Avec ces ingrédients, les investisseurs actifs battent le marché
Mardi 24 mars – 19h
HEC Liège
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Tracker, le podcast qui rencontre des nouveaux investisseurs, part en tournée. Salim Nesba, journaliste de L’Echo, tend le micro aux nouveaux investisseurs qui ont décidé de se lancer. Un partage d’expériences enrichissant, complété par des éclairages d’experts, pour vous guider face aux nouveaux défi s de l’investissement.
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FUND AWARDS
4 Plein feu sur les lauréats
Surperformer la bourse n’est pas à la portée de tous les investisseurs. Il faut un cocktail de qualités et de réflexes, comme le montrent les lauréats des Fund Awards.
INVESTISSEMENT FACTORIEL
36 Trois styles pour battre le marché Plusieurs gestionnaires sont convaincus que, sur le long terme, certains styles d’investissement font la di érence.
eEDITO
PETER VAN MALDEGEM COORDINATEUR FONDS
Des fonds evergreen réservés aux
aguerris
CCOPYCAT
29 3 ETF pour investir dans des actions mondiales
INTERVIEW
30 Russell Napier
Stratégiste des marchés «Le risque d’une nouvelle crise de l’euro est bien réel. Et cette fois, c’est la France qui allumera la mèche.»
RÉDACTION
es dernières semaines, plusieurs fonds evergreen de maisons de fonds américaines se sont retrouvés sous pression. Ces fonds investissent dans des actions ou des obligations non cotées et, particularité clé, n’ont pas de date d’échéance. Les investisseurs peuvent, sous certaines conditions, entrer et sortir du véhicule. Et, à l’exception d’une part de cash imposée, l’argent y reste en permanence pleinement investi.
Les fonds evergreen peuvent contribuer à la démocratisation des actifs privés, mais ils ne sont pas destinés aux investisseurs débutants.
Ce e réserve de sécurité obligatoire n’empêche pourtant pas les dérapages. On l’a vu avec les américains Blue Owl et New Mountain Finance: confrontés à une vague de retraits, ils ont été contraints de vendre des obligations avec une décote. En cause, un décalage classique, mais redoutable: la liquidité promise par le fonds, face à la liquidité quasi inexistante des investissements sous-jacents.
Une étude récente du fournisseur d’indices MSCI invite toutefois à garder la tête froide. Les difficultés de certains fonds evergreen ne devraient pas conduire à jeter le bébé avec l’eau du bain. D’après MSCI, ces fonds performent en moyenne mieux que les fonds investis dans des actifs privés, qui, eux, ne perme ent pas d’en sortir. MSCI souligne en revanche un point essentiel: les écarts de rendement entre fonds sont très marqués. Les fonds evergreen s’adressent donc à des investisseurs patients, peu enclins à se ruer vers la sortie, mais aussi capables d’évaluer la qualité du fonds. Autrement dit: pas aux investisseurs débutants.
Avec ces ingrédients, les investisseurs actifs battent le marché
Surperformer la bourse n’est pas à la portée de tous les investisseurs. Il faut un cocktail de qualités et de réflexes, comme le montrent les lauréats des Fund Awards.
PETER VAN MALDEGEM
Les fonds indiciels cotés en bourse, également appelés ETF ou trackers, montent en puissance depuis plusieurs années, au détriment des fonds vendus par les banques, aux frais plus élevés. L’argument phare des investisseurs «passifs»: les fonds classiques affichent souvent, une fois les frais déduits, une performance inférieure à celle des ETF.
Reste qu’une poignée de fonds d’investissement traditionnels parviennent bel et bien à ba re le marché. Les lauréats des Fund Awards en apportent la preuve. Ces prix ont été remis par les journaux économiques L’Echo et De Tijd le 12 mars 2026, pour la 30e année consécutive. Ils distinguent des fonds qui ba ent leur marché avec régularité et se montrent particulièrement solides lorsque les marchés reculent. Lorsqu’un fonds figure, année après année, parmi les meilleurs de sa catégorie, cela signale en général une philosophie d’investissement cohérente et une gestion de qualité. Et cela renforce les chances que la performance se prolonge.
Et cerise sur le gâteau, qui ne tombe pas du ciel, ces 14 lauréats partagent plusieurs traits communs. Les voici.
1
Discipline
Pour un investisseur actif, la discipline est un facteur clé de la performance durable: tenir le cap, quel que soit le climat de marché. Et, surtout, couper court aux émotions.
Le fonds lauréat qui pousse ce e logique le plus loin est Théam Quant Equity Eurozone GURU de BNP Paribas Asset Management. Ici, la gestion repose entièrement sur un modèle quantitatif.
Amine Bousfiha, le gestionnaire du modèle, nous l’explique: «Notre modèle cherche à identifier des entreprises qui combinent une forte rentabilité, de belles perspectives de croissance et une valorisation a ractive.» Et de préciser: «L’objectif ultime du fonds est de revenir aux fondamentaux de l’investissement
«Sur les marchés monétaires, il faut décider très vite, car les meilleures a aires s’évaporent souvent en quelques secondes.»
SALIM KHALIFA CREDIT
MUTUEL ASSET MANAGEMENT
en actions, avec une stratégie claire et transparente, axée sur une sélection fondamentale des titres, inspirée par les gourous boursiers les plus connus.»
Même exigence chez le gestionnaire d’actifs français Indépendance Asset Management, lauréat dans la catégorie Actions Small & Midcaps européennes. «Nous parvenons à faire mieux que le marché grâce à une mise en œuvre stricte de notre processus Quality Value. Cela signifie que nous sélectionnons des entreprises qui réunissent trois critères: qualité, croissance et valorisation», explique Charles de Sivry, co-gestionnaire d’Indépendance Europe Small. Point important: les décisions se prennent à cinq co-gestionnaires, avec l’appui de six analystes. «Chaque idée est ainsi challengée et soumise à un stress-test.»
Chez Lazard, la discipline arrive aussi en tête des facteurs de succès. «Les marchés évoluent par cycles et le sentiment peut dominer à court ou moyen terme. Notre capacité à rester concentrés sur les fondamentaux et les valorisations est cruciale. Cela nous aide à conserver des positions temporairement passées de mode, ou à rester à l’écart d’actions en vogue dont le rapport risque-rendement n’est pas a ractif. Évidemment, ce e approche exige parfois beaucoup de patience», souligne le gestionnaire James Donald.
Il cite l’exemple des groupes inter-
net chinois: «En 2019 et 2020, nous n’avons pas investi dans ces entreprises, car nous jugions leurs valorisations excessives. Nous avons donc très mal performé en 2020. Mais l’inverse s’est produit en 2021, lorsque des changements réglementaires ont entraîné une forte dégradation des valorisations («derating») dans le secteur, avec des actions en recul de plus de 75%.»
Le gestionnaire d’actifs luxembourgeois Qualion, lauréat dans les fonds mixtes défensifs, suit la même ligne. «Le fil rouge de notre politique est de renforcer les positions plutôt lors des corrections, plutôt que d’anticiper une baisse et de vendre trop tôt. La dernière fois, c’était durant la correction d’avril 2025 après le Liberation Day (le jour où le président américain Donald Trump a annoncé ses tarifs douaniers pour l’ensemble des pays de la planète, NDLR). Nous avons alors racheté quelques actions parce que la réaction du marché ressemblait trop à de la panique», explique Corentin Hladki, l’un des gestionnaires du fonds.
La discipline peut aussi se traduire par une diversification poussée. «La diversification est essentielle pour maîtriser les risques», rappelle Paul de Meyer, gestionnaire chez Capfi Delen Asset Management. Avec son fonds d’épargne-pension Hermes Fonds de pension, il a décroché l’award pour la deuxième année d’affilée. «Dans le volet actions
Les 14 fonds lauréats
Actions internationales
Jupiter Merian World Equity Fund
Jupiter Asset Management
Actions européennes
Théam Quant Equity Eurozone Guru
BNP Paribas Asset Management
Actions small & midcap européennes
Indépendance Europe Small
Indépendance Asset Management
Actions nord-américaines
Schroder ISF US Large Cap
Schroder Investment Management
Actions marchés émergents
Lazard Emerging Markets Equity Fund
Lazard Asset Management
Obligations diversifiées en euro
AXA WF Euro Strategic Bonds
BNP Paribas Asset Management
Obligations d’entreprises en euro
R-co Conviction Credit Euro
Rothschild & Co Asset Management
Obligations internationales
Pimco
Pimco Global Advisors
Obligations marchés émergents
Pimco Global Advisors
LU1832174962
LU0106261372
IE00BJ04D161
LU0251659776
FR0007008750
IE00B87KCF77
IE00BGLNSH26
Instruments des marchés monétaires en euro
La Française Trésorerie ISR
Crédit Mutuel Asset Management
Fonds mixtes risque faible
Qualion Allroad
Qualion
Fonds mixtes risque neutre
Van Lanschot Kempen Investment Management
Fonds mixtes risque flexible
MercLan Patrimonium Waterloo
Waterloo Asset Management
Fonds d’épargne-pension
Capfi Delen Asset Management
Les 3 gestionnaires lauréats
Meilleur gestionnaire fonds actions
BNY Investments
Meilleur gestionnaire fonds obligataires
RBC BlueBay Asset Management
Meilleur gestionnaire global (Super Award L’Echo & De Tijd)
Rothschild & Co Asset Management
comme dans le volet obligataire, nous maintenons volontairement une large diversification, avec plus de 200 lignes individuelles. Même si nous avons des convictions claires dans notre sélection d’actions, nous limitons le poids de chaque position à maximum 2 à 3% du fonds.» Ce e prudence se lit aussi dans l’exposition à la technologie: «Nous restons positifs sur le secteur technologique, mais avec un poids de 19%, nous privilégions clairement la maîtrise, pas la surconcentration.»
Même philosophie chez AXA WF Euro Strategic Bonds. «La diversification permet de limiter les risques à la baisse. Ce e philosophie est au cœur du fonds et a permis à la stratégie, ces dernières années, de profiter au mieux du marché des taux d’intérêt en euro», explique le gestionnaire Johann Plé.
2
Conviction
Autre dénominateur commun: le courage de s’écarter de l’indice. Chez les lauréats en actions, on retrouve souvent des portefeuilles concentrés, avec peu de titres.
Le lauréat en actions américaines, Schroder US Large Cap, comptait à peine 42 actions en portefeuille fin 2025. Chez BNP Paribas AM et Indépendance, on tournait autour de 60.
«La caractéristique la plus importante d’un lauréat, c’est d’accepter d’avoir une opinion différente du consensus sur la rentabilité future d’une entreprise, puis de laisser le temps à ce e vision de porter ses fruits», explique Frank Thormann, gestionnaire du fonds actions américaines de Schroders.
«C’est particulièrement important dans le marché actuel. Les récits autour d’une IA disruptive dominent le sentiment des investisseurs: des secteurs entiers sont dévalorisés sans distinction et les fondamentaux passent au second plan. Nous pensons pourtant que distinguer les entreprises réellement disruptives de celles qui disposent d’avantages concurrentiels défendables sera l’une des plus grandes sources d’alpha des prochaines années.»
Il l’illustre par un exemple: «Nous analysons les entreprises de logiciels et de données au cas par cas, plutôt que de balayer tout le secteur. Nous évaluons où les avantages concurrentiels, ou au contraire les vulnérabilités, sont les plus marqués, et nous réévaluons en permanence. Sans ce e conviction patiente et fondée sur les fondamentaux, il devient très difficile de capter l’effet composé d’entreprises qui, pendant plusieurs années, génèrent des bénéfices supérieurs au consensus. C’est là que se trouve une grande partie de l’alpha.»
Waterloo Global Flexible, fonds mixte flexible, met lui aussi en avant conviction et patience. «Ba re le marché à long terme ne se fait pas en
«Nous choisissons des actions qui allient trois critères: qualité, croissance et valorisation.»
CHARLES DE SIVRY INDÉPENDANCE AM
réagissant au bruit de court terme. Cela vient de la construction d’une conviction forte, portée par l’analyse, puis de son exécution dans un processus structuré où le contrôle des risques compte tout autant», explique le gestionnaire Frédéric Steinkuhler.
Fin 2025, la plus grosse position du fonds était l’américain GE Vernova, la division énergie du conglomérat GE, scindée en 2024. «Nous voyons GE Vernova comme un positionnement stratégique aligné sur des tendances structurelles de long terme, liées aux infrastructures énergétiques et à l’électrification. La position reflète notre conviction que les infrastructures énergétiques resteront à la base des dépenses en capital et de la croissance économique au cours de la prochaine décennie.» 3
Flexibilité
Certains lauréats refusent de s’enfermer dans un style unique. Ils misent, au contraire, sur la flexibilité.
C’est le cas de Jupiter Merian World Equity Fund, lauréat en actions mondiales, qui a fait mieux que le MSCI World 8 fois sur les 10 dernières années. Sur 10 ans, le fonds affiche un rendement en dollars de 12,9% par an, contre 12,2% pour le MSCI World. «Avec notre fonds, nous voulons bien
performer en toutes saisons, sans nous fixer à un seul style d’investissement. Nous pouvons donc, selon les périodes, privilégier des actions value, de croissance ou de qualité. Ce e approche caméléon nous permet de tenir dans toutes les conditions de marché», explique le gestionnaire Amadeo Alentorn. Rothschild & Co Asset Management insiste aussi sur la flexibilité, via le fonds obligataire qui lui a valu l’award dans la catégorie obligations d’entreprises européennes. «Notre haut degré de flexibilité, combiné à des réflexes opportunistes, est au cœur de notre approche. Nous voulons pouvoir réagir vite pour guider le fonds à travers différents cycles. Et nous recherchons des opportunités thématiques dans nos choix obligataires», explique Emmanuel Petit. Même tonalité chez Pimco, lauréat en fonds obligataires mondiaux. «Nous pouvons capter toutes les opportunités du paysage obligataire global. Ce e flexibilité nous permet d’ajuster dynamiquement l’exposition du fonds, en fonction des fondamentaux et de l’évolution géopolitique, plutôt que de figer nos décisions sur des pondérations d’indices de référence. Ce e approche nous a aidés, ces dernières années, à naviguer dans des marchés changeants et à générer des rendements réguliers. Un exemple: notre stratégie pour nous positionner rapidement sur des opportunités plus rémunératrices quand l’environnement de taux a basculé après 2022. Le fait d’avoir
«Sur le long terme, on ne bat pas le marché en réagissant au bruit à court terme.»
FRÉDÉRIC
STEINKUHLER
WATERLOO
GLOBAL
FLEXIBLE
pu présenter un rendement de 6,25% fin 2022 l’illustre», explique Dan Ivascyn.
Le besoin de flexibilité est encore plus net sur les marchés monétaires, où les écarts se jouent au dixième de point. «Gérer un fonds monétaire est très différent des autres classes d’actifs. Le marché est porté par des opportunités qui changent très vite: la vitesse d’exécution devient cruciale. Les gestionnaires doivent donc décider à une cadence exceptionnelle, car les opportunités les plus a ractives disparaissent souvent en quelques secondes», explique Salim Khalifa, responsable des fonds monétaires chez Crédit Mutuel Asset Management.
Taille
Autre facteur de succès: la taille compte. Sur les 14 fonds lauréats, 8 gèrent plus de 1 milliard d’euros. Cela pèse sur les frais, grâce à des gains d’efficience.
Pour les fonds actions, une grande taille peut toutefois réduire la flexibilité, car les petites capitalisations peu liquides sont plus difficiles à travailler.
Dans l’obligataire, en revanche, la
taille du fonds est un atout majeur. Illustration avec le gestionnaire d’actifs américain Pimco, récompensé pour deux fonds (Pimco Income Fund et Pimco Emerging Markets Opportunities Fund). Pour ce dernier surtout, Pimco met en avant l’avantage de l’échelle.
«En tant que plus grand gestionnaire d’obligations des marchés émergents, nous pouvons utiliser notre taille comme un levier de négociation dans un marché qui n’est pas encore aussi mature que celui des pays développés», explique le gestionnaire Pramol Dhawan.
«Nous suivons empiriquement environ 15 stratégies individuelles, conçues pour générer de manière répétable et cohérente de la surperformance. Et nous avons constaté que la plupart d’entre elles fonctionnent mieux à mesure que notre présence sur le marché grandit. La taille aide aussi à diversifier ces sources d’alpha. Il y a aujourd’hui plus de 80 pays investissables: c’est plus qu’un doublement en quelques décennies. Dans le même temps, le nombre d’instruments a été multiplié par 20! Il est tout simplement impossible pour une petite équipe de couvrir en profondeur un éventail aussi large de pays et de facteurs de risque. Grâce à notre grande équipe, nous pouvons multiplier les petites positions actives, au lieu de nous concentrer sur des pays que nous connaissons
«Le fil rouge de notre politique est de renforcer nos positions plutôt lors des corrections, plutôt que vendre trop tôt en anticipant une baisse.»
CORENTIN HLADKI QUALION
mieux, ce qui est inévitable dans des équipes plus réduites.»
Crédit Mutuel Asset Management souligne lui aussi l’enjeu de la négociation. «Négocier le pricing sur de très grosses transactions est crucial. Une négociation bien menée peut donner un coup de pouce supplémentaire à la performance», dit Salim Khalifa.
5
Engagement
Investir soi-même dans le fonds que l’on gère peut constituer un moteur supplémentaire. Parmi les 14 lauréats, 9 indiquent miser leurs propres deniers. Trois gestionnaires ne souhaitent pas répondre. Et un gestionnaire dit ne pas investir dans son propre fonds.
«Nous a achons beaucoup d’importance à ce e implication, que nous décrivons comme notre philosophie Investing together», explique Eun Ah Schi ekat, gestionnaire de MercLan Patrimonium.
«Chez Mercier Van Lanschot, nous investissons avec nos clients dans les mêmes solutions d’investissement. On n’investit pas de la même façon quand il s’agit de son propre patrimoine.»
Expert vision offre aux entreprises et organisations l’accès au réseau de L’Echo. Des experts en gestion d’actifs partagent leur vision, leurs idées et leurs solutions sur les tendances et les thèmes du marché des fonds avec la communauté de L’Echo. Excluant la responsabilité de la rédaction de L’Echo.
“En 2026, le Fixed Income devrait garder son rôle stabilisateur”
L’obligataire demeure incontournable dans une allocation d’actifs équilibrée, assure Emmanuel Petit chez Rothschild & Co Asset Management. Une gestion flexible reste néanmoins le meilleur moyen d’en tirer parti dans l’environnement actuel.
“Après des années d’excès, dans un sens comme dans l’autre, nous avons assisté à «l’atterrissage» des banques centrales en 2025”, pointe Emmanuel Petit, Associé-Gérant et Responsable de la gestion obligataire chez Rothschild & Co Asset Management. “L’infl ation semble sous contrôle en Europe, autour de la cible de 2%.”
Le marché envisage une stabilité du taux directeur en 2026. La chute du dollar, provoquée par les défi cits
“Dans le contexte de marchés chers, la réactivité et les convictions fortes devraient permettre de mieux tirer son épingle du jeu, d’où l’avantage d’une gestion active.”
Emmanuel Petit, Associé-Gérant chez Rothschild & Co Asset Management
commercial et budgétaire des ÉtatsUnis et accentuée par les incertitudes liées à l’administration actuelle, pourrait accréditer un scénario de une ou deux baisses.
SÉLECTIVITÉ ET FLEXIBILITÉ RESTENT LES MAÎTRES-MOTS
“La volatilité du crédit demeure très limitée mais la classe d’actifs affi che des rendements attrayants, autour de 3% pour l’Investment Grade, même si les spreads se sont beaucoup resserrés”, souligne le gérant. “De son côté, le segment à haut rendement (HY, high yield) autour de 5% pourrait permettre d’amortir d’éventuels défauts. Il convient toutefois de rester prudent, car les spreads sont serrés et le potentiel de contraction est faible, voire nul. Par ailleurs, quelques faiblesses émergent, avec des situations particulières parfois fragiles.”
“Dans des marchés relativement chers, comportant des risques baissiers, la réactivité, les convictions de gestion, mais surtout la flexibilité devraient permettre de tirer son épingle du jeu, d’où l’intérêt d’une gestion active”, reprend Emmanuel Petit. L’expert précise privilégier les obligations subordonnées
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financières, banques et assurances, dont les curseurs sont au vert : une solvabilité restaurée après des années de pression réglementaire, laquelle vise notamment à assurer une bonne liquidité, associée à une profitabilité satisfaisante, grâce au niveau des taux.
Sur le marché des obligations d’État “Si le marché redevient volatil, les obligations souveraines joueront leur rôle de valeur-refuge. Pour autant, nous allons surveiller le Bund, notamment parce que Berlin devrait faire passer son niveau d’endettement de 60% à 80% du PIB pour financer son plan d’investissement, alors que les besoins de financement à l’échelle mondiale vont croissant.” Le spécialiste ajoute que le plan de relance japonais, en agissant
sur l’inflation puis sur les rendements, pourrait modifier les équilibres d’allocation des liquidités mondiales, dont le pays représente une source majeure.
Enfin, le développement de l’IA reste un point d’attention majeur. “Les besoins de financement pour les data centers nécessaires au développement de l’IA se comptent en trillions de dollars et une grande partie sera financée sur les marchés obligataires, ce qui pourrait aboutir à des tensions sur les spreads de ces émetteurs mais aussi sur l’ensemble du marché.” Comme les fonds propres financeront le solde des investissements IA, le profil de crédit des entreprises concernées pourrait être amené à se dégrader, prévient-il en conclusion.
Les informations, commentaires et analyses contenus dans ce document sont fournis à titre purement informatif et ne sauraient être considérés comme un conseil en placement, un conseil fiscal, une recommandation ou un conseil en investissement de la part de Rothschild & Co Asset Management. Les informations/opinions/données contenues mentionnées dans ce document, considérées comme légitimes et correctes le jour de leur publication, conformément à l’environnement économique et financier en place à cette date, sont susceptibles d’évoluer à tout moment. La présente analyse n’est valable qu’au moment de la rédaction du présent rapport. Bien que ce document ait été préparé avec le plus grand soin à partir de sources réputées fiables par Rothschild & Co Asset Management, il n’offre aucune garantie quant à l’exactitude et à l’exhaustivité des informations et appréciations qu’il contient, qui n’ont qu’une valeur indicative et sont susceptibles d’être modifiées sans préavis.
Plus d’infos sur am.eu.rothschildandco.com
Emmanuel Petit, Rothschild & Co Asset Management
MEILLEUR GESTIONNAIRE FONDS ACTIONS
BNY INVESTMENTS
«La
gestion active doit pouvoir battre la gestion passive»
«Les gestionnaires actifs axés sur l’avenir, et non sur le passé, devraient pouvoir faire face à la menace des stratégies passives.» C’est la conviction de David Cumming, responsable de la gestion actions chez BNY Investments.
Le gestionnaire d’actifs américain, qui supervise 2.200 milliards de dollars d’actifs sous gestion dans le monde, a remporté le prix du meilleur gestionnaire de fonds d’actions. En Belgique, BNY Investments commercialise au total 47 fonds différents.
Quelle est, selon vous, la qualité première d’un gestionnaire de fonds qui réussit?
Tout commence par un processus d’investissement à la fois solide et très discipliné, et par les moyens nécessaires pour l’appliquer au quotidien. La taille compte aussi. Elle permet d’avoir un accès direct, en tête-à-tête, aux entreprises, afin d’échanger sur leur stratégie et sur les dossiers qui comptent. En gardant les yeux sur l’avenir, sur ce qui change réellement au sein des sociétés, nous pouvons dégager des enseignements plus pertinents que ceux de nos concurrents.
Comment BNY Investments se situe-t-il dans le débat entre gestion active (tenter de faire mieux que l’indice) et gestion passive (répliquer l’indice)?
Pour continuer d’exister, les fonds actifs devront surperformer les ETF passifs. Avec les ressources et les équipes dont nous disposons, nous pensons que c’est à notre portée. Les fonds passifs illustrent d’ailleurs clairement que le passé ne préjuge pas forcément de l’avenir, surtout à l’heure où nous traversons une révolution de l’IA (Intelligence artificielle). Dès lors, des gestionnaires actifs tournés vers l’avenir plutôt que vers le passé, et qui s’appuient sur des processus d’investissement rigoureux, devraient pouvoir résister à la menace passive. Dans le même temps, nous élargissons aussi notre offre d’ETF dans le monde, pour répondre à une demande croissante des clients pour des produits moins coûteux, plus liquides et plus transparents.
MEILLEUR
GESTIONNAIRE FONDS À RENDEMENT FIXE RBC BLUEBAY
«Les obligations se portent mieux avec une gestion active»
«La gestion active apporte une réponse à l’imprévisibilité des politiques.» C’est le constat de Mark Dowding, stratégiste en chef chez RBC Bluebay Asset Management.
Le britannique RBC Bluebay Asset Management décroche, pour la troisième année consécutive, l’award du meilleur gestionnaire de fonds à rendement fixe. Le groupe gère 572 milliards de dollars à l’échelle mondiale. En Belgique, il propose 110 fonds.
Comment, avec vos fonds à rendement fixe, créez-vous de la valeur ajoutée face aux ETF passifs, qui gagnent en popularité depuis des années?
Le marché actuel est très différent de celui d’il y a dix ans. Sur fond de volatilité plus élevée, de géopolitique fragmentée et de sensibilité accrue aux taux d’intérêt, la gestion active est, par excellence, l’outil qui permet d’offrir aux investisseurs la flexibilité nécessaire pour affronter les vents contraires des prochaines années. Près de la moitié de la surperformance que nous visons par rapport à l’indice tient à notre connaissance approfon-
die de ce e classe d’actifs, ainsi qu’à l’accent mis sur la protection du capital. En clair, nous visons à la fois le rendement total et le rendement relatif.
Comment abordez-vous le débat entre gestion active et gestion passive? Voulez-vous proposer davantage d’ETF? L’imprévisibilité des politiques publiques reste une donnée majeure du quotidien, ce qui peut faire varier fortement les anticipations macroéconomiques. Dans ce contexte, la gestion active peut aider à générer des rendements plus réguliers dans un monde incertain, en recourant à des techniques de protection du capital. La structure des indices de référence, les inefficiences des marchés obligataires, l’asymétrie des rendements et les distorsions de prix sont quelques-unes des raisons pour lesquelles ce e catégorie d’investissement se porte le mieux avec des gestionnaires actifs compétents.
Expert vision offre aux entreprises et organisations l’accès au réseau de L’Echo. Des experts en gestion d’actifs partagent leur vision, leurs idées et leurs solutions sur les tendances et les thèmes du marché des fonds avec la communauté de L’Echo. Excluant la responsabilité de la rédaction de L’Echo.
Gestion
flexible: discipline, indépendance et lucidité
Dans un environnement de marché plus instable et moins lisible, la gestion flexible retrouve une place centrale dans les stratégies d’investissement. Encore faut-il qu’elle repose sur une méthode claire et une discipline rigoureuse, préviennent Frédéric Steinkuhler et Mikael Petitjean chez Waterloo Asset Management.
“La gestion fl exible n’est chez nous ni un label ni un argument marketing”, prévient d’emblée Frédéric Steinkuhler, responsable des investissements chez Waterloo Asset Management. “C’est une liberté d’allocation réelle mais exercée dans un cadre très structuré. Comme nous ne sommes pas contraints par un indice ou une allocation-cible fi gée, nous pouvons ajuster l’exposition au risque en fonction des conditions de marché effectives.”
La fl exibilité est avant tout un outil, complète Mikael Petitjean, Chief Economist. “Elle sert à traduire une lecture macroéconomique en décisions d’investissement concrètes. Dans un monde marqué par des changements rapides, ne pas dynamiser sa poche en ‘cash’ ou, inversement, suivre trop longtemps le troupeau, est un handicap.”
ACCEPTER L’INCERTITUDE
La gestion fl exible est parfois critiquée pour ses excès. Pour Frédéric Steinkuhler, “beaucoup de stratégies fl exibles confondent liberté et absence de méthode. Chez nous, chaque position doit répondre à une logique claire, présenter une asymétrie
rendement-risque identifi able et intégrer un scénario de sortie dès l’entrée.”
Il faut accepter l’incertitude, prolonge Mikael Petitjean. “La gestion fl exible repose sur des probabilités, pas sur des certitudes!” Waterloo Asset Management s’appuie sur un comité d’investissement mêlant universitaires et professionnels de terrain afi n de confronter analyse macroéconomique, approche quantitative et expérience concrète des marchés. “Le débat contradictoire au sein du comité d’investissement est essentiel pour éviter les décisions dogmatiques.”
“Comme nous ne sommes pas contraints par un indice ou une allocation-cible figée, nous pouvons ajuster l’exposition au risque en fonction des conditions de marché effectives.”
Frédéric Steinkuhler, Responsable des investissements chez Waterloo Asset Management
Découvrez comment fonctionne la gestion flexible dans la pratique.
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CONFRONTER CONVICTION ET DONNÉES
L’analyse quantitative, dans ce cadre, joue un rôle de discipline et de validation, avance Frédéric Steinkuhler.
“L’apport de Christophe Desagre, professeur à l’ICHEC, consiste à objectiver certains signaux de marché et à distinguer ce qui relève du bruit de ce qui a une valeur prédictive. Ces outils complètent l’analyse macro et fondamentale.”
L’intérêt principal est la confrontation permanente entre conviction et données, note Mikael Petitjean. “Lorsqu’une idée est économiquement cohérente mais que les signaux de marché la contredisent, cela incite à ajuster le timing ou l’ampleur de la position. Cette approche réduit les biais comportementaux.”
INDÉPENDANCE ET TAILLE HUMAINE
L’indépendance intellectuelle est déterminante chez Waterloo Asset
Management, insiste Mikael Petitjean. “Nous ne sommes pas limités par des objectifs commerciaux ou la nécessité de lisser le discours. Cela permet de prendre des décisions parfois à contre-courant du consensus.” La taille humaine joue également un rôle-clé. “Elle autorise une vraie profondeur d’analyse et une grande réactivité.”
En définitive, la gestion flexible s’adresse à des investisseurs “qui comprennent que la performance durable ne repose pas sur des recettes automatiques, mais sur des décisions rationnelles prises dans un environnement incertain”, concluent les deux experts. “Et à ceux qui admettent que, parfois, la meilleure décision consiste à adapter le risque au sein du portefeuille lorsque tout le monde est du même côté du bateau!”
Frédéric Steinkuhler et Mikael Petitjean
TROIS
QUESTIONS
DIDIER
BOUVIGNIES
ROTHSCHILD & CO ASSET MANAGEMENT
«Nous ne nous considérons absolument pas comme une proie»
Le gestionnaire d’actifs français Rothschild & Co Asset Management a décroché l’award du meilleur gestionnaire de fonds, toutes catégories confondues. Alors que les fusions et acquisitions s’enchaînent dans le secteur, la maison de fonds ne ferme pas la porte à la croissance externe. Avec 47 milliards d’euros sous gestion, elle ne se voit en tout cas pas comme une proie.
PETER VAN MALDEGEM
1
Quelle est, selon vous, la qualité la plus importante d’un bon gestionnaire de fonds?
«Pour surperformer l’indice, il faut avant tout être un gestionnaire de conviction. Autrement dit, ne pas suivre le marché par réflexe, mais savoir s’y opposer. Acheter quand tout le monde vend, vendre quand tout le monde achète.
Encore faut-il pouvoir étayer ses choix par une analyse approfondie, et bien connaître ses forces comme ses faiblesses. L’organisation compte aussi: investir dans des équipes de recherche, tout en préservant la flexibilité et la responsabilité au sein de chaque expertise.
En gardant des équipes à taille humaine, on assure une réactivité élevée et des circuits de décision courts. Enfin, il est essentiel d’engager des gestionnaires qui ont l’ambition de ba re leur indice et de les récompenser lorsqu’ils y parviennent.»
2Comment abordez-vous le débat entre investissement actif et passif?
«Nous suivons de très près les nouveaux instruments d’investissement, comme les ETF actifs. Nous les considérons plutôt comme un complément aux fonds classiques. En principe, un ETF actif n’intègre que les coûts de production, qui sont certes plus élevés que ceux d’un ETF passif, mais restent inférieurs à ceux d’un fonds classique non coté. Et puis, l’investisseur connaît le prix d’exécution au moment où il passe son ordre d’achat. Avec un fonds classique, vous achetez à la valeur ne e d’inventaire suivante, qui est encore inconnue. Pour la nouvelle génération d’investisseurs, transparence et exécution rapide font clairement la différence. En Europe, le marché des ETF actifs demeure toutefois très concentré autour d’un petit nombre d’acteurs. De plus, le modèle de distribution n’est pas encore clair. Une chose est sûre: nous n’avons pas l’intention de nous positionner sur le marché des ETF passifs, réservé aux grands acteurs capables de faire jouer leurs économies d’échelle.»
3
Quelle est l’importance de la taille critique dans le secteur?
«La hausse des coûts liés à la gestion des risques, ainsi que les questions de durabilité, rendent la taille critique de plus en plus déterminante. Il faut néanmoins distinguer les grandes maisons de fonds, qui dopent leur rentabilité grâce aux économies d’échelle, et les entreprises indépendantes de taille moyenne, dont nous faisons partie.
Les bonnes performances des marchés ces dernières années ont aidé les petites structures, en freinant l’accélération de la consolidation du secteur. De notre côté, nous restons prudents face à la croissance externe. Le track record des entreprises ayant grandi par acquisitions s’est souvent avéré en deçà des a entes. Et puis, nous ne nous considérons absolument pas comme une proie. Nous affichons un succès marqué, avec une collecte de 15 milliards d’euros sur les trois dernières années, et nous collaborons parfaitement avec les autres entités, comme Wealth Management.»
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fonds en image
Valeurs refuges
Dans le ciel bleu du Moyen-Orient, missiles et systèmes de défense antiaérienne se croisent. Pendant que des familles cherchent à se mettre à l’abri et que des vies s’éteignent, les marchés financiers donnent à voir leur visage le plus cynique. Les investisseurs se ruent d’abord sur les valeurs refuges, tout en restant à l’a ût: après une correction, ils sont prêts à saisir des opportunités d’achat.
La maxime boursière la plus cynique, «Achetez quand le sang coule dans les rues», est attribuée au baron Nathan Mayer Rothschild. Au XIXe siècle, il est devenu le banquier le plus riche en finançant le gouvernement britannique pendant les guerres napoléoniennes, ce qui lui a aussi permis de bénéficier d’informations privilégiées.
2 Goldman Sachs Global Dynamic Bond Plus Portfolio
3 JPMorgan Global Bond Opportunities ESG Fund
Marchés émergents
1 Pimco Emerging Markets Opportunities Fund
2 BlackRock Emerging Markets Short Duration Bond Fund
3 Legal & General Emerging Markets Short Duration Bond
Fonds monétaires en euros
1 La Française Trésorerie ISR
2 State Street EUR Liquidity LVNAV Fund
3 Morgan Stanley Euro Liquidity Fund
FONDS MIXTES
Défensifs: international
1 Qualion Allroad Conservative 2 Flossbach von StorchFoundation Defensive
3 Oddo BHF Polaris Moderate
Neutres: international
1 MercLan Patrimonium 2 Allianz Dynamic Multi Asset Strategy SRI 50
3 Fortuna Select Fund Mixte
Risque flexible
1 Waterloo Sicav Global Flexible
2 Amundi Funds Income Opportunities
3 Invesco Sustainable Allocation Fund
Fonds d’épargne-pension
1 Hermes Fonds de Pension
2 Belfius Pension Fund High Equities
3 KBC Pension Savings Fund Responsible Investing
MEILLEUR GESTIONNAIRE
1 BNY Investments 2 M&G Investments
3 Lazard Asset Management
4 KBC Asset Management
5 Invesco Asset Management
Rendement fixe
1 RBC BlueBay Asset Management
2 Pimco Global Advisors
3 Rothschild & Co Asset Management
4 Morgan Stanley Investment Management
5 UBS Asset Management
Super Award L’Echo - De Tijd
1 Rothschild & Co Asset Management
2 Invesco Asset Management
3 Capital International
4 M&G Investments
5 Schroder Investment Management
Les quotidiens L’Echo et De Tijd attribuent 17 Fund Awards, dont 14 à des fonds d’investissement et 3 à des sociétés de gestion de fonds.
14 awards attribués à des fonds
Les 14 Awards individuels sont répartis en 14 catégories. Les fonds éligibles doivent exister depuis au moins cinq ans et être enregistrés en Belgique. Les fonds Branche 23 ne sont pas pris en compte.
Les fonds sont comparés aux autres fonds de la même catégorie et évalués sur la base de quatre critères. Avec 40% du score, la régularité des résultats au cours des cinq dernières années constitue le principal critère. Il ne suffit donc pas d’afficher une année exceptionnelle pour remporter l’Award.
Les trois autres critères – qui représentent chacun 20% du score – sont le rendement sur cinq ans, le rendement sur cinq ans pondéré en fonction du risque et le comportement du fonds sur des marchés en baisse.
Chaque fonds se voit a ribuer une note finale sur la base de ces critères. Le fonds affichant la meilleure note remporte l’Award de sa catégorie.
3 awards pour les meilleures sociétés de gestion de fonds Chaque société de gestion de fonds se voit également a ribuer une note
reprenant la moyenne des résultats de ses fonds. Le Super Award va au gestionnaire qui obtient la meilleure moyenne pour l’ensemble de ses fonds, à condition qu’il soit représenté dans au moins 8 des 14 catégories.
Le même principe s’applique pour déterminer le meilleur gestionnaire de fonds d’actions et le meilleur gestionnaire de fonds à rendement fixe, où la société de gestion de fonds doit au moins être présente dans 3 des 5 catégories de fonds d’actions ou de fonds obligataires.
Shaping the future of investing together
ASSET MANAGEMENT tomorrow
The world of asset management is evolving rapidly. Asset Management Tomorrow is an event designed for asset management professionals to explore transformative trends, connect with global leaders and exchange insights with industry peers.
Thursday 12 March 2026 Tour & Taxis Brussels
13:00 — 13:30
Doors open
13:30 — 13:45
Welcome by De Tijd & L’Echo
13:45 — 14:15 I Room 1
- Strategists’ Debate -
Philippe Gijsels (BNP Paribas Fortis)
Vincent Juvyns (ING Belgium)
Frank Vranken (Edmond de Rothschild)
Moderator: Serge Mampaey (De Tijd)
14:25 — 15:10 Room 1
- Panel Discussion -
Navigating the Central Bank Tightrope: Finding Durable Income and Yield
Mo Kazmi, Chief Strategist & Senior Portfolio Manager
Moderator: Jan Longeval
15:15 — 15:25 I Room 1
Ignite Talks - Comgest
Lindy’s Law: Why Some Companies Thrive for Decades By Wolfgang Fickus
15:25 — 15:35 I Room 1
Ignite Talks - Amundi Asset Management
Across the Atlantic: the enduring gravity of U.S. Equities By Alec Murray
15:35 — 15:45 I Room 1
Ignite Talks - Nordea Asset Management
Beyond idle cash: navigating safety and returns in a new rate environment By Gino Boffa
15:45 — 16:30
- Panel Discussion -
Corporate Credit Evolution: Navigating the Blur Between Public, Private, and Safe Havens
HSBC ASSET MANAGEMENT
Caroline Bertrand, Product Specialist INVESCO
Kevin Petrovcik, Managing Director – Private Markets
ROTHSCHILD & CO ASSET MANAGEMENT
Samuel Gruen, Bond Fund Manager
SCHRODERS
Henry Craik-White, Portfolio Manager – Leveraged Loans
Moderator: Dieter Haerens
15:15 — 15:25 I Room 2
Ignite Talks - Aberdeen Investments
Short-dated credit: the risk-adjusted “sweet spot” in a challenging environment By Peter Marsland
15:25 — 15:35 I Room 2
Ignite Talks - Janus Henderson Investors
Securitised assets: from specialist corner to market spotlight By Kareena Moledina
15:35 — 15:45 I Room 2
14:25 — 15:10 I Room 2 Break
Ignite Talks - BNP Paribas Asset Management Democratisation of Investments in Private CreditWhere are we and where do we go from here? By Stephane Blanchoz
16:30 - 17:15 I Room 1
- Panel DiscussionIdeas for all weather strategies: Thematic Equities, Infrastructure, Liquid alternatives and evergreens in Private Equity
CARMIGNAC
Thomas Moyse, Portfolio Manager
COLUMBIA THREADNEEDLE INVESTMENTS
Francis Ellison, Client Portfolio Manager
DEGROOF PETERCAM ASSET MANAGEMENT
Johan Van Geeteruyen, Head of Institutional Portfolio Management
VAN LANSCHOT KEMPEN
Jags Walia, Head of Global Listed Infrastructure
Moderator: Jan De Bondt
17:20 - 17:30 I Room 1
Ignite Talks - Fidelity International AI Boom or Bubble? Preparing for What’s Next By Edoardo Cilla
17:30 - 17:40 I Room 1
Ignite Talks - Pimco Asset-Based Finance: Redefi ning the Private Credit Landscape By Elliot Mcilrath
17:40 - 17:50 I Room 1
Ignite Talks - Robeco The growth engine investors can no longer afford to miss By Jan de Bruijn
17:55 - 18:30 Room 1
16:30 - 17:15 I Room 2
- Panel DiscussionThe Active Quant Evolution: Exploiting the Passive Market through Systematic Intelligence
ALLIANZ GLOBAL INVESTORS
With Jörg Hofmann, Head of Quantitative Research – Public Markets
BLACKROCK
With Filipe Sodagar, Portfolio Manager for the Systematic Fixed Income team
GOLDMAN SACHS ASSET MANAGEMENT
With Frederik Templiner, Global Co-Head Quant Equity Client Portfolio Management
ODDO BHF ASSET MANAGEMENT
With Karsten Seier, Portfolio Manager
Moderator: Dieter Haerens
17:20 - 17:30 17:20 - 17:30 I Room 2
Ignite Talks - Blackstone Infrastructure of the Future By Charlotte Daelemans
17:30 - 17:40 I Room 2
Ignite Talks - Natixis Investment Managers How culture shapes moat trajectories By David Czupryna
17:40 - 17:50 I Room 2
Ignite Talks - Triodos Investment Management Is it the right time to invest in listed small- and mid-caps? By Dimitri Willems
- KeynoteRethinking asset allocation in an age of structural change By Russell Napier, Global Macro Strategist & Author Of Anatomy Of The Bear
18:30 - 18:45 I Room 1
The De Tijd & L’Echo Fund Awards Ceremony
18:45 - 19:45
Closing Drink
De Tijd | L’Echo
ABERDEEN INVESTMENTS
A global specialist asset manager with strength and scale across public and private markets, including credit, specialist equities and real assets. Guided by a century-long spirit of resilience and ambition, we manage €447.2bn for clients in 80 countries, supported by experts in 25+ locations worlwide. Our teams connect perspectives to deliver tailored investment opportunities (31/12/2025).
Christophe Palumbo
Head of Business Development
Belgium & Luxembourg
christophe.palumbo@aberdeenplc.com
François-Xavier Dirickx
Director Business Development
Belgium & Luxembourg
francois-xavier.dirickx@aberdeenplc.com
aberdeeninvestments.com
ALLIANZ GLOBAL INVESTORS
Our goal is to generate impact beyond alpha for our clients, taking advantage of our experience and the information at our fingertips to help our clients meet their investment objectives and, as a firm, shape the future of investing.
Jeroen Vrancken
Director | Head of Wholesale Benelux
+32 475 95 00 07 Jeroen.Vrancken@allianzgi.com
Pascal Mouthaan
Director | Business Development Wholesale Benelux
+31 6 2038 4029 pascal.mouthaan@allianzgi.com
allianzgi.com
AMUNDI ASSET MANAGEMENT BELGIUM
Amundi offers 100 million clients - retail, institutional and corporate a complete range of savings and investment solutions in active and passive management, in traditional or real assets. Our founding pillars are the quality of our offer, our client proximity, our organization ef fi ciency and societal commitment
+32 2 541 18 20 benelux@amundi.com
BAILLIE GIFFORD
Baillie Gifford is an independent partnership founded in 1908 and headquartered in Edinburgh, Scotland. We are active, long-term growth investors in some of the world’s most transformational public and private companies. We manage over €232 billion in assets for a worldwide client base (at 31 December 2025).
Wim de Ruijter
+31 644 74 33 17 wim.deruijter@bailliegifford.com
Maarten de Lint
+31 203 9982 64 Maarten.deLint@bailliegifford.com
BLACKROCK
bailliegifford.com
BlackRock is the world’s leading asset manager. Active in Belgium for more than 23 years, our local team of 17 experts combines global capabilities with deep local expertise to deliver investment solutions focused on long-term value. Visit our website or contact our team!
Gisèle Duenas Leiva
+32 2 402 49 00 brusselsfrontdesk@blackrock.com
blackrock.com/be
BLACKSTONE
Blackstone is the world’s largest alternative asset manager. We seek to deliver compelling returns for institutional and individual investors by strengthening the companies in which we invest. Our more than $1.1 trillion in assets under management include global investment strategies focused on real estate, private equity, infrastructure, life sciences, growth equity, credit, real assets, secondaries and hedge funds. Further information is available at www.blackstone.com. Follow @blackstone on LinkedIn, X (Twitter), and Instagram.
amundi.be
Charlotte Boon Principal, Private Wealth Solutions
Investment arm of BNP Paribas, an international leading banking group, BNPP AM aims to generate long-term sustainable returns for its clients, based on a sustainability-driven approach. BNPP AM focuses its expertise on fi ve core capabilities - High Conviction Active Strategies, Emerging Markets, Private Assets, Systematic, Quantitative & Index, and Liquidity Solutions.
Mark Desmet
Head of Sales BELUX, Institutional & Wholesale clients
+ 32 2 274 88 10 mark.desmet@bnpparibas.com
Bart Vanden Bogaert
Head of Sales, Group Networks Belgium
+3222748364 bart.vandenbogaert@bnpparibas.com
BNY INVESTMENTS
BNY Investments is a global asset manager with over $2.2 trillion in assets, underpinned by the strength and resilience of BNY with its more than 240-year history. We offer investment solutions to meet the needs of our clients, leveraging asset class specialists with distinct philosophies. No matter what the future brings, we’ll be ready.
CAPITAL GROUP
Capital Group, founded in 1931, is a leading global asset manager overseeing multi-asset, equity and fi xed income investments. Focused on long-term results, it manages over US$3 trillion for investors worldwide through rigorous research and high conviction portfolios.
Zoé Lavaud
Associate Director
Financial Intermediaries & Institutional Luxembourg, Belgium & France
+352 27 17 6287
capitalgroup.com/intermediaries/be/en
CARMIGNAC
Carmignac is an independent – family and employee-owned – European investment management boutique established in 1989. We strive to bring the best of active and alternative asset management to investors, helping them to ful fi l their long-term goals whilst contributing towards building a more sustainable world.
Violaine de Serrant Andreas Van Driessche Business Development Director
CACEIS is the asset servicing banking group of Crédit Agricole dedicated to asset managers and institutional investors. Through of fices across Europe, North and South America, and Asia, CACEIS holds €5.9 trillion in assets under custody and €3.7 trillion in assets under administration.
Olivier Storme Country Managing Director CACEIS Bank, Belgium Branch
+32 478 15 33 08 olivier.storme@caceis.com
carmignac.be
COLUMBIA THREADNEEDLE INVESTMENTS
At Columbia Threadneedle Investments, we offer investments to make a difference to your world, and the wider world. Millions of people rely on us to manage their money and invest for their future; together they entrust us with US$678bn assets under management (as at 31/12/2025).
Katherine Haesaerts Country Head of Belgium, Luxembourg and France
Comgest is an active equity manager, unrestricted by benchmarks, regions and sectors. We invest in companies with durable competitive advantages and construct portfolios that can achieve sustainable, doubledigit aggregated earnings per share growth over a fi ve-year horizon. We would love to meet you! Please get in touch.
+32 493 296 795 anorro@comgest.com
FIDELITY INTERNATIONAL
Fidelity International (Fidelity) offers investment solutions and services, and retirement expertise to more than 2.93 million customers globally with €925.5 billion assets under management. As a purpose-driven, privately held company with a heritage of over 50 years, we think generationally and invest for the long term. (Data as 31.12.2025)
+31 651 587 559 lvanderkroft@comgest.com
comgest.com
DEGROOF PETERCAM ASSET MANAGEMENT
DPAM, part of Indosuez Wealth Management Group, delivers active, sustainable asset management driven by in-house research and ESG integration. Serving institutional and professional clients, DPAM ranks among the world’s top responsible asset managers (RIBI 2024).
+3247379433 b.jans@degroofpetercam.com
FLOSSBACH VON STORCH
Founded in 1998 by Bert Flossbach and Kurt von Storch, Flossbach von Storch was built on the principle of managing clients’ assets as carefully as their own. Today, with around €70 billion in assets under management, it stands as one of Europe’s largest independent asset managers, known for disciplined, long-term investment excellence.
DWS
DWS is a global asset manager with European roots, offering integrated investment solutions across Active, Passive and Alternatives. We combine market insight, disciplined research, and innovation to help clients achieve fi nancial success.
Antoine Perrier Senior Coverage Specialist
+352 691 796 511 antoine.perrier@dws.com
Daan Cuperus Coverage Specialist Xtrackers
+31 6 11318723 daan.cuperus@dws.com
Eric Pas Director Fund Sales
eric.pas@fvs.com
Yannick Nelissen Grade Director Fund Sales
yannick.nelissengrade@fvs.com
ossbachvonstorch.be
FRANKLIN TEMPLETON
At Franklin Templeton, we believe success requires powerful partnerships. As a forward-thinking asset manager, we build dynamic relationships with clients, understand their goals, and navigate complex markets together. We leverage cutting-edge strategies and deep insights to unlock opportunities to grow wealth. We’re your trusted partner for what’s ahead.
Goldman Sachs Asset Management is the primary investing area within Goldman Sachs, delivering investment and advisory services across public and private markets for the world’s leading institutions, fi nancial advisors and individuals. Goldman Sachs oversees more than $3.5 trillion in assets under supervision as of September 30, 2025.
Didier Devreese
Executive Director, Third Party Wealth Belgium
didier.devreese@gs.com
Laurent Lemmerling Executive Director, Third Party Wealth Belgium
laurent.lemmerling@gs.com
HSBC ASSET MANAGEMENT
HSBC Asset Management is a global asset manager using our expertise in connecting the developed and developing markets. We aim to unlock investment opportunities through a comprehensive range of investment strategies across most asset classes. A strong on-the-ground presence in key emerging markets also gives us unparalleled access and insight. As of 30 June 2025, HSBC Asset Management managed assets totalling US$820 bn.
Olivier Hautereau
Karine Canel
Invesco is a global independent investment management fi rm dedicated to delivering an investment experience that helps people get more out of life. Our distinctive investment teams deliver a comprehensive range of active, passive and alternative investment capabilities.
J.P. MORGAN ASSET MANAGEMENT
At J.P. Morgan Asset Management, we believe investors deserve an expert global partner they can trust to step up and deliver strong outcomes. Our clients trust us to help secure what matters most to the individuals, families, companies and communities they serve. To any challenge our clients face, we say, Let’s Solve It.
Tom Vermeulen
Senior Client Advisor Benelux
info.benelux@jpmorgan.com
Jill Rootsaert Head of ETF Distribution Benelux
jill.rootsaert@jpmorgan.com
Janus Henderson seeks to deliver superior outcomes through differentiated insights, disciplined investments, and world-class service. We draw on more than 90 years’ experience of investing, innovation, and partnering together with clients; our purpose is investing in a brighter future together.
+35 226 43 77 24 Gaetan.DHondt@janushenderson.com
Gaetan D’Hondt Director Ahmed Gazzah Associate Director
+35 226 43 77 07 Ahmed.Gazzah@janushenderson.com
As a global leader in asset management and fi nancial advisory, we are committed to delivering innovative solutions tailored to our clients’ needs. With over $254 billion, Lazard Asset Management helps navigating complex market conditions and provides strategic advice globally, offering a wide range of investment strategies since 1848. Please do not hesitate to contact us, or visit our team to discuss your portfolio and investment opportunities. +33 688
Jolien Brouwer
Client Director ETF Benelux
Priscilla Hue
Client Director Luxembourg
Bram Op De Beeck
+32 2 626 15 30 lam_belgium@lazard.com
JANUS HENDERSON INVESTORS
LAZARD ASSET MANAGEMENT
De Tijd | L’Echo
M&G INVESTMENTS
M&G Investments, established in 1931, manages over €377 billion in assets as of June 30, 2025. The firm offers access to a broad range of capabilities that span both public and private assets, including fixed income, equities, multi-asset, real estate, private credit, infrastructure and private equity.
Kelly Hébert Country Head France & Belux
+33 662 87 21 77 Kelly.Hebert@mandg.com
Stacey Notteboom Head of Sales Belgium
+32 477 39 13 17 stacey.notteboom@mandg.com
NATIXIS INVESTMENT MANAGERS
ODDO BHF is an independent European financial Group active in the areas of Private Wealth Management, Asset Management, Investment Banking and Corporate Banking, Asset Servicing & Metals. The Group currently manages around 156 billion euros in client assets and has equity of more than 1.1 billion euros. In 2024, ODDO BHF generated net banking income of 846.4 million euros.
mandg.com
André KOEKEN, CFA Senior Sales Asset Management
+352 691 282 178 andre.koeken@oddo-bhf.com
Tom MORIN Sales Belgium & Luxembourg Asset Management
+33 6 78 86 95 39 tom.morin@oddo-bhf.com
PICTET ASSET MANAGEMENT
oddo-bhf.com
Natixis Investment Managers’ multi-affiliate approach provides clients with independent thinking and targeted expertise from over 15 active management firms. Among the largest asset managers globally, Natixis offers a comprehensive range of strategies. As of September 30, 2025, assets under management total $1.5 trillion.
Frederik Baert
+ 32 498 15 88 51 frederik.baert@natixis.com
Sébastien Sallée
+ 352 691 444 593 sebastien.sallee@natixis.com
NORDEA ASSET MANAGEMENT
Nordea Asset Management (AuM 311bn EUR), is part of the Nordea Group, the largest financial group in the Nordic region. Nordea’s success is based on a sustainable and unique multi-boutique approach that combines the expertise of specialised internal boutiques with exclusive external competences allowing us to deliver alpha in a stable way for the benefit of our clients.
Filip Spitaels Head of Distribution Belgium and the Netherlands
+32 492
Anouk Slock Sales Director Belgium and Luxembourg
+32
Pictet Asset Management is a leading European asset manager committed to investment quality and offering pioneering strategies that dare to be different. We don’t do everything, rather we focus on areas where we can add value for our clients: Thematics, Emerging Markets, Alternatives and Multi Asset.
Bruno Hellemans, CFA Head of Sales - Belux
+32 2 620 14 11 bhellemans@pictet.com
Karel Vanhuysse Sales Director – Belux
+32 2 620 14 12 kvanhuysse@pictet.com
pictet.com/assetmanagement
PIMCO
PIMCO is a global leader in active fixed income with deep expertise across public and private markets. Our scale and access, ability to navigate complex markets, consistent, disciplined approach and quantitative rigor are designed to help provide our clients with an edge as they pursue their long-term goals.
Phil Michels Executive Vice President, Account Manager
Michael Vakalopoulos Senior Vice President, Account Manager
+44
michael.vakalopoulos@uk.pimco.com
ODDO BHF
RBC BLUEBAY
RBC BlueBay Asset Management represents RBC Global Asset Management outside of North America and is an active asset manager with expertise across fixed income, equities and alternatives.
ROBECO
Kornelis Buursma Pieter Krom
kbuursma@bluebay.com pkrom@bluebay.com
Robeco is an international asset manager offering an extensive range of active investments, from equities to bonds. Research lies at the heart of everything we do, with a ‘pioneering but cautious’ approach that has been in our DNA since our foundation in Rotterdam in 1929. We believe strongly in sustainable investing, quantitative techniques and constant innovation.
+31 6 22 55 75 92 f.groven@robeco.nl
Frank Groven Erik van de Weele
+31 6 30 44 98 25 e.van.de.weele@robeco.nl
& CO ASSET MANAGEMENT
As an asset management company of the Rothschild & Co group, we provide investment management services and solutions to a broad range of clients including institutional investors, financial intermediaries, and distributors. Based in Paris, we manage over €40 billion and have near 180 employees across Europe.
Schroders is a leading provider of active asset management, advisory and wealth management services. Recognised as a leader in sustainability. Few investment managers can match the combination of capabilities and global reach that we offer.
Mehtap Ersahin Client Director
+32 475 30 08 38 info-be@schroders.com
Wouter De Meester Sales Manager
+32 (0)472 85 69 53
schroders.com/en-be/be/professional
STATE STREET INVESTMENT MANAGEMENT
At State Street Investment Management, we draw from our global scale and market-tested expertise to help create original solutions and better outcomes for our clients and the world’s investors.
Marcel Danen Head of Intermediary Client Coverage, The Netherlands and Belgium
StepStone Group is a global private markets investment firm providing customized solutions, advisory, and data services. StepStone partners with its clients to build private markets portfolios designed to meet their specific objectives across private equity, infrastructure, private debt and real estate.
Willem Herman van der Wal Managing Director, Benelux & Nordics
Storebrand Asset Management is part of the Norwegian pension/ insurance Storebrand group. Storebrand AM focuses on sustainable, ESG-integrated global strategies, fi xed income, alternatives and passive funds while SKAGEN delivers high-conviction, value-oriented active equity with a long-term global perspective.
Michel Ommeganck Head of European Distribution
+47 905 98 412 michel.ommeganck@storebrand.no
Hussein Hasan Client Executive International Business Development
+47 948 71 516 hussein.hasan@storebrand.com
T. ROWE PRICE
Union Bancaire Privée is a family-owned company, driven by an entrepreneurial vision, innovation and independence. UBP is one of the most strongly-capitalised private banks. With our asset management expertise, UBP is committed to providing innovative investment solutions suited to the market environment, with the highest levels of service quality and transparency.
storebrandam.com
T. Rowe Price is a global investment management fi rm, established over 80 years ago in Baltimore, Maryland, to help clients invest with confi dence. We manage a wide range of equity, bond and multiasset strategies, powered by one of the world’s largest proprietary research platforms.
Rogier Westhuis Sales Director
+31 610 35 98 82 Rogier.westhuis@troweprice.com
Steve Beckers
steve.beckers@ubp.com
Giulio Piccoli
giulio.piccoli@ubp.com
Founded in 1737, Van Lanschot Kempen is the Netherlands’ oldest independent fi nancial institution. ‘Kom verder’—moving forward together—refl ects our philosophy and how we work with clients. We offer high-conviction, active investment strategies where we can add the most value.
TRIODOS INVESTMENT MANAGEMENT
Triodos Investment Management is where capital meets positive change. As a pure-play impact investor, we enable professional investors to create positive change through their capital by offering a comprehensive range of (bespoke) impact investment solutions across all asset classes.
Peter Vierbergen Business Development - Belgium
+32 492 51 52 47 peter.vierbergen@triodos.nl
Erwin van Hal Business Development Products and Strategies Benelux
+31 651 27 84 23 e.vanhal@vanlanschotkempen.com
Jags Walia Head of Infrastructure Team
+31 683 01 87 73 j.walia@vanlanschotkempen.com
vanlanschotkempen.com
VAN LANSCHOT KEMPEN INVESTMENT MANAGEMENT
No pict.
STRATEGISTS’S DEBATE AND KEYNOTE – WHAT TO EXPECT
- Strategists’ Debate -
The Strategists’ Debate brings together three leading voices in investment strategy to exchange views on today’s evolving market landscape.
Philippe Gijsels, Chief Strategist at BNP Paribas Fortis, has more than 30 years of experience within the group and has led its strategy team for over a decade. A CFA charterholder and co-author of a book on the new global economy, he combines quantitative expertise with a long-term perspective on structural change.
Vincent Juvyns, Chief Investment Strategist at ING Belgium, draws on 20 years in asset management, including 12 years at J.P. Morgan Asset Management as Global Market Strategist, advising institutional and wholesale investors across multiple regions.
Frank Vranken, Chief Investment Offi cer at Edmond de Rothschild Private Bank, has been active in fi nancial markets since 1992, primarily in private banking. A frequent commentator in the fi nancial press and media, he brings a practitioner’s view to market developments.
Moderated by Serge Mampaey (De Tijd), the debate will confront their perspectives and highlight how strategic thinking is adapting to today’s market environment.
- Keynote -
‘Rethinking asset allocation in an age of structural change’
Russell Napier will challenge conventional portfolio thinking in a world shaped by structural shifts and fi nancial repression. With 35 years of experience advising global institutional investors, he is the author of Anatomy of the Bear and founder of The Practical History of Financial Markets. Through his research and long-standing market analysis, Napier offers a long-term perspective on how asset allocation may need to adapt to a changing global order.
De Tijd | L’Echo
ETF QUI
COPIENT LE MIEUX L’INDICE
3 ETF pour investir dans des actions mondiales
Les investisseurs débutants misent souvent sur un ETF d’actions mondiales. Si les différences entre indices peuvent être marquées, leur rendement n’est pas toujours à l’avenant, comme le montrent ces trois ETF très prisés. Et pour les investisseurs belges, la vigilance s’impose au niveau de la taxe sur les opérations de bourse.
Écart de rendement entre l’ETF et l’indice (annualisé)
Frais courants par an Taxe boursière investisseurs belges
Devise de cotation
Capitaux investis
Politique de distribution
Comment est répliqué l'indice?
Bourses où est coté l’ETF (sélection)
INDICE SOUS-JACENT
Nombre d’actions
Répartition géographique
Top5
Rendements (en USD)
Cours de l’indice (en points) sur 1 an sur 5 ans ETF
0,20%
0,12%
USD 131 milliards de dollars
Capitalisation, ne distribue pas de dividende
Physiquement: en investissant directement dans les actions
Euronext Amsterdam, Deutsche Börse, London Stock Exchange
0,17% 0,12%
USD 5,1 milliards de dollars
Capitalisation, ne distribue pas de dividende
Physiquement: en investissant directement dans les actions
Euronext Paris, Borsa Italiana, Deutsche Börse
0,19% 1,32%
USD 34,1 milliards de dollars
Capitalisation, ne distribue pas de dividende
Physiquement: en investissant directement dans les actions
Euronext Amsterdam, Borsa Italiana, London Stock Exchange
fonds stratégie
«Ce n’est vraiment pas le bon moment d’acheter des actions américaines»
«Je ne recommanderais pas aujourd’hui aux investisseurs d’acheter un ETF sur le MSCI World. Les valorisations des actions américaines, qui représentent 70% de l’indice, sont à un sommet de tous les temps. Les investisseurs feraient mieux aujourd’hui de se tourner vers des actions value.» C’est l’avis de Russell Napier, stratégiste de marché chevronné et auteur du best-seller «Anatomy of the Bear».
PETER VAN MALDEGEM
Avec plus de 35 ans d’expérience en bourse, Russell Napier a laissé son empreinte sur les marchés financiers. Nombre d’investisseurs institutionnels le suivent via sa newsle er The Solid Ground, qu’il publie depuis 1995 et dans laquelle il livre, toutes les deux semaines, sa lecture des marchés. Mais sa plus grande fierté, c’est sans doute «The Library of Mistakes», une bibliothèque spécialisée qu’il a fondée en 2014 à Édimbourg.
Le lieu se consacre à l’histoire financière et, surtout, aux erreurs qui ont mené à des catastrophes de marché. On y organise des conférences et des podcasts. Le concept a déjà essaimé en Suisse et en Inde, et d’autres
pays figurent au programme. Ce e organisation propose aussi un cours d’histoire financière pour investisseurs, dont les revenus financent à leur tour des projets d’éducation financière, l’un des combats de Napier. Il y consacre aussi 10% des revenus de son cabinet de conseil. «Tout le monde devrait apprendre à ses enfants que le rendement moyen des actions, après inflation, est de 6,5% par an, pas plus. Si quelqu’un essaie ensuite de leur vendre un produit censé rapporter davantage, ils sauront que ce e personne est un menteur, un génie, ou qu’elle prend un risque démesuré. C’est une leçon clé pour tous les enfants, parce qu’elle les protège contre des contes de fée financiers», dit-il. Ce e philosophie explique l’extrême prudence actuelle de Napier.
«Tout le monde devrait apprendre à ses enfants que le rendement moyen des actions, après inflation, est de 6,5% par an, pas plus.»
«Une répression financière arrive, qui nous pousse vers un nouveau système financier. Cela nous oblige à investir de manière totalement différente. Évitez les obligations, évitez les actions américaines, et misez sur des actions value.»
Vous pensez qu’une telle répression arrive. Mais n’est-elle pas déjà à l’œuvre depuis la crise financière, avec des produits d’épargne qui rapportent moins que l’inflation? Quand je parle de répression financière, je ne vise pas tant l’arme des taux d’intérêt des banques centrales. Je parle d’une forme de répression que nous avons connue entre la Seconde Guerre mondiale et 1980, et qui commence à se redessiner. L’idée, c’est que les États, pour faire fondre leur gigantesque montagne de de es, cherchent des moyens de maintenir les taux des obligations sous l’inflation. Ils y parviennent en poussant les investisseurs vers les obligations d’État. Il y a deux façons de le faire: le bâton et la caro e. Le bâton, c’est par exemple dire: vous devez investir un certain pourcentage de chaque fonds de pension en obligations d’État. La caro e, c’est par exemple facturer des taxes de transaction plus élevées sur
Panos
les actions que sur les obligations, ou lier des avantages fiscaux à la détention d’obligations. Ici et là, on le note déjà. Au Royaume-Uni, par exemple, il y a eu en 2025 le Mansion House Accord, un accord dans lequel 17 fonds de pension s’engagent à investir un certain pourcentage dans des actifs britanniques.
Si ce processus est lent, il est clair que nous nous éloignons d’un monde où la mondialisation, la libre circulation des capitaux et les banques centrales fixent les règles du jeu. Nous allons vers un monde où les pays se replient sur eux-mêmes pour garder leurs de es sous contrôle.
Le plus grand risque, c’est de rester coincé dans l’ancien monde et de continuer à rechercher du rendement fixe. Je conseille aux investisseurs de délaisser les obligations, parce que, dans le nouveau monde, les rendements obligataires resteront systématiquement sous l’inflation.
Dès lors, que doivent faire les investisseurs?
Les actions restent évidemment un actif important. Mais, contrairement à la précédente répression financière, qui a commencé après la Seconde Guerre mondiale, les actions sont aujourd’hui plutôt chères. Je
fonds stratégie
recommanderais donc des actions «value», des actions japonaises et un peu de marchés émergents. Et aussi un peu d’or: malgré la hausse de ces dernières années et le fait qu’il semble surévalué, il reste intéressant en période de répression financière. Un tel portefeuille peut paraître risqué aujourd’hui, mais plus si vous le regardez dans le contexte d’un nouveau monde. Je ne recommanderais certainement pas un portefeuille standard de 60% d’actions et 40% d’obligations. Et encore moins si, dans le volet actions, 70% sont des actions américaines. Je ne détiendrais même rien du tout dans le S&P 500 (l’indice des 500 plus grandes entreprises américaines cotées, NDLR).
On conseille pourtant à de nombreux investisseurs débutants d’acheter un ETF sur l’indice mondial MSCI World... Je ne le recommanderais certainement pas. Cet indice est dominé par les actions américaines. Si l’on regarde l’indicateur de valorisation basé sur le ratio cours/bénéfice de Shiller (un indicateur qui divise le cours actuel par le bénéfice moyen des dix dernières années, corrigé de l’inflation, NDLR), nous sommes actuellement au deuxième niveau le plus élevé jamais mesuré. En partant de ces niveaux, l’histoire montre que les années suivantes offrent toujours des rendements médiocres. Je ne vois rien, dans les livres d’histoire, qui indique que c’est un bon moment pour acheter des actions américaines. Nous sommes aujourd’hui à 38 fois le bénéfice ajusté du cycle. En 1929 et en 1966, on était autour de 26 fois, et, là aussi, on a eu des rendements épouvantables. Donc l’histoire des valorisations est claire: c’est un moment particulièrement mauvais pour acheter des actions américaines.
N’est-ce pas difficile, pour un investisseur, d’éviter le S&P 500, avec la crainte de rater la fête (FOMO, Fear of Missing Out) si la hausse se prolonge?
BIO
Russell Napier
> Stratégiste de marché indépendant, professeur à l’University of Stirling et à la Heriot Wa University.
> Auteur de «The Solid Ground», une newsle er destinée aux investisseurs institutionnels, dans laquelle il expose sa vision des marchés.
> Auteur du best-seller «Anatomy of The Bear: Lessons From Wall Street’s Four Great Bo oms», dans lequel il a prédit la formation d’un plancher des marchés après la crise financière.
> Auteur de «The Asian Financial Crisis 1995-1998: Birth of the Age of Debt».
> Fondateur de la bibliothèque «The Library of Mistakes» à Édimbourg, qui compte des antennes en Inde et en Suisse, avec des ouvertures prévues à Londres, Singapour, Toronto et Mumbai.
> Diplôme de droit à Queen’s University Belfast et au Magdalene College à Cambridge.
C’est en effet presque impossible de faire ce choix de manière totalement rationnelle. Dans l’enseignement financier, on consacre beaucoup de temps aux modèles de valorisation, mais il n’y a quasiment rien sur les «feedback loops» (le retour des investisseurs sur leur comportement, qui a conduit à certains excès, NDLR). Il y aurait beaucoup à gagner à impliquer davantage de psychologues et de socio-anthropologues dans l’analyse des marchés financiers.
D’un autre côté, croire qu’une foule est rationnelle, c’est une illusion. Même sur le marché des
actions. Le plus difficile, c’est ce qu’Alan Greenspan appelait, en 1996, l’exubérance irrationnelle. Nous étudions trop peu la manière de maîtriser les excès irrationnels. Peut-être parce que c’est impossible, mais, en tout cas, nous pouvons faire mieux qu’aujourd’hui. Dans mon livre «Anatomy of the Bear», j’ai identifié des indicateurs utiles pour savoir quand acheter lorsque le pessimisme devient irrationnel. Ils ont très bien fonctionné en mars 2009. En revanche, je ne pense pas qu’on puisse bien prévoir les pics des marchés haussiers. Les points bas sont plus faciles: on sait quand quelque chose est bon marché. Mais en marché haussier, il y a le FOMO, et cela peut pousser beaucoup plus loin que vous ne l’imaginez. Je n’ai pas rencontré beaucoup de personnes qui savent bien «timer» leurs sorties.
Dès lors, la diversification reste essentielle. Peut-on se perme re d’ignorer les obligations?
Oui, c’est radical. Mais dans un monde de répression financière, je pense qu’il faut justement faire du radical. Il est presque impossible d’obtenir un rendement réel positif (après inflation, NDLR) sur des titres à revenu fixe si l’objectif de l’État est de réduire la de e par rapport au PIB. Mon second argument repose, lui aussi, sur le passé. Nous disposons de données sur les de es publiques qui remontent au XIe siècle. Elles montrent que les marchés baissiers et haussiers des obligations durent 30 à 40 ans. Le marché baissier des obligations a commencé en 2020. Il est très improbable qu’il soit déjà terminé.
Il y a donc peu de raisons de penser qu’il reste beaucoup de «jus» dans le marché obligataire. Il est bien plus probable que nous soyons au début d’un long marché baissier obligataire. Cela ne signifie pas forcément un krach des cours des obligations, mais plutôt une situation où les taux obligataires ne compensent pas l’inflation.
«Je conseille à tous de rester à l’écart des obligations, parce que, dans le nouveau monde financier, les rendements obligataires resteront en permanence sous l’inflation.»
La moitié du patrimoine investi par les Belges dans des fonds se trouve dans des fonds mixtes, à la fois en actions et en obligations. Les conseillers en investissement pourraient-ils tourner le dos à ces fonds?
Beaucoup de gestionnaires de patrimoine continueront à recommander 40% d’obligations, parce que nous venons d’un monde où cela fonctionnait. Il leur est presque impossible de tourner complètement le dos aux obligations. D’abord à cause de l’instinct grégaire. Ensuite à cause du régulateur.
Si je gérais une série de portefeuilles pour des particuliers sans obligations, je suppose que le régulateur viendrait me dire que je gère un
portefeuille intrinsèquement risqué. Il ne faut donc pas être trop dur avec les gestionnaires de patrimoine: certaines choses leur sont réellement imposées.
Il y a aussi un autre problème: la plupart des gestionnaires de fonds européens n’ont connu que ce que l’on peut appeler une période d’économie néolibérale. Ils ont été formés dans un système où il existe un lien entre l’économie et les prix des actifs. Or, le principe même de la répression financière, c’est que ce lien disparaît et qu’un nouveau système naît.
Il serait donc utile de recruter des gestionnaires qui ont les compétences pour composer avec cela. J’ai déjà dit que les gestionnaires de patrimoine européens feraient
«Je ne pense pas qu’on puisse identifier précisément les sommets des marchés haussiers. C’est plus facile pour les points bas: on sait quand quelque chose est bon marché.»
bien d’intégrer des gestionnaires de fonds brésiliens ou sud-africains. Eux savent ce qu’est la répression financière. Les Occidentaux voient les interventions des États comme une petite mesure technique; quand on vient du Brésil ou d’Afrique du Sud, on y voit une pièce d’un puzzle beaucoup plus large. La répression financière ne surgit pas du jour au lendemain: c’est un processus lent.
Les États-Unis, très ende és, sont-ils plus vulnérables à la répression financière?
Tout le monde parle de la de e aux États-Unis, mais l’Europe est dans une situation bien pire. Je pense notamment à la France, qui affiche l’une des pires statistiques d’ende ement
au monde. En France, les dépenses publiques représentent 57% du PIB. Et le problème, c’est que 54% de la de e publique française est détenue par des étrangers, dont beaucoup de Japonais.
Le monde dans lequel nous entrons va pousser les gens à vouloir rapatrier leur épargne. Pour cela, ils devront vendre d’autres actifs. On part presque toujours du principe que cela signifie vendre des actifs financiers aux États-Unis. Mais il est clair que les obligations d’État françaises sont elles aussi vulnérables.
La France a toujours a iré des capitaux parce que les taux y étaient légèrement plus élevés qu’en Allemagne. Tout le monde suppose que cela restera vrai, mais je n’en suis pas convaincu.
Peut-on revivre une crise de l’euro?
Oui, je le pense. Et ce e fois, ce sera à cause de la France. Le pays a la plus grande montagne de de es d’Europe. Il possède aussi le plus grand système bancaire d’Europe.
Normalement, les taux devraient grimper, l’économie s’effondrer et des de es seraient effacées. Mais cela n’arrivera pas en France. Je vois l’État français recourir rapidement à la répression financière et contraindre
les institutions financières à soutenir le marché obligataire.
Vous dites que nous entrons dans un nouveau monde. Quelle place y prennent le protectionnisme et l’érosion du libre-échange?
Beaucoup de choses sont liées à l’évolution de la Chine. Elle a eu un impact majeur sur le commerce, l’inflation et les taux des obligations américaines. Mais c’est terminé. Pas seulement parce que la Chine s’est enrichie, mais surtout parce qu’elle est désormais perçue comme une menace, non seulement par les ÉtatsUnis, mais par la plupart des autres pays.
Cela va modifier le commerce, l’inflation et les perspectives pour les taux obligataires. Et le problème, c’est que cela arrive au moment où la montagne de de es a déjà a eint des records. Voir deux problèmes structurels surgir en même temps est un défi gigantesque.
Mais je trouve que nous nous focalisons trop sur les mouvements commerciaux. Les tarifs douaniers de Trump orientent aussi l’a ention de ce côté. Pour moi, ce n’est qu’une partie d’un basculement plus large. Les mouvements de capitaux sont plus grands, et plus importants. Le
«Je n’exclus pas une nouvelle crise de l’euro. Cette fois, c’est la dette de la France qui allumera la mèche.»
protectionnisme fait la une parce qu’il parle de tarifs: c’est visible. Mais, ces 30 dernières années, nous avons accumulé d’énormes déséquilibres de capitaux. Lorsqu’ils commenceront à se résorber, cela pourra prendre 10, 15, 20 ans.
Et si cela déclenche une crise sur un marché obligataire, par exemple, c’est une histoire bien plus importante que le protectionnisme.
L’impact le plus lourd pour les épargnants et les citoyens vient des mouvements de capitaux liés à une plus grande indépendance vis-à-vis de la Chine, et aujourd’hui aussi à une plus grande indépendance visà-vis des États-Unis. Nous n’y prêtons pas assez a ention. Nous regardons trop le protectionnisme commercial et trop peu les conséquences des mouvements de capitaux.
Quelle est votre vision des cryptomonnaies?
Je pense que le stablecoin (une cryptomonnaie adossée à une valeur sous-jacente stable, comme le dollar ou l’or, afin d’éviter la volatilité des cryptomonnaies traditionnelles, NDLR) est important, et même appelé à devenir l’avenir. Mais il est difficile de gagner de l’argent avec un stablecoin.
Ce en quoi je crois beaucoup moins, c’est le bitcoin. La monnaie a trois caractéristiques: elle a une valeur, c’est une unité de compte, et c’est un moyen de paiement. Or, on constate que le bitcoin n’est réellement aucun des trois.
Plus le stablecoin réussira comme moyen de transaction, moins le bitcoin comptera. Quand je discute avec des partisans du bitcoin, ils disent souvent qu’il les aide à cacher de l’argent à l’État. Si c’est la dernière chose qu’il fait encore, alors, dans un monde de répression financière, l’État ira le chercher.
Si le bitcoin devient vraiment un moyen d’échapper à l’impôt ou à la répression financière, alors l’État interviendra. Je crois donc que le bitcoin est en train de s’éteindre à petit feu.
L’Europe planche sur une révision des règles de durabilité applicables aux fonds. La fédération européenne des fonds salue l’initiative, tout en appelant à la prudence.
Ces dernières années, l’Europe a bâti un cadre légal censé préciser quelles activités économiques peuvent être qualifiées de durables et à quelles conditions un investissement respecte les principes ESG (Environment, Social, Governance). Le but, avant tout: réduire le greenwashing, lorsque des maisons de fonds et d’autres investisseurs se revendiquent «durables» sans l’être réellement.
Parmi l’arsenal déployé figure le règlement SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation), en vigueur depuis le 10 mars 2021. Très vite, toutefois, le dispositif a montré ses limites. D’une part, les maisons de fonds devaient juger la durabilité de leurs investissements alors que les entreprises n’étaient pas encore soumises à des obligations de reporting en la matière. D’autre part, la classification en trois catégories (articles 6, 8 et 9) a servi à segmenter et commercialiser des fonds selon leur degré de durabilité, alors que l’intention européenne portait surtout sur les exigences de reporting.
La Commission européenne travaille désormais à un cadre plus
«Les choix techniques posés lors de la mise en œuvre des principes détermineront si l’on réduit vraiment la complexité.»
EFAMA
simple pour réajuster la SFDR. Concrètement, les maisons de fonds ne seraient plus tenues d’expliquer, au niveau de l’entreprise, comment elles traitent les Principal Adverse Impacts, c’est-à-dire les principaux effets négatifs des décisions d’investissement. En parallèle, trois catégories durables verraient le jour (Sustainable, Transition et ESG), dans lesquelles les maisons de fonds pourraient, sur base volontaire, classer leurs fonds. Les critères de ces catégories seraient, eux aussi, définis de manière ne ement plus simple.
Reste un point d’a ention, prévient Efama, la fédération européenne des fonds, qui représente 33.000 milliards d’euros: le diable peut se nicher dans les détails. «Nous soutenons l’introduction de catégories de produits claires, des obligations de reporting plus simples et un lien renforcé avec les préférences de durabilité que les investisseurs peuvent exprimer auprès de leur institution financière. Mais les choix techniques posés lors de la mise en œuvre de ces principes détermineront si la complexité diminue réellement.»
Efama met également en garde contre des définitions trop rigides des catégories de produits. «Exclure les secteurs à forte intensité carbone des produits relevant de la catégorie “transition” n’accélère pas la décarbonation. Cela revient à créer une catégorie qui finance les secteurs déjà verts, plutôt que ceux en transition», explique Anyve Arakelijan, d’Efama.
MOUVEMENT
Le gestionnaire d’actifs américain Capital Group confie à Jim Goldie la direction des ETF Capital Markets pour l’Europe et l’Asie-Pacifique. Spécialiste chevronné des ETF, il arrive d’Invesco avec pour mission de déployer la stratégie ETF de Capital Group. Avec 3.300 milliards de dollars d’actifs sous gestion, le groupe figure parmi les plus grands gestionnaires d’actifs au monde et mise avant tout sur la gestion active.
FUSIONS ET ACQUISITIONS
Schroders passe sous le contrôle de l’Américain Nuveen
Nuveen, gestionnaire d’actifs américain et filiale du géant des retraites académiques TIAA, reprend le Britannique Schroders. L’opération valorise Schroders à 9,9 milliards de livres (11,4 milliards d’euros) et fait émerger un poids lourd totalisant 2.500 milliards de dollars d’actifs sous gestion. Après 222 ans, le contrôle familial de Schroders prend ainsi fin. Le groupe était jusqu’ici le plus grand gestionnaire d’actifs encore indépendant au Royaume-Uni. Son CEO, Richard Oldfield, résume l’enjeu: «Dans un paysage concurrentiel où la taille peut aider à concrétiser des avantages, la combinaison créera des opportunités pour nos clients et nos collaborateurs.» Le nom Schroders sera toutefois conservé.
PETER VAN MALDEGEM
INVESTISSEMENT FACTORIEL
Trois styles pour battre le marché
Dix ans de bonne performance à travers un investissement indiciel (fonds, ETF…) ne garantissent en rien que la prochaine décennie o rira le même rendement. Des gestionnaires sont convaincus que, sur le long terme, certains styles d’investissement font la di érence. Pleins feux sur trois d’entre eux.
PETER VAN MALDEGEM
Une étude de la firme MSCI publiée en 2025 a passé au crible 50 ans d’investissement factoriel. Le principe est simple: construire un portefeuille d’actions autour d’un seul facteur, ou d’un seul style d’investissement. Cela peut être, par exemple, des titres à fort rendement du dividende, des actions bon marché (value) ou encore des actions moins exposées aux fortes fluctuations de cours (minimum volatility). MSCI a comparé, sur 50 ans, la performance de huit styles avec celle de son indice large, le MSCI World. Trois styles se sont distingués par le supplément de rendement qu’ils ont dégagé par rapport à l’indice: d’abord le momentum (miser sur des actions qui profitent d’une dynamique favorable), ensuite l’enhanced value (les actions à faible valorisation) et, enfin, la qualité (des entreprises qui affichent un bilan et un compte de résultats solides).
Le graphique est sans appel: les deux premières stratégies obtiennent ce rendement plus élevé en prenant
un risque plus important. En termes de rendement ajusté au risque, MSCI place toutefois «minimum volatility» en première position.
Ce e recherche conforte le choix de plusieurs gestionnaires de patrimoine de proposer des fonds à style marqué.
Voici trois exemples, calés sur les styles qui ont délivré les meilleurs rendements absolus.
1Momentum: pour l’investisseur FOMO
Le momentum, c’est investir dans des actions qui performent et surfent sur la tendance. Selon MSCI, la stratégie a fait, sur les 50 dernières années, en moyenne 2,9 points de pourcentage par an de mieux que le MSCI World. Si le concept paraît limpide, sa mise en œuvre, elle, varie fortement selon les approches.
Dans sa version la plus large, investir dans un indice pondéré par la capitalisation boursière peut déjà
«Le momentum est l’une des anomalies des marchés les plus robustes et les mieux analysées.»
BJÖRN DE VRIESE COFONDATEUR MQUANTS.COM
s’apparenter à du momentum: les actions qui montent prennent de la valeur, leur capitalisation gonfle et, mécaniquement, leur poids augmente dans l’indice. L’investisseur passif en ETF est donc, d’une certaine manière, aussi un investisseur momentum.
Les «vrais» adeptes du momentum poussent cependant le raisonnement plus loin. Björn De Vriese et Raf Jacobs, fondateurs de MQuants. com, ont étudié le comportement des stratégies momentum sur de longues périodes et sur différents marchés. Leur conclusion: sélectionner de
Jensen Huang, le patron du fabricant de puces
manière systématique les actions les plus performantes des onze à douze derniers mois, puis rééquilibrer tous les trois mois, améliore structurellement la performance par rapport au marché large, à condition de garder le risque sous contrôle.
«Une simulation sur une période couvrant ces 22 dernières années, ce qui inclut donc le marché baissier de 2008 et les corrections de 2018 et 2020, montre que les portefeuilles concentrés de 10 à 15 actions délivrent les meilleurs résultats», explique De Vriese. «Le momentum est l’une des anomalies les plus robustes
et les mieux documentées dans la li érature académique. Contrairement à l’analyse fondamentale, très gourmande en travail humain, le momentum se prête entièrement à l’automatisation et au passage à l’échelle.»
Le gestionnaire de patrimoine franco-allemand Oddo a lancé en 2018 le fonds Oddo BHF Algo Trend US, qui applique une stratégie momentum à l’indice vede e américain S&P 500. «Nous investissons dans 10 à 20% de l’indice et rééquilibrons systématiquement. Nous retenons des actions qui font mieux que
l’indice sur le long terme (trois ans) et sur le court terme (neuf mois).
Nous privilégions aussi les titres à faible volatilité. Sur ce e base, nous construisons un portefeuille diversifié et contrôlons le risque. Ensuite, nous procédons à un rééquilibrage mensuel», détaille André Koeken, chez Oddo. Depuis son lancement en 2018, le fonds affiche un rendement net de 12,6% par an, contre 12,3% pour le S&P 500.
Le momentum colle bien, en tout cas, au profil de l’investisseur FOMO (Fear of Missing Out, celui qui craint de rater la fête). La composition du fonds en dit long: la technologie pèse 40,9% du portefeuille, soit un peu
plus que son poids dans l’indice. Le revers de la médaille est connu: ce style embarque plus de risque et réagit plus vivement lorsque l’humeur de la bourse se retourne brutalement. «C’est pourquoi nous avons développé un système de détection, piloté par les données, sur la base d’indicateurs de volatilité comme le VIX. Combiné à la sélection momentum, il réduit fortement les drawdowns (baisses entre le pic et le creux) et fournit des signaux d’entrée objectifs, sans biais de sentiment, après les corrections», explique De Vriese. Oddo intègre aussi une gestion du risque dans son fonds momentum.
2
Enhanced Value: pour l’investisseur à contre-courant
L’enhanced value mise sur des actions sous-valorisées. Mais chaque investisseur «value» a sa propre rece e.
Certains groupes se fient à une approche strictement quantitative, en choisissant, sur un marché donné, les titres les moins chers selon un ou plusieurs ratios de valorisation.
D’autres préfèrent l’analyse fondamentale pour juger si une action est
La stratégie «value» a été reléguée au second plan ces dernières années, en raison de l’a rait des grandes actions technologiques (souvent chères). Mais à mesure que les investisseurs s’interrogent sur les réelles perspectives de croissance de l’intelligence artificielle (IA), qui a tiré les valorisations vers le haut, le facteur «value» pourrait bien reprendre des couleurs. Sur 50 ans, il a en tout cas signé le deuxième meilleur rendement.
Par nature, les fonds «value» s’écartent plus volontiers de l’air du temps. Ils conviennent donc particulièrement à l’investisseur à contre-courant.
Dans le contexte actuel, un exemple très contrariant est proposé par Ossiam, gestionnaire français intégré à Natixis Investment Managers. Son fonds Ossiam Shiller Barclays Cape® US Sector Value n’investit que dans quatre secteurs sélectionnés au sein du S&P 500, l’indice de référence boursière américain. Le gestionnaire reprend la composition sectorielle telle que l’indice la définit et ne prend donc pas position sur les actions individuellement.
L’originalité du fonds tient à la méthode, systématique, qui sert à sélectionner ces quatre secteurs: ceux qui sont les moins chers selon le ratio cours/bénéfice de Robert Shiller, prix Nobel d’économie (le CAPE). «Ce ratio ne se base pas sur les bénéfices a endus l’an prochain, mais sur le bénéfice moyen des dix dernières années, corrigé de l’inflation», explique Paul Lacroix, responsable de la gestion des produits chez Ossiam.
«Nous regardons aussi la valorisation relative: nous comparons la valorisation actuelle à la moyenne des vingt dernières années. Cela évite d’être toujours exposé aux mêmes secteurs. Prenez les services aux collectivités: en termes absolus, ils se négocient souvent à des multiples bas. Nous classons d’abord les cinq secteurs les moins chers, puis nous en
«Les valeurs tech cotent 50% plus cher que leur moyenne des vingt dernières années.»
PAUL LACROIX RESPONSABLE GESTION PRODUITS OSSIAM
éliminons un: celui qui affiche le rendement le plus faible sur les douze derniers mois. L’objectif est d’éviter le value trap, quand un secteur est devenu moins cher pour de bonnes raisons», précise Lacroix. La sélection des secteurs et le rééquilibrage du fonds sont mensuels.
Conséquence directe aujourd’hui: la technologie est totalement absente du fonds. «Sa valorisation relative atteint 1,5, ce qui signifie qu’elle se négocie 50% plus cher que la moyenne des vingt dernières années», explique Lacroix. Seule une forte baisse des cours pourrait lui rouvrir la porte. En février, les quatre secteurs retenus étaient les biens de consommation non durables, la pharma, les matériaux et la communication. «La finance figurait encore dans le top 5, mais elle est sortie de la sélection à cause d’une performance décevante», indique Lacroix.
Le S&P 500 a beau être, pour les investisseurs actifs, l’un des indices actions les plus difficiles à ba re, ce fonds a fait légèrement mieux depuis sa création. Depuis 2015, il affiche un rendement annuel de 13,3%, contre 13,2% pour l’indice.
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Qualité: pour l’investisseur en quête de valeur solide
Autre facteur: la qualité. Elle a moins brillé ces dix dernières années, mais sur 50 ans, elle reste le troisième style d’investissement le plus performant. Par rapport au momentum ou à la valorisation, la qualité se laisse aussi moins enfermer dans des paramètres simples. Résultat: les gestionnaires peuvent en donner des lectures très différentes.
Chez MSCI, elle se mesure selon trois critères: un rendement élevé des fonds propres, une croissance stable des bénéfices et un faible ende e-
ment.
L’indice MSCI World Quality a particulièrement décroché ces deux dernières années face au MSCI World. En Europe, l’écart est même plus marqué. Les investisseurs ont délaissé les entreprises robustes, aux business models stables et aux flux de trésorerie prévisibles, pour se concentrer sur de très grands acteurs de l’infrastructure IA: semi-conducteurs, data centers, cloud computing. Dans le passé, ce type d’oubli a souvent ouvert une fenêtre d’achat. Le message est clair: s’en tenir à une stratégie compte, surtout quand elle traverse un passage à vide.
C’est exactement l’approche de Terry Smith, souvent présenté comme le Warren Buffe européen. Son fonds Fundsmith Equity a connu cinq années décevantes, mais, depuis sa création en 2011, il fait toujours ne ement mieux que l’indice. Au cœur de la méthode Smith: la qualité. Il n’investit que dans des entreprises avec un rendement élevé sur le capital investi, des flux de trésorerie solides, peu de de es et un avantage concurrentiel durable («douves»). Ensuite, il s’assure de ne pas payer trop cher. «Une fois la sélection faite sur ces critères, il suffit de s’adosser à son fauteuil», résume-t-il.
Ce e discipline produit aujourd’hui une composition à contre-courant, qui n’a capté qu’à la marge la frénésie autour de l’IA ces dernières années. La technologie n’est que le quatrième secteur, avec un poids de 10,5% à peine. La santé domine largement, à 30,6%. Dans le top 10 des positions, une seule action des Magnificent Seven apparaît: Alphabet, en neuvième place.
Tout cela rappelle que les fonds de style exigent non seulement de la patience, mais aussi une compréhension fine de la manière dont le gestionnaire met le style en musique.
Ceux qui veulent éviter les surprises en matière de performance ont intérêt à décoder, en amont, le processus d’investissement du gestionnaire.
«Si votre choix d’actions se base sur mes critères, vous n’avez plus qu’à dormir tranquille.»
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