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Columbia Novembre 2010

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CHEVA L I E R S DE C O LO M B

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COLUMBIA


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Un bouclier pour vos êtres chers S’il vous arrivait un malheur, que deviendraient les vôtres? Nous sommes là pour vous aider à leur garantir un avenir sans souci. Ne laissez rien au hasard. Laissez-nous devenir « le bouclier de votre famille … pour la vie »

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C H E VA L I E R S D E C O LO M B

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NOVEMBRE 2010 ♦ VOLUME 90 ♦ NUMÉRO 11

COLUMBIA arTIClES

8 Témoins vivants de l’amour La culture est transformée et renouvelée par les couples qui vivent leur mariage selon le plan de Dieu. PAR MGR JOSEPH E. KURTZ

14 Le mariage est tissé de prière La vocation au mariage et à la famille, renforcée par la prière, nous rapproche du Seigneur. PAR APRIL HOOPES

17 Les habitudes qui font les bons mariages La pratique des vertus raffermit l’amour conjugal et aide à surmonter les conflits au quotidien. PAR RICHARD FITZGIBBONS

23 Nouvelle définition du mariage

Marriage at Cana, c.1597 (oil on panel), Marten de Vos (1532-1603) Antwerp Cathedral, Belgium / Wikimedia Commons

L’attestation juridique du « mariage » entre personnes de même sexe fait ressortir une intelligence fondamentalement différente de la nature humaine. PAR DAVID S. CRAWFORD

Jésus a entamé son ministère public lors des noces de Cana, en Galilée, où il a accompli le miracle de transformer l’eau en vin (Jn 2.1-11).

SECTIONS 3

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Construire un monde meilleur 6

Nouvelles des Chevaliers

Les statistiques démontrent que les Américains tiennent au mariage et que la plupart des mariages réussissent. PAR LE CHEVALIER SUPRÊME, CARL A. ANDERSON

Les chevaliers universitaires collaborent à New Haven • Les chevaliers pleurent le décès de l’ex-avocat suprême • Le cardinal Dziwisz honoré lors du passage du conseil d’administration en Pologne • Un documentaire sur Saint André

Aprendre la foi, vivre la foi Le commandement d’honorer son père et sa mère reflète le rôle de la famille, tant dans l’Église que dans de la société. PAR L’ÉVÊQUE WILLIAM E. LORI, AUMÔNIER SUPRÊME

13 À propos du mariage

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Des pères pour bien faire Maris et femmes peuvent s’aider mutuellement à devenir de meilleurs parents. PAR DANIELLE BEAN

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Chevaliers à L’œuvre

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Application de nos degrés

Publiées à travers ce numéro, des entrevues sur le mariage avec les Familles de l’année des C de C à l’échelle des États. PAR L’ÉQUIPE DE COLUMBIA

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Le mariage, première priorité IL Y A SIX ANS, la Conférence épiscopale des États-Unis a voté en très grande majorité pour que la promotion et la conservation du mariage deviennent une priorité pastorale. Inaugurant une initiative devant durer plusieurs années, les évêques reconnaissaient un important besoin de transmettre la compréhension qu’avance l’Église du mariage comme institution à la fois naturelle et divine telle qu’établie par Dieu (cf. Gaudium et Spes, 48). D’après l’enseignement catholique, la famille, issue du mariage, se trouve la cellule de base tant de l’Église que de la société, et les parents sont les premiers et les plus importants éducateurs de leurs enfants. Comme l’écrivait le pape JeanPaul II dans Familiaris Consortio (1981), « L’avenir de l’humanité passe par la famille ». En d’autres termes, il ne peut exister rien de plus important que le mariage. À la lumière de ces données, dans un document intitulé Préparation au sacrement de mariage, le Conseil pontifical pour la famille observait que la société moderne a été ébranlée à la fois par « une crise des valeurs morales » et « la perte de vue de l’unicité du mariage et de la famille chrétienne ». Parmi d’autres tendances, le conseil notait un taux décroissant de mariages, en regard d’un taux croissant de divorces, et le fait que, même parmi les catholiques, l’activité sexuelle en dehors du mariage et la mentalité contraceptive sont devenues la norme. Quelques mois auparavant, le conseil avait publié Vérité et signification de la sexualité humaine (1995), document où étaient soulignés pour les parents, les principes d’éducation de leurs enfants concernant le véritable amour et la chasteté. Dans ce document, la vertu de chasteté est décrite de diverses manières

telles que : « l’énergie spirituelle qui libère l’amour de l’égoïsme et de l’agressivité », « l’affirmation joyeuse de qui sait vivre le don de soi » et « un apprentissage de la maîtrise de soi, qui est une pédagogie de la liberté humaine » (1618, cf. Catéchisme, 2339). Étant donné qu’une telle compréhension de la chasteté proposée par l’Église s’oppose totalement aux notions populaires courantes qui la trouvent répressive et contraire à la liberté, il est essentiel que les jeunes soient témoins, notamment dans leurs propres familles, d’un amour de don de soi vécu dans la joie. Trop souvent pourtant, même les catholiques tombent dans le piège de croire que l’Église se fait irréaliste dans ces enseignements moraux, et les enfants restent avec des notions vagues et déformées de l’amour. Le mot d’esprit de G.K. Chesterton est toujours vrai, quand il s’agit de pratiquer sa foi : « L’idéal chrétien n’a pas d’abord été éprouvé puis jugé déficient; il a d’abord été jugé déficient, sans jamais être éprouvé ». De nos jours, le défi des catholiques consiste à porter témoignage avec courage, en paroles et en actes, de la vérité recouvrant l’amour humain. À la lumière de ce défi, cette livraison de Columbia traite de divers aspects de la poursuite et du vécu d’un mariage heureux. Renforcé par la foi et la vertu, recherchant la grâce dans la prière et les sacrements, et encouragés par les pasteurs de l’Église à vivre fidèlement sa vocation, que tous les couples mariés font sienne leur vocation d’aimer à la manière du Christ. Un tel témoignage — devant ses enfants et la société en général — se trouve au cœur de la nouvelle évangélisation.♦ ALTON J. PELOWSKI COORDONNATEUR

COLUMBIA ÉDITEURS

Chevaliers de Colomb ________ ADMINISTRATEURS SUPRÊMES CHEVALIER SUPRÊME Carl A. Anderson AUMÔNIER SUPRÊME Mons. William E. Lori, S.T.D. DÉPUTÉ CHEVALIER SUPRÊME Dennis A. Savoie SECRÉTAIRE SUPRÊME Emilio B. Moure TRÉSORIER SUPRÊME Charles E. Maurer Jr. AVOCAT SUPRÊME John A. Marrella ________ RÉDACTION COORDONNATEUR Alton J. Pelowski alton.pelowski@kofc.org RÉDACTEUR EN CHEF ADJOINT Patrick Scalisi patrick.scalisi@kofc.org ASSISTANT À LA DIRECTION ARTISTIQUE ET ÉDITORIALE Brian Dowling brian.dowling@kofc.org ARTS GRAPHIQUES DESIGN Lee Rader

El L’abbé Michael J. McGivney (1852-90), Apôtre de la jeunesse, protecteur de la vie familiale et fondateur des Chevaliers de Colomb, intercédez pour nous. ________ POUR COMMUNIQUER AVEC NOUS PAR LA POSTE: COLUMBIA

1 Columbus Plaza New Haven, CT 06510-3326 TÉLÉPHONE: 203.752.4398 TÉLÉPCOPIEUR: 203.752.4109 COURRIEL: columbia@kofc.org NOTRE SITE INTERNET: kofc.org SERVICE Å LA CLIENTÈLE: 1.800.380.9995 ________ SI VOUS DÉMÉNAGEZ Prévenez votre conseil. Envoyez votre nouvelle adresse et votre étiquette à: Knights of Columbus, Dept. of Membership Records [service de dossiers de membres], PO Box 1670, New Haven, CT, 06507-0901, USA, ou par courriel à columbia@kofc.org ________ Copyright © 2010 Tous droits réservés ________ EN PAGE COUVETURE Une mosaïque montrant les saints Joachim et Anne

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COVER: Mosaic by Jesuit Father Marko Rupnik/Chapel of St. Florian, Krnice, Slovenia/Photo by Aurelio Amendola/Courtesy of USCCB

É D I TO R I A L


C O N S T RU I R E U N M O N D E M E I L L E U R

Des mariages heureux, une réalité Les statistiques démontrent que les Américains tiennent au mariage et que la plupart des mariages réussissent par le Chevalier Suprême, Carl A. Anderson

L’OPINION POPULAIRE maintient qu’aux États-Unis — et en plusieurs autres endroits — le mariage échoue aussi souvent qu’il réussit. « Un mariage sur deux aboutit en divorce ». Cette affirmation fait partie des litanies sans cesse reprises par les journalistes, les « pontifes » et les politiciens. Certains vont jusqu’à prétendre que, dans la société actuelle, on gagnerait fort bien à se passer du mariage. Pourtant, sous-jacent à toutes les discussions et les statistiques tordues, se cachent sans doute plus de bonnes nouvelles que de mauvaises. Dans mon dernier volume Beyond A House Divided: The Moral Consensus Ignored by Washington, Wall Street and the Media (Doubleday, 2010), je consacre tout un chapitre à cette question. Notamment, la statistique selon laquelle « la moitié des mariages finissent par un échec » est tout simplement erronée. Elle provient de la notion qu’il y a la moitié moins de divorces que de mariages et ne tient pas compte de la réussite des premiers mariages. En revanche, les statistiques publiées par le National Marriage Project de l’Université de Virginie démontrent que plus de six des premiers mariages sur dix se maintiennent. Des conclusions semblables ressortent de nos propres sondages : en effet, près des deux tiers des Américains qui s’étaient mariés, soit 63 pour cent, n’avaient jamais divorcé. Heureusement, ces chiffres sont in-

férieurs à ce que pensent la majorité des gens. Mais, étant donné l’effet dévastateur qu’a le divorce sur les enfants, nous devons tout faire pour que ce nombre diminue davantage, grâce à notre témoignage et aux conseils que nous donnons à nos amis mariés. Le message livrant de bonnes nouvelles concernant le mariage commence à percer. Toujours d’après nos sondages, près de deux tiers des Américains, soit 64 pour cent, affirment que le divorce cause plus de problèmes qu’il n’en règle, surtout s’il y a des enfants de concernés. Même s’il s’agit d’une bonne nouvelle d’apprendre que la majorité des Américains mariés ne divorceront jamais, il y a meilleure nouvelle encore. Parmi les gens mariés, 91 pour cent des gens recensés répondaient qu’ils étaient ou bien heureux (33 pour cent) ou bien très heureux (58 pour cent). D’autres sondages ont démontré invariablement que plus de neuf Américains sur dix estiment qu’ils ont marié la bonne personne, ou qu’ils marieraient la même personne, s’ils avaient à reprendre la même décision. Ces points de vue ne se limitent pas non plus aux générations plus âgées. De fait, les « millénaires » (adultes de 18 à 25 ans) avouaient que l’estime pour le mariage est inférieure à toute autre valeur, compris la responsabilité personnelle, le respect des autres, l’honnêteté et l’intégrité, le souci des gens moins

fortunés, le respect de la loi et la foi en Dieu. Bien sûr, les bonnes nouvelles n’entraînent pas que nous devions passer outre aux nombreuses menaces qui pèsent sur le mariage et la famille de nos jours. Au contraire, nous devrions profiter de l’occasion pour donner l’exemple, dans une société où la grande majorité des gens continuent de se marier. Nous devrions être conscients du fait que, naturellement, les gens savent que le mariage est une bonne chose, qu’ils sont le plus souvent heureux en mariage, et qu’une forte majorité de couples collaborent à concrétiser le vieil adage « ils vécurent longtemps heureux ». Dans nos efforts pour devenir des hommes qui mènent par l’exemple de nos propres vies — tant au foyer qu’en public — nous, Chevaliers, pouvons profiter d’un excellent modèle dans la personne de saint Joseph, mari de la Bienheureuse Vierge Marie et père adoptif de Jésus. Par surcroît, un des plus grands champions de saint Joseph a été canonisé le mois dernier — le bien-aimé saint, frère André Bessette. Sous la direction de saint Joseph et du nouveau saint André de Montréal, prenons tous la résolution de laisser la beauté du sacrement de mariage pénétrer nos vies et, peu importe notre vocation, de vivre en fidèles témoins de cette réalité. Vivat Jesus!

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APRENDRE LA FOI, VIVRE LA FOI

La famille selon le plan de Dieu Le commandement d’honorer son père et sa mère reflète le rôle de la famille, tant dans l’Église que dans de la société en général par l’évêque William E. Lori, Aumônier Suprême LE QUATRIÈME Commandement ordonne : « Honore ton père et ta mère ». Combien de fois, étant jeunes, ne nous sommes pas confessés d’avoir désobéi à nos parents gravement et légèrement? Certes, nous pouvons comprendre ce commandement plus complètement en réfléchissant sur le fait qu’il englobe entièrement le plan de Dieu sur le mariage et la famille. Du temps de mon enfance, il semblait évident que les parents d’un enfant étaient constitués d’une mère et d’un père. De nos jours, pourtant, les adeptes du mariage de personnes de même sexe nous affirment que le précepte du Quatrième Commandement comprenant un père et une mère, était le produit d’une culture surannée est dépassé. Pourtant, cette perspective nous empêche d’apprendre la vérité salutaire de l’Écriture et d’entendre la voix de la raison concernant le mariage et la famille. Le Compendium du Catéchisme de l’Église catholique nous rappelle que la famille n’est pas seulement une institution mise sur pied par les êtres humains. Il s’agit plutôt d’un don institué par Dieu et « ordonné aux biens des époux, ainsi qu’à la procréaLa 31e tranche du programme de formation à la foi présenté par l’aumônier suprême, Mgr William E. Lori, porte sur les questions 455-465 du Compendium du catéchisme de l’Église catholique. Les articles archivés se trouvent sur le site kofc.org.

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tion et l’éducation des enfants » (456). En effet, l’Église enseigne que les capacités d’un couple d’exprimer son amour, d’une part, et d’engendrer de nouvelles vies, d’autre part, sont intimement liées (Humanæ Vitæ). L’amour réciproque du mari et de la femme, enraciné dans l’amour du Christ, donne lieu à l’environnement propice pour engendrer et élever des enfants. Au sein de la famille, les enfants sont formés aux leçons les plus fondamentales de la vie, parmi lesquelles : comment se respecter et s’aimer les uns les autres, dire la vérité et grandir dans la vertu. C’est dans la famille que la foi est enseignée et transmise et c’est en famille que les enfants apprennent à prier. C’est pourquoi la famille est appelée « l’Église domestique ». À une époque où les autorités civiles et les forces culturelles tentent de redéfinir la famille, nous devons soutenir que la famille, comprise comme l’union d’un homme et d’une femme avec leurs enfants, constitue la « cellule originelle » de la société humaine. Existant bien avant tous les gouvernements humains et précédant sa reconnaissance juridique, la famille joue un rôle essentiel et irremplaçable pour assurer la transmission aux jeunes des vertus et des valeurs, les aidant ainsi à devenir de citoyens honnêtes et productifs. Ce serait une erreur de croire que le mariage et la famille constituent une vocation idyllique. Les mères et les pères de tous les pays savent que ce n’est pas le cas. Il faut énormément de

dévouement et d’énergie pour former ses enfants, pour qu’ils puissent à accepter et s’acquitter de leurs propres responsabilités. Ils doivent apprendre par la parole et l’exemple à établir des relations avec Dieu, leurs familles et la société en général. Les enfants devraient apprendre aussi à apporter l’harmonie dans le milieu familial, ainsi qu’à s’aider euxmêmes et aider toute la famille à grandir dans la sainteté. Par exemple, je connais des jeunes dont la foi vivante a convaincu leurs parents de reprendre l’habitude de se rendre à l’Eucharistie du dimanche. En effet, les devoirs des enfants envers leurs parents continuent jusqu’à l’âge adulte. Adultes, les enfants devraient persévérer à aimer et vénérer leurs parents en voyant à leur bien-être au fur et à mesure qu’ils prennent de l’âge, et ce, tant sur les plans matériel que spirituel, en assurant, par exemple qu’ils célèbrent les sacrements (459). LES LIENS FAMILIAUX Les parents partagent la capacité de création de Dieu, d’où provient leur responsabilité d’aimer et de respecter leurs enfants en tant que personnes créées à l’image et ressemblance de Dieu. Par conséquent, les parents devraient instruire leurs enfants et les former dans la foi. Ils y arrivent grâce à la prière, l’instruction religieuse au sein de la famille et à la participation à la vie de l’Église, notamment en participant à l’Eucharistie du dimanche (461).


APRENDRE LA FOI, VIVRE LA FOI

Comme l’explique le Rite du Baptême, « Les parents sont les premiers enseignants des réalités de la foi de leurs enfants ». Ils doivent voir à leurs besoins physiques et spirituels, notamment à leur formation. Aussi estil important pour les parents d’être ouverts à la vocation à laquelle le Seigneur prépare leurs enfants — que ce soit le mariage, la prêtrise ou la vie consacrée — et les aider à y répondre, ou les guider vers une profession pertinente (460, 462). Selon le dicton, « les liens du sang sont les plus forts ». Les liens familiaux sont profonds et il est bien reconnu que, de nos jours, ils doivent être ren-

INTENTIONS DU

forcés. Pourtant, les liens familiaux ne sont pas absolus. En effet, il revient d’abord à chaque membre de la famille de suivre et aimer Jésus Christ. Notre amour du Christ doit aller au-delà de notre amour pour nos parents ou nos enfants (cf. Mt 10, 37). Au sein des familles heureuses et saines, se développe habituellement une conception adéquate de l’autorité, y compris celle des professeurs et des autorités civiles. Nous devons concevoir l’autorité en tant que service du bien commun et de la vérité morale, service qui respecte la dignité et les droits humains et qui cherche à créer un environnement conduisant au bien

authentique de chaque individu, 463465). Dans une culture égoïste, les personnes ont de la difficulté à comprendre ces principes. De plus, les parents doivent favoriser chez leurs enfants, des habitudes d’authentique citoyenneté. Cela comporte l’amour et le service de la patrie, le droit et le devoir de voter, le paiement des impôts, la défense du pays et le droit à une critique constructive (464). Et en particulier, les parents doivent faire développer chez leurs enfants un esprit de service des autres et une disponibilité à venir en aide gratuitement aux personnes dans le besoin.♦

L ’ H O M M E C AT H O L I QU E D U M O I S

S A I N T- P È R E

PHOTOGRAPH OF POPE: CNS photo/Paul Haring — MIGUEL PRO: Shrine of Our Lady of Guadalupe photo/Bob Metcalf

Offertes en solidarité avec le pape Benoît XVI GÉNÉRALE : Pour que grâce au soutien des communautés chrétiennes, ceux qui sont victimes de la drogue et de toute autre forme de dépendance trouvent dans la puissance de Dieu Sauveur la force de changer radicalement leur vie. MISSIONNAIRE : Pour que les Eglises en Amérique latine poursuivent la mission continentale proposée par leurs Evêques, en l’insérant dans la tâche missionnaire universelle du peuple de Dieu.

Le bienheureux Miguel Augustin Pro Juárez (1891-1927) Fête: 23 de novembre MIGUEL AUGUSTIN Pro Juárez est né à Mexico en 1891. Il est entré chez les Jésuites à l’âge de 20 ans. Il a étudié à Mexico jusqu’en 1914. Quand le mouvement anticatholique s’est manifesté à travers le pays, les Jésuites ont dû dissoudre leur noviciat et s’enfuir en Californie. À ce moment, on a expédié Pro en Espagne pour poursuivre ses études pour ensuite l’envoyer enseigner au Nicaragua durant trois ans. C’est en Belgique qu’il a été ordonné en 1925. L’année suivante, il est revenu dans sa ville natale de Mexico. Lorsqu’il était à l’étranger, la persécution des Catholiques du Mexique a pris beaucoup d’ampleur. Il était défendu à l’Église de s’impliquer dans le système d’éducation. Les prêtres n’avaient plus le droit de voter ni de porter en public leurs vêtements cléricaux. En certains endroits il était défendu de participer à des dévotions religieuses publiques. Néanmoins, malgré cette persécution, les Catholiques fervents priaient en secret, et le Père Miguel Pro était l’un des prêtres courageux qui apportaient secrètement les sacrements aux fidèles.

En 1927, le Père Pro a été faussement impliqué dans un attentat pour assassiner le président du Mexique, ce qui lui a valu la peine de mort. Le 23 novembre 1927, debout devant le peloton d’exécution, son chapelet en main, il a ouvert grand ses bras dans un geste de prière et s’est exclamé « Viva Cristo Rey » (Vive le Christ-Roi). Le bienheureux Miguel Augustin Pro Juárez est un brillant exemple; il a fait preuve d’une foi inébranlable durant la persécution. Quand il l’a béatifié, le pape Jean Paul ll a dit de lui: « La profondeur de son humble abandon de soi-même avait pris racines dans son amour passionné pour Jésus Christ et de son désire ardent de se conformer à sa divine doctrine, même dans la mort ».♦ NOVEMBRE 2010

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Les chevaliers universitaires collaborent à New Haven

LE DÉFI AUQUEL fait face l’Église catholique, c’est que notre culture agit de plus en plus comme si Dieu n’existait pas, a souligné le Chevalier suprême Carl A. Anderson dans son discours prononcé lors du banquet de remise des prix dans le cadre de la Conférence 2010 des Conseils universitaires. « Nous devons pour notre part agir de manière à ce que les gens puissent voir ce que signifie être vraiment chrétien. Notre générosité doit être évangélisatrice, en ce qu’elle doit faire prendre conscience aux gens que les chrétiens, les catholiques, sont différents. Et nous devons remplir ce rôle de manière à ce que les gens aient envie d’y être associés, eux aussi », a ajouté le Chevalier suprême.

Le Chevalier suprême Carl A. Anderson en compagnie des lauréats du prix du Conseil universitaire de l’année, membres du Conseil 8200 Our Lady of the Skies rattaché à l’académie de l’armée de l’air américaine de Colorado Springs, dans l’État du même nom. Plus de 130 Chevaliers provenant de quelque 66 universités des États-Unis, du Canada, du Mexique et de la République dominicaine ont participé à cette conférence annuelle qui s’est déroulée à New Haven, du 1er au 3 octobre dernier. Les jeunes hommes ont assisté à des présentations et participé à des ateliers sur des sujets comme l’organisation de programmes, le recrutement de membres et

le leadership dont il faut faire preuve sur les campus. Durant ces sessions, les Chevaliers universitaires ont échangé des idées novatrices et discuté de nouvelles approches à adopter pour relever divers défis. Les délégués à cette Conférence ont également participé ensemble à une messe en l’église St. Mary’s où l’Ordre a été fondé en 1882. Lors du banquet, des prix ont souligné l’excellence en matière de recrutement et de croissance en termes d’assurances, ainsi qu’à propos des réalisations dans le cadre du programme « S’élever ... en servant ». Le gagnant 2010 du prix du Meilleur Conseil universitaire a été le Conseil 8200 Our Lady of the Skies, à l’école de l’armée de l’air américaine, basée à Colorado Springs, dans l’État du même nom. Lors de la séance de clôture du dimanche matin, le père Brett A. Bannen, auteur du livre To Save a Thousand Souls (Sauver un millier d’âmes), paru chez Vianney Vocations en 2010, a parlé du besoin qu’a chaque personne de reconnaître sa vocation personnelle, qu’il s’agisse d’aller vers le sacerdoce ou vers tout autre rôle pour lequel nous avons les aptitudes. « L’abbé McGivney a changé le monde en disant “Oui” à ce que Dieu lui demandait », a dit le père Bannen avant d’ajouter : « Les Chevaliers étudiants peuvent faire de même. » Pour en savoir plus sur la Conférence et visionner des vidéos, allez sur le site kofc.org/college.♦

Les chevaliers pleurent le décès de l’ex-avocat suprême L’HONORABLE RICARDO H. Garcia, 79 ans, juge du Texas retraité qui a servi comme avocat suprême des Chevaliers de Colomb durant trois ans et qui a été membre du conseil d’administration de l’Ordre de 1989 à 2000, est décédé le 23 septembre dernier. Ricardo Garcia, qui avait été élu directeur suprême en 1989, a servi en tant qu’avocat suprême de 1996 à 1999. À la fin de son mandat au conseil d’administration, il a servi à titre de représentant du Chevalier suprême auprès du Mexique, de la République dominicaine, du

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Panama, du Guatemala et de Cuba. Attristé par la nouvelle, le Chevalier suprême Carl A. Anderson a déclaré : « Ce fut un formidable ami, un vrai patriote et, surtout, un gentleman catholique, un mari et un père d’une fidélité à toute épreuve. Il aura vécu une vie longue et exceptionnellement productive, et chaque Chevalier qui l’a rencontré peut se considérer privilégié d’avoir pu le côtoyer. » Le juge Garcia laisse dans le deuil son épouse, Gloria, et leurs trois enfants, Ricardo Jr et Gloria Stella.♦


N O U V E L L E S D E S C H E VA L I E R S

Le cardinal Dziwisz honoré lors du passage du conseil d’administration en Pologne

LA RÉUNION TRIMESTRIELLE du conseil d’administration des Chevaliers de Colomb s’est déroulée au début d’octobre dernier dans le cadre d’un pèlerinage spécial en Pologne, au cours duquel fut remis le 9e prix Gaudium et Spes, la plus haute distinction accordée par les Chevaliers. Depuis l’établissement des premiers Conseils polonais, en janvier 2006, la présence de l’Ordre là-bas s’est affermie au point de compter aujourd’hui 25 Conseils et plus de 1 400 membres. Le pèlerinage a commencé lorsque les Chevaliers de Varsovie ont accueilli les officiers et les directeurs suprêmes le 6 octobre pour une messe et le dépôt d’une couronne en l’honneur du Bienheureux Jerzy Popieluszko, un prêtre polonais assassiné par des agents communistes en 1984. Le lendemain, le Chevalier suprême Carl A. Anderson a pris la parole lors d’une réunion fraternelle des Chevaliers polonais, mettant l’accent sur les responsabilités et les défis auxquels l’Ordre fait face dans leur pays. « Bien sûr, nous réalisons que la foi chrétienne est beaucoup plus vigoureuse en Pologne que dans le reste de l’Europe, de nos jours. Mais ce que cela nous révèle, c’est que la Pologne a désormais une responsabilité cruciale à assumer pour l’avenir du christianisme sur ce continent », a-t-il fait valoir. La délégation C de C a également participé à une messe spéciale célébrée le 8 octobre au monastère Jasna Gra, à Czestochowa, avant de poursuivre sa route

Le Chevalier suprême a remis le 9 octobre dernier au cardinal Dziwisz le prix Gaudium et Spes, la plus haute distinction accordée par l’Ordre. jusqu’à Cracovie. Enfin le 9 octobre, l’Ordre a décerné le prix Gaudium et Spes au cardinal Stanislaw Dziwisz, archevêque de Cracovie, en reconnaissance de son travail extraordinaire au service de l’Église catholique. Le cardinal Dziwisz a été ordonné prêtre en 1963 par Karol Wojtyla, alors évêque, et il a servi ce dernier en tant que secrétaire personnel par la suite. Lorsque Karol Wojtyla est devenu le pape Jean-Paul II, Stanislaw Dziwisz est demeuré son secrétaire et ami jusqu’à la mort du souverain pontife, en 2005. Le cardinal Dziwisz a été nommé archevêque de Cracovie en 2005, puis le pape Benoît XVI l’a fait cardinal l’année suivante. Le texte lu lors de la remise du prix soulignait que le cardinal avait « souffert avec ses frères compatriotes derrière le Rideau de fer et la période communiste, ce qui ne l’a pas empêché de proclamer et de partager “les joies et les espoirs” de la foi catholique avec d’innombrables personnes et sociétés en tant que prêtre, évêque et cardinal. » Le prix Gaudium et Spes a été institué par les Chevaliers de Colomb en 1992, afin de rendre hommage à des personnes qui ont contribué de manière exceptionnelle à l’Église catholique ainsi qu’à la société.♦

Un documentaire sur Saint André LE RÉSEAU DE TÉLÉVISION Sel + Lumière a diffusé un nouveau documentaire sur la vie de saint André de Montréal, le premier saint masculin né au Canada. La sortie du film, intitulé Portier de Dieu, a coïncidé avec la cérémonie de canonisation du frère André, qui s’est déroulée à Rome le 17 octobre dernier. Produit par une équipe de cinéastes de Sel + Lumière, le documentaire transporte les spectateurs au cœur de l’histoire de charité, de sainteté et d’espérance qui a été celle du frère André. Réalisé dans les mois précédant sa canonisation, le film montre des scènes de sa béatification puis de sa canonisation, à Rome, ainsi que des célébrations tenues à Montréal. Également intégrées au film, des entrevues avec ceux qui poursuivent l’œuvre de saint André et qui ont été touchés, eux aussi, par son talent de guérisseur et sa compassion. En plus de contribuer au financement du réseau de télévision Sel + Lumière ainsi qu’à la production du Portier de Dieu, les Chevaliers de Colomb ont également participé à une série d’initiatives célébrant la canonisation du frère André, y compris une neuvaine spéciale et une campagne de recrutement toujours en cours. Pour en savoir plus sur Portier de Dieu, visitez le seletlumieretv.org/frereandre.♦

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amour TÉMOINS VIVANTS DE

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La culture est transformée et renouvelée par les couples qui vivent leur mariage selon le plan de Dieu par Mgr Joseph E. Kurtz

n confrère évêque m’a déjà fait remarquer : « S’il y avait, dans mon diocèse, cent couples mariés en amour, bien futés dans l’enseignement catholique, nous pourrions transformer d’un bout à l’autre le mouvement actuel contre le mariage. » J’ai beaucoup réfléchi à cette idée au cours des six dernières années, alors qu’à la Conférence des évêques catholiques des États-Unis, je faisais partie du comité qui a mis en place une initiative pastorale sur le mariage. Jésus s’est choisi douze personnes pour fonder son Église sur terre. Pourquoi ne pas choisir cent couples pour renouveler le mariage adopté à notre culture? Évidemment, une initiative pastorale sur le mariage exige qu’une intelligence juste en soit enseignée aux gens de tous âges. Il y a aussi le besoin pressant d’un plaidoyer public pour garantir la protection et la sauvegarde juridiques du mariage. Toutefois, au cœur de ces réalités, se trouve le témoignage des couples mariés qui serviront de levain à la nouvelle évangélisation sur le mariage. En lisant cet article, demandez-vous si vous pourriez être ce couple marié doué des quatre caractéristiques suivantes : • Vouloir faire de votre mariage une priorité. • Faire résolument vôtre l’enseignement de l’Église et ainsi acquérir une base de foi solide. • Rechercher la maturité qui vous permettra d’accueillir l’amoursacrifice. • Demeurer ouvert au plan de Dieu sur vos vies. FAIRE DE VOTRE MARIAGE UNE PRIORITÉ Il y a six ans, les évêques des États-Unis ont entrepris une initiative pastorale sur le mariage en plein milieu d’une culture et d’un climat NOVEMBRE 2010

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FAIRE SIEN L’ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE SUR LE MARIAGE Comme deuxième caractéristique des « Cent couples » qui peuvent changer la culture, on retrouve une relation bien ancrée dans la foi. En novembre 2009, les évêques américains ont approuvé une lettre pastorale intitulée « Le mariage et la vie dans le plan de Dieu ». Chaque élément du titre est important. Le document, 58 pages, est accompagné d’un guide — téléchargeable sur usccb.org/loveandlife — qui fait état de toutes les grâces, les défis et les dons associés au mariage. J’ai eu le privilège de piloter ce projet, qui a connu ses hauts et ses bas, pendant un certain nombre d’années. D’une part, nous voulions parler clairement du divorce, des unions de même sexe, de la contraception, de la cohabitation et de toutes les autres questions controversées qui entourent le mariage. D’autre part, nous voulions manifester notre soutien des personnes, en offrant de l’aide pastorale nécessaire pour en arriver à comprendre et vivre la grande vocation du mariage. La lettre pastorale reposait sur un aspect central à savoir que : le mariage est un acte public. Même s’il est profondément personnel, le don réciproque du mariage, en tant que l’union d’un homme et d’une femme, provient de Dieu. Fondé sur le livre de la Genèse, la lettre explique que l’union selon laquelle « les deux ne feront qu’une seule chair » résulte d’un engagement pris publiquement d’aimer pour toujours (sans limite de temps), dans la fidélité (l’un envers l’autre, en exclusivité) et avec ouverture aux enfants. Ces trois éléments sont essentiels. Certains aimeraient restreindre l’enseignement catholique aux couples qui se marient dans l’Église et laisser à l’État le soin de définir et de réglementer les autres mariages. Dans la première partie de la lettre, les signataires notent que le mariage est une institution naturelle. Ayant recours au passage de la Genèse, ils expliquent que 10 ♦ C O L U M B I A ♦

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l’acte public du mariage — toujours profondément personnel, mais jamais exclusivement privé — est inscrit dans notre nature. Puisque le mariage et la famille constituent conjointement les éléments constitutifs de la société, l’État et l’Église ont toujours reconnu l’importance de leur règlementation officielle et de la présence de témoins. Tout comme les permis de conduire ou les passeports, l’acte de mariage marque que l’enjeu du mariage est plus qu’une entente de gré à gré. De plus, jamais auparavant n’a été contestée l’origine divine de la définition du mariage ni le fait qu’il soit inscrit dans notre nature même. Ce n’est qu’au cours des dernières années que s’est soulevée la dangereuse proposition de redéfinir l’immuable signification du mariage pour qu’y soient incluses deux personnes de même sexe. La première partie de la lettre pastorale traite de tous les types de mariages admis par la société. Cet enseignement est fondé sur la loi naturelle — soit, sur ce qui est compris dans la nature de la personne. Il est accessible à la raison et s’applique à tout le monde. Quant à la deuxième partie de la lettre, elle traite des aspects sacramentels du mariage et de la spiritualité, autre élément dont est constitué le mariage. S’il est vrai que l’Église ne s’attend pas à ce que la société dans son ensemble suive l’enseignement catholique strictement relié aux dogmes de foi, elle s’attend toutefois à pouvoir proclamer librement la foi sur la place publique. Il est essentiel que, en recherchant le bien commun, nous soyons inclus dans la promotion et la sauvegarde du mariage pour le bien de l’ensemble. RECHERCHER À EN ARRIVER À UN AMOUR DE MATURITÉ, PRÊT AU SACRIFICE Cette année, les ressources pour le respect de la vie publiées par le Comité de la conférence épiscopale pour les activités « Respect de la vie » prennent pour thème une citation de saint Jean de la Croix : « La mesure de l’amour c’est l’amour sans mesure. » Le fascicule principal de la lettre élabore sur la citation dans le passage suivant : « Notre nature résiste avec véhémence à sacrifier temps, argent, sommeil ou espace pour les autres — jusqu’à que nous ayons atteint la maturité suffisante pour nous laisser transformer par l’amour. » Ce thème d’un amour qui consent à se sacrifier pour une autre personne constitue le troisième élément des « Cent couples ». Les sondages auprès des jeunes adultes manifestent que l’amoursacrifice nécessite beaucoup de soutien de nos jours. Les jeunes semblent saisir les concepts de satisfaction et de respect mutuels, mais celui de sacrifice les rend inquiets : « Et si cette personne n’est pas le bon époux ou la bonne épouse et que je me sacrifierais pour rien? » Le concept populaire de « l’âme sœur » — quelqu’un qui arrive à répondre à tous les besoins d’un autre et même à les prévoir — se trouve à la racine de cette inquiétude. Tout comme l’homme à la recherche de la femme idéale, qui, croyant l’avoir trouvée se voit rejeté parce que celle-ci est la recherche de l’homme idéal, une telle quête est illusoire et même destructrice de la voie menant à l’amour véritable. En effet, j’ai souvent été frappé par les attentes exacerbées que les gens se font du mariage. Beaucoup de personnes semblent résolues outre mesure à trouver dans une relation un épanouissement personnel et sont inquiets outre mesure d’en sortir meurtris — attitude qui peut présenter un important défi pour le mariage même. Qu’arrive-t-il quand un couple frappe l’inévitable premier cahot sur son

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en grand besoin d’être secouru. Le nombre de couples qui se tournait vers l’Église pour se marier sacramentellement avait diminué de façon spectaculaire depuis des décennies. Dans l’intervalle, le taux de couples vivant en dehors du mariage avait monté en flèche, de sorte que de plus en plus d’enfants naissaient en dehors du mariage. Bref, il était clair que la culture ambiante s’écartait du mariage-don. En établissant un plan pastoral, nous avons entrepris, parmi nos premières démarches, un ensemble d’annonces publiques pour la radio, la télévision et les panneaux d’affichage. Au moyen d’entrevues avec des couples de la rue, nous avons recueilli des anecdotes — certains drôles, d’autres profonds — mettant en relief que le mariage devait être une priorité quotidienne. Conscients que l’amour est autant un acte de la volonté qu’un acte du cœur et de l’esprit, nous nous sommes centrés sur « le faire ». Ainsi, au lieu de demander : « Comment vous sentez-vous par rapport à votre mariage, aujourd’hui? », notre thème est devenu : « Qu’avez-vous fait pour améliorer votre mariage, aujourd’hui? » Parmi les réponses reçues (téléchargeables sur notre site : foryourmarriage.org), certaines portent sur le fait de « passer du temps ensemble », tandis que d’autres, ressemblent à celle de ce mari qui appelait sa femme tous les jours pour lui rappeler simplement : « Je t’aime. ». Ces quelques témoignages manifestent que la première démarche à prendre pour transformer notre culture, c’est celle de faire du mariage une priorité.


chemin? Si on s’attend à ce que son mari ou sa femme soit « l’âme sœur » parfaite qui jamais ne déçoit, la consternation s’en suivra inévitablement. J’ai déjà entendu le témoignage suivant d’un couple sage : « Oui, nous épousons “l’âme sœur” en effet, mais c’est seulement à la fin du mariage que nous nous en rendons compte — et non au début. » Il ne s’agit pas de s’attendre à peu ou à rien. Après tout, le Seigneur appelle chaque couple chrétien à une communion d’amour intime à l’image de la vie trinitaire. On ne peut espérer davantage. Mais comme dans toute vocation, il est essentiel de prier et de se demander : « Quelle est ta volonté, Seigneur? Mes attentes sont-elles conformes aux tiennes? » Certes, le signe le plus clair de l’amour c’est le sacrifice, non pas recherché, mais offert. Dans sa lettre aux Romains, saint Paul décrit la grandeur du sacrifice de Jésus pour nous, bien que nous soyons pécheurs (cf. Rm 5, 8). Quand on nous demande qui nous aime profondément et comment nous l’avons découvert, la plupart d’entre nous peuvent faire appel à des exemples d’amour de sacrifice comme preuve d’amour authentique. Bien qu’essentiel, ce type d’amour ne peut se trouver que chez les personnes d’une grande maturité.

MGR JOSEPH E. KURTZ est archevêque de Louisville, au Kentucky et membre du conseil Mount Mercy 14604, de Peewee Valley. Il était président du Comité des évêques des États-Unis sur le mariage et la famille de 2005 à 2009 et préside actuellement le Comité spécial pour la défense du mariage.

Photo by moodboard/Corbis

RESTER OUVERT AU PLAN DE DIEU Dans notre monde moderne, nous sommes trop prêts à prétendre que la technologie trouvera la solution aux aspects déplaisants et inattendus de la vie. En vérité, le couple assagi et centré sur le Seigneur est conscient d’être en cheminement, et sa vision s’arrêtant 50 mètres plus loin, et ce, sur une route longue, tortueuse et obscure. Leur confiance repose entre les mains du Seigneur. Le thème choisi par la conférence épiscopale à l’occasion de la Semaine de conscientisation à la planification naturelle des naissances, qui s’est déroulée en juillet dernier, livre un message impor-

tant : « Ayez confiance — le Seigneur a un projet pour vous. » Les couples mariés qui ont atteint la maturité reconnaissent qu’ils cheminent ensemble dans une aventure et que tous leurs rêves ne se réaliseront pas. Les psychologues décrivent la maturité comme le talent de vivre à l’aise malgré les ambiguïtés ou les incertitudes. En tant que peuple de foi, nous reconnaissons, tant par périodes faciles que par périodes difficiles, qu’il s’agit d’une ferme assurance, résultat d’une confiance totale dans le Seigneur. Cette confiance libère le couple qui se fie vraiment au plan du Seigneur et elle constitue l’élément final d’un mariage qui a le pouvoir de transformer la culture. Le pape Benoît XVI a déjà remarqué que certains disent croire en Dieu tout en agissant comme si Dieu n’existait pas. On pourrait affirmer que, en pratique, ce sont des athées. Ne tombons pas dans ce piège. Il est vrai que nous nous trouvons devant de nombreux défis de nos jours, mais ce serait une erreur — une hérésie, de fait — de croire que tout repose sur nos épaules. Essentiellement, le renouveau du mariage et de la vie familiale est l’œuvre du Seigneur! Quant à nous, il nous revient de nous mettre au service de son plan le plus fidèlement possible et de coopérer aux mouvements de sa grâce. Les efforts catéchistiques et le plaidoyer public de l’Église sont importants pour nous permettre de collaborer à l’œuvre du Seigneur, mais au centre de ces efforts se trouvent les couples forts de leur foi, solides quand il s’agit de l’enseignement catholique, de maturité suffisante pour embrasser l’amour de sacrifice et manifestant leur confiance au plan de Dieu. Êtes-vous parmi les « Cent couples » qui peuvent changer la culture? L’Église et la société ont besoin de votre témoignage vécu.♦

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Sept thèmes abordés dans la lettre pastorale des évêques sur : Le mariage : l’amour et la vie dans le plan divin par H. Richard McCord

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n novembre 2009, la Conférence des évêques catholiques des États-Unis d’Amérique (USCCB) a approuvé la lettre pastorale intitulée « Le mariage : l’amour et la vie dans le plan divin », laquelle est au cœur de l’Initiative pastorale nationale pour le mariage. Avec cette lettre, les évêques américains jetaient les bases théologiques permettant de bien saisir le sens conféré par Dieu au mariage, de vivre ce dernier conformément à la foi, d’en faire la promotion et de le raffermir, ainsi que le protéger et le défendre. Pour mieux saisir le message véhiculé par la lettre, il est utile de s’attarder aux sept thèmes qui la composent. Chacun de ces thèmes communique un point essentiel de la doctrine catholique quant au mariage en tant qu’institution naturelle et que sacrement chrétien. UN DON À LA FOIS NATUREL ET SURNATUREL Le mariage nous est donné par la main de Dieu, qui lui confère sa forme et ses objectifs bien particuliers. Le mariage est une union bénie par le Créateur, qui la qualifie de « très bonne ». Ce n’est donc pas quelque chose que nous aurions inventé ou que nous pourrions redéfinir. Le don du mariage n’a pas été perdu par suite du péché originel. Il a plutôt été racheté par le Christ et établi par lui comme l’un des sept sacrements grâce auquel son amour pour nous devient présent. Par le sacrement du mariage, le don qu’est le mariage naturel se transforme par l’action du Christ et de son Église. L’union maritale devient ainsi une relation unique au sein de laquelle les époux s’aident mutuellement à tendre vers la sainteté, tout en témoignant l’un et l’autre de l’amour divin à l’œuvre dans le monde. L’UNION UNIQUE ENTRE UN HOMME ET UNE FEMME Les histoires sur la Création relatées dans la Genèse montrent que l’homme et la femme sont faits l’un pour l’autre. La façon dont les sexes mâle et femelle se complètent est donc 12 ♦ C O L U M B I A ♦

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une notion essentielle à la nature et au but visé par le mariage. Cette complémentarité est biologique, mais elle se vérifie également dans la manière de penser, d’agir et de communiquer qu’ont chacun l’homme et la femme. La complémentarité sexuelle permet aux époux de former une union qui est à la fois amour et capacité de donner la vie. Les relations homosexuelles ne le permettent évidemment pas, si bien que les assimiler à des mariages contrevient à l’essence et à la nature mêmes du mariage. UNE COMMUNION D’AMOUR ET DE VIE Le mariage crée une union de type « une seule chair », ou communion intime, destinée à engendrer l’amour ainsi que la vie. Les deux objectifs du mariage, unitifs et procréatifs, sont égaux, inséparables et liés l’un à l’autre. La contraception est objectivement mauvaise parce qu’elle sépare délibérément l’objectif unitif de l’objectif procréatif. En revanche, les méthodes de planification familiale naturelle respectent le dessein voulu par Dieu pour l’amour conjugal. UN SACREMENT DE L’AMOUR DU CHRIST Le sacrement matrimonial élève l’institution naturelle du mariage vers un amour partagé plus grand que lui-même. C’est l’amour du Christ pour son épouse, l’Église. Son amour est fidèle, fructueux, libre et éternel — et les époux chrétiens sont appelés à imiter cet amour. Comme le sacrement rend le Christ présent dans le couple marié, les époux peuvent compter sur sa grâce pour les aider à grandir ainsi qu’à persévérer dans l’amour, même quand cela semble impossible. LA FONDATION DE LA FAMILLE ET DE LA SOCIÉTÉ La famille chrétienne est à l’image de la communion existant entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit. L’amour que les époux parta-

gent et transmettent à leurs enfants rejaillit hors de la famille pour nourrir le monde. Cet amour familial est un service indispensable rendu à la société et à l’Église. L’Église appelle la famille à être une « église domestique », une église à la maison, parce que le Christ est présent dans ses membres et parce que la famille a comme mission d’annoncer et d’édifier le royaume de Dieu. UN VOYAGE VERS LA CROISSANCE HUMAINE ET SPIRITUELLE La croissance humaine, nécessaire au sein de tout mariage, est intimement liée à la croissance en route vers la sainteté. La grâce se nourrit de la nature. La croissance spirituelle est possible si les époux accueillent le Christ dans leurs vies et s’ils s’efforcent, par la pratique des vertus, de modeler leur attitude de même que leurs actions sur les siennes. Toutes les vertus mènent à l’amour parfait. Le mariage est un voyage d’amour qui constitue à sa face même une véritable vocation au sein de l’Église. UNE ÉCOLE D’AMOUR ET DE GRATITUDE Si le mariage est un don, alors la réponse la plus appropriée est la gratitude. Celle-ci ouvre le cœur humain et le prépare à recevoir ainsi qu’à donner l’amour. Un cœur ouvert, à son tour, entraîne l’ouverture aux enfants de même qu’à tous ceux qui seraient dans le besoin. Lorsque les couples sont nourris par l’Eucharistie, ils augmentent leur capacité d’aimer et d’être reconnaissants. Ils deviennent eux-mêmes une bénédiction ainsi qu’un don l’un pour l’autre, de même que pour tous leurs prochains.♦ H. RICHARD MCCORD est directeur général du Comité sur les laïcs, le mariage, la vie familiale et la jeunesse, au sein de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis d’Amérique. Il est également le principal membre du personnel de l’Initiative pastorale nationale pour le mariage.


D U M A R I AG E

LES DOHMEN À PROPOS DE L’ÉLOIGNEMENT FRANK : J’ai trouvé ça dur aux Fêtes l’an dernier d’être loin de ma famille immédiate, étant en Inde auprès de mes nièces. JONI SUE : Pendant ce temps, notre fils a fait une crise, parce qu’il n’a pas eu les jouets qu’il avait demandés. Ça a dégénéré en : « Et en plus mon papa n’est même pas là ! » Ça n’a pas été de tout repos. LEURS CONSEILS AUX JEUNES COUPLES FRANK : En fait, la première année est la plus facile. C’est après que les choses se corsent. JONI SUE : Chacun doit faire des concessions, c’est essentiel. FRANK : N’engagez que les batailles qui sont vraiment importantes. Faites comprendre à l’autre combien l’enjeu est capital pour vous, et trouvez une solution.

Photo by Jesse Inskeep

DONNER L’EXEMPLE EN TANT QUE PARENTS JONI SUE : Des deux côtés nos parents sont ensemble depuis plus de 50 ans. FRANK : Quand il revenait du travail, papa commençait toujours par donner un bec à maman. C’est au cœur de cette atmosphère familiale aiante que j’ai grandi.

L’IMPORTANCE DE L’ENTRAIDE FRANK : Il s’agit d’appuyer et de soutenir son conjoint dans ce qu’il veut entreprendre. Si moi-même je souhaite me rendre en Haïti pour donner un coup de main à la reconstruction, mon épouse m’encourage. Joni Sue est une enseignante « Montessori » (une méthode d’éducation spéciale). Mon point de vue, c’est que si ce serait bien sûr plus facile si elle passait le plus clair de son temps à la maison, si c’est ce qu’elle veut faire, alors c’est OK. JONI SUE : On apprend mutuellement à être flexible, patient, tolérant. ÊTRE PARENTS JONI SUE : Élever une famille aura été la chose la plus importante qu’on ait faite. Nous avons donc adopté quatre filles, chacune à un moment et à un âge différents. FRANK : Avoir ces enfants nous a assurément rapprochés l’un de l’autre. Oui, c’est vrai, certains jours c’est un peu « eux contre nous ». Mais tant que nous demeurons soudés et solidaires, cela devient beaucoup plus facile. Le fait d’avoir les enfants autour nous a même incités à communiquer davantage l’un avec l’autre.

FRANK ET JONI SUE DOHMEN CONSEIL 13084 OUR LADY OF THE RIVER , À LE CLAIRE , DANS L’ IOWA LES DOHMEN SONT MARIÉS DEPUIS 23 ANS . ILS ONT CINQ ENFANTS , DONT QUATRE ONT ÉTÉ ADOPTÉS . NOVEMBRE 2010

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DE PRIÈRE LE MARIAGE EST TISSÉ

La vocation au mariage et à la famille, renforcée par la prière, nous rapproche du Seigneur

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e suis là où je suis aujourd’hui à cause de la prière. Et ce n’est pas là où je me serais crue. En partant pour l’université, je m’attendais vraiment à ce que le Seigneur m’appelle aux missions étrangères, mariée à un autochtone d’un pays exotique, avec une poignée d’enfants à mes trousses. Me voilà plutôt une femme mariée de 40 ans, à Atchison, au Kansas, avec plus qu’une poignée d’enfants — huit pour tout dire. Ma terre de mission est beaucoup plus près d’où j’habite, et je n’échangerais jamais la direction que ma vie a prise pour celle qu’un jour j’avais imaginé vivre. Ironie du sort, j’ai été confirmée dans ma vocation par la fondatrice des Missionnaires de la charité elle-même : Mère Teresa. Quand mon mari et moi préparions notre mariage, j’ai décidé d’inviter quelques invités qui, je le savais, ne pourraient pas s’y rendre, mais que je voulais informer de nos noces prochaines. Bien que tous nous aient répondu, Mère Teresa a envoyé une belle lettre signée de sa main nous encourageant, entre autres conseils, à prier. « Dès le premier jour de votre vie ensemble comme mari et femme, priez ensemble, a-t-elle écrit. La prière apporte un cœur net et un cœur net arrive à repérer et servir le Seigneur dans l’autre. » 14 ♦ C O L U M B I A ♦

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Consciencieusement, nous avons obéi, même dans notre suite à l’hôtel le soir de nos noces. Nous nous sommes mis à genoux, mon mari et moi, près de la table de notre cuisinette ce premier soir, et nous avons continué de le faire dans notre premier appartement. L’intuition de Mère Teresa — que la prière nous accorde un cœur net, pour que nous puissions repérer et servir le Seigneur dans l’autre — s’est avérée juste dans notre cas. C’est grâce à la prière, se modifiant avec le temps pour inclure nos enfants (avec comme complément le chapelet quotidien, style familial), que le Seigneur, dans sa gentillesse remarquable, nous a manifesté la beauté et les détails de son plan sur notre amour et notre vie. Au début de notre mariage, je croyais que le Seigneur passait par notre amour pour lui pour nous rapprocher l’un de l’autre. Aujourd’hui, dans une rétrospective de nos expériences de prière, je me rends compte que le Seigneur passait par le lien de notre mariage pour nous rapprocher de lui. DEPUIS LE COMMENCEMENT L’idée que le Seigneur se serve du mariage pour rapprocher l’humanité de lui ne devrait pourtant pas surprendre. En effet, l’Écri-

Photo by Odelia Cohen/Thinkstock

par April Hoopes


ture commence par un mariage — la création d’Adam et Ève à cause de la prière, même si, par moments très difficiles, il nous l’image et ressemblance de Dieu — et se termine par la vision des semblait que nous n’étions pas du tout faits l’un pour l’autre. Au noces de l’Agneau. cours de notre prière quotidienne, je savais que, quelles que fussent Le Seigneur sauve l’humanité grâce à la famille de Noé, fonde nos différences, mon mari aurait pour priorité de faire la volonté sa nation dans le mariage d’Abraham et de Sara, et a recours au du Seigneur. Vous entendez dire que l’amour vient à bout de tout, mariage à maintes reprises dans l’Ancien Testament comme moyen mais dans le mariage l’amour du Christ mène encore plus loin. d’accomplir sa volonté. Ensuite, il y a la fidélité. En mettant notre vie conjugale en comDans la plénitude des temps, Dieu a fait son entrée dans l’hu- munication avec la vie du Seigneur, nous avons appris de lui, qui manité et comme fondement de sa famille il a choisi le mariage de est toujours le même. Les couples de longue date arrivent à répéter Marie et de Joseph. Jésus a institué son ministère public à Cana et les mêmes gestes à maintes reprises, même si ce n’est pas toujours plus tard a eu recours à la parabole du festin des noces pour décrire excitant. Prenons l’exemple de vos voisins qui se balancent sur leur le ciel (cf. Mt 22, 1-14). Et puis, il nous a légué le festin eucharis- véranda l’après-midi en causant gentiment avec les gens du voisitique comme mémorial de sa mort — festin dans lequel nous re- nage. Le don de leur fidélité se retrouve dans leur présence, tout cevons son corps et son sang et devenons une seule chair avec lui. comme celle du Seigneur. Enfin, le Christ s’est appelé l’Époux et l’Église son Épouse. Enfin, la prière nous a gardés « ouverts à la vie », c’est-à-dire non Le langage de la Bible est très évocateur lorsqu’il s’agit de la créa- seulement en ce qui concerne les enfants, mais aussi dans le sens le tion de l’homme et de la femme. plus large du terme. Cette attitude Dieu crée d’abord Adam et dit : « Il comprend également l’ouverture à ce n’est pas bon que l’homme soit seul » que l’un d’entre vous, à un moment Le geste de la prière (Gn 2, 18). Dieu jette alors Adam donné, ait à s’orienter vers une cardans un profond sommeil et, d’une rière tout à fait différente — ou que quotidienne partagée agit certaine façon, le crée de nouveau, des questions de santé ou de revenus tirant Ève de son côté. En apercevant puissent affecter votre vie conjugale comme des essuie-glaces qui Ève pour la première fois, il lui est en vous posant de grands défis inatnettoient la saleté et nous donné un moment de révélation de tendus. La vie se présente comme lui-même. Il l’aperçoit elle, mais en une route cahotante remplie de pospermet de voir plus même temps il se révèle à lui-même : sibilités et d’opportunités. Le il apprend d’Ève qui il est vraiment. mariage, fondé sur la prière, prévient clairement la route Adam dit : « Celle-ci enfin est l’os de les dérapages de votre cheminement. mes os, la chair de ma chair » (Gn 2, Le Catéchisme nous apprend que, 23). N’est pas l’expérience que nous vivons quand nous devenons dans un monde déchu, « le mariage aide à vaincre le repliement amoureux de quelqu’un? sur soi-même, l’égoïsme, la quête du propre plaisir, et à s’ouvrir à Grâce à l’amour humain, nous découvrons notre véritable l’autre, à l’aide mutuelle, au don de soi » (1609). identité dans l’autre. Et, dans le mariage, le Seigneur lie ce nouLe mariage peut vous soutenir de cette façon également, si vous veau « nous » en une union de « deux personnes-en-une-seule ». y êtes ouverts. Et nous avons découvert que la meilleure manière Le Catéchisme de l’Église catholique enseigne que : « Les époux de laisser s’ouvrir les écluses de la grâce du mariage se trouve tout reçoivent l’Esprit Saint comme sceau de leur alliance, la source tou- simplement dans la fidélité à la prière. Le geste de la prière quotijours offerte de leur amour, la force où se renouvellera leur fidélité » dienne partagée agit comme des essuie-glaces qui nettoient la saleté (1624). En d’autres termes, le même Esprit Saint, le sceau de l’amour et nous permet de voir plus clairement la route. La prière nous perdu Père et du Fils se trouve également le sceau du mariage. met également d’ajuster régulièrement notre perspective de la vie, Le Catéchisme note encore la force de ce sceau : « L’amour con- puisque, en mettant dans notre prière tant nos besoins que les jugal … vise une unité profondément personnelle, celle qui, au- grâces reçues, nous découvrons comment le Seigneur agit tant dans delà de l’union en une seule chair, conduit à ne faire qu’un cœur la vie des autres que dans la nôtre. et qu’une âme » (1643). Ce type d’unité ne s’appuie pas sur les Soudainement, nous arrivons à minimiser les drames énormes sentiments. Il ne connaît pas de frontières et accueille toutes les que nous créons dans notre imaginaire autour de tel ou tel probsurprises auxquelles la vie le confronte. lème. Quand nous arrivons à nous donner une perspective plus claire, nous pouvons nous centrer sur les besoins de l’autre, ce qui OUVERTURE À LA GRÂCE constitue le fondement de la vocation de chaque humain : aimer Ainsi, le mariage existe pour rapprocher les époux de Dieu, et pour Dieu et le prochain. Il est temps d’entreprendre cette œuvre avec que l’Esprit Saint rende le mariage possible. Voilà pourquoi Mère la personne qui partage votre nom et votre adresse. ♦ Teresa soulignait que nous devrions prier tous les jours — pour nous aider à nous pencher sur la réalité de notre mariage tel qu’il APRIL HOOPES a obtenu sa maîtrise en théologie de l’Institut Jean-Paul est et favoriser notre ouverture aux grâces qui nous sont disponibles II pour les études sur le mariage et la famille, de Washington. Elle a été par l’intermédiaire de ce merveilleux sacrement, qui contient trois employée pendant plusieurs années comme éditorialiste adjointe de la revue Faith and Family, avec son mari, Tom. Avec leurs huit enfants, ils aspects essentiels. D’abord, l’indissolubilité. Nous sommes toujours ensemble à habitent actuellement à Atchison, au Kansas. NOVEMBRE 2010

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D U M A R I AG E

LES DALE

SE PRÉPARER AU MARIAGE WENDY : L’une des choses pour lesquelles on nous avait prévenus, c’est qu’il allait falloir composer avec la famille de l’autre. Autre point mentionné, l’importance de garder l’équilibre, comme on le fait sur le plan budgétaire. Garder Dieu au cœur de notre mariage et savoir que l’Église est là toujours pour nous assister, cela a également été souligné. DARREN : Je me souviens très bien du prêtre qui disait : ce n’est pas partager 50 pour cent de sa personne avec l’autre, c’est plutôt se donner à 100 pour cent, en tout temps. Je n’ai jamais oublié.

LES CHEVALIERS DE COLOMB DARREN : Quand j’ai intégré les rangs des Chevaliers, j’ai mieux compris à quel point ceux-ci soutenaient la famille et aussi l’Église. Le problème, c’est que j’aurais aimé pouvoir donner encore plus aux Chevaliers ; cela dit, jamais ne vous fait-on sentir que vous n’en faites pas assez. Tout le monde s’entraide. Alors vous contribuez du mieux que vous pouvez. LES BONS EXEMPLES WENDY : Nous avons tous deux de la chance parce que le divorce ne fait pas du tout partie de notre vie. Nos parents à tous deux sont toujours mariés. Nos grands-parents l’ont été durant 50 ou 60 ans. La famille ne s’attend pas à moins, je crois — si toutes les unions autour ont duré aussi longtemps, alors nous allons y arriver nous aussi. DES CONSEILS AUX JEUNES COUPLES DARREN : Notre fils vient de se marier. Nous lui avons dit, peu importe si les choses se mettent un jour à aller vraiment mal, aie foi en Dieu et tout s’arrangera. Et priez ensemble — une famille qui prie ensemble reste ensemble.

DARREN ET WENDY DALE CONSEIL 8251 DENIS MAHONEY, À SASKATOON, EN SASKATCHEWAN MARIÉS DEPUIS 22 ANS , LES DALE ONT SIX ENFANTS QUI SONT TOUS ENGAGÉS DANS LEUR ÉGLISE AINSI QUE LEUR COMMUNAUTÉ .

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LEUR PREMIÈRE RENCONTRE DARREN : Quand la bonne personne se présente, vous le sentez. Nous nous sommes rencontrés au collège St. Peter. Nous ne sortions pas encore ensemble, mais il y avait toujours cette attirance. Il y avait aussi sa foi et sa croyance en Dieu. Ma famille est très portée sur la musique, et Wendy elle-même aussi, si bien que nous avions vraiment beaucoup en commun. WENDY : Ses sœurs lui avaient dit de trouver une copine qui sache jouer du piano. C’est ce qui est arrivé.


LES

habitudes QUI FONT LES BONS

La pratique des vertus raffermit l’amour conjugal et aide à surmonter les conflits au quotidien par Richard Fitzgibbons

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e sacrement du mariage est une vocation à la fois satisfaisante et stimulante, qui exige un amour joyeux et généreux, prêt au sacrifice. Or pour générer des unions catholiques saines, il faut bien comprendre cet appel au don de soi rendu possible par l’amour que Dieu nous témoigne, il faut aussi connaître les faiblesses qui peuvent nuire à l’amour conjugal et savoir comment y remédier. Avant de devenir pape, Jean-Paul II a écrit un livre intitulé Amour et Responsabilité, dans lequel il explique l’importance du don de soi, tant dans l’amour conjugal luimême que durant les fiançailles. Il déclare que dans ce type d’amour — qui comprend, sans s’y limiter, l’intimité sexuelle — le conjoint se donne à l’autre de manière à ce que chacun ne pense plus en fonction de « soi » mais, plutôt, en fonction de « nous ». Cette unité et ce flot d’amour entre un mari et une femme sont d’une certaine façon appelés à refléter le type d’amour et d’ouverture que Dieu lui-même vit au sein de la Trinité. Par la suite Jean-Paul II a écrit : « Dieu se révèle à travers la communion entre l’homme et la femme, puisque cette communion reflète l’amour que Dieu lui-même est et transmet » (Lettre aux femmes, 7). La famille fondée sur le mariage entre un homme et une femme est la base même de la société, et la santé de cette même société repose sur des mariages stables et aimants. Comme le dit saint Jean Chrysostome, « l’amour entre le mari et sa femme est la force qui soude la société. » Hélas, trop peu de couples catholiques sont conscients des faiblesses qui nuisent à leurs personnalités, et trop peu connaissent les habitudes, vertus et grâces qui peuvent les aider à s’améliorer. Le don de soi et le bonheur conjugal peuvent être limités par une série de faiblesses émotionnelles ou liées au caractère qui apparaissent au sein du mariage et de la vie maritale. Après 34 années de travail avec des couples catholiques, j’ai pu

identifier sept conflits majeurs susceptibles d’engendrer un sévère stress conjugal : la colère excessive, l’égoïsme, la manie de tout contrôler, la distance affective, l’angoisse, le manque de confiance et la solitude et son corollaire, la tristesse. La bonne nouvelle maintenant, c’est que ces faiblesses peuvent être surmontées moyennant une meilleure connaissance de soi, la pratique des vertus et l’ouverture à la grâce. PARDONNER LA COLÈRE EXCESSIVE Les excès de colère sont l’une des principales sources de stress conjugal et familial. Les couples peuvent composer de diverses façons avec cette colère, notamment en la niant ou en la pardonnant. Or le pardon est la meilleure façon de diminuer la colère qui mine l’union. Par exemple, si l’on ressent une grande colère face à quelqu’un, il est bon de se répéter « Comprendre et pardonner, comprendre et pardonner ». Cette simple habitude diminue réellement le sentiment de colère, et ce n’est qu’après avoir apaisé son esprit que l’on peut discuter ouvertement de la blessure ou de la déception à l’origine de la colère. De la même manière, les exercices de pardon pour ainsi dire rétroactif sont importants pour atténuer la colère liée à des blessures subies durant le mariage ou dans la famille au sens large. Dans ce cas, le mari ou la femme peut s’imaginer enfant et en train de penser : « Je veux comprendre et pardonner le parent avec qui j’ai des problèmes. » Ce pardon est essentiel au bonheur conjugal, car la majorité des couples transportent dans leur vie adulte une colère contenue qui, en situation de stress, peut ressurgir contre le conjoint. Chaque fois qu’un des époux pardonne, une certaine quantité de colère est enlevée de son cœur. La vertu de la patience est également essentielle à ce processus, puisqu’elle est nécessaire pour surmonter la colère grâce à la pratique quotidienne du pardon.

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NE PAS VOULOIR TOUT CONTRÔLER Les comportements de domination nuisent aux mariages de plusieurs façons. Ils peuvent amener le conjoint lésé à se sentir triste, peu sûr de lui, anxieux, fatigué ou découragé. Celui ou celle qui veut dominer reproduit souvent ainsi le comportement de l’un de ses parents qui était dominateur, égoïste ou orgueilleux, quand il ne s’agit pas tout simplement de compenser un fort sentiment d’insécurité. Or le conjoint dominateur doit être amené à comprendre qu’il ou elle nuit à son mariage ainsi qu’à sa famille. La prière, le respect et un amour plus grand pour la bonté que recèle l’autre conjoint peuvent aider à mettre un terme au comportement de domination. Le conjoint « victime » peut aussi faire sa part en faisant souvent valoir que seul le Seigneur est vraiment maître de notre vie. SE RAPPROCHER D’UN CONJOINT DISTANT EN FAISANT DON DE SOI L’une des plaintes que j’entends le plus souvent pendant les thérapies familiales est que l’un des conjoints est distant sur le plan affectif — et c’est quasi toujours le cas des maris. Cette faiblesse peut résulter de blessures subies pendant le mariage ou en relations avant le mariage. Or le plus souvent, c’est un père ou une mère peu affectueux ou expressif qui est en cause. La neuroscience actuelle suggère que ce comportement distant s’acquiert durant la petite enfance et est très difficile à surmonter, à moins de s’y engager fermement. La guérison arrive avec l’engagement à faire siennes les qualités d’un parent, tout en tournant le dos au comportement distant de ce dernier. Pardonner à ce parent et décider chaque jour de manifester plus de vulnérabilité et de compassion peut aider également, tout comme l’engagement de prononcer cinq commentaires positifs pour chaque commentaire négatif peut raffermir l’amitié entre époux. Recevoir régulièrement l’Eucharistie et méditer sur le cœur aimant du Seigneur seront également d’un grand secours. REMÉDIER À L’ANXIÉTÉ L’anxiété excessive peut engendrer stress et tristesse au sein du couple marié. Une anxiété malsaine, comme tout conflit affectif, peut éloigner un conjoint de son mariage et de sa famille. Un certain nombre de facteurs sont en cause, y compris un manque de confiance, une forte insécurité, des soucis financiers et une foi vacillante. Lors d’une conférence devant des prêtres il y a plusieurs années, 18 ♦ C O L U M B I A ♦

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un archevêque avait déclaré qu’à ses yeux, la principale source de stress des prêtres de son archidiocèse était qu’ils avaient un sentiment de responsabilité exagérée. Son conseil : chacun devrait s’employer avec assiduité à satisfaire la volonté de Dieu, mais chacun devrait aussi de temps à autre prendre de petites pauses, pour laisser le Seigneur s’occuper de ces responsabilités et de ces soucis. Ce processus de libération est très efficace pour diminuer l’angoisse et l’anxiété. L’anxiété au sein du couple peut être réduite en consacrant du temps chaque jour à la discussion, de préférence après le repas et durant environ une demi-heure — tandis que les enfants sont occupés, par exemple, à faire leurs devoirs. Tout aussi important est le fait de consacrer des soirées à des activités spéciales et de combattre le matérialisme grâce à la vertu qu’est la tempérance. SURMONTER LE MANQUE DE CONFIANCE Les problèmes de confiance sont une source majeure d’irritabilité, en plus d’inciter à être trop critique et à se tourner, parfois, vers la pornographie. Les femmes, à ce chapitre, sont plus fortunées que les hommes, car une majorité d’entre elles ont eu la chance de recevoir plus d’affection et d’attention de leur mère que les hommes n’en ont reçu de leur père. On peut nourrir la confiance en étant reconnaissant pour les dons que nous a accordés Dieu, en pardonnant ceux qui mettent en péril le sentiment de confiance, en recevant de l’aide fraternelle de groupes tels que les Chevaliers de Colomb, et également en étant reconnaissant pour la confiance que Dieu, infailliblement, place en nous. L’ESPOIR ET L’AMOUR, ET NON LA TRISTESSE Tous les conflits dont nous avons parlé jusqu’ici peuvent engendrer la tristesse et la solitude, sur le plan conjugal. S’engager à mieux se connaître et développer les vertus peuvent faire éviter la tristesse aux époux. Ne pas se fier aveuglément à l’amour de Dieu est bien entendu une erreur, surtout à notre époque où la culture ambiante tend à nier son pouvoir. Aux conjoints qui se sentent toujours esseulés après avoir perdu un parent, sachez que la foi catholique peut être d’un grand secours, elle qui enseigne que nous avons tous et toujours la Vierge Marie comme mère aimante, saint Joseph comme père aimant et le Seigneur lui-même, comme meilleur ami. Travailler avec un directeur spirituel peut également aider à surmonter toute éventuelle tristesse au sein du couple. Les époux qui s’emploient à demeurer des personnes saines à tous points de vue font des mariages et des familles catholiques tout aussi sains. On y parvient en s’engageant chaque jour à surmonter nos faiblesses en ayant de bonnes habitudes, en pratiquant les vertus qui raffermissent l’amour romantique, en cultivant l’amitié conjugale, en ne faisant qu’un comme couple et, bien sûr, en demeurant en tout temps ouvert à Dieu.♦ RICHARD FITZGIBBONS, M.D., est directeur d’un institut de thérapie familiale à West Conshohocken, en Pennsylvanie. Il est également professeur adjoint à l’Institut Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille, rattaché à l’Université catholique américaine, et il est de plus consultant auprès de la Congrégation pour le clergé, au Saint-Siège. Son site Internet est maritalhealing.com

OPPOSITE PAGE: Photo by Scot Hill

LA GÉNÉROSITÉ ET NON L’ÉGOÏSME L’égoïsme nuit sévèrement aux mariages parce qu’il referme le conjoint sur lui-même et l’empêche, dès lors, de se donner à l’autre avec enthousiasme. Le conjoint égoïste pense « moi » et non pas « nous », et il réagit souvent de manière colérique. L’égoïsme est la principale cause de séparation et de divorce, et plusieurs papes ont même écrit que l’égoïsme était le principal ennemi de l’amour conjugal. Malheureusement, nous vivons au sein d’une culture où l’égoïsme est épidémique. Le recours à la contraception ne fait qu’accroître les attributs négatifs de l’égocentrisme et de la méfiance : elle devrait donc être évitée pour le bien du mariage. En lieu et place, on gagnera, pour résoudre ce conflit personnel, à grandir quotidiennement en générosité, humilité, chasteté et tempérance. Le sacrement de réconciliation aidera également à remédier à l’égoïsme et à la colère excessive.


D U M A R I AG E

LES KINNEY À PROPOS DES MARIAGES QUI DURENT TIMOTHY : Je ne suis pas certain qu’il y ait un secret. Je crois plutôt qu’il s’agit de travailler fort et de respecter ses engagements. Au fond, la clé c’est de corriger les choses qui doivent l’être au fur et à mesure qu’elles se présentent. KATHY : Tout bien considéré, je dirais que Dieu nous bénit à travers notre mariage et notre famille et que nous, en retour, lui redonnons grâce au don de notre mariage et à travers nos enfants. LA PRÉPARATION AU MARIAGE TIMOTHY : Je dirais qu’au début on réagit en se disant : « Oh, merveilleux, je vais me marier. Ma meilleure amie sera toujours à mes côtés. Bientôt nous aurons même un enfant. » Mais l’enthousiasme du début s’étiole, souvent. Avec les années, c’est plus une question d’engagement et de travail constant.

LES CHEVALIERS DE COLOMB TIMOTHY : J’apprécie les occasions que ça me donne de voir les copains, de travailler avec eux. Quand je reviens ensuite à la maison, je sais qu’il s’agit d’un autre type de relation. KATHY : Les Chevaliers respectent les femmes — ce qui, à mes yeux, fait une grosse différence. De savoir que les Chevaliers me respectent en tant qu’épouse et que mère, cela me donne un peu plus de courage dans la vie. SURMONTER LES DÉFIS TIMOTHY : Se comprendre mutuellement peut être un défi. Essayer d’imaginer que nous sommes deux personnes différentes, avec des goûts et des préférences différents. Parfois, il faut beaucoup d’écoute. Et aussi beaucoup de prière.

TIMOTHY ET KATHY KINNEY CONSEIL 10373 ST. ELIZABETH À PFLUGERVILLE , AU TEXAS LES KINNEY, QUI VIVENT À AUSTIN , AU TEXAS , SONT MARIÉS DEPUIS 36 ANS . ILS ONT 10 ENFANTS , DONT L’ UN ÉTUDIE EN VUE DU SACERDOCE .

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D E S P È R E S P O U R B I E N FA I R E

Un effort commun Maris et femmes peuvent s’aider mutuellement à devenir de meilleurs parents par Danielle Bean NOTE DE L’ÉDITEUR : Cet article est adapté d’un texte paru sur le site « Des pères pour bien faire », une initiative en ligne des Chevaliers de Colomb. Pour un supplément d’articles et de ressources, rendez-vous à l’adresse perespourbienfaire.org.

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es épouses veulent ce qu’il y a de mieux pour leurs époux et, en tant que mères, elles veulent la même chose pour leurs enfants. On peut en dire autant des époux et des pères. Or l’un des meilleurs moyens pour réaliser ces objectifs est, pour les conjoints, de s’aider mutuellement dans leurs rôles respectifs. Voici, à ce propos, quelques conseils de nature à encourager les maris et les femmes alors qu’ils vivent les joies et les difficultés liées à leur rôle en tant que parents.

AUX ÉPOUSES : RECONNAISSANCE Votre mari témoigne sûrement de l’amour à l’égard de vos enfants, tous le temps. Il peut s’agir de les prendre dans ses bras, leur préparer à manger, les conduire à leur séance d’entraînement sportif, ou encore de s’acquitter de leurs frais de scolarité ou de soins dentaires, par exemple. En prendre acte et exprimer votre reconnaissance pour de tels gestes va non seulement enseigner à vos enfants à mieux apprécier leur père, mais cela va aussi réjouir le cœur de votre mari. À vos jeunes enfants, vous pourriez dire : « C’est papa qui t’a préparé ce goûter ? Qu’il est donc gentil, ton père ! » Ou, en présence d’un enfant plus vieux, vous pourriez dire : « C’est vraiment bien de la part de ton père qu’il t’aide ainsi avec tes devoirs scolaires. » Demandez-vous ceci: Mes paroles à l’endroit de mon mari ou à son sujet l’aident-elles à grandir comme père, au contraire, lui nuisent-elles ? RESPECTER SON AUTORITÉ Cela peut être délicat, car notre fierté maternelle peut y faire obstacle. Souvent, les mères s’acquittent de l’essentiel des besoins : la nourriture, les bains, l’habillage, le transport en voiture et la consolation. Nous sommes donc bien placées pour savoir ce qui est le mieux pour eux, non ? Or peut-être pas toujours. Nous devons nous rappeler que Dieu a donné à nos enfants une mère et un père et cela pour une raison précise. Votre mari aussi veut ce qu’il y a de mieux

pour ses enfants — il emprunte seulement d’autres avenues pour y arriver. Peut-être, c’est vrai, n’est-il pas conscient de l’importance de bien apparier la couleur de la chemise à celle des chaussettes. Ou bien, à votre avis il laisse les plus grands enfants écouter trop de télé. Pourtant il ne s’agit probablement pas là de batailles pour lesquelles vous devriez vous battre. Allez-y « mollo » sur le besoin de tout contrôler et ne faites pas d’observations. Demandez-vous ceci : Est-ce que je respecte l’autorité de mon mari en tant que père ou, au contraire, est-ce que je refuse d’adopter sa perspective et je rabaisse ses opinions, même sans l’exprimer à voix haute ? PRUDENCE AVEC LA CRITIQUE Bien entendu, il y aura des moments où vous remarquerez clairement que votre mari pourrait mieux faire sur certains points importants. Si vous reconnaissez alors ses bonnes intentions et les défis particuliers qu’il doit relever, il sera sûrement plus disposé à vous écouter et à tenir compte de vos préoccupations. Par exemple, si vous trouvez qu’il devrait passer moins de temps au bureau et davantage à la maison, ne lui assénez pas de phrases comme : « Ton travail est plus important à tes yeux que ta propre famille ! » Allez-y plutôt d’une approche plus positive, plus constructive : « J’apprécie que tu travailles aussi fort et que tu apportes ainsi plus d’argent au foyer, mais tu nous manques beaucoup, les enfants et moi. Y a-t-il quelque chose que je puisse faire qui t’aidera à rentrer à la maison un peu plus tôt, cette semaine ? » Demandez-vous ceci : Mes paroles à son égard l’encouragent-elles à devenir un meilleur père ou, au contraire, est-ce qu’elles lui enlèvent l’envie de s’améliorer ? AIDEZ-LE À RESPIRER Une bonne épouse sait quand son mari est sur le point de perdre patience. Qu’il s’agisse de frustration engendrée par les tout-petits ou les adolescents, ou encore d’une journée stressante au travail, lorsque les premiers signes se manifestent — le ton monte, l’œil se crispe, la mâchoire se serre -, il est temps d’intervenir, tout comme vous souhaiteriez que lui le fasse avec vous. Comme le dit l’Évangile, bienheureux les artisans de paix. Éloignez votre mari de la source de sa frustration et, sans le juger ni rien exiger, encouragez-le à prendre une pause. La

LES CHEVALIERS DE COLOMB CHERCHENT À GUIDER LES HOMMES DURANT LEUR PARCOURS, EN ROUTE POUR DEVENIR D’AUTHENTIQUES PÈRES POUR LE BIEN.

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famille pourra alors se regrouper sans que papa ne perdre les pédales. Connaître ses limites, cela caractérise un bon parent ; or toute bonne épouse connaît celles de son mari et aidera la famille à composer avec celles-ci. Demandez-vous ceci: Est-ce que je fais tout en mon pouvoir pour que le temps que mon mari passe avec nos enfants soit agréable? Épouses, vous employer à aider votre mari à remplir sa vocation comme père sera une bénédiction pour vous et vos enfants. Ne sous-estimez jamais le pouvoir de la prière. Demandez l’intercession de saint Joseph au nom de votre mari et demandez à la Sainte Vierge de veiller sur lui au cœur de la vie familiale.

AUX MARIS :

Photo by Catherine Yeulet/Thinkstock

DONNEZ UN COUP DE MAIN Même une mère forte a ses limites sur le plan physique et affectif. Soyez conscients de son emploi du temps. Pendant que vous vous détendez à la fin d’une journée, est-elle en train de nettoyer la cuisine, de plier le linge ou de se démener pour mettre les enfants au lit ? Organisez-vous pour qu’elle puisse se détendre, elle aussi. Occupez-vous de certaines tâches du soir, déléguez des travaux aux enfants ou entendez-vous comme couple pour reporter certaines tâches à la fin de semaine. Ce n’est pas parce qu’elle ne demande pas à s’arrêter une minute qu’elle n’a pas effectivement besoin d’une pause. Demandez-vous ceci: Est-ce que je fais le maximum pour que ma femme puisse jouir du repos mérité, ou estce que je néglige ses besoins en termes de sommeil, de socialisation ou de repos personnel ? NOURRISSEZ-LA SPIRITUELLEMENT Souvent, l’une des premières victimes du statut de mère maternité est la vie spirituelle. Même si votre épouse ne peut passer des heures dans une chapelle d’adoration, vous pouvez la soutenir sur le plan spirituel. Aidez-la à trouver du temps pour la prière quotidienne, seule ou avec vous. Et n’oubliez pas de prier pour elle. Demandez à Dieu de l’inonder de grâces pour qu’elle puisse remplir sa vocation au mariage et à la maternité — et Il le fera. Demandez-vous ceci : Est-ce que chaque jour je prie pour mon épouse et je la soutiens spirituellement, ou est-ce que je laisse des affaires moins importantes l’emporter sur ses besoins de spiritualité ?

SOYEZ DE SON CÔTÉ Si vous n’êtes pas d’accord avec une décision familiale prise par votre épouse, n’en faites pas état devant les enfants — faites-le en privé, et surtout pas au beau milieu des événements en question. Les enfants doivent sentir que vous êtes solidaire de leur mère et de son autorité. Si vous traitez votre épouse avec amour et respect — et insistez pour que vos enfants fassent de même —, vous allez lui permettre de devenir la mère la plus efficace qu’elle puisse être. Grâce à votre appui, même des bambins peuvent apprendre à respecter certaines limites et cela, de manière parfois insoupçonnée par leur mère. Apprenez-leur les bonnes manières à table, par exemple, et ne tolérez jamais qu’un adolescent manque de respect. Rien ne donne plus confiance à une mère, sur le plan de l’autorité et de l’estime de soi, que d’entendre son mari rappeler à l’ordre les enfants irrespectueux. Demandez-vous ceci : Est-ce que je protège mon épouse — même de nos enfants, lorsque ceux-ci manquent de respect à son égard ou abusent de sa bonne volonté ? Ou est-ce que je me contente de la laisser se débrouiller seule ?

EXPRIMEZ VOTRE SATISFACTION Même si vous croyez que votre femme sait que vous l’appréciez, entendre ces mots va renouveler sa confiance et l’inspirer à se surpasser comme mère. Soyez précis, et faites en sorte que vos enfants vous entendent bien : « C’est tout simplement fantastique que tu te lèves ainsi la nuit pour prendre soin d’un bébé qui pleure. » Ou : « Je sais à quel point c’est un sacrifice pour toi d’aller à chaque fois conduire les enfants au basketball. Merci, chérie, de t’en occuper. » Demandez-vous : Est-ce que j’exprime l’admiration et l’appréciation que j’ai pour les efforts de mon épouse en tant que mère, ou est-ce que j’assume qu’elle sait déjà ce que j’en pense ? Époux, la joie que tire votre femme de la maternité aura des répercussions en cascade et apportera autant de bénédictions sur toute la famille. L’un des plus beaux cadeaux que vous puissiez faire à vos enfants (ainsi qu’à vous-même !) c’est d’avoir un foyer heureux. Prenez l’engagement d’offrir ce cadeau on ne peut plus précieux à votre famille — dès aujourd’hui.♦ DANIELLE BEAN, auteure catholique et mère de huit enfants, est directrice éditoriale du magazine Faith & Family.

RETROUVEZ D’AUTRES ARTICLES ET RESSOURCES POUR LES HOMMES CATHOLIQUES ET LEURS FAMILLES À PERESPOURBIENFAIRE.ORG

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D U M A R I AG E

LES TINKER

L’EXEMPLE PARENTAL ALISON : Les parents de Terry nous ont inspirés tous les deux. Ils ont été mariés durant 56 ans. TERRY : Maman subira bientôt son troisième traitement contre le cancer, mais elle et papa gardent le moral. La communication est bonne entre eux et ils se soutiennent mutuellement. Quand papa changeait d’emploi, maman était là et gardait le cap. Et quand c’est elle qui a dû faire face au changement — et à la maladie — papa était là tout près, à ses côtés.

LES RETRAITES SPIRITUELLES TERRY : Durant un certain temps, j’allais à une retraite d’hommes une fois par année. Nous passions tout un week-end à mettre l’accent sur la foi, sur Jésus et sur Marie, et nous avions aussi beaucoup de temps libre pour réfléchir. Je crois que les hommes ont besoin de cela, et les femmes aussi. Il y a des moments où on doit pour ainsi dire se déconnecter du couple puis ensuite le réintégrer, d’après mon expérience cela raffermit le lien conjugal. ÊTRE UNE FAMILLE D’ACCUEIL ALISON : Quand je suis partie en congé de maternité après la naissance de notre fille, je ne suis pas retournée au travail après. Nous avions de l’espace dans la maison, et au fur et à mesure que les enfants grandissaient nous discutions avec eux pour voir s’ils étaient à l’aise avec l’idée d’être une famille d’accueil. TERRY : Être des parents nourriciers fait en sorte que nous fassions entrer dans la maison des personnes avec des valeurs parfois différentes des nôtres, ce qui change l’atmosphère.

TERRY ET ALISON TINKER CONSEIL 3489 ST. FRANCIS DE SALES , SALISBURY, MARYLAND. LES TINKER , QUI SE SONT MARIÉS EN 1982 , ONT, AU COURS DES 24 DERNIÈRES ANNÉES , SERVI DE FAMILLE D ’ ACCUEIL POUR PLUS DE 180 ENFANTS , ET ILS EN ONT MÊME ADOPTÉ QUATRE . 22 ♦ C O L U M B I A ♦

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Photo by Brad Chisholm

RESTER EN CONTACT ÉTROIT TERRY : Nous essayons de trouver du temps pour nous après que les enfants ont été mis au lit. Je l’appelle aussi du travail, nous parlons et discutons de ce qui s’est passé durant la journée. ALISON : Le défi est de s’organiser pour avoir vraiment un peu de temps pour nous même s’il y a cinq parties de soccer au programme cette semaine-là. Mon conseil : quel que soit votre emploi du temps, prenez le temps de parler ensemble, ne laissez pas les enfants vous éloigner l’un de l’autre.


Nouvelle défiNitioN du

mariage L’attestation juridique du « mariage » entre personnes de même sexe fait ressortir une intelligence fondamentalement différente de la nature humaine par David S. Crawford

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es États-Unis, comme beaucoup d’autres pays du monde, de procréation? Ne reviendrait-il pas au droit concernant le mariage poursuivent le débat sur la question du « mariage » entre per- de faire valoir l’intérêt qu’a l’État de promouvoir les conditions sonnes de même sexe. Ceux qui y sont favorables posent souvent idéales pour l’éducation des enfants, soit l’environnement d’un foyer des questions provenant du fond du cœur. Par exemple: Si tous les au sein duquel tant le rôle du père que celui de la mère sont présents? citoyens sont égaux, comment une classe de personnes peut-elle Acceptant le témoignage d’une panoplie de témoins experts moêtre exclue de l’exercice d’un droit fondamental? En quoi le mariage bilisés par les plaignants, le tribunal a rejeté ces deux raisonnements. entre personnes de même sexe peut-il nuire soit aux « mariages tra- Au premier, il a répondu que le mariage est fondé sur l’affection et ditionnels », soit à la société en général? Ne s’agit-il pas simplement l’engagement des époux l’un envers l’autre, et non sur une relation élargir à une nouvelle minorité un droit existant? propre aux enfants. Au deuxième argument, le tribunal répondait Voilà certaines des questions présentées par le Tribunal du district que le prétendu « idéal » n’est en réalité qu’un reliquat d’une notion fédéral, durant le procès Perry c. surannée que les hommes et les Schwarzenegger. Cette décision femmes jouent des rôles divers au judiciaire a annulé le vote majoriEn effet, le raisonnement du tribunal sein de la famille. En d’autres tertaire des électeurs de la Californie mes, affirmer que les enfants ont extirpe la différence sexuelle de en faveur de la Proposition 8, un besoin et d’une mère et d’un père amendement à la constitution de sert à perpétuer de pernicieux l’identité personnelle et la transplante stéréotypes. l’État définissant le mariage civil comme l’union entre un homme En effet, le tribunal a conclu dans un autre nouveau concept, celui et une femme. En arrivant à cette que les hypothèses en jeux dans de l’orientation sexuelle décision, le tribunal a donné à ces raisonnements n’arrivent pas entendre que les électeurs avaient à surmonter l’épreuve de la ratiod’abord été motivés par du fanalité la plus élémentaire — innatisme attisé par des publicités politiques haineuses. sinuant par le fait même que les notions traditionnelles justifiant le mariage n’ont jamais eu de justification rationnelle. LA SUPRÉMATIE DU DROIT En réponse aux conclusions tirées par le tribunal, commençons La cour fédérale a soutenu que les couples de même sexe cherchant par observer que l’objet du droit ne se limite pas à protéger la société à s’acquitter du droit au mariage ne se trouvent, à toutes fins utiles, des malfaisants. Il revient également au droit de déterminer les conaucunement différents des soi-disant couples de sexes différents. ditions et les institutions qui assurent la stabilité des réalités humaines Comme l’exprimait le tribunal : « Les couples de même sexe sont fondamentales dans lesquelles s’enracine la vie civile. Ce faisant, identiques à ceux de sexes différents en ce qui concerne les carac- évidemment, le droit, inévitablement, reflète et sert d’intermédiaire téristiques nécessaires pour former des unions maritales heureuses ». à la fois, une notion de la nature même de ces réalités. Comme l’a Autrement dit, le tribunal affirme que l’homosexualité et l’hétéro- dit déjà le pape Jean-Paul II, le droit incorpore une sorte de « consexualité constituent des « orientations » parallèles et, par conséquent, naissance philosophique » de la société, la culture et de la nature de essentiellement équivalentes. la personne. Cependant, que dire de l’unique caractéristique du couple Le droit concernant le mariage constitue un exemple patent, homme-femme? Ne revient-il pas au droit civil concernant le puisque le mariage se trouve l’une des réalités civile et humaine les mariage de servir le bien commun en assurant la stabilité de la rela- plus importantes. En réglementant le mariage — et surtout en le tion homme-femme, justement en raison de son potentiel unique définissant — le droit civil, par le fait même, exprime tacitement un NOVEMBRE 2010

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traditionnelles concernant le mariage. Même si quelqu’un est attiré vers des personnes du sexe opposé, ce fait ne sera pas conçu comme un phénomène relevant d’une correspondance naturelle donnant lieu à une attraction entre l’homme et la femme. On lui attribuera plutôt une expression de l’orientation sexuelle de cette personne, orientation qui, par hasard, se trouve hétérosexLE CORPS ET L’IDENTITÉ PERSONNELLE uelle plutôt qu’homosexuelle. La caractéristique sexuelle comLa tradition catholique nous affirme que les sexes se différen- plémentaire du mariage et son potentiel de procréation, tout en cient beaucoup plus que par un ensemble d’attributs externes n’étant pas rejetée comme le résultat d’un choix, est toutefois ou simplement biologiques. Au contraire, cette différence con- simplement réduite à l’une des variantes d’un ensemble de stitue un signe de la vocation essentielle à aimer à laquelle la préférences personnelles. Toutefois, ces démarches sont conçues personne est convoquée. Les deux sexes, mâle et femelle, sont pour bannir tout à fait la notion selon laquelle la relation deux manières d’être une personne. Dans la femme, c’est un homme-femme en tant que fondamentale tant au niveau social autre être qui fait face à l’homme, qui lui est égale et semblable, que culturel. Elles servent également à bannir la notion selon mais qui, en même temps, est diflaquelle l’enfant constitue le fruit férente de lui, irréductiblement. distinctif et organique de De plus, implicite dans la difl’amour conjugal. férence entre les sexes, se trouve le La perspective transgenre de la fait de leur fécondité. Au plus propersonne du tribunal gouverne son fond de son être, l’enfant ressent raisonnement concernant les éléque son existence est déjà inscrite ments qui devraient être considérés dans le type d’amour que se mancomme preuves irréfutables et qui ifestent entre eux sa mère et son devraient en être les témoins crédipère, en tant qu’homme et femme. bles. Néanmoins, ce concept de la En d’autres termes, l’enfant reconpersonne n’est jamais rendu exnaît que son existence n’est pas tout plicite et sa rationalité fondamensimplement un « choix » supplétale jamais soutenue. mentaire, mais qu’elle a toujours Certes, il est vrai que les citoyens fait partie de la dynamique et de la devraient être traités équitablement signification intérieures de l’amour et que chaque personne devrait être de ses parents, et ce, même avant libre de contracter mariage. Cepenque soit prise une décision spécidant, il faut savoir si la relation parfique d’avoir un enfant. ticulière que quelqu’un désire À remarquer que les présentes entreprendre pourrait et devrait, de Les partisans de la Proposition 8 dans l’attente du jugement considérations reposent sur la perfait, être qualifiée de mariage. fédéral sur celle-ci, devant le Philip Burton Federal Building, spective que le corps, par le fait de Évidemment, il existe d’autres le 4 août dernier, à San Francisco. ses caractéristiques mâles et types de relations et d’amour hufemelles, constitue un fondement mains, tels que l’amitié fondamenconcluant reflété dans ces siècles de droit matrimonial. tale qui constitue les liens de la société elle-même. Pourtant, l’amour En revanche, le jugement Perry met de l’avant une vision pro- d’un homme et d’une femme dans le mariage se trouve la première fondément différente de l’identité personnelle. En effet, le raison- et la plus fondamentale de ces relations et de cet amour, du fait qu’il nement du tribunal extirpe la différence sexuelle de l’identité constitue dans le temps et à travers les âges, à l’origine même de la personnelle et la transplante dans un autre nouveau concept, celui société. de l’orientation sexuelle. Cette perspective relègue la correspondance Cependant, même si, pour leur part, les électeurs californiens naturelle des sexes à une dimension purement biologique du corps, se font une notion de l’identité personnelle et du mariage plus et partant, moindre que sa dimension personnelle. Cette perspective conforme à la vérité, pourtant de nombreuses institutions implique que le corps, avec ses différences sexuelles, se trouve sim- publiques et de lois en présenteront une vision tout autre. Les lois plement un aspect matériel et externe de la personne. Il s’ensuit que gouvernant les normes se rapportant à l’instruction publique, la le corps sexué et la différence sexuelle ne sont plus conçus comme société en général et l’éthique professionnelle, et même la poliun élément probant de l’identité personnelle, laquelle est désormais tique fiscale, parviendront, lentement mais sûrement, à refléter et perçue dans une perspective de transgenre. promouvoir une notion de la personne qui ne reflétera pas une image des personnes telles qu’elles sont vraiment. ♦ HYPOTHÈSES SOUS-JACENTES Force nous est de constater que les hypothèses sous-jacentes du DAVID S. CRAWFORD est professeur adjoint de théologie morale et du mariage de personnes de même sexe modifient la perspective droit familial à l’Institut pontifical Jean-Paul II d’études sur le mariage et la que la société se donne de la personne, y compris les notions famille de Washington, D.C. 24 ♦ C O L U M B I A ♦

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Photo by Justin Sullivan/Getty Images

point de vue sur la nature et la signification des sexes, ainsi que leur place et leur rôle dans la société et la culture. De plus, puisque le mariage, de facto, manifeste un lien évident et vital aux enfants, ce droit projette une idée quant à la place tenue par l’enfant en relation à l’amour conjugal.


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CHEVALIERS À L’ŒUVRE

CHEVALIERS

À

ÇÀ ET LÀ DANS L’ORDRE

L’ŒUVRE CONFÉRENCE SUR LES VOCATIONS

Des membres du conseil Petaluma 1586 (Californie) et du conseil St. Vincent 11431, égalise l’entrée à la maison de Mary Murdock. Dans le cadre d’une activité communautaire pour réparer 15 résidences et deux centres communautaires, les Chevaliers de Colomb devaient faire des réparations à la résidence Murdock. De plus, ils ont remplacé la porte arrière de la maison, réparé le timbre sonore de la porte, repeint plusieurs des structures particulières et colmaté des fissures de la tuyauterie.

DON DE VÊTEMENTS SACERDOTAUX

Le conseil St. John the Evangelist 14842, de Townsend, Massachusetts, remet un ensemble de vêtements sacerdotaux (article 553) à l’emblème des Chevaliers de Colomb à son curé, le Père Shawn Allen.

d’un différent membre du conseil trois fois par semaine. Les frères chevaliers récitent le chapelet et font des lectures de l’Évangile avec les membres et leurs familles tous les lundis, mercredis et vendredis.

UPPER RIGHT: Photo by Jake Ohlinger

RÉUNION MARIALE

Le conseil Holy Trinity 11055 de Zamboanga City, Mindanao, est l’hôte d’une réunion de prière mariale qui se tient dans la maison

AIDE

Le conseil Matt G. Gilmore 999, de Missouri Valley, Iowa, a fait don de 5000$ pour défrayer les coûts de la rénovation de la cuisine de l’église St. Patrick. Le conseil a fait don également de la somme de 1000$ à « Missouri Valley Youth Enhancement Association » (Association pour jeunes de la région) pour aider à construire de nouveaux terrains de sport. UN NOUVEAU CALICE

ACHAT D’UN FAUTEUIL ROULANT

Le conseil Marietta 478 (Ohio) a organisé un souper de spaghettis pour réunir des fonds pour l’achat d’un fauteuil roulant motorisé pour Roger Weaver, un paroissien qui n’a que 16 % de la capacité de ses poumons. Ce souper a rapporté 928$. L’assurance de Weaver ne couvre pas cette dépense.

Les sires chevaliers du Quatrième Degré de l’arrondissement #2 ont coparrainé une conférence sur les vocations intitulée « Un appel à la sainteté ». Cette conférence a eu lieu à l’église St. Columba de Hopewell Junction. En sus d’avoir commandité la conférence, les Chevaliers de Colomb ont monté une garde d’honneur pour la messe de la conférence, messe célébrée par Monseigneur l’archevêque Timothy M. Dolan de New York. Ce dernier est membre du conseil St. Anthony 417, de Washington, District of Columbia.

À l’occasion d’un petit déjeuner/communion le conseil Sts. Peter and Paul 2215 de Haubstadt, Indiana, et son auxiliaire féminin ont donné un nouveau calice au Père John Sasse, l’aumônier du conseil et également curé de la paroisse. Durant une fête organisée par le conseil Mgr Harry Eggert 7821, de Tehachapi, Californie pour marquer son 50e anniversaire de vie sacerdotale, le Père Roger DuLac coupe le gâteau d’anniversaire. La fête comprenait une messe et un souper barbecue.

HOMMAGE À UN CURÉ

Le conseil St. Edmond 10293, de Lafayette, Louisiane, a commandité un souperpartage pour rendre hommage à leur aumônier et curé de paroisse, le Père Timothy Richard. Les C. de C. ont

Greg Pirochta du conseil Prince of Peace Foothills 9184, de Taylors, Caroline du Sud, donne un hotdog à Yolette Moise, la mère de deux enfants et propriétaire d’une maison de l’Habitat pour l’Humanité de Travelers Rest. Les Chevaliers de Colomb ont fourni des hotdogs et des hamburgers pour l’équipe des travailleurs de trois sites d’Habitat pour l’Humanité constitués de bénévoles des églises Catholique, Méthodiste et Baptiste de la région.

fourni les viandes et les boissons, et les paroissiens ont apporté des plats de leur choix et les desserts. Le conseil a aussi remis une chasuble et une étole à l’emblème des Chevaliers de Colomb ainsi qu’un don en argent au Père Richard. Plus de 120 personnes ont assisté à ce souper. SECOURS

Le conseil Mgr Thomas F. Neary 13637, d’Auburn, Massachussetts, a adopté la famille d’un frère chevalier qui sert en Iraq dans les forces armées des États-Unis. Lorsque l’épouse du frère en question s’est blessée en faisant une chute l’hiver dernier, les frères chevaliers ont embauché une compagnie de nettoyage pour s’occuper de la maison. Les membres du conseil ont également engagé un mentor pour son fils.

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CHEVALIERS À L’ŒUVRE

VOL D’HONNEUR

[Ci-dessus] Avec tatouages et chapeaux de pirates à l’appui, John Gaspari et Sam Hanna du conseil Mgr J. M. Hanson 5038, d’Ankeny, Iowa, pédalent d’arrache-pied leur pédalo sur le lac Cheerio durant la 7e régate annuelle du Timbre de Pâque Sunnyside. [À gauche] Le grand chevalier Jason Follett et ses coéquipiers élèvent le pavillon à tête de mort.

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DISTRIBUTION DE CADEAUX

Le conseil St. Joseph the Patriarch 11793, d’Anguilar, Luçon, a distribué des sacs contenant du café, du sucre, des sardines, du riz et autres articles aux paroissiens démunis de la communauté. APPUI À UN HÔPITAL

Tous les dimanches matin, le conseil St. Joseph 4810, de Greenlawn, New York, donne un coup de main pour la messe au Centre médical pour anciens combattants. Avec ce programme qui a débuté en 1969, les frères chevaliers ont accumulé plus de 57 000 heures de bénévolat à cet hôpital au cours des quarante-et-un ans. QUAND J’AVAIS FAIM…

Depuis septembre 2009, pour répondre à l’appel du programme « Food for Families » (Denrées alimentaires pour les familles) du conseil suprême, le conseil St. Luke 10512 d’El Cajon, Californie, a donné plus de 8650 kg d’aliments à diverses œuvres de bienfaisance. Avec cette campagne d’alimenta-

Robert Price et le frère prêcheur Steven Boucher, du conseil Holy Cross 10617 d’Ottawa, Ontario, vont une fois par semaine, avec les membres du conseil Holy Cross pour réciter le chapelet avec les élèves de la quatrième à la sixième année, et ils présentent une catéchèse sur un des mystères du rosaire.

tion, les frères chevaliers ont distribué des aliments toutes les semaines à des banques d’alimentation, des écoles publiques et des paroisses. SOINS DE L’ENVIRONNEMENT

Dans le cadre d’une campagne pour la protection de l’environnement, le conseil 11867 Lamut Ifugao (Luçon) a planté des arbres fruitiers et des acajous sur le terrain de l’école Hapid National High School. RECONNAISSANCE AUX HÉROS

L’assemblée St. Jude, de Port Charlotte, Floride, donne une aide aux patients de Douglas T. Jacobson State Veterans’ Nursing Home, une maison de soins infirmiers pour les anciens combattants. Sous la direction de Bruce Wood, les frères chevaliers ont fait la collecte d’articles de toilette et de soins de santé pour les patients, et tous les mois l’assemblée fait don de l’argent nécessaire à l’achat de cartes-cadeaux afin que les anciens combattants puissent aller manger au restaurant de temps à autre.

REGATTA: Photos By Kris Gaspari

LES PÉDALOS NE SONT pas la sorte d’embarcations que l’on voit habituellement dans une régate. Toutefois, la plupart des régates ne peuvent pas se venter d’avoir réuni, avec l’aide des Chevaliers de Colomb, 75 000$ pour une campagne du Timbre de Pâque. C’est pourtant la somme approximative obtenue durant la 7e régate Sunnyside annuelle de la campagne du Timbre de Pâque, une œuvre qui a réuni plus de 350 000$ depuis 2004 et qui a connu une participation active du conseil Mgr J. M. Hanson 5038 d’Ankeny, Iowa, pour la campagne qui s’est déroulée le 21 juillet cette année. Les frères chevaliers et leurs familles — vêtus de tatouages, de pansements oculaires, de crochets manuels et sabres de pirates — étaient du nombre des équipes de pédalos pour deux personnes qui se faisaient la lutte sur le lac Cheerio. Les Chevaliers de Colomb faisaient la lutte contre des hommes d’affaires, des personnalités de la télévision, et des membres d’organismes civils et fraternels. Le conseil a aussi gagné le prix « Decked Out » (appareillé) pour l’enthousiasme de ses partisans et ses costumes de pirates. Les recettes de la course servent à fournir un appui aux programmes et une aide financière à la campagne du Timbre de Pâque, qui offre des services à des personnes handicapées et leurs familles.

L’assemblée Most Holy Rosary de Harrison, Ohio, a fait don de 1000$ à Honor Flight Tristate, un organisme qui transporte en avion les anciens combattants de la Seconde guerre mondiale qui désirent se rendre au monument de la Seconde Guerre mondiale à Washington, D.C. Ces excursions, organisées par Honor Flight, comprennent un vol aller-retour à Washington, un T-shirt, trois repas et les transports dans la ville de Washington. À cause des problèmes de santé et de manque d’argent, beaucoup d’anciens combattants ne peuvent pas aller voir ce monument.


CHEVALIERS À L’ŒUVRE

l’honneur des Ermites de Saint Augustins de la paroisse St. Agustine. Le conseil a remis un prix de mérite au Père Peter Gorey durant le souper. Ce projet a rapporté la somme de 1000$ dont on fit don au fonds de construction de la paroisse St. Augustine. Ken Piotro, du conseil Christ the King 3419, de Mesa, Arizona, lit un livre à une classe de deuxième année avant de les séparer en petits groupes de facilité linguistique d’exercice de compréhension. Dans sa capacité de directeur du programme du conseil 3419 pour les jeunes, Piotro s’implique dans plusieurs activités pour les jeunes, parmi lesquels des ateliers de soutien pour les élèves de l’école élémentaire Christ the King.

CENTRE D’ACCUEIL

UN SOUPER SPÉCIAL

Le conseil St. Pius X 11101 de Greensboro, Caroline du Nord, a fait don de 1500$ à Sanctuary House, un établissement qui offre des services de réadaptation, de formation et d’appui à des personnes intellectuellement handicapées, en particulier aux personnes souffrant de schizophrénie, de dépression et de troubles affectifs bipolaires.

Le conseil Tri-Cities 1098, de Granite City, Illinois, a tenu son souper dansant pour les athlètes des jeux olympiques spéciaux de six comtés du sud de l’Illinois. Le conseil et son auxiliaire féminin ont servi à manger et à boire à tous ceux qui étaient présents. Après le repas, les athlètes ont dansé et écouté de la musique.

PETIT DÉJEUNER SPÉCIAL

UPPER RIGHT: Paul Gaviglio/Cathedral Photography

UN RAYON DE SOLEIL

Le conseil Trenton 355 (New Jersey) a lancé une campagne de collecte de fonds au profit du chapitre Mercer County de la Sunshine Foundation, un organisme qui fait réaliser les rêves d’enfants qui souffrent de maladies chroniques ou qui sont victimes de sévices. Le projet a rapporté 700$, ce qui a permis d’envoyer deux enfants à une excursion d’un jour aux studios Universal.

Le conseil San Juan Bautista 1543, de San Juan, Porto Rico, a offert le petit déjeuner à l’Instituto Loaiza Cordero, un centre pour enfants visuellement handicapés. Les frères chevaliers ont servi le petit déjeuner à tous ceux qui étaient présents, et ils y sont restés pour passer du temps en compagnie des élèves. SOUPER D’APPRÉCIATION

Le conseil Mother of Good Counsel 1078, d’Andover, Massachusetts, a donné un souper d’appréciation en

SALLE PAROISSIALE REPEINTE

Les membres du conseil San Antonio de Padua 7686, de Cavite, Luçon, ont repeint leur salle paroissiale. Dans le cadre d’un projet pour embellir toutes les églises de Cavite City, le député de district, Amado Sanglay, a fait don de la peinture. FONDS DE CONSTRUCTION

Pour aider la construction d’un centre de soins palliatifs et de fin de vie, le cercle Royal Palms 2797, de Lehigh Acres, Floride, a fait don de 100$ au fonds de construction de Hope Hospice. Les fonds

Monseigneur William K. Weigand, évêque émérite de Sacramento, Californie, prend la parole au cours de la présentation d’une plaque pour commémorer un long projet de rénovation à la cathédrale Blessed Sacrament. Les frères chevaliers du chapitre du nord de la Californie ont présenté la plaque à Monseigneur Weigand, un membre du conseil Sacramento 953. Pour cette occasion, ils ont fourni aussi une garde d’honneur pour la messe.

furent présentés à l’occasion d’un souper de spaghettis parrainé par le cercle. DONS À LA COMMUNAUTÉ

Le conseil St-Zénon 10984 (Québec) a contribué 10 000$ à la construction d’un nouveau magasin pour vêtements d’occasion dans la paroisse. Pour remplacer l’équipement désuet, le conseil a aussi donné un nouvel équipement de hockey à une école de la région.

région pour les transporter au centre d’accueil. Les frères chevaliers qui se portent volontaires pour conduire des camionnettes se rendent à des endroits fixés où peuvent profiter de ce moyen de transport pour se rendre au centre. Au centre d’accueil, on leur donne un repas chaud et un endroit sécuritaire où passer la nuit.

CONFÉRENCE SUR LA SANTÉ

Le conseil Our Lady of the Highway 3835, de Little Falls, New Jersey, a parrainé une conférence sur le cancer de la prostate par le docteur James Saidi, urologue. Il a parlé aux paroissiens et aux membres du conseil au sujet de cette maladie, de son dépistage et des traitements possibles. TRANSPORT ASSURÉ

Le conseil Blessed Kateri Tekawitha 12489, de Saugus, Californie, collabore avec l’organisme Santa Clara Valley Emergency Winter Shelter pour trouver les sans-abri de la

Dans le cadre d’un projet d’embellissement, les membres du conseil Western Visayas College of Science and Technology 11517, d’Iloilo City, plantent des arbrisseaux à l’extérieur de l’église La Paz. Les Chevaliers de Colomb ont aussi planté des arbres près des murs de l’église et ils ont enlevé les saletés et les débris sur le terrain.

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CHEVALIERS À L’ŒUVRE

lectuellement handicapées. Ces danses ont lieu entre le mois de septembre et le mois de mai sous un thème qui correspond à la fête principale du mois en question. Près de 200 personnes assistent régulièrement à ces soirées dansantes.

PETIT DÉJEUNER BÉNÉFICE

PETIT MOÏSE DANS UN PANIER

Le conseil St. Anne 10496, de Bismarck, Dakota du Nord, a tenu un petit déjeuner au profit d’Ali Lengenfelder, la fille d’un membre du conseil qui doit subir une intervention chirurgicale pour un carcinome papillaire du sein. Plus de 500 personnes ont assisté à ce petit déjeuner pour lequel on a dû aller au magasin à deux reprises pour acheter des vivres supplémentaires. Ce projet a rapporté plus de 5900$.

Avec l’aide du conseil d’état du Massachussetts, le conseil Pope Paul VI 7132, de West Hawich a obtenu pour une valeur de plus de 4100$ d’équipement spécial d’appareil locomoteur pour Moïse, un orphelin atteint d’infirmité motrice cérébrale. Les fonds serviront à l’achat d’un corset plâtré, d’un correcteur de démarche et de cale-pieds. Ce petit a été abandonné par sa mère en Jamaïque et il est en attente d’adoption.

NETTOYAGE D’UNE ÉCOLE

RESPONSABILITÉ POUR L’ENVIRONNEMENT

Le conseil Burgos Santa Cruz 7830 (Mindanao) s’est porté volontaire pour faire le nettoyage d’une école de la région avant le début de l’exercice scolaire. Des frères chevaliers ont contribué des casse-croûtes et des boissons gazeuses pour les bénévoles, tandis que d’autres nettoyaient la cour d’école, repeignaient des clôtures, réparaient des meubles et colmataient le toit.

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Dans le cadre d’une campagne pour la protection de l’environnement, le conseil Lamut Ifugao (Luçon) 11877 a planté des arbres fruitiers et des acajous à l’école secondaire Hapid National. SOIRÉE DE DÉTENTE

Les conseils du district 37 du Missouri commanditent une soirée dansante mensuelle pour des personnes intel-

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RÉNOVATION D’UNE ÉGLISE

Sous la surveillance du frère chevalier Joseph L. Pape,

Des membres du conseil Marquette 588, de Sparta, New Jersey, entassent du bois de chauffage qui servira aux membres démunis de la communauté. Au cours des mois d’hiver, les frères chevaliers fendent le bois et le mettent en paquets pour l’organisme Catholic Charities qui le distribuent aux familles dans le besoin, en partenariat avec les services sociaux du Centre familial.

père, du conseil Bishop Kenny 11757 de Juneau en Alaska, le conseil a entrepris une rénovation gigantesque de l’église St. Paul the Apostle. Les Chevaliers de Colomb et les paroissiens ont contribué près de 2500 heures de travail bénévole pour rénover toutes les parties de l’église qui ont été construites entre 1962 et 1978. Ces rénovations ont coûté près de 20 000$, et ainsi la paroisse a épargné des sommes inédites d’argent plutôt que d’avoir engagé les services d’un entrepreneur en bâtiment. BOURSES D’ÉTUDES

Le conseil St. Joseph 8268, de Duluth, Minnesota, parraine une série de soupers de jambon au sein de la paroisse pour financer deux bourses d’études données par le conseil. Les bourses de 500$ chacune sont remises annuellement à deux élèves finissants de l’école secondaire qui participent activement active aux activités paroissiales et de bienfaisance.

BOTTOM: Photo courtesy of The Beacon, Diocese of Paterson. N.J.

Jared Patino (au centre), le fils du frère Jeffrey Patino du conseil 3773, de Pacifica, Californie, présente à Richard Bononi et Linda Cordell le modèle d’un T-shirt « Kids for Life » (Les enfants pour le respect de la vie). À l’instigation de Jared qui est âgé de six ans, le conseil 3773 a dessiné ce T-shirt pour réunir des fonds pour l’achat d’un appareil à échographie pour le centre de ressources pour les grossesses. Les ventes de ces chemises, qui montre l’emblème de l’Ordre d’un côté, et les mots « Kids for Life » au verso dépassent les 700$.

Le conseil Mgr Thomas F. Neary 13637, d’Auburn, Massachussetts, a collecté pour une valeur de plus de 4000$ d’articles pour bébés afin de les donner à Spring House, de Berlin, et Visitation House, de Worcester. Ces deux établissements viennent en aide aux femmes enceintes en état de crise. Le conseil a aussi récemment repeint les bureaux d’administration de Spring House et réparé le toit de son entrepôt.

Le frère Thomas Sevcik (à gauche), du conseil St. Vincent de Paul 13297, de Salt Lake City, et le député du district Arthur A. Grant, du district 2 montent un télescope Orion SkyQuest que Sevcik a donné à la foire annuelle diocésaine. Depuis quatre ans, Svecik a donné un télescope au gagnant du prix de l’astronomie de la foire annuelle. Les conseils des C. de C. de la région, qui commanditent cet événement annuel, remettent aussi d’autres prix aux gagnants.

UPPER RIGHT: Marie Mischel/Intermountain Catholic, Diocese of Salt Lake City

COLLECTE POUR ARTICLES POUR BÉBÉS


CHEVALIERS À L’ŒUVRE

prêtres) pour le distribuer aux Catholiques de la région, en particulier aux prêtres et religieux et religieuses. Ce livre a été si bien accueilli qu’il a rapporté la somme de 5000 $, ce qui a donné lieu à un deuxième tirage. PETIT DÉJEUNERBÉNÉFICE Ed DeWitt, du conseil Our Lady of Perpetual Help 12510, de Zionville, Indiana, présente un séminaire commandité par le conseil sur la planification pour la fin de la vie. À l’instigation de leur curé, les Chevaliers de Colomb ont planifié et mis en œuvre un séminaire d’une série en cinq parties qui couvre des sujets tels que les soins de longue durée et la planification d’une succession du point de vue catholique. Ce programme a si bien réussi que le conseil prévoit en mettre d’autres en marche et d’enseigner à d’autres conseils d’en faire autant.

Après la messe dominicale, le conseil St. Elizabeth Ann Seton 13863, de Bark River, Michigan, a tenu un petit déjeuner pour plus de 150 paroissiens. Ce projet a rapporté plus de 500$ au groupe des jeunes de la paroisse, ce qui leur permettra d’assister à une conférence pour les jeunes à Stubenville. TABLEAU D’AFFICHAGE

Le conseil St. Cabrini 3472, de Birkank, Californie, a fait don de 10 000$ pour l’achat d’un tableau d’affichage pour le nouveau centre communautaire de la paroisse St. Finbar.

DES PANIERS D’ALIMENTS

EXCELLENTE INNOVATION

Le conseil Fray Antonio Alcade 3552 de Guadalajara, Mexique Centre, ont collaboré avec la paroisse San Luis Gonzaga pour réunir 2300$ pour préparer des paniers d’aliments pour donner aux paroissiens démunis. Ces paniers, qui contiennent aussi des salutations de la part des Chevaliers de Colomb, ont été distribués dans les paroisses aux abords du Guadalajara métropolitain.

Le conseil Flaget 1071, de Chillicothe, Ohio, a lancé un programme de « lancer au panier » à l’école Pioneer pour enfants intellectuellement handicapés. Avec l’appui des commerçants locaux les Chevaliers de Colomb ont réussi à donner des T-shirts, des médailles et des rafraîchissements au 84 participants. On a fait don de surplus d’argent et des restes à l’école.

« PARLER AUX PRÊTRES »

BÉNÉVOLAT DE LONGUE DURÉE

Avec l’aide du monastère des Carmélites d’Edmonton, Alberta, et après avoir obtenu l’approbation de l’archidiocèse, le conseil Mgr Joseph Malone 13312 a publié un livre intitulé « Pope Benedict XVl Speaking to Priests » (Le pape Benoît XVl parle aux

Durant les mois d’hiver le conseil Father Edward J. Kissane 12035, de Syracuse, New York, prépare à toutes les deux semaines, quatre grands chaudrons de chili pour servir dans un refuge d’accueil pour les hommes. Un groupe des frères cheva-

Des membres du conseil Peter T. Villano, père, 9576, de Pickens, Caroline du Sud, enlèvent des ordures le long d’un secteur de trois km sur la route. Ils font ce travail sur une base trimestrielle.

liers se rencontre au sous-sol de l’église pour préparer le chili, et un second groupe arrive un peu plus tard pour aller le servir. En moyenne, le conseil nourrit 150 hommes à chaque fois. SOUPER DE CRABE

Le conseil Corvallis (Oregon) 1785, a tenu un souper communautaire de crabe qui a rapporté plus de 5000$ pour ses œuvres de bienfaisance. On a fait don des recettes du souper aux jeux olympiques spéciaux, à la Société St. Vincent de Paul et diverses autres œuvres de bienfaisance. Plus de 200 personnes ont assisté à ce souper qui comprenait aussi une vente aux enchères de vive voix et une vente aux enchères par écrit. UN ROSAIRE VIVANT

Pour demander que cesse l’avortement, le conseil James C. Fletcher 11422, de Largo, Maryland, a tenu un rosaire vivant à l’église St. Joseph. PETITS DÉJEUNERS DE CRÊPES

Le conseil Bishop Michael Begley 770, de Charlotte, Caroline du Nord, s’est jumelé à Kappa Sigma Fraternity de l’université John-

son & Wales pour préparer et servir deux petits déjeuners de crêpes à l’école St. Patrick. À la carte, il y avait des crêpes aux bleuets, et d’autres aux pépites de chocolat, et des gritz de maïs. Le projet a rapporté plus de 1000$ au fonds pour les œuvres de bienfaisance du conseil. UN PROGRAMME D’ALIMENTATION

Le conseil Ave Maria 5109, de Jaro, Visayas, a été parrainé un programme d’alimentation pour les enfants démunis. Plusieurs fois l’an, le conseil ouvre les portes de sa salle pour aider à nourrir les infortunés. APOSTOLAT DE LA MER

Le conseil Cardinal Gibbons 2521, de Nottingham, Maryland, a donné 2000 chapelets, cent pains de savon, 100 tubes de dentifrice, 30 sacs de vêtements et 40 paires de chaussures à Apostleship of the Sea, pour venir en aide aux marins qui transitent par Baltimore. Le conseil a aussi donné 400$ à AOS pour faire la rénovation et faire installer une chapelle dans ses bureaux.

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To owners of Knights of Columbus insurance policies and persons responsible for payment of premiums on such policies: Notice is hereby given that in accordance with the provisions of Section 84 of the Laws of the Order, payment of insurance premiums due on a monthly basis to the Knights of Columbus by check made payable to Knights of Columbus and mailed to same at PO Box 1492, NEW HAVEN, CT 06506-1492, before the expiration of the grace period set forth in the policy. In Canada: Knights of Columbus, CASE POSTALE 935, Station d’Armes, Montréal, PQ H2Y 3J4 ALL MANUSCRIPTS, PHOTOS, ARTWORK, EDITORIAL MATTER, AND ADVERTISING INQUIRIES SHOULD BE MAILED TO: COLUMBIA, PO BOX 1670, NEW HAVEN, CT 06507-0901. REJECTED MATERIAL WILL BE RETURNED IF ACCOMPANIED BY A SELF-ADDRESSED ENVELOPE AND RETURN POSTAGE. PURCHASED MATERIAL WILL NOT BE RETURNED. COLUMBIA (ISSN 0010-1869) IS PUBLISHED MONTHLY BY THE KNIGHTS OF COLUMBUS, 1 COLUMBUS PLAZA, NEW HAVEN, CT 06510-3326. PHONE: 203-752-4000, www.kofc.org. PRODUCED IN USA. COPYRIGHT © 2010 BY KNIGHTS OF COLUMBUS. ALL RIGHTS RESERVED. REPRODUCTION IN WHOLE OR IN PART WITHOUT PERMISSION IS PROHIBITED. PERIODICALS POSTAGE PAID AT NEW HAVEN, CT AND ADDITIONAL MAILING OFFICES. POSTMASTER: SEND ADDRESS CHANGES TO COLUMBIA, MEMBERSHIP DEPARTMENT, PO BOX 1670, NEW HAVEN, CT 06507-0901. CANADIAN POSTMASTER — THIRD-CLASS POSTAGE IS PAID AT WINNIPEG, MB, PERMIT NO. 0100092699. PUBLICATIONS MAIL AGREEMENT NO. 1473549. REGISTRATION NO. R104098900. RETURN UNDELIVERABLE CANADIAN ADDRESSES TO: KNIGHTS OF COLUMBUS, 505 IROQUOIS SHORE ROAD #11, OAKVILLE ON L6H 2R3 PHILIPPINE S —FOR PHILIPPINES SECOND-CLASS MAIL ATTHE MANILA CENTRAL POST OFFICE. SEND RETURN COPIESTO KCFAPI, FRATERNAL SERVICES DEPARTMENT, PO BOX 1511, MANILA. SUBSCRIPTION RATES — IN THE U.S.: 1 YEAR, $6; 2 YEARS, $11; 3 YEARS, $15. FOR OTHER COUNTRIES ADD $2 PER YEAR. EXCEPT FOR CANADIAN SUBSCRIPTIONS, PAYMENT IN U.S. CURRENCY ONLY. SEND ORDERS AND CHECKS TO: ACCOUNTING DEPARTMENT, PO BOX 1670, NEW HAVEN, CT 06507-0901. OPINIONS BY WRITERS ARE THEIR OWN AND DO NOT NECESSARILY REPRESENTTHEVIEWS OFTHE KNIGHTS OF COLUMBUS.

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30 ♦ C O L U M B I A ♦

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D U M A R I AG E

LES MOLINA TOMBER AMOUREUX L’amour n’a vraiment rien de logique ni d’ordonné. Notre amour à nous a été le conte classique du garçon qui rencontre une fille. Il y a eu une sorte de lien magique qui nous a attirés l’un vers l’autre. Nous voyions le monde avec les mêmes yeux et avions la même passion pour les arts, la musique et la poésie. LES PREMIÈRES ANNÉES DE MARIAGE Le problème, pour ainsi dire, c’est que les jeunes mariés sont éperdument amoureux. Ils n’écoutent pas vraiment. C’est habituellement après le mariage que les défauts et les habitudes dérangeantes se font jour. C’est la période du « on-commence-à-vraiment-biense-connaître ». « Il ou elle a tellement changé depuis le jour des noces », voilà un refrain bien connu. Or la vérité, c’est que les jeunes mariés se détendent, alors, et ils permettent à leur vraie personnalité de s’exprimer. SURMONTER LES DIFFICULTÉS Parfois, tout va de travers en même temps et on se retrouve débordés et démunis. C’est comme ça que je me suis personnellement sentie que notre mariage était en difficulté. C’est autour de la septième année de vie conjugale que les premiers tracas se sont manifestés. J’étais seule et désespérée. En pleurs, je me suis tournée vers

Dieu et j’ai prié. Puis, je me suis occupée de ce que je pouvais réellement contrôler. J’ai pris un peu de temps pour moi et me suis employée à rendre notre relation plus étroite et plus aimante. LES CHEVALIERS DE COLOMB Nous avons bénéficié de la fraternité des Chevaliers durant les moments de détresse et de leurs encouragements à l’égard de la foi. C’est grâce aux Chevaliers si les liens qui unissent notre famille ont pu être raffermis. Nous avons commencé à regarder au-delà de nos propres personnes et de nos propres besoins, à l’écoute de la communauté qui nous entoure. LEURS CONSEILS AUX JEUNES COUPLES Lorsque surgit un conflit — et il y a toujours des conflits au sein d’un mariage —, emportez-vous puis ensuite passez à autre chose. Quand vous vous serez calmés, rapprochez-vous et surmontez vos différences. Laissez s’exprimer votre cœur. Restez bien concentrés sur les enjeux en cause, et considérez les choses selon la perspective de l’autre. Vous pourriez même diminuer la tension avec un peu d’humour. Enfin, ne soyez jamais rancunier et sans merci. Oubliez les blessures occasionnelles et les moments pénibles. Souvenezvous plutôt des gestes d’amour spontané.

ISIDORO ET LEAH MOLINA CONSEIL 4234 SAN PEDRO À MANILLE , AUX PHILIPPINES . LES MOLINA SONT MARIÉS DEPUIS 42 ANS ET ONT NEUF ENFANTS . LEAH MOLINA A BIEN VOULU NOUS TRANSMETTRE DES COMMENTAIRES AU NOM DU COUPLE . E 2010 SNEO PV TE M BR ER

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A P P L I C AT I O N D E N O S D E G R É S

Unité EN COLLABORATION avec un autre organisme d’étudiants appelé « Seeds of Change » ( graines du changement ), des membres du conseil University of North Texas 14789, de Denton, bêchent la terre pour planter un jardin communautaire pour nourrir les sans-abri de la région de Denton. Ils font un jardin de tomates, d’oignons et de jalapeños sur le centre du campus catholique voisin de l’université. • Le conseil St. Michael 14829, de Scranton, Pennsylvanie, a commandité une conférence donnée par Mark Houck dont le sujet portait sur la galanterie dans sa paroisse. Les membres du conseil et leurs familles et les paroissiens étaient invités à assister à cette conférence.

Charité

Fraternité

Patriotisme

LE DÉPUTÉ DE DISTRICT John Dambaugh du district 25 de la Caroline du Nord (à gauche) et le grand chevalier Thomas Maher (à droite), du conseil Sacred Heart 12537, de Southport font voir des médailles données aux athlètes des jeux olympiques spéciaux de Brunswick County. En plus d’un don de 5000$, 60 frères chevaliers et leurs épouses du conseil 12537 se sont portés bénévoles pour ces jeux. Sur la photo, on voit aussi Steve Goodwin, le coordonnateur des jeux olympiques spéciaux de Brunswick County.

MARK HANSEN et David La Mar, du conseil Father Zachary Kucin 2230, d’Ames, Iowa, réparent le toit de la demeure d’un frère chevalier qui a été victime d’une crise cardiaque. Après plusieurs jours de pluie intense, le toit de la maison mobile coulait et le frère chevalier couchait avec un seau d’eau près de son lit. • Le conseil Father Heslin 2557, de Turlock, Californie, a organisé une randonnée d’un jour à San Luis Reservoir State Recreation Area, pour les membres du conseil et leurs familles. Les participants ont fait un tour de bateau sur le réservoir pour ensuite faire une randonnée à pieds de quatre km sur le parcours de Los Banos Creek.

À L’OCCASION d’un concert bénéfice pour réunir des fonds pour la mission américaine des fauteuils roulants, le guitariste et chanteur Preston Shannon, (à droite) signe un CD pour Ronald Pickard du conseil St. Philip the Apostle 14482, de Somerville, Tennessee. Le conseil a organisé ce concert avec les Chevaliers de Colomb du secteur ouest de l'État du Tennessee, et il a rapporté plus de 7000$ pour acheter des fauteuils roulants pour des anciens combattants estropiés.

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CHEVA L I E R S DE C O LO M B

Construire un monde meilleur un conseil à la fois. Chaque jour, les Chevaliers à travers le monde ont la possibilité de faire une différence, que ce soit à travers le service à la communauté, la collecte de fonds ou la prière. Nous célébrons chaque et tout Chevalier pour sa force, sa compassion, et son dévouement à vouloir construire un monde meilleur.

Dans le cadre d’une course amicale parrainée par le Conseil St. Ignatius of Layola 12237 à Ususan, Luçon, de jeunes sportifs à la ligne de départ. Les Chevaliers ont parrainé cette course pour les jeunes de seize ans et de moins de seize ans. On a remis des prix en espèces aux heureux gagnants et tous les participants ont eu droit à un tee-shirt.

ENVOYEZ-NOUS LES PHOTOS DE VOTRE CONSEIL POUR LA RUBRIQUE «CHEVALIERS À L’ŒUVRE». LES PHOTOS PEUVENT ÊTRE ENVOYÉES PAR COURRIEL À COLUMBIA@KOFC.ORG OU BIEN À COLUMBIA, 1 COLUMBUS PLAZA, NEW HAVEN, CT 06510-3326.

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GARDER L A FO I VI VA NT E

QUAND J’AI REÇU LE DON DE LA FOI EN JÉSUS CHRIST, J’AI AUSSI ENTENDU L’APPEL À LA PRÊTRISE. J’ai grandi dans une famille qui n’était très orientée sur la religion, mais en bas âge, malgré cela, l’histoire de l’Église catholique, ses traditions et son art ont capturé mon imagination. Durant mon enfance, j’ai eu des rencontres occasionnelles avec l’Église qui ont piqué ma curiosité. J’ai souvenance, en particulier, d’une garde d’honneur qui a assisté aux funérailles de mon grand-père, un événement qui m’avait beaucoup impressionné. Cependant, ce ne fut que durant ma dernière année d’études que j’ai été poussé à agir. Bien que je fusse ancré obstinément et de longue date dans l’athéisme, les cérémonies des funérailles du pape Jean Paul ll m’ont vraiment frappé. En écoutant les rites et les homélies, j’ai entendu l’appel, non seulement de croire au Christ mais aussi j’ai entendu l’appel au sacerdoce. J’ai entendu l’appel de prendre part aux magnifiques œuvres du Christ qui se déroulaient sous mes yeux. Un an plus tard j’ai été baptisé dans l’Église catholique. Aujourd’hui, je fais mes études sacerdotales au séminaire St. Joseph, d’Edmonton en Alberta. Mon cheminement m’a donné beaucoup de bonheur et de consolation, ce pourquoi je rends constamment grâce à Dieu. PAUL BLAIR Archidiocèse de Saint Boniface, Manitoba

VEUILLEZ FAIRE VOTRE TOUT POSSIBLE POUR ENCOURAGER LES VOCATIONS À LA PRÊTRISE ET À LA VIE RELIGIEUSE. VOS PRIÈRES ET VOTRE SOUTIEN COMPTENT POUR BEAUCOUP.

PM40063106


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