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Céréales paille

Page 1


Guide de production

Les céréales à paille

Éditrice scienti que

Anne Vanasse, Ph.D., agronome, Université Laval

La réalisation de ce projet a été rendue possible en grande partie grâce à la contribution financière du Programme pour l'avancement du secteur canadien de l'agriculture et de l'agroalimentaire (PASCAA). Ce programme d'Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) est livré par l'intermédiaire du Conseil pour le développement de l'agriculture du Québec (CDAQ).

Avertissements

Au moment de sa rédaction, l’information contenue dans le présent guide était jugée représentative du secteur des cultures céréalières au Québec. Son utilisation demeure sous l’entière responsabilité du lecteur. Certains renseignements ayant pu évoluer d’une manière appréciable depuis la rédaction de cet ouvrage, le lecteur est invité à en vérifier l’exactitude avant de les utiliser et de les mettre en application.

Il est interdit de reproduire, imprimer, traduire ou adapter cet ouvrage, en totalité ou en partie, sous quelque forme ou par quelque procédé que ce soit, incluant la photocopie et la numérisation, sans l’autorisation écrite préalable du Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec.

Les éléments de publicité insérés dans ce document concrétisent l’appui du milieu à la parution de l’ouvrage. Leur présence ne signifie pas que le Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec en approuve le contenu ou cautionne les entreprises et organismes concernés.

Dans le présent document, le masculin englobe le féminin et est utilisé uniquement pour alléger le texte.

Pour information et commentaires

Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ)

Édifice Delta 1

2875, boulevard Laurier, 9e étage

Québec (Québec) G1V 2M2

Téléphone : 418 523-5411

Télécopieur : 418 644-5944

Courriel : client@craaq.qc.ca

Site Internet : www.craaq.qc.ca

© Gouvernement du Québec, 2012

© Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec, 2012

Suivant sa convention avec le MAPAQ, le CRAAQ est autorisé par le Ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation à publier les textes du personnel du Ministère.

PCER0101

ISBN 978-2-7649-0250-9

Dépôt légal

Bibliothèque et Archives Canada, 2012

Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2012

Une référence quialacote!

Un catalogue de 230 publications comprenant des ouvrages imprimés et électroniques

250 feuillets technico-économiques regroupés dans les Références économiques

Plus de 15 évènements pour le secteur agricole et agroalimentaire chaque année

32 banques d’informations spécialisées sur Agri-Réseau

Plus de 15 services en ligne comprenant des répertoires et plusieurs outils d’information

Un calendrier électronique regroupant l’ensemble des activités des secteurs agricole et agroalimentaire

Avant-propos

Au cours des vingt dernières années, la production de céréales à paille a connu plusieurs changements, que ce soit dans l’adoption de nouvelles pratiques culturales telles que le travail réduit et le semis direct ou dans la mise en marché de grains qui répondent à des normes précises (production biologique, sans intrants chimiques ou marché spécialisé). Devant cet état de fait, le Comité céréales du Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ) a revu le contenu de l’ancien guide de production sur les céréales de printemps, publié en 1988, pour rédiger un guide qui met l’accent sur ces nouvelles pratiques culturales et systèmes de production.

Ce guide a pour objectif de rendre disponibles des informations détaillées sur la production des céréales de printemps et d’automne selon différents systèmes de production (conventionnelle ou biologique). Il met aussi en évidence les facteurs environnementaux et culturaux qui influencent la productivité des céréales tout au long de la saison de culture. Dans ce contexte, toutes les pratiques culturales (du travail du sol jusqu’à la récolte), incluant les principes de lutte intégrée contre les ennemis des cultures, y sont rassemblées.

Ce guide de production aidera les agronomes, les producteurs et autres intervenants à mieux comprendre les nombreux facteurs de production des céréales, les critères exigés par l’industrie céréalière pour les marchés conventionnels ou spécialisés et à saisir les opportunités qu’offre la production des céréales à paille au Québec et dans les régions limitrophes de l’est du Canada. Il se veut complémentaire à d’autres guides qui ont déjà été publiés dans ce secteur de production, notamment sur la production du blé d’alimentation humaine et sur les maladies et les traitements de protection des grandes cultures.

Intégrées à la rotation, les céréales à paille présentent de nombreux avantages, soit pour briser le cycle de certaines maladies et d’insectes associés à d’autres

cultures ou pour répartir les travaux de semis, de récolte et d’amendements (chaux, engrais de ferme) dans des conditions de sol souvent très favorables. Ce dernier aspect revêt un caractère fondamental si on veut éviter de créer de la compaction à long terme causée par l’utilisation de la machinerie lourde (moissonneuse, épandeurs de lisier) dans des conditions de sol trop humides. La qualité de nos sols et la productivité de nos cultures en dépendent. Bien souvent, les céréales sont semées sur des champs où l’on désire effectuer des travaux de nivelage ou de drainage. Une fois améliorés, ces champs devraient être ensemencés avec une rotation incluant les céréales à paille, et pas seulement en maïs et en soya.

Certains travaux de recherche ont démontré que l’introduction d’une céréale à paille et d’une légumineuse dans une rotation peut avoir des effets très bénéfiques sur la productivité d’autres cultures, telles que le maïs et le soya. De la même façon, des études ont clairement démontré une amélioration des rendements en grains des céréales cultivées sur un retour de légumineuses. Pour augmenter la productivité des céréales, il faut s’assurer d’optimiser tous les facteurs de production, tels que le choix de champs bien égouttés et sans compaction, une rotation adéquate incluant une légumineuse ou une culture oléoprotéagineuse, le choix de cultivars productifs et tolérants aux maladies et des pratiques de semis, de fertilisation et de phytoprotection qui améliorent le rendement économique des céréales. À cet effet, la production de paille est un atout majeur de la production des différentes espèces céréalières.

En terminant, nous tenons à remercier tous les auteurs et collaborateurs à la rédaction et à la révision des différents chapitres pour leur contribution active, constructive et bénévole au cours de la réalisation de ce guide.

Anne Vanasse et Johanne van Rossum au nom du Comité céréales

RÉDACTION

Guy Beauregard, agronome, consultant en agroéconomie, Nicolet

Danielle Bernier, M.Sc., agronome-malherbologiste, ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Direction de la phytoprotection, Québec

Jean Cantin, M.Sc., agronome, ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Direction régionale de la Montérégie, secteur est, SaintHyacinthe

Yves Dion, M.Sc., phytogénétique des céréales, agronome, CÉROM, Saint-Mathieu-de-Beloeil

Julie Durand, M.Sc., agronome, sélectionneure, Semican, Plessisville

Guy Durivage, La Financière agricole du Québec, Sainte-Marie (à l’emploi de la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec au moment de la rédaction)

Marcel Frenette, chef-inspecteur, Service de normalisation des grains, Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec, Saint-Hyacinthe

Jean Goulet, B.Sc.A., sélectionneur de plantes, Semican, Plessisville

Geneviève Labrie, Ph.D., biologiste, chercheure en entomologie, CÉROM, Saint-Mathieu-de-Beloeil

Georges Lamarre, ingénieur et agronome, conseiller en conservation des sols, ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Direction régionale de la Montérégie, secteur ouest, Sainte-Martine

Serge Lussier, agronome, chargé d’enseignement, Gestion et exploitation d’entreprise agricole, Campus Macdonald, Université McGill, Sainte-Anne-deBellevue

Sylvie Rioux, Ph.D., agronome, chercheure en phytopathologie, CÉROM, Québec

Djiby Sall, coordonnateur secteur des grandes cultures, ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Direction du développement et des initiatives économiques, Québec

Éric Thibault, agronome, conseiller en agroenvironnement, Club Techno-Champ 2000, Napierville

Élisabeth Vachon, agronome, Moulins de Soulanges, Saint-Polycarpe

Anne Vanasse, Ph.D., agronome, professeure en grandes cultures, Université Laval, Département de phytologie, Québec

Johanne van Rossum, agronome, Sainte-BrigideD’Iberville

Anne Weill, agronome, Centre d’expertise et de transfert en agriculture biologique et de proximité (CETAB+), Cégep de Victoriaville, Victoriaville

COLLABORATION

Valérie Chabot, M.Sc., agronome, La Coop fédérée, Saint-Hyacinthe

André Comeau, Ph.D., chercheur en pathologie végétale, Systèmes de production durable, Agriculture et Agroalimentaire Canada, Centre de recherche et de développement sur les sols et les grandes cultures, Québec

Cécile Tétreault, dta, conseillère technique, Synagri, Saint-Hyacinthe

RÉVISION

André Brunelle, M.Sc., Saint-Léonard-d’Aston

Jean Cantin, M.Sc., agronome, ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Direction régionale de la Montérégie, secteur est, SaintHyacinthe

André Comeau, Ph.D., chercheur en pathologie végétale, Systèmes de production durable, Agriculture et Agroalimentaire Canada, Centre de recherche et de développement sur les sols et les grandes cultures, Québec

Yves Dion, M.Sc., phytogénétique des céréales, agronome, CÉROM, Saint-Mathieu-de-Beloeil

Brigitte Duval, agronome, ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Direction régionale du Centre-du-Québec, Nicolet

Gérard Gilbert, agronome, phytopathologiste, ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Direction de la phytoprotection, Laboratoire de diagnostic en phytoprotection, Québec

Pierre Lachance, agronome, Varennes

François Langevin, adjoint à la recherche, Systèmes de production durable, Agriculture et Agroalimentaire Canada, Centre de recherche et de développement sur les sols et les grandes cultures, Québec

Serge Lussier, agronome, chargé d’enseignement, Gestion et exploitation d’entreprise agricole, Campus Macdonald, Université McGill, Sainte-Anne-deBellevue

Denis Pageau, M.Sc., chercheur en gestion des ressources et des cultures, Systèmes de production durable, Agriculture et Agroalimentaire Canada, Normandin

Claude Parent, agronome, avertisseur grandes cultures, ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Direction de la phytoprotection, Québec

Stéphan Pouleur, Ph.D., agronome, phytopathologiste en grandes cultures, Agriculture et Agroalimentaire Canada, Centre de recherche et de développement sur les sols et les grandes cultures, Québec

Sylvie Rioux, Ph.D., agronome, chercheure en phytopathologie, CÉROM, Québec

Michèle Roy, Ph.D., biologiste-entomologiste, ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Direction de la phytoprotection, Laboratoire de diagnostic en phytoprotection, Québec

Denis Ruel, agronome, ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Direction régionale du Centre-du-Québec, Nicolet

Anne Vanasse, Ph.D., agronome, professeure en grandes cultures, Université Laval, Département de phytologie, Québec

Johanne van Rossum, agronome, Sainte-Brigided’Iberville

COORDINATION

Johanne van Rossum, agronome, Sainte-BrigideD’Iberville

Lyne Lauzon, biologiste, chargée de projets aux publications, CRAAQ, Québec

ÉDITION

Danielle Jacques, M.Sc., agronome, chargée de projet à l’édition, CRAAQ, Québec

CONCEPTION

GRAPHIQUE ET MISE EN PAGE

Nathalie Nadeau, technicienne en infographie, CRAAQ, Québec

PHOTOGRAPHIES

Roxanne S. Bernard (CÉROM) CÉROM

François Charrier (IRDA)

André Comeau (AAC)

Bernard Drouin (MAPAQ)

Julie Durand (Semican)

Brigitte Duval (MAPAQ)

Claire Fecteau (MAPAQ)

Gatco Manufacturing Inc.

Great Plains Mfg. Inc.

N. Harvey

Geneviève Labrie (CÉROM)

La Coop fédérée (Wil-Rich)

Olivier Lalonde (MAPAQ)

Olivier Lalonde

Georges Lamarre (MAPAQ)

Nathalie Laplante (MAPAQ)

Serge Lussier (Université McGill)

Denis Marois (Université Laval)

MAPAQ

Needham Ag Technologies

Romain Néron (MAPAQ)

Denis Pageau (AAC)

Sylvie Rioux (CÉROM)

Semican

Steeve Shawann (MAPAQ)

Anne Weill (CETAB+)

Page couverture

Photo principale : Benoît Fradin (William Houde)

Médaillons : Denis Pageau (AAC)

Cécile Tétreault (Synagri)

REMERCIEMENTS

Le CRAAQ tient à remercier tous les organismes, dont le CÉROM, et toutes les personnes ayant collaboré de près ou de loin à la réalisation de cet ouvrage. Le CRAAQ remercie aussi ces collaborateurs financiers :

Conseil pour le développement de l’agriculture du Québec (CDAQ)

Fédération des producteurs de cultures commerciales du Québec (FPCCQ)

DuPont Canada

BASF Canada

Bayer CropScience

Semican inc.

Syndicat des producteurs de semences pedigrees du Québec

RDR Grains et Semences

Innotag Distributions inc.

William Houde ltée

Éric

Georges

Julie Durand, responsable du chapitre

Jean Goulet

Guy Beauregard

LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1.1 Utilisation des différents types de blé en Amérique du Nord ..................................................

Tableau 1.2 Budgets partiel à l’hectare ...........................................................................................................

Tableau 2.1 Évolution de la dormance au cours de la maturation du blé 21

Tableau 3.1 Poids moyen approximatif à l’essieu de diverses machineries agricoles

Tableau 3.2 Avantages et inconvénients du travail conventionnel .............................................................

Tableau 3.3 Avantages et inconvénients du travail réduit

Tableau 3.4 Avantages et inconvénients du semis direct

Tableau 4.1 Recommandations 2011 pour l’orge à deux rangs ....................................................................

Tableau 4.2 Recommandations 2011 pour le blé panifiable ........................................................................

Tableau 4.3 Effet du traitement fongicide des semences de blé et d’orge sur la germination des semences en relation avec leur état sanitaire .....................................................................

Tableau 4.4 Rendement moyens des céréales obtenus lors de semis sur sol gelé et sur sol sec (Ontario) .............................................................................................

Tableau 4.5 Rendements de blé obtenus lors de semis sur sol gelé et sur sol sec (Montérégie, Québec)

Tableau 4.6 Nombre de grains à semer en fonction du nombre optimum d’épis à la récolte

Tableau 4.7 Nombre de grains à semer par mètre linéaire en fonction de l’écartement des disques et du nombre de grains désiré par mètre carré .............................

53

Tableau 4.8 Grille de référence pour la fertilisation de l’avoine ................................................................ 54

Tableau 4.9 Grille de référence pour la fertilisation du blé et de l’orge

Tableau 4.10 Doses maximales sécuritaires des éléments fertilisants au semis

Tableau 4.11 Grille d’interprétation des analyses foliaires des céréales ......................................................

Tableau 4.12 Effets des fongicides sur les teneurs en DON et le rendement du blé (2009) .......................

Tableau 4.13 Effets des fongicides sur les teneurs en DON et le rendement du blé (2010)

Tableau 4.14 Résultats d’essais sur les fongicides en fonction des doses d’azote appliquées dans le blé d’automne en 2008-2010 (52 sites)

Tableau 4.15 Effets de la combinaison de moyens de lutte contre la fusariose de l’épi chez le blé de printemps (sites de Frago et Prosper, ND, 2005)

Tableau 4.16 Températures maximales permises pour les grains séchés à haute température

Tableau 4.17 Teneur en eau à l’équilibre de quelques espèces de grains, selon les équations de Chung ...................................................................................................

Tableau 5.1 Nombre de plants de blé obtenus par mètre linéaire en fonction de l’écartement des rangs (pour une population visée de 450 plants/m2) .................................

Tableau 5.2 Engrais verts pouvant être semés après une céréale ou une culture de conserverie (selon des observations au champ recueillies par le Club Bio-Action) ............

55

57

58

62

63

63

64

66

67

81

84

Tableau 5.3 Engrais verts intercalaires dans une culture de céréale ........................................................... 85

Tableau 5.4 Critères de qualité pour la vente de céréales biologiques

90

Les

Tableau 6.1 Résumé des méthodes de lutte intégrée disponibles contre les mauvaises herbes, les maladies et les insectes nuisibles des céréales .............................. 96

Tableau 6.2 Liste des groupes de pesticides utilisés contre les différents organismes nuisibles des céréales .......................................................................................... 101

Tableau 6.3 Principales maladies affectant les céréales à paille au Québec 105

Tableau 6.4 Normes maximales (ppm) de fusatoxines exigées ou recommandées par l’ACIA

107

Tableau 6.5 Maladies propagées aux céréales par le maïs et les graminées fourragères dans le cadre d’une rotation 109

Tableau 6.6 Caractéristiques des maladies des céréales et stratégies de lutte adaptées 110

Tableau 6.7 Description et symptômes de dommages occasionnés par les insectes ravageurs de moindre importance dans les céréales 116

Tableau 6.8 Méthodes de lutte intégrée contre divers insectes ravageurs des céréales ......................... 118

Annexe 6.1 Tableau synthèse des fongicides homologués en traitement de végétation (application terrestre foliaire) 122

Tableau 7.1 Budget partiel à l’hectare pour l’orge brassicole (production conventionnelle avec labour) 138

Tableau 7.2 Composition des ingrédients de remplacement et proportions maximales conseillées dans une ration pour les porcs 140

Tableau 7.3 Valeur nutritive du sarrasin 143

Tableau 7.4 Évolution de la production de sarrasin au Canada et au Québec ........................................ 143

Tableau 7.5 Budgets partiels à l’hectare pour le sarrasin ............................................................................ 145

LISTE DES FIGURES

Figure 2.1 Stade épi à 1 cm

Figure 3.1 Impact des pratiques culturales et interactions entre les principales formes de dégradation du sol

Figure 3.2 Aspect de la surface du sol à un pourcentage de couverture de résidus de 30 % ...............

Figure 3.3 Relation entre la couverture de résidus et la réduction des pertes de sol par érosion

Figure 3.4 Méthode de la corde ......................................................................................................................

Figure 3.5 Les trois types de compaction

Figure 3.6

3.7

Figure 3.8 Déchaumeur à disques

Figure

Figure 3.10 Diamètre moyen des agrégats stables du sol dans la couche de surface (0-8 cm) selon différents travaux

Figure 5.1 Nombre de jours nécessaires pour la levée en fonction de la profondeur du semis ...........

Figure 5.2 Outil d’aide à la décision pour la gestion des engrais de ferme dans la production du blé de printemps .............................................................................................

Figure 6.1 Pertes de rendement attribuables à la concurrence exercée par les mauvaises herbes dans les grandes cultures

Figure 6.2 Moment d’apparition des maladies au cours du développement des céréales .................

Figure 6.3 Calendrier de dépistage des insectes ravageurs

CHAPITRE 1

PRODUCTION, UTILISATION, CLASSIFICATION ET BUDGETS DE CULTURE

Djiby Sall, responsable du chapitre

Guy Durivage

Marcel Frenette

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Chapitre 1

PRODUCTION, UTILISATION, CLASSIFICATION ET BUDGETS DE CULTURE

LA PRODUCTION ET L’UTILISATION

Les céréales à paille (avoine, blé, orge, céréales mélangées) occupent une place importante dans la production de grains1 au Québec. En effet, elles représentent près de 30 % des superficies en grains de la province. Les recettes monétaires provenant du marché sont de l’ordre de 53 millions de dollars par année en moyenne pour les dix dernières années.

Depuis 2000, environ 305 000 hectares sont cultivés en moyenne annuellement en céréales à paille au Québec. Sauf pour le blé, on observe une tendance à la baisse des superficies cultivées. Après avoir atteint 348 000 hectares en 2002, les superficies en céréales à paille totalisaient environ 270 000 hectares en 2009 (Figure 1.1). Ce recul des superficies s’est fait au profit des autres grains (maïs-grain et soya en majorité).

Figure 1.1 Évolution des superficies cultivées en céréales à paille au Québec

Source : Statistique Canada, 2010

1. Avoine, blé, orge, céréales mélangées, canola, maïs-grain, soya.

Hectares
Hectares
Total Avoine Blé
Cér. mél. Orge

Chapitre 1. Production, utilisation, classification et budgets de culture

Les volumes produits ont suivi la même tendance que les superficies, passant de 984 000 tonnes en 2002 à environ 700 000 tonnes en 2009 (Figure 1.2). On constate également une légère baisse des rendements à l’hectare au cours de la même période (Figure 1.3). Entre 2000 et 2009, la production annuelle moyenne était de 830 000 tonnes, ce qui représente près de 17 % de la production totale de grains au Québec.

L’orge, l’avoine et les céréales mélangées sont cultivées majoritairement dans les régions périphériques (Saguenay—Lac-Saint-Jean, Côte-Nord, Bas-SaintLaurent, Abitibi-Témiscamingue, Gaspésie) principalement en raison des conditions climatiques qui rendent plus difficile l’implantation des autres céréales (le maïs-grain par exemple). Par contre, le blé est surtout présent en Montérégie et en ChaudièreAppalaches.

1.2 Évolution de la production de céréales à paille au Québec

Source : Statistique Canada, 2010

Figure 1.3 Évolution des rendements des céréales à paille au Québec

Source : Statistique Canada, 2010

Tonnes
Tonnes
Total Avoine Blé Cér. mél. Orge
Figure
Avoine Blé Céré. Mél Orge

L’orge

L’orge occupe près de 40 % des superficies cultivées en céréales à paille au Québec. En moyenne, 122 000 hectares d’orge ont été cultivés annuellement entre 2000 et 2009. La production annuelle moyenne se situe autour de 370 000 tonnes, ce qui correspond à environ 44 % de la production de céréales à paille. Les rendements moyens obtenus sont de l’ordre de 3,0 tonnes métriques par hectare.

Au Québec, la production d’orge a souvent été confrontée à des problèmes de toxines et de qualité qui ont eu des répercussions sur les rendements et les superficies. Celles-ci sont passées de 165 000 hectares en 2002 à près de 92 000 hectares en 2009, ce qui correspond à une baisse de 44 %.

Près de 37 % des superficies en orge sont localisées dans les régions du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine et du Saguenay—LacSaint-Jean.

L’orge du Québec est essentiellement destinée au marché intérieur. Le marché de l’alimentation animale représente actuellement près de 92 % des utilisations. Les besoins en orge fourragère sont estimés à 453 000 tonnes par année.

Les acheteurs d’orge fourragère sont très stricts sur le taux de vomitoxine (désoxynivalénol ou DON) dans les grains. La norme maximale recommandée par l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) et acceptée par l’industrie dans la ration totale des porcs et des vaches laitières est de 1 ppm (1 mg/kg d’aliment) de DON.

Le taux d’autosuffisance du Québec pour ce type de grain est d’environ 66 %. Les 34 % manquants pour combler les besoins proviennent des marchés extérieurs, notamment de l’Ouest canadien.

Par ailleurs, il existe un marché en croissance pour l’orge brassicole (voir le chapitre 7). Les besoins actuels des malteries québécoises sont estimés entre 80 000 et 100 000 tonnes par année. Ils sont comblés majoritairement par les producteurs de l’Ouest canadien en raison de l’insuffisance de l’offre québécoise. En effet, moins de 2 % de l’orge cultivée au Québec est actuellement utilisée à des fins industrielles (fabrication de malt). Les critères de qualité du grain

recherchés par les industriels sont un pourcentage de germination de plus de 95 %, une teneur en protéines inférieure à 12,5 %, un taux de vomitoxine inférieur à 0,5 ppm et des grains relativement gros.

Il convient aussi de souligner l’existence d’un petit marché pour l’orge mondé (ou perlé) utilisé pour les salades ou les soupes.

L’avoine

En moyenne, entre 2000 et 2009, près de 110 000 hectares d’avoine ont été cultivés annuellement, ce qui correspond à environ 35 % des superficies en céréales à paille.

On observe une tendance à l’augmentation des superficies en culture; de 88 000 hectares en 2000, elles atteignaient près de 105 000 hectares en 2009. La production annuelle moyenne est d’environ 250 000 tonnes. Les rendements obtenus sont de l’ordre de 2,3 tonnes par hectare.

À l’instar de l’orge, l’avoine est très présente en région éloignée. Près de 40 % des superficies en production sont localisées au Saguenay—Lac-Saint-Jean, dans le Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie. L’accroissement des superficies d’avoine dans certaines régions s’est fait au détriment de l’orge.

L’avoine du Québec est utilisée à la fois pour l’alimentation animale et pour l’alimentation humaine (fabrication de gruau). Les besoins du marché de l’alimentation animale sont estimés à 146 000 tonnes, le marché local représentant plus de 55 % des utilisations et le marché des exportations (États-Unis pour les chevaux), près de 40 %.

Les grains d’avoine destinés à l’alimentation humaine doivent être gros et de taille uniforme, avoir un poids spécifique élevé (53 kg/hl) et un faible pourcentage d’écales. Ils doivent aussi respecter les normes de pureté.

Les grains destinés aux chevaux de performance (avoine nue) doivent être d’une bonne taille et d’un blanc éclatant, en plus d’être relativement riches en protéines et en matières grasses et d’avoir un poids spécifique très élevé (55,6 kg/hl). Les grains doivent être exempts de poussière, être peu endommagés et présenter un taux d’humidité de moins de 14 %.

Chapitre 1. Production, utilisation, classification et budgets de culture

Pour l’avoine nue (voir le chapitre 7), la teneur en protéines doit être supérieure à 15 %.

Par ailleurs, l’avoine du Québec est encore confrontée à des problèmes de qualité, et ce, au moment où cette culture commence à bénéficier d’une certaine reconnaissance. Seulement 57 % du volume commercialisé au cours de la période 2004-2007 a été classé grades 1 et 2 en moyenne.

Le blé

En moyenne, près de 50 000 hectares de blé sont cultivés annuellement au Québec. Les superficies ensemencées sont en progression. Elles sont passées de 29 000 hectares à plus de 55 000 hectares entre 2000 et 2009. La production, quant à elle, a presque doublé au cours de cette même période pour atteindre 149 000 tonnes en 2009. Les rendements actuels se situent autour de 2,7 tonnes métriques par hectare.

Malgré l’augmentation des superficies et des volumes produits, le Québec reste dépendant des marchés extérieurs pour combler ses besoins en blé, notamment pour l’alimentation humaine. Le taux d’autosuffisance moyen en blé est d’environ 58 % (excluant la demande pour les minoteries).

Près de 47 % des superficies de blé au Québec sont localisées en Montérégie (36 %) et en Chaudière-Appalaches (11 %). Le blé est destiné à deux marchés : l’alimentation animale (blé fourrager) et

l’alimentation humaine. Environ 80 % du blé produit est destiné à l’alimentation animale. Les besoins de ce secteur sont de l’ordre de 219 000 tonnes.

Depuis quelques années, on note un intérêt des producteurs pour le marché de l’alimentation humaine, principalement pour la fabrication de pain. Les volumes destinés à ce marché varient entre 45 000 et 50 000 tonnes par année depuis 2006. La variation des volumes produits est liée en grande partie aux superficies ensemencées et aux conditions climatiques qui affectent la qualité de la récolte. Les grandes minoteries industrielles situées dans la région de Montréal s’approvisionnent principalement en blé provenant de l’Ouest canadien et, dans une moindre mesure, de l’Ontario.

Au Québec, les besoins en blé pour l’alimentation humaine sont estimés à plus d’un million de tonnes par année, dont environ 600 000 tonnes pour les variétés de blé panifiable. Il existe trois grands types de blé destinés à l’alimentation humaine : le blé pour la boulangerie (blé tendre vitreux ou blé de force), le blé à pâtisserie (blé tendre à grain mou ou blé faible) et le blé pour la semoule servant à la fabrication des pâtes alimentaires et du couscous (blé dur ambré ou durum) (Tableau 1.1). Le lecteur est invité à consulter le guide intitulé Facteur-clés de succès pour la production du blé d’alimentation humaine (CRAAQ, 2003) pour en savoir plus sur les principales caractéristiques recherchées selon les utilisations.

Tableau 1.1 Utilisation des différents types de blé en Amérique du Nord

Type de blé Nom scientifique Nom(s) anglaisUtilisation

Blé tendre vitreux dit « blé de force » Triticum aestivum

L. em. Thell.

Blé tendre à grain mou dit « blé faible » Triticum aestivum

L. em. Thell.

Blé dur ambré ou durum Triticum turgidum

L. var. durum

Source : CRAAQ, 2003

Hard Wheat

Hard red Spring

Hard red Winter

Soft Wheat

Soft White Winter

Hard Amber Durum

Boulangerie et glutennerie, pâtes à pizza, certains types de nouilles et autres produits connexes

Alimentation animale

Biscuits, gâteaux, pâtisseries, confiseries, sauce, céréales à déjeuner

Alimentation animale

Pâtes alimentaires et couscous

Les céréales mélangées

Au Québec, les céréales mélangées représentent environ 8 % des superficies en céréales à paille. En moyenne, 26 000 hectares sont cultivés annuellement en céréales mélangées depuis 2000 pour une production annuelle de l’ordre de 68 000 tonnes. Les rendements moyens se situent autour de 2,9 tonnes métriques par hectare.

Entre 2000 et 2009, la production a connu un recul, passant de 79 000 à environ 45 000 tonnes métriques. Cette baisse est attribuable à une diminution concomitante des superficies et des rendements moyens qui sont passés respectivement de 31 000 à 19 000 hectares et de 3,2 à 2,7 tonnes métriques par hectare.

De façon générale, les céréales mélangées ne sont pas commercialisées. Elles sont directement utilisées à la ferme pour l’alimentation du bétail. Les régions de Chaudière-Appalaches et du Bas-Saint-Laurent sont les principales régions productrices avec tout près de 40 % des superficies en culture.

LA CLASSIFICATION

Le système canadien de classement des grains

Depuis 1912, c’est la Loi sur les grains du Canada qui confère à la Commission canadienne des grains l’autorité sur la classification. Ses principaux mandats sont de fixer et faire respecter des normes de qualité pour le grain canadien et d’assurer la fiabilité des grains sur les marchés intérieurs et étrangers.

La Commission canadienne des grains établit les normes de classement pour tout le Canada. Les classes regroupent des grains possédant des propriétés ou des usages similaires. Par exemple, le blé comporte plusieurs classes : le blé dur ambré pour fabriquer les pâtes alimentaires, le blé tendre à grain mou pour les farines à pâtisserie et le blé tendre vitreux (blés durs principalement) pour les farines à pain. Les classes de grain sont souvent identifiées par leur provenance (Est ou Ouest canadien) : blé tendre à grain mou de l’Est canadien, blé tendre vitreux de

l’Est canadien, blé dur ambré de l’Ouest canadien, etc.

Pour l’application de la Loi, le Règlement sur les grains du Canada désigne comme grain : l’orge, le haricot, le sarrasin, le canola, le pois chiche, le maïs, la féverole, le lin, les lentilles, les grains mélangés, la moutarde, l’avoine, le pois, le colza, le seigle, le carthame, le solin, le soja, le tournesol, le triticale et le blé.

Pour chacune des classes de grain, plusieurs grades sont déterminés en fonction des caractéristiques physiques et visuelles du grain et par les qualités que recherchent les clients. Les grades sont habituellement numériques et le grade numéro 1 est toujours celui qui présente la qualité la plus élevée. Le nombre de grades varie selon le type de grain (par exemple, le maïs et l’avoine de l’Est canadien en comptent respectivement 5 et 4). Si les caractéristiques du grain ne répondent pas aux exigences du dernier grade numérique, l’appellation du grade devient « échantillon ».

Les appellations des grades de grain et les caractéristiques correspondant à chacun d’entre eux sont indiquées à l’annexe 3 du Règlement sur les grains du Canada. Les grades sont revus régulièrement selon l’évolution des besoins des clients et l’évolution de la génétique qui introduit de nouvelles variétés. En vertu de la Loi sur les grains du Canada, deux comités de normalisation des grains, l’un pour les grains de l’Est et l’autre pour les grains de l’Ouest, discutent des caractéristiques relatives aux grades de grain. Une fois que les comités ont recommandé des modifications, celles-ci sont soumises à l’approbation de la Commission canadienne des grains.

Les arrêtés, quant à eux, sont des instructions ou ordres donnés en matière de commerce par la Commission canadienne des grains et sont considérés comme des applications spécifiques de la Loi. La Commission établit aussi des arrêtés pour désigner, dans certaines classes de grain, les variétés qui sont admissibles.

Le Guide officiel du classement des grains est un outil de référence complet sur le classement des grains, des oléagineux et des légumineuses. Disponible en ligne sur le site de la Commission, il est révisé régulièrement pour tenir compte des modifications aux caractéristiques des grades et au seuil de tolérance

Chapitre 1. Production, utilisation, classification et budgets de culture

recommandées par les comités de normalisation de l’Est et de l’Ouest et pour mettre à jour les définitions et les procédures de classement.

La règlementation sur les grains au Québec

À partir des années 1970, dans un objectif d’autosuffisance, la production des grains s’est développée rapidement au Québec. À la fin de cette décennie, les intervenants avaient déjà identifié la nécessité de connaître la qualité des grains produits et utilisés au Québec. Ils ont alors demandé au gouvernement de mettre en place un organisme dont la mission consisterait à implanter le système de classement canadien pour les besoins internes du Québec et à protéger financièrement les producteurs lors de la vente de leurs grains. La Loi sur les grains et le Règlement sur les grains furent introduits en 1982 (abrogés depuis) pour répondre à ces demandes. Ces mandats sont maintenant réalisés en vertu du Règlement sur la mise en marché des grains et la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec (RMAAQ) en assume l’application.

L’article 40.2 de la Loi sur la mise en marché des produits agricoles, alimentaires et de la pêche indique, entre autres, que la RMAAQ peut, par règlement :

• prescrire les qualifications requises d’une personne affectée au classement ou à l’inspection du grain;

• établir des normes relatives au classement du grain ainsi que les conditions de prélèvement de ce produit aux fins de son classement;

• déterminer les conditions de délivrance des attestations de classement ou d’inspection du grain.

En application du Règlement sur la mise en marché des grains, la RMAAQ délivre des permis d’achat et de classement des grains. Elle administre un programme de garantie de paiement du grain. Elle a aussi mis en place un système qui assure l’uniformité et l’équité dans l’évaluation de la qualité des transactions de grains (voir la section Le système de classement des grains pour les besoins internes du Québec).

Obligations de l’acheteur

Toute personne qui achète du grain directement des producteurs québécois a l’obligation de détenir un

permis émis par la RMAAQ et doit déposer un cautionnement. La seule exception est le producteur-utilisateur qui achète un volume de grain annuel d’au plus 1 000 tonnes pour la consommation de ses animaux.

Types de permis

Il existe deux grandes catégories de permis, soit les permis d’acheteur et les permis de classement. Le permis d’acheteur est obligatoire pour acheter directement des producteurs du Québec. Le permis de classement est facultatif (volontaire). Celui qui détient un tel permis a l’obligation de déterminer ou d’inscrire des grades. Celui qui ne détient pas ce type de permis ne peut ni déterminer des grades ni les inscrire sur ses documents de transactions.

Il existe deux variantes des catégories précédentes pour les producteurs, soit les permis de producteuracheteur pour ceux qui achètent un maximum de 1 000 tonnes et les permis de producteur-classeur pour ceux qui ne désirent classer que le grain de leur propre production.

Le système de classement des grains pour les besoins internes du Québec

Afin d’assurer des classements uniformes et l’équité sur le marché, la RMAAQ a mis en place un système qui permet aux titulaires d’un permis de classement d’évaluer la qualité de tout le volume qu’ils achètent ou manipulent. Pour permettre aux entreprises de réaliser cette tâche, les inspecteurs de la RMAAQ interviennent selon trois 3 axes :

1. Formation;

2. Inspection des équipements;

3. Classement des grains.

Formation

La RMAAQ offre une formation complète de plusieurs jours au personnel du titulaire d’un permis de classement, d’un permis d’acheteur et de classement ou d’un permis de producteur-classeur. Aux autres personnes intéressées (producteurs, étudiants en agriculture, etc.), elle offre des sessions de sensibilisation d’une journée ou moins qui permettent un survol des procédures de classement.

le fait même, plus facile à conserver. Lorsque cela est nécessaire, on peut fournir un peu de chaleur (43 oC maximum) afin d’abaisser rapidement la teneur en eau.

La commercialisation

Comme les marchés du sarrasin utilisent des grains fraîchement récoltés, il faut éviter de mélanger des récoltes de l’année précédente avec la récolte de l’année en cours. Les grains plus vieux s’oxydent et la couleur vert pâle sous la coquille tourne graduellement au brun-rouge durant l’entreposage. Il est alors facile pour l’acheteur de savoir si la récolte provient de l’année en cours ou de l’année précédente. À l’instar des autres cultures, certains grades sont établis pour la commercialisation : poids spécifique, pierres, ergot, pourriture à sclérotes (Sclerotinia sclerotiorum), matières étrangères et autres céréales.

Il est difficile de nettoyer le sarrasin contaminé par les grains de céréales (avoine, blé, orge, seigle, triticale). Ces grains seront considérés comme des matières étrangères au classement. Le grain sera classé « grade échantillon » si le lot contient plus de 5 % de matières étrangères. Les marchés du Japon, des États-Unis et de l’Europe exigent de gros grains pour répondre à leur production de farine et de grains décortiqués. Il est donc primordial de faire les bons choix de cultivar en fonction des marchés et de vérifier les besoins et spécifications de l’acheteur.

RÉFÉRENCES

CRAAQ. 2011. Sarrasin conventionnel et biologique –Budget (Agdex 118/821). Octobre 2011, Collection des Références économiques, Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec.

CSCA. Buckwheat – Information [en ligne]. The Canadian Special Crops Association www.specialcrops. mb.ca/crops/buckwheat.html

MAAARO. 2003. Comparaison des valeurs nutritives d’aliments pour les porcs [en ligne]. Fiche technique. Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario. www.omafra.gov. on.ca/french/livestock/swine/facts/03-004.htm

Parent L.-É. et G. Gagné (éd. sc.). 2010. Guide de référence en fertilisation, 2e édition. Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec. 473 p.

Chapitre 7. Systèmes de production pour les marchés spécialisés

brassicole à deux rangs

Orge nue à deux rangs

Orge nue à six rangs

Orge
Sarrasin
Avoine nue
Julie Durand, Semican
Julie Durand, Semican
Julie Durand, Semican
Julie Durand, Semican
Julie Durand, Semican

SIÈGE SOCIAL 8, 3e rang Ouest St-Simon, Qc. J0H 1Y0

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