Initiative pour un fonds climat : Un puits sans fond(s) 13
Deux Chambres de commerce au Forum économique mondial ............... 14 Les chiffres du mois 15
VOTRE CVCI
Le Carnet ATA se digitalise en 2026 ....... 16
« Gérer les conflits, ça ne va pas de soi ! » 17
Une année vibrante et inspirante pour le Business Club ............................... 18
Le choix de la FIT SurfAce Cleantech 21
Forum de l’économie de La Côte : On ne peut plus recruter comme avant 22
Nouveaux membres .................................. 23
CAHIER PRATIQUE
Fiche juridique N° 230
Télétravail : a spects transfrontaliers (Suisse-France) 24
Parole d’expert
« O n se trouve globalement devant un mur » 25
DE PARTENAIRE A PARTENAIRE
Nos prochaines Conférences
Partenaires à ne pas manquer 26
L’union en faveur de l’innovation
La Suisse brille au palmarès des pays innovants depuis des années. Cette réalité cache cependant une situation préoccupante : dès qu’il s’agit de passer au stade de la commercialisation, les start-up, scale-up et PME de haute technologie souffrent de l’absence de soutiens financiers, ce qui compromet leur développement. L’économie et la politique prennent heureusement conscience de cette fragilité structurelle.
On peut être premier de classe et peiner à se développer par la suite. Cette métaphore scolaire pourrait s’appliquer aux start-up, scale-up et PME à potentiel mondial de notre pays. Si la Suisse occupe depuis quinze ans la première place de l’Indice mondial de l’innovation, elle peine à accompagner le développement industriel des technologies issues de cette recherche. La faute à une tradition libérale et non interventionniste bien ancrée, qui nous a souvent réussi. La formule ne fonctionne pourtant pas avec les entreprises à haute technologie : u ne fois créées, elles sont supposées atteindre rapidement la rentabilité sans soutien étatique. Cette réussite scientifique masque ainsi une fragilité structurelle.
Commercialiser ses produits ou ses services, ou mobiliser des capitaux privés pour se développer de manière autonome sur des marchés étrangers – et cela sans soutien significatif de l’État – reste ainsi une gageure en Suisse. Cette exigence est d’autant plus difficile à relever que notre marché intérieur est souvent trop petit pour permettre à une entreprise à potentiel mondial d’atteindre une masse critique. D’où le risque élevé de voir ces sociétés souvent rachetées ou délocalisées à l’étranger.
Le monde économique prend toutefois conscience de ces enjeux. Devant ces constats alarmants, la Commission Innovation de la CVCI, composée de chefs d’entreprises engagés, a lancé l’automne dernier une lettre ouverte destinée aux Chambres fédérales,
afin de récolter mille signatures en faveur de conditions-cadres fortes pour les startup, les scale-up et les PME de haute technologie. La récolte est allée bon train et le cap des mille paraphes a été atteint au début de ce mois de février !
Que demande la CVCI ? L a mise en place d’instruments concrets et pragmatiques, par exemple des mécanismes de financement transitoires pour les phases de scale-up, une utilisation plus stratégique des marchés publics comme leviers d’innovation, une fiscalité mieux alignée avec les cycles réels de l’innovation ou encore une meilleure coordination entre politiques scientifique, industrielle et financière. Enfin, cette démarche tend à inscrire ces sujets dans une vision sur le long terme.
La politique se réveille elle aussi. La conseillère nationale Estelle Revaz (PS/GE) a déposé à fin décembre une motion visant à encourager le développement des start-up, en renforçant le rôle des écoles polytechniques fédérales (EPF) par la création d’un fonds. Plus de cent parlementaires – toutes étiquettes confondues – soutiennent ce texte.
Ces démarches doivent permettre d’opérer des changements pour passer de l’invention à l’impact. Il est grand temps que les autorités mettent en place des conditions-cadres essentielles pour favoriser les start-up, scaleup et PME de haute technologie.
RÉSEAUTAGE
4 E ÉDITION DU FORUM DURABILITÉ
Dans un monde en pleine transformation, la durabilité est souvent perçue comme une contrainte ou un coût. Pourtant, de nombreuses entreprises pionnières montrent qu’elle peut devenir un levier puissant de croissance, d’innovation et de résilience économique. André Hoffmann, vice-président de Roche Holding et co-président du Forum économique mondial (WEF), co-auteur du livre « T he New Nature of Business – The Path to Prosperity & Sustainability » v iendra partager sa vision d’une économie alignée sur les besoins de la société et du marché. À travers des exemples concrets, il démontrera comment les entrepreneurs peuvent tirer parti de cette évolution pour renforcer leur position stratégique et financière. Sa conférence sera suivie d’une table ronde puis une série de quatre panels sera proposée aux participants.
26.02.2026
08h30 … 14h00
Millennium Center Crissier
200 francs membres CVCI
300 francs non-membres veronique.maget@cvci.ch
T. +41 21 613 36 41
LANCEMENT DE NOTRE ENQUÊTE CONJONCTURELLE !
Notre traditionnelle enquête conjoncturelle de printemps sera lancée au début mars ! Nous vous remercions d’avance d’accepter de prendre le temps d’y répondre ; u ne large participation est essentielle pour assurer la pertinence des informations récoltées.
Comme de coutume, vous aurez la possibilité de répondre directement sur le site www.cvci.ch/enquetes. Les résultats complets de l’étude seront présentés et commentés lors d’événements dédiés puis mis à disposition sur notre site internet. Des informations plus précises vous parviendront dans les prochaines semaines.
Pour plus d’infos : economie@cvci.ch, T. 021 613 36 83
PETIT DÉJEUNER CYBERSÉCURITÉ
PROTÉGER SES DONNÉES
DANS UN MONDE DE MENACES CROISSANTES
(CVCI X TRUST4SMES ET TRUST VALLEY)
Dans un environnement toujours plus digital, la transformation numérique n’est plus une option : c’est un levier essentiel pour rester compétitif, agile et résilient. Mais cette évolution s’accompagne aussi de nouvelles menaces. Malwares, phishing, ransomwares… les risques se multiplient et touchent particulièrement les PME, souvent moins bien armées pour y faire face.
Cette conférence, organisée en partenariat avec Trust4SMEs et Trust Valley, mettra en lumière les défis concrets auxquels les entreprises sont confrontées. Nous aborderons autant les enjeux techniques que les impacts humains et juridiques liés à la cybersécurité –des éléments clés pour protéger efficacement son organisation et anticiper les menaces.
03.03.2026
08h30 … 11h30
CVCI
Gratuit
veronique.maget@cvci.ch T. +41 21 613 36 41
FORMATION
LA PRÉVOYANCE
PROFESSIONNELLE
MODULES 1 & 2
Au vu du succès rencontré par la première édition, la CVCI et AVENA – Fondation BCV 2e pilier ont décidé de proposer à leurs adhérents un nouveau cycle de formations sur des thématiques centrales liées à la prévoyance professionnelle et aux enjeux qui touchent les employeurs et responsables des ressources humaines. Ne manquez pas les deux premiers modules !
• 12.03.2026 « Module 1 – Les bases de la prévoyance »
• 07.05.2026 « Module 2 – Le rôle des RH en prévoyance (bases) »
12.03.2026
09h00 … 12h00
CVCI
250 francs membres CVCI
100 francs adhérents AVENA
350 francs non-membres
veronique.maget@cvci.ch
T. +41 21 613 36 41
SAVE THE DATE ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE LA CVCI
Notre prochaine Assemblée générale se tiendra le 21 mai à Beaulieu Lausanne. Après la partie officielle et le message de notre conférencier, les participants seront accueillis dans le désormais traditionnel « C arrefour vaudois » qui permet à une vingtaine d’entreprises exposantes de présenter leurs activités, de réseauter et échanger via leur stand durant toute la durée de l’événement.
De plus amples informations accompagneront l’invitation officielle qui sera adressée aux membres de la CVCI d’ici la fin du mois d’avril.
21.05.2026
Beaulieu Lausanne veronique.maget@cvci.ch T. +41 21 613 36 41
CONFÉRENCE
TRANSMISSION D’ENTREPRISE : ENJEUX ET PERSPECTIVES
La transmission ou la reprise d’une entreprise représente un moment décisif, tant pour les dirigeants que pour les repreneurs. Pour éclairer ces étapes clés et offrir des pistes concrètes d’action, nous avons le plaisir de vous inviter à un événement dédié aux enjeux humains, stratégiques et financiers de la relève entrepreneuriale.
Cet événement, organisé en partenariat avec le Réseau Entreprendre Suisse et avec le soutien de Prolinks Partner SA, vous propose :
• Un regard d’expert (Bernard Sulliger, de Prolinks Partner SA) ;
• Des témoignages authentiques d’entrepreneurs qui ont vécu, avec leurs défis et leurs réussites, un processus de transmission ou de reprise ;
• Un moment d’échanges privilégié pour poser vos questions, confronter vos idées et rencontrer des acteurs engagés dans l’écosystème de la transmission/reprise.
Cet événement s’adresse à tous ceux qui envisagent une transition, réfléchissent à la relève de leur structure ou souhaitent s’informer pour mieux anticiper l’avenir.
19.03.2026
08h00 … 11h30
CVCI
Gratuit
jelena.kovacevic@cvci.ch
T. +41 21 613 36 39
RETOUR SUR LA MISSION ÉCONOMIQUE EN INDE –ATTRACTIVITÉ DU MARCHÉ
INDIEN POUR LES ENTREPRISES VAUDOISES
En octobre 2025, le canton de Vaud a ouvert une nouvelle page de ses relations internationales en menant la première mission économique suisse en Inde depuis l’entrée en vigueur de l’accord de libre-échange entre les deux pays.
Portée par le Département de l’économie, de l’innovation, de l’emploi et du patrimoine, cette initiative a marqué une étape forte pour les entreprises vaudoises prêtes à explorer de nouveaux horizons.
Six mois plus tard, nous vous proposons de faire le point : où en sont les accords, quelles perspectives se dessinent et comment cette mission a-t-elle concrètement soutenu nos acteurs économiques ?
Nous aurons surtout le plaisir de donner la parole à celles et ceux qui étaient sur le terrain : entrepreneurs et participants à la mission partageront leur expérience et leur vision.
26.03.2026
17h00 … 20h30
CVCI
Gratuit
veronique.maget@cvci.ch T. +41 21 613 36 41
RÉFÉRENCER
SON SITE EN 2026 : COMMENT ÊTRE VISIBLE À L’ÈRE DES MOTEURS DE RECHERCHE GÉNÉRATIFS IA ?
La question clé n’est plus seulement « Su isje bien référencé sur Google ? » m ais bien :
« Mon entreprise est-elle citée et recommandée par les IA ? »
Lors de cette conférence, organisée en partenariat avec Suisseo, nous vous montrerons :
• pourquoi le SEO reste un pilier essentiel de la visibilité digitale, et aussi pourquoi il ne se suffit plus à lui seul ;
• comment fonctionne le GEO (Generative Engine Optimization) et pourquoi il devient un avantage concurrentiel décisif ;
• ce que les IA valorisent réellement lorsqu’elles recommandent une entreprise ;
• comment éviter de devenir invisible face à des concurrents déjà présents dans ces réponses générées.
Cette conférence ne se limite pas à des concepts théoriques : e lle vous permettra de comprendre concrètement ce qui change, d’identifier où vous en êtes aujourd’hui et de repartir avec des pistes actionnables et des opportunités pour adapter votre stratégie digitale dès maintenant.
Un rendez-vous incontournable pour les dirigeants et PME qui souhaitent anticiper l’évolution de la recherche en ligne, sécuriser leur visibilité et garder une longueur d’avance dans un environnement digital en pleine mutation.
30.03.2026
15h45 … 20h30 CVCI
350 francs membres CVCI
450 francs non-membres formations@cvci.ch T. +41 21 613 36 37
LE PROGRAMME COMPLET DE NOS ÉVÉNEMENTS EST DISPONIBLE SUR www.cvci.ch/fr/evenements
Tous nos prix sont indiqués hors taxe. La TVA sera facturée en sus.
INTERNATIONAL LINK
WELCOME DAY
Did you recently relocate to the canton of Vaud? Are you eager to learn more about the way things work in Switzerland? The Welcome Day features presentations from different experts about the local culture, insurance system and tourism. On-site childcare will be provided, so children are also welcome.
The event will be followed by a networking buffet of local specialties.
03.03.2026
05:30pm … 07:00pm
CVCI
Free for S permit holders, CVCI member companies’ employees and their partners
50 Swiss francs for other participants Information and registration: internationallink@cvci.ch
RELOC’COFFEE
BECOME PROFESSIONALLY SUCCESSFUL IN SWITZERLAND – AN INTERACTIVE WORKSHOP TO (CO-)CREATE YOUR PROFESSIONAL FUTURE
In this workshop, you will explore how to position yourself clearly and confidently in a competitive landscape. Through practical exercises and collective intelligence, you will challenge assumptions, gain new professional perspectives, and clarify your narrative. Be ready to participate actively in this hands on session, and you will leave with an action plan to shape your professional future in Switzerland.
30.04.2026
02:00pm … 04:00pm
CVCI
Free of charge, but registration is mandatory
Information and registration: internationallink@cvci.ch
FORMATIONS JURIDIQUES
ÉCHOS
DES TRIBUNAUX EN DROIT DU TRAVAIL ABONNEMENT 2026
LES LUNDIS DIGITAUX DU SERVICE JURIDIQUE
Deux heures pour aborder en ligne une question centrale du droit du travail.
• 02.03.2026 Vacances, congés usuels et non payés : d roit aux vacances, possibilités de réduction en cas d’incapacité de travail, gestion des vacances à la fin des rapports de travail, jours fériés et congés usuels.
• 30.03.2026 Congés spéciaux : congés maternité et paternité, proches aidants, congé de prise en charge d’un enfant gravement atteint dans sa santé.
• 04.05.2026 Fin des rapports de travail I : principes applicables aux différentes situations de fin de contrat de travail et aperçu de quelques cas particuliers.
Les participants auront la possibilité d’interagir en posant des questions en direct, sans avoir besoin de se déplacer.
02.03, 30.03 & 04.05.2026
14h00 … 16h00 ONLINE
100 francs membres CVCI, HR Vaud, CNCI, CCIF et AVENA
150 francs non-membres
RENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTIONS POUR LES COURS DE DROIT DU TRAVAIL
A leksandra Kalberlah formations@cvci.ch T. 021 613 35 35
LE PROGRAMME COMPLET DE NOS COURS EST DISPONIBLE SUR www.cvci.ch/fr/formations
Tous nos prix sont indiqués hors taxe. La TVA sera facturée en sus.
À l’issue de ces présentations des derniers arrêts marquants des tribunaux, vous repartirez avec une vision claire et actualisée des évolutions de la jurisprudence en droit du travail.
Des connaissances concrètes, directement applicables dans votre pratique professionnelle, pour gagner en assurance, anticiper les risques et prendre des décisions éclairées au quotidien.
Nous organisons trois sessions par année, comprenant chacune d’elle trois dates à choix. Pour bénéficier d’un rabais, souscrivez un abonnement aux trois sessions !
Session d’hiver
17.03.2026
10h00 … 12h00, CVCI
19.03.2026
10h30 … 12h00, ONLINE
19.03.2026
16h30 … 17h30, ONLINE
Session de printemps
11.06.2026
10h00 … 12h00, CVCI
16.06.2026
10h30 … 12h00, ONLINE 16.06.2026
16h30 … 17h30, ONLINE Session d’automne
12.11.2026
10h00 … 12h00, CVCI
17.11.2026
10h30 … 12h00, ONLINE 17.11.2026
16h30 … 17h30, ONLINE Prix de l’abonnement aux trois sessions : 250 francs membres CVCI, HR Vaud, CNCI, CCIF, CCIG et AVENA 350 francs non-membres Prix par session : 1 00 francs membres CVCI, HR Vaud, CNCI, CCIF, CCIG ET AVENA 150 francs non-membres
INTRODUCTION
AU DROIT DU TRAVAIL
En tant que professionnel·le des ressources humaines, vous êtes souvent en première ligne pour garantir que les pratiques de votre entreprise respectent le cadre légal. Cette formation vous donne les clés pour naviguer sereinement dans les règles du droit du travail suisse.
16.03.2026
08h30 … 16h30, CVCI
490 francs membres CVCI, HR Vaud, CNCI, CCIF et AVENA 650 francs non-membres
LE B.A. – BA DES CONTRATS DE VENTE
ET DE SERVICE
Dans un écosystème d’affaires en constante évolution, comprendre les fondamentaux du droit des contrats est un véritable atout. Cette formation interactive vous guide pas à pas – de la conclusion à l’exécution, jusqu’à la résiliation – pour maîtriser les droits et obligations qui fondent des collaborations durables et efficaces.
01.04.2026
8h30 ... 12h00
CVCI
250 francs membres CVCI, HR Vaud, CNCI, CCIF et AVENA 350 francs non-membres
PROTECTION DES DONNÉES : CE QUE LES RH DOIVENT SAVOIR
À l’heure du Big Data, la question de l’autodétermination informationnelle, soit le droit pour tout à chacun d’être maître des informations qui le concernent en pouvant déterminer qui les utilise, les propage et à quelles fins, bat son plein. Après l’Europe et la mise en vigueur du Règlement général sur la protection des données, la Suisse a finalement mis à jour son droit en la matière en révisant sa loi sur la protection des données (LPD), avec toutes les conséquences que cela implique pour les employeurs en particulier.
05.05.2026
8h30 ... 12h00
CVCI
250 francs membres CVCI, HR Vaud, CNCI, CCIF et AVENA
350 francs non-membres
FORMATION EXPORT
LES INCOTERMS®, LEUR SIGNIFICATION ET USAGE
La formation couvrira les quatre fonctions essentielles des Incoterms® : L a livraison : quand et où le vendeur doit-il livrer la marchandise ? Le transfert de risques : qui assume les risques en cas de dégâts et/ou perte ?
La répartition des frais : qui paie quoi ? L es documents : qui doit établir et fournir les documents ?
03.03.2026
08h30 … 12h00
CVCI
210 francs membres CCI
300 francs non-membres
Documentation et pauses-cafés incluses
EXPORTER C’EST FACILE ! (ENFIN PRESQUE… )
Votre entreprise souhaite se développer à l’international ? C ’est une grande étape qu’elle va franchir. Alors, ne la mettez pas involontairement en infraction !
Pour que vos marchandises traversent les frontières rapidement et sereinement, elles doivent être accompagnées des documents appropriés. Vous devrez en déterminer l’origine, utiliser les Incoterms® ou les accords de libre-échange et établir les documents nécessaires.
17.03.2026
13h30 … 17h00
CVCI
210 francs membres CCI
300 francs non-membres
Documentation et pauses-cafés incluses
TOUT CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR SUR LA TVA EUROPÉENNE ! (FORMATION D’UN JOUR ET DEMI)
Toutes les entreprises sont tenues de collecter la TVA auprès des consommateurs et de la reverser à l’Etat. Lorsqu’une entreprise suisse effectue des opérations à l’intérieur des frontières de l’UE, le système devient vite complexe et peut engendrer des risques financiers. Or, lorsque la TVA est appliquée correctement, elle n’est jamais à la charge des entreprises.
28.04.2026 09h00 … 16h30
21.05.2026 09h00 … 12h00
CVCI
600 francs membres CCI
900 francs non-membres
Documentation et pauses-cafés incluses
LES ACCORDS DE LIBRE-ÉCHANGE ET L’ORIGINE PRÉFÉRENTIELLE
Les accords de libre-échange entre la Suisse et certains pays éliminent ou réduisent les droits de douane et les autres obstacles commerciaux de caractère tarifaire. Chaque accord étant différent, il est parfois difficile de s’y retrouver et de les appliquer de manière appropriée.
Cette formation a été développée pour vous fournir des connaissances approfondies sur les accords de libre-échange, afin que vous puissiez bénéficier de leurs conditions tarifaires avantageuses pour vos marchandises.
19.05.2026 09h00 … 16h30
CVCI
400 francs membres CCI
600 francs non-membres
Documentation et pauses-cafés incluses
RENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTIONS POUR LES COURS EXPORT
Véronique Maget formations@cvci.ch
T. 021 613 36 41
« Une prise de conscience est en cours »
L’innovation, domaine dans lequel la Suisse excelle, reste un moteur puissant pour le développement économique de notre pays. Passer à l’industrialisation s’avère toutefois problématique par manque de soutien. Les initiatives se multiplient pour faire bouger les lignes. Directeur de la Fondation Campus Biotech Geneva et président de la Commission Innovation de la CVCI, Nicolas Durand fait le point sur le sujet.
Les start-up, scale-up et PME de haute technologie suisses sont à la pointe de l’innovation. Où se situent-elles dans le concert mondial où la concurrence est féroce ?
Les start-up, scale-up et PME de haute technologie suisses occupent objectivement une position de tout premier plan sur la scène mondiale de l’innovation. La Suisse est classée numéro 1 du Global Innovation Index de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) de manière ininterrompue depuis 2010. Ce leadership repose sur des fondamentaux solides et équilibrés : l a qualité des institutions, l’excellence du capital humain et de la recherche, des infrastructures de premier ordre, un haut niveau de sophistication des entreprises et des marchés, ainsi qu’une capacité remarquable à produire des technologies innovantes.
Cela étant dit, ce classement comporte deux biais importants. Premièrement, il mesure avant tout la capacité à inventer et à développer des technologies, mais beaucoup moins leur impact réel sur les marchés. Secondement, il rapporte la performance à la population, ce qui favorise mécaniquement les petits pays très performants comme la Suisse lorsqu’ils sont comparés à de vastes ensembles comme les États-Unis ou la Chine.
Si nos sociétés innovantes figurent clairement parmi les meilleures au monde sur le plan scientifique et technologique, elles rencontrent toutefois de réelles difficultés lors -
qu’il s’agit de passer à l’échelle depuis la Suisse. L’absence d’un véritable marché intérieur, la force du franc, certaines formes de protectionnisme exogène, la complexité réglementaire liée à certaines industries, les démarches liées à l’exportation ou encore les barrières culturelles et commerciales rendent l’accès aux marchés internationaux particulièrement exigeant. Le véritable défi n’est pas l’innovation elle-même, mais la capacité à transformer cette excellence en champions industriels et commerciaux capables de s’imposer durablement sur les marchés mondiaux.
La Commission Innovation de la CVCI que vous présidez a lancé une lettre ouverte destinée aux parlementaires fédéraux en faveur de conditions-cadres fortes pour ce secteur. La légendaire résilience a ses limites, écrit-elle. La situation est-elle inquiétante ? La situation n’est pas alarmante, mais elle est clairement préoccupante si l’on ne corrige pas certains déséquilibres structurels. Notre lettre ouverte n’a pas vocation à dramatiser, mais à sensibiliser les décideurs politiques au fait que le modèle suisse fonctionne remarquablement bien pour produire de la recherche et des innovations, mais beaucoup moins pour les transformer en valeur économique et sociétale durable.
Le fait que la Suisse ne souhaite pas mener une politique industrielle classique est une force. Ce choix a contribué à un cadre libéral, stable et attractif. En revanche, considérer
que ce principe doit s’appliquer sans nuance à l’innovation est, selon nous, une erreur stratégique. L’innovation doit faire partie des exceptions à considérer. Notre message est simple : l ’État doit être un soutien et un facilitateur de l’innovation, et non se limiter à être un obstacle réglementaire ou un acteur neutre par défaut.
La notion de résilience évoquée dans la lettre s’inscrit dans le contexte des crises successives que la Suisse a traversées ces dernières années. Le président de la Confédération, Guy Parmelin, rappelait récemment que « l a Suisse est perpétuellement en crise depuis plusieurs années ». Jusqu’ici, notre économie a tenu, souvent au prix d’efforts considérables des entreprises elles-mêmes : réduction des marges, restructurations, adaptations permanentes. Mais cette résilience a effectivement des limites. Sur le principe, il est légitime d’attendre des entreprises qu’elles se débrouillent sans aide étatique structurelle si la situation correspond à un nouveau normal durable. En revanche, si l’on considère que la période actuelle est transitoire, alors il est de la responsabilité collective de tout mettre en œuvre pour aider nos entreprises à traverser cette phase délicate.
Qu’attendez-vous des Chambres fédérales avec votre démarche ? Nous n’attendons ni un changement brutal de paradigme ni une remise en cause des fondements du modèle économique suisse. Nous attendons avant tout une prise de conscience et un débat politique lucide, fondé sur la réalité vécue par les start-up, scale-up et PME de haute technologie sur le terrain. Nous souhaitons que les Chambres fédérales reconnaissent que l’innovation ne s’arrête pas à la recherche et au développement, et qu’il est légitime de considérer les phases de croissance, d’industrialisation et de mise sur le marché comme des investissements stratégiques pour le pays. Cela passe par des instruments concrets et pragmatiques, par exemple des mécanismes de financement transitoires pour les phases de scale-up, une utilisation plus stratégique des marchés publics comme leviers d’innovation, une fiscalité mieux alignée avec les cycles réels de l’innovation ou encore une meilleure coordination entre poli-
« D ANS UN CONTEXTE INSTABLE COMME AUJOURD’HUI, L’INNOVATION DOIT ÊTRE CONSIDÉRÉE COMME UN INVESTISSEMENT STRATÉGIQUE, DE LA RECHERCHE JUSQU’À LA CROISSANCE DES ENTREPRISES » , PLAIDE NICOLAS DURAND.
tiques scientifique, industrielle et financière. Enfin, notre démarche vise à inscrire ces sujets dans une vision de long terme.
La conseillère nationale
Estelle Revaz (PS/GE) a déposé à fin décembre une motion visant à encourager le développement des start-up, en renforçant le rôle des écoles polytechniques fédérales (EPF) par la création d’un fonds. Qu’en pensez-vous ?
Cette démarche est clairement utile et largement complémentaire à la lettre ouverte portée par la Commission Innovation de la CVCI. Cette motion a le mérite de cibler un angle mort bien identifié de l’écosystème suisse : l’absence de soutien structuré au passage de la start-up à la scale-up, en particulier pour les entreprises issues de la recherche académique. Le fait que cette motion ait été cosignée par 104 conseillers nationaux est, à cet égard, une excellente nouvelle. En proposant de renforcer explicitement le rôle des Écoles polytechniques fédérales sur cette phase critique, et en leur donnant la possibilité de créer un fonds dédié, la motion va dans le sens
d’une meilleure continuité entre recherche, transfert technologique et croissance. Cela étant dit, la lettre ouverte de la CVCI s’inscrit dans une perspective plus large. Elle ne se limite pas aux EPF ni aux spin-off académiques, mais concerne l’ensemble des startup, scale-up et PME de haute technologie, quel que soit leur ancrage institutionnel. En ce sens, la motion Revaz constitue une brique importante, mais non suffisante à elle seule.
Les entreprises innovantes sont souvent issues de laboratoires universitaires ou de pôles de recherche. Le programme d’économies du Conseil fédéral affecte aussi les Hautes écoles. Est-ce une menace à terme ?
Oui, à terme, c’est clairement une menace pour la capacité d’innovation de la Suisse. La très grande majorité des entreprises innovantes, en particulier dans les technologies de pointe, sont issues des Hautes écoles, des universités et des pôles de recherche. Fragiliser ces institutions, même de manière indirecte, revient à affaiblir la source même de notre innovation. Je considère que la réduction des bud-
gets alloués à la formation, à la recherche et à l’innovation est une erreur stratégique. L’innovation n’est pas une dépense de fonctionnement que l’on peut ajuster à la baisse en période de crise sans conséquence. C’est, par définition, un investissement pour le futur. Dans un contexte international extrêmement compétitif, réduire l’effort sur la formation et la recherche revient à envoyer un signal négatif, tant aux chercheurs qu’aux entrepreneurs et aux investisseurs. À l’inverse, maintenir, voire renforcer, ces investissements est l’un des rares leviers dont dispose la Suisse pour continuer à jouer un rôle de premier plan, malgré la taille réduite de son marché intérieur et un coût de la vie élevé.
Qu’en concluez-vous ?
La Suisse dispose d’atouts exceptionnels : des institutions solides, un système de formation et de recherche de classe mondiale, des entrepreneurs innovants et une économie ouverte et compétitive. Mais ces atouts ne produiront leurs pleins effets que si nous acceptons de regarder lucidement nos fragilités et d’adapter nos conditions-cadres en conséquence.
L’enjeu n’est pas de renier le modèle suisse, ni de basculer vers un interventionnisme généralisé, mais d’évoluer avec pragmatisme. Dans un contexte instable comme aujourd’hui, l’innovation doit être considérée comme un investissement stratégique, de la recherche jusqu’à la croissance des entreprises. C’est à ce prix que nos découvertes scientifiques pourront se transformer en impact économique, social et sociétal durable. Les signaux récents, qu’il s’agisse du débat politique qui s’intensifie, des initiatives parlementaires transpartisanes ou de la mobilisation du tissu économique, montrent qu’une prise de conscience est en cours. C’est une opportunité qu’il faut saisir collectivement.
Enfin, au-delà des clivages idéologiques, l’innovation peut et doit rester un terrain de dialogue entre l’économie, le monde académique et le politique. En avançant ensemble, avec une vision de long terme et un sens partagé des responsabilités, la Suisse peut non seulement conserver sa place de championne de l’innovation, mais surtout devenir un pays où les innovations grandissent, créent de la valeur et bénéficient durablement à la société.
Frite décarbonée : quelques recettes
Un récent reportage de l’AEnEC a porté sur l’un des sites d’une de ses entreprises participantes, où sont produites des frites congelées. Et aussi des réflexions résolues sur la décarbonation !
Sur ce site engagé à se décarboner, en s’appuyant sur le « P lan Décarbonation » d e l’AEnEC, un quotidien régional a pu titrer : « Des frites ‹zéro carbone› : ce n’est pas pour demain mais presque ». L’abus de langage est surtout dans le fait que la frite elle-même, c’est riche en carbone ! Mais aussi, cette démarche de durabilité prête d’ores et déjà à des réflexions.
Le contexte global actuel, politique et économique, suscite deux attitudes quant au développement durable : l ’une appelle à freiner sinon à faire machine arrière, l’autre au contraire invite à avancer dans la sobriété énergétique, le recours aux énergies renouvelables et l’adoption de technologies inno -
vantes, et faire ainsi d’une pierre trois coups : accroître son autonomie énergétique, réduire les coûts à moyen terme et en même temps décarboner tel qu’inscrit dans la loi.
Il y a de tout ça dans cette production de frites. Passons sur les mesures d’économie classiques, l’électricité certifiée hydraulique... Voyons le côté thermique, un besoin central de la production évidemment : l ’utilisation des sources fossiles a évolué jusqu’à l’adoption du gaz naturel… dont le biogaz désormais grignote de manière croissante sa prééminence. Actuellement il s’obtient lors du traitement des eaux usées du site, demain il proviendra aussi de déchets solides. Et pour s’abstraire encore davantage du gaz naturel importé, la récupération de chaleur, déjà mise en œuvre avec une pompe classique sur la grande friteuse, va connaître un saut technologique avec la mise en place sur le circuit de froid d’une pompe à chaleur haute température –dispositif récent promis globalement à un
bel avenir. Ajoutons qu’une captation des rejets de CO2 n’est pas exclue dans le futur. Et aussi, pour la petite histoire, soulignons l’encouragement de l’entreprise aux pratiques durables dans les exploitations – locales ! – qui fournissent les pommes de terre.
Des mesures ambitieuses, de gros investissements consentis et un bel optimisme quant à leur rentabilité à terme, complétant ce sentiment de « faire d’une pierre trois coups » Sinon plus.
m enaw.ch/fr/actualite
m enaw.ch/fr/angebot/plan-decarbonation
TEXTE JEAN-LUC RENCK, AENEC
Suisse à 10 millions : l e chaos tout de suite
Franc fort, droits de douane, tensions géopolitiques et autres crises : rarement l’incertitude aura été aussi grande pour nos entreprises. Ce qui est certain en revanche, c’est que nous voterons cette année sur l’initiative UDC. Et qu’en cas d’acceptation, les conséquences négatives se feront sentir très rapidement – et pas « que » en 2050, comme le laissent entendre les initiants.
L’initiative exige que le Conseil fédéral prenne des mesures drastiques pour limiter la population déjà à partir de 9,5 millions d’habitants – un seuil que nous devrions atteindre à partir de 2030, si l’on en croit le scénario démographique de référence.
Ces mesures toucheraient notamment le regroupement familial, ce qui aurait aussi un impact pour nos entreprises – car quel spécialiste européen voudrait encore venir travailler en Suisse si ses enfants ne peuvent pas
venir avec lui ? De plus, entraver le regroupement familial contredirait le principe de libre circulation avec l’Europe. Bien malin celui qui peut prédire comment l’UE réagirait.
Mais une chose est sûre : cela sèmerait le chaos dans la relation avec notre voisin européen, vers qui nous exportons pratiquement trois fois plus de marchandises (51 % de nos exportations en 2024) que vers les ÉtatsUnis (18 % en 2024). Ce d’autant que l’initiative demande également de résilier l’accord sur la libre circulation des personnes à partir de 10 millions d’habitants, ce qui ferait automatiquement tomber les six autres accords bilatéraux I existants, en raison de la clause guillotine.
Précisons qu’on parle bien ici des accords bilatéraux existants, en vigueur depuis plus de 25 ans – ceux-là mêmes qui nous garantissent notre accès privilégié au marché européen, ainsi qu’à des collaborations essentielles dans
des secteurs aussi clés que l’innovation et la recherche. Autant dire que les effets pourraient être bien pires encore que les droits de douane américains.
Évitons donc de nous créer nous-mêmes de nouveaux problèmes avec cette initiative en sabordant ce qui fonctionne depuis plus de 25 ans avec nos voisins européens, qui sont et resteront notre plus important partenaire commercial.
TEXTE CORINE FIECHTER, CHEFFE DE PROJETS, ECONOMIESUISSE
Nous n’avons pas fait les courses, et alors? „
J’ai pas le temps de m’arrêter manger, et alors? „ “ “ J’oublie régulièrement de prendre quelque chose, et alors? „
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Un puits sans fond(s)
Renforcer la protection du climat en endettant les générations futures. Le fonds climat soumis au vote le 8 mars prochain est un mécanisme coûteux et difficilement maîtrisable. Au détriment d’une politique climatique efficace.
Le 8 mars 2026, le peuple et les cantons se prononceront sur l’initiative pour un fonds climat. Sur le papier, l’idée paraît simple : créer un fonds fédéral alimenté chaque année à hauteur de 0,5 à 1 % du PIB, soit près de 10 milliards de francs par an. Mais derrière cette simplicité apparente se cache une réalité beaucoup plus lourde : ce montant serait financé exclusivement par de nouveaux emprunts. D’ici à 2050, cela pourrait représenter 100 à 200 milliards de dettes supplémentaires, le fonds étant volontairement soustrait au frein à l’endettement.
L’initiative vise à renforcer la protection du climat. Elle prévoit des financements pour la décarbonation des transports, des bâtiments et de l’économie, l’amélioration de l’efficacité énergétique, la sécurité de l’approvisionnement, le développement des énergies renouvelables, les mesures de formation nécessaires, des puits de carbone durables et naturels, ainsi que le renforcement de la biodiversité.
QUI VA PAYER ?
Selon le texte de l’initiative, les apports au fonds pourraient certes être financés par un accroissement de la dette – et échapper au principe du frein à l’endettement – mais uniquement de manière temporaire conformément à l’art. 126 al. 1 Cst. En ce sens, le fonds devrait être, à moyen terme, financé par des recettes supplémentaires. Les principales sources de recettes de la Confédération sont l’impôt fédéral direct et la TVA. Le Conseil fédéral annonce un relèvement de la TVA pouvant aller jusqu’à 2,5 points de pourcentage. Si celle-ci n’est pas relevée, l’impôt fédéral direct devrait augmenter jusqu’à 28 % De telles augmentations toucheraient de plein fouet les ménages, mais aussi les PME déjà confrontées à des coûts croissants.
Exiger d’investir chaque année 0,5 à 1 % du PIB dans un nouveau fonds climatique, soit jusqu’à près de 10 milliards de francs, alour -
TEXTE ORIANE ENGEL ORIANE.ENGEL@CVCI.CH
dirait massivement le budget de la Confédération et fragiliserait le frein à l’endettement.
LA SUISSE EST-ELLE VRAIMENT LA PIRE DES ÉLÈVES ?
La Suisse s’est fixé l’objectif de la neutralité climatique d’ici à 2050 et investit déjà plus de 3 milliards de francs par an dans des mesures en faveur du climat et de la biodiversité. Depuis 1990, l’industrie et le secteur du bâtiment ont réduit leurs émissions d’environ 50 % . Grâce à des instruments et à des programmes ciblés, notre pays suit une trajectoire positive et garde le cap, malgré un contexte géopolitique et économique incertain.
Créer un fonds hors gabarit, hors contrôle et hors frein à l’endettement reviendrait à évincer la politique climatique actuelle tout en mettant sous pression d’autres priorités budgétaires essentielles : l a formation, la sécurité, la santé et les infrastructures.
Refuser ce nouveau fonds ne signifie pas refuser d’agir. C’est rejeter un mécanisme coûteux et difficilement maîtrisable au détriment d’une politique climatique efficace, ciblée et compatible avec la compétitivité de la Suisse. L’initiative pour un fonds climat s’attaque au frein à l’endettement et, avec lui, à la stabilité financière qui fait la force de la Suisse.
Deux Chambres de commerce au Forum économique mondial
Pour la première fois, les Chambres de commerce neuchâteloise et vaudoise ont fait le déplacement à Davos (WEF). En compagnie d’une importante délégation économique composée de plus de septante chefs d’entreprises, nous avons parlé d’une économie locale qui rayonne au niveau international.
Quel est l’intérêt pour des Chambres de commerce cantonales de se déplacer à Davos, ce petit village qui devient soudainement le centre névralgique de toute l’économie mondiale ? Si simple que cela puisse paraitre, le choix de se rendre à Davos repose sur une question de visibilité, mais surtout de missions, à savoir connecter notre cercle d’entrepreneurs à d’autres réseaux et assurer le dialogue entre l’économie et la politique. Pas peu fières, les deux Chambres organisatrices des cantons de Neuchâtel et de Vaud, épaulées par les services cantonaux à la promotion économique, ont réuni plus d’une septantaine de personnes sur les thèmes de l’innovation et de l’attractivité. Au programme, de la politique et de l’économie qui discutent et qui font part de leurs expériences pour mieux se comprendre.
« Des Chambres de commerce certes ancrées en Suisse, mais réellement ouvertes et connectées au reste du monde par les nombreuses activités commerciales et industrielles de leurs
membres » ; c’est ce qu’a rappelé le directeur de la CVCI, Philippe Miauton, dans son mot d’introduction soulignant l’importance d’entretenir des relations stables avec nos voisins proches mais aussi éloignés. « L es dégâts causés par un environnement mondial volatil sur notre économie d’exportation, ne doivent pas être minimisés. Les échanges commerciaux dans plusieurs secteurs d’activités reculent chaque jour ». « Pour être ouverts, nous avons besoin de vision et de clarté, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui », a-t-il conclu avant de céder la parole aux autres invités de la soirée, à savoir les Conseillères d’Etat Isabelle Moret et Florence Nater, toutes deux Cheffes des Départements de l’économie des cantons de Vaud et Neuchâtel.
Interrogées sur la santé économique de leur canton respectif, les deux ministres ont échangé sur l’importance de conditions-cadres fortes. Les entrepreneurs font face à des concurrents toujours plus performants, notamment la Chine. Toutes deux ont insisté
sur le fait que pour avoir une économie saine, l’innovation doit être soutenue et encouragée car elle est un moteur de réussite. Propos qui furent confirmés par les présentations des entreprises et projet innovants IMA Automatisation et Solarstratos. Le programme proposait ensuite une table ronde composée de six chefs d’entreprises valdo-neuchâtelois. A tour de rôle, chacun a donné sa vision de l’état de santé de notre économie face au reste du monde. Si certains s’inquiètent du manque d’attention portée par la politique suisse aux multinationales, d’autres ne perçoivent pas ces inquiétudes de la même manière. Lia Pu, Vice-présidente des relations publiques et de la communication pour l’entreprise Huawei, était surprise de se voir questionner sur l’attractivité en baisse de la Suisse face à l’international. Elle a répondu en disant que de l’extérieur, la Suisse est un pays très attractif et dans lequel il fait bon vivre. (Ouf !) La soirée s’est conclue sur un moment de réseautage avec un joyeux mélange de langues, à l’image de notre pays, diversifié et ouvert sur le monde.
Davos, ce fut pour nous, Chambres de commerce, une mission réussie. L’économie a rencontré la politique. L’économie a pu faire part de ses inquiétudes locales, mais aussi rassurer la politique sur le fait que la Suisse est un pays attractif pour l’international, tournée vers l’innovation, le tout dans un cadre où s’agitait toute l’économie mondiale.
Cette rencontre a eu lieu avec le soutien de Philip Morris Switzerland.
De gauche à droite : Vuk Vegezzi, Partner, Visium – Lia Pu, Affaires & Communications, Huawei Switzerland – Stéphane Vuilleumier, CEO, IMA Automation Switzerland – Raphaël Domjan Iinitiator Pilot & CEO, Solarstratos – Xavier Ducarroz, CEO, Philip Morris Switzerland – Nasri Nahas, CEO, Biopôle – Valère Gogniat modérateur.
Indicateurs conjoncturels
les dernières estimations de la Commission Conjoncture vaudoise, la croissance du canton devrait ralentir en 2026 et s’établir à 0,7 %. En 2027, elle pourrait ensuite remonter à 1,6 %. Il convient toutefois de souligner que le degré d’incertitude reste très élevé.
Selon des indicateurs publiés par Statistique Vaud, les exportations vaudoises semblent se stabiliser en 2025, malgré un contexte di cile. Le taux de chômage désaisonnalisé est en phase de remontée.
Le Carnet ATA se digitalise en 2026
Fini les piles de documents et les tampons à répétition : le Carnet ATA entre dans une nouvelle ère ! L a CVCI lance officiellement la version numérique de ce document clé du commerce mondial. Après plusieurs mois de tests, le système est aujourd’hui expérimenté dans les 27 pays de l’EU ainsi qu’en Suisse, en Norvège et au Royaume-Uni.
Grâce au projet Mercury II, les entreprises peuvent désormais télécharger leur Carnet ATA directement sur leur smartphone. Déclarations, contrôles, validations : tout se fait en ligne, en quelques clics. Résultat ? Des passages en douane plus rapides, plus fluides et surtout plus sécurisés, aussi bien pour les entreprises que pour les autorités.
Cette nouvelle solution s’appuie sur une application mobile et un portail douanier connecté. Les données sont suivies en temps réel, réduisant les erreurs et les démarches administratives souvent jugées complexes et chronophages. Cette évolution marque un tournant décisif pour faciliter les échanges internationaux.
Créé dans les années 1960, le Carnet ATA accompagne depuis longtemps les entreprises dans l’exportation temporaire de marchandises. Sa transformation digitale montre que même les outils historiques du commerce savent se réinventer pour répondre aux attentes des nouvelles générations : plus de simplicité, plus de rapidité et une expérience 100 % connectée.
Désormais, le Carnet ATA sera également numérique et disponible sur smartphone.
TEXTE SERGE SAHLI SERGE.SAHLI@CVCI.CH
PHOTO ZUZANNA ADAMCZEWSKA-BOLLE
« G érer les conflits, ça ne va pas de soi ! »
Pour les chefs d’entreprises, les ressources humaines et les managers, les défis RH ne manquent pas. Gestion des conflits, litiges employeuremployé, santé au travail… Mathieu Piguet , responsable du service juridique de la CVCI, constate cette réalité en accompagnant les PME.
Les litiges au sein des entreprises romandes sont-ils fréquents ?
L’immense majorité des rapports de travail ne débouchent pas sur un litige au sens juridique, mais l’on constate une claire augmentation des conflits interpersonnels. Cela ressort des questions à notre permanence comme de la jurisprudence. Les causes sont probablement multiples : pression et/ou sensibilités accrues dans le monde du travail, ainsi qu’une obligation étendue de la protection de la personnalité des travailleurs, comprenant des mesures de prévention.
Les services RH sont-ils bien formés pour détecter et gérer les conflits ?
Détecter est une chose, il faut prévenir et réagir correctement. Les RH, mais aussi les managers, doivent se former et bien sensibiliser les collaborateurs. La CVCI propose des ateliers en entreprise à cet effet.
Faut-il toujours recourir à un externe pour gérer les conflits ?
Non, ce n’est pas une obligation, mais la solution interne n’est parfois pas idéale, surtout dans les petites entreprises. La jurisprudence impose notamment de permettre aux employés de s’adresser à une personne « neutre », en dehors de leur hiérarchie directe et non impliquée dans le conflit.
En quoi consiste le service de prévention et gestion des conflits que la CVCI propose aux PME ?
Si une entreprise s’abonne, ce service permet à tout employé d’être mis en relation -
en toute confidentialité – avec une personne de confiance externe qualifiée. Le but est de traiter rapidement un cas, sur une base anonyme ; l ’employeur n’étant pas informé sans l’accord préalable de l’employé. L’employeur remplit ainsi ses obligations légales.
Une issue judiciaire est-elle parfois inévitable ?
Bien évidemment, mais avoir mis en place les bons outils permet à l’employeur de réduire sa responsabilité. Le service juridique de la CVCI accompagne les entreprises membres, y compris dans des procédures judiciaires.
Découvrez les prestations juridiques de la CVCI sur : m w ww.cvci.ch/fr/juridique
PROPOS RECUEILLIS PAR JEAN-FRANÇOIS KRÄHENBÜHL
JEAN-FRANCOIS.KRAHENBUHL@CVCI.CH
Une année vibrante et inspirante pour le Business Club
2025 restera une année mémorable pour le Business Club, portée par près de 20 événements, des taux de participation records et l’arrivée régulière de nouveaux membres. Une énergie collective qui a donné des couleurs, du rythme et une véritable dynamique à notre communauté.
Tout au long de l’année, nos membres ont exploré des lieux emblématiques et variés : du Grand Conseil à l’Outlet d’Aubonne, en passant par les coulisses de Polygravia Innovation Visuelle SA ou encore les serres Zollinger. Ils ont relevé le défi d’un tournoi de golf, plongé dans l’univers de la cryptomonnaie lors d’une conférence thématique, échangé avec Valais Network et la Chambre de commerce valaisanne, et partagé des moments conviviaux au Casino Barrière Montreux, au Beau-Rivage Palace ou à Swiss Vapeur Parc avec Travelise.
La saison a également été marquée par une immersion sportive à la Vaudoise Aréna, une occasion unique pour nos membres d’assister à un entrainement du LHC, suivi d’une conférence inspirante de John Fust. Sans oublier les nombreux dîners dans les restaurants lausannois, les coupes de champagne pour célébrer la rentrée, et les deux présentations de l’enquête conjoncturelle de la CVCI au printemps et à l’automne. L’année s’est conclue en apothéose sur le rooftop du Royal Savoy Hotel & Spa, lors d’une soirée de Noël chaleureuse et festive.
L’équipe du Business Club adresse un immense merci à ses membres pour leur confiance, leur engagement et leur présence fidèle. Votre participation active enrichit chaque jour notre réseau et nourrit l’élan qui nous anime.
2026 s’annonce déjà exceptionnelle : le Club fête ses 20 ans ! Une étape symbolique qui ouvre la voie à de nouveaux projets, de nouvelles rencontres et des moments forts que nous avons hâte de partager avec vous.
Vous avez un statut de dirigeant (membre du management de l’entreprise, chef-fe d’entreprise, entrepreneur-e ou chef-fe de département) et souhaitez découvrir un événement prochainement ? Nous vous convions à Tendances, la présentation de l’enquête conjoncturelle de la CVCI, le jeudi 23 avril 2025 à 17h30 dans les locaux de la CVCI, à l’Avenue d’Ouchy 47 à Lausanne.
Contactez-nous pour réserver votre place à l’adresse e-mail : businessclub@cvci.ch.
Rejoindre le Business Club vous intéresse ?
Plus d’informations sur le site : m businessclubcvci.ch
Ou par e-mail : businessclub@cvci.ch
Aperçu de l’agenda des prochains événements : m businessclubcvci.ch/evenements/agenda
TEXTE DARA EAP
DARA.EAP@CVCI.CH
PHOTOS
ZUZANNA ADAMCZEWSKA-BOLLE
L’ venir avec un grand
lpp-avena.ch
Choisir aujourd’hui le bon 2e pilier pour construire la vie de demain.
Rendez-vous à l’AG CVCI le 21 mai 2026 !
SurfAce Cleantech réinvente les emballages compostables
Si les sacs et films compostables représentent une alternative crédible au plastique conventionnel, leur adoption massive reste freinée par deux faiblesses majeures : leur coût et leur fragilité. En s’attaquant à ce paradoxe, SurfAce Cleantech s’inscrit comme un acteur clé de la nouvelle génération d’emballages compostables. Depuis 2025, l’entreprise est soutenue par un prêt de 100 0 00 francs de la Fondation pour l’innovation et la technologie (FIT).
Fondée par Frédéric Mauch (CEO) et Saoirse McConnell (CTO), SurfAce Cleantech a développé un revêtement composite biosourcé pour renforcer les emballages compostables. Intégrée directement lors de l’impression des emballages, cette innovation renforce les films, ce qui permet de réduire leur épaisseur, faisant ainsi baisser leurs coûts de production tout en facilitant leur adoption par le marché. Résultat : des films jusqu’à 30 % plus fins et 40 % plus solides. Le tout en conservant leur performance et sans entraver leur potentiel de compostage.
L’innovation se distingue également par sa facilité d’intégration industrielle. Le revêtement SurfAce Cleantech est appliqué via l’impression flexographique, un procédé déjà largement utilisé dans la production d’emballages flexibles. Aucun équipement supplémentaire ni étape industrielle additionnelle n’est requis. Cette approche permet un traitement ciblé des zones critiques du film, tout en restant compatible avec l’ensemble des grades de bioplastiques existants.
En réduisant l’épaisseur des matériaux, SurfAce Cleantech diminue les coûts de production, allège la logistique et limite l’usage de ressources, rendant les emballages compostables nettement plus compétitifs face aux plastiques traditionnels.
La demande pour des emballages compostables augmente de manière soutenue à l’échelle internationale, en raison notamment de deux facteurs. D’un côté : des consommateurs souhaitant de plus en plus se tourner vers des solutions durables. De l’autre : des mesures réglementaires incitatives favorisant l’utilisation d’alternatives biodégradables.
Dans un marché du bioplastique qui devrait doubler d’ici à 2030, SurfAce Cleantech se positionne comme fournisseur de technologie plutôt que comme fabricant d’emballages. En proposant un revêtement prêt à l’emploi destiné à être vendu aux fabricants industriels de packaging, ou mis sous licence auprès de leaders mondiaux de la fabrication et la distribution de coatings, l’entreprise ambitionne de devenir un nouveau standard du marché.
SurfAce Cleantech bénéficie par ailleurs du soutien de la FIT, qui l’accompagne via un prêt Tech Seed de 100 0 00 francs destiné à terminer le développement du produit, réaliser des tests de marché, obtenir des certifications et breveter complètement l’innovation.
La start-up est en cours de levée de fonds preseed de 600 0 00 francs, dont 250 0 00 francs restant à lever pour finaliser le tour et permettre le lancement de la première production commerciale d’ici janvier 2027.
Plus d’informations : m www.surfacecleantech.com
TEXTE JULIE BOCQUEL
JULIE.BOCQUEL@FONDATION-FIT.CH
PHOTO JULIE BOCQUEL
L’équipe de SurfAce Cleantech conçoit une nouvelle génération d’emballages compostables plus fins et plus solides.
On ne peut plus recruter comme avant
La 14 e édition du Forum de l’économie de La Côte se déroulera le 19 mars à Rolle sur le thème « Travailler autrement, diriger différemment ». Divers exposés et une table ronde mettront en lumière les enjeux de recrutement qui se présentent aujourd’hui aux employeurs.
Entrepreneurs, dirigeants et élus de l’ouest vaudois se presseront le 19 mars prochain à Rolle dans le majestueux Rosey Concert Hall, qui accueillera la 14 e édition du Forum de l’économie de La Côte (FELC). La thématique choisie cette année ne manquera pas d’interpeller les participants : « Travailler autrement, diriger différemment ». Divers intervenants venant du monde des RH exposeront leur point de vue sur les bouleversements que le monde du travail connaît, entre la numérisation et l’arrivée d’une jeune génération aux attentes bien différentes de celles de leurs aînés. La conseillère d’Etat Nuria Gorrite, chargée des ressources humaines du canton de Vaud, amènera l’éclairage des autorités. Une table ronde clôturera cette riche après-midi.
INVERSION DU MARCHÉ DE L’EMPLOI
Ancien DRH et patron d’une société de consulting éponyme basée à Genève et Lausanne, Steeves Emmenegger ouvrira les feux avec un exposé, puis participera à la table ronde. Son regard sur le recrutement ne manquera pas d’éclairer l’assistance. En quoi, selon lui, l’époque actuelle appelle-t-elle à considérer le travail différemment ? « I l y a une inversion du marché de l’emploi, constatet-il : l ’arrivée de la nouvelle la génération ne compense pas le départ des baby-boomers, ce qui induit un déséquilibre quantitatif. » Il y a dix ans, le pouvoir de recruter se trouvait chez l’employeur alors qu’aujourd’hui, il est du côté des collaborateurs compétents. « Cela implique pour les employeurs d’avoir une approche beaucoup plus orientée sur le marketing et le marché qu’auparavant. » L e consultant le constate : on ne peut plus recruter comme avant. On parle beaucoup de
marque employeur : il faut que les entreprises soient capables d’attirer les gens.
Steeves Emmenegger observe aussi un décalage qualitatif : les nouvelles générations ont un autre rapport au travail. « I l existe une logique de sens assez importante : le rapport à l’autorité s’est beaucoup transformé. On dit des jeunes qu’ils sont individualistes et peu impliqués, mais en réalité leur désengagement vient d’un manque de sens et d’écoute. Ils ont le sentiment qu’ils n’ont pas d’impact sur le fonctionnement de l’entreprise. » L’idée ne consiste pas à installer un babyfoot dans la caf’, cela ne va pas suffire. Pour lui, il faut fixer des objectifs et laisser décider les gens comment ils vont les atteindre. « I l y a une volonté de rechercher des missions authentiques, utiles, responsables écologiquement. Les collaborateurs veulent s’inscrire dans quelque chose qui fait du sens pour eux. »
EQUITÉ À GARANTIR
Et la semaine de quatre jours, constitue-telle un argument ? Steeves Emmenegger remarque que cela peut fonctionner comme ne pas fonctionner : « L es attentes varient d’une personne à l’autre, estime-t-il. L’enjeu, pour les RH, c’est de créer des conditions de travail adaptées aux attentes des uns et des autres. Certains veulent travailler plus pour gagner davantage, d’autres moins, certains chez eux et d’autres surtout pas à cause des gamins qui leur tournent autour. Mettre sur pied des conditions de travail garantissant une certaine équité n’est pas forcément évident. »
Les seniors apparaissent comme l’une des clés pour pallier la pénurie de main-d’œuvre. Y en a-t-il d’autres ? A cet égard, le consultant rappelle que la Suisse est l’un des pays où on
TEXTE JEAN-FRANÇOIS KRÄHENBÜHL
JEAN-FRANCOIS.KRAHENBUHL@CVCI.CH
PHOTO LA CÔTE/CÉDRIC SANDOZ
arrive le plus tôt sur le marché du travail avec les apprentis (surtout en Suisse alémanique) et où on le quitte assez tard. « A cela s’ajoutent des taux d’occupation des femmes assez élevés. Une des clés consiste à adapter ces taux. On peut aussi intégrer des migrants, comme ceux d’Ukraine, qui ont souvent des compétences professionnelles assez pointues. Tout cela nécessite de la flexibilité », conclut-il.
Forum de l’économie de La Côte, 19 mars 2026 dès 13h au Rosey, à Rolle.
Informations sur le site : m www.felc.ch
Le FELC est devenu un rendez-vous incontournable sur la Côte.
La CVCI souhaite la bienvenue à ses nouveaux membres
AGRICULTURE
DOMAINE DE LA TOUR SÀRL
1263 Crassier, Delhaye Guillaume T. 079 733 30 87
BUREAU D’ÉTUDE MULTI-TECHNIQUES
COCEPTIO SWISS SÀRL
1400 Yverdon-les-Bains, Luc Zamparo T. 078 217 18 02
COMMERCE DE DÉTAIL
CX PRINTER SERVICE SÀRL
1027 Lonay, Danièle Mayor T. 027 306 46 33, www.cxgroup.ch
CONFECTION ET MODE
TOGETHER EQUIPMENTS SA
1260 Nyon, Eric Leroux T. 079 896 23 23
w ww.together-equipments.ch
CONSEIL AUX ENTREPRISES
ALBERTO GIOVANNI BUSETTO
1260 Nyon, T. 079 554 03 33
KAMAPU CONSULTING SÀRL
1867 Ollon, Katharine Pulvermacher T. 024 499 36 52
Ce document a pour objectif de répondre aux principales questions juridiques soulevées par le télétravail transfrontalier des personnes actives en Suisse et domiciliées en France, notamment au sujet des conséquences qu’il entraîne en matière d’assurances sociales et de fiscalité. La présente fiche traite de la situation actuelle, sachant que des évolutions ultérieures ne sont pas à exclure.
Tout d’abord, il y a lieu de définir deux notions qui permettent de mieux appréhender cette nouvelle pratique. Le frontalier est la personne qui a sa résidence dans un Etat et qui exerce une activité salariée sur le territoire d’un autre Etat en retournant à son domicile en principe chaque jour ou au moins une fois par semaine. Si le travailleur frontalier exerce une partie de son activité salariée en télétravail dans son Etat de résidence, cela peut entraîner un changement d’assujettissement au régime de sécurité sociale, ainsi qu’une modification du régime d’imposition, changements que nous allons brièvement parcourir ici.
II. ASSUJETTISSEMENT
AUX ASSURANCES SOCIALES
Lorsqu’une entreprise occupe un travailleur frontalier, elle doit impérativement déterminer quel Etat est compétent pour percevoir les cotisations sociales de ce travailleur et verser les prestations sociales (prévoyance vieillesse, survivant, invalidité, chômage, accidents, maladie, etc.). S’il s’agit d’un ressortissant européen résidant dans l’UE/AELE, le principe du lieu de travail s’applique à la détermination de l’Etat compétent pour la question de l’assujettissement aux assurance sociales.
Qu’en est-il lorsque le travailleur frontalier exerce son activité en partie à son domicile ? Dans ce cas, en application de l’accord multilatéral du 1er juillet 2023, il reste assujetti à la sécurité sociale suisse, à condition de ne pas atteindre les 50 % d ’activité en France et de remplir les autres conditions de l’accord (voir fiche 205).
En conclusion, l’employeur qui souhaite éviter un assujettissement dans l’Etat de résidence du travailleur frontalier doit s’assurer que le taux d’activité salariée effectué dans cet Etat (y compris en cas de télétravail) est inférieur à 50 % . Attention, ce taux ne concerne que la sécurité sociale, les règles fiscales étant plus restrictives.
III. ASPECTS FISCAUX
La fiscalité des collaborateurs frontaliers est un sujet complexe qui varie en fonction des cantons. Le principe est que l’employé frontalier est imposé et remplit sa déclaration d’impôt dans son pays de résidence.
A Genève et dans les cantons qui ne font pas partie d’un accord international (Fribourg par exemple), l’employeur d’un frontalier doit néanmoins prélever un impôt à la source. Dans les cantons de Vaud, Valais, Neuchâtel, Jura (ainsi que Berne, Bâle-Ville, Bâle-Campagne, et Soleure), l’employeur n’a pas à prélever cet impôt pour autant qu’il fournisse à l’autorité fiscale une attestation de domicile que doit lui procurer son employé.
Si le télétravail dépasse 40 % , y compris 10 jours de voyage professionnel par an ou si les voyages professionnels dépassent les 10 jours annuels, même pour du télétravail inférieur à 40 % , le frontalier risque de perdre son statut de frontalier, selon l’évaluation des autorités fiscales cantonales compétentes. L’entreprise devra alors, obligatoirement, prélever un impôt à la source pour le travail effectué en Suisse. L’entreprise risque alors de subir des contraintes de la France exigeant d’elle de nommer un représentant en France. Si un employeur néglige la perception obligatoire d’un impôt à la source il peut être amené à devoir payer rétroactivement cet impôt, le cas échéant avec des intérêts de retard, voire des amendes.
Recommandation : suivre et documenter avec précision les jours de télétravail des frontaliers, qui seront à attester pour 2026.
IV. DROIT APPLICABLE
En principe, le droit suisse est applicable à la relation de travail entre un travailleur frontalier et un employeur suisse lorsque les parties ont choisi d’appliquer le droit suisse à leur relation de travail ou, à défaut de choix, lorsque le travailleur frontalier accomplit habituellement son activité en Suisse.
Il peut cependant arriver qu’un tribunal européen amené à trancher un litige n’applique pas l’ensemble des règles du droit suisse, en particulier lorsque des règles plus protectrices pour le travailleur sont en vigueur dans son Etat de résidence.
Afin de limiter ce risque, il est recommandé de convenir dans le contrat de travail l’applicabilité exclusive du droit suisse et de prévoir qu’une partie prépondérante de l’activité (> 50 %) se déroule en Suisse.
V. SURVEILLANCE, PROTECTION DE LA SANTÉ
La surveillance du comportement des collaborateurs à leur poste de travail est prohibée. Cela exclut l’utilisation, notamment de logiciels espions.
L’employeur doit veiller à ce que la santé de ses collaborateurs soit respectée, y compris lorsque ceux-ci travaillent à domicile. Ainsi, l’employeur doit veiller à ce que les postes de travail soient ergonomiques et ne portent pas atteinte à la santé de l’employé. L’employeur doit également s’assurer qu’il dispose du matériel et du mobilier adéquat. Il y a en outre lieu de s’assurer que les règles relatives au temps de travail sont respectées.
« O n se trouve globalement devant un mur »
L’Association romande de la production audiovisuelle (Aropa) représente une branche d’activité non négligeable, auquel de nombreuses entreprises font appel pour valoriser leur image. Membre du comité de l’Aropa, la productrice Elena Tatti évoque les défis auxquels les professions de l’image et du son sont aujourd’hui confrontées.
Quel est le poids économique de la production audiovisuelle ?
La production audiovisuelle suisse – hors films publicitaires et de commande – représente environ 180 millions de francs de chiffre d’affaires. Au niveau du seul financement suisse, on parle de 120 millions, dont environ 30 millions pour la Suisse romande. Nos 80 membres sont constitués d’un tissu de PME qui font travailler un grand nombre de professionnels indépendants (techniciens, auteurs, réalisateurs, comédiens, etc.). Le secteur fait vivre l’économie locale lors de tournages dans les régions. L’impact est important en termes d’hébergement, de restauration, de transport, de locations diverses, sécurité, etc. C’est un levier économique important. Mais ce secteur reste assez fragile.
Le cinéma et l’audiovisuel suisses ne pourraient pas exister sans soutien public, constitué de trois piliers : l a SSR, l’Office fédéral de la culture (OFC) et les fonds régionaux. A cela s’ajoutent des financements de l’étranger et du privé, notamment à travers la « L ex Neflix », qui oblige les plateformes de streaming et diffuseurs étrangers à réinvestir 4 % de leurs recettes brutes suisses dans la production cinématographique et audiovisuelle nationale. On parle d’investissements privés de l’ordre de 14 millions de francs au niveau suisse.
Quels sont les défis du secteur à l’heure actuelle ?
Je vois tout d’abord un enjeu budgétaire. Produire des films induit aujourd’hui des dépenses de plus en plus grandes (coût de la vie, adaptation des salaires, déplacements, hébergement, décors, etc.). Pendant ce temps,
les financements stagnent, voire diminuent… Les fonds fédéraux, notamment, font l’objet d’une forte pression, économies budgétaires fédérales obligent. Ensuite, si la « L ex Netflix » a permis de mobiliser de l’argent privé – la série « Winter Palace », produite en Suisse romande, notamment –, il faut savoir qu’ici, l’accès à cet argent est plus compliqué que pour les Alémaniques car Netflix Suisse est rattaché à la région Allemagne-Autriche-Suisse. En tant que Romands, nous devons être très attentifs à la manière avec laquelle cette loi et cette obligation d’investissement est appliquée. On se trouve globalement devant un mur qui risque de mettre à mal pas mal de choses qui ont été construites ces dernières années. Il reste beaucoup d’incertitudes, car notre volume de production n’est pas très grand. Il faut une certaine masse critique pour pouvoir exister.
L’irruption de l’intelligence artificielle (IA) est-elle vue comme un plus ou une menace dans la profession ?
Cette question est délicate, car beaucoup d’interrogations restent ouvertes dans ce domaine. Je ressens une grande appréhension dans notre secteur d’activités. Des enjeux très concrets concernent l’emploi, car certaines tâches peuvent être effectuées par l’IA : sous-titrage, traduction, doublage ou certaines activités de post-production. Les auteurs sont aussi concernés, car l’IA intervient de plus en plus au cœur du processus de création des œuvres. L’IA peut faire gagner du temps, elle est assez bluffante, mais une grande inquiétude demeure.
Les entreprises ont des besoins en matière d’image. Votre secteur peut-il répondre à ses aspirations ?
E xiste-t-il un marché pour cela ?
Les films de commande et publicitaires représentent le marché le plus important pour notre secteur. A l’Aropa, on trouve des sociétés qui réalisent des films pour les entreprises, l’institutionnel et les réseaux sociaux. Le point de rencontre, ce sont les techniciens : beaucoup de nos employés sont présents à la fois sur des films de publicité, le cinéma et les séries. Un technicien lumière peut travailler sur un film de fiction ou une publicité. Il s’agit des mêmes compétences.
Nous voterons ce printemps sur une réduction éventuelle de la redevance TV à 200 francs. Quelles conséquences aurait-elle sur votre secteur, sachant que l’Aropa est un interlocuteur privilégié de l’Unité fiction, documentaires et séries originales de la RTS ? La SSR couvre un bon tiers du financement des films. Son sort est très important pour l’Aropa. Un passage de la redevance de 300 à 200 fr. fragiliserait le financement de l’audiovisuel. D’où un danger sur l’ensemble de l’écosystème : le secteur représente environ 4000 ETP en Suisse, hors films de commande et publicitaires. Il y a certes la question des emplois, mais aussi la capacité de faire des films et des séries suisses qui racontent des choses proches de nous. En l’absence d’un service public fort, personne ne le fera. C’est un élément assez important en termes d’identité. Une baisse de la redevance constituerait assurément un véritable coup de massue pour la production audiovisuelle suisse.
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