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Cahier Affaires

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MARDI 20 OCTOBRE 2026 | les2rives.com

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Affaires Photo Steve Gauthier | Les 2 Rives ©

SEMAINE DE LA PME

Pages 20 à 22

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N

DE L’ESPOIR MALGRÉ UN NUAGE D’INCERTITUDE

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2 - Les 2 Rives - Mardi 20 octobre 2026 - Affaires


AFFAIRES

Un terreau fertile à protéger MARCEL

RAINVILLE Directeur général

La campagne électorale a remis à l’avant-plan plusieurs priorités de notre région : développement économique, main-d’œuvre, transport, logement abordable, accès aux soins de santé et services de proximité. Ces enjeux économiques et sociaux sont intimement liés et influencent directement notre qualité de vie. Au cœur de cet écosystème, nos PME jouent un rôle essentiel en créant des emplois, en stimulant l’économie locale et en contribuant à la vitalité régionale. Notre région bénéficie d’un tissu entrepreneurial diversifié et dynamique, présent dans une multitude de secteurs de notre communauté, de la fabrication industrielle à l’agriculture, en passant par la construction, le tourisme, la restauration, le commerce de détail et les services. Cette diversité constitue un atout économique précieux qu’il faut continuer à soutenir et à préserver.

Or, le contexte actuel fait la vie dure à nos entrepreneurs. Guerre commerciale, incertitude économique, hausse des coûts, pression sur les marges bénéficiaires et difficultés de recrutement : les défis s’accumulent. La pression est forte pour moderniser les entreprises afin qu’elles demeurent compétitives, mais ces investissements exigent des ressources importantes. Quand les factures s’accumulent et que l’avenir demeure incertain, les entrepreneurs deviennent plus frileux à prendre des risques.

«

Les soubresauts de l’industrie de l’acier, encore très dépendante du marché américain, fragilisent également plusieurs PME de la région qui agissent comme fournisseurs ou sous-traitants, avec des répercussions sur l’ensemble de notre économie. D’où l’importance de diversifier nos activités et nos marchés. Nos PME doivent surmonter bien des obstacles, mais un autre enjeu menace leur pérennité : qui prendra la relève? Le vieillissement de la population, combiné au recul de l’entrepreneuriat au Qué-

Heureusement, tout n’est pas sombre. De nouveaux projets voient le jour, de nouveaux entrepreneurs osent se lancer et choisissent de s’investir ici. Il faut leur donner les moyens de réussir. Face aux turbulences qui touchent nos grandes industries et secouent notre région, nos PME représentent un atout précieux et font partie de la solution. Soutenir nos entrepreneurs, c’est contribuer à une économie plus forte, plus diversifiée et mieux préparée pour l’avenir.

»

bec, rend cette question d’autant plus préoccupante. Nous avons tous été témoins impuissants du cri du cœur du restaurant Marc Beauchemin pour trouver en vain un repreneur. Combien d’entreprises tirent leur révérence dans le silence, laissant sur leur porte une affiche : « Fermé pour une retraite bien méritée, merci! »? Derrière ces fermetures disparaissent souvent des entreprises viables, des emplois, des services de proximité et un savoir-faire. La continuité de nos PME est un enjeu économique à prendre au sérieux, qui se planifie tôt et exige un accompagnement concerté. Heureusement, tout n’est pas sombre. De nouveaux projets voient le jour, de nouveaux entrepreneurs osent se lancer et choisissent de s’investir ici. Il faut leur donner les moyens de réussir. Face aux turbulences qui touchent nos grandes industries et secouent notre région, nos PME représentent un atout précieux et font partie de la solution. Soutenir nos entrepreneurs, c’est contribuer à une économie plus forte, plus diversifiée et mieux préparée pour l’avenir. À l’occasion de la semaine de la PME, nous sommes fiers de vous livrer cette édition Les 2 Rives Affaires vous offrant un tour d’horizon de l’actualité économique régionale. Bonne lecture, et longue vie à nos PME d’ici!

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AFFAIRES

DEPS veut mieux faire connaître son équipe aux entreprises d’ici Stéphane Fortier | Les 2 Rives

Mario Fortin est directeur général de Développement économique Pierre-De Saurel (DEPS) par intérim depuis la miaoût, mais, même s’il œuvrait plutôt du côté du communautaire auparavant, il connaissait fort bien l’organisme économique avant d’accepter d’en prendre les rênes. De fait, auparavant, Mario Fortin dirigeait les destinées du Carrefour jeunesse-emploi, du Recyclo-Centre et de l’Atelier – Centre de travail adapté. « J’ai toujours été près de l’organisation. J’ai été impliqué, notamment dans le dossier de l’attraction de la main-d’œuvre. Et le DEPS est un partenaire en ce qui a trait à l’entrepreneuriat et du développement de la main-d’œuvre », de rappeler Mario Fortin. Celui-ci est heureux de voir le beau partenariat et la symbiose qui existe entre les différentes instances, institutions et organismes qui gravitent à Sorel-Tracy. « Ma vision des choses est de contribuer à faire de la MRC un endroit où il fait bon vivre. Au DEPS, nous devons jouer un rôle de mobilisateur, un rôle de leader dans la communauté des affaires et dans la communauté en général », nous dit Mario Fortin.

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Objectifs et cellule de mentorat Le directeur général par intérim du DEPS a bien l’intention d’exercer ce rôle de leader en

Mario Fortin, directeur général par intérim chez Développement économique Pierre-De Saurel (DEPS) Photo Stéphane Fortier | Les 2 Rives ©

commençant par former une équipe du tonnerre, ce qui est déjà bien amorcé. « Il faut être capable de répondre aux demandes et aux besoins des entreprises, mais nous ne sommes peut-être pas assez visibles, pas assez connus des entrepreneurs. C’est pourquoi nous voulons entreprendre une tournée de toutes les entreprises. Nous voulons

nous faire connaître, oui, mais aussi recueillir des commentaires. Nous voulons qu’ils nous parlent de leurs réussites, de leurs besoins, de leurs attentes », indique M. Fortin. Le DEPS peut venir en aide aux entreprises de plusieurs façons. « Nous leur offrons différents types d’aide comme de l’accompagnement au démarrage d’entreprise. On les soutient pour se démêler dans toute la paperasserie gouvernementale et les enjeux légaux. Nous pouvons par exemple les aider dans le processus de l’inscription au registre des entreprises. Le DEPS peut les soutenir dans la mise en place d’un plan d’affaires, leur donner des conseils pour l’acquisition d’une entreprise ou d’un repreneuriat. Il y a des compagnies qui ont dû fermer leurs portes à cause du manque de relève », rappelle Mario Fortin. Au cours des prochains mois, en novembre ou décembre, le DEPS ajoutera une cellule de mentorat pour un accompagnement plus spécifique. Beaucoup d’entrepreneurs d’ici, jeunes ou moins jeunes, sont inspirants et peuvent agir comme mentor. « Lorsqu’on m’a présenté l’idée, j’ai tout de suite aimé et il fallait aller de l’avant », assure Mario Fortin. Le directeur général par intérim constate que plusieurs entrepreneurs s’inquiètent du contexte économique, notamment en lien avec les tarifs douaniers. « Il existe des programmes d’aide aux entreprises. Pour les aider à s’adapter à cette nouvelle réalité, le DEPS met à leur disposition des ressources,

des solutions de financement et un accompagnement personnalisé. Le Programme d’aide d’urgence aux petites et moyennes entreprises (PAUPME) – Tarifs douaniers vise à soutenir les PME qui éprouvent des difficultés financières en raison des tarifs douaniers américains. Notre équipe peut les aider à évaluer les répercussions sur leur entreprise et à déterminer les actions les mieux adaptées à leur situation », assure-t-il. Il croit également qu’il faille se mobiliser avec le Chantier d’attraction de la maind’œuvre pour pallier les besoins des entreprises en matière de personnel. « La pénurie de main-d’œuvre est un frein au développement des entreprises », croit Mario Fortin, qui déplore le manque de machinistes, en particulier. D’où l’importance d’être arrimé avec des ressources comme le Centre de services scolaire et le Cégep de Sorel-Tracy pour prévoir un éventuel retour de l’industrie navale. Quant à l’automatisation et la robotisation, les demandes n’affluent pas, admet-il. « Ce ne sont pas toutes les entreprises qui veulent aller dans cette voie. Certains s’y dirigent par manque de main-d’œuvre ou pour être plus concurrentiel. Quant à l’intelligence artificielle, plusieurs entreprises se questionnent, essaient des trucs. Il faut nous-mêmes développer une expertise, mais je crois que notre rôle va se limiter à les diriger vers les bonnes ressources, les meilleurs professionnels », de conclure Mario Fortin.


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« L’économie, c’est ma priorité »

– Jocelyn Desjardins, député de Richelieu

Jean-Philippe Morin | Les 2 Rives

À peine assermenté comme député de Richelieu à l’Assemblée nationale, Jocelyn Desjardins compte faire du développement économique sa priorité numéro un. Celui qui a été élu, le 5 octobre dernier, sous les couleurs du Parti québécois avec plus de 41 % des voix a abordé l’enjeu dès les premiers moments de son entrevue avec Les 2 Rives. « L’économie, c’est ma priorité. On fait face au choc tarifaire, nos entreprises sont impactées, surtout les PME qui ont des intrants. Le gouvernement canadien met des mesures en place pour compenser par le marché intérieur, mais nous, ce qu’on peut contrôler au Québec, c’est nos contrats publics », lance-t-il, citant en exemple ArcelorMittal à Contrecœur, qui fabrique notamment des barres d’armature d’acier pour des ponts. Comme première sortie de député, M. Desjardins était présent aux états généraux du Comité sectoriel de la maind’œuvre de la métallurgie du Québec. Il en a fait un constat. « Quand je vois l’aluminium canadien être bien défendu dans des forums publics, je remarque l’absence d’une association canadienne et québécoise de l’acier. Pour vendre notre acier, ça va prendre une association forte comme le Saguenay le fait

avec son aluminium », insiste-t-il, en ajoutant que le rôle du député ne sera pas de créer une quelconque association, mais d’agir comme facilitateur avec une vision. Naval, port, agriculture et énergie Au niveau économique, ce ne sont pas les enjeux qui manquent dans Richelieu. Avec Sorel-Tracy qui veut faire revivre son chantier naval, Jocelyn Desjardins entend être le porte-voix régional à Québec. « Sorel-Tracy se réinvente et ma job, c’est de suivre l’administration municipale dans ses ambitions. Des discussions sont entamées et je vais m’assurer que ça se poursuive. On parle beaucoup de l’acier, mais le chantier naval, j’en fais aussi un dossier prioritaire », assuret-il. « C’est un mandat économique qu’on m’a donné, poursuit-il. [C’est stimulant] de bâtir cette relance de Sorel-Tracy. Comme député, on ne peut pas juste cogner aux bonnes portes, il faut franchir ces portes et parler aux bonnes personnes. » Par ailleurs, le projet d’expansion du Port de Montréal à Contrecœur fait partie des dossiers qu’il surveillera. Le gouvernement Legault, il y a quelques années, a octroyé un montant de 130 M$ pour ce projet évalué à 2,3 G$. « Je suis pour le projet, mais contre la façon dont ça s’est fait par le fédéral. Notre

rôle sera d’accompagner la mairie de Contrecœur dans ses discussions avec le fédéral. Le Port de Montréal devrait payer des montants en impôts et il ne le fait pas malgré une jurisprudence de 2010. Je vais me battre afin qu’elle puisse obtenir son dû », mentionne le député. L’agriculture fait également partie de ses priorités économiques. « Les situations géopolitiques internationales ont créé des coûts d’intrants qui sont énormes pour les agriculteurs. Il faut faire augmenter leurs marges bénéficiaires qui ont fondu comme neige au soleil, mais aussi les aider pour la relève agricole. Il faut aussi simplifier leurs tâches administratives. Leur mission, c’est de nourrir les gens, pas de nourrir la machine administrative », énumère M. Desjardins. Pour ce qui est des blocs d’énergie, le député se réjouit que la situation des Forges de Sorel se soit réglée et que l’entreprise ait pu obtenir ce qu’elle désirait. « Il faut prioriser nos entreprises existantes pour l’octroi des blocs d’énergie. On n’en veut plus des Northvolt qui siphonnent tout », insiste-t-il. Au cours de l’entretien, Jocelyn Desjardins fait aussi état d’autres enjeux touchant l’économie par la bande, comme le transport. Il veut, entre autres, qu’une étude de mobilité, promise depuis plusieurs années, voie le jour afin d’examiner la pertinence d’avoir un pont entre les rives nord et sud du Saint-Laurent.

Jocelyn Desjardins veut se battre (et il n’a pas peur d’utiliser ce mot) pour tous les dossiers économiques dans la circonscription de Richelieu. Photo Steve Gauthier | Les 2 Rives ©

« On m’a parfois reproché d’utiliser l’expression se battre, mais c’est exactement ce que fait un député. C’est se battre pour son monde, pour des projets, comme la relance de Sorel-Tracy sur son identité fondamentale, le naval. Je vais me battre sur tous les dossiers », conclut-il.

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AFFAIRES

Entrevue économique avec le maire de Sorel-Tracy

« C’est à partir de ce qu’on est qu’on construit ce qu’on veut devenir » – Patrick Péloquin Jean-Philippe Morin | Les 2 Rives

Avec le parc industriel Joseph-Simard qui se remplit peu à peu et le parc Ludger-Simard qui a une vocation plus axée sur l’industrie navale, le maire Patrick Péloquin est enthousiaste de voir Sorel-Tracy se développer.

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L’annonce récente de l’arrivée d’une usine de conditionnement du verre dans le parc industriel Joseph-Simard (ZIP SaintLaurent) s’ajoute à d’autres entreprises qui s’y sont récemment installées, comme Machinex en 2025 et TDF Canada qui commencera ses activités en 2027. C’est sans compter le projet de terminal de QSL, qui fait actuellement l’objet de consultations devant le Bureau d’audiences publiques en environnement (BAPE). Au cumulatif, ces quatre projets totalisent plus de 230 M$ d’investissements. « Ça fait partie de notre stratégie dans la ZIP Saint-Laurent. On a toutes ces entreprises, à proximité l’une de l’autre, qui collaborent dans une orientation d’économie circulaire », aborde le maire Patrick Péloquin, en entrevue. Il fait notamment allusion aux déchets de Machinex (rejets d’aluminium et de plastique) qui deviennent les matières premières de TDF Canada, une entreprise spécialisée dans la production de textiles non tissés. Dans le parc industriel Ludger-Simard (ZIP Richelieu), on mise surtout sur le maritime et le naval. Le 1er juin dernier, par l’adoption d’un règlement, la Ville confirmait son intention d’acquérir deux gros immeubles de ce parc (1800, et 1605, rue de la Marine) afin de faire revivre l’industrie maritime. Aussi, depuis quelques mois, une annonce est attendue concernant une nouvelle entreprise qui pourrait s’implanter

dans ce parc sur le terrain récemment décontaminé du 1800, chemin Saint-Roch. « On a déjà GE Vernova et Groupe Océan dans ce parc. On ne veut pas qu’un seul joueur prenne possession du parc au complet. Donc, on travaille sur plusieurs dossiers dans le naval en même temps. Ça se peut même qu’on prenne encore plus d’expansion qu’on pensait », dévoile Patrick Péloquin, qui espère une annonce majeure en 2027. La Ville doit toutefois attendre que l’entreprise privée soit prête pour effectuer l’annonce. « Notre stratégie est assez simple : c’est à partir de ce qu’on est qu’on construit ce qu’on veut devenir, poursuit le maire. Comment ça se fait que notre expertise en acier n’est pas reconnue au même titre que l’aluminium au Saguenay? Il faut la mettre en avant-plan. Et on a une histoire navale, une position géographique exceptionnelle, un écosystème et une expertise en économie circulaire; tout cela fait partie d’une stratégie globale. » France et Allemagne D’ailleurs, une délégation se rendra en Europe au cours des prochaines semaines. Du 3 au 6 novembre, le maire se rendra à Paris dans le cadre du Salon EURONAVAL. Ensuite, il se rendra, avec des dirigeants des Forges de Sorel, en Allemagne pour visiter l’entreprise TKMS. Rappelons que les Forges et TKMS ont récemment annoncé un partenariat visant à explorer les possibilités de collaboration au sein de la future chaîne d’approvisionnement canadienne. Le maire a tenu à spécifier que ce voyage se fera à coût nul pour les contribuables sorelois puisqu’il fait partie du programme fédéral « CanExport PME » qui aide les entreprises et les municipalités voulant développer leur économie en diversifiant leurs marchés.

« On va faire d’une pierre deux coups avec ce voyage. C’est important d’être présent, sur place, dans les grands rendez-vous maritimes, mais aussi auprès des intervenants économiques », explique M. Péloquin. Logement et centre-ville Qui dit économie dit logement. Lors du dîner du maire devant les gens d’affaires de la Chambre de commerce, le 30 avril dernier, Patrick Péloquin avait levé le voile sur un projet de 150 nouveaux logements à prix hors marché au centre-ville de Sorel-Tracy, en partenariat avec la Société de développement Angus. C’est sans compter les autres projets résidentiels privés un peu partout sur le territoire. « En construction résidentielle, on bat des records. Des chantiers s’opèrent sans arrêt. Le développement économique passe par la croissance au niveau des logements », assure le maire, en ajoutant que le projet avec la société Angus avance bien, mais que du financement doit encore être attaché. Il manquerait entre 3 M$ et 4 M$ afin de boucler le budget. Concernant le centre-ville, les commerçants auront un petit répit en 2027. Après la réfection de la rue George en 2026, ce sera au tour de la rue du Roi, en 2028, de subir une cure de jouvence. « J’ai discuté avec quelques commerçants de la rue George qui m’ont dit avoir eu le même chiffre d’affaires avant que pendant les travaux. C’est notre souhait, on veut que les gens continuent de fréquenter nos commerces. Maintenant qu’on a le résultat final sur George et que c’est très beau, c’est encore plus invitant d’aller voir les commerçants. Plusieurs restaurateurs m’ont dit avoir eu une année record au centre-ville et là, on a amené une septième terrasse avec le Florent. Quand c’est beau, c’est invitant pour les clients qui vont y revenir, ça fait partie de notre stratégie économique

Le maire Patrick Péloquin se réjouit de voir Sorel-Tracy se transformer. Photo Philippe Manning

et écologique en même temps », indique Patrick Péloquin. Le premier citoyen a également tenu à rappeler que le projet d’hôtel au centre-ville, sur la rue Augusta près du traversier, est loin d’être enterré. « Des études sont faites, il y a un fort potentiel. Il y a le tourisme d’affaires et le tourisme sportif, ce dernier étant plafonné par la capacité hôtelière. Ça viendra compléter ce qu’offre l’Hôtel de la Rive. On discute avec des investisseurs privés, mais ça reste dans les plans », conclut le maire.


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La Soreloise Laurence Frappier devient actuaire en chef du Canada Timothy Farley | Les 2 Rives

Laurence Frappier a découvert le métier d’actuaire au Cégep de SorelTracy par l’entremise de l’orienteur. À partir de ce moment, elle a suivi cette voie jusqu’à atteindre, aujourd’hui, le plus haut poste de la profession au pays : actuaire en chef du Canada. Nommée en juin dernier, Mme Frappier est officiellement entrée en poste, à la tête du Bureau de l’actuaire en chef (BAC), le 1er octobre. « Il s’agit d’un moment très spécial, nous dit-elle dans un échange écrit. Tout au long de ma carrière au BAC, j’ai eu le privilège de contribuer à des travaux qui touchent directement la vie des Canadiens. Je suis honorée de la confiance qui m’est accordée et j’aborde ce nouveau défi avec un profond sentiment de responsabilité. » Le BAC, institution peu connue du commun des mortels, a pour mandat de fournir des évaluations actuarielles indépendantes sur des programmes fédéraux, comme le Régime de pensions du Canada, la Sécurité de la vieillesse, l’assurance-emploi et les régimes de retraite du secteur public. « Notre rôle est d’évaluer leur viabilité financière à long terme, de mettre en lumière

les risques auxquels ils font face et de fournir une analyse objective afin d’appuyer la prise de décision », explique la Soreloise. Bien que le métier d’actuaire soit étroitement lié aux mathématiques, son nouveau poste l’amène plus loin des calculs pour assurer que son équipe remplisse son mandat. « Une même journée peut m’amener à discuter de tendances démographiques, d’intelligence artificielle, de leadership ou encore de la viabilité à long terme de programmes très importants pour les Canadiens. C’est cette combinaison d’expertise actuarielle, de réflexion stratégique et de leadership qui rend le poste si stimulant », relate Mme Frappier. L’actuaire a toujours aimé les mathématiques et avait le désir de servir l’intérêt public, c’est ce qu’elle a trouvé dans son métier et qui continue de la motiver. « Avec le recul, je peux dire que cette profession m’a offert exactement ce que je recherchais : des défis stimulants, un apprentissage continu et l’occasion d’appliquer les mathématiques à des enjeux concrets qui touchent la vie des gens », affirme-t-elle. De Sorel-Tracy à Ottawa, en passant par Vancouver Laurence Frappier garde de très bons souvenirs de sa jeunesse à Sorel-Tracy, dont elle

conserve plusieurs amitiés et de grands apprentissages de ses professeurs. urs. Après avoir fait ses études collégiales es dans la région, elle a obtenu son baccalauréat lauréat en mathématiques de l’Université dee Montréal. Une fois sur le marché du travail, l’actuaire a travaillé pour des firmes mes privées montréalaises pendant trois ans, s, avant de quitter vers Vancouver. C’est à l’autre autre bout du pays qu’elle a obtenu sa désignation nation de Fellow de l’Institut canadien des actuaires du Canada. En 2011, Mme Frappier ppier a joint le BAC, à Ottawa, où elle a gravi les échelons jusqu’à occuper le poste oste de directrice principale, puis à être promue actuaire en chef. Mais, à travers cet impressionnnant parcours, la Soreloise a tou-jours été particulièrement attachée à sa région natale. « Je me sens privilégiée d’avoir grandi dans une communauté comme SorelTracy. J’ai eu l’occasion de vivre dans plusieurs régions du Canada, et cela m’a fait réaliser qu’il y a quelque que chose d’unique ici. Les gens sont fiers ers de leur ville, de leur histoire et de leurs racines. Ce fort sentiment d’appartenance et de solidarité est spécial et ne se retrouve pas partout », de conclure Laurence Frappier.

Laurence Frappier occupe le poste d’actuaire en chef du Canada, depuis le 1er octobre. Photo Bureau de l’actuaire en chef

Affaires - Mardi 20 octobre 2026 - Les 2 Rives - 7


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L’avenir prometteur de l’Agence Caza et de sa relève, Alexann Manègre Timothy Farley | Les 2 Rives

Lorsqu’elle a lancé l’Agence Caza, il y a 23 ans, Isabelle Caza ne se doutait pas que le bébé qu’elle portait allait un jour lui succéder. La surprise est la même pour Alexann Manègre, qui n’envisageait pas de prendre la relève de sa mère jusqu’à tout récemment. « Ce n’était pas une option jusqu’à cette année. […] Il y a une lumière qui s’est allumée, puis je me suis dit, c’est une si belle opportunité », raconte Alexann Manègre en entrevue dans les bureaux de l’agence, sa deuxième maison. Elle, qui a grandi aux côtés de l’entreprise familiale, voyait la relève entrepreneuriale comme une option, mais n’en faisait pas son plan de carrière. Ne se voyant pas comme une personne créative, la jeune femme s’imaginait mal diriger une agence créative, mais elle a réalisé que son rôle pouvait aller bien au-delà des expertises de l’entreprise. Diplômée au baccalauréat en ressources humaines à l’Université Laval, Alexann a constaté qu’elle avait les atouts pour devenir entrepreneure. « De nos jours, les ressources

humaines ne sont pas assez intégrées dans les PME. C’est quelque chose qui est un peu délaissé et c’est beaucoup l’entrepreneur qui s’en occupe », remarque-t-elle. Alexann a travaillé pour l’Agence Caza de 2019 à 2023, en tant qu’adjointe administrative. « J’ai su que la comptabilité, ce n’était pas pour moi », relate-t-elle avec le sourire. Cette expérience lui en a tout de même beaucoup appris sur l’entreprise et elle connaissait déjà les employés à son arrivée dans ses nouvelles fonctions cet été. Un nouveau bureau à Brossard Parlant de ses nouvelles fonctions, Alexann Manègre est maintenant responsable de la stratégie et du développement des affaires chez Caza. Ce rôle l’amène notamment à rencontrer les gens, être présente dans divers événements et s’impliquer auprès d’organismes. Elle était d’ailleurs du comité organisateur du Défi Vélo du Fleuve, cet été. La jeune entrepreneure développe aussi le futur de l’agence, et elle voit grand. « Mon premier move, ç’a été de signer un deuxième bureau à Brossard », nous annonce-t-elle. L’agence y a déjà eu une adresse en 2019, mais la pandémie était venue rompre le projet.

Avec ce nouveau local, situé au complexe Dix30, Alexann souhaite développer de nouveaux marchés pour Caza, qui possède déjà des clients un peu partout au Québec. Il n’est toutefois pas prévu d’y établir une deuxième équipe à court terme. Les employés pourront donc naviguer entre télétravail, Sorel-Tracy et Brossard pour rencontrer les clients et les accompagner dans leurs défis de communication et de marketing. Chose certaine : le cœur de l’entreprise est et restera toujours à Sorel-Tracy. « C’est ici que ç’a grandi, ici que ç’a parti, puis même juste dans la bâtisse, c’est une histoire derrière ça », affirme fièrement la jeune femme. Utiliser l’IA intelligemment Alexann Manègre intègre Caza à un moment où le monde des communications fait face à un grand bouleversement, devant l’avènement de l’intelligence artificielle (IA). « Je pense que si tu ne sautes pas dans le train, tu vas le manquer. […] On n’a pas le choix de s’informer, on n’a pas le choix de voir comment l’intégrer tout en gardant quelque chose qui est important pour moi et

pour l’agence, c’est le côté humain », mentionne l’entrepreneure de 23 ans. Alors que de nombreuses entreprises font leur communication en produisant des textes et des images à l’aide d’outil d’IA générative, Caza veut intégrer ces outils, mais de manière intelligente et sécuritaire, nous dit Alexann. « L’IA présentement fait la même chose partout. Tu ne peux pas te démarquer avec ces stratégies-là s’il n’y a pas un humain qui a une pensée critique en arrière », soutient-elle. « J’arrive vraiment dans un contexte qui est changeant, puis qui évolue très rapidement. J’arrive avec un bon défi devant moi », lance Alexann Manègre. Devant les défis, mais aussi les opportunités qui se présentent à Caza, Alexann est pleinement motivée par la perspective de relève. Elle est aussi très reconnaissante de la liberté offerte par sa mère, Isabelle, qui embarque dans ses idées, tout en restant la dirigeante de l’agence. « C’est une belle expérience. J’ai tellement de choses à apprendre, je découvre ce monde-là, mais j’ai un filet de sécurité encore, fait que c’est le fun, ça me permet d’essayer », souligne Alexann Manègre.

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Isabelle Caza se réjouit d’accueillir sa fille, Alexann Manègre, au sein de son agence, dans une perspective de relève. Photo gracieuseté/Agence Caza


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L’entreprise HRH pourra compter sur une relève solide avec Joliann Hébert Stéphane Fortier | Les 2 Rives

À 26 ans, Joliann Hébert est déjà prête à prendre la relève de deux entreprises familiales sous le chapeau de l’appellation HRH, soit une spécialisée dans le transport ambulancier (HRH Services préhospitaliers) et Les Habitations Richard Hébert.

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Fondée par son grand-père, Richard Hébert, qui était dentiste de profession, l’entreprise a été reprise en main en 2000 par ses fils Keven et Dave, père de Joliann, actuellement directeur général. « Mon grand-père a commencé par se diversifier dans l’immobilier, puis a fait l’acquisition d’une compagnie de transport ambulancier. Nous possédons 28 ambulances au total, soit 11 à Repentigny, 11 à Joliette et 6 à Sorel-Tracy. L’entreprise emploie 176 employés », résume Joliann Hébert. Et les habitations? « Nous sommes propriétaires d’une soixantaine d’immeubles et terrains, tous à Sorel-Tracy », de répondre la jeune entrepreneure en herbe. Keven Hébert, l’oncle de Joliann, possède actuelle-

ment 50 % des parts de l’entreprise et Dave l’autre 50 %. Joliann Hébert est fort bien préparée et outillée pour prendre la relève à la direction de l’entreprise. Sortie du Cégep de SorelTracy en Comptabilité et gestion, elle s’est ensuite dirigée à l’Université Laval pour compléter trois certificats en Gestion urbaine et immobilière, Relations industrielles et Entrepreneuriat et gestion de PME, une combinaison parfaite pour éventuellement gérer l’entreprise familiale. Elle a fait son stage tout naturellement au sein de l’entreprise familiale. À savoir si elle est prête à prendre la relève, les employés qui travaillent à ses côtés l’appellent déjà boss. Pour la taquiner, dit-elle. Mais au fond, Joliann est déjà très aimée, appréciée et respectée au sein de l’entreprise. « Tous me disaient que j’étais taillée pour cet emploi. Mes parents me trouvaient bonne, mais ils ne m’ont jamais forcé la main », affirme-t-elle. On dit de Joliann qu’elle est rassembleuse, qu’elle a le sens du leadership, mais fait également preuve de beaucoup d’humilité aussi. « Il y a tellement une bonne équipe ici. Les prises de décisions sont faci-

Dave Hébert est fier de compter sur sa fille Joliann pour assurer la relève de l’entreprise. Photo Timothy Farley | Les 2 Rives ©

les », de dire celle qui a déjà beaucoup de responsabilités et qui a eu un bon mentor en la personne de son père Dave et de ses superviseurs chez les paramédics. Elle raconte que l’idée de reprendre l’entreprise en main la faisait hésiter au début. « Mais j’ai eu beaucoup d’encouragement, mentionne-t-elle. Il y a une belle fidélité de la part des employés. Parmi eux, on en compte une qui est là depuis 54 ans. Elle a commencé avec mon grand-père, alors qu’il était dentiste. Elle a vu naître la compagnie. Nous sommes très tissés serrés

ici. Il y a une mentalité de proximité et l’entraide est constante. » Et bientôt, Joliann pourra être épaulée par ses cousins et cousines qui sont, pour l’instant, toujours aux études. Après ses études universitaires, Joliann Hébert est revenue à Sorel-Tracy dans l’idée, également, de s’impliquer dans sa communauté. « J’ai toujours su que je voulais faire quelque chose pour ma ville que j’ai toujours eue à cœur », avoue celle qui s’est notamment impliquée au sein de l’organisation du Groupe GIB.


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Un Sorelois devenu maître incontesté des finances Stéphane Fortier | Les 2 Rives

Philippe Cordeau est spécialisé dans la gestion de portefeuille. Au fil des années, il s’est forgé une solide réputation dans le domaine financier au point où, au cours des dernières années, ses performances lui ont valu des reconnaissances importantes. Des reconnaissances telles que le titre de gestionnaire cinq étoiles décerné par Morningstar, une entreprise qui se veut une référence en matière de gestion de portefeuille, en particulier au Canada. Un classement le situe également parmi les meilleurs gestionnaires nord-américains au Canada. Son entreprise, Cordeau Investissements et Actifs inc., fondée tout récemment, connaît des résultats au point où Next Edge Capital, spécialisée dans les portefeuilles de croissance disciplinée, s’est associée à lui, ce qui a permis à Philippe Cordeau d’accéder, du même coup, à la Bourse de Toronto. Parlant de la Bourse de Toronto, elle lui a même offert l’honneur de sonner la cloche de la bourse, le 27 novembre prochain, afin de lancer les activités du parquet. C’est dire à quel point il est maintenant reconnu dans son domaine puisque sonner cette fameuse cloche se veut un gage de réussite. Mentionnons qu’un portefeuille, en finances, désigne une collection d’actifs financiers détenus par un établissement ou un individu. Cela peut aussi désigner des valeurs mobilières détenues à titre d’investissements, de dépôt, de provision ou de garantie. Philippe Cordeau se définit comme un créateur de produits d’investissement. « Je veux démocratiser l’accès au monde boursier. Mon portefeuille est nord-américain. Je peux en vendre tant aux États-Unis qu’en Europe », affirme l’expert en finances. De fait, au sein de Next Edge Capital, Philippe Cordeau agit à titre de conseiller sectoriel auprès du gestionnaire à l’égard des actions nord-américaines. Un Sorelois pure laine Malgré ses succès, Philippe Cordeau demeure le petit Sorelois qui revient régulièrement dans son patelin, même si aujourd’hui, il est établi avec sa famille à Ottawa. D’ailleurs, il a pris la peine de se rendre en personne au journal pour l’entrevue. « Je reviens souvent à Sorel-Tracy. J’y ai encore de la famille. Et puis,

j’ai grandi ici, Je suis allé à l’école primaire Maria-Goretti, et à Fernand-Lefebvre au secondaire », relate-t-il. Fort d’un baccalauréat qu’il a amorcé à l’Université de Sherbrooke et qu’il a complété en Allemagne, Philippe Cordeau a toujours été passionné par la finance et il a toujours su qu’il travaillerait dans ce domaine. « Mon père était comptable de formation », de rappeler M. Cordeau. Il va ensuite compléter une maîtrise en France et en Hongrie pour étudier le… communisme. Pour le plaisir, dira-t-il à ce sujet. De retour à Sorel-Tracy, il œuvre tour à tour pour différentes institutions reconnues, notamment Lévesque-Beaubien, Desjardins, TD et la Banque Nationale. Avant d’agir à titre de conseiller sectoriel, M. Cordeau a passé six ans chez Financière Banque Nationale inc. à titre de gestionnaire de portefeuille, où il a justement agi comme gestionnaire de portefeuille principal du Fonds CL Croissance Disciplinée, un fonds d’investissement ayant des objectifs et des stratégies de placement semblables à ceux du Fonds. M. Cordeau est également titulaire du titre de CFA (Chartered Financial Analyst), une certification internationale prestigieuse qui atteste d’une expertise approfondie en analyse financière, gestion de portefeuille et éthique professionnelle et il est aussi Fellow de l’Institut canadien des valeurs mobilières. « J’ai occupé le poste de vice-président chez Franklin Templeton comme formateur de conseillers en placement, de 2002 à 2005 et je suis ensuite redevenu conseiller en placement », nous dit Philippe Cordeau. Si ce dernier avait lancé un fonds d’actions privées à la Banque Nationale, dont seuls les clients de l’institution pouvaient avoir accès, Philippe Cordeau voulait qu’avec Cordeau Investissements et Actifs inc. tous les investisseurs puissent avoir accès aux différentes actions sur le marché. Comme on le mentionnait plus haut, le fait que Next Edge Capital soit inscrite à la bourse, son association avec cette entreprise ouvraient automatiquement des portes plus grandes à Philippe Cordeau. Dans cinq ans, ce gestionnaire de portefeuille émérite voit son entreprise accéder à la prestigieuse bourse de New York. « Mon objectif est d’aller sonner la cloche à la Bourse de New York », souhaite-t-il.

L’entrepreneure Shanti Trépanier fait grandir son entreprise de traiteur, Madame Gingembre, jour après jour, depuis 2023. Photo Timothy Farley | Les 2 Rives ©

Timothy Farley | Les 2 Rives

En 2023, Shanti Trépanier a aménagé son sous-sol pour en faire sa cuisine et lancer Madame Gingembre. Six mois plus tard, son service de traiteur devenait trop gros pour cet espace, et, depuis, l’entreprise ne cesse de grandir. Ce n’est pas pour rien que l’entrepreneure de la région est finaliste au Prix Femmes d’affaires du Québec 2026. Dans sa cuisine, maintenant située sur la route Marie-Victorin près de Rio Tinto Fer et Titane, Mme Trépanier et son équipe préparent des repas pour certaines des plus grandes fortunes du Québec, mais aussi pour la Popote roulante du Centre d’action bénévole du Bas-Richelieu (CABBR). « Pour moi, il n’y a pas de différence, l’effort est le même parce que tout le monde mérite de bien manger », soutient Shanti Trépanier, qui se spécialise également dans les événements corporatifs. Son oncle, l’auteur culinaire Guy Fournier, l’a initiée à la grande gastronomie et lui a appris le respect des aliments, tandis que sa mère, qui était peu fortunée, lui a montré qu’il était possible de faire des miracles avec n’importe quoi. « J’ai été formée par les deux en même temps, donc j’ai comme les deux côtés de la médaille », témoigne celle qui a grandi à Saint-Pauld’Abbotsford, près de Granby, puis a déménagé à Sorel-Tracy en 2017. Du côté haut de gamme, la cheffe nous mentionne quelques personnalités richissimes du Québec pour lesquels elle travaille. Des personnalités bien connues, mais dont on doit taire le nom. Toutefois, l’une de ses grandes fiertés est de servir le gala du Concours musical international de Montréal, qui se déroule au Ritz-Carlton. « Ça fait deux ans qu’en dessous de chaque assiette, c’est la carte d’affaires de Madame Gingembre qui est là, puis je fais tirer des cartes-cadeaux », nous dit-elle avec enthousiasme. Elle est particulièrement fière d’ainsi faire rayonner Sorel-Tracy. Et, l’an dernier, le hasard a voulu que ce soit des membres de la famille Simard qui remportent son lot cadeau.

Entrepreneure dans l’âme Shanti Trépanier s’est lancée en affaires le jour de ses 30 ans. Auparavant dans un poste de direction chez Desjardins, elle avait déjà la fibre entrepreneuriale et faisait les choses à sa manière. « J’ai vraiment ça en moi », lance-t-elle. Une fois son entreprise lancée, les idées ne se sont pas arrêtées. L’année suivant les débuts de Madame Gingembre, Mme Trépanier et sa belle-sœur ont repris le M Café, à Montréal. L’entrepreneure soreloise a fait bénéficier de son expérience pour le démarrage, puis a laissé sa belle-sœur poursuivre le projet. « Être entrepreneure et être gestionnaire, c’est deux choses différentes, puis ce n’est pas tous les entrepreneurs qui sont capables d’être de bons gestionnaires. J’ai la chance de pouvoir être les deux, donc ça, c’est vraiment extraordinaire », mentionne celle qui est aussi mère de deux enfants. Depuis tout récemment, la cheffe met à contribution son expérience dans un tout autre domaine. Avec une amie d’enfance, elles ont lancé une entreprise d’aide à domicile, dans la région d’Ottawa, qu’elle aimerait aussi établir ici. « C’est complètement ailleurs [de la cuisine], mais ça suit quand même mon guide de valeurs avec la générosité et de mettre du cœur dans ce qu’on fait », soutient Shanti Trépanier. Son grand cœur se voit aussi dans son équipe : des employés tissés serrés parmi lesquelles on retrouve des Ukrainiennes, qui ont fui la guerre. Au quotidien, la cheffe-propriétaire gère quatre employés, auxquels s’en ajoutent d’autres lors d’événements corporatifs. Avec un tel C.V., on peut dire qu’elle est une « entrepreneure d’impact », tel qu’elle est nommée pour les Prix Femmes d’affaires du Québec, dans la catégorie « Nouvelles entrepreneures ». Shanti Trépanier se rendra au Palais des congrès de Montréal, le 12 novembre, pour le gala. Peut-être repartira-t-elle de cette soirée avec un prix en main. Chose certaine, à voir ce qu’elle a accompli en trois ans, il sera très intéressant d’observer l’évolution de Madame Gingembre et de tous ses projets dans les prochaines années, comme un humus en épicerie… à suivre.

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Philippe Cordeau est un Sorelois qui obtient beaucoup de succès dans son domaine, celui des finances. Photo Stéphane Fortier | Les 2 Rives ©

Shanti Trépanier, bien plus que Madame Gingembre


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Une automatisation qui a rendu la Ferme St-Ours encore plus performante Stéphane Fortier | Les 2 Rives

Depuis deux saisons, la Ferme St-Ours bénéficie de toutes nouvelles installations, dont un centre de contrôle robotisé qui a permis à l’entreprise d’augmenter sa capacité de production. Il faut d’abord préciser que la Ferme St-Ours produit des œufs, des produits de l’érable, de l’huile de tournesol ou les grains. Le département acéricole de la Ferme St-Ours produit le sirop d’érable classique, le sucre, la tire et le beurre d’érable, en plus d’une boisson sportive énergétique naturelle biologique Maple MC2.

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Jonathan Laperle, directeur général de la Ferme St-Ours, nous montre l’un des appareils permettant à l’entreprise d’améliorer son rendement. Photo Stéphane Fortier | Les 2 Rives ©

Virage techno C’est dans sa production de sirop d’érable que l’entreprise a pris un virage technologique, qui a nécessité un investissement de 1,5 M$. « Nous voulions faire grandir notre département acéricole. Nous avons doublé la quantité de sirop produit et augmenté de 30 % la quantité d’eau qu’on récolte par arbre et il y a moins de pertes », mentionne fièrement Jonathan Laperle, directeur général de la Ferme St-Ours, qui représente la septième génération de cette entreprise familiale. Toute la production de sirop, sa conception et le processus de transformation de l’eau d’érable sont automatisés. « En fait, la seule étape qui est effectuée par des humains est dans la forêt avec l’entaille des érables », nous dit Jonathan Laperle, en précisant que l’entreprise est passée de 4500 à

9000 entailles et elle produit plus d’eau d’érable par arbre. « Depuis deux ans, nous avons atteint un record de production », de poursuivre M. Laperle. La protection de l’environnement est également l’un des fers de lance de la Ferme StOurs. En tenant compte de l’aspect humain et énergétique, Jonathan Laperle a décidé d’aller de l’avant avec la robotisation et il est fier de dire que cette modernisation de l’entreprise permet de produire 200 fois moins de GES (gaz à effet de serre) que l’ancien évaporateur au gaz. « Au niveau énergétique, c’est 20 fois moins coûteux pour produire un baril de sirop et il fallait auparavant payer quelqu’un pour manœuvrer la machine », fait remarquer le directeur général. En effet, il en coûtait de 85 $ à 100 $ en énergie pour produire un baril. Maintenant, on parle de 5 $ à 6 $ par baril. Cette modernisation n’a pourtant pas nécessité moins de personnel. « Nous avons le même nombre d’employés tout simplement parce que l’on produit plus. Il n’y a donc pas eu de perte d’emplois parce que nous avons augmenté notre capacité de production. Et maintenant, le temps de formation est plus court et le recrutement est plus facile », démontre-t-il. La Ferme St-Ours embauche une cinquantaine d’employés, dont cinq du côté acéricole. La prochaine étape? « Nous aimerions mettre en place un partenariat avec les acériculteurs de la région, mettre nos ressources en commun », de conclure Jonathan Laperle.


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La passion familiale comme moteur de l’entrepreneuriat jeunesse Céryce Coutu | Les 2 Rives

À seulement 20 ans, Charlie Beauchemin incarne une relève entrepreneuriale déterminée. Alliant le savoir-faire transmis par son père à la vision stratégique d’un mentor familial, le jeune homme vient d’ancrer son entreprise, Esthétique Auto CB, dans un local permanent sur la route Marie-Victorin à Contrecœur. Si l’intérêt de Charlie pour l’entretien automobile remonte à l’adolescence, où il nettoyait les véhicules familiaux, sa rigueur s’est d’abord forgée sur les terrains de sport. Athlète en volley-ball de division 1 au niveau collégial, le jeune homme cumulait des journées de 14 heures entre les études, cinq entraînements hebdomadaires et ses heures sur le marché du travail, qu’il a intégré dès l’âge de 13 ans. « J’ai tout arrêté d’un coup parce que je cherchais ma voie et je ne me voyais pas être salarié toute ma vie, raconte Charlie Beauchemin. Ce qui m’a poussé vers l’entrepreneuriat, c’est le désir de gérer mon horaire et de bâtir quelque chose. »

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Une histoire de famille et de mentorat L’art de l’esthétique automobile est une véritable tradition chez les Beauchemin. Son père cumule près de 30 ans d’expérience dans le domaine, tandis que le cousin de ce

Le jeune homme a toujours voulu lancer sa propre entreprise. Photo tirée de Facebook

jeune pousse un contrat récurrent pour la préparation des véhicules d’occasion avant leur mise en vente. Charlie Beauchemin a fièrement ouvert son commerce il y a quelques mois en présence de la mairesse Maud Allaire. Photo tirée de Facebook

dernier, Maxime Paquin, a œuvré une douzaine d’années dans les lave-autos avant de lancer son propre commerce de véhicules d’occasion à Contrecœur. C’est d’ailleurs ce dernier qui a décelé le potentiel du jeune homme et l’a poussé à faire le grand saut. « J’avais envie de me lancer, mais j’avais peur, admet l’entrepreneur. Maxime m’a rassuré, conseillé et encouragé. Il se voyait en moi quand il était plus jeune. » Ce partenariat familial s’est traduit par une alliance commerciale concrète : Esthétique Auto CB s’est installée à l’arrière du commerce de Maxime Paquin, assurant à la

Du service mobile aux installations spécialisées Avant d’avoir pignon sur rue, Charlie s’est fait connaître grâce à une unité mobile autonome. À bord de sa voiture, puis d’un camion équipé d’un réservoir de 300 litres d’eau et d’une génératrice, il parcourait la région en enchaînant des semaines de 70 heures. Si le service à domicile demeure actif, l’acquisition d’un atelier fixe devenait essentielle pour franchir une étape supérieure. Le travail en garage permet en effet d’exécuter des traitements plus complexes et exigeants, comme le polissage de précision et l’application de revêtements nano-céramique, indispensables notamment pour décontaminer les carrosseries exposées aux poussières industrielles de la zone de Contrecœur.

« J’adore le service mobile, mais si je voulais faire grandir la business et traiter un plus grand volume, ça prenait un local », explique-t-il. L’entreprise emploie déjà trois personnes, dont son père et un employé, et Charlie prévoit embaucher un chauffeur pour le camion l’été prochain afin de libérer son temps en atelier. S’implanter pour bâtir l’avenir Accueilli chaleureusement par la communauté et la mairesse Maud Allaire lors de son ouverture officielle, Charlie Beauchemin ne manque pas d’ambition pour la suite. S’il envisage de rénover son atelier à court terme, il regarde déjà à plus long terme avec l’objectif de devenir propriétaire du bâtiment d’ici une dizaine d’années et d’assurer, éventuellement, la relève du commerce de véhicules d’occasion de son mentor. « Je me suis installé ici pour rester », conclut avec assurance le jeune entrepreneur.


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Explorer les possibilités de l’IA en entreprise Timothy Farley | Les 2 Rives

L’intelligence artificielle (IA) prend de plus en plus de place dans l’espace public et il peut être difficile de s’y retrouver. Toutefois, certaines organisations savent tirer profit des bonnes pratiques d’utilisation des outils d’IA. C’est le cas de la Société de transport collectif de Pierre-De Saurel (STC). Son directeur général, Simon Berthiaume, curieux de nature, s’est intéressé aux avenues potentielles de l’IA il y a environ six mois. Il admet que la courbe d’apprentissage a été abrupte au départ, mais il voit aujourd’hui « un grand gain d’efficacité » dans son quotidien. Sans connaissance de programmation logicielle, M. Berthiaume a même développé un outil interne à l’aide de Codex, la version de ChatGPT spécialisée en programmation informatique. « J’ai réussi à bâtir le GTFS à l’interne. Pour moi, ça, c’est quand même quelque chose d’assez exceptionnel », souligne M. Berthiaume. Cela peut paraître abstrait, mais le GTFS (General Transit Feed Specification) permet à la STC, comme à toutes les agences de transport dans le monde, de publier les informations de leurs services, donc l’horaire, les arrêts, etc. Les planifica-

Simon Berthiaume utilise des outils d’intelligence artificielle dans son quotidien de directeur général de la STC de Pierre-De Saurel. Photo Timothy Farley | Les 2 Rives ©

teurs d’itinéraire, tel que Google Maps, utilisent ensuite le GTFS lorsqu’on demande un trajet en transport en commun. Simon Berthiaume utilise aussi l’intelligence artificielle pour réviser des documents, retravailler des textes, ou encore tester de nouvelles fonctionnalités pour le site Web de la STC, mais il s’assure toujours de valider et, pour lui, l’humain doit toujours prévaloir sur la machine.

« Moi, ça va être la limite, c’est où qu’on arrête au niveau de l’humain pour l’intégrité des emplois. Je veux faire des économies, mais en même temps au détriment de quoi », nous dit le directeur général de la STC. D’autres enjeux éthiques, comme la sécurité et la confidentialité des données, font aussi partie des réflexions de M. Berthiaume. « C’est la situation qui me fait le plus peur […], mais je ne l’utilise qu’avec des sources de données publiques ou anonymisées et j’ai la version payante [de ChatGPT], donc techniquement, c’est un environnement qui n’est pas public », témoigne-t-il.

L’importance de l’expertise humaine Pour l’enseignant en informatique au Cégep de Sorel-Tracy, Jean-Philippe Hébert, on ne peut pas se fier totalement à l’IA générative. « Ça reste des probabilités, donc c’est important de contre-vérifier », mentionne-t-il. M. Hébert précise que les outils peuvent donner l’impression d’être créatif, mais ils ne font que prédire un résultat à partir d’une quantité massive de données. Comme l’a expérimenté Simon Berthiaume, cela peut prendre du temps pour se familiariser avec les outils d’IA. « Il faut développer une certaine expérience et une intuition qui permettent de mieux l’encadrer », rappelle Jean-Philippe Hébert. Il explique que, pour obtenir des résultats plus pertinents, il ne faut pas avoir peur de questionner la machine et de l’amener à préciser ses réponses. Pour les entreprises, M. Hébert recommande aussi d’explorer la possibilité d’avoir des outils d’IA spécialisés, qu’il compare à des médecins spécialistes, tandis que l’IA généraliste agit comme un médecin de famille. Celui qui est également coordonnateur du HUB du Cégep de Sorel-Tracy met d’ailleurs de l’avant la possibilité pour des organisations de la région de soumettre un projet qui sera réalisé par les finissants de la Technique en Développement logiciel et IA. « Dans le cadre des projets du HUB, les finissants réalisent des projets dans le but d’éveiller sur ce qu’il est possible de faire. On peut voir ça comme de la recherche et développement », explique Jean-Philippe Hébert.

16 - Les 2 Rives - Mardi 20 octobre 2026 - Affaires

DEPS relance son service de mentorat Développement économique Pierre-De Saurel (DEPS) relance son service de mentorat destiné aux personnes entrepreneures de la MRC de Pierre-De Saurel. Dans une formule renouvelée, le service permettra de créer des jumelages avec des gens d’affaires d’expérience afin de favoriser le partage, la réflexion et la prise de recul. Selon DEPS, cette relance répond à un intérêt exprimé par des personnes entrepreneures souhaitant pouvoir échanger avec quelqu’un ayant vécu des réalités semblables aux leurs. Complémentaire aux services d’accompagnement de DEPS, le mentorat offre un espace confidentiel où la personne entrepreneure peut prendre du recul, réfléchir à ses questionnements et bénéficier du vécu d’une personne d’expérience. Les jumelages seront établis par le DEPS en fonction des parcours, des expériences, des besoins exprimés et des disponibilités. Chaque relation de mentorat se déroulera sur une période de six mois, à raison d’environ une rencontre d’une heure par mois. Le

mentor accompagne la réflexion par l’écoute, le questionnement et le partage d’expérience, tandis que la personne mentorée demeure responsable de ses décisions et de celles qui concernent son entreprise. « L’expérience acquise au fil d’un parcours entrepreneurial prend toute sa valeur lorsqu’elle est partagée. Avec le retour du mentorat, nous voulons créer des occasions d’échange entre des gens d’affaires d’expérience et des entrepreneurs de la région. C’est une façon concrète d’enrichir l’accompagnement que nous offrons déjà chez DEPS », souligne Mario Fortin, directeur général par intérim du DEPS. DEPS invite dès maintenant les personnes entrepreneures qui souhaitent bénéficier d’un mentorat ainsi que les gens d’affaires d’expérience qui aimeraient agir comme mentor à manifester leur intérêt. Un formulaire permet de présenter son parcours, ses attentes et ses disponibilités afin d’aider l’équipe de DEPS à préparer les jumelages. Pour en savoir plus sur le service de mentorat ou remplir le formulaire, on se rend sur le site Web de DEPS. J.-P.M.


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Des mesures concrètes pour soutenir l’entrepreneuriat féminin Stéphane Fortier | Les 2 Rives

Récemment, une cinquantaine d’entrepreneures de la région se sont réunies à l’occasion d’une soirée consacrée au financement, aux échanges et aux différentes réalités de l’entrepreneuriat féminin. C’est sous l’impulsion de Développement économique Pierre-De Saurel (DEPS) que ces femmes ont été réunies. « C’était l’occasion de présenter notre nouvelle Politique d’investissement commune FLI/FLS, qui encadre ses outils de financement destinés aux entreprises de la MRC de Pierre-De Saurel », indique Emanuèle Roux, cheffe des communications au DEPS. « Nous avons eu une belle réponse de la part de ces entrepreneures qui voulaient en savoir plus sur les nouvelles modalités de prêts pour des projets de démarrage, de croissance, d’amélioration et de transformation ainsi que de relève entrepreneuriale », mentionne Mme Roux. Réalités entrepreneuriales mises en lumière Au cours de cette soirée, on a pu assister à une table ronde réunissant Marie-Jade Tremblay, de Wesma Café, Camille Salvas, de la Fromagerie Polyethnique et Laurianne Bouchard, des Voiturettes M. Bouchard & Filles. « Leurs échanges ont permis d’abor-

Des entrepreneures qui se distinguent tant par leur savoir-faire que leur détermination : Chantal Cimon, présidente du conseil d’administration du DEPS, Marie-Jade Tremblay de Wesma Café, Daniella Icart, conseillère aux entreprises du DEPS, Laurianne Bouchard des Voiturettes M. Bouchard et filles, Mélanie Dulong, conseillère aux entreprises du DEPS et Camille Salvas de la Fromagerie Polyethnique - Le Bédouin. Photo gracieuseté

der trois réalités du parcours entrepreneurial : le démarrage, la croissance et l’innovation ainsi que la relève entrepreneuriale », relate Mme Roux. Les participantes ont également été invitées à partager leurs besoins et leurs intérêts. Les réponses recueillies permettront au DEPS de mieux comprendre leurs réalités et d’orienter la réflexion sur de futures initiatives destinées aux femmes entrepreneures de la région.

Se distinguer « Toutes les régions du Québec ont une telle politique et nous pouvons l’adapter selon les besoins de notre secteur », prend le temps de préciser Mario Fortin, directeur général par intérim de DEPS, qui met beaucoup d’importance sur l’entrepreneuriat féminin. Ce qui fait la différence, ici? « La nouvelle politique fait de l’entrepreneuriat féminin l’un de ses axes d’intervention prioritaires et prévoit une mesure incitative additionnelle

pour les entreprises admissibles détenues et dirigées majoritairement par des femmes. Cette mesure comprend une réduction de 1 % du taux d’intérêt pondéré, la possibilité d’un moratoire additionnel de six mois sur le remboursement du capital ainsi que l’exemption des frais d’ouverture de dossier », explique Emanuèle Roux. Les entrepreneures au féminin sont de beaux exemples d’audace et de témérité. « On peut en retrouver dans différents domaines comme le commerce de détail, le domaine manufacturier, les services professionnels, le milieu agricole. Nos cafés sont souvent gérés par des femmes », fait remarquer Mme Roux, qui ajoute que notre MRC montre de très beaux exemples d’entrepreneuriat féminin. « Certaines sont en démarrage, d’autres sont en pleine croissance. Ce sont des femmes qui ne se sont pas fait prier pour faire leur place. Elles ont foncé », de dire Emanuèle Roux. Ainsi, avec cette nouvelle politique, le DEPS dispose de leviers supplémentaires pour accompagner les entrepreneures d’ici dans leurs projets et à différentes étapes du développement de leur entreprise. Les entreprises qui souhaitent en savoir davantage peuvent consulter la nouvelle Politique d’investissement commune sur le site Web du DEPS ou communiquer avec l’équipe du DEPS pour discuter de leurs projets et des solutions de financement offertes.

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Karine Foster est la nouvelle directrice générale de la Caisse Desjardins Pierre-De Saurel Jean-Philippe Morin | Les 2 Rives

La Caisse Desjardins Pierre-De Saurel a une nouvelle directrice générale depuis le 19 octobre. Karine Foster prend la relève d’Éric Parent qui, après deux ans à la tête de l’institution soreloise, relève maintenant de nouveaux défis chez Desjardins à Montréal. « Je ne souhaite pas changer ce qui fait le succès de la Caisse Pierre-De Saurel, mais plutôt préserver ses forces, mobiliser ses

équipes et poursuivre ce qui a été bâti avec succès. Au-delà du rôle de directeur général, je choisis une communauté où je souhaite

m’établir, m’impliquer et contribuer durablement, comme dirigeante autant que comme citoyenne », mentionne-t-elle par écrit, en ajoutant ne pas voir Sorel-Tracy comme une escale, mais une destination. Selon son profil LinkedIn, Karine Foster a occupé différents postes chez Desjardins,

notamment à Ottawa et Gatineau, depuis 2013. Comme formation, elle a une maîtrise de l’Université Laval en administration des affaires. Comme directrice Développement des affaires, Est-Ontarien et Ottawa, elle gérait notamment 4,3 G$ d’actifs, 13 centres de servvices, ces, huit u t directeurs d ecte de développement de conseillers et 76 533 membres. marché, 89 conseil Au fil des années anné chez Desjardins, outre comme directrice directric Développement des Foster a assuré des rôles de affaires, Mme Fost conseillère en finances personcomptable, consei nelles et gestion du d patrimoine, conseillère développement des affaien formation et d res, directrice Développement de marché, Dé au réseau et conconseillère services serv seillère principale princip Fédération des caisses Desjardins du Québec (FCDQ). vision, la nouvelle directrice Dans sa visi générale veut que la Caisse Desjardins « [demeure] la réféPierre-De Saurel Sa rence incont incontournable [du] milieu en offrant une eexpérience membre dis[…] », peut-on tinctive et humaine h lire dans sa présentation. Elle vise la prise en charge aussi à poursuivre pour distinctive des membres, maintenir mobilisation des employés et une mob assurer la continuité du leadership dans la communauté, entre autres. a Karine Foster devient ainsi Ka première femme à occuper la pr poste de directrice générale le po de la Caisse Desjardins Pierre-De Saurel. Pierre

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Karine Foster est directrice générale de la Caisse Desjardins depuis le 19 octobre. Photo gracieuseté


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L’agriculture et les organismes au cœur d’un 5 à 7 le 29 octobre

Le dernier 5 à 7 qui s’est tenu chez Botanix, à l’occasion du 75e anniversaire de fondation de l’entreprise, a eu lieu le 24 septembre 2025. Photo Philippe Manning / CCIST

La Chambre de commerce et d’industrie de Sorel-Tracy (CCIST) invite les entrepreneurs, les producteurs agricoles, les représentants d’organismes à but non lucratif (OBNL) et l’ensemble de la communauté d’affaires à participer à la troisième édition de ses 5 à 7 RéseauLution, présentés par Lemoine Assurance, le jeudi 29 octobre prochain, au Comptoir Richelieu Botanix, à Sorel-Tracy. Cette nouvelle rencontre mettra en lumière l’agriculture et les organismes à but non lucratif, soit deux milieux aux réalités différentes, mais qui partagent un même engagement envers le développement et la vitalité du territoire. En réunissant ces deux milieux autour d’un même événement, la CCIST souhaite favoriser les échanges, encourager de nouvelles collaborations et rappeler que le développement économique d’une région repose également sur la force de ses réseaux communautaires. Cette troisième édition sera également l’occasion de donner le coup d’envoi à la

campagne de poinsettias au profit du Centre La Traversée, à l’approche de la période des Fêtes. Pour l’occasion, le centre jardin du Comptoir Richelieu Botanix sera chauffé et spécialement aménagé. Les participants pourront profiter de petites bouchées chaudes, d’un décor soigné et de plusieurs occasions de prendre des photos, le tout dans un environnement favorisant les discussions et les rencontres professionnelles. « Avec Réseau-Lution, nous souhaitons multiplier les occasions de rencontres entre les différents acteurs de notre économie. L’agriculture et les organismes à but non lucratif contribuent chacun à leur façon au développement de notre région. Cette troisième édition représente une belle occasion de reconnaître leur importance, de favoriser les échanges et de renforcer les liens qui unissent notre communauté d’affaires », commente André Averill, président de la CCIST, par voie de communiqué. Les personnes intéressées sont invitées à réserver leur place sur le site Web de la CCIST. J.-P.M.

La SADC Pierre-De Saurel a généré près de 4 M$ d’investissements en 2025-2026 La SADC Pierre-De Saurel dresse un bilan positif de son année 2025-2026, marquée par des investissements générés de près de 3,9 M$ dans la région, un accompagnement soutenu des entrepreneurs et une transition importante à la direction générale.

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L’organisation souligne, via communiqué, avoir poursuivi son engagement autour de trois axes clés : le financement, l’accompagnement des entreprises et le développement économique local. L’année a été marquée par le départ de Sylvie Pouliot, après 23 ans à la direction générale. Depuis janvier 2026, Annie Belhumeur assure la relève. « Plus que jamais, la SADC Pierre-De Saurel demeure un partenaire de confiance pour notre milieu, capable de conjuguer continuité, innovation et engagement afin de soutenir un développement économique durable et porteur pour notre région », souligne Claude Maheux-Picard, présidente de la SADC Pierre-De Saurel. Au chapitre du financement, la SADC a déboursé 523 888 $ en prêts au cours de l’exercice, contribuant à générer 3 858 431 $ en investissements sur le territoire. L’offre financière a également été bonifiée grâce à l’ajout de nouveaux fonds dédiés

venant compléter le fonds d’investissement et le fonds Stratégie jeunesse 18-39 ans. Les fonds Vert, Numérique et de transfert permettent notamment d’accompagner les entreprises dans leurs projets de transition écologique, de virage technologique et de relève entrepreneuriale. « Contribuer au succès des entrepreneurs est la raison d’être de la SADC, et notre présence sur le terrain le démontre. Nous souhaitons également exercer un leadership mobilisateur pour faire rayonner les initiatives locales dans notre collectivité », affirme Annie Belhumeur, directrice générale de la SADC Pierre-De Saurel. La SADC se réjouit de pouvoir offrir de l’accompagnement personnalisé grâce à son équipe. Parmi les initiatives, notons le Défi OSEntreprendre et le parcours Startup du HUB du Cégep de Sorel-Tracy, qui contribuent à valoriser les entrepreneurs actuels et futurs et à renforcer la culture entrepreneuriale régionale. La SADC joue également un rôle actif en développement économique local par sa participation et son appui à des projets comme la Symbiose industrielle et territoriale, le Labidéa du Cégep de Sorel-Tracy et le Chantier d’attraction de la main-d’œuvre. Le rapport annuel est disponible sur le site Web de la SADC. J.-P.M.


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Employeurs, n’automatisez pas ces 3 tâches! Les puissants outils d’intelligence artificielle (IA) aident certes les employeurs à gagner du temps et à économiser de l’argent en éliminant des tâches répétitives ou prévisibles des flux de travail. Or, certaines sphères d’activité requerront toujours un être humain pour assurer une meilleure efficacité. Voici donc trois tâches à ne pas automatiser en entreprise.

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PRISE DE DÉCISION STRATÉGIQUE

Un processus automatisé peut vous aider, par exemple, à trier les candidatures pour un nouveau poste. Des barèmes d’évaluation préétablis sont cependant susceptibles d’écarter des profils qui pourraient créer davantage de valeur. Notez que la loi exige déjà que les entreprises répondent à certaines obligations lorsque des décisions concernant des individus sont prises sans l’intervention d’une personne. Vous souhaitez en apprendre plus sur le sujet? Contactez un professionnel en ressources humaines de votre région!

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GESTION DE LA SATISFACTION CLIENT

Lorsqu’un client contacte votre organisation, un système automatisé peut être utile. Celui-ci répond efficacement à des demandes simples, comme celles qui concernent l’offre de services ou les heures d’ouverture. Or, lorsque quelqu’un a une requêteurgente ou qu’il souhaite déposer une plainte, il est primordial que cette personne puisse entrer rapidement en contact avec un être humain. Cela fidélise la clientèle en plus d’améliorer votre réputation.

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CRÉATION DE VISUELS OU D’ÉLÉMENTS MARKETING

De nos jours, il suffit d’entrer quelques mots dans un outil d’IA pour obtenir en un rien de temps des affiches, des communiqués ou des modèles de publicités. Cependant, il devient difficile de se démarquer, puisque la plupart de ces technologies génèrent des résultats similaires d’un utilisateur à un autre. Autrement dit : quand c’est fait avec l’IA, ça se voit! Vous souhaitez avoir une couleur qui vous est propre et susciter plus d’engagement? Une multitude de graphistes, d’illustrateurs, de photographes et de rédacteurs en chair et en os n’attendent que l’occasion de travailler avec vous!

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Devenir secrétaire à l’ère de l’IA, c’est tout à fait possible! Les nouveaux outils d’intelligence artificielle (IA) ont révolutionné notre façon de travailler, notamment en automatisant plusieurs de nos tâches quotidiennes. Or, cela suscite des inquiétudes quant à l’avenir de certains métiers, dont ceux liés à l’administration. Heureusement, l’IA ne pourra jamais les remplacer totalement : voici pourquoi!

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DES APTITUDES HUMAINES L’intelligence artificielle permet assurément d’exercer des tâches normalement assignées aux secrétaires, comme le classement des courriels, la répartition des appels téléphoniques ou la prise de notes durant les réunions. Cependant, d’autres fonctions requerront toujours une sensibilité humaine, notamment :

Affaires

Directeur général : Marcel Rainville

Photographes : Pascal Cournoyer Steve Gauthier

― une publication spécialisée du journal Les 2 Rives ―

Rédacteur en chef : Martin Bourassa

Caricaturiste : Gilles Marcotte

58, rue Charlotte, Sorel-Tracy (Québec) J3P 1G3 450 742-9408 redaction@les2rives.com www.les2rives.com

Directeur de production : Alex Carrière

Contrôleur : Monique Laliberté

Directeur de l’information : Jean-Philippe Morin

Publicitaires : Kevin Arseneault Linda Bourdua

Éditeur : Benoit Chartier •

Petites annonces 450 771-0677 Sorel-Tracy : 450 742-1002

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Journalistes : Stéphane Fortier Timothy Farley Chroniqueur : Daniel Lequin

Coordonnatrices aux ventes : Mélissa Giard Marie-Pier Robidoux

• Soutenir les gestionnaires dans les efforts de renforcement des équipes; • Participer à l’accueil et à l’intégration des nouveaux membres du personnel; • Organiser les évènements sociaux d’une compagnie; • Traiter les demandes des clients avec empathie (ex. : dans le réseau de la santé). UN MÉTIER EN ÉVOLUTION Un employeur qui fait preuve de leadership connaît la valeur d’une ou d’un secrétaire. Avec un élargissement des tâches et une adoption judicieuse des outils d’IA, ce métier pourra vivre une évolution sensée tout en demeurant essentiel!

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Journaliste pigiste : Céryce Coutu

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