CHEVAL I E R S D E C O LO M B
S EPTEMBRE 2013
COLUMBIA
PERMETTEZ À NOTRE FAMILLE DE PROTÉGER LA VÔTRE Aucune compagnie d’assurance d’Amérique du Nord n’est mieux notée que les Chevaliers de Colomb
Trouver un agent en visitant le site kofc.org ou en téléphonant au 1-800-345-5632 ASSURANCE VIE
A S S U R A N C E I N VA L I D I T É
S O I N S D E LO N G U E D U R É E
RENTES
C H E VA L I E R S D E C O LO M B SEPTEMBRE 2013 ♦ VOLUME 93 ♦ NUMBER 9
COLUMBIA
ARTICLES
8 Envoyés Les jeunes catholiques se sont rassemblés comme pèlerins à Rio de Janeiro pour les Journées mondiales de la jeunesse 2013 et en sont repartis en tant que disciples et missionnaires. PAR LE PÈRE THOMAS ROSICA, C.S.B.
12 Un vrai chez-soi Des Chevaliers de la Saskatchewan fournissent des appartements durables et à prix abordable à des aînés démunis. PAR COLLEEN ROULEAU
16 Un cheminement de foi et de guérison Les Chevaliers de la région de New York envoient des enfants malades et handicapés au Sanctuaire de NotreDame-de-Lourdes. PAR MICHAEL WOJCIK
22 La musique et la recherche de l’excellence Un concours de musique parrainé par les C de C encourage le talent et affermit le caractère d’élèves catholiques, tout en rendant gloire à Dieu. PAR TERESE BOWER MCILVAIN
La célèbre statue du Christ Rédempteur trône au sommet du mont Corcovado, à Rio de Janeiro. Les Journées mondiales de la jeunesse ont eu lieu à Rio du 23 au 28 juillet dernier.
SECTIONS
AD DESIGN: Justin Perillo — CORCOVADO: Thinkstock
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Construire un Monde Meilleur Suivant l’exemple du pape François, les œuvres caritatives de l’Ordre s’étendent aux personnes qui se sentiraient exclues par l’Église. PAR LE CHEVALIER SUPRÊME, CARL A. ANDERSON
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Apprendre la foi, vivre la foi En faisant la promotion de la vérité concernant le mariage et la famille, l’Église catholique favorise également le bien des individus et de la société. PAR MGR. WILLIAM E. LORI,
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Nouvelles des Chevaliers
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Chevaliers à l’œuvre
L’Ordre s’étend en Ukraine et en Lituanie • En Oklahoma, l’aide aux sinistrés se poursuit
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Application de nos degrés
Des pères pour bien faire Aider vos enfants à limiter leurs dépenses durant leurs études peut mener à une vie plus heureuse. PAR FLETCHER DOYLE
AUMÔNIER SUPRÊME
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Mémoire et promesse MALGRÉ LA diversité des publics, depuis les jeunes jusqu’aux évêques et aux dirigeants politiques, le pape François a repris certains thèmes tout au cours de son récent voyage apostolique au Brésil. Ces sujets, où s’entrecroisent entre autres la mémoire, l’espérance, la vie apostolique et la mission, apparaissaient depuis le début de sa visite, alors que le pape François confiait ses intentions à notre Bienheureuse Mère, durant l’Eucharistie du 24 juin célébrée au Sanctuaire national de Notre-Dame-de-l’Aparecida. Dans son homélie, le Saint-Père soulignait que, « c’est d’elle que nous apprenons à être de vrais disciples. C’est pourquoi l’Église va en mission en marchant toujours dans le sillon de Marie ». Il poursuivait sa réflexion sur la mémoire de l’Église et la vertu d’espérance, l’une et l’autre manifestées de manière exemplaire en Marie (cf. Lc 2, 19; 2,51). En plusieurs occasions au cours du voyage, le pape François s’en référait aux jeunes par rapport aux anciens, deux groupes, disait-il, qui « sont garants de notre avenir », mais qui, souvent, sont exclus de la société. Au cours de sa rencontre avec les évêques brésiliens, le 17 juillet, il a noté que, de manière explicite, tant pour les jeunes que les anciens, « les deux groupes sont l’espérance d’un peuple; les jeunes, parce qu’ils portent la force, l’illusion, l’espérance de l’avenir; les anciens, parce qu’ils sont la mémoire, la sagesse d’un peuple ». De tels sentiments reprenaient le « Document Aparecida », un ensemble de règles pastorales en vue de la nouvelle évangélisation que les évêques latinoaméricains — parmi lesquels, en 2007, se trouvait alors le cardinal Jorge Bergoglio — formulaient à la conclusion de leur cinquième assemblée générale. De fait, le 28 juillet, dans une allocution devant les membres des comités de direction des conférences épiscopales, le pape François a dit par ailleurs que « Dieu est réel et se manifeste dans l’ « aujourd’hui ». Vers le passé, sa présence se donne à nous en « mémoire » de la grande œuvre du salut retrouvée aussi bien dans son peu2 ♦ COLUMBIA ♦
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ple, qu’en chacun de nous; vers le futur, elle se donne à nous comme « promesse » et espérance ». En fin de compte, c’est la foi et l’espérance en Dieu qui orientent l’apostolat et la mission de l’Église. À travers cette lentille de foi et d’autres qui risquent d’être exclus d’une société qui a perdu ses repères, distraite comme elle l’est par les idoles éphémères de ce monde. Comme le note dans son encyclique Lumen Fidei (La Lumière de la Foi), la foi « étant mémoire d’une promesse, elle devient capable d’ouvrir vers l’avenir, d’éclairer les pas au long de la route » (9). « L’idolâtrie n’offre pas un chemin, mais une multiplicité de sentiers, qui ne conduisent pas à un but certain mais qui prennent plutôt l’aspect d’un labyrinthe » (13). Ainsi commençons-nous à percevoir comment une personne cesse d’être nomade et se fait plutôt pèlerin lorsqu’elle fixe son regard sur le Christ. Les Chevaliers de Colomb sont parmi les organismes qui conservent la mémoire de la foi de l’Église et jettent un regard d’espérance sur l’avenir, attitude qui sert à inspirer leurs actions. Les Chevaliers sont appelés ainsi à répondre par des gestes charitables aux besoins physiques et spirituels du monde, toujours disposés à « partir en mission sur les pas de Marie ». Sur le plan de la signification, cette réalité est évidente lorsque, chaque année, les Chevaliers amènent des enfants malades et handicapés au Sanctuaire de Notre Dame de Lourdes, en France (cf. page 16). Pensez également au soutien que l’Ordre manifeste lors de la Journée mondiale de la jeunesse en montant un site catéchétique pour les pèlerins de langue anglaise (cf. page 8) et les résidences pour personnes âgées en Saskatchewan (cf. page 12). Dans chacune de ces situations, et d’innombrables autres, les Chevaliers jettent un regard de foi, en incluant les personnes exclues et manifestent ainsi l’œuvre de salut de Dieu.♦ ALTON J. PELOWSKI RÉDACTEUR EN CHEF
COLUMBIA ÉDITEURS
Chevaliers de Colomb ________ ADMINISTRATEURS SUPRÊMES ChevaLieR SupRême Carl A. Anderson aumônieR SupRême Mons. William E. Lori, S.T.D. Député ChevaLieR SupRême Dennis A. Savoie SeCRétaiRe SupRême Charles E. Maurer Jr. tRéSoRieR SupRême Logan T. Ludwig avoCat SupRême John A. Marrella ________ RÉDACTION RéDaCteuR en Chef Alton J. Pelowski alton.pelowski@kofc.org RéDaCteuR en Chef aDJoint Patrick Scalisi patrick.scalisi@kofc.org RéviSion Krista Tullock krista.tullock@kofc.org
L’abbé Michael J. McGivney (1852-90), Apôtre de la jeunesse, protecteur de la vie familiale et fondateur des Chevaliers de Colomb, intercédez pour nous. ________ pouR CommuniqueR aveC nouS paR La poSte: COLUMBIA
Knights of Columbus 1 Columbus Plaza New Haven, CT 06510-3326 téLéphone: 203.752.4398 téLéCopieuR: 203.752.4109 CouRRieL: columbia@kofc.org notRe Site inteRnet: kofc.org SeRviCe å La CLientèLe: 1.800.380.9995 ________ Si vouS Déménagez Prévenez votre conseil. Envoyez votre nouvelle adresse et votre étiquette à: Dept. of Membership Records [service de dossiers de membres], PO Box 1670, New Haven, CT, 06507-0901, USA, ou par courriel à columbia@kofc.org ________ Copyright © 2013 Tous droits réservés ________ EN PAGE COUVERTURE Des jeunes transportent la croix ainsi que l’icône mariale des Journées mondiales de la jeunesse lors d’une visite au sanctuaire de Notre-Dame de la Penha, à Rio de Janeiro, le 13 juillet.
COVER: CNS photo/Sergio Moraes, Reuters
É D I TO R I A L
C O N S T RU I R E U N M O N D E M E I L L E U R
La Créativité de l’amour Suivant l’exemple du pape François, les œuvres caritatives de l’Ordre s’étendent aux personnes qui se sentiraient exclues par l’Église par le Chevalier Suprême, Carl A. Anderson À LA SUITE de l’élection du pape François, j’ai fait trois remarques concernant le nouveau Saint-Père. La première constituait une comparaison avec le bienheureux Jean-Paul II. Je suggérais que tout comme le premier pape originaire de Pologne avait soutenu une mobilisation des catholiques situés derrière le Rideau de fer, il est donné au premier pape provenant d’Amérique latine une occasion semblable d’animer un renouveau de l’Église en Amérique latine. La deuxième remarque concernait le fait qu’en élisant le pape François, le conclave des cardinaux avait pris à cœur le message du pape émérite Benoît XVI dans ses encycliques sur la charité, puisque le pape François avait manifesté sa solidarité pour les pauvres, tout au cours de son ministère extraordinaire. Ces deux thèmes se sont manifestés en juillet dernier durant les Journées mondiales de la jeunesse 2013, qui se sont déroulées à Rio de Janeiro. Bien entendu, il y eut beaucoup d’activités inoubliables au cours de la visite du pape, comme le trois millions de pèlerins qui ont participé à l’Eucharistie sur la plage. Toutefois, j’estime que l’une des activités les plus importantes s’est révélée dans le discours que le pape François a fait aux évêques, le 27 juillet. À cette occasion, le pape Saint Père a dit ceci : « Chers frères, le résultat du travail pastoral ne s’appuie pas sur la richesse des ressources, mais sur la créativité de l’amour. » Ces paroles me rappellent les multiples manières dont les Chevaliers de Colomb s’y prennent pour exprimer « la créativité de l’amour » par les millions de
gestes de charité différents qu’ils posent chaque année. Entre autres, je me suis souvenu des frères Chevaliers de Charlotte, en Caroline du Nord, qui ont lavé les pieds de sans-abri et leur ont fourni de nouvelles chaussures à l’occasion du Jeudi-Saint de cette année; des Chevaliers de Chicopee, au Massachusetts, qui ont servi des repas à plus de 3500 convives à la dernière fête de l’Action de grâce; aux Chevaliers de Warrenton, en Virginie, qui ont recueilli et livré plus de 20t de nourriture et de marchandises aux gens touchés par l’Ouragan Sandy. Dans son homélie de la Journée mondiale de la Jeunesse, le pape François a parlé d’une Église désirant et capable de se rendre « jusqu’aux périphéries existentielles », et là encore, les œuvres de nos conseils nous venaient à l’esprit. Je n’ai pu m’empêcher de penser à nos conseils du Canada qui ont apporté des fauteuils roulants au Vietnam ou qui appuient les écoles catholiques en Terre sainte; ou des Chevaliers de Philippines qui se sont rendus dans un village éloigné pour construire une chapelle, portant dans leurs bagages des outils d’évangélisation pour les personnes non chrétiennes. Au Mexique, les frères Chevaliers ont visité des villages d’autochtones et ont remplacé par du béton, les parquets de terre de leurs abris. Les Chevaliers de Pologne, entre temps, ont fait la collecte de 400 machines à coudre et les ont expédiées à des femmes en Zambie, pour qu’elles puissent voir à leurs familles grâce à du travail rentable. Dans son allocution du 27 juillet aux évêques, le pape François a repris
de nouveau le besoin d’une nouvelle évangélisation. « Nous devons affronter le difficile mystère de ces gens qui quittent l’Église, dit-il. Peut-être que l’Église est apparue trop faible, peut-être trop éloignée de leurs besoins, peut-être trop pauvre pour répondre à leurs préoccupations, peutêtre trop froide, peut-être trop préoccupée d’elle-même, peut-être trop prisonnière de ses formules rigides, peutêtre que le monde semble avoir fait de l’Église une relique du passé, inapte pour les nouvelles questions; peut-être l’Église pouvait parler aux gens au cours de leur enfance, mais non aux personnes devenues adultes ». Le pape a conclu ainsi : « Il nous faut une Église qui ne craint pas d’avancer dans leur nuit. Il nous faut une Église capable de les rencontrer sur leur propre route ». C’est là un défi qui confronte non seulement les évêques et les prêtres. Il pose une difficulté à tous les catholiques et notamment, les Chevaliers de Colomb. Le pape François fait appel à une nouvelle solidarité mondiale entre les catholiques et les personnes dans le besoin. Des milliers de Chevaliers répondent à ce défi tous les jours en vivant nos principes de charité, d’unité et de fraternité dans la « créativité de l’amour ». Mais nous ne devons pas nous satisfaire de nos réalisations du passé. L’heure est venue de faire encore davantage. Certes, les Chevaliers de Colomb sont « capables de les rencontrer sur leurs propres routes ». Vivat Jesus!
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APPRENDRE LA FOI, VIVRE LA FOI
Mariage et Nouvelle Évangélisation En faisant la promotion de la vérité concernant le mariage et la famille, l’Église catholique favorise également le bien des individus et de la société par Mgr. William E. Lori, Aumônier Suprême NOTE DE LA RÉDACTION : Le texte cidessous a été adapté d’un discours que Mgr Lori avait prononcé récemment devant des directeurs diocésains de pastorale familiale.
CE QU’IL Y a de plus troublant dans la décision majoritaire de 5 voix contre 4 de la Cour suprême des États-Unis dans la cause États-Unis c. Windsor annulant l’Article 3 de la Loi sur la défense du mariage, c’est le point de vue selon lequel les personnes qui soutiennent le mariage traditionnel ont des préjugés. En d’autres termes, la majorité a adopté le point-devue des personnes qui tentent d’intimider et de faire taire les gens qui s’opposent à redéfinir le mariage en les accusant d’être des gens hostiles et contre l’égalité. De tels assauts sont manifestement injustes et ne tiennent pas compte du propos central de la définition du mariage. En faisant la promotion de la définition traditionnelle du mariage, l’Église catholique ne s’affiche contre personne — et ne laissez personne vous convaincre du contraire. Nous sommes pour le mariage, nous sommes pour les enfants; nous sommes pour les familles; et nous sommes pour la sauvegarde de notre liberté religieuse accordée par Dieu et garantie par la constitution. LA LOI NATURELLE Un nombre croissant de personnes ne conçoit pas la redéfinition du mariage comme une simple question d’égalité. Si deux personnes de même sexe s’aiment suffisamment pour s’engager l’une envers l’autre, comme le propose le raisonnement convenu, pourquoi ne pourraient4 ♦ COLUMBIA ♦
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elles pas se marier et profiter des avantages réservés à tout couple marié? Pourtant, pendant des milliers d’années, les gens de cultures et des religions diverses voyaient dans le mariage une relation d’amour complémentaire entre un seul homme et une seule femme, engagés en permanence, en fidélité et ouverts au don d’une vie nouvelle. Il s’agit d’une relation envahissante, si complète que, de sa nature même, elle peut en arriver à mettre des enfants au monde et à établir des foyers où ceux-ci peuvent s’épanouir. De plus, actuellement on pense que l’État a un intérêt légitime en cette relation maritale unique, puisque des parents qui s’aiment et des foyers stables donnent lieu à des citoyens équilibrés, instruits, habiles et vertueux. Du fait de cette importante contribution au bien commun, l’État, au cours de l’histoire, accordait au mariage des soutiens et des avantages particuliers. Cette considération du mariage n’a pas de connotation religieuse particulière. Elle est partagée largement par de nombreuses cultures et n’a pas émergé par suite d’un désir d’établir une discrimination contre un groupe ou une classe de personnes en particulier. Bref, la vérité concernant le mariage a un rapport avec la loi naturelle inscrite dans le cœur toute personne. De nos jours, toutefois, cette vérité est embrouillée. On considère le corps moins comme intégré à la personne qu’un instrument soumis à la volonté de chacun. La raison ne joue plus le rôle de guide dans le choix du bien, mais au contraire elle est considérée comme étant au service de la volonté, guidant celle-ci
en vue de trouver des façons d’obtenir ce qu’elle désire et d’en jouir. Et la réalité intérieure de la personne est moins tenue comme un centre spirituel de contemplation et de vertu, mais plutôt un paquet de demandes, de besoins et de désirs, souvent sous la bannière de « droits » qui ont peu à voir avec la liberté authentique. Les idées ont des conséquences et cet ensemble d’idées ne fait pas exception à cette règle. Alors que la notion fondamentale du mariage a subi un assaut philosophique, les facteurs tels que la contraception, l’avortement, le divorce « sans notion de torts », ainsi que des représentations négatives impitoyables dans le monde du spectacle ont sapé l’institution du mariage. Ces problèmes culturels ont préparé le terrain propice à la redéfinition de fond en comble actuelle du mariage. RÉCUPÉRER L’ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE De plus en plus, on entend par mariage un lien affectif sanctionné par la loi entre deux adultes consentants. On peut facilement se rendre compte que cette notion de mariage renonce à ce qui, de fait, est unique au mariage : l’union en une seule chair d’un homme et d’une femme ouverte à la transmission de la vie et ordonnée vers la permanence, la fidélité et une vie familiale stable. Une fois amputée de ses amarres conjugales, le mariage est en voie de disparition. Tel que le mariage est redéfini actuellement selon le droit, il existe très peu, si
APPRENDRE LA FOI, VIVRE LA FOI
jamais il y en avait, d’exemptions importantes réservées à la religion ou à la conscience auxquelles peuvent en appeler les institutions religieuses ou les employeurs privés. Si, d’une part, l’enseignement catholique condamne clairement et totalement toute discrimination injuste contre des personnes aux tendances homosexuelles, d’autre part, il soutient énergiquement la vérité concernant la sexualité humaine et le mariage (cf. le Catéchisme de l’Église catholique, 2358). Non satisfaites de cette doctrine, nombreuses sont les personnes qui cherchent à délégitimer l’Église au moyen de pièces législatives municipales et étatiques antidiscriminatoires. Selon
INTENTIONS DU
leur point de vue, non seulement l’enseignement de l’Église est-il vieux jeu et sans signification culturelle, mais il constitue une forme de discours haineux qui mérite d’être puni. De même, les projets de loi condamnant l’intimidation consistent non seulement à enseigner aux enfants à traiter tout le monde avec respect — qualité dont toute école catholique et tout programme d’enseignement religieux fait la promotion — ces pièces servent souvent de règlement visant la promotion de l’attitude ouverte à toute forme de comportements sexuels dans les écoles publiques et sont loin d’être neutres du point de vue religieux.
Devant de tels défis, nous devons chercher à récupérer, connaître et partager la beauté et la vérité de l’enseignement prophétique de l’Église, réalité centrale de la nouvelle évangélisation. Il faut que les programmes de catéchèse destinés aux jeunes, aux familles et aux couples qui se préparent au mariage ou à ceux qui y sont déjà engagés soient transformés par l’Esprit Saint et qu’ils permettent à d’autres individus de rencontrer Jésus Christ. Prier, enseigner, témoigner — vivre la vocation du mariage et de la famille dans la joie et le courage! Voilà ce qui ouvrira les esprits et les cœurs, pour défendre le mariage et la liberté religieuse pour le salut des âmes et le bien de la société.♦
L ’ H O M M E C AT H O L I QU E D U M O I S
S A I N T- P È R E
POPE FRANCIS: CNS photo/L’Osservatore Romano — BLESSED GIUSEPPE: Painting by Giuseppe Antonio Lomuscio, oil on canvas (1997)
Offertes en solidarité avec le pape François GÉNÉRALE : Pour que les hommes de notre temps, souvent submergés par le bruit, redécouvrent la valeur du silence et sachent écouter la voix de Dieu et de leurs frères. MISSIONNAIRE : Pour que les chrétiens persécutés puissent être témoins de l'amour du Christ.
Bienheureux Giuseppe Tovini (1841-1897) GIUSEPPE ANTONIO Tovini, l’aîné d’une famille comptant sept enfants, est né en 1841, dans le nord de l’Italie. Jeune homme studieux et croyant, il entra à l’université pour étudier le droit. Après avoir obtenu son diplôme, en 1865, Giuseppe Tovini travailla comme avocat, notaire et professeur au collège de sa municipalité, afin de pourvoir aux besoins de ses jeunes frères et sœurs après le décès de leurs parents. Deux ans plus tard, il entre dans un cabinet d’avocats où il rencontre Emilia Corbolani, la fille d’un des associés. Bien qu’il ait alors déjà pressenti une vocation sacerdotale, Giuseppe fréquente Emilia durant sept ans. Durant leurs fiançailles, il devient maire de sa ville natale, Cividate Camuno, et il s’emploie à rembourser rapidement la dette municipale ainsi qu’à améliorer les infrastructures. À la fin de son mandat, en 1875, lui et Emilia Corbolani se marient à Brescia. Au cours de leurs 22 ans de mariage, le couple aura 10 enfants, dont un garçon et deux filles qui embrassèrent la vie religieuse. Giuseppe Tovini continue à servir ses concitoyens tout en s’engageant au sein
de divers groupes civiques catholiques. Il fonde des banques sans but lucratif afin de soutenir les œuvres caritatives et aide au lancement de plusieurs publications catholiques, tout en s’employant à promouvoir l’éducation catholique. Il a pris des risques en affichant ainsi sa foi sur la place publique, surtout que l’unification récente de l’Italie s’était accompagnée d’une vague d’anticatholicisme. Il mourut en 1897 à l’âge de 55 ans et fut béatifié par Jean-Paul II le 20 septembre 1998. Dans son homélie, le pape a déclaré que le bienheureux Tovini « s’est toujours préoccupé de défendre la foi, convaincu que [...] « sans la foi, nos enfants ne seront jamais riches ; tandis qu’avec la foi, ils ne seront jamais pauvres. »♦
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N O U V E L L E S D E S C H E VA L I E R S
L’Ordre s’étend en Ukraine et en Lituanie LORS DU 131e Congrès suprême, qui s’est tenu à San Antonio du 6 au 8 août, le Chevalier suprême Carl A. Anderson a annoncé que l’Ordre avait établi deux Conseils en Ukraine ainsi qu’une Table ronde en Lituanie. Il s’agit de la première expansion internationale des Chevaliers depuis l’ouverture de Conseils en Pologne, en 2006. « Notre présence en Lituanie et en Ukraine, jumelée au fait que nous avons de plus en plus de membres en Pologne, nous enracine encore davantage en Europe », déclare le Chevalier suprême Anderson dans son rapport annuel. Les prémices de l’implantation de l’Ordre en Ukraine remontent à 2005, lorsque le cardinal Lubomyr Husar, archevêque majeur émérite de l’Église grecque-catholique ukrainienne, avait assisté au 123e Congrès suprême, à Chicago. Le cardinal Husar avait été invité à prononcer l’homélie lors d’une messe concélébrée pendant le congrès. « J’aime-
L’archevêque mieczyslaw mokrzycki (à gauche) et l’archevêque majeur Sviatoslav Shevchuk discutent après avoir passé leurs premier et deuxième degrés, le 9 mai 2012, à Lviv, en ukraine. rais vous remercier pour le bon exemple que vous donnez, avait-il dit. Et je suis heureux d’apprendre que notre plus proche voisin, la Pologne, a déjà pris les devants en invitant les Chevaliers de Colomb à s’implanter sur son territoire.
J’ose espérer que cela se produira également chez nous. » Près de 100 hommes ukrainiens se sont joints aux Chevaliers dans le cadre de cérémonies d’accueil tenues en 2012 et 2013. Parmi ceux qui ont alors passé leurs Premier et Deuxième degrés figuraient l’archevêque majeur Sviatoslav Shevchuk, qui a succédé au cardinal Husar en 2011, ainsi que l’archevêque Mieczyslaw Mokrzycki, qui a longtemps été second secrétaire des papes Jean-Paul II et Benoît XVI. Prenant la parole lors du Congrès suprême, l’archevêque de Vilnius, Gintaras Grušas, a dit que pendant qu’il servait au sein de l’Ordinariat militaire de Lituanie, il avait pu constater que les Chevaliers « faisaient de l’excellent travail auprès des militaires aux États-Unis. » Grâce aux efforts de l’archevêque Grušas, 13 membres ont formé une Table ronde à Vilnius, en Lituanie, et l’Ordre envisage d’établir des Conseils dans ce même pays.♦
En Oklahoma, l’aide aux sinistrés se poursuit
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Des bénévoles C de C sortent une palette de meubles de l’entrepôt « House in a Box » en partie financé par les Chevaliers au profit des victimes des tornades de l’oklahoma. celles de la Société Saint-Vincent de Paul pour secourir les victimes de l’explosion de l’usine d’engrais à West, versant 70 000$ pour l’achat de matelas ensuite redistribués dans la communauté par le programme « House in a Box ». Pour faire un don au fonds général ainsi qu’au fonds de secours d’urgence des Œuvres charitables des Chevaliers de Colomb, se rendre sur le site kofc.org/fr et cliquer sur l’onglet Faire un don.♦
OKLAHOMA: Richard Rowe
DANS LE CADRE des secours d’urgence déployés pour venir en aide aux victimes des tornades dévastatrices survenues à Moore et à Shawnee, dans l’Oklahoma, les Chevaliers se sont associés à la Société Saint-Vincent de Paul et à l’organisme Catholic Charities afin d’ouvrir un nouvel entrepôt au profit des familles affectées. L’entrepôt gère le programme « House in a Box » de la SaintVincent de Paul, grâce auquel les familles touchées reçoivent diverses choses pour regarnir leurs maisons. L’Ordre s’est engagé avec un versement initial de 50 000$ afin de couvrir l’intégralité des frais de fonctionnement de l’entrepôt, et les Chevaliers de l’Oklahoma ont accepté de fournir tout le personnel nécessaire pour que ce dernier soit opérationnel le temps que durera le programme. L’entrepôt a officiellement ouvert ses portes le 20 juillet dernier après une grande cérémonie d’ouverture présidé par l’archevêque Paul S. Coakley, d’Oklahoma City. Cette participation à l’entrepôt est le plus récent geste des Chevaliers dans le cadre de leur aide aux sinistrés de l’Oklahoma. Jusqu’ici, l’Ordre a déboursé plus de 100 000$ à même son Fonds de secours d’urgence, y compris 20 000$ en aide immédiate. La Société Saint-Vincent de Paul prévoit répondre aux besoins de plus de 200 familles au cours des prochaines semaines. Les Chevaliers du Texas ont également uni leurs forces à
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Planifier l’endettement Aider vos enfants à limiter leurs dépenses durant leurs études peut mener à une vie plus heureuse par Fletcher Doyle
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ous les parents estiment avoir atteint un certain sommet quand les enfants devenus adultes s’avèrent reconnaissants de les avoir orientés dans la bonne direction. Ma femme et moi avons vécu une telle expérience avec nos deux enfants qui se sont dits reconnaissants que nous ne les ayons pas laissés s’endetter durant leur premier cycle à l’université. La dette d’études est devenue si répandue que les taux d’intérêt sur les prêts ont même fait l’objet de débats au Congrès des États-Unis. La dette d’études de tout enfant devrait intéresser chaque père parce qu’elle comporte des implications à long terme. Quitter l’université avec une dette importante modifie le comportement et la perspective d’avenir de tout le monde. Il en arrive parfois que les finissants retournent vivre dans leur famille et retardent de prendre des décisions normales de la vie adulte comme celle de se marier, d’avoir des enfants et d’acheter une maison. Selon une étude américaine menée par le « National Marriage Project » (Projet national sur le mariage) 91 pour cent des jeunes adultes croient qu’ils doivent être indépendants financièrement avant de se marier. L’étude note que, depuis 1970, le pourcentage de femmes mariées de 25 et 29 ans avait chuté de 90 à 50 pour cent, et chez les hommes, de 90 à 40 pour cent. Au cours de la dernière décennie, le nombre de femmes mariées ayant fait des études de premier cycle universitaire a chuté considérablement, passant de 55 à 46 pour cent. D’après la même étude, on relève « plus d’abus d’alcool, de dépression et un plus bas taux de gens satisfaits de la vie » parmi les célibataires, y compris celles qui cohabitent. L’étude note également que les enfants nés de couples en cohabitation sont trois fois plus susceptibles d’être témoins de la séparation de leurs parents, par rapport aux enfants nés de parents mariés. Une culture d’endettement lié aux études et de retard de mariage peut également avoir un impact sur la vie morale et spirituelle d’un jeune homme ou d’une jeune femme. Les couples qui cohabitent justifient leur aménagement pour des motifs d’économie et de commodité, pourtant les effets spirituels d’une «vie dans le péché » sont réels. Une étude récente réalisée par le « Pew Research Center » note que dans des situations où la vie in-
time entre en conflit avec les enseignements de l’Église de quelqu’un, il arrive plus souvent que celui-ci ou celle-ci change d’Église ou néglige la pratique religieuse. Il n’est peut-être pas possible d’éviter tout endettement au cours des études, mais il peut être refréné. Certains experts recommandent que la dette totale de la période du premier cycle ne dépasse pas l’équivalent du salaire de la première année d’emploi. Que peuvent faire les parents? Dans notre foyer, nous nous y sommes pris tôt avec nos enfants pour leur demander ce qu’ils entendaient étudier à l’université pour ensuite comparer les revenus potentiels de la carrière qui s’ensuivrait et les coûts de leurs études. Ce pourrait vous sembler un calcul à froid, mais ce fut un bon prétexte pour leur enseigner la discipline qu’exige un budget et celle de se fixer des objectifs réalistes. Ma fille voulait faire des études d’art dramatique, tandis que mon fils se dirigeait plutôt du côté des médias numériques, avec, en perspective, une carrière en musique. Nous avons dénombré les établissements où ils pourraient s’inscrire, et le montant que nous pourrions débourser. Nous avons averti notre fille qu’une actrice en formation peut s’attendre à être serveuse de restaurant pour se faire vivre, alors elle a opté pour une université d’état locale. Notre fils a fréquenté une université jésuite qui offrait une bourse d’études généreuse de quatre ans. La poursuite de leurs rêves n’a pas été chose facile pour ni l’un ni l’autre. Mais ils sont plus libres de poursuivre leur voie — et de vivre en paix, financièrement — que certains de leurs amis qui sont criblés de dettes. Avant que vos enfants ne se décident de choisir d’aller à l’université et de choisir une carrière, indiquez-leur comment, grâce au respect d’un budget et au travail assidu, ils peuvent réaliser leur rêves, payer leurs comptes, voire éviter les entraves de notre culture. Comme ma femme et moi l’avons découvert, ils vous en seront reconnaissants.♦ FLETCHER DOYLE, membre du Conseil Bishop Joseph A. Burke 5284, d’Orchard Park, est rédacteur et journaliste sportif au journal The Buffalo News, depuis plus de 30 ans.
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Envoyés Les jeunes catholiques se sont rassemblés comme pèlerins à Rio de Janeiro pour les Journées mondiales de la jeunesse 2013 et en sont repartis en tant que disciples et missionnaires
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n 1985, le Bienheureux Jean-Paul II avait invité les diocèses catholiques à célébrer chaque année la Journée mondiale de la jeunesse, lors du dimanche des Rameaux. En plus de ces événements diocésains annuels, des célébrations internationales baptisées Journées mondiales de la jeunesse eurent ensuite lieu tous les deux ou trois ans. Le pape émérite Benoît XVI poursuivit cette tradition instaurée par son prédécesseur et rencontra la jeunesse catholique du monde entier en Allemagne (2005), en Australie (2008) et en Espagne (2011). Lorsque le pape François s’adressa à la foule rassemblée sur la place Saint-Pierre ce printemps lors du dimanche des Rameaux, moins de deux semaines après son élection, il évoqua les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) qui allaient se dérouler à Rio de Janeiro, quelques mois plus tard. S’adressant aux nom8 ♦ COLUMBIA ♦
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breux jeunes catholiques alors présents sur la place, le Saint-Père a déclaré : « Chers amis, je me prépare moi aussi dès aujourd’hui à voyager à vos côtés, afin de marcher sur les traces du Bienheureux Jean-Paul II et de Benoît XVI. » Et quel voyage ce fut pour le premier pape des Amériques, que de retourner ainsi sur son propre continent dans le cadre d’une historique et triomphante célébration de la foi qui a attiré l’attention du monde entier ! FAIRE DES DISCIPLES Du 23 au 28 juillet dernier, Rio de Janeiro, avec sa majestueuse statue du Christ-Rédempteur au sommet du mont Corcovado qui surplombe la cité, a littéralement accueilli le monde entier. Si la Coupe du monde (2014) et les Jeux olympiques (2016) au-
PHOTOS: CNS photo/Stefano Rellandini, Reuters
par le père Thomas Rosica, C.S.B.
environ 3 millions de personnes sur la plage Copacabana le 28 juillet dernier, à Rio de Janeiro, pour la messe de clôture des Journées mondiales de la jeunesse 2013. • page ci-contre : Le pape françois salue la foule depuis la basilique du sanctuaire national de notre-Dame d’aparecida, au Brésil, le 24 juillet. ront aussi lieu là-bas, l’été 2013 aura permis à l’Amérique du Sud au complet de souhaiter la bienvenue aux jeunes du monde ainsi qu’au successeur de Pierre nouvellement élu — et cela, d’une manière exclusive, qu’aucun événement sportif ne pourrait reproduire. Avec les JMJ 2013, Rio de Janeiro a en effet obtenu la plus reluisante médaille d’or. Le thème des Journées mondiales de la jeunesse de cette année avait été emprunté à Matthieu 29.19 : « Allez, et de toutes les nations faites des disciples ! » C’est là le formidable mandat missionnaire qu’a donné le Christ à toute son Église, et son exhortation demeure aussi pressante que jamais, près de 2 000 ans
plus tard. Encore une fois, les Chevaliers de Colomb ont joué un important rôle dans la tenue des Journées mondiales de la jeunesse. En accord avec la superbe tradition d’appui manifestée par l’Ordre à Denver (1993), Toronto (2002), Sydney (2008) et plus spécialement encore à Madrid (2011) avec le Centre Amour et Vie destiné aux pèlerins anglophones, le Conseil suprême a commandité cette année un lieu de rassemblement à Vivo Rio, un centre d’accueil à vocation artistique situé au bord de la baie Guanabara. La programmation du centre Vivo Rio a été rendue possible SEPTEMBRE 2013
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JOURNÉES MONDIALES DE LA JEUNESSE 2016 À CRACOVIE Lors de la messe de clôture au Brésil, le pape François a annoncé que la prochaine célébration internationale des Journées mondiales de la jeunesse aurait lieu à Cracovie, en Pologne, en 2016. Quelques heures plus tard, un site Internet officiel était lancé : krakow2016.com. Les Chevaliers de Colomb polonais figurent parmi les organisateurs de l’événement. 10 ♦ C O L U M B I A ♦
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un groupe de pèlerins canadiens et américains, parmi lesquels l’évêque Bryan Bayda (deuxième à partir de la droite) de l’éparchie ukrainienne-catholique de Saskatoon, près d’un panneau des Chevaliers de Colomb installé au centre d’accueil vivo Rio, durant les Journées mondiales de la jeunesse 2013. en collaboration, notamment, avec les évêques du Canada et des états-unis, l’ordre a commandité ce centre, où se sont tenus trois jours de catéchèse ainsi que diverses activités au profit des pèlerins de langue anglaise. leurs communautés et influencent leurs pairs, leurs paroisses, leurs diocèses. » Le cardinal Dolan a de son côté affirmé que « l’un des fruits des Journées mondiales de la jeunesse est pour nos jeunes catholiques de constater qu’ils ne sont pas seuls ; ils font partie intégrante de quelque chose de plus grand, ils font partie intégrante de l’Église universelle ainsi que de la communion des saints [...] En fait, ils font même partie de quelque chose qui s’étend audelà de cette Terre. » « L’ÉGLISE EST JEUNE » Qu’est-ce qui a fait des Journées mondiales de la jeunesse de Rio un événement aussi mémorable ? Certes, le nombre impressionnant de pèlerins y est pour quelque chose — eux qui sont venus d’à travers le monde et qui ont été jusqu’à 3 millions rassemblés sur la plage Copacabana pour la messe de clôture. Il y a eu aussi l’accueil joyeux, chaleureux et contagieux manifesté par l’Église brésilienne. Également au rendez-vous, il faut le dire, le chaos de la circulation routière, les tunnels bloqués, les rues fermées, le manque d’indications ainsi que la pluie torrentielle. Mais au cœur de ces JMJ il y a surtout eu ce berger simple, saint et affectueux qui est venu jusqu’à Rio et qui a emballé tout le monde par sa simplicité et son désir d’être proche des gens. À l’instar de l’imposante statue du Christ Rédempteur qui trône sur le Corcovado, les bras grands ouverts pour embrasser le monde, le pape François est venu nous rappeler la miséricorde de Dieu ainsi que sa tendresse et sa proximité avec nous. Et le pape s’est assuré de transmettre ce message non seulement à ceux et celles qui avaient la chance de participer aux grands événements des JMJ, mais également aux jeunes habitant les favelas les plus violentes de Rio, où il s’est rendu. Il a aussi rendu visite à de jeunes prisonniers, inauguré un centre de désintoxication, dîné avec un groupe de pèlerins provenant d’un peu partout dans le monde et entendu plusieurs personnes en
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grâce à la collaboration d’organisations et organismes tels que la Conférence des évêques catholiques des États-Unis, la Conférence des évêques catholiques du Canada, « Holy Cross Family Ministries » (Ministères de la Famille Sainte Croix), la « National Religious Vocations Conference » (Conférence nationale sur les vocations religieuses), Télévision catholique Sel + Lumière, la Compagnie de Jésus, et plusieurs autres. Quelque 3000 jeunes provenant d’un peu partout au monde se sont rendus quotidiennement au centre d’accueil, entre le 24 et le 26 juillet. Chaque jour, de 8 heures le matin à 10 heures du soir, les pèlerins ont pu profiter de la dynamique programmation orchestrée à Vivo Rio. Chaque matin, les catéchèses données par des évêques ont mis l’accent sur des thèmes présélectionnés en fonction des JMJ : La soif de Dieu, L’apostolat chrétien et devenir missionnaires. Cette année, le cardinal Timothy Dolan, de New York, l’archevêque Mark Coleridge, de Brisbane, en Australie, et le cardinal Sean O’Malley, de Boston, ont animé les présentations, chacune suivie d’une foire aux questions. Après la messe quotidienne, la programmation se poursuivait avec des discussions, des performances musicales et divers autres événements typiques d’un festival conçu pour la jeunesse. Par ailleurs, la véranda du centre Vivo Rio avait été transformée en un vaste espace pour le sacrement de la réconciliation, où des centaines de confessions ont été entendues sur une base continuelle tout au long de la semaine. Le mercredi et le jeudi, le centre Vivo Rio a aussi servi de lieu de rassemblement national pour les pèlerins des États-Unis, du Canada et de l’Australie. Au total, le Brésil aura accueilli environ 12 000 pèlerins provenant des États-Unis, 1 200 du Canada et 1 500 de l’Australie, entre autres. Bien que ces chiffres soient moins élevés que par le passé étant donné les coûts de transport élevés et les préoccupations liées à la sécurité, les Journées mondiales de la jeunesse 2013 ont laissé une forte impression sur les pèlerins qui y ont participé. Celui qui avait été le responsable des JMJ 2008 de Sydney, l’évêque Anthony Fisher, de Paramatta, en Australie, était présent à Rio. Il estime que les Journées mondiales de la jeunesse constituent un bon exemple de la « nouvelle évangélisation ». Dans une entrevue télévisée au réseau de télévision Sel + Lumière, il a déclaré : « [Les Journées mondiales de la jeunesse] ont un formidable impact sur des centaines de milliers de jeunes gens, à chaque fois. Or ces derniers, par la suite, retournent dans
TOP: CNS photo/Paul Haring — MIDDLE: CNS photo/L’Osservatore Romano — BOTTOM: CNS photo/Reuters
Ci-dessus : Des pèlerins aux Journées mondiales de la jeunesse tiennent dans leurs mains chapelets et images en attendant l’arrivée du pape françois au théâtre municipal de Rio de Janeiro, le 27 juillet. • À droite : De jeunes gens installent la croix des Journées mondiales de la jeunesse sur la scène, dans le cadre de la vigile de prière menée par le pape françois sur la plage de Copacabana, le 27 juillet. confession, tout en permettant à des milliers de gens de l’approcher et le toucher au cours de ses sorties à travers la ville. Dieu sait combien de fois le pape François s’est arrêté pour toucher des personnes malades, handicapées ou souffrantes et les bénir. Il les a étreintes et a même parfois pleuré avec certaines d’entre elles. Cela rappelle la scène, dans les Actes des Apôtres, où les habitants de villes entourant Jérusalem se rassemblent pour profiter du passage de saint Pierre : « En sorte qu’on apportait les malades dans les rues et qu’on les plaçait sur des lits et des couchettes, afin que, lorsque Pierre passerait, son ombre au moins couvrît quelqu’un d’eux » (Actes 5.15). À Rio, le premier pape d’Amérique latine nous a clairement permis de constater ce que le pape Benoît XVI avait souligné durant sa messe inaugurale de 2005 : « L’Église est vivante, et l’Église est jeune. » À Rio, le monde entier a pu constater la véracité des propos de Benoît XVI ! Dans son message d’adieu livré lors de la cérémonie entourant son départ, le 28 juillet, le pape François a déclaré : « Lors des Journées mondiales de la jeunesse, la proclamation de l’Évangile résulte de la joie procurée par la rencontre avec le Christ tout en trouvant en lui le roc sur lequel nous pouvons construire nos vies. L’événement de Rio nous a rassemblés en tant que pèlerins
en quête de Jésus-Christ, et il nous disperse aujourd’hui en nous envoyant comme autant de disciples et de missionnaires. » Finalement, Rio 2013 nous rappelle une vérité centrale. Jésus a envoyé ses disciples en mission avec ce commandement : « Allez de par le monde et proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création » (Mc 16.15). Et cette Bonne Nouvelle, c’est JésusChrist lui-même. Il n’est pas que le Rédempteur qui trône au sommet du Corcovado, il est le Sauveur du monde. Il est vivant dans l’Église, qui rassemble une communauté à la fois jeune et vibrante. Ceux qui ont participé à cette grande célébration de la foi et de la vie catholiques à Rio de Janeiro ne seront plus jamais les mêmes. Ils se sont rendus à Rio en pèlerins. Ils en sont repartis comme disciples et comme missionnaires, afin de partager ce qu’ils ont vu et entendu.♦ EL PADRE BASILIANO THOMAS ROSICA, membre du Conseil 1388 Toronto, est directeur général de la Fondation canadienne Sel + Lumière. Il a servi en tant que directeur général des Journées mondiales de la jeunesse de Toronto, en 2002, et il agit aujourd’hui comme consulteur auprès du Conseil pontifical pour les communications sociales. SEPTEMBRE 2013
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Un vrai chez-soi Des Chevaliers de la Saskatchewan fournissent des appartements durables et à prix abordable à des aînés démunis par Colleen Rouleau | photos de Dani Van Steelandt
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askatoon, en Saskatchewan, affectueusement surnommée la « Paris des Prairies » en vertu de ses nombreux ponts, est une ville affairée de 250 000 habitants nichés le long des rives de la rivière Saskatchewan Sud. Les Chevaliers de Colomb y exercent depuis longtemps une action caritative, action qui a commencé avec l’établissement du Conseil 1517 Saskatoon, en 1910. En 1984, les huit Conseils de la région de Saskatoon se sont unis pour former un organisme de collecte de fonds : K.C. Charities Inc. (Œuvres charitables des Chevaliers de Colomb, Inc.) « Quelques années plus tard, les Chevaliers, constatant un besoin de logements confessionnels au profit des aînés, mirent 550 000$ de côté en vue d’un projet éventuel », explique Bob 12 ♦ C O L U M B I A ♦
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Jeanneau, ex-président de K.C. Charities et membre du Conseil 8905 Holy Spirit. Aujourd’hui, l’organisme à but non-lucratif gère des complexes d’habitations à loyer modique appelés Columbian Manor et Columbian Place, et qui fournissent plus de 200 appartements pour les aînés. Âgé de 81 ans, Bob Jeanneau est Chevalier depuis plus de 60 ans. Avec son sourire engageant et son attitude paisible, il agit maintenant en tant que président du conseil de K.C. Charities, et superviser des deux complexes le tient bien occupé. RÉPONDRE À UN BESOIN Saskatoon abrite aujourd’hui 19 Conseils, et chacun est repré-
senté au sein du conseil d’administration de K.C. Charities. Selon Ron Martens, actuel président de K.C. Charities et membre du Conseil 9690 Immaculate Heart of Mary, son organisme n’existe aujourd’hui que pour fournir et administrer des logements confessionnels et à prix modique aux aînés. Quiconque ayant des besoins correspondant à ce qu’offrent les complexes d’habitations est le bienvenu. « Personne n’est exclu d’office », dit Ron Martens. Chaque jour qu’il travaille, Bob Jeanneau visite les installations et tant le personnel que les résidants lui sourient et le saluent amicalement. Indiquant le mur de photos où apparaissent tous les ex-présidents de K.C. Charities, Bob Jeanneau raconte l’histoire des projets d’habitations tout en soulignant l’apport des nombreuses personnes qui les ont rendus possibles. Il met également en relief le fait que les aînés doivent payer de plus en plus pour se loger, ce qui a justement amené les Chevaliers à s’engager rapidement. « Certains étaient vraiment mal pris », dit-il en secouant la tête de dépit. Les principes d’unité, de charité et de fraternité qui guident l’Ordre ont alors amené les Chevaliers à se retrousser les manches pour régler le problème. Une percée fut réalisée en novembre 1995, raconte Bob Jeanneau, lorsque K.C. Charities acheta un terrain de 1,8 acre de la ville de Saskatoon et y construisit une résidence de 62 appartements pour personnes âgées. Le projet initial, baptisé Columbian Manor (Le Manoir colombien), fut mené à terme en juin 1997. Situé sur la rue Louise dans un quartier tranquille de l’est de la ville, le complexe comprend une chapelle pour la messe quotidienne, une salle à manger vaste et ensoleillée de même qu’une cour intérieure pour marcher un peu ou s’asseoir sur une balançoire. Al Weninger et son épouse, Terry, habitent depuis peu au Columbian Manor. Al, membre depuis 59 ans du Conseil 5104 Father O’Leary, se souvient des premières discussions qui ont mené à la construction des résidences. « C’était dans les années 1980, un groupe d’entre nous s’était réuni et nous nous disions que les Ukrainiens, les Luthériens — tous s’organisent pour monter des projets au profit des aînés. Alors pourquoi nous, catholiques, qui formions par surcroît la majorité ici à Saskatoon, n’arrivons-nous pas à faire la même chose ? » Al Weninger ajoute ceci: « L’endroit est formidable. Il suffit que vous ne soyez pas là à l’heure habituelle pour le café du matin et les gens s’inquiètent pour vous. » En 2000, on ajouta 16 unités au bâtiment principal. Une troisième phase fut entreprise en 2005 avec la construction de logements adaptés. Le Centre Bob Jeanneau de logements adaptés, inauguré en 2007, comprend 51 unités — un témoignage de la passion qui anime depuis toujours Bob Jeanneau à propos de ces projets. L’homme n’en est pas moins resté très humble. « Il y a eu tant de gens engagés comme moi là-dedans », dit-il modestement. En plus de tout ce travail réalisé par les Chevaliers et leurs partenaires, les gouvernements fédéral, provincial et municipal ont avancé des fonds pour la création des logements adaptés.
Bob Jeanneau, membre du Conseil 8905 holy Spirit, a déjà été président de K.C. Charities (Œuvres charitables des Chevaliers de Colomb). il est aujourd’hui président du comité de gestion qui supervise le Columbian Manor (photo page ci-contre) et la Columbian Place. grâce à ces deux résidences, les Chevaliers permettent à des aînés de Saskatoon, en Saskatchewan, de se loger à prix abordable. L’objectif étant de maintenir les loyers en-dessous de ceux du marché, tout en assurant une réserve financière pour couvrir l’entretien du bâtiment au cours des années. La plus récente construction de K.C. Charities — la Columbian Place de 12,4 millions $ — a aussi été terminée l’an dernier avec des aides gouvernementales. Le complexe d’habitation de 75 appartements pour les personnes âgées de 55 ans et plus est situé à Pleasant Hill, dans le secteur ouest de Saskatoon. Le 11 septembre 2012, la célébration d’ouverture a réuni l’évêque de Saskatoon, Donald Bolen, le père Janko Kolosnjaji, de la Province ukrainienne catholique de Saskatoon, ainsi que des représentants de tous les niveaux de gouvernement. Le spacieux immeuble de quatre étages est insonorisé et climatisé ; on y trouve des aires communes qui favorisent l’esprit communautaire au sein des résidants. Selon Ron et Elaine Frehlich, qui vivent à Columbian Place et qui aident à la bonne marche des activités, environ 20 pour cent des 105 résidants sont des Chevaliers. Sept religieux habitent par ailleurs sur place. « Les places sont accordées en fonction des besoins, souligne Elaine Frehlich. La liste d’attente comporte actuellement entre 90 et 100 demandes pour la Columbian Place. » Ron Frehlich, qui est membre du Conseil 8279 Msgr. John Robinson, apprécie travailler pour des installations gérées par les Chevaliers. « Nous sommes conscients d’œuvrer pour une organisation qui prend soin des gens. » La liste d’attente au Columbian Manor est encore plus longue — 400 inscriptions pour les logements autonomes et 100 pour les logements adaptés. « Il y a clairement une demande pour le genre de services que nous offrons », dit Bob Jeanneau. SEPTEMBRE 2013
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Dans le sens des aiguilles d’une montre, à partir d’en haut à gauche : Debbie verbeke, directrice générale de Columbian Manor et Columbian Place, à son bureau. • Des résidants du Centre de logements adaptés Bob Jeanneau en visite à l’heure du lunch. • Columbian place, un complexe de 75 logements pour personnes âgées, a officiellement ouvert ses portes en septembre 2012. • Des résidants du Columbian Manor prennent le frais sur leur balcon. « UNE COMMUNAUTÉ BIENVEILLANTE » Le personnel et les résidants du Columbian Manor et de la Columbian Place attestent du dévouement ainsi que de l’engagement constant de Bob Jeanneau. « Voilà de cela quelques années, le toit du Manoir devait être réparé. Bob a pris une échelle et est monté inspecter la toiture, souligne Ron Martens. À 80 ans, il faut le faire ! » Bob Jeanneau se dit aussi fonceur et déterminé parce qu’il a grandi sur une ferme dans les Prairies. Mais il s’empresse aussi de souligner que le cœur et l’âme de son organisme sont personnifiés par des employés comme Sophie Lachapelle, adjointe administrative auprès de l’équipe de gestion. Celle-ci aime bien résider au Manoir lorsqu’elle n’a pas de travail à faire ou de besoins à combler auprès des autres résidants. « Pouvoir assister à la messe quotidienne est une telle bénédiction, dit-elle. Les Chevaliers de Colomb sont d’excellents 14 ♦ C O L U M B I A ♦
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propriétaires ! » Sophie Lachapelle souligne par ailleurs que les complexes d’habitation répondent à de réels besoins pour les aînés qui, comme elle, ont consacré l’essentiel de leurs vies à élever une famille et qui n’ont pas droit à de généreuses pensions. « Cela nous coûte beaucoup moins cher que dans n’importe quelle autre résidence similaire gérée par des intérêts privés. » Bill Loran, qui réside à Columbian Place en compagnie de son épouse, Anne, indique que la direction ne s’occupe pas seulement de l’administration des lieux et de leur entretien, elle voit aussi « au développement d’une communauté bienveillante, où règne l’entraide. Souvent ici, la prière est au programme. Nous devenons une famille. » Bill, depuis toujours membre du Conseil 9538 Mother of Perpetual Help, est reconnaissant aux Chevaliers pour leur bénévolat, auquel sa femme et lui ont participé. « Je crois que ma femme s’est encore plus investie que moi, dit le principal intéressé. Parler de centaines d’heures ne serait pas juste ; il faut plutôt les compter en milliers — accumulées peu à peu, au fil des années. » Les Loran aiment tout à la Columbian Place, y compris le superbe emplacement. Ils ont de plus accès à une banque, une pharmacie et une épicerie juste au coin de la rue. « À deux pâtés de maisons se trouve l’hôpital catholique St.
Paul, dit Bill. Et de l’autre côté de la rue il y a l’église paroissiale St. Mary [...] Nous sommes nombreux à nous sentir d’ailleurs comme à la maison. » En effet, bon nombre de résidants ont été baptisés à cette église, ont envoyé leurs enfants à l’école catholique de la paroisse et ont passé toute leur vie dans ce même quartier. Mais l’expérience des Loran n’est pas unique. Roma Nowakowski et son mari, Stanley, un membre du Conseil 4938 Sheptytsky, ont quitté l’est de la ville une fois ouverte la Columbian Place. « La cathédrale ukrainienne catholique St. George, située à deux pâtés de maisons de la Columbian Place, est notre paroisse », explique Roma. Cette proximité avec la cathédrale ainsi qu’avec le musée ukrainien catholique leur permet à tous deux de s’engager plus activement dans la communauté. À l’instar de ce qu’ont vécu plusieurs autres résidants de la Columbian Place, le déménagement des Nowakowski n’a pas signifié qu’ils n’avaient plus de foyer. « Les gens ici forment assurément une grande famille, dit Roma. Par exemple, j’ai subi une intervention chirurgicale importante voilà environ 10 semaines, et à mon retour plein de gens m’ont serré dans leurs bras. Tous se préoccupaient de ma santé, et tous se réjouissaient de voir que je récupérais très bien. » Les résidants de la Columbian Place organisent eux-mêmes un
tas d’activités : ils gèrent une bibliothèque, des soirées cinéma, un club de tricot, etc. Roma Nowakowski donne des cours de peinture. Bill Loran participe à des cours d’études bibliques. De plus, grâce au concours bénévole de Conseils C de C locaux, il se tient également des déjeuners aux crêpes, des brunchs de la fête des Mères et de la fête des Pères, de même que des barbecues. Debbie Verbeke, directrice générale du Columbian Manor et de la Columbian Place, souligne pour sa part le fort sentiment communautaire qui prévaut. « Les autres résidences pour aînés n’ont pas cette touche unique et personnelle », dit-elle. Bien qu’on ne prévoie pas pour l’instant procéder ici à une autre phase d’expansion, les Conseils des autres provinces s’intéressent à ce qu’ont fait les K.C. Charities à Saskatoon, indique Bob Jeanneau. Les communautés peuvent éventuellement former des partenariats avec des municipalités ou des diocèses, ou encore mettre à profit les terrains qu’occupent des paroisses qui ont été fermées. Pour le moment, des résidants tels que Al Weninger reconnaissent tout le bien que les Chevaliers ont déjà fait. « C’est une formidable façon d’occuper les années qui vous restent — entourés d’amis. »♦ COLLEEN ROULEAU, née en Saskatchewan, habite aujourd’hui à Edmonton, en Alberta. SEPTEMBRE 2013
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Un cheminement de foi et de guérison Les Chevaliers de la région de New York envoient des enfants malades et handicapés au Sanctuaire de Notre-Dame-de-Lourdes par Michael Wojcik | photos de Bob Mullen
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u début, l’eau semblait froide — vraiment froide. Comme tant de pèlerins avant elles, Kristina Edel et Julianna, sa fille de 12 ans, étaient venues aux bains du Sanctuaire de NotreDame-de-Lourdes, en France, afin de prier en vue d’obtenir une guérison physique. À genoux dans les eaux devant la statue de Marie, Kristina a pleuré et a demandé à Dieu de guérir sa fille qui souffre d’une forme agressive de cancer des os. Dans ces mêmes eaux, si froides d’abord, Kristina ressentit que Dieu lui accordait une autre forme de guérison, celle de la chaleur de sa paix.
« J’ai prié pour que le cancer de Julianna ne revienne pas, mais je sais que c’est entre les mains de Dieu, » a dit Kristina, paroissienne de l’église St. Patrick, de Highland Mills, New York. « Je voulais que Dieu m’accorde la force, la paix et la grâce d’accepter ce qui allait arriver ». Kristina et Julianna Edel se trouvaient parmi 24 pèlerins qui se sont rendus à Lourdes du 27 juin au 6 juillet grâce à l’aide des Chevaliers de Colomb. Neuf enfants atteints de maladies ou de handicaps sérieux, accompagnés de parents ou de préposés aux soins, étaient du 59e Pèlerinage national du Rosaire annuel à
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Lourdes, grâce au conseil Our Lady of Lourdes 5890, de Washingtonville, New York, et au chapitre Hudson Valley des Chevaliers de Colomb. Walter Kozlowski, ancien grand chevalier du conseil 5890, est responsable de la campagne de collecte de fonds et de l’organisation du voyage. Il a noté que l’initiative ne représente qu’une partie de l’engagement des Chevaliers envers les malades et les personnes handicapées : « Le pèlerinage s’avère un expérience extraordinaire pour tout le monde. À Lourde les enfants sont exposés à une terre de bénédiction, rencontrent d’autres pèlerins venus de partout dans le monde et en arrivent à relativiser leurs propres handicaps ». DE PETITS MIRACLES Cette année, quelque 170 personnes ont participé au pèlerinage national vers Lourdes, qui, d’ailleurs, est ouvert à tout fidèle catholique. Le groupe s’est joint à des pèlerins venus de partout à la Grotte de Massabielle, un creux dans le rocher où, en 1858, notre Sainte Mère apparut à une jeune paysanne nommée Bernadette Soubirous. Notre sainte Mère s’est révélée à Bernadette comme « l’Immaculée Conception », l’a menée à découvrir une source et lui en a fait boire. Elle dit encore à Bernadette d’indiquer aux prêtres d’y construire une chapelle et de dire aux gens de s’y rendre en procession. Plus de 150 ans plus tard, Lourdes se trouve l’un des endroits de dévotion chrétienne les plus populaires. Près de 6 millions de visiteurs se rendent chaque année à la grotte et les bains accueillent quelque 350 000 pèlerins cherchant à être guéris de maladies ou de handicaps. Pour leur part, les Chevalier ont, depuis 1975, envoyé près de 150 enfants à Lourdes. Cette année, le Conseil 5890 a parrainé sept familles choisies par des paroisses locales, tandis que le Chapitre Hudson Valley en a parrainé deux. Parmi les pèlerins parrainés par les Chevaliers se trouvaient des enfants de 6 à 18 ans qui luttent contre des maladies comme l’épilepsie, la paralysie cérébrale, la scoliose, le cancer et des affections du foie. Le pèlerinage leur permet à eux et à leurs préposés de faire l’expérience de la paix et de la force de Dieu, d’un approfondissement de leur foi, et parfois d’être témoins de quelques « petits miracles ». En plus du frère Kozlowski et des familles parrainées, le groupe des Chevaliers comptait Stephen Corry du conseil 5890, John Kelly du conseil Monroe (N.Y.) 2079 et le père dominicain Joseph Allen, curé de la paroisse St. Mary et aumônier du conseil Father McGivney 10705, de New Haven, Connecticut. Au pied des majestueuses Pyrénées, le groupe participait à l’Eucharistie quotidienne dans des sites importants autour de Lourdes, ainsi qu’à des processions aux flambeaux et rendaient des visites à la grotte renommée et aux bains. Chaque jour, les pèlerins participaient à des exercices spirituels tels que la récitation du rosaire et l’adoration eucharistique, et profitaient des occasions de célébrer les sacrements de réconciliation et de l’onction des malades. Ils ont été nombreux à faire le voyage à Nevers, l’endroit où se trouvait le couvent où a vécu sainte Bernadette de l’âge de 22 ans jusqu’à sa mort, 13 ans plus tard. Bien que l’horaire du pèlerinage annuel soit très chargé, les organisateurs voient à ce qu’il y ait de la flexibilité, pour que les pa18 ♦ C O L U M B I A ♦
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rents et les préposés puissent voir aux besoins particuliers de chacun des leurs enfants. Parmi ceux-ci, se trouvent, entre autres, des traitements spéciaux, le défi de diriger un fauteuil roulant ou encore des « épisodes » qui pourraient les déranger dans leur itinéraire. Aidant les parents à se concentrer et sur leur foi et sur leurs enfants il y a en présence tout un réseau de gens remplis de foi, depuis des bénévoles au sanctuaire, le corps médical du pèlerinage et les membres des autres familles. Tous et toutes offrent leurs services, en cas de besoin. « Tout le monde est là pour aider », a noté le frère Kozlowski, ajoutant qu’il arrive souvent que les parents forment des liens entre eux en partageant les défis de santé et de croissance de leurs enfants. De fait, a ajouté Kozlowski, les bénévoles du sanctuaire accordent aux personnes aux prises avec la maladie ou des handicaps un « traitement VIP », en les plaçant aux premiers rangs dans les divers sites. Même les enfants pratiquent l’oubli de soi et agissent comme préposés. Sous une casquette dissimulant sa calvitie, résultat d’une chimiothérapie, Julianna Edel avait recours à son large sourire et la chaleur de son cœur pour se lier avec les autres enfants. Par exemple, elle allait la main dans la main avec Ellie Hapgood, une fillette de six ans, muette et affligée d’autisme sévère. « Julianna est une personne attentive et intuitive », a dit sa mère, Kristina. « Elle était généreuse et patiente envers Kristina. C’était très touchant. » Un soir, pendant que les familles prenaient le repas ensemble, Ellie s’est trempé la main dans un verre d’eau, fit le signe de croix et dit clairement : « Au nom du Père et du Fils et de Saint-Esprit. Amen. » Sa mère, Siobhan Hapgood, de New York, déclara : « Tous les convives à cette table viennent d’être témoins d’un petit miracle. » En pensant au voyage, Siobhan dit : « J’ai prié d’être placée sur le sentier qui mènerait à la guérison de ma fille — un miracle qui accorderait à Ellie une voix que l’autisme lui a enlevée. Je veux que son corps trouve paix et réconfort, libre de douleur et d’agitation qui provient de problèmes sensoriels graves. » Elle a remarqué que l’élocution d’Ellie et son désir d’interagir s’étaient épanouis depuis son voyage à Lourdes. « À Lourdes, j’ai pu me fixer sur Ellie et notre foi. J’ai pu laisser de côté mes distractions quotidiennes et me rendre compte que mes prières étaient exaucées chaque fois qu’Ellie essayait de communiquer, qu’elle prononçait un nouveau mot ou qu’elle se liait avec d’autres enfants et s’amusait avec eux. » PAIX ET DÉTERMINATION Ethan Besas, dix-sept ans, qui souffrent d’une maladie du rein depuis sa naissance était du voyage à Lourdes avec son père, Alfonso Gales, député grand chevalier du Conseil San Lorenzo Ruiz Filam 14738, de Middletown, N.Y. Besas a dit du pèlerinage que « c’était un voyage bouleversant que nous aurons près de notre cœur pour le restant de notre vie. » Il s’est souvenu de la paix et le bonheur qu’il ressentait aux bains, ainsi que la grande émotion de pouvoir participer — aux tout premiers rangs — comme membre de l’équipe des drapeaux et
Ci-dessus : Walter Kozlowski et Stephen Corry (à droite) du conseil our Lady of Lourdes 5890, de Washingtonville, n.Y., parmi des enfants et des préposés aux soins que le conseil parrainait lors du pèlerinage national du Rosaire de cette année à Lourdes. Dans le sens des aiguilles d’une montre : Le groupe des Chevaliers, y compris Dennis et francesca Canale et leurs fils jumeaux, participe à la procession aux flambeaux. • un prêtre fait une onction sur le front de Julianna edel, affligée du sarcome d’ewing. • Le père dominicain, Joseph allen, curé de la paroisse St. mary, de new haven, Conn., prononce l’homélie durant l’eucharistie célébrée à la grotte de massabielle. Le père allen est un organisateur de longue date du pèlerinage national à Lourdes; c’était son 50e voyage. • gil Seda, 18 ans, tient un cierge au cours de la procession.
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des bannières dans une procession sur les marches de la basilique du Rosaire. « En me promenant autour de Lourdes, je me rendais compte que chacun a sa raison d’être, a remarqué Besas. Il était extraordinaire de rencontrer tous ces gens, jeunes et heureux. Les autres pèlerins m’ont aidé à me comprendre que je n’étais pas seul à avoir des problèmes. Ils inspiraient beaucoup de confiance et ne permettraient qu’aucune maladie ne les ralentisse. » Gil Seda, 18 ans, de Mahopac, N.Y., a connu une expérience semblable. Il est devenu plus conscient de sa condition d’épileptique qui, parfois, cause des crises. « Il y avait une foule nombreuse à la grotte, dit-il. Je me rendais compte que je n’étais seul sur les lieux, qui souffrait d’un handicap et qui aimerait en être guéri. … Je suis désormais en paix en dépit de mon épilepsie. » Besas et Seda ont dit tous les deux que, en plus des bains, l’une des expériences les plus puissantes qu’ils ont vécues fut lorsqu’ils ont participé à la procession aux flambeaux, alors que des milliers de pèlerins en procession illuminaient tout le terrain autour de la basilique à la lueur des chandelles. « Les processions aux flambeaux semblent exercer un impact important sur les pèlerins — d’apercevoir toutes ces chandelles
en pleine obscurité, » a noté l’abbé Allen, qui a servi de directeur spirituel au groupe et qui aide depuis 1977 à l’organisation du Pèlerinage national américain à Lourdes. Il s’agissait de son 50e pèlerinage à Lourdes. « Ces familles qui ne se connaissent pas auparavant, se lient vraiment d’amitié, » ajoutait l’abbé Allen. « Les pèlerins reviennent encore plus forts. Ce ne sont pas les miracles qu’ils recherchent, mais ils acquièrent une capacité renouvelée d’aimer à même leurs limites. » Les jeunes pèlerins, qui sont rapidement devenus amis, à l’heure actuelle, pensent à participer à une réunion à Washingtonville. C’est là que, loin des sites étonnants de Lourdes, Kozlowski se prépare déjà à organiser le pèlerinage annuel de l’an prochain et à réunir des fonds. Afin d’en arriver à réunir 50 000$ pour que le pèlerinage annuel devienne possible les Chevaliers doivent compter largement sur les dons des paroissiens des comtés d’Orange et de Rockland. « Des milliers de gens versent des dons, un dollar à la fois, pour que cela se produise », a dit Kozlowski. C’est un don que les pèlerins n’oublient jamais. Depuis leur retour de Lourdes, beaucoup de pèlerins ont fait appel à la paix, la foi et la détermination qu’ils ont vécues au cours
L’ORDRE SOUTIENT LE PÈLERINAGE À LOURDES
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Ci-dessus : Le major de l’armée américaine Jonathan Craig était du nombre des guerriers blessés qui participaient au 55e pèlerinage militaire international à Lourdes en mai dernier. • À droite : une garde d’honneur du quatrième Degré à l’attention durant une célébration eucharistique à la grotte de massabielle. Le Chevalier suprême a profité de cette occasion pour expliquer la longue tradition de l’Ordre selon laquelle les membres des services militaires font ce pèlerinage à Lourdes : « Les Chevaliers de Colomb ont organisé le premier pèlerinage militaire à Lourdes, en 1919 et nous avons eu l’honneur de revenir dans cet important sanctuaire marial en soutien de ce pèlerinage de foi que font nos troupes actuelles et retraitées qui ont tant sacrifié
pour notre pays ». Au cours de la Première Guerre mondiale, les Chevaliers ont offert beaucoup de services aux troupes américaines à l’étranger. Dès la fin de la guerre, les Chevaliers publiaient un Guide de Lourdes à la demande de pèlerins américains.♦
MILITARY PILGRIMAGE: Frédéric Lacaze
DU 24 AU 26 mai, quelque 160 militaires en service actif ou à la retraite, des anciens combattants blessés, des conjoints et des membres de leurs familles participaient au 55e Pèlerinage militaire international au sanctuaire de Lourdes, avec le soutien de l’Ordre et de l’Archidiocèse des services militaires des États-Unis. Le pèlerinage, qui eut lieu au cours du week-end du Jour du Souvenir, a permis aux personnes qui ont offert les plus hauts niveaux de service à leur pays de se reposer, de prier et de récupérer près des eaux miraculeuses de la grotte de Lourdes. Le Chevalier suprême, Carl A. Anderson et Mgr Timothy P. Broglio, archevêque des services militaires, ont rejoint les pèlerins en France. « Notre pèlerinage au cours de ces journées nous est également accordé comme moment de découverte de notre foi », a souligné l’archevêque dans une homélie du 24 mai. « Nous venons à ce splendide sanctuaire avec beaucoup d’intentions différentes. Pour certains, ce sera de retrouver la santé de l’esprit et du corps. Pour d’autres, ce sera peut-être en vue de chercher leurs vocations. D’autres encore demanderont à la Vierge de bénir leurs familles ».
Ci-dessus : Des pèlerins tiennent des cierges à l’extérieur du Sanctuaire notreDame-de-Lourdes, le 3 juillet durant le 59e pèlerinage national des étatsunis à Lourdes. • À droite : un cierge représentant les pèlerins parrainés par les Chevaliers de Colomb photographié le 2 juillet à la grotte de massabielle. Le Conseil notre-Dame-de-Lourdes 5890, de Washingtonville, n.Y., et les Chevaliers de Colomb du Chapitre hudson valley ont parrainé neuf enfants atteints de maladies et de handicaps et leurs préposés aux soins. de ce voyage afin de surmonter des moments difficiles. C’est le cas de Kristina et de Julianna Edel, puisque des examens médicaux récents ont révélé que Julianna doit reprendre des traitements contre le cancer. Entre-temps, Gil Seda a subi une nouvelle crise qui a refroidi son espoir d’obtenir son permis de conduire. « Il traite cette déception de manière positive », a noté sa mère, Alice, qui l’a accompagné durant le pèlerinage. Elle aussi avait connu une force renouvelée, grâce aux nombreuses activités spirituelles, notamment la réconciliation. « Avant le voyage, j’étais tellement préoccupée et renfermée », a dot Alice, ayant vécu la pression provenant des soins qu’elle avait dû prodiguer à Gil et à un mari souffrant de sclérose en plaques. « J’en suis revenue rafraîchie et forte d’une délibération renouvelée. Je m’occupe de choses plus légères. C’est entre les mains de Dieu. Ça va s’arranger. »♦ MICHAEL WOJCIK est responsable des nouvelles au journal The Beacon, publication du diocèse de Paterson, au New Jersey. SEPTEMBRE 2013
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La musique la recherche de l’excellence Un concours de musique parrainé par les C de C encourage le talent et affermit le caractère d’élèves catholiques, tout en rendant gloire à Dieu par Terese Bower McIlvain | photos de John Zich
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e son des clarinettes et des tubas se répercute sur les casiers et s’entend jusque dans le hall d’entrée brillamment éclairé de l’école secondaire St. Viator, dans Arlington Heights, dans l’Illinois. Des dizaines d’adolescents vêtus de pantalons ou de robes noires et de chemises blanches courent à droite et à gauche, à la recherche de leurs salles de répétition. Ils sont rassemblés là pour un événement unique : le seul concours musical aux ÉtatsUnis exclusivement réservé aux groupes catholiques du niveau secondaire. Cette année, 20 formations représentant 17 écoles se sont réunies le 16 février dans le cadre du 33e concours annuel de musique pour orchestres catholiques. L’événement, parrainé par les Chevaliers de Colomb, se déroule chaque année le troisième samedi de février dans une école secondaire de la région de Chicago. Créé en 1981 par Terry Redford, qui dirigeait alors l’orchestre de l’école secondaire catholique Driscoll, dans la ville d’Addison, le concours ne réunissait au début qu’une poignée de groupes, avant de prendre de l’ampleur. « Je voyais bien que nos élèves étaient découragés quand ils se comparaient aux orchestres mis sur pied par les écoles publiques, mieux financés et mieux organisés, raconte Terry Redford. Comme ils s’estimaient battus d’avance, ils ne se forçaient pas vraiment. » Mais dès les premières années du concours qu’il avait créé, dit le principal intéressé, la barre des programmes de musique des écoles catholiques a été replacée plus haut. Aujourd’hui, le concours baptisé State of the Art continue à remplir un créneau spécial pour les élèves d’écoles catholiques avoisinantes, surtout pour ceux inscrits dans de plus petits établissements scolaires. Selon Greg Bimm, directeur musical de l’école secondaire ca-
tholique Marian, dans Chicago Heights, les institutions scolaires catholiques peuvent participer à beaucoup d’autres concours mais d’en avoir un qui leur soit réservée est important. « Les écoles catholiques font face à des défis particuliers quand vient le temps de développer un orchestre solide », souligne Greg Bimm, qui participe au concours depuis le tout début. « Le fait de se concurrencer entre orchestres du même type incite les élèves à se préparer de manière encore plus responsable. Non seulement cela les responsabilise davantage sur le plan individuel, mais ils s’entraident aussi encore plus les uns les autres. » LA RECHERCHE DE L’EXCELLENCE Le concours est rendu possible non seulement grâce au bon travail des jeunes gens, des directeurs musicaux et de l’école où la compétition se déroule, mais aussi grâce à l’appui financier de neuf unités C de C de la région. Les Chevaliers locaux fournissent également des trophées et des plaques à remettre aux participants, ils font office de bénévoles pour aider au déroulement, et une garde d’honneur du Quatrième Degré est sur place pour la cérémonie de remise de prix. Pour concourir, chaque orchestre ou chaque groupe doit jouer deux pièces qui totalisent 25 minutes ou moins. Les juges évaluent les interprétations à l’aide de neuf critères — tels que la qualité du son, la précision du rendu, le son d’ensemble et l’équilibre général. Un score de 50 points est considéré moyen, tandis que la note de 100 représenterait la meilleure interprétation qu’ait jamais entendue un juge. C’est avec enthousiasme que l’un des juges, Barry Houser, a accepté son rôle pour la première fois. « Les gens s’imaginent que les écoles catholiques n’ont pas de programmes haut de SEPTEMBRE 2013
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gamme ou qu’ils négligent les arts. Or, ce que je vois et ce que j’entends, cela indique plutôt le contraire. » Barry Houser est un professionnel recherché qui enseigne à l’université de l’Illinois à Champaign-Urbana ; il dirige également une série d’orchestres. « C’est formidable de voir à quel point les élèves ont du talent et combien le concours lui-même a été préparé avec soin, dit-il. À l’évidence, l’éducation musique se porte très bien dans les écoles catholiques. » Les concurrents eux-mêmes adorent également ce concours. La plupart d’entre eux apprécient pouvoir se situer par rapport à leurs pairs. « J’aime bien voir où je peux m’améliorer et où mon orchestre au complet peut s’améliorer », indique Blake Bonaparte, qui vient de commencer à étudier à l’école secondaire catholique Marian. « Nous comptons tous les uns sur les autres pour avoir une cohésion d’ensemble, mais pour cela chaque musicien individuel doit jouer du mieux qu’il peut. » Des propos avec lesquels se dit d’accord Michael Ferreter, coprésident de l’édition de cette année et membre du Conseil 4483 Holy Rosary, à Arlington Heights. « Chacun d’entre eux doit donner son maximum, dit-il. Au baseball, un joueur qui frappe pour une moyenne de .300 rate tout de même son coup 70 pour cent du temps, et cela ne l’empêche pas d’être intronisé au Temple de la renommée. En musique, rater ne serait-ce que 10 pour cent des notes est désastreux. Chacun doit travailler fort individuellement et le groupe au complet doit faire de même, cela incite tout le monde à exceller. » LA VOLONTÉ DE GAGNER La majorité des orchestres du secondaire travaille au rythme des saisons qui marquent l’année. L’automne, par exemple, l’accent est souvent mis sur la fanfare et la préparation en vue du concert de Noël ; avec l’arrivée du second semestre, les formations travaillent en fonction d’autres types de musiques. 24 ♦ C O L U M B I A ♦
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Selon Thomas Seaman, directeur musical de l’école St. Viator, le concours motive grandement les élèves parce qu’il s’agit de la seule compétition du genre à laquelle ils participeront au cours de l’année. « C’est la seule chance qui s’offre à eux de concourir, alors ils veulent vraiment gagner. Ça les stimule beaucoup », dit-il. Les élèves d’autres écoles, telles que Marian Catholic, participent à d’autres concours ; ils n’en voient pas moins dans le concours réservé aux écoles catholiques l’occasion d’atteindre la perfection. « Le concours tombe au tout début de notre second semestre. Cela force les élèves à apprendre leurs nouvelles pièces rapidement et efficacement, explique Greg Bimm. Ils veulent gagner, et cela signifie donc que je peux obtenir d’eux le maximum plus tôt dans la saison, ce qui serait difficile autrement. » Frank Rice, coprésident du concours et membre du Conseil 10325 Holy Ghost, à Wood Dale, a souri en prenant connaissance de ces propos. « Si cela donne à entendre que les formations ont à cœur de gagner, alors oui, c’est le cas. C’est une chose positive, cela dit, parce que cela donne aux jeunes un objectif bien défini à atteindre. Cela les aide également à se discipliner et à s’engager au profit de leurs camarades de classe et de leur directeur musical. » Développer un talent musical n’est pas chose aisée, poursuit Frank Rice, mais l’effort rend la performance encore plus agréable et gratifiante. Or de fait, les élèves qui participent au concours non seulement apprennent à être en concurrence, mais plusieurs jouent d’un instrument et se joignent à un orchestre pour la première fois. « La plupart de nos instrumentistes n’avaient en effet jamais joué d’un instrument avant et ils ont tout appris au sein de l’orchestre, y compris lire la musique », explique Cindy Gradek, chef d’orchestre à l’école secondaire St. Rita of Cascia, à Chicago. « Ils travaillent d’arrache-pied pour maîtriser leur instrument puis ils travaillent ensemble, en tant que groupe. » Selon
Dans le sens des aiguilles d’une montre, à partir de la gauche : Daniel Briggs, grand Chevalier adjoint du Conseil 4836 maria, à park Ridge, dans l’illinois, dirige l’orchestre composé de filles de l’école secondaire mother mcauley et de garçons de l’école secondaire Brother Rice. • Des élèves jouent lors du concert donné par leur école. • Le coprésident frank Rice, du Conseil 10325 holy ghost, à Wood Dale, parle des Chevaliers de Colomb aux élèves et aux parents réunis avant la cérémonie de remise des prix.
plusieurs directeurs musicaux, beaucoup d’élèves continuent à jouer une fois à l’université, quand ils ne font pas profiter des églises ou des paroisses de leur talent musical. Certains deviennent même musiciens professionnels. Les directeurs soulignent par ailleurs que les bons résultats au sein de l’orchestre peuvent faciliter la possibilité d’être reçu à de meilleures universités, souvent munis de bourses d’études importantes. CÉLÉBRER LES RÉALISATION À la fin de la compétition de cette année — une journée de 12 heures entamée dès 7 heures le matin —, venait le temps de la remise de prix. Avec une garde d’honneur du Quatrième Degré encadrant la scène, Frank Rice a d’abord suggéré que l’assemblée rende grâce à Dieu. Alors il y a un grand silence dans la salle pleine à craquer, avant que des centaines de voix n’entament à l’unisson un Notre Père. Le coprésident du concours a ensuite pris le temps de signaler aux élèves les nombreux efforts caritatifs menés par les Chevaliers de Colomb, avant d’encourager tous les jeunes hommes catholiques présents à se joindre à l’Ordre dès qu’ils auront 18 ans. Puis vint la très attendue cérémonie de remise de prix. Chaque école a reçu un prix pour sa participation, tandis que certaines d’entre elles ont remporté des prix dans des catégories telles que « Meilleurs Bois », « Meilleurs Cuivres » et « Meilleures Percussions ». On a également remis des prix pour la meilleure direction musicale et l’orchestre le plus amélioré, ainsi que pour les meilleures performances d’ensemble dans chacun des trois niveaux de compétition. Le Grand Prix a été accordé pour la 23e fois en 33 ans à l’école catholique Marian. Grâce à cette distinction, l’orchestre aura le privilège de jouer une pièce supplémentaire de démonstration, au début de la remise de prix de l’an prochain. Les élèves rayonnaient d’excitation lorsqu’ils montaient sur scène pour recevoir leurs trophées et leurs plaques, posant fièrement aux côtés de Frank Rice et Michael Ferreter. Une fois tous les prix remis et la cérémonie comme telle terminée, même les élèves provenant d’écoles qui ne s’étaient pas illustrées débordaient d’entrain. Pendant ce temps, à l’avant de la salle, les membres de l’orchestre Marian se demandaient comment rapporter avec eux leur énorme plaque. Non loin de là, des Chevaliers de la garde d’honneur discutaient avec Frank Rice et Michael Ferreter. L’un des Chevaliers souligna alors à quel point mettre sur pied un concours pareil devait demander d’efforts. « C’est le cas, dit Michael Ferreter mais ça en vaut la peine. » Alors Frank Rice ajoute ceci: « De formidables choses arrivent lorsque les élèves se voient donner la chance de participer à un événement artistique. En se surpassant, ils rendent gloire à Dieu ; or une compétition comme la nôtre les pousse effectivement à exceller. S’ils arrivent à faire du mieux possible ici avec nous, on peut parier qu’ils vont chercher à mieux faire partout ailleurs dans leur vie. »♦ TERESE BOWER MCILVAIN écrit depuis Lake Bluff, dans l’Illinois. Son mari, Timothy, est membre du Conseil 1268 Lake Forest et son défunt père, Eric Steven Bower, a été Grand Chevaliers du Conseil 922 Ouilmette, à Wilmette. SEPTEMBRE 2013
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CHEVALIERS À L’ŒUVRE
CHEVALIERS
À
L’ŒUVRE
ÇÀ ET LÀ DANS L’ORDRE
compris la Banque alimentaire Issaquah et les frais d’études d’un séminariste de la région. FORMATION EN LEADERSHIP
BÉNÉDICTION D’UNE NOUVELLE VIE
Le conseil Father Patrick Creed 12393, de Campbellsville, Kentucky, a parrainé le nouveau rite de bénédiction des enfants à naître, à l’église Our Lady of Perpetual Help. Les Chevaliers ont interrogé les familles qui attendaient des enfants pour leur demander si elles seraient intéressées à participer à ce rite. Présenté au cours de l’Eucharistie dominicale, le conseil y a ajouté une réception après la célébration.
chères. Des Chevaliers d’autres conseils voisins ont aidé également, de sorte que l’activité a rapporté quelque 20 000$ permettant au garçon d’avoir recours aux traitements nécessaires.
bienheureuse Teresa de Calcutta et est associé à d’autres icônes de Saint Thomas d’Aquin et de Sainte Catherine de Sienne. Le conseil et l’assemblée ont fourni chacun 1250$ pour la création du tableau.
PLACE À LA COMÉDIE
Le conseil Mary Immaculate 12769, de Secaucus, New Jersey, a parrainé un repas et un spectacle d’humour au profit de plusieurs écoles de la région qui s’occupent d’enfants souffrant d’autisme. Le spectacle et le repas au rosbif ont rapporté 2500$.
TRAITEMENT DE MALADIES
JOURS DE FESTIVALS
Le conseil Msgr. Mears 3930, de Youngstown, Ohio, a organisé un repas-bénéfice au profit d’un garçon de cinq ans qui souffre d’une maladie rare appelée neurofibromatose. L’activité a compris un repas où furent servis plus de mille repas, ainsi que des tirages et des ventes aux en-
Le conseil Father Anthony McGirl 7907, d’Issaquah, Washington, a loué des places de stationnement et des rafraîchissements lors d’un festival local. Les profits rapportés grâce aux efforts de collecte de fonds du conseil servent à soutenir les initiatives charitables du conseil, y
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COMMANDE D’ICÔNE
Le conseil Owatonna (Minnesota) 945 et l’assemblée Msgr. Henry Speck ont fourni les fonds nécessaires à une troisième icône destinée à la chapelle Catholic Community Adoration of the Most Holy Cross. Le tableau, création d’un iconographe professionnel, représente la
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Les clients du Georgetown County Board of Disabilities and Special Needs (GCBDSN) (La Commission des handicaps et des besoins particuliers du comté de Georgetown) étalent des radis produits dans leur jardin communautaire cultivé grâce à aide financière du conseil Joseph Miguel Ros 3067, de Georgetown, Caroline du Sud. Les Chevaliers font régulièrement des dons au GCBDSN en soutien au jardin où les clients cultivent des légumes et autres denrées alimentaires qu’ils vendent aux marchés de producteurs locaux.
Jerry Guillot, Al Delaney et Julius Barrios du conseil Msgr. Tjebbe Bekema 12060, de Thibodeau, Louisiane, près du monument des Dix Commandements que les Chevaliers ont créé et ont placé à l’église St. Charles Borromeo. Les Chevaliers ont façonné à la main la base de béton du petit monument.
EXAMENS CARDIAQUES
Le conseil Holy Spirit 13919, de Malolos City, Luçon, a organisé une clinique d’examens cardiaques au cours de laquelle les membres de la communauté ont pu bénéficier d’examens en vue d’évaluer leur état cardiaque. Trente-huit patients ont profité de ces évaluations à prix réduit.
UPPER RIGHT: Photo courtesy of the Georgetown County Board of Disabilities and Special Needs
Les membres du conseil de Bozeman 1413, Montana, étalent des portes neuves que le conseil a offertes en remplacement des anciennes à l’occasion des rénovations apportées à l’église Holy Rosary. Profitant des fêtes du centenaire de la paroisse, l’église a subi une expansion dramatique permettant de doubler le nombre de places. Les Chevaliers ont contribué à l’entreprise en remplaçant les portes de l’église pour qu’elles puissent toutes s’harmoniser et en commandant une nouvelle murale occupant le nouvel espace produit par l’agrandissement du plafond. Les deux entreprises réunies ont coûté 5000$.
Le conseil St Mary of the Assumption 11868, de Tilton, New Hampshire, a remis 265$ à Becky Fredette, chef de la meute de louveteaux No 842, lui permettant de suivre une session de formation avancée en leadership. La session a compris un programme sur deux week-ends suivi de 18 mois de stage. La meute de louveteaux No 842 a obtenu sa charte sous les auspices du Conseil 11868.
CHEVALIERS À L’ŒUVRE
aux militaires américains. Un membre du conseil, ancien combattant qui avait été en poste outre-mer, s’est adressé aux paroissiens pour leur parler de son séjour en terre étrangère, expliquant l’importance de l’appareil en l’absence d’un aumônier. La campagne a rapporté 2000$, ce qui a permis l’achat d’environ 80 appareils. Paul Dunford (à gauche) du conseil Assumption-Keene (Ontario) 14032 montrent à Bob O’Brien et à l’abbé Joseph Devereaux comment se servir du défibrillateur externe automatique (DEA) que le conseil et les paroissiens ont offert à la paroisse Our Lady of the Assumption. Les Chevaliers avaient organisé une soirée pour Dunford, un instructeur ambulancier, pour enseigner à 21 membres du conseil et paroissiens comment effectuer le RCR et se servir correctement du DEA.
COLLATION POUR ATHLÈTES
Le Conseil Phil Kelley 6878, de Humble, Texas, a participé à un tournoi de basketball dans le cadre de Jeux olympiques spéciaux en préparant des hot-dogs et des hamburgers pour quelque 800 participants et des collations pour les athlètes participants. CONCERT DE PIANO
Le Chapitre Juge-en-chef John M. Roll des Chevaliers de Colomb, de Tucson, Arizona, a parrainé un concert de piano au profit des Bénédictines de l’adoration perpé-
DIMANCHE DU FAUTEUIL ROULANT
Le conseil Father Sylvester P. McVeigh 4186, de Kenilworth, New Jersey, a organisé une campagne du « Dimanche du fauteuil roulant » à la paroisse St. Theresa au profit de la Mission mondiale du fauteuil roulant. Cette campagne a rapporté plus de 1000$ pour l’achat de fauteuils roulants remis à des bénéficiaires dans le besoin partout dans le monde. DE LA FOI EN PREMIÈRE LIGNE
Le conseil Father Michael A. Burke 14488, de Kathleen, Géorgie, a parrainé une campagne de collecte de fonds à l’église St. Patrick au profit de Frontline Faith Project, organisme qui fournit des appareils MP3 remplis de contenus religieux et destinés
Des membres du conseil St. Nicholas 10590, de Laguna, Californie, près de l’étalage du conseil — où se trouve un modèle de fauteuil roulant — au cours d’une collecte de fonds au profit de la Mission mondiale des fauteuils roulants. Les Chevaliers ont sollicité des dons devant l’église St. Nicholas et ont réuni plus de 10 650$ leur permettant d’acheter quelque 70 fauteuils roulants qu’ils ont remis à des personnes qui en avaient besoin.
tuelle. William Gilman du Conseil Our Lady of Fatima 14121 a présenté des œuvres de Franz Liszt et de Frederick Chopin et, entre les pièces, a donné quelques explications concernant les pièces au programme. Entre-temps, Joe Aycock, membre du Conseil Fray Juan Perez 7646, a offert une sculpture sur métal qui fut tirée lors du concert. La soirée a rapporté plus de 7000$. CAMPAGNE DE LIVRES ET DE FILMS
Tom Mohahan (au centre) du conseil Father Thomas Lane 3645, de Renton, Washington, regarde son frère du conseil, Howard Connely servir copieusement le « Texas Caviar » (composé de pois chiches, de chili, de maïs et de coriandre) à l’occasion de la fête annuelle « Taste of St. Anthony ». Le festival annuel, organisé en vue d’alléger l’hypothèque de l’église, présent des denrées ethniques pour souligner la diversité culturelle de la paroisse. Avec l’aide du conseil, la fête a réuni plusieurs milliers de dollars.
L’Assemblée Espiritu Santo, de Safety Harbor, Floride, a organisé une campagne de livres, de CD et de films au profit des patients de l’Hôpital pour anciens combattants Bay Pines. Les Chevaliers ont rapporté des articles évalués à quelque 350$ au profit de l’hôpital des anciens combattants. LE CAROUSSEL DE LA GENDARMERIE ROYALE DU CANADA
En partenariat avec deux écoles catholiques, le Conseil St. Patrick 9300 de Calcedonia, Ontario, a organisé une visite au Caroussel de la Gen-
darmerie royale du Canada, au cours d’une campagne de collecte de fonds comprenant également des ateliers, des reconstitutions historiques et des comédiens des Premières Nations. Plus de 4000 personnes se sont présentées et ont permis de réunir 20 000$ qui seront distribués parmi les écoles qui y ont participé. JOYEUX FESTIN
L’Assemblée Msgr. John J. Rollins de Saint-Jean de TerreNeuve, a préparé un repas fait maison pour les résidents de la Ronald McDonald House associée au Janeway Hospital. Les Chevaliers ont servi jambon, légumes et desserts aux familles dont les enfants étaient patients à l’hôpital. FONDS DE RESTAURATION
Le Conseil Sheridan 24, de Waterbury, Connecticut, et la guilde des dames de la Basilique Immaculate Conception ont co-organisé une danse de charité au Centre Father Michael J. McGivney, de Waterbury. L’activité a rapporté 2000$ servant à garnir le fonds des efforts de restauration de l’église.
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CHEVALIERS À L’ŒUVRE
Maron, curé de la paroisse St. Alphonsus une tondeuse autoportée neuve. Les Chevaliers ont organisaient une loterie de football et un déjeuner aux crêpes afin d’obtenir des fonds pour l’achat de la tondeuse autoportée, qui servira entretenir la propriété de la paroisse. SPORTS D’ADAPTATION
Bill Osborne, Adam Wykes et Jim Watson, du conseil St. Rita 7624, de Rockford, Illinois, plonge dans Olsen Lake, au Rock Cut State Park, au cours d’un plongeon « polaire » au profit des Jeux olympiques spéciaux. Les membres du conseil et leurs familles avaient revêtu des accoutrements de chevaliers et de princesses et ont réuni 1650$ au profit des Jeux olympiques spéciaux et arrivaient troisièmes à l’occasion d’un concours de costumes.
Le Conseil Corpus Christi 10869, de Round Lake, New York, a offert 3500$ pour le programme sportif du centre médical pour anciens combattants Albany Stratton. Le programme est conçu pour aider d`anciens combattants qui cherchent à se réadapter en participant à des compétitions sportives, et les fonds serviront à défrayer le transport et le logement des athlètes qui participent à des compétitions nationales. DÎNER DE SCOLARITÉ
Des membres du Conseil St. Barthelomew 9127, de Hampstead, Maryland, et leurs familles ont organisé un voyage fraternel au Parc militaire national de Gettysburg. La journée a commence par une célébration eucharistique à l’église St. Francis Xavier, qui a servi d’hôpital durant la Guerre de Sécession. Ensuite les Chevaliers ont rendu visite aux divers sites et musées dans divers secteurs du parc, et rendaient surtout hommage à la statue de l’abbé William E. Corby, un aumônier qui soignait les blessés et les mourants, quelle que fût leur religion. Puis, le Conseil McGivney 29, de Danbury, Connecticut, a parrainé un voyage à Gettysburg pour souligner le 150e anniversaire de la bataille de Gettysburg. Les Chevaliers ont placé, eux aussi, une gerbe de fleurs devant la statue de l’abbé Wil28 ♦ C O L U M B I A ♦
liam Corby. Les membres du conseil ont également récité quelques prières tirées du livre de prières pour le soldat de 1861.
consin, a fait don d'un drapeau américain et un socle porte-drapeau à la garde d'honneur du Département du shérif.
DON D'UN DRAPEAU
RAMPE CONSTRUITE POUR UN MEMBRE
L'Assemblée Hon. W. Patrick Donlin, de Park Falls, Wis-
Les membres du conseil 9424, de Maguindanao, à Mindanao, aux Philippines, repeignent la clôture près d’un terrain de basketball de leur communauté. Les Chevaliers ont repeint et ont réparé le terrain, ainsi qu’une scène communautaire multidisciplinaire.
SEPTEMBRE 2013
Le Conseil Msgr. Martin C. Murphy 6847, de Columbia, Caroline du Sud, a construit une rampe pour fauteuil roulant à la résidence du membre Leonard Taylor et de sa femme, souffrant tous les deux de handicaps physiques. Le conseil avait sollicité des fonds et de la main-d`œuvre parmi des membres, afin de compléter l`œuvre après avoir appris que la liste d`attente de Medicare pour une rampe était de deux ans. TONDEUSE AUTOPORTÉE
Le Conseil East Kildonan 4107, de Winnipeg, Manitoba, a offert à l’abbé Janusz
Le Conseil Darrell W. Beck 577 et l’Assemblée Msgr. Jeremiah Murphy, les deux groupes de Decatur, Illinois, ont parrainé leur souper italien annuel en vue de recueillir des fonds à ajouter au fonds de bourses d’études des Chevaliers. Depuis les cinq dernières années, les Chevaliers ont recueilli 26 000$ pour soutenir des élèves de première année à l’École secondaire St. Teresa. SOINS ANCIENS COMBATTANTS
L’Assemblée Buffalo, New York, a parrainé un souper spaghetti qui rapportait 1000$ au profit du Buffalo Veterans Treatment Court, un centre de santé hybride soignant les anciens combattants aux prises avec la dépendance aux stupéfiants ou encore atteints d’une maladie mentale en s`assurant que les personnes non violentes ne fassent pas de prison.
UPPER LEFT: Photo courtesy of the Boune County Journal
VISITES À GETTYSBURG
NCHEVALIERS O M S D E S BÀOLU RSIERS ’ŒUVRE
Les prix du conseil suprême 1,2 million de $ en bourses d’études universitaires L’ORDRE DES Chevaliers de Colomb a fait don de plus de 1,2 million de $ en bourses d’études à 572 étudiants. La majorité des boursiers de ces bourses d’études sont des enfants de Chevaliers de Colomb ou des frères chevaliers inscrits dans des universités ou des collèges catholiques des ÉtatsUnis, du Canada, du Mexique, de Porto Rico ou des Philippines. Ces nombres comprennent des bourses de 315 500$ accordés à des 126 séminaristes des États-Unis et du Canada. Pour de plus amples informations, rendezvous sur le site www.kofc.org/scholarships.
LES BOURSES D’ÉTUDES JOHN W. MCDEVITT (4 E DEGRÉ)
Ce programme a été institué 1998 pour rendre hommage au 11e chevalier suprême. Les boursiers doivent être inscrits dans une université catholique aux États-Unis, doivent être Chevaliers de Colomb, la conjointe d’un Chevalier ou le fils ou la fille d’un frère chevalier. Les veuves et les orphelins des membres défunts en règle au moment de leur mort sont aussi admissibles. En sus des 29 nouveaux boursiers, plus de 77 bourses ont été renouvelées. Voici les noms des nouveaux boursiers : John P. Aumen, Mariah A. Ayers, Christopher P. Barth, John C. Bellau Jr., Aaron J. Blanck, Mary K. Brinkman, Christopher J. Colonna, Brian P. Curran, Anthony J. Derouin, Brianna C.
Dombo, Sophia M. Fallon, Nicole M. Fiorica, Dominick J. Goettle, Joshua D. Huseman, Justin C. Jellinek, Robert J. Kluge, Maya I. Lewis, Bridget M. Malley, Megan M. Meyer, Margaret E. Moore, Connor W. Murphy, Adrienne N. Pyle, Matthew J. Roth, Joseph M. Rudolph, William E. Sansone II, Christopher D. Wager, Ellen R. Witte, David Yatsonsky et Joseph M. Zepeda. LES BOURSES D’ÉTUDES PRO DEO ET PRO PATRIA DU 4E DEGRÉ
Un total de 116 étudiants américains ont reçu cette bourse d’études de 1500$. Ces bourses, basées sur les mérites scolaires sont accordées à des étudiants de première année dans des universités catholiques. Les boursiers sont des Chevaliers de Colomb ou des Écuyers
Colombiens, les fils ou les filles de frères chevaliers en règle ou les fils ou les filles de frères chevaliers décédés en règle au moment de leur décès. Selon les résultats universitaires des boursiers, les bourses sont renouvelées pour un total de 4 ans. Cette année, 24 nouvelles bourses ont été accordées et 92 ont éte renouvelées. Voici la liste des étudiants méritants de première année : Leland D. Andercheck, Emma T. Copp, Sarah G. Curtis, Joseph L. DiBella, Meaghan M. Dodson, Anne C. Dziak, Elizabeth D. Fenton, Casey N. Gelchion, Greta R. Haussmann, Julia E. Holdnack, Veronica L. McCarthy, Paulina M. Menichiello, Matthew T. Moore, Rachel C. Moore, Stephen F. Nickel, Shane E. Norris, Kristen A. Ochs, Lauren R. Pyle, Analisa M. Scott, Nataniel V. Sebastian, Jacqueline C. Sheehan, Kevin P. Short, Kathryn R. Thompson et John A. Walker IV. LES BOURSES D’ÉTUDES PRO DEO ET PRO PATRIA (CANADA)
Comme leurs contreparties américaines, ces bourses, sont accordées à des étudiants de première année dans des universités catholiques. Neuf nouvelles bourses ont été accordées et 28 furent renouvelées. Les boursiers sont : David T. Boyd, Amy K. Cahill, Matthew Halat, John D. MacDougall, Chelsea A. Maloney, Jaedyn J. Matsalla, Kevin Paulin, Noémi Roy, Andreae N. Sennyah et Paige A. van der Zweep. LES BOURSES D’ÉTUDES DE FONDATIONS
Les bourses d’études Percy J. Johnson sont accordées à des
jeunes gens inscrits dans une université catholique américaine et elles sont fondées par un legs de Percy J. Johnson, un membre du conseil Seville 93, de Brockton, Massachussetts. Quatre nouvelles bourses ont été accordées et 16 ont été renouvelées. Voici les noms des nouveaux boursiers : Ian M. Havens, Benjamin L. Kohring, Dominic C. Lira et Kevin M. Vandewark. En l’an 2000, La Fondation pour les œuvres des Chevaliers de Colomb Inc. a reçu un don de 100 000$ de Frank L. Goularte. Un fonds qui offre une bourse de 1500$, accordée sur la base de nécessité a été institué en son nom. L’administration de ce fonds est semblable au fonds Pro Deo et Pro Patria. Deux nouvelles bourses ont été accordées pour cette année universitaire et trois bourses ont été renouvelées. Les nouvelles boursieres : Julie M. Borzage et Erin M. Brine-Doyle. De 1995 à 1997, La Fondation pour les œuvres des Chevaliers de Colomb Inc. a reçu des legs de la succession de Anthony J. LaBella s’élevant à 200 000$. Dans son testament, LaBella s’est souvenu des bontés des C. de C. à son égard quand il était orphelin à Farmingdale, New York. Ces legs ont servi à la création d’un fonds au nom de LaBella, pour créer des bourses d’études. Le revenu de ce fonds sert, selon les mêmes dispositions que le fonds Pro Deo et Pro Patria, à donner des bourses d’études pour étudiants de licence. Trois nouvelles bourses ont été accordées cette année, et sept autres ont été renouvelées. Voici les noms des nouveaux boursiers : Rose M. Anderson, MaryEllen G. Krah et Shannon C. Riley. En 1997, La Fondation pour les œuvres des Chevaliers de Colomb Inc. a reçu un legs du Dr Arthur F.
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E SI PB O I EI R S TS S C HNOOLMASRD SH RU ER CSI P EN
Batistta pour établir des bourses d’études pour les diplômés de Cornwall (Ontario) Collegiate and Vocational School. Ces bourses annuelles de 1500$ et 2000$ sont accordées d’après le mérite scolaire, les besoins financiers, les services rendus à la communauté et les activités extrascolaires. La préférence va aux frères chevaliers; aux enfants ou petits-enfants des frères chevaliers; aux étudiants recommandés par le conseil d’État de l’Ontario; aux étudiants qui se dirigent vers les universités catholiques. Cette année, 28 nouvelles bourses ont été accordées et 28 autres renouvelées. Voici les noms des nouveaux boursiers : Bejad Al-Gahtani, Ramsha Amjad, Sandra Bigtree, Eunice Brownlee, Corey Brunet, Krista-Marie Champagne, Chloe Collin, Alexander Dalrymple-Alford, Vanessa DeSerres, Paththige Fernando, Julien Forrester, Jonah Gillard, Joseph Grady, Quinlyn Jacobs, Inthujan Jeyachandran, Sandra McDonald, Alexandra Nurse, Mariela Ortiz Maxwell, Angéle Primeau, Tiffany Rocheleau, Rebecca Runions, Ahmed Saeed, Ferva Shahzeen, Zakary Snyder, Ashley Stang, Trysten Thompson-Oakes, Jasinthan Visveswaran et Natasha Whiteman. BOURSES D’ÉTUDES
L’Ordre possède des fonds à l’Université catholique des États-Unis à Washington, District of Columbia, qui offre des bourses d’études supérieures des Chevaliers de Colomb. Cette année, il y a eu deux nouvelles bourses ainsi que cinq bourses renouvelées. Le nouveaux boursier : Marco Panessa. Un bourses d’études supérieures à l’Institut Jean Paul ll pour les études sur le ma30 ♦ C O L U M B I A ♦
riage et la famille, sur le campus de l’Université catholique furent accordées pour l’exercice universitaire actuel. Le nouveaux boursier : Bradley Macke. Les étudiants inscrits à temps plein dans un programme de maîtrise qui se destinent à l’enseignement des personnes ayant une déficience intellectuelle sont admissibles pour une bourse d’études supérieures Bishop Charles P. Greco, qui porte le nom de l’ancien aumônier suprême. On a offert une nouvelle bourse d’études pour l’année universitaire en cours. La boursière : Wendy I. Bridegam. BOURSES D’ÉTUDES DE LA FONDATION SISTER THEA BOWMAN
La Fondation Sister Thea Bowman – Bourses d’études des Chevaliers de Colomb. Cette bourse d’étude porte le nom de Sœur Thea Bowman (1937 à 1990), une religieuse afro-américaine qui a inspiré beaucoup de personnes par ses appels urgents pour une meilleure éducation pour les enfants de la communauté noire. En décembre 1996, le conseil d’administration de l’Ordre des Chevaliers de Colomb a autorisé une bourse de quatre ans au montant de 25 000$ par année pour appuyer des étudiants méritants de la communauté noire à poursuivre leur éducation dans une université catholique. De temps en temps, le conseil d’administration approuve la continuation de cette bourse. En août 2005, le montant de cette bourse a été augmenté à 37 500$ par année. Pour l’exercice universitaire 2013-2014, quatre étudiants vont poursuivre leurs études du premier cycle dans des universités catholiques.
SEPTEMBRE 2013
Fonds pour l’éducation LES FONDS Francis P. Mathews et John E. Swift offrent des bourses d’études pour les enfants de membres en règle qui , en servant dans les forces armées de leur pays dans une zone de combat ainsi désignée par le conseil d’administration des Chevaliers de Colomb, sont tués suite à une action hostile ou blessés suite à une action hostile, et dans ce dernier cas, qui, en conséquence de telle blessures, sont frappés d’une invalidité totale et permanente dans les deux années suivant la dite action hostile. En 2004, l’Ordre a déclaré que les conflits en Iraq, en Afghanistan et au Pakistan seraient couverts. Les enfants des membres qui sont morts à la suite de violence criminelle à leur égard durant l’exercice de leurs fonctions de policiers ou de pompiers sont aussi admissibles. Une demande doit être présentée dans les deux ans qui suivent la mort ou la déclaration officielle de l’état permanent d’invalidité du membre en question. Le 30 juin dernier, 818 enfants furent déclarés admissibles aux prestations de ce fonds depuis 1944. Jusqu’à maintenant, 344 enfants admissibles ont décidé de ne pas accepter de bourses d’études, trois sont décédés et 125 qui avaient entrepris des études ont décroché ou ont employé la totalité admissible avant de recevoir le diplôme. Il y a 52 candidats possibles. À ce jour, avec ce fonds, 288 étudiants ont fini leurs études. Au cours de l’exercice universitaire actuel, grâce au fonds Mathews-Swift, six étudiants poursuivent des études en vue d’une licence — cinq renouvellements et un nouvelle bourse. Voici le nom de la nouvelle boursière : Melissa R. Stachowiak.
BOURSES D’ÉTUDES AU MEXIQUE
Neuf nouvelle bourses d’études d’une valeur de 500$ furent accordées. Elles sont renouvelables pour 4 ans. De plus sept autres bourses furent renouvelées. Voici les noms des nouveaux boursiers : Guadalupe Barraza-Sandoval, Cristal Blas-Toledo, Yadhir Chanes-Cuevas, Diana de Hoyos-Casas, Frida FalcónBerlanga, Alan Franco-Cárdenas, Jesús Garza- Zamarrón, Karla Ixtláhuac-Rodríguez et Victor Wong-Gamboa. BOURSES D’ÉTUDES À PORTO RICO
Cette année, quatre nouvelles bourses d’études d’une valeur de 500$ furent accordées, et
12 autres furent renouvelées. Voici les noms des nouveaux boursiers : José G. GonzálezSoto, Zuleyka GonzálezSoto, Luis M. Roldán-Santiago et Francheska ValentinVega. BOURSES PHILIPPINES
Pour l’année universitaire 2012-2013, on a accordé neuf nouvelles bourses d’études de 500$ et on en a renouvelé 27. Voici les noms des nouveaux boursiers : Apple R. Alcover, Edsil P. Amoroso, Lorenz M. Billena, Christine L. Boncales, Amador B. Busalanan, Robie M. Dalimocon, Maria S. Erta, Gypancel M. Salvaña et Mia O. Soriano.
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A P P L I C AT I O N D E N O S D E G R É S
Unité MARVIN COMPTON et l’abbé Joseph Chacko, du conseil St. Andrew 8371, d’Amelia, Louisiane, en tête d’un défilé du rosaire avec les paroissiens de l’église St. Andrew et de l’église Holy Family. Le défilé annuel a lieu depuis plus de 20 ans comme signe externe de la foi de la communauté.
Charité
Fraternité
Patriotisme
ROB ROTHWELL (à gauche) et Rob Pinkerton (à droite) du conseil Beatrice 1723, au Nebraska, servent de la soupe au déjeuner « Empty Bowls Luncheon » (Dîner des bols vides), au profit du Programme de sacs à dos de la l’école publique de Beatrice. Les Chevaliers y ont servi servaient leur « Grand Canyon cheese soup » (Soupe au fromage « Grand Canyon ») à 325 convives qui étaient venus y déguster 17 différentes sortes de soupes présentées par 17 différents vendeurs et organismes. En tout, la soirée a rapporté plus de 25 000$ qui ont permis de fournir des sacs à dos remplis de denrées partagées au cours du week-end par des enfants dans le besoin. La soupe du conseil est arrivée ex aequo au premier rang.
RICH HOKANSON et Ted Lapponi, du conseil North Ridgeville (Ohio) 7970 repeignent la résidence d’une veuve du conseil, geste faisant partie du programme « Knightline » (L’Accolade). Inauguré en 2011, le programme assure le soutien nécessaire aux Chevaliers et aux veuves du conseil ayant besoin d’aide dans l’entretien de leurs domiciles. Ces derniers temps, les Chevaliers ont nettoyé et ont repeint l’extérieur du domicile de la femme d’un membre décédé.
LES MEMBRES de l’Assemblée Nuestra Señora Virgen del Pilar, de Zamboanga City, Mindanao, agitent des drapeaux des Philippines au cours d’une cérémonie de la Journée du drapeau. Les Chevaliers organisaient une activité patriotique lors des manifestations de la journée.
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SEPTEMBRE 2013
CHEVA LI ER S D E CO LO M B
Construire un monde meilleur un conseil à la fois. Chaque jour, les Chevaliers à travers le monde ont la possibilité de faire une différence, que ce soit à travers le service à la communauté, la collecte de fonds ou la prière. Nous célébrons chaque et tout Chevalier pour sa force, sa compassion, et son dévouement à vouloir construire un monde meilleur.
Des membres du Conseil 1719 Don Juan Ponce de Leon enregistrent, aidés de leurs familles, des cyclistes désireux de s’inscrire à la « Pedaleando for la Fe » (« Pédaler pour la foi »), un événement parrainé par le Conseil à Ponce, Porto Rico. Les Chevaliers ont organisé cette randonnée de 21 km dans les rues de Ponce qui a commencé à l’université pontificale catholique de Porto Rico pour se poursuivre en rejoignant diverses églises à travers la municipalité. Environ 500 cyclistes ont participé à l’événement.
ENVOYEZ-NOUS LES PHOTOS DE VOTRE CONSEIL POUR LA RUBRIQUE «CHEVALIERS À L’ŒUVRE». LES PHOTOS PEUVENT ÊTRE ENVOYÉES PAR COURRIEL À COLUMBIA@KOFC.ORG OU BIEN À COLUMBIA, 1 COLUMBUS PLAZA, NEW HAVEN, CT 06510-3326. SEPTEMBRE 2013
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GARDER L A F O I V I VA N T E
« DIEU M’INCITAIT À AGIR ET À SURMONTER L’INCERTITUDE LIÉE À L’AVENIR. »
Photo by Jean Poland Photography
J’ai sérieusement commencé à envisager une vocation sacerdotale à l’époque de l’école secondaire. Mon curé m’avait alors invité à participer à l’Opération Andrew, un événement qui ne nous engageait pas et qui comprenait de l’adoration, un repas et une séance de questionsréponses en présence de plusieurs prêtres ainsi que de l’archevêque. J’ai continué à songer à la prêtrise au cours des années qui suivirent, mais sans aller jusqu’à envisager d’entrer au séminaire. Vers la fin de ma première année universitaire, j’ai compris que je devais donner une direction à ma vie. J’étudiais pour me bâtir un avenir, pas pour me laisser aller. J’ai compris aussi que tout ce que je croyais au sujet de Dieu ne voulait rien dire si je ne joignais pas le geste à la parole. Dieu m’incitait à agir et à surmonter l’incertitude liée à l’avenir. Je suis entré au séminaire et ne l’ai jamais regretté. Tout au long de mes études, Dieu a transformé ma soif d’agir et de m’épanouir en un merveilleux amour pour lui et les siens. La route vers le sacerdoce est encore longue et incertaine, mais je suis sûr que Dieu continuera à m’accompagner tout au long de ce cheminement. JOSHUA STIKA, SÉMINARISTE Archidiocèse de Dubuque, Iowa
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