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Columbia Novembre 2012

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CHEVA L I E R S D E C O LO M B

N OVEMBRE 2012

COLUMBIA


P RO T É G E R

NOTRE FA M I L L E D E P U I S D E S G É N É R AT I O N S

ASSURANCE VIE

A S S U R A N C E I N VA L I D I T É

S O I N S D E LO N G U E D U R É E

RENTES


C H E VA L I E R S D E C O LO M B NOVEMBRE 2012 ♦ VOLUME 92 ♦ NUMÉRO 11

COLUMBIA

ARTICLES

8 Ce que chaque catholique peut faire pour dépasser la partisanerie La doctrine sociale catholique a le pouvoir de transformer la politique américaine. PAR LE CHEVALIER SUPRÊME, CARL A. ANDERSON

12 La culture de la vie et des principes politiques Les législateurs et les électeurs doivent prendre au sérieux la morale naturelle et le droit à la vie. PAR LE CARDINAL DONALD W. WUERL

14 Inspirés par la gloire Des Chevaliers ainsi que d’autres personnes, émus par l’héroïsme dont ont fait preuve les catholiques mexicains dans les années 1920, ont aidé à faire la promotion du film Pour la plus grande gloire. PAR LIZETTE M. LANTIGUA

16 Accompagner les gens aux portes de la foi L’Année de la foi défie les catholiques d’approfondir leurs convictions et de participer à la nouvelle évangélisation. PAR L’ABBÉ GENO SYLVA

20 Le sentier de la charité « Nourrir les familles », une initiative des Chevaliers de Colomb, suscite la fraternité, le bénévolat et la main tendue aux démunis. PAR PATRICK SCALISI

24 Un « nuage de témoins »

CNS photo/Paul Haring — PAINTING: Founding Vision by Antonella Cappuccio

Le pape Benoît XVI canonise trois nouveaux saints provenant de pays où sont présents les Chevaliers de Colomb. PAR LE PÈRE THOMAS ROSICA, C.S.B.

Des prélats de partout dans le monde se rassemblent pour la messe d’ouverture du synode des évêques sur la nouvelle évangélisation, célébrée par le pape Benoît XVI sur la place SaintPierre, au Vatican, le 7 octobre.

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Construire un Monde Meilleur Les paroles de Benoît XVI nous guident et nous confortent dans notre quête du bien commun. PAR LE CHEVALIER SUPRÊME, CARL A. ANDERSON

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Apprendre la foi, vivre la foi Les mesures prises pour redéfinir le mariage et la religion menacent de compromettre le rôle de l’Église au sein de la société. PAR MGR. WILLIAM E. LORI,

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Nouvelles des Chevaliers Les Chevaliers étudiants discutent de leadership et de témoignage chrétiens. • Les Chevaliers parrainent la chapelle de la relique de Guadalupe, dans la cathédrale de Los Angeles. • Élection de nouveaux directeurs. • Le Chevalier suprême nommé auditeur pour le Synode des évêques

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Des pères pour bien faire Conseils de sécurité numérique de la part d’un père en ligne. PAR MATT WARNER

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Chevaliers à l’œuvre

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Noms des boursiers

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Application de nos degrés

AUMÔNIER SUPRÊME

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É D I TO R I A L

COLUMBIA ÉDITEURS

(Re)découvrir notre foi LE 11 OCTOBRE DERNIER, l’Église s’est engagée dans l’Année de la foi, qui se poursuivra jusqu’à la Solennité du Christ Roi, le 24 novembre 2013. Le pape Benoît XVI a institué cette année spéciale de réflexion en contrepartie à la « crise profonde de la foi » de notre époque. En annonçant l’initiative, il y a un an, le Saint-Père l’a décrite comme « une invitation à une conversion authentique et renouvelée au Seigneur, unique Sauveur du monde » (Porta Fidei, 6). En même temps que s’ouvrait l’Année de la Foi, un synode des évêques s’est rassemblé à Rome pour échanger sur « La Nouvelle Évangélisation en vue de la transmission de la foi chrétienne » (cf. p. 16). Durant l’Eucharistie d’ouverture du synode, le 7 octobre, le pape prononçait une homélie dans laquelle il relevait trois aspects complémentaires de l’évangélisation : la mission d’annoncer l’Évangile aux non-chrétiens; le réévangélisation des baptisés qui « se sont éloignés », et « l’évangélisation ordinaire » au sein des communautés chrétiennes. Dans chacune des situations, il est essentiel d’abord de redécouvrir la signification de notre foi catholique et d’y réfléchir, pour permettre à l’Esprit Saint de transformer nos cœurs et nos esprits, avant de pouvoir partager le Christ et son Évangile avec les autres. Beaucoup de catholiques sont animés d’un désir d’approfondir leur foi et de la vivre plus pleinement, mais ne savent pas où commencer. Heureusement, l’Église nous a fourni de précieuses ressources. D’abord le Catéchisme de l’Église catholique, qui résume et explique les enseignements de l’Écriture et de la tradition sacrée. Le pape Benoît a dit du Catéchisme qu’il est « un outil pré-

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cieux et indispensable », et il affirme qu’il devrait jouer un rôle central durant l’Année de la Foi. Que ce soit grâce à l’étude personnelle ou en famille, au sein des conseils ou des paroisses, les Chevaliers de Colomb sont incités à se concerter pour en apprendre davantage sur leur foi, au cours de cette année particulière. En plus de Catéchisme, ils peuvent explorer des ressources moins longues rendues disponibles au Service d’information catholique de l’Ordre. Parmi les brochures du SIC, on trouve la Collection Luke E. Hart, la Collection Veritas et, plus récemment, la Collection Nouvelle Évangélisation (cf. page 7). Comme outil moins connu propre à nous faire grandir dans la foi se trouve le Compendium de la Doctrine sociale de l’Église (2004), qui explicite davantage le rôle de l’Église et les principes catholiques se rapportant à la société. Après tout, la crise de la foi étend sa confusion jusque dans les questions sociales fondamentales, telles que le droit à la vie, le rôle de la famille et la liberté religieuse. Une connaissance de l’enseignement social catholique contribue à bien former nos consciences et nous permet de découvrir comment notre foi peut transformer le domaine public en vue du bien commun (cf. page 8). Alors que s’ouvre l’Année de la Foi, nous cherchons à grandir dans « une conversion authentique au Seigneur » et une intelligence des enseignements et des principes de la foi catholique. Ce faisant, nous deviendrons mieux préparés à œuvrer en vue de la nouvelle évangélisation.♦ ALTON J. PELOWSKI DIRECTEUR DE RÉDACTION

Chevaliers de Colomb ________ ADMINISTRATEURS SUPRÊMES CHEVALIER SUPRÊME Carl A. Anderson AUMÔNIER SUPRÊME Mons. William E. Lori, S.T.D. DÉPUTÉ CHEVALIER SUPRÊME Dennis A. Savoie SECRÉTAIRE SUPRÊME Charles E. Maurer Jr. TRÉSORIER SUPRÊME Logan T. Ludwig AVOCAT SUPRÊME John A. Marrella ________ RÉDACTION DIRECTEUR DE RÉDACTION Alton J. Pelowski alton.pelowski@kofc.org RÉDACTEUR EN CHEF ADJOINT Patrick Scalisi patrick.scalisi@kofc.org

L’abbé Michael J. McGivney (1852-90), Apôtre de la jeunesse, protecteur de la vie familiale et fondateur des Chevaliers de Colomb, intercédez pour nous. ________ POUR COMMUNIQUER AVEC NOUS PAR LA POSTE: COLUMBIA

Knights of Columbus 1 Columbus Plaza New Haven, CT 06510-3326 TÉLÉPHONE: 203.752.4398 TÉLÉCOPIEUR: 203.752.4109 COURRIEL: columbia@kofc.org NOTRE SITE INTERNET: kofc.org SERVICE Å LA CLIENTÈLE: 1.800.380.9995 ________ SI VOUS DÉMÉNAGEZ Prévenez votre conseil. Envoyez votre nouvelle adresse et votre étiquette à: Dept. of Membership Records [service de dossiers de membres], PO Box 1670, New Haven, CT, 06507-0901, USA, ou par courriel à columbia@kofc.org ________ Copyright © 2012 Tous droits réservés ________ EN PAGE COUVERTURE « Le Dieu qui nous a donné la vie nous a donné la liberté » figure parmi les citations gravées sur le Jefferson Memorial, à Washington, D.C.


C O N S T RU I R E U N M O N D E M E I L L E U R

Fidèles citoyens, fidèles Chevaliers Les paroles de Benoît XVI nous guident et nous confortent dans notre quête du bien commun par le Chevalier Suprême, Carl A. Anderson

IL Y A QUELQUES semaines de cela, le pape Benoît XVI a prononcé un discours d’une extraordinaire importance sur la responsabilité politique des catholiques. Il a commencé par nous rappeler l’enseignement du concile Vatican II quant aux liens entre le social et le politique : « L’ordre des choses doit être subordonné à l’ordre des personnes, et non l’inverse » (Gaudium et Spes, 26 ; cf. CÉC, 1912). La question demeure, toutefois : comment appliquer ce précepte ? En vertu de quels critères peut-on établir qu’on défend au mieux la personne tout en construisant une société qui reflète les valeurs fondamentales de l’Évangile ? Voilà une question à laquelle tout catholique consciencieux doit répondre si il ou elle aspire vraiment à être à la fois un citoyen fidèle et un chrétien fidèle — en particulier aux États-Unis, en cette période d’élections. Heureusement, le pape Benoît XVI peut nous guider en cette matière. « Les domaines dans lesquels s’exerce ce discernement décisif sont justement ceux qui concernent les intérêts les plus vitaux et délicats de la personne, a-t-il dit. Ces domaines d’ailleurs ne sont pas séparés, mais profondément reliés [...] (ils constituent) la fin ultime de toute justice sociale authentiquement humaine. » Le Saint-Père a ensuite clairement établi quels devaient être ces critères catholiques : « Le respect de la vie dans toutes ses phases, de la conception jusqu’à la fin naturelle — avec le refus conséquent de procurer l’avortement, l’euthanasie et de toute pratique eugénique — est un engagement qui est

en effet lié à celui du respect du mariage, en tant qu’union indissoluble entre un homme et une femme. » Les catholiques fidèles et loyaux, par ailleurs citoyens des États-Unis — surtout alors que des consultations sont tenues dans plusieurs États sur le suicide assisté et le mariage — devraient être reconnaissants pour ces conseils éclairés. Prendre au sérieux la doctrine de notre Église peut effectivement aider les catholiques à transformer les opinions politiques (Note de l’éditeur : voir l’article en page 8). Or les Chevaliers de Colomb assument une responsabilité toute spéciale à cet effet puisque nous nous efforçons de demeurer le fidèle et puissant bras droit de notre Église. Benoît XVI a d’ailleurs mis en lumière cette responsabilité dans le message qu’il nous a fait parvenir pour notre 130e Congrès suprême. Il est important pour chacun de nous de bien s’imprégner de ses paroles, transmises pour l’occasion par le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’État du Vatican : « En cette période difficile où l’on s’évertue à redéfinir et limiter le droit à la liberté religieuse, les Chevaliers de Colomb travaillent sans relâche pour aider la communauté catholique à prendre conscience de ainsi qu’à répondre à la gravité sans précédent que posent ces nouvelles menaces à la liberté de l’Église et au témoignage moral public. En défendant le droit de tous les croyants — sur le plan individuel comme au sein de leurs institutions — à travailler de manière responsable à la formation d’une société démocratique inspirée par

ces idéaux, ces valeurs et ces aspirations profondes, votre Ordre a été à la hauteur des grands principes religieux et patriotiques qui ont inspiré sa fondation. « Les défis actuels posés par le contexte social changeant ne font que nous rappeler l’importance décisive des laïcs catholiques pour faire progresser la mission de l’Église. Les Chevaliers de Colomb, fondés en tant que société fraternelle d’assistance mutuelle et de fidélité à l’Église, ont été des pionniers dans le développement de l’apostolat laïc moderne. » Les salutations continuaient en soulignant que le Saint-Père est « persuadé » que les Chevaliers de Colomb « vont continuer à transmettre cet héritage en procurant une saine inspiration, un encadrement et une orientation à une nouvelle génération de laïcs catholiques, fidèles et dévoués. » Le pape a conclu son message en se disant « profondément reconnaissant » pour nos prières et notre « fidélité, loyauté et soutien durant ces moments difficiles ». Chers frères Chevaliers, notre mandat est infaillible et notre responsabilité, très claire : N’hésitons pas ; demeurons fermement résolus ; laissons les Chevaliers continuer à être « des pionniers dans le développement de l’apostolat laïc moderne » quand il s’agit de faire valoir les demandes de fidèles citoyens ; et continuons à défendre tant la vie que la liberté ! Vivat Jesus!

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APPRENDRE LA FOI, VIVRE LA FOI

1970 ― Nous y voilà revenus !

Les mesures prises pour redéfinir le mariage et la religion menacent de compromettre le rôle de l’Église au sein de la société par Mgr. William E. Lori, Aumônier Suprême RÉCEMMENT, J’AI ASSISTÉ à une conférence d’un homme qui avait abandonné une carrière très lucrative pour consacrer ses talents et ses énergies à défendre le mariage. Il a rappelé que, en 1970, une jeune femme avait déposé une réclamation de trois pages devant un tribunal de Dallas. À l’époque, il s’agissait d’une plainte qui semblait sans conséquences. Pourtant, en moins de trois ans la réclamation avait abouti à la Cour suprême des États-Unis, cheminement qui a mené à la décision désastreuse du haut tribunal qui rendait l’avortement légal partout au pays. Le conférencier a expliqué comment, aujourd’hui, 40 ans plus tard, la décision Roe c. Wade est bien implantée dans le vocabulaire d’une société qui a été témoin de la mort de plus de 55 millions d’enfants à naître et innocents. Cette situation le portait à réfléchir : « Que serait-il arrivé si, en 1970, l’opposition à la plainte Roe avait été plus vigoureuse et plus efficace? » Devant les sérieux défis posés à la liberté religieuse et à l’institution sacrée du mariage qui se profilent comme les grands tournants contemporains, il s’exprimait ainsi : « 1970 ― Nous y voilà revenus! » LE RÔLE DE LA RELIGION Les électeurs de quatre états ― le Maine, le Maryland, le Minnesota et l’état de Washington ― sont prêts à voter sur des questions cherchant à redéfinir le mariage, et une décision de la Cour suprême statuant sur la Loi sur la Défense du mariage est imminente. Ainsi, en sommes-nous à un autre mo4 ♦ COLUMBIA ♦

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ment crucial de notre nation qui définira quel genre de nation nous sommes. Tout comme en 1970, les gens de nos jours minimisent les conséquences qu’entraînera la modification de la loi. Les tenants de la redéfinition du mariage laissent entendre que les préoccupations sur l’impact à long terme d’un tel changement relève, au minimum, de l’exagération ou, au pis allé, d’une forme de pharisaïsme. Mais pour bien comprendre les véritables conséquences qu’implique la redéfinition du mariage, nous devons nous porter au-delà des petites phrases faciles, de la publicité superficielle du langage astucieux des bulletins de vote. Au contraire, il faut nous reporter au fond des choses afin de découvrir ce que représente la reconnaissance juridique du mariage entre personnes de même sexe, c’est-à-dire, une menace flagrante à la liberté religieuse. Depuis des années, la religion est marginalisée au sein de la culture occidentale et, plus récemment, par le gouvernement fédéral lui-même. Nous n’avons qu’à rappeler la définition étroite de la religion qui a émergé lors de la lutte autour du règlement sur la contraception imposé par le Département fédéral de la santé et des services sociaux. Aux fins de se qualifier en vue d’obtenir une exemption quant à fournir des services moralement répréhensibles parmi les avantages sociaux accordés aux employés, le gouvernement fédéral stipule que les églises doivent servir surtout leurs propres membres, embaucher surtout leurs propres membres et exister surtout en vue de la propagation de leur propre doctrine.

Quel rôle une église de ce type peutelle jouer au sein de la société? Comment une église de ce type peut-elle servir et promouvoir le bien commun, si elle ne peut sortir de ses propres portes? D’après cette définition étroite, une église n’est pas « suffisamment religieuse » pour obtenir une exemption en vue de fournir des services conformes à ses propres enseignements et ses propres valeurs, si, par exemple, elle se charge d’une agence de services ou une œuvre de charité qui dessert ou embauche des personnes provenant d’une autre foi. Et nous voilà de retour à 1970. La définition étroite et laïque ― qui cherche à réduire l’influence de la religion au sein de la société ― se propagera sans doute dans tous les créneaux juridiques tant du gouvernement fédéral que des états. Cette définition unique « d’église » servira les agents du gouvernement pour limiter le rôle des églises en éducation, au sein des œuvres de charité et dans le domaine public ― rôle qui s’est avéré crucial depuis des générations. Lorsque l’Église catholique s’engagera dans de telles activités, on la considérera non pas comme agissant à l’exemple du Christ, mais dans une œuvre laïque, et elle recevra l’ordre de laisser de côté ses propres enseignements pour « jouer selon les règles » ― les règles d’un gouvernement qui est complice de la culture de la mort. IL EST TEMPS DE SE MANIFESTER Limiter le rôle des institutions ecclésiastiques s’avère également le but de


APPRENDRE LA FOI, VIVRE LA FOI

plusieurs des personnes qui favorisent la redéfinition du mariage. L’Église catholique cherche à maintenir le mariage en tant qu’union entre un seul homme et une seule femme, car c’est la relation par laquelle les enfants viennent au monde et qu’ils sont le mieux élevés. Le mariage s’avère la fondation de la société et le dessein essentiel de Dieu pour l’humanité. Le gouvernement n’a aucun droit de s’y opposer. Toutefois, qu’arrive-t-il si, de fait, le gouvernement s’y oppose? En certains endroits où le mariage entre personnes de même sexe est reconnu, l’Église a été exclue de force en tant que distributrice des services sociaux, car on y estime que

INTENTIONS DU

les enseignements de l’Église sont discriminatoires. Puisque le gouvernement a le pouvoir d’autoriser et de régir les services sociaux et l’instruction publique, il a également le pouvoir de marginaliser les institutions ecclésiastiques. À certains endroits, le gouvernement estime que les Charités catholiques ne sont pas aptes à s’occuper d’adoption, étant donné que, par conviction de raison et de foi, les enfants sont le mieux servis dans des foyers où le père et la mère sont présents. Si la Loi sur la défense du mariage est annulée ou révoquée, ou si certains états sanctionnent une modification à la loi, on peut s’attendre à des conséquences d’envergure. L’Église pourrait

être obligée de décider soit de continuer de fournir plusieurs services sociaux ― services qui dépendent de soutien du gouvernement en vue de servir le bien commun ― ou d’abandonner ses propres enseignements qui servent d’inspiration de fond à de telles œuvres de compassion. Mais nous ne sommes pas en 1970, mais bien en 2012. Il est temps que nous comprenions à fond l’enseignement de l’Église en ce qui concerne la liberté religieuse et le mariage; que nous acceptions cet enseignement dans nos vies au point de pouvoir le défendre; et de se manifester en faveur de cet enseignement au sein de nos familles et parmi nos amis, ainsi que sur la place publique.♦

L ’ H O M M E C AT H O L I QU E D U M O I S

S A I N T- P È R E

Offertes en solidarité avec le pape Benoît XVI GÉNÉRALE : Pour que les évêques, les prêtres et tous les ministres de l’Evangile rendent un témoignage courageux de fidélité au Seigneur crucifié et ressuscité.

PHOTO OF POPE: CNS photo/L’Osservatore Romano

MISSIONNAIRE : Pour que l’Église, pèlerine sur la terre, resplendisse comme lumière des nations.

St. Martin de Porres (1579-1639) JUAN MARTIN DE PORRES est né à Lima, au Pérou, le 9 décembre 1579, d’un noble espagnol et d’une ancienne esclave de Panama. Ses parents n’étaient pas mariés. Après la naissance de la sœur de Martin, Juana, son père abandonna la famille, les laissant dans la pauvreté. Pourtant, plusieurs années plus tard, le père est revenu, et Martin a été envoyé à l’école pour faire son apprentissage en médecine auprès d’un chirurgien-barbier. Dès son jeune âge, Martin passait beaucoup d’heures en prière. À 15 ans, il demanda d’entrer au prieuré du Saint-Rosaire, à Lima, où il fut d’abord accueilli comme domestique. Bientôt, il fut reconnu pour sa piété, et de nombreuses guérisons miraculeuses lui furent attribuées. Après un certain temps, ses supérieurs mirent fin à leur interdit racial et permirent à Martin de prendre l’habit dominicain. Frère Martin avait une grande dévotion à l’Eucharistie et vivait dans l’austérité, s’abstenant de viande, et s’adonnant au jeune et à la pénitence. À l’âge de 34 ans, il fut chargé de l’infirmerie, où il serait de service le restant de sa vie. En même temps, il s’occupait

également des malades et des pauvres à l’extérieur du prieuré. Il fonda un orphelinat et un hôpital pour enfants, et sollicitait régulièrement l’aumône ― suffisamment pour distribuer tous les jours nourriture et argent à des douzaines de pauvres. Frère Martin comptait parmi ses amis, sainte Rose de Lima et saint Jean Macias. À la mort de frère Martin, le 3 novembre 1639, il était reconnu dans la ville entière sous le titre de « Martin de la Charité ». Il fut béatifié en 1837, et canonisé par le pape Jean XXIII, le 6 mai 1962. En plus d’être un modèle de charité pour tous, saint Martin de Porres est reconnu comme le premier saint de race noire des Amériques et le patron de l’harmonie raciale.♦

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N O U V E L L E S D E S C H E VA L I E R S

Les Chevaliers étudiants discutent de leadership et de témoignage chrétiens

Le Chevalier suprême Carl A. Anderson en compagnie, le 28 septembre dernier, des membres du comité consultatif de la « Conférence universitaire ». QUELQUE 150 CHEVALIERS étudiants, représentant plus de 70 collèges et universités des États-Unis, du Canada et de la République dominicaine, se sont rassemblés du 28 au 30 septembre à New Haven, au Connecticut, pour le congrès « Conférence universitaire 2012 » des Chevaliers de Colomb. Les participants ont pu nouer des liens, partager des idées de programmes et discuter de façon plus globale des enjeux auxquels font face leurs Conseils et leurs campus. Le témoignage catholique dans un monde laïc a été l’un des principaux thèmes abordés durant les allocutions et les séances en sous-comités. Le vendredi 28 septembre, les membres du comité consultatif du congrès se sont réunis pour le lunch au siège social du Conseil suprême avant de rencontrer le Chevalier suprême Carl A. Anderson pour discuter des événements à venir au cours du week-end, ainsi que des défis particuliers que doivent relever les Conseils étudiants. Dans la foulée du banquet annuel des prix d’excellence qui s’est tenu le vendredi soir, le Chevalier suprême Anderson a livré quelques observations tout en invitant les participants à suivre l’exemple du fondateur de l’Ordre, le Vénérable Michael McGivney, alors qu’ils s’efforcent de fournir un témoignage authentiquement catholique sur leurs campus. « Nous devons nous développer ; nous devons faire la différence ; et nous devons nous en acquitter en faisant en sorte que les gens disent « Ces types-là sont vraiment spéciaux, j’aimerais bien me joindre à eux », a dit le Chevalier suprême. Après le discours de Carl Anderson, le Conseil suprême a décerné des prix d’excellence aux Conseils étudiants qui se sont 6 ♦ COLUMBIA ♦

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démarqués dans les domaines de l’assurance, du recrutement et du service. Le Conseil 10624 Texas A & M University, à College Station, a reçu le Grand Prix d’excellence 2012 pour ses nombreuses heures de bénévolat effectuées dans le cadre d’une variété de programmes. La journée du samedi a débuté par une messe célébrée par le père Gregory Gresko, aumônier du sanctuaire du Bienheureux Jean-Paul II, à Washington, D.C. Le congrès s’est poursuivi avec des présentations, des réunions à l’échelle régionale ont permis de discuter des succès et des défis propres aux Conseils étudiants, et une excursion au musée des Chevaliers de Colomb a eu lieu, ainsi qu’une heure sainte et une bénédiction en l’église St. Mary. Une soirée a conclu la journée d’activités. Lors de la séance de clôture du dimanche, l’Avocat suprême John A. Marrella a encouragé les Chevaliers en prévision de leur retour incessant sur leurs campus respectifs. Durant le congrès, les participants se sont vu demander de soumettre de nouvelles idées pour des programmes de service. Au terme de la fin de semaine, une proposition a rallié tous les suffrages : L’« Opération Manne », une suggestion conjointe du Conseil 5136 de l’Université St. John (Collegeville, Minnesota) et du Conseil 11949 St. Thomas Aquinas (Université St. Thomas, à St. Paul, dans le même État). L’objectif visé : aider les familles démunies en mettant sur pied des comptoirs alimentaires dans diverses paroisses de même que dans les centres Newman. Les Conseils participants seront également encouragés à organiser des repas sur une base régulière au profit des familles desservies.♦


N O U V E L L E S D E S C H E VA L I E R S

Les Chevaliers parrainent la chapelle de la relique de Guadalupe, dans la cathédrale de Los Angeles LE CHEVALIER SUPRÊME CARL A. ANDERSON — ainsi que des représentants du Conseil d’État de la Californie — ont participé à la cérémonie du 2 septembre dernier consacrant la nouvelle chapelle Notre-Dame de Guadalupe en la cathédrale Our Lady of Angels, à Los Angeles. L’archevêque José H. Gómez, de Los Angeles, a présidé la cérémonie. Les Chevaliers de Colomb, grâce à leur aide, ont rendu possible la construction de la chapelle, qui abrite désormais de manière permanente la relique de la tilma de saint Juan Diego, sur laquelle l’image de Notre-Dame de Guadalupe s’est miraculeusement imprimée, en 1531. Cette relique de Los Angeles est le seul morceau de la célèbre tunique qu’on peut officiellement trouver aux États-Unis. Les Chevaliers ont coparrainé en 2003 une tournée de la relique à travers les États-Unis, en plus d’en faire bénéficier en 2009 le festival Guadalupe, à Phoenix. En août dernier, la relique a été la vedette de la Célébration Guadalupe parrainée par les C de C à Los Angeles. Se sont joints au Chevalier suprême Anderson pour la consécration, le Cérémoniaire d’État de la Californie, Sonny Santa Ines, ainsi que l’ex-Député d’État Robert Villalobos.♦

Élection de nouveaux directeurs

SYNOD: CNS photo/Paul Haring

Scott A. Flood

Natale L. Gallo

Le Chevalier suprême Anderson et son épouse, Dorian, se recueillent avec l’archevêque José H. Gómez durant la consécration de la nouvelle chapelle de Notre-Dame de Guadalupe, en la cathédrale Our Lady of Angels, à Los Angeles.

Le Chevalier suprême nommé auditeur pour le Synode des évêques

Kenneth E. Stockwell

Trois nouveaux membres ont été élus au conseil d’administration des Chevaliers de Colomb lors du 130e Congrès suprême, et cinq autres personnes ont été réélues pour des termes de trois ans se terminant en 2015. Les nouveaux membres du conseil sont Scott A. Flood, d’Ellington, au Connecticut ; Natale L. Gallo d’Ancaster, en Ontario ; et Kenneth E. Stockwell, de Cody, au Wyoming. Scott Flood, qui a été député d’État du Connecticut de 2008 à 2011, a travaillé 28 ans au service de la poste américaine. Sa femme Barbara et lui ont deux enfants. Natale Gallo a pour sa part servi comme député d’État de l’Ontario de 2006 à 2008, et il a travaillé toute sa vie comme enseignant du niveau secondaire. Sa femme Lina et lui ont deux enfants adultes qui sont tous deux membres de l’Ordre. Chevalier de la troisième génération, Kenneth Stockwell a été député d’État du Wyoming de 1987 à 1989. Aujourd’hui retraité, il a été entrepreneur et vice-président de banque. Marié depuis 43 ans à Lesa, ils ont trois filles et sept petits-enfants.♦

Le Chevalier suprême Carl A. Anderson a été l’un des 49 auditeurs invités au synode des évêques sur la nouvelle évangélisation, qui s’est tenu au Vatican du 7 au 28 octobre. Convoqué à Rome périodiquement, le synode des évêques discute d’enjeux majeurs touchant l’Église. Des auditeurs laïcs, nommés par le pape, assistent aux différentes séances du synode et agissent en tant qu’observateurs. Carl Anderson a été le seul laïc catholique d’Amérique du Nord à pouvoir ainsi participer aux synodes de 2001, 2005 et 2008.♦

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CE QUE CHAQUE CATHOLIQUE PEUT FAIRE POUR DÉPASSER LA PARTISANERIE

La doctrine sociale catholique a le pouvoir de transformer la politique américaine par le Chevalier Suprême, Carl A. Anderson

N

ous nous sommes tous, à un moment ou à un autre, plaints du piètre état de l’environnement politique actuel, qui est caractérisé par une intransigeance et une partisanerie qui défigurent pratiquement chaque débat politique national et qui rendent pratiquement impossibles la recherche de solutions. C’est un environnement qui s’avère repoussant pour plusieurs personnes intelligentes et intègres, qui seraient susceptibles d’être actives dans les plus hautes sphères. Mais je crois que nous pouvons trouver une stratégie pour sortir de l’impasse et de la destruction, si notre regard se porte au-delà de la prochaine joute électorale et si nous travaillons sincèrement ensemble. Les catholiques sont positionnés de manière unique pour offrir une solution au dilemme auquel nous faisons actuellement face. Nous sommes les héritiers d’une tradition extraordinairement riche au niveau des enseignements sociaux et de l’expérience que l’histoire américaine a été largement façonnée par des catholiques. Si nous sommes fidèles à la doctrine sociale de notre Église, les catholiques peuvent transcender la partisanerie et transformer les politiques de 8 ♦ COLUMBIA ♦

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notre pays. À cet égard, je proposerais donc quatre étapes grâce auxquelles nous pourrions y parvenir. LA CIVILITÉ DANS LE DISCOURS NATIONAL AMÉRICAIN Dans La Cité de Dieu, saint Augustin observe que « N’oublions pas toutefois qu’au milieu de ces ennemis mêmes se cache plus d’un concitoyen futur, ce qui doit nous faire voir qu’il n’est pas sans avantage de supporter patiemment comme adversaire de notre foi celui qui peut en devenir confesseur. » Augustin nous rappelle qu’en tant que chrétiens, nous devons espérer que mêmes nos adversaires les plus féroces peuvent se joindre à nous, un jour, parmi les âmes sauvées, réunies ensemble au paradis. Cette perspective nous oblige à insister sur un discours plus respectueux, plus civilisé. Notre approche devrait en être une qui soit à la recherche de la conversion, et non à la destruction, de nos adversaires politiques. Dans mon dernier ouvrage, Beyond a House Divided, j’ai noté qu’en tant que nation nous avons adopté cette approche en temps


de crise nationale, comme par exemple dans les jours suivant les attaques terroristes du 11 septembre 2011, ou encore suite à l’assassinat du Révérend Martin Luther King Jr. Je termine d’ailleurs Beyond a House Divided, en citant le discours prononcé par Robert Kennedy suite à l’annonce du décès du Dr. King. « Aux États-Unis, nous n’avons pas besoin de divisions. Aux ÉtatsUnis, nous n’avons pas besoin de haine. Aux États-Unis, nous n’avons pas besoin de violence et d’anarchie ; nous avons besoin d’amour et de sagesse, de compassion envers notre prochain […]. » Nous devons adopter cette attitude, et ce, non pas seulement dans la foulée d’une tragédie nationale. Cette attitude devrait constituer la norme dans notre vie nationale. Notre première étape, en tant que catholiques, doit reposer sur un engagement ferme envers la civilité dans le discours national américain. LA CHARITÉ COMME CONTRIBUTION ORIGINALE DU CATHOLICISME À LA VIE NATIONALE Vous remarquez probablement que le titre de mon allocution est similaire au titre de mon livre, intitulé Une civilisation de l’amour: Ce que chaque catholique peut faire pour transformer le monde. Ce livre est né de mon expérience avec les Chevaliers de Colomb et du rôle de la charité et de la solidarité dans la société ainsi que de l’éthique et du développement durable dans le monde des affaires. Dans ces deux domaines, les catholiques peuvent apporter une contribution unique à la vie américaine. C’est la leçon que nous devrions apprendre de nos religieux et religieuses ainsi que des autres catholiques qui, de par leur sacrifice, ont bâti nos écoles et nos hôpitaux, nos orphelinats et nos universités. Ils ont tant fait pour faire de l’Amérique une société plus humaine. La charité catholique n’est pas qu’un simple mécanisme de livraison de services sociaux très efficace ou rentable. Comme nous le rappelle le Pape Benoît XVI dans Deus Caritas Est, la charité catholique jaillit d’un « cœur [qui] voit où l’amour est nécessaire et [qui] agit en conséquence. » Elle émane d’une tradition religieuse qui saisit que la charité (caritas) constitue une condition préalable pour la justice. Et comme l’observait le Pape Benoît XVI, il n’existe aucune société si parfaite qu’elle puisse se soustraire à l’amour. Enracinée dans la vision chrétienne selon laquelle nous sommes le gardien de notre frère, la charité catholique procure une contribution irremplaçable à la société puisqu’elle introduit la confrérie fraternelle comme source d’unité nationale. La relation qui découle du fait d’offrir à autrui quelque chose qui provient de soi génère une solidarité qui peut unir une société de manière profonde. J’en ai été personnellement témoin à Haïti, lorsque nous avons offert des fauteuils roulants et des prothèses aux enfants et aux adultes ayant perdu leur(s) jambe(s) suite au tremblement de terre dévastateur qui avait secoué ce pays. Mon expérience avec les Chevaliers de Colomb me convainc que chaque catholique est en mesure d’être porteur d’une charité qui peut transformer de nombreuses vies. Par conséquent, notre deuxième étape doit être celle au cours de laquelle nous fabriquons le tissu de la société américaine, par l’entreprise d’une solidarité fraternelle basée sur des œuvres personnelles de charité.

UN ENGAGEMENT COHÉRENT AVEC LA DOCTRINE SOCIALE DE L’ÉGLISE Un observateur sincère doit avouer que lorsqu’il s’agit de pratiquer un engagement cohérent envers la doctrine sociale de notre Église, les catholiques aux États-Unis ont encore beaucoup de chemin à parcourir. Nous avons fait des progrès considérables mais, selon les mots de Robert Frost, il nous reste des « kilomètres à parcourir, avant que nous ne puissions dormir. » En 1976, j’ai eu l’opportunité de me rendre à Washington, D.C. pour y travailler en tant qu’adjoint législatif au Sénat des États-Unis. Au cours des cinq prochaines années, j’ai passé presque tout mon temps à travailler sur la cause pro-vie, que ce soit en faisant la promotion de lois visant à empêcher le financement de l’avortement, en étant l’un des avocats ayant défendu avec succès l’amendement Hyde devant la Cour suprême des États-Unis et en organisant le caucus pro-vie bipartisan du Congrès. Par la suite, je me suis joint au cabinet du Secrétaire de la santé et des services sociaux de l’administration Reagan où l’une de mes responsabilités premières était de travailler afin d’établir de nouvelles protections fédérales pour que cesse la discrimination commise contre les enfants nouveau-nés handicapés. Deux ans plus tard, j’ai fait mon arrivée au sein du personnel de la Maison Blanche, sous le Président Reagan, et j’ai contribué à la rédaction de la politique de Mexico, qui visait à mettre un terme à l’aide internationale américaine dont bénéficiait des organismes pratiquant ou faisant la promotion de l’avortement à l’étranger. En 1987, j’ai quitté le personnel de la Maison Blanche pour me joindre aux Chevaliers de Colomb. Comme je l’ai mentionné au Président Reagan à l’époque, j’ai quitté la politique pour servir une cause plus grande et afin de promouvoir des éléments fondamentaux de la doctrine sociale de l’Église, au-delà de l’arène politique. Je croyais que ces sujets ne se limitaient pas — et ne pouvaient être rejetés comme étant — simplement la chasse gardée d’une formation politique. Depuis 2008, les Chevaliers de Colomb ont collaboré avec l’Institut Mariste pour l’opinion publique pour une série de sondages sur aux dispositions éthiques des Américains. Nous désignons cette opération comme notre « Projet de boussole morale ». Nos sondages — tels qu’illustrés dans mon livre Beyond a House Divided — illustrent que l’attrait que suscitent les enseignements sociaux de l’Église catholique chez les Américains transcende l’appartenance partisane. Les Américains partagent des valeurs qui forment un large consensus moral et même spirituel, lequel s’inscrit dans la trajectoire de la doctrine sociale de l’Église. Au fil des ans, il est clair aux yeux de beaucoup de gens que si les catholiques au sein des deux formations politiques s’étaient engagés de manière cohérente dans la promotion et la défense de la doctrine sociale de l’Église et s’ils avaient été disposés à surmonter la rigidité et l’hostilité partisanes, nous aurions été en mesure de restreindre l’avortement de manière significative. Nous n’avons pas été en mesure d’atteindre cet objectif, en raison d’une incapacité de nos élus catholiques. À chaque cycle électoral, de nombreux électeurs catholiques doivent donc choisir entre le moindre mal. Ils sont confrontés à des candidats qui soutiennent la notion selon laquelle même s’ils n’agissent pas toujours de manière cohérente avec les valeurs catholiques NOVEMBRE 2012

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sur tous les sujets, ils demeurent néanmoins cohérents au sujet de Qui aurait pu prédire ce retournement de situation, le jour où la certaines et cela devrait suffire. Cour suprême annonça son verdict dans la cause Brown c. Board of Mais cela ne suffit pas. Et aussi mauvaise que peut paraitre cette Education? situation, elle a engendré un résultat encore pire. Elle a fait obstacle Si, dans la vie politique américaine, une telle transformation a pu au potentiel que contient la doctrine sociale de l’Église de transformer se produire en deux décennies, pourquoi un développement similaire notre vie politique. ne pourrait-il pas être envisageable au niveau de la doctrine sociale Mais doit-il toujours en être ainsi? Pouvons-nous trouver une de l’Église? C’est possible, si nous nous inspirons du courage et de manière de convaincre les deux formations politiques de s’aligner l’audace des Afro-américains de l’époque. Pour tout dire, il se peut sur les fondements de la doctrine sociale de l’Église? Si tel est le que nous n’ayons pas vraiment le choix. cas, les futurs électeurs catholiques pourront peut-être exercer un Durant les années 1980, certains catholiques en sont venus à conjour un choix entre des partis politiques, selon leur jugement, de sidérer comme une sorte de « trêve » dans la guerre des cultures l’idée manière prudente, à savoir que des politiciens puissent quel candidat est le plus susêtre « personnellement opceptible de faire progresser le posés » à l’avortement, mais bien commun. sans pour autant vouloir prenEn tant que catholiques, dre position. Les catholiques N TANT QUE CATHOLIQUES, nous devons cesser d’avoir une croyaient qu’ils étaient libres attitude sélective, comme de pratiquer leur foi tout en NOUS AIMERIONS DÉBATTRE ET VOTER SUR lorsqu’on consulte un menu, s’abstenant d’adopter des popour savoir quels aspects de la sitions conformes aux fondeUN VASTE ÉVENTAIL D’ENSEIGNEMENTS SOdoctrine sociale de l’Église ments de la doctrine nous souhaitons accepter. Et catholique, sous prétexte que CIAUX DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE — INCLUnous devons insister pour que s’opposer à l’avortement renos politiciens cessent d’agir de viendrait à imposer leurs croyANT DES QUESTIONS QUI NÉCESSITENT LA la sorte. ances et leur moralité aux Il en découle donc que autres. PRUDENCE ET QUI SOULÈVENT DE SÉRIEUSES notre troisième étape doit être Mais cette année, de noml’édification d’un engagement breux catholiques comprenQUESTIONS MORALES. MAIS POUR ÊTRE EN cohérent envers la doctrine sonent que cette « coexistence ciale de l’Église parmi les pacifique » avec la culture électeurs catholiques aux laïque a pris fin, suite à l’anMESURE D’AGIR DE LA SORTE EFFICACEMENT, États-Unis. nonce du règlement sur la contraception du départeNOUS DEVONS D’ABORD REFUSER DE TRANSFORMER LES POLIment de la santé et des servTIQUES EN TRANSCENices sociaux. Des élus SOUTENIR DES CANDIDATS ET CANDIDATES DANT LA PARTISANERIE catholiques qui, pendant de Nous pouvons trouver une sonombreuses années, affirQUI FONT LA PROMOTION DE POLITIQUES lution, si nous nous inspirons maient qu’ils n’imposeraient du mouvement des droits pas leur moralité religieuse INTRINSÈQUEMENT MAUVAISES. » civiques. aux autres, semblent mainPour ce faire, le plus importenant tout à fait à l’aise avec tant, pour nous, c’est de penser l’idée d’imposer leurs valeurs à long terme. laïques à leurs coreligionConsidérez, par exemple, le cas du Parti démocrate lorsque naires catholiques et aux institutions catholiques. la Cour suprême a renversé la doctrine légale de « séparé mais Nos évêques affirment que, s’il est implanté, le règlement afégal » dans sa décision en 1954 dans la cause Brown c. Board of fectera l’autonomie et l’intégrité de notre Église et de ses instituEducation. tions — qu’il changera dramatiquement la mission de l’Église Les démocrates avaient adopté l’intégration raciale à l’occasion catholique aux États-Unis. de leur convention nationale de 1948, incitant le Sénateur Strom Par conséquent le règlement nous place devant un défi qui est très Thurmond à briguer les suffrages à la présidence en tant que can- différent des questions sociales tel que l’avortement légal. La différence didat des « Dixiecrats ». Tout au long des années 1950 et 1960, le repose sur le fait qu’il s’agit d’une contestation de l’intégrité de nos bastion démocrate du Sud demeure dans les mains de ségrégation- institutions catholiques et de nos propres vies en tant que catholiques. nistes bien établis. En un peu plus de deux décennies, l’aile ségréComme je l’ai mentionné dans mon allocution prononcée dans gationniste du Parti démocrate était disparue et un gouverneur le cadre du Petit-déjeuner catholique national de prière plus tôt cette démocrate du Sud profond qui était résolument attaché aux droits année, la redéfinition de la religion elle-même et la réduction du rôle civiques accédait à la présidence. de la religion sur la place publique constituent l’enjeu de ce débat.

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C’est ce qui était en jeu dans la cause Hosanna Tabor et la même situation prévaut avec ce règlement du département de la santé et des services sociaux. Pour l’avenir de la religion aux États-Unis, ces initiatives gouvernementales ont fait monter les enchères de manière considérable pour l’avenir de la religion. La question initiale n’est pas inhérente à un choix effectué au niveau des politiques publiques. La question est maintenant articulée autour de la durabilité de la mission des institutions catholiques. Dans ces conditions, les catholiques ne peuvent plus accepter la manière habituelle de faire de la politique. Aujourd’hui, les électeurs catholiques doivent avoir le courage d’agir avec audace et insister pour que chaque candidat qui brigue les suffrages respecte l’intégrité et la mission de l’Église catholique et de ses institutions. Les électeurs catholiques doivent également avoir le courage de dire aux candidats que s’ils veulent obtenir le vote catholique, ils devront respecter les principes fondamentaux de la doctrine sociale de l’Église comme le caractère sacré de la vie humaine, dès le moment de la conception, ainsi que les institutions que sont le mariage et la famille. Les électeurs catholiques devraient insister pour que les candidats évaluent leurs plateformes électorales en fonction de la doctrine sociale de l’Église — particulièrement s’ils ou elles sont catholiques. Les électeurs catholiques devraient avoir le courage de n’accepter rien de moins que cela. Et ils devraient avoir le courage de retirer leur soutien aux candidats et candidates qui échouent cette épreuve — même si cela signifie qu’ils s’abstiendront de voter pour les deux candidats qui briguent une fonction particulière. Le document des évêques, intitulé Une citoyenneté fidèle, nous informe que certaines actions sont intrinsèquement mauvaises et que nous devons toujours nous y opposer. En tant que catholiques, nous aimerions débattre et voter sur un vaste éventail d’enseignements sociaux de l’Église catholique — parmi lesquels des questions qui nécessitent la prudence et qui soulèvent de sérieuses questions morales. Mais pour être en mesure d’agir de la sorte efficacement, nous devons d’abord refuser de soutenir des candidats et candidates qui font la promotion de politiques intrinsèquement mauvaises. S’abstenir de voter peut parfois constituer le vote le plus efficace. En 2005, un référendum italien qui aurait pu avoir pour effet d’abolir les restrictions sur la fertilisation in vitro et la recherche sur les cellules souches embryonnaires a échoué en raison du faible taux de participation. La Conférence des évêques catholiques avait exhorté les catholiques à boycotter le référendum. Les commentateurs politiques italiens étaient persuadés que l’exercice serait facilement approuvé, mais ce que les évêques avaient décrit comme étant le « double non » d’un électeur catholique boycottant l’exercice a permis de renverser le résultat tant attendu, et de manière spectaculaire! Quelques jours seulement avant le vote, le Pape Benoît XVI était intervenu pour soutenir la stratégie des évêques, observant que ceuxci étaient « […] engagés à éclairer et à motiver le choix des catholiques et de tous les citoyens sur les référendums sur la procréation assistée désormais imminents […] », ajoutant « je suis proche de vous avec la parole et la prière […] ». Évidemment, il y a une différence entre un référendum national et l’élection de candidats à des postes élus, mais songez à ce que nous pourrions réaliser au cours de la prochaine décennie si nous insistions

pour que les politiciens obtiennent nos votes à nos conditions — c’est-à-dire selon les conditions d’une appréciation authentique de la doctrine sociale de l’Église. Prenons à témoin un exemple de l’histoire contemporaine. Au moment où se déroulait le caucus d’Iowa en 1976, Jimmy Carter et Sargent Shriver briguaient tous deux l’investiture démocrate pour la présidence. Comme nous le savons, Jimmy Carter remporta l’Iowa, pour ensuite remporter la nomination et la présidence. Que se seraitil produit si Sargent Shriver avait remporté l’Iowa et qu’il fût devenu Président? Ronald Reagan aurait-il pu mettre sur pied, quatre ans plus tard, une coalition victorieuse des « Démocrates pour Reagan » principalement composée de cols bleus catholiques, pour faire mordre la poussière à un Président sortant Shriver, qui aurait notamment eu pour attributs d’être catholique et pro-vie? À quoi aurait ressemblé la politique américaine, après 8 ans d’une administration présidée par Sargent Shriver, en lieu et place d’une administration Reagan? Notre objectif, en tant que catholiques, ne devrait-il pas être de favoriser un environnement politique à l’intérieur duquel les électeurs catholiques peuvent choisir parmi des candidats qui sont en accord au sujet de la doctrine sociale fondamentale de l’Église? Et si tel était le cas, comment cette nouvelle réalité parviendrait-elle à modifier la plateforme des deux principaux partis, en lien avec d’autres principes de la doctrine sociale de l’Église? Il m’est impossible de répondre à ces questions hypothétiques, de la même manière qu’il m’est impossible d’affirmer quel parti politique en bénéficierait. Je ne peux pas prédire les transformations qui se produiront au sein de nos partis politiques durant la prochaine décennie si les politiciens prennent au sérieux les enseignements sociaux de l’Église catholique. Mais la finalité pourrait être une nouvelle coalition politique à l’intérieure de laquelle les catholiques joueraient un rôle irremplaçable. Il ne s’agit pas ici de faire la promotion de la politique partisane — il s’agit plutôt du contraire de la partisanerie. Notre quatrième étape doit être de transformer nos politiques nationales en transcendant la partisannerie et en basant notre action sur la doctrine sociale de l’Église. Nous avions la possibilité de transformer la politique américaine en 1976. Et nous pouvons toujours le faire. Aux États-Unis, aucun parti politique ne peut être victorieux s’il doit se passer du soutien d’une majorité d’électeurs catholiques. La solution est très simple: Nous devrions exercer notre droit de vote selon nos propres conditions et non celles des autres. Si nous agissons de la sorte, les États-Unis seront un pays meilleur. Je crois qu’en tant qu’Américains et qu’en tant que catholiques, vous et moi avons la responsabilité d’atteindre cet objectif. Il peut s’en trouver pour dire que ce n’est pas le bon moment. Mais notre horizon doit dépasser la prochaine élection. Nous devons porter notre regard vers la prochaine décennie. Le rêve courageux du Dr. King était grand. Je crois que les catholiques peuvent également rêver grand.♦ Cet article est adapté d’un discours prononcé par le Chevalier suprême Anderson le 22 juin dernier au Congrès des médias catholiques, à Indianapolis. NOVEMBRE 2012

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CULTURE de la VIE et des PRINCIPES POLITIQUES

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Les législateurs et les électeurs doivent prendre au sérieux la morale naturelle et le droit à la vie

NOTE DE LA RÉDACTION : L’article ci-dessous est un extrait d’un livre récent du cardinal Wuerl, Seek First the Kingdom : Challenging the Culture by Living Our Faith [Cherchez d’abord le royaume des cieux : Remettre en question la culture en vivant notre foi] (OSV, 2012).

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tre catholique c’est admettre une grande gamme d’avis et de méthodes. Il n’existe pas de position catholique sur la régie des services publics. Les catholiques fervents peuvent entretenir des avis variés concernant l’impôt. Il faut bien distinguer entre les dogmes de foi, tels que la résurrection de Jésus et l’assomption de la Vierge Marie, ainsi que les principes de morale proclamés par l’Église et enracinés dans la création et inscrits dans le cœur en tant que loi morale naturelle. Nous n’exigeons pas de l’État qu’il impose ou reconnaisse ces dogmes. D’ailleurs, le principe de la libre pratique de la religion interdit à l’État de le faire. Par contre, ce principe ne nous empêche pas de préconiser la reconnaissance des principes de la morale universelle ― accessibles par la seule raison ― comme motivation valide de l’action de l’État et comme norme devant servir à évaluer cette action. Les lois exigent un point de référence. Toute loi présuppose l’existence du bien et du mal et prescrit un agir en conséquence. Toute loi est rédigée en fonction d’un « devoir » : vous devez ou ne devez pas faire telle ou telle chose. Ainsi, toute loi est implicitement et inévitablement morale. La vie ne se déploie pas et ne peut se déployer dans un vide moral. Les êtres humains ont une étoile morale quelconque qui guide notre boussole morale. Il existe un ordre moral inhérent à la création de Dieu et à la nature humaine. Tout comme il existe des lois physiques inhérentes à l’ordre créé ― la loi de la gravité, par exemple —, il existe également dans l’humanité une loi qui nous conduit à admirer les biens moraux, tels la justice, le courage et la tempérance. Réalités reconnues par les philosophes depuis des millénaires. 12 ♦ C O L U M B I A ♦

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Au plus profond de notre cœur et de notre conscience vit la reconnaissance, par exemple, que vous ne devez pas tuer votre prochain, tout comme vous ne voudriez pas que le prochain se sente libre de vous tuer. L’injonction selon laquelle « Tu ne tueras pas » est enracinée dans notre nature humaine et confirmée par la révélation divine ― s’applique à toute vie humaine innocente. Au sein d’une démocratie, tout citoyen doit accepter une part de responsabilité dans la gouverne du pays. Quand nous votons, il ne nous est pas permis de laisser notre intégrité à la porte du bureau de vote. Nous devons faire participer nos valeurs morales et notre perspective au processus. Autrement, l’État finirait rapidement par n’avoir aucune cohérence morale et, par conséquent, aucune autorité morale. L’intégrité exige la même cohérence tant de la part des élus que des fonctionnaires. Si quelqu’un a été choisi dans un poste, on devrait présumer que son vote et son comportement seront conformes à sa conscience. Les citoyens, pour leur part, votent pour les personnes qui, à leur avis, suivront leur conscience. Tous les membres appartenant aux fidèles, notamment ceux qui entreprennent des activités politiques, sont tenus d’agir conformément à une conscience chrétienne bien formée. Les législateurs doivent tenir compte des implications morales de leurs votes. Comme le signalait Aristote, il y a de nombreux siècles, la loi est une enseignante. Pour beaucoup de gens, ce qui est conforme à la loi devient juste. Ce devrait être ainsi, mais ce ne l’est pas toujours. L’esclavage en est un exemple historique. L’avortement en est un exemple actuel. En effet, nous vivons dans une culture qui est bâtie sur des lois qui permettent la destruction désinvolte des plus innocentes et des plus vulnérables des vies humaines. Qu’enseignent de telles lois? Quel genre de culture forment-elles? C’est la tâche des évêques de préciser à quel point le message de l’Évangile s’applique aux circonstances contemporaines. Cepen-

CNS photo/Gregory A. Shemitz

par le cardinal Donald W. Wuerl


CNS photo/Nancy Phelan Wiechec

Rushad Thomas, d’Arlington, en Virginie, arbore des slogans pro-vie alors qu’en compagnie de milliers d’autres personnes, il assiste à la prière nationale « Vigile pour la vie » en la basilique du sanctuaire national de l’Immaculée-Conception, à Washington, le 22 janvier 2012. • Ci-contre : Une affiche « Votez pro-vie » devant une résidence de St. James, dans l’État de New York. dant, c’est la tâche des laïques de faire en sorte de comprendre ces enseignements ― notamment ceux qui se rapportent de plus près de leur travail et qui s’appliquent à l’ordre pratique des principes politiques. C’est pourquoi les évêques ont sans cesse enseigné que l’avortement, qui soustrait la vie d’un être humain à naître, est intrinsèquement mauvais. Il ne peut jamais se justifier. L’avortement s’avère un acte que condamnait résolument l’Église des premiers siècles. (…) Certes, aucune position n’a été si bien et si vivement formulée par les évêques des États-Unis. C’est aussi clair de nos jours que ce l’a toujours été : l’Église catholique s’oppose à l’avortement parce que l’avortement est un mal moral. De même que l’avortement est mal, ainsi ― en toute logique ― le soutien législatif de l’avortement est mal. La Congrégation vaticane de la Doctrine de la Foi, citant l’enseignement du bienheureux JeanPaul II, clarifiait que voter pour une pièce législative soutenant l’avortement constitue un mal grave. On entend si souvent la justification de voter pour une proposition législative en faveur de l’avortement, sous prétexte que, même

si, pour sa part, le législateur s’oppose à l’avortement, il désire laisser les gens libres de choisir. La faille dans cet argument est évidente : quand on choisit, on choisit quelque chose. Quand on dit : « Je choisis, » il faut finir la phrase. Comme nous le rappelait le pape JeanPaul II, il y va de notre choix « entre la “culture de la vie” et la “culture de la mort” ». Personne ne prendrait au sérieux la démarche d’un législateur selon laquelle il s’oppose à la pornographie infantile, mais que, dans ce cas, chaque individu devrait être libre de choisir à sa guise ― démarche qui n’est pas permise même quand il s’agit de fumer ou non dans la plupart des endroits publics. Le soutien de l’avortement se trouve dans une catégorie tout à fait à part quand il s’agit de décisions politiques, telles que le taux d’imposition ou de l’opportunité d’un emprunt obligataire. Il n’existe aucune loi morale gravée dans le cœur de chaque être humain concernant le financement d’un système de transport public ou d’une nouvelle taxe de vente. Mais il en existe une quand il s’agit de se défaire de vies humaines innocentes. Il incombe à chacun d’entre nous d’être renseigné quant à la situation critique de vie ou de mort dans laquelle se trouve la question de l’avortement… Si notre nation a été fondée sur « les lois de la nature et le Dieu de la nature, » alors l’avortement frappe de nullité le droit le plus fondamental tenu pour sacré par les fondateurs des États-Unis : le droit à la vie.♦ LE CARDINAL DONALD W. WUERL est archevêque de Washington et membre du conseil 9542 de l’Université catholique d’Amérique.

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Inspirés par la

Gloire

Des Chevaliers ainsi que d’autres personnes, émus par l’héroïsme dont ont fait preuve les catholiques mexicains dans les années 1920, ont aidé à faire la promotion du film Pour la plus grande gloire par Lizette M. Lantigua

Manuel Albert, dont la grand-mère a vécu la persécution anticatholique au Mexique dans les années 1920, s’est employé à répandre la bonne nouvelle dans son Conseil et sa communauté au sujet de Pour la plus grande gloire : la véritable histoire de la Cristiada. On le voit ici chez lui, à Santa Ana, en Californie. 14 ♦ C O L U M B I A ♦

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Photograph by Tracy Boulian

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la fin des années 1920, le président mexicain Plutarco Elias Calles commença à mettre en application les dispositions anticléricales prévues par la Constitution nationale de 1917 ; s’ensuivit l’une des pires persécutions de l’histoire à l’encontre des catholiques. Plutarco Calles, qui considérait les catholiques comme étant hostiles au gouvernement, partit alors en croisade contre la pratique religieuse, il confisqua les biens de l’Église, fit fermer des écoles catholiques et ordonna l’exécution de milliers de personnes. Manuel Albert, membre du Conseil 1842 Santa Ana, en Californie, a grandi en entendant sa grand-mère, Maria Vargas, raconter un tas d’histoires sur la persécution des catholiques au Mexique. Un jour même, alors que celle-ci cachait des prêtres dans sa maison, elle reçut une balle dans le cou : les responsables de l’agression étaient des agraristas, des propriétaires terriens alliés du gouvernement mexicain parce qu’ils craignaient être dépossédés de leurs terres. Maria Vargas fut gravement blessée mais par chance, elle récupéra. Elle se maria peu après, éleva sept enfants et vécut jusqu’à l’âge de 96 ans. Aux yeux de Manuel Albert, ce n’est pas un hasard si sa grand-maman mourut le 25 novembre 2001, jour de la Solennité du Christ-Roi. La guerre de trois ans qui fut jadis déclenchée en réponse à la persécution lancée par le président Calles devint connue comme étant La Cristiada, tandis que les soldats rebelles furent surnommés les Cristeros, en raison de leur cri de ralliement : « ¡ Viva Cristo Rey ! » (Longue vie au Christ-Roi !). Ce n’est pas une coïncidence non plus si Manuel Albert s’est senti profondément touché quand le film Pour la plus grande gloire : La véritable histoire de la Cristiada est arrivé en salles, plus tôt cette année. Produit par Pablo José Barroso de Dos Corazones Films et réalisé par Dean Wright – le film a eu droit à une nomination pour l’Oscar des effets spéciaux, le film met en vedette des acteurs réputés tels Andy Garcia, Peter O’Toole, Santiago Cabrera, Ruben Blades et Eva Longoria. Manuel Albert a fait sa première communion à Sahuayo, au Mexique, dans la même Église où le Bienheureux José « Joselito » Sanchez del Rio (joué dans le film par le jeune acteur Mauricio Kuri) a été emprisonné et où ses restes sont conservés. Après s’être joint aux Cristeros comme porteur de drapeaux, le Bienheureux José fut capturé, torturé puis exécuté à l’âge de 15 ans. En 2005, le pape Benoît XVI l’a béatifié et déclaré martyr. Pour leur part, Manuel Albert et son épouse se sont mariés au sanctuaire de Notre-Dame de Guadalupe à Guadalajara, où les martyrs et Bienheureux Anacleto Gonzáles Flores (joué dans le film par Eduardo Verástegui) et Miguel Gómez Loza (joué par Raul Mendez) sont enterrés. « Ces gens ont été prêts à mourir parce qu’on les empêchait d’assister à la sainte messe et de recevoir les sacrements, dit Manuel Albert. Combien d’entre nous aujourd’hui se plaignent qu’il n’y a pas assez de places de stationnement ou pas de climatisation à nos églises ? Nous ne prenons pas le temps de penser à tout ce que ces gens ont enduré pour que leur pays ne devienne pas une nation athée, sans Dieu. » En visionnant le film, Manuel Albert s’est posé la question :

Si j’étais dans la même situation, serais-je aussi brave qu’eux ? Et plusieurs personnes qui ont vu elles aussi le film, le printemps dernier au Mexique même ou aux États-Unis, se sont demandé la même chose. « Le film m’a forcé à me demander jusqu’où je serais prête à aller pour ma foi », a dit Patricia Ros, 22 ans, dont le père est membre du Conseil 13045 St. Mark, à Fort Lauderdale, en Floride. « J’ai été particulièrement touchée par l’attitude [du personnage] de Joselito. Il refuse de dénoncer sa foi et accepte même de mourir. J’ai prié pour avoir son courage, si jamais j’étais confrontée à cela moi aussi. » Comme il a été profondément ému par le film, Manuel Albert s’est organisé pour que le sacrifice auquel ont consenti tant d’hommes et de femmes par amour pour Dieu ne soit pas oublié. Il a aidé à la promotion de Pour la plus grande gloire dans le comté d’Orange en faisant le tour des paroisses, en organisant des visionnements privés, en conduisant des gens au cinéma, en envoyant des invitations par courriel et en publiant de l’information dans les médias sociaux. D’autres Chevaliers se sont aussi investis pour la cause, mobilisant leurs familles et leurs amis partout aux États-Unis afin de contribuer au succès du film. « J’ai été ravie de constater que le film a tenu l’affiche plus de trois semaines dans notre région », souligne Ellen DeKleva. Son mari, Chuck, est membre du Conseil 8980 St. Michael, à Myrtle Beach, en Caroline du Sud, et il a aidé à promouvoir le film. Jeff Reiter, un membre du Conseil 9385 Father John Rossiter, à Holmen au Wisconsin, a lui aussi fait sa part pour diffuser la bonne nouvelle à propos de Pour la plus grande gloire. Le film a inspiré beaucoup de ses camarades Chevaliers, dit-il, ajoutant que « j’ai entendu beaucoup de frères Chevaliers dire qu’ils avaient besoin de réexaminer comment ils se donnaient au Christ. » Pour Randy Hain, un auteur catholique membre du Conseil 13217 St. Peter Chanel, à Roswell, en Géorgie, le film donne des leçons quant à l’importance de la liberté religieuse. « Nous devrions étudier les événements de cette époque de l’histoire mexicaine afin d’éviter de laisser aujourd’hui une telle pensée extrémiste prendre de l’ascendant, de dire Randy Hain. Nous ne vivons pas la même chose que les Cristeros, mais nous devons néanmoins prendre fermement position pour défendre notre liberté religieuse. » Dans l’introduction d’un court livret d’accompagnement au film, l’archevêque de Los Angeles, José H. Gomez, sert cette mise en garde : aux États-Unis et au Mexique, nous ne sommes pas menacés de mort parce que nous pratiquons notre foi ; en revanche, nous devons affronter des formes plus légères mais non moins réelles de « brutalité séculière ». Face à une telle adversité, de conclure le prélat, nous devons demander d’avoir le courage qu’ont eu les Cristeros. « En mourant, ils nous ont montré pour quelles raisons nous devrions vivre. Nous devons en faire une prière. »♦ LIZETTE M. LANTIGUA Lizette M. Lantigua écrit depuis le sud de la Floride. Elle est l’auteure de Mission Libertad (Pauline), un roman historique pour jeunes adultes.

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Accompagner les gens aux portes de la foi L’Année de la foi défie les catholiques d’approfondir leurs convictions et de participer à la nouvelle évangélisation par l’abbé Geno Sylva

ucune autre expérience au monde ne lui ressemble ― se tenir au milieu du grand espace qu’est la Place Saint-Pierre; s’entretenir et rire avec les voyageurs venus de tous les coins de la terre, dans le Ville Éternelle. Même s’ils sont de cultures et de traditions religieuses diverses, tous et toutes attendent une occasion d’entrer dans ce lieu sacré, dont les portails sont toujours prêts à les accueillir. Soudain, un silence prévaut parmi les visiteurs, alors que s’ouvrent les imposantes portes, et qu’on les conduit en cette grande basilique, enceinte au caractère sacré et resplendissant de beauté. Tout comme ces pèlerins sont attirés vers Rome, tout le monde est attiré vers le divin. Même si le monde moderne embrasse le relativisme qui, d’après le pape Benoît XVI, « considère que rien n’est définitif », et le laïcisme qui, note-t-il encore, implore la personne à « se faire une vie sans Dieu », les gens cherchent toujours à découvrir la foi. Comme le disait le bienheureux Jean-Paul II : « Il existe une soif d’absolu, un désir de bonté, une faim de vérité, un besoin de réalisation de soi ». Si de telles aspirations fondent notre espérance, pourtant le désir de contempler le visage de Dieu reste souvent inassouvi au cœur de la clameur assourdissante de ceux qui « prêchent » l’autonomie individuelle totale. Avec le Christ comme chef, l’œuvre de la nouvelle évangélisation cherche à rétablir l’harmonie dans le monde et, ce faisant, à cultiver ce désir de Dieu reposant dans le cœur de chaque être humain.

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DE NOUVELLES PORTES, GRANDES OUVERTES Dans une lettre pastorale de 2008, Mgr Arthur J. Serratelli, évêque 16 ♦ C O L U M B I A ♦

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de Paterson, au New Jersey, proposait une définition succincte le l’évangélisation. « C’est, a-t-il dit, le fait d’apporter l’Évangile à chaque personne et dans chaque situation ». La mission d’évangéliser se trouve le mandat constant du Christ à son Église (cf. Mt 28, 19-20). De nos jours, certains prétendent que l’Église donne un nouvel essor à sa mission essentielle d’évangéliser, simplement à cause de la diminution du nombre des fidèles et une apathie croissante envers Dieu. Au contraire, l’Église évangélise, parce que le Christ l’a exigé, quelle que soit la situation en cours. Nombreuses ont été les époques où l’Église a dû confronter les défis qui tentent d’attirer les fidèles loin de la vérité. Heureusement, de tels efforts ont plutôt réussi à rapprocher du Christ des personnes disposées à défendre le dépôt de la foi. De nos jours, le pape Jean-Paul II répondait au mandat du Christ en reconnaissant que le monde subissait des changements


L’Osservatore Romano

Des pèlerins remplissent la place Saint-Pierre du Vatican, le 7 octobre, alors que le pape Benoît XVI célèbre la messe d’ouverture du synode des évêques sur la nouvelle évangélisation. Suspendues à la façade, on aperçoit des tapisseries dépeignant saint Jean d’Avila et sainte Hildegarde de Bingen, que le pape a élevés au titre de Docteurs de l’Église. sans précédent en cette fin de 20e siècle. S’adressant à des évêques d’Amérique latine, en 1983, il indiquait que nous devons nous vouer non pas à une réévangélisation, mais plutôt à « une nouvelle évangélisation » — nouvelle par son ardeur, ses méthodes et son expression ». Cette nouvelle évangélisation doit « attiser de flamme le don de Dieu » dans les cœurs de nombreuses personnes pour qui le sel de la terre de l’Évangile a perdu sa saveur (2 Tm 1,6, cf. Mt 5,13). Jean-Paul II attisait cette flamme durant l’homélie de son inauguration, au cours de laquelle il défia chaque croyant en proclamant : « N’ayez pas peur! Ouvrez, ouvrez toutes grandes

les portes au Christ! N’ayez pas peur! Le Christ sait « ce qu’il y a dans l’homme »! Et lui seul le sait! » Le pape Benoît XVI reprenait ces mêmes paroles 27 ans plus tard dans l’homélie de sa propre inauguration comme pontife. Dans celle-ci, il annonça clairement que l’œuvre de la nouvelle évangélisation ― l’occasion d’être comme le Christ et de mener les autres « vers la place de la vie, vers l’amitié avec le Fils de Dieu » ― se poursuivrait. Et de fait, elle se poursuit. Tout récemment, le Saint-Père faisait la promotion de la nouvelle évangélisation en convoquant un synode des évêques intitulé « L’Évangélisation pour transmisNOVEMBRE 2012

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sion de la foi chrétienne ». Du 7 au 28 octobre, des évêques nous avons été invités à frapper à chaque porte, même si nous savons représentant chacune des conférences épiscopales du monde en- que beaucoup d’entre elles ne nous serons jamais ouvertes. tier et des diverses congrégations de la Curie romaine renconPourtant, comme accompagnateurs nous ne devons jamais traient le pape Benoît afin de suggérer et de poursuivre certaines oublier que nous offrons des invitations à la foi, par notre tépropositions pastorales. Leur rencontre portait sur une « nou- moignage et nos propositions certes, mais jamais en nous imvelle façon de proclamer l’Évangile, notamment pour les per- posant. C’est là que se trouve l’importante distinction entre sonnes qui vivent une situation actuelle touchée par la tendance évangélisation et prosélytisme. croissante de sécularisation ». L’Année de la foi nous offre à la fois l’incitation et la structure Il y a un an, afin d’engager l’Église entière dans le processus nous permettant de peaufiner l’art d’être des accompagnateurs d’inculquer une énergie renouvelée chez les fidèles, le pape Benoît du Christ, des invitations vivantes à vivre la foi. Au centre de publia une lettre apostolique intitulée Porta Fidei (La Porte de la cette année se trouve une attention renouvelée à la Profession foi) dans laquelle il annonça qu’entre le 11 octobre 2012 et le 24 de foi, de sorte que chaque personne et chaque famille est invitée novembre 2013, on soulignerait l’Année de la foi. La date ou- à faire sien le Credo de Nicée comme prière quotidienne. Les vrant l’Année de la foi soulignerait le 50e anniversaire de l’ouver- Chevaliers de Colomb peuvent avoir recours au Credo au sein ture du Deuxième Conseil du Vatican et le 20e anniversaire de la de leurs familles, peut-être en prenant quelques minutes pour publication du Catéchisme de expliquer un élément ou l’autre de la l’Église catholique. La lettre aposprière. Toutefois, et surtout, nous tolique du pape commence par ces devrions, lors de l’Eucharistie, mots : « La porte de la foi » (cf. Ac reprendre le Credo avec une atten14, 27) qui introduit à la vie de comtion renouvelée aux vérités qui y sont vec le Christ comme munion avec Dieu et permet l’entrée proclamées, laissant au Seigneur de dans son Église est toujours ouverte nous accorder la grâce de vivre auchef, l’œuvre de la nouvelle pour nous. thentiquement notre foi. C’est seulePourtant certaines questions ment alors que nos invitations à évangélisation cherche à rétablir restent sans réponse : qui introduira embrasser la foi seront accueillies. les autres dans l’entrée de la foi? Dans le dernier chapitre de son l’harmonie dans le monde et, Comment présenteront-ils les invilivre, Mgr Fisichella nous raconte tations aux gens, leur annonçant une histoire médiévale qui saisit le ce faisant, à cultiver ce désir de qu’ils n’ont pas besoin de faire la but de l’Année de la foi et, de fait, queue et attendre sous la chaleur opl’essence même de la signification Dieu reposant dans le cœur de pressante du relativisme et de la laïcd’être catholique : « Un poète se ité? C’est en répondant à ces trouve à passer devant un chantier et chaque être humain.. questions que nous pouvons disremarque trois ouvriers à l’œuvre, des cerner notre rôle d’évangélisateurs et tailleurs de pierre. Il s’adresse au preen venir à prendre conscience de mier et dit : « Qu’est-ce que vous l’occasion extraordinaire qui nous faites, mon ami? » Avec une certaine est offerte à l’occasion de l’Année de la foi. indifférence, celui-ci répond : « Je taille une pierre. » Il s’avance un peu plus loin, aperçoit le deuxième et lui pose la même quesACCOMPAGNATEURS DU CHRIST tion et, surpris, celui-ci répond : « Je construis une colonne. » Un Si la foi nous vient par la grâce et l’Esprit Saint, toutefois, le fait peu plus loin, le pèlerin aperçoit le troisième et, également à cet de croire est aussi un acte authentiquement humain et, comme homme, il lui pose la même question, à laquelle celui-ci répond, tel, il sous-tend des dimensions personnelles et relationnelles. rempli d’enthousiasme : « Je construis une cathédrale. » L’anciEst-il étonnant que le pape Benoît ait eu recours au concept d’ enne signification n’est pas modifiée par l’œuvre nouvelle que « accompagnement » pour annoncer l’Année de la foi? Accom- nous sommes appelés à réaliser. Les ouvriers appelés à travailler pagner implique guider, mener et initier quelqu’un, et chacun dans la vigne du Seigneur pour réaliser la nouvelle évangélisation de ces synonymes implique une relation, une interaction. C’est sont multiples; tous auront des objectifs différents pour justifier donc que, en tant qu’évangélisateurs nous cheminons ensemble. leur engagement. » Dans son récent ouvrage, The New Evangelization. Responding to C’est grâce à ces explications ― présentées en paroles et en the Challenge of Indifference, Mgr Rino Fisechella, archevêque prési- actions ― que chacun et chacune d’entre nous lèvent la tête, dent du Conseil pontifical pour la promotion de la Nouvelle ouvrent les anciennes barrières et les anciennes portes et accomévangélisation, écrivit que croyants et croyantes sont incapables de pagnent le peuple jusqu’au Roi de Gloire (cf. Ps 25, 9). Il n’y a « cheminer seuls ». Il nota que « par nature nous sommes catholiques rien de semblable dans tout l’univers!♦ ― c’est-à-dire ouverts à tous les humains et souhaitant nous rapprocher de chaque personne afin de lui offrir l’accompagnement de L’ABBÉ GENO SYLVA est un responsable au service du Conseil ponla foi. Nous voulons nous entretenir, même si nous savons que ce tifical pour la promotion de la Nouvelle évangélisation, et membre du n’est pas tout le monde qui veut dialoguer avec nous. Tous et toutes, conseil Msgr. Joseph R. Brestel 5920, de Hawthorne, au New Jersey.

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D E S P È R E S P O U R B I E N FA I R E

Les médias sociaux et les enfants Conseils de sécurité numérique de la part d’un père en ligne par Matt Warner

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e premier réseau social n’avait pas comme nom Facebook, ni d’adresse Web. Non, le premier réseau social est né en chair et os dans le Paradis terrestre. Il a pour nom famille et est doté de réseaux de communications intemporelles entre parents et enfants. De nos jours, alors que des attractions numériques rivalisent pour attirer l’attention de nos enfants, il nous faut, en tant que parents, apprendre des façons saines et productives d’avoir recours à ces nouveaux médias ― et les communiquer à nos jeunes. Il existe déjà beaucoup de recommandations très valables concernant l’utilisation sécuritaire d’Internet dans les foyers ― par exemple : l’installation de logiciels permettant la surveillance des parents et l’obstruction de contenus indésirables, placer l’ordinateur dans un espace commun ouvert de votre demeure, et le contrôle du temps passer à l’ordinateur. Ces mesures sont très importantes, mais j’aimerais également partager avec vous aujourd’hui certains principes de base concernant les médias sociaux que de nombreuses familles doivent connaître. Commencer par vous-mêmes. Si vous devez enseigner à vos enfants à agir de manière responsable face à l’informatique, il vaudrait bien la peine de définir ce que vous entendez par responsable. Prenez le temps de vous informer sur le fonctionnement des médias sociaux. Puisque les jeunes apprennent par l’exemple, vos enfants agiront selon vos bonnes (ou mauvaises) habitudes en médias sociaux, alors donnez d’abord l’exemple avant d’établir des règles. Transmettre un message positif. Comme dans l’enseignement de la foi, il nous faut dépasser le « ne pas » : Ne surfe pas ça. Ne clique pas là-dessus. Il nous faut partager la signification de ce qu’il « faut faire » par rapport à ce qu’il « ne faut pas faire ». Qu’il s’agisse d’un travail de recherche pour l’école, de sains divertissements, de communications avec des êtres chers ou de services à rendre à quelqu’un dans le besoin, signaler à vos enfants tout le bien qu’ils peuvent faire à l’aide d’Internet et des médias sociaux, et les motifs d’agir de façon responsable. Explorer ensemble les médias sociaux. Demandez à vos enfants de vous parler des applications et des sites qu’ils fréquentent. Tout comme vous vous intéressez à leurs vies en dehors d’Internet, faites de même pour leur vie en ligne, afin d’être au courant de leurs expériences numériques.

Rester dans la réalité. Ce n’est pas parce qu’on a recours à la technologie que la communication est « moins réelle ». Les médias sociaux se rapportent à des personnes réelles, des relations réelles et des conséquences réelles comme conséquences de nos actions. Il importe de souligner cette réalité, pour que nos enfants comprennent comment le bon ou le mauvais usage de la technologie peut avoir des conséquences sur leurs vies, à l’heure actuelle et pour longtemps à venir. Internet a la mémoire longue, ainsi donc, tant les bienfaits que les dangers à encourir dans l’avenir d’un enfant sont très réels. Gare aux étrangers. Enseignez à vos enfants de prendre les mêmes précautions quand ils rencontrent des étrangers sur Internet qu’ils auraient lors d’une rencontre dans la rue. Objectif : relations. L’élément le plus important que vous pouvez exploiter pour aider vos enfants dans le recours aux médias sociaux n’a rien à voir avec les règles ou la technologie. C’est une question de relations personnelles que vous entretenez avec eux. Si vous avez de bonnes relations avec eux, fondées sur des assises d’amour et de confiance, vous aurez moins de soucis. Ils vous préviendront s’ils ont des inquiétudes et ils seront moins tentés de fouiller en ligne, à la recherche diversions malsaines. Aimer la vie plus que les médias. Les gens deviennent facilement adonnés aux écrans d’ordinateur et aux téléphones cellulaires, qu’ils oublient l’importance extraordinaire des autres aspects de la vie. Bien sûr, les ordinateurs et les appareils numériques sont très commodes, mais ils ne remplaceront jamais la sensation d’avoir les ongles noirs de terre, la vue depuis le sommet d’un d’arbre ou la merveille d’un coucher de soleil. Préparer vos jeunes à faire face au monde. Montrez-leur à aimer pleinement la vie et rappelez-leur cette attitude chaque jour par votre exemple. Si vous procédez ainsi, les médias sociaux pourront occuper juste la place qu’il faut au sein de votre foyer ― dégagé de trop d’inquiétudes.♦ MATT WARNER est le fondateur de flockNote.com, un service de médias sociaux pour des groupes catholiques, et membre du conseil Venerable Michael J. McGivney 14549, d’Arlington, au Texas.

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Le sentier de la charité « Nourrir les familles », une initiative des Chevaliers de Colomb, suscite la fraternité, le bénévolat et la main tendue aux démunis by Patrick Scalisi

La Tournée caritative de tracteurs des Chevaliers de Colomb en pleine action le long de la route I-44 à St. Clair, au Missouri. 20 ♦ C O L U M B I A ♦

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Don Brinker (à gauche) répartit les dons destinés à diverses banques alimentaires, au terme de la Tournée caritative des Chevaliers de Colomb.

Photography by Kevin Manning

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n ce jour de septembre que John Jasper qualifie de « parfait », 83 tracteurs sont alignés le dimanche 9 septembre dans le terrain de stationnement d’une usine de moulage sous pression à St. Clair, dans l’est du Missouri. Avec leurs calandres arborant des couleurs allant du rouge pompier au bleu foncé en passant par le jaune et vert de la marque John Deere, les tracteurs sont prêts à entreprendre leur tournée de quelque 55 km qui va les amener à traverser trois municipalités. John Jasper, un homme poli avec un accent du Midwest prononcé, était l’un des principaux organisateurs de cette expédition. Et à ses yeux, le temps qu’il faisait ce matin-là était une vraie bénédiction. « Le mercure avoisinait les 12 degrés, raconte-t-il et le ciel était dégagé. Ça nous a grandement facilité les choses, il faut le dire. » L’activité en question n’avait rien à voir avec une démonstration d’équipement agricole ou une simple randonnée dominicale. Il s’agissait plutôt d’amasser des provisions ainsi que des fonds au profit de banques alimentaires locales. Tout ça, dans le cadre de l’initiative Nourrir les familles, mise sur pied par les Chevaliers de Colomb. Tout comme les tracteurs servent notamment à récolter les fruits de la terre à la fin de la saison végétative, ils ont permis ce jour-là de récolter des dons pour les banques alimentaires, malmenés en cette période économique difficile où l’on voit des millions de personnes sans emploi ou sous-employées. Un projet conjoint des Conseils 1121 Seisl (Washington), 1576 Mathaushek (Union), 4667 Bishop Leo John Stech (Saint Clair) et 8073 Msgr. George J. Hildner (Villa Ridge), la tournée entreprise par les tracteurs n’est que l’un des moyens mis en œuvre dans le cadre du programme Nourrir les familles afin d’aider en ces temps éprouvants les familles qui ont faim, ou qui sont autrement dans le besoin.

LENTEMENT MAIS SÛREMENT Imaginée voilà cinq ans, la tournée en tracteur du Missouri ne cesse de prendre de l’ampleur depuis son lancement en 2008. Surnommé « La tournée caritative des Chevaliers de Colomb », le plus récent événement a permis de recueillir environ 500 kg de nourriture et 19 000 $ en argent. John Jasper, membre du Conseil 1576, a eu l’idée de cette tournée avec d’autres personnes après avoir entendu parler d’initiatives similaires dans d’autres villes. Les Chevaliers ont décidé de concevoir leur propre événement et d’obtenir la coopération de Conseils locaux lorsqu’il devint évident que le parcours allait amener les engins à traverser plusieurs municipalités le long des 55 km projetés. « Ça n’a pas été évident de vendre l’idée, rappelle le principal intéressé, personne ne comprenait trop ce que vous voulions faire. Si bien que la première année a été un peu difficile... » Même la météo refusait de collaborer lors de cette toute première édition : une pluie soutenue apportée par l’ouragan Ike a failli empêcher le départ lorsque le ciel s’est — providentiellement — éclairci après qu’un prêtre eut béni les tracteurs à 11 heures le matin. Depuis lors, il a toujours fait beau le jour de la tournée, et le nombre de participants ainsi que les dons n’ont fait qu’augmenter. « L’une de nos responsabilités en tant que Chevaliers est de répondre à l’appel caritatif, indique John Jasper. Or avec la tournée, nous joignons, pour ainsi dire, l’utile à l’agréable. » Les organisateurs ont par ailleurs tenu à ce que l’événement soit ouvert aux participants de toutes les confessions religieuses. « Un bon nombre de gens qui se joignent à nous chaque année ne sont pas catholiques... et ils tiennent néanmoins à ce que leur NOVEMBRE 2012

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engin soit béni lui aussi », explique le Grand Chevalier Richard Bolzenius, du Conseil 1576. Ce dernier, qui supervise l’aspect financier du projet, ajoute que plusieurs des banques alimentaires qui reçoivent de l’aide sont dirigés par d’autres dénominations chrétiennes ; et tous ceux qui reçoivent de l’aide ne sont pas nécessairement chrétiens.

institué le programme de remboursement Nourrir les familles (voir l’encadré). En vertu de celui-ci, les Conseils qui aident financièrement des banques alimentaires ont droit à des remises. Les Cercles d’écuyers y ont droit également.

DES EFFORTS RÉCOMPENSÉS Au Missouri, la tournée caritative des Chevaliers de Colomb a été DE LA NOURRITURE POUR TOUS une bénédiction pour les banques alimentaires — et les familles Lancée à New York en février 2009 lors du sommet sur le bénévolat — essayant de joindre les deux bouts. parrainé par les C de C, l’initiative Nourrir les familles fait partie « Nous savons que c’est difficile pour eux [ les banques alimenintégrante du programme de l’Ordre Des voisins qui s’entraident, taires ], dit John Jasper. Et nous savons aussi que bien des gens dans lequel a lui aussi été établi au profit des démunis alors qu’une crise notre communauté en arrachent, eux aussi. » économique battait son plein. Pour la tournée des tracteurs 2012, les Chevaliers ont annoncé Ainsi, grâce par exemple au programme « Des manteaux pour les qu’ils allaient recueillir la nourriture le long de la route, après avoir mômes », les Chevaliers fournissent aux enfants démunis des man- collecté des frais d’inscription auprès des chauffeurs et des comteaux chauds pour affronter l’hiver dans les villes au climat froid. manditaires. Une procédure, qui, selon Richard Bolzenius, s’est Nourrir les familles, pendant ce temps, fait en sorte que ces enfants avérée très fructueuse. — ainsi que leurs parents et frères et sœurs — ont aussi accès à « Les gens nous attendaient au bord de la route avec des sacs de suffisamment de nourriture. conserves et de l’argent, dit-il. Ils s’avançaient même, et tendaient Selon le Département de l’argent aux chauffeurs de l’agriculture des États-Unis, tracteurs. » 17,9 millions de foyers ont La tournée a par ailleurs PROGRAMME DE REMBOURSEMENT POUR vécu une « insécurité alimenpermis de raffermir la fibre du L’INITIATIVE « NOURRIR POUR LES FAMILLES » taire » en 2011, ce qui signifie bénévolat au sein des memqu’ils ont éprouvé des diffibres du Conseil, d’autant Annoncé par le Conseil suprême en septembre dernier, le procultés, à un moment ou à un qu’elle exige que beaucoup gramme de remboursement dans le cadre l’initiative Nourrir les autre, à nourrir toute leur d’individus s’impliquent pour familles offrira des remboursements aux Conseils qui assistent fifamille adéquatement. assurer son succès. nancièrement des banques alimentaires. Pour chaque 500 $ qu’un « Les temps actuels sont Ainsi, cela faisait environ Conseil ou une Assemblée verse à un tel organisme, le Conseil parmi les plus difficiles qu’on 30 ans que Darryl Holtsuprême remboursera 100 $, jusqu’à un maximum de 500 $ par ait vécu depuis des années, meyer n’était plus actif au Conseil (basé sur des contributions initiales de 2 500 $), par année souligne Richard Bolzenius. Il sein du Conseil 1121. Bien fraternelle. Les Cercles d’écuyers colombiens peuvent de leur côté se peut que les choses qu’il ait joint les Chevaliers recevoir 20 $ pour chaque 100 $ de contribution. s’améliorent, mais ça reste diftrès tôt à l’invitation de son Pour y avoir droit, les Conseils et Assemblées n’ont qu’à remplir ficile pour bien des gens ainsi père et qu’il ait progressé le formulaire de remboursement qui sera disponible en ligne que pour les familles [...] On jusqu’au Quatrième Degré, — http://www.kofc.org/un/fr/officers/forms/index.html — à voit des familles s’adresser aux les obligations familiales compter du 30 juin 2013. banques alimentaires alors qu’il l’ont empêché, dit-il, de pary a seulement cinq ans, ces ticiper aux événements du mêmes gens donnaient de la Conseil. Or aujourd’hui, à nourriture, plutôt ... » l’âge de 61 ans, il sert à titre de président de la tournée de Pour contrer le problème, « Nourrir les familles » a vu essaimer tracteurs de son Conseil. plusieurs initiatives ingénieuses en provenance de la base. Par ex« Je suis bien heureux d’avoir foncé, dit Darryl Holtmeyer. Je emple, le Conseil 8306 Our Lady of Guadalupe, à Helotes, au vais maintenant m’employer à attirer des membres dans ce projet Texas, a lancé en 2011 sa collecte alimentaire « 40 conserves pour et à moi-même en faire un peu plus encore pour le Conseil. » le carême », depuis adoptée à travers l’Ordre. Avec autant de facettes à gérer, les organisateurs avouent qu’orEn vertu de ce dernier programme, les membres du Conseil et ganiser la Tournée caritative peut parfois sembler une tâche imles paroissiens sont invités à faire don d’une boîte de conserve non posante. Sauf que lorsque tout se déroule selon les plans — et que périssable chaque jour que dure le carême. L’an dernier, par ailleurs, la météo coopère –, les résultats sont extraordinaires. le Conseil 2171 Tillamook, dans l’Oregon, a aménagé un vaste John Jasper explique : « Lorsque vous avez une belle journée potager collectif qui a donné près de 7 000 kg d’aliments frais — comme dimanche et autant de participants [...] cela vous motive une denrée dont manquent souvent les banques alimentaires. Ces et vous incite à travailler dès maintenant sur l’édition de l’an initiatives — ainsi que des centaines d’autres — ont fait des mer- prochain. »♦ veilles pour permettre aux banques alimentaires de maintenir leurs stocks. Afin de susciter une participation accrue, l’Ordre a récemment PATRICK SCALISI est rédacteur en chef adjoint du magazine Columbia. 22 ♦ C O L U M B I A ♦

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Photography by Kevin Manning

Dans le sens horaire, à partir du haut : le père Bob Knight et le diacre Harvey Dubbs bénissent le parc de tracteurs avant que la tournée caritative ne se mette en branle. • Le comité organisateur de la Tournée caritative des Chevaliers de Colomb avant son périple annuel. • Des passants saluent le passage de la Tournée caritative des Chevaliers de Colomb alors que celle-ci traverse le centre-ville de Union, au Missouri. • Dans le cadre de la tournée caritative annuelle, une jeune fille profite de la roue du tracteur de son père pour se reposer un peu devant la salle des C de C à Union, au Missouri.

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Un « nuage de témoins » Le pape Benoît XVI canonise trois nouveaux saints provenant de pays où sont présents les Chevaliers de Colomb par le père Thomas Rosica, c.s.b..

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e dimanche de la Journée mondiale des missions, le 21 octobre à Rome durant le synode sur la nouvelle évangélisation, le pape Benoît XVI a canonisé sept nouveaux saints et saintes. Parmi les élus se trouvaient deux martyrs (un jésuite français missionnaire à Madagascar et un jeune laïque des Phillipines); un prêtre italien, fondateur d’ordre et une religieuse française, fondatrice de communauté; deux femmes laïques (une autochtone d’Amérique du Nord et une Allemande); ainsi qu’une religieuse allemande qui a œuvré dans une colonie de lépreux. Trois des personnes canonisées passaient leurs vies dans des pays où sont présents actuellement les Chevaliers de Colomb.

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Ci-dessus : Un tableau de sainte Marianne Cope, professeur et administratrice d’hôpital qui a passé plus de trois décennies à soigner les lépreux sur l’île hawaiienne de Molokaï. ▪ Haut à droite : Le portrait le plus ancien connu de sainte Kateri Tekakwitha, créé quelque 16 ans après le mort de Kateri en 1680. ▪ En bas, à droite : Tableau de saint Pedro Calungsod, jeune catéchète missionnaire de Cebu, Philippines. Il est mort martyr la veille du dimanche des Rameaux à Guam, en 1672. SAINTE KATERI TEKAKWITHA: MODÈLE DE LA NOUVELLE ÉVANGÉLISATION Sainte Kateri Tekakwitha, connue sous le nom de « Lys des Agniers », naît en 1656, d’une mère algonquine et d’un père mohawk, dans le nord de l’état de New York. À quatre ans, une épidémie de variole s’empare du village de Kateri, causant la mort de ses parents

CNS file photo

STE MARIANNE COPE : MÈRE DES PERSONNES REJETÉES Mère Marianne Cope (1838-1918), autrefois Barbara Koob (Cope actuellement), est née le 23 janvier 1838, et a été baptisée le lendemain au pays qui aujourd’hui se trouve l’Allemagne de l’Ouest. Peu après, sa famille émigre aux États-Unis où Barbara travaille dans une usine comme journalière avant de poursuivre sa vocation dans la vie religieuse. La jeune sœur Marianne est professeur et administratrice d’un hôpital et, en 1870, est élue supérieure de l’Hôpital Saint-Joseph de Syracuse. En 1883, elle reçoit une invitation inattendue du père Léonor Fouesnel, émissaire du gouvernement, la priant de venir aider les « membres affligés » du Royaume d’Hawaii. Mère Marianne accepte l’invitation de partager la tâche d’avoir soin des lépreux sur l’île de Molokai. En 1883, elle part avec six religieuses dans l’intention d’établir celles-ci pour ensuite retourner à Syracuse. Toutefois, après avoir dirigé un hôpital de Honolulu pendant cinq ans, Mère Marianne se porte bénévole à son tour en vue d’œuvrer auprès des lépreux qui y sont condamnés. La vie de mère Marianne s’avère le complément de la vie de saint Damien de Molokaï (1840-1889), admiré pour s’être sacrifiée auprès des lépreux d’Hawaii. Mère Marianne passe les 30 dernières années de sa vie à œuvrer de près avec le père Damien et avec les rejetés de la société. Quand elle meurt à 80 ans, en 1918, un journal de Honolulu note : « Il est rare qu’il soit accordé à une femme d’avoir l’occasion de se vouer à chaque heure de sa vie pendant 30 ans au maternage de gens isolés de reste du monde par ordonnance officielle. Elle y a risqué sa vie durant toute cette période, affronté toutes les difficultés d’un courage à toute épreuve et était reconnue pour son doux sourire. »


CNS photo/courtesy of Cebu Archdiocesan Shrine of Blessed Pedro Calungsod — CNS photo/courtesy of the Cause of Blessed Kateri Tekakwitha

et d’un frère bambin, laissant Kateri orpheline. La variole la défigure et détériore sérieusement sa vue. Bien que terriblement affaiblie, défigurée et presque aveugle, elle survit et est adoptée par un oncle, chef mohawk. La famille de Kateri n’accepte pas qu’elle embrasse le christianisme. Après son baptême, elle devient le paria du village et elle est menacée de torture ou de mort, si elle ne renonce pas sa religion. Étant donné l’hostilité constante que son peuple lui manifeste et parce qu’elle désire vouer sa vie à Dieu, Kateri quitte son village en juillet 1677 et s’enfuit quelque 300 km à la mission catholique de Sault Saint-Louis, près de Montréal. Le 25 mars 1679, Kateri fait vœu perpétuel de virginité, choisit de ne pas se marier et de se consacrer totalement au Christ pour le reste de sa vie. L’année suivante, Kateri meurt à l’âge de 24 ans. Ces dernières paroles sont : « Jésus, je vous aime », et on rapporte que, après sa mort, ses cicatrices ont disparu sur-le-champ. Kateri est la première sainte nord-américaine. Sa vie terrestre remonte au 17e siècle, pourtant son message se répand encore de nos jours. SAINT PEDRO CALUNGSOD : LE BON SOLDAT DU CHRIST Un troisième saint nouveau qui se présente à nous comme un modèle de passion et de dévotion envers Dieu se trouve le jeune migrant, sacristain et catéchète missionnaire, saint Pedro Calungsod, de la province de Cebu aux Philippines. Peu de détails des premières années de la vie de Pedro sont connus avant ceux de son œuvre missionnaire et sa mort. C’est un jeune missionnaire laïque qui voyage à l’étranger pour proclamer le Christ aux autres. Le 2 avril 1672, il endure une mort de martyr sur l’île actuelle de Guam, à l’âge de 17 ans, en tentant de défendre un jésuite (bienheureux Diego Luis de San Vitores) contre ceux qui entretiennent une haine contre la chrétienté. L’agresseur tue Pedro de coups de lance et de machette et, les attachant tous deux l’un à l’autre, les jette à la mer d’où ils ne seront jamais récupérés. La foi qui fut plantée aux Philippines et à Guam en 1668 n’est pas morte avec le père Diego Luis, Pedro Calungsod et les premiers missionnaires de la région. Saint Pedro Calungsod se trouve le deuxième saint philippin après saint Lorenzo Ruiz, martyrisé au Japon en 1637. Comme sainte Mother Marianne Cope et sainte Kateri Tekakwitha, saint Pedro est honoré parmi le « grand nuage de témoins » qui continuent de nous inspirer et de nous entourer, en nous montrant la voie vers notre céleste patrie (cf. Hb 12, 1). Au milieu des conflits, des souffrances et des martyres, ces saints demeuraient présents aux gens de leur entourage. Par leurs vies, ils se trouvent pour nous des modèles de relations authentiquement humaines, dont les pieds sont implantés fermement sur la terre et les yeux sont fixés au ciel.♦ LE PÈRE BASILIEN THOMAS ROSICA, membre du Conseil de Toronto 1388, fut directeur national et PDG de la Journée mondiale de la jeunesse de 2002, à Toronto. Il est directeur de la Fondation médiatique Sel et Lumière du Canada, depuis 2003 et aussi président de l’Assumption University de Windsor, Ontario.

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CHEVALIERS À L’ŒUVRE

CHEVALIERS

À

L’ŒUVRE

ÇÀ ET LÀ DANS L’ORDRE

des articles de toilette et des vêtements usagés pour les donner aux incarcérés de la prison provinciale de Laoang. UN NOUVEAU REFUGE

Les membres du conseil John F. Kennedy 6004, d’Artesia, Californie, parmi les arbres fruitiers qu’ils ont achetés à la demande du Père Vincente Decipeda, curé de la paroisse Holy Family. Les Chevaliers de Colomb ont acheté et planté ces arbres pour l’embellissement de la paroisse et aussi pour qu’ils soient une source de fruits frais biologiques. QUAND J’ÉTAIS AVEUGLE…

Le conseil Memorare 3476, de Seaford, New York, accorde un appui constant à la Fondation pour les chiens guides pour les aveugles Inc., une fondation qui élève et entraîne des chiens-guides pour les aveugles. Au cours de l’an dernier, avec diverses cam-

Des membres du conseil Santo Domingo de Guzman 4883, de Vauco, Porto Rico, enlèvent un poteau du jardin du sanctuaire Our Lady of Fatima, un sanctuaire administré par la congrégation des Sœurs Dominicaines du Rosaire de Fatima. Pour rendre le jardin présentable pour l’événement spécial prévu à cet endroit, les frères chevaliers ont nettoyé le jardin. 26 ♦ C O L U M B I A ♦

pagnes de collecte de fonds, parmi lesquelles une fin de semaine pour un couple à Hudson Valley Resort and Spa, des ventes aux enchères et des tombolas, le conseil a réuni 20 000 $. L’entraînement d’un chien-guide coûte près de 6000$. Tous les chiens financés par le conseil portent le nom d’un saint catholique.

travail bénévole à Mount Carmel, dans le désert, un centre carmélite de retraite et d’accueil de jour au lac Los Angeles. Les frères chevaliers ont déménagé une grande remise, organisé l’entreposage, réparé des barrières et des bancs et nettoyé le parc.

AIDE À BILL’S KITCHEN

Le conseil Reagan 1890, d’East Palestine, Ohio, et le conseil St. Jude 10183, de Columbina, ont collaboré avec le diocèse de Youngstown pour équiper une petite chapelle sur la base militaire des forces armées des États-Unis en Afghanistan. Les Chevaliers de Colomb ont obtenu un tabernacle et des nappes d’autel du diocèse et ils ont donné une statue de la Sainte Famille et plusieurs chapelets. En marque d’appréciation, les aviateurs ont expédié un drapeau qui avait flotté sur la base le 11 septembre.

Le conseil San Juan Bautista 1543, de San Juan, Puerto Rico, a donné 136 kg d’aliments en conserve à Bill’s Kitchen, un organisme qui donne de la nourriture, des services de consultation dans le domaine de l’alimentation, du soutien affectif et autres services à des séropositifs et personnes atteintes du sida. TRAVAUX DANS UNE MAISON DE RETRAITE

Des membres du conseil Lancaster 2455, de Palmdale, Californie, du conseil Palmdale 4229, et du conseil St Leonard 10667, de Quarts Hill se sont portés volontaires pour donner une journée de

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Le conseil St. Patrick 5101, de Kinckley, Minnesota, a organisé un petit déjeuner de crêpes pour réunir des fonds pour le nouveau refuge Pine Club Homeless Shelter pour des sans-abri. Ce projet a rapporté plus de 700$ pour aider à la rénovation d’une ancienne clinique médicale donnée pour en faire un refuge pour les sans-abri quand la clinique a déménagé dans un nouveau centre.

CHAPELLE EN AFGHANISTAN

DON AUX INCARCÉRÉS

Le conseil Mgr Diaznes 3587, de Laoang, Visayas a collecté

Durant un événement particulier cocommandité par le conseil Holy Spirit 15037, de Naperville et l’autorité chargée de la protection contre l’incendie du district de Plainfield, le frère Michael Ryba, un membre du conseil, se fait raser la tête. Plus de 20 frères chevaliers et leurs familles ont organisé ce projet qui comprend des prix de tombola offerts par des entreprises de la région. Les recettes se sont élevées à près de 25 000 $ dont on fit don à la fondation Baldrick. De plus, plusieurs membres du conseil se sont aussi fait raser la tête pour aider à sensibiliser la population au cancer infantile.


CHEVALIERS À L’ŒUVRE

LIVRE BIBLIQUE DU ROSAIRE

Avec l’assentiment de Monseigneur John M. Sherlock, évêque de London en Ontario, les conseils des districts de l’Ontario 9, 49, et 104 ont créé un livre biblique du Rosaire pour les Catholiques du diocèse de London. Le premier tirage du livre (6000 exemplaires) a été vendu en deux mois. Les C. de C. pensent à entreprendre un deuxième tirage et d’y ajouter une version française. Les recettes sont disséminées aux conseils du district pour servir à leurs œuvres de bienfaisance. « DES CRÊPES POUR LES PRÊTRES »

Le conseil St. Francis of Assisi 12422, de West Des Moines, Iowa, a organisé un petit dé-

jeuner de crêpes pour réunir des fonds pour venir en aide au séminariste Andrew Windschitl et son père John qui est en mauvaise santé. Les C.de C. ont servi des crêpes, des saucisses, du bacon et des œufs à plus de 350 paroissiens. Ce projet a rapporté la somme de 5727$ pour assister la famille Windschitl. POUR COMBLER UN VIDE

Le conseil Allouz 658, de Rock Island, Illinois, a réuni 1000$ et plus de 500 kg d’aliments pour la banque alimentaire de la paroisse St. Pius X. Après que l’organisme a eu exprimé le désir d’étendre son rayonnement quand d’autres distributeurs d’aliments cessaient leurs opérations, le conseil a commandité une campagne de collecte de denrées alimentaires au profit bénéfice de la banque alimentaire paroissiale. DON DE DICTIONNAIRES

Dans le cadre du programme « enfant-papa-nature » parrainé par son conseil, Robert Fernandes, du conseil Father Heslin 2557, de Turlock, Californie, enseigne à un garçon la bonne façon de se conduire avec un fusil de chasse. Les Chevaliers de Colomb ont invité les jeunes et les papas à venir redécouvrir la nature en leur parlant de l’importance de protéger les ressources naturelles, le respect des lois sur la pêche et la chasse, et en leur indiquant le lieu des parcs et des réserves fauniques. Les enfants ont aussi eu la chance de manipuler des bois de cerf et autres objets du genre et de participer au tirage d’équipement sportif.

Le conseil Sierras Madre 4781, de Carson City, Nevada, a donné 87 exemplaires du dictionnaire Webster aux écoles élémentaires Jacks Valley et St. Teresa. POUR COMBATTRE L’AUTISME

Le conseil Lyndhurst (New Jersey) 2396 a organisé un souper au Lyndhurst Senior Center (Centre pour personnes âgées) qui a rapporté 500$ à Autism New Jersey. À cette occasion, la directrice Linda Meyer a prononcé le discours de circonstance. SECOURS

Dan le cadre du programme Area of Renton Interfaith Shelter Endeavor (ARISE) de la paroisse St. Anthony, le conseil Father Thomas Lane 3645, de Renton, Washington, offrait des repas à des hommes sans abri. ARISE

Des frères du conseil Devine Mercy 15139, de Severina, Luçon, enlèvent les vieux arbres et les buissons d’un terrain vague où sera construite l’église paroissiale Pio of Pietreclina. Les frères chevaliers et les paroissiens ont nettoyé le terrain avant que ne commence la construction de l’église. offre un endroit où ces hommes peuvent dormir en sécurité et recevoir un repas chaud. La gestion de cas leur offre aussi la chance de se préparer à devenir autonomes. Avec ce programme, les Chevaliers de Colomb offraient aussi des dîners et des soupers aux sans-abri.

6800 commandite le reste. Les recettes de ces petits déjeuners soutiennent le programme des bourses d’étude des Chevaliers de Colomb pour les séminaristes.

LECTURE POUR DES MALADES

Six jours par semaine, afin que les patients soient bien informés, le conseil Father William Kiely 5109, de North Sydney, NouvelleÉcosse, donne des copies du journal Cape Breton Post aux patients des soins palliatifs de l’hôpital général North Side. PETITS DÉJEUNERS HEBDOMADAIRES

Le conseil St. Anthony 6800 et l’assemblée Father William O’Meara, de Brooksville, Floride, sert un petit déjeuner hebdomadaire après la messe dominicale de l’église St. Anthony. L’auxiliaire féminin du Conseil s’occupe du petit déjeuner du premier dimanche du mois tandis que l’assemblée s’occupe du troisième dimanche. Le conseil

Au cours d’un dîner offert aux anciens combattants du pavillon de soins de longue durée Heroes Point du centre médical Charlie VA Norwood d’Augusta, Géorgie, le sire chevalier Richard Schreck, de l’assemblée Mgr George Lewis, Caroline du Sud, fait cuire des hot dogs. Les sires chevaliers de l’assemblée et les frères chevaliers du conseil George Lewis 3684 ont adopté ce pavillon où ils offrent des petites fêtes et des dîners aux anciens combattants et leurs familles.

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CHEVALIERS À L’ŒUVRE

conseil Mother Teresa de Calcutta 12181, de Draper, a aidé à vider la maison de Mary Walden et charger ses effets sur un camion de déménageur. Quand Walden est arrivé à sa nouvelle résidence dans le Sud de l’état, des membres du conseil Vic Giasson 10733, de Saint George l’attendaient pour l’aider à déballer ses possessions.

Dans le cadre d’un programme d’activités sociales, avec l’aide d’une ponceuse, Jerry Lauby, du conseil Father Mathias Zerfas, de Fond du Lac, Wisconsin, prépare des étagères en bois pour la rénovation d’un magasin d’aubaines de la Société St. Vincent de Paul. Les frères chevaliers et d’autres membres de la communauté ont donné 5000 heures de travail bénévole pour effectuer la rénovation du magasin. UNION DE PRIÈRES AVEC LES TROUPES

Le cardinal James Hickey, de l’assemblée Prince of the Church, de Washington, D.C., a lancé le programme « Pray with our Troops » (Union de prières avec les troupes) qui a pour but d’envoyer de la littérature religieuse aux troupes qui sont en poste outre-mer. Pour le lancement du programme, les Chevaliers de Colomb ont réuni 1000$ pour envoyer trente livres de prières catholiques à la base militaire de Bagram en Afghanistan. FENÊTRE SUR L’UTÉRUS

Le conseil St. Joseph the Worker 10531, de Thornhill, Ontario, a donné un présentoir exposant un enfant dans l’utérus à l’école secondaire St. Elizabeth. Le présentoir comprend des modèles de grandeur nature d’un fœtus à quatre stades de développement. Entre-temps, le conseil St. Thomas Aquinas 14207 de l’Université du Connecticut, de Storrs, a remis des fonds à Nate Harrison pour ce dernier puisse acheter un modèle semblable. Harrison, 28 ♦ C O L U M B I A ♦

un membre du club pro-vie de l’université se sert du présentoir durant les activités du club. LE PAIN QUOTIDIEN

Le conseil Mgr Edward Dolan 8781, de Knoxville, Tennessee commandite un projet qui dure depuis 25 ans, dans cadre duquel les membres du conseil collectent quotidiennement des denrées aliments dans plusieurs magasins de la région pour les donner à des organismes qui viennent en aide aux personnes nécessiteuses. Les C. de C. collectent en moyenne 1542 kg de denrées alimentaires par semaine dans les épiceries et les restaurants pour les distribuer aux soupes populaires, dans les foyers d’accueil et à des organismes qui assistent les personnes dans la région des Appalaches.

ACCÈS AU CIMETIÈRE

Le conseil Memorial Father F. Wicks 9936, de Margaree, Nouvelle-Écosse, a entrepris un projet pour faciliter l’accès à un vieux cimetière historique qui date des années 1700. Les frères chevaliers ont construit trois escaliers pour permettre de monter au cimetière. Ils ont dû aussi installer une buse de 37 centimètres et construit un parc de stationnement. Avant le début du projet, il était impossible de stationner les voitures et les visiteurs devaient monter une côte assez raide pour accéder au cimetière. JOUR DES GRANDS CHEVALIERS

DÉMÉNAGEMENT

Le conseil d’état de la Louisiane a parrainé sa journée annuelle des grands chevaliers à l’école secondaire catholique Teurlings de Lafayette. Le conseil St. Pius X 8901 était le conseil hôte de la journée. Les grands chevaliers, les directeurs du programme pour le recrutement et les directeurs du programme de tout l’état se sont rassemblés pour échanger de l’information et des pratiques qui réussissent. Les réunions furent suivies d’un barbecue à l’ocra.

Des frères chevaliers venant des deux extrémités de l’Utah ont aidé une paroissienne de longue date et ancienne combattante à déménager de sa maison et emménager dans sa nouvelle demeure. Le

Le conseil William J. Sheady 1507 et le conseil Mgr Walter Hawkins 1063, de Guelph, Ontario, ont commandité une soirée de comédie pour réunir

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SOIRÉE DE COMÉDIE

Le frère Rodolfo Roldan du conseil St. Margaret 7864, de Wilmington Harbor, Californie, s’entretient avec un couple devant l’église St. Margaret Mary Alacoque au sujet du service sans frais pour la préparation des retours d’impôt offerts par le conseil. Ce service est offert sans frais par le conseil aux personnes mineures, handicapées et aux paroissiens âgés de plus de 75 ans. des fonds pour Matthew House, un centre d’accueil pour femmes enceintes ou pour des nouvelles mamans ayant besoin d’aide. Il y a eu un souper, une vente aux enchères par écrit et trois comédiens qui ont donné un spectacle pour toute la famille. Plus de 400 personnes ont assisté à la soirée dont les recettes se sont élevées à 16 000$. AIDE POUR LES AVEUGLES

Le conseil St. Joseph 443, de New York, a été l’hôte d’une communion-déjeuner qui a eu le Jésuite John Sheehan comme conférencier. Le Père Sheehan est le président de la Société Xavier pour les aveugles. Sa conférence avait pour sujet: comment trouver Dieu en toute chose. Plus de 100 personnes ont assisté à cette conférence dont les recettes partagées entre les œuvres du conseil et la Société Xavier se sont élevées à 500$.


NOMS DES BOURSIERS

Les prix du conseil suprême 1,4 million de $ en bourses d’études universitaires L’ORDRE DES Chevaliers de Colomb a fait don de plus de 1,4 million de $ en bourses d’études à 588 étudiants. La majorité des boursiers de ces bourses d’études sont des enfants de Chevaliers de Colomb ou des frères chevaliers inscrits dans des universités ou des collèges catholiques des ÉtatsUnis, du Canada, du Mexique, de Porto Rico ou des Philippines. Ces nombres comprennent des bourses de 285 500$ accordés à des 114 séminaristes des États-Unis et du Canada. Selon le Rapport des activités fraternelles pour 2011, au niveau local, les conseils et les assemblées des Chevaliers de Colomb ont distribué plus de 6,45 millions de $ en bourses et plus de 5,1 millions de $ en bourses pour des études religieuses au cours de l’année fraternelle 2011-2012. Pour de plus amples informations, veuillez vous rendre sur le site www.kofc.org/scholarships.

LES BOURSES D’ÉTUDES JOHN W. MCDEVITT (4E DEGRÉ)

Ce programme a été institué 1998 pour rendre hommage au 11e chevalier suprême. Les boursiers doivent être inscrits dans une université catholique aux États-Unis, doivent être Chevaliers de Colomb, la conjointe d’un Chevalier ou le fils ou la fille d’un frère chevalier. Les veuves et les orphelins des membres défunts en règle au moment de leur mort sont aussi admissibles. En sus des 28 nouveaux boursiers, plus de 81 bourses ont été renouvelées. Voici les noms des nouveaux boursiers : Aimee M. Adams, Andrew D. Barenz, Antony Cherian,

Zachary R. Cox, Megan T. Danzo, Katherine A. Dold, Christine M. Fossaceca, John P. Gillen, Michael D. Hill, Christine E. Holmes, Stephanie E. Kaefer, Joseph H. Kasson, Catherine G. Knier, Nicholas E. Kristensen, John M. Lammers, Margaret A. Loya, Sophie F. Manley, Bryce M. Mayon, Shannon A. Murphy, Joshua T. Napierkowski, Abigail E. Sippola, Daniel J. Smith, John P. Tavelli, Michael T. Varney, Sarah K. Verslues, Kathryn E. Windels. LES BOURSES D’ÉTUDES PRO DEO ET PRO PATRIA DU 4E DEGRÉ

Un total de 137 étudiants américains ont reçu cette

bourse d’études de 1500$. Ces bourses, basées sur les mérites scolaires sont accordées à des étudiants de première année dans des universités catholiques. Les boursiers sont des Chevaliers de Colomb ou des Écuyers Colombiens, les fils ou les filles de frères chevaliers en règle ou les fils ou les filles de frères chevaliers décédés en règle au moment de leur décès. Selon les résultats universitaires des boursiers, les bourses sont renouvelées pour un total de 4 ans. Cette année, 25 nouvelles bourses ont été accordées et 112 ont éte renouvelées. Voici la liste des étudiants méritants de première année : Neil Burke, Jennifer B. Coble, Peter A. Colonna, Katelyn V. Dooley, Braeden J. Fallet, Kelsey R. Gengler, Emma M. Hamling, Joseph E. Johnson, Jr., Taylor C. Kenyon, Luke E. Kiefer, Isaac H. Kimmel, Robert P. Leeson, Daniel B. Lopes, Genna T. Marcin, Emmett F. McConville, Victoria C. McCormick, Anna E. Murray, Amanda M. Ocello, Josh J. Piepmeier, John T. Riely, Maria T. Rodriguez, Nathan C. Spulak, John W. Stohlman, Katherine R. Tadlock, Frances A. Tosto. LES BOURSES D’ÉTUDES PRO DEO ET PRO PATRIA (CANADA)

Comme leurs contreparties américaines, ces bourses, sont accordées à des étudiants de première année dans des universités catholiques. Neuf nouvelles bourses ont été accordées et 28 furent renouvelées. Les boursiers sont : Christianne M. Blais, Christine C. Boltezar, Neal T. Hanson, Nadine T. Houlihan, Leah D. Isenor, Suzanne M. Joanes, Emily K. Klekta, Dana M. Knapik, Citlaly H. Zamudio.

LES BOURSES D’ÉTUDES DE FONDATIONS

Les bourses d’études Percy J. Johnson sont accordées à des jeunes gens inscrits dans une université catholique américaine et elles sont fondées par un legs de Percy J. Johnson, un membre du conseil Seville 93, de Brockton, Massachussetts. Six nouvelles bourses ont été accordées et 13 ont été renouvelées. Voici les noms des nouveaux boursiers : Ivan M. Diaz-Marrero, Antonio M. Lombardo III, Jorge A. Moreno-Nunez, Tyler G. Schaefer, Jordan J. Schmidt, Sebastian A. Schmitz. En l’an 2000, La Fondation pour les œuvres des Chevaliers de Colomb Inc. a reçu un don de 100 000$ de Frank L. Goularte. Un fonds qui offre une bourse de 1500$, accordée sur la base de nécessité a été institué en son nom. L’administration de ce fonds est semblable au fonds Pro Deo et Pro Patria. Deux nouvelles bourses ont été accordées cette année, et trois autres ont été renouvelées. La nouvelle doursière est : Rebecca M. Graham and Sarah A. Holt. De 1995 à 1997, La Fondation pour les œuvres des Chevaliers de Colomb Inc. a reçu des legs de la succession de Anthony J. LaBella s’élevant à 200 000$. Dans son testament, LaBella s’est souvenu des bontés des C. de C. à son égard quand il était orphelin à Farmingdale, New York. Ces legs ont servi à la création d’un fonds au nom de LaBella, pour créer des bourses d’études. Le revenu de ce fonds sert, selon les mêmes dispositions que le fonds Pro Deo et Pro Patria, à donner des bourses d’études pour étudiants de licence. Deux nouvelles bourses ont été accordées cette année, et huit autres ont été renouvelées. Voici les noms des nouveaux boursiers :

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NOMS DES BOURSIERS

Gwendolyn R. Horning and Samantha M. Kelly. En 1997, La Fondation pour les œuvres des Chevaliers de Colomb Inc. a reçu un legs du Dr Arthur F. Batistta pour établir des bourses d’études pour les diplômés de Cornwall (Ontario) Collegiate and Vocational School. Ces bourses annuelles de 1500$ et 2000$ sont accordées d’après le mérite scolaire, les besoins financiers, les services rendus à la communauté et les activités extrascolaires. La préférence va aux frères chevaliers; aux enfants ou petits-enfants des frères chevaliers; aux étudiants recommandés par le conseil d’État de l’Ontario; aux étudiants qui se dirigent vers les universités catholiques. Cette année, 31 nouvelles bourses ont été accordées et 31 autres renouvelées. Voici les noms des nouveaux boursiers : Kassandra Andre, Adam Crites, Umbish Irfan, Cassandra Beck, Josee Eamer, Samantha Laforty, Natalie Bourgeois, Stephanie Gravelle, Dylan Pansieri, Grant Butcher, Paula Guindon, Tom CadieuxStevenson, Nasreen Chaudhry, Jamie Hitchcock, Yishuo Yang, Taylor Brown, Noora Kassab, Joel Price, Matthew Fortier, Nimrta Khalsa, Tasnim Rahman, Nhu Ha, Shawna-Lee Masson, Elizabeth Runions, Trang Ha, Charlotte McEwen, Rabia Sadiq, Ganeshya Kaaneeshan, Justin Merpaw, Michelle Soucy, Syeda Zulfigar. BOURSES D’ÉTUDES

L’Ordre possède des fonds à l’Université catholique des États-Unis à Washington, District of Columbia, qui offre des bourses d’études supérieures des Chevaliers de Colomb. Cette année, il y a eu deux nouvelles bourses ainsi que six bourses renouvelées. Les nouveaux boursiers sont Joshua Mugler. 30 ♦ C O L U M B I A ♦

Cinq bourses d’études supérieures à l’Institut Jean Paul ll pour les études sur le mariage et la famille, sur le campus de l’Université catholique furent accordées pour l’exercice universitaire actuel. Les premiers boursiers sont Margaret Bewley, Ashley Brashear, Michael Camacho, Magdalena Nakielska, Lauren Walter. Les étudiants inscrits à temps plein dans un programme de maîtrise qui se destinent à l’enseignement des personnes ayant une déficience intellectuelle sont admissibles pour une bourse d’études supérieures Bishop Charles P. Greco, qui porte le nom de l’ancien aumônier suprême. On a offert une nouvelle bourse d’études pour l’année universitaire en cours. La boursière : Rebecca M. Fromherz. BOURSES D’ÉTUDES DE LA FONDATION SISTER THEA BOWMAN

La Fondation Sister Thea Bowman – Bourses d’études des Chevaliers de Colomb. Cette bourse d’étude porte le nom de Sœur Thea Bowman (1937 à 1990), une religieuse afro-américaine qui a inspiré beaucoup de personnes par ses appels urgents pour une meilleure éducation pour les enfants de la communauté noire. En décembre 1996, le conseil d’administration de l’Ordre des Chevaliers de Colomb a autorisé une bourse de quatre ans au montant de 25 000$ par année pour appuyer des étudiants méritants de la communauté noire à poursuivre leur éducation dans une université catholique. De temps en temps, le conseil d’administration approuve la continuation de cette bourse. En août 2005, le montant de cette bourse a été augmenté à 37 500$ par année. Pour l’exercice universitaire

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Fonds pour l’éducation LES FONDS Francis P. Mathews et John E. Swift offrent des bourses d’études pour les enfants de membres en règle qui , en servant dans les forces armées de leur pays dans une zone de combat ainsi désignée par le conseil d’administration des Chevaliers de Colomb, sont tués suite à une action hostile ou blessés suite à une action hostile, et dans ce dernier cas, qui, en conséquence de telle blessures, sont frappés d’une invalidité totale et permanente dans les deux années suivant la dite action hostile. En 2004, l’Ordre a déclaré que les conflits en Iraq, en Afghanistan et au Pakistan seraient couverts. Les enfants des membres qui sont morts à la suite de violence criminelle à leur égard durant l’exercice de leurs fonctions de policiers ou de pompiers sont aussi admissibles. Une demande doit être présentée dans les deux ans qui suivent la mort ou la déclaration officielle de l’état permanent d’invalidité du membre en question. Le 30 juin dernier, 814 enfants furent déclarés admissibles aux prestations de ce fonds depuis 1944. Jusqu’à maintenant, 344 enfants admissibles ont décidé de ne pas accepter de bourses d’études, trois sont décédés et 125 qui avaient entrepris des études ont décroché ou ont employé la totalité admissible avant l’obtention du diplôme. Il y a 49 candidats possibles. À ce jour, avec ce fonds, 286 étudiants ont fini leurs études. Au cours de l’exercice universitaire actuel, grâce au fonds Mathews-Swift, sept étudiants poursuivent des études en vue d’une licence — quatre renouvellements et trois nouvelles bourse. Voici les noms des nouveaux boursiers : Kellie E. Barta, Michaela A. Miller et James V. Vigiano.

2012-2013, trois étudiants vont poursuivre leurs études du premier cycle dans des universités catholiques. BOURSES D’ÉTUDES AU MEXIQUE

Cinq nouvelle bourses d’études d’une valeur de 500$ furent accordées. Elles sont renouvelables pour 4 ans. De plus 11 autres bourses furent renouvelées. Voici les noms des nouveaux boursiers : Judith García-Hernández, Alix García- Velázquez, Fátima Gómez-Osorio, Andrea Hernández-García, Yolanda Lavalle- Flores. BOURSES D’ÉTUDES À PORTO RICO

Cette année, quatre nouvelles bourses d’études d’une valeur

de 500$ furent accordées, et 12 autres furent renouvelées. Voici les noms des nouveaux boursiers : Karla M. AgostoLopez, Isamar ChaparroSoto, Jeffrey Rivera-Sanabria, Felix Santos-Viera. BOURSES PHILIPPINES

Pour l’année universitaire 2012-2013, on a accordé neuf nouvelles bourses d’études de 500$ et on en a renouvelé 27. Voici les noms des nouveaux boursiers : Los nuevos becarios son: Melanie A. Amorin, Laurence R. Binoya, Mercedita C. Cabibil, Katrina G. Ching, Leah G. Juanite, Allan B. Lintac, Judy B. Reyes, Trixy L. Tagupa, Kathleen A. Taniñas.


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JOIGNEZ LES AMIS DE L’ A B B É M C G I V N E Y Écrire en lettres d’imprimerie, S.V.P. :

C.

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A. Crèche Fontanini. Honorez le véritable sens de Noël avec cette crèche bien construite et peinte à la main comprenant une étable faite à la main en bois, écorce et mousse. Importée d’Italie. Personnages en polymère. Jeu de quatre pièces. Personnages : 12,5 cm. Étable : 30 cm de large et 23,75 de haut. PG-636 — 60$ B. Scène de la Saint Famille. Crèche peinte à la main. Aspect de bois sculpté. Collection Studio St. Joseph. Polyrésine. 22, 125 cm de haut. PG-635 — 10,75$ C. Croix murale. Le souvenir parfait, cette croix murale du Saint Nom fait partie de la Collection Studio St. Joseph. Polyrésine. 26,125 cm de haut. PG-630 — 8,50$

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A P P L I C AT I O N D E N O S D E G R É S

Unité

Charité

Fraternité

Patriotisme

DES MEMBRES du conseil St. Louis de Montfort 14553, d’Oak Lawn, Illinois, démolissent une vieille remise de la résidence de trois personnes intellectuellement handicapées qui vivent ensemble sous la surveillance de Garden Center Services. Les Chevaliers de Colomb ont démoli la remise qui était devenue un danger pour la sécurité. Garden Center Services offre des possibilités résidentielles à des personnes ayant des besoins spéciaux. • Le conseil Our Lady of the Lake 3965, de Spencer, Iowa, a fait don de 10 250 $ à l’école Sacred Heart pour l’achat de tableaux blancs et d’ordinateurs portables.

AU COURS d’un match fraternel de basket-ball entre deux conseils, Ed Calderon, du conseil St. Elizabeth 4728, de San Francisco, double deux défenseurs du conseil Epiphany en driblant le ballon. Les équipes de basketball des C. de C participent à des matches et des tournois inter-conseils et avec des équipes paroissiales et communautaires. Ces équipes favorisent le recrutement • Le conseil St. Peter the Apostle 5741, de Similoan, Luçon, ont commencé une croisade hebdomadaire du rosaire qui consiste à voir des membres du conseil qui se rendent à la demeure d’autres frères chevaliers avec une icône de la Vierge pour réciter le chapelet.

UNE GARDE D’HONNEUR de l’assemblé Archbishop Urban J. Vehr, de Colorado Springs, Colorado, observe la procession de sortie de l’archevêque Timothy P. Broglio du diocèse militaire des forces armées des ÉtatsUnis de la chapelle Our Lady Queen of Peace de la base militaire de Peterson après la célébration d’une messe de confirmation. En plus de la garde d’honneur, les membres du conseil 14715 ont préparé les élèves des classes d’éducation religieuse à recevoir le sacrement.

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PATRIOTISM: Photo by William T. Davis

MANDY MAGTANONG (à gauche), du conseil Immaculate Conception 14405, de Cainta, Luçon, est en compétition pour un « mise-en-jeu » de basket-ball avec un jeune chef de file du nom de Kert Russel Garcia. Le conseil a organisé un match de basket-ball entre les membres du conseil et des jeunes de la région pour encourager l’activité physique et la pratique de la discipline dans le sport. • Pour venir en aide à une mission médicale à Haïti, entreprise par les paroissiens de l’église St. Francis of Assisi, le conseil Montgomery 2323 a organisé un souper de spaghettis. Les recettes furent de 1732 $.


CHEVA L I E R S D E C O LO M B

Construire un monde meilleur un conseil à la fois. Chaque jour, les Chevaliers à travers le monde ont la possibilité de faire une différence, que ce soit à travers le service à la communauté, la collecte de fonds ou la prière. Nous célébrons chaque et tout Chevalier pour sa force, sa compassion, et son dévouement à vouloir construire un monde meilleur.

Carl London (à gauche) du conseil St. Jerome 13005 à Waco, Texas et Tony Raineri (à droite), députe de district du District No 111 du Texas remet un chèque de 62 462$ à Deborah McGregor, directrice générale du Care Net Pregnancy Center of Central Texas (Centre d’aide aux femmes enceintes) pour l’achat d’un nouvel échographe dans le cadre de l’ « Initiative échographie » des Chevaliers de Colomb. Répondant à l’initiative du conseil 13005, des Chevaliers à travers tout le centre du Texas se sont mobilisés pour réunir les fonds nécessaires au don. « Care Net » a obtenu des fonds supplémentaires en envoyant une lettre à l’ensemble ses partisans.

ENVOYEZ-NOUS LES PHOTOS DE VOTRE CONSEIL POUR LA RUBRIQUE «CHEVALIERS À L’ŒUVRE». LES PHOTOS PEUVENT ÊTRE ENVOYÉES PAR COURRIEL À COLUMBIA@KOFC.ORG OU BIEN À COLUMBIA, 1 COLUMBUS PLAZA, NEW HAVEN, CT 06510-3326.

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GARDER L A FO I VI VA NT E

« C’EST L’AMOUR QUI M’A AMENÉE À EMBRASSER LA VIE RELIGIEUSE » Il est triste de constater que pour bien des gens, les religieuses ont renoncé à l’amour du simple fait qu’elles ont renoncé au mariage. Rien n’est plus faux. Même qu’en réalité, c’est l’amour lui-même qui m’a amenée à embrasser la vie consacrée. Plus je réalise à quel point Dieu m’aime d’un amour infini, plus j’ai envie de l’aimer en retour. Saint Augustin a dit aux vierges consacrées : « Qu’il soit fixé dans votre cœur profondément, Celui qui pour vous a été attaché à la croix. » Il est impossible de poursuivre une vocation religieuse sans cet amour du Christ qui découle d’une relation profonde avec lui et obtenue grâce à la prière. En août, ma famille a reçu le prix de la Famille de l’année décerné par les Chevaliers de Colomb. Plusieurs Chevaliers ainsi que leurs familles sont devenus des prolongements de ma propre famille. Ils font tant pour promouvoir les vocations religieuses, et ils m’ont tant appuyée dans ma propre quête. Le temps passé à me préparer ne fait que confirmer et raffermir mon désir de me donner totalement au Christ. À tous ceux et celles qui considèrent la vie consacrée, rappelez-vous que celui qui vous appelle est lui-même l’amour incarné.

Jim Callaway Photography

SŒUR CECILIA ROSS Novice, Sœurs de St. Joseph Walton, Kentucky

VEUILLEZ FAIRE VOTRE TOUT POSSIBLE POUR ENCOURAGER LES VOCATIONS À LA PRÊTRISE ET À LA VIE RELIGIEUSE. VOS PRIÈRES ET VOTRE SOUTIEN COMPTENT POUR BEAUCOUP.

PM40063106


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