Le secret de l’apogée de l’Amérique 10 Comment affronter la peur et le stress 16
DISCERNER Numéro 6 • 2016
Une revue de
DEMEURER CHALEUREUX DANS UN
MONDE GLACIAL VieEspoirEtVerite.org
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Sommaire Nouvelles 4 Analyse géopolitique
Vv
25 Réflexions sur le monde La Turquie : à un carrefour historique
Rubriques 3 Pensez-y Les dieux de l’incertitude
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28 Christ face au christianisme Les fausses conceptions et les mythes attribués à la naissance de Jésus
31 En chemin Le musée du VSM
En couverture La Bible nous avertit qu’au temps de la fin, les gens allaient devenir froids. Voici quatre moyens de vous empêcher de devenir de plus en plus insensibles.
Sections 10 PROPHETIES BIBLIQUES Le secret de l’apogée de l’Amérique Le statut de l’Amérique a souvent été évoqué durant la campagne électorale présidentielle de 2016. Mais les États-Unis sont-ils toujours un « grand pays » ? Et dans l’affirmative, qu’est-ce qui a fait qu’ils sont devenus une grande puissance ?
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13 PROPHETIES BIBLIQUES Le déclin et la renaissance de l’Amérique Quel sort vont subir les États-Unis d’Amérique ? La Bible a prédit à la fois leur déclin, mais aussi leur impressionnant renouveau.
16 LA VIE Comment affronter la peur et le stress Nous avons souvent le sentiment de vivre en frôlant à tout moment le désastre. Comment survivre au bombardement constant des angoisses, de la peur et du stress ?
19 LA BIBLE On vulgarise la religion ; On diffame le contenu de la Bible ! Il est courant de vulgariser, de recueillir certaines phrases et des dictons. Mais que se passet-il quand on fait le tri des coutumes religieuses ?
22 RELATIONS Rester poli dans un monde impoli La vulgarité et la dureté dans lesquelles le monde sombre de plus en plus sont de mauvaise augure. Que révèle cette épidémie, et comment Dieu veut-Il que nous traitions les autres ?
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2016 No 6 La revue Discerner, qui paraît tous les deux mois, est publiée par l’Église de Dieu, Association Mondiale, en tant que service pour les lecteurs de son site VieEspoiretVérité.org. ©2016 Church of God, a Worldwide Association, Inc. Tous droits réservés.
Toutes les citations de la Bible sont tirées de la traduction de Louis Segond, Nouvelle Édition de Genève (© 1979 Société Biblique de Genève), sauf si mention est faite d’une autre version.
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Éditeur : Church of God, a Worldwide Association, Inc., P.O. Box 1009, Allen, TX 75013-0017 USA ; téléphone 972-521-7777 ; fax 972-5217770 ; info@VieEspoirEtVerite.org ; VieEspoirEtVerite.org ; eddam.org Conseil Ministériel d’Administation : David Baker, Arnold Hampton, Joël Meeker, Richard Pinelli, Larry Salyer, Richard Thompson et Leon Walker Rédaction : Président : Jim Franks ; Directeur des médias : Clyde Kilough ; Rédacteur en chef : Larry Salyer ; Directrice de la rédaction : Elizabeth Cannon Glasgow ; Relectrice : Becky Bennett ; Version française : Joël Meeker, Bernard Hongerloot Révision doctrinale : John Foster, Bruce Gore, Peter Hawkins, Jack Hendren, Don Henson, David Johnson, Ralph Levy, Harold Rhodes, Paul Suckling
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Numéro 6 • 2016
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6 Demeurer chaleureux dans un monde glacial
PENSEZ-Y
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LES DIEUX DE L’INCERTITUDE
La science a transformé positivement nos vies. En revanche, si nous ne nous fions qu’à elle, nous nous retrouvons à servir les dieux de fabrication humaine de l’incertitude et du doute.
Votre médecin – quand vous êtes allé le voir, brûlant de fièvre – a-t-il jamais appliqué une sangsue sur votre bras pour vous saigner ? Probablement pas ; de nos jours, comme tant de ses collègues, sans doute craindrait-il de se voir intenter un procès pour faute professionnelle ! Il y a quelques siècles, ouvrir une veine pour saigner un patient était non seulement courant, mais aussi acceptable ; en effet, si l’une des quatre « humeurs » (d’après l’ancienne théorie d’Hypocrate sur les liquides organiques) était déséquilibrée, on pensait ne rien avoir à faire de mieux que de les laisser couler librement ! C’était – à l’époque – « scientifique » !
Risible ? Pas si vite !
La science s’étant améliorée, nous disposons à présent de bien meilleurs traitements. Nous avons aussi découvert que la terre n’est pas le centre de l’univers ; que la viande avariée n’engendre pas un essaim de mouches ; et que les bosses que vous pourriez avoir sur la tête ne révèlent rien de vos activités cérébrales. Aussi risibles soient-elles pour nous, à présent, il n’y a pas si longtemps, ces idées passaient pour des faits. Ce qu’il faut noter, c’est que de cet apport régulier de découvertes scientifiques surgit une profonde ironie – celle que, plus nous découvrons de choses, moins nous pouvons garantir que toutes les théories et les données actuelles soient exactes. En fait, vous pouvez pratiquement être certain que, dans 300 ans, on rira de certaines des idées auxquelles nous nous accrochons, comme nous rions à présent de ce qu’on croyait il y a 300 ans. Voilà pourquoi, à mesure que de nouvelles découvertes fascinantes sont faites, modifiant radicalement nos vies, il est fort avisé de se draper d’une certaine dose d’humilité.
Ce que la science est incapable de nous dire
Qu’est ce que l’humilité a à faire avec la science ? Tout ! Soyons humbles ! Reconnaissons que la science a ses limites. Certes, elle est formidable, quand il s’agit d’élargir nos connaissances sur notre univers, mais elle se limite à quantifier, à mesurer, à comparer et à découvrir notre univers physique. Or, les problèmes affligeant l’humanité – la haine, la cupidité, la jalousie, etc. – se situent en deçà du domaine physique et matériel et menacent notre paix, notre sécurité, VieEspoirEtVerite.org
notre bien-être et même – comme Jésus nous en a averti – notre survie. Soyons humbles ! Reconnaissons que nous ne pourrions jamais – par la science – découvrir la solution à nos dilemmes moraux. Celle-ci n’a jamais eu pour mission de nous servir de boussole morale. • La science est incapable d’expliquer la différence entre le bien et le mal • Elle est incapable d’élaborer un cheminement menant à notre réussite à tous, dans la vie. • Elle n’a aucune idée du but de la vie, de la raison pour laquelle vous êtes né et sur terre. • Ce n’est pas un guide moral ; et elle n’a rien d’un dieu.
Asservis aux dieux de l’incertitude et du doute
Par manque d’humilité, nombreux sont ceux qui ont rejeté Dieu – ne se fiant qu’à la science et/ou au raisonnement humain. Nous déclarant nous-mêmes dieux, nous autres humains nous sommes souvent placés dans une situation imprévue ayant des conséquences tout aussi imprévisibles. Quand chacun fait ce qu’il juge bon à ses yeux, nous finissons par servir les dieux de l’incertitude et du doute. Je suis conscient du fait que bien des gens ont tourné le dos à Dieu, tant de religions et de pasteurs ayant tordu la Bible de la même manière que les médecins faisaient jadis mauvais usage des sangsues pour traiter les ennuis de santé de leurs patients, mais ce raisonnement ne vaut rien. Nous contentonsnous de rejeter la science sous prétexte que des individus, jadis, en ont fait mauvais usage ou l’ont mal appliquée ? Ne vous empressez pas de rejeter Dieu. Avec une bonne mesure d’humilité, le désir d’apprendre et d’examiner Sa Parole – la Bible – vous pouvez trouver la réponse aux grandes questions de la vie comme Qui êtes-vous ?, Quelle est votre destinée ?, Qu’est-ce qui est bien et qu’est-ce qui est mal ?, Y a-til une vérité ? Les questions spirituelles exigent un parcours de découvertes spirituelles. Il y a des choses qu’on ne peut découvrir dans un laboratoire ; seulement dans les pages de la Bible. Nous vous invitons à vous joindre à nous dans cette quête. Si vous pensez que les découvertes scientifiques ont profondément modifié, et en bien, votre vie, préparez-vous à faire des découvertes spirituelles stupéfiantes ! Découvrez ce que déclare réellement la Bible !
Clyde Kilough Rédacteur @CKilough DISCERNER
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ANALYSE GÉOPOLITIQUE
Quand l’Amérique était à son « meilleur » On a demandé à des Américains d’âges divers quand leur pays a été à son « meilleur » :
Des Américains nés entre 1930 et 1959 :
Des Américains nés entre 1960 et 1979 :
Des Américains nés entre 1980 et 1999 :
Les années 1950
Les années 1980
Les années 1990
En somme, tous ont déclaré être nés quand l’Amérique a atteint son apogée. THE ATLANTIC
Bien que les opinions diffèrent en ce domaine, tous semblent penser que l’Amérique est un pays formidable. Mais d’où provient sa prospérité ? Lire « Le secret de l’apogée de l’Amérique » en page 10.
« J’ai voulu savoir quel était le secret de la réussite et du génie de l’Amérique en observant ses ports […] ses terres fertiles et ses forêts interminables ; ses mines riches et l’ampleur de son commerce ; son système d’enseignement publique et ses grandes écoles […] son congrès démocratique et sa Constitution inégalée. « Ce n’est que lorsque j’ai visité les églises de l’Amérique et ai entendu de leurs chaires leurs messages passionnés de justice que j’ai compris le secret de son génie et de sa puissance.
Ce diplomate et historien français s’est aperçu de quelque chose qu’apparemment beaucoup d’Américains ne remarquent pas. Afin d’en savoir plus sur l’avenir de l’Amérique, lire notre article « Le déclin et la renaissance de l’Amérique » en page 13. 4
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— ALEXIS DE TOCQUEVILLE
DE LA DÉMOCRATIE EN AMÉRIQUE
Numéro 6 • 2016
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« L’Amérique est une réussite parce qu’elle est bonne ; et si elle cesse un jour d’être bonne, elle déclinera ».
50%
Le pourcentage de travailleurs européens qui estime que le stress occasionné par le travail est un phénomène courant sur leur lieu de travail.
60%
Le pourcentage de français qui souffrent d’une préoccupation nouvelle et massive : « Le manque de savoir-vivre, l’agressivité des gens. » Parmis les plays occidentaux, qui en souffrent tous, c’est en France que cette évolution est la plus mal vécue.
OSHA.EUROPA.EU
92% Le pourcentage d’Américains ayant déclaré, dans un sondage du Pew Research Center, en 2013, célébrer Noël. Sur ces 92%, un nombre plus réduit croit que les principaux éléments du récit biblique de la naissance de Christ sont exacts :
81% croient que Jésus fut placé dans une mangeoire.
LEMONDE.FR Pour en savoir plus sur la manière d’affronter le stress, lire « Comment affronter la peur et le stress » en page 16.
Pour en savoir plus, lire notre article « Rester poli dans un monde impoli », en page 22.
pourcentage de catholiques, en Amérique, qui croient 29% Leà l’astrologie (que le mouvement des étoiles et des planètes affecte la vie des gens). pourcentage de 20% Leprotestants américains
75% croient que des mages apportèrent des présents à Jésus.
74% croient qu’un ange annonça la naissance de Jésus à des bergers.
croyant en la réincarnation.
24%
Le pourcentage d’Américains adultes assistant à des offices religieux de plusieurs religions. PEW RESEARCH CENTER
Lire à cet effet notre article « On vulgarise la religion ; On diffame le contenu de la Bible ! » en page 19.
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73% croient que Jésus naquit d’une vierge. En revanche, d’autres croyances courantes sur la naissance de Jésus sont inexactes et non bibliques. Lire à cet effet « Les mythes et les fausses conceptions attribués à la naissance de Jésus » en page 28.
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Prophéties bibliques
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MONDE GLACIAL
La Bible nous avertit qu’au temps de la fin, les gens allaient devenir froids. Voici quatre moyens de vous empêcher de devenir de plus en plus insensibles. par Clyde Kilough
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es 12 hommes assemblés sur la colline surplombant Jérusalem étaient fort curieux, voire même appréhensifs, à propos de ce qui devait arriver. Certains des événements annoncés par leur Maître étaient clairs dans leur esprit, bien qu’inquiétants, et ils ne savaient pas très bien quand et comment ils se dérouleraient. Quant à la nature et à l’époque de plusieurs autres évènements majeurs dont Il leur avait parlé, c’était pour eux encore plus flou. Ils fallait à tout prix qu’ils sachent, parce qu’ils étaient conscients du fait que le sort de l’humanité était en jeu. C’est pourquoi lorsque l’un d’eux demanda à leur Maître à quoi s’attendre, leurs yeux et leur entière attention furent rivés sur Lui. En cette journée de printemps de l’an 31 de notre ère, dans ce qui allait être connu comme la prophétie du mont des Oliviers, Jésus Se mit à répondre à leur question : « Dis-nous, quand cela arrivera-t-il, et quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde ? ». Il leur parla de ce qui se produirait bien plus tard qu’ils l’avaient prévu, d’événements devant nous affecter vous et moi, et notre mode actuel. Que put-Il bien leur annoncer, il y a près de 2000 ans de cela, à votre sujet et à propos de la manière dont vous menez votre vie à présent ?
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Sommes-nous maîtres des évènements ?
Les prophéties bibliques intriguent les gens depuis longtemps, et à juste titre. Il est en effet rare qu’on ne s’intéresse pas à ce qui risque de se produire. Et quand on souhaite suivre les instructions divines, on conçoit que comprendre les prophéties bibliques est indispensable quand on veut connaître plus que les manchettes de demain – ces prophéties nous incitant à demeurer proches de Dieu et à être spirituellement forts. Un coup d’œil rapide sur la prophétie du mont des Oliviers, dans Matthieu 24 et 25 (et dans les récits parallèles dans Marc 13 et Luc 21) pourrait donner l’impression que les évènements prophétisés par Christ nous échappent totalement. Il n’y a pratiquement rien que nous puissions faire à propos des famines, des tremblements de terre et des épidémies. Personne ne peut influencer l’apparition de puissances politiques et militaires devant – Jésus l’a prédit – amener notre monde au bord du précipice de l’autodestruction. Des milliards d’individus, chrétiens y compris, seront impuissants à empêcher le déroulement de ces cataclysmes.
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Néanmoins, coincés entre le présage inquiétant annonçant que « plusieurs faux prophètes s’élèveront, et ils séduiront beaucoup de gens » (Matthieu 24:11) et la promesse que, juste avant la fin, « cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations » (verset 14), se trouve un avertissement pertinent à propos de quelque chose que vous et moi pouvons influencer – du moins, dans la manière dont nos vies vont être affectées.
Évènements ou conditions ?
La plupart des prophéties bibliques sont, pour ainsi dire, apparentées à des événements ; autrement dit, elles parlent de manchettes frappantes couvrant des évènements nationaux ou mondiaux devant se produire. D’autres, plus rares, sont pour ainsi dire apparentées à certaines conditions devant façonner globalement, nationalement et individuellement notre caractère. Non pas ce qu’il va advenir de nous, mais notre identité.
SI NOUS N’EN AVONS PAS CONSCIENCE, OU NE LES SOUPÇONNONS PAS, CES TRAITS MODIFIENT NOS POINTS DE VUE MENTAUX, ÉMOTIONNELS ET SPIRITUELS. Les conditions ne font généralement pas la une des actualités car – contrairement aux évènements qui surgissent dramatiquement sur la scène mondiale – elles ont tendance à s’immiscer lentement dans nos vies sur une longue période de temps. Elles s’étendent comme un cancer, grignotant quasi imperceptiblement la fibre morale de nos vies. Si nous n’en avons pas conscience, ou ne les soupçonnons pas, ces traits modifient nos points de vue mentaux, émotionnels et spirituels, ainsi que nos valeurs morales. En revanche, contrairement aux prophéties apparentées aux évènements, les conditions sont des aspects que nous pouvons contrôler – du moins, au niveau de la manière dont ils nous affectent et au ni-
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veau de la manière dont nous réagissons au monde qui nous entoure. Par conséquent, au cœur de la longue liste d’évènements majeurs devant se produire à l’époque précédant immédiatement Son retour, Christ a inséré une condition critique à surveiller de près, typique, une condition morale et spirituelle qui allait saturer la société. « Parce que l’iniquité se sera accrue, l’amour du plus grand nombre se refroidira » (Matthieu 24:12). Qu’une si petite phrase donne à réfléchir ! Surtout quand on songe à l’impact que cela peut avoir dans nos vies. On y prête souvent peu d’attention, prétextant que le monde a toujours connu une certaine anarchie. C’est vrai. Mais Jésus a insisté sur l’époque où elle allait abonder, se multiplier. Et du fait de cette iniquité épidémique, comme Il l’a précisé, beaucoup allaient perdre leur amour et leur affection, sombrant dans un hiver spirituel et émotionnel. Ce qui est encore plus frappant, c’est qu’ici le mot amour, dans l’original grec, est le mot agapè – la forme la plus noble de l’amour, celle de Dieu. Christ nous a averti que même ceux qui ont la forme la plus noble d’amour risqueraient de se refroidir.
L’INIQUITÉ PRODUIT L’INDIFFÉRENCE ; CETTE DERNIÈRE UNE INIQUITÉ ACCRUE QUI, À SON TOUR REND LES GENS FROIDS. Notre monde se refroidit-il ? Cela pourrait-il vous arriver ? Est-ce précisément ce qui vous arrive ?
Une époque de stress et sa cause fondamentale
Jésus savait pertinemment à quel point la loi de cause à effet est cyclique : l’iniquité produit l’indifférence ; cette dernière une iniquité accrue qui, à son tour rend les gens froids. Je suis sûr que vous comprenez comment ce problème empire dans n’importe quelle culture. De quelle iniquité Christ voulait-Il parler ? Faisait-Il allusion à un délabrement chaotique total de l’ordre social ? Pas vraiment. Il faisait allusion à quelque chose de bien plus courant – au péché ! Au mépris des pratiques et des principes sociaux de base, fondés sur la loi divine. Comment cette vague croissante d’iniquité allait-elle se traduire ? Ce que Christ S’est contenté de décrire en termes généraux, l’apôtre Paul l’a ensuite expliqué en détail, expliquant comment cela allait se produire devant nos yeux. Dans sa seconde lettre à son protégé – Timothée – Paul écrivit : « Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles [ou fâcheux] » (2 Timothée 3:1). Cela rejoint ce que disait Jésus, n’est-ce pas ? Le mot grec traduit ici par difficiles ou fâcheux apparaît seulement une autre fois dans la Bible – dans Matthieu 8:28, où il est question de deux démoniaques sortant des sépulcres et « si furieux que personne n’osait passer par là ».
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La férocité de ces deux hommes possédés, qui menaçait gravement les gens, est décrite par le même mot dans 2 Timothée 3:1. Ce mot grec traduit aussi diverses nuances comme celle de quelque chose qui est difficile à supporter, dangereux ou inquiétant. Mais sans doute l’explication la plus frappante de fâcheux se trouve-t-elle dans la remarque, en marge, de la nouvelle version du roi Jacques où il est précisé qu’il s’agirait de « temps stressants ». Cette expression fort évocatrice fait penser aux dangers prophétisés de guerres, de tremblements de terre ou de famines, mais ce n’est pas de cela que Paul veut parler. Il fait allusion aux périls du caractère des gens ! Paul d’ajouter, énumérant 19 traits de caractère destructeurs. « Les hommes seront : 1. « égoïstes » – motivés par leurs propres intérêts, 2. « amis de l’argent » – cupides, avides de gains, 3. « fanfarons » – se prenant pour des idoles, 4. « hautains » – ne pensant qu’à eux, 5. « blasphémateurs » – méprisant et dédaignant Dieu, 6. « rebelles à leurs parents » – ne respectant ni leurs parents ni les structures familiales, 7. « ingrats » – n’ appréciant pas ce qu’ils ont, 8. « irréligieux » – vivant dans le péché, 9. « insensibles » – ne se souciant pas des autres, 10. « déloyaux » – prompts à se venger, 11. « calomniateurs » – démolissant les autres verbalement, 12. « intempérants » – ne cherchant même pas à éviter de mal se comporter, 13. « cruels » – violents et insensibles à toute brutalité, 14. « ennemis des gens de bien » – critiquant et méprisant ceux qui pratiquent les valeurs bibliques divines, 15. « traîtres » – sans aucun sens de loyauté, prêts à trahir pour garantir leurs propres intérêts, 16. « emportés » – susceptibles, 17. « enflés d’orgueil » – condescendants, méprisant les autres 18. « aimant le plaisir plus que Dieu » – optant pour les plaisirs de la vie, même quand ils entrent en conflit avec les principes divins 19. « ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force » – passant pour pieux bien que spirituellement superficiels. Tous ces défauts sont des types de péché – d’anarchie et d’iniquité. Ils peuvent tous créer du stress dans nos vies en nuisant à nos rapports avec Dieu ou notre prochain. Prenez n’importe quel d’entre eux et demandez-vous ce qui se produit quand les gens sont ainsi ; de quelle manière ils se comportent et les effets qu’a leur comportement sur les autres. Dans quelle mesure ils détruisent leur caractère. Ces comportements rendent inévitablement les gens froids, insensibles. Ceux qui se comportent de cette manière sont déjà froids envers les autres, et ceux qui subissent leur mépris ont aussi tendance à devenir froids également. Il est difficile d’être chaleureux envers quelqu’un qui agit de cette manière.
Numéro 6 • 2016
À prendre la température du monde…
Vu la gravité des propos de Jésus et de Paul, sommes-nous en mesure de prendre, pourrait-on dire, la température de la société actuelle afin de voir où nous en sommes ? Peutêtre qu’il suffit simplement de répondre aux questions suivantes : • Décelez-vous la présence de ces 19 conditions, dans le monde, à présent ? Dans l’affirmative, comment ? • Constatez-vous que ces conditions s’accentuent, diminuent, ou demeurent les mêmes ? • Si ces conditions augmentent, pourquoi ? Quelle est la mentalité de ceux qui les causent ou les permettent ? • Qu’advient-il de quiconque se met à les adopter. Pourquoi est-il « fâcheux » de permettre à ces conditions d’exister dans nos vies ? • Comment certaines de ces conditions affectent-elles les gens tout autour ? Autrement dit, quels dangers posentelles aux autres ? • En quoi ces conditions menacent-elles votre vie ? Quels dangers présentent-elles pour vous ? • Comment pouvez-vous résister à ces conditions ?
Comment s’empêcher de devenir froid
Jésus et Paul nous ont tous les deux donné des directives pour vivre dans un tel monde.
La première
S’ÉLOIGNER « Eloigne-toi de ces hommes-là » nous dit Paul (2 Timothée 3:5). C’est clair ! Si nous ne décelons pas ces conditions et ne cessons pas de fréquenter des personnes qui vivent de cette façon, ces traits de caractère vont s’immiscer dans nos vies !
La deuxième
OSER ÊTRE DIFFÉRENT Ce que Paul a dit à Timothée s’applique aussi à nous. John R.W. Scott l’explique bien dans son livre Guard the Gospel : « Dans ce paragraphe, à deux reprises Paul s’adresse à Timothée avec les deux petites monosyllabes grecques su de. Elles se trouvent au début des versets 10 et 14… et peuvent être traduites par “quant à toi…” comme contraste frappant avec le déclin contemporain des valeurs morales, les platitudes de la religion et la prolifération des faux enseignements. Il est dit à Timothée d’être différent, au risque de se retrouver seul ». Su de est de nouveau utilisé dans 2 Timothée 4:5 où – comme Scott le fait de nouveau remarquer – Paul « exhorte une seconde fois Timothée à être différent, à ne pas se laisser guider par les passions courantes de l’époque ». Paul était un père spirituel pour Timothée ; de ce fait, son emploi de su de a dû toucher Timothée droit au cœur. Son Épître a été préservée pour nous. Ce « quant à toi », pouvez-vous le prendre comme vous touchant personnellement vous aussi ? VieEspoirEtVerite.org
La troisième
CONNAÎTRE, PRATIQUER LA PAROLE DIVINE Se faisant l’écho de l’avertissement de Jésus, Paul dit également à Timothée : « Les hommes méchants et imposteurs avanceront toujours plus dans le mal, égarant les autres et égarés eux-mêmes ». Puis il lui parla plus personnellement : « Toi, demeure dans les choses que tu as apprises, et reconnues certaines, sachant de qui tu les as apprises : dès ton enfance, tu connais les saintes lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi en Jésus-Christ » (2 Timothée 3:13-15). Dans ce monde glacial, connaître les Écritures et les pratiquer est le secret pour demeurer spirituels.
La quatrième
FAIRE BIEN ATTENTION Jésus, dans Sa prophétie du mont des Oliviers, dit à Ses disciples : « Prenez garde à vous-mêmes », de crainte que vous ne sombriez dans la mentalité et dans le comportement qu’ont les gens autour de vous – « de crainte que vos cœurs ne s’appesantissent par les excès du manger et du boire, et par les soucis de la vie, et que ce jour ne vienne sur vous à l’improviste ». Autrement dit, soyez sur vos gardes, et ne prenez jamais rien pour acquis. L’époque menant au retour de Christ « viendra comme un filet sur tous ceux qui habitent sur la surface de toute la terre ». Et Jésus a ajouté : « Veillez donc et priez en tout temps, afin que vous ayez la force d’échapper à toutes ces choses qui arriveront, et de paraître debout devant le Fils de l’homme » (Luc 21:34-36).
Évitez un refroidissement
Nous vivons, sous bien des aspects, à une époque très différente de celle où ces 12 hommes écoutèrent attentivement Jésus sur le mont des Oliviers, mais Ses paroles sont encore plus évocatrices pour nous. La fin du monde est encore bien plus proche, ainsi que le retour de notre Maître ! La société qui nous entoure agit à sa guise, et sa mentalité refroidit de plus en plus à mesure qu’elle s’éloigne de Dieu. Certes, plusieurs événements majeurs doivent encore se produire, mais sans doute le plus grand danger nous guettant est-il celui de l’influence énorme et envahissante de l’iniquité ambiante et du refroidissement des cœurs pour Dieu et pour le prochain. Si la cause principale de l’insensibilité et de l’indifférence croissantes des gens est l’anarchie spirituelle, et si nous remarquons ce qui se passe et notons de quelle manière cela risque de nous affecter si nous ne sommes pas sur nos gardes, n’est-il pas avisé d’y remédier ? Ne manquez pas de lire à cet effet notre brochure gratuite intitulée « Transformez votre vie ». Dieu veut que vous effectuiez des changements dans votre vie. D
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Prophéties bibliques
Le secret de l’apogée de l’Amérique Le statut de l’Amérique a souvent été évoqué durant la campagne électorale présidentielle de 2016. Mais les États-Unis sont-ils toujours un « grand pays » ? Et dans l’affirmative, qu’est-ce qui a fait qu’ils sont devenus une grande puissance ? par Erik Jones
Le statut réel de l’Amérique
Bien que les avis sur ce qui fait qu’un pays est un « grand pays » diffèrent passablement, bien des gens, de par le monde,
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pensent que l’Amérique en a été un, et en est encore un. Et cela, pour plusieurs raisons : • À plusieurs reprises, dans l’histoire, l’Amérique a rejoint ses alliés pour vaincre des régimes tyranniques afin de libérer des millions de gens, vainquant les empires centraux lors de la Première guerre mondiale ; les puissances de l’Axe lors de la Deuxième Guerre mondiale ; et le communisme soviétique lors de la Guerre froide. • L’Amérique a la plus forte économie dans le monde, avec un PNB de près de $7 billions de plus que son concurrent principal (la Chine). Plusieurs des plus grandes innovations technologiques du monde proviennent des États-Unis, et elles ont joué pour beaucoup dans sa puissance économique. • L’Amérique a été généreuse. Des plans comme le plan Marshall ont aidé le monde à se remettre de la dévastation de la Deuxième Guerre mondiale. Bien que d’autres pays donnent plus à présent, au niveau du pourcentage de leurs revenus nationaux, les États-Unis sont toujours les plus charitables par rapport à l’importance de leur économie. En 2014, ils ont fourni $35 milliards d’aide économique à d’autres pays (les cinq principaux pays bénéficiaires étant Israël, l’Égypte, l’Afghanistan, la Jordanie et le Pakistan). Une grande partie de cette aide est militaire, mais des sommes non négligeables d’aide humanitaire et pour le développement vont à des pays en voie de développement (surtout à des pays africains). Numéro 6 • 2016
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L
ors des récentes élections, on a souvent entendu les candidats à la présidence parler du statut de l’Amérique. L’un des candidats, Donald Trump, a souvent parlé de redorer le blason de l’Amérique, d’où les divers slogans qui sont apparus un peu partout en ce sens. Selon lui, le pays connait un déclin et ses responsables doivent lui redonner sa prééminence. À l’opposé, dans cette course présidentielle, Hillary Clinton a accusé M. Trump de décrire négativement le pays. Elle s’est efforcée de faire campagne avec un message positif, prétendant que l’Amérique est toujours « grande », et que, sous sa conduite, elle continuera de l’être et qu’elle prendra les mesures nécessaires pour qu’elle le devienne encore davantage. Mis à part les slogans politiques, les Américains se servent depuis des années de l’adjectif « grande » pour décrire leur pays. Divers ouvrages ont été consacrés à la naissance de ce pays, et à son ascension au statut de grande puissance. Plusieurs politiciens décrivent l’Amérique comme « la plus grande nation que le monde ait connue ». En plus du terme « grande », ils ont vanté ladite nation comme « le meilleur espoir qui reste à la terre » (Abraham Lincoln), « une terre appelée espoir » (Bill Clinton) et « une ville resplendissante perchée sur une colline » (John Winthrop et Ronald Reagan). L’Amérique est-elle « grande » ? Et dans l’affirmative, en quoi ?
• L’Amérique a commis des erreurs, mais elle a aussi démontré son désir de les corriger. Par exemple, bien que l’esclavage y ait été pratiqué pendant 89 ans de son histoire, après une guerre civile sanglante, les États-Unis ont déclaré l’esclavage inconstitutionnel et ont peu à peu offert des droits civiques identiques aux descendants des esclaves afro-américains. Évidemment, l’Amérique a aussi ses critiques, et quand on est un grand pays, on est toujours critiqué. Or, il est indéniable que depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, l’Amérique a conduit le monde, en tant que superpuissance. Son influence militaire, économique et culturelle sur le monde est sans précédent.
Du fait de sa foi, Dieu fit à Abraham plusieurs promesses inconditionnelles Le vrai père fondateur de l’Amérique
Pourquoi les États-Unis qui étaient formés au départ de 13 petites colonies de l’empire britannique sont-ils devenus la nation la plus puissante du monde. Leur apparition sur la scène mondiale se limite-t-elle uniquement à des facteurs tels que des facteurs culturels, géographiques, économiques et historiques que proposerait un professeur d’université ? La réussite de l’Amérique cache-t-elle un élément-clé ignoré des manuels d’histoire ? On serait souvent surpris d’apprendre que la vraie source de la réussite de l’Amérique remonte à bien plus loin qu’à 1776 – qu’en fait elle date de plus de 3 500 ans avant sa déclaration d’indépendance. Bien avant que George Washington, ou John Adams, ou Thomas Jefferson ne soient nés ; bien avant Lexington, Concord, Valley Forge, la bataille de Gettysburg et les Guerres mondiales, il y eut un homme nommé Abraham. Assurément pas Lincoln.
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Cet Abraham ne vécut pas en Amérique du Nord. En fait, il vécut à plusieurs milliers de kilomètres de là, au MoyenOrient. Nous voulons parler de l’Abraham de la Genèse – de l’homme auquel trois grandes religions font remontrer leurs ancêtres. Vous vous demandez peut-être quel lien Abraham peut-il bien avoir avec les États-Unis d’Amérique. Ces deux dernières années, j’ai été impliqué dans un grand projet – la rédaction d’une brochure élucidant précisément cette question. Cet ouvrage de 120 pages, ayant pour titre Les États-Unis, l’Angleterre et le Commonwealth dans les prophéties vient de paraitre en anglais (sa traduction en français est en cours). Il débute par l’histoire d’Abraham qui eut une foi vivante envers son Créateur, au travers des diverses épreuves qu’il connut dans sa vie. Du fait de sa foi, Dieu lui fit plusieurs promesses inconditionnelles. L’une de ces promesses, celle du droit d’ainesse, impliquait les descendants d’Abraham qui allaient hériter de formidables bénédictions matérielles – y compris territoriales, en ressources naturelles et en temps idéal pour l’agriculture – et devenir une multitude de nations bien après Abraham. Cette bénédiction fut transmise à certains des descendants d’Abraham. Elle passa à Isaac, puis à Jacob, et pour finir aux deux fils de Joseph – Ephraïm et Manassé. On pense souvent que ces bénédictions furent accordées historiquement à l’ancien royaume d’Israël sous David et Salomon. Mais comme vous pourrez le constater à la lecture de notre brochure, cela ne peut tout bonnement pas être le cas si nous croyons ce que Dieu a en fait promis dans la Bible. Cette ouvrage montre que bon nombre de ces promesses (qui étaient aussi des prophéties) dépassaient largement ce qu’Israël reçut dans l’histoire ancienne. L’un des fils de Joseph reçut la promesse qu’il deviendrait un grand peuple, et l’autre une multitude de nations (Genèse 48:19). Comme l’indique notre ouvrage, quand on juxtapose ces prophéties à d’autres prophéties détaillées de la Bible, on s’aperçoit que ces promesses ont été accomplies par les États-Unis et l’Angleterre, ainsi que par plusieurs autres pays d’origine britannique.
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Non seulement notre ouvrage traite des promesses et des prophéties que Dieu fit il y a plusieurs milliers d’années, mais il montre aussi comment elles ont été tenues en notre ère moderne. Ce que vous avez appris dans les cours d’histoire revêtira une signification nouvelle quand vous constaterez que ces promesses sont liées aux prophéties bibliques. Vous découvrirez, par exemple :
• Que les 10 tribus de l’ancien royaume du nord (Israël) furent emmenées captives par l’empire assyrien, et pourquoi ; puis ce qu’elles sont devenues après être supposément devenues « les dix tribus perdues ». Vous découvrirez qu’elles n’étaient pas vraiment « perdues » – ayant ensuite émigré hors du Moyen-Orient sous des noms différents. • Qu’une partie des Israélites prit possession des îles britanniques, puis émigra dans diverses régions du monde – créant un empire qui allait couvrir des territoires dans pratiquement toutes les régions du globe. • Que l’empire britannique finit par gouverner littéralement les sept mers par son contrôle de divers points stratégiques maritimes et diverses îles. Vous y découvrirez quelles prophéties bibliques ont annoncé cela précisément. • Pourquoi la révolution américaine fut un succès en dépit de l’absence apparente d’éléments favorables. • Comment et pourquoi les États-Unis, formés au départ de 13 petites colonies sont ensuite devenus une faible nation isolationniste, et plus tard, la nation la plus puissante du monde. Autrement dit, comment l’Amérique est devenue « un grand pays ». En lisant cette brochure, vous constaterez l’accomplissement des prophéties bibliques dans notre histoire moderne, et vous constaterez la puissance flagrante de Dieu qui « annonce dès
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le commencement ce qui doit arriver, et longtemps d’avance ce qui n’est pas encore accompli » (Ésaïe 46:10). Vous n’aurez pas qu’une connaissance académique des prophéties et de l’histoire, mais vous en viendrez – espérons le – à connaître le vrai Dieu à un plus haut degré face à Sa fidélité inébranlable pour Ses promesses et à Sa puissance stupéfiante à façonner l’histoire pour accomplir Sa volonté. Tout compte fait, cette brochure vous fera faire un tour complet. Elle a pour objet de décrire la foi d’Abraham et de démontrer cette dernière par son obéissance. Puis elle démontre l’accomplissement des promesses et des prophéties que Dieu a faites, du fait de cette foi. Elle conclut en vous aidant à comprendre que vous avez personnellement besoin d’édifier en vous le même type de foi et d’obéissance envers Dieu dans votre vie.
La réussite américaine dans son vrai contexte
Bien que cet ouvrage révèle l’origine et la cause de la réussite des États-Unis, il fournit aussi une dimension particulière à cette question que les politiciens et les historiens ne vous donnent pas. Il montre pourquoi aucune des campagnes électorales présidentielles n’a entièrement raison au niveau de la réussite de ce pays. Aucune campagne ne comprend la vraie source de la réussite américaine, ni les aspects qui mènent à l’affaiblissement de cette nation, ni ce qui pourrait lui redonner sa « grandeur ». Le dernier chapitre de cette brochure explique sans ménagements les profondes questions morales et spirituelles responsables du déclin de l’Amérique, et la seule voie capable de redorer son blason. Hélas, aucun des candidats en joute ne parle de cette voie. Voilà pourquoi nous estimons que les gens ont désespérément besoin de lire cette brochure.
Vous pourrez bientôt commander un exemplaire gratuit de notre brochure au sujet des pays de langue anglaise selon les prophéties bibliques.
Numéro 6 • 2016
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Une histoire logique
Quel sort vont subir les États-Unis d’Amérique ? La Bible a prédit à la fois leur déclin, mais aussi leur impressionnant renouveau.
Prophéties bibliques
par David Treybig
LE DÉCL N ET LA RENA SSANCE DE L’AMÉR QUE VieEspoirEtVerite.org
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ne autre saison politique touche à sa fin pour les ÉtatsUnis, des déclarations passionnées foisonnant. L’un des partis prétend qu’il faut redonner à l’Amérique sa grandeur, alors que l’autre prétend qu’elle se porte bien. Ces points de vues opposés – selon lesquels ou bien le pays connait de graves problèmes, ou bien la situation s’améliore et tout va bien – semblent être les doctrines politiques sous-jacentes de pratiquement chaque élection. Les partis impliqués modifient leurs positions en fonction de qui est au pouvoir. Comme nos fidèles lecteurs le savent, ceux qui produisent cette revue ne souhaitent pas s’impliquer dans la politique. Certes, nous nous soucions profondément de ce qui se passe dans nos pays, mais nous ne prenons pas parti et ne nous impliquons pas dans la politique. Nous nous appliquons à proclamer ce que Dieu révèle dans Sa Parole. Ce message aidera tous les Américains et les peuples de tous les autres pays à comprendre les prophéties bibliques, à avoir de meilleurs rapports avec Dieu, et à bénéficier des bénéfices que notre Créateur souhaite accorder à tous. Dans le présent article, nous nous concentrerons sur les États-Unis, car la manière dont Dieu les a bénis et va remédier à leurs faiblesses sont des exemples dont tous les peuples doivent tenir compte. Les peuples et les nations qui respectent les instructions divines sont destinés à prospérer.
Une évaluation
Selon un sondage effectué par le groupe Barna en début d’année, « 72% des électeurs inscrits estiment que les États-Unis sont engagés dans une mauvaise voie ». Le pourcentage relevé est encore plus élevé chez ceux qui se disent chrétiens (Voters Want a Different America, 11 mai 2016 ). D’après ce rapport, les électeurs « sont conscients du fait que quelque chose de significatif doit être fait, mais ou bien ils ne savent pas quel est le remède, ou bien ils n’ont pas le courage de chercher à le savoir ». On estime généralement que « l’Amérique s’est arrêtée dans sa lancée. Et l’on est conscient du fait que redémarrer va s’avérer bien plus difficile que se contenter de maintenir son statu quo ». Il n’est pas difficile de comprendre ce qui inquiète les Américains. Une forte tension raciale règne dans de nombreuses villes du pays, plusieurs jeunes noirs ayant été abattus par des policiers. De plus, neuf membres d’une Église de Charleston ont été abattus par un jeune blanc mentalement handicapé lors d’une étude biblique. Ces évènements ont été suivis du meurtre vengeur de plusieurs policiers à Dallas et à Bâton Rouge. La tension raciale n’est évidemment pas le seul problème. Une enquête de Gallup effectuée en début d’année a révélé que l’économie est la première préoccupation des Américains (Economy, Government Top U.S. Problem List, 14 avril 2016). Il y a beaucoup de gens sans emploi ou de personnes ayant cessé
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d’en chercher un, les emplois payant bien étant de plus en plus difficiles à décrocher. L’immigration, le terrorisme, le déficit du budget fédéral, l’insécurité dans le pays et le mécontentement envers le gouvernement viennent s’ajouter à ces griefs et ces inquiétudes. Bien que se débattant avec ces problèmes, l’Amérique demeure la nation la plus puissante au monde. Mais que lui réserve l’avenir ?
Une leçon de l’histoire
Le philosophe George Santayana a dit : « Ceux qui oublient le passé se condamnent à le revivre ». Que révèle l’histoire du peuple américain ? Ne nous contentons pas de ne remonter qu’à 1776, quand les États-Unis ont déclaré leur indépendance. Ce serait manquer de vision. Remontons bien plus loin et parlons des ancêtres du peuple qui a formé les États-Unis d’Amérique. Des recherches bibliques et historiques indiquent que l’histoire des Américains, avant 1776, remonte à la tribu israélite de Manassé. Ce dernier, et son frère Éphraïm, reçurent les promesses du droit d’ainesse faites à Abraham et ayant été transmises d’une génération à l’autre. Les peuples issus de ces deux frères devaient, d’après les prophéties bibliques, devenir « un grand peuple » et « une multitude de nations » (Genèse 48:13-20). Cette bénédiction ne fut jamais transmise du temps des anciens Israélites. Elle ne s’est accomplie que lors des siècles derniers. Mais prenons le temps d’expliquer. Étant l’une des tribus des anciens Israélites, l’histoire primitive de Manassé est intimement liée à celle de l’ancien Israël. C’est bien simple : Dieu leur donna beaucoup de bénédictions, à cause des promesses qu’Il avait faites à Abraham, et parce qu’Il voulait qu’ils deviennent une nation modèle. Néanmoins, la loi de cause à effet exerçait toujours son pouvoir. Quand les anciens Israélites respectaient les lois divines, leur nation prospérait. Et quand ils désobéissaient, leur nation chutait. Hélas, la désobéissance devint la norme. Et quand ils s’obstinèrent à continuer de désobéir à l’Éternel, leurs deux royaumes succombèrent à des nations conquérantes qu’envoya l’Éternel pour les punir de leurs péchés. Cela se produisit pour les deux royaumes – celui au nord, et celui de Juda, au sud (2 Rois 17 ; Jérémie 52). Ayant ignoré les avertissements que Dieu leur avait donnés par Ses prophètes, l’ancienne tribu de Manassé, de pair avec les autres tribus du royaume d’Israël, furent conquises par l’empire assyrien en 722-721 avant notre ère. Dans les siècles suivants, les descendants de Manassé, ainsi que ceux de la tribu sœur d’Éphraïm, émigrèrent vers l’ouest, dans les Iles Britanniques. Numéro 6 • 2016
Ceux qui oublient le passEése condamnent A le revivre De nouvelles nations, mais les mêmes instructions divines
Les promesses du droit d’ainesse réitérées par leur ancêtre Jacob s’étant accomplies, les descendants d’Éphraïm et de Manassé sont devenus la Grande Bretagne et les États-Unis d’Amérique (Genèse 48:13-20 ; 49:1,22-26). Étant les bénéficiaires de bon nombre des bénédictions promises à Abraham, ces peuples devraient être les premiers à respecter les lois divines. Ces instructions comprennent celles d’adorer Dieu le septième jour de la semaine, le sabbat (ou samedi) ; de célébrer les jours saints bibliques ; de secourir les pauvres ; de traiter tout le monde avec respect, de vivre moralement, de promouvoir la famille traditionnelle, de pratiquer la vérité et l’honnêteté, et de respecter les Dix Commandements. Hélas, la plupart des Américains et des Britanniques ignorent les enseignements bibliques et ne maintiennent plus les valeurs morales traditionnelles. Ils les estiment, à tort, périmés ou inapplicables à notre époque. De ce fait, le Dieu qui ne change pas et qui « est le même hier, aujourd’hui, et éternellement » (Malachie 3:6 ; Hébreux 13:8) va de nouveau châtier ces peuples puisqu’ils transgressent Ses lois éternelles, immuables et bénéfiques.
Le châtiment prévu
Ce châtiment futur – ce « temps d’angoisse pour Jacob » ( Jérémie 30:7) -- va s’abattre sur les descendants de Jacob comme les États-Unis et l’Angleterre. Dieu a annoncé : « Je te châtierai avec équité, je ne puis pas te laisser impuni […] à cause de la multitude de tes iniquités, du grand nombre de tes péchés » (versets 11, 14). De quel genre de châtiment est-il question ? Cela est précisé dans Lévitique 26 et Deutéronome 28, où les bénédictions accompagnant la désobéissance mais aussi les malédictions accompagnant toute désobéissance aux lois divines sont mentionnées. Ces châtiments pour la désobéissance comprennent la banqueroute économique (Deutéronome 28:16-18), l’égarement (verset 28), « des plaies grandes et de longue durée, par des maladies graves et opiniâtres » (verset 59), la sécheresse et la famine (versets 24, 53-57), des défaites militaires et la captivité (versets 25-26, 41). Si vous lisez Lévitique 26 et Deutéronome 28 dans leur intégralité, vous y trouverez une explication plus détaillée de cette terrible époque à venir – sans précédent dans toute l’histoire humaine (Daniel 12:1 ; Matthieu 24:21). Ce qui est encourageant, c’est que la prophétie de Jérémie indique que les descendants modernes de Jacob en seront délivrés ( Jérémie 30:7).
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Leur restauration
Un retour à la prospérité est prophétisé pour les descendants modernes des 12 tribus d’Israël, après qu’ils se soient repentis de leurs péchés et se soient tournés vers Dieu. La Bible indique que c’est ce qui se produira après que Christ sera revenu pour établir le Royaume de Dieu ici-bas. Évoquant la situation dans laquelle les descendants de Jacob se trouveront lorsqu’ils se seront détournés de leurs transgressions pendant le règne de mille ans de Christ, Ésaïe a prophétisé que « les richesses de la mer se tourneront vers [eux], quand les trésors des nations viendront à [eux] » et que l’ « on n’entendra plus parler de violence dans [leur] pays, ni de ravage et de ruine dans [leur] territoire » (Ésaïe 60:5, 18). Les problèmes économiques et la violence régnant en occident feront place à la prospérité et à la paix car, comme Dieu l’explique, « Il n’y aura plus que des justes parmi ton peuple » (verset 21).
Des leçons pour tous
Il y a, certes, beaucoup de leçons que l’on puisse tirer des prophéties bibliques concernant les descendants modernes de la tribu de Manassé, mais nous pouvons noter les deux suivantes . Si les Américains et les peuples des autres pays se repentent de leurs péchés et se tournent vers Dieu, ils n’auront pas à subir le châtiment prévu. Comme l’a dit l’Éternel, « si cette nation, sur laquelle j’ai parlé, revient de sa méchanceté, je me repens du mal que j’avais pensé lui faire » ( Jérémie 18:8). N’oublions pas que Dieu aime les peuples de toutes les nations et qu’Il souhaite nous bénir tous. Comme le résume le proverbe, « la justice élève une nation, mais le péché est la honte des peuples » (Proverbes 14:34). Deuxièmement, bien que nous ne puissions pas individuellement changer l’attitude des autres ni contrôler ce que fait tel ou tel pays, nous pouvons néanmoins améliorer nos vies. Comme l’a écrit l’apôtre Pierre, « en toute nation celui qui le craint et qui pratique la justice lui est agréable » (Actes 10 :35). Si vous voulez en savoir plus à ce propos, nous vous conseillons la lecture de notre brochure gratuite intitulée Transformez votre vie. D
Si vous désirez mieux craindre Dieu pour vivre come Il le dit, téléchargez votre brochure gratuite Transformez votre vie !
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La vie
Nous avons souvent le sentiment de vivre en frôlant à tout moment le désastre. Comment survivre au bombardement constant des angoisses, de la peur et du stress ? par Mike Bennett
Si
l’on en croit les recherches sur Google, on souffre de plus en plus souvent d’angoisse. Au cours des huit dernières années, les recherches sur cette dernière ont plus que doublé. Vingt-six pour cent d’Américains ont déclaré le mois dernier être « extrêmement stressés », et 49% d’Américains ont déclaré avoir connu un événement stressant ces 12 derniers mois (The Burden of Stress in America, NPR/Robert Wood Johnson Foundation/Harvard School of Public Health). Dans le Royaume-Uni, d’après le dernier sondage de l’office du travail, en 2014-15, le stress a été responsable de 35% de tous les cas de maladie [9,9 millions de jours, soit l’équivalent de] 43% de tous les jours de travail perdus pour cause de maladie ». Et il y a franchement de quoi s’inquiéter, de quoi avoir peur, et de quoi être stressé. De nouveaux vecteurs nous crachent des reportages d’attaques terroristes, de tensions raciales, de crimes violents, de guerres de gangs, de corruption gouvernementale et de conflits régionaux croissants faisant des centaines de milliers de victimes et obligeant des millions de réfugiés à quitter leurs foyers. Puis il y a la menace réelle des points
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chauds risquant d’exploser en une guerre mondiale, incluant des armes nucléaires, chimiques et bactériologiques. Plus proche de nous, nous sommes nombreux à être atteints de maladies chroniques, à être de plus en plus submergés de dettes, à avoir des relations brisées, à subir les frustrations de la méchanceté et de l’immoralité affligeant nos communautés et nos foyers. Nous nous sentons donc continuellement angoissés et stressés, et avons souvent peur. Nos corps sont équipés pour affronter des situations dangereuses en mode de crise – ce qu’on décrit souvent comme une réaction de lutte et de fuite. Par contre, en cas de peur chronique – quand l’angoisse et le stress nous submergent régulièrement – notre corps et notre psychisme risquent d’être éprouvés à la limite par des crises constantes. Notre santé physique, mentale et émotionnelle est en jeu. Comment mieux affronter la peur, l’angoisse et le stress ? Commençons par examiner l’histoire de deux hommes affrontant une crise et réagissant, l’un en fuyant et l’autre en luttant. Comment notre Créateur
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modifia-t-Il leurs réactions, les rendant positives ? Nous examinerons ensuite plusieurs facteurs physiques et spirituels supplémentaires susceptibles de nous aider à affronter nos moments de stress, et même à croître.
La fuite d’Élie
Les prophètes de Dieu n’avaient pas une vie facile. Ils furent les premiers à être appelés à proclamer la vérité aux puissants – au péril de leur vie. Dieu dit au prophète Élie de transmettre un message au roi inique Achab et au peuple, qui ne respectaient plus Dieu. L’Éternel accomplit un miracle spectaculaire, faisant descendre du feu du ciel pour convaincre le peuple qu’Il était réellement Dieu. Élie connut une victoire fracassante sur les ennemis du Tout-Puissant, mais ces derniers ripostèrent aussitôt. La reine inique Jézabel envoya un message au prophète, promettant son exécution le lendemain. Élie connaissait sa réputation ; elle était impitoyable, et il paniqua. Il s’enfuit aussi vite et aussi loin qu’il le put. Puis il adressa cette prière à l’Éternel : « C’est assez ! Maintenant, Eternel, prends mon âme, car je ne suis pas meilleur que mes pères » (1 Rois 19:4). Il préférait mourir aux mains de l’Éternel, qui est miséricordieux, plutôt qu’aux mains de la méchante Jézabel. Dieu redirigea patiemment et affectueusement la terreur d’Élie. Il lui demanda : « Que fais-tu ici, Elie ? » (verset 9) Élie rappela à Dieu : « J’ai déployé mon zèle pour l’Eternel, le Dieu des armées ; car les enfants d’Israël ont abandonné ton alliance, ils ont renversé tes autels, et ils ont tué par l’épée tes prophètes ; je suis resté, moi seul, et ils cherchent à m’ôter la vie » (verset 10). Après S’être miraculeusement révélé à lui, Dieu lui posa de nouveau la même question, et obtint la même réponse. Puis Dieu donna à Élie d’autres ordres. Au lieu de s’attarder sur les dangers courus, Élie reçut l’ordre de retourner d’où il venait et d’accomplir
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la volonté divine. L’Éternel expliqua de manière rassurante au prophète qu’il n’était pas seul – « Je laisserai en Israël sept mille hommes, tous ceux qui n’ont point fléchi les genoux devant Baal, et dont la bouche ne l’a point baisé » (verset 18). Quand nous affrontons la peur et le stress, Dieu veut que nous ayons de nouveau les yeux fixés sur Lui et sur l’œuvre qu’Il veut nous voir accomplir. Cette œuvre implique des milliers d’autres personnes qui, elles aussi, œuvrent pour se préparer pour le retour de Christ – le seul espoir que ce monde malade ait. (Lire à cet effet nos articles « Quelle est la mission de l’Église ? » et « Notre espérance en l’avenir ».
Le combat de Pierre
Les disciples ne comprenaient pas pleinement ce que Jésus devait faire lors de Son Premier Avènement. Ils savaient qu’Il était destiné à devenir Roi, mais ce qu’ils ne comprenaient pas, c’était qu’Il devait, en tant que notre Sauveur, mourir pour nos péchés. De ce fait, quand le traître Judas vint avec des hommes en armes arrêter Jésus, Pierre s’apprêta à se battre pour protéger son roi. Il eut peur, mais ne fuit pas. Il brandit son épée. « Simon Pierre, qui avait une épée, la tira, frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui coupa l’oreille droite » ( Jean 18 :10). Pierre visait-il l’oreille, ou le serviteur fut-il bien avisé de chercher à s’esquiver ? Ce qui se produisit ensuite prit Pierre par surprise. Jésus lui dit : « Remets ton épée dans le fourreau » (verset 11) ; en effet, telle était la volonté de Dieu. Il ajouta même : « Laissez, arrêtez ! Et, ayant touché l’oreille de cet homme, il le guérit » (Luc 22:51). Pierre ne s’enfuit pas. Il suivit Jésus jusqu’au lieu où on Le condamna. Pierre savait que sa vie était en danger, car il avait attaqué le serviteur du souverain sacrificateur. Il savait à présent que Jésus ne voulait pas qu’il se batte ; peut-être pensait-il que Jésus le protégerait.
Puis on lui demanda, à trois reprises, s’il était disciple de Jésus – ce qu’il nia, trois fois. Quand il se rendit compte que c’était précisément ce que Jésus avait prédit, « Étant sorti, il pleura amèrement » (Matthieu 26:75). Pierre finit par se rendre compte qu’il ne pouvait pas se fier sur son propre courage, ni même sa propre volonté, pour lutter contre les évènements effrayants l’affectant. Jésus lui apprit à se fier à la volonté divine. Quand nous faisons la volonté divine, nous pouvons faire confiance à Dieu pour la protection et le courage dont nous avons besoin. Jésus donna à Pierre d’autres directives, une fois ressuscité. En parallèle à son triple reniement, Christ lui demanda par trois fois s’il L’aimait. Et par trois fois Jésus rappela à Pierre de s’acquitter de sa mission « Pais mes brebis » ( Jean 21 :17).
Des facteurs physiques
Il y a à la peur et au stress des éléments physiques – du danger proprement dit à nos réactions physiologiques. Par exemple, nos heures de sommeil et nos exercices peuvent passablement influencer la manière dont nous réagissons. Le vieux dicton (qu’on attribue souvent au héros légendaire américain de football Vince Lombardi) dit vrai : « La fatigue fait de nous des poltrons ». Dieu, pour notre bien, a même inclus un repos dans Ses Commandements (Lire à cet effet notre brochure gratuite intitulée « Le sabbat – un don divin négligé ») L’exercice peut aussi augmenter notre résistance physique et nous aider à maîtriser notre niveau de stress. D’après l’association américaine sur l’angoisse et la dépression, « les chercheurs se sont aperçus qu’une participation régulière à des exercices d’aérobie se sont avérés réduire les niveaux de tension, améliorer et stabiliser la bonne humeur, améliorer le sommeil et augmenter le respect de soi. Même cinq minutes d’exercices d’aérobie peuvent stimuler les facteurs luttant contre l’angoisse ».
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En ce qui Le concerne, tout ce que nous affrontons – et tout ce que ce monde affronte – n’est pas incontrôlable mais totalement sous Son contrôle. En revanche, l’effort physique ne peut nous éviter les désastres ou contrôler notre stress que jusqu’à un certain point. Dans notre monde, il y a des dangers que nous ne pouvons maitriser ni comprendre. Heureusement, la Bible nous parle d’une Source qui nous aide à transcender le physique.
Une paix d’esprit spirituelle
Dieu nous offre non seulement une aide pratique mais aussi une prise de conscience spirituelle qui nous donne Son point de vue. En ce qui Le concerne, tout ce que nous affrontons – et tout ce que ce monde affronte – n’est pas incontrôlable mais totalement sous Son contrôle. Il a un plan pour résoudre bientôt les problèmes les plus insolubles de l’humanité. Aucune force supposément irrésistible et aucune crise dite inexorable n’est à la hauteur, face à notre Créateur tout puissant. Voici quelques réalités bibliques à l’intention de ceux qui suivent Dieu et Lui font confiance. Face à nos inquiétudes et nos anxiétés : « Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas : Que mangerons-nous ? que boirons-nous ? de quoi seronsnous vêtus ? Car toutes ces choses […] votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données pardessus » (Matthieu 6:31-33). « Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu’il vous élève au temps convenable ; et déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous » (1 Pierre 5:6-7). Quand, angoissés, nous ne savons que faire ni où aller : « Il te couvrira de ses plumes, et tu trouveras un refuge sous ses ailes ; sa fidélité est un bouclier et une cuirasse. Tu ne craindras ni les terreurs de la nuit, ni la flèche qui vole de
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jour, ni la peste qui marche dans les ténèbres, ni la contagion qui frappe en plein midi » (Psaume 91:4-6). « Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus-Christ » (Philippiens 1:6). « Cette espérance, nous la possédons comme une ancre de l’âme, sûre et solide » (Hébreux 6:19). Beaucoup de fidèles ont persévéré dans des conditions désespérées, gardant les yeux sur l’espérance de la résurrection et le retour de Christ (Hébreux 11:35-39). Quand nous sommes troublés et stressés : « Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde » ( Jean 16:33). « A celui qui est ferme dans ses sentiments tu assures la paix, la paix, parce qu’il se confie en toi » (Ésaïe 26:3). « Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ » (Philippiens 4:6-7). Le verset 8 nous dit de méditer ce qui est vrai, pur et vertueux – autre clé de la sérénité. D
Lecture supplémentaire
Des mesures pour réduire le stress Que pouvons nous tirer de ces récits bibliques et de ces passages encourageants ? • Prier Dieu de nous protéger et de nous donner la paix d’esprit. • Lui confier nos soucis, et Le laisser S’en charger. • Nous reposer suffisamment et faire assez d’exercice, et surtout observer le sabbat biblique. • Méditer ce qui est vrai, pur et vertueux. • Rechercher la volonté divine, sachant que Dieu a un plan pour résoudre tous ces problèmes et éliminer tous les maux. • Faire notre part dans l’œuvre de préparation du retour de Christ. • Étudier les promesses divines et nous souvenir de ce que notre Père céleste a fait pour que notre foi augmente.
Pour en savoir plus, lire notre article sur VieEspoirEtVerite.org : « Qu’estce que la méditation ? »
Prendre note des promesses divines et les réclamer.
Numéro 6 • 2016
la Bible
On vulgarise la religion,
On diffame le contenu de la Bible ! Il est courant de vulgariser, de recueillir certaines phrases et des dictons. Mais que se passe-t-il quand on fait le tri des coutumes religieuses ?
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par Jeremy Lallier
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L’Internet a submergé le monde d’informations de toutes sortes. Nous n’y étions pas préparés, par réellement. On nous submerge de pensées, d’opinions et d’idées à flot continu. Nous disposons de plus d’informations qu’il est possible d’en digérer en l’espace de mille vies. En fait de flot, c’est un torrent d’informations, et ce torrent ne cessant d’augmenter, c’est de déluge qu’il faudrait plutôt parler. Comment est-on supposé tout digérer ? Comment est-on supposé faire le tri et retenir ce qui est vraiment pertinent ? Aussi unique que puisse être l’Internet, ce n’est pas la première fois que le monde se trouve dans ce genre de situation. Aussi surprenant que cela puisse paraître, l’Europe a eu à se débattre avec un même type de dilemme peu après que Johannes Gutenberg ait inventé l’imprimerie. Sa presse, en effet, a bien changé le monde à jamais. Avant lui, les livres étaient rares et fort onéreux. Avec lui, ils sont – quasiment du jour au lendemain – devenus bon marché et accessibles. Tel un déluge, des ouvrages remplis de pensées, d’opinions et d’idées se sont frayés un chemin dans les diverses sphères politiques et culturelles. Nul n’a plus été en mesure d’en examiner tout le contenu. Soudain, les Européens des 15e et 16e siècles se sont vus submergés de questions qu’on ne s’était pas encore posées : « Comment sommes-nous supposés digérer tout ceci ? Comment sommes-nous supposés faire le tri et décider ce qui est pertinent ? » Leur solution ? Des ouvrages de vulgarisation
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la religion
Nous vivons dans un monde si personnalisable que tout peut être fait sur mesure, édité et altéré pour être à notre goût ; et pourquoi pas en matière de religion ? L’art de la vulgarisation
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Les ouvrages sur des sujets « courants » n’ont qu’un objectif : recueillir ce qui est intéressant, et s’en tenir. À l’instar des carnets intimes, à l’origine, ils étaient personnels, et manuscrits, mais contrairement aux carnets intimes, ils avaient pour objet de rassembler des idées, des citations et des constatations provenant d’autres personnes. Au fil des siècles, plusieurs personnages célèbres ont collectionné des livres connus. De Napoléon Bonaparte à Thomas Jefferson et de Francis Bacon à Walt Whitman, ces livres pour tous ont permis aux penseurs, aux rêveurs, aux princes et aux mendiants, de créer des recueils personnels de pensées et de phrases qui leur plaisaient. Dans l’ouvrage de Locke – A New Method of Making Common-Place-Books (1706) – la préface invite le lecteur à “n’extraire que les données de choix ; ce qui est excellent, soit dans le sujet traité, ou du fait de l’élégance d’expression ». À présent, 310 ans plus tard, les livres de vulgarisation sont loin d’être périmés. Les manuscrits ne sont peut-être plus aussi courants, mais sans doute avez-vous découvert des versions modernes d’ouvrages vulgarisés. Il existe en effet des séries comme Que sais-je ? ; Science et Vie ; Du champ à l’assiette ; Découverte ; Pour les nuls ; etc… Chacun de ces vecteurs a pour mission d’assembler des informations qui nous intéressent, ont un certain mérite ou du bon sens. Et c’est à cela que servent les ouvrages de vulgarisation – recueils interminables en évolution perpétuelle qui se multiplient à mesure que nous nous développons et au gré de nos rapports avec le monde qui nous entoure. C’est notre catalogue personnel de « données de choix et de ce qui est excellent ».
La vulgarisation de la religion
Cette vulgarisation, en revanche, cause un problème. Dans le fond, banaliser les
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choses nous incite à examiner une œuvre, puis à nous dire : « J’aime ceci, mais pas cela ; ceci est bon ; cela n’est pas pour moi ». Pour ce qui est des choses et de la littérature ou des films, cela ne pose pas de problème. Mais un problème se pose quand on adopte cette approche pour la philosophie ou la religion, qu’on se compose un buffet varié de points de vues mondains différents et qu’on essaie de les harmoniser. Cela se produit continuellement. Nous vivons dans un monde si personnalisable que tout peut être fait sur mesure, édité et altéré pour être à notre goût ; et pourquoi pas en matière de religion ? Il existe plusieurs centaines de religions dans le monde, dont beaucoup sont vieilles de plusieurs milliers d’années, alors on se dit : « Pourquoi ne pas retenir le meilleur de ce que chacune a à offrir, en faire un mélange, et obtenir quelque chose qui nous convienne ? » Pourquoi pas ? Parce que cela ne fonctionne pas !
Des puzzles qui n’ont aucun sens
Si les religions de ce monde étaient des puzzles, les vulgariser consisterait à prendre nos morceaux favoris de chaque puzzle et à essayer de les assembler. Cela ne peut rien donner. Cela ne donne pas de résultat satisfaisant. Deux morceaux qui ne s’imbriquent pas, même quand essaie de les obliger à s’emboiter, ne sauraient former une image logique. Tenter une telle chose ne donnerait rien de bon. Supposons que vous aimiez la manière bouddhiste de méditer, mais que vous souhaitiez aussi prier à une puissance supérieure. Deux problèmes se posent en pareil cas : La méditation bouddhiste s’appuie sur l’idée que l’univers est une illusion. Si vous méditez sur votre propre absence d’existence, à quelle puissance suprême êtes-vous supposé prier ? Comment amalgamer ces deux idées ? Qu’est-ce que cela donne ? Cela ne donne rien – et plus vous ajoutez de morceaux de puzzle, plus cela devient Numéro 6 • 2016
confus. Résultat ? Une « Bible » vulgarisée remplie d’idées gentilles mais sans homogénéité (et qui se contredisent souvent entres elles) – une « Bible » qui essaie d’expliquer quoi faire, mais qui n’offre pas la moindre raison pour expliquer la nécessité de le faire. Il y a quelque chose de bien préférable.
Addition et soustraction
La Bible abonde en avertissements de ne pas prendre ses déclarations avec un grain de sel. Moïse dit à Israël : « [V]ous n’ajouterez rien à ce que je vous prescris, et vous n’en retrancherez rien » (Deutéronome 4:2). Il est écrit, dans le livre des Proverbes : « Toute parole de Dieu est éprouvée […] N’ajoute rien à ses paroles, de peur qu’il ne te reprenne et que tu ne sois trouvé menteur » (Proverbes 30:5-6). L’apôtre Jean a averti tous ceux qui lisent le livre de l’Apocalypse : « Je le déclare à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre : Si quelqu’un y ajoute quelque chose, Dieu le frappera des fléaux décrits dans ce livre ; et si quelqu’un retranche quelque chose des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part de l’arbre de la vie et de la ville sainte, décrits dans ce livre » (Apocalypse 22:18-19). Pourquoi tous ces avertissements de ne rien changer à la Bible ? Parce que si nous nous mettons à vulgariser ses enseignements, comme on banalise bien des ouvrages, nous perdons de vue le tableau d’ensemble qu’elle nous brosse ; nous mélangeons des morceaux de plusieurs puzzles ; il devient alors impossible de savoir ce que Dieu accomplit. Or, ce que Dieu accomplit est stupéfiant.
Le tableau d’ensemble
La Bible parle de beaucoup de choses que l’on ne comprend que lorsqu’on respecte son plan d’ensemble. Elle révèle, par exemple, le dessein de la vie humaine (Ecclésiaste 12:13). Elle parle de la raison pour laquelle vous êtes né (Romains 8:18). Elle révèle ce que Dieu attend de vous ( Michée 6 :8) et elle montre quoi faire quand vous manquez inévitablement de vous montrer à la hauteur (Actes 2:38). Elles délimite les domaines à ne pas dépasser quand on souhaite avoir une existence qui en vaille la peine (Deutéronome 10:13). Elle parle de l’importance des relations, dans la vie, et comment les entretenir (Éphésiens 5:17-33). La Bible est loin de se limiter à vous. Elle parle aussi du monde entier (Genèse 1:1), de la raison pour laquelle il se trouve dans l’état où il est (Romains 1:18-25), et de la manière dont Dieu a l’intention d’y remédier (Romains 8:19-23). Elle révèle un plan pour éliminer définitivement le mal et la souffrance (Apocalypse 21:4) – un plan qui offre un espoir à chaque être humain ayant jamais vécu (Apocalypse 20:12). C’est un tableau d’ensemble que nous brosse la Bible, exécuté et inspiré par un Dieu qui vous invite à « examine[r] toutes choses ; [à retenir] ce qui est bon » (1 Thessaloniciens 5:21). Mais c’est tout ou rien. Se confectionner sa propre « Bible » vulgarisée est un moyen sûr d’assembler des morceaux de différents puzzles n’ayant rien de commun et formant un assemblage qui n’a pas de sens.
Moïse dit à Israël : « vous n’ajouterez rien à ce que je vous prescris, et vous n’en retrancherez rien » (Deutéronome 4:2). VieEspoirEtVerite.org
Le Dieu révélé dans les pages de la Bible est le Dieu de la Création, ou Il ne l’est pas. C’est l’un ou l’autre et non les deux à la fois. À vous de décider si la Bible est un ouvrage sur lequel vous pouvez vous appuyer. Dans le cas contraire, c’est un ouvrage qui n’offre qu’un paquet de mensonges inutiles. Par contre, dans l’affirmative, elle est la Parole de Dieu, inspirée et préservée pour nous au fil des siècles par le Dieu de l’univers. C’est une ligne de communication directe entre notre Créateur et nous, et elle est remplie de toutes les réponses aux questions les plus pressantes de notre existence. Qui pourrait bien chercher à banaliser ou à vulgariser tout cela ? D
Vérité ! VEV
Lecture supplémentaire
Pour en savoir plus, consulter notre article : Comment savons-nous que la Bible dit vrai ? DISCERNER
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Relations
Rester POLI dans un monde impoli
La vulgarité et la dureté dans lesquelles le monde sombre de plus en plus sont de mauvais augure. Que révèle cette épidémie, et comment Dieu veut-Il que nous traitions les autres ? par Becky Sweat 22
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Ces deux dernières décennies, les sociologues, les commentateurs, les représentants officiels et autres observateurs n’ont cessé de nous dire que les bonnes manières se font de plus en plus rares, de nos jours. Une multitude de livres, d’articles et de reportages sont produits, traitant de cette « épidémie d’impolitesse ». Diverses enquêtes effectuées dans le monde révèlent que l’impolitesse, la vulgarité, la rage au volant et les comportements analogues sont à leur niveau le plus élevé. Sans doute en avez-vous été victimes. Il peut s’agir du conducteur qui – à la station essence – trouve que vous mettez trop de temps à faire le plein, qui fait un geste obscène dans votre direction et profère des jurons. Peut-être que sur une route inconnue de vous, après avoir actionné votre clignotant, vous vous apercevez que celle-ci rétrécit brusquement, et que le conducteur à votre gauche refuse de vous laisser rejoindre sa file. Dans un magasin bondé, un client vous lance, irrité, un de ces « Pardon ! » d’un ton qui veut dire : « Écartez-vous ! » Après avoir fait le tour de l’ère de stationnement plusieurs fois, vous voyez une auto qui s’en va et vous apprêtez à vous garer à sa place, quand Numéro 6 • 2016
quelqu’un s’empresse de vous la prendre en vous ignorant totalement. Ce genre d’exemples ne manque pas. Partout autour de nous, à tous les niveaux dans notre vie moderne, nous constatons que les gens sont de moins en moins polis. Mais qu’entendons-nous, au juste, par politesse ? D’après linternaute.com, il s’agit de l’« ensemble des règles de courtoisie, des usages sociaux entre personnes […] des « bonnes manières, comportements respectueux régissant la façon d’agir et de parler ». Être rude, impoli et insensible est le contraire de la civilité.
Ses ramifications
De prime abord, la plupart des marques d’impolitesse peuvent passer pour anodines. Néanmoins, ces infractions relativement mineures importent. Ces attitudes, qui sont à l’origine de tous les incidents quotidiens d’impolitesse, peuvent conduire à des incidents plus graves comme ceux dont on entend parler dans les nouvelles – où les gens deviennent violents dans les aéroports, dans les centres d’achats, les écoles, les bâtiments municipaux, etc., parce que les choses ne se passent pas comme ils le veulent. Les bonnes manières et la civilité sont essentielles dans toute communauté stable, solide et harmonieuse. Quand les citoyens se soucient des autres, non seulement leurs relations s’améliorent, mais la société, dans son ensemble, s’en porte bien mieux. Les historiens font remarquer que l’incivilité a été la cause du déclin de pratiquement toutes les grandes civilisations. Dans son œuvre classique sur l’histoire du déclin et de la chute de l’empire romain, Edward Gibbon attribue l’écroulement de Rome à la perte progressive des vertus civiques chez ses citoyens. Cette remarque est tout aussi valable aujourd’hui. Edward Wortley-Montagu, un autre auteur du 18e siècle, fait remarquer, dans De la Naissance et de la chute des anciennes républiquess, que la raison principale du déclin des empires grec et romain était une « dégénérescence des [bonnes] manières, qui réduisit ceux qui étaient auparavant braves et libres à des gens [vivant] dans l’esclavage le plus abjecte ». Quand toute civilité disparaît, la civilisation se met à se fragmenter. Le Pr P.M. Forni, de John Hopkins, avertit dans son best seller de 2009 – La politesse SVP – que l’impolitesse dégénère souvent en violence. Un exemple qu’il donne est celui, typique, du conducteur enragé qui débute par quelqu’un qui s’offusque d’être lésé. Quand un comportement désordonné se rencontre de plus en plus souvent, il risque tout compte fait de détruire une société. L’incivilité nous stresse et peut avoir un impact négatif sur nos vies. « L’impolitesse sape nos défenses mentales, nous rendant vulnérables au doute et à l’anxiété », nous dit Forni. Plusieurs recherches révèlent que le stress chronique lié à l’impolitesse peut contribuer à la dépression, à l’embonpoint, aux ennuis digestifs, à l’insomnie et même à la maladie de cœur.
Des signes des temps
Aussi démoralisante que soit cette épidémie d’incivilité, elle a été prédite il y a longtemps, dans la Bible. Dans 2 Timothée 3:14, Paul écrit : « Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, VieEspoirEtVerite.org
il s’agit de l’ensemble des règles de courtoisie, des usages sociaux entre personnes […] des « bonnes manières, comportements respectueux régissant la façon d’agir et de parler. » fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d’orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu ». Les courants sociaux ont préparé la voie pour ces comportements. L’une de ces tendances est liée à l’acceptation de ces comportements par la société, et elle ne constitue plus un motivateur aussi puissant que par le passé. Nous ne vivons plus dans un monde où pratiquement tous les gens, dans une communauté, se connaissent. De nos jours, on habite dans des cités et l’on ne connait pas bon nombre de ses voisins et des gens que l’on rencontre dans les lieux publics. Vivant au milieu d’étrangers, nous ne nous soucions plus beaucoup de ce que les autres pensent et nous n’essayons même plus d’être courtois avec eux, d’avis que nous ne les reverrons probablement plus. C’est pourquoi si un passager, dans un bus, gêne les autres en haussant le volume de sa musique, il y a de fortes chances pour qu’ait lieu une confrontation. L’anonymat facilite l’incivilité. Une autre tendance courante dans notre société : l’accent placé sur le « Moi ». Bien que les êtres humains aient toujours eu tendance à d’abord penser à eux-mêmes, de nombreuses enquêtes ont révélé que notre culture nous pousse de plus en plus à littéralement nous rendre un culte. On voit des signes de cela un peu partout. On se met souvent en valeur sur les médias sociaux, l’industrie des cosmétiques est florissante, et l’on est de plus en plus matérialiste. Dans La politesse SVP, Forni écrit que quand le « Moi » est roi, « nous ne sommes guère enclins à être courtois et bienveillants. De plus, quand la vie ne nous accorde pas les privilèges que nous attendons – vu la haute opinion que nous avons de nousmêmes – il y a de fortes chances pour que nous devenions frustrés et irrités et que des badauds innocents en fassent les frais ». Le blâme peut aussi être attribué aux longues heures de travail qu’ont les gens, qui sont de ce fait encore plus occupés et, de ce fait, encore plus stressés. Toutes ces pressions et l’anxiété peuvent nous rendre moins tolérants d’autrui. Dans son livre paru en 2002 et intitulé Choosing Civility, Forni écrit : « Une personne stressée, fatiguée ou en détresse est moins disposée à être patiente et tolérante, à réfléchir avant d’agir et à se soucier des besoins des autres ; elle a plutôt tendance à être rude ». Cela crée souvent un cercle vicieux. Comme nous sommes rudes avec les autres, nous avons tendance à nous sentir plus stressés, ce qui engendre du même coup une
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souvenons probablement tous de moments où nous n’avons pas traité les autres comme nous l’aurions dû. Quand cela se produit, nous devrions être disposés à revenir sur nos pas et à nous excuser, dit Ralph Levy, ministre de l’Église de Dieu et professeur à l’Institut du Fondement. « Cela ne nous rapetisse pas aux yeux des autres ; au contraire, cela nous élève généralement aux yeux d’autrui, Nous devenons des personnes dont l’Égo ne les empêche pas de s’excuser quand elles se méprennent dans telle ou telle situation et ne se montrent pas à la hauteur dans leurs rapports avec autrui ».
« Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c’est la loi et les prophètes » (Matthew 7:12). plus grande agressivité, qui nous stresse alors davantage, et ainsi de suite.
Les contrepoisons de l’incivilité
La bonne nouvelle, c’est que prochainement Christ va revenir sur terre et le Royaume de Dieu va être établi. À ce moment-là, la courtoisie, la bienveillance et le respect deviendront la norme. Entre-temps, nous devons être courtois dans nos rapports les uns avec les autres, même s’ils ne font pas preuve de civilité. L’enseignement de Jésus, dans Matthieu 7:12, est souvent décrit comme « la règle d’or ». Elle dit : « Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c’est la loi et les prophètes ». Dans Matthieu 5:44, Jésus nous dit : « Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent ». « Dieu est patient avec nous quand nous ne nous montrons pas à la hauteur ; si nous voulons être Ses enfants, nous devons nous efforcer de nous traiter les uns les autres avec la même bienveillance, déclare Joël Meeker, ministre de l’Eglise de Dieu Association Mondiale et directeur des régions francophones. Cela veut dire que nous devons « laisser tomber » et renoncer à la colère et à l’envie de rendre la pareille quand les gens sont rudes avec nous ». « Il est vrai, poursuit-il, que nous vivons dans un monde de plus en plus en colère ; que nous rencontrons de plus en plus de gens qui refusent d’être raisonnables et cherchent les confrontations et à être méchants. Dans ces moments, il se peut que nous ne soyons pas en mesure d’obtenir la paix, mais la Bible nous dit de faire de notre mieux ». Il est écrit, dans Romains 12:18, « S’il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes ».
Reconnaitre et demander pardon pour notre incivilité
Évidemment, il faut bien dire que ce n’est pas toujours l’autre qui fait preuve d’un comportement rude. Nous nous
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Estimer autrui, l’humilité et la reconnaissance
Il est bon de débuter chaque jour par une prière, demandant à Dieu de nous guider dans la journée et de nous aider à nous soucier des autres plus que de nous-mêmes. Paul, dans Philippiens 2:3-4, nous dit : « Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes. Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres ». « Ce passage nous dit d’agir avec humilité, de traiter les autres comme s’ils étaient plus importants que nous, explique M. Meeker. Si un président ou un roi était rude à notre égard, nous encaisserions probablement son incivilité par respect pour sa position. C’est ainsi que nous devrions traiter notre prochain ». « Une attitude de gratitude, s’accompagnant de remerciements envers les autres, accomplit énormément pour nous rappeler que nous sommes bien plus bénis que nous le méritons, dit David Johnson, un pasteur de l’Église de Dieu et professeur à l’Institut du Fondement. Au lieu de nous sentir continuellement lésés, nous sommes reconnaissants. La gratitude modifie notre façon de penser et d’agir envers les autres. Il est difficile d’être désagréable envers quelqu’un tout en lui étant reconnaissant. Être courtois sous-entend qu’on ressent et qu’on exprime sa gratitude envers quelque chose ou quelqu’un ». Il ne fait aucun doute que nous vivons des temps difficiles. Partout autour de nous, nous voyons des gens rudes, égoïstes, indifférents et insensibles. L’ultime contrepoison, bien entendu, est le fruit du Saint-Esprit dont il est question dans Galates 5:22, et qui comprend « l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi ». Si nous sommes réellement disciples de Christ, ce sont là les qualités pour lesquelles nous devrions – et devons – être connus. D
Lecture supplémentaire Pour en savoir plus sur la communication chrétienne, lire Dire la vérité dans l’amour à VieEspoirEtVerite.org
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Une manifestation de chaque nuit, des supporteurs du président Erdogan à Istanbul.
Réflexions sur le monde
LA TURQUIE :
Photo par Mstyslav Chernov/CC BY-SA 4.0/ Wikimedia Commons
à un carrefour historique L Chevauchant à la fois l’occident chrétien et le Moyen-Orient islamiste, la Turquie s’affirme de nouveau sur la scène mondiale. Quel rôle cette nation stratégique doit elle jouer ? par Neal Hogberg
e 11 septembre, il y a 15 ans, a marqué le jour où la terreur islamiste a frappé l’Amérique. Ce jour-là, il y a 333 ans, l’Europe chrétienne était sur le point d’être vaincue par une puissante armée islamiste, aux portes de Vienne. Tôt, le lendemain matin, une grande partie des armées de l’Europe chrétienne, convoquées par le pape et dirigées par Jean III Sobieski, affrontait l’armée musulmane et – par une victoire décisive – repoussaient les turcs ottomans et libéraient l’Europe. L’occident clamait sa suprématie dans cette lutte à mort pour la civilisation. Les forces de l’islam n’ont plus jamais sérieusement menacé l’Europe depuis lors. Mais à présent….
La nouvelle ferveur religieuse turque
Jadis au cœur de l’empire ottoman, la Turquie se trouve à nouveau à un tournant décisif de son histoire. Elle abrite
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trois millions de réfugiés syriens cherchant à tout pris à pénétrer en Europe, et elle s’est servi de son endiguement du flot de migrants comme élément de marchandage pour soutirer 6 milliards d’euros et plusieurs autres concessions de l’Union Européenne. La Turquie a récemment connu un coup d’État avorté, une série d’attaques terroristes et plusieurs incursions sur sa frontière avec la Syrie. Après avoir survécu au coup d’État manqué, le président Recep Tayyip Erdogan a pris la tête d’un mouvement nationaliste et de ferveur religieuse. Les mosquées, partout dans Istanbul et Ankara, invitent les gens à s’assembler dans les squares et dans les aéroports comme défi contre ce coup. Erdogan – qui a un jour déclaré que « les minarets sont nos baïonnettes, les dômes nos casques, les mosquées nos baraques, et les croyants notre armée » – a donné un coup de pouce à une islamisation laborieuse.
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Ces évènements en obligent plus d’un à se demander si ce moment pour la Turquie n’est pas évocateur de l’Iran en 1979. Les forces du sécularisme des dernières décennies vont elles être submergées, Erdogan s’installant tel un sultan moderne d’une révolution islamiste et d’un nouvel empire ottoman ?
L’élimination de toute dissidence
Après que le coup d’État manqué se soit essoufflé, Erdogan a qualifié ledit soulèvement de « cadeau de Dieu », prétextant que cela allait « justifier un nettoyage de notre armée ». Il s’est servi de cette tentative avortée de coup d’État comme excuse pour purger rapidement tous ses adversaires politiques dans le gouvernement et dans les bureaucraties militaires, et il s’est mis à faire du nettoyage dans les universités et les écoles de l’État. On a estimé que jusqu’à 40 000 Turcs ont été arrêtés, et 100 000 autres ont été licenciés de leur emploi. Selon certaines sources, on vide les prisons du pays de leurs criminels pour pouvoir y placer de nouveaux pensionnaires.
Un carrefour de l’orient et de l’occident
La Turquie est un pont stratégique entre l’Europe et le Moyen-Orient – deux territoires-clés dans les prophéties bibliques. La Turquie contrôle également un point stratégique militaire maritime sur la mer Noire par l’isthme étroit du Bosphore. Si elle décidait de fermer cet entonnoir, de moins de 2 km de large à son point le plus étroit, la flotte russe en mer Noire serait piégée.
Maîtresse du trafic
Du fait de son emplacement, de son économie et de son armée (la 2e dans l’OTAN) la Turquie va indubitablement voir son influence comme porte maritime s’accroître. La Turquie souhaite être un lien dans le transfert des énergies, livrant du gaz naturel (de la mer Caspienne au Caucase) et du pétrole (d’Iran) aux marchés de l’Europe occidentale. « La Turquie, selon Robert Kaplan – auteur de La revanche de la Géographie – rejoint l’Iran comme hyperpuissance du Moyen-Orient, avec ses pipelines allant dans toutes les directions, remplis de pétrole, de gaz naturel, et d’eau – nécessaires à toute industrie » (2012, p. 301).
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L’avantage géographique qu’elle possède, se trouvant au confluent du Tigre et de l’Euphrate, et du fait de ses barrages, fournit à la Turquie le moyen de réduire d’au moins 90% l’apport en eau de l’Iran qui s’alimente de l’Euphrate, et de 40% l’apport en eau de la Syrie. Le contrôle de l’approvisionnement en eau du MoyenOrient fait de la Turquie une puissance maîtresse de cette précieuse ressource comme l’est l’Arabie du pétrole.
En 1945, il y avait 20 000 mosquées en Turquie ; en 2016, il y en a 86 000. Et ce chiffre ne cesse d’augmenter avec la population – notamment dans les grandes villes jadis séculières. Le programme de construction de la grande mosquée ne s’arrête pas là. Erdogan construit et finance plus de 30 projets de construction de mosquées de plusieurs millions de dollars, sur les cinq continents – du Maryland à Amsterdam et d’Amsterdam à Moscou.
Des projets de construction monumentaux
Des ambitions pour un nouvel empire ottoman
Les grands sultans ottomans marquaient leur héritage de monuments massifs. Parallèlement, le règne d’Erdogan est caractérisé par des projets de constructions massifs coûtant plus que le quart du PNB du pays. Faisant suite au complexe grandiose du palais présidentiel de 1 000 pièces, 2016 a été décrit comme l’année des mégaprojets turcs, avec la construction d’un aéroport destiné à devenir le plus grand du monde ; le tunnel sous-marin le plus profond destiné à relier l’Europe et l’Asie à Istanbul ; le pont colossal du golfe ; et un canal parallèle destiné à être un second Bosphore. Lors de la cérémonie inaugurale d’un autre pont spectaculaire enjambant le Bosphore – le pont Yavuz Sultan Selim de 3 milliards d’Euros – M. Erdogan a cité le dicton turc : « Quand un âne meurt, il laisse derrière lui sa selle ; quand un homme meurt, il laisse derrière lui ses ouvrages. On se souviendra de nous par ceci ». S’en faisant l’écho, une publicité télévisée du gouvernement disait : « Turquie, soit fière de ta puissance ! »
Des mosquées magnifiques
Comme pour couronner le tout, le plus grand projet de construction de la Turquie est celui du plus grand édifice religieux jamais construit : une mosquée de la taille d’un stade, pouvant abriter 37 500 personnes. La plus grande mosquée de la ville, construite par Suleyman le magnifique – généralement considéré comme le plus grand des sultans – ne comporte que quatre minarets. La mosquée d’Erdogan, construite en style ottoman classique, surpasse considérablement celle de Suleyman , ayant six minarets, visibles à 32 km de distance.
Les jours d’une Turquie somnolente et introvertie sont révolus. Les dirigeants turcs précédents – de Turgut Ozal qui proclamait que le 21e siècle était celui de la Turquie, au Premier ministre Suleyman Demirel qui faisait allusion à un monde turc s’étendant de l’Adriatique à la grande muraille de Chine – avaient donné une voix aux ambitions de la Turquie de devenir, une fois encore, une plaque tournante de la puissance musulmane du Moyen-Orient. Le néo-ottomanisme – la restauration de l’héritage politique et culturel des territoires de l’empire dans les Balkans, au Moyen-Orient et dans le Caucase – est redevenu un mouvement majeur.
La crainte du Turc
On chuchotait, chez les catholiques, au 15e siècle, une prière : « Oh, Dieu ! Délivre-nous du diable, du Turc et de la comète ! » Selon George Friedman, auteur de Flashpoints: The Emerging Crisis in Europe, « les Européens considèrent que les Turcs sont des étrangers, et cela, pour deux raisons: Premièrement, ils sont essentiellement musulmans plutôt que chrétiens et, par conséquent, pas vraiment européens. Deuxièmement, c’est l’empire ottoman qui détruisit Byzance – héritière de l’empire romain d’orient fondé par Constantin (2015, p. 224). Les dirigeants ottomans ont brandi l’étendard de l’islam pendant pratiquement 850 ans. Ils contrôlaient l’Afrique du Nord, le bassin du Nile, la mer Rouge, les territoires à l’ouest de la Perse, et ils avaient pénétré loin dans le cœur de l’Europe, poussant Suleyman le magnifique à déclarer : « Moi … je suis le sultan des sultans, le Souverain des souverains… l’ombre de Dieu sur terre ». Numéro 6 • 2016
À mesure que nous approchons la fin de l’ère présente, le Moyen-Orient va, une fois de plus, devenir une poudrière pour des conflits régionaux et mondiaux spectaculaires entre des armées brandissant le croissant et la croix. Dès l’apparition de l’empire ottoman au 13e siècle, les dirigeants turcs n’ont cessé de regarder vers le nord-ouest, vers l’Europe, source de prospérité et de routes commerciales lucratives. Mais à la suite de leur défaite à Vienne, en 1683, l’empire s’est rabougri pendant les deux siècles suivants. Il est devenu « le malade de l’Europe » et la Première Guerre mondiale s’est avérée lui être fatale. Seul le cœur de son territoire, la vieille Anatolie, a subsisté comme une république séculière turque.
Les yeux turcs sur l’ouest
À la suite de la Première Guerre mondiale, un héros militaire – Mustafa Kemal – organisa une révolte. Kemal, appelé par la suite Ataturk – « père des Turcs » – mit fin au califat islamique en 1924, projetant à grand bruit la Turquie dans le 20e siècle. Suivant un modèle nouveau, séculier, il fonda un État européen plutôt qu’islamique et créa une armée moderne, introduisant des règlements légaux occidentaux et le calendrier grégorien, tout en bannissant les institutions publiques et les tribunaux religieux islamiques. Le fez traditionnel fut interdit, l’alphabet latin remplaça l’écriture arabe, et l’on accorda aux femmes le droit de vote bien avant que les femmes françaises ou italiennes n’obtiennent ce privilège. L’armée – qui, après le dernier coup d’État – a été purgée de 40% de ses officiers les plus âgés – est devenue la garante d’une démocratie séculière, renversant à quatre reprises les gouvernements élus VieEspoirEtVerite.org
considérés trop corrompus ou menaçant la démocratie. Pour reprendre les propos mémorables de Çevik Bir, une figure-clé du coup d’État de 1997, « en Turquie, nous avons un mariage entre l’islam et la démocratie… son enfant étant la laïcité. Ledit enfant tombe parfois malade. Les forces armées turques sont le médecin qui sauve l’enfant ». La stabilité relative, pendant les années 1990, de « l’étoile de l’islam » – comme l’a appelé The Economist – a été citée en exemple d’un pays du MoyenOrient, autre qu’Israël, capable d’adopter la démocratie et de faire fructifier son économie.
Acceptée par l’OTAN, rejetée par l’UE
Encerclée par des régimes instables, la Turquie s’est jointe à l’OTAN en 1952, l’arrimant solidement comme élément protecteur des armes nucléaires tactiques américaines en Europe se trouvant sur la base aérienne turque d’Incirlik. Bien qu’une petite partie de la Turquie (moins de 5% de son territoire) se trouve en Europe, les Turcs n’ont jamais été considérés par leurs voisins comme appartenant à l’Europe, et il devient apparent que la Turquie ne deviendra jamais membre de l’Union Européenne. Si la Turquie devait devenir un jour membre à part entière de l’UE, cela se répercuterait dans tout le panorama politique et religieux de l’Europe. Cela doublerait pratiquement la population musulmane de l’Union ; la Turquie deviendrait le 3e pays de l’Union, du fait de sa puissance économique, de sa population et de son armée qui est plus forte que celle de la France et de l’Angleterre. Si elle était admise dans l’UE, près de 80 millions de Turcs pourraient s’y déplacer librement, et cela ne risque pas de se produire. « Le rejet, a écrit le stratège Robert Kaplan, a été un choc pour le corps politique turc. De surcroit, cela est venu s’ajouter à d’autres tendances dans la société qui s’apprêtaient à effectuer une correction magistrale dans l’histoire et la géographie du pays » (p. 290). Cela, explique M. Kaplan, a amorcé « un déplacement radical du balancier politique et culturel du pays en direction du MoyenOrient, l’éloignant de l’occident, pour la première fois en plusieurs siècles » (p. 293).
Le culte de l’homme fort
L’un de ces déplacements a été l’apparition d’un politicien que le Spectator a appelé « l’homme le plus puissant d’Europe », Recep Tayyip Erdogan. Depuis l’époque d’Ataturk, aucune figure n’a dominé le pays aussi longtemps qu’Erdogan. Aux yeux de ses supporters, voilà un chef qui a apporté à la Turquie des années de croissance économique. Pour ses critiques, c’est un dirigeant autocratique, intolérant des opposants, qui a écarté le vieux milieu politique séculier, éliminant durement tous ceux qui se sont opposés à lui. Erdogan est devenu maire d’Istanbul en 1994. Représentant le parti pro-islamiste de la prospérité, il a même été jeté en prison pour quatre mois, en 1999, pour incitation à la religion. En 2002, son parti, celui de la justice et du progrès (AKP) a été élu et s’est mis à écarter la Turquie de son passé séculier moderne, en faveur de son passé ottoman. Erdogan, cela semble évident, rêve de transformer la Turquie par des moyens que Suleyman le magnifique (14941566) aurait admirés. Au Moyen-Orient, où le pouvoir semble assurément sortir du canon d’un fusil, la Turquie a étendu son empreinte militaire – à Qatar, en Iraq et en Syrie.
Un carrefour prophétique
Les prophéties bibliques mettent l’accent sur des évènements devant se produire au Moyen-Orient et en Europe. À mesure que nous approchons la fin de l’ère présente, le Moyen-Orient va, une fois de plus, devenir une poudrière pour des conflits régionaux et mondiaux spectaculaires entre des armées brandissant le croissant et la croix. Le livre de Daniel parle d’un « roi du midi » (ou du sud) qui pourrait fort bien être un califat, issu du Moyen-Orient, attaquant le « roi du septentrion » (ou du nord) lors d’une renaissance du Saint Empire Romain d’Europe (Daniel 11:4041). Ce dirigeant du nord contre-attaquera rapidement et pénétrera même dans « le plus beau des pays » (Israël). La Turquie – de plus en plus islamiste et confiante – va jouer un rôle dans les prophéties. Ce carrefour stratégique semble en effet destiné à être impliqué dans un tourbillon d’évènements au temps de la fin. D
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Les fausses conceptions ri et les mythes attribués à CHRIST CHRIS TIA NISME la naissance de Jésus FACE AU
par Erik Jones
C
On dépeint souvent la naissance de Jésus dans l’art, dans des films, dans des livres et dans des scènes de nativité. Mais ces images traditionnelles sont-elles véridiques ?
haque année, à Noël, les églises, les foyers et même les commerces installent des scènes de nativité représentant l’idée que se font généralement les gens de la naissance de Jésus-Christ. L’enfant Jésus occupe habituellement le centre de la scène, couché dans une mangeoire, les bras tendues vers sa mère aimante, Marie, agenouillée (Joseph se tenant à côté d’elle ou derrière elle) le regardant tendrement. Entourant la famille, se tiennent trois rois mages, vêtus d’habits royaux ornés et se prosternant en signe d’adoration. Et évidemment, une scène de la nativité ne serait pas complète sans des bergers, des moutons, des vaches et des ânes à proximité. Si vous avez déjà lu cette rubrique, vous savez que nous remettons souvent en question le christianisme traditionnel quand il dépeint faussement Jésus et Ses enseignements. Nous ne le faisons pas pour être pointilleux, mais parce que nous croyons qu’à propos de Jésus et de la Bible, il faut dire la vérité. La Bible ne prétend-elle pas, en effet, que Jésus était le Fils de Dieu, littéralement « Dieu incarné » ? N’est-il donc pas logique que tout enseignement se rapportant à Lui soit présenté avec exactitude et soit fidèle au texte biblique ? Hélas, bon nombre d’images gravées dans notre esprit relatives à la naissance de Jésus contiennent des mythes qui ne s’appuient pas sur le récit biblique. Bien que le christianisme célèbre Sa naissance comme l’une des fêtes les plus sacrées, il est choquant que seulement deux des rédacteurs des Évangiles aient jugé utile de mentionner l’évènement. Luc lui accorde le plus d’attention, alors que Matthieu n’en parle que brièvement. Marc et Jean n’en parlent même pas – consacrant essentiellement leur Évangile à la vie adulte, au ministère et à la mort de Christ. Les rédacteurs plus tardifs du Nouveau Testament comme Paul, Pierre, Jacques et Jude ne font même pas allusion à la naissance de Jésus. Cela veut-il dire que la naissance de Jésus était un évènement insignifiant ? Aucunement ! Mais les rédacteurs des Évangiles lui consacrent très peu de texte, et nous n’en avons que de rares détails. Examinons deux mythes courants et plusieurs fausses conceptions sur la naissance du Messie, puis posons nous la question la plus importante.
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JÉSUS SERAIT NÉ LE 25 DÉCEMBRE Des millions de croyants, de par le monde, célèbrent la naissance de Jésus le 25 décembre (les orthodoxes la célèbrent environ deux semaines plus tard, le 7 janvier – qui correspond au 25 décembre dans le vieux calendrier julien). Or, y a-t-il lieu de croire que Jésus naquit en plein cœur de l’hiver ? Les récits de Matthieu et de Luc ne font mention d’aucune date ni de la moindre saison. Quand la Bible garde le silence à propos d’un détail de ce genre, il est sage de se dire que, peut-être, il y a une raison à ce silence. Se peut-il que Dieu ait choisi d’entourer ce détail d’ambiguïté, ne souhaitant pas que la naissance de Jésus soit célébrée comme fête ? Le silence de la Bible sur la saison et la date de Sa naissance est notoire, mais ce qui est aussi significatif, ce sont les indices placés dans l’Écriture, indiquant que Sa naissance n’eut pas lieu en hiver. Parlons, pour commencer, de la raison pour laquelle Joseph et Marie se rendirent à Jérusalem. Il est écrit, dans l’Évangile selon Luc : « En ce temps-là parut un édit de César Auguste, ordonnant un recensement de toute la terre […] Joseph aussi monta de la Galilée, de la ville de Nazareth, pour se rendre en Judée, dans la ville de David, appelée Bethléhem […] afin de se faire inscrire avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte » (Luc 2:1, 4-5). Il est fort douteux que les autorités romaines aient demandé aux gens de se déplacer pour se faire enregistrer dans un recensement lors des mois typiquement pluvieux et froids de l’hiver (Cantique des cantiques 2:11 ; Esdras 10:9, 13). Il y a de plus fortes chances qu’ils aient effectué ce recensement pendant une saison où les voyages sont plus faciles. Luc nous fournit un autre détail indiquant que cela n’eut pas lieu dans un mois d’hiver : « Il y avait, dans cette même contrée, des bergers qui passaient dans les champs les veilles de la nuit pour garder leurs troupeaux » (Luc 2:8). De nombreux commentateurs font remarquer que les bergers avaient coutume de rentrer leurs troupeaux, la nuit, dans les mois froids et pluvieux – typiquement de novembre à mars. L’érudit A.T. Robertson a écrit dans ses remarques, dans A Harmony of the Gospels, que « ce qui est apparent, essentiellement, c’est que le 25 décembre n’est pas l’époque [de la naissance de Christ], vu que les bergers ne pouvaient pas se trouver dans les champs, la
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La décision de célébrer le 25 décembre comme date de naissance de Jésus ne s’appuyait pas sur des détails ou des indices bibliques.
nuit, avec leurs troupeaux qui étaient habituellement rentrés [dans des étables] en novembre où ils y restaient jusqu’en mars. Les nuits de décembre ne permettaient guère qu’on veille dans les champs sur les collines, même dans le sud, comme à Bethléhem. Et cela mis à part, le long parcours entre Nazareth et Bethléhem n’aurait guère pu être effectué par Marie et Joseph, en hiver, qui est la saison des pluies » (p. 267 ; c’est nous qui traduisons). La décision de célébrer le 25 décembre comme date de naissance de Jésus ne s’appuyait pas sur des détails ou des indices bibliques. Les preuves historiques pointent en fait sur un choix fait plusieurs siècles après la naissance de Jésus, dans le souci de la faire correspondre au solstice d’hiver. Beaucoup de religions anciennes rendant un culte au soleil célébraient la date de naissance de diverses divinités du soleil lors du solstice d’hiver dans l’hémisphère nord (le jour le plus court de l’année) parce que, ce jour là, le soleil recommençait à briller plus fort (nous vous conseillons à ce sujet la lecture de notre article intitulé « Plaidoirie finale au procès de Noël »).
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TROIS MAGES SERAIENT VENUS ADORER L’ENFANT JÉSUS Pratiquement toutes les scènes de la nativité comptent trois rois mages venus adorer Jésus le soir du jour de Sa naissance. Or, une lecture attentive du récit de Matthieu (le seul passage des Écritures où ces individus soient mentionnés) révèle qu’il y a plusieurs choses qui ne collent pas avec cette notion moderne. Premièrement, Matthieu situe leur visite après la naissance de Jésus : «Or, après que Jésus fut né à Bethléhem de Judée, aux jours du roi Hérode, voici, des mages de l’orient arrivèrent à Jérusalem » (Matthieu 2:1, version Darby ;
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La scène typique de crèche représente une mangeoire contenant Jésus, entourée de Marie, de Josèphe et de quelques animaux. Les trois mages seraient arrivés juste après la naisssance de Jésus. Qu’est-ce qui est faux dans ce scénario ? c’est nous qui soulignons). On note en outre, à la lecture du restant du récit, que cela se produisit plusieurs semaines – voire plusieurs mois, et même peut-être jusqu’à 2 ans – après la naissance de Jésus.
• Quand les mages arrivèrent à Jérusalem, ils parlèrent de la naissance de Jésus comme d’un évènement passé (Matthieu 2:2) • À quatre reprises dans son récit, Matthieu parle de Jésus comme « le petit enfant » (versets 8, 9, 11, 13). Dans l’original grec, il est question du mot paidion qui s’applique habituellement à un enfant n’étant plus nourri au sein. Matthieu aurait pu se servir du mot nepios, qui décrit un nouveau-né encore à la mamelle, comme dans Matthieu 21:16).
• Matthieu décrit les mages comme rendant visite au « petit enfant », et « dans la maison », ce qui prouve que la famille vivait alors dans une maison, à Bethléhem. • Il est aussi précisé que le roi Hérode « fit tuer tous les enfants qui étaient dans Bethléhem et dans tout son territoire, depuis l’âge de deux ans et au-dessous, selon le temps dont il s’était enquis exactement auprès des mages » (Matthieu 2:16). Notez bien que le texte ne précise pas le nombre de mages venu adorer Jésus. Il est seulement mentionné que « des mages [magos] de l’orient arrivèrent à Jérusalem » (Matthieu 2:1). On a faussement supposé qu’ils étaient trois, du fait qu’ils apportèrent trois présents : « de l’or, et de l’encens, et de
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Les mythes et les fausses conceptions courantes sur la naissance de Jésus font partie intégrale de la célébration de Noël. Ce qui est navrant, c’est qu’une fête qui prétend célébrer la naissance du Messie ait essentiellement perpétré des mythes qui trompent les gens à propos de Sa naissance.
la myrrhe » (verset 11). De tels présents étaient souvent offerts à un roi, mais il n’est pas précisé combien il y avait de mages. Il n’est pas non plus précisé quels étaient leurs noms, ni d’où ils venaient précisément. Ce n’étaient pas des rois – comme on le prétend – mais des sages, versés dans les Écrits hébraïques et dans le judaïsme.
FAITES LA PART DU VRAI Qu’importe ! allez-vous peut-être nous dire. Ces exemples illustrent un problème courant avec la Bible. Que ces suppositions sur Noël soient ou non importantes (comme le fait de substituer la date de naissance d’un faux dieu soleil à la naissance de Jésus) ou minimes (qu’il y ait eu trois mages ou non), cela montre bien à quel point les gens supposent sans vérifier ce que déclare la Bible quand elle ne le déclare pas. Les mythes et les fausses conceptions courantes sur la naissance de Jésus font partie intégrale de la célébration de Noël. Ce qui est navrant, c’est qu’une fête qui prétend célébrer la naissance du Messie ait essentiellement perpétré des mythes qui trompent les gens à propos de Sa naissance. Et il ne s’agit là que d’un aspect du problème avec Noël. En second lieu, de nombreux éléments de cette célébration, y compris sa date, ses symboles et ses traditions puisent leurs racines dans d’anciennes célébrations païennes. Le meilleur moyen d’apprendre la vérité sur la naissance de Jésus – et sur ce qui compte encore davantage, comme Sa vie – consiste à abandonner cette fête bourrée de mythes et de la remplacer par une étude approfondie motivée par de la fidélité envers ce qui est écrit dans la Bible. Pour en savoir plus sur ce qui se rapporte à Noël, lire notre article antérieur dans cette rubrique « Christ face au christianisme » intitulé « Christ face à Noël ». Et notez bien que Noël n’est que la partie cachée de l’iceberg pour ce qui est des mythes et des fausses conceptions sur ce que la Bible déclare en réalité ! D
Lecture supplémentaire Trois rois mages sont représentés dans les arts. En haut : figurines de gypse, artiste inconnu ; En bas L’adoration des mages par Pedro Atanasio Bocanegra.
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Pour en savoir plus sur la fête de Noël, consulter notre article Les chrétiens devraient-ils célébrer Noël ?
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EN CHEMIN
avec
Le musée du VSM Un parc hongrois du souvenir suscite des réflexions sur ce que de futurs musées pourraient bien évoquer sur notre monde. IL Y A QUELQUES ANNÉES, DU CÔTÉ
Buda de Budapest, j’ai emmené mes filles dans un fascinant musée en plein air. Il s’agit de Memento Park, ou Parc des statues et il s’y trouve des statues et des plaques énormes datant d’une période où la Hongrie était gouvernée par un régime communiste fantoche sous la botte soviétique. Ses statues géantes, éparpillées dans la ville, avaient pour objet de susciter l’émerveillement chez les travailleurs et endoctriner les gens, les incitant à soutenir loyalement la dictature. Pour finir, elles sont devenues des symboles méprisés de mensonges, de peur et de domination. Quand le régime s’écroula, en 1989, bon nombre de ces statues furent immédiatement déplacées. Lors du deuxième anniversaire du retrait des troupes soviétiques, le Parc des statues fut ouvert. Il sert de rappel visuel du contrôle oppressant des idées pratiqué pendant ces sombres années, et jette la lumière sur la liberté qui les a détrônées. Se promener parmi ces statues était sinistre ; je ressentais la peur et le dégoût qu’elles évoquent. Heureusement, l’ère des Soviets est à présent révolue, bien que la vraie liberté n’ait pas encore été pleinement achevée. Je me demandais, en déambulant, ce qu’on pourrait trouver dans un futur musée consacré à ce que la Bible appelle le « présent siècle mauvais » (Galates 1:4), ce que le guide expliquerait à ses visiteurs étonnés et horrifiés.
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Une visite guidée du musée du VSM
« Je vous invite à pénétrer dans la première salle d’exposition, consacrée à la guerre. Notez tous ces engins destinés à tuer l’ennemi. Celui-ci est une mitrailleuse, celui-là un char, et ceci est du napalm, dont on se servait pour brûler vifs des soldats. Cette bombe pouvait vaporiser instantanément plusieurs centaines de milliers d’ennemis. « Qu’était un ennemi ? Quelqu’un qui haïssait ou craignait tellement un ou beaucoup d’êtres humains qu’il s’estimait justifié de les tuer. Comment était-ce possible ? Cette autre salle est consacrée à la corruption dans les gouvernements. Cette dernière, bien sûr, était pire dans certains pays, mais elle était omniprésente dans l’ancien monde mauvais, avec des dirigeants dans des postes de confiance qui mentaient, trichaient et volaient pour satisfaire leurs propres intérêts. Dans cette autre salle, on peut examiner les statistiques des crimes violents pendant les 6000 ans qu’a duré ce monde ; cambriolages, viols, meurtres, etc., depuis Caïn jusqu’au retour de Christ. Il y avait tellement d’égoïsme et de haine !
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« Cette exposition montre à quel point les familles pouvaient être dysfonctionnelles. La plupart des gens faisaient fi des instructions divines sur la vie de famille, et l’infidélité était très fréquente. Il y avait même certaines maladies qu’attrapaient des millions de gens par des pratiques sexuelles illicites. Voici une définition d’un délinquant sexuel inscrit – c’est choquant ! Oui, ils étaient inscrits sur un registre ! De jeunes enfants étaient maltraités par leurs parents, et les parents se maltraitaient entre eux. Prenez le temps de lire ces statistiques et ces histoires ; elles sont déchirantes. « Ce mur noir représente l’ange déchu puissant qui poussait continuellement les gens à pécher. Dieu merci, il est maintenant emprisonné dans un abîme depuis plusieurs générations. « Il y a bien d’autres choses à voir ; ne ratez pas la visite de la salle sur la séduction religieuse. Je suis sûr que vous trouverez le restant de ce musée sur le vieux siècle mauvais fort révélateur et souvent répugnant.
Un âge futur de justice
Je pense qu’il y aura ce genre de musées dans le monde de demain. Nous subissons à présent les maux de l’ère de l’homme. L’heure vient où l’on visitera ces musées pendant quelques heures afin de réfléchir sur les maux de notre monde actuel et, espérons-le, où l’on rentrera chez soi dans un monde paisible guidé par l’Esprit et la volonté de son parfait Créateur. Vous en saurez plus sur ce prochain Royaume en lisant notre brochure gratuite intitulée Le mystère du Royaume.
–Joël Meeker @JoelMeeker
Statue communiste au Parc des statues (Budapest, Hongrie).
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Vous pouvez avoir le genre de vie que Dieu veut que vous ayez – une vie riche de sens, de satisfaction et de joie !
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