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Pdf ja 2999 du 1er au 7 juillet 2018 dossier women in business

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BUSINESS

MAROC La naissance d’un cinquième pouvoir ?

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Les femmes les plus influentes du continent

MALI Ces hommes qui peuvent faire gagner IBK

HEBDOMADAIRE INTERNATIONAL NO 2999 DU 1er AU 7 JUILLET 2018

Réformes, terrorisme, attentes de la population, réconciliation, présidentielle de 2020… Après une moitié de mandat marquée par d’importants défis sociaux, économiques et sécuritaires, dans quel état d’esprit se trouve le chef de l’État ?

BURKINA FASO

Dans la tête de

Roch Kaboré ÉDITION INTERNATIONALE ET AFRIQUE SUBSAHARIENNE

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France 3,80 € Algérie 290 DA Allemagne 4,80 € Autriche 4,80 € Belgique 3,80 € Canada 6,50 $ CAN Espagne 4,30 € Éthiopie 67 birrs Grèce 4,80 €

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Guadeloupe 4,60 € Guyane 5,80 € Italie 4,30 € Luxembourg 4,80 € Maroc 25 DH Martinique 4,60 € Mayotte 4,60 € Norvège 48 NK Pays-Bas 4,80 €

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Portugal cont. 4,30 € Réunion 4,60 € RD Congo 6,10 $ US Royaume-Uni 3,60 £ Suisse 7 FS Tunisie 3,50 DT USA 6,90 $ US Zone CFA 2 000 F CFA ISSN 1950-1285


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COMMUNIQUÉ

© Droit réservé

O

Fondé en 1994 par madame Jalila Mezni, sa Présidente Directrice Générale et monsieur Mounir El Jaiez, Le Groupe SAH, Plus connue sous le nom de sa marque commerciale Lilas, est l’un des fleurons des entreprises privées tunisiennes dont le parcours s’inscrit dans

Ces performances ont distingué madame Jalila Mezni, désignée par le magazine Forbes, parmi les 50 femmes les plus influentes du monde arabe en 2017. Pour l’impact social de son activité et son développement régional, SAH, a également été récipiendaire du trophée Platinium de la coopération SudSud attribué en marge du Forum de l’International Afrique Développement (FIAD 2017). Avec une stratégie visant à renforcer l’indépendance de l’activité du groupe en matière de fourniture de papier, de ouate et de cellulose, SAH a également axé sa démarche

© Droit réservé

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des valeurs managériales.

utre l’ouverture à l’export et son implantation de filiales en Algérie, Maroc et Libye, et récemment en côte d’ivoire, SAH a réalisé en 2013, la plus importante introduction en bourse jamais réalisée sur la place de Tunis avec une levée de fonds de 145,9 millions de dinars. Une étape qui a consolidé la position de leader du groupe SAH qui compte aujourd’hui près de 3000 employés et qui affiche des investissements de plus de 50 millions de dinars et un chiffre d’affaires consolidé de 380 millions de dinars, soit une progression de 12 % au regard de 2016 dont près de 40 % à l’étranger.

lilas.com.tn

de développement sur la diversification de produits pour fournir l’ensemble de la gamme des produits hygiéniques, destinés aussi bien à un usage quotidien comme les mouchoirs, les serviettes de table, les essuie tout… que des produits plus spécifiques destinés à la petite enfance, aux femmes et aux adultes. Des années d’expertise et le respect des normes de fabrication, avec la certification ISO 9001 pour le management de la qualité et ISO 22716 pour les Bonnes Pratiques de Fabrication des produits cosmétiques, permettent à SAH de garantir la sécurité de ses produits et de gagner la confiance de sa clientèle. Plan de développement : Le Groupe SAH a annoncé qu’il s’est lancé dans un programme d’investissement très ambitieux et très important. En effet, lors de l’assemblée générale ordinaire tenue 20 juin 2018, Mme Mezni a annoncé que le groupe SAH s’est lancé dans un grand programme d’investissement totalisant vers les 180 millions de dinars qui vise à assurer une diversification géographique (nouvelles filiales en Afrique sub-saharienne), une extension des capacités actuelles et le lancement dans la production et la distribution des détergents.

DIFCOM - © Fotolia sauf mention

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AUTONOMIE, ÉMANCIPATION ÉCONOMIQUE DE LA FEMME EN CÔTE D’IVOIRE Après le principe de l’égalité hommes/femmes, inscrit dans la constitution en 2016, la priorité pour le Président Alassane Ouattara est de promouvoir son indépendance économique et faciliter son accès à l’entreprise. Au cours des décennies passées, plusieurs lois importantes ont été votées pour promouvoir l’égalité des sexes en Côte d’Ivoire. Dès 1983, un texte a été adopté afin de donner la possibilité à la femme de choisir la communauté ou la séparation des biens. En 1995, la Côte d’Ivoire est devenue membre de la Convention pour l’élimination de toutes les formes de discrimination contre les femmes, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1979.

LES FEMMES IVOIRIENNES SORTENT DE L'OMBRE En Côte d'Ivoire, de plus en plus de femmes investissent le monde des affaires et y occupent même des positions influentes. Janine Diagou est la directrice générale du groupe NSIA, spécialisé dans la banque et l’assurance et présent dans onze autres pays d’Afrique sub-saharienne. Martine Coffi-Studer préside le conseil d'administration de Bolloré Transport & Logistics Côte d'Ivoire. Colette Irié Lou, issue d’un milieu modeste, est la Présidente de la Fédération Nationale des sociétés coopératives de vivriers de Côte d’Ivoire (FENASCO), qui comprend plus de 5 000 membres. Elle a fait de l’insertion des femmes par l’agriculture son cheval de bataille. Françoise Le Guennou-Remarck, après avoir été Directrice Générale de Canal+ Côte d’Ivoire, est la Directrice des relations institutionnelles et de la communication du Groupe CFAO.

©EC/ECHO/ANOUK DELAFORTRIE

En 2012, quatre articles de la loi sur la famille ont été modifiés : ils consacrent la gestion conjointe (mari et femme) du ménage. La notion de chef de famille a été abolie. En 2013, le Président de la République a promulgué la nouvelle loi sur le mariage qui responsabilise les époux dans l’intérêt supérieur de la famille et de l’enfant. L’année suivante, la Stratégie Nationale de Lutte contre les Violences Basées sur le Genre (SNLVBG) a été adoptée. En 2016, un pas décisif a été franchi : le principe de l’égalité entre les hommes et les femmes a été inscrit dans la constitution.

D’autres exemples témoignent également de la réelle émancipation des Ivoiriennes. Mireille Dosso, la directrice de l'Institut Pasteur de Côte d’Ivoire, est une véritable fierté nationale. Elle a reçu un grand nombre de prix et distinctions, dont celui de l'Académie française des sciences d'Outremer. Françoise Kaudjhis-Offoumou, avocate au barreau d'Abidjan, a fait de la réconciliation nationale sa grande cause.

LA TRADITION RESTE UN OBSTACLE

ne représente que 51 % de celui des hommes et la durée moyenne d’éducation est plus courte (6 ans contre 9 ans). Les femmes qui exercent une activité le font davantage dans le milieu informel (79 %) que les hommes (64 %).

En dépit de ces nombreuses avancées, les femmes ivoiriennes continuent de souffrir de discriminations dans de nombreux domaines : accès à l’éducation, soins de santé et marché du travail. Le revenu moyen des femmes

« Ce sont dorénavant les traditions et les normes sociales qui constituent les obstacles les plus puissants à l’émancipation économique de la femme africaine » affirme Dominique Ouattara, épouse du


Dominique Ouattara, lors d’un discours à l’occasion de la tenue de l’Africa CEO Forum, le 26 mars 2018, à Abidjan

Président de la République de revenus dans tous les sec« Les témoignages recueillis et Première Dame de la teurs de l’économie (agricultuauprès des bénéficiaires du FAFCI Côte d’Ivoire. Les enjeux re, élevage, commerce, petits sont considérables. ateliers, etc.). L’objectif est démontrent que de nombreuses Partout dans le monde, d'aider les femmes à devenir femmes sont sorties de la pauvreté et pleinement autonomes. la promotion de l'équité entre les hommes et ont gagné en autonomie » Le bilan est largement positif. les femmes a démontré En un peu plus de cinq ans, ce qu'elle agissait comme sont plus de 135 000 femmes qui ont vu leurs projets un instrument de politique économique efficace. En financés. Afin de donner une nouvelle impulsion à son Côte d'Ivoire, on estime que cette plus grande équité activité, le capital du FAFCI a été porté récemment de 1,5 serait susceptible de générer des gains supérieurs à à 10 milliards de francs CFA. 6 milliards de dollars. Si du chemin reste encore à parcourir pour réduire les inégalités entre hommes et femmes en Côte d'Ivoire, de nombreux efforts sont toutefois entrepris pour accélérer leur autonomisation. De plus en plus de femmes s'émancipent et contribuent au développement socio-économique de leur pays : certaines d’entre elles occupent même des positions influentes dans la société et le monde des affaires ivoiriens.

L’AUTONOMIE GRÂCE AU MICROCRÉDIT Du côté des autorités ivoiriennes, la mobilisation est permanente. « Nous nous attelons à mieux préparer les femmes, à leur offrir plus de responsabilités et de moyens d’être autonomes. C’est un droit constitutionnel pour elle. C’est une responsabilité collective pour nous » affirme-t-on à la Présidence de la République. Le Fonds d'appui aux femmes de Côte d'Ivoire (FAFCI) a été créé en décembre 2012, à l’initiative de Dominique Ouattara. Cet outil de microcrédit finance des activités génératrices

LE FAFCI, UN VÉRITABLE OUTIL D’ÉMANCIPATION Le Fonds d’appui aux femmes de Côte d’Ivoire (FAFCI) s’appuie sur quatre organismes de micro-crédit partenaires : l’Union Nationale des Coopératives de Crédit de Côte d’Ivoire (UNACOOPEC), le Groupe d’épargne et soutien en Côte d’Ivoire (GES-CI), la Compagnie Africaine de Crédit (CAC) et Hortensia Microfinances. Les femmes qui souhaitent obtenir un financement doivent s’enregistrer auprès de l’un de ces organismes. Elles y reçoivent une formation préalable en matière de gestion des fonds, entièrement gratuite, avant de pouvoir bénéficier de prêts (entre 30 000 et 500 000 francs CFA). Ceux-ci sont accordés sans caution, ni frais de dossier et bénéficient d’un taux d’intérêt bas. Le taux de remboursement (95 %) est bien supérieur à celui qu’affichent les banques commerciales.

©DIFCOM - PHOTOS : ADOBESTOCK.COM SAUF MENTION

© JACQUES TORREGANO/AFRICA CEO FORUM/JA

COMMUNIQUÉ


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Les femmes les plus influentes du business africain

The Africa Report, Jeune Afrique et le Africa CEO Forum ont établi la liste des dirigeantes les plus en vue du continent. Des leaders encore rares, bien que leur présence contribue à une meilleure performance des entreprises. OHENEBA AMA NTI-OSEI

Q

uand Snowy Khoza a été nommée présidente exécutive de la compagnie d’infrastructures Bigen Africa Group en juillet 2016, rien n’aurait pu la préparer à ce qui allait advenir ensuite. « Le jour où j’ai pris mes fonctions, 70 % des hommes ont démissionné », se remémorait-elle en mars lors du Women Initiative

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Panel durant le Africa CEO Forum, à Abidjan. Elle avait beau avoir déjà acquis ses galons de patronne, ses capacités étaient remises en question. « Ils n’avaient jamais été dirigés par une femme, et par une femme noire qui plus est », avait-elle ajouté. Des dirigeantes provenant de tous les coins du continent se sont retrouvées à l’événement organisé par le groupe Jeune Afrique pour partager leurs stratégies afin de combler

l’écart de leadership entre les deux sexes. L’expérience de Snowy Khoza est tout sauf unique ; la plupart des femmes en position de leadership dans leur secteur d’activité ont dû faire face à un moment ou à un autre aux préjugés de genre dans le monde professionnel. Sans compter les difficultés inhérentes à l’ascension vers les sommets. Partie de loin, l’Afrique a fait des progrès considérables au cours des dernières années. Le Rwanda, le Sénégal et l’Afrique du Sud sont classés parmi les dix pays les plus avancés en matière d’égalité de genre au Parlement en 2017, selon l’ONU. Le Rwanda, qui domine le classement, fait aujourd’hui figure d’exemple de par le monde pour avoir fait de l’émancipation des femmes l’une des clés de son développement. En 2008, le pays d’Afrique de l’Est est devenu le premier dont le gouvernement comprenait une majorité de femmes.

Un long chemin reste à parcourir

Si ces avancées ne peuvent être sous-estimées, un long chemin reste encore à parcourir. D’après l’étude Women Matter Africa réalisée par le cabinet de consultants McKinsey & Co., près de la moitié des femmes qui occupent un poste ministériel ont à leur charge un portefeuille qui a trait aux questions sociales, ne correspondant pas a priori à des rôles de tout premier ordre. La situation n’est pas plus enviable dans le secteur privé. Le nombre de femmes directrices générales en Afrique est certes au-dessus des 4 % de la moyenne mondiale. Mais avec 5 % seulement, il n’y a pas encore matière à pavoiser. Les entreprises

VINCENT FOURNIER/JA ; DR ; MIKE ABRAHAMS ; JEAN-MARIE HEIDINGER ; ERIC LARRAYADIEU/AFRICA CEO FORUM/JA ; HASSAN OUAZZANI POUR JA ; ALON SKUY/SUNDAY TIMES/GALLO IMAGES/GETTY IMAGES ; ABDELHAK SENNA ; GEORGE OSODI/BLOOMBERG VIA GETTY IMAGES ; CEO FORUM/JA

Stratégie / Affaires déclassées / Têtes d’affiche / Débats


Économie MANAGEMENT

ont besoin d’un afflux important de talents féminins – de bas en haut de l’échelle – alors qu’aujourd’hui à peine 29 % des postes de managers seniors en Afrique sont occupés par des femmes. Ibukun Awosika, présidente de la banque nigériane First Bank et l’une des 50 personnalités de notre classement, a évoqué la solitude des sommets. « Mon expérience me fait dire que plus on grimpe, plus on est seule », regrettait-elle lors du Africa CEO Forum 2017. Une observation qui a influencé sa décision de rejoindre un groupe bancaire qui combat l’inégalité de genre dans le monde professionnel.

AGRO-INDUSTRIE

Anta Babacar Ngom Bathily

Sénégal Directrice générale, Sedima

La dirigeante de 33 ans, formée en France et au Canada, mène vers de nouveaux sommets l’entreprise familiale, présente dans la volaille et l’immobilier, qu’elle a rejoint, en 2009 et qu’elle dirige depuis janvier 2016. Cette même année, Sedima a investi 29 millions de dollars dans deux nouvelles unités industrielles (une

minoterie et un abattoir). Présente au Mali, en Guinée équatoriale et au Congo, Sedima se voit leader en Afrique de l’Ouest d’ici à quelques années.

Ghislane Guédira Bennouna Maroc Vice-présidente, OCP

Cette spécialiste en ingénierie financière est à la fois responsable financière et vice-présidente exécutive du premier producteur d’engrais du continent. Elle doit s’assurer qu’il

Comme l’ont montré différentes études, les entreprises ne comprennent toujours pas les nombreux avantages d’un leadership plus équilibré entre hommes et femmes. Il existe une corrélation directe entre une représentation égalitaire des genres dans les conseils d’administration et une meilleure performance financière. Selon l’étude précitée du cabinet McKinsey, les 25 % d’entreprises africaines les plus en pointe en matière d’égalité femmes-hommes ont des bénéfices avant intérêts et impôts de 20 % supérieurs à la moyenne de leur secteur. Dans un rapport de la Société financière internationale (IFC) intitulé « La diversité de genre dans les conseils d’administration ghanéens », Ronke-Amoni Ogunsulire, directrice Ghana de l’IFC, abonde dans ce sens. Elle y écrit qu’il est important de promouvoir la parité entre les sexes et l’augmentation de la participation des femmes dans les conseils d’administration, car celle-ci ajoute de la valeur socialement et économiquement et joue un rôle important dans le renforcement des capacités institutionnelles et le développement du secteur privé.

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HASSAN OUAZZANI

Plus de femmes = plus de bénéfices

Miriem Bensalah-Chaqroun

Maroc Directrice générale, Compagnie des eaux minérales d’Oulmès

C

ette femme de caractère a de nombreuses casquettes, dont celles de pilote d’avion et de Harley-Davidson, d’humanitaire et de joueuse de golf de bon niveau, mais elle s’est surtout fait connaître du grand public comme la première « patronne des patrons marocains », dirigeant la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) de 2012 à mai 2018. Miriem Bensalah-Chaqroun pilote la Compagnie des eaux minérales d’Oulmès, leader du secteur de l’eau minérale au Maroc, filiale du groupe familial Holmarcom, fondé par son père, Abdelkader Bensalah. Elle est aussi administratrice des groupes français Suez et Renault. Actuellement, elle connaît une période plus difficile. Depuis avril, les Eaux minérales d’Oulmès font l’objet, avec d’autres entreprises, dont Centrale Danone, d’un boycott en raison du prix jugé trop élevé de ses produits. Ce que la dirigeante récuse.


n’y a pas de problème de trésorerie, au moment où l’OCP acquiert une participation de 20 % de l’espagnol Fertinagro Biotech, et a engagé un plan d’investissement de 3,7 milliards de dollars en Éthiopie.

Kate Kanyi-Tometi Fotso Cameroun PDG, Telcar Cocoa

Avec son défunt mari André Fotso, elle formait le couple le plus puissant du pays. Elle dirige Telcar, une coentreprise avec le géant de l’agrobusiness Cargill qui contrôle presque un tiers du marché local des exportations de cacao. Elle est actionnaire d’Ecobank Cameroun et siège au conseil d’administration du Port autonome de Kribi.

Tabitha Karanja

Lizé Lambrechts

ASSURANCE

Janine Kacou Diagou

Afrique du Sud Directrice générale, Santam

Côte d’Ivoire Directrice générale, NSIA

L’ancienne directrice exécutive de Sanlam Personal Finance dirige l’assureur à court terme sud-africain, propriété du géant des assurances Sanlam. En mars, Santam a coïnvesti avec sa maison mère lorsque cette dernière a pris le contrôle du marocain Saham, lui offrant l’occasion de devenir un acteur plus important dans les autres marchés africains.

Diriger la plus grande compagnie d’assurances d’Afrique francophone ne lui suffit pas. En novembre 2017, elle a été nommée présidente des anciennes filiales ouest-africaines de la nigériane Diamond Bank, rachetée par NSIA. La fille du fondateur déclare avoir été habituée à être dans l’ombre de son père, mais ne souhaite pas être définie comme fille de. Il y a quelques semaines, Jeune Afrique Business+ révélait le partenariat de NSIA avec Orange pour créer une banque digitale.

Nonkululeko Nyembezi-Heita

Afrique du Sud Présidente, Alexander Forbes Group

Kenya Directrice générale, Keroche Breweries

Rita Maria Zniber Maroc PDG, Diana Holding

En tant que PDG de Diana Holding (spiritueux, agro-industrie), Zniber a frappé fort en montant en 2014 et en 2015 au capital de la société française Marie Brizard Wine & Spirits. Son objectif est d’internationaliser la plus ancienne compagnie de vins et de spiritueux du Maroc tout en conservant le contrôle de la chaîne de valeur, de la production à la distribution.

HEIDINGER JEAN-MARIE

S’attaquer aux multinationales pour créer la seule brasserie possédée par un Kényan est un défi de taille. Après un début dans les apéritifs à base de vin, Karanja a lancé Summit Lager, dont le succès a permis à l’entreprise d’étendre son usine, pour un coût de 29 millions de dollars. À terme, la société sera en mesure de produire 110 millions de litres. Cette réussite ne lui permet pas encore de faire de l’ombre au leader local East African Breweries, filiale du géant des boissons Diageo.

Ghita Lahlou

Maroc Directrice, Saham Assurances, École centrale de Casablanca La directrice de Saham Assurances, qui dirige les branches santé et sous-traitance, ne dépense pas uniquement son énergie dans le secteur des assurances. Elle est la présidente de la plateforme de la société civile Les Citoyens. Elle s’occupe aussi de l’École centrale de Casablanca, une école d’ingénieurs ouverte en 2015.

Nyembezi-Heita, qui a démarré comme ingénieure chez IBM, a pris véritablement son envol lorsqu’elle s’est lancée dans les affaires. Après un passage à la direction du gestionnaire d’actifs Alliance Capital Management, elle prend la tête d’ArcelorMittal Afrique du Sud, puis d’IchorCoal. Elle préside le conseil d’administration de la Bourse de Johannesburg et celui de la compagnie d’assurances Alexander Forbes Group Holdings (première femme à ce poste).

Delphine Traoré Maidou

Burkina Faso Directrice des opérations, Allianz Africa L’experte en assurances est les yeux et les oreilles d’Allianz sur le continent. Elle a officié en tant que directrice générale d’Allianz Global & Speciality depuis 2012 et est devenue la première directrice des opérations pour l’Afrique de l’entreprise. Allianz est à l’œuvre dans dix-sept pays africains et a racheté en 2017 la majorité des parts du nigérian Ensure Insurance.

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Économie MANAGEMENT

Nadia Fettah

Maroc Directrice générale, Saham Finances

HASSAN OUAZZANI POUR JA

L’

Selma Babbou

Tunisie Directrice générale adjointe, Amen Group Experte-comptable diplômée de l’IHEC, Selma Babbou occupe une place stratégique au sein du troisième plus important conglomérat tunisien présent dans les secteurs de l’agribusiness, de la santé et de la banque. En 2017, elle a notamment piloté la sortie de la SFI du capital d’Amen. La dirigeante siège également au comité des directeurs de la Société africaine de crédit automobile.

Wided Bouchamaoui

Tunisie Administratrice, HBG Holding

Auparavant à la tête de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica), représentant

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quelque 150000 entreprises du pays, elle a joué à ce titre un rôle actif dans la transition après la révolution de Jasmin de 2011. Wided Bouchamaoui a reçu le prix Nobel de la paix 2015 au nom de l’Utica, conjointement avec trois autres membres du Quartet du dialogue national tunisien, pour leur rôle de consolidation de la démocratie dans le pays. Elle est administratrice du conglomérat familial HBG, fondé par son père, Hedi Bouchamaoui, très diversifié dans de nombreux secteurs, dont l’automobile, la grande distribution et l’immobilier.

Saïda Karim Lamrani

Maroc Vice-présidente exécutive, Safari-Sofipar-Cofimar

L’avo cate a p eu à p eu gravit le s é chelons du group e familial fondé par son père, Mohammed Karim Lamrani, ancien Premier ministre. Le groupe Safari comprend des holdings dans différents secteurs. Elle dirige Smeia, un concessionnaire qui dispose des droits d’importation pour Jaguar, Land Rover, BMW et Mazda. Elle est présente au conseil d’administration de la Fondation Mohammed V.

HICHEM

CONGLOMÉRAT

ascension météoritique de Nadia Fettah n’a guère surpris ceux qui la connaissent. Du conseil aux assurances, en passant par l’entrepreneuriat, Fettah s’est taillé une réputation d’efficacité et de sens des responsabilités. En mars 2017, elle a été nommée à la tête du géant marocain des assurances Saham Finances, ainsi qu’à celle de Saham Assurance Maroc. Pour conquérir les marchés du continent, cette Marocaine a imposé sa vision d’une approche centrée sur les demandes des clients locaux. « Par le passé, les assureurs ont importé, sans l’adapter, une vieille industrie sur le continent le plus jeune du monde. Or le client africain a des besoins très différents! » fait-elle valoir. Une année après sa nomination, le groupe sud-africain Sanlam a fait l’acquisition de Saham Finances, propulsant la Marocaine au comité exécutif de Sanlam Emerging Markets, issu de la fusion des deux entités, qui couvre dorénavant le nord et le sud du continent. Les ambitions de Nadia ont grandi avec ses responsabilités. Ainsi, même si Sanlam et Saham ont combiné leurs forces, le nouveau groupe ne dispose que d’une taille modeste dans deux marchés majeurs: le Nigeria et le Kenya. « Si nous voulons rester crédibles, nous devons nécessairement nous développer sur ces marchés », expliquait-elle récemment aux journalistes.

Mama Tajmouati Maroc PDG, Ynna Holding

À 81 ans, Mama Tajmouati est la femme d’affaires la plus chevronnée de notre liste. En 2016, elle a hérité


Jalila Mezni

de l’empire de son mari, composé de plus de trente entreprises contrôlées par Ynna Holding et dans lequel était déjà très impliquée. Le groupe couvre de nombreux secteurs (immobilier, construction, hôtellerie, pétrochimie, distribution…), tirant de sa diversité un moteur de sa croissance.

Tunisie PDG, Société d’articles hygiéniques (SAH Lilas) Voilà une femme d’affaires qui n’aime pas la lumière. Pourtant, sa réussite dans le business des produits bienêtre a fait d’elle un membre influent du patronat tunisien. Elle est en effet l’une des rares femmes à diriger un groupe coté en Bourse. En 2016, SAH a reçu un coup d’accélérateur avec l’entrée au capital d’Abraaj (en liquidation, ses actifs sont repris par Colony Capital,lirep.68),promettantdel’aider à s’étendre dans les marchés ouest-africains. Mais Jalila Mezni ne s’arrête pas là. Récemment, elle a choisi d’investir une partie de son propre capital dans le secteur de l’éducation privée.

CONSOMMATION

Maidie Arkutu

Ghana Vice-présidente Afrique francophone, Unilever Après trois ans à la tête d’Unilever Ghana, Arkutu est devenue vice-présidente chargée de l’Afrique francophone en janvier 2017. Avec une idée en tête: vendre toujours plus de lessive Omo et de thé Lipton aux consommateurs, notamment ivoiriens.

Heather Sonn

Afrique du Sud Présidente, Steinhoff International

DR

Présidente de l’Association sud-africaine des investisseurs, Sonn est l’ancienne directrice générale du courtier Legae Securities. En décembre 2017, elle est devenue présidente du conseil de surveillance de Steinhoff. Depuis, elle doit gérer le scandale de fraude qui a ébranlé l’entreprise à la fin de l’année dernière et a conduit à la démission de son directeur général.

FINANCE

Salwa Idrissi Akhannouch

Bola Adesola

Maroc PDG, groupe Aksal

Nigeria Directrice générale, Standard Chartered Nigeria

La femme du ministre marocain de l’Agriculture, Aziz Akhannouch est la fondatrice du groupe Aksal, spécialisé dans la distribution, le luxe et les centres commerciaux. L’entreprise détient 50 % du Morocco Mall de Casablanca, où elle a lancé en 2017 sa propre marque consacrée à la beauté, Yan&One.

Avec plus de vingt-cinq ans d’expérience, Adesola est un vétéran du secteur bancaire. Avant de rejoindre Standard Chartered en tant que patronne de sa filiale nigériane en 2011, elle a travaillé au sein de First Bank Nigeria et de Citibank au Nigeria et en Tanzanie. Adesola a été récemment nommée présidente

adjointe du comité de direction de l’initiative Pacte mondial des Nations unies, le plus important rassemblement d’entreprises pour le développement durable.

Patience Akyianu

Ghana Directrice générale, Barclays Ghana Après cinq ans passés à la tête de la filiale ghanéenne de Barclays, Akyianu, qui aura été la première femme à occuper ce poste, quittera la banque en septembre. Elle prendra la direction de l’assureur Hollard Ghana Holdings. L’objectif sera de faire de son entreprise l’un des leaders du secteur.

Ibukun Awosika

Nigeria Présidente, First Bank Nigeria Awosika est la première femme à occuper le poste de PCA de First Bank Nigeria. Plusieurs fois récompensée en tant que dirigeante, elle est la fondatrice et la directrice générale de Chair Centre Group, qui fournit du mobilier de bureau et des systèmes de sécurité pour les banques. Awosika est membre du réseau entrepreneurial Aspen Global Leadership et l’auteur du livre Business, His Way, qui met en valeur une approche chrétienne des affaires.

Abiola Bawuah

Nigeria Directrice générale Afrique de l’Ouest, UBA En mars, Bawuah a été promue à la tête de la région Afrique de l’Ouest de United Bank for Africa, afin de piloter six pays. Avant cette nomination, elle dirigeait la filiale ghanéenne, où ses performances ont été saluées avec une progression des bénéfices de 134 % avant taxes et impôts.

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Économie MANAGEMENT

Aïda Diarra

DR

Mali Vice-présidente Afrique, Western Union

Sola David-Borha

Nigeria Directrice générale Afrique, Standard Bank Group

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ola David-Borha va pouvoir montrer aux banques occidentales qui fuient l’Afrique qu’elles commettent une erreur stratégique. La banque qu’elle dirige, le sud-africain Standard Bank, s’étend de façon intensive en Afrique francophone. Elle vient par exemple d’ouvrir en avril une filiale en Côte d’Ivoire et en prévoit d’autres dans la sous-région. « Nous cherchons à assurer à nos clients l’éventail entier de nos services financiers, aime à dire Sola David-Borha, contrairement à nos concurrents internationaux qui ont une stratégie réduite. » Ce qui n’empêche d’ailleurs pas l’établissement financier implanté à Johannesburg de travailler avec les géants du secteur pour assurer son expansion sur le continent et en dehors. Cette banquière réputée coriace a fait ses classes à l’Atedo Peterside’s NAL, première banque commerciale du Nigeria. Quand Peterside a lancé IBTC Chartered Bank, David-Borha a fait partie des premières recrues. « À l’époque, se rappellet-elle, nous avions déjà chez IBTC des femmes qui occupaient des postes seniors, ce qui constituait une véritable anomalie par rapport au reste de l’industrie. » Lorsque IBTC et Standard Bank Nigeria ont fusionné, le chemin s’est naturellement ouvert devant elle. David-Borha a été nommée directrice générale de la nouvelle structure, Stanbic IBTC, en 2012, et y est restée en poste jusqu’en 2017. Un passage couronné de succès qui l’a conduite au conseil d’administration de Standard Bank Group à Johannesburg. Parallèlement, elle a malgré tout trouvé le temps pour remplir la fonction de vicaire à l’église évangélique Redeemed Christian Church of God.

Mosun Belo-Olusoga Nigeria Présidente, Access Bank

Présidente du conseil d’administration d’Access Bank depuis juillet 2015, qu’elle a rejoint en novembre 2007, cette Nigériane a plus de trente ans d’expérience dans

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le monde bancaire. Elle y est reconnue comme une experte en gestion des risques. Auparavant responsable de la banque d’investissement chez GT Bank, elle siège actuellement aussi au conseil d’administration de plusieurs autres établissements, et est consultante pour le fonds spécialisé KRC.

Avec un goût pour les affaires développé dès le plus jeune âge, encouragé par un entourage familial habitué à traverser les frontières, Aïda Diarra est entrée dès 1999 dans le groupe de transfert d’argent Western Union, qui domine ce secteur sur le continent. La Malienne parie sur les « nouvelles technologies et les nouveaux canaux » pour conserver cette position de leader, alors qu’elle fait face à un nombre grandissant de concurrents. En 2016, elle expliquait à JA n’avoir aucune intention de quitter Western Union de sitôt, au vu des « perspectives africaines phénoménales ».

Laurence Do Rego

Bénin-France Directrice de la banque commerciale, Ecobank Après avoir mis en lumière de sérieux problèmes financiers sous la direction de l’ancien directeur Thierry Tanoh, cette experte-comptable s’est vu confier la mission d’éliminer les créances douteuses de la division banque commerciale. Le secteur représente 19 % de ses emprunts mais 39 % de ses mauvaises dettes. Le succès du revirement plus large de la stratégie de la banque reposera beaucoup sur ses épaules.

Yvonne Ike

Nigeria - Royaume-Uni Directrice générale pour l’Afrique subsaharienne, Bank of America Merrill Lynch L’ancienne directrice générale pour l’Afrique de l’Ouest de Renaissance Capital et de JPMorgan a plus de deux décennies d’expérience au plus haut niveau dans le domaine des services financiers. Elle va aider la banque à revoir son exposition continentale après une perte estimée à 292 millions de dollars consécutive au prêt à l’investisseur sud-africain Christo Wiese.


Afrique du Sud Directrice générale, Johannesburg Stock Exchange

La patronne de la plus grande Bourse d’Afrique est occupée à défendre une institution attaquée de toutes parts à la suite de nombreux scandales, dont le dernier en date n’est autre que l’effondrement de Steinhoff International. Nicky Newton-King s’est engagée depuis à regagner la confiance du marché. Dans une récente tribune, elle déplorait: « Nous sommes désormais devenus tellement défiants à l’égard de ceux qui occupent des positions d’autorité (…) qu’on a peine à croire que quelqu’un pourrait désormais agir dans un autre intérêt que le sien propre. » Elle espère malgré tout qu’un prochain redressement de l’économie sud-africaine incitera une nouvelle série d’entreprises à entrer en Bourse.

Catherine Lesetedi

Maria Ramos

La directrice de l’un des groupes leaders en services financiers du Botswana a une lourde tâche devant elle, après que son investissement dans l’institution de microfinance Letshego s’est révélé moins rentable que prévu. Catherine Lesetedi dirige la compagnie depuis 2016. BIHL a présenté une croissance des primes à deux chiffres en 2017. Dans le même temps, elle accomplit un travail de lobbying auprès du gouvernement pour renforcer le secteur financier local.

Auparavant directrice générale du Trésor national sud-africain, Ramos a pris les rênes de la société de transport public Transnet en 2004, qu’elle restructure et privatise partiellement. Aux commandes d’Absa depuis 2009, elle doit aujourd’hui superviser la séparation avec l’ex-maison mère britannique Barclays. Ramos siège également au conseil d’administration de la société de luxe Richemont.

Botswana, Directrice générale, BIHL

Afrique du Sud Directrice générale, Absa (ex-Barclays Africa)

Huguette Oyini

Hania Sadek

Après seize ans chez BGFIBank, Oyini est désormais la numéro deux de la banque, au côté du PDG Henri-Claude Oyima. Elle veille sur l’efficacité des filiales du groupe, présent dans sept pays africains. Elle est également chargée de la numérisation des services et doit gérer le litige qui oppose BGFIBank à la société gabonaise e-Doley, qui l’accuse d’avoir usurpé sa technologie de paiement mobile.

Directrice exécutive et directrice des opérations depuis 2010, Hania Sadek a gravi tous les échelons de la banque égyptienne, qu’elle a rejointe en 1983 comme responsable du département informatique. Ses trente-cinq années d’expérience et sa profonde compréhension de l’entreprise font d’elle une femme puissante dans le paysage financier du pays.

Gabon Directrice générale adjointe, BGFIBank

Égypte Directrice des opérations, HSBC Bank Egypt

TIISETSO MOTSOENENG/REUTERS

Gloria Serobe

Nicky Newton-King

Afrique du Sud Fondatrice de Wiphold et directrice générale, Wipcapital Administratrice de Sasol Mining et du fabricant d’armes sud-africain Denel, Serobe est connue pour sa contribution à l’autonomisation des femmes noires. Women Investment Portfolio Holdings (Wiphold), qu’elle a fondé en 1994, est détenu majoritairement par des Noirs et par des femmes.

Binta Touré Ndoye

Mali Directrice générale, Oragroup La banquière a dirigé les filiales malienne et togolaise d’Ecobank avant d’arriver à la tête d’Oragroup, détenu par Emerging Capital Partners. Sa mission est d’accélérer la croissance de la banque et d’élargir sa clientèle de PME et de particuliers à travers la numérisation des offres.

Mary Vilakazi

Afrique du Sud Directrice des opérations, FirstRand Experte-comptable, Mary Vilakazi a été débauchée en mars par FirstRand de son poste de directrice générale adjointe du groupe financier MMI. À partir du 1er juillet, elle sera la seule femme à siéger au conseil exécutif. Elle est responsable de l’audit interne, de la réglementation et de la gestion des risques d’entreprise, ainsi que de la stratégie dans l’assurance et dans le reste de l’Afrique.

IMMOBILIER

Sharon Wapnick

Afrique du Sud Associée-fondatrice, Tugendhaft Wapnick Banchetti and Partners

Sharon Wapnick a construit son empire grâce à la richesse de son

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Économie MANAGEMENT

père et à son propre travail. Magnat de l’immobilier, Alec Wapnick a fondé City Property, dont Sharon est maintenant une administratrice. Elle est également présidente d’Octodec Investments, société de placement immobilier cotée à Johannesburg, avocate et associée principale du cabinet TWB.

Amy Jadesimi

PÉTROLE

Nigeria Directrice exécutive, Ladol

INSTITUTION

GEORGE OSODI/BLOOMBERG VIA GETTY IMAGES

Maria Luisa Perdigão Abrantes

Angola Directrice, U.S.-Africa Business Center

Ex-épouse de l’ancien président angolais José Eduardo dos Santos et ancienne présidente de l’Agence nationale pour l’investissement privé (ANIP), Perdigão Abrantes reste à mi-chemin entre les affaires et la politique. En 2016, elle a été nommée directrice non exécutive du U.S.-Africa Business Center, un programme de la Chambre de commerce des États-Unis visant à accroître le commerce et les investissements entre l’Afrique et la première puissance mondiale.

LOGISTIQUE

Martine Coffi-Studer

Côte d’Ivoire Directrice, Bolloré Africa Logistics Côte d’Ivoire

Bien connectée, l’ancienne ministre de la Communication ivoirienne a été confirmée en mai au poste qu’elle occupe depuis 2014. Elle a récemment remporté une victoire devant les tribunaux dans le conflit qui l’opposait à Adama Bictogo, concernant une parcelle de terrain située à Abidjan. Son rôle a été déterminant dans l’obtention du contrat du second terminal du port d’Abidjan. Fondatrice de l’agence de communication Océan Ogilvy, elle est présente au conseil d’administration de dix autres compagnies.

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Folorunsho Alakija Nigeria Vice-présidente du conseil d’administration, Famfa Oil

Le magazine Forbes a classé Alakija au deuxième rang des femmes les plus riches d’Afrique avec une fortune estimée en janvier 2018 à 1,6 milliard de dollars. La junior pétrolière Famfa, qui détient 60 % du champ offshore Agbami, constitue l’essentiel de son patrimoine. Alakija a aussi investi dans l’édition et la mode.

Le Nigeria sort d’une grande récession et les prix du pétrole sont à la hausse, ce qui constitue deux bonnes nouvelles pour la base de Lagos Deep Offshore Logistics, qui fournit des services à l’industrie pétrolière. Pour saisir ces nouvelles opportunités, Amy Jadesimi envisage dans les deux prochaines années de coter l’entreprise à la Bourse nigériane, pour développer ses opérations, en particulier sur les 100 hectares de sa zone franche.

SANTÉ

Hend El Sherbini

Égypte Directrice générale, Integrated Diagnostics Holdings Excellant dans les domaines de la médecine et des affaires, El Sherbini a introduit avec succès en Bourse l’entreprise qu’elle a fondée à la London Stock Exchange en 2015. L’opération a valorisé l’entreprise qui fournit des services de diagnostic en Égypte, en Jordanie et au Soudan à hauteur de 668 millions de dollars. À la fin 2017, IDH a engagé un partenariat avec Man Capital and IFC pour racheter Echo-Scan.

Lamia Tazi

Ada Eze

Maroc Directrice générale, Sothema

C’est une des femmes les plus haut placées dans le secteur pétrolier africain. Sous sa direction, Total a exploré de nouveaux projets en Guinée et en Mauritanie. Ada Eze préside aussi Total Sénégal, qui a signé un contrat pour un bloc d’exploration en eau profonde en mai 2016.

Pharmacienne de formation, Lamia Tazi dirige le groupe marocain fondé par son père, Omar Tazi. Elle a restructuré le département export de l’entreprise, tout en supervisant le démarrage de l’usine de Dakar et de la production de médicaments contre le cancer. À la fin de mai, elle a été élue secrétaire générale de l’Association marocaine de l’industrie pharmaceutique.

Nigeria Vice-présidente exécutive, Total Afrique de l’Ouest


TÉLÉCOMS

Yolanda Cuba

Afrique du Sud PDG de Vodafone Ghana C’est l’une des Sud-Africaines les plus respectées du monde des affaires, nommée à 29 ans seulement PDG de Mvelaphanda Group, un conglomérat fondé par le politicien Tokyo Sexwale. Elle est devenue PDG de Vodafone Ghana en 2016, après avoir été directrice exécutive de South African Breweries, une filiale de SABMiller.

Nadia Fassi-Fehri Maroc Directrice générale, Inwi

Le gestionnaire d’entreprises royales a lancé en mai une attaque cinglante contre Maroc Telecom, lui intentant

un procès pour avoir ignoré la réglementation sur le partage d’infrastructures. La dirigeante envisage d’investir plus de 200 millions de dollars par an pour défier ses concurrents Maroc Telecom et Orange, en misant sur l’internet mobile à haut débit. Objectif : capter plus de revenus de la data, un segment à la croissance rapide.

Elisabeth Medou-Badang

Cameroun Directrice de zone et porte-parole Moyen‑Orient et Afrique, Orange La Camerounaise a gravi avec une régularité impressionnante les échelons de l’opérateur de télécoms français. En 2009, Elisabeth Medou-Badang devient PDG d’Orange Botswana. En 2013, elle

retourne dans son pays d’origine pour devenir directrice générale d’Orange Cameroun. Et cette année, la voici nommée directrice de zone et porte-parole d’Orange Afrique et Moyen-Orient. Un poste dont elle espère se servir pour déployer plus avant les révolutions digitales et mobile money en cours.

Felleng Sekha

Afrique du Sud Directrice de la réglementation et des affaires publiques, MTN De retour à MTN, qu’elle avait quitté en 2007 après avoir participé à son expansion au Nigeria, Sekha a pris la tête d’un tout nouveau département créé spécialement pour cette experte en droit des télécoms. Elle a également été vice-présidente de la South African Broadcasting Corporation.

Irene Charnley Afrique du Sud Directrice générale, Smile Telecoms

DR

L

a patronne de Smile Telecoms a un don inné pour l’organisation. Ancienne syndicaliste, elle s’est lancée dans le monde des affaires en créant le National EmpowermentConsortium (NEC),unestructureciblant ceux que l’apartheid avait exclus des commandes de l’économie. NEC a ensuite acquis 35 % de Johnnic Holdings, dont Charnley était directrice exécutive, qui à son tour a pris une participation dans le futur géant des télécoms MTN et qui contribuera également à sa cotation à la Bourse de Johannesburg. L’engagement de la SudAfricaine pour la redistribution des richesses n’a pas varié. À la tête de Johnnic

Holdings, elle a promu le projetIkageng,grâceauquel 32 millions de citoyens défavorisés sont devenus actionnaires de l’entreprise. Et en 2002, elle organise

une prise de participation de 4 milliards de rands du management et des employés de MTN au capital de l’opérateur. En tant que directrice

commerciale de MTN, Irene Charnley a été le fer de lance de l’expansion du groupe en Afrique et au-delà, contribuant ainsi à en faire le leader des télécommunications sur le continent. Mais l’entrée de MTN en Iran reste controversée: son rival Turkcell l’accuse de lui avoir subtilisé une licence qui lui était promise. Une accusation rejetée par MTN et par Charnley. Après sa démission de MTN, en dépit d’un bref passage en 2009 à la présidence de la South African Broadcasting Corporation – où elle met au jour plusieurs scandales –, les télécoms demeurent sa première passion. Son entreprise Smile Telecoms fondée en 2007 ne cesse de grandir et revendique maintenant l’un des plus grands réseaux 4G en Afrique, opérant au Nigeria, en Ouganda, en Tanzanie et bientôt en RD Congo.

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COMMUNIQUÉ

Adaptée aux goûts d’un marché très exigeant et en perpétuelle mutation, Gourmandise, leader de la pâtisserie en Tunisie, engage une stratégie de développement à l’international par le biais de la franchise. Radhia Kamoun, Président Directeur Général de la marque cofondée avec son frère Taleb, précise les nouvelles perspectives de l’entreprise.

RADHIA KAMOUN Président Directeur Général

Quel est le parcours de Gourmandise ? RK : La passion pour la pâtisserie, l’amour du travail bien fait, la générosité et le sens du partage ont été les fondements transmis par notre mère Souad Kamoun qui rêvait d’avoir une boutique sur Tunis. 42 ans plus tard, Gourmandise est plus qu’une enseigne mais une vaste famille unie autour de valeurs qui compte 500 personnes et 23 points de vente en Tunisie. Ancrée dans la tradition tunisienne, l’enseigne, née de son savoir-faire en pâtisserie tunisienne, s’est développée également autour de la pâtisserie occidentale. A faveur d’un repositionnement de la marque en 2015 avec l’appui du fond d’investissement Africinvest, l’offre a été enrichie avec les salons de thés, une filiale traiteur, une sélection de produits du terroir et de chocolats. En accompagnant tous les moments gourmands de la journée et de la vie du consommateur, depuis le petit déjeuner jusqu’aux repas en passant par les encas et les parenthèses gourmandes, Gourmandise s’est inscrite en tant que label.

RK : Présente dans tous les centres urbains importants de Tunisie, Gourmandise pleinement mature et ainsi qualifiée pour exporter son concept au Moyen-Orient et en Afrique, territoires où le sens des goûts et des saveurs est similaire au nôtre. Nous envisageons ce développement à l’international avec des partenaires qui partagent les valeurs du label dont la qualité, le savoir-faire, la créativité, la responsabilité, la générosité, et l’engagement. Ces fondamentaux associés à l’expérience de Gourmandise sont les garants d’une relation gagnant-gagnant et d’un succès rapide sans risque. S’agissant de franchise de production et de distribution, nous nous engageons à encadrer les investissements pour la création d’un laboratoire aux normes ISO 22000, de fournir une assistance en matière de business plan, de recrutement et de formation ainsi qu’à l’identification des fournisseurs pour l’approvisionnement et la gestion d’un magasin. En plus Gourmandise au fil de ses 30 ans d’existence a pu adapter le produit aux goûts et habitudes des consommateurs orientaux. Bien entendu, nous fournissons un enterprise resource planning (ERP) qui répertorie les recettes en détail et la formation des unités de production est assurée par nos chefs.

Peut-on parler de concept Gourmandise ? RK : Absolument ; notre démarche, alimentée par la passion des bonnes choses et une alliance entre la modernité et la tradition, est axée sur l’innovation et le souci de la qualité dans le respect des normes. Nous sommes la seule enseigne en Afrique certifiée ISO 22000/9001. Cette rigueur s’accompagne d’une écoute qui identifie les tendances ; chaque année, nous renouvelons notre collection avec un travail de recherche fondé sur les saveurs.

www.gourmandise.com.tn

©DIFCOM - PHOTOS : D.R. - ILLUSTRATION : ADOBESTOCK.COM

Après avoir développé les franchises en Tunisie, Gourmandise vise les marchés étrangers


Orange s’engage pour les femmes en Afrique et au Moyen-Orient

Le numérique pour répondre à l’essentiel: santé, sécurité, agriculture, éducation, entrepreneuriat, services financiers...


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Pdf ja 2999 du 1er au 7 juillet 2018 dossier women in business by Régie Difcom - Issuu