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Vache-veau gestion élevage ch.11

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La production VACHE-VEAU

Gestion d’élevage

FIER DE SOUTENIR le CRAAQ et la filière bovine

La production VACHE-VEAU

Chapitre 11 : Gestion d'élevage

Droits d’auteur

Il est interdit de reproduire, de traduire ou d’adapter cet ouvrage sans l’autorisation écrite du Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ) afin de respecter les droits d’auteur et d’encourager la diffusion de nouvelles connaissances.

Avertissements

Les marques de commerce mentionnées dans ce guide le sont à titre indicatif seulement et ne constituent nullement une recommandation de la part des auteurs ou de l’éditeur.

Au moment de sa rédaction, l’information contenue dans le présent guide était jugée représentative du secteur de la production vache-veau au Québec. Son utilisation demeure sous l’entière responsabilité du lecteur. Certains renseignements pouvant avoir évolué de manière significative depuis la rédaction de cet ouvrage, le lecteur est invité à en vérifier l’exactitude avant de les utiliser.

Dans le présent document, le masculin englobe le féminin et est utilisé uniquement pour alléger le texte.

Le CRAAQ remercie ses membres de prestige :

ainsi que La Financière agricole du Québec et le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation

POUR INFORMATIONS ET COMMENTAIRES

Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec

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Québec (Québec) G1V 2M2

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Télécopieur : 418 644-5944

Courriel : client@craaq.qc.ca

Site Internet : www.craaq.qc.ca

© Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec, 2021

PBBO0102-11 (version imprimée)

PBBO0102-11PDF (version PDF)

ISBN 978-2-7649-0572-2 (version imprimée)

ISBN 978-2-7649-0573-9 (PDF)

Dépôt légal

Bibliothèque et Archives Canada, 2021

Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2021

3e édition

Le CRAAQ remercie toutes les personnes ayant contribué, de près ou de loin, à cette publication. Un merci spécial à Germain Blouin et Roger Bergeron (CDPQ) pour leur aide dans la préparation de photos et de documents.

Rédaction

Diane Allard, agronome, M. Sc., conseillère sectorielle en productions animales, Direction régionale de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches, ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ)

Linda Larocque, agronome, conseillère en productions animales et en agroenvironnement, Direction régionale de l’Outaouais, MAPAQ

Éric Lepage, agronome, conseiller en productions animales et en agroenvironnement, Direction régionale Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, MAPAQ

Elizabeth Lepage, agronome, conseillère spécialisée en production bovine, Sollio

Collaboration

Bernard Doré, agronome, consultant spécialisé en production bovine

Roger Bergeron, agronome, M. Sc., PATBQ

Rédaction de l'édition précédente (2007)

Christian Pelletier, agronome, conseiller régional en production bovine et laitière, Direction régionale du Bas-Saint-Laurent, MAPAQ

Coordination

Marie-Pier Méthot-Langlois, agr., agroéconomiste, chargée de projets, CRAAQ

Édition

Barbara Vogt, chargée de projets aux publications, CRAAQ

Conception graphique et mise en page originale

Communications Science-Impact

Conception graphique de couverture et mise en page (3e édition)

Véronique Michaud, graphiste, CRAAQ

Nathalie Nadeau, graphiste, CRAAQ

Table des matières

CHAPITRE 11

Gestion d'élevage

Diane Allard

Linda Larocque

Éric Lepage

Elizabeth Lepage

avec la collaboration de Bernard Doré et Roger Bergeron

Édition précédente (2007)

Christian Pelletier

INTRODUCTION

La gestion d’élevage est l’utilisation méthodique et réfléchie des diverses techniques de production, telles que décrites dans les autres chapitres de ce guide, afin d’en tirer le maximum de revenus. En pratique, le but de la gestion d’élevage est de maximiser les revenus ($) par femelle reproductrice (vache) par année, grâce à la vente des produits (veau d’embouche, sujet de remplacement ou bouvillon).

Ce chapitre présente, par ordre chronologique, les techniques recommandées pour maximiser le revenu de l’entreprise. On y suggère quelques équipements indispensables à la mesure des performances animales et certains outils de suivi. On y présente également l’importance des principaux indicateurs de l’efficacité de la production et la façon de diagnostiquer les problèmes susceptibles d’affecter la rentabilité de l’élevage.

CYCLE DE PRODUCTION

Définition

La façon la plus simple d’instaurer un cycle de production est de s’inspirer de la biologie de l’animal. La présente section s’intéresse à la vache d’un vêlage à l’autre, depuis la naissance du veau, la période d’allaitement subdivisée en début et fin de lactation, et le sevrage du veau jusqu’à la fin de la gestation. Elle passe en revue les principales interventions à réaliser à chacune de ces étapes, afin d’assurer une bonne efficacité de la production et de maximiser le revenu annuel par femelle (RAF).

On considère que le cycle dure en moyenne 365 jours (1 an). Cette durée sert de base de comparaison pour mesurer l’efficacité technicoéconomique du troupeau. La variation de cette période affecte considérablement le revenu annuel par femelle (voir section Indicateurs de performance du présent chapitre). Le temps écoulé entre deux vêlages est appelé « Intervalle entre les vêlages ».

Début du cycle

La vache peut vêler en toute saison. Le producteur peut répartir les naissances sur 12 mois ou les concentrer à l’intérieur d’une ou de périodes bien précises, chaque façon de faire offrant ses avantages (voir section Gestion des saillies du présent chapitre). Toutefois, le consensus dans l'industrie est que le regroupement des vêlages en une ou quelques périodes courtes facilite grandement la gestion du troupeau et la commercialisation des veaux. La saison des vêlages peut en effet avoir un impact sur :

l’âge et le poids du veau au sevrage et à la vente; la disponibilité et le temps requis pour l’assistance au vêlage; la surface requise en bâtiments et en enclos; les équipements requis; les besoins alimentaires respectifs des vaches et des veaux (volume et qualité des fourrages à produire);

la séquence de vaccination et des traitements antiparasitaires; le volume de fumier à entreposer et à manipuler; la quantité de litière requise; le moment de la mise en marché; l’évaluation génétique.

Pour chacune des saisons, voici des particularités à prendre en considération lors de la planification des activités de la ferme.

Vêlages d’hiver (décembre à février)

Les avantages

L’hiver est favorable à la surveillance des vêlages car les animaux sont regroupés et il y a moins de travaux extérieurs (semis, récoltes, etc.), donc l'intervention du producteur est facilitée.

Les veaux sont âgés de 3 à 6 mois lors de la mise aux pâturages. Leur rumen est alors suffisamment développé pour qu’ils puissent digérer efficacement des fourrages frais en grande quantité.

La quantité et la qualité de la végétation sont importantes : il faut surveiller la productivité des champs afin que tous les animaux comblent leurs besoins alimentaires.

Les veaux mâles de race pure destinés à la reproduction ont l’âge et le poids requis pour entrer en centre d’élevage bovin multisources.

Les veaux sont âgés de 7 à 9 mois lors des premières ventes aux encans spécialisés d’automne et ils sont relativement gros.

Les inconvénients

Les naissances surviennent durant une période froide. Il faut prévoir un site de vêlage à l’abri des intempéries avec une litière abondante, sèche et propre. À la faveur d’une journée clémente, la vache peut être remise à l’extérieur quelques jours après le vêlage, lorsque le veau est vigoureux. Il est nécessaire d’installer des huches à veaux (Figures 11.1a et b) bien pourvues de litière, afin qu’ils puissent s’y réfugier lors d’intempéries ou de grands froids. Les huches à veau sont de préférence orientées au sud, protégées du vent et pas trop profondes (le veau doit être bien visible par la mère). Une barre horizontale ou une sangle (celle-ci ayant l’avantage d’être réglable en hauteur selon la taille des veaux) empêche l’entrée des vaches. Dans l’étable, les conditions environnementales, et notamment la ventilation, doivent aussi être adéquates.

Pour les naissances durant les journées extrêmement froides, le producteur doit s’assurer que les oreilles et le bout de la queue des jeunes veaux n’aient pas d’engelure. Des protège-oreilles et même des manteaux peuvent être utilisés pour assurer une meilleure protection contre le froid mordant (Figure 11.2).

Les saillies ont lieu au printemps, lorsque les animaux sont encore confinés dans des bâtiments ou des enclos. La reproduction peut être contrôlée facilement, ce qui simplifie le recours à l’insémination artificielle et à la synchronisation des chaleurs. Les fourrages servis doivent être de haute qualité pour que l’état de chair soit optimal au moment de la saillie.

Figure 11.1a

Huche à veaux bien orientée, avec sangle horizontale pour limiter l’accès aux veaux seulement

Ce type de huche est fabriqué avec un réservoir de produits alimentaires recyclé. Ce contenant en plastique muni d’un cadre de métal est très courant, facile à trouver, et relativement peu cher. Une telle huche est fort utile pour les vêlages par temps froid. Habituellement, on place une lampe par huche, ce qui assure un milieu plus chaud et sec au veau. Il faut toutefois s’assurer de bien isoler la lampe de tout matériel inflammable (exemple : la paille).

11.2

Veau protégé du froid par un cache-oreilles et une couverture

Figure
Photo : Bernard Doré
Photo : Elizabeth Lepage
Photo : Éric Lepage
Figure 11.1b
Huche à veau individuelle avec lampe chauffante

À retenir

Pour des élevages à l’extérieur, la surveillance des vêlages doit être serrée afin d’éviter que les veaux naissent dans des conditions trop difficiles. Les visites sont recommandées au minimum deux fois par jour, idéalement trois fois par jour : matin, midi et soir.

Si le troupeau est gardé à l’extérieur, les vaches devraient avoir accès à un abri propre et sec, offrant une protection contre les intempérie et le froid (ex. bâtiment de service) au moment des vêlages, afin d’éviter les risques d’hypothermie et d’engelures.

Il faut prévoir servir de bons fourrages après le vêlage pour démarrer la lactation.

Vêlages de printemps (mars à mai)

Les avantages

La thermorégulation du jeune veau est facilitée, car le climat est alors plus clément et les risques d’engelures sont réduits. Toutefois, la présence des huches à veaux est encore nécessaire.

Les saillies naturelles ont lieu durant la période de paissance. En liberté, les animaux expriment facilement leur comportement naturel de reproduction.

Les inconvénients

Les naissances surviennent durant la période de dégel alors que la pression microbienne est à la hausse. Pour réduire la propagation de pathogènes, les animaux doivent disposer de suffisamment d’espace. Le lieu d’élevage doit être bien drainé. La litière doit être abondante, propre et sèche afin que les animaux, et particulièrement le pis de la vache (pour éviter la contamination du veau qui tète), restent propres.

La période de saillie nécessite davantage d'efforts de suivi et d’observation des signes de chaleur.

Une attention particulière doit être accordée à l’état du taureau afin de s’assurer qu’il puisse saillir toutes les femelles qui lui sont attribuées. Lors des encans spécialisés d’automne, les veaux sont plus jeunes et plus légers que ceux nés en hiver. Souvent, ils sont vendus aux derniers encans d’automne alors que les prix fléchissent. S’ils sont gardés en semi-finition afin de poursuivre leur croissance et être vendus durant l’hiver, il faut disposer des espaces de logement et des mangeoires nécessaires, et prévoir plus de fourrages de haute qualité.

À retenir

Les veaux sont très jeunes (de 0 à 3 mois) lors de la mise aux pâturages. Ils se nourrissent surtout du lait de leur mère et consomment peu de fourrages au début. En grandissant les veaux s'habituent de plus en plus à consommer l’herbe aux pâturages. À la fin de l'été, la quantité consommée devient importante. La productivité des pâturages doit donc être bonne à cette période. Si ce n’est pas le cas, l’ajout d’une alimentation à la dérobée peut s’avérer une solution intéressante.

Une section du bâtiment, réservée aux vêlages et inutilisée pendant l’hiver, peut être aménagée afin de réduire la contamination.

Vêlages d’été (juin à août)

Les avantages

Les saillies ont lieu en automne, vers la fin de la période de pacage. Si les pâturages ont été luxuriants, les vaches auront un bon état de chair et présenteront des signes de chaleur tôt dans la saison de reproduction.

Au pâturage, le milieu est plus sain et il y a moins de risques de transmissions de maladies.

Les pâturages fournissent une alimentation de qualité durant une période de besoins alimentaires élevés chez la vache.

Le vêlage d’été permet de réaliser des économies de main-d'œuvre et de litière tout en réduisant les frais d’investissement en ce qui concerne les enclos de vêlage.

Les inconvénients

Les naissances surviennent pendant la période de pâturage. Les animaux sont le plus souvent en liberté dans les champs et le producteur est occupé par divers travaux ou par les premières récoltes de fourrages. Malgré le manque temps, il faut éviter de relâcher l'attention portée au bétail. Des visites fréquentes au pâturage sont requises. Quelques producteurs utilisent même un drone pour effectuer la surveillance à distance. Les vêlages sont moins surveillés et les risques de mortalité sont accrus. Avec des vêlages d’été, il importe encore plus d’avoir des lignées de vaches maternelles, qui vêlent facilement, donnent des veaux vigoureux et en prennent soin.

La manipulation des veaux naissants peut devenir un défi si on ne possède pas les équipements adéquats par exemple, une cage ou un enclos de manipulation (Figure 11.3).

L’ébourgeonnage et la castration sont faits durant la période des mouches. Les risques d’infection

des plaies sont plus élevés.

Les chaleurs accablantes affectent les jeunes veaux, surtout s’ils sont de couleur foncée et qu’ils n’ont pas accès à des zones d’ombre naturelles ou aménagées. Noter que des ombrières mobiles peuvent être construites à partir de matériaux abordables pour offrir cette protection pour les animaux aux champs (voir la présentation faite par Dominique Dumas de la ferme À l’herbe! Bouvillons de pâturage dans l’article de M. J. Parent, 2021, cité aux Références).

Les animaux sont plus vulnérables à la prédation en période de vêlage.

Les veaux étant très jeunes, ils consomment peu d’herbage. Ils seront très petits lors des dernières ventes d’automne et il est peu intéressant, économiquement, de les vendre à ce moment. On peut les garder et les sevrer en hiver ou tôt au printemps, ou les sevrer en fin d’automne et poursuivre leur croissance en semi-finition. Il faut donc planifier les récoltes en conséquence et entreposer les quantités appropriées de fourrages de qualité.

Les vaches très laitières qui vêlent durant l’été sont susceptibles d’avoir des problèmes de pis.

Fig 11.3
Enclos mobile pour la manipulation des veaux au champ
Photo : Diane Allard

À retenir

S’assurer d’avoir l’espace nécessaire pour garder les veaux pendant l’hiver. La gestion des bâtiments ou des enclos sera différente selon que le veau est avec sa mère ou sevré.

Prévoir aussi toute la litière nécessaire pour les vaches, les veaux, les sujets de remplacement et les bouvillons.

Planifier qu’il faudra manipuler et entreposer plus de fumier.

Vêlages d’automne (septembre à novembre)

Les avantages

Les températures plus fraîches diminuent l’inconfort causé par les grandes chaleurs estivales et la présence d’insectes.

Les saillies ont lieu en début d’hiver alors que les animaux sont en réclusion. Le contrôle est facilité et si les installations le permettent, la synchronisation des chaleurs et l’insémination artificielle pourraient être envisagées.

Les veaux arrivent sur le marché dans des périodes durant lesquelles l’offre est moins grande et les prix généralement meilleurs.

Les inconvénients

Les naissances ont lieu durant la période de paissance ou au début du confinement hivernal. Les préoccupations sont les mêmes que pour les vêlages d’été, en ce sens que la surveillance est réduite et que le couple vache-veau doit souvent se débrouiller seul pour sa survie.

Les pluies froides et fréquentes qui surviennent à la fin de l’automne peuvent affecter la santé et le confort des veaux naissants.

Il faut prévoir plus d’espace pour loger les veaux en hiver, et pour entreposer la nourriture, la litière et le fumier supplémentaire.

Les besoins en fourrages sont plus élevés.

À retenir

Il faut penser au confort des veaux et leur fournir un endroit sec et propre où se réfugier. Ces veaux seront très jeunes lors des grands froids d’hiver.

Des huches à veaux (Figures 11.1a et b) sont à prévoir s’ils sont gardés en enclos à l’extérieur.

Le sevrage et la vente dans les encans spécialisés peuvent avoir lieu vers la fin du printemps.

Les veaux peuvent aussi être gardés pour la semi-finition sur pâturages l’été et être vendus au début de l’automne, ce qui permet de profiter d’un faible coût d’alimentation.

Vêlages de jour

Il est beaucoup plus facile de surveiller les vêlages lorsque les naissances ont lieu le jour. Le début de vie des veaux est facilité car la température est plus chaude.

Il est possible d’inciter les vaches à vêler le jour en modifiant la gestion de l’alimentation. Dans les années 1970, Gus Konefal, un éleveur de Hereford du Manitoba, a mis au point une technique afin que son troupeau vêle le jour. Depuis ce temps, un certain nombre de centres de recherche ont testé ce système avec des troupeaux de différentes races (Lardy et Stoltenov, 2017). En résumé, il s’agit d’alimenter les vaches en fin d’avant-midi, entre 11 h et midi, puis de les nourrir une seconde fois entre 21 h 30 et 22 h. Il importe de répéter ce geste tous les jours et de leur servir juste ce dont elles ont besoin pour 24 heures, une courte période de restriction alimentaire durant le jour étant également préférable. Cette pratique débute environ 4 semaines avant le début des vêlages. Les résultats sont intéressants car, comparativement à des vaches recevant leur alimentation le matin, il y a entre 10 et 20 % moins de vêlages la nuit avec la méthode Konefal.

Naissances en enclos de vêlage

Le jour du vêlage est un moment crucial pour la survie du veau. Durant cette période, la surveillance du bétail doit être accrue. En effet, une multitude de problèmes peuvent survenir et causer des difficultés. Il faut donc anticiper et prévenir ces situations en appliquant les recommandations suivantes.

• Tenir un calendrier de saillies pour bien planifier la période de vêlages.

• Avant même cette période, s’assurer que les vaches disposent d’un endroit sec où se coucher afin que leur pis reste propre; on minimise ainsi les risques de contamination lorsque le veau va téter.

• À l’approche des mises bas, préparer les enclos en y plaçant une litière propre et abondante et y déplacer les vaches dont la mise bas est imminente.

L’installation de caméras dans les enclos de vêlage et des avertisseurs de vêlage assurent une surveillance à distance. (Figure 11.4a et b). Lorsque la vache commence son travail, il faut la laisser seule si tout se déroule bien, tout en observant de façon discrète. On ne l'approche pas inutilement, et ce n’est pas le temps de laisser entrer des étrangers dans le bâtiment. Une ambiance calme est souhaitée. Si la femelle a besoin d’aide, le producteur doit agir promptement en utilisant les techniques et les équipements adéquats d’assistance au vêlage. Veuillez vous référer au chapitre 6 Reproduction qui traite des vêlages à la page 6-30.

La boîte à outils pour les vêlage doit comprendre :

• gants et lubrifiant,

• seau d’eau savonneuse,

• chaînes obstétricales ou bandes de nylon propres,

• vêleuse,

• iode ou autre désinfectant,

• identifiant et pince pour la pose,

• pinces et anneaux pour castration.

Figures 11.4a et 11.4b

Deux modèles de caméras de surveillance à distance pour la période de vêlage

Fig 11.4c

Images de l’étable vues par caméras de surveillance sur une tablette

Photos : Francine Drolet
Selon le type de système, les images sont envoyées vers un support informatique (ordinateur, tablette, cellulaire) avec vision de nuit ou non.
Photo : Diane Allard

CONCLUSION

Plusieurs ressources et intervenants spécialisés travaillent dans le domaine de l’élevage vache-veau. Les producteurs et productrices ont tout avantage à travailler en étroite collaboration avec eux. Un environnement contrôlé, des équipements efficients et une prise rigoureuse de données, faite en continu, permettront assurément d’améliorer les performances d’un troupeau dans le temps.

RÉFÉRENCES CONSULTÉES

Allard, D. 2012. Heidi, une chienne de troupeau au travail. Vidéo (4:43 min). https://www.agrireseau.net/ videos/84330/heidi-une-chienne-de-troupeau-autravail

Allard, D. 2012. Les chiens nos amis. Bovins du Québec, printemps 2012. [disponible sur Agri-Réseau]

Allano et coll. 2017. Myopathie nutritionnelle et déficience en sélénium chez les chevaux. Bulletin zoosanitaire. Février. Ministère de l’Agriculture, de l’alimentation et des Pêcheries du Québec. [En ligne] https:// www.mapaq.gouv.qc.ca/SiteCollectionDocuments/ Santeanimale/Bulletins/Bulletin_zoosanitaire-Myopathie_nutritionnelle.pdf

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Berg, P. 2000. Southwestern Minnesota Heifer Development Program. University of Minnesota Extension Service. 5 p.

Boissy A. et coll. 2002. Génétique et adaptation comportementale chez les ruminants : Perspectives pour améliorer le bien-être en élevage. INRA – Prod. Anim. 15, 373-382.

CECPA. 2019. Indexation 2019 - Secteur veaux d’embouche - selon les résultats de l’étude de coût de production veaux d’embouche 2015. 2 p.

CNSAE. 2021. Codes de pratiques pour les soins et la manipulation des animaux d'élevage. Conseil national pour les soins aux animaux d’élevage. https://www. nfacc.ca/codes-de-pratiques

CRAAQ. 2021. Le corral de type “Bud box” : des équipements simples et fonctionnels pour les manipulations efficaces et sécuritaires. Document et vidéo, disponibles sur Agri-Réseau, automne 2021.

La Financière agricole du Québec. 2020. Veaux d’embouche – Coût de production indexé, janvier à décembre 2019

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Lehouiller, J. Non daté. Évaluation de la fertilité et régie des taureaux à la ferme. Présentation PPT. 47 p. https://www.agrireseau.net/BovinsBoucherie/documents/93781/evaluation-de-la-fertilite-et-regie-destaureaux-a-la-ferme

Léonard, É. 2001. Implants. Bœuf Qualité Plus. Printemps 2001. [En ligne] https://www.agrireseau.net/ bovinsboucherie/Documents/22-IMPLANTS.htm

MAAARO. 2016. Un complément nutritif. Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario. [En ligne] http://www.omafra.gov. on.ca/french/livestock/dairy/facts/boost.htm

MAAARO. 2021. Ça passe ou ça casse : nutrition de la vache avant et après le vêlage. Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario. [En ligne] http://www.omafra.gov.on.ca/ french/livestock/beef/facts/info_cownutr.htm

Mitlohner, M.L. et coll. 2002. Shade effects on performance, carcass traits, physiology and behavior of heatstressed feedlot heifers. J. Anim. Sci. 80:2043-2050.

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Parent, M.-J. 2021. De l’ombre pour les bovins : Bienêtre animal et fertilité du sol au rendez-vous! Le Bulletin des agriculteurs. 3 août. [article et vidéo] https:// www.lebulletin.com/elevage/de-lombre-pour-les-bovins-113920

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ANNEXES

RENSEIGNEMENTS ANNUELS

Adresse

1.Nombre moyen de femelles de 24 mois et plus en inventaire ou ayant déjà vêlées

2.Nombre total de vêlages durant la période

3.Nombre de vêlages ayant contribué à l'intervalle de vêlage

4.Intervalle moyen de vêlage (jours)

5.Nombre de vêlages ayant contribué à l'âge au 1er vêlage

6.Âge moyen des taures au 1er vêlage (année/mois)

24.Revenu moyen par veau vendu à 12 mois d'âge et moins ($/tête)(4) 2/1 1/11 6/6 5/11

7.Âge moyen des femelles au vêlage (année/mois)

8.Taux de difficulté au vêlage (%)

9.Nombre total de veaux nés ou entrés avant sevrage moins les ventes avant sevrage

10.Pourcentage de femelles parmi les veaux nés (%)

11.Taux de veaux issus de l'insémination artificielle (%)

12.Taux d'avortement (%)

13.Taux de mortalité des veaux en présevrage (%)

14.Nombre de veaux pesés à la naissance

15.Poids réel moyen à la naissance (livre)

16.Nombre de veaux pesés au sevrage

17.Âge moyen des veaux au sevrage (jours)

18.Poids réel moyen au sevrage (livre)

19.GMQ réel en présevrage (livre/j)

20.Taux d'efficacité reproductive (nombre de veaux sevrés / nombre de femelles en inventaire) (%)(3)

21.Nombre de couples vache-veau ayant contribué au calcul de ratio

22.Ratio réel moyen poids du veau au sevrage/poids de la vache (%)

23.Nombre de veaux avec un prix de vente

(1)Les moyennes régionales et provinciales ont été établies sur la période du 2018.11.01 au 2019.10.31 (2) Exploitations sélectionnées selon leurs intervalles de vêlage, poids et taux d'efficacité reproductive. v 2.20

(3)Le nombre de veaux sevrés inclut aussi ceux sans poids de sevrage. (4) Les moyennes régionale, provinciale et du 1er quartile des prix de vente excluent les animaux potentiellement reproducteurs dont la valeur est de plus de 1900 $.

Note: Partout où cela s'applique, la date de naissance des veau x doit être complète pour faire partie des calculs. Sur une pér iode de 12 mois, une vache peut avoir 2 vêlages qui contribuent aux différentes moyennes

PROGRAMME D'ANALYSE DES TROUPEAUX DE BOUCHERIE DU QUÉBEC

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2021.08.06

RENSEIGNEMENTS ANNUELS SUR LA GESTION ET LA PRODUCTIVITÉGRAP HIQUES

R3.03 15:57 No : No exploitation : No troupeau :

Taux d'efficacité reproductive (%)

Référence :moyennes provinciales

Taux de mortalité en présevrage (%)

Intervalle moyen de vêlage (j)

GMQ réel en présevrage (lb/j)

Poids réel moyen au sevrage (lb)

Ligne bleue pleine = données de l'exploitation Ligne rouge pointillée = moyennes provinciales

Âge moyen au sevrage (j)

1 : Le cycle pour les moyennes provinciales est du 1 novembre a u 31 octobre

2 : La première date correspond à l'année la plus récente, c'es t-à-dire à droite des figures

Une bonne gestion d'élevage vise ultimement à maximiser les revenus par vache. Cette gestion s’appuie sur plusieurs piliers décrits en détails dans les chapitres précédents du guide La production vache-veau. Le présent chapitre résume trois aspects essentiels : une chronologie des étapes clés de cette production, avec les gestes à poser pour garantir la santé et la productivité des animaux; une description de certains moyens facilitant leur suivi et leur manipulation (corral, cage de contention, chien de troupeau, etc.); des outils pour noter systématiquement et rigoureusement les évènements et les résultats de l’élevage. Outre ces bonnes pratiques, on y présente une méthode de diagnostic permettant d’analyser les résultats obtenus et d’identifier des problèmes à résoudre, afin d’améliorer la rentabilité de l’entreprise.

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