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C H E VA L I E R S D E C O LO M B SEPTEMBRE 2015 ♦ VOLUME 95 ♦ NUMÉRO 9
COLUMBIA
ARTICLES
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Le témoignage de la famille pleinement vivante Un entretien avec l’archevêque de Philadelphie, à la veille de la Huitième Rencontre mondiale des familles. PAR LE PERSONNEL DE COLUMBIA
16 Les Chevaliers : une affaire de famille Des conjointes de Chevaliers racontent comment l’Ordre a raffermi leur foi, leur famille et leur mariage PAR MARYANGELA ROMÁN
20 Persécutées, mais pas abandonnées Les familles chrétiennes d’Irak déplacées trouvent refuge et assistance grâce au fonds d’aide humanitaire de l’Ordre. PAR AUGUSTINE MAROGI, FRÈRE DOMINICAIN
24 L’Église du foyer La famille chrétienne est appelée à être une communauté évangélisée et évangélisatrice. PAR DAVID S. CRAWFORD
PAINTING: Artwork by NeilsonCarlin.com/photo courtesy of World Meeting of Families 2015, Philadelphia
Une peinture de l’artiste Neilson Carlin, de Philadelphie, montre la Sainte Famille avec sainte Anne et saint Joachim debout, derrière Marie. Les armoiries et la date inscrite en chiffres romains font référence à la Rencontre mondiale des familles, à Philadelphie du 22 au 25 septembre.
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Construire un Monde Meilleur La famille chrétienne doit être soutenue dans son rôle vital au sein de la vie et de la mission de l’Église. PAR CARL A. ANDERSON
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Apprendre la foi, vivre la foi L’Église considère que amour, mariage et famille, se définissent en termes d’amour et de service et non pas d’intérêt personnel. PAR MGR. WILLIAM E. LORI
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Nouvelles des Chevaliers
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Les Chevaliers appuient les Jeux olympiques spéciaux mondiaux • L’Ordre étend sa campagne au profit des réfugiés du Moyen-Orient • Les Chevaliers pleurent la mort du cardinal William Baum
13 Année de la vie consacrée Les vocations à l’amour dans le mariage et dans le célibat s’appuient mutuellement.
Construire l’église domestique Puisque la famille est la cellule de base de la société, nous voulons que la nôtre accomplisse sa vocation de contribuer au bien commun.
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Chevaliers à l’œuvre
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Noms des boursiers
PAR LE CARDINAL GÉRALD CYPRIEN LACROIX
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La cellule fondamentale de la société LE 26 JUILLET, mes parents ont célébré leurs 40 ans de mariage. Alors que nous nous sommes réunis pour l’occasion dans la maison familiale, mes frères et sœurs et moi, nous avons compris combien nous devions être reconnaissants à nos parents pour ces quatre décennies de fidélité. En grandissant, je ne pensais pas vraiment à la chance que j’avais d’évoluer au sein d’une famille tendre et aimante. Par contre aujourd’hui, avec plus de la moitié des naissances chez les femmes américaines de moins de 30 ans qui surviennent en dehors du mariage, on comprend à quel point l’expérience que j’ai vécue n’était pas quelque chose qui allait de soi. Au cours des dernières décennies, les méfaits causés par le déclin du mariage et l’éclatement de la famille sont devenus douloureusement évidents, même si le problème demeure largement ignoré. Selon un rapport publié en 2013 par le Département américain de la santé et des services sociaux, le taux de pauvreté dans les foyers où la mère est célibataire était de 45,8 pour cent, soit quatre fois plus que le taux observé dans les familles de couples mariés. En 2011, le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies avait rapporté que 85,5 pour cent de tous les avortements pratiqués mettaient en cause des mères célibataires. De nombreuses autres études ont également montré que les jeunes vivant dans des maisons sans père sont beaucoup plus sujets que leurs pairs à décrocher de l’école, aller en prison, prendre des drogues, faire des fugues et se suicider. Alors qu’à juste titre notre société cherche à répondre aux besoins de ces femmes et enfants aux prises avec de grandes difficultés, nous ne devons pas oublier de prendre du recul et d’essayer d’identifier les causes du problème. Comment notre culture fait-elle la promotion de la paternité responsable ? Des relations personnelles caractérisées par le respect et 2 ♦ COLUMBIA ♦
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la chasteté ? Des mariages fondés sur un amour permanent, fidèle et fructueux ? Des politiques qui privilégient le bien commun et les droits des enfants, au lieu de mettre sur un piédestal l’autonomie individuelle et l’autosatisfaction ? Dans un discours prononcé le 8 juillet, lors de sa visite en Amérique latine, le pape François l’a exprimé ainsi : « À une époque où si souvent on tend à oublier ou à confondre les valeurs fondamentales, la famille mérite une attention spéciale de la part des responsables du bien commun, parce qu’elle est la cellule fondamentale de la société, qui apporte des liens solides d’union sur lesquels se fonde la vie humaine en commun et, à travers la procréation et l’éducation de ses enfants, elle assure le renouvellement de la société. » En effet, l’Église catholique a toujours affirmé que la famille — et non l’individu — était « la cellule première et vitale de la société », pour reprendre les termes du décret du concile Vatican II sur l’apostolat des laïcs. Cette compréhension est aussi celle exprimée dans les Saintes Écritures, par des philosophes en remontant jusqu’à Aristote, et on la retrouve également dans la nature humaine elle-même. En fait, la famille chrétienne est la cellule fondamentale de l’Église, ce qui avait mené saint Jean-Paul II à déclarer : « L’avenir du monde et de l’Église passe par la famille » (Familiaris Consortio, 75). Alors que se préparent la Rencontre mondiale des familles à Philadelphie, du 22 au 27 septembre, et le Synode des évêques qui se penchera sur le thème de la famille en octobre, cette édition spéciale de Columbia explore diverses façons qui s’offrent à nous de joyeusement témoigner de la vérité de la famille, et ainsi aider à guérir nos communautés et bâtir une civilisation de l’amour.♦ ALTON J. PELOWSKI RÉDACTEUR EN CHEF
COLUMBIA ÉDITEURS
Chevaliers de Colomb ________ ADMINISTRATEURS SUPRÊMES CHEVALIER SUPRÊME Carl A. Anderson AUMÔNIER SUPRÊME Mons. William E. Lori, S.T.D. DÉPUTÉ CHEVALIER SUPRÊME Logan T. Ludwig SECRÉTAIRE SUPRÊME Charles E. Maurer Jr. TRÉSORIER SUPRÊME Michael J. O’Connor AVOCAT SUPRÊME John A. Marrella ________ RÉDACTION RÉDACTEUR EN CHEF Alton J. Pelowski DIRECTEUR DE LA RÉDACTION Andrew J. Matt RÉDACTEUR EN CHEF ADJOINT Patrick Scalisi
L’abbé Michael J. McGivney (1852-90), Apôtre de la jeunesse, protecteur de la vie familiale et fondateur des Chevaliers de Colomb, intercédez pour nous. ________ POUR COMMUNIQUER AVEC NOUS PAR LA POSTE: COLUMBIA
Knights of Columbus 1 Columbus Plaza New Haven, CT 06510-3326 TÉLÉPHONE: 203.752.4398 TÉLÉCOPIEUR: 203.752.4109 COURRIEL: columbia@kofc.org NOTRE SITE INTERNET: kofc.org SERVICE Å LA CLIENTÈLE: 1.800.380.9995 ________ SI VOUS DÉMÉNAGEZ Prévenez votre conseil. Envoyez votre nouvelle adresse et votre étiquette à: Dept. of Membership Records [service de dossiers de membres], PO Box 1670, New Haven, CT, 06507-0901, USA, ou par courriel à columbia@kofc.org ________ Copyright © 2015 Tous droits réservés ________ EN PAGE COUVERTURE Une gravure représentant la Sainte Famille et réalisée par Giovanni Balestra (1774-1842) sera au cœur d’un nouveau programme de prière suivi à travers l’Ordre.
COVER: Etching by Giovanni Balestra (1774–1842), based on a painting by Giovanni Battista Salvi da Sassoferrato (1609-1685) / Pontifical John Paul II Institute for Studies on Marriage and Family, Rome.
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De saintes familles remplies d’amour La famille chrétienne doit être soutenue dans son rôle vital au sein de la vie et de la mission de l’Église par le Chevalier Suprême, Carl A. Anderson En FonDAnt LES Chevaliers de Colomb, l’abbé Michael J. McGivney a cherché à répondre à la crise de la vie de famille affectant les catholiques d’Amérique du 19e siècle. Jeune homme, il fut témoin oculaire des défis que devait affronter sa mère veuve avec ses sept enfants au foyer. Plus tard, comme prêtre, il fut confronté quotidiennement aux problèmes concernant les familles d’immigrés de sa paroisse, tels que la pauvreté, l’alcoolisme, les préjugés contre les catholiques et la discrimination. La vision qu’entretenait l’abbé McGivney de la vie familiale ne s’en tenait pas uniquement à ce que chaque famille puisse obtenir de l’aide matérielle et financière, notamment lors de la perte d’un de ses membres. Il comprenait que la sainteté est un appel à tous les chrétiens baptisés. Et alors que ses deux frères le suivirent dans la prêtrise, nous pouvons comprendre à quel point le « sanctuaire du foyer » faisait partie de la vie de la famille McGivney. Quand les familles chrétiennes répondent dans la foi au dessein du Créateur, elles deviennent une « Église domestique ». Depuis le Concile Vatican II, et notamment durant le pontificat de saint Jean-Paul II, il est devenu évident que « la famille est la route de l’Église » (Lettre aux familles). En un certain sens, cela signifie que la famille constitue l’objet des efforts pastoraux et évangélisateurs de l’Église. Comme l’écrivait saint Jean-Paul II dans Familiaris Consortio : « La famille a la mission de garder, de révéler et de
communiquer l’amour » (17). Cette mission vient de la « communauté de vie et d’amour » qui commence avec le couple marié selon le sacrement du mariage. « Il vise une unité profondément personnelle, celle qui, au-delà de l’union en une seule chair, conduit à ne faire qu’un cœur et qu’une âme » (1643). En d’autres termes, le mariage sacramentel comprend non seulement une entente entre les époux, mais une transformation radicale des époux eux-mêmes. Comme le notait le pape Benoît XVI dans Deus Caritas Est, « le mariage fondé sur un amour exclusif et définitif devient l’icône de la relation entre Dieu et son peuple et réciproquement » (11). Par conséquent, le témoignage du mari et de la femme, au sein de la vie quotidienne de la famille pour garder, révéler et communiquer l’amour au fur et à mesure qu’ils font leur les dons du mariage — l’unité, l’indissolubilité, la fidélité et l’ouverture à la vie. Un document récent du Vatican sur le rôle et la mission de la famille notait qu’il est nécessaire de mieux comprendre la « dimension missionnaire de la famille en tant qu’église domestique » et que « les besoins de la famille sont à redécouvrir comme agent essentiel de l’œuvre d’évangélisation ». Ces observations font écho aux commentaires de saint Jean-Paul II durant la rencontre des évêques d’Amérique latine, à Puebla, au Mexique, en 1979. « À l’avenir, dit-il, l’évangélisation dépendra en grande partie de l’église domestique ».
Lorsque nous examinons la mission de la famille en ce sens, il devient clair que le rôle de la famille dans l’œuvre d’évangélisation ne consiste pas d’abord de programmes, de projets ou de stratégies. Ces derniers ont leur place, évidemment, mais sont secondaires et doivent servir ce qui est essentiel : l’amour présent au sein du couple marié, soulevé dans et par l’amour du Christ et qui, par conséquent, peut maintenant transformer la vie de leur propre famille. Au cours de la prochaine année fraternelle, nous ferons la promotion de deux initiatives propres à renforcer la vie de famille catholique. D’abord, il s’agit du programme intitulé Construite l’Église Domestique : La famille pleinement vivante, un programme de prière en famille, de méditation et d’Écriture sainte. Le deuxième programme s’intitule l’Icône pèlerine de la Sainte Famille. Le Pape François a noté le besoin qui existe « de familles saintes et remplies d’amour pour assurer que soient assurées la beauté et la vérité de la famille dans le plan de Dieu et pour servir d’exemple à d’autres familles ». Construire l’Église domestique et la dévotion à la Sainte Famille représentent deux façons par lesquelles les Chevaliers de Colomb peuvent, en solidarité avec le Pape François, soutenir des « familles saintes et remplies d’amour » pour la mission évangélisatrice de l’Église. Vivat Jesus!
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APPRENDRE LA FOI, VIVRE LA FOI
Mariage et bien commun L’Église considère que amour, mariage et famille, se définissent en termes d’amour et de service et non pas d’intérêt personnel par Mgr. William E. Lori, Aumônier Suprême AU COURs DEs DÉCEnnIEs, il y eut de nombreuses chansons populaires romantiques qui ont décrit l’amour en termes suffocants. Par exemple, quand, en 1964, steve Lawrence chantait les qualités « d’une chambre sans fenêtre », il exaltait un amour excluait le reste du monde pour faire place au bonheur individuel. Lui et son amour sont « totalement enveloppés l’un dans l’autre, tandis que le monde entier s’en fout ». Ils recherchent une chambre dont la serrure n’aurait même pas de trou, « une pièce sans vue sur l’extérieur » où ils pourraient « se cacher pendant une ère ou deux ». En écrivant ces paroles, je sens que le souffle me manque! Que les gens se souviennent ou non de ces paroles, qu’il vaudrait mieux oublier, d’ailleurs, je crains que nous n’ayons retenu la notion étouffante, suffocante, de la notion d’intimité personnelle qu’elles décrivent. De nos jours, l’amour conjugal est habituellement décrit presque uniquement du point de vue de l’intimité et de la satisfaction personnelle. Il s’agit d’une vision introspective du mariage, plutôt que d’une vision sur l’extérieur, vers l’avenir. LA CULTURE DU « MOI-D’ABORD » En 1992, le juge Anthony Kennedy, de la Cour suprême des États-Unis, fournissait au pays une définition tout à fait égocentrique de la réalisation personnelle. « Au cœur de la liberté, écrivait-il, se trouve le droit de définir son propre concept de l’existence, du sens de l’univers et de mystère de la vie humaine ». 4 ♦ COLUMBIA ♦
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Aucune vérité manifeste en présence. Il s’agit de ce que je veux, MOI, ce que je pense MOI, ce dont j’ai besoin, MOI. Aujourd’hui cette perspective constitue également celle de la Cour suprême sur le mariage. Lorsqu’est venu le temps de décider si, oui ou non, on devait redéfinir le mariage, le tribunal découvrait, dissimulé dans le souterrain de la Constitution, un nouveau droit selon lequel deux personnes peuvent définir à leur guise le mariage comme moyen de leur satisfaction affective. Cela n’a rien à voir à mettre des enfants au monde — pas un mot concernant le bien commun. Le plus haut tribunal de notre pays a approuvé une « chambre sans fenêtres, une chambre sans portes ». L’Église insiste sur l’importance centrale de l’amour dans notre vie. Comme l’enseignait saint Jean-Paul II, notre vie n’a aucun sens sans l’amour (cf. Redemptor Hominis, 10). Pourtant, l’amour qui apporte la véritable satisfaction ne peut être réduit aux seuls besoins affectifs subjectifs, mais il doit nécessairement comprendre le bien d’autrui. En effet, puisque la famille constitue la cellule de base de la société, elle a la responsabilité de construire le bien commun. Malheureusement, une notion authentique du bien commun est presque totalement oubliée dans notre culture du « moi d’abord ». Pour certains, le bien commun comprend seulement la somme des intérêts propres de chaque individu se heurtant à l’intérêt propre de tous les autres, le gouvernement jouant le rôle d’arbitre. Pour les gouvernements totalitaires, le bien commun
est constitué de ce qui sert le mieux à l’État. Pour ceux qui croient que « la fin justifie les moyens », le bien commun « est constitué du plus grand bien convenant au plus grand nombre de personnes » — et tant pis pour les lourdauds qui ne sont pas compris dans « le plus grand nombre »! L’Église, toutefois, nous indique une meilleure façon de comprendre le bien commun. Cela comprend la mise en place d’une société juste et pacifique, au sein de laquelle les droits de l’homme et la dignité de chaque personne, notamment les plus vulnérables, sont respectés. Au sein d’une telle société, les êtres humains pourront davantage trouver leur essor, c’est-à-dire, mener une vie remplie de dignité, d’amour et de vertu. Aussi, la société dans son ensemble et les groupes qui y vivent pourront être plus prospères. L’ÉCOLE DE L’AMOUR La famille constitue la première école de citoyenneté où les jeunes sont formés à vivre en tant qu’adultes honnêtes et diligents, préoccupés par le bien-être des autres. En formant une nouvelle génération de tels citoyens, la famille contribue de manière fondamentale et profonde au bien commun. La famille est en mesure de servir ainsi le bien commun, parce qu’elle est enracinée dans un amour de don de soi. Quand un mari et sa femme se donnent
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l’un à l’autre totalement par amour, ils sont, de ce fait, ouverts au don de vies nouvelles. Les enfants sont accueillis dans un foyer stable et paisible où ils apprennent des valeurs, des compétences et des connaissances fondamentales. Ils apprennent à se comporter face au sexe opposé de manière saine; à partager ce qu’ils possèdent avec d’autres, y compris leurs frères et sœurs; et comment s’occuper des gens moins fortunés. Et davantage encore, en famille, le jeune homme ou la jeune femme peut apprendre à connaître Dieu, qui est la source vie de sa liberté et de sa dignité.
INTENTIONS DU
La famille contribue au bien commun en garantissant l’avenir de la société — en transmettant la langue et les coutumes à la génération suivante, en s’occupant des besoins des autres, et en aidant les jeunes à découvrir et à estimer le don de la dignité et de la liberté reçu de Dieu. La famille aide à diminuer le caractère impersonnel de notre société de concurrence et d’empressement en enseignant aux jeunes à se comporter de manière responsable, conformément à la loi morale, et à s’associer aux autres de manière modérée et prolifique.
Quand l’abbé McGivney fondait les Chevaliers de Colomb, en 1882, il savait que s’il pouvait aider les maris et les pères à devenir des hommes de foi profonde et d’amour généreux, il renforcerait profondément la vie familiale. Il créait donc un organisme fraternel dont le principe premier est la charité, conçu pour aider les familles lorsque leurs besoins sont les plus pressants, Aujourd’hui, l’Ordre demeure un champion de la vie familiale, car c’est en construisant l’église domestique que nous créons une civilisation authentique de vérité et d’amour, maintenant et pour les générations à venir.♦
L ’ H O M M E C AT H O L I QU E D U M O I S
S A I N T- P È R E
Offertes en solidarité avec le pape François
POPE FRANCIS: CNS photo/Alessandro Bianchi, Reuters — UBERTO MORI: Photo courtesy of the Mori family
GÉNÉRALE : Pour qu’augmentent les possibilités de formation et de travail pour tous les jeunes. MISSIONNAIRE : Pour que les catéchistes soient dans leur propre vie des témoins cohérents de la foi qu’ils annoncent.
Le Vénérable Uberto Mori (1926-1989) NÉ LE 28 JANVIER 1926 à Modène, en Italie, Uberto Mori connaît une enfance joyeuse, empreinte de pragmatisme et d’une foi pleine d’entrain. La carrière militaire de son père contraint la famille à des déménagements fréquents, mais Uberto est un excellent élève dans toutes les écoles qu’il fréquente En 1943, durant la Seconde Guerre mondiale, son père apprend qu’il a une tumeur maligne ; il doit tout de même retourner au front. Bien qu’âgé de seulement 17 ans, Uberto propose de le remplacer, ce que l’armée accepte. Après l’armistice conclu en septembre, et alors que les troupes nazies pénètrent en Italie, le jeune Mori prévient 107 enfants juifs réfugiés qu’ils doivent fuir pour leur sécurité. À la mort de son père, en août 1944, Uberto quitte l’armée et réintègre la maison familiale. Plus tard la même année, il s’inscrit à l’université de Bologne, où il rencontre Gilda Cavedoni, étudiante en arts. Ils se marient en 1952 et ont par la suite trois beaux enfants. En 1958, Uberto rend visite au prêtre capucin Padre Pio — une rencontre qui approfondit sa dévotion à l’égard de Marie. Après avoir obtenu son diplôme
en génie industriel, Uberto enseigne la chimie ainsi que la technologie céramique. Entrepreneur à l’esprit vif et enthousiaste, il fonde ensuite une série d’entreprises de céramique innovantes et couronnées de succès. « Notre objectif, écrit-il alors, est de glorifier Dieu dans tout ce que nous faisons. S’il lui plaît de nous mettre au milieu du monde afin de nous faire travailler avec des fours, que sa volonté soit faite. » En 1967, Uberto Mori et son épouse adhèrent au Tiers-Ordre franciscain. Grâce à sa fortune, Uberto appuie les efforts missionnaires en Afrique et devient un pionnier de la télévision catholique dans son propre pays, l’Italie, en fondant la station Antenna Uno, en 1980. Après avoir subi une première crise cardiaque en 1987, Uberto Mori meurt le 6 septembre 1989. Il a été proclamé Vénérable en juin 2014.♦
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Les Chevaliers appuient les Jeux olympiques spéciaux mondiaux
PLUS DE 6500 ATHLÈTES olympiques spéciaux de 165 pays se sont rassemblés à Los Angeles, du 25 juillet au 2 août, afin de participer aux Jeux olympiques spéciaux mondiaux. Les Chevaliers de Colomb ont pris en charge les dépenses de chaque athlète provenant du Canada ou des États-Unis, tandis que le Député Chevalier suprême Logan T. Ludwig a dirigé pendant l’événement une délégation de représentants et de bénévoles C de C. Depuis près de cinq décennies, l’Ordre entretient un partenariat unique avec les Olympiques spéciaux. En effet, depuis les premiers Jeux olympiques spéciaux d’été internationaux à Chicago, en 1968, les Chevaliers comptent parmi les plus actifs et ardents partisans de cette organisation. En 2005, l’Ordre a engagé 1 million $ sur quatre ans afin de faire avancer le programme en Amérique du Nord, en plus de promettre plus de bénévoles pour les Jeux à l’échelle locale et à celle des États. En 2014, les Chevaliers ont annoncé une contribution de 1,4 million $ afin de couvrir les dépenses de tous les athlètes américains et canadiens participant part aux Jeux mondiaux. Le Chevalier suprême Carl A. Anderson avait dévoilé la nouvelle lors d’une conférence de presse tenue le 14 juillet 2014 — le jour même où Patrick McClenahan, président-directeur général des Jeux mondiaux, a consacré l’Ordre en tant que « Champions fondateurs des Jeux mondiaux ». « Les Chevaliers de Colomb étaient là dès le début pour les Olympiques spéciaux, aux côtés de leur fondatrice, Eunice 6 ♦ COLUMBIA ♦
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Kennedy Shriver, a déclaré Carl Anderson. Sargent Shriver, le mari de celle-ci, était un ami ainsi qu’un fier membre des Chevaliers de Colomb. Or comme lui, nous sommes ici aujourd’hui pour continuer à soutenir les personnes aux prises avec un handicap intellectuel. Cet appui reflète notre engagement envers la dignité de chaque personne humaine, notre détermination à venir en aide à notre prochain quels que soient ses besoins, ainsi que notre profonde reconnaissance pour tout le travail réalisé par les Olympiques spéciaux. » Cette année, les Jeux olympiques spéciaux mondiaux ont donné lieu à 25 différentes compétitions sportives tenues sur neuf sites disséminés dans la région de Los Angeles. Quelque 500 000 spectateurs ont assisté à l’événement, à commencer par la cérémonie d’ouverture le 25 juillet au Memorial Coliseum de Los Angeles. Depuis qu’ils ont commencé à appuyer les Jeux, en 1968, les Chevaliers de Colomb ont recueilli et distribué plus de 600 millions $ au profit de programmes destinés aux personnes aux prises avec un handicap physique ou intellectuel — et les Olympiques spéciaux figurent, chaque année, parmi les principaux bénéficiaires de cette action de l’Ordre. Ce soutien bénévole fourni par les Chevaliers est peut-être plus important encore, selon le Député Chevalier suprême Ludwig. « C’est le bénévolat et l’interaction avec les athlètes, dit-il, qui renforcent le lien entre ce que les Chevaliers défendent et ce que les Olympiques spéciaux représentent. »♦
Photo by Melinda Collins, Spirit Juice Studios
Des athlètes célèbrent les médailles remportées aux Jeux olympiques spéciaux mondiaux le 25 juillet, à Los Angeles, sous l’œil attentif du Député Chevalier suprême Logan T. Ludwig (à gauche).
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L’Ordre étend sa campagne au profit des réfugiés du Moyen-Orient
TOP: © SEDAT SUNA/epa/Corbis — BOTTOM: Knights of Columbus Multimedia Archives
APRÈS AVOIR DÉJÀ fait don plus de 3 millions $ en aide humanitaire au profit des chrétiens et autres minorités religieuses persécutés au Moyen-Orient, les Chevaliers de Colomb ont annoncé la mise sur pied d’une campagne caritative nationale afin de réunir des fonds supplémentaires et de sensibiliser davantage la population à cette terrible calamité qui frappe le Moyen-Orient. La campagne comprend un nouveau site web qui diffuse les principales informations et qui permet également de faire un don en ligne. De plus, un message télé publicitaire a été diffusé en juillet. L’Ordre a dévoilé les détails de son programme au profit des réfugiés chrétiens dans le cadre du 133e Congrès suprême du 4 au 6 août à Philadelphie. Des archevêques d’Irak et de Syrie ont assisté au congrès, qui fera l’objet d’un reportage complet dans le numéro d’octobre de Columbia. « Les chrétiens du Moyen-Orient font face à une catastrophe — voire à leur disparition — et malgré cela, la réponse de la communauté internationale demeure terriblement inadéquate », a affirmé le Chevalier suprême, Carl A. Anderson. « Le pape François a exhorté cette même communauté internationale à agir afin d’aider les chrétiens du Moyen-Orient, et en tant qu’organisation qui soutient de-
Des enfants syriens réfugiés près de la frontière entre la Syrie et la Turquie, le 10 juin dernier. puis longtemps les victimes de persécution religieuse, les Chevaliers de Colomb répondent à l’appel du pape en demandant à leurs propres membres, ainsi qu’au public en général, de les aider à sauver les vies de ces personnes persécutées simplement parce qu’elles sont de foi chrétienne. » Les Chevaliers ont mis sur pied leur Fonds de secours pour les réfugiés chrétiens en août 2014 avec 1 million $ en fonds de contrepartie qui furent rapidement égalés et même dépassés par ses membres et le public. L’aide humanitaire a permis de fournir un logement à ceux
contraints de fuir leur maison, de même qu’aider à la mise en place d’installations médicales dans les secteurs où affluent les réfugiés. Ceux qui souhaitent contribuer personnellement à l’aide humanitaire peuvent faire un don en ligne à christiansatrisk.org ou envoyer un chèque aux Charités des Chevaliers de Colomb, P.O. Box 1966, New Haven, CT 06509-1966 USA/ÉTATS-UNIS D’AMÉRIQUE. Merci de préciser sur la ligne au bas de votre chèque que celui-ci est destiné à l’aide pour les réfugiés chrétiens.♦
Les Chevaliers pleurent la mort du cardinal William Baum EN APPRENANT LE décès du cardinal William W. Baum, ex-archevêque de Washington et pénitencier apostolique honoraire, le Chevalier suprême Carl A. Anderson a dit que le prélat avait été à la fois un ami personnel et un bon ami de l’Ordre. Il a ajouté : « Il aura donné sa vie au service de l’Église universelle et de l’Église des États-Unis, et sa contribution exceptionnelle a été rendue encore plus importante du fait qu’il a souffert durant de longues années de douloureux problèmes de santé. » Chevalier de Colomb durant 63 ans et
Le cardinal William W. Baum (à droite) reçoit les félicitations du cardinal Joseph Ratzinger après avoir reçu le prix Gaudium et Spes dans le cadre d’une cérémonie tenue à Rome, le 19 avril 2001.
membre du Quatrième Degré, le cardinal Baum a reçu en 2001 la plus haute distinction de l’Ordre, le prix Gaudium et Spes, pour son service au profit de l’Église et de la société. Parmi ceux qui assistaient à la cérémonie de remise du prix, à Rome, il y avait notamment Joseph Ratzinger, à l’époque cardinal, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi et futur pape Benoît XVI. Au moment de sa mort, le 23 juillet dernier, le cardinal Baum était le cardinal américain qui avait servi le plus longtemps de toute l’histoire des États-Unis.♦
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Le témoignage de la famille pleinement vivante Un entretien avec l’archevêque de Philadelphie, à la veille de la Huitième Rencontre mondiale des familles par le personnel de Columbia 8 ♦ COLUMBIA ♦
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Les députés d’État transportent des images de la Sainte Famille après la messe d’ouverture du 4 août au 133e Congrès suprême, à Philadelphie, célébrée par l’archevêque Charles J. Chaput. Les images, qui seront au cœur du programme de prière de l’année qui vient, voyageront partout à travers l’Ordre.
Photo by Matthew Barrick
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onçue en 1992 par le Pape Saint-Jean-Paul II en vue de renforcer les liens des familles chrétiennes de par le monde, la Rencontre mondiale des familles est célébrée tous les trois ans depuis 1994. La Huitième rencontre mondiale aura lieu à Philadelphie, du 22 au 17 septembre, et se déroulera en même temps que la première visite apostolique aux États-Unis du Pape François. La rencontre de cette année a pour thème : « L’Amour, notre mission : la famille pleinement vivante ». Récemment, Columbia a demandé à Monseigneur Charles J. Chaput, OFM Cap, archevêque de Philadelphie quels sont ses espoirs par rapport à la rencontre, ses attentes concernant sur les façons dont les catholiques peuvent s’y prendre pour devenir de témoins joyeux de l’Évangile dans un monde de plus en plus sécularisé. D’abord nommé évêque de Rapid City, au Dakota du Sud, en
1988, puis archevêque de Denver, en 1997, Mgr Chaput agit maintenant comme premier pasteur de l’Archidiocèse de Philadelphie depuis 2011. Auteur apprécié, orateur et commentateur culturel, il est membre du conseil Saint Aloysius Gonzaga 15380, de Wynnewood, en Pennsylvanie. COLUMBIA : Comment espérez-vous que le Huitième Rencontre des familles produira des fruits pour l’Église? MGR CHAPUT : Si j’avais à choisir — et nous devrons en arriver là bientôt — je préférerais faire partie d’une petite Église consumé de Jésus Christ plutôt que d’une grande Église de riches ressources mais d’une âme froide. Le zèle a de l’avenir. L’indifférence n’en a pas. La démographie de la croyance religieuse donne beaucoup lieu à réfléchir. Nous n’avons pas très bien réussi à transmettre la foi à nos SEPTEMBRE 2015
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Le pape François accueille un garçon et sa famille, venus lui présenter une offrande durant la messe tenue en la basilique Saint-Pierre de Rome le 12 décembre 2014, jour de la fête de Notre-Dame de Guadalupe.
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qui porte du fruit au sein d’une vie nouvelle de l’Église. Les ressources sont moins importantes que la conversion des cœurs. Le cœur et l’esprit ouvrent la route. Les ressources et le talent suivent. COLUMBIA : En plus de la logistique nécessaire quand on accueille une rencontre internationale d’envergure et une visite papale, quelle signification cela peut-il y avoir pour l’archidiocèse de Philadelphie d’avoir été choisie comme ville d’accueil? MGR CHAPUT : La communauté catholique de Philadelphie a un lien très serré avec la fondation et l’histoire de notre nation. Elle fut un attrait pour les immigrants du 19e siècle, et elle fut la cible du choc des années « nativistes ». Et elle légua deux grands saints — Saint John Neumann et Sainte Katharine Drexel — créa le modèle des écoles paroissiales catholiques et forma des milliers de prêtres et de religieux et religieuses pour servir partout au pays. Le problème que soulève une tradition c’est que la tradition peut devenir un fardeau. Un passé célèbre peut peser lourd quand il s’agit de créativité et de critique de soi. Quand l’Église devient une insti-
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jeunes, et ce n’est pas parce que nous sommes dissociés de notre époque. Quand l’Église accomplit la tâche que Jésus lui a confiée, l’Église est toujours dissociée de son époque, car le monde a besoin de se convertir, et l’Église se trouve l’agent de cette conversion. Ma génération n’a pas réussi à vivre ce témoignage de manière convaincante. Il n’y a pas moyen d’éviter d’en subir les conséquences. Les jeunes ont appris en suivant notre exemple. Il n’y a pas moyen d’éviter d’en subir les conséquences. Mais il n’y a pas lieu de perdre espoir. Dieu nous aime, et même à l’heure actuelle, beaucoup, beaucoup de jeunes gens sont à découvrir Jésus Christ de manière extraordinaire. Je le sais, parce que j’en ai rencontré un bon nombre. Ils représentent une source extraordinaire d’énergie nouvelle. Des rencontres comme la Rencontre mondiale des familles sont pour nous une occasion de rencontrer le Seigneur d’une nouvelle façon, de ressentir la joie de l’Évangile, de percevoir le visage mondial de l’Église et de rassembler les gens en vue de renouveler leur foi et leur courage dans la fraternité. Je veux que la Rencontre mondiale des familles soit une forme de semence
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tution culturelle, quand la religion devient une simple routine, cela entraîne des effets négatifs : le scandale des agressions sexuelles, des crises financières et juridiques et beaucoup de colère parmi notre clergé et nos fidèles. Voilà pour les nouvelles négatives. Les bonnes nouvelles démontrent que, malgré les problèmes dont nous nous occupons ces dernières années, il existe toujours au sein de l’Église de Philadelphie beaucoup de talent et de bonne volonté chez nos gens. Et nos prêtres sont de très bons hommes. Alors, en préparant la Rencontre mondiale des familles, l’un des objectifs a été simplement d’aider les gens à croire encore en la possibilité d’un renouveau en regardant en avant plutôt qu’en arrière. COLUMBIA : Dans Familiaris Consortio, Saint Jean-Paul II disait : « L’avenir de l’humanité passe par la famille » (86), et aussi « l’avenir de l’évangélisation dépend en grande partie de l’Église domestique » (52). Quelles conséquences de tels propos ont-ils tant pour le domaine public que pour les initiatives pastorales? MGR CHAPUT : Un pays qui méprise la fécondité, tue les enfants à naître et amoindrit l’intégrité de la famille sur le plan public assaillit son propre avenir. Si nous poursuivons sur ce sentier aux élections de 2016, il n’est pas besoin d’être grand savant pour deviner le dénouement du match. Du point de vue pastoral, la protection de la famille devrait se trouver parmi les priorités de chaque diocèse. Et cela commence en formant et en soutenant nos gens en vue de vivre comme il se doit la vocation du mariage. COLUMBIA : Quels sont des moyens pratiques auxquels les familles chrétiennes, en tant qu’églises domestiques, peuvent-elles avoir recours pour évangéliser tant au sein de leurs propres familles que dans la culture en général? MGR CHAPUT : Si les familles prient et pratiquent la foi ensemble, lisent les Écritures et apprennent l’histoire de leur Église, et si elles s’y adonnent régulièrement, alors leur témoignage est remarqué par
d’autres. Rien n’est plus attrayant que le bonheur et la paix que nous constatons chez les autres. Nous ne devrions jamais avoir honte de partager notre foi quand nous causons avec des amis. Mais la meilleure forme d’œuvre missionnaire pour la plupart d’entre nous consiste simplement à vivre simplement notre foi catholique avec conviction et joie. Tout le monde peut faire cela. Et le Seigneur aura recours à la matière première pour en atteindre d’autres. COLUMBIA : À plusieurs occasions, le Pape François a manifesté de l’inquiétude concernant l’influence croissante de la « théorie du genre », qui ignore ou annule la différence sexuelle. Quels dangers cette idéologie pose-t-elle? MGR CHAPUT : L’idéologie du genre n’est que la logique du libéralisme appliquée à la sexualité. J’entends « libéralisme » dans son sens européen originel et non celui que nous disons « libéral » ou « conservateur » selon notre sens politique. L’une des idées clés avancées par le libéralisme c’est que les êtres humains sont des individus radicalement séparés, autonomes. Les seules bonnes dispositions à prendre sont celles que nous choisissons selon notre intérêt personnel rationnel. L’intérêt personnel peut changer. Dons, aucune disposition ou entente ne peut vraiment être permanente. Toutes les limites au choix humain — le mariage, la famille, la religion, même la nature — sont de sources possibles d’oppression. Il est facile de deviner ou cela mène. Quand nous joignons le principe du choix aux sciences sociales modernes, ce qui tend à contester la fiabilité de la raison humaine et l’existence de toute « nature humaine » fixe, l’identité humaine n’est rien d’autre qu’une espèce de pâte à modeler pour la volonté humaine, libre de tout contenu supérieur ou prédéterminé. Nous pouvons avoir cinq — ou même 25 — genres plutôt que deux. Mais si nous perdons le vocabulaire de la différence hommefemme, alors nous perdons le récit biblique en entier. Dans la tradition chrétienne, nous ne sommes pas « propriétaires » de nos corps, et notre sexualité est un don doué d’un but lié au pouvoir créateur
L’ORDRE LANCE UN NOUVEAU PROGRAMME DE PRIÈRE DE LA SAINTE FAMILLE DANS LA FOULÉE de la messe d’ouverture du 4 août au 133e Congrès suprême, à Philadelphie, les Chevaliers de Colomb ont lancé un nouveau programme de prière axé sur la Sainte Famille. Les députés d’État représentant les 74 juridictions de l’Ordre ont chacun reçu une reproduction encadrée d’une gravure de la Sainte Famille réalisée par Giovanni Balestra (1774-1842). L’œuvre originale, elle-même basée sur une peinture de Giovanni Battista Salvi da Sassoferrato (1609-1685), se trouve à Rome, à l’Institut pontifical Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille. Les images, toutes bénites par le pape François, seront au cœur du nouveau programme de prière et voyageront à travers toutes les juridictions de l’Ordre, au cours de l’année qui vient. Il s’agit du 17e programme de prière observé à la grandeur de
l’Ordre et qui met en vedette une image pèlerine. Depuis 1979, ces programmes basés sur la récitation du rosaire ont donné lieu à plus de 147 000 services de prière réunissant 17 millions de participants. Le septième de ces programmes, observé en 1993-1994, mettait également l’accent sur une image de la Sainte Famille, afin de célébrer alors l’Année internationale de la famille. Le lancement du programme de cette année survient alors que se préparent la 8e Rencontre mondiale des familles, à Philadelphie, du 22 au 27 septembre, ainsi que la XIVe Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques, qui aura lieu pour sa part en octobre sous le thème « La vocation et la mission de la famille dans l’Église et dans le monde contemporain ». Les Conseils d’État recevront au cours des prochaines semaines plus d’information sur le programme de prière.♦ SEPTEMBRE 2015
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L’archevêque Chaput a parlé de la Rencontre mondiale des familles lors d’une conférence de presse au Vatican, le 25 mars 2014. affirmations, du moins non pas dans un sens qui influence leurs actes. Alors, notre agir le plus fort c’est de rester fidèles à nos convictions et d’élever nos enfants à faire de même. La vérité l’emporte toujours à long terme. Toujours.
COLUMBIA : Bien que l’Église ait dû affronter nombre de défis à la liberté religieuse et à la protection de la conscience au cours des dernières années, y compris le règlement du départment fédéral de la santé et des services sociaux , on peut soutenir que la décision récente de la Cour suprême des États-Unis légitimant le « mariage » homosexuel se présentera comme le plus grand défi à relever. Comment les catholiques peuvent-ils témoigner de la signification authentique du mariage et de la famille au milieu de ce nouvel environnement juridique? MGR CHAPUT : Il est à la fois simple et difficile de répondre à cette question. Les époux doivent s’aimer et être fidèles l’un à l’autre. Ce qui exige patience, générosité et l’oubli de soi. Et les parents ont besoin d’élever leurs enfants à aimer Dieu et aimer l’Église, ce qui exige persévérance et courage. Cela entraîne des vies de sacrifice dans une culture d’estime de soi consommée. On peut y arriver, et il en résulte des vies de grande joie. Mais cela exige la construction de communautés de familles catholiques qui se soutiennent les unes les autres plus que peuvent le permettre plusieurs de nos structures paroissiales.
COLUMBIA : À la lumière de la prédominance des réalités sociales telles que le mariage différé, les naissances hors mariage et le divorce, comme l’Église peut-elle souligner la dignité du mariage et de la famille, tout en accueillant et rendant service aux gens qui ne se trouvent pas dans une situation familiale stable? MGR CHAPUT : De nombreuses paroisses font un excellent travail en ce sens, et un travail plus efficace que souvent on leur reconnaît. Nous pouvons toujours être plus conscients et plus efficaces dans notre accueil des gens. Nous ne devons jamais exclure les gens qui veulent sincèrement devenir membres de l’Église. Mais « accueillir » n’est pas honnête s’il s’agit de diluer ce que l’Église croit concernant le mariage et la famille. L’amour qui n’est pas enraciné dans la vérité n’est pas véritablement de l’amour.
COLUMBIA : Vous avez noté que l’un des problèmes les plus profonds auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui est un problème de langage. Tout le monde parle d’égalité, de liberté, de dignité et de famille — mais en les utilisant, nous ne leur donnons pas le même sens. Comment retrouver le partage d’un même vocabulaire social, notamment quand il s’agit de la famille et de la dignité humaine? MGR CHAPUT : À court terme, nous ne le pouvons pas. Notre culture est trop divisée à la base. Les chrétiens croient que Dieu existe; que Dieu est bon et s’occupe des affaires humaines; que des vérités permanentes guident le cours du monde; que l’humanité est créée à l’image de Dieu; que notre dignité est unique dans la création; que nos vies sont un don dont Dieu nous rendra redevables; et que nous avons des droits et des responsabilités fondés en notre Créateur. Beaucoup de nos chefs ne croient aucune de ces
COLUMBIA : Quel rôle les Chevaliers de Colomb peuvent-ils jouer dans le renouvellement de la vie de famille catholique et l’évangélisation et le service des familles qui les entourent? MGR CHAPUT : Il n’y a aucun autre organisme dans le monde qui offre plus de service apostolique aussi important que les Chevaliers de Colomb. Tout évêque vous affirmera cela, parce que c’est la vérité. Lorsque les Chevaliers vivent leur vocation, ils constituent un témoignage de la virilité chrétienne et il nous faut encore plus de manifestations de ce témoignage particulier — et ça presse. Il nous faut des hommes qui savent vivre véritablement en hommes, des hommes qui servent et mènent comme des maris et des pères chrétiens. Les programmes et les ressources sont importants, et les Chevaliers y réussissent plus que quiconque. Mais le véritable don que les Chevaliers peuvent offrir à l’Église c’est leur vie et leur amour de JésusChrist. Il n’y a rien de plus puissant.♦
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de Dieu lui-même. C’est pourquoi les parents doivent être très vigilants afin de s’opposer à l’idéologie du genre présente dans l’éducation et les loisirs de leurs enfants.
COLUMBIA : Le Synode des évêques, lors de leur rencontre d’octobre de cette année et de l’an dernier, est centré sur la mission de la famille et les défis pastoraux reliés à la famille et l’évangélisation. Quels sont, à votre avis, les défis pastoraux les plus importants concernant la famille aujourd’hui, et comment l’Église peut-elle affronter ces défis plus efficacement? MGR CHAPUT : Les défis diffèrent d’un pays à l’autre, mais le plus grand défi du monde évolué se trouve l’athéisme pratique qui envahit tous les aspects de la vie moderne. Même de nombreux bons chrétiens ont perdu un sens précis de l’éternité et de la présence personnelle de Dieu. Je crois que de nombreux catholiques depuis Vatican II sont passés d’une « ouverture » appropriée au monde au point d’être consommés par lui. Nous avons à découvrir notre sens d’être en ce monde, mais non pas d’être de ce monde. Le mariage et la famille sont des formes de témoignage missionnaire. Nous devons nous réveiller à cette réalité.
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Une fructueuse complémentarité Les vocations à l’amour dans le mariage et dans le célibat s’appuient mutuellement par le cardinal Gérald Cyprien Lacroix NOTE DE L’ÉDITEUR : Le texte qui suit est adapté d’un discours que prononcera le cardinal Lacroix à la Rencontre mondiale des familles, à Philadelphie.
Photo by Tom Serafin
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uiconque recherche le vrai bonheur et l’épanouissement de soi ne peut échapper à la question du sens de la vie. À un certain moment, nous sommes appelés à prendre une décision ainsi qu’un engagement qui nous lieront pour la vie. Bien que la plupart des gens optent pour emprunter la voie du mariage, s’unissant à un conjoint pour fonder une famille, certains autres choisissent plutôt le célibat ou la virginité, pour le royaume de Dieu (cf. Mt 19.12). Or chacune de ces deux conditions de vie constitue une réponse à Dieu qui nous appelle à vivre un amour fructueux et désintéressé. Saint Jean-Paul II l’a exprimé ainsi : « La Révélation chrétienne connaît deux façons spécifiques de réaliser la vocation à l’amour de la personne humaine, dans son intégrité: le mariage et la virginité. L’une comme l’autre, dans leur forme propre, sont une concrétisation de la vérité la plus profonde de l’homme, de son “être à l’image de Dieu” » (Familiaris Consortio, 11). J’aimerais aujourd’hui brièvement m’attarder sur ces deux vocations à la fois distinctes et complémentaires. Tout en évitant les embellissements trompeurs, nous verrons en quoi chacune reflète un appel à témoigner de manière fructueuse de la beauté de Dieu et constitue une façon d’amener la création à son achèvement. La vocation à l’amour conjugal. Le livre de la Genèse révèle que, dès le début, l’homme et la femme sont dignes et égaux aux yeux de Dieu. Le sixième jour de la Création, comme pour marquer un grand moment, « Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme » (Gn 1.27). Adam et Ève ont été créés pour être complémentaires et sont appelés à devenir « une seule chair » (Gn 2.24). La vocation au mariage est la fondation de la famille, une cellule où l’amour circule et se propage à partir de l’amour même que se sont promis l’homme et la femme. Les époux sont appelés à faire fructifier cet amour en engendrant des enfants. La famille
agit à l’image de Dieu le Créateur lorsqu’elle permet à chacun de ses membres de grandir tant physiquement que spirituellement, et aussi lorsqu’elle leur donne la chance de partager les fruits de leurs propres dons. De façon très réelle, la famille, comme l’enseigne le Concile Vatican II, « est en quelque sorte une école d’enrichissement humain » (Gaudium et Spes, 52). Célibataire pour le Royaume. Aujourd’hui, dans notre culture hédoniste et hyper-sexualisée, la vocation au célibat ou à la virginité peut sembler incompréhensible, voire répressive. Or quelle vision tristement étroite et dévalorisante ! Le pape François a parlé de la beauté de cette condition de vie : « La virginité pour le Royaume de Dieu n’est pas un “non”, c’est un “oui” ! Certes, elle comporte le renoncement à un lien conjugal et à une famille, mais à la base il y a le “oui”, comme réponse au “oui” total du Christ envers nous, et ce “oui” rend féconds. » Qui oserait remettre en question le fait que d’innombrables personnes consacrées, sans mentionner tant de nos grands saints, sont des modèles d’inspiration ayant mené des vies fécondes ? Ces disciples missionnaires nous montrent qu’une vocation au célibat implique, face au dessein choisi par Dieu, une réponse joyeuse et axée sur la vie. Unis dans l’amour. Les hommes et les femmes, mariés ou consacrés, laïcs ou religieux, ont la responsabilité mutuelle de poursuivre l’œuvre de Dieu dont « jusqu’à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement » (Rm 8.22). Dans la dignité du mariage et dans celle du célibat, nous partageons le même devoir et la même responsabilité d’accomplir le plan de Dieu pour le salut de l’humanité. Que l’on opte pour la vie maritale ou le célibat, nous sommes tous, avant tout, des membres du Corps du Christ, et « les membres ont également soin les uns des autres » (1 Co 12.25). Tant dans la vie familiale qu’en tant que personnes célibataires, la complémentarité de nos vocations témoigne de la pleine mesure du Corps du Christ, l’Église.♦ LE CARDINAL GÉRALD CYPRIEN LACROIX est archevêque de Québec et primat du Canada. Il est membre du Conseil 6289 Charlesbourg, à Québec.
L’ANNÉE DE LA VIE CONSACRÉE DÉCRÉTÉE PAR LE PAPE FRANÇOIS EST CÉLÉBRÉE DEPUIS LE 30 NOVEMBRE 2014 ET JUSQU’AU 2 FÉVRIER 2016.
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SEPTEMBRE Puisque la famille est la cellule de base de la société, nous voulons que la nôtre accomplisse sa vocation de contribuer au bien commun. LORSQUE NOUS FAISONS le signe de croix, nous signifions notre croyance en Dieu qui est une communion d’amour de personnes : le Père, le Fils et le Saint-Esprit. En tant qu’hommes et femmes créés à son image et à sa ressemblance, nous sommes appelés, nous aussi, à communier et laisser irradier l’amour divin trinitaire dans nos vies. Dans le baptême, Dieu nous adopte comme étant ses enfants et nous devenons partie intégrante de l’Église — la famille de Dieu. En tant que fils et filles de Dieu, nous sommes appelés à édifier une communion de personnes par nos relations avec les autres, à commencer au sein de notre propre famille. Et lorsque nous cherchons à faire de notre famille le reflet de la communion trinitaire, nous construisons véritablement notre famille en tant qu’église domestique. Chantez à la maison Totus Tuus (Marco Frisina) Totus tuus sum, Maria Mater nostri Redemptoris. Virgo Dei, Virgo pia, Mater mundi Salvatoris. (Je suis tout à toi, Marie, Mère de notre Rédempteur. Vierge de Dieu, Vierge pieuse, Mère du Sauveur du monde.) Projet en famille Dieu nous appelle à partager son amour en servant nos communautés et en devenant de bons citoyens. Échangez avec les membres de votre famille à propos des membres de votre communauté qui sont au service de la collectivité, comme les policiers et pompiers, les personnes qui exercent des fonctions publiques et celles qui servent au sein des Forces armées ou de services similaires. Travaillez avec des groupes locaux pour acheminer des colis et des lettres aux membres des Forces armées qui sont en poste à l’étranger. Visitez des anciens combattants et prenez le temps de discuter, de lire ou de participer à des jeux avec eux, ce qui représente un moyen de manifester votre appréciation pour leurs années de service.
Psaume du mois (Psaume 23) Récitez le psaume mensuel à chaque dimanche du mois, dans l’espace de prière aménagé pour votre famille. À l’occasion du dernier dimanche du mois, discutez en tant que famille à savoir quel verset a le plus marqué chacun des membres. Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. Sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer. Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ; il me conduit par le juste chemin pour l’honneur de son nom. Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ton bâton me guide et me rassure. Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis ; tu répands le parfum sur ma tête, ma coupe est débordante. Grâce et bonheur m’accompagnent tous les jours de ma vie ; j’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours. Soirée cinéma: « Mulan » Avant le début de la projection du film, demandez à vos familles de partager leurs expériences au sujet du service public de leur famille élargie et / ou de leur visite auprès de anciens combattants.
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Projet de bénévolat collectif : servir ceux qui ont servi INVITEZ LES FAMILLES de votre Conseil à faire du bénévolat pour des activités au profit des anciens combattants, par l’entremise du programme « Servir ceux qui ont servi ». Voici des activités possibles : • Organisez une collecte pour recueillir des vêtements, des manteaux, des gants, des pyjamas, des robes, des produits de toilette et d’autres items pour les anciens combattants; • Procurez des chapelets, des Bibles, de la littérature religieuse catholique et des articles de chapelle comme des cloches de messe, des chandeliers de Pâques ainsi que des nappes d’autel; • Recueillez ou achetez des téléviseurs, des lecteurs DVD et BluRay ou encore des équipements stéréo pour en faire don à des espaces communs dans des établissements médicaux. Recueillez également des livres, des DVD et des CD pour ces établissements; • Développez un plan pour faire don
d’ordinateurs personnels, de programmes informatiques et d’imprimantes à être utilisés par les anciens combattants; • Rendez-vous dans un centre pour anciens combattants, afin d’y préparer une programmation particulière ou de diver-
Méditation Comment Joseph exerce-t-il cette garde ? Avec discrétion, avec humilité, dans le silence, mais par une présence constante et une fidélité totale, même quand il ne comprend pas. Depuis son mariage avec Marie jusqu’à l’épisode de Jésus, enfant de douze ans, dans le Temple de Jérusalem, il accompagne chaque moment avec prévenance et avec amour. Il est auprès de Marie son épouse dans les moments sereins et dans les moments difficiles de la vie, dans le voyage à Bethléem pour le recensement et dans les heures d’anxiété et de joie de l’enfantement ; au moment dramatique de la fuite en Égypte et dans la recherche inquiète du fils au Temple ; et ensuite dans le quotidien de la maison de Nazareth, dans l’atelier où il a enseigné le métier à Jésus. Comment Joseph vit-il sa vocation de gardien de Marie, de Jésus, de l’Église ? Dans la constante attention à Dieu, ouvert à ses signes, disponible à son projet, non pas tant au sien propre ; et c’est cela que Dieu demande à David, comme nous l’avons entendu dans la première Lecture : Dieu ne désire pas une maison construite par l’homme, mais il désire la fidélité à sa Parole, à son dessein ; c’est Dieu lui-même qui construit la maison, mais de pierres vivantes marquées de son Esprit. Et Joseph est « gardien », parce qu’il sait écouter Dieu, il se laisse guider par sa volonté, et justement pour cela
tissement pour les bénéficiaires; • Planifiez et effectuez une sortie pour les anciens combattants, comme par exemple un pique-nique ou un voyage au terrain de baseball ou encore organisez un événement communautaire spécial.
il est encore plus sensible aux personnes qui lui sont confiées, il sait lire avec réalisme les événements, il est attentif à ce qui l’entoure, et il sait prendre les décisions les plus sages. En lui, chers amis, nous voyons comment on répond à la vocation de Dieu, avec disponibilité, avec promptitude, mais nous voyons aussi quel est le centre de la vocation chrétienne : le Christ ! Nous gardons le Christ dans notre vie, pour garder les autres, pour garder la création ! — Pape François, Homélie prononcée lors de la messe solennelle d’inauguration de son pontificat, le 19 mars 2013 Questions pour susciter la réflexion 1. Comment la famille constitue-elle la « cellule de base » de la société? Comment les familles façonnent-elles la société et nos communautés? 2. Dans notre famille, chaque personne est accueillie et suscite la joie. Comment puis-je montrer aux membres de ma famille et aux autres qu’ils sont aimés ? 3. Que signifie « protéger le Christ dans nos vies » ? Comment pouvons-nous protéger le Christ ainsi que notre foi à l’extérieur du foyer ? 4. Comment puis-je « amener Jésus » avec moi, pour aider les autres? Selon moi, comment Marie se comporterait-elle dans ma communauté, avec ses besoins?
POUR PLUS D’INFORMATION ET OBTENIR ÉGALEMENT LA LISTE COMPLÈTE DES MÉDITATIONS ET THÈMES MENSUELS, ON SE RENDRA À KOFC.ORG/UN/FR/DOMESTIC-CHURCH. SEPTEMBRE 2015
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Entourée de photos de famille, Kathy Schmidt est ici en compagnie de son mari, Gerald, membre du Conseil 594 Parkersburg (Virginie-Occidentale) et actuel vice-maître suprême de la Province du Quatrième Degré Father Edward Sorin. 16 ♦ C O L U M B I A ♦
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Photo by Allie Bennett
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Les Chevaliers : une affaire de famille Des conjointes de Chevaliers racontent comment l’Ordre a raffermi leur foi, leur famille et leur mariage par Maryangela Román
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e son propre aveu, au début Kathy Schmidt a prêté peu d’attention à l’organisation à laquelle son mari, Gerald « Jerry » Schmidt, s’est joint en 1981. Avec six enfants sous son aile, Kathy était plutôt préoccupée par sa famille ainsi que par son travail de coiffeuse, lorsque Jerry a adhéré au Conseil 594 Parkersburg, en Virginie-Occidentale. En fait, comme elle n’était pas catholique et qu’elle connaissait mal les Chevaliers, Kathy a même mal accepté que son mari passe ainsi du temps à l’extérieur du foyer. Sauf qu’aujourd’hui, Kathy — 34 ans après que Jerry est devenu Chevalier — ne tarit pas de bons mots quant aux retombées positives qu’a eues l’Ordre sur sa famille et son mariage. « Plus je me familiarisais avec l’organisation et plus je voyageais avec mon mari, raconte-t-elle, et plus je comprenais combien c’était là quelque chose d’important, qui m’ouvrait des portes. Ma vie spirituelle s’est raffermie. Notre vie conjugale s’est raffermie. Et grâce à cela je me suis beaucoup rapprochée non seulement de mon mari, mais aussi de Dieu. » Jerry, 70 ans, ingénieur mécanique retraité de la multinationale DuPont, est actuellement vice-maître suprême de la Province du Quatrième Degré Father Edward Sorin, qui englobe l’Indiana, le Kentucky et la Virginie-Occidentale. Selon Kathy, âgée de 68 ans, son mari a occupé pratiquement tous les postes pour les Chevaliers à l’échelle de l’État, y compris celui de député d’État de la Virginie-Occidentale, de 2004 à 2006. En voyant les Chevaliers en action — distribution de manteaux pour les enfants, pique-nique du carême, secours d’urgence et bien plus encore —, Kathy a été frappée de constater à quel point ceuxci agissent pour le bien commun. D’être témoin de cette générosité, parallèlement à ses propres recherches, l’a amenée à se convertir au catholicisme, en 1989. À beaucoup d’égards, l’expérience de Kathy Schmidt n’a rien d’unique. Depuis que l’abbé Michael J. McGivney a fondé les Chevaliers de Colomb en 1882, les conjointes des membres ont pu constater combien l’Ordre pouvait enrichir leur foi ainsi que leur famille.
« UNE RÉELLE INFLUENCE » Comme pour les Schmidt de Virginie-Occidentale, les Chevaliers de Colomb sont devenus une affaire de famille pour les Burgos, à Hawaï. Ricardo Burgos, 48 ans, neuroradiologue ainsi que colonel dans l’armée américaine, s’est joint à l’Ordre en 2010, alors qu’il était en poste en Irak. Selon sa femme, Danielle, 47 ans, les Chevaliers ont permis à Ricardo de « rester connecté à sa foi catholique » tandis qu’il était en poste en zone de guerre à l’étranger. « C’est un catholique très pratiquant, précise-t-elle. Il cherchait donc à se joindre à un groupe dans lequel il pourrait s’engager personnellement. Je crois qu’il cherchait à trouver un sens à tout ce qui se déroulait sous ses yeux. » À son retour à la maison, Ricardo est resté au sein des Chevaliers. L’an dernier, il a même aidé à fonder le premier Conseil hispanophone d’Hawaï : le Conseil 16109 Father James « Diego » McFadden, qui tient ses réunions à la paroisse de la famille Burgos, St. John the Baptist, à Honolulu. Les fils du couple, Christian, 21 ans, élève à l’école militaire de West Point, New York, et Michael, 19 ans, inscrit à l’université, sont Chevaliers eux aussi. L’aîné a adhéré au Conseil universitaire de West Point, en 2012, tandis que Michael est t’un des membres fondateurs du Conseil 16109. « J’ai le sentiment qu’il s’agit pour eux de s’approprier leur foi et de faire quelque chose pour l’Église à travers les Chevaliers, indique leur mère, Danielle. C’est une affaire d’hommes, et ils sont très fiers d’être catholiques. Ils y ont trouvé leur voie. » Mais bien qu’il s’agisse d’une organisation masculine, Danielle, ainsi que la benjamine, Camille, 16 ans, ne se sentent pas exclues. Au contraire, même. Depuis que Ricardo s’est joint aux Chevaliers, leur fille, explique Danielle, voit bien comment son père prend à cœur la foi de toute la famille. Par exemple, c’est lui qui entreprend de réciter le chapelet avec les siens et lui, encore, qui planifie les activités familiales. En tant que premier Grand Chevalier du Conseil, Ricardo a organisé une randonnée pour les familles de la communauté. Autrefois, explique sa conjointe, les femmes se seraient occupées de la logistique de l’événement ainsi que des repas ; sauf que cette fois, ce SEPTEMBRE 2015
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sont les hommes qui ont dirigé l’opération. Au grand plaisir des mamans, surtout que l’engagement des maris n’a fait que se raffermir, depuis. « Cela a eu une réelle influence sur notre communauté de même que sur moi », confie Danielle. La famille est par ailleurs très engagée dans sa paroisse, prêtant main-forte, par exemple, au mouvement Cursillo, au RICA [Rite d’initiation chrétienne des adultes] et aux préparations au baptême. Ricardo étudie également pour devenir diacre permanent. « Je vois bien, dit Danielle, qu’il est en train d’élargir ses horizons et qu’il s’attend à ce que la famille en fasse encore plus pour la foi. Les Chevaliers l’aident à avoir une perspective plus globale, ce qui l’amène lui-même à mieux apprécier ce qu’il a. » En ce sens, l’adhésion de Ricardo aux Chevaliers les a aidés en tant que couple. « Nous sommes profondément d’accord sur une foule de choses », dit Danielle. « DONNER EN RETOUR » Avec deux enfants bourrés d’énergie — Emily, 14 ans, et Evan, 10 ans — et deux parents qui travaillent à plein temps, la vie grouille d’activité pour les LeDrew de Bishop’s Falls, à Terre-Neuve. Même que c’est devenu mouvementé à ce point que la mère, Jackie, 39 ans, a décidé que la famille devait se désengager de certaines activités extérieures. 18 ♦ C O L U M B I A ♦
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Sauf que jamais, ajoute-t-elle aussitôt, ils ne tourneront le dos à l’Église catholique et en particulier aux Chevaliers de Colomb. Robert LeDrew, 42 ans, est membre du Quatrième Degré au Conseil 5904 Msgr. Finn, à Bishop’s Falls. Converti au catholicisme alors qu’il avait été élevé au sein de l’Église Unie du Canada, Robert a commencé à aller à la messe avec Jackie, catholique de naissance, une fois que les enfants sont nés. « Il venait avec nous même s’il n’était pas catholique parce que nous ne voulions pas que nos enfants se demandent pourquoi papa n’allait pas à l’église avec eux », explique Jackie. Inspiré par l’exemple d’un bon ami, Peter Cook, hélas décédé à l’âge de 42 ans, Robert LeDrew s’est joint à l’Église catholique et aux Chevaliers voilà environ quatre ans. « S’il n’avait pas été attiré par les Chevaliers, peut-être n’aurait-il pas suivi le RICA », poursuit Jackie en ajoutant que son mari avait toujours perçu les Chevaliers comme étant des leaders, au sein de la communauté. Avec ces derniers, dit Jackie, le couple a découvert « un prolongement de notre famille ». Évoquant un problème de santé qui a forcé son mari à prendre congé de son travail pour une courte période, Jackie raconte qu’elle et Robert ont été très touchés par toute l’attention que lui ont alors témoignée ses camarades Chevaliers. « Chaque [Chevalier] que je rencontrais, au centre commercial, à l’épicerie ou à l’église, me demandait : “Comment va Rob ?” Ils se
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Danielle et Ricardo Burgos, qui a été Grand Chevalier fondateur du Conseil 16109 Father James “Diego” McFadden, à Honolulu (Hawaï), dans leur demeure en compagnie de deux de leurs trois enfants.
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Photo by Emma Hutchinson
Jackie LeDrew en compagnie de son mari, Robert, membre du Conseil 5904 Msgr. Finn, à Bishop’s Falls, Terre-Neuve, et de leurs deux enfants. préoccupent vraiment de ce qui se passe dans votre vie ainsi que dans votre famille. » En plus du réseau social qu’ils ont pu former avec les autres familles du Conseil, Robert et Jackie aiment bien que leurs enfants soient témoins de tout le bénévolat fait au sein du groupe. « C’est donner en retour, et c’est savoir que si j’aide quelqu’un, alors les enfants vont faire de même le moment venu », souligne Jackie. Comprenant qu’il s’était engagé dans trop d’activités par le passé, le couple a commencé à se désengager ici et là afin de passer plus de temps avec ses enfants. Or l’un des avantages avec les Chevaliers, justement, c’est que ceux-ci leur permettent de faire encore plus comme famille, qu’il s’agisse de bénévolat ou de participation à divers événements sociaux. « Nous avons toujours été près les uns des autres, mais aujourd’hui je trouve que nous allons encore plus loin en ce sens », confie la maman.
Les LeDrew, comme les Burgos, les Schmidt et beaucoup d’autres familles, ont découvert que les Chevaliers de Colomb sont plus qu’une organisation fraternelle, et même plus qu’une organisation caritative : c’est aussi une organisation familiale, qui fait participer les conjointes de même que les enfants des membres. En Virginie-Occidentale, Kathy Schmidt s’émerveille encore de constater à quel point les familles C de C ont changé sa vie. « Parce que cela représente tant pour mon mari, et parce que luimême représente tant pour moi, j’ai voulu en faire partie moi aussi, à ses côtés. La famille d’amis que cela m’a permis de rencontrer est quelque chose de très précieux à mes yeux. Notre famille [de Chevaliers] ne cesse de s’agrandir. » MARYANGELA LAYMAN ROMÁN est directrice de la rédaction au Catholic Herald, le journal de l’archidiocèse de Milwaukee. SEPTEMBRE 2015
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Persécutées, mais pas abandonnées Les familles chrétiennes d’Irak déplacées trouvent refuge et assistance grâce au fonds d’aide humanitaire de l’Ordre par Augustine Marogi, frère dominicain
NOTE DE L’ÉDITEUR : Les noms de famille ont été omis, pour la sécurité des personnes concernées.
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es jardiniers le savent très bien : lorsqu’une plante est déracinée puis transplantée, ses racines ont besoin de beaucoup d’eau pour rester en vie. Et tandis que la plante tente de s’adapter à son nouveau sol, elle peut souffrir du « choc de la transplantation » et ne jamais récupérer. Il en va de même avec les êtres humains. Forcés d’abandonner leurs foyers, les réfugiés perçoivent souvent leur nouvel environnement comme un vaste et sombre désert. Égarés et bouleversés, les pères et les mères se voient incapables d’apporter attention aimante et sécurité à leurs enfants. Il devient alors très tentant de se laisser aller au désespoir. Tel est, hélas, le triste sort des familles chrétiennes d’Irak forcées de se déplacer. Après que le groupe État islamique, aussi appelé Daesh, eut envahi Mossoul et d’autres plus petites villes du nord de l’Irak, en juin 2014, les terroristes donnèrent trois choix aux chrétiens : se convertir à l’islam, payer la jizya (une taxe spéciale) ou partir. Sinon, ils seront tués. Emportant avec elles à peine plus que leurs vêtements, d’innombrables familles chrétiennes ont abandonné les villes et villages où elles étaient pourtant enracinées depuis des milliers d’années. Elles ont fui vers des régions kurdes, où les attendaient des conditions de survie déplorables — dormant dans des tentes, des bâtiments pas encore terminés ou même à la belle étoile. En réponse à cette crise, les Chevaliers de Colomb ont lancé leur fonds d’aide humanitaire pour les réfugiés chrétiens, en août 2014. L’initiative a contribué à fournir un refuge adéquat et des 20 ♦ C O L U M B I A ♦
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soins médicaux aux familles réfugiées dans le besoin, atténuant ainsi leurs souffrances et suscitant l’espérance en dépit des terribles circonstances. FORCÉS DE FUIR En seulement une décennie, le nombre de chrétiens en Irak est passé de plus de 1 million à moins de 300 000. Parmi ceux qui sont demeurés au pays, nombreux sont ceux qui ont été expulsés de leur maison, si bien que les familles déplacées vivent depuis dans des camps temporaires, sous des tentes ou dans des roulottes.Quelque
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CNS photo/Ahmed Jadallah, Reuters
Une mère chrétienne, qui a fui Mossoul, en Irak, et la violence qui y règne, prend soin de sa fillette endormie dans un refuge d’Erbil, le 27 juin 2014. En 2003, 60 000 chrétiens vivaient à Mossoul — il n’y en a plus aucun aujourd’hui. 125 000 réfugiés de Mossoul et de la province de Ninive vivent ainsi présentement dans la ville d’Erbil, sous contrôle kurde. L’église catholique chaldéenne Mar Eliya, à Erbil, est l’un de ces endroits où des familles chrétiennes ont pu trouver refuge. Parmi ces réfugiés, un homme qui s’appelle Badry et sa femme, Bushra, ainsi que leurs cinq fils et deux filles. Jusqu’à l’an dernier, la famille vivait à Qaraqosh, aussi connue sous le nom de Bakhdida,
une ville chrétienne située à environ 80 km à l’ouest d’Erbil. La ville a été envahie par Daesh le 6 août 2014. L’attaque s’est intensifiée et la famille a été forcée de s’enfuir durant la nuit, alors que les forces kurdes venaient de déposer les armes et de capituler. À Qaraqosh, Badry travaillait comme chauffeur ; mais à Erbil, pas de boulot pour lui. Certaines femmes gagnent un peu d’argent en prenant soin d’enfants dans le camp, mais la plupart des hommes SEPTEMBRE 2015
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Getty Images/Matt Cardy
Des chrétiens irakiens déplacés, sur le terrain de l’église catholique Mar Eliya, à Erbil, en Irak, le 12 décembre 2014. La famille (ci-dessus) avait été forcée l’an dernier par Daesh de quitter sa maison de Qaraqosh, en Irak. L’église abrite également un sanctuaire (ci-dessous) où les réfugiés peuvent allumer des cierges et prier.
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n’ont aucun moyen de subvenir aux besoins de leur famille. Bien que les conditions de vie dans leur camp soient meilleures qu’en plusieurs autres endroits similaires, les familles font face à d’innombrables difficultés. La surpopulation prive tout le monde du minimum d’intimité, et la vie au jour le jour est très difficile. « Plus de 130 familles se partagent quatre salles de bain », explique Bushra. Lorsque leur famille est arrivée la première fois à Erbil, ils ont dû vivre sous la tente, raconte-t-elle. Certains de mes fils devaient même dormir dehors, en plein air, parce que nous manquions de place. » Le père Douglas Bazi, 43 ans, curé de l’église Mar Eliya, a travaillé très fort pour maintenir là-bas un certain ordre de même que la paix de l’esprit, malgré le chaos ambiant. Prêtre irakien dont l’église à Bagdad avait servi de refuge pendant les assauts des terroristes islamiques en 2003, le père Bazi fut par la suite, en 2006, blessé par balle, kidnappé, battu et torturé. Après l’arrivée dans la panique en une seule journée, en août dernier, de 18 000 familles déplacées, le père Bazi a pris le temps d’établir une école pour les enfants du camp. Il organise également des activités sportives, donne des cours de musique et coordonne diverses autres activités, tout cela afin de donner des occupations aux enfants. « Les fidèles ont tout perdu en une seule nuit, dit le père Bazi. Malgré tout, personne n’a blâmé Dieu et tous ont conservé leur foi. » Celui-ci n’en espère pas moins que les tristes conditions auxquelles sont soumis les réfugiés depuis leur arrivée s’amélioreront bientôt — car le statu quo, précise-t-il, serait intenable. « Jusqu’ici, il n’y a pas eu de suicide dans le camp. Mais si rien ne change, disons d’ici un an, tout peut arriver. » L’Église n’est pas en mesure composer avec l’immense traumatisme psychologique que le déplacement inflige aux familles, ajoute le père Bazi. « Nous pouvons aider, mais nous n’avons pas les ressources nécessaires pour nous attaquer de front à cette crise. » ABRI ET ESPÉRANCE Le Fonds d’aide des Chevaliers de Colomb pour les réfugiés chrétiens, qui a également permis d’aider des familles déplacées dans des pays comme la Syrie et l’Ukraine, a permis de répondre à certains des besoins les plus immédiats éprouvés par les familles irakiennes déplacées. Le fonds a jusqu’ici versé plus de 2 millions $ à l’archidiocèse d’Erbil afin d’aider, et à commencer par fournir un toit aux familles expulsées de leurs maisons. Dans une lettre de gratitude datée du 8 mai dernier, l’archevêque rédemptoriste d’Erbil, Bashar Matti Warda, explique : « L’argent des Chevaliers de Colomb sert à construire des habitations permanentes à loyer modéré pour les familles chrétiennes (il y en aura de nombreuses) qui choisissent de rester en Irak, mais qui décident de ne pas réintégrer leur maison initiale et ne peuvent se permettre de payer le prix commandé par le marché de l’habitation, à Erbil. » Le gouvernement régional kurde a donné des terres pour le projet d’habitation, et la Conférence des évêques catholiques d’Irak supervise actuellement la construction de 1000 unités, au coût de 30 000$ chacune.
Les fonds C de C ont aussi permis de fournir des services médicaux d’urgence et de restaurer une maternité ainsi qu’un hôpital pour enfants. Cet été, l’Ordre a versé 150 000$ supplémentaires pour dispenser des soins médicaux d’urgence à Erbil. Le pressant besoin de se loger et se soigner est une réalité à laquelle font face les familles réfugiées traumatisées. Haitham et ‘A’ida figuraient parmi les milliers de personnes qui ont fui Qaraqosh, l’an dernier. Avec leurs enfants, ils ont quitté leur demeure peu après minuit, et une fois arrivés à Erbil, ils ont d’abord vécu dans une petite tente. ‘A’ida, alors enceinte de leur neuvième enfant, redoutait les chaleurs de l’été qui s’annonçaient torrides. Aujourd’hui dans la mi-quarantaine, Haitham aura passé l’essentiel de sa vie à lutter pour survivre dans un pays ravagé par la guerre. Après s’être vu expulsé de sa propre maison et dépossédé de tous ses biens, il se sent aujourd’hui « détruit ». « Même après avoir travaillé toutes ces années, on ne possède même pas une brique dans notre propre pays », dit Haitham, qui croit que se réfugier en Occident est peut-être la seule option qui s’offre pour que ses enfants puissent grandir et vivre dans la dignité. « La vie, c’est plus que simplement manger et boire, dit le père de famille. Nous sommes des êtres humains, et comme tout être humain, nous voulons aussi que nos enfants soient heureux. » Malgré cela, plusieurs autres chrétiens déplacés préfèreraient demeurer sur leur terre ancestrale, même s’ils y ont tout perdu. L’été dernier, un homme appelé Dhargham s’est enfui avec sa femme et leur fils de 10 ans du village de Bartella, situé à un peu plus de 20 km à l’ouest de Moussoul, échappant de peu aux griffes du Daesh. Son épouse est aujourd’hui de nouveau enceinte, et les deux sont sans emploi. « En dépit de tout, s’il y avait moyen de retourner dans notre village, nous serions prêts à rester au pays », indique Dhargham. Selon l’archevêque Warda, l’aide à la fois humanitaire et spirituelle a redonné espoir à ses fidèles si gravement éprouvés. « Nous demeurons confiants dans le Christ, il y a un avenir pour les chrétiens d’Irak en Irak », dit-il. Pour l’instant, l’Église à Erbil fait tout en son pouvoir pour faciliter la vie des familles. « Ici, au sanctuaire de Mar Eliya, ils n’ont rien ménagé pour nous venir en aide, dit Dargham. Mon fils est activement engagé dans différentes activités que le père Douglas a mises sur pied, pour les enfants du camp. Or quand je vois mon fils heureux comme il l’est, la joie m’envahit moi aussi. » Les autres familles ont elles aussi exprimé leur reconnaissance, surtout pour avoir reçu des biens de première nécessité, comme la nourriture et un toit. « Grâce au soutien de groupes du Kurdistan et de l’extérieur, mes fidèles se sentent accompagnés et pas oubliés, dit le père Bazi. C’est une bénédiction, et je demande instamment aux Chevaliers de Colomb de continuer à exprimer leur solidarité avec nous, puisque nous appartenons non pas à la terre, mais à Jésus. »♦ LE FRÈRE AUGUSTINE MAROGI, O.P. est né à Bagdad, en Irak, et vit en Ontario, au Canada, depuis l’âge de 15 ans. Il est en ce moment étudiant de deuxième année auprès des frères dominicains de Saint-Joseph. SEPTEMBRE 2015
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´ L’Eglise du foyer La famille chrétienne est appelée à être une communauté évangélisée et évangélisatrice by David S. Crawford
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ans son exhortation apostolique sur la famille chrétienne dans le monde moderne, Saint Jean-Paul II explique que « l’avenir de l’évangélisation dépend en grande partie de l’Église domestique » (Familiaris Consortio, 65). Comme une cellule ou un petit organe du corps, la famille joue un rôle vital dans le corps de l’Église, et dans un certain sens elle est appelée l’église domestique ou l’« Église du domicile ». La vitalité de l’Église en tant que telle, comme la société, peut être évaluée en grande partie par la santé de ses familles. Néanmoins, les données d’une étude, ainsi que les résultats d’une étude récente, indiquent qu’un important pourcentage de familles catholiques des États-Unis ne vont pas à la messe ou ne pratique pas leur foi régulièrement — bien que certaines familles s’y adonnent plus que d’autres (cf. la note ci-dessous). Alors que nous attendons la Rencontre mondiale des familles durant la visite du Pape François aux États-Unis, c’est le moment de réfléchir sur la pratique de la foi de nos propres familles, en tant que reliée à la vie et la mission de l’Église. « DEVIENS CE QUE TU ES » L’une des expressions les plus remarquées de Jean-Paul II est une exhortation : « Famille, deviens ce que tu es » (17). Au premier abord, ces paroles peuvent sembler paradoxales; comment quelque chose peut-il devenir ce qu’il est déjà? En réponse à cette question, prenons un moment pour réfléchir sur la nature de la famille. Le mariage et la famille servent la société en donnant naissance à la génération suivante, en l’élevant et l’instruisant. En d’autres termes, la famille se trouve l’unité fondamentale et la génératrice de la civilisation et de la culture. C’est le rôle que joue la famille depuis les temps immémoriaux. La famille est aussi le lieu ou l’enfant apprend que lui est aimé ou qu’elle est aimée, que sa vie a une valeur infinie. C’est là que l’enfant acquiert une identité personnelle et sociale. Qui je suis et comment je me comprends dépend largement de ma famille. Le théologien suisse Hans Urs von Balthasar remarquait déjà que l’enfant devient conscient de lui-même, et conscient de la bonté de l’existence et de la réalité dans son ensemble, par le sourire de sa mère. De manière concrète, l’enfant reçoit un monde grâce à ce sourire. 24 ♦ C O L U M B I A ♦
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S’il en est ainsi pour l’enfant, il s’ensuit une vérité relative pour les parents. En concevant une vie nouvelle, un mari et sa femme deviennent père et mère (et plus tard, grand-père et grand-mère). Ce sont des moments permettant que l’identité personnelle évolue, grandisse dans l’amour et y trouve son épanouissement. Quand un homme aperçoit les yeux de son père le regarder à travers le visage de son enfant, il se rend compte de sa place dans le cours des générations. Quand une femme aperçoit le visage de son mari dans son enfant, elle se rend compte vraiment à quel point sont profondément indissolubles les liens du mariage et de la famille. Dans le tintamarre de notre société contemporaine, nous oublions facilement de prendre note de ces expériences humaines fondamentales. Devenir ce que nous sommes commence par nous arrêter suffisamment longtemps pour prendre conscience de ce que nous sommes et alors d’en tenir compte C’est seulement par le Christ que nous pouvons devenir pleinement les personnes que nous avons été créées d’être, et c’est par la maternité de l’Église que la famille peut « devenir » pleinement ce qu’elle est appelée à être. La famille sert non seulement à transmettre la société civilisée et à former l’identité personnelle et sociale, mais aussi pour ouvrir à ses membres le royaume de Dieu, notamment les enfants et la communauté environnante. La foi chrétienne remplit notre identité personnelle d’une profondeur et d’une richesse infinies. Nous en venons à apprendre que non seulement nos parents et notre famille nous aiment, mais aussi que nos origines les dépassent. Nous découvrons que notre famille fait partie de toute la famille de Dieu et que notre amour est une image et une participation à l’amour de Dieu. C’est ainsi que la famille se trouve l’objet premier de la mission évangélisatrice de l’Église. Grâce à ses sacrements, sa tradition et son enseignement, sa prédication de la parole, l’Église s’attire ses familles, tout comme une mère s’attire à elle ses enfants. LA MISSION DE LA FAMILLE Non seulement la famille est évangélisée. Elle est aussi une communauté évangélisatrice (cf. Familiaris Consortio, 50-54). Comme le notait le Pape François dans un de ses discours d’avril 2014 : « l’œuvre d’évangélisation commence au foyer ». Pour les familles
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catholiques, l’évangélisation commence dès la tendre enfance, par le baptême et, par la suite en élevant cet enfant dans la foi. En concluant ses remarques en octobre 2013 devant le Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation, le Pape François a dit ceci : «…et il est important que les parents soient les premiers catéchistes, les premiers éducateurs de la foi dans leur famille, à travers le témoignage et à travers la parole. » Les époux s’entraident et s’appuient les unes les autres dans leur foi et dans leur responsabilité en tant qu’éducateurs de leurs enfants. C’est une tâche ardue, puisque notre culture contemporaine nous présente un nombre quasi infini de choix et de distractions qui peuvent enfouir et étouffer nos aspirations les plus profondes dans un déluge de « satisfactions » superficielles. Mais comme le disait saint Augustin, chaque cœur humain est insatisfait tant qu’il n’a pas trouvé son repos en Dieu. Il est donc essentiel que les époux et les membres de la famille se demandent chacun et entre eux : « Quel est le véritable sens de la vie »? À quoi aspirons-nous vraiment? Comment pouvons-nous devenir totalement ce que nous sommes? En aidant nos enfants à répondre à ces questions, il se peut que
nous observions comment nos gestes physiques extérieurs façonnent nos dispositions intérieures. C’est pourquoi nous faisons une génuflexion et que nous nous mettons à genoux à la messe, que nous faisons le signe de la croix en priant, que nous touchons les reliques et les objets sacrés et que nous utilisons de l’eau bénite pour la bénédiction. En agissant selon notre foi et notre amour, nous augmentons et renforçons ces dons et les rendons concrets tant pour nous que pour nos enfants. Quand les parents enseignent la foi à leurs enfants, ils deviennent plus fidèles à leur tour. Les enfants sont naturellement religieux; ils sont remplis d’imagination remplie de crainte révérencielle et peuvent souvent poser des questions les plus profondes (et parfois difficiles) sur la foi. En instruisant à nos enfants, nous nous instruisons. Et en évangélisant ses membres, la famille évangélisera la grande communauté. Les gens observeront les relations d’amour de la famille chrétienne, ce qui insufflera en eux une soif d’apprendre comment eux aussi peuvent vivre dans une telle communauté d’amour. Les prêtres et les religieux constateront l’amour de la famille et en seront renforcés dans leur foi. SEPTEMBRE 2015
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Évidemment, la société civile n’est pas une famille, mais elle est, ou devrait être, une communauté fondée sur des principes de culture et d’histoire partagées, de liens plus larges d’amitié et d’empathie, et de bien commun. La famille apporte à la société civile les principes dont elle a besoin, dont la volonté d’avoir soin et de se sacrifier pour les autres et les biens supérieurs; de mettre ses talents et ses compétences au service de bien de tous; et de favoriser les personnes plutôt que les objets. Une société au sein de laquelle de tels principes ou d’autres principes semblables se propageraient serait ce que Jean-Paul appelait « une civilisation de l’amour ». CONSERVER LA FOI Il existe un nombre concret de moyens pratiques qu’une famille peut utiliser pour répondre à sa vocation d’église domestique. Aller à la messe en famille. Évidemment, tout catholique devrait participer à la messe le dimanche et les jours d’obligations, mais il est important aussi que les familles participent à la messe ensemble si possible. Il s’agit d’un moment extraordinaire de la semaine, quand les membres de la famille peuvent prier ensemble et en union avec les autres fidèles de leur pa26 ♦ C O L U M B I A ♦
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roisse. Il est important aussi que les enfants voient que leurs parents prennent leur foi au sérieux en participant régulièrement et en priant à la messe. Fréquenter les sacrements en famille. On peut en dire autant concernant les autres sacrements, notamment la confession. La confession régulière les aide à s’habituer à confesser leurs péchés. Quand ils voient leur maman et leur papa entrer au confessionnal, ils reconnaissent la vertu d’humilité et le besoin que nous avons de la réconciliation. Les enfants devraient avoir également l’occasion de participer à des baptêmes et des mariages, de participer à des adorations eucharistiques et se préparer adéquatement à leur première communion et leur confirmation. Prier ensemble en tant que famille au foyer. On ne peut jamais trop insister sur l’importance de la prière en famille. Souvent, nous pensons qu’il suffit d’aller à la messe le dimanche, mais cela peut donner l’impression que la foi n’a rien à voir avec le restant de leurs vies. La famille ne peut pas remplir son rôle d’« église domestique » sans prière régulière. Normalement, il vaut mieux prier en famille brièvement et simplement. Si c’est trop long, ce sera difficile de suivre, étant
Photo by Matthew Barrick
Ronald Weingartz, ex-Grand Chevalier et toujours membre du Conseil 12295 St. Mary Magdalen, à Brighton, au Michigan, ici aux côtés de son épouse, Peggy, et de trois de leurs cinq enfants. La famille Weingartz a été nommée Famille internationale de l’année 2015 lors du Congrès suprême des Chevaliers de Colomb, le mois dernier, à Philadelphie.
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donné les réalités de nos vies. la variété, donc, aide à garder l’intérêt. Parfois, nous pouvons réciter le chapelet en famille; parfois, nous pouvons lire des passages de la bible ou réciter des prières dans le missel, tel que le Magnificat. D’autres fois, tout ce qui est possible c’est une courte « prière du soir » en famille — peut-être un notre Père, un « Je vous salue, marie », et un « Gloire soit au Père » — sans oublier des intentions pour les besoins de la société, les amis, les membres de la famille et nous-mêmes. Quelle que soit notre façon de faire, il faut agir régulièrement. Prier ensemble comme mari et femme. un mari et une femme peuvent grandir ensemble dans la foi en priant ensemble comme couple. encore là, cela n’a pas besoin d’être approfondi, mais les époux devraient tout au moins offrir une prière ensemble avant de s’endormir le soir. Si les voyages d’affaires vous séparent, pourquoi ne pas prier ensemble au téléphone? Prendre le temps de partager des repas en famille. Il est triste d’avouer que les familles modernes passent de moins en moins de temps ensemble. même quand ils sont sous un même toit, souvent ils sont pris individuellement par les ordinateurs, la télé et d’autres électroniques. les activités parascolaires paroissiales, sans compter les horaires de travail, peuvent nuire. Il est important de ralentir et de se remarquer les uns les autres. Ce qui prend du temps, et du temps sans distractions électroniques constantes. essayer de jouer aux cartes ou de jeux de table, ou de faire des promenades ou faire du vélo en famille. Surtout, n’oubliez pas de prendre vos repas ensemble. ne permettez pas que votre emploi du temps chargé vous prive de ces moments précieux. Il n’est peut-être pas possible de manger en famille tous les soirs, mais il devrait y avoir un certain nombre de repas ensemble chaque semaine. la foi ne peut jamais être inerte ou sans signification pour aucun aspect de la vie. Si elle est authentique, elle insiste pour dessiner chaque moment de notre vie et chacune de nos actions. À l’exemple du Pape François, nous devons sans cesse nous demander : « De quelle façon nous, en famille, nous gardons notre foi ? la retenons-nous pour nous, dans notre famille, comme un bien privé, comme un compte en banque, ou savons-nous la partager par le témoignage, l’accueil, et l’ouverture aux autres ? » en relevant le défi du Saint-Père, nous pouvons vraiment devenir ce que nous sommes.♦ DaVID S. CRaWFoRD est vice doyen et professeur associé de théologie morale et de droit familial à l’Institut pontifical Jean-Paul II pour les études du mariage et de la famille de l’université catholique d’amérique, à Washington, D.C. Il est membre du Conseil Potomac 433, de Washington, D.C.
LE PORTRAIT DES FAMILLES CATHOLIQUES À l’automne 2014, l’organisme Holy Cross Family ministries et le Centre de recherche appliquée sur l’apostolat rattaché à l’université Georgetown se sont associés pour mener une étude sur les familles et parents catholiques aux États-unis. leur sondage a été mené auprès de plus de 1000 parents affirmant être catholiques, et âgés de 25 à 45 ans. le premier de leur rapport conjoint, intitulé « la famille catholique : les défis du 21e siècle aux États-unis », a été publié le 26 juin dernier. Parmi les principales constatations : • environ 53 pour cent des parents catholiques interviewés disent être hispano-américains, comparativement à 32 pour cent au sein de l’ensemble des catholiques. • environ huit pères et mères catholiques sur 10 sont mariés. • 66 pour cent des répondants estiment « très » important que leurs enfants fassent leur Première Communion ; 61 pour cent pensent de même au sujet de la Confirmation. • 71 pour cent sont « plutôt » ou « fortement » d’accord pour dire que la prière est essentielle à leur foi ; mais seulement 56 pour cent disent prier plus d’une fois par semaine. lorsqu’ils prient, les parents prient le plus souvent seuls (76 pour cent) et pour le bien-être de leur famille (83 pour cent). • 16 pour cent des parents catholiques récitent le chapelet au moins une fois par mois ; la moitié d’entre eux le récitent généralement avec leur famille. 64 pour cent disent ne jamais faire de chapelet. • 21 pour cent des parents catholiques (et 42 pour cent des familles assistant à la messe hebdomadaire) inscrivent leurs enfants à des programmes paroissiaux d’enseignement religieux. • les parents catholiques sont un peu plus actifs en matière de foi que la population en général — 33 pour cent des parents ayant trois enfants ou plus et 26 pour cent des parents ayant des adolescents assistent à la messe une fois par semaine ou plus souvent.♦ Participation à la messe au sein des catholiques américains (en dehors des mariages et des funérailles)
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Une fois par semaine ou plus souvent
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CHEVALIERS À L’ŒUVRE
CHEVALIERS
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L’ŒUVRE
ÇÀ ET LÀ DANS L’ORDRE Pendant ce temps, le conseil 2976 Nativity de Laurel Springs, au New Jersey, organisait une collecte de couches. Aidé des paroissiens de la paroisse Our Lady of Guadalupe, le conseil a collecté 4868 couches, 6065 lingettes et 2000$ au profit des œuvres de la sœur Helen Cole, qui offre une aide provie aux femmes enceintes. CHAPELLE PRO-VIE
L’évêque Emilio Z. Marquez de Lucena, Luçon, et le père Rico S. Paril, prêtre de l’église San Raphael the Archangel, regardent alors que l’ingénieur du district Cely S. Flancia coupe le ruban du nouveau clocher de l’église San Raphael. Le conseil 13150 San Isidro Magsasaka d’Ibabang Dupay a fait un don grâce à son fonds de charité pour soutenir la construction du clocher. L’évêque Marquez est un membre du conseil 4492 Lopez de Quezon.
SOIRÉE DE REMERCIEMENT
Le conseil 8190 St. John de Luling, au Texas, a organisé une fête de dégustation de crèmes glacées à Hillcrest Manor Nursing and Rehabilitation Center (Centre de soins infirmiers et de rééducation de Hillcrest). Pendant la soirée, les Chevaliers ont remis des certificats de mérite à sept pensionnaires qui ont servi dans l’armée. ARRACHAGE D’UNE SOUCHE
Le conseil 12610 St. Francis of Assisi de Mocksville, en Caroline du Nord, est venu aider un membre du conseil qui suivait un traitement de radiothérapie contre le cancer, à enlever une souche d’arbre de 2,5 mètres dans son 28 ♦ C O L U M B I A ♦
jardin. L’arbre était tombé plus tôt dans l’année lors d’un orage et les Chevaliers ont enlevé la souche à l’aide d’outils et d’un camion. Une fois arrachée, les Chevaliers ont débité la souche en bois de chauffage qu’ils ont donné à une œuvre caritative locale qui aide les personnes à se chauffer. AUTEL POUR UNE CATHÉDRALE
Le conseil 12985 Our Lady of White Lake de Montague, au Michigan, et ses dames auxiliaires, ont utilisé les fonds de plusieurs événements-bénéfice et les dons de membres pour acheter un autel pour la cathédrale St. Teresa qui vient juste d’être construite à Abakaliki, au Nigéria. Une plaque posée sur
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l’autel de la cathédrale, d’une capacité de 800 places, indique que le conseil a fait don de l’autel.
Le conseil 11937 St. Thomas Aquinas de Dallas a rénové la chapelle eucharistique au White Rose Women’s Center (Centre pour femmes White Rose), un centre pro-vie géré par l’association St. Joseph’s Helpers (Les aides de St. Joseph). En plus d’offrir une assistance matérielle aux femmes confrontées à des grossesses non désirées, le centre offre aussi un soutien spirituel grâce à des messes hebdomadaires et des adorations. Les Chevaliers ont réparé et repeint le plafond de la chapelle, retiré la vieille moquette qu’ils ont remplacée avec du carrelage, installé de nouveaux bancs d’église et refait l’éclairage.
RÉCEPTIONSCADEAUX POUR BÉBÉ
Le conseil 10049 St. Bonaventure de Manomet, au Massachussetts, a organisé son annuelle réception-cadeaux pour bébé au profit du Boston Archdiocese Pregnancy Help Center (Centre d’aide pour femmes enceintes de l’archidiocèse de Boston). La rencontre a généré 3400$ au profit du service d’aide et de soutien aux femmes faisant face à des grossesses non désirées. Ils ont aussi collecté des articles de puériculture neufs d’une valeur de plus de 1500$.
Les membres du conseil 13150 San Isidro Magsasaka de Lucena, Luçon, tiennent des rosaires alors qu’ils sont agenouillés pour prier ensemble à la paroisse. À la demande de leur prêtre, le conseil organise régulièrement des prières du rosaire.
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CHEVALIERS À L’ŒUVRE
PROCESSION LAÏQUE
Le conseil 5593 San Felipe de Jesús de Colima, Mexique Central, a organisé la première procession pour laïcs, rassemblant des groupes de catholiques de tout le diocèse. Les participants se sont rassemblés au Temple de La Merced avant de se diriger vers la cathédrale de la ville pour prier le rosaire pour la paix et les enfants à naître. Plus de 1 000 personnes ont participé à ce rassemblement. RAMPE EN ALUMINIUM
Le conseil All Saints de Clinton, dans l’Indiana, a assemblé une rampe d’accès en aluminium pour fauteuil roulant au domicile d’un membre du conseil. Charlie Tyler, un ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale et l’un des plus âgés et des plus anciens membres du conseil, était confiné dans un fauteuil roulant après être tombé et devant faire de la rééducation physique. Les Chevaliers ont installé la rampe, qui a été fournie par le ministère des Affaires des anciens combattants, pour que Tyler puisse entrer et sortir de sa maison sans danger.
UPPER RIGHT: Photo courtesy of the Office of Governor Mike Pence
« DE VOISIN À VOISIN »
Le conseil 14186 Our Lady of Perpetual Help d’Aurora, dans l’Ohio, s’est porté bénévole aux côtés d’une association qui s’appelle « De voisin à voisin » pour transformer la carcasse d’une maison qui n’avait pas de chauffage, de sanitaire, de cuisine, de meubles et un bon toit, en une maison chauffée et fonctionnelle pour un paroissien. Les Chevaliers ont travaillé pendant 10 fins de semaine et ont reçu des paroissiens et des membres du conseil des dons en argent, des cartes-ca-
deaux, des meubles, de l’électroménager et des produits pour la maison. PRODUITS FRAIS POUR LES SANS-ABRIS
Le conseil 2422 Durand (Wisconsin) a cueilli et emballé 875 kilos de pommes et 18 kilos de courges du verger Circle K de Beldenville pour les livrer à six banques alimentaires de la région. Le butin est le résultat d’un festival de produits frais au verger et il viendra compléter les denrées non périssables données par les banques alimentaires. COLIS POUR LES MILITAIRES
Les membres du conseil 13604 St. Clement of Rome de Des Pes, dans le Missouri, ont préparé des colis pour les hommes et les femmes de la paroisse qui sont en poste dans les forces armées. Le conseil a réuni plus de 700$ pour l’achat de nourriture et autres articles pour les colis grâce à un déjeuner de crêpes. CHEVALIER PRO-VIE
Dans le cadre de leurs initiatives pro-vie, le conseil 3609 Gumaca (Luçon) et l’assemblée Southern Quezon ont fait mettre une statue grandeur nature d’un Chevalier du Quatrième Degré tenant dans ses bras un nouveau-né. Les Chevaliers espèrent que la statue sensibilisera l’opinion à l’engagement de l’Ordre de protéger la vie à tous ses stades, de la conception à la mort naturelle. SE PORTER BÉNÉVOLE POUR LES RÉPARATIONS
Les membres du conseil 9706 Father Reginald Gillman de Noblesville, dans l’Indiana, se sont joints à d’autres bénévoles pour aider à rénover un
Arborant son bijou officiel, Scott C. Cunningham, Député d’État de l’Indiana avec d’autres spectateurs alors que Mike Spence, gouverneur de l’état, signe le projet de loi 1016, qui prévoit des « Safe Haven Baby Boxes » (ou couffins refuges ou coffres extérieurs sécuritaires) pour des nouveau-nés abandonnés. Les Chevaliers de Colomb de l’Indiana ont joué un rôle-clé en aidant à faire voter cette loi en fournissant des fonds pour des prototypes, pour la documentation et pour une sensibilisation communautaire. Par ailleurs, le conseil d’état s’est fixé l’objectif de fournir 100 de ces « baby boxes » (coffres-couffins refuges) qu’une unité locale des Chevaliers de Colomb peut parrainer, au cours de la première année après l’adoption de la loi. Chaque « baby box » (ou couffin refuge) est surveillé et sécurisé et une intervention d’urgence est déclenchée chaque fois que le « baby box » (ou coffre spécial-couffin refuge) est ouvert. Dans le cadre de cette loi, lorsque le bébé est récupéré, il reçoit les soins médicaux nécessaires et il entre tout de suite dans le processus d’adoption.
centre géré par Birthright of Cicero (Accueil Grossesse de Cicero). Les Chevaliers ont effectué de nombreuses réparations, dont l’installation d’une nouvelle chaudière, la réparation du plâtre qui s’effritait et la pose d’un nouveau sol. CENTRE DE SOUTIEN FONCTIONNEL
L’assemblée Paw Paw (Michigan), en collaboration avec la Légion Américaine, ont remis un chèque de 10 000$ au centre pour anciens combattants de Battle Creek. L’hôpital utilisera les fonds pour rénover le centre de soutien fonctionnel dans son unité de soins palliatifs pour offrir aux patients une ambiance chaleureuse. PAVÉS
Le conseil 3784 Marian de
Cherry Hill, dans le New Jersey, a vendu des pavés pour compléter le jardin de prière de la paroisse. Les paroissiens pouvaient faire graver un message personnel sur les pavés et ils ont été arrangés par un Boy Scout dans le cadre de son projet pour devenir « Eagle Scout ». La vente des pavés a rapporté 17 000$ à l’église. SYSTÈME DE CHAUFFAGE POUR L’ÉGLISE
Le conseil 2958 Saint-Pie de Bagot (Québec) a organisé un brunch communautaire pour lever des fonds pour une nouvelle chaudière pour sa paroisse. Près de 700 personnes sont venues ce qui a rapporté environ 12 000$ pour l’achat du nouveau système de chauffage pour l’église.
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Les prix du conseil suprême 1,06 million de $ en bourses d’études universitaires L’ORDRE DES Chevaliers de Colomb a fait don de plus de 1,06 million de $ en bourses d’études à 519 étudiants. La majorité des boursiers de ces bourses d’études sont des enfants de Chevaliers de Colomb ou des frères chevaliers inscrits dans des universités ou des collèges catholiques des États-Unis, du Canada, du Mexique, de Porto Rico ou des Philippines. Ces nombres comprennent des bourses de 266 275$ accordés à aux 108 séminaristes des États-Unis et du Canada. Pour de plus amples informations, rendez-vous sur le site www.kofc.org/scholarships.
LES BOURSES D’ÉTUDES JOHN W. MCDEVITT (4 E DEGRÉ)
Ce programme a été institué 1998 pour rendre hommage au 11e chevalier suprême. Les boursiers doivent être inscrits dans une université catholique aux États-Unis, doivent être Chevaliers de Colomb, la conjointe d’un Chevalier ou le fils ou la fille d’un frère chevalier. Les veuves et les orphelins des membres défunts en règle au moment de leur mort sont également admissibles. En sus des 30 nouveaux boursiers, plus de 83 bourses ont été renouvelées. Voici les noms des nouveaux boursiers : Joseph M. Barnes, David B. Carmack, Elise R. Carney, Meghan R. Cullen, John V. DeGraffenreid, Nicholas J. DiBartolo, Kaitlyn M. Fogarty, Kathryn T. Fox, Victoria P. Giguere, Patrick 30 ♦ C O L U M B I A ♦
A. Giuliani, Ruthann E. Gorrell, Colleen E. Haupt, Cyprian T. Howard, David P. Jablonski, Brooke L. Kowalski, Meaghan E. Magee, Katlyn E. Martin, Rachel E. Medara, Rebecca R. Mitton, Julia M. Noel, Shannon L. O’Neil, Jacob O. Owens, Nathaniel J. Reyes, Meghan K. Reynolds, Kiersten B. Sabolik, Andrea N. Sajewski, Anna M. Sammons, Stephen J. Tan, Jessica R. Vandal et Emily R. White. LES BOURSES D’ÉTUDES PRO DEO ET PRO PATRIA DU 4E DEGRÉ
Un total de 83 étudiants américains ont reçu cette bourse d’études de 1500$. Ces bourses, basées sur les mérites scolaires sont accordées à des étudiants de première année dans des universités catholiques. Les
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boursiers sont des Chevaliers de Colomb ou des Écuyers Colombiens, les fils ou les filles de frères chevaliers en règle ou les fils ou les filles de frères chevaliers décédés en règle au moment de leur décès. Selon les résultats universitaires des boursiers, les bourses sont renouvelées pour un total de 4 ans. Cette année, 66 nouvelles bourses ont été accordées et 17 ont éte renouvelées. Voici la liste des étudiants méritants de première année : Bryce A. Badura, Carey Dundee, Mary M. Guardino, John G. Kessler, Zechariah B. Kitzhaber, Ann F. Kleinschmidt, Lucas Parker, Colin C. McCarthy, Xavier G. Mills, Kimberly Osborne, Paul I. Patton, Kolbe T. Schanzenbach, Michael M. Smith, Joshua D. Soares, James Tweedy et John Windsor. LES BOURSES D’ÉTUDES PRO DEO ET PRO PATRIA (CANADA)
Comme leurs contreparties américaines, ces bourses, sont accordées à des étudiants de première année dans des universités catholiques. Dix nouvelles bourses ont été accordées et 30 furent renouvelées. Voici les noms des nouveaux boursiers : Shanna M. Burr, Bethany A. Dunn, Joan S. Koh, Kurt P. Kolsun, Gabriel R. Krausert, Molly E. MacDougall, Camille M. McKay, Gabrielle Senecal, Alden M. Spencer et Mirjana H. Villeneuve. LES BOURSES D’ÉTUDES DE FONDATIONS
Les bourses d’études Percy J. Johnson sont accordées à des jeunes gens inscrits dans une université catholique américaine et elles sont fondées par un legs de Percy J. Johnson,
membre du conseil Seville 93, de Brockton, Massachussetts. Six nouvelles bourses ont été accordées et 15 ont été renouvelées. Voici les noms des nouveaux boursiers : Ryan M. Blechle, Marc F. Doucette, Nora E. Gillen, Clare F. Holmes, Cameron P. Jones et Katherine M. Tiller. En l’an 2000, La Fondation pour les œuvres des Chevaliers de Colomb Inc. a reçu un don de 100 000$ de Frank L. Goularte. Un fonds qui offre une bourse de 1500$, accordée sur la base de nécessité a été institué en son nom. L’administration de ce fonds est semblable au fonds Pro Deo et Pro Patria. Deux nouvelles bourses ont été accordées pour cette année universitaire et sept bourses ont été renouvelées. Les nouvelles boursieres : Melissa A. Davies et Mary K. Mooney. De 1995 à 1997, La Fondation pour les œuvres des Chevaliers de Colomb Inc. a reçu des legs de la succession de Anthony J. LaBella s’élevant à 200 000$. Dans son testament, LaBella s’est souvenu des bontés des C. de C. à son égard quand il était orphelin à Farmingdale, New York. Ces legs ont servi à la création d’un fonds au nom de LaBella, pour créer des bourses d’études. Le revenu de ce fonds sert, selon les mêmes dispositions que le fonds Pro Deo et Pro Patria, à donner des bourses d’études pour étudiants de licence. Quatre nouvelles bourses ont été accordées cette année, et neuf autres ont été renouvelées. Voici les noms des nouveaux boursiers : Maria N. Brandell, Marissa S. Brown, Clairemarie T. Buskmiller et Nicholas R. Spence. En 1997, La Fondation pour les œuvres des Chevaliers de Colomb Inc. a reçu un legs du Dr Arthur F. Ba-
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tistta pour établir des bourses d’études pour les diplômés de Cornwall (Ontario) Collegiate and Vocational School. Ces bourses annuelles de 1500$ et 2000$ sont accordées d’après le mérite scolaire, les besoins financiers, les services rendus à la communauté et les activités périscolaires. La préférence va aux frères chevaliers; aux enfants ou petits-enfants des frères chevaliers; aux étudiants recommandés par le conseil d’État de l’Ontario; aux étudiants qui se dirigent vers les universités catholiques. Cette année, 26 nouvelles bourses ont été accordées et 18 autres renouvelées. Voici les noms des nouveaux boursiers : Montana Adams, Eman Alali, Kaitlyn Bouchard, Karri Duperro, Elizabeth Grady, Laurel Grant, Basil Gwanyama, Kiran Hashmi, William Hollingsworth, Ainsley Hunt, Lindsay MacMillan-Rozon, Meghan Marsolais, Christopher McKen, Sasha Miller, Lark Mole, Jessica Owen, Brittney Pregent, Randy Schmucker, Destiny Skidders-Delormier, Josee Sunday, Julia Tilley, Jason Toth, Brooke Wereley, Evan Wilson, Alexandra Wright and Abby Yates. BOURSES D’ÉTUDES DE LA FONDATION SISTER THEA BOWMAN
La Fondation Sister Thea Bowman – Bourses d’études des Chevaliers de Colomb. Cette bourse d’étude porte le nom de Sœur Thea Bowman (1937 à 1990), une religieuse afro-américaine qui a inspiré beaucoup de personnes par ses appels urgents pour une meilleure éducation pour les enfants de la communauté noire. En décembre 1996, le conseil d’administration de l’Ordre des Chevaliers de
Colomb a autorisé une bourse de quatre ans au montant de 25 000$ par année pour appuyer des étudiants méritants de la communauté noire à poursuivre leur éducation dans une université catholique. De temps en temps, le conseil d’administration approuve la continuation de cette bourse. En août 2005, le montant de cette bourse a été augmenté à 37 500$ par année. Pour l’exercice universitaire 2015-2016, une bourse a été renouvelée dans des universités catholiques. BOURSES D’ÉTUDES
L’Ordre possède des fonds à l’Université catholique des États-Unis à Washington, District of Columbia, qui offre des bourses d’études supérieures des Chevaliers de Colomb. Cette année, il y a eu deux nouvelles bourses ainsi que six bourses renouvelées. Le nouveaux boursier : James Duguid et Allison Michael. Deux bourses d’études supérieures à l’Institut Jean Paul ll pour les études sur le mariage et la famille, sur le campus de l’Université catholique furent accordées pour l’exercice universitaire actuel. Les nouvelles boursiers : Jessica Mazal et Bethany Wall. BOURSES D’ÉTUDES AU MEXIQUE
Dix nouvelle bourses d’études d’une valeur de 500$ furent accordées. Elles sont renouvelables pour 4 ans. De plus neuf autres bourses furent renouvelées. Voici les noms des nouveaux boursiers : Jorge M. Araujo-Frayre, Miguel A. Barraza-Sandoval, Jesús M. Estrada-Morales, Christian R. López-González, Joyce C. Menchaca-Flores, Frida R. Ordoñez-García, Kassandra G. Osorio-Soto, Juan M.
Fonds pour l’éducation LES FONDS Francis P. Mathews et John E. Swift offrent des bourses d’études pour les enfants de membres en règle qui , en servant dans les forces armées de leur pays dans une zone de combat ainsi désignée par le conseil d’administration des Chevaliers de Colomb, sont tués suite à une action hostile ou blessés Matthews suite à une action hostile, et dans ce dernier cas, qui, en conséquence de telle blessures, sont frappés d’une invalidité totale et permanente dans les deux années suivant la dite action hostile. En 2004, l’Ordre a déclaré que les conflits en Iraq, en Afghanistan et au Pakistan seraient couverts. Les enfants des membres Swift qui sont morts à la suite de violence criminelle à leur égard durant l’exercice de leurs fonctions de policiers ou de pompiers sont aussi admissibles. Une demande doit être présentée dans les deux ans qui suivent la mort ou la déclaration officielle de l’état permanent d’invalidité du membre en question. Le 30 juin dernier, 818 enfants furent déclarés admissibles aux prestations de ce fonds depuis 1944. Jusqu’à aujourd’hui, 348 enfants admissibles ont décidé de ne pas accepter de bourses d’études, trois sont décédés et 125 qui avaient entrepris des études ont décroché ou ont employé la totalité admissible avant de recevoir le diplôme. Il y a 44 candidats possibles. À ce jour, avec ce fonds, 290 étudiants ont fini leurs études. Au cours de l’exercice universitaire actuel, grâce au fonds Mathews-Swift, huit étudiants poursuivent des études en vue d’une licence — six renouvellements et deux nouvelle bourses. Voici les noms des nouveaux boursiers : Patrick L. Barta et Nicole F. Palazzo. Pérez-Núñez, Efraín SolísHuerta et Myrza V. SolísMena. BOURSES D’ÉTUDES À PORTO RICO
Cette année, 10 nouvelles bourses d’études d’une valeur de 500$ furent accordées, et neuf autres furent renouvelées. Voici les noms des nouveaux boursiers : Abneris M. Lugo-Morales, Gabriel E. Ortiz- García, Angel J. Torres-Concepción et Dayna I. Torres-Sánchez.
BOURSES PHILIPPINES
Pour l’année universitaire 2014-2015, on a accordé neuf nouvelles bourses d’études de 500$ et on en a renouvelé 27. Voici les noms des nouveaux boursiers : Shinnette R. Asotigue, Jannine T. Bautista, Mary T. Cabrillos, Mark C. Dequito, Junius S. Junsay, Danica P. Macliente, Joan P. Partida, Eunice Y. Ponce de Leon et John R. Tuquib.
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Construire un monde meilleur un conseil à la fois. Chaque jour, les chevaliers à travers le monde ont la possibilité de faire une différence, que ce soit à travers le service à la communauté, la collecte de fonds ou la prière. Nous célébrons chaque et tout chevalier pour sa force, sa compassion, et son dévouement à vouloir construire un monde meilleur.
Tom Finan, James Hodges et Jude Hodges, du Conseil 12240 St. Bonaventure, à Davie, en Floride, remplissent une brouette alors qu'ils travaillent à un projet Habitat pour l'Humanité, à Hallandale Beach. Les Chevaliers aident bénévolement à l'aménagement paysager autour d'un immeuble de six logements qui accueillera, sous peu, autant de familles qui en ont bien besoin.
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GKAEREDPET RHLEA FFAOIT IH V IA VA L INVTEE
« IMPOSSIBLE DE NE PAS ENTENDRE SON APPEL. » Je n’avais jamais pensé devenir religieuse. Certes, ayant grandi dans un milieu catholique, je savais ce qu’était la vie consacrée, mais sans pour autant me sentir concernée. Je voulais me marier et avoir des enfants. L’été avant mes études universitaires, alors que je donnais à manger une femme de 90 ans alitée, j’ai soudain été emplie d’émerveillement en percevant la présence du Christ en elle. Dès ce moment, j’ai su que j’étais faite pour être infirmière. Lorsque j’ai ensuite fait part de cette perspective à l’aumônier de l’université, il m’a surpris en répondant : « Bien ! Alors, allez rencontrer les Sœurs dominicaines de Hawthorne. » J’ai suivi son conseil et me suis rendue là-bas, où j’ai vu les religieuses baigner les malades, me suis jointe à elles pour la prière et ai observé leur vie en tant que communauté. Tandis que j’étais parmi elles, j’ai entendu Jésus me parler si clairement et si doucement qu’il m’était impossible de ne pas entendre son appel : « Ici, tu seras heureuse. » Je suis retournée au couvent quelques mois plus tard pour une retraite. Dès que je suis arrivée en voiture, j’étais en paix. J’ai par la suite quitté les lieux munie d’une demande d’admission, puis j’ai intégré la communauté en 2004.
Photo by Don Hamerman
SŒUR AGNES MARY QUARTARARO Sœurs dominicaines de Hawthorne Hawthorne, New York
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