Sola Scriptura ou dimanche: La raison de l’échec de la Réforme Les réformateurs prétendaient ne se fier qu’à la Bible. Et les catholiques rétorquent que les protestants reconnaissent toujours l’autorité de Rome, du fait d’une certaine croyance. par Erik Jones

S

ola scriptura.

Martin Luther et ses contemporains insistaient sur cette devise latine signifiant : « Les Écritures uniquement » (ou rien que la Bible), prétendant qu’elles étaient à la base de leurs efforts visant à réformer le catholicisme ; de leur rejet de l’autorité du pape ; et des traditions catholiques. Hélas, un problème majeur se posait : ils n’arrivaient pas à se mettre d’accord sur ce qu’il fallait réformer, et comment s’y prendre. Certains voulaient s’empresser d’effectuer de grandes réformes ; d’autres préféraient prendre leur temps. Certains souhaitaient limiter les croix et les icônes ; d’autres pensaient que toutes les icônes étaient à proscrire. Certains croyaient au baptême des enfants ; d’autres uniquement au baptême à l’âge adulte. Certains croyaient que l’ostie était le corps de Christ ; d’autres croyaient qu’elle n’en était qu’un symbole. Les désaccords étaient multiples, ce qui explique pourquoi il existe à présent plusieurs milliers de dénominations protestantes. Toutefois, en dépit de ces divisions, il y avait une croyance que les réformateurs partageaient pratiquement à l’unanimité. Et en cela, ils ne s’écartaient pas de l’Église romaine : Ils observaient le dimanche comme jour de culte.

LE PROBLÈME, AVEC LE DIMANCHE Le maintien du dimanche créait un problème énorme que les protestants continuent d’avoir. En somme, il contredisait directement l’idée de sola scriptura. La Bible montre clairement que Jésus, les apôtres et l’Église primitive observaient tous le sabbat le septième jour, ou le samedi (Luc 4:16 ; Actes 17:2-3 ; 18:4). De ce fait, si l’on ne s’appuie que sur la Bible pour établir les doctrines, on doit observer le sabbat le septième jour (Lire à cet effet notre brochure intitulée Le Sabbat, un cadeau divin ignoré). Pour découvrir l’origine du culte dominical, il faut consulter d’autres ouvrages, non bibliques. Et on y découvre que le dimanche a peu à peu été adopté (par certains) à partir de la moitié du deuxième siècle de notre ère. La première preuve manuscrite du culte dominical provient d’un document rédigé par Justin Martyr vers 150 de notre ère. L’une des motivations majeures pour un culte dominical provenait du désir de ne pas paraître « juif ». En fait, l’Église

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romaine, au début de son histoire, avait même imposé un jeûne le jour du sabbat pour bien montrer son « mépris pour les Juifs » qui observaient ce jour en tant qu’une fête (Kenneth Strand, ed., The Sabbath in Scripture and History, 1982, p 137-138). En 321 de notre ère, Constantin le Grand désigna officiellement le dimanche en tant que jour de repos dans l’empire romain. Il avait religieusement adoré le soleil pendant la plus grande partie de sa vie ; ce qui pourrait expliquer pourquoi il vénérait à ce point le dies solis (le jour du soleil), comme jour officiel de culte. L’histoire du dimanche n’est pas un secret. L’Église catholique a le mérite d’être très honnête à propos de ce changement. John O’Brian, dans son ouvrage sur la théologie catholique – The Faith of Millions : The Credentials of the Catholic Religion – écrit ce que croient les catholiques: « L’Église a reçu, de son Fondateur, Jésus-Christ, l’autorité d’effectuer un tel changement… elle n’a pas changé la loi divine obligeant les hommes à pratiquer le culte, mais elle s’est contenté de changer le jour où ce culte publique devait être pratiqué » (1974, p. 400, c’est nous qui soulignons). Beaucoup d’autres sources catholiques déclarent la même chose. L’histoire séculière et l’Église romaine sont du même avis sur ce point : C’est l’Église catholique – et non la Bible – qui a transféré le jour de culte chrétien du septième jour au dimanche (Lire à cet effet notre article intitulé « Comment se fait-il qu’on rende un culte à Dieu le dimanche au lieu du samedi ? »).

LES RÉFORMATEURS ET LE SABBAT Revenons à la réforme. Comme nous l’avons vu plus haut, les réformateurs défiaient un grand nombre de pratiques de Rome, mais ils n’ont jamais touché au dimanche. Ce n’est pas dû à ce qu’ils n’y ont pas pensé. À la même époque, se développa un petit mouvement sorti des anabaptistes de Silésie et de Moravie, prônant un retour au sabbat du septième jour. Martin Luther, Numéro 5 • 2017


« Or, non seulement ils rejettent l’observance du sabbat commandé dans la parole écrite, mais ils ont adopté et pratiquent le respect du dimanche, pour lequel ils n’ont que la tradition de l’Église [catholique]. » Huldrych Zwingli et Jean Calvin savaient qui étaient les sabbataires (comme on les appelait), mais ils s’opposaient farouchement à eux. Dans une lettre à propos d’un collègue réformateur – Andreas Karlstadt (qui avait des allégeances sabbataires) – Luther écrivit : « Effectivement, si Karlstadt devait en écrire plus à propos du sabbat, le dimanche devrait lui aussi être abandonné, et le sabbat – c’est-à-dire le samedi – serait célébré. Il nous rendrait tous Juifs à tous points de vue, de sorte qu’il nous faudrait aussi

« La parole écrite nous dit clairement d’observer le septième jour comme sabbat. Ils n’observent pas le septième jour ; ils le rejettent. S’ils s’accrochent véritablement à l’Écriture, comme leur standard, ils devraient observer le septième jour, comme l’ordonne l’Écriture dans de nombreux passages. Or, non seulement ils rejettent l’observance du sabbat commandé dans la parole écrite, mais ils ont adopté et pratiquent le respect du dimanche, pour lequel ils n’ont que la tradition de l’Église [catholique]. Par conséquent, prétendre se baser sur « les

samedi dimanche nous faire circoncire, etc. » (Against the Heavenly Prophets, 1525). Il est intéressant de noter que Luther faisait une distinction entre le dimanche et le sabbat qui – il le savait – tombait le samedi. Luther pensait que le sabbat faisait partie de la loi cérémonielle, laquelle – selon lui – s’appliquait aux Juifs mais pas aux chrétiens. Il estimait que le dimanche était le jour de culte officiel, et pourtant, il refusait d’accepter qu’il soit obligatoire ou traité comme le Quatrième Commandement.

UN DÉFI POUR LES PROTESTANTS Bien que la littérature protestante essaie habituellement de justifier l’observance du dimanche en avançant des versets soigneusement sélectionnés. Ce n’est qu’un écran de fumée, car la réalité historique est que Rome – et non la Bible – est responsable de ce changement. Les apologistes catholiques se sont souvent servis de l’écart entre sola scriptura et le culte dominical pour blâmer les protestants. Notez les deux exemples suivants : De The Faith of Millions « Puisque le samedi et non le dimanche est mentionné dans la Bible, n’est-il pas curieux que les non-catholiques – qui prétendent baser leur religion directement sur la Bible et non sur l’Église [catholique] observent le dimanche au lieu du samedi ? C’est, certes, illogique ; et le changement a été effectué … des siècles avant la naissance du protestantisme… « Ils continuent d’observer cette coutume, bien qu’elle s’appuie sur l’autorité de l’Église catholique et non sur un passage précis de la Bible. Cette observance demeure un rappel de l’Église-mère de laquelle les non-catholiques se sont détachés » (p. 400-401). Beaucoup d’apologistes catholiques vous citeront l’archevêque de Reggio qui, au concile de Trente, déclara : VieEspoirEtVerite.org

Écritures seules » n’est pas ce qu’ils font. Et la doctrine de “ L’Écriture et de la tradition ”, en tant que base, est pleinement établie, les protestants eux-mêmes en étant juges » (cité, par exemple, dans Rome’s Challenge : Why Do Protestants Keep Sunday ? , 1995, p. 23). Les citations ci-dessus illustrent bien le plus grand échec de la Réforme. Le protestantisme s’appuyait sur l’idée qu’il fallait remplacer la tradition catholique par sola scriptura, tout en maintenant l’un des changements les plus significatifs effectués dans l’Écriture par l’Église catholique. Si les protestants avaient sérieusement appliqué sola scriptura, ils auraient rejeté le dimanche et réinstitué le sabbat du septième jour. Chaque fin de semaine, quand des millions de protestants travaillent le samedi et vont à l’Église le dimanche, ils approuvent tacitement l’autorité de l’Église catholique plutôt que de la Bible. D

Si vous souhaitez aller où Luther, Zwingli et Calvin ont refusé d’aller, songez à lire notre brochure Le sabbat, un cadeau divin ignoré. Elle examine à fond l’importance du respect du sabbat biblique, traite des défis courants qui s’y rattachent, et montre à quel point le sabbat peut changer votre vie pour le meilleur.

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Réflexions sur le monde

Guerres et rumeurs d’un

NOUVEAU CONFLIT

Les craintes de l’ingérence russe refaçonnent non seulement les médias mais aussi les alliances géopolitiques, les guerres et l’avenir de l’Europe. Où tout cela va-t-il nous mener ? par Neal Hogberg

S

i l’ingérence russe dans les élections présidentielles américaines de 2016 continue d’alimenter le débat houleux divisant les divers partis, ce qui est perdu de vue, c’est que le Kremlin, depuis plus d’une décennie, se sert d’optiques très modernes pour étendre son influence dans toute l’Europe.

L’histoire de l’Europe en rétrospective Aux yeux de l’Europe, « la Russie a souvent constitué une menace, note l’historien Victor Davis Hanson, vu son énorme population, son immense territoire et ses riches ressources naturelles – et elle a également été plus autocrate et plus instable que bon nombre de ses voisins européens vulnérables ». Depuis l’époque des tsars, les Russes essayaient d’étendre leur influence à l’Ouest. Et depuis la désintégration de l’Union Soviétique, le Kremlin est sur la défensive. Aux yeux de Moscou, l’occident a le dessus depuis les années 1990, du fait de la faiblesse économique de la Russie, de l’influence croissante des courants démocratiques et du fait que ledit pays est progressivement encerclé par des armées étrangères. Pour faire obstacle à la prééminence de l’occident, Moscou a adopté des tactiques de guérillas sans vraiment le nier, afin d’atteindre ses objectifs majeurs visant à fragmenter le partenariat américano-européen, à provoquer l’écroulement de l’Union Européenne et à restaurer l’influence russe dans le monde. Le président russe Vladimir Poutine, d’après Douglas Schoen – auteur de Putin’s Master Plan, « s’accroche à son ultime objectif – l’hégémonie russe en Europe, mais non comme c’était le cas pendant la Guerre Froide. Il ne recherche pas un méga-État de type soviétique, basé à Moscou, sur le continent européen, ni une formalisation de la suprématie russe identique au pacte de Varsovie. Il souhaite plutôt stériliser politiquement l’Europe, l’obligeant à

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Numéro 5 • 2017

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Le plan directeur de Poutine


la Russie mène « la guerre-éclair de l’information la plus étonnante que nous ayons connue » ne se soucier que de son commerce et de son confort pour que les intérêts russes rigoureusement imposés dominent le sort politique du continent » (2016, p. xiii). Le résultat de cette nouvelle ingérence russe est que – d’après un éditorial de The Economist, « près d’un quart de siècle après l’éclatement de l’Union Soviétique, l’occident court un plus grave danger, de l’Est, qu’à n’importe quel moment pendant la Guerre Froide ».

Une guerre moderne sur l’occident Les guerres sont à redéfinir, étant dorénavant autre chose que des compétitions entre de l’acier et de la poudre à canon. Valery Gerasimov, chef d’état major de l’armée russe, pour qui la guerre de l’information constitue un aspect-clé de la doctrine militaire décrite comme « guerre hybride », un « nouveau type de guerre », fait remarquer que les distinctions entre la guerre et la paix deviennent de plus en plus floues, au 21e siècle ». « Les guerres ne sont dorénavant plus déclarées, explique Gerasimov, mais se mènent tout bonnement, ne suivant plus des modèles familiers » (Spiegel Online). Et Gerasimov de préciser, dans un article de 2013 devenu célèbre : « Un pays jadis stable risque de devenir le théâtre d’un âpre conflit armé et la victime d’une intervention étrangère. L’État est plongé dans le chaos, une catastrophe humanitaire et une guerre civile, du fait de mesures politiques, informationnelles, humanitaires et d’autres mesures non militaires du même genre ».

Le manuel du Kremlin pour une guerre non déclarée Les gouvernements européens savent pertinemment de quoi il en retourne, mais craignant des répercussions immédiates, leur réaction politique a été anémique. « La Russie a eu recours à des mercenaires, des forces spéciales non identifiées, à l’intimidation et à de la propagande, a reconnu le Secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg lors d’une réunion de l’OTAN en mars 2015, afin de répandre un brouillard épais de confusion ; afin de voiler ses intentions réelles… tout en essayant de les nier ». « Ce que Poutine mène peut être décrit comme une guerre non déclarée – avec tous les moyens et les objectifs d’une guerre ordinaire, mais sans les dépenses ni les formes traditionnelles des batailles. Tant que l’occident se résigne, est confus et timide, il va continuer à remporter victoire sur victoire… Sachant pertinemment que l’occident hésitera à s’y opposer ouvertement, le dirigeant russe n’a pas besoin d’une guerre pour parvenir à ses fins – tout ce dont il a besoin est d’appliquer une pression constante, de confrontation, et de prendre des mesures clés de nature à intimider Washington et l’Europe pour qu’ils se rétractent » (Putin’s Master Plan, p. 45, 57). Ce type moderne de guerre hybride combine les éléments de cyber-attaques déstabilisatrices destinées à retarder les réactions stratégiques aux vagues de propagande destinées à modifier l’opinion publique ou à simplement l’embrouiller. La guerre hybride de la Russie comprend aussi une politique coercitive.

Un étranglement énergétique et économique L’Europe, la plus grande importatrice d’énergie dans le monde, dépend des sources d’énergie russes. L’Union Européenne obtient VieEspoirEtVerite.org

le tiers de son gaz naturel et de son pétrole brut de la Russie, et sa dépendance s’accroit. Poutine est fort conscient de son pouvoir, étant du bon côté du pipeline. Il brandit des « pétro-carottes » et divers appâts du même type. La Russie étant le deuxième pays exportateur de pétrole et de gaz naturel, Poutine s’en sert pour conclure des accords financiers alléchants ou pour obliger ses adversaires à se soumettre. Poutine a déjà fermé les vannes d’approvisionnement énergétique à plusieurs pays, comme l’Ukraine, en 2000. Il se servirait indubitablement de cette arme énergétique de nouveau, pour bien montrer que la Russie a le pouvoir de perturber considérablement l’économie du continent.

L’arsenal de la guerre de l’information Poutine, un ancien agent du KGB qui se sert rarement d’un ordinateur et qui a qualifié l’Internet de « projet de la CIA » a astucieusement mené une guerre de l’information aux côtés d’armes conventionnelles avec une efficacité dévastatrice. Le commandant suprême de l’OTAN récemment retraité – Philip Breedlove – a insisté sur le fait que la Russie mène « la guerreéclair de l’information la plus étonnante que nous ayons connue ». L’invasion russe de l’Ukraine, en 2014 a d’abord comporté une attaque terrestre conventionnelle couplée d’une attaque soutenue de l’information. Plus de 6 500 intrusions informatiques dévastatrices en seulement deux mois ont immobilisé les troupes, dérouté les citoyens, et détérioré pratiquement tous les secteurs publiques, privés et économiques de l’Ukraine. « Vous ne trouverez aucun secteur, en Ukraine, qui n’ait été attaqué, déclare Kenneth Geers – un ambassadeur de l’OTAN spécialiste de la sécurité informatique » (Wired). Ce qui est encore plus inquiétant, c’est que – selon les experts de la sécurité informatique – la Russie se sert de l’Ukraine comme banc d’essai dans la guerre de l’information. Comme le déclare un ancien général du KGB, « c’est un moyen entièrement nouveau de faire la guerre. C’est comme l’invention des avions et des sous-marins. Soudain, vous pouvez attaquer l’ennemi d’un endroit totalement imprévu… c’est cela, bien combattre ; agir entièrement par surprise ! » (Newsweek). Le général Yuri Baluyevsky – ancien commandant en chef russe – a fièrement déclaré qu’une victoire dans la guerre de l’information peut être bien plus importante qu’une victoire dans un conflit militaire classique, car il n’y a pas d’effusion de sang et pourtant son impact est écrasant et cela peut paralyser toutes les structures du pouvoir de l’ennemi » (BBC). L’avertissement le plus pertinent de ce danger a été lancé lors d’un discours prononcé en 2012 par le Secrétaire américain de la Défense Leon Panetta qui a dit : « Une cyber-attaque perpétrée par des États ou des extrémistes violents pourrait faire autant de dégâts que l’attaque terroriste du 11 septembre ». Des attaques d’infrastructures généralisées, a-t-il ajouté, « provoqueraient des dégâts matériels, des pertes de vies humaines, paralyseraient et choqueraient la nation, et provoqueraient un sentiment profond et nouveau de vulnérabilité ».

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À semer le chaos et la pagaïe

L’Allemagne est visée D’après Douglas Schoen, l’un des objectifs politiques majeurs de la Russie est « d’offrir un choix permettant à l’Allemagne d’entretenir des relations économiques avec elle plutôt qu’avec l’Amérique » (Putin’s Master Plan, p. 22). La crise languissante des réfugiés, les activités terroristes et le sentiment que l’Amérique cherche à s’isoler économiquement fournissent tous à Moscou des sujets aptes à susciter du ressentiment et à diviser la société allemande. Hans-Georg Maassen – chef de l’agence allemande de renseignements a clairement expliqué que les cyberattaques contre le Bunderstag provenaient directement de Russie et avaient pour objet de « produire des informations pouvant être utilisées pour désinformer ou influencer des opérations » et risquent d’être utilisées pour essayer d’influencer ou de saper la légitimité des élections du pays où la chancelière Angela Merkel est candidate pour réélection comme robuste supporter de l’OTAN et de l’UE (Reuters).

Quelle va être la réaction de l’Europe ? L’Europe occidentale se berce d’illusions, étant en paix depuis plusieurs décennies. Elle a fait preuve de timidité en rechignant à se sevrer de sa dépendance énergétique avec la Russie et en hésitant à confronter la menace russe croissante. Certains membres de l’OTAN, qui étaient jadis hostiles à l’Union Soviétique, se comportent à présent différemment envers la Russie de Poutine, et certains ont des relations plus amicales avec Moscou qu’avec Washington, Londres ou Bruxelles. D’après Guy Verhofstadt – ancien Premier ministre belge et auteur de Europe’s Last Chance – « Poutine est un maître manipulateur ; comparés à lui, les dirigeants de nos 28 États-membres sont des nains » (2017, p. 72). Néanmoins, la direction de l’Europe, n’échoira pas indéfiniment aux mains de nains politiques. Les craintes européennes d’ingérence russe, les menaces à la sécurité et le caractère militaire que revêt de plus en plus l’approvisionnement énergétique coïncide avec des relations de plus en plus litigieuses avec les États-Unis qui souhaitent se soustraire à leurs engagements à l’étranger. Ces tendances vont provoquer la renaissance

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d’une superpuissance basée en Europe, décrite dans la Bible comme « la bête », dirigée par un personnage charismatique qui va contrôler la puissance économique et militaire du monde (Apocalypse 13:1-8). La Bible annonce une époque – peu avant le retour de Christ – de « guerres et de bruits de guerres » (Matthieu 24:6) qui semble bien se faire l’écho des guerres hybrides, des cyberattaques, des mercenaires, des chantages économiques, des manipulations médiatiques, des campagnes éclairs de fausses informations et de « guerres non déclarées » que nous avons commencé à voir en ces temps modernes. Après cela – et c’est là une excellente nouvelle – Christ va revenir et instaurer une paix durable et un règne millénaire (Apocalypse 20:4-6). D

Nous vous invitons à consulter, à cet effet, notre brochure gratuite intitulée « Le Mystère du Royaume ». Numéro 5 • 2017

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Selon James Kirchick – auteur de The End of Europe – Moscou « cherche à semer la pagaïe et le défaitisme en occident, en sapant ses notions et en compromettant la notion-même de vérité objective » (2017, p. 216). L’Internet et les médias sociaux permettent à l’ingérence politique russe de s’étendre rapidement et sans grands frais. Le message du Kremlin se multiplie grâce aux centres de diffusion de fausses informations dans lesquels des centaines de jeunes triment continuellement. Les agences de la sûreté européennes avertissent le public, depuis quelque temps déjà, que Moscou cible l’opinion publique dans les pays de l’Union Européenne, au moyen d’un organisme appelé anciennement RT – Russia Today (La Russie d’aujourd’hui), qui dissémine les vues de Moscou sur le monde dans des actualités et des vidéos multilingues en ligne. Quand Poutine a fondé RT, il a dit que sa mission était très claire : « Éliminer le monopole anglo-saxon sur les flux d’information globaux » (The Atlantic). Ladite source d’information financée par le Kremlin augmente considérablement sa programmation et – d’après Adweek – est devenue la première chaine d’actualités de YouTube ayant enregistré un milliard de consultations. De plus, la Russie vient de lancer Sputnik – une autre tentative visant à donner des nouvelles, mettant l’accent sur la radio et l’Internet, « révélant ce qu’on ne dit pas » et faisant pression en diffusant un barrage d’informations abondant en théories de complots et une véritable hystérie anti-occidentale.


EN CHEMIN

avec

« Les démunis ne seront pas toujours oubliés » Une marche dans une forêt tranquille m’a rappelé que parfois des êtres maléfiques prévoient de faire totalement disparaître toute trace d’autres êtres humains. Dieu ne le permettra pas. PAR UN MATIN FRAIS, DANS UNE FORÊT DE PINS DU nord-est de la Pologne, à 100 km de Varsovie, ma femme et moi marchions dans une clairière. Partout autour de nous étaient éparpillées 17 000 pierres de carrière rappelant à dessein autant de pierres tombales ; ce site était celui du camp d’extermination de Treblinka. Du 23 juillet 1942 au 19 octobre 1943, pendant la période la plus horrible du régime nazi appelée la solution finale à la question juive, entre 700 000 et 900 000 hommes, femmes et enfants y furent exterminés. Au pire de cette monstruosité, de 12 000 à 15 000 êtres humains furent quotidiennement exterminés. Nous avons marché lentement le long de l’ancienne voie ferrée, dont une bifurcation menait à un dépôt ferroviaire fictif. Pour garder les condamnés calmes, l’entrée du camp avait l’allure d’une station de transit ordinaire. Nous avons gravi la colline jusqu’aux chambres de déshabillage. Les hommes et les femmes y étaient séparés ; on leur disait de remettre leurs objets de valeur pour qu’ils soient mis « en lieu sûr », et de se dévêtir pour prendre une douche, avant d’être envoyés dans des camps de réfugiés, plus loin, dans l’est. Les gardes les poussaient ensuite rapidement dans les chambres à gaz déguisées en douches. Les gaz d’échappement d’un tank pris aux Russes servaient ensuite à asphyxier les victimes – ce qui prenait de 20 à 30 minutes. Un peu plus loin, se trouve l’endroit où se dressaient les fours crématoires à ciel ouvert où les corps – aspergés d’essence – étaient brûlés.

La promesse divine

Plus important encore que ce que les hommes font pour se souvenir, Dieu a promis qu’Il n’autorisera personne à effacer définitivement la mémoire de qui que ce soit. Il aime tous Ses enfants, et Il les fera revivre, réaliser leur plein potentiel, même si leur premier passage sur terre a été abrégé de manière horrible. Jésus a expliqué que notre Père céleste n’oublie même pas les plus petits des animaux, et encore moins les créatures qu’Il a faites à Son image : « Ne vend-on pas cinq passereaux pour deux sous ? Cependant, aucun d’eux n’est oublié devant Dieu. Et même vos cheveux sont tous comptés. Ne craignez donc point : vous valez plus que beaucoup de passereaux » (Luc 12:6-7). Peu importe l’arrogance et la cruauté que l’on puisse avoir à l’égard d’autrui, Dieu aura le dernier mot ; Il va restaurer toute vie et tout espoir. David a parlé de l’ultime promesse divine à tous les êtres humains : « Le malheureux n’est point oublié à jamais, l’espérance des misérables ne périt pas à toujours. Lève-toi, ô Eternel ! Que l’homme ne triomphe pas ! Que les nations soient jugées devant ta face ! Frappe-les d’épouvante, ô Eternel ! Que les peuples sachent qu’ils sont des hommes ! » (Psaumes 9:18-20) — Pause. Personne ne sera oublié. —Joël Meeker @JoelMeeker

Photo : Joël Meeker

Un souvenir ineffaçable

L’un des éléments les plus aberrants de l’horreur de Treblinka est que les Nazis pensaient dissimuler leur barbarisme. À la fermeture du camp, les corps antérieurement enterrés furent exhumés et brûlés. Les rails furent démantelés ; les bâtiments détruits ; les ossements restants broyés en poudre ; et le sol fut labouré pour le préparer pour l’agriculture. Une maison y fut construite et confiée à une famille. Les SS voulaient que ces centaines de milliers de Juifs disparaissent sans laisser de traces – qu’il n’y en ait plus le moindre souvenir. Or, il y eut plusieurs survivants ; parmi eux, 70 qui s’échappèrent et survécurent après une révolte en août 1943. Ils racontèrent ce qui s’était passé. De nombreux gardes furent tenus responsables. À présent encore, des archéologues s’efforcent de retracer l’histoire de ce lieu sinistre. VieEspoirEtVerite.org

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Bientôt

Découvrez Une nouvelle série de vidéos qui expliquera des vérités bibliques ainsi que leur importance.

Dieu a un plan pour vous — et pour toute l’humanité, passée, présente, et à venir. Dans cette série, nous explorerons cet avenir et comment vous pouvez en faire partie. Découvrez les fêtes de l’Éternel

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DISCERNER | 2017 Nº 5 by Life, Hope & Truth - Issuu