Jeudi 7 mai 2026 | Volume 44 | 2 e Numéro
Jeudi 7 mai 2026 | Volume 51 | 5 e Numéro la réussite
CULTIVER
CULTIVER la réussite


HORTICULTURE
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Jeudi 7 mai 2026 | Volume 51 | 5 e Numéro la réussite


HORTICULTURE
Aussi dans cette édition :
Présentation des annuelles 2026 ................................................................................... p. 3, 6 et 8
L’IQDHO détaille la nouvelle base de données du projet MARIA ............................................ p. 23





Le MAPAQ traite du charençon de la carotte p. 25 SOINS Entrevue avec le CHUV...p. 10 ANIMALIERS




C’est ce temps de l’année où les producteurs de fleurs en serres et détaillants de semences offrent leurs plus récentes espèces et hybrides qui serviront à verdir les rocailles, arrièrecours et jardins de passionnés d’horticulture, à colorer les belles journées de la saison chaude. Vous trouverez dans les prochaines pages une sélection, certes non exhaustive, des différentes variétés qui sont annoncées pour 2026, sélection établie d’après plusieurs sources.
À noter : rien ne garantit la disponibilité des fleurs ici présentées dans les boutiques horticoles de la région. Suffit
Suite en page 6

Le Centaurea Chrome Fountain (de la série FanciFillers) est une nouvelle plante annuelle ornementale très appréciée pour son feuillage argenté saisissant en forme de fontaine. Idéale pour les contenants estivaux et les paniers suspendus, elle est très résistante à la chaleur et à la sécheresse. Photo: Westhoff
ÉDITEUR :
Benoit Chartier
RÉDACTEUR EN CHEF : Martin Bourassa
ADJOINTE À LA RÉDACTION : Annie Blanchette
TEXTES ET COORDINATION :
Yves Rivard
CONTRÔLEUR :
Monique Laliberté
DIRECTEUR DU TIRAGE : Éric Archambault
DIRECTEUR DE LA PUBLICITÉ :
Guillaume Bédard
ADJOINT AU DIRECTEUR
DE LA PUBLICITÉ :
Simon Cusson

Le Angelonia Serafina Blue est une plante décorative idéale pour illuminer les espaces extérieurs avec ses nuances vives et sa floraison persistante. Pour utilisation en massif

DIRECTEUR DE LA PRODUCTION : Alex Carrière
PUBLICITAIRES : Louise Beauregard
Karine-Isabelle Bockus
Linda Douville
Michel Marot
Brigitte O’Connor
Isabelle St-Sauveur
Zinnia Profusion Double White Improved (Sakata) est une nouveauté importante, récompensée par une médaille d’or de l’AllAmerica Selections (AAS) 2026. Il se distingue par des fleurs doubles blanc pur plus grandes, une meilleure résistance aux maladies, une tolérance accrue à la chaleur et un port compact et buissonnant, idéal pour les massifs et contenants.
Photo : Sakata Ornamentals

PUBLIÉ PAR:
TÉL. : 450 773-6028
TÉLÉCOPIEUR : 450 773-3115
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Publié 12 fois par année par DBC Communications inc. 655, avenue Sainte-Anne, Saint-Hyacinthe, Québec J2S 5G4 Imprimé par Imprimerie Transcontinental SENC division Transmag, 10807, rue Mirabeau, Ville d’Anjou Québec H1J 1T7. Dépôt légal Bibliothèque nationale du Canada Copyright® Tous droits réservés sur les textes et les photos. Les articles sont la responsabilité exclusive des auteurs. Prix
27 000 exemplaires distribués dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe et par Postes Canada aux producteurs agricoles dans les régions suivantes : Montérégie-Est




Le Dianthus Supra Cherry Picotee F1 est une nouveauté lauréate All-America Selections 2026, remarquable pour sa résistance à la chaleur et à la sécheresse. Ce dianthus compact et buissonnant (environ 25-30 cm) produit des fleurs bicolores, cerise foncé avec des bords rose pâle frangés, sans nécessiter de taille (autonettoyant) tout au long de l’été. Photo : All-America Selections


Le tournesol Sunfinity Yellow-Red Bicolor est une nouveauté majeure pour 2026, récompensé par le prix Green Thumb People’s Choice. Contrairement aux tournesols classiques, cette variété se distingue par une floraison continue du printemps jusqu’aux gelées, offrant des fleurs jaune et rouge bordeaux. Idéal pour les pots et les massifs, il est très ramifié et résistant à la chaleur.
Le Bidens Beedance Painted Red est une annuelle compacte et très florifère, idéale pour les contenants et les suspensions. Cette variété se distingue par ses fleurs bicolores, jaune et rouge, qui fleurissent de mai aux premiers gels. Résistant à la chaleur et peu exigeant, il est apprécié des pollinisateurs.
Photo: Beedance


Le Coléus Under The Sea Barracuda est une nouveauté caractérisée par son feuillage aux tons or et rouge, marqué d’un centre violet foncé. Cette variété développée par Chris Baker, idéale en potée ou en bordure, offre un port buissonnant (30-40 cm de haut) et supporte aussi bien le plein soleil que la mi-ombre.


Le Calibrachoa Unique Sangria Fizz est une nouveauté importante (2025-2026) issue de la sélection Kientzler/InnovaPlant, caractérisée par des fleurs bicolores intenses : un centre rouge foncé/orangé avec un bord jaune picoté distinctif. Ce calibrachoa vigoureux au port retombant (environ 30 cm) est idéal pour les potées, suspensions et balconnières. Photo: Kientzler North America
Le Salvia farinacea
Sallyfun Blue Lagoon est une sauge ornementale compacte et très florifère, idéale pour les contenants et les massifs. Elle se distingue par ses écussons d’un bleu profond et ses tiges sombres, offrant une floraison continue du printemps à l’automne, tout en attirant les pollinisateurs.
Photo : GrowerTalks


Le Bean Pole Majesty est un haricot à rames violet exceptionnel qui affiche les caractéristiques suivantes : haut rendement, qualité supérieure et grande robustesse. Ses plants maintiennent un feuillage dense et vert foncé, notablement résistant aux insectes et capable de très bien se remettre du stress thermique estival. Les gousses sont droites et de taille uniforme, ce qui les rend faciles à récolter grâce à leur contraste avec les feuilles. Les haricots offrent une saveur douce et délicieuse, ainsi qu’une texture tendre et non amère. Cette variété précoce est un incontournable du jardinage vertical.
Photo ; All-America Selections

Le Bracteantha Granvia Orange Flame est une « super immortelle » de Suntory Flowers, se distinguant par des fleurs deux fois plus grandes que les variétés classiques, un port très vigoureux (45-60 cm) et une excellente résistance au mildiou. Cette nouveauté affiche des teintes orange vif et jaune intense, idéale pour les grands pots et les massifs en plein soleil. Photo: Suntory Flowers

Le Begonia iCandy Inferno est une nouveauté horticole majeure (lancement officiel 2026, essais 2025) de Syngenta Flowers. Il se distingue par de grandes fleurs doubles rouge orangé éclatant contrastant avec un feuillage sombre, presque chocolat. Ce bégonia hybride vigoureux est idéal pour les potées, suspensions et paysages. Il nécessite une mi-ombre. Photo : Suntory Flowers

Le Canna Cannova Scarlet (Green Leaf) est une variété remarquable, caractérisée par une floraison rouge écarlate éclatante et stable, contrastant avec un feuillage vert frais. Compact et hâtif, il mesure de 75 à 120 cm, idéal pour les massifs et contenants, offrant une ambiance tropicale peu exigeante.
Photo: Slappendelgreenhouses


L’Hôpital des animaux de la ferme du Centre hospitalier universitaire vétérinaire (CHUV), chapeauté par la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal, est un centre d’expertise important pour le milieu agricole de la grande région de Saint-Hyacinthe. Il offre des services complémentaires à ceux offerts par les 350 médecins vétérinaires praticiens se déplaçant directement à la ferme. Qui de mieux placé pour inaugurer cette nouvelle thématique portant sur les soins animaliers que Dr Gilles Fecteau, D.M.V., professeur en médecine bovine, et chef médical de cette ressource de deuxième ligne?
GTA : À quoi ressemblent les effectifs de l’Hôpital des animaux de la ferme en matière d’enseignants et d’étudiants?
Gilles Fecteau : Il faut savoir qu’au niveau professoral, certains enseignants se spécialisent davantage dans le volet recherche alors que d’autres sont actifs sur le terrain tout en participant à des activités de recherche souvent appliquée. Comme on le sait, le CHUV compte plusieurs secteurs : l’Hôpital des animaux de compagnie, l’Hôpital équin, la Clinique ambulatoire, la pharmacie et l’Hôpital des animaux de la ferme. Pour ce qui se rattache à ce dernier, le personnel enseignant se détaille en trois catégories : les professeurs et cliniciens enseignants, qui soignent les animaux et qui enseignent comment bien le faire, sont au nombre de six; les internes et résidents, au nombre variant entre quatre et six; et les techniciens en santé animale et les préposés aux soins animaliers, respectivement au nombre de six et de six à sept. Ces professionnels et membres du personnel de soutien assurent un service 24/7, 365 jours par année.
Une mission, différentes interventions
GTA : Une donnée officielle indique que 60 % des cas admis à l’Hôpital des animaux seraient d’ordre chirurgical. Estce toujours exact?
G.F. : Oui, environ 60 % chirurgical, 40 % médical. Mais, ces chiffres s’entremêlent parfois aussi, car un dossier peut comporter certains actes chirurgicaux et certains actes médicaux.
GTA : Les conditions pathologiques les plus souvent traitées sont-elles toujours les chirurgies digestives (déplacement de caillette, obstruction, etc.), les chirurgies ombilicales et les lacérations de trayons, ou les choses évoluentelles?
G.F. : Les lacérations de trayons ont augmenté au cours des dernières années. Grâce à l’expertise du Dr Sylvain Nichols,
nous traitons beaucoup de cas d’orthopédie. Il va sans dire que l’équipe est aussi à même de réaliser des chirurgies sur des conditions pathologiques plus rares, des cas plus sophistiqués nécessitant un contexte particulier, où le niveau d’expertise du chirurgien et l’équipement nécessaire rendent l’intervention impossible à la ferme. La laparoscopie figure aussi au nombre des interventions régulières, tout comme l’anesthésiologie et l’imagerie médicale.
GTA : On note aussi l’ajout récent d’une nouvelle piscine.
G.F. : Oui, ce qui porte le nombre à trois : une transparente et deux non transparentes.
Santé et biosécurité
GTA : Au vu des nouvelles des dernières années en matière de biosécurité, la demande pour des unités d’isolement doit certainement avoir connu une hausse de la part des éleveurs qui se présentent à vos portes avec leur animal et qui craignent les possibilités de contamination. Quelques mots à ce sujet?

G.F. : Aucun doute à ce sujet : la biosécurité est devenue très importante. Mais, pas tant du côté de ceux qui se présentent à l’Hôpital que de ceux qui ne se présentent pas. Je m’explique. On entend de la part des médecins vétérinaires sur le terrain et de consultations effectuées auprès de la clientèle que certains éleveurs font le choix de ne pas amener leur animal pour réduire le risque. Il faut toutefois savoir que toute l’équipe contribue à minimiser les risques de contamination au quotidien, mais qu’aucune méthode ou pratique existante ne peut garantir l’immunité à 100 %.
Nos protocoles de prévention en biosécurité demeurent toutefois très rigoureux. L’Hôpital des animaux de la ferme dispose de deux unités d’isolement, une destinée aux animaux adultes et l’autre aux veaux. L’accès est sécurisé avec un système de portes exclusives avec mesures strictes. Le système de ventilation de cette zone est indépendant de l’hôpital et un système de caméras de surveillance assure une supervision globale des activités.
Équipement, financement, développement
GTA : Il y a quelques semaines, un nouveau Centre d’excellence en médecine interventionnelle permettant la réalisation de chirurgies peu invasives a vu le jour grâce à un don. On comprend donc qu’à l’instar des hôpitaux traditionnels, vous bénéficiez d’une fondation servant à l’acquisition de matériel et à l’offre de nouveaux services?
G.F. : Oui. Le Fonds du CHUV n’est pas exactement une fondation, mais opère
de manière similaire. Son apport n’est pas assez élevé pour payer l’ensemble de nos opérations, mais sert certainement à bonifier notre offre de services. Les personnes intéressées à soutenir nos activités par un don peuvent le faire directement depuis le site de l’Hôpital. Afin de s’assurer que le don puisse servir une cause particulière, il est recommandé de téléphoner et de parler avec notre conseillère en philanthropie.
GTA : Le développement international est à l’agenda du CHUV. Quelques mots à ce sujet, en matière de possibilités de collaboration, de développement, de partenariats, de transferts de savoir?
G.F. : Nous accueillons beaucoup d’étudiants étrangers, notamment dans la catégorie internes et résidents où l’on recense actuellement une personne du Sénégal, une de Trinidad, deux de France et une du Québec.
Le CHUV, en bref

Dr Gilles Fecteau de l’Hôpital des animaux de la ferme du Centre hospitalier universitaire vétérinaire
GTA : Le transfert de savoir existe-t-il bilatéralement? Des Québécois du CHUV se rendent-ils ailleurs pour bonifier leurs connaissances, méthodes et pratiques?
G.F. : Il existe des réciprocités, notamment avec la France avec laquelle des échanges d’étudiants sont effectués sur des périodes d’une année.
GTA : Des défis à relever? Une prochaine grande date?
G.F. : La technologie médicale vétérinaire évolue rapidement. Le défi de pouvoir renouveler l’équipement, toujours plus dispendieux, est continu. Notre équipe de spécialistes se tient à jour en participant aux différents congrès internationaux visant nos disciplines respectives, que ce soit en médecine ou en chirurgie. Cela nous permet d’identifier les nouvelles tendances et technologies qui pourraient faire la différence.
- C’est en 1947 que l’École de médecine vétérinaire du Québec, dont faisait partie la Clinique des grands animaux et la Clinique des petits animaux, aménagèrent dans d’anciennes baraques de la Marine royale canadienne, situées à Saint-Hyacinthe.
- À la suite de la construction du Pavillon principal de l’École de médecine vétérinaire du Québec en 1953, un nouvel hôpital destiné aux grands animaux est construit en 1964. La nouvelle Clinique des petits animaux, elle, verra le jour au printemps 1975.
- Suivant un plan de rénovation majeur réalisé en 2008, le CHUV occupe aujourd’hui plus de 13 000 m2, soit plus du triple de l’ancien hôpital.
- L’Hôpital des animaux de la ferme reçoit près de 1000 animaux par année, principalement des bovins laitiers, mais également des bovins de boucherie, des moutons, des chèvres et des porcs.
Commanditaire majeurs






22 au 24 mai 2026
Suivant un hiatus de quelques années, les passionnés du monde équin se rassembleront pour saluer le grand retour du Salon du cheval, du 22 au 24 mai 2026 dans les aires d’Espace Saint-Hyacinthe. Le temps d’un week-end, le noble animal de compagnie retrouvera sa splendeur publique, notamment grâce à Yan Turmine, agronome et copromoteur de l’événement, qui nous en dit plus à travers ses réponses à nos questions.
GTA : Quelles circonstances permettent aujourd’hui le retour du Salon du cheval?
Yan Turmine : Une synergie bien positionnée dans le temps, qui réunit les copromoteurs que sont Bélisle – Solution et Nutrition et Yannick Patelli, éditeur de La Vie agricole. J’entendais assez souvent certains membres de la division de Bélisle
regretter qu’il n’y ait plus de salon du cheval, un événement qui permettait à l’industrie de se rassembler en un seul lieu, de réseauter, de rencontrer des clients actuels et futurs. L’an dernier, le déclic s’est fait : on devait remettre le Salon du cheval en selle! Et depuis, tout le monde travaille fort pour offrir un salon de grande qualité.
GTA : La formule demeure la même?
Y.T. : Oui, le salon se veut un lieu privilégié pour les professionnels et passionnés du secteur équin. On veut initier une rencontre annuelle des éleveurs de différentes races avec leurs génétiques, les représentants des différents métiers du monde du cheval, les fournisseurs d’intrants et d’équipements dont une ferme équine a besoin, les fournisseurs de services en santé animale, les artistes peintres spécialisés, etc. On veut que ce salon devienne le point de chute des passionnés du cheval chaque année. Afin de



marquer la continuité, François Pépin et Josée Maheux, fondateurs originels de l’événement, ont accepté de joindre les rangs à titre de coprésidents d’honneur.
Des partenariats solides
GTA : À ce jour, on recense des partenaires institutionnels solides : l’Union des producteurs agricoles (UPA), l’Institut de technologie agroalimentaire du Québec (ITAQ) et Cheval Québec. Ça prouve le sérieux de la démarche.
Y.T. : Oui. Tous les partenaires institutionnels visent à promouvoir l’importance du cheval et à souligner l’apport économique important qu’il génère annuellement. Lors du processus de démarchage de partenariats, nous avons été vraiment surpris de l’accueil reçu. Tous étaient d’avis qu’une telle industrie nécessite un salon professionnel.
GTA : Parlez-nous des partenaires privés qui ont aussi joint les rangs.
Y.T. : Certainement. L’équipe recherchait vraiment une belle diversité au sein des partenariats privés. La liste confirmée étaye cette volonté : Nature Bélisle (Platinium), Langebec (Or); Kubota/Aubin Saint-Pierre (Argent), Baril Ford (Argent), Équipements LM (Bronze) et Noroi.Plusieurs compagnies s’intéressent de semaine en semaine à ce retour du salon au point où tout récemment nous apprenions la participation de la Banque nationale, de Sorel Construction et de Soleno pour organiser un 5 à 7 VIP réservé aux exposants, qui mettra à l’honneur des personnalités du monde du cheval.
Pour les professionnels, pour la famille
GTA : Une zone Initiation vient confirmer la volonté d’en faire un grand événement familial.
Y.T. : Effectivement. On y découvrira des artistes peintres spécialisés dans l’imagerie équine de même que la promotion d’un organisme qui fait des spectacles multimédias où un orchestre joue de la musique pour accompagner des scènes de films célèbres mettant en vedette le cheval et projetées sur écran géant». Il sera également possible d’en apprendre plus sur le bien-être animal, plus précisément celui du cheval, et sur
l’hippothérapie, tout l’aspect thérapeutique que procure sa compagnie. Un secteur d’activités en pleine effervescence qui vise plus particulièrement les personnes handicapées et celles vivant avec un stress post-traumatique.
GTA : On y trouvera aussi plus de 90 exposants spécialisés, dont plusieurs porteurs d’innovation, de même qu’un programme de conférences avec des passionnés. Pour être plus précis : 40 heures de conférences et un colloque de l’Institut Jean-Garon sur le rôle du cheval dans l’occupation du territoire. Les conférences se dérouleront dans quatre salles différentes. C’est impressionnant.
Y.T. : On y traitera de politiques visant le cheval de même que de sujets plus techniques, tournant autour de l’alimentation, de l’utilisation des fourrages, de l’hippothérapie, etc. Des personnalités de Cheval Québec et des enseignants de l’ITAQ sont au nombre des conférenciers.
La passion équine, c’est pour la vie
GTA : Plusieurs sont d’avis que l’industrie équine est très populaire auprès des passionnés, mais demeure discrète auprès du grand public. Le Salon du cheval 2026 est certainement une occasion pour les familles et les jeunes de se familiariser avec cet animal, de découvrir le plaisir qu’il génère et, peutêtre, de susciter des vocations, d’assurer la relève au sein du milieu. Votre opinion?
Y.T. : Le monde équin est vaste. Il englobe le simple randonneur occasionnel, le vétérinaire, l’athlète de rodéo, le jockey et le scientifique dédié au mieux-être de l’animal. Si l’étincelle de la passion équine naît d’une rencontre spontanée ou d’un premier contact avec un cheval, le jeune doit savoir qu’il y a une place pour lui dans cette industrie.
GTA : Le mot de la fin?
Y.T. : Le Salon du cheval, point de convergence dans le passé des passionnés du cheval, a été interrompu depuis trop longtemps. Mais ce carrefour vital revivra dans quelques semaines, et tous ceux qui y contribueront et y assisteront en ressortiront gagnants. Je vous donne rendez-vous du 22 au 24 mai 2026 à Espace Saint-Hyacinthe.

Du 22 au 24 mai 2026
Espace Saint-Hyacinthe
Yves Rivard GTA
Ils sont de retour! François Pépin et Josée Maheux, heureux fondateurs et organisateurs du premier Salon du cheval, tenu en 2011 à Saint-Pascal de Kamouraska, sont de retour à la barre de l’événement qui se déroulera en mai à Saint-Hyacinthe à titre de coprésidents d’honneur. Une occasion privilégiée d’en apprendre davantage sur ce couple animé par une vision rassembleuse et sur l’événement en préparation.
GTA : Pourquoi cette cause vous tientelle spécifiquement à cœur?
Josée Maheux : Suivant la première édition en 2011, le Salon du cheval a grandi d’année en année, au point de devenir le grand rassemblement de l’industrie.
François Pépin : Nous étions et sommes toujours des passionnés. L’idée derrière l’événement était de réunir les différentes branches de l’industrie : l’équestre western, l’équestre classique, l’équestre sportif et la randonnée, des associations qui ne communiquaient pas beaucoup, du moins pas suffisamment pour créer des synergies intéressantes. Et nous avons réussi, ce qui est fantastique! Au fil des ans, nous sommes passés de 50 kiosques et 50 chevaux à 200 kiosques et 200 chevaux. Il y avait beaucoup d’intérêt de part et d’autre, ce qui a propulsé le nombre de visiteurs annuels de 4000 à 15 000 personnes.
GTA : Vous en avez tenu les rênes jusqu’en 2017, c’est bien cela?
F.P. : Exactement. Nous avons vendu le concept à d’autres promoteurs. Nous arrivions dans la soixantaine, nous voulions passer le relais à une organisation plus jeune. Les différents repreneurs ont rencontré beaucoup de difficultés par la suite, notamment l’épidémie de COVID-19.
GTA : Les nouveaux promoteurs ont eu la bonne idée de cogner à votre porte pour cette édition retour. Vos impressions?
J.M. : C’est une excellente association. Notre expérience et nos contacts acquis au fil des ans ont certainement servi à soutenir la cause, à susciter de l’attention médiatique et à mobiliser des participants ou des partenaires. La nouvelle organisation a pu bâtir sur ce bagage. C’est un grand plaisir que de contribuer à l’événement et à son rayonnement.
GTA : Justement, côté rayonnement, un tel événement a certainement un certain impact sur une ville, notamment en matière d’hébergement, de restauration, de commerces de proximité. Un mot à cet effet?
F.P. : Je me souviens d’avoir eu une conversation avec Laurent Lessard, alors ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation. Je lui avais livré des chiffres en matière de retombées économiques : 1 M$ pour le Salon du cheval, 96 M$ en taxes versées par l’industrie annuellement et environ 1 G$ d’activité économique pour l’industrie à l’échelle provinciale. Il m’avait demandé d’où je tenais de telles données. Je lui avais répondu : trois étages en dessous de ton bureau. Les fonctionnaires savaient, mais c’était difficile de faire front commun sans un regroupement officiel. J’apprécie que la nouvelle organisation soit rendue encore plus loin dans cette mission de valorisation et de reconnaissance. Pour rappel, lors de notre dernière édition en 2017, nous avions des visiteurs provenant de plusieurs pays.


Josée Maheux et François Pépin, les cofondateurs du Salon du cheval en 2011, sont de retour à la présidence d’honneur.
Photo : La Vie agricole
GTA : Plus près de nous, plusieurs personnes, notamment des jeunes, n’ont jamais eu l’expérience de voir un cheval en action, de comprendre la noblesse de cet animal. Difficile alors de susciter des vocations, des passions. Le Salon du cheval est certainement un endroit privilégié pour la famille, pour la découverte. Votre opinion?
J.M. : Absolument. Le Salon offre toujours des démonstrations et des descriptions des nouveaux métiers, dans le but d’intéresser les jeunes, de leur expliquer que vivre avec des chevaux ne tient pas seulement que dans le plaisir de la randonnée, mais implique plusieurs autres faits et réalités. Au fil des ans, plusieurs jeunes se sont découvert une passion pour le cheval.
F.P. : Le Québec pourrait certainement bénéficier des poney-clubs, comme en France, où l’on offre des activités équestres adaptées aux enfants dès 3 ans, avec des cours de baby-poney dès 18 mois, axés sur la découverte, le jeu et le contact avec l’animal. Je souhaite que l’association Cheval Québec puisse un jour intégrer ce modèle ici.
Remerciements aux partenaires et aux bénévoles
GTA : Cheval Québec, l’Institut de technologie agroalimentaire du Québec
(ITAQ) et l’Union des producteurs agricoles (UPA) se sont ralliés à la cause à titre institutionnel, sans compter plusieurs commanditaires privés. Clairement, ils comprennent la pertinence d’un tel événement rassembleur et croient en son développement.
J.M. : Nous sommes très heureux et très fiers de ces associations. Que ces partenaires se considèrent comme chaleureusement remerciés.
GTA : Un tel événement ne saurait exister sans l’apport des nombreux bénévoles qui offriront leur temps et leurs aptitudes pour que tout puisse se concrétiser.
J.M. : Effectivement, des dizaines de bénévoles seront nécessaires. Nos relations avec eux ont toujours été basées sur le respect et l’amitié. Presque dix ans après notre dernier salon, plusieurs d’entre eux nous écrivent encore pour s’impliquer!


Espace Saint-Hyacinthe

Comme le dit Guy Debaillleul, coprésident de l’Institut Jean-Garon dans la série « Cheval & Cie» diffusée sur NousTV en avril et mai : « On a l’impression que le cheval passe entre les mailles. Y’a aucune mesure d’encouragement pour l’élevage, aucune mesure de soutien même pour les éleveurs».
L’Institut Jean-Garon créé il y a 10 ans après le décès du ministre légendaire Jean Garon s’est notamment spécialisé sur le thème de l’occupation du territoire depuis sa création, d’abord au côté de Jean Pronovost, son président fondateur (auteur du Rapport Pronovost, sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois) et par la suite avec l’implication de Guy Debailleul et Michel Saint-Pierre les deux coprésidents actuel de l’Institut.
Rien d’étonnant alors que l’on retrouve, pendant le salon professionnel du
cheval qui se tient du 22 au 24 mai prochains à Saint-Hyacinthe, les administrateurs de l’Institut Jean-Garon à la tête d’un après-midi d’échanges sur le thème « Cheval et Territoire».
Cet après-midi se veut pédagogique dans un premier temps pour faire un état de situation. Au cours de l’évènement, plusieurs acteurs du monde professoral, syndical, touristique, professionnel ou politique seront interviewés et dans la dernière étape de la journée un dialogue sous forme d’un panel sera organisé.
L’Institut Jean-Garon reconnu comme une institution d’une grande neutralité fera tout ce qui est en son pouvoir pour permettre au public de mieux comprendre les enjeux et problématiques du monde équin et tentera par les discussions générées de trouver des pistes de solution pour l’avenir.
Michel Saint-Pierre et Guy Debailleul, coprésidents de l’Institut Jean-Garon.
Photo : La Vie agricole



La Vie agricole
Collaboration spéciale
La préparation du Salon du cheval, c’est depuis plusieurs mois de belles rencontres qui, à la fois m’en apprennent toujours plus sur ce monde fascinant, et me permettent de rencontrer des personnes dédiés à leur passion, et ces temps-ci ma rencontre fétiche s’est faite avec Hélène Laverdière, entraîneur de chevaux de reining et ranch riding, coach équitation western et Juge certifié Cheval Qc.
Hélène Laverdière est aussi à la tête de l’Écurie Torima et Fille à Saint-Émile près de Québec. La ferme/écurie porte le nom de la première pouliche achetée par son père à l’origine de la ferme en 1989. Elle était gestante de Jac O Rima, ce poulain qui a remporté le futurité Ominium lte Oklahoma de la National Reining Horse Association. Si Jac O Rima a ensuite été vendu en Autriche, les chevaux de qualité ne manquent pas à l’écurie Torima et filles. Ils y
sont près d’une trentaine entre les chevaux de compétition d’Hélène Laverdière et les chevaux en pension.
Une vie équine marquée par l’or
Hélène Laverdière opère aussi à SaintÉmile un programme sport-études structuré secondaire au Québec pour le monde équin. Il faut pour cela être inscrit à l’école secondaire Cardinal Roy de Québec ou à l’école secondaire de la Seigneurie de Beauport. Elle encadre aussi le seul programme disponible au Québec de palefrenier professionnel au collégial.
Hélène Laverdière a d’ailleurs mené ses élèves sur différents podiums que ce soit à West Feria, sur le circuit de l’Association Québécoise de Reining ou encore aux Championnats équestres interprovinciaux du Canada en 2015.
Lors de cet événement, elle a occupé le poste d’entraîneur-chef de l’équipe du Québec qui a remporté la médaille d’or junior, la médaille d’or senior, médaille d’or de la meilleure performance de la semaine en reining, médaille d’or pour la meilleure équipe de Reining et la médaille d’or de la meilleure équipe canadienne.


Une formatrice et une championne
En plus d’être une formatrice de la relève, elle est aussi une championne, elle qui pratique son sport Reining et Ranch
Riding depuis 45 ans. Elle fait partie de la douzaine de professionnels québécois de ce domaine qui compétitionne à Bécancour ou Sorel, mais elle a aussi fait ses marques de succès en Ohio, en Virginie et Caroline du Nord aux États-Unis.
Hélène Laverdière cumule différents titres en tant que cavalière, soit, entre autres, ceux de championne de l’Est du Canada en 2004 et 2010 et de vice-championne canadienne en 2004, dans la catégorie « Open Lte ».
Génétique et mental nécessaires
On comprend mieux en lui parlant ce qu’est le ranch versus le reining. Si plusieurs chevaux sont opérationnels dans la formule ranch, proche du travail à faire avec un troupeau de vaches dans un champs, ce ne sont pas tous les che-
vaux en mesure de faire du reining lorsque le cheval doit freiner et glisser de ses pattes arrières.
Dans le ranch, on apprend l’initiation au travail de ranch sans glissade et avec au maximum un pivot et le cheval doit avoir l’instinct presque par luimême alors que dans le reining on souhaite un cheval plus à l’écoute : « Ça prend une génétique de premier choix, une qualité athlétique ainsi qu’un mental pour le cheval.»
Les races de chevaux qui pratiquent le reining et le ranch sont pour la plupart des Quater Horses à 75 % et des Paints pour 25 % ainsi que quelques Appalooza.
Un tel cheval peut valoir entre 30 000 et jusqu’à plus de 100 000 $, nous dit-elle. À noter : Hélène Laverdière sera présente au Salon du cheval avec son amie, Caroline Gravel, et sa jument Sandy, pour nous présenter le reining et le ranch, assurément des démonstrations en ring à ne pas manquer.

















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Espace Saint-Hyacinthe

Figure emblématique du monde hippique international, Jean-Pierre Dubois incarne à lui seul plusieurs décennies d’excellence, d’innovation et de passion pour le cheval. Né en 1940 en France, cet entraîneur, driver, éleveur et propriétaire a profondément marqué le monde du trot, autant en Europe qu’en Amérique du Nord. Sa carrière exceptionnelle, bâtie sur une vision avant-gardiste de l’élevage et de la performance, en fait aujourd’hui une référence incontournable dans l’univers équin.
Très tôt plongé dans le monde du cheval, Jean-Pierre Dubois monte en selle dès l’âge de sept ans et remporte sa première course à seulement treize ans. Rapidement, son talent se confirme : il devient meilleur apprenti en 1955 avant de passer professionnel deux ans plus tard. C’est toutefois à la fin des années 1970

qu’il accède à une reconnaissance internationale, notamment grâce à sa victoire au prestigieux Prix d’Amérique en 1979, une course mythique du trot attelé.
Mais au-delà de ses performances en course, Jean-Pierre Dubois est surtout reconnu comme un pionnier de l’élevage moderne. Il révolutionne les pratiques en développant des croisements franco-américains, produisant des lignées de trotteurs d’exception qui domineront les circuits internationaux pendant des décennies. Parmi les chevaux issus de ses élevages figurent des noms devenus légendaires, et il est même à l’origine de champions comme Varenne, considéré comme l’un des trotteurs les plus riches de l’histoire. Son influence s’étend bien au-delà de la France, avec des investissements et des participations dans des chevaux et des structures à travers le monde, de l’Europe à l’Amérique, en passant par l’Australie et même la Russie.
Le Québec tatoué sur le cœur
Le Québec occupe une place toute particulière dans son parcours. Pendant près de quinze ans, il y exploite une ferme d’élevage dans la région de Lacolle, en partenariat avec Marcel Lacaille, contribuant
activement au développement du trot québécois. Cette période coïncide avec l’âge d’or de l’hippodrome Blue Bonnets à Montréal, véritable institution des courses hippiques au Canada. Sa fermeture, en 2009, a mis fin à une époque où Montréal figurait parmi les grandes places mondiales du trot, avec une activité économique et sociale majeure autour des courses.
Grand connaisseur de génétique équine
Au fil de sa carrière, M. Dubois a également été un investisseur stratégique dans de nombreux chevaux d’élite, souvent en copropriété. Sa capacité à identifier, développer et valoriser des lignées performantes a contribué à bâtir un véritable empire équin, reposant sur des choix audacieux et une connaissance fine de la génétique et de la compétition. Aujourd’hui, même s’il a amorcé un retrait progressif du milieu, son influence demeure immense. Un événement 5 à 7 sera tenu en son honneur le 22 mai à l’Espace Saint-Hyacinthe.




Yannick Patelli
La Vie agricole Collaboration spéciale
The Real One est un cheval d’exception. Il a couru pendant 15 ans. Il a remporté plus de 1,6 M$ en carrière, a fini 74 fois premier dans ses courses, 60 fois deuxième et 59 fois troisième. Il a entre autres performé sur le circuit le plus exigeant en Amérique du Nord, celui de la piste de Yonkers. The Real One appartient à Hélène Fillion et Bertrand Ayotte. Leur venue est annoncée lors du Salon du cheval de Saint-Hyacinthe.
The Real One est né du croisement entre l’étalon champion, Mach Three et la jument Bettors Delight, le 20 avril 2010 sur la ferme de Daniel Surprenant. Hélène et Bertrand l’ont acheté lorsqu’il avait 2 ans sur le site de Standardbred Canada. Ils gardent dans leurs yeux une fierté et un émerveillement lorsqu’il nous parle de The Real One qu’ils visitent tous les jours à l’écurie de Mirabel où il coule une retraite heureuse.
Hélène nous explique qu’à l’inverse d’un snowboard, «The Real One, lorsqu’il passait sa vie à courir restait aux États-Unis du printemps à l’hiver et il venait de se reposer au Québec de décembre à avril».
Si Hélène et Bertrand ont eu 30 chevaux de course dans leur vie, il est évident que The Real One tient une place particulière dans leur cœur. Ils nous font l’honneur de l’amener en exposition et présentation lors du prochain salon du cheval.
Tout a commencé à Yonkers
Après donc avoir participé à la Série québécoise de 2014, série au cours de laquelle il avait bien performé, il a obtenu trois victoires dès son arrivée à Yonkers. Et les succès depuis ne se sont jamais démentis.
The Real One a couru jusqu’à atteindre l’âge obligatoire de la retraite de 15 ans, n’a jamais encaissé un chèque de bourse de plus de 75000 $ à la fois c’est dire que son exploit est encore plus honorable lorsqu’on sait qu’il a rapporté plus de 1,6 million de dollars dans sa carrière.



Yannick Patelli
La Vie agricole
Collaboration spéciale
Qu’on se le dise : le Salon du cheval de Saint-Hyacinthe entend vous surprendre tant par la diversité de ses kiosques (que vous pouvez déjà découvrir en allant sur le site chevaletcie.com) que par la qualité des conférenciers et conférencières qui seront présents.
Parmi les plus en vue, Julie Radicioni. Elle est praticienne en neurosciences appliquées et en PNL, ainsi que facilitatrice en apprentissage facilité par le cheval. Depuis 2008, elle vit sur une ferme équestre à Mirabel où elle a fondé le centre Equisource.
Elle accompagne des individus et des entreprises vers une alchimie profonde entre conscience, leadership et performance. Alliant rigueur scientifique et intelligence émotionnelle, elle offre aujourd’hui une certification de facilitateur AFC reconnue pour son approche expérientielle unique.
À travers le cheval comme partenaire d’apprentissage. Elle crée des expériences transformatrices qui révèlent la cohérence intérieure et le leadership
authentique. Son approche favorise une véritable prise de conscience, où le cheval devient le miroir révélateur de qui nous sommes vraiment.
Un parcours unique
Ce parcours est également nourri par plus de vingt années d’expérience dans le monde des affaires. Avant de se consacrer pleinement à sa mission actuelle, Julie Radicioni a évolué comme femme d’affaires et gestionnaire cadre exécutif au sein de l’entreprise familiale spécialisée dans la fabrication de suppléments nutritionnels.
Pendant deux décennies, elle a contribué activement au développement et à la croissance de l’entreprise, en assumant des responsabilités stratégiques et de gestion. Cette immersion dans l’univers entrepreneurial lui a permis de développer un leadership solide, une vision stratégique et une compréhension fine des dynamiques humaines au cœur des organisations.
Aujourd’hui, cette double expertise — celle du monde des affaires et celle du développement humain — donne une profondeur particulière à son approche. Elle comprend de l’intérieur les réalités des dirigeants, des gestionnaires et des
équipes, et les accompagne vers une performance durable fondée sur la conscience, l’alignement et l’authenticité.
Des chevaux qui transforment les humains sans un mot Elle vous expliquera dans sa conférence intitulée : «Pourquoi les chevaux transforment les humains sans un mot», ce que les neurosciences et l’expérience révèlent sur la relation humain–cheval.
«Dans un monde où la parole domine, le cheval nous invite à écouter autrement — à ressentir, à percevoir et à répondre à ce qui se passe en nous, ici et maintenant», dit-elle.
Cette conférence explorera comment la relation avec le cheval déclenc he des transformations profondes sans qu’un seul mot ne soit prononcé.
«En combinant les découvertes des neurosciences, de la PNL et mon expérience de facilitatrice en apprentissage facilité par le cheval, vous comprendrez encore davantage pourquoi cet animal sentinelle agit comme un miroir vivant de nos émotions, de notre leadership et de notre cohérence intérieure, faisant de lui un partenaire exceptionnel de développement personnel», de préciser Julie Radicioni.

Julie Radicioni, praticienne en neurosciences appliquées et en PNL, ainsi que facilitatrice en apprentissage facilité par le cheval, entend partager ses connaissances avec le public.
Photo : gracieuseté
Comme elle le dit si bien, le cheval ne juge pas, il répond à notre énergie, à nos intentions, à notre langage non verbal et aux masques que nous portons.
Lisa Boucher
Formation : diplômée en Techniques équines en 1998. Expérience : Palefrenière, entraîneur et étalonnière dans une ferme d’élevage et d’entraînement de chevaux Standardbred. Enseignante en techniques équines depuis 2004. Propriétaire d’écurie.
Ses conférences au Salon
Samedi
10h15 - Manipulation du poulain nouveau-né.
13h30 - Construction d’un manège intérieur : partage d’une expérience personnelle.
15h30 - Présentation de la certification apprenti maréchal-ferrant.
Dimanche
14h30 - Présentation de la certification apprenti maréchal-ferrant.
Julie Blouin
Julie Blouin enseigne à l’ITAQ dans le département de Techniques équines depuis 2008. Elle forme, depuis plus de 15 ans, les professionnels de demain. Entraîneur de compétition licenciée et
juge enregistrée pour Canada Équestre en chasse et en saut d’obstacles. Personne-ressource pour Cheval Québec.
Ses conférences au Salon
Samedi
11h15 - Comprendre les concours équestres classiques : guide pour cavaliers et parents disciplines, règles, critères de jugement et classements en compétition).
Dimanche
10h15 - Comprendre les concours équestres classiques : guide pour cavaliers et parents (disciplines, règles, critères de jugement et classements en compétition).
Mélanie Bélanger, TSA, Agr
En 2005, elle termine sa technique de santé animale, puis s’envole pour acquérir une précieuse expérience en tant que technicienne spécialisée dans le secteur équin en Caroline du Nord et en Alberta.
De retour au Québec, elle se lance dans des études au baccalauréat en agronomie en sciences animales. Diplômée agronome en 2011, Mélanie met ensuite son expertise au service d’une compagnie d’alimentation pendant 5 ans. Elle devient la référence pour l’alimentation des équidés dans toute la région entre Québec et Gaspé.
En 2016, Mélanie rejoint l’équipe de l’ITAQ en tant qu’enseignante au campus de La Pocatière.
Ses conférences au Salon
Samedi
9h15 - La complexité derrière la simplicité, parlons fourrage!
Dimanche
9h15 - La complexité derrière la simplicité, parlons fourrage!
13h30 - La complexité derrière la simplicité, parlons fourrage!
Marie-Claude Bouillon
Elle fonde la compagnie Luna Caballera et crée des spectacles professionnels produits au Québec et en Ontario. Parallèlement, elle développe un élevage de chevaux lusitaniens et warlanders, en plus d’enseigner son art. Elle est aujourd’hui la rédactrice en chef du Cheval Québec Magazine et enseignante à l’ITAQ où elle donne le cours d’éthologie appliquée.
Ses conférences au Salon
Samedi
12h30 - L’éducation du jeune cheval: apprendre à gérer la peur. 14h30 - L’éducation du jeune cheval: quelques exercices de base au sol.
Dimanche 8h15 - L’éducation du jeune cheval: apprendre à gérer la peur. 11h15 - L’éducation du jeune cheval: quelques exercices de base au sol. 15h30 - L’éducation du jeune cheval: quelques exercices de base au sol.
Dre Manon Galarneau, M.V.
Elle a obtenu son doctorat en médecine vétérinaire (DMV) de l’Université de Montréal en 1989 et un certificat de perfectionnement en science appliquée vétérinaire (IPSAV) en 1990. Pendant plus de 30 ans, elle a été enseignante et vétérinaire dans le programme de Techniques équines à l’ITAQ, campus de La Pocatière. Depuis 2022, elle agit en tant que conseillère pédagogoque au profit des enseignants de l’ITAQ.
N.B. Dre Galarneau sera accompagnée de Luc Létourneau, directeur adjoint aux études à l’ITAQ au campus de La Pocatière, et responsable du programme de Techniques équines et gestionnaire du complexe équin.
Ses conférences au Salon
Dimanche
12h30 - 55 ans de techniques équines à La Pocatière en 2028


Yannick Patelli
La Vie agricole Collaboration spéciale
C’est officiel : les promoteurs du Salon du Cheval de Saint-Hyacinthe annoncent que l’événement du mois de mai sera placé sous la formule sans alcool. Les produits de la distillerie NOROI y seront à l’honneur.
Cet événement majeur qui réunira cavaliers, éleveurs, professionnels, familles et curieux autour d’une programmation riche et diversifiée se distinguera de bon nombre d’autres rassemblements en proposant des activités sans alcool.
« À la Distillerie Noroi, le sans alcool fait partie de notre ADN. »
Comme le confirme le promoteur du salon, Yan Turmine, «le Salon du cheval 2026 se démarquera en devenant un salon entièrement sans alcool. Un choix

assumé visant à promouvoir les boissons sans alcool dans un cadre autant festif que professionnel et un environnement sécuritaire et axé sur le bien-être de tous les visiteurs, petits et grands.»
Il poursuit : « On observe une tendance depuis quelques années où, pour refléter les valeurs sociétales en évolution, plusieurs événements optent pour offrir une telle formule. La décision visant le salon
du cheval de Saint-Hyacinthe a été prise dans cette mouvance.»
Le partenaire idéal
Pour accompagner cette orientation, le Salon pourra compter sur la participation de la distillerie NOROI, leader des boissons sans alcool, qui offrira une expérience festive, moderne et responsable.
Leur présence illustre parfaitement l’évolution des habitudes de consommation et l’engagement du Salon à innover tout en restant fidèle à ses valeurs.
« À la Distillerie Noroi, le sans alcool fait partie de notre ADN. On offre une variété de produits sans alcool depuis des années déjà, et on est fiers d’offrir des produits savoureux, qui n’ont rien à envier aux produits alcoolisés. Nous sommes une entreprise de St-Hyacinthe qui est fière d’encourager les événements locaux», a précisé Jonathan Robin, président et fondateur de la Distillerie Noroi.
Le rendez-vous est donc donné à l’Espace Saint-Hyacinthe, du 22 au 24 mai 2026, pour un retour attendu, rassembleur et résolument tourné vers l’avenir du monde équestre.



Après 15 mois de veille technologique soutenue, le projet MARIA (Mécanisation, Automatisation, Robotisation et Intelligence artificielle) franchit une étape déterminante avec la mise en ligne d’une base de données dédiée aux technologies innovantes en horticulture ornementale.
Cet outil constitue un véritable carrefour d’information pour les entreprises du secteur, en regroupant plus de 300 technologies soigneusement sélectionnées, analysées et classées selon leur pertinence pour les réalités québécoises.
Qu’il s’agisse de production en serre, en pépinière, en gazonnière ou d’arbres de Noël, la base de données offre un portrait structuré des solutions disponibles pour améliorer la productivité, réduire la dépendance à la main-d’œuvre et optimiser les opérations.
Fruit d’une démarche rigoureuse, cette base s’appuie sur une analyse des besoins exprimés par les producteurs, permettant d’orienter la recherche vers des technologies concrètes et applicables. Chaque solution présentée fait l’objet d’une évaluation afin d’en faciliter la compréhension et de soutenir la prise de décision des entreprises.
Au-delà de l’inventaire technologique, la plateforme (Airtable) se veut un outil évolutif de transfert de connaissances. Elle s’inscrit dans une stratégie plus large de diffusion des résultats du projet MARIA, incluant l’infolettre InfoMARIA, des publications spécialisées et des activités de démonstration sur le terrain.
Un levier concret pour relever des défis
Dans un contexte marqué par la rareté de la main-d’œuvre, la pression sur les coûts de production et la nécessité d’accroître la compétitivité, cette base de données représente un levier concret pour accélérer l’adoption des technologies en horticulture ornementale. Elle permet aux entreprises d’accéder rapidement à une information structurée, fiable et adaptée à leurs besoins, facilitant ainsi leurs choix d’investissement. Avec cette réalisation, le projet MARIA confirme son rôle de catalyseur d’innovation et d’accompagnement technologiques pour le secteur horticole québécois.
Des chiffres, des faits
En quelques chiffres, la base de données regroupe :
• 27 catégories technologiques, couvrant notamment l’IoT, l’intelligence artificielle, l’agriculture de précision, l’irrigation, les traitements phytosanitaires, la tonte du gazon et bien d’autres domaines clés;
• Des technologies provenant de plus de 32 pays, incluant 152 solutions actuellement disponibles au Québec;
• Un ensemble d’informations stratégiques visant à accompagner les producteurs, les conseillers terrain et les représentants gouvernementaux dans leur navigation et leur analyse des technologies;
• Images, descriptions synthèses, profils d’entreprises, pays d’origine, disponibilité au Québec, fournisseurs, etc.
La base comprend à ce jour 375 technologies, réparties comme suit :
• 191 technologies référencées pour les serres;
• 105 technologies référencées pour les gazonnières;
• 75 technologies référencées pour les arbres de Noël;
• 146 technologies référencées pour les pépinières.
Une suite attendue
Si le projet MARIA 1 arrive maintenant à son terme, il marque surtout le début d’une démarche prometteuse pour le secteur.
Une suite est déjà en préparation — restez à l’affût en suivant nos médias sociaux pour ne rien manquer des prochaines étapes.
La réalisation de cette base de données unique en son genre a été rendue possible grâce à nos partenaires, Zone Agtech et Québec Vert. Soulignons également que ce projet a été financé par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation dans le cadre du Programme de développement territorial et sectoriel 2023-2026.
L’IQDHO, l’Institut québécois du développement de l’horticulture ornementale, est un centre d’expertise unique au Québec. Pour plus de détails sur l’institut voici nos coordonnées :
3230 rue Sicotte, Bureau E-307 Saint-Hyacinthe, QC J2S 2M2 info@iqdho.com | www.iqdho.com
La base de données MARIA est accessible sur la page Web de l’IQDHO dédiée au projet : https://iqdho.com/veille-maria/. Elle est offerte sous deux formats complémentaires, soit un répertoire structuré bit.ly/4bU5jgd et une galerie visuelle bit.ly/4aqErSE, afin de faciliter l’exploration des technologies selon les besoins des utilisateurs.


Stéphanie
Patenaude
Agronome, M. Sc., conseillère en petits fruits et en fruits émergents
Direction régionale de la Montérégie, ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ)
Le choix des cultivars est l’un des facteurs les plus déterminants dans la réussite d’une plantation de petits fruits, car chaque cultivar possède ses forces et ses limitations. Il n’existe pas un seul cultivar idéal pour tous les producteurs. Le choix dépend du climat et des conditions du champ, du système de production, du type de mise en marché et des objectifs du producteur.
Au Québec, la rusticité et la résistance au gel hivernal des cultivars sont indispensables pour la production en champ. Le goût, la texture et l’apparence des fruits demeurent également des incontournables, car ces caractéristiques sont recherchées par les consommateurs. En plus du rendement, la taille des fruits est importante, puisqu’elle répond aux préférences des clients, mais aussi puisque les fruits de plus grosse taille améliorent l’efficacité de la récolte, ce qui réduit les coûts liés à la main d’œuvre en augmentant la quantité récoltée par heure.

Le type de marché guide aussi le choix du cultivar. À titre d’exemple, les marchés de l’autocueillette ou de la transformation ont des critères légèrement différents de ceux du marché de la distribution où la durée de conservation, l’uniformité et l’aptitude au transport sont davantage considérées. De la même manière, si une récolte mécanisée est envisagée, le type de port du plant, la fermeté des fruits et leur capacité de détachement du plant seront davantage prisés. Dans la majorité des cas, il est judicieux de privilégier une combinaison de cultivars hâtifs, mi-saison et tardifs pour étaler la récolte, assurer une régularité dans l’offre et éviter d’engorger le marché.
Face aux conditions climatiques de plus en plus instables, la préférence va aux cultivars plus résilients, notamment s’ils sont tolérants à la sécheresse, aux canicules et aux redoux hivernaux, ainsi que plus résistants aux maladies et aux ravageurs, ce qui permet de réduire les traitements phytosanitaires.
L’essor de la culture hors sol sous abri, particulièrement pour les fraises et les framboises, transforme les pratiques, puisqu’elle élimine le besoin de rusticité des plants. Cela permet donc d’envisager des cultivars auparavant écartés. Il faut toutefois s’assurer qu’ils performent bien sous notre climat et que les fruits plaisent au marché québécois.
En résumé, les conditions climatiques, les systèmes de production et les préférences des consommateurs évoluent constamment. C’est pourquoi il est essentiel de disposer de cultivars adaptés permettant de maintenir la compétitivité du secteur agricole. Chaque année, de nouvelles variétés, issues de programmes d’hybridation, sont commercialisées, et il devient nécessaire de les évaluer dans les conditions climatiques et culturales du Québec. Pour ce faire, des réseaux provinciaux d’essais de cultivars ont été mis en place dans le but de mesurer leurs performances réelles sur

Réseau d’essais de fraises et de framboises
Ce réseau, l’un des plus anciens consacrés aux essais de cultivars de petits fruits au Québec, s’est développé notamment grâce au leadership de l’Association des producteurs de fraises et de framboises du Québec. Depuis le transfert des essais à la ferme expérimentale du Carrefour industriel et expérimental de Lanaudière (CIEL) en 2011, un total de 83 cultivars de fraises d’été, de 39 cultivars de fraises d’automne et de 18 cultivars de framboises y ont été évalués. En 2026, le programme portera sur 9 cultivars de framboisiers d’automne, 10 cultivars de fraisiers d’été et 8 cultivars de fraisiers d’automne. Par ailleurs, les travaux s’orientent graduellement vers la production hors sol, avec 5 cultivars de fraisiers à jours neutres évalués dans ce système dès cette année.
Cultivars projetés pour l’essai de 2026
Polka (témoin) Jewel (témoin) Jewel (témoin) Seascape (témoin) Florida Beauty (témoin)
Pathfinder (témoin) Yambu Falco Furor
Malling Champion
Double Gold Jive Lumina Hademar Aurora Karima
Kwanza Florida Ember Jenkka 15-107R Favori Finnberry UC Surfline Cordial 19-106R Murano
Himbo Top UC Monarch K15-11 19-011R
Caroline SC 58-9-20 Liz Florice
Joan J K16-20 Cadenza Red Orizaba
Polana Florida Encore Denali
Consultez le Rapport annuel 2025 >
Réseau d’essais de cultivars de bleuets en corymbe

Ce réseau a été mis sur pied à la ferme expérimentale du CIEL, à Lanoraie, en 2022. Bien que les plants soient encore jeunes, ils ont commencé à produire des fruits, et on peut déjà entrevoir leur potentiel. En tout, 14 cultivars sont évalués et 2 autres sont en observation. De nouveaux cultivars pourraient s’ajouter dès 2027.
Cultivars actuellement à l’essai
Patriot (témoin) Draper ZF08-029 (PeachyBlue)
Bluecrop (témoin) Oregon-000-1 ZF08-070 (Valor)
Duke (témoin) FC11-118 (LoretoBlue) BC12-6-8
Calypso FC12-205 (LunaBlue) BC14-8-74
Osorno FC14-062 (ArabellaBlue) En observation : Oregon-000-2 et Titanium
Consultez le Rapport annuel 2025 >
Réseau d’essais de camerises

Jeune production en plein développement au Québec, la camerise illustre bien les avantages de la modernisation variétale : les nouveaux cultivars, désormais largement adoptés, offrent des rendements supérieurs ainsi que des fruits plus gros, sucrés et savoureux que ceux implantés il y a près de vingt ans. Depuis 2020, deux sites expérimentaux – la ferme expérimentale du CIEL, à Lanoraie, et la station de recherche d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, à Normandin – évaluent 15 cultivars de camérisiers. De nouvelles variétés devraient s’ajouter en 2027.
Cultivars actuellement à l’essai
Berry Blue (témoin) Boreal Blizzard Kapu (Solo)
Indigo Gem (témoin) Boreal Beast Keiko
Aurora Giant’s Heart Kutchie (Maxie)
Blue Banana Honey Bee Wojtek (Larissa)
Boreal Beauty Jolanta (Evie) Zojka (Vicky)
Consultez le Rapport annuel 2025 >


Réseau d’essais de canneberges
Un réseau d’essais de cultivars a aussi été mis sur pied pour la canneberge. En 2022, 19 cultivars ont été implantés à deux endroits au Centre-du-Québec, et l’évaluation de ceux-ci se poursuivra dans les prochaines années. Pour la liste des cultivars et les résultats préliminaires, consultez le bilan du CIEL sur le site Web d’Agri-Réseau : https://www.agrireseau.net/petitsfruits/documents/114836/cultivars-de-canneberges-bilan-de-trois-ans-de-l_essai.

Ève Abel Agronome, conseillère en horticulture maraîchère, Direction régionale de la Montérégie, ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ)
Avec sa trompe, appelée rostre, et son corps noir recouvert d’écailles, le charançon de la carotte semble débarquer d’une autre époque. C’est pourtant de nos jours que ce drôle d’insecte s’attaque aux carottes et aussi à d’autres cultures de la même famille, comme le panais, le céleri, le céleri-rave et le persil.
Comment le reconnaître?
Il s’agit d’un insecte de l’ordre des coléoptères, comme les coccinelles. L’adulte mesure entre 6 et 7 mm et a un corps noir recouvert d’écailles brun foncé et de quelques écailles beiges. Il a un long rostre. Les œufs pondus sur les plantes hôtes éclosent puis deviennent des larves blanc crème, sans pattes, qui peuvent mesurer jusqu’à 6 mm.
Quels dommages cause-t-il?
Les larves s’alimentent sur les racines et les collets de la carotte en y creusant des galeries. Elles laissent d’abord une mince couche de cellules en surface. Puis, avec la croissance de la carotte, cette couche s’affaisse et les dommages s’aggravent. Ils sont généralement localisés dans le tiers supérieur de la carotte. Il arrive aussi quelques fois que la femelle ponde sur de jeunes plantules en perforant leur tige, ce qui entraîne la mort des plantules.
Mieux vaut prévenir que guérir
• Faire la rotation, c’est important Il faut éviter de cultiver les carottes dans un champ où il y a déjà eu des carottes ou toute autre culture sensible au cours des deux dernières années. Il faut aussi éviter de choisir les champs adjacents à ces derniers. En effet, les charançons peuvent migrer à partir d’un champ voisin ou de sa bordure.
• Détruire ses abris et ses sites de ponte Puisque les carottes laissées au champ peuvent servir de site de ponte pour les charançons l’année suivante, il est nécessaire de récolter toutes les carottes. La tonte des zones enherbées en bordure de champ s’avère aussi nécessaire. Ces zones contiennent souvent des plantes sauvages de la même famille que la carotte et peuvent servir d’abris aux adultes pendant l’hiver.

• Déjouer l’ennemi… en arrivant après lui
Les plants de carottes de moins de trois feuilles sont trop petits pour permettre aux femelles d’y pondre. Il est donc parfois possible de retarder le semis afin que ce stade soit atteint après la période de ponte.
Comment savoir s’il faut agir?
Le seul moyen de savoir s’il est nécessaire d’utiliser un traitement insecticide dans un champ est d’avoir en main des données de piégeage. Des pièges spéciaux, qu’il est possible de fabriquer soimême, doivent être installés tôt au printemps. Une carotte y est insérée en guise d’appât. Avec ces données, un conseiller agricole peut calculer si le seuil de traitement est atteint. Les méthodes de fabrication des pièges et de calcul des seuils sont expliquées dans la fiche technique Le charançon de la carotte. Depuis quelques années, certaines entreprises ont délaissé cette méthode pour traiter les cultures de façon systématique, selon leur stade. Cette méthode risque d’engendrer des traitements inutiles. Il est donc important de se baser uniquement sur le piégeage pour prendre la décision de traiter ou non.
Agir au bon moment
Lorsqu’un traitement est jugé nécessaire, il est important de le faire au bon moment. Le premier devrait avoir lieu lorsque les carottes atteignent le stade de trois à quatre feuilles. Le second, s’il s’avère nécessaire, est recommandé de 10 à 14 jours après le premier traitement (stade de cinq à six feuilles). Il est important de respecter ces moments d’applications mis à jour, non pas les anciennes recommandations qui préconisaient des traitements plus hâtifs. Une seconde génération d’insectes
peut parfois survenir plus tard en saison. Cette dernière est plus difficile à piéger. Un modèle prévisionnel est donc nécessaire pour établir le risque qu’elle représente. En cas de soupçons, consultez un conseiller agricole (https://agriconseils. qc.ca/repertoire-des-conseillers/).
Des besoins de recherche bien présents
Même si le charançon n’est pas nouveau dans nos champs, les besoins de recherche demeurent encore. Tout d’abord, la résistance aux insecticides est soupçonnée. Il est alors important de déterminer à quelles matières actives les charançons sont vraiment résistants. Pouvoir identifier facilement les individus résistants dans les champs est tout aussi primordial. Pour y arriver, les laboratoires de l’Institut de recherche et de développement en agroenvironnement (IRDA) et d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) travaillent de concert afin de développer un outil de diagnostic rapide qui pourrait être utilisé par le Laboratoire d’expertise et de diagnostic en phytoprotection (LEDP).
Lors d’un récent sondage, les producteurs de carottes ont évoqué le besoin de développer des méthodes de lutte de rechange aux pesticides. Pour ce faire, une équipe de recherche d’AAC étudie la possibilité d’introduire au champ un nématode (un organisme microscopique
en savoir plus :
ressemblant à un ver). Les nématodes infectent les larves de charançons et, une fois adultes, les femelles infectées sont incapables de se reproduire. Des essais demeurent nécessaires cet été pour optimiser l’application au champ.
En conclusion, la prévention est cruciale pour réduire les dommages de ce drôle d’insecte. Le piégeage constitue actuellement la seule méthode recommandée pour déterminer la nécessité d’un traitement. Il est aussi important de traiter au bon moment. La recherche se poursuit pour développer des méthodes de lutte sans pesticides et de mieux comprendre les résistances potentielles aux insecticides. Ces travaux ainsi que le savoir-faire des conseillers du secteur laissent présager que la lutte intégrée contre cet ennemi sera à la portée des entreprises.
L’autrice tient à remercier Annie-Ève Gagnon, Ph. D. (AAC), Danielle Thibodeau, entomologiste (AAC), Anne-Marie Fortier, entomologiste, M. Sc. (Compagnie de recherche Phytodata), et Carl DionLaplante, agronome (Productions en régie intégrée du sud de Montréal [PRISME]), coauteurs de la fiche technique sur le charançon de la carotte. Les informations rassemblées dans cette fiche ont grandement facilité la rédaction de l’article.
Publications de la chercheuse Annie-Ève Gagnon sur sa page professionnelle (rqrad.com/ chercheur/annie-eve-gagnon)
Fiche technique Le charançon de la carotte



Guylaine
Martin agr. Répondante en formation agricole
Comme chaque printemps, les élèves inscrits aux attestations d’études collégiales (AEC) en Production maraîchère biologique ainsi qu’en Entrepreneuriat et gestion d’entreprise agricole ont été conviés à une journée immersive à l’Institut national d’agriculture biologique (INAB), le 17 avril dernier. Cette activité rassembleuse, devenue un rendez-vous attendu, leur a permis de vivre une expérience concrète au cœur de leur domaine d’études.
Organisée conjointement par les équipes enseignantes des AEC et du programme de diplôme d’études collégiales en Gestion et technologies d’entreprise agricole (GTEA), cette rencontre annuelle a réuni une trentaine d’élèves autour d’un parcours d’apprentissage diversifié, combinant contenus théoriques et mises en pratique.
Au fil de la journée, les personnes participantes ont notamment pris part à des ateliers d’entomologie et de dépistage, se sont familiarisées avec la conduite de

Devant : Andrew Provencher (récipiendaire de la bourse Une ferme à créer de Financement agricole Canada), Sylvie Norris (directrice du Service de la formation continue) ; au centre : Nicolane Morin-Chalifoux (récipiendaire de la bourse Les pieds sur terre de La Fondation Agria), Maude Destrijker (représentante de Financement agricole Canada), Danielle Proulx (représentante de La Financière agricole du Québec) ; derrière : Josianne Bernier (conseillère pédagogique) et Catherine Patenaude (récipiendaire de la Bourse Engagement solidaire de Norséco). Source : Service des communications du Cégep de Victoriaville
tracteur et certaines notions de mécanique, ont expérimenté la pesée de porcelets, en plus de visiter des entreprises fruitières et des initiatives en agrofores-
terie. La découverte des infrastructures de serres et les échanges avec des personnes diplômées sont venus compléter la programmation.
Cette journée constitue un moment charnière du parcours de formation. Elle offre l’occasion de consolider les acquis, tout en favorisant l’intégration de nouvelles connaissances dans un contexte appliqué. Elle contribue également à tisser des liens entre les cohortes et à nourrir un sentiment d’appartenance, alors que plusieurs participants ont pu se rencontrer en personne pour la première fois.
Bourses
L’édition 2026 a aussi été marquée par la remise, pour la première fois dans le cadre de cet événement, de bourses à sept récipiendaires, pour une valeur totale de plus de 2000 $ :
• Sébastien Henry (bourse 180 degrés –Fondation Agria);
• Nicolane Chalifoux-Morin (bourse Les pieds sur terre – Fondation Agria);
• Catherine Patenaude (bourse Engagement solidaire – NORSECO);
• Émilie Provencher et Ryan Béliveau (bourse Phœnix);
• Shanna Cossette (bourse Honneur aux parents – Produkson);
• Andrew Provencher (bourse Ferme à créer – Financement agricole Canada);
• Vanessa Coulombe Lalonde (bourse Ferme à réinventer – La Financière agricole du Québec).







Le soleil pointe enfin le bout de son nez, et c’est le moment de profiter de ses rayons pour se mettre à la tâche aux champs. Des cultures aussi variées que complexes y seront semées et cueillies, d’où l’importance de bien préparer les travailleurs à réaliser ces tâches.
Des formations offertes en tout temps gratuitement ou à faible coût sont disponibles dans notre catalogue. En l’explorant, vous y trouverez des capsules sur la taille de la camerise, la gestion de la qualité des fraises et framboises ou bien des techniques d’effeuillage de concombres de serre.
De plus, des programmes d’intégration à l’emploi des travailleurs sans expérience agricole ont été conçus afin de les aider à se former en cours d’emploi.
L’objectif de Ferm’emploi est de vous aider à former et intégrer vos employés de manière à les maintenir en emploi sur du long terme à l’aide de cahier d’apprentissage et d’un accompagnement personnalisé d’un conseiller. N’hésitez pas à
contacter le Centre d’emploi agricole de votre région pour en savoir plus.
Des programmes pour la relève
Les admissions aux divers programmes collégiaux et professionnels sont déjà passées. Toutefois, pour ceux et celles qui désirent s’instruire dans un domaine particulier en agriculture, il est encore possible d’explorer les parcours offerts par les différentes écoles de la Montérégie afin de se préparer à faire une demande d’admission.
Dans le secteur de Saint-Hyacinthe, l’École professionnelle de Saint-Hyacinthe offre une panoplie de DEP : Grandes cultures, Horticulture et jardinerie et Production animale
L’institut technologique agroalimentaire du Québec (ITAQ) se spécialise dans des cours au niveau collégial : Gestion et technologies d’entreprise agricole, Technologie des productions animales, Technologie de la production agroenvironnementale, etc. Le Centre professionnel du Suroît, quant à lui, offre des DEP en Production animale, Production horticole, Horticulture et jardinerie ainsi qu’en élagage dans le secteur de Salaberryde-Valleyfield.
De cette façon, les personnes intéressées par des programmes agricoles peuvent s’instruire autant en Montérégie-Est qu’en Montérégie-Ouest.


Améliorer le bien-être animal
Dans un tout autre ordre d’idée, le bienêtre animal occupe une place importante au cœur des productions centrées sur les animaux. Cela leur permet d’être en meilleure santé en plus de produire davantage.
Sur le site Internet du Pôle laitier canadien, vous pouvez y retrouver diverses ressources sur le sujet, sous forme de webinaire ou de documents à télécharger : https://dairyhub.ca/fr. Ils se trouvent sous l’onglet « ressources » dans les sections bien-être animal et santé animale.
De leur côté, les producteurs de porc doivent adhérer au programme PorcBIEN-ÊTRE afin de démontrer qu’ils sont engagés à fournir les meilleurs soins à leurs animaux. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à contacter les Éleveurs de porcs du Québec.
Pour ceux qui ont des chevaux, il est possible de trouver des formations pour apprendre à bien en prendre soin. Sur le site Internet de l’ITAQ, dans la section «Formation continue » il y a une partie regroupant des cours sur le sujet. Vous y trouverez notamment : comportement et gestion des chevaux, initiation à la massothérapie équine, premiers soins équins et renforcement positif et soins volontaires chez les chevaux.
N’hésitez pas à contacter l’équipe de la formation continue de cet institut pour en savoir davantage.
Pour plus d’information sur l’offre variée en formations agricoles en Montérégie, consultez le catalogue des formations U+ sur le site www.upa.qc.ca/ producteur/formations ou Valérie Plante au 450 454-5115 au poste 6286 ou par courriel : vplante@upa.qc.ca.


Tarek Djedjig Agr., M. Sc., conseiller en agriculture de précision, en géomatique et en technologies émergentes, Direction régionale de la Montérégie, ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ)
On appelle dérive de pesticides le transport de gouttelettes de pesticides à l’extérieur de la zone à traiter pendant une pulvérisation. Ce phénomène entraîne des risques de contamination, notamment pour l’air, le sol, l’eau et les cultures avoisinantes. Il joue également sur l’efficacité du traitement.
La dérive est influencée par des facteurs contrôlables tels que la hauteur de la rampe et le type de pulvérisateur et de buses. Le vent, la température et l’humidité sont, quant à eux, des facteurs incontrôlables dont on peut seulement limiter les effets1
Il est possible de réduire considérablement les risques de dérive grâce à la combinaison de certaines pratiques agronomiques et à l’utilisation d’équipements.
appliqué à l’hectare2
Choisir le bon moment pour l’application
Le vent et la température influencent le moment adéquat pour pulvériser. Il est recommandé de procéder seulement lorsque les vents sont légers ou modérés (de 3 à 10 km/h). S’il n’y a pas de vent, les gouttelettes resteront en suspension dans l’air. À l’inverse, si les vents sont trop forts, les gouttelettes seront entraînées hors de la zone cible.
De plus, il est idéal de pulvériser lorsque l’humidité relative dépasse 40 % et que la température de l’air reste inférieure à 25 °C.
Maîtriser la taille des gouttelettes
Plus la taille des gouttelettes est grosse, plus il est facile de réduire la dérive. Pour

risques de dérive4
En ce qui concerne la rampe, plus elle est élevée, plus le risque de dérive est grand. Le meilleur moyen de maintenir une hauteur efficace est d’utiliser du papier hydrosensible pour s’assurer que les gouttelettes atteignent toutes les zones ciblées de la couverture végétale5
Utiliser des équipements antidérives Il existe d’autres équipements qui réduisent le risque de dérive, dont un système pneumatique pour mieux diriger le jet et des écrans pour former des obstacles physiques.
Des moyens encore plus élaborés ont fait leur apparition dans notre paysage agricole, comme :
• les pulvérisateurs de précision qui utilisent des capteurs optiques pour commander la pression ainsi que
Références
l’ouverture et la fermeture des buses;
• les pulvérisateurs qui utilisent l’intelligence artificielle pour décider où, quand et comment appliquer les
Pour plus d’informations sur ce sujet, consultez votre agronome, votre conseiller ou votre fournisseur d’équipements. Vous pouvez également consulter

• Ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, Code de gestion des pesticides : guide de référence, 2025 [https://cdn-contenu.quebec.ca/cdncontenu/environnement/pesticides/guide-reference-code-gestion-pestici des.pdf]
• Gouvernement du Québec, Réduire l’utilisation des pesticides [www.quebec.ca/agriculture-environnement-etressources-naturelles/protection-delenvironnement/pesticides/applicationmilieu-agricole/reduire-utilisation]
• Gouvernement du Canada, Atténuation de la dérive [www.canada.ca/fr/ sante-canada/services/securite-produitsconsommation/pesticides-lutte-antiparasitaire/agriculteurs-utilisateurs-commerciaux/attenuation-derive.html]
1Réseau d’avertissements phytosanitaires. La dérive des pesticides causée par les inversions de température, Fiche technique en malherbologie, mai 2021. [https://www.agrireseau.net/documents/Document_105611.pdf]
2Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimen tation. L’entretien et le réglage du pulvérisateur : économique, efficace et sécuritaire, mis à jour le 23 juin 2021. [https://cdn-contenu.quebec.ca/cdn-contenu/adm/min/agriculture-pecheries-alimentation/agriculture/trousse-information-pesticides/FI_Entretien_reglage_pulverisateur_MAPAQ.pdf]
3Thibaudeau, Sylvie. Choix des buses de pulvérisation en grandes cultures, Coordination services-conseils, 2015. [www.mapaq.gouv.qc.ca/SiteCollectionDocuments/Agroenvironnement/1663_Feuillet.pdf]
4Gouvernement du Canada. Gestion de la dérive de pulvérisation des pesticides, mis à jour le 1er mai 2020. [www.canada.ca/fr/sante-canada/services/securite-produits-consommation/pesticides-lutte-antiparasitaire/agriculteurs-utilisateurs-commerciaux/attenuation-derive/gestion-derive-pulverisationpesticides.html]
5Deveau, Jason S.T., et Denise Beaton. Dérive des pesticides pulvérisés au sol, gouvernement de l’Ontario, 29 juin 2022. [www.ontario.ca/fr/page/derive-des-pesticides-pulverises-au-sol]

Le 18 avril dernier, près de 200 diplômés retraités de l’ITA se sont réunis pour un événement exceptionnel : des retrouvailles et un hommage à leur ancien professeur, Roger Doucet.
Reconnu pour sa carrière remarquable comme professeur, chercheur et pédagogue, M. Doucet a contribué à l’avancement de l’agriculture au Québec et dans la francophonie. Ses seize variétés de tomates créées dans les années 1960-1980 renaissent aujourd’hui grâce au travail de Ginette Hurteau Laplante et Louisette Lavoie-Laramée, avec le soutien du
groupe WH Perron, des Serres Girouard et des Serres Jardinière du Nord.
Les fonds recueillis lors de l’événement serviront à soutenir sa candidature au Temple de la Renommée Agricole du Québec.
Un cocktail et un dîner conviviaux ont permis à tous de revivre des souvenirs de plus de 50 ans dans une ambiance chaleureuse. L’événement, organisé par des anciens diplômés et accueilli gracieusement par l’ITAQ, a été rendu possible grâce à la générosité de ses partenaires et à la collaboration des associations de diplômés et de retraités.


Louis Bastien, enseignant à l’ITAQ, Denis Bastien, enseignant retraité de l’ITAQ, et Cécile Tétreault, diplômée de l’ITAQ et analyste en semences à la retraite, captés lors de la soirée. Photo : gracieuseté



