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Déroulement soirée Pauline Jaricot p our animateurs

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PAULINE JARICOT Aimer, suivre Jésus et servir l’Eglise

Veillée de prière, découverte de Pauline Jaricot Déroulement complet pour les organisateurs. Acteurs :  P/ Pauline : une voix de femme  J/ Un journaliste : plutôt une voix d’homme pour l’équilibre avec la voix de Pauline  A/ Un animateur : au choix  M / Un ou plusieurs musiciens. Pour les chants suggérés, un livret avec les partitions et un piano, guitare ou même une flûte pour la méditation en page 15.  C/ Un animateur pour les chants. Décor et Matériel:       

De préférence dans un lieu qui appelle au recueillement comme une chapelle, une église ou un lieu préparé à cet effet, avec une estrade. Table pour poser accessoires de Pauline, Prie-Dieu, projecteur, micro HS, micro fixe, pupitres, Bougie, gros chapelet, dizainiers, médailles , paniers de quête Proposition d’habillement de Pauline: une tenue sombre – évoquant la tenue des « ouvrières » de son père et par-dessus, une cape , un chapeau élégants et un collier, qui seront enlevés au moment de sa conversion. . Proposition d’assistance à la préparation de la veillée avec l’association des « Amis de Pauline Jaricot » Martine de Langre: 06 88 64 87 50 / Véronique Mellies: 06 09 74 37 73 / Anne d’Harcourt : 06 13 51 55 02 Feuillet prévu pour les participants. Les équipes du rosaire et les missionnaires du rosaire vivant tiennent à votre disposition des flyers sur leur mouvement à distribuer.

Durée : Veillée 1h30. Veillée suivie d'échanges 2h00. Les passages écrits en gras sont des paroles de Pauline elle-même. Cette œuvre est une écriture collective de Véronique Mellies, Martine de Langre et Anne d’Harcourt

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Bien mettre en place les acteurs qui peuvent entrer en scène ou bien y sont déjà. Tout au long de la veillée, les acteurs doivent veiller à rester tournés vers l’assemblée et à occuper l’espace. Lire le texte lentement. Penser aux personnes qui sont au fond de l’église.

INTRODUCTION à la veillée – découverte de Pauline Jaricot L’Animateur : Aujourd’hui, l’Eglise toute entière célèbre la béatification prochaine de Pauline-Marie Jaricot. Nous sommes heureux d’être réunis ce soir pour découvrir ou re-découvrir cette femme, laïque, lyonnaise, qualificatifs qui ont été utilisés par la presse pour parler de Pauline, lors de l’annonce du décret de reconnaissance du miracle par le pape François en Mai 2020. Présenter Pauline n’est pas difficile, car elle a énormément écrit : d’ailleurs, c’est elle-même qui va se présenter, certes avec le vocabulaire du XIXème siècle et les expressions d’un cœur enflammé, mais finalement pas tellement éloignées de ce que l’on entend à nouveau aujourd’hui dans la pop louange chrétienne. Et pour que Pauline se présente, nous avons fait appel à un journaliste qui va lui demander de relire sa vie. La veillée alternera entre temps d’interview et temps de prière. Et à la fin, nous vous proposerons un temps d’échange autour de Pauline.

Avant de leur donner la parole, prions l’Esprit-Saint. Demandons-lui d’ouvrir notre cœur pour cette veillée ! Chant à l’Esprit Saint accompagné par les instruments :

CHANT Esprit de sainteté Viens combler nos cœurs Tout au fond de nos vies Révèle ta puissance. Esprit de sainteté Viens combler nos cœurs Chaque jour fais de nous Des témoins du Seigneur

Tu es la lumière Qui viens nous éclairer Le libérateur Qui viens nous délivrer Le consolateur, Esprit de vérité, En toi l’espérance Et la fidélité.

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COMMENCEMENT DE L’INTERVIEW : 1er TABLEAU : LA JEUNESSE ET CONVERSION DE PAULINE Le journaliste: Pauline Jaricot, bonjour ! Lyonnaise, laïque, femme d’action, femme de prière, vous avez été pionnière en bien des domaines. Vous allez être béatifiée par l’Eglise, donnée comme exemple à tous. Vous voilà donc dans le saint des saints ? Pauline : Oh la, la, pas du tout ! (rire) Au départ, je n’avais pas forcément les qualités pour être choisie par Dieu. Le Journaliste étonné : Ah bon ? … Parlez-nous donc de votre enfance, Pauline. Pauline : Je suis née dans une famille de marchands soyeux de Lyon. Mon père était arrivé à Lyon pour gagner sa vie comme ouvrier. Par son travail, son intelligence et ses choix, il a pu, après son mariage, faire vivre aisément sa famille sans oublier de payer correctement ses ouvriers, les mieux payés de Lyon. Je dois beaucoup à mes parents : leur foi, leur confiance en Dieu, leur attention aux pauvres m’ont profondément marquée. Le journaliste : Vous aviez des frères et sœurs ? Pauline : Oui, j’étais la dernière de sept enfants, j’ai été très choyée. Ma famille a rempli mon cœur de tendresse, de force, de conseils, de confiance et d’amour. Papa m’appelait « mon alouette » et maman ajoutait « du paradis » parce que j’avais une très jolie voix. Le journaliste : Vous avez donc eu une enfance heureuse, quelle adolescente étiez-vous à 15 ans? Pauline, songeuse : Oui une enfance très heureuse. A 15 ans, j’aimais porter de belles robes en soie et briller en société. Mais surtout, j’avais un caractère fort. Mes péchés mignons étaient l’orgueil et la colère. Pour compléter dans le registre des défauts, je pourrais ajouter la paresse. Mais c’était juste parce que je n’aimais pas les travaux ménagers et qu’une myopie me rendait très maladroite. Le journaliste : A quoi rêviez-vous ? Pauline avec résolution et émotion : Je voulais me marier, bien sûr, comme toutes les jeunes filles de mon âge. Mes parents invitaient le dimanche à la campagne des demoiselles et quelques jeunes gens, amis de mes frères. On faisait des jeux ou bien on dansait. Mais il y avait bien des dangers pour des jeunes cœurs dans ces amusements! J’en oubliais la présence de Dieu. J’étais écartelée entre deux tendances, une qui m’appelait à la prière et l’autre qui me rendait avide de plaisir. Dieu m’avertissait de temps en temps mais je l’oubliais dans la dissipation. En fait, j’étais, sans le savoir, impatiente d’autre chose. Le journaliste: Nous sommes au début du 19 ème siècle. L’époque était difficile, la foi en Dieu était chahutée… Pauline : C’est le vrai désordre! Lyon est très marquée par le souvenir de la Révolution et de la Terreur. L’Eglise de France et même la société toute entière sont affaiblies et divisées : j’ai été baptisée et j’ai reçu la première communion par des prêtres réfractaires. Enfin, les ouvriers et ouvrières en soierie, les canuts, vivaient dans des conditions de vie, de logement, de travail très précaires, voire inhumaines. Les insurrections de 1831 et 1834 étaient, somme toute, inévitables. Le journaliste: Revenons à vous, Pauline. On dit que vivre, c’est aller de commencement en commencement. En pleine adolescence, vous allez vivre un de ces commencements qui va bouleverser votre vie. On parle de conversion. Quel âge aviez-vous? Pauline : 17 ans. Le Journaliste: Racontez-nous. 3


Pauline : Comme je vous le disais, je traversais, une période personnelle difficile. La mort récente de maman, mais aussi les tentations du monde, les coquetteries, les jalousies, un début de relation amoureuse me troublaient beaucoup. C’est à ce moment-là que ma sœur Sophie me dit avoir entendu parler « un saint » Elle me proposa d’aller l’écouter ensemble à l’occasion d’une conférence de carême dans l’église Saint-Nizier. J’ai accepté et pour cette soirée, je me souviens, je m’étais faite belle avec une superbe robe de soie bleue et un chapeau orné de fleurs. Le sermon de l’abbé Würtz qui parlait de la vanité m’a saisie au cœur. Dès la fin de la conférence, j’ai filé à la sacristie et j’ai demandé à l’abbé Würtz : «La coquetterie, la vanité, c’est quoi ?» L’abbé Würtz m’a regardée, je me suis regardée et j’ai compris : j’étais coquette ! Le journaliste : waouh ! quelle claque ! Pauline : C’est vrai mais Jésus avait préparé mon cœur. J’étais prête à cette prise de conscience, prête à changer de vie. Dès le lendemain, j’ai donné toutes mes jolies robes, mes bijoux et je me suis habillée comme les ouvrières de l’usine de mon père. Je voulais m’alléger… Pauline enlève son chapeau, sa cape et son collier, qu’elle dépose en arrière sur une chaise par exemple, de façon naturelle. Cela peut être l’occasion de la faire bouger. Le journaliste: attend que Pauline reprenne sa place et dit d’une manière très expressive : Ce fut une transformation radicale! Autour de vous, on a dû vous trouver un peu excessive! Pauline : Oui, certains m’ont traitée de folle. J’ai quitté mes relations mondaines. J’ai vécu une grande confession libératrice. J’ai demandé pardon à ma famille des sottises et des tristesses que je leur avais causées… J’ai alors commencé à prier de manière plus intense et plus régulière. J’ai compris que c’est parce que j’étais si vivante de ma propre vie que j’avais résisté si longtemps à être dans la main de Dieu. Et puis, en allant prier plus souvent au pied du Saint Sacrement, j’ai découvert combien les églises étaient pauvres, les tabernacles misérables. Et il y avait tant de pauvres à soigner et à nourrir. J’ai décidé de faire quelque chose. Le journaliste : Vous découvrez que le Seigneur est négligé de toutes les manières … Pauline : Oui, je voulais honorer et servir le Seigneur. Je voulais aussi ardemment me consacrer à lui mais pas dans la vie religieuse. Après moult combats, j’ai prononcé, le jour de Noël 1816, à Fourvière, un vœu de chasteté afin d’être l’épouse de Jésus Christ dans le monde. Le journaliste : comme une laïque consacrée, en fait Pauline : Oui, c’est cela. Et Celui qui s’est présenté à moi ce soir-là a rempli mon cœur de joie et m’a dit : « Je suis Jésus, reconnais ma voix.» Cette voix m’a accompagnée toute ma vie. Le journaliste: Qu’aimeriez-vous dire aux jeunes qui ont 17 ans en 2021, Pauline ? Pauline retourne regarder et toucher le chapeau, le collier et les laisse à nouveau avec DETERMINATION Pauline : Je voudrais leur dire que les illusions du monde sont un grand danger pour la fragilité de leurs jeunes cœurs. Mais quel que soit notre chemin, Jésus est là. Il attend chacun de nous. Il a donné sa vie pour nous. N’ayons pas peur de Lui, Il est l’Amour ! *** L’Animateur Prions. A l’image de la Vierge Marie, Pauline vit une Annonciation. Seigneur, nous te rendons grâce d’avoir préparé le cœur de Pauline et d’y avoir suscité le désir de se convertir, de se donner totalement à Toi et aux autres. Vierge Marie et (bientôt) Bienheureuse Pauline, intercédez pour que nous croyions au projet d’amour pour chacun d’entre nous et que nous l’accueillions. Nous vous confions les personnes qui, comme Pauline, cherchent un sens à leur vie. 4


Notre Père Je vous salue Marie (récité 3 fois avec une clausule)

Clausule: Et Jésus, dont la venue bouleverse vos projets, le fruit de vos entrailles,

est béni

+ Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit

CHANT : Marie, douce Lumière Porte du ciel, temple de l’Esprit Guide-nous vers Jésus et vers le Père, Mère des pauvres et des tout-petits Bénie sois-tu, Marie, en ton sein, tu portes Jésus-Christ, Le Créateur de tout l’univers Le Dieu du Ciel et de la terre. Bénie, sois-tu, Marie, la Grâce de Dieu t’a envahie En toi, le Christ est déjà sauveur De tout pêché, Il est vainqueur. ***

2ème TABLEAU : LA PROPAGATION DE LA FOI Le Journaliste : Pauline, de quelle manière alliez-vous servir le Seigneur après avoir décidé de vous donner totalement ? Pauline : Le Seigneur aime notre humanité. Il nous aime d’un amour infini, manifesté par Son Sacré Cœur. Mais ce Cœur souffre de nos ingratitudes, de nos mépris, de nos égarements. Avec quelques amies, nous avons décidé d’être « Les Réparatrices du Cœur de Jésus » pour consoler Jésus et réparer les outrages faits à son Amour. Le Journaliste : … et vous vous êtes enthousiasmée pour l'Eglise et pour sa mission d'évangélisation dans le monde. Pendant ce temps, votre frère Philéas est entré au séminaire et voulait devenir missionnaire, cela vous rappelle vos jeux d’enfants ! Pauline : Oui, nous étions très proches. Un jour, mon frère m’a écrit pour me parler des Missions : il cherchait le moyen de venir en aide aux missionnaires par quelques dons. Le Journaliste: Je commence à vous connaître ! Vous vous êtes lancée tout de suite ! Pauline : J'ai prié Jésus de m'inspirer par quel mode on pourrait réunir une somme importante. Or, un soir de l'année 1819, étant au coin du feu, et toute préoccupée de mon désir, pendant que mes parents jouaient au boston, le plan de la Propagation de la Foi par dix, par cent, par mille, me vint si nettement à l'esprit que je l'écrivis sur le champ au crayon pour ne pas l'oublier. Le Journaliste : Incroyable ! Votre conversion, votre frère comme intermédiaire et …. L'Esprit de Dieu qui se mêle humblement à votre esprit par l'inspiration du plan. Quelle cohérence divine! Concrètement, comment ce plan fut-il mis en œuvre ? 5


Pauline : J'ai convaincu mes amies, les « Réparatrices du Cœur de Jésus» de mettre de côté, chaque semaine, de l'argent pour les Missions. En même temps, elles s'engageaient à trouver chacune dix autres personnes avec le même but et ainsi de suite en impliquant le plus grand nombre de personnes. Le Journaliste : Une forme de crowfunding avant l'heure ? Pauline: Un crowfunding permanent, que l'on a appelé « le sou de Pauline », une forme de quête. Accompagnant cette démarche, chacune s'engageait à prier chaque jour pour la conversion des peuples.

A la fin de la veillée, nous vous proposerons une forme de « sou de Pauline » où vous pourrez donner pour un projet des Œuvres missionnaires pontificales Suggestion : Pauline se lève et donne des corbeilles à 2 personnes de la paroisse. Le Journaliste: attend qu’elle revienne à sa place et dit : Ce plan a bien fonctionné car il a essaimé dans toute la France et dans le monde entier. L'association pour la Propagation de la Foi était née. Nous étions en 1822. Cette œuvre est à l'origine des Œuvres Pontificales Missionnaires. Pauline : méditant et s’adressant à son Seigneur : Qui donc oserait s'en attribuer la gloire, que nous en a- t- il coûté d'en offrir le plan qui s'était placé comme de lui-même sous votre crayon ? C'est l'ouvrage de votre charité, Seigneur ! C'est vous qui aviez préparé et tout fait. ***

L’animateur : Prions Seigneur, nous te rendons grâce d’avoir choisi Pauline « faiseuse de plans » comme crayon dans Ta main, pour l’œuvre de la propagation de la Foi qui évangélise les peuples.

CHANT

Je n’ai d’autre désir Que de t’appartenir Etre à Toi pour toujours Et livrée à l’Amour Je n’ai d’autre désir Que de T’appartenir ***

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3ème TABLEAU : LE RETRAIT DANS LA SOLITUDE Suggestion : Pour symboliser l’Eucharistie et en fonction du lieu, une LUMIERE éclaire le saint Sacrement exposé ou non, ou simplement l’autel.

Le journaliste : Pauline, dès lors, vous vous êtes jetée dans l’action : Soigner les malades, ...soulager, ...secourir,… consoler les pauvres .., écouter..., partager,....œuvrer... évangéliser,… propager la Foi, l'Amour de Dieu… Pauline : Je suis faite pour l’action! Je veux demeurer libre d'aller là où les besoins sont les plus grands… Le journaliste : Mais voilà que l’abbé Würtz vous demande de vous retirer dans la prière. Cela n’a pas dû être facile… . Pauline : C'était une vie d'agitation continuelle... En me donnant sans réserve dans les œuvres, bonnes, j’en oubliais que Jésus devait toujours en être la source. L’abbé Würtz parlait de mon « métier », il fallait stopper! Le journaliste : Et vous avez accepté cette direction spirituelle sans poser de questions, vous me disiez tout à l’heure que votre péché mignon était l’orgueil, je vois là plutôt l’expression d'une grande humilité chez vous… Pauline : Ce fut sans doute un acte d’obéissance pour moi… je faisais confiance à mon confesseur et puis au fond de moi, je voulais suivre Jésus et je lui avais donné mon cœur. Si je ne m’étais pas retirée, jamais, je n’aurais compris la force et la nécessité de la prière.

Chant :

Je n’ai d’autre secours Que renaître à l’Amour Et soumettre ma vie Au souffle de l’Esprit Je n’ai d’autre secours Que renaître à l’Amour

Pauline se rapproche de l’autel et reste à moitié tournée en direction de l’autel. Attention, on ne parle pas lors des déplacements. Le journaliste : la regarde et dit : Pauline, vous êtes restée trois ans dans la solitude, vous aimiez rester des heures devant le Saint Sacrement, votre relation avec votre « Seigneur Bien-Aimé » était celle d’un ami qui parle à un ami… C’est très bouleversant… mais… comment vivre une telle relation ? Que vous disait Jésus ? Pauline : Sa voix me disait : « Reste avec moi dans le fond de ton cœur, je suis avec toi et ton cœur est mon tabernacle. Elle rajoutait : « Quand tu es obligée de parler aux créatures, ne perds pas de vue ma présence en ton cœur. Je dois être seul à seul avec toi. Tu ne dois pas sortir de ma présence pour t’occuper des choses de la terre. » J’ai compris que la prière est le Royaume de Dieu au-dedans de nous ! Le journaliste : Jésus vous enseignait comme un Maître… Que désirait-Il pour vous ? Pauline : Jésus s’est servi de mon imagination vive pour m’enseigner. J’ai vu, par exemple, mon cœur comme un souterrain dans lequel on avait semé toutes sortes de bonnes graines. J’ai vu que, si, le soleil n’y pénétrait, ces graines pourriraient dans la terre sans rien produire mais que si celui-ci y pénétrait, il réchaufferait, vivifierait cette semence et y ferait produire mille fleurs ! Ce soleil, c’est Jésus qui éclaire toute chose. 7


Le journaliste : Pauline, comment pourriez-vous expliquer à notre monde d’aujourd’hui, si empreint de liberté, ce qu’est faire la volonté de Dieu ? Pauline : Voilà une question bien difficile… J'ai compris que la volonté humaine était le plus grand obstacle aux desseins de Dieu… comment dire ? J’ai entendu dans mon cœur cette image : « J’ai créé chaque espèce d’arbre pour produire chaque espèce de fruits, de même, tu ne dois pas vouloir produire des œuvres que je ne demande pas de toi mais au contraire celles que je demande » Laissons faire Dieu et ne soyons pas trop curieux de savoir où il veut en venir; si vous n'aimez que sa volonté, elle sera votre trésor ! Le journaliste : Eh bien soit : Laissons faire Dieu et ne soyons pas trop curieux de savoir où il veut en venir…

Chant :

Je n’ai d’autre espérance Que m’offrir en silence Au don de ton Amour M’unir jour après jour Je n’ai d’autre espérance Que m’offrir en silence

Le Journaliste : Pauline, pendant ce temps de retrait, vous avez approfondi le mystère de l’Eucharistie. Vous avez écrit à 22 ans un livre ; « l’Amour infini en la Divine Eucharistie » où vous dites que l’Eucharistie EST « le grand Mystère » Pauline : Oui, qui suis-je pour entreprendre de parler du sacrement de (son) Amour? Je demandais alors à Marie, de prendre ma main dans la sienne pour être conduite au gré de l’Esprit de vérité. L’Eucharistie est le chef d’œuvre de l’amour infini. … comment dire ?… par ce sacrement, notre Seigneur Jésus a trouvé le moyen d’unir l’homme si intimement à Lui… Le journaliste : Quel mystère ! Je crois que vous avez reçu la communion très régulièrement et que cela était une nécessité pour vous. Aujourd’hui, beaucoup de chrétiens ne vont plus à la messe. Que pourriez-vous leur dire? Pauline : Que l'Eucharistie est un océan de merveilles sans fond et sans rivage ! Oui, Jésus m'admet chaque jour à sa table, comme son enfant… La communion est aussi nécessaire que le soleil! Devant le Seigneur, recevant la communion, Il me permet d'échanger ma faiblesse contre sa force, mon emportement contre sa douceur, mes ténèbres contre sa lumière, mon ignorance contre sa vérité, ... Je puis, si je le veux, ... parce qu'il me le permet, me perdre en Lui et Le recevoir en moi en place de moi-même… Le journaliste (méditant): une fois vous nous aviez donné l’image de l’oiseau : le vent pouvait agiter ses plumes, tantôt d’un côté, tantôt de l’autre, et jamais il ne les arrachait…. Pauline, je réalise la manière dont le Seigneur a pris soin de vous depuis votre toute petite enfance : à travers vos parents, vos frères et sœurs … Pauline (enchaînant): J’aimais tendrement ma mère, j’étais touchée plus que je ne saurais le dire des soins assidus que sa tendresse me prodiguait sans relâche… Le journaliste : On comprend mieux : quel terreau magnifique où le Seigneur a semé des graines ! Nous arrivons au bout de ces 3 années de prière et de contemplation et très vite les premières graines vont fleurir par le Rosaire Vivant 8


*** L’Animateur : Prions Seigneur Jésus, nous te rendons grâce d’avoir donné à Pauline, pendant ce temps de retrait, cette profonde intimité avec Toi à travers le mystère de l’Eucharistie et d’avoir témoigné de ce sacrement, chef d’œuvre de l’Amour infini. Vierge Marie et (bientôt) Bienheureuse Pauline, intercédez pour que nous ouvrions largement notre cœur pour accueillir ce don de l’Amour infini en la divine Eucharistie. Notre Père Je vous salue Marie (récité 3 fois avec la clausule)

Clausule : Et Jésus, qui donne sa vie pour tous les hommes, le fruit de vos entrailles,

est béni.

+ Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit

Chant Prenez et mangez, ceci est mon Corps, Prenez et buvez, voici mon Sang ! Ouvrez vos cœurs ! Vous ne serez plus jamais seuls : Je vous donne ma vie Demeurez en moi comme je demeure en vous, Qui demeure en mon Amour, celui portera du fruit. Comme Dieu mon Père, ainsi je vous ai aimés. Gardez mes paroles, vous recevrez ma joie. Je vous ai choisis pour que vous portiez du fruit. Gardez mon commandement et vous demeurerez en moi. Comme je vous aime, aimez-vous d’un seul Esprit, Je vous donne ma vie : vous êtes mes amis

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4ème TABLEAU : LE ROSAIRE VIVANT Le Journaliste : La mort de votre confesseur l’abbé Würtz, va marquer une nouvelle étape. Toujours animée d'un zèle apostolique, vous sortez de votre « souterrain » plein de graines germées pour vous lancer à nouveau dans l'action C’était en 1826 Pauline : Oui, oui, tout à fait. Vous savez, depuis longtemps, le mal croissait et la dévotion, n'osant plus se montrer, restait dans chaque bonne âme comme un feu caché dans la cendre. Le Journaliste : Et vous avez voulu raviver ce feu, ces braises ? Comment ? Pauline prend dans ses mains un grand chapelet et fait le geste d’égrener le chapelet. Pauline: J'avais entendu parler des admirables effets du St Rosaire et je souhaitais raviver cette dévotion qui produirait dans les âmes des fruits de vie. Le Rosaire est comme une histoire abrégée de la vie de notre Seigneur Jésus Christ et de Marie. 9


C'est un livre ouvert à tous, un fruit qui donne un goût de Dieu, une connaissance de ses mystères, une tendresse d'amour, une abondance de consolation. Le Journaliste : Cette belle intuition répondait à l’inquiétude du pape qui s’inquiétait de l’abandon de cette dévotion. Mais comment avez-vous fait pour la raviver ? Pauline : Eh bien, j'ai employé la même organisation que pour la Propagation de la Foi, celle d'un réseau de personnes. Au lieu que ce soit une seule personne qui, chaque jour récite le rosaire, cette précieuse prière est dite par 15 personnes, chacune méditant un mystère par une dizaine du chapelet. Le Journaliste : S’épauler les unes les autres est une bonne idée! Pauline : Oui, un chapelet quotidien aurait vraiment été trop difficile à tenir pour ces femmes ouvrières débordées de travail ! Et cette manière de faire a créé une fidélité, une responsabilité, une fraternité entre les associés venant de tous les milieux. Le Rosaire Vivant était né ! Le journaliste : Mais comment le rosaire s’est-il développé si vite ? Pauline : Chaque membre s’engageait à s’adjoindre 5 autres membres qui, à leur tour, en amenaient cinq autres… Le journaliste : J’ai lu qu’un prêtre jésuite en a donné cette image: «Je suppose quinze charbons, un seul allumé ; trois ou quatre le sont à demi ; et les autres pas. Rapprochez les, c’est un brasier : il a suffi de les rapprocher, mais c’était nécessaire, et si vous les séparez, que seront-ils ? » Vous êtes une âme de Feu, Pauline ! Une dernière question sur cette œuvre : Pourquoi avez-vous qualifié ce Rosaire de Vivant ?Pauline : Vivant, car mon désir était de faire revivre, par la méditation et la contemplation, les mystères de la vie de Jésus et de Marie et de les mettre en œuvre dans notre vie quotidienne. Quand on médite un mystère, le ciel s’ouvre et nous recevons une pluie de grâces ! Le journaliste : Ces équipes, elles avaient leur autonomie propre quand elles étaient créées ? Pauline : Non, non, non, j’avais rédigé un manuel du Rosaire à cet effet, donnant des indications précises: chaque groupe avait une zélatrice. Lors de la réunion, on priait le chapelet aux intentions de l’Eglise et de la conversion des pécheurs sans oublier de remercier pour les grâces obtenues ou celles à demander. On partageait des nouvelles, on se prêtait de bons livres et l’on repartait avec des chapelets et des médailles à distribuer. Suggestion : Des dizainiers sont offerts à tous les participants, pendant une pause musicale, ou bien pendant le temps de prière, ou à la fin de la veillée ? L’Animateur : A la manière de Pauline, nous vous offrons ce soir des dizainiers, comme une invitation à découvrir cette dizaine quotidienne. Le Journaliste : Vous aviez pensé à tout ! Même aux circulaires que certains admirateurs comparaient aux lettres de St Paul! Vous aviez vraiment le souci de veiller sur vos équipes et de les nourrir. Pauline : Oui, c’est vrai mais le rosaire est aussi Vivant par l’union entre tous ceux qui y participent !

Le journaliste : Cette œuvre du Rosaire Vivant fut un beau succès ! Vous n’aviez que 27 ans à ce moment-là ! Je crois qu’à votre mort il y avait 2.225.000 associés au Rosaire Vivant dans le monde entier Quelle belle œuvre qui se développe encore dans le monde depuis bientôt 200 ans !! 10


Les Missionnaires du Rosaire Vivant et tous ceux qui sont venus boire à cette source : les équipes du Rosaire et ceux qui se reconnaissent de vous, Pauline ! Pauline : Et bien oui : Laissons faire Dieu et ne soyons pas trop curieux de savoir où il veut en venir. Vous voyez, ça marche !! ***

L’Animateur : Prions Seigneur, nous te rendons grâce d’avoir appelé Pauline, âme de feu, à raviver la prière du Rosaire, par l’œuvre du Rosaire Vivant et à la rendre accessible à tous. Elle a établi des liens profonds de charité fraternelle et surnaturelle entre les membres. Vierge Marie et (bientôt) Bienheureuse Pauline, intercédez pour que, comme Pauline, nous ayons le désir de contempler et de faire contempler, auprès du plus grand nombre, l’histoire abrégée de la vie de notre Seigneur Jésus , qui nous donne le goût de Dieu, une connaissance de ses mystères, une tendresse d’amour, une abondance de consolation. Notre Père Je vous salue Marie (récité 3 fois avec la clausule)

Clausule : et Jésus, qui nous envoie en mission, le fruit de vos entrailles,

est béni

+ Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit,

Chant : Viens Esprit de Dieu vivant, renouvelle tes enfants Viens Esprit Saint, nous brûler de ton feu. Dans nos cœurs, répands tes dons, Sur nos lèvres, inspire un chant Viens Esprit Saint, viens transformer nos vies !

Esprit de Lumière, Esprit Créateur Restaure en nous la joie, le Feu, l’Espérance Affermis nos âmes ranime nos cœurs Pour témoigner de ton amour immense

Fortifie nos corps blessés, lave-nous de tous nos péchés Viens Esprit Saint nous brûler de ton feu Fais nous rechercher la paix, Désirer la sainteté Viens Esprit Saint, Viens transformer nos vies (ref) Veni sancte spiritus, veni sancte spiritus ! (bis)

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5ème TABLEAU : LES EPREUVES DE PAULINE et L’ŒUVRE DES OUVRIERS Suggestion : Sur une musique douce, créer un mouvement avec un ou deux personnes en apportant une croix que l’on pose à un endroit préparé vers l’autel. On aura prévu le socle à l’avance. Le Journaliste : Pauline, vous êtes une âme de feu, nous l’avons bien compris, toujours avec de nouvelles idées pour aimer, servir et suivre Jésus. Et pourtant, vous n’avez pas été épargnée par les épreuves…. Pauline : Comme dans toute vie, je crois. J’ai perdu, très jeune une partie de ma famille qui m’avait choyée dans mon enfance et qui avait rempli mon cœur de tendresse, de force, de conseils, de confiance et d’amour. Je vous ai parlé de la mort de maman, mais j’ai perdu aussi des frères et sœur : Narcisse et Sophie, ma grande sœur que j’aimais tant, et enfin Philéas, mon frère le plus proche. Il avait 33 ans, j’en avais 31. Je comptais beaucoup sur lui. J’avais besoin de lui pour me soutenir dans mon service auprès des pauvres. Près de lui, je me sentais aimée et comprise. Quand il est mort, mon seul recours fut la prière. Je me suis réfugiée auprès du Consolateur dans l’Eucharistie. Au début, les cris de ma souffrance m’empêchèrent d’entendre la voix de Jésus. Mais peu à peu, la tempête s’est calmée même si j’ai souffert longtemps de me retrouver seule. Certes, j'étais entourée d'amis fidèles mais je me sentais profondément seule. Jésus était mon Sauveur, Il voulait être aussi mon unique soutien. Le journaliste : Vous voulez dire qu’au cœur de votre souffrance, c’est le Seigneur lui-même qui est venu vous consoler et essuyer les larmes de vos yeux ? Pauline : Oui, j’ai compris qu’aucune créature n’est nécessaire à l’accomplissement des desseins de la Providence. J’ai compris, qu’aussi précieux qu’ait été le rôle joué par mon cher Philéas, mon espérance ne pouvait et ne devait être mise qu’en Dieu seul. Et j’ai trouvé la consolation et le réconfort pour continuer la route. Le Journaliste : Ce sont de bien grandes souffrances… Mais, Pauline, vous ne nous avez pas encore évoqué cette grande œuvre, celle de votre engagement pour le monde ouvrier. Vous pourriez nous en parler ? Pauline : Oui, durant la révolte des Canuts et les troubles qui ont agité Lyon au début des années 1830, j’ai vu la misère des ouvriers et celle de leurs familles. Les personnes riches ne se doutent pas, au sein de l’abondance et de la sécurité, de ce qu’éprouvent un père, une mère auxquels des enfants demandent du pain, quand le travail manque ou que la maladie le rend impossible : du pain ! de l’argent ! ah ! Qu’il est bon d’en avoir pour en donner. Quand j’étais petite, je disais à maman que je voulais avoir un puits rempli d’or pour aider les pauvres jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus un seul dans la misère. Le journaliste : Ceux qui vivaient dans l’aisance ne voyaient pas la misère du peuple ? Pauline : Non. Mais il y avait pire encore ! Le journaliste (la coupe) : C’est bien la raison pour laquelle vous aviez fait embaucher chez votre sœur Laurette, à Saint Vallier, des jeunes filles canuses de la rue Mercière. Pauline : Ma fidélité auprès des malheureux m’a fait découvrir dans leurs âmes de plus grandes misères que celles des maladies du corps. J’ai toujours cherché devant Dieu comment, à la fois, améliorer leur condition mais aussi leur apporter la Bonne Nouvelle. Et en 1845, j’ai senti se préparer dans mon âme le plan d’une usine dans l’esprit de l’Evangile : je voulais rendre l’époux à l’épouse, le père à l’enfant et l’homme à Dieu. Je voyais une usine mais aussi des bâtiments pour loger les familles, une école et une chapelle. Le Journaliste : Oh la la ! Mais c’est un projet immense pour vous toute seule !

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Pauline : Il me fallait, bien sûr, des appuis. Par le Rosaire Vivant, j’ai contacté un ami, banquier à Grenoble, en qui j’avais toute confiance. Mais il était en train de faire faillite ! J’ai eu pitié de lui et de sa famille et je les ai accueillis à Lorette. Il m’a alors parlé d’un de ses amis qui pourrait me proposer une usine à Rustrel en Ardèche, Je n’avais aucune raison de me méfier. J’ai compris beaucoup trop tard que tous les deux avaient fomenté un plan pour m’escroquer et avec moi de nombreux petits souscripteurs. Le Journaliste : Vous n’aviez personne pour vous aider, vous conseiller ? Pauline : Si, si, le Pape m’a toujours gardé sa confiance, quelques hommes d’Eglise et des amis fidèles. Mais c’est vrai que ma famille m’a beaucoup manqué à ce moment-là. Paul était malade, mon beau-frère Victor qui était de bon conseil est mort en 1842 et Sophie en 1844. Mes neveux et nièces étaient trop jeunes. J’étais seule. Il serait trop long de tout vous raconter ! Le Journaliste : Vous avez alors abandonné le projet ? Pauline : J’aurais pu mais l’usine était viable et j’ai relancé l’affaire. C’était impossible avec mes propres ressources. Une amie a décidé de m’aider et d’investir une somme importante. Nous touchions au but quand la révolution de 1848 a éclaté. Il a fallu arrêter l’usine. Je me suis trouvée dans une situation très difficile car ma principale actionnaire a eu peur de perdre son argent et a retiré sa mise. J’ai été contrainte de vendre l’usine aux enchères. Il ne me restait que les dettes. Jusqu’à la fin, j’ai cru sauver cette affaire car je recevais des soutiens du monde entier. Le Journaliste : On dit que le curé d’Ars, à qui vous avez confié votre projet, vous aurait répondu : « C’est une bien belle œuvre dans le plan divin! Nul doute que le diable vous fera payer la facture… » En effet, le temps de votre Passion approchait, Pauline. A partir de là, vous avez été identifiée au Christ jusque dans les souffrances de sa Passion. *** L’animateur : Prions Seigneur, nous te rendons Grâce d’avoir appelé Pauline à porter le souci des pauvres , d’avoir mis en son cœur le souci de la dignité humaine et d’avoir tout mis en œuvre pour eux. Temps musical Pauline se déplace vers le saint Sacrement, le tabernacle ou l’autel et vers la croix. On aura prévu un prie-Dieu, déjà placé ou on l’apporte à ce moment-là. Pauline reste en silence. L’animateur et le journaliste lisent la méditation qui suit à deux voix sur un fond musical.

L’animateur : Ecoutons et méditons. Fond musical …….

L’animateur : Jésus Christ dit « Ma vie, nulle ne la prend, mais c’est moi qui la donne. Le Journaliste : Et vous Pauline, dès le début de votre vie, lorsque la voix de Jésus vous a demandé : « Veux-tu souffrir et mourir pour moi ? » Vous avez entrevu l’appel à être victime, appel qui raisonnera en vous jusqu’à votre mort. Vous disiez : Mon seul trésor c’est la croix. Quelques notes de musique …

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L’animateur : Jésus, au Jardin des Oliviers, est seul. Ses apôtres dorment. Quand les gardes viennent l’arrêter, Jésus leur demande de laisser aller ses apôtres. Le Journaliste : Et vous, Pauline, vous avez perdu presque tous vos appuis, même dans votre propre famille. Vous craignez que votre petit troupeau ne soit dispersé. Vous l’appelez à être fidèle. Musique … L’animateur : Jésus, condamné par la foule et par Pilate, garde le silence. Le Journaliste : Et vous Pauline, vous faites face à de nombreux procès. Vous êtes de plus en plus seule. Devant les tribunaux, vous ne dévoilez que le strict nécessaire pour votre défense. Musique … L’animateur : Jésus est moqué, raillé par les soldats. Il est dépouillé de ses vêtements. Le Journaliste : Et vous, Pauline, vous découvrez votre maison de Lorette dévastée par les révolutionnaires. La Commission de Fourvière veut l’acquérir. Vous êtes dépossédée de la Fondation de la Propagation de la Foi. Vous êtes traitée de « fourmi qu’il faut écraser, d’hypocrite, de folle » par les personnes les plus honorables et les plus honorées de Lyon. Vous menez le combat, non pour vousmême mais pour les plus petits. Musique … L’animateur : Sur la Croix, Jésus dit « Père, pardonne- leur, ils ne savent pas ce qu’ils font. » Le Journaliste : Et vous, Pauline, beaucoup admirent votre hauteur d’âme car vous trouvez toujours le moyen d’innocenter vos adversaires. Musique … L’animateur : Jésus dit encore : Père, entre tes mains, je remets mon esprit…. (léger silence de respiration) Le Journaliste : Et vous, Pauline, votre maladie du cœur s’aggrave. Vous vous enfoncez dans ce que vous appelez votre « puits, une tempête perpétuelle contre les vagues de la mer ». A Lorette, votre chambre, n’étant pas séparée de l’oratoire où réside le Saint Sacrement, vous gardez les yeux fixés sur le tabernacle pour vous offrir à Jésus-Hostie. Entre vos mains, la modeste croix que le curé d’Ars vous a offert sur laquelle était écrit : « Dieu seul pour témoin, le Christ pour modèle, Marie pour soutien. Et puis rien… rien qu’amour et sacrifice. » Vous rejoindrez Jésus, votre « Bien- Aimé » le 9 janvier 1862. ***

L’Animateur : Prions Seigneur, nous te rendons grâce de nous avoir donné Pauline pour sa foi, sa confiance, sa force d’âme, sa douceur et l’acceptation sereine de toutes les croix. Vierge Marie et (bientôt) Bienheureuse Pauline, intercédez pour que nous obtenions toutes les grâces nécessaires pour accueillir ce qui nous est donné de vivre chaque jour pour suivre Jésus. Nous vous confions toutes les personnes qui souffrent. Notre Père Je vous salue Marie (récité 3 fois avec la clausule)

Clausule : et Jésus, qui m’aide à porter ma croix,

le fruit de vos entrailles, est béni.

+ Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit 14


Chant : Ô Croix, dressée sur le monde, Ô Croix de Jésus Christ. (bis) Fleuve dont l’eau féconde Du cœur ouvert a jailli Par Toi la vie surabonde Ô Croix de Jésus Christ Ô Croix sublime folie Ô Croix de Jésus Christ (bis) Dieu rend par Toi la vie Et nous rachète à grands prix L’Amour de Dieu est folie Ô Croix de Jésus Christ ***

6ème TABLEAU : LE SECRET DE PAULINE Pauline se relève et revient à sa place près du journaliste. Le Journaliste : Un dernier mot Pauline : votre vie est un trésor à méditer et à vivre. Vous êtes notre grande sœur dans la Foi. Nous avons tant à apprendre de vous! S’il vous plait, Pauline, encore un mot : quel est votre secret ? Pauline : Mon secret, c’est Jésus, mon Seigneur Bien Aimé. Le soir de ma conversion, j’ai su que c’était Jésus qui venait me visiter. Il ne m’a jamais quittée. Ma vie quotidienne a été illuminée par l’Eucharistie et par l’adoration du Saint Sacrement. Je voulais devenir une Eucharistie vivante, être remplie de la vie de Jésus et m’unir à son sacrifice pour que les œuvres qu’ils me demandaient soient les siennes. Le journaliste : Ce qui me frappe, personnellement, c’est votre prière, elle était au cœur de votre vie, souvent vous priiez la nuit pour servir le jour. Vous êtes simple, Pauline, dans votre manière de parler à Dieu, vous êtes simple dans votre manière de croire aux ordres de Dieu, vous êtes simple aussi dans votre manière de vous comporter dans l’Eglise. Malgré votre forte personnalité, vous vous tenez à votre place de laïque. Et en plus, vous considérez que cette place est la meilleure ! Pauline : N’oubliez pas l’Eglise. Je l’ai aimée comme Jésus-Christ a aimé l’Eglise. Le journaliste : Mais Pauline, en vous écoutant, vous avez été aussi l’apôtre des classes ouvrières. A ce titre, vous avez été l’initiatrice de la Doctrine Sociale de l’Eglise. Pourquoi n’êtes-vous jamais partie en mission ? Pauline : Partir en mission, c’est une vocation particulière sur un territoire particulier. Je n’étais pas faite pour des choses particulières. Moi, ce qui me plaisait, c’était l’organisation, vous diriez aujourd’hui le réseau. Dès que je rencontrais des gens, je leur disais : « Il faut qu’on s’organise, qu’on se retrouve, qu’on agisse ensemble, que l’on prie ensemble » Je voulais aimer et servir l’Eglise. Le Journaliste : Ne m’en veuillez pas Pauline, mais arrivés à la fin de cet entretien, ce qui me frappe c’est que vous allez être proclamée BIENHEUREUSE non à cause du succès de votre œuvre mais parce que Jésus a allumé un brasier d’amour dans votre cœur et que vous avez été l’allumette qui a jeté des étincelles d’amour autour de vous et jusqu’au bout de la terre. *** Tous ici ce soir, nous vous disons Merci et nous rendons grâce au Seigneur pour les merveilles qu’il a faites en vous.

*** 15


L’Animateur : Pauline est entrée au Ciel le 9 janvier 1862. Prions Seigneur, nous te rendons grâce d’avoir appelé Pauline à te suivre en aimant et servant l’Eglise. Vierge Marie et (bientôt) Bienheureuse Pauline, intercédez pour qu’advienne le règne du Christ, l’amour, la justice et la paix.

Notre Père Je vous salue Marie (récité 3 fois avec la clausule)

Clausule : et Jésus, qui fait de vous la Reine de l’univers, le fruit de vos entrailles, est béni Je vous salue Marie (3) + Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit

Chant : Ecoute, ton Dieu t'appelle : « viens suis moi » ! Lève-toi et ne crains pas de marcher avec Lui, Il est ton chemin de Vie, la Route de ta Joie. (bis) 1 Accueille le Christ, Il est ton Sauveur, La Vie que le Père donne en abondance, Lui, la vraie lumière, la vérité qui rend libre Sa parole vient réveiller ton cœur.

2 Quitte le cortège de l'indifférence, Laisse les sentiers de ton désespoir, Détourne les yeux des mirages qui séduisent, Tu as soif d'un amour vrai et pur.

3 Cherche son visage, écoute sa voix ! Dans l'humble prière, découvre sa joie, Cherche sa Présence au milieu de l'Eglise ! De Lui seul jaillit ta plénitude.

4 En toutes tes œuvres d'amour et de vie, Porte témoignage au feu de l'Esprit, Proclame à tes frères l'Evangile de la Paix ! Ne crains pas, il fait route avec toi.

Fin, salut et proposition éventuellement de questions réponses avec l'assemblée. Bibliographie Références bibliographiques : 

Un autre regard Servel, édition du chalet, 1961

L’amour infini dans la divine Eucharistie Pauline Jaricot, mame, 2005

Histoire de ma vie, autobiogaphie spirituelle Mame, 2009

Ecrits de Jeunesse Pauline Jaricot, edition Lethielleux 2010

Le Rosaire Vivant Pauline Jaricot, edition Lethielleux 2011

Pauline Jaricot Armand Duval Pauline Jaricot 1799- 1862 Biographie Catherine Masson Cerf 2019

PAULINE JARICOT – AIMER, SUIVRE JESUS ET SERVIR L’EGLISE 16


Table des matières + idée de temps de déroulement de la veillée env : 1h10 ce qui permet un temps d’échange

 Petite biographie  INTRODUCTION à la veillée – découverte de Pauline Jaricot

1’30’’

 CHANT : Esprit de sainteté (deux fois)

1’20’’

1er TABLEAU : LA JEUNESSE ET CONVERSION DE PAULINE

9’

Temps de Prière : Mystère de l’Annonciation

4’

CHANT : Marie, douce Lumière 

2ème TABLEAU : LA PROPAGATION DE LA FOI

4’

CHANT : Je n’ai d’autre désir 

3ème TABLEAU : LE RETRAIT DANS LA SOLITUDE

9’

Chant : Je n’ai d’autre secours Temps de Prière : Mystère de l’Eucharistie Chant : Prenez et mangez 

4ème TABLEAU : LE ROSAIRE VIVANT Temps de Prière : Mystère de la Pentecôte Chant : Esprit de Lumière, Esprit Créateur

5’

5ème TABLEAU : LES EPREUVES DE PAULINE et L’ŒUVRE DES OUVRIERS Méditation à deux voix Temps de Prière : Mystère de Jésus qui porte sa Croix

5’ 5’ 5’30’’ 4’ 3’30’’

Chant : O croix dressée sur le monde 

6ème TABLEAU : LE SECRET DE PAULINE

2’30’’

Temps de Prière : Mystère du couronnement de Marie

5’

Chant : Ecoute, ton Dieu t'appelle : « viens suis moi » !

(4’ si 2 couplets)

1h05~

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Déroulement soirée Pauline Jaricot p our animateurs by Association diocésaine de Lyon - Issuu