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Droits d’auteur
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Au moment de sa rédaction, l’information contenue dans le présent guide était jugée représentative du secteur de la production vache-veau au Québec. Son utilisation demeure sous l’entière responsabilité du lecteur. Certains renseignements pouvant avoir évolué de manière significative depuis la rédaction de cet ouvrage, le lecteur est invité à en vérifier l’exactitude avant de les utiliser.
Dans le présent document, le masculin englobe le féminin et est utilisé uniquement pour alléger le texte.
Le CRAAQ remercie ses membres de prestige :

ainsi que La Financière agricole du Québec et le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation
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Site Internet : www.craaq.qc.ca
© Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec, 2021
PBBO0102
ISBN 978-2-7649-0572-2 (version imprimée)
ISBN 978-2-7649-0573-9 (PDF)
Dépôt légal
Bibliothèque et Archives Canada, 2021
Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2021
Le CRAAQ remercie toutes les personnes ayant contribué de près ou de loin à cette publication.
Rédaction de l'édition précédente (2007)
Nicolas Caron, agronome, L’Alliance Semex, Saint-Hyacinthe
Anne-Marie Christen, M. Sc., Saint-Damase
Révision et rédaction de la présente édition
Diane Allard, M. Sc., agronome, conseillère sectorielle en productions animales, MAPAQ, Direction régionale de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches
Bernard Doré, agronome, conseiller expert en production bovine, Pro-Genetic Consulting Inc.
Linda Larocque, agronome, conseillère en productions animales et agroenvironnement, MAPAQ, Direction régionale de l’Outaouais
Éric Lepage, agronome, conseiller en productions animales, MAPAQ, Direction régionale de la GaspésieÎles-de-la-Madeleine
Édition
Danielle Jacques, M. Sc., chargée de projets aux publications, CRAAQ
Conception graphique et mise en page originale
Communications Science-Impact
Conception graphique de couverture et mise en page (3e édition)
Véronique Michaud, graphiste, CRAAQ
Sélection des vaches .................................................................................................................................. 4-70
Sélection des femelles de remplacement .......................................................................................... 4-70
Sélection au sevrage .................................................................................................................................. 4-71
Sélection à un an ......................................................................................................................................... 4-72
Sélection après la période d’accouplement ...................................................................................... 4-73
Sélection après le vêlage 4-73
........................................................................................................................................................ 4-74
Édition précédente1 :
Nicolas Caron
Anne-Marie Christen
Nouvelle édition :
Diane Allard
Bernard Doré
Linda Larocque
Éric Lepage
Les photographies des races apparaissant dans les planches en couleurs de ce chapitre sont reproduites avec l’autorisation des Producteurs bovins du Québec. Elles ont été réalisées en 2006 grâce au financement du Programme d’appui financier pour les associations de producteurs désignées et grâce à la collaboration des partenaires suivants : Comité conjoint des races de boucherie, Fédération des producteurs de bovins du Québec, ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec.
1. 2e édition (2007). 1re édition (1999) : B. Doré, P. Desranleau, A.-M. Christen (1999). Basée sur le document de B. Doré, R. Bergeron, H. St-Arnaud (1994)
Le producteur de bovins de boucherie doit produire des sujets qui convertiront en viande, le plus efficacement possible, les aliments fibreux d’origine végétale, base de l’alimentation des ruminants. Pour ce faire, l’amélioration génétique doit constituer un élément de première importance dans la gestion globale d’un troupeau. Elle doit demeurer une préoccupation constante pour toute personne désirant améliorer les performances techniques et économiques de son entreprise.
Que l’on s’oriente vers l’élevage de race pure ou la production commerciale, la sélection des meilleurs sujets constitue un moyen essentiel de valoriser les ressources. De plus, dans le cas des élevages de type commercial, les croisements de races permettent d’exploiter avantageusement la vigueur hybride et la complémentarité des races. Le but de ce chapitre est donc d’identifier les critères de sélection importants dans l’élevage des bovins de boucherie, ainsi que les programmes de croisements permettant d’utiliser les races disponibles pour maximiser la production de viande de qualité.
Les races bovines actuelles proviennent toutes de très anciennes populations, les aurochs, qui ont évolué différemment en raison de leur isolement géographique, ou encore par la sélection exercée par l’homme dans le but d’obtenir un animal pouvant fournir lait, viande et traction. Puis, parallèlement, la révolution industrielle et l’exode de la population vers les villes, augmentant la demande en lait et en viande bovine, ont provoqué une révolution bovine en spécialisant les races, ou encore en forçant le croisement et l’abandon de vieilles races traditionnelles à trois fins.
En Amérique du Nord, la sélection a d’abord été centrée sur les aptitudes des races à s’adapter aux rudes conditions climatiques, ce qui favorisa l’importation, de 1825 à 1880, de plusieurs races d’origine britannique et écossaise (rustiques et s’adaptant bien au froid), telles
que les races Shorthorn, Aberdeen-Angus, Hereford, Galloway et Highland. Quant aux bovins de type zébu, résistants à la chaleur et à certaines maladies tropicales, ils ont plutôt été privilégiés dans le sud des États-Unis.
Vers les années 1970, de nouvelles races développées en Europe continentale ont fait une entrée spectaculaire en Amérique du Nord. Sélectionnées pour leurs aptitudes laitières et reconnues pour leur croissance musculaire rapide, il s’agit principalement des races Charolais, Limousin, Simmental, Blonde d’Aquitaine, Gelbvieh et Salers. Qualifiées d’abord de races « exotiques », elles sont aujourd’hui bien présentes et bien adaptées au milieu canadien, ayant subi des années de sélection pointue et traversé de multiples « modes ».
Puisque la majorité des bovins d’abattage mis en marché et que plus de 50 % des vaches reproductrices en Amérique du Nord sont des sujets croisés (issus de parents de races différentes), la connaissance des races pures et de leurs principales caractéristiques est essentielle pour planifier les croisements.
Les bovins de race Angus sont originaires d’Écosse et ont été importés au Canada en 1860. Deux couleurs de robe existent chez cette race, soit le noir uniforme et le rouge uniforme, cette dernière provenant d’un gène récessif. La pigmentation foncée de la peau confère à ces animaux une très bonne résistance contre les insolations, même dans les parties plus sensibles telles que le pourtour des yeux et la glande mammaire. Par ailleurs, ils s’adaptent facilement aux conditions hivernales rigoureuses avec un minimum de protection. Dans tous les cas, les sujets de cette race sont acères (absence de cornes), ce caractère étant dominant.
Les taureaux Angus adultes atteignent un poids moyen de 1 045 kg, alors que le poids moyen d’une femelle adulte est de 625 kg. Malgré leur taille modérée, les vaches Angus ont une bonne ouverture

pelvienne, ce qui facilite les vêlages. Elles sont très fertiles, maternelles et bonnes laitières, assurant ainsi un bon développement chez les jeunes veaux. De plus, on leur reconnaît une excellente conformation de la glande mammaire : grosseur moyenne autant pour le pis que pour les trayons, avec de bonnes attaches. Ces animaux ont une longue vie utile dans un troupeau.
Avec une ossature moyenne, les sujets Angus (tant les mâles que les femelles) présentent une maturité sexuelle hâtive. Les femelles peuvent facilement avoir un premier vêlage à l’âge de deux ans. Cependant, cette maturité sexuelle hâtive est associée à une tendance à déposer du gras à un poids plus léger. L’alimentation des bouvillons ou des taures destinées à l’abattage doit tenir compte de ce facteur afin d’atteindre le poids désiré par le marché avant qu’ils présentent le degré de finition requis.
Les veaux Angus et leurs croisements ont une croissance assez rapide et montrent une bonne efficacité alimentaire. Selon le système de classement canadien, leurs carcasses se situent dans les meilleures catégories grâce à leur viande naturellement persillée d’excellente qualité.
Dans les programmes de croisements, on reconnaît la race Angus, noire ou rouge, comme race maternelle, pour les apports suivants :
−l’introduction du caractère acère;
−la pigmentation foncée de la peau;
−la précocité sexuelle et la fertilité;
−la facilité de vêlage;
une bonne production laitière;
−la longévité;
−la qualité de la glande mammaire;
une viande naturellement persillée d’excellente qualité.
La race Angus n’accepte pas le croisement d’absorption1.
La race Blonde d’Aquitaine est originaire du sudouest de la France. Elle résulte du regroupement, en 1962, des livres généalogiques de trois races de bovins, alors essentiellement utilisées pour le travail, et toutes de couleur blonde : la Garonnaise, la Quercy et la Blonde des Pyrénées. Les sujets de cette race ont une robe uniforme, la couleur variant de crème à blond doré. La pigmentation de la peau est pâle (rosée). Les premières importations au Canada remontent à 1971.
Les taureaux adultes pèsent environ 1 300 kg, alors que les femelles affichent un poids d’environ 900 kg à maturité. Il s’agit d’une race à grande ossature dont la musculature est plus épaisse et saillante, surtout à l’arrière-train. Comme elle a été sélectionnée pour des os fins et longs, les veaux, de morphologie longiligne, naissent avec peu de difficulté et la musculature caractéristique de la race n’apparaît chez ces derniers qu’après 4 à 6 semaines suivant la naissance.
Cette race est de maturité tardive et la production laitière des vaches n’est pas des plus fortes, bien qu’elle suffise pour assurer un bon développement des veaux. Or, ces derniers ont un fort potentiel de croissance qui leur permet d’obtenir des gains de poids élevés. Toutefois, comme cette race produit une viande maigre avec peu de gras, les animaux doivent être abattus plus lourds si l’on veut obtenir le degré de finition requis.
La race montre un rendement à l’abattage parmi les plus élevés, soit de 65 à 70 %. Il en est de même pour
1. Le croisement d’absorption consiste à utiliser des reproducteurs d’une certaine race avec ceux d’autres races. On parle alors de la race absorbante et de la race absorbée. La proportion des gènes de la race absorbée décroît à chaque génération : ½, ¼, 1/8 etc. Habituellement, lorsqu’une proportion de 15/16 ou de 31/32 de gènes de la race absorbante est atteinte, on considère que le croisement d’absorption est atteint ou achevé. Plusieurs races n’acceptent pas cette façon de faire, dont la race Angus.

le rendement en viande. Les qualités observées chez la Blonde d’Aquitaine en font donc une race particulièrement intéressante à utiliser comme race paternelle dans un schéma de croisement. Elle contribuera, entre autres, à :
−une croissance rapide des veaux; un développement exceptionnel de la musculature;
−un poids de carcasse élevé à l’abattage; des rendements de carcasse supérieurs à l’abattage et à la découpe.
La race Blonde d’Aquitaine accepte le croisement d’absorption à 31/32 pour les mâles et à 15/16 pour les femelles.
La race Charolais, l’une des plus anciennes races d’origine française, fut la première race d’Europe continentale à être importée au Canada. Les premiers sujets sont arrivés de France en 1967. La robe, toujours uniforme, est généralement blanche ou crème, et même parfois rouge. La pigmentation de la peau est pâle (rosée). Originalement, cette race présentait des animaux avec cornes mais, aujourd’hui, les bovins Charolais canadiens et dans de nombreux pays dans le monde sont majoritairement acères.
Le poids moyen des taureaux adultes est d’environ 1 100 kg, alors que le poids moyen des femelles adultes atteint les 700 kg. Les animaux présentent des muscles épais, surtout au niveau du dos, des reins et de la culotte. La maturité sexuelle de ces bovins de grande ossature est généralement plus tardive comparativement à celle des races d’ossature moyenne, mais la fertilité est bonne. Beaucoup d’efforts de sélection ont été faits par les producteurs canadiens pour améliorer la facilité de vêlage à un point tel que ce n’est plus vraiment un problème aujourd’hui. Ils ont également amélioré la production laitière des femelles ainsi que la circonférence scrotale des mâles afin de bonifier les paramètres de reproduction (meilleures fertilité et précocité).
Les veaux Charolais affichent un fort potentiel de croissance et un développement musculaire rapide. D’ailleurs, cette race démontre une des meilleures vitesses de croissance chez les jeunes sujets. Ils ne sont pas portés à déposer du gras prématurément. Au contraire, il faut les maintenir constamment à un niveau de gain assez soutenu pour obtenir la couche de gras qu’exige le marché.
Le rendement à l’abattage de cette race est très bon grâce à sa bonne musculature. Sa vitesse de croissance et sa musculature font que cette race est probablement l’une des races les plus utilisées en croisement à travers le monde pour la production de viande de masse. Dans les programmes de croisements, la race Charolais contribue particulièrement aux apports suivants : une vitesse de croissance et un développement musculaire très rapides; un potentiel de poids de carcasse élevé à l’abattage;
−de très bons rendements de carcasse à l’abattage; une bonne qualité de la viande avec le minimum requis en gras de couverture sur la carcasse.
La race Charolais accepte le croisement d’absorption à 31/32 pour les mâles et les femelles.
Les bovins de race Galloway sont originaires d’Écosse et les premiers sujets noirs ont été importés au Canada en 1853. Cette race est divisée en trois sections (Galloway, Galloway ceinturé et Galloway blanc), les trois pouvant être de couleur noire, louvet (brun grisâtre) ou rouge. La pigmentation de la peau est foncée, même chez les sujets blancs, ce qui leur confère une très bonne résistance aux insolations. Ces bovins possèdent une double épaisseur de fourrure qui les protège très bien du froid et des pluies hivernales. Ils s’adaptent donc très facilement aux conditions hivernales rigoureuses avec un minimum de protection. Ils recherchent par contre l’ombre durant les chaudes journées d’été. Tous les sujets sont acères.

De taille petite à modérée, les taureaux adultes atteignent un poids moyen de 820, 900 et 1 100 kg selon qu’ils sont respectivement Galloway ceinturé, Galloway ou Galloway blanc, alors que le poids moyen des femelles adultes correspondant est de 525, 590 et 660 kg. Cette race rustique et compacte s’alimente de tous genres de pâturages, sans sélection, même en terrains montagneux. Mais elle profite davantage lorsqu’elle pâture dans des parcelles sous gestion intensive. Les mâles et les femelles sont fertiles et précoces. Les femelles sont très maternelles, vêlent avec facilité et mettent au monde un petit veau exceptionnellement vigoureux.
Les veaux Galloway présentent une bonne conversion alimentaire, même avec des herbages et des fourrages de pauvre qualité. Leur viande est naturellement persillée et les carcasses présentent moins de gras de couverture en raison de leur épaisse fourrure.
Dans les programmes de croisements, on reconnaît la race Galloway comme race maternelle pour les apports suivants :
une vigueur exceptionnelle des veaux;
−l’introduction du caractère acère (dominant);
−la précocité sexuelle, la fertilité et la longévité;
−la facilité de vêlage;
−une viande de bonne qualité.
La race Galloway n’accepte pas le croisement d’absorption.
Gelbvieh
Cette race a été développée au début du XIXe siècle dans le nord de la Bavière (Allemagne) lorsqu’on entreprit de croiser plusieurs races locales, incluant la race « Celtic-German Landrace », et des bovins « HeilBrown ». Il en est résulté un animal utilisé autant pour le lait que pour la viande. Les premiers sujets Gelbvieh ont été introduits au Canada en 1972. Leur robe est uniforme, allant du brun doré au roux. Toutefois, la couleur noire est maintenant présente.
La pigmentation de la peau et les sabots sont noirs. Ces bovins possèdent généralement des cornes, mais on trouve désormais des bovins acères.
De taille intermédiaire entre les Hereford et les Simmental, les taureaux Gelbvieh adultes pèsent en moyenne 1 135 kg, alors que les femelles atteignent un poids d’environ 700 kg à maturité. Ce sont des animaux au tempérament calme. Les femelles sont très précoces et fertiles. Elles donnent naissance à des veaux dont le poids avoisine les 40 kg. Leur glande mammaire et leurs trayons sont particulièrement bien conformés et, comme ces femelles sont très laitières, la croissance des jeunes veaux est rapide.
Bien que le potentiel de croissance de cette race soit très bon et que sa musculature soit acceptable, c’est surtout en croisement pour la production de femelles d’élevage qu’elle trouve son utilité, principalement en raison des caractéristiques suivantes :
−un tempérament docile; une production laitière élevée; des vêlages faciles;
−une précocité et une bonne fertilité.
En Europe, cette race est utilisée à deux fins, soit pour le lait et pour la viande. Au Canada, cette race est utilisée uniquement pour la viande.
La race Gelbvieh accepte le croisement d’absorption à 94 % et plus pour les mâles et à 88 % et plus pour les femelles.
Hereford
Importés d’Angleterre vers les années 1860, les bovins de race Hereford représentent l’une des plus anciennes races au Canada. Leur force, leur docilité et leur efficacité alimentaire leur ont permis de survivre aux conditions rigoureuses du climat canadien depuis plus de 150 ans. On les reconnaît facilement au dessin de couleur caractéristique très bien fixé dans la race, soit la robe de couleur brun rougeâtre et la

tête, le poitrail, le ventre, l’extrémité des membres et le toupillon (extrémité de la queue) de couleur blanche. La tête blanche est un caractère dominant qui marquera la plupart des descendants d’un croisement, du moins à la première génération. La pigmentation de la peau est rosée. Le manque de pigmentation autour des yeux les rend plus sensibles au « pinkeye » en raison de leur sensibilité accrue au soleil et d’une diminution de la réponse immunitaire dans l’œil.
Le caractère acère est présent depuis très longtemps et prédomine chez cette race. On a toutefois pu constater, au cours des dernières années, que certains éleveurs utilisent des lignées à cornes sur des Hereford acères afin de diversifier le pool génétique et d'améliorer la conformation. Bien qu’on retrouve une grande proportion de bovins Hereford avec cornes dans l’Ouest canadien, la majorité des bovins Hereford de l’est du Canada sont acères. Leur cuir épais et la forte densité de leur poil en font des animaux résistants aux conditions climatiques rigoureuses, notamment les grands froids. Ces bovins sont reconnus pour leur capacité d’adaptation et leur rusticité. De plus, ils ont un tempérament très docile.
De taille moyenne, les taureaux Hereford adultes atteignent un poids de 1 100 à 1 150 kg, alors que les femelles adultes pèsent entre 675 et 700 kg. La femelle présente une maturité sexuelle hâtive et une bonne fertilité. Elle vêle facilement, est maternelle et produit assez de lait pour élever son veau année après année. Elle utilise efficacement les fourrages, maintient facilement son état de chair et demeure longtemps dans le troupeau. La viande est de très bonne qualité et persillée.
Dans les programmes de croisements, la race est considérée comme une race maternelle, malgré ses qualités bouchères, et est recherchée pour les apports suivants :
−un tempérament très docile;
une bonne capacité d’adaptation et une rusticité élevée;
−une précocité sexuelle hâtive;
une bonne fertilité; une bonne efficacité alimentaire jumelée au maintien de l’état de chair;
−une bonne longévité dans le troupeau.
La race Hereford n’accepte pas le croisement d’absorption.
Les bovins Highland sont originaires des hautes terres et des îles de la côte ouest de l’Écosse. À l’origine, on pouvait distinguer deux types : les Kyloe, légèrement plus petits et habituellement noirs, vivant surtout dans les îles au large de la côte ouest du nord de l’Écosse, et les Highlander, plus grands et généralement roussâtres, vivant dans les hautes terres éloignées. Les premiers bovins ont été importés au Canada au cours de la décennie 1880.
Leur robe est uniforme et peut être rouge pâle, rouge foncé, jaune, blanche, louvet ou noire. Ils possèdent deux épaisseurs de poils. La couche interne se compose de poils doux et fins, tandis que la couche extérieure est constituée de poils longs pouvant atteindre 35 cm. Ces derniers sont huileux, ce qui les rend imperméables à l’eau et à la neige. Il faut porter une attention spéciale à cette caractéristique, en particulier lors de l’application de solutions vétérinaires versables. Leur double couche de poils ainsi que leur cuir épais font que ces animaux résistent à une grande variété de températures. Ces bovins possèdent de longues cornes effilées et bien caractéristiques de leur race. La pigmentation de la peau est rosée.
Le poids des taureaux Highland atteint 800 à 900 kg tandis que le poids des femelles oscille autour de 500 kg. Ces bovins, de petite taille, sont résistants aux maladies et de nature très calme et docile. Ils sont bien adaptés pour les pâturages en terrains accidentés et utilisent efficacement tous genres de fourrage même si leur potentiel de croissance demeure modeste. Les femelles donnent facilement naissance à des veaux de

petit poids. Elles possèdent un fort instinct maternel et sont réputées pour leur exceptionnelle longévité.
La viande des bovins Highland est d’excellente qualité et bien persillée, toutefois le poids moyen de la carcasse est plus faible que les autres races. Le grain de la viande est fin, sa teneur en cholestérol est très faible et elle est riche en protéines et en fer, en plus d’être savoureuse. C’est une viande commercialisée surtout en race pure.
Même si cette race est généralement élevée en race pure, elle peut être croisée avec des races telles que Shorthorn ou Hereford pour la production de femelles d’élevage. Ainsi, dans ces programmes de croisements, la race Highland contribue particulièrement aux apports suivants :
un fort instinct maternel;
−la vigueur tant chez la vache que chez le veau;
−la facilité de vêlage;
une longévité exceptionnelle;
une excellente qualité de la viande avec peu de gras de couverture.
La race Highland n’accepte pas le croisement d’absorption.
Les bovins de race Limousin sont originaires de France. Le premier sujet mâle importé en Amérique du Nord est arrivé à la quarantaine de Grosse-Île, au Québec, en 1968. La couleur de la robe varie d’une teinte blé doré chez les femelles à rouge assez foncé chez les mâles. Cependant, la couleur noire est désormais observée chez cette race. La pigmentation de la peau est pâle (rosée). Plusieurs sujets possèdent des cornes, mais on observe de plus en plus de bovins sans cornes.
Les taureaux adultes pèsent environ 1 100 kg, alors que le poids des femelles se situe entre 635 et 725 kg. On
peut qualifier leur taille et leur ossature de moyennes à grandes. Par contre, les veaux affichent un petit poids à la naissance, ce qui facilite grandement les vêlages. La maturité sexuelle des femelles est tardive et elles démontrent une bonne fertilité et une bonne longévité dans le troupeau. Les sujets croisés affichent un bon taux de gain et une bonne musculature.
La finesse des os et un fort développement musculaire sont des aspects particulièrement intéressants chez les sujets Limousin. Leur excellente conformation bouchère permet d’obtenir des rendements à l’abattage et en viande maigre bien au-delà de 60 %. La viande est d’excellente qualité, mais le gras de couverture peut parfois être insuffisant, d’où la nécessité d’offrir une ration plus énergétique aux bouvillons vers la fin de l’engraissement.
Dans les stratégies de croisements, la race Limousin est très intéressante à utiliser comme race paternelle pour accentuer la musculature et améliorer le rendement en viande des animaux destinés à l’abattage. Voici ses contributions particulières :
−une bonne croissance et un bon taux de gain; une excellente conformation bouchère; un rendement de carcasse supérieur à l’abattage et à la découpe;
−une bonne facilité de vêlage; une bonne fertilité.
La race Limousin accepte le croisement d’absorption à 90 % et plus pour les mâles et les femelles.
Cette race est originaire des régions Poitou-Charentes et Pays de la Loire en France. Son livre généalogique (herdbook), créé en 1893, est l’un des plus vieux de France. Ces animaux avaient d’abord été sélectionnés pour trois fins : le trait, le lait et la viande. Leur robe est de couleur blonde ou froment. Les taureaux ont une coloration plus foncée et le cou, le contour des

yeux, les oreilles et la mâchoire sont brun foncé ou noirs. La pigmentation de la peau, les sabots, le toupillon et le contour des oreilles sont noirs. Les premiers embryons ont été importés au Canada en 1992.
De taille intermédiaire, les taureaux adultes pèsent en moyenne 1 000 kg, alors que les femelles atteignent un poids d’environ 660 kg à maturité. Ce sont des bovins au tempérament docile. Les femelles sont très fertiles et reconnues pour leur facilité de vêlage : elles sont laitières, ce qui favorise la croissance des jeunes veaux. Mais ce sont surtout ses excellentes qualités bouchères qui caractérisent cette race. Tout comme certaines autres races continentales, les bovins Parthenais possèdent le gène culard caractérisé par un développement accentué de la musculature (hypertrophie). Ils ont également des os fins et peu de gras, ce qui procure un rendement de carcasse supérieur à 60 % et un rendement en viande supérieur à 70 %. Leur viande est réputée pour sa tendreté.
Dans un programme de croisements, c’est d’abord pour ses qualités bouchères que la race Parthenais trouve son utilité comme race paternelle, en raison des caractéristiques suivantes :
−une musculature de type culard; des rendements de carcasse et en viande supérieurs;
une bonne fertilité; des vêlages faciles; un tempérament docile.
La race Parthenais accepte le croisement d’absorption à 7/8 pour les mâles et les femelles.
Piémontais
Située en contrebas des Alpes, au nord-ouest de l’Italie, la région du Piémont est le berceau de cette race. C’est en 1840 qu’a débuté la sélection qui allait fixer les caractères de ces bovins descendant des anciens aurochs et du zébu. La présence du gène culard dans
la race (hypertrophie d’un muscle de l’arrière-train) a été observée pour la première fois en 1886. On procéda dès lors à une sélection en faveur de ce caractère, de sorte que les bovins Piémontais d’aujourd’hui présentent cette hypertrophie musculaire caractéristique : un long dos et une ossature fine mais solide. Les premiers sujets Piémontais ont été introduits au Canada en 1980.
De couleur fauve à la naissance, la robe de ces bovins tourne au blanc-gris à mesure qu’ils vieillissent et leur peau fine acquiert sa pigmentation noire.
Chez ces bovins de taille intermédiaire, le poids moyen des taureaux adultes oscille autour de 800 à 860 kg et celui des femelles, autour de 500 à 600 kg. Même si la race est du type culard, les femelles ne présentent aucun des problèmes fréquemment reliés à ce caractère (difficultés au vêlage). Ce sont des animaux à maturité sexuelle tardive qui présentent des performances de gain généralement inférieures à celles des autres races continentales, surtout avec des rations riches en fourrages.
La grande force de la race Piémontais réside dans le rendement à l’abattage qui excède largement 60 %, et même 65 %. Son rendement en viande maigre est parmi les plus élevés pour les races bouchères (excellents rapports viande/graisse et viande/os). De plus, à la différence des autres races offrant des rendements en viande élevés, le Piémontais, malgré sa carcasse faible en gras et peu persillée, fournit une viande d’excellente qualité, tendre et savoureuse, et pour laquelle les pertes à la cuisson sont à peu près nulles.
Le nombre de têtes qui composent le cheptel Piémontais est relativement peu élevé au Québec. La race est principalement utilisée pour la production de viande en race pure. Si on l’utilise dans un programme de croisements, cette race contribue : à l’obtention de rendements de carcasse et en viande maigre exceptionnels;

Agriculture Canada. 1989. Programme fédéral-provincial pour l’évaluation génétique et l’amélioration des bovins de boucherie. Version 5.10.
Agriculture Canada. 1987. Programme canadien d’évaluation des taureaux de boucherie. Programme fédéral-provincial, industrie, contrôle d’aptitudes des bovins de boucherie, Direction générale du développement agricole, sommaire 1987.
Alberta Agriculture. 1988. Beef herd management. Reference binder and study guide. Edmonton, Alberta. Sections 201, 202, 203 et 210.
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Allard, D. 2019. La progression des bovins de boucherie au Québec. Colloque Bœuf, 27 novembre, Sainte-Marie, MAPAQ.
Allard, D. 2018. Avez-vous les moyens de ne pas investir 1600 $ de plus? Vision agricole, mars, p. 4.
Allard, D. 2018. Et si on travaillait avec des vaches plus petites? Vision agricole, juin, 4 p.
Allard, D. 2011. Sélection génétique, un outil important pour l’éleveur. Bovins du Québec, Été, p.5-6.
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Qu’il s’agisse d’élevages de race pure ou de croisements de races, le choix des meilleurs sujets pour la reproduction est un élément de première importance pour les producteurs de bovins de boucherie, car il est déterminant pour l’atteinte de leurs objectifs : améliorer la génétique de leurs troupeaux et maximiser la production d’une viande de qualité. Ce chapitre présente les critères de sélection des sujets reproducteurs, les outils d’évaluation disponibles (programmes d'évaluation et de suivi des performances, etc.), les avantages liés aux croisements ainsi que les systèmes de croisements et les stratégies gagnantes. Le lecteur y trouvera également la description des races, de l’information sur les anomalies génétiques, un rappel des notions qui sous-tendent l’amélioration génétique, et plus encore. Une section sur l’analyse de l’ADN (génomique), un domaine dans lequel les technologies ont connu de grandes avancées au cours de la dernière décennie, est aussi proposée.