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Synthèse de la consultation lyonnaise

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Travail préparatoire au synode 2018

« La foi, les jeunes et le discernement des vocations » Synthèse de la consultation lyonnaise

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Rédigé par Aline Ronsmans, Sarah Chaplain et Agnès Sablon du Corail

Fait à Lyon, le 10 juillet 2017


Travail préparatoire au synode 2018 « La foi, les jeunes et le discernement des vocations » Sommaire

A. METHODOLOGIE

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B.

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RESUME

1. GENERAL 2. PAR TRANCHE D’AGE 3. MORCEAUX CHOISIS

4 4 5

C.

SYNTHESE : 16 – 18 ANS

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1. 2. 3. 4.

LES JEUNES AIMERAIENT L’ÉGLISE LES AUTRES EXPRESSION LIBRE

6 8 8 9

D. SYNODE DES JEUNES : 19 – 20 ANS

10

1. 2. 3. 4.

LES JEUNES AIMERAIENT L’ÉGLISE LES AUTRES EXPRESSION LIBRE

10 12 13 13

E.

SYNODE DES JEUNES : 21 – 23 ANS

15

1. 2. 3. 4.

LES JEUNES AIMERAIENT L’ÉGLISE LES AUTRES EXPRESSION LIBRE

15 17 18 18

F.

SYNODE DES JEUNES : 24-30 ANS

20

1. 2. 3. 4.

LES JEUNES AIMERAIENT L’ÉGLISE LES AUTRES EXPRESSION LIBRE

20 24 26 28

G. GROUPES ET AUMONERIES

30

1. 2. 3. 4.

30 31 32 33

LES GROUPES DE JEUNES AIMERAIENT L’ÉGLISE LES AUTRES EXPRESSION LIBRE

ANNEXE 1. RENCONTRE ENTRE LE CARDINAL ET LES JEUNES DU DIOCESE (9 AVRIL 2017)

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1. 1ERE PARTIE DE QUESTIONS : « VOUS LES JEUNES… » 2. 2EME SERIE DE QUESTIONS : « L’EGLISE… » 3. 3EME SERIE DE QUESTIONS : « LES AUTRES… »

34 39 43

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Travail préparatoire au synode 2018 « La foi, les jeunes et le discernement des vocations » À l’appel du Pape, la pastorale des jeunes du diocèse de Lyon a consulté les jeunes de 16 à 30 ans dans le cadre du Synode sur Les jeunes, la foi et le discernement des vocations.

A. Méthodologie La consultation s’est organisée autour de questions classées en trois parties : Vous, les jeunes : 

De quoi as-tu besoin pour vivre ta foi ? et tes amis ?

Tes propositions pour avoir votre place dans l’Église, tes amis et toi ?

De quoi as-tu besoin pour t’engager dans l’Église (petits et grands engagements) ?

Comment vous aider, tes amis et toi, à entendre l’appel de Jésus et y répondre ?

L’Église : 

Qu’attends-tu de l’Église ? et tes amis ?

Quels sont vos projets pour l’Église, tes amis et toi ?

Les autres : 

Tes propositions pour faire connaître le Christ autour de toi et dans le monde ?

Tes propositions pour aller au service des autres (pauvreté, éducation, spirituel …) ?

Ces questions ont été posées aux jeunes lors de l’ouverture de la démarche. Le 09 avril 2017, jour des Rameaux en la Primatiale Saint Jean-Baptiste, Mgr Barbarin et Mgr Gobilliard se sont mis à l’écoute des jeunes. Ensuite, les jeunes ont été invités à répondre à ces mêmes questions sur internet jusqu’au 09 juin 2017. Pour synthétiser l’ensemble des réponses, nous avons choisi de faire l'analyse des réponses individuelles selon les tranches d'âge suivantes : 

16-18 ans = lycéens, 13 réponses

19-20 ans = premières années d'études, 21 réponses

21-23 ans = fin des études, 34 réponses

24-30 ans = jeunes professionnels, 62 réponses

Une cinquième partie comprend la synthèse des réponses envoyées par les différents groupes (9 réponses). Nous avons inclus dans la partie des 24-30 ans l’échange qui a eu lieu entre les jeunes et Mgr Gobilliard et Mgr Barbarin au cours de la rencontre du 9 avril 2017. L’intégralité de cet échange a été retranscrite et se trouve en annexe. Ce qui est en caractère vert dans la synthèse correspond aux extraits de réponses, qu’il nous semblait pertinent de citer tels quels. Pour chaque tranche d’âge, nous terminons par un paragraphe d’expression libre. Pour ces paragraphes, nous avons retranscrit les réponses dans leur entièreté. Ce sont principalement des réponses qui ne rentrent pas totalement dans le sujet de nos questions mais qui présentent des points de vue à étudier.

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Travail préparatoire au synode 2018 « La foi, les jeunes et le discernement des vocations »

B. Résumé 1. Général Voici les points essentiels qui ressortent des réponses des jeunes : 

Désir d’être formé : 

formation biblique et théologique pour pouvoir rendre compte de la foi de façon intelligente et intelligible dans le monde d’aujourd’hui. Avec des temps communautaires d’échange, de réflexion, de lectio divina, de débats…

formation humaine dans les domaines philosophiques et anthropologiques, comme dans les domaines psychologiques et les questions affectives et sexuelles… pour mieux comprendre l’homme et se comprendre soi-même et pouvoir s’orienter dans l’existence, vivre un chemin de vie, pour soi et pour les autres.

Désir d’être accompagné : par des personnes disponibles et formées à cela. Par des personnes elles-mêmes matures affectivement, psychologiquement et spirituellement. Désir, à travers cet accompagnement, d’être accueilli profondément et entièrement dans toute sa personne et d’être respecté dans sa liberté et dans son cheminement, conditions nécessaires au discernement vocationnel.

Désir d’être responsabilisé, considéré : « que l’Église nous fasse confiance » revient très souvent. Pour cela, les jeunes désirent se voir confier des tâches, des missions mais qu’on leur donne aussi les moyens de répondre à ce qu’on leur demande (soit par une demande adaptée qui respecte leurs talents personnels, soit en leur donnant les connaissances et outils nécessaires pour pouvoir y répondre).

Désir d’ouverture et d’élargissement des frontières : 

au sein même de l’Église, par des propositions d’échanges œcuméniques (avec d’autres confessions chrétiennes) ; intercommunautaires (entre paroisses et mouvements existants au sein d’un même quartier, d’un même diocèse…) ; interdiocésains (proposition « d’Erasmus » ecclésial, …).

Désir d’une Église : 

qui reflète le Christ : qui soit témoin, une Église qui n’a pas peur de professer ce en quoi elle croit, qui n’a pas peur d’être interpellée par les hommes de notre temps et d’interpeller à son tour.

qui accueille : qui soit donc belle, aimante, appelante, fidèle, solide, maternelle, protectrice, éducatrice.

2. Par tranche d’âge Certains points sont spécifiques par tranches d’âge. Il ressort ainsi les points suivants. a. Les 16-18 ans 

Désir d’œcuménisme : mutualiser les actions communes des chrétiens dans le domaine de l’aide sociale.

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Travail préparatoire au synode 2018 « La foi, les jeunes et le discernement des vocations » b. Les 19-20 ans 

Désir de dialogue avec des séminaristes, religieux/ses pour découvrir ces vocations qui semble lointaines. Ces échanges se feraient dans un cadre non conventionnel. Les jeunes reprochent au système actuel de propédeutique de n’être focalisé que sur le sacerdoce diocésain. Ils souhaitent un système qui permette de découvrir l’ensemble des vocations religieuses. Ils aimeraient aussi une proposition féminine.

c. Les 21-23 ans 

Désir du lien avec les aînés : désir partagé avec les 24-30 ans. Désir de ne pas être systématiquement séparé du reste de la communauté. Même si les jeunes expriment le désir d’avoir des temps de prière et de réflexions entre jeunes, ils expriment fortement le désir aussi d’alterner ces temps entre jeunes avec des temps où toute la communauté est présente. Car, ils désirent recevoir des aînés leur expérience, leur sagesse… « Que les aînés prennent leur place d’aînés pour que les jeunes puissent prendre leur place de jeune ».

Désir de découverte de la vie des saints

d. Les 24-30 ans 

Désir du lien avec les aînés : désir partagé avec les 21-23 ans. Désir de ne pas être systématiquement séparé du reste de la communauté. Même si les jeunes expriment le désir d’avoir des temps de prière et de réflexions entre jeunes, ils expriment fortement le désir aussi d’alterner ces temps entre jeunes avec des temps où toute la communauté est présente. Car, ils désirent recevoir des aînés leur expérience, leur sagesse… « Que les aînés prennent leur place d’aînés pour que les jeunes puissent prendre leur place de jeune ».

Désir fort d’authenticité, de cohérence, d’exemplarité, de fidélité : les jeunes demandent une unité entre ce qui est cru, annoncé, et vécu, dans leur propre vie, comme dans celle de ceux qui les accompagnent et qui les précèdent (les prêtres, les aînés,…). Et ce, afin d’être des chrétiens et des témoins crédibles.

Désir d’ouverture et d’élargissement des frontières : 

et de l’Église vers l’extérieur : ouverture aux plus pauvres et aux plus exclus par plus de liens avec des organismes d’aide sociale, de service civique, etc. ; ouverture aux confessions non-chrétiennes en permettant des temps de rencontre et d’échange.

3. Morceaux choisis Certaines réponses nous ont particulièrement touchés. Nous souhaitons les partager ici : 

« Vos questions sont bien vagues je trouve ! Mais peut-être était-ce le but justement, pour que chacun s'exprime plus librement ? J'espère avoir été concise et pleine de bonnes idées en même temps ! En tout merci de cette opportunité, c'est beau de voir que chacun peut donner son avis pour faire avancer l'Église ! Il est beau, notre diocèse lyonnais, et j'en suis fière ! »

« Merci à vous ! Merci de vous rendre disponible pour nous. Apprenons aussi à prier les uns pour les autres. »

« Merci pour ce questionnaire : il est l'un des signes de l'attention de nos évêques et du diocèse pour nous les jeunes ! Merci aussi parce qu'il a permis un temps d'échange intéressant et dynamisant pour le groupe : nous prenons conscience que nous sommes nous aussi responsables de l'avenir de l'Église. »

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Travail préparatoire au synode 2018 « La foi, les jeunes et le discernement des vocations » 16 – 18 ans

C. Synthèse : 16 – 18 ans 1. Les jeunes aimeraient a. Les besoins pour la foi  

  

Discuter, partager, vivre des temps d’intériorité avec le groupe d’aumônerie. Mais aussi avoir une écoute et un temps plus personnel avec un prêtre, comme être suivi par un père spirituel. Assister à des temps forts au sein de la paroisse, du diocèse, mais aussi en France et dans le monde. Mais en même temps, pourvoir bénéficier de rencontres régulières avec le Seigneur, en valorisant les temps d’intériorité, avec une prière régulière, afin d’ancrer leur foi dans la vie quotidienne. Pouvoir bénéficier d’églises ouvertes plus longtemps, avec des propositions d’adoration perpétuelle, des groupes de prières, des horaires de confession élargis. Que les églises ne soient pas uniquement ouvertes pour la messe dominicale. Proposer des moments pour se ressourcer, en rejoignant une communauté pour quelques jours, en s’investissant au sein d’une association, ou par le biais de pèlerinage des jeunes ou de temps forts comme à Taizé. Avoir des lieux de formation sur la théologie, l’évangélisation, mais aussi sur des thèmes d’actualité comme par exemple l’éthique. Valoriser les groupes et les temps de louange au sein des paroisses, ainsi que le scoutisme. Avoir des messes animées, avec de beaux chants de louange, qui incitent à la prière, mais aussi des paroissiens qui soient attentifs aux idées des plus jeunes et qui soient prêts à échanger avec eux. Que la parole au sein de la paroisse soit libre, que chacun et en particulier les jeunes n’aient pas peur de s’exprimer. Que les paroissiens sachent entourer les jeunes, qui partagent leur foi et qui ont besoin de modèles de foi. Avoir une église dynamique, ouverte à chacun, où l’accueil serait la fonction première.

b. Les propositions  

     

Proposer des actions concrètes, en laissant aux jeunes motivés la possibilité d’animer plus de messes au sein de leur paroisse. Promouvoir le dialogue « Le contexte de la laïcité : on dirait parfois que c’est interdit d’en parler. Nous avons peur d’engager le dialogue… On s’écrase un peu par rapport aux musulmans. On veut dire qu’on existe. » Organiser des réunions collectives, au niveau diocésain, national et international, de jeunes, laïcs, prêtres et évêques, afin d’évoquer les questions de l’Église (vocation, éveil à la foi, pastorale des jeunes, discernement…). Il faut que les jeunes s’investissent et prennent position sur les décisions importantes de l’Église. Mettre à disposition des jeunes des temps de formation, pour qu’ils n’aient pas peur de prendre des responsabilités, qu’ils se sentent légitimes de prendre en charge un groupe de rencontre, de prière, en s’investissant dans la liturgie ou l’animation de la messe. Faire accepter aux paroissiens que l’originalité des propositions des jeunes peut être bénéfique à la paroisse. Avoir des temps de formation spirituelle et d’explications bibliques, qui parfois semblent rentrer en contradiction avec le contenu de l’enseignement de l’Éducation nationale. Que l’Église se modernise, tout en gardant ses valeurs, qu’elle soit plus ancrée dans l’évolution de la société. Être consultés régulièrement sur les grandes questions de l’Église et de la société. Avoir de jeunes prêtres, qui soient actifs dans la vie. Pouvoir participer concrètement à la liturgie. Proposer des veillées de louange tant à Lyon qu’à la campagne. 6


Travail préparatoire au synode 2018 « La foi, les jeunes et le discernement des vocations » 16 – 18 ans c. Les besoins de t’engager Les besoins sont de plusieurs natures et concernent :     

  

 

Connaître les engagements que propose l’Église, en insistant sur la diversité des propositions. Avoir une plus grande disponibilité des prêtres et par conséquent des sacrements. Bénéficier d’une écoute, d’encouragement et du soutien des prêtres et des paroissiens. Savoir que chaque jeune a sa place dans l’Église, quel qu’il soit. Accéder à une formation qui permet « d’affronter le monde d’aujourd’hui » et de s’engager. Mettre en place un site internet, qui donnerait à la fois des conseils aux jeunes pour les aider dans leur engagement, mais aussi qui serait une plateforme d’échanges avec des personnes consacrées. Avoir « des groupes scouts, qui ne prennent pas à la légère le versant spirituel de leur engagement ». Avoir des lieux d’expression, des moments de partage. Lorsque l’engagement est pris, les jeunes ont besoin d’être soutenus et encouragés dans leur démarche, mais également que leurs idées soient prises en compte, qu’ils soient reçus tels qu’ils sont avec leur talent propre. Avoir plus d’événements chrétiens, mais pas spécialement qu’entre jeunes Rencontrer des témoins

d. Comment ?  

   

« Apprendre à prier avec notre cœur ». Mettre en place des parcours de plusieurs jours pour apprendre à prier et à discerner la voix de Dieu. Avoir un accompagnement spirituel personnalisé par des prêtres et des laïcs pour chaque jeune, afin qu’il puisse mieux discerner et comprendre sa vocation spirituelle et humaine. En l’aidant, le jeune pourrait mieux comprendre les enjeux humains et écologiques qui déterminent le monde, et pourra ainsi agir à sa propre échelle et selon ses moyens. Faciliter et encourager l’accompagnement par un père spirituel, parce que peu de jeunes savent que c’est possible. Supprimer les préjugés et « être beaucoup moins frontal sur la question de la vocation, comme « t’as jamais pensé à être prêtre ? » ou « Tu devrais te poser la question de la vocation ? ». Il faudrait plutôt insister sur le désir de réaliser la volonté de Dieu, qui est la meilleure. Par conséquent, si le jeune est appelé, c’est pour son plus grand bien et ce n’est donc pas une fatalité. Organiser plus souvent des rencontres vocation, notamment dans les lycées privés. Mettre en place des rassemblements de personnes consacrées, qui seraient prêtes à témoigner et à répondre aux questions des jeunes. Un lieu d’adoration perpétuelle où les jeunes pourraient déposer leurs intentions de prières, et où chacun prierait les uns pour les autres. Avoir des témoignages des plus âgés sur les rencontres décisives dans leur vie de chrétien. Avoir des temps d’Église organisés par et pour les jeunes. Aider à mieux comprendre la Bible, en organisant des partages d’Évangile entre jeunes qui ne se connaissent pas forcément.

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Travail préparatoire au synode 2018 « La foi, les jeunes et le discernement des vocations » 16 – 18 ans

2. L’Église a. Les attentes Les jeunes aimeraient que :  

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 

L’Église soit encore plus ouverte à la jeunesse, pleine de vie et de joie, notamment avec les chants. Avoir des prêtres jeunes et dynamiques, qui leur proposeraient un accompagnement spirituel afin qu’ils puissent bénéficier de conseils pour mieux discerner leur vocation. Que cet accompagnement spirituel soit sur le long terme. Elle soit présente pour rappeler à chacun leur foi, les aider à la construire en se rapprochant de Dieu. Les jeunes attendent un soutien qui leur permette d’avancer dans leur vie personnelle et dans leur foi. L’Église est aussi un terrain de rencontre avec le Christ en personne mais aussi au travers des autres chrétiens. L’Église continue d’organiser des temps forts internationaux comme les JMJ. L’Église enseigne aux jeunes, non seulement les grands mystères, mais aussi les questions de société. En effet, les jeunes connaissent la position de l’Église sur ces thèmes, mais ils désirent un enseignement solide pour comprendre pleinement cette position, et pouvoir mieux la défendre lorsqu’ils se trouvent confrontés à des oppositions. Le pape prenne la parole plus souvent pour les jeunes, afin de les guider dans leur foi. « Il faut que l’Église s’autorise à appeler même pour des petites choses matérielles ou spirituelles… On attend votre appel. On est présent. On peut se rendre disponible. L’impression que l’Église est parfois un cercle fermé dans lequel on ne sait comment entrer. »

b. Les projets pour l’Église     

Redynamiser les paroisses et le diocèse, en insistant sur le message universel de Dieu : l’amour. Faire mieux connaître le Christ. Avoir une Église, qui sait suivre la jeunesse catholique, et qui agirait par désintérêt et amour. Avoir des messes plus attractives, avec des prêtres plus proches des attentes des jeunes. Que l’Église soit davantage dans son siècle.

3. Les autres a. Les propositions pour faire connaître l’Église  

 

Savoir témoigner de ce que les jeunes ressentent et des bienfaits apportés dans leur vie par la religion. « Sourire et prier ! Pour l’instant, je n’ai trouvé que cela pour témoigner de l’amour de Dieu autour de moi » À l’image de Frère Alois de Taizé : « Nous ne pouvons peut-être pas faire beaucoup, peut-être très peu ; mais le peu nous devons le faire ! […] Dieu a pu se révéler dans l’Histoire parce que quelques personnes ont fait le peu que Dieu leur a demandé sur le moment même. » Avoir les outils nécessaires pour évangéliser leur entourage, en se servant des outils modernes que sont les réseaux sociaux, les applications… « redynamiser nos églises et nousmêmes, car c’est bien d’ouvriers qui manquent pour les faire fonctionner comme un vrai oasis où les gens viendraient chercher paix et amour. » Inciter les croyants à témoigner de leur foi. « Expliquer le sens de cet amour venant du Christ, qui peut paraître « irrationnel » voire stupide pour les athées. » 8


Travail préparatoire au synode 2018 « La foi, les jeunes et le discernement des vocations » 16 – 18 ans    

Mettre en place des moments de partage œcuménique, ouverts à tous, comme sur des places de ville… Avoir des événements où les aumôneries de lycée participeraient concrètement. Mettre en place des groupes de jeunes, qui évangéliseraient sur les marchés ou au porte à porte. « La vie dynamique et priante des paroisses me semble une nécessité première. Parce qu'une paroisse est priante, elle rayonnera et c'est pour ça que les hommes viendront à elle. Chercher à tout prix le prosélytisme ne me semble pas la meilleure manière de faire connaître le Christ. C'est d'abord par notre rayonnement que nous pouvons le transmettre. Et pour pouvoir rayonner, il faut des temps de prières, des groupes de jeunes catholiques où l'on se sente pleinement intégrés. La charité me semble aussi très importante pour manifester aux hommes l'amour infini du Christ. Mener des actions paroissiales ou avec des groupes auprès des plus pauvres, des jeunes des banlieues, des personnes vivant dans la rue donnera à l'Église un visage nouveau, servante au milieu du monde. »

b. Les propositions pour être au service des autres 

 

Encourager les jeunes à prier seul ou en groupe : « Trop souvent, nous sous-estimons le pouvoir qu'a la prière, mais je pense et j'en suis convaincu que l’Eucharistie, le Pardon, la prière et le sourire sont de véritables outils, qui nous servent à la construction d'un monde plus juste, plus fraternel et en paix. (Lettre aux Romains 4, 18) Plus que jamais, avec l'aide de Dieu, il nous faut "espérer contre toute espérance". » Unifier et fédérer les diverses œuvres de l’Église, afin qu’elles portent plus de fruits, en œuvrant ensemble avec les autres chrétiens (protestants, orthodoxes…), pour « nous réunifier, retrouver cette ambiance familiale qu’est l’Église afin de porter plus d’amour et de fruit entre nous, autour de nous et à tout le monde. » Créer une présentation sur les propositions de la pastorale des jeunes pour le service des autres, à l’intention des aumôneries de lycée. Venir en aide aux jeunes issus de milieux défavorisés, à l’image de Saint Jean Bosco, en créant des « entreprises » de réinsertion pour les jeunes peu ou pas diplômés, tout en leur apportant un enseignement spirituel. Réfléchir à une aide durable dans le temps, et pas seulement à des solutions ponctuelles.

4. Expression libre 

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« Quelques citations pour faire avancer les jeunes mais aussi l'humanité : "Le bonheur est là, à portée de mains. Ne jamais le chercher, il s'enfuirait." - Frère Roger de Taizé- "Dieu est amour, osez vivre pour l'amour. N'ayez pas peur" - issu du chant de Taizé intitulé : "Bog jest miloscia"- "Mon action n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan, mais ce sont les gouttes d'eau qui forment un océan." -Sainte Mère Teresa- "La joie de l’Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus." -Pape François dans son exhortation apostolique : "La joie de l’Évangile" » « la prise de position de l'Église par rapport à certains sujets d'actualité, ne représente pas forcément la jeunesse chrétienne. » « Reconnaître cette soif de croire… ‘Ne parle de Dieu que si on t’interroge. Vis de façon à ce qu’on t’interroge.’ Saint François. »

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Travail préparatoire au synode 2018 « La foi, les jeunes et le discernement des vocations » 19 – 20 ans

D. Synode des jeunes : 19 – 20 ans 1. Les jeunes aimeraient a. Les besoins pour la foi 

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Avoir plus de groupes de jeunes, ainsi que de messes animées par des jeunes. Pour certains, la messe est le seul lieu d’expression de leur foi, car leur entourage ne la partage pas. Que les prêtres et les paroissiens soient prêts à échanger et à partager avec eux. Avoir des enseignements poussés sur la Bible en elle-même. Nécessité d’avoir un réel moment de prières et de se sentir soutenus dans cette démarche. Pouvoir discuter simplement avec des prêtres, sœurs, séminaristes pour aborder certains enseignements du catholicisme. Que les enseignements sur des thèmes concrets comme la politique, la famille, l’éducation, la sexualité, qui sont des thèmes importants pour les jeunes, soient abordés de manière plus informelle dans un cadre convivial. Que les suggestions des jeunes soient entendues et prises en compte par l’ensemble paroissial, notamment en ce qui concerne l’animation de la messe. Avoir des temps de prière communs à tous les jeunes, mais aussi des temps de détente entre chrétiens. « Des propositions de formation, notamment en ce qui concerne la Bible, doivent être plus développées pour nous permettre d'ancrer notre foi (le catéchisme de notre enfance est souvent bien superficiel !) et de savoir comment réagir face aux sectes qui détournent les Saintes Écritures. » « J'ai souvent l'impression que l'on sous-estime les jeunes (surtout au moment de l'enfance). Souvent le catéchisme est assez rudimentaire, pour ne pas rebuter, et on offre des temps de prière très chantant où l'on tape dans les mains, mais on propose très peu de temps de silence, d'adoration et de méditation. Tout cela, par peur de dégoûter les jeunes, de leur faire peur. N'ayez pas peur d'être exigeant avec les jeunes, ils ont besoin de ce cadre. La société nous offre le bruit, le divertissement, n'ayons pas peur d'apprendre tôt le silence et la simplicité de Dieu. Sinon, on a des jeunes adultes qui connaissent peu leur Foi, et donc qui font un petit mix de ce qu'ils veulent et qui au final ne comprennent pas réellement en quoi la religion chrétienne (catholique) est différente des autres et pourquoi on ne peut pas dire que tout le monde est pareil. De même, ces jeunes adultes souhaitent avoir des grands temps de prière en groupe, de louange et des rencontres, mais sont souvent incapables de prier personnellement et d'adorer, principalement parce qu'ils ne savent pas comment faire. Nous avons besoin aujourd'hui d'apprendre la radicalité de l'Évangile. Face à la société actuelle, nous nous devons d'être sûrs de notre Foi et inébranlables dans l'amour. Nous devons apprendre dès le plus jeune âge à aimer le Christ crucifié et à ne vivre que pour lui. Nous devons comprendre que l'on n’est pas catholique juste pendant les JMJ, aux scouts ou n'importe quel rassemblement, mais que l'on est d'abord catholique dans notre vie de tous les jours, dans notre petit quotidien. » Que des temps de réconciliation soient plus souvent proposés dans les paroisses. Avoir des messes avec une liturgie soignée.

b. Les propositions   

Que les jeunes sachent aussi se retrouver dans des messes, qui ne sont pas forcément animées par eux. Mettre en place des chorales de jeunes. Organiser plus de rassemblements entre catholiques.

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Travail préparatoire au synode 2018 « La foi, les jeunes et le discernement des vocations » 19 – 20 ans   

Proposer plus souvent des missions d’évangélisation, élargir la mission Exultet à plusieurs moments dans l’année. Organiser pendant l’année des retraites courtes afin de convenir aux étudiants. « Développer des groupes de jeunes catholiques pour rendre service : dans les paroisses (animation de la liturgie), auprès des pauvres, des personnes seules. Il faut que les jeunes sentent qu'on compte sur eux, qu'on leur fasse confiance. » « Nous devons réétudier les Évangiles, pour comprendre à quel point Jésus est lié à l'Église. Il faut nous rendre amoureux de l'Église ! Tout jeune devrait se sentir insulté lorsque l'on critique l'Église ou l'un de ses membres devant lui, comme si l'on critiquait son mari ou sa femme. » Que les paroissiens sachent conseiller et savoir se retirer pour mettre en valeur l’apport des jeunes au sein d’une paroisse.

c. Les besoins de t’engager Les besoins sont de plusieurs natures et concernent :   

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Avoir des week-ends dédiés aux jeunes femmes / hommes, à leur vocation dans l’Église, sur la vocation religieuse, le mariage… Avoir une écoute attentive du prêtre, que celle-ci ne soit pas toujours réduite au temps de la réconciliation. « D'encouragement surtout, parce que les propositions ne manquent pas. Il serait bon parfois d'homogénéiser les lieux d'informations et groupes de même visée, pour pouvoir plus facilement trouver ce qui nous intéresse et l'endroit qui nous correspond le mieux. » Que les jeunes se sentent utiles dans les actions qu’ils entreprennent. « Je pense que nous avons besoin, tout simplement, que d'autres nous montre le chemin et qu'ils nous entrainent sur ce dernier. Je pense aussi que, dans un monde où tout peut être donné et repris, l'engagement est un terme fort qui peut faire peur. Pouvoir s'engager petit à petit peut palier à cette frayeur. » « Un merci, un sourire et une chance. » Rendre plus facilement accessible la possibilité d’être suivi par un père spirituel. « Les paroisses ne doivent pas hésiter à demander l'aide des jeunes, peu se proposeront spontanément pour aider mais il faudrait leur expliquer où ils pourraient aider : chants, entretien des lieux, aide à la cure, s'occuper d'enfants. Pourquoi ne pas proposer des services et mélanger des "adultes" et des "jeunes", les jeunes peuvent être rassurés par la présence de quelqu'un de plus expérimenté et la rencontre de l'autre est toujours riche en fruits, j'ai toujours été ravie d'échanger avec des plus âgés que moi qui m’ont toujours apporté par leur expérience. Pour les grands engagements, je pense que cela passe d'abord par une fidélisation : nous proposer des petits services et nous rendre "amoureux" de Jésus et de l'Église, c'est le fait de comprendre en quoi l'Église est belle et intimement liée au Christ que nous comprendrons l'utilité de la servir et que nous voudrons donner notre vie pour elle. » Faire découvrir les vocations religieuses monastiques et apostoliques, puisque l’accent est beaucoup mis sur la vocation des prêtres diocésains, au détriment de la « publicité » des autres vocations. Avoir le sentiment que les chrétiens appartiennent à une seule et même communauté. Avoir à sa disposition un réel enseignement.

d. Comment ?   

Organiser des retraites et des camps de discernement. Communiquer davantage sur les multiples vocations possibles qui sont mises en marge par la société. Mettre en place des temps forts pendant l’année, sur le même concept que le Pélé du Puy.

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Travail préparatoire au synode 2018 « La foi, les jeunes et le discernement des vocations » 19 – 20 ans 

Organiser des conférences et des événements sur la vocation, menés par des prêtres, sœurs et frères dynamiques pour que les jeunes osent se poser la question de la vocation, qui bien souvent effraie. Que les aumôneries présentes dans les lycées privés soient réellement suivies et accompagnées par un prêtre tout au long de l’année, et pas seulement à Pâques et pour les étapes de foi. « Nous avons besoin de réentendre, à un âge souvent compliqué, que Dieu nous aime parfaitement et qu'Il ne veut que notre bien. C'est seulement une fois assurés de l'amour divin que nous ressentirons la nécessité de nous abandonner pleinement à sa volonté. » Mettre en avant le rôle essentiel du monastère, car c’est la prière qui porte le monde.

2. L’Église a. Les attentes Les jeunes aimeraient que :  

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 

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Développer des formations missionnaires pour que les jeunes s’engagent plus facilement à faire connaître dans leur entourage le Christ. « Une Église qui se penche sur nous et qui nous donne envie de vivre sa foi et gagner son Ciel par son exemple, et une belle liturgie. Que l'Église montre dans la messe qu'elle est face à Dieu !! Montrer l'importance du respect pour Dieu. » Il faudrait que les positions de l’Église soient mieux expliquées aux jeunes, afin qu’ils en comprennent mieux le sens (notamment sur le domaine de la contraception…). Que l’Église reste ouverte aux jeunes et à l’évolution de la société, en conservant toujours un regard bienveillant sur celle-ci. « Il faut que l’Église proclame son message de respect de la vie, de la conception à la mort, qu'elle réaffirme la dignité de tout homme, qu'elle propose une vie exigeante, tout en restant à l'écoute des souffrances et en diffusant le message de la miséricorde divine. » « On entend parfois dire que l'Église devrait se moderniser : je pense que c'est une erreur mais que cela montre par contre que les personnes se sentent incomprises. Il faut alors leur montrer en quoi l'Église les aime et les comprend, mais pourquoi Elle les appelle à cette radicalité. » « Il faudrait nous rappeler plus souvent que le Christ nous a appelés à être dans le monde mais pas du monde ! » Que l’Église accompagne les jeunes sur des problèmes qui les concernent particulièrement (dépression, suicide, pornographie, contraception, …) en leur faisant parvenir par mail des questionnaires. La différence ne doit pas être un frein à la vocation, que l’Église sache donc accueillir chacun dans sa différence, pour que tous puissent accomplir pleinement sa vocation. « J'attends que l'Église soit plus missionnaire et invite et forme les jeunes à devenir des missionnaires. »

b. Les projets pour l’Église 

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Développer une application, où les jeunes pourraient retrouver les propositions de la pastorale des jeunes, les horaires des messes ‘jeunes’, mais aussi les services et missions proposées par chaque paroisse à l’intention des jeunes. En effet, certaines paroisses ne peuvent mettre en place certaines actions, faute de jeunes disponibles ; alors que beaucoup d’entre eux recherchent justement une mission sans savoir où ils doivent se rendre. Proposer des projets humanitaires, mais pas forcément à l’autre bout du monde. Mettre en place des messes plus dynamiques.

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Travail préparatoire au synode 2018 « La foi, les jeunes et le discernement des vocations » 19 – 20 ans

3. Les autres a. Les propositions pour faire connaître l’Église  

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« Que notre religion soit une fête ! Que l'ennui à l'Église n'existe plus !!! » « Utiliser le numérique à bon escient, améliorer la com'. Proposer régulièrement des temps de louange, qui attirent plus facilement les personnes extérieures. Et poursuivre la formation des prêtres pour que les homélies soient toujours enrichissantes pour tous. » « Que Jésus transparaisse à travers nous-même, par une joie quotidienne, des services rendus avec gratuité et simplicité. » « La meilleure évangélisation passe par le témoignage d'une attitude chrétienne (équité, justice, bienveillance, ...) et par des positions claires et inspirées sur les sujets sensibles. » Développer les JMJ, en faisant des éditions par pays ou par continent chaque année, et tous les trois ans, un rendez-vous international. Organiser des maraudes pour venir en aide à ceux qui en ont le plus besoin. Développer des actions de proximité dans les facultés, transports en commun… « Redonner à la liturgie toute sa place, en suivant réellement les conseils de Vatican II, et en ne cherchant pas à vouloir donner de la place à tout le monde dans les messes. Souvent les gens qui ne connaissent pas l'Église trouvent plutôt ça cucu. » Proposer des visites organisées dans les églises paroissiales, afin de faire découvrir le patrimoine chrétien et évangéliser. « Organiser des enseignements basiques pour faire découvrir le christianisme à ceux qui s'en intéressent "de loin", "par simple curiosité" pour leur parler de l'amour de Dieu. »

b. Les propositions pour être au service des autres    

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« À travers chaque paroisse, pouvoir proposer des petits services (aides aux devoirs, petitdéjeuner aux SDF...) où nous pourrions nous engager. » Organiser des collectes locales pour aider les plus démunis de nos quartiers. L’Église encadre des voyages humanitaires. « Instaurer des actions concrètes où les jeunes sont acteurs : par exemple, à l'aumônerie, pourquoi ne pas instituer une soirée par mois où l'on ferait de la soupe pour aller ensuite la distribuer aux SDF. » Savoir s’engager dans un mouvement pour les autres. Mettre en place des épiceries sociales. À la suite de leur confirmation, inciter les jeunes à s’engager dans un service proposé par la paroisse ou par le diocèse. « Développer les petits services : il faut commencer par des petites marches avant de faire une randonnée !» « Former plus de groupes Saint-Vincent de Paul. » Que les curés s’investissent avec leurs paroissiens dans des actions caritatives pour venir en aide aux paroissiens malades. « Mettre des communautés dans les banlieues défavorisées, mettre au centre de la vie des diocèses la vie communautaire car elle attire dans notre monde si individualiste, et tout le monde est en recherche de cette paix qui s'y dégage. » « Inviter les personnes pauvres à un grand repas gratuit dans une salle paroissiale où ils se nourriront aussi de nourriture spirituelle. » « Loger temporairement des personnes pauvres au presbytère. »

4. Expression libre 

« À Lyon nous avons beaucoup de chance, les horaires sont souvent différents selon les clochers, on trouve aisément chaussure à son pied. Ce serait chouette que ce soit le cas partout ! » 13


Travail préparatoire au synode 2018 « La foi, les jeunes et le discernement des vocations » 19 – 20 ans 

« J'attends que l'Église évolue, en effet nous sommes en pénurie de prêtres et c'est grave ! Alors pourquoi ne pas revoir nos principes. Pourquoi un prêtre n'aurait-il pas le droit de se marier ? En effet, l'homme n'est pas fait pour vivre seul, et cette solitude peut faire peur, alors pourquoi ne pas autoriser cela. Je suis certaine que beaucoup hésiteraient moins à s'engager si c'était le cas ! Autoriser les mêmes droits à des personnes divorcés pour la communion, par exemple, oui elle s'est séparée de son mari, mais cela ne veut pas dire qu'elle s'est séparée de l'Église, de la religion !! »

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Travail préparatoire au synode 2018 « La foi, les jeunes et le discernement des vocations » 21 – 23 ans

E. Synode des jeunes : 21 – 23 ans 1. Les jeunes aimeraient a. Les besoins pour la foi  

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Avoir des temps de rassemblements, de retraites, de missions. « De l'écoute, partage, communauté de prière, relecture, louange concert, diverses animations sympa pour les grands jours, pouvoir être envoyé en mission qui sont adaptées à ma foi, mes compétences. » « D'enseignement régulier, tant sur l'exégèse, le catéchisme que sur les publications du magistère de l'Église, comme les encycliques au fur et à mesure qu'elles paraissent. En étant étudiant, nous n'avons pas forcément de temps pour les lire ni les connaissances suffisantes pour les comprendre. » « Des conférences (Altercathos, Simone, Santéfication, Labos de la foi, voire Collège Supérieur) pour ancrer notre foi dans le réel, dans les enjeux (politiques, économiques, sociétaux...) : c'est une petite révolution, des penseurs cathos qui sont jeunes, dynamiques, motivés, curieux ! » Mieux connaître les saints. Avoir « un groupe dynamique, qui m'aide à réfléchir sur la vie du Christ et sur ce que je veux faire en tant que chrétien dans ma vie de tous les jours. Un groupe qui trouve du recul dans les idéaux chrétiens et qui sait se remettre en question, et enfin j'ai besoin d'un groupe ouvert sur l'inter religieux. Mes amis auraient besoin de voir en l'Église une place accueillante pour TOUS/TOUTES et qui ne rejette pas 'les mauvais', ceux qui ne seraient pas digne d'être entendus par le Christ. » « Nous avons besoin de religieux prêts à témoigner, à nous entendre, à nous aider. » « Mettre en place de vrais pèlerinages, c'est-à-dire autre que le Pélé du Puy. » « J'ai besoin de ressources qui ne me fassent pas uniquement ressentir ma Foi, être dans l'émotion, mais qui me permette de la nourrir et de l'asseoir (j'ai besoin d'explications, de rationnel en ce moment !). » « J'ai besoin de savoir que mon Église vit, qu'elle respire et qu'elle se renouvelle ! Mes amis ont besoin de savoir que l'Église vit avec son temps, qu'elle n'est plus dans les petites polémiques du préservatif. Elle doit être réactive, à l'écoute et doit savoir répondre à nos attentes. »

b. Les propositions      

« Être appelé à servir, être envoyé, être sollicité et accompagné. » « Donner des missions aux jeunes en suivant l'exemple de Don Bosco, accompagner ces missions et progressivement aller vers l'autonomie supervisée. » « Avoir une proposition d'accompagnement spirituel pour trouver sa juste place dans l'église et prendre conscience qu'on en a une. » Mener des actions concrètes sur les paroisses : aide aux plus démunis, aux devoirs, visite des malades et personnes âgées… Avoir davantage de messes animées par des jeunes. « Une grande journée avec les jeunes du diocèse ! Avec des activités en plein air, des topoï, un déjeuner, une messe... ça serait dingue ! Et l'occasion d'inviter d'autres jeunes qui se questionnent... » « Des invitations plus concrètes pour participer aux rénovations de nos églises ! (par exemple, grand nettoyage, réparation des bancs, peinture), de la même manière qu'une famille s'organise pour gérer sa maison. »

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Travail préparatoire au synode 2018 « La foi, les jeunes et le discernement des vocations » 21 – 23 ans     

Organisation des rencontres mensuelles entre un groupe de jeunes inscrits en début d’année et un prêtre pour échanger, prier, témoigner… « Être FORMÉ : avoir des topoï, mini conférences : sur Vatican II, le Catéchisme de l'Église Catholique, la Doctrine Sociale de l'Église, Encycliques ... » Créer plus de lieux d’échanges intergénérationnels. Conserver les temps forts de la Pastorale des Jeunes. « Il est aussi essentiel d'aller à la rencontre des autres par des missions d'évangélisation, par des discussions toutes simples... Je ne devrai plus avoir peur de mettre mon sweat des JMJ sans recevoir une remarque ou un regard déplacé dans le métro. »

c. Les besoins de t’engager Les besoins sont de plusieurs natures et concernent :    

Être sollicité. Avoir des topoï sur l’importance et l’intérêt de l’engagement. Avoir la confiance et le soutien de personnes plus expérimentées. « Je pense à ma génération de jeunes (entre 20 et 24 ans) qui sont célibataires mais qui veulent réussir leur vie matrimoniale plus tard, qui se perdent un peu parce qu'ils n'ont pas trouvé quelqu'un mais aspirent à découvrir l'amour. On peut se préparer dès maintenant, non ? Cela permettrait d'aborder les sujets un peu tabous et de découvrir par des témoignages à quoi s'attendre... Je pense aux livres de l'abbé Grosjean ou du père ZanottiSorkine ! » « Je pense que j'ai d'abord besoin de bienveillance et de reconnaissance. Si je sens que l'on a confiance en mes capacités et que l'on ne va pas me juger si je fais quelque chose de travers, je m'engage très volontiers. Je pense également qu'il ne faut pas hésiter à donner des responsabilités, et à les faire tourner afin que ce ne soit pas toujours les mêmes qui s'occupent des mêmes choses pendant X années. » « J'ai besoin que l'Église me soutienne, qu'elle porte ma voix (comme c'est le cas en remplissant ce questionnaire). Et surtout d'avoir des retours sur ce que le pape François dit et fait. Oui, il y a des médias, mais s'adresser directement aux jeunes via les évêques, les prêtres... N'est-ce pas mieux ? Le message de l'évangile est ainsi mieux conservé. »

d. Comment ?   

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Créer des groupes de discernements dans les paroisses. Motiver les jeunes à choisir un accompagnement spirituel. Proposer des conférences larges sur des thèmes divers qui puissent donner lieu à un débat par la suite (de préférence que cela soit gratuit et convivial, en proposant une participation libre aux frais). « Par une plus grande étude de la Bible, plus d'enseignements de la part de nos clercs ! Nous sommes ignares face aux richesses et aux messages que contiennent la Bible ! De même, plus d'informations sur la (es) position(s) de l'Église sur les grands sujets d'actualité, car nos amis non catholiques nous posent des questions auxquelles nous ne savons pas répondre la plupart du temps ! » « Des foyers d'étudiants avec de vrais projets de recherche vocationnel pour les garçons (ça existe pas mal, propédeutique, colocs Jésuites) et pour les filles (ce qui existe beaucoup moins et c'est vraiment dommage) » Avoir des lieux de discernement féminin, avec une part importante de formation, comme le séminaire pour les hommes. Proposer aux jeunes dans la précarité de les épauler « Apprenez-nous à lire la Bible, montrez-nous la nécessité des sacrements »

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Travail préparatoire au synode 2018 « La foi, les jeunes et le discernement des vocations » 21 – 23 ans

2. L’Église a. Les attentes Les jeunes aimeraient que : 

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« J'attends de l'Église qu'elle parvienne à se faire entendre dans le siècle et pour cela qu'elle puisse entrer en politique. Je pense qu'il faudrait que les enseignements de l'Évangile et de la Tradition soient plus répandus dans l'opinion publique et que l'Église contribue à leur diffusion notamment en s'assurant que tous les établissements scolaires dépendant des diocèses peuvent donner une instruction religieuse aux élèves qu'ils accueillent. Il ne s'agirait pas d'imposer la foi mais de la faire découvrir à tous. » « L'Église est intemporelle et dois le rester dans une certaine mesure : je ne veux pas d'une Église qui cherche à s'acclimater aux modes et aux époques en changeant ses principes : c'est par sa constance qu'elle fait figure d'autorité et qu'elle reste inébranlable ! Pour autant, les problèmes de société auxquels les jeunes sont confrontés et les futurs enjeux doivent être pris en compte par l'Église. Je pense à Jean Paul II qui a su changer le regard de l'Église sur la sexualité sans aller dans le sens des mœurs libertaires de notre époque, mais en se fondant sur une nouvelle approche de certains textes de la Bible (Cantique des cantiques notamment). L'Église doit être transparente lorsqu'il y a des problèmes (pédophilie, argent du Vatican...) et doit être capable de se justifier face aux médias. Elle a besoin de portes paroles ! Pour moi, la nouvelle évangélisation doit passer par les médias. Il faut inonder les réseaux de notre foi pour sensibiliser le monde et qu'enfin les gens comprennent que non, il n'y a pas que des grenouilles de bénitiers le dimanche dans les églises ! Cependant, elle ne doit pas non plus être trop virtuelle dans un monde où on a tendance à tout remplacer par du virtuel... Par exemple, des pages Facebook pour les paroisses, oui, mais soyons conscients que Facebook reste un réseau social qui a tendance à renfermer les gens dans l'égocentrisme et des bêtises et l'Église n'a pas à s'abaisser là-dedans... » « Qu'elle essaie de toujours d’être accueillante, notamment pour les jeunes homosexuels. » « J'attends de l'Église une formation spirituelle riche et non pas un catéchisme "béni oui-oui" où on apprend seulement que Dieu est amour et qu'il faut aimer les autres. »

b. Les projets pour l’Église   

Mettre en place des groupes de partage, proposer des missions. Faire vivre l’intérêt et le partage avec d’autres confessions. « Je souhaiterais que l'Église se penche davantage sur la question de l'homosexualité en proposant des groupes de formation pour se renseigner et pouvoir renseigner à son tour des amis et pour accueillir les personnes concernées. Je souhaiterais également pouvoir m'engager dans l'enseignement catholique, les pastorales des lycéens étant souvent des lieux où l'on parle de Jésus à mots couverts et de manière tiédasse de peur d'offusquer les jeunes (alors que bon nombre d'entre nous préfère souvent les personnes franches tout en étant ouvertes aux interrogations et révoltes de chacun), leur faisant croire que la Foi est niaise alors qu'elle ne l'est pas du tout ! Je désirerais aussi que les évêques se prononcent sur la réforme des collèges qui s'est appliquée aussi bien dans le privé que dans le public alors qu'elle contredit bon nombre de principes de l'école privée dans son programme d'éducation civique, d'histoire mais aussi dans son esprit même qui rend l'enseignement de plus en plus théorique (historiquement les collèges catholiques sont les premiers à avoir promu l'enseignement technologique et les formations professionnelles, pour le plus grand bien des élèves qui s'épanouissent dans ces domaines !) » « J'aimerais bien qu'en ces temps de crise (sociétale, culturelle,...) l'Église réinvestisse le terrain qui est laissé vide, en montrant ce en quoi elle croit. Je suis sûr que c'est le message que beaucoup de monde attend sans le savoir. Ce n'est pas parce que le monde contemporain est instable que l'Église doit montrer des signes de doute sur certaines choses, au contraire 17


Travail préparatoire au synode 2018 « La foi, les jeunes et le discernement des vocations » 21 – 23 ans elle doit montrer qu'elle ne faiblit pas pendant la tempête, qu'elle reste ferme dans ses convictions. Mon projet pour l'Église serait donc de revenir sur le devant de la scène, en montrant tout ce qu'elle a à offrir, et qui a malheureusement été réduit à pas grand-chose ces derniers temps à cause d'une formation au rabais. »

3. Les autres a. Les propositions pour faire connaître l’Église   

« J'aimerais que nous mettions davantage l'art comme moyen d'évangélisation, et que les artistes puissent davantage mettre leur talent au service de l’évangile ! » Avoir un meilleur service de communication. Lancer des Frat'campus (un midi toutes les deux semaines sur la pelouse du campus ?). Pour compenser le manque d'aumônerie des facultés. C'est le moyen de partager aussi de Jésus. Évangélisation sur les campus universitaires. « Monter des projets de paroisses ! Les associations étudiantes le font, pourquoi ne pas créer des associations de jeunes qui se bougent au sein des églises? J'imagine par exemple, un équipage catho au 4L trophy, une équipe catho de footing pour le Run in Lyon... (sans pour autant rentrer dans le communautarisme, l'idée c'est de rayonner et de montrer notre joie !) »

b. Les propositions pour être au service des autres 

« Développer les camps de jeunes en difficulté ou qui ne peuvent pas avoir de vacances, monter des spectacles avec des personnes marginalisées, rendre nos conférences / temps d’enseignement (en aumônerie par exemple) plus accessibles à tous, faire plus de pub, limiter l’entre soi. » « Pour aller au service des autres je pense qu'il serait bon de promouvoir l'évangélisation des jeunes par les jeunes, notamment dans les pastorales des lycées en envoyant des étudiants (formés au préalables bien sûr !). »

4. Expression libre 

« -festival Open Church: un bon moyen pour se dire "c'est la rentrée, je reprends les cours, mais aussi ma vie spirituelle à Lyon et mes services ! -pélé du puy: super super super ! On vise les 10 000 jeunes l'année prochaine ? ;) » « Je propose à l'Église de changer ses positions sur l'homosexualité, sur les personnes différentes. Trop de chrétiens en France ont voté pour des politiciens qui remettaient en cause la place des homosexuels dans la société ou l'accueil des migrants, des personnes en grande souffrance et sans argent. L'église doit être un lieu d'accueil, de paix, d'ouverture d'esprit car chaque homme/femme est à égalité devant le Christ. Les femmes doivent avoir une meilleure place au sein de l'église aussi : elles ne sont pas là que pour repasser les aubes de prêtres ou distribuer des feuilles de chant : elles sont très nombreuses en tant que croyantes pratiquantes, il faut remettre leur place à sa juste valeur. Enfin l'Église doit urgemment défendre la situation des personnes violées. L'image de l'Église se déforme à cause des scandales, il faut lutter contre le fléau des prêtres pédophiles de façon urgente, et d'un niveau légal, en lien avec la loi, pour que tout le monde se sente en sécurité dans les églises. » « J'attends plus de rigueur de la part de nos prêtres sur l'ordinaire de la messe... Ce sont de saints hommes mais qui ne respectent pas toujours ce qui est écrit, ce qui est fort dommage ! » « Peut-être faudrait-il donner à l'Église un parti politique fondé sur les prescriptions de l'Évangile et de la Tradition. En cette période d'élection la question du vote catholique

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Travail préparatoire au synode 2018 « La foi, les jeunes et le discernement des vocations » 21 – 23 ans

ressurgit et l'on vote souvent pour le moindre mal plus que pour ce que l'on croit être le bien. » « Je suis souvent confrontée à l'opposition de la "vieille génération", celle qui a suivi le Concile de Vatican II et Mai 68 quand il m'est demandé par le prêtre de choisir et animer les chants de la messe. J'ai été traitée d'intégriste parce que je proposais l'Anima Christi mis en musique par Marco Frisina. Simplement, parce que le chant est en latin. Bref, il y a des querelles qui ont traversé l'Église de France et qui ne sont pas celles de notre génération. Faites-nous confiance et donnez-nous des accompagnateurs qui puissent nous aider à nous former, à discerner, à prier, à grandir. »

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Travail préparatoire au synode 2018 « La foi, les jeunes et le discernement des vocations » 24-30 ans

F. Synode des jeunes : 24-30 ans 1. Les jeunes aimeraient a. Les besoins pour la foi  

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De Jésus, des sacrements, de l’eucharistie, de la PAROLE de Dieu. Partager la parole de Dieu, partager les paroles qui nous touchent. Besoin d’intériorité : besoin de temps de recueillement en particulier avec Jésus, redécouvrir comment prier chez soi ou quand venir dans les églises. Besoin de lieux qui portent dans la foi et dans leur recherche de Dieu. (Plus difficile dans le périurbain !). Retour à la messe (à la messe paroissiale souvent dépouillée, comme Jésus à la crèche), Besoin de temps fort, d’expériences fortes, au travers de plusieurs pèlerinages, rencontres, renouveau charismatique.... Besoin d'une mise en route intellectuelle : observation, compréhension du monde, réflexion, entre autre par les études (la science, la biologie, psychologie...), mais pour cheminer jusqu'à Jésus. Besoin de conférences, de formation, de lieux de partage et d’échanges, d'avoir à se poser des questions, d'essayer d'y répondre par soi-même, puis avec l'aide des autres. Avoir des groupes de discussion, autant sur la théologie et l'éthique que sur le vécu. Comprendre et approfondir sa foi. Besoin de transmission, de retrouver ses racines, niveau famille, histoire de l'Église et racines juives aussi. Besoin d’enseignements concrets, qui parlent tout de suite. Événements thématiques autour d'un saint pour se réunir et enrichir sa foi : pèlerinages, processions, fête des lumières etc. Besoin de communautés vivantes, proches, de belles célébrations quotidiennes. Besoin de grands frères/sœurs, d’avoir une place dans la paroisse et non à côté. Avoir un lieu d’appartenance, d’attachement à une famille, une communauté pour s'attacher à Dieu, liens fraternels. Besoin d’être considérée comme une adulte qui a des idées et qui pense, et pas seulement vue comme la "fille de". Dans ma paroisse d’origine, les propositions que j'ai pu faire n'étaient pas prises au sérieux. Les jeunes étaient accusés de délaisser l'église, mais en même temps, les propositions et les idées émanant des jeunes présents étaient totalement décrédibilisées. Beaucoup trop de rigidité, d'habitudes inchangeables, de routine, et même de querelles de pouvoir. Besoin que des prêtres se rendent disponibles (ce qui n'est pas souvent le cas) pour répondre à nos questionnements ou pour nous conseiller. Recevoir des témoignages de la part d'adultes engagés dans l’Église, avec des vocations diverses. Y compris des moines et des moniales, quitte à aller les rencontrer dans leur monastère (en groupe !). Cela comprend aussi le témoignage de vie de ces chrétiens adultes que je rencontre. Besoin d’un ""suivi" post confession" Besoin d’une sorte de lieu gratuit comme une bibliothèque reconvertible en foyer avec des bureaux pour travailler, des livres... un lieu de travail autre que notre chez nous, gratuit et en accès libre sous certaines conditions. J'ai besoin de pouvoir faire confiance: j'ai besoin de LIBERTÉ, de respect, de bienveillance, de sobriété, de SIMPLICITÉ, d' HUMILITÉ et de discrétion. Besoin de jeunes valides qui accompagnent les jeunes porteurs de handicap aux rassemblements diocésains. Les personnes handicapées ont besoin d'un groupe de réflexion/partage avec les jeunes valides qui les accueillent. « Que ma foi soit incarnée et cohérente avec toutes les dimensions de mon existence. Pour cela, j'ai besoin de temps d'intériorité qui me ressourcent (temps de prière perso, temps de célébration liturgique communautaires, temps forts spirituels,...) et besoin d'être envoyée, 20


Travail préparatoire au synode 2018 « La foi, les jeunes et le discernement des vocations » 24-30 ans

d'avoir des lieux et des moments où je peux me donner, être au service, transmettre ce que j'ai reçu. » « J'ai besoin d'une communauté fraternelle, ouverte, vivante, priante ; d'une formation solide sur les bases de ma foi ; d'apprendre à discerner où et comment m'engager et me donner en fonction de mes talents et de ma vocation de laïc. » « Qu'on nous dise ce qu'est l'Homme. En avoir une vision claire et cohérente ».

b. Les propositions    

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Monter des groupes de prières même dans les plus petites villes, avec le soutien des prêtres. Avoir des possibilités d'accès aux actualités de l'Église, aux positions qu'elle prend sur les thèmes de société et les recommandations du Pape. Que l'Église nous fasse confiance, nous laisse aller au bout de/vivre nos rêves. Inciter les paroisses, et notamment les paroisses rurales, à être à l'écoute des (rares) jeunes qu'elles comptent, de les prendre au sérieux, de prendre au sérieux leurs idées, d'accepter de monter des projets avec eux, d'accepter le changement. Que chaque paroisse sache accueillir les jeunes de son quartier. Rassembler ces 2 grandes générations : jeunes et moins jeunes et travailler ensemble, plus de mixité entre les générations, permettre un échange qui permet de faire grandir les jeunes et aider les autre générations à nous guider, à donner des conseils. "Rôles" à jouer pendant les célébrations, découvrir et valoriser les talents de chacun. Une présence dans les conseils épiscopaux et les conseils de paroisse ! Il faut qu'il y ait une attention particulière pour les personnes seules, qu'elles soient invitées pour se sentir accueillies, pour découvrir ses voisins, apprendre à les connaître. Fonder des groupes d'enseignement chrétien afin d'avoir une vraie démarche de recul sur notre profession, nourrie par la vision chrétienne de l'Homme. Nous avons besoin d’être appelés vigoureusement pour prendre nos responsabilités dans l’Église (certains amis m’ont fait part de difficultés en voulant rajeunir certains événements par les chants ou la communication, par exemple). Des messes et des rencontres adaptées aux horaires des jeunes pros. Par exemple tôt le matin ou après le travail. « Que l’Église soit ouverte (au propre comme au figuré), accueillante, qu’elle fasse confiance aux jeunes, qu’elle appelle les jeunes explicitement. Qu’elle soit en dialogue avec les différents acteurs de la société. Une Église qui n’ait pas peur de l’altérité, de la différence, qui n’ait pas peur de construire des ponts. Une Église qui ne soit pas moralisatrice » « Une APPLICATION pour lire une lecture, distribuer la communion, animer les chants, faire le ménage, tenir une permanence... sur laquelle on pourrait s'inscrire avec un mot de passe donné lors d'une formation ou d'un entretien… »

c. Les besoins de t’engager Les besoins sont de plusieurs natures : 

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Les jeunes ont besoin d’une Église solide ! Une Église sûre, transparente, une Église qui nous soutiennent ! Une Église fidèle, qui se manifeste par la fidélité de ses membres. Une Église qui n’esquive pas son rôle paternel et maternel. Les jeunes ne sont jeunes qu’à partir du moment où ils voient leurs ainés solides, fiables. Sentir que mon engagement est utile à l'Église, que je réponds à une demande, à un vrai besoin. De voir que je suis attendue et accueillie. Besoin de missions clarifiées et précisées, avec une forme d'autonomie afin d'avoir réellement envie de prendre part à l'action de l'Église. (ex : avoir un système d’annonce disant qu'un tel de la paroisse a besoin de tel service, un site internet permettant de proposer les besoins de la paroisse, etc.) 21


Travail préparatoire au synode 2018 « La foi, les jeunes et le discernement des vocations » 24-30 ans   

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Besoin d’une Église unie et unifiée… de nombreux conflits d'intérêts entre clochers tournent en défaveur des jeunes et les décourage à s’engager. D'événements grandioses et ponctuels (JMJ, pélé diocésain ou en communauté,…) L'appel : Jésus appelle ses disciples ! Vous, les responsables, ouvrez les portes, faîtes appel à nous, et nous y répondrons. Un prêtre ne répond-il pas à un appel de la part du Seigneur ? Dans chaque structure, appelez des jeunes en leur disant : "je te veux, toi, sur cette mission". Que l'Église exprime concrètement ce dont elle a besoin comme service, compétence, talent... pour grandir, s'embellir. J’ai besoin d’être appelée pour mes compétences. Être accompagnée voire formée dans ma mission pour faire son service correctement. L'Église aussi doit être pro. Pouvoir le faire en lien avec une équipe portée par le même objectif. Ne pas donner aux jeunes de responsabilités trop rapidement au début, mais progressivement : d’où la nécessité d’avoir des structures de service qui soient intergénérationnelles, et la nécessité d’appeler tôt des jeunes à de petites tâches pour qu’ils soient capables ensuite d’en prendre de plus grandes. « J’ai besoin de sentir que ce que je fais est utile ou fructueux, que cela répond à une attente, à un besoin, et que ce sera le cas dans la durée. J’ai également besoin de pouvoir prendre du recul par rapport à mon engagement, pour ne pas tomber dans une impatience de l’efficacité ou de l’accomplissement. Il nous faut apprendre en profondeur l’humilité et la patience de l’engagement, le fait d’y rester fidèle parce que l’on croie à sa fécondité et non parce qu’on en voit les résultats du jour au lendemain. Je pense que les jeunes ont un grand désir de s’engager, mais qu’ils sont aussi plus facilement découragés, plus vulnérables devant les signes négatifs. Face à cette situation, l’Église doit, d’une part, proposer concrètement différentes formes d’engagement avec une mise en responsabilité progressive des jeunes, et d’autre part, proposer une prise de recul par rapport à l’engagement pour que les personnes qui vivent différents engagements n’en perdent jamais le sens. Ce que je dis s’applique, je pense, à la fois pour les engagements de vie et pour les engagements dans des fonctions ou dans des services. » « Pour ce qui concerne les grands engagements, j'ai besoin d'être accompagnée. Je me pose la question depuis plusieurs années de m'engager dans la vie religieuse. Au début, il est très difficile de savoir vers qui et vers quoi se tourner. (…) Je trouve que malheureusement l'Église accompagne beaucoup plus les garçons ayant ce genre de questionnements. Souvent, les propositions pour garçons sont plus importantes que celles à destination des filles. Le diocèse de Lyon est certes bien pourvu en la matière, mais ce n'est pas le cas de beaucoup d'autres diocèses. Enfin, il me semble que l'engagement dans le mariage devrait être valorisé et que l'accompagnement des couples se préparant au mariage devrait être plus consistant. »

d. Comment ?   

Par la clarté des prêches, fidèles au magistère de l'Église. Nous écouter et prier pour nous. Nous introduire au silence. Nous encourager d'abord à écouter, dans le silence ou dans l'attention aux plus petits. Formation à l’oraison, discuter de l'Évangile, lire la Bible ensemble. Formation à l’intériorité. Poser les questions qui nous poussent à une vie spirituelle qui nous conduit à nous ouvrir au Christ. En proposant une proximité toujours plus grande de Jésus. Il nous faut le rencontrer par tous les moyens : eucharistie, enseignements, pèlerinages, films ... Nous devons nous familiariser avec la vie de Jésus dans son contexte historique. Nous donner accès à des témoignages de saints… Nous aider à discerner les réponses que nous pouvons trouver dans la prière, et nous dire qu'il ne faut pas seulement "subir" nos sentiments. Nous donner confiance pour ne pas nous engager par imitation, intérêt ou séduction. Formation à un certain discernement. Nous former à la vie de foi, à la vie spirituelle et théologale (donner un catéchisme qui nous parle en priorité du Christ et nous permette de vivre une rencontre personnelle avec lui, avant de 22


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nous introduire dans la dogmatique ou la morale). Et aussi nous former humainement, psychologiquement, anthropologiquement, existentiellement, philosophiquement, intellectuellement." Démocratiser les formes d'accompagnement spirituel : pour être plus particulièrement accompagné, écouté (est-ce bien Jésus qui me parle dans la prière ? est-ce bien la volonté de Jésus ?). Accompagnement par étapes, avec une certaine régularité. Parler du combat spirituel. Former des accompagnateurs spirituels et les former vraiment ! Des prêtres, des religieux et aussi des laïcs/laïques, qui soient équilibrés affectivement et qui puissent accompagner en respectant la liberté de la personne, et non profiter des faiblesses du jeunes pour "recruter" 1. Apporter des réponses sans enfermer la personne, un désir d’être accompagné spirituellement et d’approfondir sa foi ne signifie pas forcément avoir un appel à la vie consacrée. En accompagnant les beaux discours d'actes vrais. En vivant sa foi de manière authentique. En restant HUMBLE face au mystère de chaque personne. En ne hiérarchisant pas les vocations... Être entourés de personne qui témoignent par leur état de vie : religieux, religieuses, prêtres, couples qui respirent l'amour et la force du mariage, des célibataires qui consacrent leur vie aux autres et à l'Église. Mettre l'accent sur le fait que l'appel de Jésus concerne tout baptisé, et qu'il peut prendre des aspects très divers (un métier, un engagement associatif, une attitude...). Peut-être qu'une initiation plus systématique des enfants, des jeunes, et de toute personne, à l'exercice de relecture pourrait porter des fruits. Parler de la vocation de l'homme au sens large (notamment parler de mariage et de vie religieuse. On peut être tenté de parler du mariage comme étant hors de la vocation, ce qui biaise le débat...!) En tant que femme, pouvoir être guidée sur l'ensemble des congrégations qui existent…

e. Propositions innovantes 

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Que l’Église, se dote pour chacun de ses diocèses, d’une sorte de « répertoire » de professions ». Je pense qu’une partie de l’appel de Jésus à la vie se déroule par des rencontres. L’Église, au niveau d’un diocèse, possède un très grand réseau. Chaque paroissien pourrait être invité à s’inscrire sur une liste diocésaine (sous la forme d’une plateforme internet…) avec le métier qu’il souhaiterait présenter à un jeune en recherche. Il manque peut-être une "propédeutique pour filles", mais surtout une propédeutique pour toutes les vocations autres que prêtre ! Si le diocèse (ou le monastère, ou l'ordre) organise des semaines de retraites, tous ceux qui se posent des questions peuvent se retrouver et discerner leur vocation ensemble ! Il y a déjà eu des vocations « de groupe » par le passé. Les moyens de communication modernes rendent les choses encore plus faciles, tout en permettant que chacun réponde bien à un appel particulier. Que quelques prêtres et sœurs se forment à l’accompagnement de personnes en situation de handicap, afin de répondre à leurs questions vocationnelles.

Nous avons jugé bon de retranscrire la totalité de la réponse vu l’importance du sujet et des allusions présentes dans d’autres réponses : « Former des accompagnateurs spirituels. Mais les former vraiment !!! Des prêtres, des religieux et aussi des laïcs/laïques, qui soient équilibrés affectivement et qui puissent accompagner, et non profiter des faiblesses du jeunes pour "recruter" ou faire de "l'insémination artificielle vocationnelle". Il faut absolument prendre en compte les blessures liées à l'histoire du jeune avant de s'engouffrer vers un état de vie en les étouffant. Elles referont surface de toute façon. Un accompagnement spirituel maladroit, c'est un discernement vocationnel biaisé, qui peut enfermer et faire de graves dégâts. Je regrette d'en avoir fait l'expérience. Nous n’avons qu'une vie, qu'une jeunesse et qu'une liberté.... merci de les respecter ». (jeune femme de 28 ans)

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2. L’Église a. Les attentes Les jeunes aimeraient que : 

« J'attends de l'Église un soutien à l'édification de ma foi, une ouverture vers des frères chrétiens, et un élan missionnaire. »

Un soutien : Une mère qui accueille toujours, qui me prodigue les sacrements dont j'ai besoin, et qui me permette de tenir ma place de chrétienne. Qu’elle soit une famille ; qu’elle dise « j’ai besoin de vous ! ».

 

« Que l'Église prenne une plus grande part dans l'éducation de la personne. Une Église qui soit mère et, dans ce sens, éducatrice, enseignante, pédagogue. Qu'elle ne lâche rien sur la vision qu'elle propose de l'Homme. » J'attends de l'Église la transmission de la foi, obéissance à l'Esprit Saint. Qu'elle soit porteuse du Christ. Au service du développement accompagnement de la vie spirituelle, de la vie du Christ en nous (processus dynamique) sans rentrer dans les procédures (les techniques) qui auraient plutôt tendance à étouffer vie spirituelle. Qu’elle me montre le bon chemin, qu’elle me dise quand je me trompe. Qu’elle soit accueillante et sans jugement, qu’elle ait confiance en nous, qu’elle nous conseille, qu’elle ne nous laisse pas seul(e). Une Église qui soit une "maison sûre" et qui agit en cohérence avec le message de l'Évangile, qui ne passe pas à côté des hommes et femmes laissés à « demi-morts » sur le bord du chemin. « Moins de principes moraux, plus de chemins à la suite du Christ. Qu'elle nous dise, par exemple et très concrètement, comment vivre la pauvreté dans une société où tout est soumis à la consommation. » Que les évêques aillent sur le terrain, viennent à notre rencontre. Que les prêtres soient moins des organisateurs et plus des accompagnateurs ou des pères.

Une ouverture : « Une Église toute tendue vers les périphéries, les seuils, les exclus »

« Un Corps uni, un Corps soudé, un Corps uniformisé dans sa tenue, un Corps identique quel que soit la mouvance dite "traditionnelle" ou "moderne". » Un message d'espérance, d'unité, une Église plus visible, qui n'ait pas peur d'être présente au monde, d’être ouverte sur le monde et sur les réalités de notre temps, et non pas repliée sur elle-même. Une Église qui nous permette d'assumer et de porter notre foi aussi bien dans l'intime de nos consciences, qu'au milieu de nos collègues et dans notre quotidien. Une Église qui ne soit pas toujours silencieuse face aux accusations publiques ou médiatiques qu'on lui lance. Une Église capable de débattre. J'ai aussi besoin d'être fier de l'Église dont je suis membre. D'où l'importance de prêtres solides, unis fraternellement et non pas isolés. Que l'Église soit belle, unie, bienveillante, attachée à la liturgie, ouverte et accueillante, capable d'écouter tout en maintenant clairement ses positions. L'Église a un message magnifique sur la chasteté, les relations hommes-femmes, l'amour, la régulation des naissances, mais ce message d'amour passe mal et il y a un problème de communication, pourtant c'est vraiment entre 16 et 30 ans, que l'on fonde les piliers de notre vie affective. L'Église doit renouveler son discours pour qu'on ne la voit pas comme rétrograde, mais innovante dans la place qu’elle donne à la femme, à l'amour et la sexualité. « De la beauté, de l'audace, promouvoir l'art sacré, encourager les chœurs polyphoniques, le théâtre de Claudel, des lectures de Bernanos, Chesterton mais aussi des trucs moins intellos, comme des sorties nature, montagne etc. Mais avant tout ne pas forcément l'organiser, plutôt le soutenir, financièrement et par la communication. »

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Qu'elle initie ou soutienne des initiatives qui vont dans le sens d'une application concrète de la parole de Dieu. Des initiatives qui permettent aux catholiques de sortir de leurs cercles habituels et d'inclure des gens qui ne sont pas forcément croyants. Impliquer des agnostiques ou des athées sans objectif de les convertir mais pour ceux qui sont curieux, leur faire découvrir notre communauté et faire tomber les clichés.

Un élan missionnaire : qu'elle soit unie et dynamisée, créative, optimiste, joyeuse, qui porte un vrai message de charité.

« Que le sacrifice de Notre Seigneur redevienne le centre de la messe et non que le prêtre fasse le « show » durant la messe, au service de la gloire de Dieu avant la gloire de l'homme. » Qu'elle communique de manière plus accessible sur les sujets de société pouvant porter à débat. Quelle place donnons-nous et comment accueillons-nous les personnes n’ayant pas accès aux sacrements mais qui ont soif de Dieu ? Comment réussir à faire changer les regards, à faire réfléchir certaines personnes bien pensantes qui ne voient pas en l'autre le frère dans le Christ mais uniquement « l’homosexuel », le « divorcé-remarié » ? Comment trouver des clés d'accompagnement et non de jugement ? J’attends de l’Église qu’elle continue de porter fidèlement, comme elle le fait déjà dans une large mesure, l’évangile du Christ, le message de salut pour les peuples. L’Église doit continuer à porter courageusement les implications morales de ce message. Elle doit faire un effort de vulgarisation, de clarification de son message, en particulier sur les sujets qui ne sont pas dans l’air du temps ou qui vont contre l’air du temps. « J'attends que l'Église ouvre grande sa porte pour les personnes handicapées : c'est magnifique. »

b. Les projets pour l’Église  

Qu'elle s'engage encore plus auprès de toutes les souffrances du monde (physique, social, psychique, spirituel...) qu'elle n'ait pas peur de créer. Que l'Église devienne un lieu de vie, « j'aimerais que l'Église soit un lieu de rencontres, pour enseigner davantage l'Amour et la Charité." Projet : lancer des aumôneries de quartier ou de paroisse qui soient disponibles ou ouvertes assez régulièrement, tenues par un jeune, un membre de la paroisse ou du diocèse, et qui serve de lieu de rencontre à la fois pour les chrétiens mais aussi pour tous ceux qui souhaitent passer un peu de temps (une soirée ?) au calme. Qui serve de lieu de réunion pour des débats ouverts à tous, de rassemblements ou d'entre-aide : repas partagé avec les migrants ou les gens de la rue. » Une Église qui fasse confiance au Christ, qui se laisse conduire par lui, qui au travers du dialogue œcuménique témoigne de la beauté, richesse, du don de Dieu par les sacrements, et se laisse interpeler par les autres confessions chrétiennes concernant l'annonce du Christ et leur expérience. Proposition d'un Erasmus ecclésial, afin de recevoir d'autre communautés, d'autres cultures, mais aussi échange intergénérationnel. Challenge inter-paroissial ou diocésain: temps de partage de certains projets mis en place dans d'autres paroisses ou diocèse, mise en place de nouveau projet à partir de paroles de la bible... ouvrir les paroisses les unes aux autres ! On peut créer des jumelages entre une paroisse citadine et une paroisse de campagne au sein d'un diocèse, ou entre une paroisse aisée et une plus populaire. On peut aussi envisager des jumelages interdiocésains ! Pouvoir découvrir une autre paroisse tout en restant dans la sienne peut-être un bon moyen pour encourager la fidélité. Apprendre à s'adresser au monde sans perdre son identité. Se former aux méthodes de marketing et de communication peut être très utile, sans tomber dans le « produit », ni le « slogan » : il faut donc les transformer en profondeur, en supprimer tout souci d’efficacité ou de rentabilité qui n'ont pas leur place dans l'évangélisation. 25


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Je pense en premier à la pastorale en collèges ou en lycées. Que l’Église puisse proposer en début d’année et échanger en son sein sur des réflexions qui abordent les méthodes pédagogiques utilisées dans le monde profane (à l’exemple de la méthode de Maria Montessori), sur la psycho pédagogie… À côté de cette piste profane, l’Église pourrait tout aussi bien partager au sein de ses animateurs en pastorale des réflexions sur la méthode de Jésus pour enseigner… Allier sport et Foi, notamment par le développement de camp du type Montagne et Foi. Réinvestir le monde et y apporter une parole chrétienne : dans la culture, le sport, la formation,… exemple des patronages, de la cellule paroissiale d’évangélisation, de temps de partage biblique pour se réapproprier la Bible. Travailler la Doctrine Sociale de l’Église, soutenir les prêtres et les paroisses dans les zones rurales, créer un réseau fort d'éducateurs chrétiens. Développer les parcours Alpha, les parcours Zachée... qui allient textes fondateurs et vie quotidienne concrète, avec un cadre rigoureux (fréquence, structure, progression...) et flexible (durée limitée...) « Personnellement, je désire aider l'Église dans son rôle d'éducatrice, auprès des jeunes pour les former en étant pédagogue, l’aider à avoir un discours audible par le monde et les jeunes d'aujourd'hui. L'aider à révéler le Christ compte tenu de la culture ambiante et des défis actuels du relativisme, du subjectivisme, du radicalisme,... Faire face aux défis de notre temps en tenant un discours sur Dieu qui soit en même temps un discours sur l'homme. Unifier davantage théologie et anthropologie, dans un monde déconstructiviste où l'Homme a perdu le sens de lui-même. »

3. Les autres a. Les propositions pour faire connaître l’Église 

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Prière quotidienne: parler à Jésus comme son guide spi, prier pour les gens qu'on a du mal à aimer, demander à Jésus de bénir constamment les personnes que nous rencontrons. Prier pour ceux qui ne connaissent pas le Christ. Par l'exemple ! Nous devons vivre entièrement ce que l'Évangile nous enseigne ! "-se comporter « en chrétien », en étant ouvert, tolérant, vivre « fraternellement », avec simplicité, rayonner de joie, prendre soin de son prochain. Porter une croix. Être des chrétiens debout dans la vie normale. Parler au boulot, en rendant témoignage de la foi qui nous habite, réduire au max les contradictions. Parler simplement de ses activités autour de la foi, vivre des valeurs chrétiennes (charité, écoute, pardon, etc.), organiser des activités/soirées mixtes pour permettre des échanges enrichissants entre croyants et non croyants. Afin que les jeunes chrétiens soient des témoins authentiques du Christ, il faut qu'ils aient pu faire une découverte personnelle et vivre une rencontre personnelle avec Lui et entretiennent une vraie relation d'amitié avec Lui. Axer le catéchisme et l'initiation chrétienne sur l'aspect relationnel : relation au Christ, relation aux autres. Envisager des retraites pour les agnostiques, dans des lieux où ils/elles seront à leur aise. Communiquer à fond sur ce qui va bien dans l'Église, sur les belles choses qui s'y vivent ; Utiliser les moyens de communications actuels et les réseaux sociaux (internet, mail, rediffusion de conférence...) ; Il est important d'avoir une culture chrétienne forte sur Internet. Donner la possibilité de rencontrer des chrétiens en ligne ! Le but étant de permettre de rencontrer Jésus, et aussi de rencontrer des chrétiens en chair et en os. Une sorte de simplification et de vulgarisation du catéchisme de l’Église. Je crois assez au fait qu’aujourd’hui, les gens tiennent à pouvoir se documenter par eux-mêmes sur un sujet avant d’en discuter de personne à personne. Ainsi, le message de l’Église doit être facilement accessible : à l’écrit, que ce soit sur internet ou à l’entrée des églises ; sous un format de textes courts et faciles à lire, comme les petits fascicules à l’entrée des églises ; sur 26


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différentes questions bien ciblées : les petits fascicules en libre-service à l’entrée des églises sur des questions importantes comme l’avortement, le divorce, le sens du baptême, et du catéchisme, la perte de sens ou le silence spirituel sont d’excellentes initiatives, en particulier pour les personnes en dehors de l’Église. Ces supports nous aident par ailleurs à parler de notre foi aux personnes qui ne la partagent pas, et à répondre aux questions. Être formée pour pouvoir répondre aux questions/attaques/préjugés... Soirées de formation (avec des jeux de rôle où il y a des discussions-débats). Formons-nous pour ne pas passer pour le ''petit catho qui ne sait même pas en quoi il croit". Danser et chanter dans la rue, une flash mob le jour de la fête de la musique ? un temps de louange au parc de la tête d'or avant de passer au barbecue ? Films/pièces de théâtre attrayantes avec un fond religieux sur différents thèmes. « Parvis des gentils » où on essaie de proposer le Christ au travers de la culture, de la raison, de conférences gratuites sur des thèmes humains et quotidiens, des pièces de théâtre en rapport avec des personnalités importantes (Etty Hillesum…)… Proposer un lieu de discussion sur des thèmes humains… Distribution gratuite dans les églises le Nouveau Testament et les Psaumes, ou des « Prions en Église ». Afficher l'Évangile du jour ou l’Évangile du dimanche suivant.... Ou encore, proclamer l'Évangile régulièrement, plusieurs fois par jour, les jours importants dans les grands lieux de passage comme Fourvière.

b. Les propositions pour être au service des autres  

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Faciliter les missions humanitaires. Pour les pauvres : tous les dimanches, faire des paniers de denrées. Demander aux paroissiens de cuisiner des plats à distribuer, organiser des repas pour les sans-abris, des quêtes de vêtements, jouets, livres... Regarder plus souvent les pauvres et s’arrêter plus fréquemment pour échanger, partager un sandwich. Proposer des veillées de prières pour croyants et non-croyants, notamment lors de deuils par exemple, proposer une soirée de prière pour l'entourage, la famille... Pour aller au service des autres, il faut savoir qu'on a quelque chose à leur apporter : insister sur ce que l'Église change dans le monde ! Le service doit être au cœur de la pastorale des jeunes. Des associations de jeunes qui font de l'aide aux devoirs à ceux qui sont le plus en difficultés. Que les réseaux de jeunes des écoles, des facs ne soient pas uniquement un réseau « spi » et de prière mais un réseau d'entre-aide. Créer plus de liens entre l'Église et les associations laïques, proposer des "alliances" avec d'autres groupes non catholiques, la Croix Rouge, certains hôpitaux... Encourager les initiatives qui rassemblent les générations. Dans le même ordre d'idée, celles qui rassemblent les confessions chrétiennes, les autres religions et les non-croyants. Se lancer entre jeunes cathos n'est pas forcément le seul moyen pour servir nos frères ! Proposer un discernement pour que chacun trouve une place qui lui soit appropriée. C'est plus enrichissant de s'engager là où on pourra développer ses talents. Il peut être épuisant/décourageant d'être engagé dans un lieu loin de notre zone de confort (même si sortir de sa zone de confort fait grandir !) Peut-être que la catéchèse et l’aumônerie devraient davantage éduquer au service, par exemple en inscrivant les enfants à la fois à un apprentissage de la foi et à une petite activité sociale, ou en promouvant dans les établissements catholiques des actions extra-scolaires de service au même titre que des activités sportives. Promouvoir le service civique à l'intérieur de l'Église, à travers les mouvements qui en sont issus : Secours catholique, l'Arche, ATD... La clé c'est le côté convivial et social. Dans toute initiative, il faut créer de la convivialité. Cela permet de souder les équipes de bénévoles qui donneront alors le meilleur d'elles-mêmes.

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Pouvoir vivre en petites communautés de familles et témoigner, diffuser, transmettre notre foi incarnée au quotidien. Dans cette phase de ma vie, je suis au service de mes enfants en bas âge, et de mes voisins. Recenser les besoins précis des sans domicile fixe de notre quartier pour qu'on puisse donner en nature à chacun plutôt qu'en argent, et en particulier pour ceux qui mendient aux abords des églises, organiser un service solidaire pour qu'ils aient un repas le dimanche.

4. Expression libre 

« J’aimerais souligner les défis auxquels les jeunes (chrétiens et autres) sont confrontés aujourd'hui en France : -

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Difficulté de trouver le silence, de s'arrêter pour prendre le temps d'accueillir une vie intérieure. Très grande mobilité, ponctuelle, pour quelques mois, déménagements fréquents. Sécularisation "deuxième génération" : ceux qui nous entourent ne rejettent pas la foi qu'on leur a enseignée, ils sont carrément ignorants ! Sensation de décalage entre ce que nous vivons et les autres. Tentation de l'enfermement sur soi. Les "préférences" sur le net me proposent du contenu adapté à mes goûts. J'y parle avec des gens qui pensent comme moi et n'ai plus besoin de rencontrer mon voisin qui est différent. Digitalisation des relations et de la vie. Sensation d'isolement de plus en plus répandue (télé-travail,…) »

« J'ai l'impression que l'Église n'a pas encore trouvé une juste place pour les femmes. Pourquoi ne pas introduire les femmes dans le gouvernement de l'Église ou qu’elles aient plus de visibilité ? » « Je pense également qu'il est important d'encourager l'œcuménisme. J’ai à plusieurs reprises été choquée par les propos tenus par certains catholiques au sujet du protestantisme. Ces propos dénotent à mon avis surtout une grande méconnaissance des autres Églises chrétiennes. Ainsi, il pourrait être bon de favoriser les rencontres entre les différentes confessions chrétiennes. » « L'Église regorge de gens qui ont des compétences professionnelle dont on pourrait "profiter". Souvent ils sont supplantés par des gens de bonne volonté mais moins compétents (je pense particulièrement à la musique). Appeler les « bonnes personnes » pour les services qu’elles pourront rendre avec compétence. » « Il faudrait approfondir la formation des prêtres et religieux quant à l'accompagnement spirituel et la confession. Trop de blessures spirituelles découlant de mauvais discernements ou manipulations entravant le projet de Dieu. » « La théologie du corps de Jean-Paul II contient, selon moi, toute une pédagogie qui permet à l'homme d'aujourd'hui de redécouvrir le sens de son existence. La théologie du corps déployant dans sa première partie, à partir d'une relecture des paroles du Christ lui-même, toute une anthropologie (une anthropologie du don), l'Homme se voit révélé ce pour quoi il est fait (d'où il vient et où il va), ce à quoi il est appelé ici et maintenant et comment il peut répondre à cet appel. Cet enseignement à la fois anthropologique et théologique est donc, à mon avis, un bon outil pour accompagner une personne dans le discernement de sa vocation. » « Insister sur la cohérence de vie ! Un catholique peut-il exercer tous les métiers que la société nous permet d'avoir ? » « Le diocèse pourrait-il publier un petit papier sur le séminaire, comment ça fonctionne, ce qui est étudié, qui sont les séminaristes, etc. ? » « Y a-t-il une pastorale des gens de la rue ? »

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« Personnellement, je n'en peux plus de voir certains (beaucoup) d’évêques dans leur tour d'ivoire, ce qui est en totale contradiction avec les messages du Christ. Protection de leur pouvoir au détriment d'initiatives menée par des prêtres ou associations, tiédeur, ne pas faire de vagues, ... : l'opposé de ce que nous enseigne le Christ !! Je l'ai vécu dans mon diocèse de P., un prêtre super actif pour les jeunes a été envoyé 2 fois de suite le plus loin possible du diocèse ! Je pense que ça a d’ailleurs fortement joué sur le fait qu'il quitte la prêtrise ... J’en viens à me poser la question : comment les prêtres sont-ils accompagnés ? Comment la communauté, la paroisse peut-elle les aider dans leur tâche (mentalement, pas forcément physiquement) ? J'aimerai bien avoir une réponse là-dessus. » « Un message abondamment diffusé m’interroge : celui selon lequel nous sommes tous appelés. C’est vrai, mais dit seul c’est porteur de confusion. Les jeunes sont alors acculés à se poser des questions métaphysiques et à chercher une réponse tangible à cette question : à quoi Dieu m’appelle-t-il ? Or, le Christ est là sur tous nos chemins. St Benoit présente la vocation comme un ardent désir personnel à chercher Dieu. (…) Le choix d’une vocation, n’est-ce pas un ardent désir à chercher Dieu en orientant tous ses efforts vers ce but ; n’estce pas un choix personnel, une réponse à un désir ? (…) Il me semble à la fois que les jeunes ont du mal à choisir un chemin et donc à s’y engager, mais qu’en même temps, à leur décharge, ils ne savent pas trop s’ils doivent attendre « un signe du ciel » ou prendre euxmêmes, en adulte, une décision. La question, selon moi, n’est pas jusqu’à quel point Dieu veut que j’aille pour Lui, mais bien jusqu’à quel point suis-je prête à aller pour Lui, où plutôt quelle forme doit avoir ma vie pour être la plus heureuse et la plus disposée à Le chercher. »2

Extrait d’une lettre envoyée au Cardinal le 02 mai 2017. 29


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G. Groupes et aumôneries 1. Les groupes de jeunes aimeraient a. Les besoins pour la foi     

Avoir la possibilité de se mobiliser en groupe pour des actions publiques. Connaître clairement les positions de l’Église sur les sujets sociétaux. Avoir des prêtres et des religieux / religieuses disponibles. Avoir des temps réguliers de prières, de temps forts mais aussi de rassemblements et d’enseignement. « Nous avons besoin de nous appuyer sur de grandes figures qui nous inspirent et nous invitent à nous dépasser (Frédéric Ozanam, Simone Weil, Dorothy Day, ...). Il est important que l'Église fasse connaître ces grandes figures qui font grandir dans la foi et permettent de penser la foi en actes. Nous avons besoin d'engagements concrets au service de la doctrine sociale de l'Église afin de rendre vivante notre foi et de donner de la cohérence à notre vie. » « Nous souhaiterions plus de conférences qui lieraient le débat et la religion. Sans forcément des lectures divines à chaque session. Nous sommes conscients que les textes sont la base de notre religion, mais nous souhaiterions que les messages importants ressortent et soient transposés à notre époque. Nous apprécions de lire individuellement la bible, puis de confronter ensemble ce que nous avons compris et retenu. » Nécessité d’avoir des lieux de prière, ouverts aux heures qui conviennent aux jeunes (tard le soir).

b. Les propositions    

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Se rendre disponible pour dynamiser les paroisses les plus défavorisées. Accueillir ce que les jeunes ont à dire. « Témoigner de notre parcours de foi lors de notre confirmation serait très stimulant. » « L’inclusion des groupes de jeunes dans la vie diocésaine doit être encouragée, en faisant confiance aux initiatives portées par les groupes. C’est une belle application des principes de subsidiarité et de participation. » « Premièrement nous trouvons cela dommage, les aumôneries où l’aumônier enseigne, sans que cela soit suivi par un échange. Nous trouvons qu’être acteur dans son aumônerie donne envie de continuer et de s’investir. De plus dans les paroisses, les jeunes n’ont pas souvent l’opportunité de donner leurs avis et de participer activement, ce qui est dommage et a tendance à nous décourager. Nous souhaiterions une ouverture d’esprit quant à nos idées et surtout une place pour les jeunes à l’intérieur de ces organisations. » Avoir « des homélies plus courtes et plus compréhensibles. » « Il faudrait des messes plus adaptées et plus compréhensibles pour les jeunes. Nous voulons être plus impliqués dans la préparation de messes, lire des textes, jouer de la musique ; ça nous permet de nous sentir mieux à la messe, d'être acteur et pas seulement spectateur. Nous voudrions que les personnes âgées soient plus ouvertes, notamment en milieu rural, par rapport à la présence de jeunes et d'enfants à la messe, même s'ils font parfois un peu de bruit ! Nous voudrions que les mouvements de jeunes (comme le MRJC) soient plus favorisés et plus visibles. »

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Travail préparatoire au synode 2018 « La foi, les jeunes et le discernement des vocations » Groupes et aumôneries c. Les besoins de t’engager Les besoins sont de plusieurs natures et concernent : 

« Nous aimerions que nous soient proposés des services d’ouverture au monde extérieur (pour les pauvres, les handicapés, les personnes âgées…). Nous avons également besoin de lieux plus vivants hors du centre-ville de Lyon. » « L'engagement peut être favorisé par la communication en direction des jeunes sur les propositions existantes, les paroisses se faisant l'écho des propositions qu'elles construisent et des propositions des groupes extérieurs, ... Il est important que l'Église accompagne les groupes dans cette communication (appui pour la production de supports, relai de l'information, ...). » « Nous sommes pour la plupart prêts à nous engager, il faut juste qu'on nous laisse cette opportunité, que l'on nous fasse confiance, etc. On souhaite également que les habitués comprennent qu'avec nos études nous ne pouvons pas être disponibles à 100% non plus. » « Besoin de plus d’aide pour faire des ponts entre engagement ecclésial et vie professionnelle : besoin de réseaux chrétiens dans lesquels les jeunes peuvent être aidés à percer dans le monde professionnel, dans lesquels on peut valoriser les expériences et compétences développées par l’engagement ecclésial. »

d. Comment ?    

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Créer des groupes pour les personnes ayant plus de 35 ans, surtout pour ceux qui n’ont pas de famille / enfants. Proposer des cours de catéchisme pour les jeunes. « Nous avons besoin que l’on nous présente davantage des figures récentes de l’Église, en particulier des saints. » « Il nous semble qu'il faut une communication adaptée aux jeunes (le diocèse de Lyon est déjà très bon dans le domaine !) et favoriser une vie de paroisse qui permette aux jeunes de s'ancrer dans la paroisse (par le biais des services notamment ou d'une liturgie adaptée aux jeunes). La proposition de parcours Alpha est par exemple un très bon moyen de diffuser le message évangélique et d'accueillir de nouvelles personnes, plus ou moins éloignées de l'Église. La formation permet aussi de s'enraciner dans le message du Christ et de comprendre sa foi et le monde dans lequel il vit. » « Plus de débats et de conférences, certains avec des lectio divina et d’autres plus basés sur des témoignages et des récits d’expérience. » « Trouver des solutions pour que l’Évangile soit plus disponible. Mais faire attention à l’attitude adoptée dans les discussions. Si les personnes ne sont pas des expertes de la question, cela n’est pas grave, il ne faut pas qu’elles aient peur de parler et être méprisées. » « Besoin d'aide concrète pour faciliter la recherche d'un accompagnateur spirituel : à qui s'adresser ? » « Que l'Église soient vraie sur son état, même lors des scandales. » « Faire plus de rencontres avec des frères, sœurs, séminaristes, prêtres, évêques … »

2. L’Église a. Les attentes Les groupes de jeunes aimeraient que :  

« Que l’Église prenne position sur les sujets sociétaux, même si c'est à contre-courant et nous former pour parler de ces messages. » « Avoir des sermons que l’on puisse mettre en application dans notre vie de tous les jours. »

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Travail préparatoire au synode 2018 « La foi, les jeunes et le discernement des vocations » Groupes et aumôneries 

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« Nous souhaitons que l'Église soutienne de plus en plus les initiatives de laïcs en tant que laïcs et pour des laïcs. Il nous semble que c'est une des directions encouragées par le Pape François. » « Nous souhaiterions qu’un partage d’expérience ait lieu entre les générations. Nous proposons que de temps en temps il y ait des rassemblements entre aumônerie et parcours Alpha. Cela permettrait à tous, d’échanger des parcelles de vie et des points de vue. Tout le monde en ressortirait enrichi. » « Nous souhaitons des homélies durant les messes, pas des sermons moralisateurs. » « Nous prions pour que les prêtres ouvrent les yeux. En effet, pour nous ils doivent montrer l’exemple et respecter eux même ce qu’ils nous disent. Des efforts de transparence et d’exemplarité doivent être produits de la part des prêtres mais également des paroissiens, dans la mise en pratique de notre foi. » « Que l’Église nous mène au ciel ! Qu’elle nous aide à nous intégrer dans une communauté : système de repas partagés, d’invitations des familles les unes chez les autres, de partages, …» « Plus de discussions sur les jeunes en rapport avec ce que l'on vit tous les jours. »

b. Les projets pour l’Église   

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« Nous voulons que l’Église soit vivante et engagée. » « Que l’Église ose inviter pour des temps conviviaux des personnes autre que la communauté, comme des pauvres, ou issues d’une autre religion. » « Notre projet pour l'Église est qu'elle fasse toujours plus entendre sa voix dans le monde sur des sujets qui nous touchent : l'économie, l'écologie, ou encore les questions sociales. L'Église est experte en humanité et doit donc favoriser la création de multiples projets où tous peuvent s'engager pour servir le bien commun. » « L’Église doit être ouverte sur le monde, dans sa mission d'évangélisation et d'accueil. » « Nous aimerions que l'Église soit plus ouverte, par exemple sur la question des prêtres : la question du célibat des prêtres, la possibilité pour les femmes de devenir prêtre... »

3. Les autres a. Les propositions pour faire connaître l’Église     

Évangéliser. « Proposer des jumelages et des échanges entre jeunes de paroisses de pays différents pour se sentir membres d'une Église universelle et pouvoir mieux en parler ensuite. » Faire connaître les propositions de l’Église sur internet, mais en dehors de la seule sphère catholique. « Créer une série télé qui aide à faire connaitre le Christ. » « Placer des écrans à l'extérieur des églises avec une diffusion en direct de la messe, pour attirer les passants. »

b. Les propositions pour être au service des autres   

« Créer des services pour les enfants dans la rue qui mendient pour leur offrir un autre avenir, sensibiliser les jeunes pour les aider à s'engager auprès des pauvres. » Avoir plus de propositions de la part du diocèse, pour aller à la rencontre des personnes malades ou sans-abris. Proposer des missions locales humanitaires.

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Travail préparatoire au synode 2018 « La foi, les jeunes et le discernement des vocations » Groupes et aumôneries

4. Expression libre  

« Créer plus de logements pour les personnes précaires, ainsi que davantage de restaurants populaires. » « L’unité qui se dégage des messes internationales, quel que soit notre nationalité nous sommes unis et connectés. Par contre, nous nous sentons complètement exclus des messes en latin. » « Les trois points importants qui ressortent des réflexions de notre groupe (et qui transparaissent dans nos réponses) sont : l'Église doit être une communauté vivante, et ça passe avant tout par une vie de paroisse forte ; l'Église doit s'ouvrir sur le monde, et sur les personnes qui habitent nos quartiers ; nous demandons une formation théologique plus solide qui aille au-delà du catéchisme, que certains ont trouvé trop léger. »

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Travail préparatoire au synode 2018 Annexe 1 : Rencontre entre le cardinal et les jeunes du diocèse (9 avril 2017)

Annexe 1. Rencontre entre le cardinal et les jeunes du diocèse (9 avril 2017) [Intro de Mgr Barbarin : non retranscris] Intro de Mgr Gobilliard : « Aujourd’hui les évêques sont au service pour établir le rapport entre vous et le pape. Vous êtes quelques-uns ici présent et vous êtes surtout des ambassadeurs, du 9 avril au 9 juin, des ambassadeurs pour écouter la parole des autres, pour aller à leur rencontre, pour écouter les différents groupes, pour être des relais auprès des différents groupes, de ce synode, pour que tous puissent être entendus. Nous allons vous poser des questions en trois temps. Le 1er temps, vous êtes invités à réfléchir sur ce que vous désirez ; sur la façon dont vous pouvez entendre l’appel du Seigneur vous-mêmes ; sur la façon dont vous pouvez y répondre ; sur ce que vous attendez dans la relation personnelle entre Jésus et vous. Ensuite, il y aura un deuxième temps de questions sur l’Eglise : comment est-ce que vous attendez que l’Eglise soit ce lien ; comment est-ce que vous attendez que l’Eglise soit ce lieu où vous puissiez être présents ; comment l’Eglise peut mieux vous accueillir ; comment l’Eglise peut manifester cette présence des jeunes… Et le 3ème temps, comment peut-on rejoindre ceux qui sont loin. Donc, 1er temps : comment entendre l’appel du Seigneur, comment vivre l’Evangile dans votre vie, comment être des saints. Dans les réponses que vous allez apporter à ces questions, n’oubliez pas que c’est le lien avec Jésus qui est très important, on peut avoir de grands désirs dans des associations sportives qui sont formidables, culturelles…. Mais ici c’est vraiment ce lien avec l’Eglise, ce lien avec le Seigneur, ce lien de l’Eglise avec les autres qui est important. Maintenant, vous avez 2 minutes par personne pour vous exprimer, vous serez enregistré.

1. 1ère partie de questions : « Vous les jeunes… » Mgr Gobilliard :Vous avez remarqué qu’il est à chaque fois dit « tes amis et toi », pour vous mettre dans la peau et dans la tête de ceux qui sont plus loin de l’Eglise, ou qui ne sont pas là ce soir, ou qui représentent d’autres groupes ou d’autres aumôneries, ou d’autres paroisses. Je sais qu’il y en a qui ont déjà préparé des choses, qu’ils se lancent maintenant, cela aidera d’autres à prendre la parole.

1ère intervention : « Bonjour, la première idée qui me vient en tête dans ces questions-là c’est que j’apprécie beaucoup les messes comme Open Church, la messe du 8 décembre… Ce sont des messes où on se retrouve et où on prie ensemble et peut-être que ce serait bien d’instaurer un rendez-vous régulier diocésain avec les jeunes (une veillée d’adoration ou une messe mensuelle) où on puisse se retrouver et prier ensemble, et qui est quand même la base de notre vie dans l’Eglise (prier ensemble et rencontrer ensemble le Seigneur), et le fait d’avoir un rendez-vous régulier ça peut nous permettre d’amener d’autres amis qui sont plus loin de l’Eglise, de la foi et de leur dire : « Viens, y a des jeunes ! ». Car quand on leur parle de l’Eglise, pour eux, il n’y a là que des vieux, ce n’est pas drôle… » Mgr Gobilliard : Alors, je vais résumer (parce qu’en fait, le but n’est pas que je réponde à vos questions, les réponses ne seront données que dans deux ans !) : « En gros, tu souhaites qu’il y ait des temps forts diocésains plus fréquents (parce qu’il y a deux moments dans l’Eglise : il y a le lien avec nos aumôneries, nos paroisses…) et toi tu voudrais qu’il y ait des rassemblements, des temps un peu plus forts qui donnent une image plus jeune de l’Eglise. » 34


Travail préparatoire au synode 2018 Annexe 1 : Rencontre entre le cardinal et les jeunes du diocèse (9 avril 2017)

2ème intervention : « Ayant une vie d’étude dense, il faudrait une proximité, soit avec la fac, différentes associations,… et une clarté des services proposés (on doit souvent chercher sur le site…) ; un accueil de prêtre ou de frère qui soient facilement accessible pour toutes les questions qu’on se pose et pour avoir un dialogue individuel ; une messe des jeunes partout, dans chaque paroisse qui permettrait de ne pas devoir aller trop loin ; ouvrir les portes des églises ; qu’il y ait des affiches claires sur ce qui est proposés, pour nous ou nos amis qui entrent dans l’église ; une église moins austère dans son image, car elle a une image un peu noircie… » « Dans le dialogue avec mes amis à propos de l’Eglise, revient souvent un désir de clarté, d’honnêteté, notamment par rapport à la pédophilie. Je sens qu’il y a un besoin « d’ouvrir » tout ça… » Mgr Gobilliard : « En gros, vous êtes tous les deux sur « l’image que l’Eglise donne auprès de vos amis », pour que cela soit plus sûr et plus jeune. L’un a insisté sur les événements un peu plus rare mais plus nombreux et plus diocésains… Et toi, tu as plus insisté sur la proximité pour que les prêtres soient proches de vous, pour que les moyens de communications soient au service des aumôneries proches de vous, proche de vos lieux d’étude, proche de vos lieux d’habitation. C’est bien ça ? »

« Oui, par exemple à Lyon Sud, il n’y a pas d’aumônerie… » Mgr Gobilliard : « D’accord. En tout cas, tous les deux vous êtes d’accord pour dire que l’Eglise dit avoir une couleur jeune ! Si je dis que vous désirez que la parole soit davantage donnée aux jeunes dans les différentes instances de l’Eglise, ça trahit ta pensée ? Parce que j’avais l’impression qu’en parlant de la communication c’est un peu ce que tu voulais me dire. »

« Qu’elle donne la parole aux jeunes et qu’elle soit adressée aux jeunes. Pour moi, c’est vraiment une question d’accessibilité. Typiquement, dans les paroisses, les annonces de ce qui est fait et de là où on peut s’engager, manquent ! Parce qu’en fait y a plein de choses mais c’est difficile parfois de savoir ce qu’il y a. Don, les groupes sont vides et les gens cherchent des groupes. C’est un peu dommage. » Mgr Gobilliard : « D’accord. C’est une vraie question de communication… Que la communication ne soit pas seulement diocésaine mais aussi paroissiale et au niveau des aumôneries, et que la présence jeune dans la communication soit plus au niveau local, paroissial. »

3ème intervention : « Je voudrais parler davantage de la place des jeunes dans la paroisse. J’ai pas mal bougé, et ce que j’ai remarqué, entre autre dans les grandes villes et qui n’existe pas à la campagne car il n’y a plus de jeunes, c’est qu’on essaye de faire une grosse place pour les jeunes, mais parfois le danger c’est que cette place soit un peu à l’écart. Il peut y avoir par exemple des messes « pour » les jeunes le soir…mais moi je voudrais vraiment qu’on parle de la place des jeunes « dans » la paroisse (mais vraiment présents dans la paroisse) et pas qu’il y ait des choses « pour » les jeunes, ou des choses « pour » les moins jeunes, mais qu’on ait des moments tous ensemble. Mgr Gobilliard : « En gros cela veut dire qu’à force d’organiser des messes de jeunes, qu’on ne s’étonne pas qu’il n’y ait plus de jeunes dans les paroisses puisqu’ils vont tous à la messe des jeunes… C’est ça que tu veux dire ? »

« Alors pas tout à fait. Ce que je trouve dommage… J’ai été dans une paroisse où il y avait des messes pour les jeunes le soir et du coup si on allait à la messe de 10h le matin il n’y avait que des vieux et du coup les vieux ne connaissaient pas les jeunes et les jeunes ne connaissaient pas les vieux, dans la même paroisse. Mgr Gobilliard : « Veiller à ce qu’il y ait une diversité dans chaque célébration, que les jeunes puissent trouver leur place, mais sans que cela soit exclusivement pour les jeunes… Qu’on ne parque pas les jeunes dans un groupe ou dans un style. »

4ème intervention : « On a de la chance d’avoir une belle jeunesse et en tant que telle on a besoin d’un moteur et notre moteur c’est vous avec le Cardinal et tous nos frères prêtres. Et, dans notre regard en tant que jeune, on a besoin d’être sûr et de voir qu’on a une communauté de prêtres ensemble, qui évolue ensemble. On a besoin de savoir que vous en tant qu’évêque, pas seulement 35


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dans ce diocèse mais dans tous les diocèses, que vous soyez des pères pour vos prêtres. On a besoin de voir un regard d’amour entre vous et les prêtres. Et parfois c’est un peu dur pour nous d’entendre des critiques entre confrères ou une écoute assez faible entre prêtres. Un exemple, j’ai un ami prêtre qui a été ordonné et il a appris le nom de la paroisse où il allait être prêtre le jour de son ordination, devant 2000 personnes… On a besoin de vous voir plus proche entre vous, parce que vous êtes vraiment notre moteur pour cette belle jeunesse d’aujourd’hui. » Mgr Gobilliard : « En résumé, vous vous sentez fragilisés lorsque l’Eglise, en particulier dans son institution, les évêques et les prêtres, ne tiennent pas leur rôle dans le domaine de la paternité, dans le domaine de la communion entre eux, dans le domaine de la fraternité entre eux, bref, dans le domaine de « voyez comme ils s’aiment ».

« C’est exactement ça ! Paternité et fraternité entre vous. Parce que vous êtes censés être sur la même longueur d’ondes… Actuellement, vous êtes beaucoup attaqués politiquement, donc vous êtes obligés d’avoir un peu une défense politique et cette défense politique retombe parfois sur le premier rôle qu’il devrait y avoir entre vous, cette fraternité et paternité. Mgr Gobilliard : « Si je reprends l’image de l’Eglise comme une famille, les jeunes ont effectivement besoin de piliers, de visages paternels. »

« Oui, en tant que petits enfants on a besoin de ça ». 5ème intervention : « Par rapport à la 4ème question, « comment vous aider, tes amis et toi, à entendre l’appel de Jésus et y répondre ? », cela soulève en moi la question de « comment en tant que jeune, croire à l’engagement ? » étant entouré parfois d’adultes ou d’ainés dans la foi et dans la vie, qui éprouvent des difficultés à aller jusqu’au bout de leur engagement ou qui éprouvent des difficultés à vivre la fidélité. Comment, en tant que jeune, ne pas avoir peur de s’engager, d’engager toute notre vie dans une direction. Et comment apprendre aussi à persévérer ou à renoncer ou à rechoisir, et comment mettre cela en place dans l’Eglise pour accompagner les jeunes à ce niveaulà ? » Mgr Gobilliard : « Là on est sur la question de l’engagement. Je perçois que dans les trois questions, les unes après les autres, il y a quelque chose de commun : vous êtes fragilisés parce que vous sentez que l’engagement est mis à mal, c’est-à-dire l’engagement des plus anciens, l’engagement de ceux qui vous précèdent, qu’ils sont moins solides, que vous les sentez moins solides. Les jeunes ont besoin d’une Eglise solide ! Et ce, dans les trois domaines déjà évoqués (par rapport la question de la pédophilie notamment) une Eglise sûre, transparente, une Eglise qui vous soutiennent ! »

« Une Eglise qui accompagne dans la durée ! » Mgr Gobilliard : « Une Eglise fidèle, qui se manifeste par la fidélité de ses membres, ça c’est quand même très important parce que c’est des sujets très forts et d’actualité. Et puis une Eglise qui n’esquive pas son rôle paternel et maternel. Les jeunes ne sont jeunes qu’à partir du moment où ils voient leurs ainés solides, fiables. Ça je pense qu’on peut le mettre en rouge car cela fait trois fois qu’on entend la même thématique. »

6ème intervention : « Au niveau de la catéchèse qu’on peut recevoir ou qu’on a reçue, même si le fond reste le même, en fonction de là où on est dans la scolarité ou dans notre paroisse, on ne reçoit pas du tout la même catéchèse et du coup, forcément, vu que notre éducation spirituelle varie, on n’en ressort pas du tout de la même manière et peut-être que cela devrait passer par une formation commune entre tous les catéchistes, quelque chose où le même message puisse être transmis partout de la même manière et que cela soit adapté aux jeunes et que cela ne soit pas un discours trop moralisateur comme on peut parfois l’entendre dans certaines catéchèses. » Mgr Gobilliard : « Tu as besoin que l’enseignement de l’Eglise soit plus solide, plus adapté et donné à tous… »

« … de la même manière, oui »

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Travail préparatoire au synode 2018 Annexe 1 : Rencontre entre le cardinal et les jeunes du diocèse (9 avril 2017) Mgr Gobilliard : « Et, ce dont tu souffres c’est que, en fonction des différents groupes il y a des enseignements différents, fluctuants, trop moralisateurs… Est-ce que « trop moralisateurs » signifie qu’on ne parle pas assez de la Parole de Dieu, de la personne de Jésus, du rapport à Jésus et qu’on parle un peu trop du niveau horizontal ? »

« Oui, exactement. En fonction de notre éducation familiale aussi on a déjà ou pas une certaine éducation et je trouve que plutôt que d’essayer d’adapter ça, de faire plusieurs groupes entre ceux qui ont déjà reçu une éducation et ceux qui n’ne ont jamais entendu parler, on met tout le monde au même niveau… Peut-être est-ce bien d’avoir des temps communs mais aussi des temps où chacun puisse être nourri en fonction de ce qu’il a déjà reçu auparavant ou non ». Mgr Gobilliard : « D’accord. Donc l’Eglise n’est pas qu’une morale, mais d’abord une transmission d’un enseignement de la part de Jésus. »

7ème intervention : « Une question qui revient souvent dans mon entourage… J’ai la chance d’avoir un accompagnateur spirituel, mais ce n’est pas le cas de tous les jeunes. Alors, ce n’est pas qu’on n’ait pas envie, mais c’est qu’on ne trouve pas. Souvent les prêtres manquent de disponibilité, ils sont un peu aux quatre vents, ils ont énormément d’enfants spirituels déjà au sein de leur paroisse. Donc, comment faire en sorte qu’on revienne au cœur de la mission du prêtre, qui est vraiment d’accompagner chaque personne et la guider dans l’écoute de l’appel. » Mgr Gobilliard : « Donc, il s’agit de la disponibilité des prêtres dans la direction spirituelle et donc ce que j’entends aussi c’est que les prêtres revoient leur priorité. Peut-être que la direction spirituelle, l’accueil des jeunes, le ministère de compassion et de confession n’est pas assez une priorité des prêtres, est-ce qu’il y a de ça derrière ce que tu exprimes ? »

« Oui, en fait je pense aux curés de paroisse qui sont tout occupé, qui doivent penser à 1000 choses… Peut-être peuvent-ils davantage se décharger sur les paroissiens, sur le conseil pastoral, pour mieux s’occuper de cette mission. » Mgr Gobilliard : « Que les prêtres soient moins des organisateurs et plus des accompagnateurs ou des pères. »

8ème intervention : « Pour revenir à la première question que vous nous avez posés… En tant que jeune, ce qui est important pour vivre sa foi c’est l’esprit de fraternité, que ce soit à travers des services comme un groupe de chorale, un groupe de prière, ou que ce soit à travers un projet paroissial. Les jeunes ont besoin d’appartenir, de ressentir/d’avoir un sentiment d’appartenance à une paroisse et, vraiment ils ont besoin des autres pour progresser dans leur foi, grandir dans leur foi. Mgr Gobilliard : « D’accord, les deux mots dont tu parles c’est « fraternité » et « service ». Que les jeunes puissent être au service ; qu’on les aide à être au service ; qu’on les aide à vivre une fraternité pour être au service… »

« Exactement, qu’ils ne sentent pas isolés, qu’ils sachent qu’ils aient des frères sur qui compter, avec qui partager… » Mgr Gobilliard : « Pareil que tout à l’heure : que cela soit une famille. Nous avons insisté sur la paternité pour les premières questions et là on insiste sur la fraternité des jeunes entre eux, du lien entre vous. »

9ème intervention : « Pour continuer sur la même idée, le constat que j’ai l’impression de faire aujourd’hui c’est que si je veux être jeune chrétien dans le monde d’aujourd’hui, cela ne va pas de soi. C’est un vrai choix, un vrai engagement que je fais : oui je décide d’être chrétien. Parce que les gens, les jeunes, autour de moi ils ne le sont pas. On a vraiment cette sensation d’être un peu en minorité. Cela a peut-être toujours été un peu le cas mais en tout cas j’ai l’impression que dans notre conscience aujourd’hui on a vraiment conscience de cette réalité : si je veux être un jeune chrétien engagé et le vivre vraiment, c’est un vrai choix qui me mettra en situation de minorité par rapport aux amis que je côtoie tous les jours finalement. »

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Travail préparatoire au synode 2018 Annexe 1 : Rencontre entre le cardinal et les jeunes du diocèse (9 avril 2017) Mgr Gobilliard : « Que l’Eglise intègre le changement de civilisation. Avant on était dans un domaine de chrétienté où finalement il était assez facile de vivre sa foi. Maintenant, et cela pèse particulièrement sur les jeunes (car c’est les plus jeunes générations), on est dans un domaine qui est plus hostile qu’avant et donc c’est un choix plus difficile à prendre qu’avant et vous avez besoin d’être aidés. »

« Aujourd’hui en France, être jeune chrétien ce n’est pas confortable, même si c’est beau. Mais c’est donc entre autre pour ça qu’on a besoin de cette fraternité, d’être soutenu, à la fois par des exemples de prêtres, de parents, de familles, qui sont là, qui sont engagés, qui vivent une belle foi, qui nous donnent envie de la vivre nous aussi. Et qu’on a besoin de se retrouver entre nous, pour sentir qu’on n’est pas non plus les seuls et justement pour les rassemblements diocésains ou de paroisse nous permettent de voir qu’on n’est pas si seuls que ça et qui nous donnent également la stature, la capacité de répondre aux interrogations de tous les autres parce qu’en tant que jeunes chrétiens engagés on pose question à nos amis qu’on côtoie tous les jours. Et, à partir de là, si on ne peut pas à ces questions là on est un peu tiraillé : on a envie de faire comme eux et en même temps on aspire parfois à autre chose que ce ce qu’on voit autour de nous et comment faire du coup pour être équilibré à ce niveau-là, pour être à la fois avec les autres et pas se mettre juste entre nous en tant que chrétiens, n’avoir des amis que catholiques parce que c’est plus agréable, tout en vivant cet idéal et cette relation avec Dieu sans l’isoler du reste de nos relations. » Mgr Gobilliard : « Vous êtes dans une situation difficile en tant que jeune chrétien dans le monde et vous demandez à l’Eglise qu’elle vous donne les moyens pour vivre cette situation entre vous et auprès des autres. »

« A la fois entre nous et en dehors ! ». Mgr Gobilliard : « Très bien, merci. »

10ème intervention : « Moi j’ai un projet, ce serait que l’Eglise puisse adapter le discours aux jeunes des milieux populaires qui travaillent et qui n’ont pas fait l’aumônerie par exemple. J’aimerais qu’on aborde les questions sur le Bible par exemple, parce qu’à la messe il y a des trucs qu’on ne comprend pas toujours… Que le discours soit non pas simplifié mais compréhensible, pas des directives mais des indications. » Mgr Gobilliard : « Si je dis qu’il y a des milieux dans lequel la dimension culturelle de l’Eglise n’est pas du tout connue et donc que son langage n’est pas du tout compris ; que quand l’Eglise s’adresse aux jeunes, elle s’adresse trop aux aumôneries, aux étudiants et peut-être pas assez aux jeunes professionnels du milieu populaire, ça résume un peu ce que tu veux dire ? »

« Oui ». Mgr Gobilliard : « L’aumônerie ne suffit pas, il faut que l’Eglise soit présente dans des milieux plus populaires, plus éloignés, plus loin de l’Eglise dans le domaine des jeunes. Au contact quoi. »

11ème intervention : « Bonsoir, je voulais juste revenir sur la question « Qu’avez-vous besoin pour vous engager ? » et je voulais parler de la confiance. Parce que là, si vous me voyez avec un T-shirt orange c’est parce que des jeunes m’ont fait confiance et m’ont transmis ce T-shirt. Mais quand je suis allée en paroisse il a fallu plusieurs fois lutter pour dire, pour pouvoir animer et faire des choses. J’avais l’impression qu’il fallait donner un CV de ce qu’on avait déjà vécu pour pouvoir agir dans la paroisse. On est facilement accueilli dans un groupe de jeunes pour s’engager dans un groupe de jeunes mais c’est plus difficile de pouvoir s’engager dans les paroisses. » Mgr Gobilliard : « Donc, si je transforme le terme confiance en méfiance, on peut dire que vous avez l’impression que l’Eglise est méfiante quand elle vous cantonne dans des services exclusivement « jeunes ». Vous aimeriez que l’Eglise soit plus ouverte à la jeunesse. »

« En tant que séminariste, l’enjeu autour de nous est de voir que les jeunes n’ont pas de temps, il y a déjà plein d’activités dans tous les sens. Pour nous aussi, pasteurs et futurs pasteurs, comment

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redécouvrir et comment arriver à prendre du temps pour Jésus pour le laisser nous guider et nous orienter dans notre vie ? Comment faire goûter ça aux jeunes et le vivre nous-mêmes ? » Mgr Gobilliard : « Que l’Eglise donne les conseils sur l’essentiel. »

12ème intervention : « Je voulais revenir sur un point. Il me semble qu’une des problématiques pour les jeunes chrétiens de Lyon est qu’ils font du papillonnage de paroisse et qu’ils ont du mal à s’ancrer dans un endroit, dans une paroisse, et ça c’est une vraie problématique et une solution c’est que ces messes de jeunes soient organisées de manière à ce que les jeunes y soient au service, car c’est ça qui attire les jeunes : voir des jeunes engagés dans leur paroisse, ça les porte et leur donne envie d’aller à leur rencontre et de se mettre à leur tour au service. Vivre une fraternité pour ensuite m’engager et m’ancrer dans cette paroisse. Mgr Gobilliard : « C’est la question de la fidélité. Non plus la fidélité au niveau des aînés mais la fidélité à un lieu, à une paroisse. Vivre une fraternité entre vous pour vous aider à vivre cette fidélité dans le lien avec la paroisse, pour pas que ça papillonne. »

« Oui, et surtout que les jeunes attirent les jeunes et que les jeunes pas forcément cathos voient des jeunes engagés et des paroisses où y a 200-300 jeunes qui prient ensemble tous dimanches soirs… ça c’est un vrai témoignage. » Mgr Gobilliard : « D’accord, la présence de jeunes dans les paroisses. »

13ème intervention : « Je me fais le relai sur la 4ème question pour un certain nombre de femmes qui trouvent une difficulté plus grande à entendre l’appel de Jésus et trouver un accompagnateur, capable de les guider dans la spécificité d’un appel qui est moins simple que les garçons. Il y a beaucoup de prêtres dans les paroisses, c’est facile d’avoir un interlocuteur…mais on a moins abordé le côté féminin de l’accompagnement. » Mgr Gobilliard : « Un discernement spécifique pour les jeunes femmes, les jeunes filles, en rapport avec leur vocation. C’est très important ! Et c’est vrai qu’il y a des propédeutiques pour les garçons mais pas pour les filles ! C’est ça que tu veux dire ? »

« Oui et même plus. On trouve des prêtres qui nous disent : « mais pour les garçons je sais quoi faire mais les filles c’est beaucoup plus dur à accompagner quand même ! » ». Mgr Gobilliard : « Cette question va plaire à notre archevêque car il a ça dans la tête… « On y travaille ! » (crie le cardinal Barbarin).

14ème intervention : «Je suis en communication et suis très fier d’être engagé dans l’Eglise. Par contre, j’ai l’impression que tout ce qui se passe dans l’Eglise ne sort pas de l’Eglise. L’Eglise ne communique pas assez à l’extérieur de ce qu’elle vit à l’intérieur. Par exemple le synode des jeunes, y en a pas beaucoup qui en ont entendu parler, hormis dans le réseau catholique. Pareil pour le pélé du Puy ou autres événements géniaux auxquels j’ai participé. Je trouve ça un peu dommage qu’on soit obligé de faire découvrir aux gens tout ce que l’Eglise catholique fait. Les gens de l’extérieur pensent que la seule chose qui s’y vit est la messe. » Mgr Gobilliard : « Que l’Eglise soit en sortie, y compris dans le domaine de la communication. On en parlera dans la 3ème série de questions lorsqu’on demandera comment les jeunes peuvent être des témoins de tout ce qui se passe dans l’Eglise, auprès de leurs amis et à l’extérieur de leur petit cercle. »

2. 2ème série de questions : « L’Eglise… » Mgr Gobilliard : « Même si cela recoupe un peu ce qui a déjà été dit, cela permet d’enrichir le débat ».

1ère intervention : «Ce que j’attends de l’Eglise c’est qu’elle me demande ce dont elle a besoin. J’observe que dans les paroisses il y a souvent des besoins, et nous les jeunes, on est plein d’énergie, on a envie de faire plein de choses mais par contre on a une grande instabilité. Du fait, de nos études, de nos amitiés, on a tendance à papillonner et on va de paroisse en paroisse. Et moi, ce qui m’a fixé 39


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c’est tout simplement qu’à un moment donné un prêtre me demande : « est-ce que tu peux me rendre tel service ? » Et en fait on est heureux de le faire, mais jamais on y aurait pensé tout seul. Je pense que cela nous aiderait beaucoup à concentrer notre énergie sur quelque chose de stable plutôt que de s’éparpiller partout. » Mgr Gobilliard : « Que l’Eglise vous respecte au point d’avoir besoin de vous et de vous le demander. »

2ème intervention : «Pour revenir sur l’intervention à propos des pères spirituels où on disait que c’était difficile de trouver un père spirituel qui a du temps à nous consacrer. J’aimerais juste aller un peu plus loin. L’Eglise ne nous donne pas forcément cette formation qui nous permet de dire qu’effectivement, avoir un père spi c’est utile ! Personnellement, j’ai mis 20 ans à m’en rendre compte et du coup, avoir un message de l’Eglise qui dit clairement à tous d’avoir un père spirituel et que ça change vraiment la vie et aide à vivre notre vocation, que cela soit dans le mariage ou la vie consacrée. » Mgr Gobilliard : « Je vais résumer en trois points : -

Que l’Eglise soit plus ‘accompagnatrice’ des personnes ; qu’Elle le dise que c’est sa mission ; qu’Elle prenne les moyens pour cela.

Cela pourrait être par exemple en formant les prêtres à l’accompagnement spirituel… Pourrait-on aussi former d’autres personnes à l’accompagnement spirituel ? faire savoir qu’il y en a ? Et peut-être aussi donner une formation plus solide dans ce domaine-là durant le séminaire… Pourquoi pas, il ne faut pas hésiter à attaquer hein, vous êtes là pour ça. »

3ème intervention : « J’ai une question quant au message que véhicule l’Eglise parce que, finalement, quand on écoute les médias ou nos amis, ils nous rapportent uniquement les principes moraux. Cela me pose énormément problème parce que je ne base pas du tout ma foi sur des principes moraux mais sur le Christ qui me dit qui est Dieu. Et à ce moment-là, une fois que j’ai vraiment compris cela, je peux en déduire beaucoup de mes choix ; c’est cela qui guide mes choix et non pas les principes moraux de l’Eglise. Donc, j’imagine qu’il y a un problème dans cette propagation de la foi parce que ce n’est pas du tout le message qui est retenu. J’interpelle à ce sujet-là en pensant vraiment qu’avec les homélies, etc. tout doit être ciblé sur la foi en tant que telle. Et, si on croit, on peut se demander quel impact cela a sur notre vie, mais cette question ne doit venir que dans un second temps. La question première manque je pense de fermeté et de force dans le discours. Mgr Gobilliard : « Ça c’est une question qui va faire très plaisir à notre archevêque mais aussi pape car il est très sensible à ça. On va le mettre en gros, comme ça il sera très content et il va bien rebondir sur l’Eglise (tout comme les homélies) n’est pas d’abord un lieu de moralisation mais de rencontre personnelle avec Jésus, de lien personnel avec Lui. La foi ce n’est pas que la morale. »

4ème intervention : « Moi je proposerais un truc en lien avec la politique. On entend souvent dire « les cathos de droite », « les cathos de gauche »,… Dieu il n’a pas dit qu’on était de droite ni de gauche, il a dit qu’on était humain, qu’on est des apôtres de l’Evangile et je souhaiterais de l’Eglise qu’elle se positionne dans les valeurs humaines et qu’elle ne se dise ni de droite ni de gauche mais qu’elle se positionne dans l’humain, dans l’avenir en commun, dans ce qu’a dit le Christ, dans ce qu’ont dit ses apôtres, dans ce qui est dit dans l’Ancien Testament… Que l’Eglise fasse ressortir cela dans la vie politique. On est d’abord chrétien, on est œcuménique avant tout, c’est ce que j’aimerais que l’Eglise revendique. » Mgr Gobilliard : « Peut-on dire que tu souhaites que l’Eglise se manifeste comme l’Eglise de tous et pas l’Eglise d’un parti ou d’un groupe spécifique ou social. »

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« Oui, c’est cela ! Car Jésus est venu pour tous les hommes. Et j’aimerais que l’Eglise fasse bouger les choses à ce niveau-là car je sais qu’au Vatican ils ont un peu du poids au niveau foi et au niveau des politiques qui peuvent leur faire changer ces mentalités. » Mgr Gobilliard : « Que l’Eglise aide les jeunes à s’engager dans tous les domaines de la société et de la vie »

« Voilà ! Parce que l’Eglise, c’est dans la vie de tous les jours : quand t’es jeune, quand tu vis dans la précarité, comment elle t’accompagne dans la foi. Comme Jésus qui allait à la rencontre des gens… Redécouvrons cela. J’aimerais que l’Eglise se positionne par rapport à ces dimensions-là. Que l’Eglise nous forme au dialogue avec les autres, pas qu’au niveau théologique mais de manière à être accessibles à tous. Je ne dis pas que c’est facile mais on peut y arriver. Je pense que ça c’est à notre portée et on a un pouvoir, une force : essayer d’accompagner les jeunes à être autonome dans la vie de tous les jours. Elle a une force de revendication et ça c’est possible de le faire. L’Eglise elle a son mot à dire ! même pour les élections. » Mgr Gobilliard : « Voilà, et bien il n’y a rien à ajouter parce que c’est clair au moins. Et en plus c’est enregistré parce qu’il y a de belles paroles. »

5ème intervention : « J’ai une question qui est liée à un projet pour l’Eglise en fait, projet qui est lié à sa plus grande qualité en fait, à sa catholicité, à son universalité. Je rêve d’un Erasmus ecclésial, où on gou^te à cette magie de l’universalité de l’Eglise, comme dans les grands rassemblements, (aux JMJ, aux rencontres de Taizé), dans ces rassemblements pour les jeunes qui brassent quelques milliers voire des millions de jeunes… Et j’ai envie de plus et je me demande si les prêtres ne pourraient pas être envoyés pour quelques mois dans un autre diocèse, dans un autre continent, découvrir d’autres rites aussi… Notre Eglise catholique a le rite latin, le rite byzantin, c’est une richesse magnifique… Voilà, je rêve d’un Erasmus ecclésial. » Mgr Gobilliard : « C’est bien résumé : un Erasmus pour l’Eglise. Si je précise bien, c’est au-delà du volontariat international, c’est quelque chose qui permet des échanges, y compris pour ceux qui se forment au sacerdoce, dans des Eglises différentes et parfois même dans des rites différents (le rite oriental par exemple), que cela se manifeste concrètement quoi, par des échanges concrets… ça c’est une excellente idée franchement, parce que c’est très concret : un Erasmus ecclésial. »

6ème intervention : « J’ai quelque chose à dire. J’ai 16 ans, je ne suis pas très grande contrairement à d’autres ici présent… Mais il y a une seule chose dont je suis sûre dans ma foi c’est que Dieu il m’aime. Le seul problème c’est que ce n’est pas toujours simple de le dire aux autres et des fois on se sent un petit peu seule et j’aimerais que l’Eglise soit derrière moi pour que je puisse le dire à tout le monde. » Mgr Gobilliard : « Que l’Eglise soit au service de l’essentiel : dire l’amour de Dieu aux jeunes. »

7ème intervention : « Je voudrais que ce soit une Eglise, bien sûr que ce soit un lieu où l’in s’y ressource, où on ressource notre foi, mais que cette foi nous permette de pouvoir s’étendre autour de nous et rencontrer, partager avec les autres. Et que du coup, notre foi nous permette de pouvoir faire des événements ensemble de pouvoir créer des choses ensemble, de pouvoir faire des tournois de foot ensemble. Des événements où on accueille tout le monde. » Mgr Gobilliard : « Que cela soit un lieu de vie, un vrai lieu de vie… »

« Exactement, exactement ! » Mgr Gobilliard : « Que l’Eglise ne soit pas qu’un lieu où on prie mais que cela soit aussi un lieu où l’on vive, un lieu de vie ! ».

8ème intervention : « Moi j’attends de l’Eglise qu’elle nous fasse vivre et vivre au quotidien la grâce du mystère pascal, c’est-à-dire un peu ce que vous venez de dire sur la vie. Et donc je pose la question du dimanche. Quelle place est-ce qu’on laisse au dimanche et comment le dimanche peut devenir la référence de notre semaine ; comment est-ce que concrètement dans la semaine on peut se mettre en marche (dans nos familles, dans nos colocs, dans nos groupes d’amis, dans nos 41


Travail préparatoire au synode 2018 Annexe 1 : Rencontre entre le cardinal et les jeunes du diocèse (9 avril 2017)

paroisses) vers le dimanche. Et comment faire pour que la vie paroissiale ne se résume pas juste à se retrouver quelques heures une fois dans la semaine à la messe du dimanche, mais que celle-ci soit plutôt l’aboutissement d’un chemin commun peut-être et puis qu’ensuite ça nous donne de vivre dans le quotidien cette grâce de la Résurrection qui n’est pas juste un grand mot (une belle idée) mais comment est-ce que ça vient aussi bouleverser nos vies pour faire de nous des témoins… » Mgr Gobilliard : « Il y a en fait plusieurs questions sur l’essentiel, et là c’est « comment faire vivre le mystère pascal aux jeunes, comment faire que le dimanche puisse être vécu dans la durée et pas seulement de façon ponctuelle et que cela change notre façon d’être. »

9ème intervention : « Ce qui m’intéresse c’est que l’Eglise et le synode s’adresse aux jeunes. Les jeunes c’est un passage en fait et le passage le plus important dans cette jeunesse c’est la vocation. On est passé d’un contexte historique (que ce soit mai ’68, la libération de l’homme et la femme, une grosse crise sociétale…) et en même temps l’Eglise qui invite à un mystère : la découverte du corps… Avec mes 28 ans, je suis contente d’aboutir au chemin et de m’apaiser, mais j’invite et je demande que l’Eglise se forme d’un point de vue communauté, séminariste, prêtre, religieux, vraiment à cette vocation, puisqu’ils vont conseiller des jeunes. J’ai rencontré des italiens qui disaient : « les français, vous réfléchissez trop ». C’est vrai. Notre réflexion est belle parce qu’il y a derrière une recherche de vérité, mais est-ce que cette réflexion peut nous inviter à quelque chose de naturel, d’ordonné et de simple ? » Mgr Gobilliard : « Il y a deux choses dans la question. Il y a la question de la vocation de laquelle on n’a pas beaucoup parlé en fait. Or le synode c’est les jeunes mais aussi la question des vocations : comment construire notre vocation, pas seulement y répondre mais comment la construire. Et il y a la question de la théologie du corps j’ai cru comprendre, tout le rapport au corps, si j’ai bien cru comprendre. »

« Oui, une formation des ecclésiastiques qui nous accompagne et ont une vraie autorité dans notre vie et qui vont pouvoir nous accueillir nous, de l’adolescence en découvrant qui nous sommes (hommes et femmes) et aussi le secret de la chasteté qui n’est pas seulement se garder mais se donner. Mgr Gobilliard : « La construction de la personnalité, toute la question de la vocation en lien avec la construction de la personnalité. La vocation n’est pas seulement une réponse à un appel mais c’est une construction de toute la personne vers le Christ… »

« Oui, pour éviter la peur. » Mgr Gobilliard : « Pour éviter la peur !... Il y a de quoi faire ».

10ème intervention : « Que l’Eglise nous aide à discerner comment s’engager dans l’Eglise en tant que laïc et comment se mettre entièrement à la suite du Christ en ayant discerné plus ou moins déjà une essentielle vocation au mariage, au futur projet d’avoir des enfants… Comment s’engager pleinement, avoir une place pleine dans l’Eglise, en tant que laïc. » Mgr Gobilliard : « La question de la vocation, autour du laïcat. Le discernement de la vocation dans le domaine du laïcat, l’appel personnel de Jésus sur chacun de nous, au-delà des grandes familles vocationnelles, mais sur la réponse personnelle dans le laïcat. »

11ème intervention : « Je voudrais ajouter quelque chose par rapport à ce thème de la théologie du corps. C’est quelque chose qui me tient à cœur aussi et en fait je constate autour de moi que la pornographie, l’image et aussi la culture de consommation portent sur notre corps dans le monde, cela fait des ravages. D’autre part, l’Eglise c’est un vrai trésor aussi pour découvrir notre dignité d’enfant de Dieu, y compris dans notre corps, en tant que femme, en tant qu’homme, et que ça offre en fait des repères au niveau de notre vie affective et sexuelle aussi. Et j’aimerais qu’on réfléchisse à promouvoir et annoncer ce message jusqu’aux extrémités, à le dire dans ce message d’amour qui finalement peut-être nous évangélise en premier en tant que jeune aujourd’hui. Et aussi qu’on réfléchisse aux différents âges à ce message, car l’éducation sexuelle commence très tôt en fait et elle continue dans tout le temps de maturation, dans notre vocation… » 42


Travail préparatoire au synode 2018 Annexe 1 : Rencontre entre le cardinal et les jeunes du diocèse (9 avril 2017) Mgr Gobilliard : « Que l’Eglise joue son rôle dans le domaine de l’éducation, qu’elle soit éducatrice, de la personne et en particulier dans le domaine de la sexualité.

12ème intervention : « J’attends de l’Eglise qu’elle me donne envie de lire la Bible. C’est très beau, on a les homélies, on a les lectures de la Parole à la messe. Mais il n’y a pas beaucoup de paroisses où on nous propose une vraie lectio divina hebdomadaire au moins. Qu’on nous donne envie de lire la Bible, tout seul ce n’est pas forcément évident. » Mgr Gobilliard : « Que l’Eglise m’aide à lire la Bible. C’est très beau. »

13ème intervention : « Je pense qu’il serait bien de voir comment arriver à solliciter des bénévoles pour qu’il y ait davantage de sollicitations auprès des jeunes pour les initier à se rencontrer afin de mieux se connaitre. Je vis dans la paroisse de Vaise où tous les 15 jours, je vois quelques jeunes qu’on a sollicité pour un temps de messe suivi d’un repas partagé, mais je pense qu’il serait bien qu’il y ait davantage de sollicitations pour qu’il y ait des rencontres de jeunes pour qu’il y ait notamment des jeunes qui puissent être plus attentionnés envers d’autres jeunes porteurs de petits handicaps comme moi, et pour que ceux qui n’ont pas beaucoup de rencontres aient la possibilité d’avoir davantage de relations. » Mgr Gobilliard : « Comment les jeunes dans l’Eglise peuvent vivre une vie fraternelle qui intègre toutes les personnes, y compris celles qui sont porteur de handicap. Qu’on apprenne aux jeunes à accueillir tout le monde. »

14ème intervention : « Au regard de la diversité culturelle et religieuse du monde d’aujourd’hui, comment l’Eglise peut nous accompagner en tant que jeune à être porteur de cette rencontre multiculturelle mais aussi de cette rencontre interreligieuse qui me semble être une préoccupation importante non seulement du pape François mais aussi pour l’Eglise tout entière. Comment nous accompagner, nous jeunes, pour aller à la rencontre d’autres cultures, d’autres religions, afin d’être en tant que jeune, porteur de paix et de réconciliation dans notre monde ? » Mgr Gobilliard : « Est-ce que je peux dire que cela correspond un peu à la question sur l’Erasmus, mais au sein du diocèse. Dans notre diocèse il y a une diversité culturelle et comment la vivre ? »

3. 3ème série de questions : « Les autres… » Mgr Gobilliard : La troisième série de questions c’est autour des autres. Comment puis-je faire passer l’Evangile dans des lieux où il n’est pas, où il n’est pas entendu… Comment les jeunes peuvent-ils être témoins auprès de ceux qui sont loin ? En gros, comment l’Eglise peut-elle être plus évangélisatrice, en particulier dans le domaine des jeunes ?

1ère intervention : «Je constate qu’en France et dans tous les pays il y a de nombreux mouvements dans lesquels les jeunes vivent des choses différentes mais avec un même message. Tous les trois il y a les JMJ qui est un moment fort, mais n’y a t’il pas quelque chose faire pour aider les jeunes au niveau de leur pays ? Se retrouver par exemple une fois par an avec des rencontres intermouvements. De grands rassemblements qui puissent inviter et ceux qui en font partie et aussi ceux qui souhaitent découvrir… » Mgr Gobilliard : « Des rencontres entre les mouvements, au sein d’un même diocèse, ou d’un même pays. Comment faire des rencontres entre les mouvements pour qu’ils se connaissent. »

2ème intervention : « J’aurais souhaité, la question du lieu étant extrêmement importante, que des lieux comme les églises et les chapelles soient davantage ouverts. Cela m’a frappé lors de mes voyages à l’étranger où c’était possible d’entrer dans les églises, se poser 5 minutes devant le Saint Sacrement. En France, j’ai pu remarquer en me promenant, de très belles églises mais qui sont souvent closes. Quand on est avec des personnes non-croyantes, on aimerait bien leur proposer un accès, d’aller prier 5 minutes ou leur montrer des tableaux, des statues… Comment leur donner un accès à la foi hors de ces lieux ? Il faut que ces lieux soient plus accessibles et ouverts. » Mgr Gobilliard : « La question est claire donc je ne vais pas la reformuler. 43


Travail préparatoire au synode 2018 Annexe 1 : Rencontre entre le cardinal et les jeunes du diocèse (9 avril 2017) Je vais juste ajouter quelque chose qui n’est pas dans ta question : aujourd’hui peut-être que les jeunes vous avez besoin de prier dans des lieux spécifiques. Vous n’arrivez plus à prier dans votre chambre parce qu’il y a Internet, le téléphone et plein de sollicitations. Et vous aimeriez que les églises soient ouvertes, aussi pour pouvoir prier, pour pouvoir vivre des temps de prière où vous êtes un peu séparés de toutes vos préoccupations quotidiennes. Ce n’était pas dans ta question mais je pense que ta question d’ouverture des églises, elle n’est pas seulement le témoignage culturel, le témoignage de foi… Elle est aussi comment faire que nos églises soient des lieux de prière et des lieux de vie spirituelle pour les jeunes. »

3ème intervention : « Vous venez d’évoquer la difficulté parfois à prier, cette difficulté on essaye parfois de la combler avec des conférences, avec des formations intra-Eglise. Est-ce qu’on pourrait aussi nous pousser à s’engager extra-Eglise ? C’est peut-être c’est engagement aussi qui pourrait être la source de résoudre les problèmes de la vocation. Il y a plein d’associations extra-Eglise comme Lazare, comme « à bras ouverts », comme l’Arche, qui prennent soin des plus faibles et c’est souvent ces associations qui sont comme des berceaux pour former des beaux couples, des beaux prêtres, de belles religieuses, parce qu’on apprend dans ces associations le goût de s’engager ; parce que quand on n’arrive pas à prier, on retrouve dans les yeux des plus faibles le Bon Dieu. Ne pourrait-on pas du coup, avec la pastorale des jeunes de Lyon, nous mettre un peu plus en relation avec ces associations et ces berceaux où on apprend à vivre l’engagement. » Mgr Gobilliard : « La présence des jeunes dans des cercles qui ne sont pas nécessairement des cercles d’Eglise mais qui vous apprennent à vous engager auprès des plus pauvres. »

4ème intervention : « Je pense qu’il faut, côté extra-Eglise aussi, un engagement dans la politique, qu’il y ait une meilleure réflexion et une recherche de faire passer ces idées et sortir un peu du « catho de droite », en tout cas sortir de cette image du catho qui n’est que de droite, qu’il y ait une réflexion qui permette de sortir d’un stéréotype qui donne une image assez bornée au monde qui nous entoure et donc, remettre à jour cette réflexion. Re-réfléchir aussi à la dualité qu’il y a dans l’engagement entre l’humilité et la recherche d’excellence. Souvent on nous dit d’être humble et quelque fois il y a des barrières à aller loin, à donner son temps avec passion dans la science, dans la médecine pour moi… Il est parfois difficile d’acquérir un poids dans la société, sans avoir une certaine excellence et arriver à donner cette place à notre monde, à l’actualité… être adapté au monde d’excellence qu’on a e qui est magique. » Mgr Gobilliard : « Comment ne pas avoir peur d’être des saints, d’êtres des saints compétents, tout en gardant l’humilité… Oui, de toute façon on ne peut pas être saint sans être humble et justement, je pense que dans la question de la sainteté, dans le lien entre la perfection, notre archevêque pourra nous aider plus tard avec son commentaire de « Soyez parfaits »…

« Et quand on parlait d’Erasmus de l’Eglise, parler de l’Erasmus vers les banlieues et tout parce qu’on parle beaucoup d’aller en périphérie mais ce serait génial d’avoir des échanges entre les paroisses au sein de Lyon. On a parlé de foot ensemble, mais prier ensemble, pas seulement dans le 5 ème… Pourrait-on avoir des parrainages, des choses comme ça… » Mgr Gobilliard : « Des parrainages, cela tombe bien parce qu’on y pensait… »

« Des parrainages par exemple entre ma paroisse qui est vraiment un milieu un peu stéréotypé et une paroisse qui est en banlieue… Je pense que beaucoup de personnes demandent cette rencontre mais c’est difficile de la rendre concrète. » Mgr Gobilliard : « Qu’il y ait plus de vie, d’un lieu à l’autre… »

« Plus de rencontres sportives ; ou bien un jour ne pas faire la messe dans la paroisse mais rassembler ensemble. Quelque chose de concret. » Mgr Gobilliard : « Des parrainages concrets. »

5ème intervention : « Je voulais parler des jeunes dans le milieu rural. On a parlé des jeunes de Lyon, des banlieues, etc. mais il y a aussi des jeunes dans le milieu rural et, en dehors des paroisses, 44


Travail préparatoire au synode 2018 Annexe 1 : Rencontre entre le cardinal et les jeunes du diocèse (9 avril 2017)

c’est vrai qu’il y a assez peu de propositions pour les jeunes et je connais beaucoup de jeunes qui se sont éloignés de l’Eglise et qui ne se retrouvent pas dans les propositions des paroisses et des paroisses qui sont vieillissantes et qui ne donnent pas envie aux jeunes d’aller vers les paroisses. Qu’il y ait plus de propositions pour les jeunes en condition rurale, qu’ils puissent se retrouver entre eux et cheminer dans la foi. » Mgr Gobilliard : « Ta question est très importante, d’autant plus que nous sommes à Lyon et qu’il n’y en a probablement pas beaucoup ici qui viennent du Rhône vert ou du Roannais. Donc c’est très important que dans notre tête et dans notre cœur on puisse aussi intégrer les demandes de ces jeunes qui sont dans le monde rural et qui ne sont pas présent aujourd’hui parce que c’est un peu plus loin. On va donc mettre au carré ta réflexion, pour qu’ils soient vraiment bien représentés. Je trouve que vous avez vraiment le désir, d’abord que ça vive : d’un milieu à un autre ; du monde rural au monde urbain ; d’une paroisse à une autre ; … Que c’est vraiment là votre désir, qui est le propre de la jeunesse, de faire vivre, de transmettre, de partager, de faire de la fraternité. Merci en tout cas !

6ème intervention : « (Je viens du Roannais…) On est dans un monde ultra-violent et je pense que dans l’Eglise on est quand même une religion de la paix et l’Eglise a vraiment appuyé sur cette paix je dirais dans deux domaines, et on à Lyon on est fort dans l’un et nul dans l’autre. On est fort dans le dialogue interreligieux, c’est quelque chose que je découvre très fort à Lyon ! Quand j’habitais en Bretagne, ce dialogue n’existait pas et c’est quelque chose que j’aime beaucoup à Lyon. Là où on est moins fort, et étrangement, mes amis qui sont athées ou qui ont été dans l’Eglise, cela les a profondément blessés, c’est les guerres intestinales au sein de l’Eglise catholique. Je vais prendre un exemple : lorsqu’il y a eu à Lyon Centre l’annonce du départ du prêtre, j’ai vu sur les réseaux sociaux des gens très catholiques qui disaient « vu Lyon Centre c’est normal »… Je trouve que l’Eglise a un peu à balayer aussi de l’intérieur en rappelant que c’est peut-être une richesse de l’Eglise que cette diversité. » Mgr Gobilliard : « On reste dans les mêmes thèmes, qu’il y ait de la vie, de la connaissance mutuelle, du respect mutuel, qu’il n’y ait pas de jugement, qu’on vive la fraternité, et la charité d’abord chez nous et alors on sera témoins de la fraternité et de la charité auprès des autres si on la vit entre nous, c’est cela que tu veux dire ?... « Comme dit l’Evangile » nous rappelle David ici devant. »

7ème intervention : « Je voulais aborder les différentes propositions pour aller au service des autres. L’Eglise, à travers ses différentes formes, je pense qu’elle est là pour faire passer un fond, le fond que Dieu nous aime, Il nous aime tous comme ses enfants. Je me demande s’il ne serait pas possible que l’Eglise puisse proposer des engagements au niveau local pour ses paroissiens. Comme on peut trouver des feuillets de messes qui proposent d’effectuer des dons dans certaines associations, est-ce qu’on ne pourrait pas avoir des sortes de petits feuillets comme ça qui proposeraient d’effectuer des rencontres avec des sans-abris, etc. Des gens qui se proposeraient volontairement à effectuer ce type d’action, qui prendraient contact avec la paroisse et que l’Eglise relaie beaucoup plus ce type d’action. » Mgr Gobilliard : « Que l’Eglise soit un relai d’initiative dans le domaine du service. »

« Que ce soit dans le domaine de l’éducation, de la pauvreté. Et je pense que cela permettrait aux gens d’oser. Etant donné que ce n’est pas toujours facile d’aller à la rencontre des sans-abris par exemple, mais si c’est avec l’aide d’autres pratiquants et de l’Eglise, cela donnerait la force de le faire. Et cela nous aiderait aussi à comprendre d’autant mieux ce fond (que Dieu nous aime et aime tout le monde comme ses enfants). Mgr Gobilliard : « Que l’Eglise soit servante et qu’elle nous aide à l’être de plus en plus. »

8ème intervention : « Je me pose une question qui reflète plus une peur. Depuis notamment la question de la Manif pour tous, je constate une certaine dureté de la part des catholiques en général et une radicalisation sur certaines positions. A la fois les chrétiens et les jeunes, je les trouve plus décomplexés que la génération mai ’68, mais à la fois je les trouve aussi très enfermés sur certaines 45


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communautés et je trouve un durcissement de ce communautarisme chez l’ensemble de la communauté chrétienne. Je trouve cela assez inquiétant parce que, par exemple au niveau des médias et de la politique, j’ai l’impression qu’une certaine partie des catholiques sont en révolte contre une certaine partie des médias ; révolte à travers laquelle ils recherchent le sauveur, or le politique n’est pas là pour être le sauveur… J’ai du mal à trouver une parole d’Eglise qui puisse amener les jeunes, qui sont le renouveau de demain, à retrouver une certaine modération qui va en lien avec un certain espoir par rapport à cette question-là et qui permet aussi l’engagement parce que la révolte empêche l’engagement (not. dans les médias, pour moi c’est hyper important d’avoir des chrétiens qui s’engagent dans les médias, qui s’engagent en politique). J’appelle à la fois des cycles de formation très exigeant de la part de l’Eglise sur ces questions-là mais aussi une parole d’Eglise pour retrouver une certaine modération. » Mgr Gobilliard : « Que l’Eglise, et en particulier l’Eglise dans sa dimension jeune ne considère pas le monde extérieur comme hostile systématiquement, ce qui serait le terreau d’un communautarisme. A partir du moment où je considère que le combat il est à l’extérieur de moi, alors qu’en fait il est en moi, dans l’accueil des autres. »

9ème intervention : « Un autre domaine qui est un peu à la lisière entre le monde et l’Eglise, c’est la culture. Il me semble que l’Eglise devrait vraiment encourager, et les jeunes en particulier, à prendre une place dans la culture d’’aujourd’hui pour promouvoir et encourager le Beau, le Bien, le Vrai. Et même quand le message de la foi n’est pas forcément explicite, pousser à puiser dans les richesses et les trésors de l’Eglise à donner du nouveau à la culture et à prendre notre place dans le monde par ce biais là aussi. On a beaucoup parlé de l’accompagnement spirituel de chacun, il me semble qu’il faut aussi un accompagnement fort pour tous ces groupes, tous ces jeunes qui défrichent seul le terrain de la musique, la vidéo, l’écriture, les films…pour pouvoir être à la fois garant de tout ce qu’a fait l’Eglise pendant 2000 ans et à la fois apporter du nouveau. Que l’Eglise puisse à la fois se laisser déranger et apporter ce qu’elle a comme trésor. » Mgr Gobilliard : « J’ai rien à ajouter, là il faut retranscrire tout quasiment tel quel. »

10ème intervention : « A la question « Que faut-il changer dans l’Eglise ? », sainte Mère Teresa répondait : « Vous et moi. ». Fort de cela, on peut comprendre assez facilement qu’à partir du moment où nous serons de vrais chrétiens, de vrais catholiques, l’Evangélisation se fera d’elle-même naturellement. J’aimerais insister sur deux points particuliers : -

avec la fréquentation des sacrements :

pourrait-on avoir une disponibilité des prêtres plus grande dans le sacrement de la confession notamment. Je suis frappé de voir que lignes d’attente pour la confession sont plus grandes que celles pour les procurations. Là c’est quelque chose qu’on pourrait peut-être mieux mettre en place.

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On parlait aussi de l’adoration, d’églises qui sont ouvertes. Tomber sur le Christ adoré avec une belle chorale qui l’anime, ça peut toucher les cœurs.

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Donc, cette proximité avec le Christ vécue à travers les sacrements. avec la formation : comment peut-on aimer Dieu si on ne connait rien de Lui ? Comment puisje aimer quelqu’un si je ne connais rien de lui ? La connaissance nourrit l’amour et l’amour, en retour, fait que cette connaissance devient une connaissance intime. On a besoin d’être formé pour répondre aux défis de notre temps, parce qu’effectivement, on n’est plus dans un monde chrétien, mais s’il y a encore des traces culturelles, et souvent quand on entend les mots « théologie », « mystique », ce sont de mots qui nous font peur alors que la théologie c’est simplement la connaissance de Dieu à travers la Révélation ; la mystique c’est simplement la vie de prière de l’union de l’âme à Dieu. Ce sont des mots qui peuvent nous faire peur mais qui en fait couvrent des réalités qu’on a besoin de s’approprier, de connaitre, pour être véritablement des témoins du Christ. A partir de ce moment-là, l’Evangélisation et les autres seront servis admirablement.

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Mgr Gobilliard : « Soyons des saints en vivant les sacrements et la prière.

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Travail préparatoire au synode 2018 Annexe 1 : Rencontre entre le cardinal et les jeunes du diocèse (9 avril 2017) On va s’arrêter là maintenant car on a largement dépassé le temps. Je voudrais faire un résumé en disant que vous avez beaucoup insisté sur la fraternité et le service ; sur la vie entre vous ; sur sortir de vos cercles ; sur la vie spirituelle ; sur l’accompagnement ; sur l’Eglise comme une mère et comme un père ; sur les sacrements et la vie spirituelle comme quelque chose de très important pour vous. Merci de « nous recentrer sur l’essentiel », et je pense que cela résume tout ce que vous avez dit. »

[Conclusion de Mgr Barbarin : non retranscris]

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