Numéro 6 • 2014
DISCERNER Une revue de
Né pour devenir
RoI
LE CÔTÉ OBSCUR DES UN NOUVEAU JEUX VIDÉO DÉPART
Les dégâts d’une dangereuse addiction sur nos jeunes
Ce que Dieu veut que les chrétiens du 21e siècle apprennent d’un rite ancien
REVÊTEZ LES ARMES DE DIEU Des armes spirituelles pour nous aider à vaincre le mal
Table des Matières Nouvelles
23 Réflexions sur le monde Le prix de la paix
26 Analyse géopolitique
Rubriques 3
Pensez-y
17
50 ans sans observer Noël
28 Christ face au Christianisme
Jésus-Christ face à Noël
31 En chemin
Un engagement monumental
En Couverture
4 Né pour devenir Roi
Sections
8 CROÎTRE Revêtez les armes de Dieu
Dans notre combat contre Satan, sa société et notre faiblesse humaine, nous avons besoin d’une aide spirituelle. Dieu nous fournit l’armure dont nous avons besoin !
11 CROÎTRE
Un nouveau départ Qu’est-ce que Dieu veut que les chrétiens du 21e siècle apprennent de l’ancienne pratique du baptême ?
4
20
14 CROÎTRE Le côté obscur des jeux vidéo
Les jeux vidéo et les jeux en ligne, sur Internet, sont parmi les formes les plus populaires d’amusements, surtout chez les jeunes hommes. Mais ont-ils un côté obscur ? Peuvent-ils être dangereux ?
17 RELATIONS Comment apprendre à vos enfants à se lier à Dieu
En tant que parents et en tant que chrétiens, nous souhaitons que nos enfants aient des rapports étroits avec Dieu. Que pouvons-nous faire afin de les aider en ce sens ?
20 LA VIE Courons avec persévérence La préparation et l’exécution d’un marathon m’a rappelé des défis de la vie chrétienne. Je ne regarderai jamais ces principes bibliques du même œil !
DISCERNER Une revue de
2014 N 6 o
La revue Discerner, qui paraît tous les deux mois, est publiée par l’Église de Dieu, Association Mondiale, en tant que service pour les lecteurs de son site VieEspoiretVérité.org. ©2014 Church of God, a Worldwide Association, Inc. Tous droits réservés. Toutes les citations de la Bible sont tirées de la traduction de Louis
Segond, Nouvelle Édition de Genève (© 1979 Société Biblique de Genève), sauf si mention est faite d’une autre version.
L’Église de Dieu, Association Mondiale, S.A. a des congrégations et des Éditeur : Church of God, a Worldwide Association, Inc., P.O. Box 1009, Allen, TX 75013-0017 USA ; téléphone 972-521-7777 ; fax 972-5217770 ; info@cogwa.org; VieEspoirEtVerite.org ; eddam.org Conseil Ministériel d’Administation : David Baker, Arnold Hampton, Joël Meeker, Richard Pinelli, Larry Salyer, Richard Thompson et Leon Walker Rédaction : Président : Jim Franks ; Directeur des médias : Clyde Kilough ; Rédacteur en chef : Larry Salyer ; Directrice de la rédaction : Elizabeth Cannon Glasgow ; Relectrice : Becky Bennett ; Version française : Joël Meeker, Bernard Hongerloot Révision doctrinale : John Foster, Bruce Gore, Peter Hawkins, Jack Hendren, Don Henson, David Johnson, Ralph Levy, Harold Rhodes, Paul Suckling
ministres dans de nombreux pays. Consulter cogwa.org/congregations pour de plus amples informations. Tout envoi de matériel non-solicité à Discerner ne sera ni évalué ni retourné. En soumettant des photographies ou des articles à l’Église de Dieu, Association Mondiale, SA., ou à Discerner, tout collaborateur autorise l’Église à les publier sans restrictions et sans recevoir de rémunération. Tout collaborateur accepte également le fait que ce qu’il soumet pour publication peut être utilisé par l’Église comme elle le décide, y compris le droit de les modifier, de les réduire, ou de les retravailler.
2
DISCERNER
Numéro 6 • 2014
Cette page : Rebekah Leyden; Lightstock; Marathonfoto Photo de couverture : Rebekah Leyden
On sait généralement que Jésus-Christ naquit pour devenir notre Sauveur, mais combien savent qu’Il est né pour devenir Roi, et qu’Il veut que nous devenions rois, nous aussi ?
PENSEZ-Y
N
50 ANS SANS OBSERVER NOËL
Noël, il y a deux ans, était une fête pas comme les autres.
Cela faisait 50 ans que j’avais vécu sans le célébrer. Des « noces d’or », assurément, pour quelque chose dont je me passe volontiers. Je m’en souviens bien. Quand on a 11 ans, quand vos parents prennent la décision radicale qu’il est intellectuellement malhonnête, non biblique et spirituellement hypocrite de célébrer Noël, ce n’est pas rien ! Effectuer des recherches était facile ; l’histoire n’a jamais dissimulé les origines païennes de Noël, ni la manière dont ses coutumes ont été intégrées dans l’Église romaine par des gens puissants soi-disant chrétiens mais dont les pratiques ressemblaient peu à celles des chrétiens de la Bible. La rubrique Christ face au christianisme, aux pages 28-30, fournit un excellent résumé de ce que la Bible déclare, et ne dit pas, à propos de l’opinion que Dieu a de telles pratiques. En somme, l’argument en faveur de la célébration de Noël n’aura jamais aucun lien avec les faits historiques ou bibliques, quelles que soient les excuses ou les rationalisations avancées.
Il n’était guère difficile de découvrir la vérité
Même étant enfant, je n’éprouvais aucune difficulté à savoir de quoi il en retournait. Sans doute étais-je davantage enclin à accepter la vérité, me souvenant très bien qu’on m’avait menti à propos du père Noël. Bref ! Cesser de célébrer Noël n’était guère difficile pour moi. C’était bien plus difficile à accepter, dans notre entourage, que pour nous. Je voyais souvent mes grands-parents, mais quand on leur avait annoncé que nous cessions de fêter Noël, c’était comme si leur monde s’écroulait. Nos proches, en revanche, s’y étaient habitués, finissant par se rendre compte que nous n’étions pas devenu des fanatiques religieux. Ils s’étaient aperçus que nous aimions toujours Jésus, que nous les aimions toujours, et que – puisque
nous les aimions – nous continuerions à faire et à recevoir des cadeaux, à d’autres moments de l’année.
D’autres ont été moins charitables
D’autres personnes étaient parfois moins charitables. En cessant de célébrer Noël, j’ai appris l’une de mes premières leçons sur la liberté religieuse – une noble notion, mais qui, bien souvent, n’est guère respectée. On vous ridiculise et on vous harasse à ce sujet. Ce qui était étrange, c’est que les moins tolérants étaient ceux passant pour les plus religieux. Peut-être avaient-ils l’impression que notre décision les mettait tacitement au défi de défendre leurs propres convictions. Certaines personnes, quand elles ne peuvent pas justifier ce qui ne l’est pas, d’après la Bible, ont recours à des attaques personnelles. Mais au travers de ces désagréments, nous apprenons des leçons qui nous servent plus tard, dans la vie, notamment quand il s’agit de nous en tenir avec courage à nos convictions.
Cela ne m’a jamais manqué
En dépit des défis rencontrés dès le début, Noël ne m’a jamais manqué. Peut-être cela est-il dû au processus de découverte dans lequel mes parents m’ont engagé. Je ne me souviens pas le genre de conversations que nous avons pu avoir à ce sujet, mais – comme je le disais plus haut – je me souviens avoir compris de quoi il en retournait : mélanger Noël et le christianisme n’est pas être honnête avec la vérité. Or, l’honnêteté, la sincérité et la vérité ne sont-elles pas supposées constituer la pierre d’angle de nos rapports avec Dieu ? Et ne s’agit-il pas du meilleur cadeau que nous puissions offrir à nos enfants ?
Clyde Kilough rédacteur @CKilough
En dépit des défis rencontrés dès le début, Noël ne m’a jamais manqué. VieEspoirEtVerite.org
DISCERNER
3
Prophéties bibliques
4
DISCERNER
Numéro 6 • 2014
On sait généralement que Jésus-Christ naquit pour devenir notre Sauveur, mais combien savent qu’Il est né pour devenir Roi, et qu’Il veut que nous devenions rois, nous aussi ?
V
Né pour devenir
RoI
Le message de l’ange à Marie
Avant la naissance de Jésus, l’ange Gabriel apporta un important message à Marie : « Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. Il règnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n’aura point de fin » (Luc 1:31-33). Ce royaume éternel avait été annoncé dans de nombreux passages de l’Ancien Testament, comme dans Daniel : « Dans le temps de ces rois, le Dieu des cieux suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit, et qui ne passera point sous la domination d’un autre peuple ; il brisera et détruira tous ces royaumes-là, et lui-même subsistera éternellement » (Daniel 2:44). En tant que le Fils du Très-Haut, Jésus allait mourir et devenir le Sauveur de l’humanité. Le nom Jésus provient de la forme grecque du nom Josué, qui signifie sauveur en hébreu. Le titre Christ est l’équivalent du terme hébreu Messie, qui signifie Oint.
par Peter Hawkins
LifeHopeandTruth.com
Vous êtes-vous jamais demandé pourquoi les mages offrirent de l’or, de l’encens et de la myrrhe ? Ces présents étaient typiques de ce que l’on offrait aux rois, tout comme la reine de Séba offrit à Salomon de l’or et des aromates (1 Rois 10:10). Et vous êtes-vous jamais demandé pourquoi les mages demandèrent au roi Hérode « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? » (Matthieu 2:2). Il est clair qu’ils prenaient les prophéties du Christ, en tant que roi oint, à la lettre. Et Hérode lui aussi, car il essaya ensuite de tuer tout concurrent éventuel pour le trône. Matthieu a amplement démontré que Jésus était de la lignée royale du roi le plus connu d’Israël, le roi David. Et Jésus Lui-même dit au gouverneur romain Pilate : « Tu le dis, je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité » (Jean 18:37).
Photo par Rebekah Leyden
DISCERNER
5
D’après la Bible, on avait coutume d’oindre les rois, comme David l’avait été (1 Samuel 16:12-13). Comme l’indique le premier chapitre de l’Évangile selon Matthieu, Jésus-Christ était un descendant direct de David. Étant le Messie (l’Oint), Il héritera du trône de David et Il deviendra en outre le Roi des rois sur toute la Terre. Il S’apprête à occuper Son poste, le moment venu. Évidemment, les disciples se demandaient quand Jésus s’emparerait du trône en tant que Roi. Ils demandèrent au Christ ressuscité : « Seigneur, est-ce en ce temps que tu rétabliras le royaume d’Israël ? » (Actes 1:6).
Une question de temps
Dans l’esprit des apôtres, le Roi et Messie allait rapidement libérer Son peuple du joug romain et instaurer une ère de paix et de prospérité, d’après les prophéties qu’ils avaient entendues dès leur enfance. Mais Jésus savait qu’il y avait beaucoup à faire avant qu’Il ne puisse revenir comme conquérant, et cela pour le bien de toute l’humanité. Il expliqua à Ses disciples que seul le Père savait quel serait le bon moment. Entre-temps, Son peuple devait être impliqué dans une œuvre spéciale, jusqu’à la fin de l’ère présente : « Il leur répondit : Ce n’est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre » (Actes 1:7-8 ; lire aussi Matthieu 24:36). L’Église de Dieu a pour mission de proclamer l’Évangile (ou bonne nouvelle) de la venue du Roi, de Son Royaume et de Ses lois pour tous ceux qui deviendront Ses sujets Matthieu 24:14 ; 28:18-20). Mais quand prendra-t-Il Son poste de Roi ? Jésus dit à Pilate : « Mon royaume n’est pas de ce monde […] Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi afin que je ne sois pas livré aux Juifs ;
6
DISCERNER
mais maintenant mon royaume n’est point d’ici-bas. » (Jean 18:36)
Pas de ce monde
Que voulait dire Jésus quand Il déclara : « Mon royaume n’est pas de ce monde » ? Le monde où nous vivons a l’habitude, depuis plusieurs millénaires, de se servir au lieu de servir. Nous réagissons souvent, dans la vie, par le souci de soi au lieu d’obéir à Dieu et de nous soucier des autres comme de nous-mêmes. L’apôtre Jean a déclaré : « Tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde. Et le monde passe, et sa convoitise aussi ; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement » (1 Jean 2:16-17). La voie divine consiste à donner. La règle de Jésus sera toujours pour le bien et pour le développement de l’humanité. Ce n’est pas de cette manière que la plupart des dirigeants mondiaux se comportent. Comme Jésus l’expliqua à Ses disciples, « Vous savez que les chefs des nations les tyrannisent, et que les grands les asservissent. Il n’en sera pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur ; et quiconque veut être le premier parmi vous, qu’il soit votre esclave. C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de beaucoup » (Matthieu 20:25-28). Ce dévouement pour servir l’humanité sera la principale caractéristique du règne du Roi des rois. Il est écrit : « Il sera le juge des nations », et de ce fait, les hommes, « de leurs glaives […] forgeront des hoyaux, et de leurs lances des serpes » (Ésaïe 2:4 ; Michée 4:3) ; les ennemis ancestraux vivront en paix et se comprendront.
S’emparant du pouvoir comme Roi des rois où
La Bible décrit l’époque merveilleuse Jésus-Christ S’emparera des
gouvernements de la Terre, à Son Second Avènement. « Le septième ange sonna de la trompette. Et il y eut dans le ciel de fortes voix qui disaient : Le royaume du monde est remis à notre Seigneur et à son Christ ; et il régnera aux siècles des siècles. Et les vingt-quatre vieillards, qui étaient assis devant Dieu sur leur trône, se prosternèrent sur leur face, et ils adorèrent Dieu, en disant : Nous te rendons grâces, Seigneur Dieu ToutPuissant, qui es, et qui étais, car tu as saisi ta grande puissance et pris possession de ton règne. » (Apocalypse 11:1517) Jésus-Christ portera le nom « ROI DES ROIS ET SEIGNEUR DES SEIGNEURS (Apocalypse 19:16). Mais qui seront les rois sur lesquels Christ sera Roi des rois ? La Bible révèle que les dirigeants humains, égoïstes, de l’ère présente seront remplacés, dans le monde à venir, par des dirigeants bienveillants étant – d’égoïstes qu’ils étaient – devenus des bienfaiteurs, ayant été changés en esprits à la résurrection, lors du retour de Christ (Apocalypse 5:10 ; 1 Thessaloniciens 4:16-17).
Les chrétiens appelés à devenir des rois
L’apôtre Jean décrit le rôle du Christ à la fois en tant que notre Sauveur, et Roi, et nous préparant pour notre rôle futur : L’assister : « A celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang, et qui a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu son Père, à lui soient la gloire et la puissance, aux siècles des siècles ! Amen ! » (Apocalypse 1:5-6 ; lire aussi Apocalypse 20:4) Jésus parle à plusieurs reprises, dans les Évangiles, des futures fonctions de Ses disciples. À un moment donné, pendant leur formation, ces derniers Lui dirent : « Voici, nous avons tout quitté, et nous t’avons suivi ; qu’en sera-t-il pour nous ? ». En d’autres termes, cela en vaut-il la peine ? Jésus leur répondit : « Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous Numéro 6 • 2014
serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël. Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle. » (Matthieu 19:28-29) L’une des paraboles de Christ décrit plusieurs de Ses disciples recevant « le gouvernement de dix villes », d’autres cinq, etc. Cela montre que ceux qui s’acquittent de leurs responsabilités envers le Royaume seront mieux à même de servir l’humanité en tant que dirigeants, sous Christ (Luc 19:11-27 ; Matthieu 25:13-30). Comment apprenons-nous à remplir des responsabilités aussi énormes ?
Apprenant à être des rois et des sacrificateurs
Jésus est déjà roi sur les chrétiens repentants et convertis, et Il prépare Ses disciples pour des responsabilités dans Son royaume. Comme l’a écrit l’apôtre Jean, « Tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation ; tu as fait d’eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre. » (Apocalypse 5:9-10) Comment les rois sont-ils formés ? Prenons l’exemple de futurs rois ou reines dans les pays actuels où il y a une monarchie constitutionnelle. Ils apprennent à s’acquitter des responsabilités et des affaires de l’État dès leur plus tendre enfance. Le prince George, héritier en troisième position du trône d’Angleterre, est déjà devenu, à l’âge tendre d’un an, un représentant aimé de la monarchie britannique, et une formation rigoureuse l’attend. Évidemment, ses parents, Guillaume et Kate, duc et duchesse de Cambridge, sont surveillés de très près alors qu’ils remplissent certaines fonctions au nom de la reine Élizabeth. Quand les gens voient une attitude de service et de l’affection en dépit de situations éprouvantes, ils s’affectionnent de leurs monarques.
VieEspoirEtVerite.org
Notre formation en tant que rois dans un royaume éternel doit être encore plus rigoureuse. Mais elle peut aussi comprendre des petits détails que nous pouvons juger insignifiants. Jésus recherche la fidélité en tout, et Il récompensera ceux qui réussissent Son programme de formation : « C’est bien, bon et fidèle serviteur ; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître. » (Matthieu 25:23 ; c’est nous qui soulignons). Il n’est pas nécessaire que nous ayons des biens en abondance pour avoir la nature de Dieu dans nos vies. Jésus parla de la veuve généreuse qui avait peu : « Je vous le dis en vérité, cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres ; car c’est de leur superflu que tous ceux-là ont mis des offrandes dans le tronc, mais elle a mis de son nécessaire, tout ce qu’elle avait pour vivre. » (Luc 21:3-4) Cette foi qu’elle avait que Dieu pourvoirait à ses besoins fait partie de la foi que nous devons avoir envers notre Père aimant qui veille sur nous dans les bons moments comme dans les mauvais. Pendant cette formation, nous devons : • Apprendre les lois du Royaume et les respecter. Il s’agit des lois divines énoncées dans la Bible et expliquées par Jésus pour montrer leur intention spirituelle (Matthieu 5:17-48) • Raisonner et agir comme le Roi des rois. Cela sous-entend que nous nous repentons sincèrement des voies égoïstes que nous suivions jadis, et que nous permettons à l’Esprit de Dieu de résider en nous. Notre brochure gratuite intitulée Transformez votre vie ! vous aidera à amorcer ce processus. • Développer le caractère du Roi. Jésus-Christ était disposé à offrir Sa vie pour l’humanité. Il nous est dit de renoncer au péché et de Le suivre : « Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte,
CE DÉVOUEMENT À SERVIR L’HUMANITÉ SERA LA CARACTÉRISTIQUE PRINCIPALE DU RÈGNE DU ROI DES ROIS.
ayant les regards sur Jésus, qui suscite la foi et la mène à la perfection ; en échange de la joie qui lui était réservée, il a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu. » (Hébreux 12:1-2) Quand Jésus reviendra, Il établira le Royaume millénaire de Dieu, procurant à l’humanité ce qu’elle a toujours désiré : la paix, la sécurité, une vie qui vaille la peine d’être vécue, des familles heureuses et une relation avec Dieu qui a hâte de nous accueillir dans l’éternité. La prophétie relative à ce grand Roi, et aux rois qui Le serviront, s’accomplira alors : « Celui qui est assis sur le trône dressera sa tente sur eux ; ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif, le soleil ni aucune chaleur ne les frapperont plus. » (Apocalypse 7:15-17). Jésus-Christ naquit afin de devenir notre Sauveur et afin de devenir notre Roi, pour notre bien à tous – pour toute la création. Ne manquez pas de lire, à ce sujet, notre brochure gratuite intitulée « Le mystère du Royaume » afin de mieux comprendre cette vérité biblique si merveilleuse si mal comprise. D
DISCERNER
7
Croître
Dans notre combat contre Satan, sa société et notre faiblesse humaine, nous avons besoin d’une aide spirituelle. Dieu nous fournit l’armure puissante dont nous avons besoin pour notre protection, et notre victoire ! par Mike Bennett
8
DISCERNER
Numéro 6 • 2014
Photos par Lightstock.com, iStockphoto.com/bbstanicic/ManuelVelasco/ AZaytsev/BrendanHunter/kvkirillov/aldomurillo
Revêtez les armes de Dieu
D
’après la Bible, nous sommes en guerre, et notre adversaire – Satan, le diable – a juré notre mort. L’apôtre Paul nous dit de ne pas ignorer ses desseins (2 Corinthiens 2:11). Comment pouvons-nous nous protéger contre ses attaques sournoises ? Paul nous le dit, dans Éphésiens 6:10-20, où il nous dit de revêtir « l’armure complète de Dieu » (version Darby) ou « les armes de Dieu ». Paul écrivit cette épître aux chrétiens d’Éphèse, en prison. Et pendant son séjour dans cette dernière, il eut amplement le loisir d’observer l’armure de ses ravisseurs dans l’armée romaine. S’inspirant de propos d’Ésaïe (Ésaïe 59:17), Paul tira une puissante analogie entre l’armure de ces soldats et l’armure – ou les armes – spirituelle de Dieu. Il écrivit : « Au reste, fortifiez-vous dans le Seigneur, et par sa force toute-puissante. » (verset 10) Point n’est besoin, pour nous, d’être découragés par les desseins et les pièges de Satan. Nous ne sommes pas seuls dans ce combat. Nous avons accès au plus grand pouvoir de l’univers. On peut lire au verset 11 : « Revêtez-vous de l’armure complète de Dieu, afin que vous puissiez tenir ferme contre les artifices du diable » (verset Darby). S’ensuit toute une stratégie défensive ; nous devons donc prendre note de tous les éléments de cette armure que Dieu nous offre, car ce faisant, nous serons en mesure de résister aux attaques de Satan.
Des batailles spirituelles
« Car notre lutte n’est pas contre le sang et la chair, mais contre les principautés, contre les autorités, contre les dominateurs de ces ténèbres, contre la puissance spirituelle de méchanceté qui est dans les lieux célestes. » (verset 12) La Bible décrit des batailles spirituelles invisibles, telle que celle devant avoir lieu au temps de la fin et que l’apôtre Jean vit dans une vision : « Et il y eut guerre dans le ciel. Michel et ses anges combattirent contre le dragon. Et le dragon et ses anges combattirent, mais ils ne furent pas les plus forts, et leur place ne fut plus trouvée dans le ciel. Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre, il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui. » (Apocalypse 12:7) Ces événements ont lieu en coulisses, dans le règne spirituel, mais ils ont un impact énorme sur le monde physique. Satan et les démons sont invisibles, et celui-ci est maître dans l’art du camouflage. Il est capable de faire croire aux gens qu’il n’existe pas, et il est capable d’égarer le monde et de nous suggérer des mauvaises pensées à notre insu. Paul précise donc : « C’est pourquoi prenez l’armure complète de Dieu, afin que, au mauvais jour, vous puissiez résister, et, après avoir tout surmonté, tenir ferme. » (Éphésiens 6:13, version Darby) Que veut dire Paul par « tenir ferme » ? Il insiste sur le fait qu’avec l’aide de Dieu, nous serons capables de tenir bon, de ne pas reculer, ne pas lâcher un millimètre du terrain acquis par Dieu. Paul explique ensuite en quoi consiste l’armure : VieEspoirEtVerite.org
verset 14
le ceinturon
TENEZ DONC FERME, AYANT CEINT VOS REINS DE LA VÉRITÉ Le ceinturon était le premier article que le soldat mettait. Il maintenait le restant de l’armure. Ceint de son ceinturon, le soldat était prêt à l’action, car il ne détachait celui-ci qu’au repos. La vérité devrait nous maintenir comme un ceinturon. Connaître la vérité divine est le meilleur antidote contre les mensonges et la séduction de Satan. Et pour être prêts à combattre, nous devons totalement être honnêtes avec nous-mêmes, ne pas nous mentir, comme notre Créateur.
verset 14
La cuirasse
AYANT REVÊTU LA CUIRASSE DE LA JUSTICE Paul nous dit ensuite de revêtir « la cuirasse de la justice ». Sans justice, ou intégrité, nous sommes vulnérables aux attaques de Satan. Être juste, c’est d’abord se repentir – et être pardonné – de ses péchés, puis faire ce qui est juste aux yeux de Dieu. Comme le dit l’Écriture, « tous [S]es commandements sont justes » (Psaumes 119:172). Être juste, c’est obéir à la loi juste d’amour de l’Éternel. Il est écrit que Dieu Lui-même « se revêt de la justice comme d’une cuirasse » (Ésaïe 59:17). C’est peut-être ce qui a inspiré Paul à se servir de cette analogie. Ce chapitre d’Ésaïe débute en expliquant que « Ce sont [n]os péchés qui [n]ous cachent sa face et l’empêchent de [n]ous écouter. » (verset 2). L’iniquité est le contraire de la justice ; de ce fait, quand nous succombons au péché sans nous repentir, nous ôtons, figurativement parlant, notre cuirasse et nous nous exposons aux attaques de Satan.
verset 15
Des sandales spirituelles
AYANT CHAUSSÉ VOS PIEDS DE LA PRÉPARATION DE L’ÉVANGILE DE PAIX Nos souliers ne sont peut-être pas ce qu’il y a de plus fascinant dans une armure, mais – comme le fait remarquer le commentaire biblique Zondervan – ils avaient leur importance : « Les victoires militaires d’Alexandre le Grand et de Jules César étaient dues, dans une large mesure, à ce que leurs armées étaient bien chaussées et, ce faisant, étaient en
DISCERNER
9
verset 16
Le bouclier
PAR-DESSUS TOUT, PRENANT LE BOUCLIER DE LA FOI PAR LEQUEL VOUS POURREZ ÉTEINDRE TOUS LES DARDS ENFLAMMÉS DU MÉCHANT Quand notre foi en la puissance et l’amour de Dieu est forte, Satan est incapable de percer notre bouclier et de nous frapper. La foi ne se limite pas à croire que Dieu existe ; elle consiste aussi à être convaincu que tout ce que Dieu fait, Il le fait pour notre bien. Et puis la foi est la conviction absolue que Dieu accomplira tout ce qu’Il a promis (Romains 4:18-21). La foi nous protège de bien des façons. Songez à Daniel dans la fosse aux lions. C’était comme un champ protecteur contre ces crocs acérés. Et Schadrac, Méschac et Abed-Nego furent également protégés de la fournaise ardente ! La foi est quelque chose de puissant qui nous protège non seulement des dangers physiques mais aussi des tentations et des dangers spirituels. Le bouclier de la foi n’est pas seulement pour notre protection individuelle. Les soldats romains avaient une stratégie : ils joignaient leurs boucliers. Si nous joignons les nôtres – nous affermissant les uns les autres avec notre foi, nous édifiant réciproquement et servant quand nous le pouvons – nous serons en mesure de relever n’importe quel défi.
verset 17
Le casque
PRENEZ AUSSI LE CASQUE DU SALUT Nous pouvons être remplis d’espoir et de réconfort en misant sur l’ultime sacrifice qu’a commis Jésus-Christ pour nous sauver, et le merveilleux Royaume qui est l’objectif de notre salut. Cette espérance nous protège contre le découragement et le désespoir de ce monde.
10
Comme point de départ, pourquoi ne pas télécharger notre brochure qui explique les premiers pas éssentiels à prendre : Transformez votre vie ! Ces vérités sont très importantes — et la brochure est entièrement gratuite. DISCERNER
verset 17
Notre seule arme offensive
L’ÉPÉE DE L’ESPRIT, QUI EST LA PAROLE DE DIEU L’épée de l’Esprit, comme le gladius romain, peut aussi nous aider à vaincre tous nos ennemis, y compris le plus acharné – notre nature humaine avec ses faiblesses. « Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles ; elle juge les sentiments et les pensées du cœur. » (Hébreux 4:12). Jésus Se servit des Écrits pour vaincre Satan (Matthieu 4:1-10). Il cita des passages de la Bible à trois reprises. Il choisit des versets s’appliquant à la situation, et qui affermissaient Sa volonté d’agir comme Il le faisait. Il devrait en être de même pour nous. Notre épée ne demeurera pas aiguisée ; nous devons constamment l’aiguiser à l’aide d’une étude régulière et concentrée de la Bible.
verset 18
Le pouvoir de la prière
FAITES EN TOUT TEMPS PAR L’ESPRIT TOUTES SORTES DE PRIÈRES ET DE SUPPLICATIONS. Paul conclut cette section en nous encourageant à prier avec ferveur, pour nous, les uns pour les autres, et pour l’œuvre de l’Église. « Faites en tout temps par l’Esprit toutes sortes de prières et de supplications. Veillez à cela avec une entière persévérance, et priez pour tous les saints. Priez pour moi, afin qu’il me soit donné, quand j’ouvre la bouche, de faire connaître hardiment et librement le mystère de l’Evangile, pour lequel je suis ambassadeur dans les chaînes, et que j’en parle avec assurance comme je dois en parler. » (Éphésiens 6:18-20) L’Église, et nous tous individuellement, avançons sur nos genoux. Prier nous rappelle notre combat, nous rappelle la source de notre force et de nos défenses, et rappelle à Dieu que nous sommes résolus à Le suivre comme soldats obéissants et fidèles. La prière et l’étude de la Bible sont les armes les plus puissantes pour contrer les armes de Satan. Si nous revêtons toute l’armure de Dieu, nous serons prêts à nous défendre face aux attaques de Satan qui nous tente par l’orgueil, l’envie, la convoitise pour des plaisirs interdits, la démangeaison d’entendre ce qui plait, la déception, le découragement, le doute ou la division, bref… tous les artifices dont il se sert. Nous pouvons apprendre tellement de cette liste d’articles défensifs que Dieu met à notre disposition ! Espérons que cet article vous encouragera à étudier cet important sujet plus en détail. Fixez-vous l’objectif d’étudier l’armure de Dieu en profondeur. Ne l’oublions pas : nous sommes en guerre. Soyons conscients des ruses du diable, et revêtons l’armure de Dieu ! D Numéro 6 • 2014
Photo par Lightstock
mesure de franchir de grandes distances à pied, avec une rapidité étonnante et dans toutes sortes de terrains ». Le mot « préparation », dénotant la disponibilité, nous rappelle que nous avons hâte de proclamer l’Évangile de paix. L’Église de Dieu a pour mission d’annoncer la bonne nouvelle du Royaume de Dieu qui répandra la paix dans le monde entier. Si nous sommes chaussés comme il faut, de « nos sandales spirituelles », nous serons prêts à répandre la nouvelle à d’autres. Les notes bibliques d’Albert Barne indiquent que les sandales des soldats romains « étaient souvent munies de clous ou de pointes pour mieux s’accrocher sur le sol ». La bonne nouvelle de Dieu et notre mission – les ordres de route – de la proclamer nous servent de fondement solide.
Croître Le baptême par immersion est-il nécessaire pour être sauvé, ou ne fait-il que mouiller ceux qu’on baptise ? Qu’est-ce que Dieu veut que les chrétiens du 21e siècle apprennent de l’ancienne pratique du baptême ?
Un nouveau
départ par David Treybig Jeanne se tenait debout au bord de la piscine, laissant à ses amis et à sa famille le temps de l’entourer avant d’assister à son baptême. Elle avait longuement réfléchi à cet engagement envers Dieu ; avait beaucoup prié avant de s’engager. Elle avait assisté à plusieurs sessions de préparation avec son pasteur, qui l’avait aidée à comprendre ce qu’elle faisait et elle était convaincue que c’était ce qu’elle devait faire. Jeanne était satisfaite de sa décision, et avait confiance. Le moment était venu, pour elle, de descendre dans l’eau et de s’engager officiellement par une alliance avec Dieu.
Faut-il se faire baptiser de nos jours ?
(Continued on page 19) VieEspoirEtVerite.org
Fallait-il vraiment que Jeanne se livre à cette ancienne pratique qui existait déjà en tant que type dans l’Ancienne Alliance (Hébreux 9 :10) ? Les chrétiens doivent-ils se faire baptiser, de nos jours D’après certains groupes, dont les chrétiens scientistes, les quakers, l’Armée du salut et les unitariens, la réponse à ces deux questions est « non ! » Ceux qui ne pratiquent pas le baptême ont diverses explications quant à leur refus de le pratiquer, mais dans l’ensemble, ils estiment qu’il s’agit d’un rite périmé qui n’est plus nécessaire sous la Nouvelle Alliance. Ils disent, entre autres,
DISCERNER
11
• Ce qui importe, c’est ce qu’on ressent dans son cœur. • Les gestes externes supposés refléter les pensées intimes des individus sont superflus. • Les passages bibliques sur le baptême sont ambigus. • On peut vivre une vie de saint sans avoir été baptisé. Les Écritures sont-elles vraiment si vagues que cela ? Quelle importance le baptême revêt-il ? Au lieu de se fier à des opinions ou à des raisonnements humains, on ferait mieux d’examiner ce que déclare la Bible.
Les instructions de Christ à propos du baptême
Une petite révision des actions du Christ avant de débuter Son ministère est révélatrice. Comme nous allons le voir, Jésus enseignait que le baptême était très important. Quand Jean-Baptiste se mit à prêcher dans le désert de Judée, on vint « de Jérusalem, de toute la Judée et de tout le pays des environs du Jourdain » pour se faire baptiser (Matthieu 3:56). Et bien que Jésus n’ait eu aucun péché à Se faire pardonner, Il demanda néanmoins à Jean de Le baptiser (verset 13). Après que Jésus ait été baptisé, le Saint-Esprit descendit sur Lui, et une voix venant du ciel se fit entendre, disant : « Celui-
Le Bapteme ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection. (verset 17). Pourquoi le Père fit-Il une telle déclaration après que Jésus ait été baptisé ? Et ce qui nous intéresse surtout, c’est de savoir si le Père sera content si nous nous faisons baptiser. Il s’avère qu’à Ses yeux, le baptême est important. Des passages bibliques comme 1 Pierre 2:21 et 1 Jean 2:6 montrent que les chrétiens doivent suivre l’exemple de JésusChrist. Nous devons l’imiter en paroles et en œuvres, et nous faire baptiser comme Lui. Quand nous suivons l’exemple de Christ, nul doute que cela est aussi agréable aux yeux de notre Père céleste. L’enseignement de Jésus à propos du baptême ne se limitait pas à Son exemple. Pendant Son ministère terrestre, Il fit en sorte que les croyants soient baptisés par Ses disciples (Jean 3:22). Il est également à noter que les disciples de Jésus baptisaient plus de gens que Jean-Baptiste (Jean 4:1-2). Après Sa crucifixion et Sa résurrection, Jésus apparut à Ses disciples et leur donna des directives sur la manière de proclamer Son message au monde. Veuillez noter que ces instructions – qu’on qualifie souvent de mission de l’Église – comprenaient baptiser ceux répondant à l’appel : « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » (Matthieu 28:19 ; c’est nous qui soulignons, tout au long de cet article). Jésus fit également remarquer : « Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné. »
12
DISCERNER
(Marc 16:16) L’enseignement du Christ à propos de la nécessité de se faire baptiser est clair ! Christ ayant clairement enseigné le baptême, tâchons de savoir ce que nous apprenons en suivant Ses directives.
Ce que nous apprenons et recevons du baptême
Le repentir. Lorsque les personnes présentes, le jour de la Pentecôte de l’an 31, après avoir entendu le sermon de Pierre, lui demandèrent quoi faire, il leur répondit : «Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, à cause du [ou pour le] pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. » (Actes 2:38). Le repentir, qui est l’étape précédant le baptême, consiste à changer de mode de vie à la suite d’une modification de notre mentalité. Nous nous rendons compte que nous n’avons pas vécu conformément aux lois bénéfiques de Dieu. Le processus du repentir – auquel Dieu Lui-même nous amène (Romains 2:4) – nous aide à mesurer la gravité du péché. Celui-ci est marqué par un désir intense, de notre part, d’avoir nos péchés pardonnés, de cesser de pécher et de changer notre nature pécheresse (Jérémie 17:9). Il comprend la prise de conscience de l’ampleur du sacrifice de Christ – dont le sang a
est bien plus qu’un geste symbolique. couvert nos péchés (Éphésiens 1:7). Le repentir fait partie du message que Jésus dit à Ses disciples de prêcher (Luc 24:47). Pourquoi ? Parce que – comme Il l’avait dit plus tôt, « Je vous le dis. Mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous également. » (Luc 13:3) Mort, ensevelissement et résurrection. Une fois que l’on s’est repenti de ses péchés, on doit se faire baptiser – immerger dans de l’eau. Ce geste est hautement symbolique, et ceci, pour trois raisons : Premièrement, le baptême symbolise la mort du « vieil homme » – de l’être que nous étions avant de nous être repentis. Paul a évoqué ce concept à deux reprises, expliquant que le baptême consiste à être « crucifié avec Christ » (Romains 6:6 ; Galates 2:20). Deuxièmement, quand on meurt, on est généralement enterré ou enseveli. Le baptême marque l’ensevelissement du vieil homme avec tous ses péchés, qui lui ont fait mériter la mort. Cela nous rappelle que nous devons renoncer entièrement à notre ancienne façon de vivre. Comme Paul l’a expliqué, « Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort. » (Romains 6:4) Le troisième concept symbolisé par le baptême est celui de la résurrection. Quand nous ressurgissons de l’eau après avoir été baptisés – immergés – cela représente notre résurrection à une nouvelle vie en Christ. Comme Paul l’a également expliqué, « si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conforNuméro 6 • 2014
L’enseignement des apôtres sur le baptême Quelques jours seulement, après s’être vu confier la mission de faire des disciples dans toutes les nations et de les baptiser, les disciples de Jésus s’assemblèrent à Jérusalem pour la Pentecôte – l’une des fêtes de l’Éternel (Actes 2:1). C’est à l’occasion de ce Jour Saint que le Saint-Esprit fut communiqué aux croyants (versets 2-4). Jésus avait dit à Ses disciples qu’Il enverrait cette puissance spéciale issue du Père, après Son départ (Jean 15:26 ; 16:7). Affermi grâce à ce don spécial accordé par Dieu, Pierre – le disciple qui, auparavant, avait renié Christ trois fois – expliqua alors publiquement que Jésus-Christ était Celui qui avait envoyé le Saint-Esprit ce jour-là (Actes 2:14-33). Pierre donna également à ceux qui l’écoutaient le conseil suivant : « Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit » (verset 38). Pierre ne dit pas que le baptême était une simple option. Les quelque 3 000 personnes qui se firent baptiser à la suite de la prédication de Pierre reçurent aussi le Saint-Esprit, ce jour-là (verset 41). À la suite de la prédication de l’Évangile du Royaume de Dieu par les disciples de Jésus, et au rythme de la croissance de l’Église, le baptême devint une pratique courante à laquelle se livrèrent tous les appelés (Actes 8:12, 36, 38 ; 16:15, 33 ; 18:8 ; 19:5 ; 22:16). Et quand Paul fut appelé par Dieu, il répondit en se faisant baptiser (Actes 9:18). Les disciples de Jésus enseignèrent aux autres ce qu’ils avaient appris de Lui. Son enseignement comprenait le baptême. Quand nous répondons à l’appel de Dieu, nous aussi devons nous faire baptiser !
VieEspoirEtVerite.org
mité à sa mort [celle de Christ], nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection » (verset 5). Le baptême nous aide à graver ces concepts importants dans notre esprit. L’acte physique nous aide à comprendre la signification spirituelle du baptême. Le pardon des péchés. Le baptême est bien plus qu’un exercice symbolique. En effet, il offre deux avantages très importants en plus de la compréhension spirituelle que nous obtenons en obéissant au commandement de Christ de nous faire baptiser. Le premier est le pardon de nos péchés. C’est bien là l’une des raisons-clés pour se faire baptiser. Comme Pierre l’a expliqué, « que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, à cause du [ou plus précisément « pour le »] pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. » (Actes 2:38) Par le baptême, nous acceptons le sacrifice de Christ, qui nous lave de nos péchés (Actes 22:16) La réception du Saint-Esprit. Autre avantage important à se faire baptiser : on a l’occasion de recevoir le Saint-Esprit. Là encore, comme nous l’avons vu plus haut, Pierre a dit : « Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, [pour le] pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. » (Actes 2 :38) Le baptême, accompagné de l’imposition des mains (Actes 19:6) est la manière dont Dieu a prévu de nous communiquer ce don précieux. Le 8e chapitre de l’Épître de Paul aux Romains décrit plusieurs avantages qu’il y a à avoir le Saint-Esprit de Dieu. Premièrement, cette puissance, provenant de Dieu, nous donne la force d’éviter les activités profanes et de vivre « selon l’Esprit » (verset 4). Quand nous laissons cet Esprit nous guider, nous sommes appelés « enfants de Dieu » (verset 16). Et puis avoir le Saint-Esprit, c’est avoir une garantie de la vie éternelle (versets 11, 13, 23).
Il faut agir
Se conformer à l’injonction biblique de se faire baptiser souligne l’importance d’un principe biblique-clé : Ce que nous faisons est très important aux yeux de Dieu. La vraie religion de la Bible appelle à l’action – pas seulement à la connaissance et à la compréhension. Comme l’a dit Jésus, « Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais seulement celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. » (Matthieu 7:21) L’auteur du Psaume 111 nous fait réfléchir quand il dit : « Le commencement de la sagesse, c’est la crainte de l’Éternel. Tous ceux qui pratiquent ses commandements sont vraiment sages. » (verset 10, version Ostervald). Faisant écho à ce principe et à l’enseignement de Jésus, l’apôtre Jacques a insisté sur le fait que « la foi sans les œuvres est inutile » (Jacques 2:20). Les mesures que nous prenons avant le baptême et lors de ce dernier établissent notre obéissance continuelle à Dieu par la suite.
Le baptême de Jeanne
Après que les invités aient pris place tout autour, Jeanne fut baptisée, étant totalement immergée quelques instants dans l’eau de la piscine. Elle a fait alliance, et a amorcé une relation avec Jésus-Christ – son Seigneur et Sauveur. On lui a imposé les mains et l’on a prié ; et elle a reçu le Saint-Esprit, débutant ainsi son parcours spirituel vers la vie éternelle comme enfant de Dieu, dans Son Royaume. Réfléchissant sur sa décision, elle dit que c’est la meilleure qu’elle ait jamais prise. La décision de répondre à l’appel de l’Éternel, et de se faire baptiser, était pour Jeanne une bonne décision. Il peut en être de même pour vous ! D
DISCERNER
13
Croître
Tout avait débuté innocemment,
JEUX VIDÉO Les jeux vidéo et les jeux en ligne, sur Internet, sont parmi les formes les plus populaires d’amusements, surtout chez les jeunes hommes. Mais ont-ils un côté obscur ? Peuvent-ils être dangereux ? par Debbie Pierce et Erik Jones
Quand un passe-temps devient une habitude, puis une addiction
WoW, comme beaucoup d’autres jeux en ligne permettant à une foule de joueurs de se concurrencer, est conçu de manière à créer un univers parallèle et fantastique pour le joueur. L’avatar que chaque joueur revêt s’équipe de sa propre identité. Les joueurs choisissent un champ d’action et peuvent se joindre à des guildes avec d’autres joueurs. Ce peut être un jeu très interactif et social, comprenant des aventures complètes. En fait, la réussite – dans ces jeux – dépend souvent du temps qu’on consacre au dit jeu. Ces jeux sont conçus de manière à encourager les joueurs à s’y adonner pendant des heures. Pour Michel, WoW était devenu une échappatoire de sa vie de plus en plus déprimante. Lui et sa petite amie s’étaient séparés ; il avait de plus en plus de difficultés à suivre ses cours au lycée, et quand il jouait, il ne pensait plus à tout cela. Michel s’était créé une toute autre réalité, grâce à ce jeu. Il s’y sentait puissant et intelligent. C’était seulement quand il cessait de jouer qu’il cessait de se sentir à la hauteur ; qu’il devenait angoissé et déprimé. Il se surprenait à passer de plus en plus de temps à jouer. Ce jeu était tellement complexe qu’il ne prenait
*Un pseudonyme.
14
DISCERNER
Numéro 6 • 2014
Photo par iStockphoto.com/Syldavia
CÔTÉ OBSCUR des Le
comme beaucoup de choses que nous faisons. Michel s’amusait bien, lui et ses copains. Mais ce qui, au départ, était simplement amusant, était devenu quelque chose de très sérieux. L’incursion de Michel* dans les jeux en ligne avait débuté par des jeux où l’on tirait sur des cibles humaines. Lui et ses copains se retrouvaient, se branchaient à plusieurs sur Internet, et – pendant des heures – jouaient divers rôles entre eux. En 2004, Michel avait découvert un nouveau jeu : World of Warcraft (WoW). Jusque-là, il avait joué à des jeux comportant plusieurs niveaux, auxquels on pouvait « gagner ». Mais WoW était le premier jeu auquel on ne peut jamais gagner. Cela était dû à ce que – tous les mois – ses créateurs offraient des éléments nouveaux qu’on pouvait acheter. Michel avait toujours été très motivé, compétitif, visant des buts ; par conséquent, WoW présentait un défi irrésistible.
même plus le temps de s’acquitter des tâches de la vie de tous les jours. Il pouvait jouer toute la journée. « Je me mettais à jouer dès que je me levais, et – inconscient des heures qui passaient – je me surprenais à constater que la nuit était tombée ». Il ne pensait plus qu’à cela. Même quand il ne jouait pas, il y pensait. Michel avait joué à ce jeu trois ans. À deux reprises, il avait essayé d’arrêter. « On ne pense pas être victime d’une addiction », explique-t-il. Pourtant, il savait que le jeu commençait à affecter négativement sa vie. Il avait du mal à se rendre à ses cours le matin. Il avait cessé de faire ses devoirs. Sa vie sociale s’était mise à en souffrir sérieusement. À un moment donné, il avait pensé être venu à bout de son addiction. Il avait cessé de jouer, s’était mis à se concentrer sur ses études, et les choses allaient mieux. Il avait même trouvé un travail pour l’été et avait réussi à se discipliner pendant ce dernier pour garder son emploi – ne jouant que de temps à autre. Quand il avait repris ses cours en automne, il était certain d’avoir maitrisé son habitude. Elle n’allait plus, pensait-il, l’empêcher de vivre. Hélas ! Comme de par le passé, Michel avait recommencé à jouer, de plus en plus tard le soir, et il avait eu de plus en plus de difficulté à se lever le matin. Quand il se réveillait, il s’apercevait qu’il avait encore raté ses cours. Et pour combattre son angoisse et le stress causé par sa situation, il se tournait vers WoW. Pour finir, il avait décidé d’abandonner ses cours. Il avait gagné beaucoup d’argent pendant l’été ; il pouvait payer son loyer. Il fit croire à sa famille que tout se passait bien et il se remit à jouer WoW, pendant trois mois d’affilée. « Je pensais que cela allait me plaire. J’étais devenu bon à ce jeu, mais en même temps, j’éprouvai un sentiment indéfinissable de profond échec. Cela ne me satisfaisait pas ». Ce qui, au départ, avait été un passe-temps s’était transformé en habitude, et était ensuite devenu une véritable addiction.
La chimie des habitudes
Ce qui s’est produit avec Michel peut nous arriver à tous. Il suffit, pour le comprendre, de savoir comment les habitudes se forment et ce qui se passe dans notre tête. Dans son livre The Power of Habit [Le pouvoir de l’habitude], Charles Duhigg parle de la boucle des habitudes. D’après lui, les habitudes sont formées du fait que le cerveau s’efforce continuellement d’économiser tout effort [inutile]. De ce fait, il convertit une succession de gestes en une routine automatique qu’il qualifie de « chunking » [groupement]. C’est ainsi que naissent les habitudes. Livré à lui-même, le cerveau transforme efficacement toute routine en habitude (2012, p 17-19). La boucle des habitudes comporte trois éléments : le signal, la routine, et la récompense. Le signal est tout ce qui incite le cerveau à s’enquérir du type de routine à déclencher. Une routine est établie quand on fait la même chose un certain nombre de fois. Et la récompense est obtenue, en fin de compte. À mesure que le cerveau répète cette boucle, cela devient de plus en plus automatique. Une envie intense se développe. Michel s’en était rendu compte personnellement, quand il avait « apparemment » cessé de jouer « pour de bon ». Il s’était marié, avait un emploi bien rémunéré, et n’avait pas joué à WoW pendant des années. Or, un beau jour, quand un vieil ami vint
VieEspoirEtVerite.org
lui rendre visite, Michel se laissa prendre au piège et se remit à jouer. Il fit une partie, une seule, et décida qu’il ne pouvait pas réemprunter cette voie ; il avait trop à perdre. Mais à sa consternation, l’envie de continuer à jouer fut si forte qu’elle devint une obsession. Il pensait à ce jeu continuellement. « Jamais, dans ma vie, je n’avais désiré, avec une telle intensité, faire cela. Je me sentais contraint avec une telle force ! », admit-il. Pour Michel, le jeu était une véritable addiction.
Le fléau social du jeu
Michel n’est pas unique dans sa lutte contre les excès du jeu. Quiconque travaille dans une école où il y a des adolescents vous le confirmera : beaucoup de jeunes sont affectés par ce problème, surtout les garçons. Les garçons sont aujourd’hui à la traine derrière les filles, dans bien des domaines. Et si c’est le cas, l’un des facteurs clés responsables de cette situation est la pratique excessive des jeux vidéo. D’après un article paru dans Psychology Today [Psychologie actuelle], plusieurs problèmes majeurs, liés à une pratique excessive des jeux vidéo, sont : • Un comportement impulsif • Une plus grande acceptation de la violence • Une sociabilité réduite • Des difficultés à prêter attention • Des difficultés à affronter le stress et les questions de la vie. L’un des aspects les plus inquiétants de la pratique de ces jeux est le fait que – de nos jours – les jeux les plus populaires sont fortement basés sur la violence. Les jeux comme Grand Theft Auto et Call of Duty placent le joueur derrière une mitrailleuse et lui demandent de tuer numériquement jusqu’à plusieurs centaines d’êtres humains en contemplant bien souvent, des images graphiques où le sang coule abondamment. Plusieurs enquêtes scientifiques confirment que souvent plonger son esprit dans des images violentes provoque une désensibilisation envers la violence. Autrement dit, les joueurs sont de moins en moins sensibles à la violence authentique. En 2000, un rapport multilatéral a été publié par l’American Medical Association, l’American Phychological Association, l’American Academy of Pediatrics et l’American Academy of Child and Adolescent Psychiatry. On pouvait y lire : « La conclusion de la communauté de Santé Publique, après plus de 30 ans de recherches, est que regarder des actes violents simulés peut engendrer une augmentation des attitudes, des valeurs et des comportements agressifs, surtout chez les enfants… De plus, le visionnement de scènes médiatiques violentes peut conduire à une désensibilisation envers la violence dans la vie de tous les jours… Des études préliminaires indiquent que l’impact négatif [des jeux vidéo violents] peut être notoirement plus sévère que celui causé par la télévision, les films et la musique. » Une enquête effectuée en 2006 par des chercheurs d’Iowa State University a révélé que – quand on est exposé aux jeux vidéo violents – cela « augmente les pensées agressives et colériques, éveille les sens, rend le tempérament plus agressif, et diminue l’envie d’aider les autres ». Ceux qui commettent des actes de violence massive, comme lors des tueries en public, sont essentiellement des
DISCERNER
15
Jouez-vous (ou quelqu’un que vous connaissez jouet-il) beaucoup trop ? Voici cinq signes révélateurs d’une addiction aux jeux vidéo, selon le Dr Han Doug-hyun, de l’hôpital universitaire de Chung-Ang :
1
2
3
4
5
Un changement de routine, comme jouer la nuit et dormir le jour
Un relâchement dans ses responsabilités (professionnelles ou scolaires)
Un besoin accru de jeu (pour avoir la même satisfaction)
Des symptômes de sevrage (comme de l’anxiété ou de l’irritabilité) quand on doit cesser de jouer
Des envies (une véritable obsession du jeu quand on fait autre chose)
jeunes hommes connus pour jouer à des jeux vidéo violents. C’était le cas d’Eric Harris et de Dylan Klebold (dans le lycée de Columbine, en 1999), de Seung-Hui Cho (à Virginia Tech, en 2007), de Jared Loughner (à Tucson, dans l’Arizona, en 2011), de James Holmes (à Aurora, dans le Colorado, en 2012), d’Adam Lanza (à l’école élémentaire de Sandy Hook, en 2012), et d’Elliot Rodger (à Isla Vista, en Californie, en 2014). Bien que la majorité de ceux qui jouent à des jeux vidéo violents ne commettent pas des meurtres en masse, bon nombre de ceux qui ont commis des meurtres en masse jouaient à des jeux vidéo violents, et le lien entre les deux ne saurait être ignoré.
De quoi discerner
La question que l’on doit se poser n’est pas de savoir si les jeux agressifs affectent négativement la vie des jeunes, ou si les jeux vidéo violents font de jeunes hommes des tireurs abattant des gens en masse. Ce qu’il faut se demander, c’est quel aspect positif ont les jeux (notamment les jeux extrêmes). Passer des heures à jouer à des jeux électroniques enrichit-il la vie d’un individu ? Jouer à des jeux violents vous rend-il (ou rend-il vos enfants) plus pacifiste ? Cela contribue-t-il à la réussite scolaire ou professionnelle ? On aurait bien du mal à répondre « oui » à chacune de ces questions. Songez d’abord au temps passé à jouer. Ceux qui jouent à ces jeux y consacrent généralement plus de cinq heures par jour ! Ces heures d’oisiveté devant un écran ne produisent rien de bon. La Bible déclare que nous devrions nous efforcer d’être actifs et productifs (Proverbes 10:4 ; Ecclésiaste 9:10 ; 1 Thessaloniciens 4:11) et que nous devrions faire un usage judicieux de notre temps (Éphésiens 5:16). Elle nous dit également que l’oisiveté est destructive (Proverbes 12:11 ; 19:15 ; 31:27). Deuxièmement, ces jeux peuvent plonger ceux qui s’y adonnent dans un univers de fantasmes, les pousser à s’envelopper d’une « coquille », les rendant peu sociables. Les joueurs peuvent aussi se retrancher dans ce comportement antisocial quand ils sont avec d’autres, fixant leurs portables, au lieu d’être sociables avec leur entourage. C’est typique de l’addiction. La Bible dit que notre vie devrait être basée sur l’amour – sur la bienveillance et la recherche du bien-être d’autrui (Matthieu 22:39 ; 1 Thessaloniciens 4:9). On ne saurait faire preuve d’amour quand on s’écarte des autres du fait d’une addiction.
16
DISCERNER
Troisièmement, les jeux violents sont dangereux. Dieu veut que nous aimions les autres. Le Sixième Commandement, qui proscrit le meurtre (Exode 20:13), nous apprend à respecter la vie humaine. Commettre des actes de violence viole cette loi, comme le font les pensées violentes et meurtrières (Matthieu 5:21-22 ; Marc 7:20-23). Si on cherche à vivre conformément au critère divin de l’amour pour le prochain, les jeux vidéo qui font penser au meurtre ne devraient avoir aucune place dans notre vie ni dans celle de nos enfants.
Fin de jeu
Le présent article n’a fait qu’effleurer ce vaste sujet. On dirait que les gens ne se soucient des conséquences négatives des jeux vidéo violents que lorsque des meurtres en masse ont lieu, aux mains d’un joueur. Mais quelques jours s’écoulent, et le public cesse d’y penser. Nous espérons que le sujet que nous venons de traiter poussera nos lecteurs à bien réfléchir. Si vous passez des heures à jouer à des jeux vidéo, et que vous reconnaissez l’impact négatif que cela a sur votre vie, il est temps d’agir. La Bible nous dit que l’un des moyens d’ôter ce qui est négatif dans nos vies est de nous débarrasser de la source du mal et d’éviter les tentations (1 Corinthiens 6:18 ; 2 Timothée 2:22). Pour éliminer le problème, il se peut qu’il soit nécessaire, pour vous, de vous débarrasser de la console de jeux de votre domicile, ou d’éliminer le ou les jeux de votre ordinateur, ou d’annuler son (ou leur) abonnement. Si vous avez des enfants, surveillez-les étroitement dans ce domaine. Si vous permettez l’usage de jeux vidéo chez vous, contrôlez-en étroitement l’usage et assurez-vous qu’il s’agit de bons jeux. Renseignez-vous aussi sur les jeux sur téléphones portables. Si vos jeunes deviennent asociaux en famille ou en groupe et se retirent pour jouer à des jeux vidéo, il se peut que le moment soit venu d’intervenir. Après plusieurs semaines de lutte, Michel a enfin réussi à se débarrasser de son addiction, grâce à sa famille et à des amis, et après avoir renoué avec les convictions religieuses de son enfance. Il a fini par se rendre compte que le jeu était devenu, pour lui, de l’idolâtrie, et il est persuadé qu’il était spirituellement agressé. D’autres peuvent rechercher l’aide de professionnels pour se débarrasser de leur addiction. Bien que nous résistions généralement toute aide, les avantages qu’il y a à se faire aider en valent la peine. D
Numéro 6 • 2014
Photos par Lightstock
5
SIGNES D’ADDICTION AU JEU
Relations
COMMENT APPRENDRE À VOS ENFANTS À SE LIER À DIEU En tant que parents et en tant que chrétiens, nous souhaitons que nos enfants aient des rapports étroits avec Dieu. Que pouvons-nous faire afin de les aider en ce sens ? par Tom et Mary Clark
J
Je m’assis au premier rang, les larmes aux yeux. L’un de mes amis s’assit à côté de moi. J’étais* avec mon fils, et son père était devant nous, face à l’assemblée. Le pasteur s’avança, tout bruit cessa, et la cérémonie que nous avions attendue pendant toute la vie de notre fils débuta. « Vous-êtes-vous repenti de tous vos péchés ? … Avez-vous personnellement accepté JésusChrist en tant que votre Sauveur, votre souverain et votre Maître ? … Je vous baptise… » Jeune adulte, notre fils avait pris l’engagement d’établir et de maintenir des rapports étroits avec Dieu pour le restant de sa vie. Quelle joyeuse occasion ! Et quel moment chargé de sens ! Pour nous autres, chrétiens, notre relation avec Dieu est la relation la plus importante que nous puissions jamais avoir. En tant que parents, nous faisons tout notre possible pour que nos enfants apprennent à se lier intimement avec Dieu et à maintenir cette relation avec Lui. Comment s’y prendre pour aider nos enfants à grandir en chrétiens ? Comment les engager dans cette voie ?
Parlez de Dieu
L’une des premières choses à faire, pour aider nos jeunes à se lier avec Dieu, consiste à leur parler de Lui dès qu’ils sont en âge de comprendre. Expliquez-leur que Dieu a créé la nourriture, les plantes dans le jardin, le lever et le coucher du soleil, etc. À mesure qu’ils grandissent, apprenez-leur les instructions que Dieu nous a données pour bien vivre. Dans Deutéronome 6:6-7 (et dans Deutéronome 11:18-19), il est écrit que nous devons en parler quand nous sommes à la maison, quand nous partons en voyage, quand nous nous couchons et quand nous nous levons. C’està-dire en tout temps.
*Mary. VieEspoirEtVerite.org
DISCERNER
17
Où que nous soyons, quoique nous fassions, nous devons saisir l’occasion pour parler, à nos enfants, de Dieu et de Ses bonnes lois. Cela devrait faire naturellement partie de toutes nos conversations, du fait des rapports étroits et durables que nous avons-nous-mêmes établis avec notre Père céleste.
Parlez des bénédictions
Parlez-leur des choses que Dieu vous a données. Chaque famille vit différemment et reçoit des bénédictions différentes. Expliquez à vos enfants les nombreuses bénédictions que Dieu vous a données, à tous, à toute la famille. Mentionnez ces béné-
En revanche, il y a aussi ces occasions où nous prions pour quelque chose, et où nous n’obtenons pas ce que nous attendions. En pareils cas, expliquez à vos enfants pourquoi Dieu a peut-être dit « non ! » ou « pas maintenant ! ». Il arrive que nous autres parents ayons aussi à dire « non ! » ou « pas maintenant ! », quand nos enfants nous demandent quelque chose. Cela ne veut pas dire que nous ne les aimons pas, ou cherchions à les priver de quoi que ce soit, mais que nous nous soucions du plan d’ensemble et trouvions qu’une autre réponse est préférable. Dieu fait de même avec nous (Romains 8:28).
Quand les parent sont hypocrites, amoraux, ou simplement paresseux dans leur manière d’obéir à Dieu, leurs enfants sont les premiers à s’en rendre compte. dictions en demandant la bénédiction sur vos repas. Par exemple, ce que nous faisions pour montrer à quel point Dieu nous a bénis, était de parler de Sa merveilleuse création. Parfois, nous les réveillions pour aller voir un joli lever de soleil. Rien de tel qu’un ciel multicolore admiré en silence pour vous faire aimer ce que le Maître-Peintre de l’univers fait pour nous émerveiller. Un ami décrivait un jour quelques-unes des merveilles de la nature qui sont tant de beauté gratuite. Dieu a fait tant de merveilles, pour nous stupéfier. Pourquoi ne pas prendre le temps de les admirer, avec vos enfants ? Parlez à vos jeunes de l’incroyable bénédiction que notre Dieu d’amour vous a accordée en vous plaçant dans votre famille, et dites-leur que vous vous sentez spécialement bénis de les avoir avec vous. Il y a tant de personnes, dans ce monde, qui n’ont pas de famille. Aidez vos enfants à apprécier le don d’une famille. Vous pouvez également parler à vos jeunes des situations dans lesquelles Dieu est intervenu dans vos vies ou dans la vie d’autres personnes. Il Se soucie profondément de chacun de nous, et Il intervient dans nos vies. Une de nos dames parlait d’un incident qui se produisit quand elle était jeune. Un soir, quelle était partie se coucher, une brique avait été lancée par la fenêtre et avait atterri sur son oreiller, là-même où, quelques instants auparavant, se trouvait sa tête. Elle s’était soudain rappelée de quelque chose qu’elle avait oublié de dire à sa mère, et elle s’était levée pour le lui dire. Il n’y avait aucun doute dans son esprit que Dieu l’avait protégée. Il y a des moments où nous prions et demandons à Dieu quelque chose de précis, comme une guérison, et Il nous l’accorde. Aidez vos enfants à reconnaître ces prières exaucées, quand elles le sont. Ces bénédictions de guérisons et de protection deviennent partie intégrante de l’histoire de votre famille.
18
DISCERNER
Parlez à Dieu
Impliquez vos enfants dans le culte de Dieu. Enseignezleur à prier, et priez avec eux. Apprenez à vos enfants comment étudier la Bible, et étudiez-la avec eux. Emmenez vos enfants à l’Église, et parlez du sermon, après coup. Je me souviens, moi, Mary, qu’étant jeune, je m’asseyais à côté de Maman quand elle étudiait sa Bible. Elle me parlait de ce qu’elle étudiait et m’expliquait ce qu’elle apprenait des Écritures. Papa nous lisait des histoires de la Bible avant de nous coucher. C’était toujours fascinant. Quand nous étions plus grands, nous jouions à divers jeux bibliques et étudions la Bible en famille. À présent, quand notre petit-fils vient nous voir, sa routine du soir comprend une prière avec Grand-père, et une lecture de la Bible avec Grand-mère. Il a hâte de faire cela, de se blottir contre nous et d’apprendre. À pratiquement tous les coups, il veut continuer à lire quand nous arrivons à la fin de l’histoire pour la nuit. La prière quotidienne est un élément-clé de la vie du chrétien ; de ce fait, nos enfants doivent apprendre qu’elle est importante, et comment s’y prendre. Faites de la prière une routine quotidienne. Une prière d’action de grâce avant chaque repas est un bon départ en ce sens. Papa ou Maman prient, pour commencer, mais à mesure que les enfants grandissent, donnez-leur l’occasion de faire la prière. Cela deviendra partie intégrante de la vie familiale. Il en va de même pour l’étude de la Bible. Organisez cette dernière en fonction de leur degré d’attention et de leur niveau. Un jeune enfant peut généralement s’identifier à une histoire, et il y a beaucoup d’histoires fascinantes dans la Bible. Une fois que vous avez lu une histoire, aidez vos enfants à tirer des leçons qu’ils puissent comprendre. Quand ils deviennent plus grands, assurez-vous qu’ils aient leur propre Bible.
Numéro 6 • 2014
Il importe que les parents montrent à leurs enfants les diverses étapes à franchir pour se lier à Dieu, et qu’ils franchissent ces étapes avec eux. Comme l’indique Psaumes 78:4-7, nous autres parents devons inculquer la loi divine à nos enfants. C’est un héritage qui se transmet d’une génération à l’autre. Quoi de mieux, comme héritage, que celui transmis à nos enfants sur la manière d’adorer Dieu !
Reflétez des traits de Dieu
Il y a un vieux dicton qui dit qu’on ne juge pas un livre d’après sa jaquette. Or, nous autres humains jugeons un livre – ou une personne, une organisation ou un mode de vie – d’après ce que nous voyons. Et nos enfants nous imitent. Quand les parent sont hypocrites, amoraux, ou simplement paresseux dans leur manière d’obéir à Dieu, leurs enfants sont les premiers à s’en rendre compte. Et non seulement ils s’en rendent compte, mais leur optique de Dieu en est affectée. En revanche, quand les enfants voient leurs parents prier, étudier la Bible, et maintenir les valeurs chrétiennes, ils leur emboitent généralement le pas. Dans 2 Corinthiens 5:20, Paul dit que lui et Timothée étaient des ambassadeurs de Christ – Ses représentants – exhortant le peuple à se réconcilier avec Dieu. Les chrétiens, eux aussi, sont des ambassadeurs de la voie divine. Nulle part
VieEspoirEtVerite.org
ailleurs ce rôle d’ambassadeur est-il plus important qu’auprès de nos enfants. Dieu veut que les parents enseignent à leurs enfants ce qu’il faut faire, et comment vivre. Vos enfants entendent les paroles que vous prononcez quand vous vous écrasez le pouce avec un marteau. Ils savent pourquoi vous cessez de regarder un film quand le langage devient vulgaire. Ils savent si vous buvez de trop. Ils savent si vous dépassez la vitesse limite sur la route. Ils savent comment vous appliquez ce que vous apprenez à l’Église. Ils savent si vous êtes honnêtes dans vos transactions ; si vous êtes respectueux envers votre conjoint(e) et vos parents. Vos actes sont plus éloquents que vos paroles.
Un jour de joie !
Le jour où notre fils a été baptisé, il a officialisé son cheminement en tant que chrétien. Et c’était un jour de joie pour nous. Élever nos enfants est l’une des tâches les plus étonnantes et les plus importantes dans toute la création. Nul parmi nous n’est parfait, mais nul parmi nous ne peut se permettre de la négliger. Évidemment, c’est Dieu qui appelle chaque personne, et c’est à nos enfants qu’il incombe de répondre ou non à cet appel. Mais cela ne diminue en rien la responsabilité et le privilège que nous avons d’aider nos jeunes à se lier à Dieu pour l’éternité. Ne manquez pas de lire notre série d’articles sur l’éducation des enfants, sur notre site VieEspoirEtVérité.org. D
DISCERNER
19
La Vie
COURONS AVEC
L
E MARATHON M’A TOUJOURS FASCINÉ. Je me souviens du coureur aux pieds nus de l’Ethiopie qui remporta le marathon olympique, en 1960, à Rome, puis à Tokyo, 40 jours seulement après avoir souffert d’une appendicite aiguë. Abebe Bikila – c’est de lui qu’il s’agit – allait également remporter le marathon olympique de 1964, battant même un nouveau record ! Ces exemples de ténacité m’impressionnent. Et lorsque ma fille Erica a, en mai dernier, exprimé le désir de courir un marathon, j’ai décidé d’y participer, moi aussi. Je voulais rayer le marathon de ma liste de tout ce que je veux faire avant de mourir. Pourquoi, me direz-vous, écrire un article à ce sujet ? Parce que la Bible compare notre vie spirituelle à une course. En fait, nous sommes tous en train de courir un marathon spirituel ! Et j’espère que plusieurs des expériences que j’ai vécues lors de ma préparation à ce marathon, et durant ce dernier – en particulier les principes bibliques qui me sont venus à l’esprit, ce faisant – pourront nous aider tous, alors que nous courons avec persévérance.
PERSEVERA La préparation et la participation à un marathon me rappellent les défis de la vie chrétienne. Je ne verrai jamais plus ces principes bibliques du même œil ! par Mike Bennett
Dans 1 Corinthiens 9:24-27 L’apôtre Paul compare la vie chrétienne à une course. Les athlètes prennent un formidable engagement quand ils s’engagent à faire de leur mieux. Ils s’entraînent dur, évitant de trop manger ou de trop boire. Ils se poussent et se disciplinent afin de battre tout le monde, sachant qu’un seul sera le gagnant. Paul ne dit pas qu’un chrétien peut gagner son salut – mais plutôt que nous devrions y mettre autant, sinon plus, d’engagement, d’entrainement, de tempérance, d’endurance et d’autodiscipline que ces athlètes. Les anciens athlètes grecs recevaient une couronne de feuilles d’olivier ; Dieu nous promet la couronne éternelle la plus enviable ; Il nous promet d’être rois et sacrificateurs dans Son Royaume (Apocalypse 1:6) ! La première étape dans ma préparation pour cette course de 42,2 km passait par un engagement à m’entrainer pendant 17 semaines. Pour notre course spirituelle, nous devons aussi calculer la dépense et nous engager au programme d’entrainement de Dieu. Cet entrainement exige de l’autodiscipline. Il faut de la modération. La prière, l’étude biblique, la méditation, le jeûne et la fraternisation sont autant de disciplines spirituelles qui nous aident à croître.
Rejetant tout fardeau
Ce que je devais apprendre, entre autres, c’était qu’il me fallait éviter de me charger de tout poids inu-
20
DISCERNER
Photos by Marathonfoto.com and James C. Springer
Entrainement et préparation
Numéro 6 • 2014
L’auteur court le marathon Flying Pig à Cincinnati, dans l’Ohio, le 4 mai, 2014
C
ANCE
tile. J’ai acheté des chaussures, des chaussettes légères, et j’ai choisi de ne pas porter une bouteille d’eau (il y a des stations d’eau tous les 2 km) ni de mettre mes lunettes. Hébreux 12:1 contient une analogie spirituelle à cet effet : « Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement ». Quels sont les poids spirituels qui nous ralentissent ? Jésus a mentionné plusieurs dangers de ce genre dans la parabole du semeur, dans Matthieu 13:22. La séduction des richesses peut vraiment nous distraire. Les soucis de ce siècle peuvent être encore plus difficiles à maîtriser, car nous avons tous des soucis et des inquiétudes et des choses que nous devons accomplir. Mais Jésus nous a dit de nous concentrer sur le Royaume et la justice de Dieu (Matthieu 6:33). Qu’en est-il des péchés qui nous piègent ? Il existe de nombreux pièges et nous devons étudier la Bible pour nous tenir informés de toutes les ruses que le diable emploie contre nous. Obéir à Dieu nous empêche de nous empêtrer dans les pièges du péché (2 Timothée 2:4-5). Nous devons aussi nous repentir si nous voulons nous libérer de l’emprise de Satan.
Courir avec persévérance
Hébreux 10:35-39 est, pour moi, un autre passage clé. Dieu sait que nous avons besoin de persévérance ! Cette qualité n’est ni facile ni amusante à développer, mais elle procure une récompense certaine. Jésus-Christ revient sur Terre ; Il ne tardera pas (même si l’on peut avoir l’impression qu’Il tarde). Nous ne devons pas reculer ou abandonner ! Nous devons persévérer et terminer la course afin de recevoir la récompense incroyable qu’est le salut ! La Bible nous explique aussi ce qui motive la persévérance. L’amour est patient (1 Corinthiens 13:4). L’amour supporte tout et ne périt jamais (versets 7-8). Dieu, qui est l’amour personnifié, est certainement patient envers nous et Il endure toutes nos offenses à Son égard. Il veut que nous devenions comme Lui. Il veut que nous supportions toutes choses avec le même amour.
VieEspoirEtVerite.org
Que devons-nous faire pour persévérer ? Dans un marathon, il est important d’établir un bon rythme de course. On a souvent tendance à laisser l’adrénaline du début de la course nous pousser à sprinter et à dépasser les autres coureurs. Mais je sais que si je suis essoufflé dans le premier kilomètre, manquant déjà d’oxygène et luttant contre les crampes, j’aurai beaucoup plus de mal à persévérer jusqu’à la fin. Le maintien d’un pas constant tout au long de la course devient un rythme, une habitude, et on n’a pas à lutter constamment contre soi-même. Une habitude quotidienne de prière et d’étude de la Bible est essentielle pour persévérer dans notre marathon spirituel. Nous devons encourager et être encouragés par une assistance régulière au culte et par la fraternité avec le peuple de Dieu (Hébreux 10:24-25). L’Eglise et la fraternité divine sont de grands dons de Dieu pour nous aider à courir avec persévérance. Pour courir un marathon avec persévérance, il m’a aussi fallu me préparer mentalement pour les montées. Les côtes de la course chrétienne sont nos épreuves (1 Pierre 1:6-9). Pierre décrit l’état d’esprit dont nous avons besoin pour faire face aux dures épreuves de la vie. Nous devons reconnaître que ces épreuves sont nécessaires et que Dieu nous aidera à les traverser, et aussi qu’il y a une merveilleuse ligne d’arrivée devant nous – que nous pouvons anticiper avec une « joie merveilleuse et glorieuse » !
Se cogner à un mur
Un article sur Runner’sWorld.com décrivait, en ces termes, ce qui se passe quand on se « cogne à un mur » : « Vous voilà, en pleine course, et soudain tout semble se désagréger. Vos jambes deviennent comme du béton. Vous avez un mal fou à respirer, votre belle foulée devient une marche trainante. Des pensées négatives envahissent votre esprit, et l’envie d’abandonner se fait de plus en plus insistante. ». Je me suis cogné à ce mur au 32e km, et les 10 derniers km étaient atroces. Que faire, quand – spirituellement – nous nous « cognons à ce mur » ?
DISCERNER
21
Les filles de Mike, Erica et Heather, se joignent à lui pour le dernier kilomètre ; Mike et Erica se préparent pour un départ matinal, Mike se cogne à un mur.
L’exemple de Jésus-Christ est la véritable clé pour faire face à la lassitude et au découragement. Il est notre Leader, Il établit le rythme. Il a enduré tout ce que nous avons à affronter, et même beaucoup plus. « Courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte ayant les regards sur Jésus » (Hébreux 12:1-2). L’exemple de Jésus-Christ est la véritable clé pour faire face à la lassitude et au découragement. Il est notre Leader, Il établit le rythme. Il a enduré tout ce que nous avons à affronter, et même beaucoup plus. Considérons Son exemple dans Luc 22:39-46. Après trois ans et demi de prédication, de service et d’opposition constants et, marqués par des attaques verbales, des menaces de mort et des moqueries, Jésus savait que Son temps d’épreuves touchait à sa fin. Il connaissait à l’avance les insultes ignobles, les passages à tabac et la terrible crucifixion qu’Il allait subir. « S’étant mis à genoux, il pria, disant : Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe ! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne » (Luc 22:41-42). Nous pouvons aussi parler à Dieu dans nos moments de rudes épreuves. Il écoutera, et S’en souciera profondément ! Jésus-Christ a vécu ces épreuves et Il comprend ! « Se cogner au mur » ne devrait pas nous amener à éviter de parler à Dieu, car dans nos épreuves nous avons plus que jamais besoin de la bouée de sauvetage qu’Il nous tend. Nous devons également suivre l’exemple de Christ en renouvelant notre engagement à accomplir la volonté Dieu ; à nous en tenir à Son plan. Nous pourrions souhaiter qu’il y ait un moyen plus facile, mais nous devons porter nos regards sur Jésus, Qui a montré l’exemple parfait de soumission à la volonté parfaite du Père. Dieu est Celui Qui peut et Qui va nous aider lorsque nous trébuchons. Il est aussi Celui qui va nous aider lorsque nous sommes faibles et fatigués (Esaïe 40:28-31).
22
DISCERNER
Dieu est Celui qui ne nous abandonnera jamais (Hébreux 13:5-6). Et Dieu est Celui qui Se souvient de notre engagement et de notre service (Hébreux 6:9-12). Dieu n’oublie ni notre œuvre ni notre amour. Il ne nous abandonne pas. Dieu est prêt et disposé à nous aider quand nous nous « cognons au mur ».
La ligne d’arrivée
Hébreux 12:2 dit également de Jésus : « En échange de la joie qui lui était réservée, il a souffert la croix ». Nous devons nous aussi nous recentrer sur l’objectif ; sur la ligne d’arrivée. En arrivant un kilomètre environ avant la fin, Erica, qui avait déjà terminé le marathon, est revenue refaire cette dernière distance avec moi ! Ne portant pas mes lunettes, je n’arrêtais pas de me demander si j’allais « voir la ligne d’arrivée ». Nous ne savons pas quand nous verrons la ligne d’arrivée, mais nous devons avoir la vision de cette joie fermement à l’esprit pour nous motiver, tout comme elle a motivé Jésus-Christ (Hébreux 11:13-16 ; Apocalypse 21:1-7). Confrères coureurs, entrainons-nous et préparons-nous bien. Persévérons jusqu’à la fin. Gardons nos yeux sur Jésus, qui suscite la foi et la mène à la perfection. Quand nous traverserons la ligne d’arrivée, nous entendrons alors ces paroles merveilleuses : « C’est bien, bon et fidèle serviteur ; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître » (Matthieu 25:21). D
Numéro 6 • 2014
Le Prix Nobel de la paix confère du prestige, mais a-t-il contribué à l’harmonie entre les peuples ? Les artisans de la paix de notre ère comprennentils la source véritable de la paix ?
Réflexions sur le monde
Le prix de
la paix
U
ne fois par an, le nouveau
Prix Nobel de la paix passe immédiatement pour un « champion de la paix », dans le monde. Bien que le choix des lauréats soit souvent contesté – et bien que l’élu ne soit qu’un parmi plus de 300 divers prix de la paix distribués mondialement chaque année – le Prix Nobel de la paix est considéré par beaucoup comme l’honneur ultime sur Terre. Loués comme des sages, des guides moraux et des symboles de bonne volonté et de pureté de cœur, les gagnants réalisent soudain une renommée inégalée pour leurs causes. En tant que gagnant du prix de 1984, l’archevêque Desmond Tutu, a déclaré plus tard, « A peine avais-je reçu le prix Nobel de la paix que je suis devenu un oracle instantané. Pratiquement tout ce que j’avais dit auparavant était soudain reçu avec émerveillement. » Créé pour encourager « la fraternité entre les nations, l’abolition ou la réduction des armées permanentes, de même que le maintien et la promotion de congrès de la paix », le premier Prix Nobel de la paix a été présenté en 1901. En 2014, un record de 231 individus et 47 organisations ont été nominés pour le prix à cause de leurs contributions à l’humanité. Au moment de l’annonce du Prix Nobel, certains aiment réciter la béatitude : « Heureux ceux qui procurent la paix », mais le Prix Nobel a-t-il conduit à une paix véritable ? Ou a-t-il été une VieEspoirEtVerite.org
par Neal Hogberg
babiole populaire illustrant la recherche de l’insaisissable par l’humanité ?
Qui était l’homme qui primait la paix ?
Alfred Nobel, né à Stockholm le 21 octobre 1833, était le quatrième fils d’Immanuel Nobel – un génie d’entrepreneuriat et d’ingénierie. À l’âge de neuf ans, le maladif Alfred avait traversé la mer Baltique vers la métropole internationale de Saint-Pétersbourg, en Russie, pour rejoindre son père, qui avait rebondi d’une faillite pour se faire une fortune dans la fabrication de munitions – principalement de mines subaquatiques – pendant la guerre de Crimée. Alfred avait reçu une éducation de haut niveau où il excellait dans les lettres et les sciences. Il parlait cinq langues couramment, et il était devenu un ingénieur chimique exceptionnel. Après ses études, il avait travaillé pour son père à la Fonderie d’acier et atelier mécanique Nobel & fils, dans la conception des mines explosives. Un véritable torrent d’idées lui avait finalement valu 355 brevets. La nitroglycérine, qui avait déjà été créée, puis abandonnée en raison de son instabilité inhérente, était devenue la passion de Nobel. Malgré la mort de son frère Emil dans une explosion de nitroglycérine, il avait poursuivi ses expériences. En 1866,
DISCERNER
23
Il lit sa propre nécrologie
Un incident bizarre se produisit en 1888, quand la mort de son frère Ludwig fut rapportée à tort comme la sienne. Nobel eut alors la perspective unique de constater quelle était sa réputation en lisant à propos de son supposé décès, le gros titre choquant « Le marchand de la mort est mort. » Sa nécrologie prématurée le dépeignait comme un profiteur de guerre « qui est devenu riche en trouvant d’avantage de moyens pour tuer plus de personnes plus rapidement que jamais auparavant. » Après sa mort réelle en 1896, l’ouverture du testament de Nobel attira l’attention du monde entier car elle révélait que la majeure partie de son immense fortune allait servir à décerner « des prix à ceux qui, au cours de l’année écoulée, auront conféré le plus grand bénéfice à l’humanité. » Ces prix devaient être attri-
24
DISCERNER
Parfois, le comité semble dire : « Nous vous admirons, nous vous soutenons, vous êtes notre saveur du mois. Par conséquent,nousvousrécompenserons. Et nous l’appellerons la paix. » bués dans les domaines de la chimie, de la physique, de la physiologie ou de la médecine, de la littérature et de la paix.
La paix par les armes de guerre
Beaucoup estiment que Nobel créa son prix de la paix par culpabilité – comme réparation ou par repentir posthume. Même Albert Einstein, dans un discours prononcé après l’explosion des bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki en 1945, expliqua le dilemme de la découverte scientifique par rapport à la paix et conclut que la situation de Nobel avait reflété la sienne. « Alfred Nobel, a-t-il dit, a inventé un explosif plus puissant que tous ceux jusqu’alors connus – un moyen extrêmement efficace de destruction. Pour expier cette « réussite » et pour soulager sa conscience, il a institué son prix pour la promotion de la paix. » En réalité, Nobel était fier de ses inventions, mettant l’accent sur leur grande utilité constructive. Si Nobel ressentait une opposition viscérale pour les conflits, comme l’explique Jay Nordlinger, auteur de Peace, They Say [La paix, disent-ils], « il avait souvent vu d’un mauvais œil les associations de paix, les congrès de paix et la paiserie en général » (2012, p. 17). Réaliste affirmé, Nobel avait proclamé ironiquement que « la bonne volonté ne suffira pas à assurer la paix », et il se moquait « des efforts absurdes et futiles de bavards qui sont capables de contrecarrer les meilleurs objectifs. » Il croyait plutôt à la dissuasion effectuée par des armes horribles et une force écrasante, écrivant : « Mes usines mettront peut-être un terme à la guerre plus rapidement que vos congrès : le jour où deux armées auront la possibilité de s’anéantir mutuellement en l’espace
d’une seconde, toutes les nations civilisées du monde reculeront devant cette horreur et démobiliseront leur troupes. » Nobel se considérait comme un pacifiste ; et les conflits de toute nature, que ce soit entre les individus ou les nations, l’avaient toujours dégoûté. Plaidant la conciliation, même quand elle entraînait une perte personnelle, il avait écrit : « J’évite des disputes comme la peste, même face aux gens qui me donnent toutes les raisons [pour me quereller]. » Il détestait en outre les hostilités entre les nations, appelant guerre « l’horreur des horreurs et le plus grand de tous les crimes. »
Quelle sorte de paix ?
Le Prix Nobel de la paix a une histoire mouvementée, mais il y a effectivement eu des exemples de « fraternité entre les nations. » Par exemple, le prix Nobel de 1978 fut partagée entre deux hommes qui avaient été autrefois ennemis jurés – l’Égyptien Anouar el Sadate et Menahem Begin d’Israël. Le prix Nobel de 1953 fut conféré à George Marshall qui avait à la fois confronté l’agression et renforcé la paix en Europe grâce au Plan Marshall. D’autres Prix Nobel de la paix, avec le recul, semblent parfois ridicules, pour ne pas dire carrément frauduleux. Comme le prix de 1929 de l’ancien secrétaire d’Etat américain Frank Kellogg, dont le nom figurait sur le célèbre Pacte Kellogg-Briand, qui a prétendu procurer la paix en « interdisant la guerre. » Ledit Pacte a lamentablement échoué, ne pouvant mettre fin aux bains de sang qu’allait connaître le siècle dernier ; ce Prix Nobel était terriblement naïf. La vision originale de Nobel a été ternie tôt dans son histoire, car ses lauréats ont compris plusieurs des despotes les
Numéro 6 • 2014
Photos par Wikimedia Commons
il avait finalement apprivoisé la nitroglycérine en développant un processus pour la former en bâtonnets qui étaient moins dangereux à manipuler. Il avait appelé ce nouveau produit dynamite, empruntant le mot grec pour puissance – dynamis. Le milieu du 19e siècle avait enregistré un accroissement sans précédent de projets de travaux publics massifs des deux côtés de l’Atlantique : ports, ponts, tunnels, barrages, grands canaux et chemins de fer transcontinentaux. La puissance de la dynamite pour déloger et pulvériser la roche – littéralement pour déplacer des montagnes – avait rendu possible ce genre de projets. La dynamite est devenue l’une des plus grandes inventions constructives du siècle, mais aussi le principal composant de certaines des armes les plus destructrices de l’époque. Alors que les militaires en découvraient rapidement des utilisations, le soidisant roi de la dynamite avait fait un joli profit sur la vente de sa création, parfois meurtrière, dans les grands conflits européens, souvent de part et d’autre. Le solitaire Nobel détestait la célébrité ; il était ambivalent envers l’affluence, mais son empire commercial avait augmenté de 93 usines dans deux douzaines de pays. Nobel, « le vagabond le plus riche de l’Europe, » ne s’était jamais marié, préférant apparemment les ateliers aux amitiés.
plus violents de la planète, comme Adolf Hitler, Joseph Staline et Robert Mugabe. Récemment, l’idée de la paix est devenue tellement subjective que les prix ont été décernés de plus en plus en vue des causes ambitieuses de la gauche (Al Gore pour la sensibilisation à l’environnement), à des célébrités (Barack Obama, nominé seulement 12 jours après être devenu président) ou à des institutions politisées (l’Organisation des Nations Unies en 2001 et l’Union Européenne en 2012), plutôt qu’à ceux ayant produit des résultats tangibles en faveur d’une paix toujours aussi insaisissable. Les candidats de 2014 comprennent le président russe Vladimir Poutine, le Pape François 1er, le révélateur de documents secrets Edward Snowden, Chelsea Manning (le vétéran transgenre emprisonné) et Malala Yousafzai (la militante pakistanaise de 17 ans en faveur de la réforme de l’éducation des femmes). Quant à l’avenir du prix « Beaucoup se sont inquiétés, ou ont désespéré », selon Jay Nordlinger, « que le comité ait rendu la définition de la paix beaucoup trop élastique. Ils l’étirent, certains le craignent, pour l’adapter à pratiquement n’importe quoi. Parfois, le comité semble dire : ‘Nous vous admirons, nous vous soutenons, vous êtes notre saveur du mois. Par conséquent, nous vous récompenserons. Et nous l’appellerons la paix.’ « Comment le comité pourrait-il étendre sa définition de la paix dans l’avenir ? Quelles seront les prochaines frontières ? Il ne serait pas choquant de voir le comité primer des militants des droits d’animaux, ou des militants pour le mariage homosexuel. Quelles qu’elles soient, il y aura de nouvelles frontières » (La paix, disent-ils, p. 103).
Un avenir doté de paix véritable
Le Prix Nobel de la paix est décerné en même temps qu’une
VieEspoirEtVerite.org
2014 PRIX NOBEL DE LA PAIX
NOMINATIONS
278 CANDIDATS
47
CANDIDATS SONT DES ONG CANDIDATS NOTABLES
EDWARD SNOWDEN
VLADIMIR PUTIN
étude des plus importantes sur la paix globale qui montre que, sur les 162 pays couverts, seulement 11 n’ont pas été engagés dans une guerre ou un conflit interne en 2014 (Institut pour l’économie et pour la paix : indice de la paix mondiale 2014). Pire encore, cette étude a conclu que l’état de la paix à notre époque est en « lente mais constante diminution. » Le prophète Jérémie a parlé d’un tel moment de confusion lorsque les dirigeants nationaux proclameraient, « Paix ! paix ! disent-ils ; et il n’y a point de paix » (Jérémie 6:14 ; 8:11). L’apôtre Paul a également prédit un temps « Quand les hommes diront : Paix et sûreté ! alors une ruine soudaine les surprendra » avant la destruction soudaine culminant dans la venue du jour du Seigneur (1 Thessaloniciens 5:3). La paix, concept glorieux, est devenue l’un des mots les plus maltraités de notre époque, répété si souvent qu’il est devenu un terme banal et insipide sans signification concrète. La Bible contient quelque 400 références à la paix, soulignant souvent le refus de l’humanité à reconnaître l’impossibilité d’une paix véritable sans la connaissance de notre Créateur : « Ils ne connaissent pas le chemin de la paix, et il n’y a point de justice dans leurs voies ; ils prennent des sentiers détournés : Quiconque y marche ne connaît point la paix » (Esaïe: 59:8). Le président américain Theodore Roosevelt, lauréat 1906 pour sa médiation de la fin de la guerre russo-japonaise, mais également appelé « le citoyen le plus belliqueux de ces EtatsUnis » avait perçu une vérité quand il avait dit avec éloquence dans son discours de réception, « la paix est généralement bonne en soi, mais elle n’est jamais le plus grand bien, sauf si elle vient comme la servante de la justice. » Jésus-Christ a promis une paix différente de celle que l’humanité peut offrir (Jean 14:27) parce que ce sera une paix établie par la justice. Il l’apportera quand Il reviendra sur Terre comme le « Prince de la paix. Donner à l’empire de l’accroissement, et une paix sans fin au trône de David et à son royaume, l’affermir et le soutenir par le droit et par la justice, dès maintenant et à toujours : Voilà ce que fera le zèle de l’Eternel des armées » (Esaïe 9:5-6).
La bonne nouvelle
MALALA YOUSAFZAI
LE PAPE FRANÇOIS
NOBEL PRIZE.ORG ET GLOBAL POST
Alors que les efforts remarquables de certaines personnes en faveur de la paix sont dignes de louanges, malheureusement, avec le recul, le prix que Nobel a établi n’a accompli que peu dans cette quête. La bonne nouvelle est qu’à travers Jésus-Christ, l’Auteur et le Créateur de la paix (Esaïe 45:7), un fondement de paix sera établi au cours d’un règne paisible de 1000 ans (Apocalypse 20:4-6). Dans ce royaume, le Roi des rois et Seigneur des seigneurs, Jésus-Christ, exercera à Son retour un pouvoir et une autorité incontestables. C’est alors seulement que les nations seront en mesure de transformer des instruments de guerre en instruments de paix (Esaïe 2:2-4). Alors que le monde attend la paix que nous apportera Jésus, le futur Roi des rois nous ordonne : « Repentez-vous, et croyez à la bonne nouvelle » (Marc 1:15). Ceux qui choisissent ce mode de vie suivront l’instruction « Eloigne-toi du mal, et fais le bien ; recherche et poursuis la paix » (Psaume 34:14). D
DISCERNER
25
ANALYSE GÉOPOLITIQUE Jésus nous a dit de « veiller » (Luc 21:36), et cette section est conçue pour aborder un ensemble de faits intéressants et importants qui peuvent avoir une signification prophétique.
Des espèces envahissantes augmentent les problèmes d’eau Des Algues toxiques dans le lac Érié ont rendu l’eau de ville de Toledo (dans l’Ohio), impropre à la consommation, début août. Certains experts disent que les moules zèbres et quagga [envahissantes] ont modifié le mélange de cyanobactéries dans le lac Érié, favorisant des types toxiques » (The Christian Science Monitor Weekly, le 18 et 25 août, 2014, p. 11). C’est là une préoccupation majeure, car les espèces envahissantes se propagent rapidement, et parce que les substances nutritives utilisées par les cyanobactéries – le phosphore et l’azote du ruissellement urbain et agricole, sont également en augmentation.
« On le répare, il tient quelques années de plus, mais ce n’est pas un tuyau neuf. » —HARVEY GOBAS, co-auteur d’un rapport sur le système d’approvisionnement d’eau en Californie, dénonçant « l’approche sparadrap » envers l’infrastructure défaillante de l’Amérique. The Week a cité ces exemples : « Vers la fin juillet, une conduite d’eau majeure, vieille de 93 ans, a éclaté sous Sunset Boulevard à Los Angeles, déversant quelque 40 millions de litres d’eau potable dans les rues. À Baltimore, environ 1000 tuyaux éclatent chaque année. À Houston, plus d’un quart de l’approvisionnement en eau de la ville est perdu en raison de fuites souterraines. Chaque année, il y a 240 000 ruptures dans les conduits d’eau majeurs aux États-Unis, et l’insuffisance des systèmes d’assainissement permet à environ 3400 milliards de litres d’eaux usées non-traitées de contaminer des rivières et des lacs » (29 août 2014, p. 11).
Des Chinois investissent dans l’immobilier et dans l’enseignement supérieur aux États-Unis Il y avait 235 597 étudiants chinois inscrits dans les universités américaines pour l’année scolaire 2012-13, soit 21,4% de plus que l’année précédente. Et les achats étrangers d’immobilier résidentiel américain sont montés en flèche de 35%, l’année dernière, ce qui place la Chine en tête des ventes aux étrangers avec près d’un quart des ventes. Le prix médian de vente des acheteurs chinois dépasse USD 523 000 – ce qui est beaucoup plus élevé que la médiane de USD 268 284 des ventes internationales (Politico).
4,2 milliards Le nombre d’Africains en 2100 si la croissance de la population se poursuit au rythme actuel (ce qui n’est pas certain). L’UNICEF estime que la moitié des enfants du monde seraient alors Africains, alors qu’ils représentent actuellement le quart. Environ 1,1 milliard de personnes vivent aujourd’hui en Afrique. La population du Nigeria devrait passer de 180 millions à 910 millions (The Economist, le 23 août 2014, p. 40).
« Je suis le Wali (leader) désigné pour vous diriger (...) Obéissez-moi tant que j’obéis à Dieu en vous »
1 million Le nombre de Chinois travaillant en Afrique, selon le livre de Howard French China’s Second Continent: How a Million Migrants Are Building a New Empire in Africa [Le deuxième continent chinois : comment un million de migrants construisent un nouvel empire en Afrique]. Selon une étude de The Economist (23 août 2014, p. 76), « Les Chinois et leurs capitaux se sont déversés en Afrique dans la dernière décennie, principalement pour acheter des matières premières afin d’alimenter l’économie florissante de la Chine. » Le livre souligne que « La banque Export-Import de la Chine a prêté USD 62,7 milliards aux pays africains entre 2001 à 2010, soit 12,5 milliards de plus que la Banque mondiale. »
—ABU BAKR AL-BAGHDADI, chef du groupe se faisant appeler l’Etat islamique, qui a appelé lui-même calife, ou son successeur, le Prophète Muhammad. En faisant cela, il s’est « lui-même déclaré l’imam en chef et chef politique et militaire de tous les musulmans » ( (The Week, 19 sept., 2014, p. 11).
1,5 million Le nombre de femmes australiennes ayant été victimes de violences physiques ou sexuelles par un partenaire, selon le Bureau australien de statistiques.
« Ces gars-là connaissent le métier de terroriste de fond en comble, et ce sont eux qui ont survécu à des campagnes agressives de lutte contre le terrorisme pendant le grand renforcement en Irak. » —UN AGENT DE RENSEIGNEMENT AMÉRICAIN, parlant des chefs de Daesch. Beaucoup d’entre eux étaient d’anciens chefs militaires sous Saddam Hussein, qui ont ensuite dirigé l’insurrection contre les États-Unis avant et pendant la poussée des troupes américaines en 2007.
« Ils ne survivent pas par incompétence. » Leurs compétences ont fait de l’État islamique une hybride de terroristes et d’une armée (Ben Hubbard et Eric Schmitt, « Military Skill and Terrorist Technique Fuel Success of ISIS » [Habileté militaire et techniques terroristes, raisons du succès de Daesch], New York Times, 27 août, 2014).
L’Institut australien de criminologie a révélé que sur les 541 victimes d’homicide entre 2008 et 2010, 89 étaient des femmes tuées par un partenaire ou un ex-partenaire. Cela signifie qu’en Australie, tous les huit jours, une femme est assassinée par la personne qui lui était la plus proche (Yahoo News). La violence domestique affecte les femmes et les familles dans le monde entier. En France 16% des femmes déclarent avoir subi des viols ou des tentatives de viols au cours de leur vie. Une jeune femme de moins de 20 ans sur 10 déclare avoir été agressée sexuellement au cours de sa vie (haut-conseil-egalite.gouv.fr). En Suisse, 10% des femmes déclarent être victimes de violences commises par un partenaire. 35% ont été victimes de violences commises par un homme non partenaire (unifr.ch).
Christ face au Christianisme
Jésus-Christ face à Noël Jésus-Christ approuve-t-Il ou non la célébration de Noël ? Si cette question vous paraît étrange, sachez que ce que Jésus a enseigné risque de vous paraître encore plus étrange ! par Erik Jones L’un des jours les plus importants du calendrier chrétien est le 25 décembre : Noël. À cette époque de l’année, des chrétiens à travers le monde célèbrent la naissance de Jésus-Christ. Même si cette fête est supposée honorer Christ, Sa supposé nativité, au fil du temps, s’est commercialisée au point d’être à présent célébrée par une foule de gens ne professant même pas le christianisme. On nous dit : Jésus-Christ n’apprécie-t-Il pas Noël ? Ne Se sent-Il pas honoré par cette célébration ? La réponse à ces questions peut paraître évidente. Comment Christ pourrait-Il ne pas aimer Noël ?, vous dira-ton. N’est-ce pas Son anniversaire ? Ne célèbre-t-on pas cette date pour Le glorifier ? Mais ces questions sontelles légitimes ? Avant de poursuivre votre petit bonhomme de chemin, aurez-vous le courage d’examiner certains faits au sujet de Noël ?
Trois faits importants concernant Noël
1. Personne, dans la Bible, n’a jamais observé Noël. Songez-y. Pourquoi, dans le Nouveau Testament, pas la moindre mention n’est faite de chrétiens célébrant Noël? Comment une telle observance de premier plan dans le calendrier chrétien moderne pourrait-elle n’avoir aucun appui biblique ? Et comment se fait-il que – si l’on consulte un logiciel biblique à la recherche du mot Noël, le message « Aucun résultat trouvé » apparaisse ? 2. La date de naissance de Jésus-Christ est inconnue. Non seulement il n’existe aucune trace de célébration de la naissance du Christ dans le Nouveau Testament, mais la Bible est également muette à propos de Sa date de naissance. Le récit le plus détaillé de la naissance de notre Seigneur se trouve dans Luc 2. On y apprend qu’au moment de Sa naissance un recensePhotos: 123RF
ment eut lieu et qu’il y avait « des bergers qui passaient dans les champs les veilles de la nuit pour garder leurs troupeaux » (Luc 2:1-8). Le temps étant pluvieux et froid en Judée pendant les mois d’hiver, ce n’était guère un moment choisi pour effectuer un recensement. Et pendant les mois froids d’hiver, les bergers gardaient généralement leurs troupeaux à l’abri, la nuit. Bien que Luc 2:1-8 ne nous fournisse aucun détail sur la date à laquelle le Christ naquit, il est hors de question qu’Il soit né en hiver. En fait, Dieu n’a pas jugé utile de nous divulguer le jour exact de la naissance de Christ. Nulle part, dans les récits évangéliques, Jésus ne révèle le jour de Son anniversaire, pas plus qu’Il ne demande aux gens de le célébrer ! Il n’y a pas non plus la moindre preuve que les apôtres l’aient célébré après Sa mort, Sa résurrection et Son ascension. 3. L’Église romaine a permis aux nouveaux convertis de conserver des éléments de leurs fêtes païennes en célébrant la nouvelle fête qu’elle appelait Noël. La célébration de Noël n’est entrée dans le christianisme que de nombreuses années après la fin du récit biblique (les livres les plus tardifs dans la Bible ont été écrits à la fin du premier siècle de notre ère). Les historiens retracent le début de la fête de Noël au quatrième siècle, environ 250 ans après la fin de l’ère du Nouveau Testament. C’est en l’an 354 de notre ère que le Pape Libère fixa la fête de la nativité le 25 décembre. C’est l’une des premières mentions du 25 décembre liées à la naissance de Jésus. C’est un fait bien connu que le 25 décembre n’a rien à voir avec l’anniversaire de Jésus-Christ. Ce jour a plutôt été choisi pour coïncider avec une saison de fêtes populaires dans la Rome antique. Trois fêtes païennes populaires étaient célébrées fin décembre dans l’Empire romain païen : • Les Saturnales, un festival annuel de sept jours dédié au dieu Saturne, célébrée du 17 au 23 décembre. • Dies Natalis Solis Invicti (l’anniversaire du dieu soleil invaincu) célébrée le 25 décembre. • L’anniversaire de Mithra, un dieu perse adoré principalement par des soldats romains dans tout l’Empire, également fêté le 25 décembre. Toutes ces observances étaient liées au solstice d’hiver, qui a lieu fin décembre, le jour le plus court de l’année dans l’hé-
misphère nord. C’est le moment où les jours commencent à rallonger. Les païens qui pratiquaient le culte de la nature l’associaient à la renaissance du dieu soleil. Quand Rome s’appropria le christianisme et commença à le répandre partout dans l’empire, les dirigeants trouvèrent pratique de christianiser des traditions païennes afin de faciliter l’adoption du christianisme latin. Notez cette citation perspicace de l’historien Rodney Stark : « Le paganisme n’a jamais entièrement disparu en Europe ; il a été assimilé par le christianisme. Par exemple, la célébration de nombreuses fêtes païennes continuait et beaucoup de dieux demeuraient sous une fine couche d’incrustations chrétiennes » (L’essor du christianisme, 2013, p. 185). Ceci explique pourNoël a également quoi presque toutes les été « ajouté » à la traditions qui entourent Bible. C’est une Noël ont un lien avec tradition humaine, le culte païen de dieux ajoutée par les inexistants. La recherche historique montre que hommes, et qui n’a cela inclut des coutumes rien à voir avec le telles que les arbres de vrai culte de Dieu Noël, le gui, l’échange énoncé dans la de cadeaux, les chants, Bible. les guirlandes et le Père Noël.
L’avis de Christ sur Noël
Puisque Noël, dans sa forme actuelle, n’existait pas à l’époque du Christ, Il n’a jamais abordé le sujet directement. Mais Il l’a traité en principe. Dans Marc 7, Jésus dût confronter plusieurs fausses idées religieuses des pharisiens (une secte du judaïsme). Les pharisiens étaient coupables d’ajouter des exigences religieuses contraignantes au-delà de ce qui est écrit dans la Bible. Au cours des siècles, ils avaient développé leurs propres traditions non bibliques et présenté ces traditions comme la bonne façon d’adorer Dieu. Mais le pire, c’est qu’ils négligeaient d’enseigner et de faire ce qui est réellement ordonné dans les Écritures ! La réponse de Jésus fut puissante et directe. Les principes énoncés s’appliquent également à la fête de Noël.
Un culte vain
« Jésus leur répondit : Hypocrites, Esaïe a bien prophétisé sur vous, ainsi qu’il est écrit : Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi. C’est en vain qu’ils m’honorent, en donnant des préceptes qui sont des commandements d’hommes » (Marc 7:6-7).
30
DISCERNER
Jésus soulignait le principe de Deutéronome 12:32 : « Vous observerez et vous mettrez en pratique toutes les choses que je vous ordonne ; vous n’y ajouterez rien, et vous n’en retrancherez rien. » En d’autres termes, Dieu S’intéresse seulement au culte basé sur ce qu’Il indique dans Sa Parole, la Bible. Dans le cas des pharisiens, ils avaient ajouté des règlements supplémentaires dépassant l’intention des commandements de la Bible. Noël a également été « ajouté » à la Bible. C’est une tradition humaine, ajoutée par les hommes, et qui n’a rien à voir avec le vrai culte de Dieu énoncé dans la Bible. L’observance de Noël va d’ailleurs encore plus loin! Plutôt que d’avoir été inventée par des chrétiens, elle tire directement son origine du culte païen du soleil.
Commandements ou traditions ?
S’adressant aux pharisiens, Jésus précisa, dans Marc 7:9 : « Vous rejetez fort bien le commandement de Dieu, pour garder votre tradition. » Et il est un fait que les pharisiens négligeaient une partie de ce que Dieu avait prescrit, au profit de leurs propres traditions. La fête de Noël a été introduite de la même manière. Des millions de gens à travers le monde célèbrent Noël fidèlement chaque année, en décembre. Certains mettent l’accent sur les Ecritures qui traitent de la naissance de Jésus, tandis que d’autres célèbrent ce jour comme une fête profane. Mais qui observe les jours saints que Dieu – dans la Bible – ordonne aux chrétiens de célébrer ? Qui observe… • Le jour du sabbat hebdomadaire, que Dieu nous ordonne d’observer le septième jour, chaque semaine, du coucher du soleil le vendredi au coucher du soleil le samedi (Genèse 2:1-3 ; Exode 20:8-11 ; Marc 2:27-28 ; Luc 4:16) ? • Les jours saints annuels que Dieu a déclarés être Ses fêtes (Lévitique 23 ; Matthieu 26:17 ; Jean 7: 2, 10-14 ; 1 Corinthiens 5:7-8) ? Si vous célébrez Noël, songez-y : Observez-vous des traditions non bibliques et païennes tout en négligeant certains des commandements directs de Dieu ?
Sera-ce Christ ou Rome ?
La question qui se pose est celle-ci : Qui suivons-nous, et à quoi nous conformons-nous ? D’un côté, il y a les traditions ajoutées par l’Église romaine pour rendre sa version du christianisme plus acceptable aux masses païennes. De l’autre, il y a les enseignements de Jésus-Christ, qui a enseigné la fidélité au culte et aux croyances fondés sur la Bible (Matthieu 4:4 ; Marc 7:7-13). Il s’agit donc pour nous de choisir entre Jésus-Christ et Noël. D
Numéro 6 • 2014
EN CHEMIN
avec
Un engagement monumental J’AIME VISITER DES MONUMENTS HISTORIQUES. Ces points de repère qui évoquent une personne, une civilisation ou un événement important sont autant de fenêtres sur des époques révolues. Assis sur la Grande Pyramide de Gizeh, mon épouse et moi avons regardé le lever du soleil, en contemplant la gloire de l’Egypte ancienne. Notre famille a eu l’occasion d’admirer le Parthénon à Athènes, un monument à l’éclat culturel de la Grèce classique. Nous avons été frappés par des monuments militaires sur les plages du débarquement en Normandie, où une victoire alliée a ouvert la porte à la libération de l’Europe occidentale au cours de la Seconde Guerre mondiale. Ces moments remarquables ravivent l’histoire. Notre mot français monument vient du latin monumentum, qui lui-même vient de monere, ce qui signifie rappeler. Des monuments servent à nous rappeler quelque chose ou quelqu’un du passé digne d’attention. Des personnes influentes ont parfois érigé des monuments à elles-mêmes : des obélisques, des statues, des bâtiments ou des fondations caritatives portant leurs noms. Nous espérons qu’on se souviendra de nous au moins positivement, sinon avec respect, quand nous seront partis.
Des monuments dans la Bible ?
Il existe plusieurs exemples bibliques de création de monuments. Saül et Absalom érigèrent des monuments à leur mémoire (1 Samuel 15:12 ; 2 Samuel 18:18). Jacob fabriqua au moins trois monuments : Il érigea un pilier de pierre comme rappel d’une alliance avec son beau-père (Genèse 31:45-49) ; il éleva un monument sur le sépulcre de Rachel (Genèse 35:19-20) ; et il créa également un type de monument spécial pour commémorer sa relation avec Dieu (Genèse 28:18). Moïse érigea un monument de 12 piliers pour marquer l’alliance du Mont Sinaï entre Dieu et Israël (Exode 24:4), et il ordonna la construction d’un autre monument analogue pour rappeler aux Israélites la loi de Dieu après leur entrée dans la Terre promise (Deutéronome 27:2-4).
plus anciens manuscrits contenant plusieurs livres de l’Ancien Testament. C’est un lieu d’émerveillement, où l’on réfléchit sur l’histoire de la Bible, son inspiration et sa préservation miraculeuse. C’est inoubliable.
Un livre monumental
Il y a un livre singulièrement monumental mentionné dans la Bible – un livre de noms que Dieu n’oubliera jamais. Notre Créateur appelle les personnes – dont les noms sont écrits dans ce livre – Son trésor particulier et promet de prendre grand soin d’eux. C’est un livre dans lequel vous et moi pouvons avoir nos noms inscrits ! Malachie 3:16 fait allusion à ce livre, précisant comment y être inclus: « Alors ceux qui craignent l’Eternel se parlèrent l’un à l’autre ; l’Eternel fut attentif, et il écouta ; et un livre de souvenir fut écrit devant lui pour ceux qui craignent l’Eternel et qui honorent son nom. » Notre Père écoute nos conversations à Son propos et au sujet de Sa voie, ce que se disent ceux qui ont répondu à Son appel. Lorsque nous Le respectons, Lui obéissons et Lui accordons une place de choix dans nos pensées, Il inscrit gracieusement nos noms dans ce livre-monument. Il n’oubliera pas. Il est bon de s’en rappeler !
L’inspiration préservée Les rouleaux de la mer Morte affichés dans le Sanctuaire du Livre à Jérusalem
–Joel Meeker @JoelMeeker
Photo : iStockphoto/IMNATURE
Un monument au livre
A Jérusalem, aujourd’hui, il y a un monument fascinant, appelé le Sanctuaire du Livre. Cette structure, qui abrite les manuscrits de la mer Morte, est composé d’un dôme blanc, en forme de l’un des couvercles des jarres dans lesquelles furent découverts lesdits manuscrits. Situé dans une fontaine en face d’un mur noir, le dôme sert de toit au musée qui préserve les rouleaux, les
VieEspoirEtVerite.org
DISCERNER
31
Cette vie est trop éphémère, et nous voulons naturellement qu’il y ait autre chose après. Mais comment pouvons-nous savoir ce qui se passe au-delà de l’abîme de la mort? La mort est-elle seulement une réalité terrifiante à craindre, ou y at-il un espoir satisfaisant ?
dERNIER LE
ennemi Que se passe-t-il après la mort ?
DÉCOUVREZ LA VÉRITÉ BIBLIQUE RÉCONFORTANTE ET ENCOURAGEANTE QUI EXPLIQUE COMMENT DIEU VAINCRA NOTRE ENNEMI MORTEL POUR OFFRIR LA VIE ÉTERNELLE À TOUS.