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CULTIVER la réussite
CULTIVER Jeudi octobre | Volume | 2 e Numéro Jeudi 1515 octobre 2026 2026 | Volume 51 | 10 e44 Numéro la réussite
PRODUCTION BOVINE
Une industrie dynamique et proactive
Aussi dans cette édition : Entrevue avec l’Association québécoise des agronomes en zootechnie (AQAZ)........................................p. 3 Le MAPAQ au sujet de la gestion de l’azote.............................................................................................p. 12 Désherbage électrique : une nouvelle technologie analysée par l’IRDA..................................................p. 18
GRANDES CULTURES Entrevue avec MasterLab.... p.8
2 - Jeudi 15 octobre 2026 - Gestion et Technologie Agricoles
L A P R O M O T I O N D E L’A G R I C U LT U R E E N M O N T É R É G I E E T A U C E N T R E - D U - Q U É B E C
PRODUCTION BOVINE
L’AQAZ en période de réflexion, de réévaluation Yves Rivard GTA
Fondée en 1983, l’Association québécoise des agronomes en zootechnie (AQAZ) est un regroupement de professionnels spécialisés en production animale, notamment en production bovine. Comme le détaille plus bas Nathalie Côté, agronome, directrice des affaires agronomiques au sein des Producteurs de bovins du Québec (PBQ) et présidente du comité de transition, l’AQAZ, basée à Saint-Paul-d’Abbotsford, a amorcé un processus visant à redéfinir certaines de ses orientations et de ses pratiques. Un état des lieux s’imposait. GTA : Dans les grandes lignes, quelles sont les interventions de l’AQAZ au sein de l’industrie?
ÉDITEUR : Benoit Chartier RÉDACTEUR EN CHEF : Martin Bourassa ADJOINTE À LA RÉDACTION : Annie Blanchette TEXTES ET COORDINATION : Yves Rivard CONTRÔLEUR : Monique Laliberté DIRECTEUR DU TIRAGE : Éric Archambault
GTA : Une date butoir est-elle fixée pour la décision? N.C. : Nous aimerions avoir une vision plus claire en début d’année 2027. L’objectif est évidemment d’avoir une proposition bien définie pour la tenue de notre assemblée générale annuelle. GTA : L’attente d’un nouveau gouvernement entrait-elle dans la donne? N.C. : Non, pas spécifiquement. L’AQAZ est une association indépendante, bien qu’elle collabore avec les instances
DIRECTEUR DE LA PRODUCTION : Alex Carrière PUBLICITAIRES : Louise Beauregard Raymonde Bisson Karine-Isabelle Bockus Linda Douville Brigitte O’Connor Isabelle St-Sauveur Mariann Thibault
Plusieurs options à l’étude
GTA : Mais, comme vous le soulignez, le poids sur la poignée de bénévoles est lourd. Une forme d’aide gouvernementale sectorielle ne pourrait-elle pas changer la donne? N.C. : Nous regardons davantage du côté de la cotisation. Est-elle toujours pertinente? Doit-elle être modifiée? La relation entre l’AQAZ et l’Ordre des agronomes du Québec (OAQ) est aussi à l’étude afin de trouver les meilleures solutions possibles. Différentes propositions sont à l’étude, les décisions se profilent. GTA : Serait-il possible que l’AQAZ se spécialise dans un secteur en particulier, le bovin, par exemple? N.C. : Ce n’est pas ce que l’on souhaite, il va sans dire. Dans une telle situation, l’AQAZ ne rejoindrait alors qu’un petit nombre d’agronomes. Comme sa volonté est d’accueillir et d’équilibrer les sujets pour répondre au plus grand nombre d’experts possible, cela aurait un impact sur sa mission. Il est arrivé que l’AQAZ présente une conférence sur un secteur en particulier, tel que celui du bovin, mais le programme de la journée, qui traitait de la thématique de la durabilité, en comptait d’autres portant sur cette thématique. GTA : L’AQAZ pourrait-elle alors être dissoute et les agronomes spécialisés être rapatriés au sein des associations de producteurs de bovin, de porc, de volaille, etc.? N.C. : Non, je ne crois pas, car les membres des associations, qui sont des producteurs, n’ont pas les mêmes objectifs. Je ne crois pas non plus que ces associations pourraient héberger l’AQAZ, celle-ci ne
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GTA : L’AQAZ, née d’une volonté d’excellence et de développement, est présentement en mode de réévaluation. Pourquoi cette volonté ne serait-elle plus valorisée? N.C. : La volonté est toujours intacte, pas de doute là-dessus. Depuis sa fondation il y a 40 ans, le conseil d’administration siège de manière bénévole. Les professionnels sont tous très occupés, et depuis deux ans, il est devenu plus difficile de trouver des membres qui désirent s’impliquer dans les tâches plus quotidiennes : organiser des activités d’information et de formation technique, telles que symposiums, conférences, ateliers et autres, signer les contrats, etc. L’enjeu actuel est d’identifier des moyens de poursuivre notre mission tout en faisant les choses différemment, de manière à ce que l’ensemble des événements ne reposent plus simplement sur l’implication d’une poignée de bénévoles. S’agira-t-il d’une association avec des règlements, des procès-verbaux et des assemblées annuelles? Nous sommes dans ce processus depuis les six derniers mois.
gouvernementales. Les cotisations perçues suffisent à ses opérations.
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Certifié PEFC Ce produit est issu de forêts gérées durablement et de sources contrôlées PEFC/01-31-106
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Merci de recycler ce journal.
Nathalie Côté, présidente du comité de transition de l’Association québécoise des agronomes en zootechnie (AQAZ). Photo : gracieuseté correspondant pas à leur mission première. Pour l’instant, nos démarches s’effectuent avec notre ordre professionnel, qui est la voie naturelle à emprunter en première instance. L’option OSBL est aussi au nombre des possibilités. À suivre, donc. GTA : En sera-t-il question lors du Grand rendez-vous agronomique de novembre? N.C. : Je ne crois pas, car pour l’instant, le démarchage s’effectue au niveau administratif, et non de manière politique.
27 000 exemplaires distribués dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe et par Postes Canada aux producteurs agricoles dans les régions suivantes : Montérégie-Est Montérégie-Ouest Centre-du-Québec Prochaine édition 12 novembre 2026 Spécial PRODUCTION AVICOLE ET PORCINE
Gestion et Technologie Agricoles - Jeudi 15 octobre 2026 - 3
Nathalie Côté : L’AQAZ a été fondée dans le but de regrouper les experts provenant de différents milieux de l’industrie ayant non seulement une spécialité, mais aussi un intérêt pour la production animale : chercheurs, enseignants, des gens du public et du privé. L’objectif étant de leur permettre un accès à des formations de pointe, question de favoriser leur progrès professionnel. Ces personnes bien formées, bien informées, sont ensuite en mesure d’œuvrer en tant que conseillers, ressources ou partenaires dans le cadre de projets ou de réglementation. Par exemple, lorsque le MAPAQ a dévoilé un projet de loi visant le bien-être et la sécurité animale, les agronomes spécialisés en production animale de l’AQAZ se sont penchés sur différents aspects du projet et ont émis des commentaires et suggestions directement. Autre exemple : lors de l’annonce de l’arrivée progressive de l’intelligence
artificielle, l’AQAZ a invité des sommités de ce sujet afin d’informer les membres de l’impact que pourrait avoir cette nouveauté technologique sur la production animale et sur le métier d’agronome.
PRODUCTION BOVINE
Colloque de l’industrie bovine québécoise : ça se passe en novembre, en ligne et en présentiel Tous les acteurs des filières bœuf et veau sont conviés à participer au 5e Colloque de l’industrie bovine québécoise (CIBQ), le rendez-vous incontournable de l’industrie qui sera présenté à Lévis le 17 novembre 2026. Sous le thème « Passer à l’action », la programmation de la journée met l’accent sur la recherche de solutions aux défis communs de l’industrie.
Cette formation a pour objectif de :
• Mieux comprendre les enjeux de compétitivité qui affectent les filières bœuf et du veau lourd au Québec à partir d’étu-
des économiques récentes et explorer des pistes de solution pour assurer la pérennité de la production bovine. • Informer les intervenants de l’industrie des projets en cours dans la filière bœuf et des projets à venir, notamment concernant l’amélioration de la qualité des carcasses et l’augmentation du nombre de bouvillons engraissés au Québec.
• Susciter une réflexion et une discussion sur les éléments différenciateurs de la viande bovine québécoise (durabilité, enjeux de bien-être animal, qualité des carcasses, valorisation, mise en marché, etc.). • Offrir un aperçu des principales maladies infectieuses des bovins susceptibles d’atteindre le Canada et expliquer leurs conséquences potentielles pour l’industrie dans une perspective de prévention. • Partager les données de travaux récents sur la conversion de produits alimentaires et de boissons invendus sous forme d’ensilage pour les bovins de boucherie. • Sensibiliser les représentants de l’industrie à l’importance de se doter d’une stratégie de progrès génétique et présenter les différents outils qui peuvent être employés pour accélérer le progrès génétique des bovins de boucherie. Nouveauté cette année : l’événement sera webdiffusé pour rejoindre un plus large public. Un service de traduction simultanée sera également offert en français et en anglais tout au long de la journée.
PROGRAMMATION Défis de compétitivité de l’industrie bovine québécoise et avenues de solutions pour sa prospérité (Gilbert Lavoie, Forest Lavoie Conseil) Un plan qui unit, une filière qui gagne: l’histoire de transformation de la filière bœuf (Mario Hébert, agent de concertation de la filière bœuf) Comment valoriser l’achat local dans un contexte de prix élevés : témoignages (Céline Bélec, Boucherie Nordest, JeanSébastien Bouffard, Abattoir BL, Arnaud Marchand, Chez Boulay) Discussion animée par Laurie Noiseux Maladies émergentes chez les bovins (Dr Murray Gillies, Santé Animale Canada) Valorisation de produits alimentaires et de boissons invendus sous forme d’ensilage pour les bovins de boucherie (Kim Stanford, Université de Lethbridge) Accélérer le progrès génétique grâce aux données (Cindy Jaton, Lactanet)
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Webinaire en transformation de la Montérégie Ce webinaire gratuit, présenté le 20 octobre, de 12h à 13 h, permettra de mieux comprendre le marché de la vente en gros en explorant les attentes des acheteurs, des distributeurs et des grandes chaînes. On y découvrira également les stratégies à privilégier pour accéder à ce marché. À noter : ce webinaire est une initiative de TransformAction et du MAPAQ avec l’appui financier du Réseau Agriconseils de la Montérégie.
Programme
12 h - Mot de bienvenue 12 h 55 - Vente en gros Christian Guitard, vice-président directeur et associé de Bellemont Powell 12 h 45 - Période de questions Pour information : Sandra Dagenais, conseillère en transformation, MAPAQ, au 450 778-6530, poste 6122, ou à sandra.dagenais@ mapaq.gouv.qc.ca
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Prix INNOVEAU : pour souligner Prix de l’intendance environnementale : jusqu’au l’excellence des producteurs de veaux lourds 4 janvier pour s’inscrire Depuis 1996, le Prix de l’intendance environnementale (TESA) est décerné chaque année à l’échelle nationale afin de récompenser le leadership des producteurs de bovins en matière de protection de l’environnement. Les candidats des différentes provinces sont sélectionnés en fonction de leurs
pratiques de gestion, de leurs réalisations et de leurs objectifs. Ainsi, le lauréat qui représentera le Québec à la Canadian Beef Industry Conference courra la chance de remporter le Prix TESA à l’échelle nationale. Pour rappel : le Québec a envoyé sa première candidature en 2021.
Comment soumettre votre candidature?
Tous les producteurs de bovins de boucherie du Québec sont admissibles. Les mises en candidature sont maintenant ouvertes. Le dossier doit être transmis au secrétaire de votre syndicat régional de producteurs de bovins ou directement aux Producteurs de bovins du Québec au plus tard le 4 janvier 2027. Le nom du lauréat sera dévoilé lors de l’assemblée générale annuelle des producteurs de bovins du Québec en mars 2027.
Afin de récompenser le leadership des producteurs de veaux lourds en matière de bien-être animal, d’innovation et de protection de l’environnement, Les Producteurs de bovins du Québec ont créé le Prix INNOVEAU.
Ce concours, qui se tient tous les deux ans, souligne l’excellence d’une entreprise d’ici qui se démarque, entre autres, par sa capacité à améliorer l’efficacité de sa production et par les actions qu’elle entreprend pour s’adapter aux changements climatiques.
Le lauréat est sélectionné en fonction de ses pratiques de gestion, de ses réalisations et de ses objectifs.
Comment soumettre votre candidature?
Tous les producteurs de veaux lourds du Québec sont admissibles. Les mises en candidature sont maintenant ouvertes. Le dossier doit être transmis au secrétaire de votre syndicat régional de producteurs de bovins ou directement aux Producteurs de bovins du Québec au plus tard le 4 janvier 2027. Le nom du lauréat sera dévoilé lors de l’assemblée générale annuelle des producteurs de bovins du Québec en mars 2027.
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GRANDES CULTURES
MasterLab vous aide à analyser vos cultures Yves Rivard GTA
Depuis 1962, le laboratoire MasterLab, situé à Saint-Hyacinthe, offre des services d’analyse de fourrages et de qualité des aliments qui répondent aux exigences, aux normes et aux directives internationales, et se pose en tant que partenaire de première ligne pour un très grand nombre de producteurs d’ici et d’ailleurs. Entrevue en compagnie de la directrice du laboratoire, Hélène Lachance. GTA : Quelques mots sur la fondation de l’entreprise?
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Hélène Lachance : Le laboratoire a commencé ses activités en 1962 avec le service d’analyse des protéines. À l’origine, l’entreprise focalisait sur le contrôle de la qualité de la moulée complète fabriquée dans les usines de Shur Gain, aujourd’hui Trouw Nutrition. Au fil des ans, les besoins analytiques et la variété des clients ont grandi en parallèle avec la sophistication des formulations pour les animaux. Ce qui confère aujourd’hui à MasterLab une expertise unique et une capacité à offrir l’ensemble des analyses nécessaires aux fermes et aux grandes cultures, de même que pour les œufs, les insectes et la viande. Il faut spécifier que le laboratoire était auparavant dédié aux activités internes. Mais depuis l’inauguration de nos nouveaux locaux en 2022, le laboratoire s’est doté d’une entité légale et d’une identité visuelle différentes afin de développer ses activités en tant qu’entreprise distincte. GTA : Combien d’employés compte MasterLab et comment s’effectue le recrutement? H.L. : On compte actuellement 39 employés qualifiés chez MasterLab, des technologues, des chimistes et des microbiologistes; des professionnels qui offrent aujourd’hui plus de 150 procédures d’analyses d’échantillons : fourrages, moulées complètes, grains, ingrédients, eau, huiles, aliments de consommation humaine et autres. Une grande partie de notre personnel provient des diplômés du programme Techniques de laboratoire - Spécialisation biotechnologies, offert au Cégep de Saint-Hyacinthe, et de l’Université de Sherbrooke, qui collabore par le référencement de stagiaires.
Services complets, résultats concrets
GTA : Des précisions sur l’offre de MasterLab qui peut faire la différence en analyse et en prévention? H.L. : Certainement. MasterLab utilise des technologies novatrices comme la spectroscopie à l’infrarouge (NIR), qui permet d’obtenir plusieurs résultats d’analyses simultanément, ainsi que la spectroscopie XRF (fluorescence X). Cette dernière technologie de pointe, écologique et rapide,
« EN VERTU DE SA GRANDE EXPERTISE, MASTERLAB A DÉVELOPPÉ DES COURBES DE CALIBRATION INTÉGRÉES À UN APPAREIL À INFRAROUGE, QUI A LA PARTICULARITÉ D’ÊTRE PORTATIF, OFFERT AUX FERMES SPÉCIALISÉES EN GRANDES CULTURES OU ÉQUIPÉES DE MEUNERIES OU QUI DÉSIRENT ANALYSER LEUR MATIÈRE SÈCHE RAPIDEMENT. » permet une analyse précise des minéraux de plusieurs matériaux différents sous formes liquide, solide ou huileuse. À noter, ces technologies permettent des résultats très précis dans des délais très courts, ce qui est très apprécié de la clientèle qui peut ainsi réagir rapidement dans certaines situations. Des analyses plus complexes sont aussi disponibles, notamment celles relevant des mycotoxines, qui deviennent de plus en plus nécessaires en rapport avec les changements climatiques. GTA : Votre expertise est reconnue tant au niveau canadien qu’international. Des précisions? H.L. : La clientèle de MasterLab comprend le Canada, les États-Unis et le Brésil. D’autres laboratoires de notre réseau, plus petits, et auxquels nous sommes affiliés, sont situés en Angleterre, en Norvège, en Espagne, au Brésil et aux Pays-Bas. L’équipe travaille fort afin de prendre part à différents événements et salons pour contribuer au rayonnement de l’expertise de la bannière, notamment SIAL Canada et le Salon des fournisseurs de l’ICSTA Québec (Institut canadien de science et technologie alimentaires). Le prochain devrait être IPPE 2027 à Atlanta. Cela dit, sans que cela ne soit relié directement à la compagnie, les méthodes et pratiques de MasterLab sont aussi utilisées par des clients externes en Suisse et en Chine pour certifier l’importation de leurs produits au Canada. GTA : Côté recherche et développement, quelle est la dynamique? H.L. : La mise en commun des informations et des données avec les cinq autres laboratoires a pour effet d’aider à identifier des besoins plus rapidement et de développer les méthodes et pratiques nécessaires pour y répondre. Par exemple, en vertu de sa grande expertise en infrarouge, MasterLab a développé des courbes de calibration intégrées à un appareil à infrarouge, qui a la particularité d’être portatif, offert aux fermes spécialisées en grandes cultures ou équipées de meuneries ou qui désirent analyser leur matière sèche rapidement. L’outil permet de suivre la qualité d’une production au quotidien.
La croissance se poursuit
GTA : À moyen et long termes, vers quoi tend MasterLab? H.L. : Soutenir les entreprises qui exportent vers les États-Unis est certainement l’un des secteurs de croissance sur lequel travaille l’équipe, notamment en matière de transport d’échantillons.
Hélène Lachance, directrice du laboratoire MasterLab, basé à Saint-Hyacinthe. Photo : gracieuseté L’acquisition de nouvelles certifications visant des analyses précises est aussi à l’agenda, plus spécifiquement celles relevant du profil des vitamines B. Dernièrement, beaucoup d’efforts ont été déployés afin d’instaurer les analyses d’huiles essentielles de même que celles visant l’eau potable. GTA : Des précisions sur ce dernier volet? H.L. : Il répond à une demande de nombreux producteurs agricoles qui désirent s’assurer que l’eau potable fournie aux travailleurs étrangers soit optimale en tout point. Ce service pourrait aussi s’étendre à plus grande échelle. Cela dit, pour finaliser la réponse à la question précédente, il importe de préciser que MasterLab n’opère toujours pas à sa capacité maximale, qu’il reste encore de l’espace pour développer des marchés. GTA : La technologie continue de progresser : intelligence artificielle (IA), automatisation des procédés, etc. Je pose la question : par la collecte de mégadonnées, l’IA pourrait-elle, par exemple, permettre d’agir en amont et d’uniformiser les grandes cultures, rendant ainsi l’apport humain moins important? H.L. : Toutes les grandes technologies opèrent en fonction d’analyses réalisées en laboratoire. On peut mettre en place des calibrations et des instruments qui peuvent remplacer les analyses, mais il faut quand même vérifier les calibrations de ces instruments en continu et les actualiser. Il y aura toujours un besoin pour l’analyse humaine, qui permet la collecte de données.
L’appareil à infrarouge portatif qui intègre les courbes de calibration développées chez MasterLab. Photo : gracieuseté
MasterLab détient plusieurs accréditations. Le laboratoire est certifié ISO17025 depuis 1998. Il est certifié ALAAF auprès du Conseil canadien des normes. Il détient la certification NFTA (National Forage Testing Association) depuis 1996. Il est également le seul au Canada à posséder la certification NOPA (National Oilseed Processors Association) permettant de vérifier la qualité du soya. Depuis juin 2025, l’entreprise possède la certification PALA (Programme d’accréditation des laboratoires d’analyse) du Centre d’expertise en analyse environnementale du Québec (CEAEQ) pour la microbiologie de l’eau.
Gestion et Technologie Agricoles - Jeudi 15 octobre 2026 - 9
BOURSE AGRICOLE DE LA MRC DES MASKOUTAINS
Une aide financière plus généreuse cette année C’est à Saint-Damase, sur la ferme Cabri Génétique International, que la MRC des Maskoutains, la Fondation AGRIA et tous les partenaires de la Bourse agricole ont lancé officiellement la 19e édition. À noter : cette année, les récipiendaires recevront un montant de 12 500 $ chacun pour concrétiser leurs projets d’entreprise. La date limite pour transmettre un dossier est le 13 novembre. Depuis la création de cette Bourse, plus de 400 000 $ ont été remis à une trentaine de jeunes entrepreneurs agricoles. « Cette année, la MRC est très fière d’annoncer que le montant de chaque bourse passe de 10 000 $ à 12 500 $. Pour y arriver, nous avons pu compter sur des partenaires qui, comme nous, croient à l’importance d’encourager les jeunes entrepreneurs et entrepreneuses agricoles en leur permettant d’exercer le métier qui les passionne. Nous remercions chaleureusement nos partenaires pour leur contribution », a souligné Simon Giard, préfet de la MRC des Maskoutains. La Fondation AGRIA participe au financement de la Bourse agricole depuis le début. « Depuis 2007, la Fondation AGRIA marche aux côtés de la Bourse agricole de la MRC des Maskoutains. Année après année, elle porte une mission qui nous tient tous à cœur : faire éclore la relève de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois, en soutenant celles et ceux qui choisissent de bâtir leur avenir dans nos champs, nos étables et nos entrepri-
ses d’ici », a mentionné Renaud Péloquin, administrateur et trésorier de la Fondation AGRIA.
Critères et procédures
Le soutien financier vise à reconnaître les efforts des jeunes entrepreneurs âgés de 18 à 40 ans. Ils doivent être propriétaires ou en voie de le devenir, en partie ou en totalité, d’une entreprise agricole située sur le territoire de la MRC des Maskoutains. Également, ils doivent être membres de la Fédération de la relève agricole du Québec (FRAQ), détenir une formation répondant aux critères de la Financière agricole du Québec et avoir au moins un an d’expérience en agriculture. Pour participer, il faut soumettre un formulaire d’inscription disponible à la MRC des Maskoutains ou sur son site Internet au mrcmaskoutains.qc.ca. Il doit être accompagné d’un plan d’affaires ou d’une description complète du projet justifiant un besoin de financement et d’une lettre de motivation expliquant les particularités du projet. La date limite pour soumettre les dossiers est le 13 novembre 2026, avant 16 h 30. La Bourse agricole est offerte grâce à la contribution de la MRC des Maskoutains et de la Fondation AGRIA, en collaboration avec les partenaires suivants : la Fédération de l’UPA de la Montérégie et les Syndicats de l’UPA Vallée maskoutaine et Maskoutains Nord-Est, Financement agricole Canada, Chantal Soucy, députée de
Réunis pour l”occasion : Simon Giard, préfet de la MRC, Renaud Péloquin, de la Fondation AGRIA, et Pierre-Luc Barré, maire de Saint-Damase entourent Cédric Bousquet, lauréat en 2025. D’autres élus ont assisté au lancement : Hugo McDermott, maire de Saint-Dominique et préfet suppléant, Yves Winter, maire de Saint-Liboire, André Beauregard, maire de Saint-Hyacinthe et les conseillers damasiens, Guy Leroux et Vincent Beauregard. Photo : François Larivière Saint-Hyacinthe, la Société d’Agriculture de Saint-Hyacinthe, le Réseau Agriconseils Montérégie, Jean-Bernard Émond, député de Richelieu, Trouw Nutrition, Promutuel Assurance Bagot, Therrien Couture Joli-Coeur, Agiska
Coopérative, Desjardins Entreprises et la Chambre de commerce de la grande région de Saint-Hyacinthe.Pour information : Steve Carrière, commissaire au développement agricole et agroalimentaire, au 450 774-3141, poste 7227.
10 - Jeudi 15 octobre 2026 - Gestion et Technologie Agricoles
Les chocs commerciaux pèsent sur les marges du secteur des aliments et des boissons, selon FAC Selon une mise à jour de mi-année publiée par les Services économiques de Financement agricole Canada (FAC), les droits de douane et les perturbations commerciales modifient les perspectives pour les entreprises canadiennes de fabrication d’aliments et de boissons, dont la priorité passe du renforcement de la résilience à la gestion des risques. Les ventes ont progressé de 4 % au premier semestre de 2026, mais les nouvelles restrictions commerciales américaines, les contre-mesures tarifaires canadiennes, et la volatilité renouvelée des coûts de l’énergie et du fret pèsent sur les marges. Selon cette mise à jour, les ventes du secteur canadien de la fabrication d’aliments et de boissons ont atteint 88,1 G$ au premier semestre de 2026, progression principalement attribuable à la hausse des prix plutôt qu’à une augmentation des volumes. Après ajustement des prix, les ventes réelles sont restées stables par rapport à la même période l’année dernière. « Les résultats du premier semestre de 2026 montrent que le secteur demeure résilient, mais les données sur les ventes globales ne reflètent pas toute la réalité. Pour les entreprises de fabrication, la question essentielle n’est pas seulement de savoir si les ventes progressent, mais aussi ce qui est à l’origine de cette croissance », explique Craig Johnston, viceprésident et économiste en chef à FAC. « Lorsque les bénéfices dépendent davan-
tage des prix que des volumes, cela peut indiquer que les entreprises évoluent toujours dans un contexte de demande prudente, tout en devant faire face à des coûts plus élevés et moins prévisibles. »
Résultats variés
Les résultats ont varié considérablement à l’échelle du secteur. La mouture des céréales et des oléagineux, la transformation des fruits et légumes ainsi que la fabrication d’aliments pour animaux ont enregistré certaines des hausses les plus marquées, tandis que la fabrication de sucre et de confiseries, ainsi que les brasseries et distilleries, ont affiché des baisses.
Contexte volatile
Le contexte d’exploitation est aussi de plus en plus difficile. La volatilité des
coûts de l’énergie et du fret, la hausse des coûts des intrants, les restrictions commerciales américaines et les contremesures tarifaires canadiennes accentuent l’incertitude au sujet des coûts de production, des débouchés à l’exportation et des marges. Celles-ci devraient s’améliorer légèrement en 2026 après une année difficile, mais la reprise devrait rester fragile en raison de l’intensification des tensions commerciales et des pressions sur les coûts dans le courant de l’année.
Incidence directe limitée
Selon les estimations des Services économiques FAC, l’incidence directe des nouvelles mesures commerciales sera limitée en 2026, car la plupart n’entrent en vigueur qu’en septembre.
« Comme les marges demeurent serrées, la diversification deviendra une stratégie à long terme de plus en plus importante pour les entreprises de fabrication d’aliments et de boissons, affirme M. Johnston. La réduction des barrières commerciales interprovinciales et l’expansion à l’international peuvent contribuer à ouvrir de nouvelles possibilités de marché.» Il poursuit : «Les mesures visant à aider le secteur de la fabrication d’aliments et de boissons à atteindre une croissance de 3 % au cours de la prochaine décennie apporteraient une contribution supplémentaire de 40 G$ au PIB canadien sur l’ensemble de la décennie, tout en générant 217 000 nouveaux emplois, 16 G$ en salaires et avantages sociaux et 1,3 G$ en revenus fiscaux. »
GRANDES CULTURES
Céréla inaugure ses nouvelles installations à Saint-Hugues Au début du mois de septembre, Céréla, l’un des principaux centres canadiens de recherche privés qui se consacre exclusivement au développement de cultivars de grandes cultures, a inauguré ses nouvelles installations situées à Saint-Hugues, à la suite d’un investissement de 7 M$ annoncé plus tôt cette année.
Projet majeur pour le territoire de la MRC des Maskoutains, cet agrandissement comprend notamment l’ajout de cinq chambres de croissance, alors que l’entreprise n’en comptait qu’une auparavant. Ces nouvelles infrastructures permettront de renforcer nos capacités de recherche et de diminuer le temps de création de nouvelles variétés de céréales,
Vue de la façade du Centre de recherche de Céréla. Photo : Robert Gosselin
passant de 10 à 4 ans, et de répondre aux besoins particuliers des agriculteurs. Plus préciséément, cette nouvelle capacité lui permet de réaliser jusqu’à trois saisons de culture par année, accélérant ainsi ses travaux de sélection et
d’amélioration génétique des grandes cultures. Pour rappel, Céréla développe des variétés de soya, de blé, d’orge et d’avoine destinées aux marchés canadien et international.
Une partie du laboratoire du centre de recherche avec des équipements à la fine pointe de la technologie. Photo : Robert Gosselin
Gestion et Technologie Agricoles - Jeudi 15 octobre 2026 - 11
L’azote en mouvement : comprendre son parcours pour mieux le gérer Radka VoyvodovaValeva
Agronome, conseillère en grandes cultures, Direction régionale de la Montérégie, ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ)
Sarah Brousseau-Trudel MBA, agronome, conseillère en agroenvironnement, Direction régionale de la Capitale-Nationale, MAPAQ
La gestion de l’azote en agriculture représente l’un des principaux défis agronomiques pour les producteurs. Cet élément joue un rôle essentiel dans la croissance des plantes, la synthèse des protéines et la formation de la matière organique des sols. L’azote est l’élément le plus abondant de l’atmosphère : il représente près de 78 % de l’air sous sa forme gazeuse (N₂). Toutefois, cette forme n’est pas directement assimilable par la plupart des cultures. Les plantes absorbent plutôt l’azote du sol, sous les formes ioniques nitrate (NO₃-) et ammonium (NH₄+), pour répondre à leurs besoins. De ces deux formes, le nitrate est celle que les plantes prélèvent en plus grande proportion.
Qu’est-ce qu’une bonne fertilisation azotée?
Dans le sol, l’azote est toujours en mouvement. Sa disponibilité varie constamment et dépend de nombreux facteurs, tels que les conditions climatiques, l’activité biologique et la santé globale des sols, les précédents culturaux, les apports d’engrais organiques et minéraux ainsi que les pratiques de gestion des cultures. Pour une bonne fertilisation azotée, il faut synchroniser les besoins réels des plantes et les apports en azote disponible. Cela soutient le rendement et la qualité des récoltes tout en limitant les pertes environnementales. Les essais de fertilisation permettent de déterminer la dose optimale à appliquer et de mieux comprendre la disponibilité de l’azote dans le système sol-plante. Pour y arriver, il existe différents outils, comme les tests de nitrate dans le sol ou dans les tiges des plantes. Ceux-ci sont complémentaires aux observations agronomiques au champ.
12 - Jeudi 15 octobre 2026 - Gestion et Technologie Agricoles
FIGURE 1 : Stade d’échantillonnage pour le test de nitrate dans le maïs
Test de nitrate sur sol humide dans la culture du maïs-grain (nitrate quick test)
Le test de nitrate préfractionnement en post-levée, connu sous l’acronyme anglosaxon PSNT (pre-sidedress nitrate-N test), est l’un des plus utilisés dans la culture du maïs. Il permet d’obtenir un portrait de la quantité de nitrate disponible à un moment précis. Bien que ce test soit généralement réalisé au printemps, au moment du fractionnement de l’azote en post-levée. Il peut également être effectué avant, pendant ou après la saison de croissance afin d’évaluer la quantité de nitrate disponible à différents moments (figure 1). Développé au Vermont, cette méthode simple et rapide consiste à prendre des échantillons de sol à une profondeur de 30 cm, où se situe la majorité des racines qui capteront les nitrates. Le sol est ensuite mélangé avec une solution d’extraction pour mesurer la concentration de nitrate à l’aide d’un appareil Nitrachek. Il est aussi possible de faire analyser les échantillons en laboratoire.
Test de nitrate semi-quantitatif réalisé sur les tiges de maïs
Avant sa pollinisation, le maïs peut accumuler dans ses tissus davantage de nitrate que nécessaire lorsque l’azote disponible dans le sol dépasse ses besoins. Après la pollinisation, le maïs conserve cette réserve et peut l’utiliser lorsque le sol n’est pas en mesure de subvenir à ses besoins. Les tests réalisés sur les tiges en fin de saison permettent d’évaluer l’accumulation d’azote non utilisé par les plantes durant l’année. Le résultat représente l’équilibre entre la disponibilité de l’azote dans le sol et les besoins des plants de maïs. Ce test est intéressant pour analyser la différence entre les traitements d’un essai de fertilisation.
Pourquoi tester les nitrates?
Grâce à ces deux tests, il est possible de quantifier les nitrates disponibles et de consigner avec une plus grande précision les résultats d’un essai de fertilisation. Ils permettent notamment de mieux comprendre la dynamique de l’azote dans le système sol-plante, d’étudier l’efficacité des engrais, de réduire les risques de sous-fertilisation ou de surfertilisation et de limiter les pertes d’azote par lessivage ou volatilisation.
Des outils concrets pour vous aider à mieux gérer l’azote dans le maïs
Le MAPAQ, en collaboration avec l’AGEO-Club, propose une trousse regroupant des guides d’accompagnement pour bien réaliser les tests de nitrate dans le sol et dans les tiges, des aide-mémoires et des outils de calcul faciles à utiliser. Tous ces documents de référence sont accessibles sur le site d’Agri-Réseau.
Source : Test de nitrate sur sol humide dans la culture du maïs-grain, Agri-Réseau Graphique adapté d’images provenant de l’University of Illinois (courbe de prélèvement) et de l’Iowa State University Extension and Outreach (stade de développement). Photo : MAPAQ
Deux rendez-vous incontournables cet automne pour enrichir vos connaissances en agriculture Véronique Bousquet
Conseillère en communication, Direction régionale de la Montérégie, ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ)
La Direction régionale de la Montérégie et ses partenaires travaillent à vous offrir encore cet automne deux événements incontournables pour approfondir vos connaissances, découvrir de nouvelles pratiques et échanger avec les acteurs du secteur. Du 24 au 26 novembre, le centre communautaire de Saint-Rémi sera l’hôte des 29es Journées horticoles et grandes cultures, organisées conjointement avec la Municipalité régionale de comté des Jardins-de-Napierville. Cet événement réunit chaque année les intervenants du milieu agricole autour de conférences et d’activités portant sur des enjeux actuels et porteurs pour l’avenir de l’agriculture. L’édition 2026 proposera quatorze thèmes différents au cours de ces trois journées, dont deux nouveautés : les asperges et les insectes stériles. Vous pourrez également visiter une zone d’exposition regroupant près de 45 entreprises et organisations qui vous présenteront leurs produits et services. Une occasion à ne pas manquer!
Le 24 novembre, c’est au Centre BMO de Saint-Hyacinthe que se déroulera la Journée grandes cultures Agri-Vision. Au programme : conférence sur les meilleures pratiques pour une utilisation sécuritaire du drone lors de l’application de pesticides, panel de producteurs sur les manières de tirer profit des données agricoles, et encore plus.
Complémentaires et enrichissants, ces deux événements constituent des occasions de se former, de demeurer à l’affût des tendances qui façonnent l’agriculture de demain et de réseauter. Pour consulter les programmes détaillés et vous inscrire, visitez le calendrier des événements bioalimentaires du MAPAQ en balayant le code QR.
Photo : MAPAQ
JOURNÉES ACÉRICOLES 2027
S’informer pour agir Cette année, le comité organisateur vous réserve un programme diversifié axé sur les technologies et la science. Il sera également question d’espèces exotiques envahissantes et des éléments à prendre en compte lors de la construction ou de la rénovation d’une cabane à sucre. Vous pourrez aussi visiter plusieurs kiosques intéressants, dont ceux d’équipementiers. Soyez des nôtres et participez à l’une ou l’autre des Journées acéricoles organisées aux quatre coins du Québec! Surveillez cette page Web pour plus de détails : www.quebec.ca/journees-acericoles.
Mise en contenant à chaud du sirop d’érable en vrac Mérilie Gagnon, microbiologiste, Ph. D., chercheuse en microbiologie acéricole, Centre ACER Construction ou rénovation d’une cabane à sucre : éléments à considérer Conseillers et conseillères acéricoles des directions régionales, MAPAQ Espèces exotiques envahissantes, ces végétaux indésirables dans nos érablières Agences forestières régionales, conseils régionaux de l’environnement ou conseillers et conseillères acéricoles Systèmes de surveillance (monitoring) en acériculture Cercle des intervenants en acériculture, conseillers et conseillères acéricoles Une cinquième conférence sera dévoilée prochainement.
Photo : MAPAQ
Gestion et Technologie Agricoles - Jeudi 15 octobre 2026 - 13
Les Journées acéricoles 2027, organisées par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) et ses partenaires, seront présentées du 8 janvier au 6 février dans plusieurs régions.
LES CONFÉRENCES
IRDA
Les drones : de nouveaux alliés pour les producteurs horticoles Les drones sont de plus en plus présents dans les champs et les pépinières. Audelà de la prise de photos aériennes, ils peuvent maintenant servir à faire l’inventaire des cultures, suivre leur croissance, repérer certains problèmes et mieux cibler les interventions.
Un outil pour mieux connaître ses cultures
Pour les producteurs de pépinières, d’arbres de Noël et de gazon, les drones offrent une façon rapide de recueillir de l’information sur les cultures.
Le DJI Phantom 4 Pro. Photo : IRDA
14 - Jeudi 15 octobre 2026 - Gestion et Technologie Agricoles
À l’aide de photographies aériennes et de différents capteurs, il est possible de cartographier les parcelles, de localiser les plants, d’en mesurer la hauteur et de suivre leur évolution au cours de la saison. Dans le cadre d’un projet réalisé avec l’IQDHO, un drone a notamment été utilisé pour faire l’inventaire de thuyas et d’arbres de Noël. Les résultats sont intéressants : le décompte réalisé à partir
des images présentait une erreur de moins de 5 % par rapport au comptage manuel. La mesure de la hauteur des plants pouvait, quant à elle, être précise à environ 2 cm. Pour le producteur, ce type d’outil peut donc réduire le temps consacré à l’inventaire et fournir des données utiles pour planifier les récoltes, les ventes et les travaux au champ.
lutte biologique. Leur capacité à intervenir dans des endroits difficiles d’accès, sans faire circuler de machinerie dans les cultures, peut être un avantage. À terme, ces outils pourraient permettre de mieux cibler les interventions et d’appliquer les intrants là où ils sont réellement nécessaires.
Dépister avant d’intervenir
Malgré leurs possibilités, les drones ne conviennent pas nécessairement à toutes les situations. Leur utilisation demande une certaine expertise, du matériel adapté et, selon les applications, le respect de règles particulières. La météo, l’autonomie des batteries, le coût des équipements et l’analyse des données sont aussi des éléments à considérer. Pour certaines entreprises, il pourrait être plus avantageux de faire appel à un fournisseur spécialisé plutôt que d’acheter et d’opérer leur propre drone.
Le drone peut aussi faciliter le dépistage des cultures. Les images prises à basse altitude permettent de voir rapidement les différences entre les secteurs d’une parcelle. Selon les capteurs utilisés, elles peuvent fournir de l’information sur l’état de la végétation, la température ou certains signes de stress. Des travaux réalisés dans des gazonnières ont notamment montré que les images aériennes pouvaient aider à repérer certaines mauvaises herbes et maladies, dont la rouille. L’intelligence artificielle pourrait aussi contribuer à l’analyse de ces images et faciliter l’identification de certains problèmes.
Des interventions plus ciblées
Les drones ne servent pas seulement à observer. Certains modèles sont également conçus pour l’épandage et la pulvérisation. Ils peuvent notamment être utilisés pour appliquer des engrais, semer des cultures de couverture ou distribuer certains organismes bénéfiques utilisés en
Une technologie prometteuse, mais avec certaines limites
Une technologie à surveiller
Les drones, les capteurs et les outils d’analyse évoluent rapidement. Leurs applications en horticulture pourraient donc continuer à se développer au cours des prochaines années. Pour les producteurs, les possibilités sont nombreuses : inventaire, suivi de croissance, dépistage, cartographie ou encore interventions ciblées. La question sera surtout de déterminer quelles applications peuvent réellement faire gagner du temps, améliorer la précision du travail ou réduire les coûts.
Le DJI Agras T50. Photo : IRDA Le drone est donc en train de dépasser son rôle d’appareil photo volant pour devenir un véritable outil de suivi et de gestion des cultures. Source : Florence Carrier, 2026, « Les drones au service de la culture ornementale extérieure – Pépinières, production d’arbres et gazonnières », IQDHO, Québec Vert, janvier 2026.
L’IQDHO, l’Institut québécois du développement de l’horticulture ornementale, est un centre d’expertise unique au Québec. Pour plus de détails sur l’institut, voici nos coordonnées : 3230 rue Sicotte, Bureau E-307 Saint-Hyacinthe, QC, J2S 2M2 info@iqdho.com www.iqdho.com
La valeur des terres agricoles au Canada en hausse de 3,8 % au 1er semestre La valeur des terres agricoles cultivées au Canada a augmenté en moyenne de 3,8 % au cours du premier semestre de 2026, selon l’examen semestriel de la valeur des terres agricoles réalisé par Financement agricole Canada (FAC). Il s’agit d’un ralentissement par rapport au premier semestre de 2025, durant lequel on a constaté une hausse de 6,0 %. Entre juillet 2025 et juin 2026, l’augmentation a été de 7,0 %, ce qui représente un ralentissement par rapport à la période précédente de 12 mois (de janvier à décembre 2025), où l’on a enregistré une hausse de 9,3 %. « Le rythme de croissance s’est modéré par rapport à l’an dernier, mais la valeur des terres agricoles canadiennes continue de démontrer de la résilience, indique Craig Johnston, économiste en chef de FAC. La hausse
des coûts de production, le resserrement des marges et l’incertitude entourant le commerce, les droits de douane et les marchés internationaux contribuent à rendre le marché plus prudent et sélectif. » Par le passé, le secteur n’a pas évolué de façon uniforme à l’échelle du pays, et c’est toujours le cas, ce qui confère une importance croissante aux conditions locales. La valeur des terres continue d’augmenter dans l’ensemble, mais les tendances sont davantage régionales, sélectives et liées à la situation économique de chaque exploitation agricole.
Comment se classe le Québec?
L’Île-du-Prince-Édouard a enregistré la plus forte hausse au premier semestre de 2026, soit 11,9 %, suivie du Québec à 6,2 %, de l’Alberta et du Manitoba à 5,3 %, puis de la Nouvelle-Écosse à 3,6 %.
La Saskatchewan a progressé de 2,6 %, l’Ontario de 2,4 % et le NouveauBrunswick de 2,1 %, tandis que la Colombie-Britannique a enregistré un recul de 1,9 %.
Une hausse asynchrone
Le rapport compare également la croissance actuelle au dernier cycle haussier, amorcé en 2020, et montre que la hausse de la valeur des terres agricoles n’a pas culminé au même moment partout au
Canada. Dans l’ensemble, la dynamique de croissance s’est déplacée des provinces qui avaient mené la hausse postpandémique vers les Prairies, particulièrement l’Alberta, tandis que l’Ontario et la Colombie-Britannique ont connu la normalisation la plus marquée. La mise à jour semestrielle offre un premier aperçu des tendances de la valeur des terres agricoles; l’évaluation de FAC pour l’ensemble de l’année paraîtra dans le rapport du printemps.
Olymel inaugure sa nouvelle usine Olymel vient tout juste d’inaugurer sa nouvelle usine intégrée de Trois-Rivières, marquant l’aboutissement de l’un des plus importants chantiers de modernisation de son histoire. Fruit d’un investissement de 142 M$, ce projet a permis l’agrandissement majeur du site et sa transformation en un établissement plus performant et à la fine pointe de la technologie.
Avec une capacité de production annuelle de 50 millions de kilogrammes, soit plus de quatre fois que le volume initial, l’établissement regroupe désormais sous un même toit des activités de transformation, de tranchage et d’emballage de produits de porc et de volaille, permettant à Olymel d’augmenter son efficacité. En plus des saucisses La Fernandière et des jambons en bloc ou tranchés, l’usine assure désormais la production de la grande majorité des charcuteries Olymel qui se retrouvent dans les assiettes des consommateurs.
Une usine connectée et responsable
L’usine de Trois-Rivières est dotée de technologies innovantes, notamment en matière de performance énergéti-
Alexandre St-Jacques Burke, nouveau chef de la direction de Sollio Agriculture Pascal Houle, chef de la direction de Sollio Groupe Coopératif, annonce la nomination d’Alexandre St-Jacques Burke, FRM, à titre de chef de la direction de Sollio Agriculture. Il entrera en fonction en décembre 2026.
que, d’automatisation et d’intelligence artificielle. Cette inauguration marque également la mise en service complète d’équipements et de procédés conçus pour réduire l’utilisation des ressources et de l’empreinte environnementale du site, qui s’inscrit dans notre engagement de réduire de 25 % les émissions de gaz à effet de serre générées par nos opérations d’ici 2030. Le projet a également permis la création de près d’une centaine d’emplois, portant l’effectif total de l’usine à quelque 400 employés.
Cette nomination fait suite à l’annonce récente du départ de Casper Kaastra, qui quittera ses fonctions après avoir contribué de façon remarquable au développement et à l’évolution de Sollio Agriculture au cours des dernières années. « Avec les équipes, les coopératives et nos partenaires à l’échelle du Canada, je souhaite poursuivre le développement de Sollio Agriculture et assurer l’évolution de notre offre de services afin de répondre aux besoins de nos membres et des producteurs agricoles, dans un environnement de plus en plus complexe et changeant. Ensemble, je suis convaincu que nous contribuerons à une agriculture toujours plus performante, durable et
tournée vers l’avenir », a commenté M. StJacques Burke par voie de communiqué.
Gestion et Technologie Agricoles - Jeudi 15 octobre 2026 - 15
Mesurer ses rendements, récolter plus de profits Carrolyn O’Grady
Johanne Tessier
Agr., conseillère en productions animales, Direction régionale de la Montérégie, ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ)
Saviez-vous que la production de fourrages représente près du quart des dépenses d’une entreprise en production bovine ou laitière? Pour maximiser la rentabilité, il est essentiel de connaître précisément les quantités récoltées et de mesurer le rendement des champs. Ces données permettent de mieux planifier les besoins alimentaires du troupeau et de réduire les pertes.
Connaissez-vous vos rendements fourragers?
Le rendement moyen des 20 dernières années (Agritel, 2024) est d’environ 6 tonnes de matière sèche par hectare (TMS/ha). Pourtant, au Québec, il peut atteindre de 7 à 12 TMS/ha avec une fertilisation optimale. Vos champs se situent-ils dans la moyenne ou présentent-ils un potentiel d’amélioration? Pour le savoir, vous devez connaître votre niveau de production actuel en mesurant le poids du fourrage et le pourcentage de matière sèche.
Agr., conseillère en productions animales, Direction régionale du Centre-du-Québec, MAPAQ
sur les fourches du tracteur ou bien des barres de pesée sur lesquelles une balle est déposée peuvent être utilisées.
Étape 2 : le pourcentage de matière sèche
La deuxième étape consiste à déterminer la teneur en matière sèche du fourrage. Un testeur (ex. Koster) ou une sonde d’humidité sont des outils abordables et faciles à utiliser. Vous pouvez ensuite procéder au calcul du pourcentage de matière sèche. L’envoi d’un échantillon représentatif à un laboratoire est une autre option. Les résultats sont obtenus rapidement et fournissent non seulement le pourcentage de matière sèche, mais aussi l’analyse de plusieurs paramètres nutritionnels. Ces résultats permettent d’évaluer la qualité de votre fourrage et de vos stratégies alimentaires. Des chartes permettent d’estimer la quantité de matière sèche selon les dimensions de la balle ou de la voiture d’ensilage, mais les résultats sont moins précis. Le tableau « Outil de conversion (valeurs de base) » fournit une estimation selon le format de fourrage récolté.
16 - Jeudi 15 octobre 2026 - Gestion et Technologie Agricoles
Calcul du pourcentage de matière sèche 100 % - % d’humidité = % de matière sèche
Crédit photo : Johanne Tessier, MAPAQ
Étape 1 : le poids du fourrage
La première étape consiste à peser vos balles et vos voitures d’ensilage. Pour y arriver, il faut comptabiliser les voyages et/ou le nombre de balles récoltées en fonction de la superficie du champ pour chacune des coupes. Le poids peut varier selon l’humidité du fourrage (matière sèche), la densité (ajustement de la presse, utilisation d’un Rotocut ou non) et la dimension des balles ou de la voiture d’ensilage. Il est donc recommandé de peser environ 10 % des fourrages récoltés. • Pour les voitures d’ensilage ou un chargement de balles déposées dans une voiture, une balance commerciale près de chez vous permet d’obtenir un résultat précis. Il suffit de soustraire le poids de la voiture vide. • Pour les balles de foin individuelles, une balance à crochet suspendue
Outils pour calculer le rendement des fourrages
Avec le poids de votre fourrage et le pourcentage de matière sèche, vous pouvez maintenant calculer le rendement. Différents outils sont disponibles pour ce faire :
- Capteur de rendement : un dispositif dont certaines ensileuses et presses à foin sont munies pour mesurer le rendement. La calibration régulière est toutefois essentielle. - Calculateur de rendement fourrager : un fichier qui permet de calculer le rendement de chaque coupe en utilisant la quantité de balles ou de voitures d’ensilage récoltées, leur poids, le pourcentage de matière sèche et la superficie des champs. - Collecto : une application mobile conçue pour permettre de faire un bilan de vos récoltes de foin et de comparer vos propres données à celles du marché d’année en année. - Mesure des rendements fourragers : une fiche technique produite dans le cadre du projet Mesurer pour s’améliorer, qui vise à soutenir les producteurs et les intervenants agricoles dans l’optimisation des rendements des plantes fourragères pérennes au Québec.
Pour améliorer les rendements
Si votre rendement annuel est insuffisant dans certains champs, il est recommandé de consulter un conseiller pour améliorer vos pratiques agronomiques. Voici quelques conseils : - Améliorer le drainage et la structure du sol : • Éviter les problèmes de compaction du sol : la principale cause est l’utilisation de machineries lourdes sur un sol humide. • Niveler et installer ou entretenir les systèmes de drainage lorsque requis. - Choisir des espèces et des cultivars adaptés : • Sélectionner des espèces qui conviennent au type de sol, à l’hiver, aux maladies et aux stress climatiques. • Utiliser des mélanges multiespèces de graminées et de légumineuses pour améliorer la productivité et la stabilité des rendements. - Optimiser la fertilisation : • Réaliser des analyses de sol, corriger le pH lorsque nécessaire et ajuster les apports en nutriments. - Revoir la gestion de coupe :
OUTIL DE CONVERSION (VALEURS DE BASE) Superficie
Balles rondes
Grosses balles rectangulaires
Boîtes d’ensilage
1 hectare = 2,47 acres
48 po x 48 po = 230 kg MS
5 pi x 35 po x 32 po = 200 kg MS
16 pi x 8 pi x 6 pi = 1,8 TMS
1 hectare = 2,92 arpents
48 po x 52 po = 270 kg MS
Avec Rotocut : augmenter le poids de 15 %
18 pi x 8 pi x 6 pi = 2 TMS
Avec Rotocut : augmenter le poids de 15 %
Ajuster selon les conditions de récolte et le type d’équipement. Tableau 1 - Outil de conversion de fourrages récoltés en kg de matière sèche, Le défi des fourrages, Lactanet
Crédit photo : Éric Lepage, MAPAQ
• Effectuer les coupes aux stades optimaux pour équilibrer le rendement et la qualité. • Respecter les périodes de récupération des plantes. • Maintenir une hauteur de fauche suffisante pour favoriser la repousse et la survie à l’hiver. • Éviter le développement de plantes indésirables. Les investissements en fertilisation, en sursemis ou en rénovation de prairie représentent des coûts importants. Lorsque les rendements sont mesurés, les décisions reposent sur des faits plutôt que sur des impressions.
Ce qui se mesure s’améliore
La mesure des rendements brosse un portrait représentatif de votre productivité. En les quantifiant, vous pouvez : • identifier les champs les plus performants et les moins performants; • évaluer l’effet des pratiques de gestion des prairies; • suivre l’évolution de la productivité au fil des ans; • détecter rapidement les baisses de rendement. L’adage « ce qui se mesure s’améliore » s’applique particulièrement bien à la production fourragère. Dans plusieurs entreprises agricoles, le rendement des prairies est souvent estimé plutôt que mesuré. Pourtant, la mesure régulière de la production constitue la base de toute démarche d’amélioration.
Références
https://www.agrireseau.net/documents/11911 4/calculateur-rendementfourrager?a=1&r=calculateur+fourrager https://www.lebulletin.com/cultures/expertsfourragers/experts-fourragers-fourrage-foincout-production-147847 https://www.cecpa.qc.ca/collecto,44 https://www.youtube.com/watch?v=8zuepgG 5mFI (section sur les rendements : minutes 17 à 20) https://www.cqpf.ca/fr/rendements< https://www.agrireseau.net/documents/Docu ment_119587.pdf
PRODUCTION BOVINE
Les Bourses PBQ 2026 : valoriser la relève Les Producteurs de bovins du Québec (PBQ) sont fiers d’annoncer la troisième édition des Bourses PBQ en production bovine. Ces bourses seront attribuées à des finissants qui se distinguent par leur engagement envers la production bovine. Par ce geste, l’organisation souhaite stimuler la main-d’œuvre et la relève dans le secteur bovin, dans une perspective de valoriser l’excellence dans les filières bœuf et veau.
le 1er janvier 2022 et le 31 décembre 2026; • Avoir réussi l’ensemble de ses cours; • Fournir son dernier relevé de notes; • Fournir une lettre de motivation démontrant l’importance de la production bovine dans son parcours scolaire et professionnel, et illustrant sa volonté de contribuer au développement des filières bœuf ou veau au Québec;
• Fournir une lettre de recommandation d’un intervenant en production bovine (ex : employeur, enseignant, directeur de stage, agronome, conseiller, etc.)
L’excellence déterminée par des sommités
Les candidatures seront analysées sur la base de la qualité du dossier scolaire et du degré d’intérêt pour la production
Au total, trois bourses de 3000 $ seront remises : • Une bourse à un producteur ou futur producteur titulaire d’un diplôme de niveau professionnel ou collégial; • Une bourse à un producteur ou futur producteur titulaire d’un diplôme de niveau universitaire; • Une bourse à un intervenant (agronome, conseiller, vétérinaire, etc.) évoluant dans l’industrie bovine.
bovine. Une seule catégorie peut être sélectionnée par candidature. Le comité de sélection des bourses est composé d’experts reconnus de l’industrie, soit : Rodolpho Martin Do Prado, Ph. D. (Université Laval), Dre Marie-Ève Paradis, médecin vétérinaire-conseil, Marie-Hélène Régnier, agronome (PBQ), Vincent Cloutier, agronome, MBA (Banque Nationale), et Bernard Doré, agronome (Groupe Bovi-Expert).
DATES À RETENIR
Les dossiers doivent être transmis par courriel à mediaspbq@upa.qc.ca avant le 31.décembre 2026 à 23 h 59. Les lauréats seront dévoilés au printemps 2027.
Critères d’admissibilité 2026
• Avoir terminé son cycle d’études dans un établissement d’enseignement situé au Canada entre
Ottawa investit 1 G$ dans le Fonds de liaison alimentaire Ottawa vient d’annoncer le lancement prochain du Fonds de liaison alimentaire d’un milliard de dollars, un élément clé de la Stratégie nationale de sécurité alimentaire de 3,2 G$ annoncée par le premier ministre en juin dernier.
Deux initiatives
Selon le fédéral, ledit Fonds fera progresser des solutions régionales et à grande échelle dans le cadre de deux initiatives : • Le Fonds des marchés de produits alimentaires : L’initiative appuiera le développement et l’expansion des marchés d’aliments en gros. Grâce aux marchés de produits alimentaires, les agriculteurs, les entreprises alimentaires et les détaillants indépendants ont accès à un guichet unique où ils peuvent vendre et se procurer efficacement des produits en dehors des systèmes d’approvisionnement contrôlés par les grands détaillants. Cela se traduira
• Le Programme de carrefours alimentaires : Il soutiendra la création et l’expansion de carrefours alimentaires régionaux dans l’ensemble du Canada. Les carrefours alimentaires donnent accès aux producteurs d’aliments à l’entreposage, à la transformation, à la distribution et aux relations commerciales dont ils ont besoin pour qu’un plus grand nombre d’aliments locaux se rendent dans les collectivités. Il vise à corriger les lacunes à l’échelle régionale dans le regroupement, la transformation et la distribution des aliments, particulièrement dans les marchés et les collectivités qui reçoivent peu de services. Il soutiendra les investissements dans l’infrastructure, l’équipement et la capacité logistique qui visent à améliorer l’efficacité de la chaîne d’approvisionnement et à renforcer les liens entre les producteurs et les marchés.
Admissibilité
Les projets admissibles comprennent entre autres l’entreposage frigorifique, le transport, la transformation et l’emballage des aliments, les systèmes numériques et la modernisation des installations, ce qui créera des possibilités pour les producteurs.
À retenir
La période officielle d’admission des demandes pour le Fonds de liaison alimentaire a débuté le 14 octobre et durera huit semaines, jusqu’au 11 décembre 2026.
Les demandeurs devront d’abord soumettre une déclaration d’intérêt et ceux dont les demandes répondent aux objectifs du Fonds seront ensuite invités à soumettre une proposition détaillée.
Gestion et Technologie Agricoles - Jeudi 15 octobre 2026 - 17
Plus précisément, le Fonds de liaison alimentaire renforcera la concurrence et améliorera le réseau de distribution alimentaire du Canada. Il permettra d’investir dans des infrastructures essentielles qui contribueront au transfert efficace des aliments entre les producteurs et les consommateurs, et donneront un meilleur accès à des aliments locaux abordables à l’ensemble de la population canadienne.
par une plus grande concurrence au détail et des choix plus abordables pour les consommateurs.
CENTRE D’EMPLOI AGRICOLE - FÉDÉRATION DE L’UPA DU CENTRE-DU-QUÉBEC
« Les femmes, elles opèrent! » est de retour Guylaine Martin Agronome, Répondante en formation agricole
Les employeurs agricoles du Centredu-Québec peuvent de nouveau profiter d’un accompagnement personnalisé et entièrement gratuit pour embaucher, former et intégrer des femmes dans leur entreprise. Grâce au projet Les femmes, elles opèrent!, les employeurs peuvent bénéficier de 40 à 60 heures de formation individuelle, adaptée aux besoins et à la réalité de leur ferme. Dispensée par un formateur spécialisé en agriculture, la formation permet à une nouvelle travailleuse ou récemment embauchée de développer rapidement les compétences nécessaires à son poste, et ce, peu importe le type de production, animale ou végétale.
Objectif simple
L’objectif est simple : vous faire gagner du temps et faciliter l’intégration de votre nouvelle employée, tout en vous
permettant de compter sur une travailleuse mieux préparée à accomplir ses tâches de façon autonome.
Accompagnement
À cette formation s’ajoute un accompagnement directement sur le terrain par des professionnels en ressources humaines du Centre d’emploi agricole, ainsi que la possibilité de bénéficier de subventions salariales. Le projet Les femmes, elles opèrent! est coordonné par le Centre d’emploi agricole de la Fédération de l’UPA du Centre-duQuébec et financé par Services Québec. Vous souhaitez accueillir une femme dans votre équipe et profiter de cet accompagnement ? Pour participer au projet ou obtenir plus d’information, consultez la page Web uplus.upa.qc.ca/centre-duquebec ou communiquez avec : Guylaine Martin, agr., gmartin@upa.qc.ca, Tél. : 819 519-5838, poste 121
Les femmes, elles opèrent!, une formation gratuite pour les ouvrières des entreprises agricoles du Centre-du-Québec. Certaines conditions s’appliquent.
18 - Jeudi 15 octobre 2026 - Gestion et Technologie Agricoles
FAC attend vos propositions de projets de transformation et de fabrication agroalimentaires d’envergure Financement agricole Canada (FAC) vient de lancer un processus de sollicitation de déclarations d’intérêt dans le cadre de l’initiative Financement de projets agroalimentaires, une nouvelle initiative d’un milliard de dollars. FAC invite en effet les organisations à présenter des projets de transformation et de fabrication agroalimentaires d’envergure d’un bout à l’autre du pays afin de soutenir un système alimentaire plus solide, plus résilient et plus abordable. Dans le cadre de la Stratégie nationale de sécurité alimentaire du gouvernement du Canada, ce financement spécialisé vise à faire progresser des projets d’infrastructure prêts à être construits qui augmenteront la capacité de transformation et de fabrication alimentaire du Canada. Tout en visant une capacité de transformation alimentaire accrue au pays, le Financement de projets agroalimentaires cherche également à favoriser la création de plus de produits agricoles canadiens à valeur ajoutée, à renforcer
la chaîne d’approvisionnement nationale et à améliorer la sécurité alimentaire à long terme. Une grande partie des produits agricoles du Canada, dont plusieurs présentent une très grande qualité par rapport au reste du monde, est exportée pour être transformée avant de revenir dans les épiceries au Canada. Bon nombre des projets qui sont nécessaires pour combler cet écart nécessitent des investissements importants et peuvent être difficiles à financer uniquement au moyen de prêts traditionnels. Le Financement de projets agroalimentaires propose un financement par emprunt spécialisé afin de permettre à un plus grand nombre de ces projets de voir le jour.
Excellent positionnement
FAC est particulièrement bien positionnée pour piloter ce travail grâce à sa présence de longue date dans l’industrie agricole et agroalimentaire canadienne, alors qu’elle soutient des projets difficiles à financer au moyen de prêts traditionnels. Grâce à une connaissance
approfondie du marché, à des analyses et à des recherches fondées sur les données, ainsi qu’à des relations bien établies à l’échelle de la chaîne de valeur, FAC déterminera où les investissements pourraient avoir le plus d’impact et comment soutenir des projets prometteurs. Cette première phase de demande de déclarations d’intérêt, d’une durée de 60 jours, permettra à FAC de recenser
les projets pertinents et de mieux comprendre la demande de l’industrie. FAC s’attend à évaluer plus d’occasions de financement de projets à mesure qu’évoluera l’initiative. Pour en apprendre davantage sur le Financement de projets agroalimentaires, y compris sur l’admissibilité des projets et la façon de soumettre une déclaration d’intérêt, visitez le site Financement de projets agroalimentaires de FAC.
Gestion et Technologie Agricoles - Jeudi 15 octobre 2026 - 19
CENTRE D’EMPLOI AGRICOLE - UPA MONTÉRÉGIE
La santé des sols et les grandes cultures Valérie Plante,
agente en formation agricole
Les grandes cultures occupent une place prépondérante en Montérégie et ont un impact direct sur la santé des sols. L’institut de technologie agroalimentaire du Québec met à la disposition des producteurs agricoles une panoplie de formations pour les soutenir dans leurs pratiques aux champs.
20 - Jeudi 15 octobre 2026 - Gestion et Technologie Agricoles
Cela fait déjà quelques fois que la formation Gestion 4B des nutriments en grandes cultures est offerte à cette institution. Elle permet d’apprendre quel est le bon produit à utiliser, la bonne dose à appliquer au bon moment et au bon endroit. De plus, d’autres cours de perfectionnement sont disponibles dans la section Agroenvironnement du site Internet de l’ITAQ, notamment Cultures de couverture en grandes cultures conventionnelles, La vie du sol, essentielle à la productivité et Introduction à la production de foin.
Ils permettent respectivement aux participants d’optimiser la santé des sols tout en réduisant l’érosion et en améliorant la rentabilité, comprendre le rôle clé de la vie du sol dans la productivité agricole ainsi qu’à optimiser leurs pratiques de culture, de récolte, de conservation, d’entreposage, de mise en marché et de gestion financière pour produire un foin de qualité. Pour en savoir davantage, visitez notre catalogue à l’adresse : https://monteregie.upa.qc.ca/producteur/formations/catalogue-des-formations Une autre pratique à considérer et à maîtriser en grandes cultures est la rotation des cultures. L’outil Rotation$+ aide à planifier efficacement les rotations culturales et à simuler divers scénarios budgétaires. Julie Marmen, agronome et consultante en gestion agronomique, offre une formation en ligne sur cet outil en décembre prochain en collaboration avec l’ITAQ. Par ailleurs, un cours dédié au classement des grains a été développé afin de permettre aux employés des établissements détenant un permis de classement des grains d’acquérir des connaissances complètes sur le sujet.
Le CÉROM offre des services en recherche, analyse et traitement du grain, location de terres, de serres et d’équipement, des services en détection ainsi qu’en commercialisation. Les experts y travaillant soutiennent les producteurs de grandes cultures pour la prise de données dans les champs et en effectuant des étapes post-récolte, notamment l’évaluation du rendement, le criblage, le séchage, l’égrenage et le battage de plants, etc. Par ailleurs, le CÉROM offre depuis 2014, en collaboration avec le MAPAQ et des partenaires financiers, le service de détection des mauvaises herbes résistantes aux herbicides à l’ensemble des producteurs agricoles du Québec. Explorez leur site afin d’en savoir plus à : https://cerom.qc.ca/
Une journée pour les producteurs de bovin
Plusieurs producteurs de grandes cultures ont aussi divers types de bovins. Le 3 octobre dernier a eu lieu la Journée bovine de la Montérégie à SaintChrysostome, en collaboration avec le Syndicat des producteurs de bovins de la Montérégie-Ouest, le MAPAQ, le
Groupe Bovi-Expert, avec l’appui du Réseau Encans Québec et des Producteurs de bovins du Québec. Lors de cet événement, qui a attiré une centaine de personnes, trois ateliers ont été présentés : la gestion des données, les soins vétérinaires et les enclos d’hivernement. Les participants ont pu découvrir le Ranch Ducharme et assister à la conférence Prix des bovins en hausse, perspectives et enjeux stratégiques pour les entreprises de Vincent Cloutier, agroéconomiste et conseiller principal en agriculture et agroalimentaire de la Banque Nationale. Cette journée qui a permis aux producteurs bovins de la région de se réunir et de réseauter s’est terminée par un cocktail, la visite de kiosques et un souper steak et frites. Pour plus d’information sur l’offre variée en formations agricoles en Montérégie, consultez le catalogue des formations U+ sur le site /www.upa.qc.ca/producteur/formations ou contactez Valérie Plante au 450 454-5115 au poste 6286 ou par courriel : vplante@upa.qc.ca. De plus, n’hésitez pas à nous faire part de vos besoins en formation!
IRDA
Le désherbage électrique : une technologie prometteuse, mais qu’en pensent les producteurs ? Élise Smedbol Chercheure en malherbologie
La gestion des mauvaises herbes représente un défi quotidien pour les pro-ducteurs agricoles québécois. Malgré l’éventail de méthodes disponibles, les herbicides demeurent aujourd’hui les outils les plus largement utilisés dans plusieurs secteurs de production. Toutefois, les objectifs de réduction des pesticides, l’apparition de mauvaises herbes résistantes et la rareté de la main-d’œuvre stimulent la recherche de nouvelles solutions. Dans ce contexte, le désherbage électrique suscite un intérêt grandissant comme méthode complémentaire ou alternative aux pratiques actuellement utilisées. Au cours des dernières années, une équipe de recherche a été mise en place pour évaluer le potentiel du désherbage électrique dans le bleuet nain, constituée de Gérard Bouchard de la Ferme des Chutes, de PierreOlivier Martel, agronome et conseiller en horticulture fruitière au MAPAQ, de Charles-A. Déry-Bouchard, biologiste et responsable de projets au Club Conseil Bleuet et d’Élise Smedbol, chercheure en malherbologie à l’Institut de recherche et de développement en agroenvironnement.
Les résultats obtenus sont prometteurs pour certaines espèces problématiques, notamment la comptonie voyageuse, dont le niveau de contrôle a dépassé 90 %, mais dans une moindre mesure pour d’autres mauvaises herbes comme la verge d’or et la fougère aigle. Il reste encore beaucoup à apprendre sur l’utilisation des équipements de désherbage électrique, leur efficacité et leur intégration dans la régie de culture. Ces résultats ont suscité de nouvelles réflexions quant à l’utilisation du désherbage électrique dans d’autres productions agricoles. Plusieurs secteurs pourraient potentiellement bénéficier de cette technologie, notamment les cultures fruitières où le contrôle des mauvaises herbes demeure complexe. L’intérêt grandissant observé ailleurs dans le monde ainsi que l’arrivée de nouveaux équipements spécialement conçus pour les vergers, les vignobles et d’autres productions spécialisées témoignent d’ailleurs du potentiel de développement de cette approche.
Comprendre les besoins
Avant d’investir davantage dans le développement de cette technologie, il est essentiel de mieux comprendre les besoins du milieu agricole. Les producteurs connaissent-ils le désherbage électrique? Quels sont les principaux problèmes de désherbage auxquels ils sont confrontés? Dans quelles productions cette technologie pourrait-elle être la plus utile? Quels sont les principaux freins à son adoption : le coût des équipe-
ments, les enjeux de sécurité, la vitesse de travail, le manque d’information ou d’autres facteurs? C’est précisément pour répondre à ces questions que l’IRDA réalise actuellement un sondage auprès des producteurs et des conseillers agricoles. Les résultats permettront de brosser un portrait de l’intérêt du milieu pour le désherbage électrique, d’identifier les besoins prioritaires en matière de recherche et de transfert de connaissances, et d’orienter les futures activités de démonstration. Les réponses recueillies serviront également à déterminer quelles productions présentent le plus fort potentiel d’adoption, quels types d’équipements suscitent le plus d’intérêt et quelles connaissances sont nécessaires pour permettre aux entreprises de prendre des décisions éclairées concernant cette technologie.
Que vous soyez producteur en grandes cultures, en production fruitière ou maraîchère, votre opinion est précieuse. Même si vous n’avez jamais utilisé ou observé un désherbeur électrique, votre expérience des enjeux de désherbage constitue une information essentielle pour guider les prochaines étapes de son développement au Québec.
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Vous connaissez une famille qui mériterait d’être reconnue? Invitez-la à soumettre sa candidature! Le concours pour désigner la Famille agricole de l’année 2026 est présentement lancé par la Fondation de la famille agricole. Ce prix vise à honorer et faire rayonner l’engagement, le travail et l’histoire des familles au sein de l’agriculture ou de la foresterie québécoise. Une belle occasion de mettre en lumière une famille agricole ou forestière qui se distingue par sa réussite, son engagement dans sa communauté et sa passion pour l’agriculture ou la foresterie.
Date limite d’inscription : 25 octobre 2026 à 23 h 59. La famille lauréate sera officiellement proclamée le mercredi 2 décembre 2026 lors du Gala annuel de l’Union des producteurs agricoles (UPA). Tous les détails concernant le concours ainsi que le formulaire de candidature sont disponibles à l’adresse : www.familleagricole.org/concours/
Gestion et Technologie Agricoles - Jeudi 15 octobre 2026 - 21
Le concours de la famille agricole 2026 attend vos candidatures!
Grand rendez-vous agronomique 2026
Le mercredi 4 novembre 2026, l’Ordre des agronomes du Québec vous invite à son Grand rendez-vous agronomique (GRVA) 2026, présenté en formule entièrement virtuelle sous le thème Agriculture en transition : quels choix pour demain?
22 - Jeudi 15 octobre 2026 - Gestion et Technologie Agricoles
Dans un contexte marqué par les changements climatiques, l’évolution des attentes sociétales, la transformation du cadre réglementaire et l’arrivée rapide de nouvelles technologies, les agronomes sont appelés à accompagner le secteur agricole dans des décisions de plus en plus complexes. À travers cinq conférences, dont trois présentées en direct et deux offertes en différé, le GRVA 2026 proposera des regards complémentaires sur les grandes transformations qui façonnent l’agriculture québécoise. Gestion de
l’eau, transition réglementaire, agriculture régénératrice, adaptation et évolution des pratiques seront notamment au cœur des échanges. Cette édition sera l’occasion de prendre du recul, d’approfondir ses connaissances et de réfléchir aux choix qui permettront de concilier résilience des entreprises agricoles, performance et protection des ressources. Veuillez noter que l’assemblée générale annuelle (AGA) de l’Ordre des agronomes du Québec se tiendra également le mercredi 4 novembre 2026, entre 9 h et 12 h.
- 3 conférences en direct, de 13 h à 17 h, comprenant une période de questions et d’échanges pour chacune. - 2 conférences bonus en différé, accessibles après l’événement à partir de votre dossier sur ASIO.
pratique professionnelle. Les heures de formation seront automatiquement ajoutées au dossier de formation des participants.
À l’horaire :
Formation continue :
Date : mercredi 4 novembre 2026 Heure : 13 h à 17 h Nombre de conférences : 5 Date limite d’inscription : vendredi 30 octobre 2026
L’assemblée générale annuelle (AGA) de l’Ordre des agronomes du Québec se tiendra le mercredi 4 novembre 2026, entre 9h et 12h.
La participation au GRVA 2026 permet d’obtenir 5 heures de formation continue admissibles, soit 4 heures régulières et 1 heure en éthique, déontologie et
Format : 100 % virtuel
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