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Columbia Mars 2026

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OPTEZ POUR UNE

VOIE QUI CHANGE LES CHOSES.

Une carrière comme conseiller fraternel des Chevaliers de Colomb offre des possibilités d’avancement concrètes –dès votre première année. Grâce à la formation, au mentorat et à un potentiel de revenus éprouvé, votre réussite progresse au même rythme que vos réalisations.

100 000 $ UN CHEMINEMENT PROFESSIONNEL MENANT À UN REVENU DE

Données en date du 31 décembre 2023. Le terme « gains » désigne exclusivement les commissions de la première année. Les données s’appuient seulement sur les gains moyens obtenus durant les années civiles 2014 à 2023 pour les conseillers fraternels qui ont gagné au moins 1 000 $ au cours d’une année complète de travail. Toutefois, les montants indiqués pour la catégorie des 10 % les plus performants reflètent les moyennes des seuils pour atteindre ce groupe et non les gains moyens des conseillers fraternels qui en font partie. La fourchette des gains pour la première année se situe entre 1 000 $ et 158 404,57 $. Les gains moyens indiqués ne sont pas garantis. Les résultats varient selon le rendement individuel. Les gains présentés sont en dollars américains (USD) et reflètent le potentiel de gains sur le marché des États-Unis.

GAINS DES CONSEILLERS FRATERNELS (USD)

Columbia

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L’ouvrage de nos mains

Une peinture du 19e siècle représente une scène de la parabole du bon Samaritain (Luc 10, 25-37).

Le commandement chrétien d’aimer son prochain, en particulier ceux qui ont le plus besoin de miséricorde, est au cœur d’une entrevue avec le cardinal Konrad Krajewski, qui sert comme aumônier pontifical depuis 2013 (voir page 16).

Une nouvelle série de vidéos Dans la brèche examine la dignité du travail et son lien essentiel avec la foi, la famille et les loisirs.

Par George Matysek Jr.

Champions de l’amour

Des milliers de jeunes participent à l’événement Life Fest avant la marche pour la vie.

Par Cecilia Engbert

PLUS: Parce que la vie est un don – Les Chevaliers de Colomb marchent en défense de la vie humaine avec des dizaines de milliers de personnes à Washington.

Rubriques

3 Pour la plus grande gloire de Dieu

Par son humble obéissance et sa paternité spirituelle, saint Joseph se tient comme un gardien contre les forces des ténèbres.

Par Patrick E. Kelly, Chevalier suprême

4 Apprendre la foi, vivre la foi

Les plaintes habituelles nourrissent le découragement et la division, tandis qu’un esprit de charité renforce l’unité et la paix.

Par Mgr William E. Lori, Aumônier suprême

6 Construire l’Église domestique

Une série sur la vie de famille, le leadership et la gérance financière

26 Chevaliers à l’œuvre

Rapports des conseils et assemblées, représentant les quatre piliers du modèle de programmes « La Foi en action »

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« Seule la miséricorde peut apporter la paix »

Une conversation avec le cardinal Konrad Krajewski, aumônier pontifical, sur la mission de charité au cœur de l’Église.

Pourquoi les hommes devraient-ils lire les classiques de la littérature

Comme les paraboles de Jésus, les chefs-d’œuvre littéraires reflètent la réalité, et nous aident à mieux nous comprendre.

Par Joseph Pearce

Un metteur en scène naturellement doué

Le génie pastoral de l’abbé McGivney incluait la mise en scène des pièces de théâtre populaires afin de créer des liens entre la vie paroissiale et la vie sociale. .

Par Troy J. McMullen

EN PAGE COUVERTURE

Le Christ est représenté portant la croix avec l’aide de Simon de Cyrène dans une peinture du 16e siècle de l’artiste de la Renaissance italienne Titien.

L’adhésion à l’Ordre des Chevaliers de Colomb est ouverte aux hommes âgés de 18 ans ou plus qui sont des catholiques pratiquants vivant en union avec le Saint-Siège. Cela signifie un candidat ou un membre qui accepte l’autorité enseignante de l’Église catholique en matière de foi et de morale, qui aspire à vivre conformément aux préceptes de l’Église catholique et qui est en règle avec l’Église catholique.

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Tous droits réservés

MARS

Un mystère à vivre

AU PRINTEMPS 1960, l’auteure catholique Flannery O’Connor reçut une lettre de la maison de soins pour personnes atteintes du cancer Our Lady of Perpetual Help Free Cancer Home à Atlanta. La mère supérieure lui demandait d’écrire une histoire sur une patiente dont la joie constante avait profondément marqué la communauté. Admise à l’âge de trois ans avec une tumeur défigurante sur le côté du visage, la fillette avait passé neuf ans auprès des religieuses avant de succomber à la maladie. Flannery O’Connor déclina respectueusement l’invitation et encouragea vivement les sœurs à rédiger un récit factuel.

Elle revint plus tard sur cet échange dans un essai intitulé « Introduction to A Memoir of Mary Ann ». Elle avait été particulièrement touchée par une photo de la fillette vêtue de sa robe et de son voile de première communion, qui révélaient sa simplicité, son innocence et ses imperfections.

« L’une des tendances de notre époque est d’utiliser la souffrance des enfants pour discréditer la bonté de Dieu, et une fois que vous avez discrédité sa bonté, vous en avez fini avec lui », écrivait Flannery O’Connor. « Dans cette pitié devenue commune, nous constatons un gain de sensibilité et une perte de vision. Si d’autres époques ressentaient moins, elles voyaient davantage, même si elles avaient le regard aveugle, prophétique et dénué de sentimentalité de l’acceptation, c’est-à-dire, de la foi. » Flannery O’Connor dénonçait également « une sensibilité qui, depuis longtemps séparée de la personne du Christ, se drape dans la théorie ». Elle ajoutait : « Quand la sensibilité est détachée de sa source, son aboutissement logique est la terreur. Elle aboutit aux camps de travail forcé et aux fumées des chambres à gaz. » Dans un autre essai de la même collection posthume (Le Mystère et les mœurs, 1969), elle saluait un point de vue contraire, d’inspiration scripturaire, typique du Sud des ÉtatsUnis : « une méfiance envers l’abstraction, le sentiment de la dépendance humaine à la grâce de Dieu, et la conscience que le mal n’est pas simplement un problème à

résoudre, mais un mystère à endurer. »

Faisant écho aux idées de Flannery O’Connor, feu Mgr Lorenzo Albacete (1941-2014) déclara : « La souffrance n’est pas un problème à résoudre, mais un mystère à vivre. » De plus, c’est un mystère vécu en communion avec les autres et avec Dieu. Pour Mgr Albacete, la seule réponse adéquate à la souffrance d’une autre personne est de « souffrir avec elle » dans l’amour, non pas pour partager la douleur de l’autre à proprement parler, mais pour « partager la question du pourquoi, être un compagnon, et marcher ensemble vers la transcendance » (Cry of the Heart: On the Meaning of Suffering, 2023).

La vénérable Rose Hawthorne, la plus jeune enfant du romancier Nathaniel Hawthorne, a compris l’appel à « souffrir avec les autres » (en latin, compassio). Née en 1851, une contemporaine du bienheureux Michael McGivney, elle a perdu ses deux parents et son seul enfant avant d’avoir atteint l’âge de 30 ans. Elle entra dans l’Église catholique une décennie plus tard, le 19 mars 1891, et se consacra de plus en plus au service de Dieu et du prochain. En 1896, elle fonda à New York une maison pour patients atteints de cancers incurables et, quatre ans plus tard, elle établit la communauté religieuse dominicaine qui allait par la suite entrer en contact avec Flannery O’Connor.

Dans The Life You Save May Be Your Own: An American Pilgrimage (2004), l’auteur Paul Elie raconte la correspondance et la rencontre de Flannery O’Connor avec les sœurs. Il résume ainsi la conclusion de celle-ci; un appel à la charité au pied de la Croix : « Dans la souffrance humaine, le croyant voit le fondement de notre humanité commune, comprenant que c’est surtout à travers la souffrance que les êtres humains sont éveillés à l’amour les uns des autres et à l’amour de Dieu, qui a manifesté son amour pour l’humanité en acceptant de souffrir comme l’un des nôtres. » B

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ÉDITEURS

Chevaliers de Colomb

ADMINISTRATEURS SUPRÊMES

Patrick E. Kelly

Chevalier suprême

Most Rev. William E. Lori, S.T.D.

Aumônier suprême

Arthur L. Peters

Chevalier suprême adjoint

John A. Marrella

Secrétaire suprême

Ronald F. Schwarz

Trésorier suprême

Anthony R. Picarello Jr. Avocat suprême

RÉDACTION

Alton J. Pelowski

Rédacteur en chef

Matthew Kirby

Directeur éditorial

Andrew J. Matt

Rédacteur en chef adjoint

Elisha Valladares-Cormier

Rédacteur spécialisé

Megan Stibley

Secrétaire de rédaction

Paul Haring

Directeur de la photographie

Cecilia Engbert

Productrice de contenu

Bienheureux Michael McGivney (1852-1890) – Apôtre de la jeunesse, protecteur de la vie familiale et fondateur des Chevaliers de Colomb, intercédez pour nous.

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Terreur des démons

Par son humble obéissance et sa paternité spirituelle, saint Joseph se tient comme un gardien contre les forces des ténèbres

Par Patrick E. Kelly, Chevalier suprême

LE 19 MARS, nous célébrerons la solennité de saint Joseph, époux de Marie, qui a été honoré pendant des siècles comme l’un des plus grands saints de l’Église et l’un de ses intercesseurs les plus puissants.

Saint Joseph a reçu de nombreux titres qui décrivent ses vertus et reflètent les grâces que l’on cherche par son intercession. Plusieurs litanies lui attribuent plus de trente titres différents. L’un des plus impressionnants est celui de terreur des démons.

Ce titre formidable nous invite à réfléchir à ce qui fait de saint Joseph un protecteur si puissant dans la guerre spirituelle, et à la raison pour laquelle son aide est si nécessaire aujourd’hui.

Les Évangiles nous disent peu de choses sur saint Joseph. Les textes des Écritures le décrivent simplement comme « un homme juste » (Mt 1, 19), et pas un seul de ses mots n’a été conservé. Ses actions, cependant, en disent long, et nous aident à comprendre pourquoi les démons le craignent.

Joseph était un homme d’une profonde humilité. Il n’a jamais cherché sa propre volonté, mais a fait tous les sacrifices pour suivre la volonté de Dieu. Quand il a appris que Marie était enceinte, il a décidé de la renvoyer en secret plutôt que de l’exposer à la honte. Mais un ange lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie. Puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint » (Mt 1, 19-20).

Cet humble charpentier a mis de côté sa crainte et a fait un véritable acte de foi. Ne sachant pas ce qui l’attendait, il a fait entièrement confiance à la providence de Dieu et a accepté l’appel à devenir le père terrestre du Fils de Dieu. Le « oui » de saint Joseph a eu d’immenses conséquences : il a protégé la Sainte Famille de toutes sortes de maux et a aidé à élever l’Enfant Jésus jusqu’à l’âge adulte sous sa surveillance et celle de Notre-Dame. Dans ce rôle caché mais essentiel, il a rendu possible l’accomplissement de la mission de salut du Christ.

Saint Joseph était aussi un homme d’une obéissance inébranlable. Chaque fois qu’il recevait un message du Seigneur, il répondait sans hésitation. Il ne discutait pas et ne tardait pas; il agissait immédiatement pour protéger ceux qui lui ont été confiés. Lorsqu’il fut averti qu’Hérode cherchait à tuer l’enfant, « il se leva, dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère, et se retira en Égypte » (Mt 2, 14).

L’humilité et l’obéissance de Joseph se distinguent nettement de l’orgueil et de la rébellion de Satan. C’est ce qui fait de lui un allié spirituel aussi puissant dans le combat contre le mal.

Un prêtre affilié au St. Michael Center for Spiritual Renewal, un ministère catholique qui accompagne les personnes cherchant à se libérer de l’influence démoniaque, m’a récemment partagé un témoignage saisissant. Au cours de l’exorcisme d’une femme qui a finalement été délivrée de la possession, on priait la litanie de saint Joseph à haute voix. Lors de l’invocation de « saint Joseph, terreur des Démons », les démons ont réagi violemment. Par la suite, la femme a expliqué qu’il était évident que les démons étaient secoués par l’intercession du saint et par les prières offertes en son nom. Elle a même décrit avoir ressenti de manière très vive la présence spirituelle de saint Joseph dans la pièce, un moment, a-t-elle dit, qu’elle n’oublierait jamais.

Selon saint Josemaría Escrivá, « le plus grand saint masculin de l’histoire de l’Église n’est ni un pape, ni un cardinal, ni un évêque, ni un prêtre, ni un frère. Le plus grand saint masculin de l’histoire de l’Église est un laïc, un époux, un père et un travailleur. »

Alors que nous nous efforçons de vivre nos vocations fidèlement et de confronter les forces du mal de notre époque, tournons-nous vers saint Joseph comme modèle de masculinité authentique : humble, obéissant, courageux. Il est la terreur des démons, et sa force silencieuse demeure une source durable de protection et d’inspiration pour nous aujourd’hui.

Vivat Jesus!

L’humilité et l’obéissance de Joseph se distinguent nettement de l’orgueil et de la rébellion de Satan. C’est ce qui fait de lui un allié spirituel aussi puissant dans le combat contre le mal.

Sur la carte des plaintes

Les plaintes habituelles nourrissent le découragement et la division, tandis qu’un esprit de charité renforce l’unité et la paix

Par Mgr William E. Lori, Aumônier suprême

LES BONS RESTAURANTS présentent souvent aux clients une carte de vins. Bien sûr, les clients comme moi savent rarement quoi faire avec une telle carte. J’apprécie un bon verre de vin, mais je ne prétends pas avoir l’expertise nécessaire pour choisir celui qui accompagnera parfaitement un repas.

Il existe une autre carte. C’est celle que nous transportons avec nous, dans nos têtes. C’est notre carte de plaintes. Ce sont les choses que nous n’aimons pas. Ce sont à la fois nos anciennes plaintes et celles qui se sont développées plus récemment.

Examinons plus en détail la comparaison entre le vin que nous buvons et les plaintes que nous déversons sur les autres. En règle générale, le vin commence par les raisins. Lorsque certains types de raisins sont utilisés pour fabriquer du vin, et que le vigneron le conserve et le fait vieillir correctement, le millésime qui en résulte est de qualité. Lorsque les raisins utilisés sont surs ou autrement défectueux, ou lorsque le vin est débouché trop tôt, il n’est probablement pas bon pour la consommation.

Se plaindre ressemble au mauvais vin. Comme le vigneron malchanceux, nous pouvons avoir un bon objectif en tête. Nous voyons un problème à résoudre ou quelque chose, ou quelqu’un laissé de côté. L’objectif est bon, mais que faire si les « raisins » sont mauvais? Nos plaintes, comme les mauvais raisins, peuvent provenir de mauvais endroits dans notre cœur. Et comme le vigneron inexpérimenté, nous conservons nos plaintes dans des cœurs qui font ressortir les pires « arômes » de chaque situation.

De plus, il nous arrive parfois de ne pas prendre le temps de discerner si notre plainte est bien fondée. Nous ne laissons pas notre « plainte » s’oxygéner en demandant l’opinion des autres. Et au lieu de répondre de manière constructive à un manque ou à un besoin, nous le laissons fermenter en nous, puis nous déversons notre « vin aigre », nos plaintes, sur ceux qui nous entourent.

Maintenant, soyons honnêtes : nous vivons dans un monde imparfait. Nous avons du mal à améliorer notre situation. Beaucoup de choses nous irritent. Mais les plaintes chroniques sont destructives, pour nous-mêmes, pour nos proches et pour nos collègues. Et voici pourquoi. En premier lieu, se plaindre témoigne d’un manque de gratitude envers Dieu et envers les autres. Lorsque nos phrases se transforment presque toutes en plaintes, nous disons à Dieu qu’il nous a placés dans une situation plutôt misérable. Nous pouvons aussi laisser entendre aux autres qu’ils ne sont simplement pas à la hauteur.

Deuxièmement, les plaintes détruisent l’esprit humain. Quand on est constamment exposé à des plaintes, on peut facilement perdre courage. Rien ne va. Rien n’est jamais assez bien. Chaque nuage a uniquement une face sombre. La nature humaine est sans espoir. Se plaindre consume notre oxygène spirituel et étouffe notre joie et notre enthousiasme.

Troisièmement, se plaindre nuit aux relations. Les personnes qui se plaignent sans cesse n’ont souvent rien de positif à dire sur les autres. Elles créent des soupçons. Elles poussent ceux qui les entourent à penser du mal des autres. Les plaintes constantes engendrent colère, anxiété et isolement.

Enfin, se plaindre n’est pas constructif. Cela ne mène pas à des solutions.

Voici donc deux réflexions pour nous en cette période de carême.

D’abord, il est très bien de renoncer au vin pendant le Carême, mais il est encore mieux de renoncer aux plaintes. Le Carême est le moment idéal pour nous examiner. Est-ce que nous nous plaignons trop?

Ensuite, remplaçons les plaintes par des encouragements mutuels, des liens de charité, d’unité et de fraternité.

Ainsi, nous pouvons boire dignement le nouveau vin du royaume, le sang du Christ versé pour notre rédemption. B

Nos plaintes, comme les mauvais raisins, peuvent provenir de mauvais endroits dans notre cœur. Et comme le vigneron inexpérimenté, nous conservons nos plaintes dans des cœurs qui font ressortir les pires « arômes » de chaque situation.

par Paul Haring

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Défi de l’Aumônier suprême

Une réflexion mensuelle ainsi qu’un défi pratique proposés par l’Aumônier Suprême Mgr William E. Lori, archevêque de Baltimore

« Thomas, appelé Didyme [...], dit aux autres disciples : “Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui!” » (Évangile du 22 mars, Jn 11, 16)

De quelle bravoure Thomas a-t-il fait preuve! Jésus venait à peine d’annoncer son intention de retourner en Judée, où il avait échappé de justesse à une mort par lapidation. Devant ce danger potentiel qui les attendait, Thomas semble dans ce passage prêt à mourir en martyre. Comme nous le savons, par contre, lui et les autres disciples se sont enfuis suite à l’arrestation de Jésus, et Thomas a mis en doute la nouvelle de la résurrection de Jésus. En tant qu’êtres humains faillibles, il arrive que notre force et notre résolution s’effondrent et laissent place à la faiblesse. Puissions-nous alors toujours trouver le courage de suivre Jésus fidèlement.

Défi: Ce mois-ci, alors que nous continuons à avancer dans le carême, je vous mets au défi de prier le Chemin de Croix chaque semaine, que ce soit dans votre communauté paroissiale, avec votre famille ou par vous-même, et ce avec l’intention de recevoir le courage de souffrir pour le Christ. Une bonne ressource pour cela est le livret du Service d’information catholique The Way of the Cross: Traditional and Modern Meditations (kofc.org/shopcis).

L’homme catholique du mois

Bienheureux Qerim Sadiku (1919-1946)

ALORS QU’IL ATTENDAIT son procès dans une prison communiste, Qerim Sadiku a déclaré à ses ravisseurs : « Je suis Albanais et catholique, et je ne renie pas ce fait. » Âgé de 27 ans, mari et futur père, il avait été arrêté pour avoir refusé de voter lors d’une élection truquée.

Né de parents catholiques pieux dans le village ethniquement albanais de Vuthaj, au Monténégro, Sadiku a servi en tant que lieutenant de gendarmerie avant d’ouvrir un magasin à Shkodër, en Albanie.

Il a épousé Marije Vatë en septembre 1944, et le couple était connu pour sa profonde foi. Sadiku assistait à la messe chaque jour, et Marije et lui ont effectué un pèlerinage traditionnel au sanctuaire St. Anthony of Padua, à Laç, durant treize mardis consécutifs, même après que les partisans communistes aient commencé à persécuter les catholiques en novembre.

Après l’exécution de deux prêtres en 1945, Sadiku s’est joint à l’Union albanaise, un groupe anticommuniste dirigé par le séminariste, le bienheureux Mark Çuni.

L’élection du 2 décembre ne proposait que des candidats communistes, et le vote était imposé sous les menaces.

Calendrier liturgique

4 mars Saint Casimir

7 mars Saintes Perpétue et Félicité, martyres

9 mars Sainte Françoise Romaine, religieuse

17 mars Saint Patrick, évêque

18 mars Saint Cyrille de Jérusalem, évêque et docteur de l’Église

19 mars Saint Joseph, époux de la Bienheureuse Vierge Marie

23 mars Saint Turibio de Mogrovejo, évêque

25 mars Annonciation du Seigneur

29 mars Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur

Sadiku a été arrêté le lendemain pour avoir refusé de voter et pour avoir des liens avec l’Union albanaise.

Marije, qui était enceinte, l’a visité en prison. Malgré les signes de torture, il lui a dit : « Je suis fort. »

Lors de son procès, Sadiku a admis avoir refusé de voter, mais a nié les fausses accusations de violence. Il a été condamné à mort par peloton d’exécution. Le 4 mars 1946, Sadiku a été exécuté aux côtés d’un laïc, d’un séminariste et de trois prêtres.

Ses dernières paroles étaient : « Je pardonne à tous ceux qui m’ont fait du mal … même à ceux qui vont m’exécuter. Vive le Christ-Roi! Vive l’Albanie! »

Deux mois plus tard, Marije a donné naissance à son fils, Gaspër.

Sadiku était l’un des 38 martyrs albanais béatifiés en 2016. B

Intention du Saint-Père

Prions pour que les nations s’engagent dans un désarmement effectif, en particulier le désarmement nucléaire, et que les dirigeants du monde choisissent le chemin du dialogue et de la diplomatie et non celui de la violence.

Le cœur du leadership

J’ai déjà entendu quelqu’un dire que si vous devez continuellement dire aux gens que vous êtes le meneur, vous ne l’êtes peut-être pas. Cela signifie qu’il y a une énorme différence entre occuper un poste de direction et avoir les qualités d’un vrai dirigeant.

L’auteur et conférencier spécialiste de la motivation Ken Blanchard affirme que le leadership efficace est fondé sur l’influence, et non sur l’autorité. Mais, qu’estce que l’influence? Le terme provient du verbe latin influere, qui signifie « couler dans ». Cela évoque un appel à investir nos efforts dans une autre personne. En bref, le terme signifie aimer les autres.

Le leadership de ce genre ne consiste pas à avoir des sentiments chaleureux et agréables pour tout le monde, mais à vouloir le bien des autres et à y travailler. Cela signifie résister à la tentation d’utiliser les autres pour améliorer son propre état, son propre statut ou sa propre réputation ou même pour réaliser une mission noble. En fin de compte, cela signifie travailler pour aider quelqu’un d’autre à devenir la personne qu’elle est appelée à être par Dieu. Ce genre d’influence, qui constitue le cœur du leadership authentique, est parfaitement illustré par le Christ, qui a dit : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » (Jn 15, 12-13). B — Le père James Mallon est prêtre de la paroisse Our Lady of Guadalupe à Dartmouth, en Nouvelle-Écosse, où il est membre du Conseil 3133 St. Peter. Il est l’auteur de Divine Renovation: Bringing Your Parish from Maintenance to Mission (2014) et le fondateur du ministère Divine Renovation Ministry.

Apprendre à écouter

Alors que vos enfants deviennent des adultes, apprenez à les laisser aller, sinon ce seront eux qui vous quitteront

UNE CHOSE DÉCONCERTANTE

se produit lorsque vos enfants deviennent adultes : ils vous disent ce que vous avez mal fait. Et, si vous avez encore des enfants à la maison, comme ma femme et moi, ils vous disent ce que vous faites encore mal.

En fait, entendre ce qu’ils ont à dire est salutaire... comme un traitement de canal. Cela peut aussi nous aider à éviter de faire partie d’une nouvelle tendance nationale : les parents dont les enfants qui sont de jeunes adultes décident de ne plus entrer en contact avec eux. Voici trois choses que j’ai apprises.

Tout d’abord, les parents font une grave erreur lorsqu’ils considèrent leurs enfants comme « les leurs ». Nous avons un rôle essentiel dans leur vie, mais ce rôle est temporaire. Au bout du compte, nos enfants sont des personnes libres qui appartiennent à Dieu.

Une étude de 2015 a révélé que la principale raison pour laquelle les enfants adultes coupent les ponts avec leurs parents est « le comportement toxique des parents ou le sentiment de ne pas être soutenu ou accepté ». Je me reconnais là-dedans. Entendre à quel point mes gestes ont choqué mes enfants adultes a transformé ma vision du rôle d’un parent. Il ne s’agit pas de résoudre les problèmes de nos enfants pour qu’ils n’aient pas à souffrir; il s’agit de laisser nos enfants résoudre leurs propres problèmes, même si cela signifie que nous devons souffrir.

Ensuite, il est difficile de passer de tout à rien en une fraction de seconde, mais nous devons le faire. À leur 18e anniversaire, nos enfants cessent d’être notre responsabilité et deviennent indépendants, et ils le savent. Voici une astuce utile : s’ils demandent votre opinion, donnez-

la-leur; ils la veulent vraiment. Mais vos enfants adultes ne veulent pas de conseils non sollicités. La nouvelle règle est que vous devez avoir une relation mutuelle et respectueuse avec eux, sinon, vous n’aurez rien. Enfin, l’écoute est toujours la qualité la plus importante pour les parents. Ne pas écouter est la première cause de la fin de la relation parent-enfant. Mais avant de décider si vous faites bien cela, vous devez comprendre que la qualité est plus importante que la quantité. Selon des études récentes, les parents passent plus de temps avec leurs enfants que jamais, mais un jeune adulte sur cinq affirme qu’il ou elle ne peut pas toujours être luimême ou elle-même avec ses parents.

Une des choses les plus difficiles à accepter est de comprendre qu’au fond, nos enfants adultes ne nous disent rien de nouveau. Ils répètent les mêmes choses depuis des années, mais nous étions trop méprisants ou sur la défensive pour les entendre. Pourtant, il n’est jamais trop tard pour écouter avec amour. B

TOM HOOPES est vice-président des relations collégiales du Benedictine College à Atchison, au Kansas, où il est membre du Conseil 723 Sacred Heart. Lui et son épouse, April, ont neuf enfants.

Pourquoi devrais-je envisager un transfert de compte 401(k) lorsque je change d’emploi?

On s’attend à ce que près de la moitié des employés aux États-Unis postulent pour un nouvel emploi cette année. Ceux qui réussissent peuvent cependant commettre l’erreur d’oublier les régimes de retraite qu’ils avaient déjà avec leur ancien employeur. De nombreux employeurs offrent des régimes de retraite, le plus souvent un 401(k) ou un 403(b). La participation à de tels régimes permet aux employés de cotiser un pourcentage de leur revenu, avec

une cotisation supplémentaire prédéfinie de leur employeur. Malheureusement, ces comptes ne seront pas automatiquement transférés à votre nouvel emploi. Vous devrez décider si vous souhaitez transférer les actifs de votre ancien régime dans le régime de votre nouvel employeur, s’il accepte les transferts, ou les transférer dans un compte de placement personnel.

Typiquement, il s’agira d’un compte de retraite individuel (IRA). Les IRA traditionnels et Roth sont les plus courants. Ces comptes offrent des avantages fiscaux : les IRA traditionnels vous permettent de faire des cotisations avant impôts, ce qui peut réduire votre revenu imposable. Par contre, les distributions sont imposées. Les IRA Roth sont financées en dollars après impôt, ce qui permet des distributions libres d’impôt à la retraite. Dans les deux cas, vous avez également la possibilité de

Aller vers Joseph

En tant que mari et protecteur de Marie, saint Joseph est un modèle de force, de fidélité et de don de soi réciproque

Par Julia et Francis Dezelski

NOS QUATRE FILLES pourraient toutes revendiquer le titre de « fille de papa ». Toutefois, celle de 15 mois se distingue en préférant papa à toutes les autres personnes de sa vie. Cela nous fait réfléchir à ce qui le rend si différent. Qu’est-ce qui rend une petite fille si attachée à son papa?

C’est peut-être en raison du rôle de protecteur et de défenseur qui revient à chaque mari et père. Saint Joseph démontre ce que signifie protéger et défendre. Le modeste charpentier de Nazareth, connu comme le gardien du Rédempteur, était également le gardien de Marie.

Avant qu’on lui confie l’Enfant Jésus, Joseph s’est vu confier Marie, la mère du Christ. Il a subi l’épreuve ultime en découvrant que sa fiancée était enceinte d’un enfant qui n’était pas le sien. Même dans sa confusion, sa première réaction fut de protéger l’honneur de la femme qu’il aimait contre la honte et le déshonneur publics (Mt 1, 19).

De tous les attributs que Joseph incarne, sa dignité tranquille

travailler avec des fournisseurs qui offrent des investissements fondés sur la foi.

Les gestionnaires d’actifs des Chevaliers de Colomb sont là pour vous guider dans ce processus et peuvent aider à faciliter les transferts vers un IRA approprié. Cela permet de préserver le statut fiscal de vos actifs et d’éviter les pénalités ou les amendes inutiles. Pour mieux comprendre vos options, communiquez avec votre conseiller ou visitez le site kofc.org/financesfamiliales. B — Joseph D. Novak est directeur des services-conseils en placement et du soutien aux ventes et membre du Conseil 8013 St. Thérèse of Lisieux à Trumbull, au Connecticut.

*Services-conseils en investissement proposés par GACdeC L’investissement implique un risque de perte.

en tant que protecteur de l’honneur de Marie démontre également une qualité du mariage qui n’est pas souvent nommée. Saint Jean-Paul II affirme qu’« en donnant Joseph pour époux à la Vierge, Dieu lui donna non seulement un compagnon de vie, un témoin de sa virginité, un gardien de son honneur, mais encore, en vertu même du pacte conjugal, un participant de sa sublime dignité » (Redemptoris Custos, 20).

Dans le mariage, la réciprocité des dons nous permet de protéger et de nourrir, de donner et de recevoir. Grâce à cet échange mutuel, nos enfants reconnaissent tout ce que les mères et les pères donnent à la famille, même si le bébé continue de démontrer une forte préférence pour papa. B

JULIA ET FRANCIS DEZELSKI écrivent de Hyattsville, au Maryland. Julia est directrice adjointe du bureau du mariage et de la vie familiale à la Conférence des évêques catholiques des États-Unis. Francis, ingénieur en mécanique, est membre des Chevaliers de Colomb depuis 2014.

L’OUVRAGE de nos mains

Une nouvelle série de vidéos Dans la brèche examine la dignité du travail et son lien essentiel avec la foi, la famille et les loisirs

George Matysek Jr.

Un travailleur de la construction pose des briques. Un enseignant corrige des examens. Un chef de la direction fixe les objectifs de l’entreprise. Qu’il s’agisse de champs de maïs, de palais de justice ou de tours d’entreprise, des millions d’hommes consacrent une grande partie de leur vie au travail.

À l’aube de la création, Dieu a établi un rythme de travail et de repos, établissant les deux comme sacrés. Le travail ordonne la journée, forme le caractère et invite l’homme à participer au plan du Seigneur pour la création.

Toutefois, de nombreux hommes de notre époque ont perdu de vue ce but plus profond. Le travail est souvent devenu un objet de vénération ou un fardeau, une norme par laquelle notre valeur est établie ou quelque chose à fuir. Les progrès de l’intelligence artificielle menacent désormais de remplacer le travail humain, mettant ainsi en péril la valeur et l’importance du travail. Entre-temps, de plus en plus d’hommes ressentent un malaise, passant leurs temps libres à s’adonner au défilement sans fin, aux jeux vidéo ou à d’autres moyens d’évasion numériques.

Pour aider les hommes à affronter cette crise, les Chevaliers de Colomb ont produit une série de vidéos en cinq épisodes intitulée Dans la brèche : La dignité du travail. Cette série réaffirme une vision clairement catholique de la mission de l’homme dans le monde. En suivant le modèle de la série Dans la brèche originale publiée en 2020 et de la série Dans la brèche : La mission de la famille, qui a suivi en 2023, cette nouvelle série examine les idées fausses modernes au sujet du travail, notamment la réduction de l’identité à la productivité, la dévaluation du travail physique et l’ergomanie. Elle montre que le véritable épanouissement se fait lorsque le travail est intégré avec la foi, l’humilité, le repos et les loisirs.

Chaque vidéo, d’une durée d’environ 12 à 14 minutes, met l’accent sur un aspect différent de l’expérience de travail et met en vedette des experts en évangélisation et en catéchèse, dont plusieurs sont des Chevaliers de Colomb. Au cœur de chaque épisode, un homme catholique partage comment sa foi l’a aidé à ancrer son travail dans sa relation avec Dieu, sa famille, ses amis et le monde créé.

La série est accompagnée d’un guide d’étude disponible par l’intermédiaire du Service d’information catholique de l’Ordre, ce qui en fait une ressource idéale pour Cor, l’initiative des Chevaliers axée sur la prière, la formation et la fraternité.

« Cette nouvelle série passionnante, aidera les hommes catholiques à comprendre la mission de Dieu pour eux sur terre, comment le travail rapproche les hommes de Dieu et développe la vertu, et comment le travail renforce la vie familiale et améliore la société », affirme le Chevalier Suprême Patrick Kelly.

Les réflexions présentées ci-dessous sont tirées à la fois de la série de vidéos et des entretiens prolongés avec les personnes présentées.

ÉPISODE 1 : LA MISSION DE DIEU POUR L’HOMME

Le travail de Jesse Straight commence bien avant que la plupart d’entre nous se réveillent.

Sur la ferme Whiffletree, exploitée par sa famille à Warrenton, en Virginie, le père de huit enfants mène les poules vers de nouveaux pâturages, s’occupe des poules et des porcs et installe des clôtures pour animaux. Chaque année, Jesse et sa femme Liz élèvent environ 16 000 volailles, des centaines de porcs et plusieurs bovins.

Ils élèvent également 3 000 poules pondeuses à la fois.

« Cela nécessite beaucoup de travail, mais dans l’ensemble, c’est merveilleux », affirme Jesse, un catholique converti et membre du Conseil 5561 Herman J. Veger à Warrenton. « Selon moi, le travail est la collaboration avec la création de Dieu pour prendre soin les uns des autres et pour agir à titre d’intendant sur les choses de ce monde. Je veux que tout ce que nous faisons soit fait avec charité, de la façon dont nous prenons soin de la terre et des animaux à la façon dont nous interagissons avec les employés, les stagiaires, les clients ou les fournisseurs. »

Selon D.C. Schindler, professeur de métaphysique et d’anthropologie à l’Institut Pontifical Jean-Paul II d’études sur le mariage et la famille à Washington, D.C., l’agriculture n’est qu’un des nombreux types de travail, mais le travail manuel représente un certain paradigme.

« Dans le travail manuel, nous entrons en contact direct avec la création. Nous la transformons et lui donnons plus de bienfaits grâce à notre intervention manuelle », explique M. Schindler, membre du Conseil 433 de Potomac. « Mais cela s’exprime de façon analogue dans de nombreux autres domaines. Par exemple, Photo

par Slav Zatoka

À droite : Le diacre Patrick Toole au siège social du diocèse de Bridgeport, où il est chancelier. Membre du Conseil 5806 St. Catherine of Siena à Trumbull, au Connecticut, Toole a précédemment occupé le poste de directeur mondial des systèmes d’information pour IBM.

• En regard : Luke Bourgault, chef de bataillon au sein de CAL FIRE et membre du Conseil 3648 Santa Lucia à Atascadero, en Californie, se tient devant la caserne de pompiers Los Robles 98.

lorsque vous écrivez du code informatique, vous le transformez et le rendez utile de nouvelles façons. »

Le travail a joué un rôle fondamental dans l’épanouissement des êtres humains tout au long de l’histoire.

« Dieu a donné du travail à l’homme avant la chute (d’Adam et d’Ève) parce que le travail est essentiel pour être heureux », affirme Kent Lasnoski, président du San Damiano College for the Trades à Springfield, en Illinois, et membre des Chevaliers de Colomb depuis 2017. « Après la chute, notre vocation est de tenter de rétablir l’ordre du monde pour qu’il soit en accord avec la volonté de Dieu. »

Mais M. Lasnoski met en garde contre l’idolâtrie du travail et le piège de l’ergomanie.

« Il existe un risque que l’homme trouve trop de son identité dans le travail, ce qui n’est pas le point culminant de sa vocation », dit-il. « Trouver notre identité exclusivement dans le travail, c’est mal ordonner les dons que Dieu nous a offerts. »

Jared Zimmerer, directeur du marketing de contenu et professeur auxiliaire de littérature classique et des grandes œuvres au Collège Benedictine à Atchison, au Kansas, est d’accord.

« Nous vivons dans ce genre de culture où il faut toujours faire de l’argent, où il ne faut pas se reposer, juste travailler » affirme M. Zimmerer, membre du Conseil 7099 St. Francis of Assisi à Grapevine, au Texas. « Je pense toujours au memento mori (« souviens-toi que tu vas mourir »). Au bout du compte, est-ce que le fait d’être un milliardaire aura de l’importance? Probablement pas. »

Le travail porte de vrais fruits lorsqu’il est effectué en relation avec Dieu.

« Si nous nous sentons pris dans un cycle de stress et de surmenage, il est important de prendre le temps de s’arrêter pour réfléchir et examiner nos vies dans l’ensemble », affirme la Dr Grazie Pozo Christie, radiologue catholique, auteure et conférencière basée à Miami. « La mesure de notre succès n’est pas dans notre productivité, mais dans la mesure où nous permettons à Dieu de nous transformer. »

ÉPISODE

2 : LE TRAVAIL ET LA SAINTETÉ

David Michael Phelps, président de la Harmel Academy of the Trades de Grand Rapids, au Michigan, aime demander à ses étudiants ce qui arrive lorsqu’un maçon construit un « mauvais » mur. Inévitablement, ils répondent que le maçon a construit un mur de mauvaise qualité.

« Et je leur dis : “Non, vous avez tort” », dit M. Phelps, membre du Conseil 13641 Sacred Heart of Jesus à Grand Rapids. « “Il a créé un mauvais maçon.” »

Nos actions nous définissent. Bien que le travail aide à ordonner le monde, il ordonne également le travailleur.

« Le travail a le caractère d’une activité habituelle », explique Kent Lasnoski. « Nous faisons la même chose encore et encore dans notre travail, et cela forme des habitudes. Qu’est-ce qu’une vertu, sinon une bonne habitude? »

Il ajoute : « Si notre travail est désordonné, si notre travail n’est pas en harmonie avec ce qui est réellement bon pour l’humanité, il formera des vices en nous. »

Développer la vertu en milieu de travail n’est pas toujours facile, reconnaît Mark Matthews, un expert en effets visuels qui a travaillé pour DreamWorks Animation. Reconnaissant que les tentations et les défis abondent, certains hommes font de leur travail leur identité, tandis que d’autres doivent faire face à des employeurs malhonnêtes. Il encourage les hommes catholiques à vivre ouvertement leur foi, même si les milieux de travail découragent les discussions explicites sur la foi.

« Ne vous réduisez pas; ne réduisez pas votre foi », affirme M. Matthews, qui s’est joint aux Chevaliers en 2022. « Si les gens vous demandent : “Qu’est-ce que tu as fait en fin de semaine?” Allez-vous répondre : “Oh, je suis allé à un événement”? Ou allez-vous dire : “Je suis allé à l’église”? Il est tout à fait acceptable de dire : “Oui, je suis allé à l’église.” »

Pour Stephen Minnis, président du Benedictine College et membre du Conseil 4708 St. Benedict’s, vivre selon les anciennes devises des bénédictins – ora et labora (« prie et travaille ») et ut in omnibus glorificetur Deus (« Que Dieu soit glorifié en toutes choses ») – peut avoir une incidence profonde.

« Par exemple, avant de donner une conférence ou de participer à une réunion, ou même avant n’importe quel événement, je dis : “Viens, Esprit Saint” ou “Je vous salue Marie, priez pour moi”, dit M. Minnis. « Si vous croyez en la devise ora et labora, alors votre prière est votre travail, et votre travail est votre prière, tout ce que vous faites est pour la glorification de Dieu. »

Le modèle ultime de cette unité est Jésus lui-même, qui a montré que même son travail de charpentier était une forme de salut. De cette façon, remarque M. Phelps, le travailleur par excellence est le Christ.

Photo par Paul Haring

« Le travail humain consiste à restaurer toutes les choses en Jésus-Christ ou à participer à cette restauration », affirme M. Phelps. « Le héros est Jésus-Christ. Il est le travailleur. Nous sommes ses apprentis. »

ÉPISODE 3 : LA VIE AU TRAVAIL ET LA VIE FAMILIALE

Bien que plusieurs considèrent que le travail est un projet personnel, la Dr Grazie Pozo Christie croit qu’il façonne et soutient également la famille.

« C’est parfois difficile de se souvenir de cela dans notre culture individualiste, qui place souvent l’ambition personnelle, surtout dans la sphère professionnelle, au plus haut niveau », ditelle. « Lorsque nous devenons trop préoccupés par nos propres intérêts professionnels, cela peut avoir des conséquences terribles pour notre famille. »

Pour Mike Sweeney, ancien joueur étoile de la Ligue majeure de baseball et membre des Chevaliers de Colomb depuis 2014, les décisions concernant le travail devraient être orientées par des priorités claires : Dieu d’abord, puis sa femme et ses enfants, puis son travail.

« Lorsque vous suivez cet ordre de priorité, votre travail n’entre pas en conflit avec votre famille », affirme M. Sweeney. « Chaque fois que votre travail menace de détruire votre famille, arrêtez-vous et demandez-vous si c’est ce que vous êtes appelé à faire. »

Katie Prejean McGrady, une animatrice de radio catholique et auteure qui est aussi une mère, fait écho à ces sentiments.

« Le travail — un emploi — n’est pas seulement ce qui se passe là-bas. Une personne intégrée reconnaît que le travail affecte ce qui se passe à la maison et que ce qui se passe à la maison affecte mon travail », explique Mme McGrady. « Donc, il faut discerner profondément : Est-ce que cela me rend heureux? Est-ce que cela apporte la paix? Est-ce que cela glorifie Dieu? Ces trois choses doivent être dans notre esprit lorsque nous discernons le travail que nous faisons. »

Les enfants sont clairement touchés par le rythme du travail et les emplois de leurs parents et des autres membres de leur famille. Naturellement, ils développent d’abord les vertus du travail à la maison, explique Tim Gray, président de l’Institut Augustin à Florissant, au Missouri, et membre de longue date des Chevaliers de Colomb.

« En accomplissant des tâches simples, comme sortir les poubelles ou tondre la pelouse, ils commencent à comprendre l’importance des responsabilités et de la participation », affirme M. Gray. « Peu importe la tâche, tout ce travail permet aux enfants de comprendre qu’ils doivent contribuer et qu’ils peuvent contribuer. Les enfants comprennent qu’ils ont la chance de participer à ce travail. »

La vie familiale, ajoute la Dr Christie, ne peut pas rayonner uniquement par l’effort individuel. « Tout le monde doit s’épanouir ensemble », dit-elle.

Les Écritures nous offrent un tel modèle pour une vie intégrée. Dans l’Évangile selon Matthieu, avant que saint Joseph soit identifié comme charpentier, il est d’abord décrit comme un « homme juste » (1, 19), souligne Benjamin Akers, professeur agrégé en théologie à l’Institut Augustin.

« Dieu a choisi Joseph pour enseigner à Jésus le modèle d’un homme : comment aimer Dieu, comment aimer Marie en tant

que mère, comment donner une bonne journée de travail, comment prier, comment incarner la vertu », dit-il. « Et Joseph nous enseigne également à être des hommes justes, afin que nous puissions apporter la dignité de la personne humaine à chaque activité que nous accomplissons. »

ÉPISODE 4 : LE TRAVAIL ET LE MONDE

En janvier dernier, pendant 21 jours consécutifs, Luke Bourgault, chef de bataillon au Département californien des forêts et de la protection contre les incendies (CAL FIRE), a combattu des incendies dans des vents de 160 km/h, alors que trois grands incendies détruisaient des dizaines de milliers de maisons à Los Angeles. Le travail était sans relâche et épuisant sur le plan émotionnel, mais soutenu par le travail d’équipe à tous les niveaux.

« Je ne peux pas faire mon travail sans les dizaines de personnes qui soutiennent ce que je fais, qui gardent les lumières allumées à la caserne, qui s’assurent que nos véhicules d’urgence puissent continuer à rouler », dit Luke, membre du Conseil 3648 Santa Lucia à Atascadero, en Californie. « Chacun de nous est une pièce de ce casse-tête, et le but de ce que nous faisons ici dans ce monde est de faire ce que Jésus ferait, avoir une incidence positive sur nos communautés et éclairer la vie des gens. »

Cette responsabilité partagée va bien au-delà de l’intervention d’urgence.

« Il n’y a pas de tâche trop petite ou trop insignifiante, car toutes les petites choses s’additionnent pour faire de grandes choses », soutient Tim Gray. « Si je ne fais pas bien mon travail et que je suis négligent, cela a un impact sur les autres, et cet impact peut se multiplier. »

Selon Jared Zimmerer, le poids moral de cette responsabilité est ancré dans les Écritures.

La parabole des talents montre que même si différents niveaux de capacités sont donnés aux gens, tout le monde est responsable de la façon dont nous utilisons nos capacités.

« Chaque fois que quelqu’un n’utilise pas ses talents, c’est une perte pour tout le monde », dit M. Zimmerer. « Nous sommes tous appelés à être la lumière du Christ dans le monde en fournissant nos talents. »

Cet appel exige également que des structures justes soient mises en place pour le travail lui-même. D.C. Schindler souligne que les travailleurs méritent de bonnes conditions de travail et un salaire équitable.

« Nous devons nous rappeler que le travail est fait pour l’homme et non l’homme pour le travail, et cela signifie que le travail doit préserver une certaine dignité », dit-il. « L’Église parlait autrefois d’un salaire familial, c’est-à-dire d’un salaire suffisant pour soutenir une famille. Je pense que ces considérations ont été largement oubliées et qu’il faudrait qu’elles redeviennent importantes. »

À mesure que l’intelligence artificielle refaçonne le milieu de travail, la protection de cette dignité est devenue urgente, un thème majeur du premier pontificat du pape Léon XIV.

« Le pape Léon veut que nous reconnaissions que cela va présenter de nouveaux défis pour l’Église », dit M. Schindler.

« Cela nous donne l’espoir que l’Église nous invitera à réfléchir à nouveau à la nature du travail et à redécouvrir sa signification et sa vocation originales d’une nouvelle manière. »

Le père Dominic Couturier à l’Harmel Academy of the Trades à Grand Rapids, au Michigan, où il enseigne la soudure. Il est également prêtre de la paroisse catholique Our Lady of Consolation et aumônier du Conseil 7761 Bishop Richter à Rockford.

ÉPISODE 5 : METTRE LE TRAVAIL À SA PLACE

Le diacre Patrick Toole, membre du Conseil 5806 St. Catherine of Siena à Trumbull, au Connecticut, n’a jamais cru qu’il fallait garder des jours de vacances en réserve pour un avenir lointain. Même lorsqu’il était directeur mondial des systèmes d’information et directeur général des services d’assistance technique pour IBM, il prenait le temps de décrocher du travail pour passer du temps avec sa famille. À 40 ans, il a également commencé à suivre des leçons de violoncelle, et même s’il reconnaît qu’il n’est pas très doué, jouer calme son esprit et lui apporte une « grande joie ».

Le diacre Toole, aujourd’hui chancelier et secrétaire de la curie du diocèse de Bridgeport, souligne que, dans le repos comme dans le travail, nous sommes appelés à imiter Jésus. « Les gens se présentaient constamment à lui, lui demandant de les guérir, de faire ceci ou cela. Et qu’est-ce qu’il faisait? Il partait pour prier. Si notre sauveur avait besoin de temps pour se reposer, qui suis-je pour penser qu’il y a une meilleure chose à faire? »

L’un des principaux objectifs du travail est de procurer le temps et les ressources nécessaires aux loisirs, notamment pour les moments en famille, la prière et les activités culturelles, mais de nombreux hommes ont de la difficulté à trouver un équilibre.

Selon Andrew Abela, doyen fondateur de la Busch School of Business à la Catholic University of America, les hommes se retrouvent souvent entre deux extrêmes : la constante agitation ou la paresse, deux formes d’acédie.

« Selon saint Thomas d’Aquin, l’acédie est un péché ou un vice parce qu’elle s’oppose directement à la vertu de la charité », explique M. Abela, membre du Conseil 10754 Padre Pio de Great Falls, en Virginie. « Il s’agit essentiellement d’une réticence ou d’un refus de faire le bien que Dieu nous appelle à faire; plus généralement, c’est une réticence à mettre l’effort pour faire les choses que nous pourrions ou devrions faire. »

Les technologies modernes et la connectivité constante peuvent miner le véritable repos tout en favorisant l’acédie.

« La réalité est que nous ne disposons plus de notre propre temps », affirme Michael Hanby, professeur de religion et de philosophie scientifique à l’Institut Pontifical Jean-Paul II. « Nous sommes toujours connectés. Nous sommes toujours disponibles. »

Membre du Conseil 5564 St. Jerome à Hyattsville, dans le Maryland, M. Hanby met les hommes au défi de résister à l’« attrait gravitationnel » des appareils : « Si vous vous trouvez constamment distrait, si vous recherchez ardemment cette distraction, rangez vos appareils, faites autre chose. Trouvez des moyens, même pour de courtes périodes, d’être sans distraction. »

Selon le Chevalier Suprême Patrick Kelly, ce n’est pas une coïncidence si l’amitié entre hommes diminue alors que les loisirs authentiques deviennent rares.

« Des nombres records d’hommes vivent l’isolement et la solitude », dit-il. « Il est important de se rappeler que le renforcement de ses amitiés et la création d’un sentiment de fraternité exigent du temps pour les loisirs. »

Et pour les hommes qui ne savent pas par où commencer, le père Dominic Couturier, instructeur en soudage à la Harmel Academy of the Trades à Grand Rapids, au Michigan, a rappelé que le Christ lui-même avait eu besoin de soutien fraternel.

« Quand Jésus-Christ n’a plus été capable de porter la croix, Simon de Cyrène est venu l’aider », a déclaré le père Couturier, aumônier du Conseil 7761 Bishop Richter à Rockford.

« C’est pourquoi nous, les hommes, avons nous aussi besoin de fraternité et de solidarité pour nous soutenir dans ce cheminement. Nous ne pouvons pas y arriver seuls – nous devons avancer ensemble. » B

GEORGE MATYSEK JR. est rédacteur en chef pour le Catholic Review, le journal d’information officiel de l’archevêché de Baltimore. Depuis 2021, il est membre des Chevaliers de Colomb et vit à Baltimore avec sa femme et leurs six enfants.

Photo par Kyle Monk

CHAMPIONS DE L’AMOUR

Des milliers de jeunes participent à l’événement Life Fest avant la marche pour la vie

Alors que le nord-est des États-Unis se préparait à une puissante tempête hivernale, des dizaines de milliers de manifestants pro-vie n’ont pas été dissuadés de se rendre à Washington, D.C., pour participer à la 53e marche annuelle pour la vie, le 23 janvier.

Avant de se rassembler sur le National Mall pour une manifestation pacifique, plus de 2 000 étudiants du secondaire et universitaires se sont réunis pour l’événement Life Fest, un rassemblement et une célébration pro-vie qui a eu lieu au Gaylord National Resort & Convention Center à Oxon Hill, au Maryland, juste à l’extérieur de la capitale américaine.

L’événement, coparrainé par les Chevaliers de Colomb et les Sœurs de la Vie, comprenait des spectacles musicaux en direct, des conférenciers dynamiques, l’adoration eucharistique et la messe célébrée par l’Aumônier Suprême et archevêque de Baltimore William Lori. Les participants provenaient de diverses régions des États-Unis ainsi que de quatre autres pays.

« Être ici à Life Fest, entouré de milliers de jeunes qui sont ici pour célébrer la vie, me donne un immense espoir pour l’avenir du mouvement pro-vie et l’avenir de notre pays », a déclaré le Chevalier Suprême Patrick Kelly. « Life Fest est un événement qui façonne la culture et forme ces jeunes de façon très importante pour l’avenir, et pour le reste de leur vie. »

Alors que les premiers participants commençaient à arriver à 6 h, vendredi, le frère franciscain du Renouveau, Isaiah Hofmann, et le groupe de musique des Sœurs de la Vie, All the Living, ont

animé la foule avec leur musique. La sœur Mary Hostia Josephine et la sœur Cora Caeli des Sœurs de la Vie ont servi d’animatrices, partageant des témoignages de guérison et d’espoir tirés des expériences de leur communauté, qui accompagne les femmes en crise.

« Nous nous préparons vraiment à être des témoins incroyables de la vie aujourd’hui, et être pro-vie consiste à bâtir une culture de la vie ensemble », a dit la sœur Cora Caeli aux participants de l’événement. « Être pro-vie, c’est voir le monde d’une toute nouvelle façon. Il s’agit de voir que chaque vie humaine a de la valeur et un sens. »

Les participants ont aussi pu écouter divers conférenciers et artistes qui comprenaient le groupe musical Damascus Worship et Lila Rose, fondatrice de Live Action.

« Nous pouvons être des champions de l’amour », a dit Mme Rose. « Nous montrons aux gens le modèle de la façon de défendre la vie, de lutter contre le mal, avec amour. »

L’événement comprenait des occasions de confession et la vénération de plusieurs reliques, dont celles de saint Jean-Paul II; de saint Carlo Acutis, de sainte Teresa de Calcutta, du bienheureux Michael McGivney et de la famille Ulma de la Pologne. Tout au long de l’événement, des Chevaliers du Quatrième Degré ont assuré une garde d’honneur pour les reliques.

Parmi les personnes qui ont offert un témoignage pro-vie pendant l’événement, étaient Daniel et Michelle Schachle, dont le fils Michael McGivney Schachle (Mikey), aujourd’hui âgé de 10 ans, a été miraculeusement guéri d’une maladie mortelle in utero.

À GAUCHE
Photo par Paul Haring — Photo par Matthew Barrick
À partir de la gauche : Les participants au Life Fest vénèrent les reliques du bienheureux Michael McGivney et de la famille Ulma. •
Sœur Zion Joy et le groupe de musique des Sœurs de la Vie, All the Living, lors du rassemblement Life Fest.

La guérison de Mikey, attribuée à l’intercession du bienheureux

Michael McGivney, a été déclarée un miracle et a mené à la béatification de l’abbé McGivney en 2020.

Pour conclure Life Fest, l’archevêque Lori a célébré la messe, avec l’aide de plus de 60 prêtres concélébrants.

L’évêque Joseph Espaillat, évêque auxiliaire de l’archevêché de New York et un Chevalier depuis ses études au séminaire, a prononcé l’homélie. Il a souligné le besoin d’une éthique de vie cohérente

qui respecte la dignité de chaque personne humaine, y compris l’enfant à naître, les personnes âgées et les personnes marginalisées. « Nous ne pouvons pas rester les bras croisés », a déclaré l’évêque Espaillat. « Nous avons été nommés pour être les témoins modernes dont le monde a besoin. » B

CECILIA ENGBERT est productrice de contenu pour le service de communication des Chevaliers de Colomb.

Parce que la vie est un don

Les Chevaliers de Colomb marchent en défense de la vie humaine avec des dizaines de milliers de personnes à Washington

Par Katie Yoder

LE 23 JANVIER, les Chevaliers et leurs familles se sont joints à des dizaines de milliers de défenseurs de la vie de partout aux ÉtatsUnis pour la 53e marche annuelle pour la vie à Washington, D.C. Des membres du conseil d’administration, menés par le Chevalier Suprême Patrick Kelly et l’Aumônier suprême et archevêque William Lori, étaient parmi les participants à la marche.

La première marche annuelle a eu lieu en 1974, en réponse à la décision de la Cour suprême des États-Unis de 1973 dans l’affaire Roe c. Wade, qui a légalisé l’avortement à l’échelle nationale. La marche de 2026 a mis en évidence la valeur intrinsèque de chaque être humain dès sa conception. Le thème de cette année était « La vie est un don ».

Des législateurs, des militants pro-vie et des dirigeants religieux ont prononcé des discours lors du rassemblement avant la marche, dont plusieurs ont souligné que 2026 est le 250e anniversaire de la signature de la Déclaration d’indépendance, qui reconnaît le droit à la vie.

Jennie Bradley Lichter, présidente du Fonds d’éducation et de défense de la Marche pour la vie, a lu un message d’un ancien participant à la marche, le pape Léon XIV.

Le Saint-Père a envoyé des salutations chaleureuses aux participants à la Marche pour la vie de 2026. « En défendant [l’enfant à naître], sachez que vous accomplissez le commandement du Seigneur de le servir dans les plus petits de nos frères et sœurs » (cf. Mt 25, 31-46).

L’Aumônier Suprême et archevêque William Lori se tient avec un groupe d’étudiants de la Chesterton Academy d’Annapolis sur le National Mall avant la Marche pour la vie annuelle.

L’Ordre est un commanditaire platine de la marche, un événement qu’il soutient depuis plus de cinq décennies. Chaque année, les Chevaliers de la Virginie servent de prévôts et guident les participants tout au long du parcours.

Les Chevaliers de Colomb soutiennent également le programme en expansion des marches pour la vie dans les États.

« L’héritage du bienheureux Michael McGivney continue d’orienter la mission pro-vie des Chevaliers de Colomb », a déclaré le Chevalier Suprême Kelly dans un entretien. « Nous sommes fidèles à la vision originale de notre fondateur, qui était d’aider les familles de manière particulière, soit en aidant les femmes et les enfants vulnérables. »

Avant la marche de cette année, l’Ordre a commandé un nouveau sondage national auprès de plus de 1 400 adultes américains sur les questions liées à la vie. Le sondage a été mené par Marist Poll du 12 au 13 janvier. Bien qu’une majorité de répondants se déclarent pro-choix, le sondage a révélé que 64 % des Américains soutiennent la mise en place de limites sur l’avortement. Soixante-trois pour cent des répondants ont déclaré que les professionnels de la santé qui ont des objections religieuses ne devraient pas être légalement tenus d’effectuer des avortements, et 88 % ont convenu que les lois peuvent protéger tant les mères que leurs enfants à naître. B

KATIE YODER est rédactrice indépendante dans la région de Washington, D.C.

« Seule la miséricorde peut apporter la paix »

Une conversation avec le cardinal Konrad Krajewski, aumônier pontifical, sur la mission de charité au cœur de l’Église

« L’aumône est l’aile de la prière », a dit saint Jean Chrysostome, évêque et docteur de l’Église du IVe siècle. « Si donc tu ne donnes pas une aile à ta prière, elle ne vole pas. » Plus de 1 600 ans plus tard, dans son exhortation apostolique inaugurale Dilexi Te (Je t’ai aimé), le pape Léon XIV affirme que « l’aumône reste... un moment nécessaire de contact, de rencontre et d’identification à la condition d’autrui ». La pratique ancienne de donner l’aumône, en offrant une aide matérielle à ceux qui en ont besoin, est ancrée dans les Évangiles, et des actes de charité ont été accomplis au nom du pape depuis les premiers jours de l’Église. Un rôle dédié dans la maison pontificale

– l’Aumônier de Sa Sainteté – a été établi à cet effet au XIIIe siècle.

Le cardinal Konrad Krajewski, prêtre du diocèse de Łódź, , Pologne, est l’aumônier pontifical depuis 2013, après avoir agi comme maître des célébrations liturgiques pontificales sous le pape Benoît XVI et le pape Jean-Paul II. Il dirige également le Dicastère pour le Service de la Charité depuis sa création en 2022, continuant d’accomplir des œuvres de miséricorde et de recueillir des fonds pour des œuvres de bienfaisance au nom du pape.

Après l’invasion russe à grande échelle de l’Ukraine en février 2022, le cardinal Krajewski a fait plusieurs voyages dans le pays ravagé par la guerre en tant que représentant du pape François.

Accompagné par des membres du clergé de la région, des Chevaliers de Colomb et d’autres partenaires, il a personnellement livré des ambulances, des génératrices, de l’équipement de cuisine industriel et d’autres fournitures humanitaires aux communautés situées près des lignes de front. Il s’est récemment entretenu avec la revue Columbia au sujet du travail du dicastère à Rome et en Ukraine, du rôle de la charité dans la vie chrétienne et des perspectives de paix en Ukraine, dans la Terre sainte et dans le monde entier. Cet entretien, initialement mené en polonais, a été modifié par souci de clarté et de concision.

COLUMBIA: Vous avez servi sous quatre papes, dont deux en tant qu’aumônier pontifical. Comment le poste a-t-il évolué au cours des dernières années?

CARDINAL KRAJEWSKI: Le rôle d’aumônier est une institution qui est présente dans l’Église depuis ses débuts. Lors de notre première rencontre, le pape François m’a rappelé que le premier aumônier était Judas, car il tenait la bourse des Apôtres. Tout le monde pensait que Judas allait donner de l’argent aux pauvres après avoir quitté la Cène. Mais, il est allé vendre le Seigneur Jésus. Le Saint-Père m’a dit : « N’oublie pas que l’argent peut être utilisé avec excellence et aider beaucoup de gens, mais il peut aussi causer du tort, tout comme il a nui à Judas. »

Le pape François m’a confié le rôle d’être son représentant parmi les pauvres. Sa première instruction a donc été de vendre mon bureau et de sortir du Vatican. Je devais être parmi les pauvres, manger avec eux et, même, dormir parmi eux, si nécessaire. Pourquoi? Pour savoir ce dont ils ont vraiment besoin, afin que les solutions ne soient pas élaborées derrière un bureau, ce qui pourrait être très bien en théorie, mais qui n’aurait rien à voir avec la réalité au bout du compte. Lorsqu’on a vécu avec les pauvres, on sait ce dont ils ont besoin et comment les aider.

COLUMBIA: Comment les catholiques peuvent-ils concilier le témoignage évangélique que vous décrivez avec les mesures concrètes nécessaires pour mettre la foi en action?

CARDINAL KRAJEWSKI: Je crois qu’il faut utiliser la logique de l’Évangile. Le matin, Jésus sortait, et il parcourait les rues pour rencontrer les gens. Nous ne savons même pas où il dormait, où était sa maison.

Il aidait ceux qu’il rencontrait de façon immédiate. Dans l’Évangile, il dit : « ... descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison » (cf. Luc 19, 5). Quand il a rencontré des lépreux, il les a guéris immédiatement. Il n’a jamais attendu; il n’a jamais dit : « Reviens me voir dans deux semaines, et nous en discuterons. »

Je pense que le dernier besoin de l’Église est l’argent, car si nous accomplissons l’œuvre de Dieu, l’argent viendra. Nous ne sommes pas seuls dans cette aventure. En tant que catholiques, nous suivons Jésus; nous allons le représenter. Si nous suivons la logique de l’Évangile, nous ne manquerons jamais de moyens pour accomplir cette œuvre. Il faut faire confiance à Dieu.

Si nous sommes liés à l’Évangile et que nous représentons Dieu par notre façon de penser, par notre façon d’agir et dans la façon dont nous traitons les pauvres, alors tout le reste s’arrangera.

Ci-dessus : Le cardinal Konrad Krajewski accueille une femme et un enfant ukrainiens lors d’une visite humanitaire en mars 2022. Il est accompagné de l’archevêque Mieczysław Mokrzycki de Lviv et de Yuriy Maletskiy, député d’État à l’époque. Page opposée : La parabole du bon Samaritain est représentée dans une fenêtre en vitrail au Good Samaritan Hospital Medical Center à West Islip, New York.

La vie consiste en de petits gestes qui semblent anodins, mais qui rétablissent la dignité et l’espoir. Mère Teresa disait que chaque goutte d’eau est importante, car la mer est faite de gouttes. Nous n’avons pas besoin de chercher à faire de grandes œuvres, nous devrions commencer par des choses simples. C’est grâce aux choses simples que de grandes œuvres seront accomplies.

COLUMBIA: Votre devise épiscopale est Misericordia, ou « miséricorde ». Quelle est, essentiellement, cette miséricorde dans la pratique quotidienne du Dicastère pour le Service de la Charité?

CARDINAL KRAJEWSKI: Le deuxième nom de Dieu est miséricorde, la miséricorde qui surpasse la justice. C’est notre façon d’agir. Le terme « miséricorde », qui est également lié à l’aumône, nous dit que Dieu ne se fatigue pas de nos péchés. Il nous pardonne toujours, nous aide à nous relever et nous dit « soyez beaux; recommencez ».

Je dois agir envers les autres de la même manière que Dieu m’aime et agit envers moi. Il ne s’agit pas de pardonner une ou deux fois, non pas sept fois, ni 77 fois. Il n’y a pas de limite. Voilà ce qu’est la miséricorde. Et la même chose s’applique à aider les autres : pas seulement une fois, pas comme un geste unique, mais chaque fois qu’ils en ont besoin.

C’est exactement ce que font les Chevaliers de Colomb en Ukraine, dans la bande de Gaza et dans d’autres coins du monde. En imitant le Christ, les Chevaliers sont là pour aider avec amour, d’une manière qui restaure la dignité à ceux qu’ils servent.

Notre dernière collaboration avec les Chevaliers a eu lieu à Zaporizhzhia, en Ukraine, où des Frères Albertins nous avaient avisés que le four qu’ils utilisaient pour cuire le pain, soit environ mille miches de pain par jour pour les personnes dans le besoin, allait bientôt rendre l’âme.

Nous avons acheté un nouveau four dès que possible. Et les Chevaliers de Colomb se sont immédiatement joints à l’effort en fournissant un mélangeur de farine et d’autres équipements nécessaires pour faire cuire du pain en grande quantité.

C’est une belle chose; nous nous complétons les uns les autres en faisant le bien. Ce que les Chevaliers de Colomb font, avec les diverses fondations qui travaillent sur le terrain, est très efficace et redonne espoir aux gens.

COLUMBIA: Que nous apprend le choix du dicastère quant aux bénéficiaires de son aide sur sa stratégie en matière de charité? Qu’est-ce qui devrait orienter notre discernement lorsque nous tentons de déterminer où notre aide est nécessaire?

CARDINAL KRAJEWSKI: Jésus a principalement envoyé des pêcheurs, des gens qui avaient le courage de prendre le large, à la recherche de poissons. Conscients des besoins actuels, nous devons aussi sortir et chercher des occasions pour aider.

Le pape François m’a demandé, par temps froid, de charger une voiture avec une centaine de sacs de couchage et de parcourir Rome pour trouver les personnes qui en avaient besoin. Ce n’était pas facile, car quand il fait froid et qu’il pleut, tout le monde se réfugie quelque part. Parfois, il faut aller dans le métro, ou même dans les égouts, pour trouver les gens qui ont besoin de notre aide. Et c’est exactement ce que Jésus a fait. Du matin au soir, il a cherché des gens dans le besoin.

Si nous voulons suivre la logique de l’Évangile, nous devons

sortir et trouver les autres. Depuis les 13 dernières années, ma mission en tant qu’aumônier est de rester proche des pauvres afin de savoir comment les aider.

Par exemple, les personnes en situation d’itinérance ne pourront jamais sortir de la rue si elles n’ont pas de papiers, personne ne les embauchera. Elles ne peuvent pas retourner dans leur pays d’origine, car elles ne peuvent pas monter dans un avion sans papiers. Elles ne peuvent même pas acheter de billet de train international.

Et si quelqu’un a besoin de lunettes ou a perdu des dents, personne ne l’embauchera. Donner un pain à quelqu’un peut sembler suffisant, mais ce ne l’est pas. Vous devez être très proche de ces gens pour pouvoir les aider efficacement.

COLUMBIA: En septembre, les dirigeants des Chevaliers de Colomb se sont joints aux représentants de la mission pontificale de la Catholic Near East Welfare Association (CNEWA) lors d’une visite de solidarité avec les chrétiens en Terre sainte. Êtesvous optimiste quant à la paix en Terre sainte et en Ukraine?

CARDINAL KRAJEWSKI: La paix est certainement possible, mais la miséricorde est essentielle. Si nous ne nous pardonnons pas les uns aux autres, il n’y aura jamais de paix. Il y a beaucoup de souffrances et de morts des deux côtés, ce qui suscite naturellement un désir de vengeance. Mais le seul chemin vers la guérison est le pardon. Sans cela, la paix ne viendra jamais.

C’est ce que nous avons vu après la Seconde Guerre mondiale. La Lettre des évêques polonais aux évêques allemands de 1965

Photo par Afolabi Sotunde
Un homme à Ogoja, au Nigéria, reçoit un fauteuil roulant lors d’une distribution en février 2025 commanditée par les Chevaliers de Colomb, en partenariat avec la Fondation Chaise Roulante.
La vie consiste en de petits gestes qui semblent anodins, mais qui rétablissent la dignité et l’espoir. Mère Teresa disait que chaque goutte d’eau est importante, car la mer est faite de gouttes.

déclarait : « Nous accordons et demandons pardon. » Sans cela, nous n’aurions jamais pu vivre normalement, car nous aurions toujours ressenti de la rancune.

La justice nous dit que nous devons rendre la pareille. La miséricorde, qui est une sorte de scandale, nous appelle à pardonner, même lorsque nos enfants ont été tués, même lorsque nous avons été laissés sans toit, même lorsque tout ce que nous avions a été détruit. Ce genre de pardon est presque impossible.

Toutefois, si nous voulons imiter Dieu et vivre comme ses enfants, seule la miséricorde peut apporter la paix. Sinon, il n’y aura qu’un cessez-le-feu temporaire et la guerre reprendra éventuellement. Sans miséricorde, il n’y a pas de paix.

COLUMBIA: Dans le contexte des situations extrêmes de persécution religieuse, comme celles qui se déroulent au Nigéria, comment l’Église peut-elle survivre et se développer, et quel rôle jouent la miséricorde et le pardon?

CARDINAL KRAJEWSKI: Nous devons toujours retourner à l’Évangile. Seul l’Évangile peut nous guider. Le mal doit toujours être surmonté par le bien.

Regardez l’exemple du bienheureux Jerzy Popiełuszko. Il nous montre que, même dans les conditions les plus difficiles et les plus inhumaines, il est possible de devenir un saint. Il en va de même pour saint Maximilien Kolbe et la famille Ulma. Des milliers de saints, tant ceux qui sont canonisés et qu’inconnus, ont surmonté le mal par le bien.

Il n’y a aucune autre façon. Nous devons toujours répondre au mal par le bien, jamais avec rétribution. C’est un principe de l’Évangile. C’est ce que Jésus a fait. Lors de sa crucifixion, au moment de sa plus grande souffrance, il pria : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23, 34).

Nous devons avoir la même attitude. C’est l’attitude que saint Étienne, le premier martyr de l’Église, a adoptée (Ac 7, 54-60). C’est ce qui peut sauver le monde : surmonter le mal par le bien.

COLUMBIA: Face aux nouvelles de guerre et de conflits qui nous assaillent sans cesse, comment les gens qui vivent en sécurité peuvent-ils surmonter leur indifférence?

CARDINAL KRAJEWSKI: Nous ne pouvons pas nous habituer à la guerre. Bien sûr, en Ukraine, les gens vivent avec la guerre depuis quatre ans, et ils sont devenus désensibilisés au son des sirènes, parce qu’ils doivent poursuivre leur vie.

Mais ceux d’entre nous qui vivent dans la paix, qui ont plus que ce dont nous avons besoin, nous devons lutter contre l’indifférence. L’indifférence est le contraire de l’amour, pas de la haine, mais l’indifférence.

Le pape François a déjà envoyé une photo à notre bureau. La photo montrait quelqu’un qui quittait l’église Saint-Anne au Vatican. Un mendiant était assis devant l’église. Les gens qui sortaient, vêtus de magnifiques manteaux de fourrure, s’éloignaient de lui pendant qu’il leur demandait de l’aide. Le pape a dit : « C’est la pire chose qui puisse arriver à un chrétien : être indifférent. »

Nous le voyons également dans la parabole du bon samaritain. Les gens étaient pressés; ils n’avaient pas le temps. Mais une personne a réalisé qu’en aidant un autre être humain, elle s’aidait elle-même.

Dilexi Te, un document commencé par le pape François et publié par le pape Léon, parle de l’aumône. Ce n’est pas un terme populaire de nos jours, car l’aumône signifie donner de soimême. Et ça doit être douloureux. Si ça ne fait pas mal, ce n’est pas de l’aumône. Je donne non seulement mon surplus, mais aussi ce qui est important pour moi.

COLUMBIA: Quels autres enseignements spirituels et concrets les Chevaliers peuvent-ils tirer de Dilexi Te et de son appel à l’amour pour les pauvres?

CARDINAL KRAJEWSKI: Dilexi Te soutient que l’aumône est le complément nécessaire à la prière et au jeûne. Pourquoi? La prière et le jeûne concernent ma vie intérieure, ils visent à me changer. Mais le vrai test pour savoir s’ils m’ont changé est la façon dont j’agis envers les autres.

Selon les Écritures, la prière et le jeûne sont bons, mais l’aumône purifie de tout péché (cf. Tob 12, 8-9). Selon Dilexi Te, notre proximité avec Dieu se reflète dans la façon dont nous traitons les autres êtres humains, qu’il s’agisse d’être indifférents ou de partager ce que nous avons reçu.

S’il reste de la nourriture après le souper et que je la donne pour qu’elle ne soit pas gaspillée, c’est tout simplement juste. Mais si je cuisine quelque chose spécialement pour quelqu’un, en sachant, par exemple, qu’il a une restriction alimentaire, et que je prépare un plat juste pour lui, c’est une aumône. Cela va au-delà de ce qui est juste, tout comme la miséricorde.

Cela nous rappelle la pauvre veuve de l’Évangile, qui a donné tout ce qu’elle avait (cf. Mc 12, 41-44). En vérité, elle était aussi riche qu’une personne peut l’être, car elle a fait confiance à Jésus et a donné tout ce qu’elle possédait.

De même, je sais que chaque fois que nous nous tournons vers les Chevaliers avec une demande, ils répondront à l’appel.

C’est important. Lorsque nous sommes unis, nous pouvons déplacer des montagnes. Notre collaboration avec les Chevaliers de Colomb nous permet de déplacer des montagnes pour réaliser de vrais miracles. Ce ne sont pas nos miracles, mais ceux de Dieu, et grâce à sa bénédiction, nous pouvons y participer. Pour cela, je remercie chaque Chevalier. B

Pourquoi les hommes devraient-ils

LIRE LES CLASSIQUES DE LA LITTÉRATURE

Comme les paraboles de Jésus, les chefs-d’œuvre littéraires reflètent la réalité, et nous aident à mieux nous comprendre

Joseph Pearce

Les vrais hommes devraient-ils lire des romans? Devraient-ils lire de la poésie? La lecture de bons livres est-elle une bonne utilisation de notre temps? Ce sont des questions qui méritent qu’on prenne le temps d’y répondre. Commençons par poser quelques autres questions. Devrions-nous vouloir les faits et rien d’autre que les faits? Ou devrions-nous vouloir la vérité et rien d’autre que la vérité? Y a-til une différence entre les faits et la vérité?

Le grand écrivain catholique G.K. Chesterton, pensait que oui, et il l’a dit. « Les faits ne sont pas ce qui compte le plus », a-t-il écrit. « La vérité avant tout. » Ce que G.K. Chesterton voulait dire, c’est que certaines choses sont physiques, tandis que d’autres sont métaphysiques. Les choses que nous pouvons toucher et voir peuvent être mesurées. Elles peuvent être pesées sur une balance et quantifiées. Mais qu’en est-il des choses que nous ne pouvons pas toucher ou voir? Qu’en est-il de la bonté, de la vérité et de la beauté? Et de l’amour? Et de Dieu?

Si nous voulons voir la vérité, et non seulement les faits physiques, nous devons aller au-delà de ce que nous pouvons voir au microscope ou à travers un télescope. Nous devons nous joindre

à la grande conversation qui a lieu depuis des milliers d’années dans les pages des grandes œuvres.

« Le monde est imprégné de la grandeur de Dieu », a écrit le prêtre et poète jésuite du XIXe siècle, Gerard Manley Hopkins.

« Nous sommes tous dans le caniveau », écrivait le dramaturge prodigue et converti sur son lit de mort Oscar Wilde.

« Mais certains d’entre nous regardent les étoiles ».

Pour voir la grandeur de Dieu, nous devons apprendre à contempler avec émerveillement la bonté, la vérité et la beauté, et non pas seulement la méchanceté, les mensonges et la laideur de la vie. Les grands classiques de la littérature nous aident à y parvenir.

Ils nous aident aussi à nous regarder et à voir nos prochains plus clairement. Ils sont le miroir le plus magique, le plus mystique et le plus miraculeux, car ils ne nous montrent pas seulement notre aspect physique, comme c’est le cas avec un miroir ordinaire. Ils nous montrent ce que nous ressentons et pensons, à propos de nous-mêmes et de nos prochains. Ils nous montrent qui nous sommes en tant que personnes humaines, pas seulement en tant que corps physique. Et cela nous montre encore plus que ce que nous sommes : ils nous montrent qui nous

Photo par Haywood Magee Getty Images

Page opposée : J.R.R. Tolkien (1892-1973), professeur de langue et littérature anglaises et auteur de la trilogie Le Seigneur des anneaux, dans son bureau au Merton College, à Oxford, en 1955.

devrions être et qui nous ne devrions pas être.

Prenez, par exemple, les récits fictifs racontés par Jésus luimême. Le récit du fils prodigue est une histoire vraie, même si le fils prodigue est un personnage fictif. Il nous montre que nous sommes des pécheurs qui ont besoin de se repentir et de chercher le pardon de notre Père. Si Jésus sanctifie le fait de raconter des histoires à travers les vérités révélées dans les paraboles, il sanctifie le fait que nous racontions des histoires aussi. Nous sommes créés à son image et nous sommes appelés à être comme lui. Il est un conteur, et nous sommes destinés à raconter des histoires et à les lire pour les vérités qu’elles nous montrent.

C’est dans cette perspective que nous devrions aborder les grandes œuvres de la littérature qui ont transmis la vérité de l’Évangile à travers les siècles depuis l’époque du Christ. Ces œuvres vont des grandes œuvres du Moyen Âge de Dante, Chaucer et d’autres auteurs, à Shakespeare et Cervantès aux XVIe et XVIIe siècles, jusqu’aux temps modernes avec les grands romans catholiques du siècle dernier, comme Kristin Lavransdatter de Sigrid Undset, Journal d’un curé de campagne de Georges Bernanos, Retour à Brideshead d’Evelyn Waugh, et les œuvres de fiction des catholiques américains Flannery O’Connor et Walker Percy. Cette liste est loin d’être exhaustive, mais examinons trois œuvres en particulier.

LA FAIBLESSE DU GUERRIER

Une des plus grandes histoires jamais racontées est l’épopée en vieil anglais Beowulf, probablement écrite par un moine bénédictin au début du VIIIe siècle. Comme dans la parabole du fils prodigue, Beowulf nous enseigne une leçon inestimable en nous montrant à la lumière de notre relation avec Dieu.

Beowulf est le plus grand guerrier vivant. Personne n’est physiquement plus fort que lui. Dans le poème épique, il fait face à des monstres démoniaques. Le premier est une créature maléfique nommée Grendel, qu’il vainc de sa propre force. Le deuxième est la mère de Grendel, encore plus féroce que son fils. Cette fois-ci, Beowulf est armé non seulement de sa force, mais aussi de l’épée la plus puissante jamais forgée, une arme n’ayant jamais échoué au combat. Le mal démoniaque est ainsi opposé à l’homme le plus fort vivant, armé de la technologie la plus puissante jamais créée.

Alors que Beowulf affronte le démon monstrueux, il découvre que sa force est insuffisante et que l’épée ne peut pas blesser son ennemi infernal. Il en vient à comprendre, et nous aussi par son récit, que la puissance combinée de l’homme et de la technologie n’est pas suffisante pour vaincre le mal satanique. À ce moment, alors que Beowulf est sur le point d’être tué, une épée miraculeuse apparaît, avec des images de la Sainte Écriture gravées sur sa poignée. Avec cette épée donnée par Dieu, qui représente la grâce divine, Beowulf vainc le pouvoir démoniaque. Le sens et la morale sont clairs : personne ne peut vaincre le mal par sa force et sa volonté, même avec l’aide de la technologie la plus avancée. L’aide surnaturelle de la grâce de Dieu est essentielle.

REGARDER LE PÉCHÉ EN FACE

La plus grande œuvre littéraire jamais composée est peut-être

La Divine Comédie de Dante Alighieri. Écrite au début du XIVe siècle, elle sert de memento mori, de rappel que nous allons tous mourir un jour, invitant le lecteur à contempler les quatre fins dernières : la mort, le purgatoire, le paradis et l’enfer.

Dante se place dans l’histoire en tant que protagoniste. Ce qui en fait une « confession » personnelle, mais aussi un récit universel. L’histoire nous reflète nous-mêmes. Elle tend un miroir à l’humanité et, donc, à chaque homme. En ce sens, Dante est un personnage ordinaire. Il est comme nous, il est notre représentant.

Le récit commence, de façon significative, le jeudi saint, la nuit où le Christ a subi son agonie dans le jardin de Gethsémani. Dans la forêt obscure, Dante est prisonnier de ses habitudes pécheresses, incapable de s’échapper. Par l’intercession de la Sainte Vierge, il commence le voyage — ou pèlerinage, accompagné de guides — à travers l’enfer et le purgatoire jusqu’au paradis. Le matin du Vendredi saint, il est conduit dans les profondeurs de l’enfer, où il voit les conséquences horribles du péché non repenti. Alors qu’il descend dans les cercles de l’enfer, où chacun des sept péchés mortels est puni, Dante acquiert une connaissance plus approfondie de la nature odieuse du péché. Enfin, il atteint le gouffre de l’enfer, en présence de Satan lui-même au centre de la Terre, le point le plus bas vers lequel on puisse tomber. L’image rappelle la remarque de Chesterton selon laquelle les anges peuvent voler parce qu’ils se prennent à la légère, tandis que le diable tombe sous la force de sa propre gravité.

Après avoir regardé chaque péché mortel en face et l’avoir vu avec une clarté sinistre, Dante est prêt à gravir le mont du Purgatoire. Il grimpe en sortant de l’enfer, émergeant au pied de la montagne le matin du dimanche de Pâques. Comme le Seigneur lui-même, et par son pouvoir, Dante ressuscite d’entre les morts pour rejoindre le monde des vivants.

Dante place la porte de Saint-Pierre à l’entrée du mont du Purgatoire, nous rappelant que le purgatoire est le lieu de purification pour ceux qui sont déjà sauvés. La porte est accessible par trois marches ascendantes, qui symbolisent les trois étapes du sacrement de la pénitence. La première marche est en marbre blanc, poli pour revêtir un tel lustre que Dante y voit sa propre réflexion, ce qui représente la confession. La deuxième marche est noire et fissurée dans le sens de la longueur et de la largeur, les fissures formant la forme d’une croix, ce qui représente la contrition. La troisième marche est rouge comme le sang, ce qui représente la rédemption des péchés offerte par le sacrifice du Christ.

Après avoir atteint le sommet du mont du Purgatoire, Dante entre au paradis, où il rencontre de nombreux saints dans la vision béatifique de Dieu.

Le voyage de Dante est une métaphore mystique du chemin que chacun de nous est appelé à suivre, rappelant que l’objectif de la vie est l’union avec Dieu au paradis. Il montre que la vie est un pèlerinage dans lequel nous prenons notre croix pour suivre le Christ. Le voyage de Dante est aussi le nôtre. Son assentiment est l’assentiment que nous devons donner. Son ascension, aidée par l’intercession des saints, est le chemin vers le ciel.

UN PÉCHÉ POUR TOUS LES DOMINER

Vous seriez peut-être surpris d’apprendre que Le Seigneur des anneaux, un récit sur des elfes, des nains, des sorciers et des hobbits, est aussi une histoire sur le Christ. En effet, son auteur, J.R.R. Tolkien, un fervent catholique, a insisté sur le fait que « Le Seigneur des anneaux est, bien sûr, une œuvre fondamentalement religieuse et catholique ».

Mais comment? La clé du mystère est la date à laquelle l’anneau est détruit. Tolkien a choisi le 25 mars comme la date de la destruction de l’anneau, la fête de l’Annonciation et, selon la tradition, la date historique de la crucifixion. Il unit ainsi le moment culminant de son récit au moment culminant de l’histoire. La date de l’incarnation, où Dieu devient un homme, et la date où l’Homme-Dieu meurt sur la croix est la date de notre délivrance du péché. La puissance de l’anneau est détruite à la même date que la puissance du péché est détruite. L’anneau est synonyme du péché lui-même. Il s’agit d’« un anneau pour les gouverner tous, un anneau pour les trouver, un anneau pour les amener tous et dans les ténèbres les lier », tout comme le péché originel est le péché qui nous gouverne et nous retient dans les ténèbres. Les deux sont détruits à la même date divinement importante.

Mais, il y a encore mieux. Frodon, le protagoniste, quitte Fondcombe pour détruire l’anneau le jour de Noël et arrive à la Montagne du Destin (Golgotha) le Vendredi saint. Son chemin

est parallèle à la vie du Christ, de la naissance à la mort. Frodon est le porteur de l’anneau; il porte le poids du péché sans péché lui-même. Le porteur de l’anneau est le porteur de la croix.

En revanche, celui qui enfile l’anneau choisit le pouvoir que l’anneau promet. Le fait de mettre l’anneau est un acte de péché. Lorsque nous enfilons l’anneau, nous nous excommunions du bon monde que Dieu a créé, devenant invisibles. En même temps, nous devenons plus visibles pour Sauron, le Seigneur des ténèbres, car le pécheur a pénétré dans son royaume. La puissance de l’anneau, comme la puissance du péché, est addictive. Plus nous le portons, plus nous sommes sous son emprise. Nous devenons des épaves misérables, comme Gollum.

Il n’est pas étonnant que Tolkien ait insisté pour que les récits, même les histoires de fées, nous montrent un miroir de nous-mêmes. Ce faisant, Tolkien et d’autres grands auteurs de la civilisation chrétienne suivaient l’exemple de Jésus-Christ, le plus grand des conteurs, dont la vie, la mort et la résurrection sont la plus grande histoire jamais vécue et, sous la forme des Évangiles, le plus grand récit jamais raconté. B

JOSEPH PEARCE est l’auteur de plusieurs livres sur des sujets littéraires catholiques, dont Great Books for Good Men: Reflections on Literature and Manhood (Ignatius Press, 2025). Il est membre du Conseil 1668 Msgr. Andrew K. Gwynn, à Greenville, en Caroline du Sud, et son site Internet est jpearce.co.

Une peinture du 15e siècle représente le poète italien Dante Alighieri, tenant la Divine Comédie tout en désignant l’enfer, le purgatoire et le paradis, le cadre du voyage raconté dans son poème épique.

La commedia illumina Firenze (1465), par Domenico di Michelino (1417-91) Santa Maria del Fiore, Duomo, Florence, Italie / Photo par Immagina / Bridgeman Images

Un metteur en scène naturellement DOUÉ

Le génie pastoral de l’abbé McGivney incluait la mise en scène des pièces de théâtre populaires afin de créer des liens entre la vie paroissiale et la vie sociale

En mars 1885, quelques jours avant l’ouverture d’une pièce de théâtre mise en scène par l’abbé Michael J. McGivney à l’Opéra de Thomaston, dans le Connecticut, le nouveau prêtre de la paroisse a entrepris un voyage de 160 km jusqu’à New York.

Comme rapporté dans The Connecticut Catholic, le journal officiel du diocèse de Hartford : « L’abbé McGivney est maintenant à New York, où il se procurera des costumes et tout ce qui est nécessaire pour la mise en scène du drame « Eileen Oge », qui sera présenté à l’Opéra par les membres de la Société de doctrine chrétienne de St. Thomas, le soir de la Saint-Patrick. »

Ce n’était pas la première fois que le prêtre énergique, qui avait fondé les Chevaliers de Colomb trois ans plus tôt, s’était rendu dans les rues animées et bruyantes de Manhattan pour une mission artistique. Lorsqu’il a été réaffecté de l’église St. Mary’s à New Haven à l’église St. Thomas, à environ 48 kilomètres au nord, l’abbé McGivney avait déjà produit ou mis en scène cinq pièces de théâtre et avait fait au moins un autre voyage dans la ville pour louer des fournitures.

La restauration en cours de l’Opéra de Thomaston, construit en 1884, se reflète dans cette photo du plafond minutieusement décoré, achevé en 2024..

Bien que ses rôles de prêtre de paroisse et de fondateur des Chevaliers de Colomb soient largement connus, le grand amour des arts dramatiques du bienheureux Michael McGivney et son utilisation de ces arts pour favoriser l’amitié et la charité témoignent encore de son génie sacerdotal.

« Il voulait entrer en contact avec sa paroisse en organisant des pièces de théâtre axées sur la foi et des événements communautaires qui feraient découvrir aux gens les joies de l’Évangile », explique le père Joseph Crowley, prêtre de la paroisse St. Maximilian Kolbe à Thomaston, qui comprend l’église St. Thomas et l’église Immaculate Conception à Terryville, toutes deux ancien-

nement sous le soin pastoral de l’abbé McGivney.

Pour un visionnaire comme l’abbé McGivney, le théâtre est devenu un pont entre l’espace sacré de la paroisse et le pouls séculaire de la rue, un lieu où la foi rencontrait la vie de la ville. « Par la musique et le théâtre sur scène, il a créé un sentiment de camaraderie avec sa communauté paroissiale et locale », ajoute le père Crowley, qui est aumônier du Conseil 18 Atlantic à Thomaston. Cet héritage se poursuit encore au XXIe siècle, alors que les Chevaliers locaux témoignent de la vision de l’abbé McGivney, tant sur la scène de l’Opéra historique de Thomaston, qui est en cours de rénovation, qu’en dehors.

PASSIONNÉ DE THÉÂTRE À NEW HAVEN

Il est presque certain que l’abbé McGivney a développé son intérêt pour le théâtre avant de devenir prêtre associé de l’église St. Mary’s en janvier 1878. Compte tenu de ce que l’on sait sur son enfance à Waterbury et de ce qu’un de ses amis séminaristes a décrit comme sa « bonne humeur constante », il serait raisonnable de croire que le jeune Michael McGivney a participé à des pièces de théâtre scolaires ou paroissiales avant son ordination le 22 décembre 1877.

La première preuve documentée de son affinité pour les arts dramatiques provient de Thomas Clark, l’un de ses premiers élèves de l’école du dimanche à St. Mary’s.

« Je ne me suis jamais lassé de lui », se rappelle Thomas dans Prêtre de paroisse, la biographie de 2006 de Douglas Brinkley et Julie M. Fenster. « Son cours de catéchisme était bien préparé, il demandait souvent aux enfants de personnifier les personnages des Évangiles. »

En plus de la catéchèse, l’abbé McGivney était particulièrement préoccupé par les adolescents et les jeunes travailleurs de

sa paroisse majoritairement irlandaise, qui étaient vulnérables à l’alcoolisme. L’une des premières organisations paroissiales auxquelles il s’est joint est la St. Joseph’s Young Men’s Total Abstinence and Literary Society (TAL), un groupe de tempérance dont l’activité principale était la mise en scène de pièces de théâtre.

L’abbé McGivney a discrètement contribué à la transformation de cette organisation qui ne disposait pas des ressources et de l’élan nécessaires pour se développer. Élu trésorier en juin 1878, il a encouragé et conseillé les membres dans leurs efforts de collecte de fonds et les a aidés à répéter leurs répliques, contribuant ainsi à renforcer leur confiance.

La première pièce de théâtre de la TAL, Handy Andy, a été présentée dans un théâtre professionnel le jour de la Saint-Patrick en 1879. Bien qu’il n’ait pas mis en scène la pièce, l’abbé McGivney a servi de producteur délégué non officiel.

La pièce a été un véritable succès. Les critiques ont été très positives et la pièce a rapporté 300 $ à St. Mary’s, soit environ 10 000 $ en monnaie courante. La TAL a rapidement vu son nombre de membres dépasser 100.

En 1880, le groupe a organisé une pièce de la Saint-Patrick plus ambitieuse : Pyke O’Callaghan, un drame irlandais patriotique présenté à l’Opéra de New Haven, détruit par le feu en 1915. Mise en scène par l’abbé McGivney, la pièce comprenait une grande distribution, y compris des femmes, un choix audacieux à une époque où les hommes jouaient généralement les rôles de femme. La pièce a vendu 1 800 billets et a permis de récolter une somme importante pour la paroisse endettée.

Après avoir présenté des pièces et des spectacles plus courts en 1881, la TAL a présenté Eileen Oge, or Dark’s the Hour Before the Dawn sous la direction de l’abbé McGivney le 17 mars 1882, devant une salle comble.

Seulement 12 jours plus tard, le 29 mars, les Chevaliers de Colomb ont été officiellement homologués par l’État du Connecticut.

La dernière pièce de théâtre de l’abbé McGivney à New Haven a été la pièce My Geraldine, présentée le jour de la Saint-Patrick en 1883, avec la permission spéciale de Bartley Campbell, un

dramaturge reconnu à l’échelle nationale.

Pendant son mandat de presque sept ans à St. Mary’s, l’abbé McGivney a contribué à transformer une paroisse en difficulté en une société de théâtre et de collecte de fonds prospère. Grâce à des productions à grande échelle, il a fourni aux jeunes travailleurs un environnement social sain qui a renforcé la fraternité et les a profondément enracinés dans la vie de l’Église.

Comme le résume le livre Prêtre de paroisse, « il était un metteur en scène naturel, avec un flux constant d’articles de presse soulignant que les acteurs dans ses pièces de théâtre dépassaient toutes les attentes, encore et encore ».

RAPPEL À THOMASTON

À son arrivée à Thomaston à titre de prêtre de l’église St. Thomas en novembre 1884, à environ 16 kilomètres au nord de sa ville natale de Waterbury, l’abbé McGivney découvrit que la société de doctrine chrétienne de la paroisse, qui comptait près de 100 membres, était déjà active dans le domaine du théâtre. Peu de temps après son arrivée, il dirigeait la troupe dans une production d’Eileen Oge à l’Opéra de la ville, un édifice majestueux situé sur Main Street.

Le « bon vieux drame irlandais », comme l’a décrit le Waterbury Daily American en mars 1885, comprenait de la musique interprétée par un orchestre symphonique et attira un public complet avec des performances « provoquant le rire » et « magnifiquement interprétées ». Un an plus tard, le jour de la Saint-Patrick 1886, l’abbé McGivney reprit Handy Andy devant une autre salle comble.

À l’automne 1887, après cinq semaines de répétitions avec les enfants de l’école du dimanche, il a organisé un récital de l’Action de grâce à l’Opéra. Selon le livre Prêtre de paroisse, « il ne s’agissait pas d’un simple récital de l’après-midi, mais d’un spectacle extravagant ».

Un grand public s’est réuni pour assister à la représentation, et les jeunes comédiens ont donné le meilleur d’eux-mêmes. Scène après scène, la foule a réagi avec des rires et des applaudissements rugissants.

Photo courtoisie
de la Thomaston Historical Society

À droite : Mike Burr (à gauche), président du comité de l’Opéra et ancien grand Chevalier du Conseil 18 Atlantic, fait visiter l’opéra à des frères Chevaliers en février. • Page opposée : Les enfants de l’école du dimanche de l’église St. Thomas se réunissent sur scène à l’Opéra de Thomaston pendant un événement organisé par l’abbé Michael McGivney, vers 1885.

« Michael McGivney, avait le public dans la paume de sa main, mais seulement parce qu’il avait tant donné confiance à ses jeunes acteurs », souligne la biographie.

Le succès de ces pièces démontre à quel point l’abbé McGivney comprenait que la musique et le théâtre pouvaient captiver tant les paroissiens que les non catholiques.

Comme l’a dit un paroissien de la paroisse St. Thomas : « Depuis son arrivée ici, il a été le meilleur ami de la jeunesse. »

Érigé en 1884 au cœur de la ville ouvrière le long de la rivière Naugatuck, l’Opéra de Thomaston servait de centre culturel pour la communauté. L’abbé McGivney a vu l’Opéra comme plus qu’un lieu d’amusement séculaire. Il l’a vu comme une scène pour bâtir la communauté, renforcer l’identité catholique et financer des œuvres de bienfaisance.

L’abbé McGivney a fondé le Conseil 18 Atlantic le 8 avril 1885 et a servi en tant qu’aumônier du conseil, intégrant les Chevaliers dans la vie de Thomaston. Au fil du temps, le conseil a régulièrement organisé des événements à l’Opéra, mettant en vedette les principes de la charité et de l’unité au sein de la communauté.

« À une époque où la radio et le cinéma n’étaient pas encore présents, l’abbé McGivney a reconnu que le théâtre local était le principal moyen pour raconter des histoires », affirme David Verdosci, artiste et membre du Conseil 18 Atlantic.

En 2018, David a été co-metteur en scène d’une représentation de He Was Our Father, une pièce écrite par le père dominicain

Peter John Cameron, présentant l’abbé McGivney sur la même scène où il a autrefois servi sa paroisse.

La pièce a souligné l’attention que l’abbé McGivney portait aux veuves et aux orphelins, un enjeu qui a inspiré David à se joindre à l’Ordre.

« J’ai été touché par les éléments de la pièce qui montraient l’attention que l’abbé McGivney portait aux besoins quotidiens des gens et son inquiétude sincère pour leur bien-être spirituel », dit David. « Puis, voir cela en action chez les Chevaliers a été l’étincelle qui m’a conduit à devenir un Chevalier moi-même. »

« En mettant en scène ces pièces de haute qualité, il s’est assuré que le cercle social catholique était le cercle social le plus vibrant en ville », ajoute-t-il.

UN HÉRITAGE EN VEDETTE

L’abbé McGivney est décédé dans le presbytère de St. Thomas en 1890 à l’âge de 38 ans, mais son lien avec l’Opéra de Thomaston ne s’est pas terminé avec sa mort. Dans les décennies qui ont suivi, le conseil local des Chevaliers de Colomb est resté un pilier du système de soutien de l’Opéra.

Pendant la Grande Dépression et les années difficiles du milieu du XXe siècle, lorsque de nombreuses salles d’opéra victoriennes à travers la Nouvelle-Angleterre ont été démolies ou converties

en entrepôts, l’Opéra de Thomaston a survécu en partie grâce à l’esprit communautaire que l’abbé McGivney avait créé.

Les Chevaliers, y compris le Conseil 18, ont continué d’utiliser la salle pour des cérémonies d’exemplification, des concerts et des bals, des services commémoratifs et des collectes de fonds de bienfaisance, ce qui a permis d’assurer la survie du bâtiment. En outre, ils ont collaboré avec l’Opéra pour des événements spéciaux, notamment des projections de documentaires sur la vie de l’abbé McGivney et des spectacles commémoratifs.

Le théâtre est un monument vivant à la conviction de l’abbé McGivney selon laquelle l’Église doit être présente partout où les gens sont.

« Il était en avance sur son temps en reconnaissant l’importance de la collaboration avec les laïcs de sa paroisse », affirme Brian Caulfield, vice-postulateur de la cause de canonisation du bienheureux Michael McGivney. « Et l’Opéra lui a donné une incroyable occasion de réaliser cette vision. »

Selon Mike Burr, conseiller municipal de Thomaston, une initiative de rénovation d’une durée d’un an, actuellement en cours, a renouvelé le lien entre les Chevaliers de Colomb et le lieu historique. Ancien grand Chevalier du Conseil 18, M. Burr est président du comité de l’Opéra, qui compte plusieurs Chevaliers.

« Le travail d’équipe et la collaboration de chaque membre de ce comité ont été absolument remarquables », dit M. Burr.

Selon Jeff Dunn, directeur général du Landmark Community Theatre, une organisation culturelle sans but lucratif qui gère aujourd’hui l’Opéra, le lieu est étroitement lié au prêtre qui a utilisé sa scène pour établir des liens avec les gens de Thomaston.

À mesure que la rénovation se poursuit, des plans sont en cours pour nommer une partie de l’Opéra en l’honneur du bienheureux Michael McGivney.

« Le bâtiment est en quelque sorte un monument vivant pour lui », dit M. Dunn. « Nous voulons montrer les liens de l’abbé McGivney avec la ville, l’Opéra et les avantages spirituels que procure la pratique des arts de la scène. » B

Note De La Rédaction : co-auteure de The Knights of Columbus: An Illustrated History (2020), a contribué à cet article.

TROY J. MCMULLEN est un ancien journaliste du Wall Street Journal et est actuellement producteur délégué pour ABC News à New York.

Des membres de l’Assemblée 2632 SK John G. Timmermans à Airdrie, en Alberta, avec une exposition commémorative après la messe bleue de l’Assemblée à l’église catholique St. Paul. Des représentants de trois agences locales de premiers répondants ont participé à la messe. Les Chevaliers du Quatrième Degré ont assuré la garde d’honneur et ont reconnu l’ancien fidèle navigateur Eric Howard, un officier de longue date de la Gendarmerie royale du Canada qui est décédé en 2023.

PRÊTS EN CAS D’URGENCE

Les membres du Conseil 16570 St. Oscar Romero à Eastvale, en Californie, ont nettoyé la chapelle de la paroisse locale après une inondation causée par une fuite des conduites du chauffe-eau. Six Chevaliers ont répondu immédiatement à l’appel du père Tomás Guillen, prêtre de la paroisse St. Oscar Romero et aumônier du conseil, et ont nettoyé la chapelle en moins d’une heure.

RÉPARATIONS DANS

UNE PAROISSE

Le Conseil 2171 de Tillamook, en Oregon, a fait don de 10 000 $ à l’église Sacred Heart pour aider à payer un nouveau plafond et de nouvelles fenêtres pour la salle paroissiale. Les fonds ont été recueillis lors du repas annuel de saucisses du conseil, organisé depuis plus de 60 ans.

DES PORTES

D’ÉGLISE RESTAURÉES

Des membres du Conseil 1021 Father J. Fred Reidy de Missoula, au Montana, ont restauré les portes en chêne massif de l’église St. Francis Xavier, qui étaient en très mauvais état après plus de 130

ans d’exposition aux intempéries. Grâce à 300 $ de fournitures payées par un membre du conseil, 12 Chevaliers ont terminé le projet de nettoyage, de sablage et d’imperméabilisation des portes en quatre semaines.

RANDONNÉE AVEC ROSAIRE

Le Conseil 4951 de Carrington, au Dakota du Nord, a organisé un pèlerinage de randonnée avec rosaire dans le cadre duquel les participants se sont rendus à moto dans cinq églises, priant et méditant une dizaine du rosaire à chaque endroit. Ils ont également fait un arrêt à une résidence pour personnes âgées de la région, où ils ont rendu visite aux résidents pendant environ une heure.

INVESTIR DANS

LES VOCATIONS

Le Conseil 10388 Holy Family à Tulsa, en Oklahoma, a fait don de 3 000 $ à Peter Sartorius, un séminariste du diocèse de Tulsa et un paroissien de la cathédrale Holy Family, pour soutenir sa première année de formation. Les fonds ont principalement été amassés lors d’un petit déjeuner aux crêpes organisé par le conseil.

La Foi

RÉCUPÉRATION

DES BANCS D’ÉGLISE

Trente membres du Conseil 7502 Archbishop Fulton J. Sheen à Northglenn, au Colorado, ont récupéré et réutilisé plus de 320 bancs et agenouilloirs de l’église Immaculate Heart of Mary, permettant ainsi aux paroissiens de les utiliser dans leurs projets personnels ou dans leur domicile. Les bancs vieux de 60 ans ont été remplacés, et les efforts du conseil ont permis à la paroisse d’éviter des coûts de démolition de 10 000 $.

Tony Suppa, un artiste et membre du Conseil 7052 Father John J. Walsh à Venice, en Floride, peint un portrait de la Sainte Famille protégée par l’archange saint Michel. Commandée par le Conseil 7052, la peinture sert de rappel visuel du modèle d’amour, de sacrifice et d’unité de la Sainte Famille pour les Chevaliers et leurs familles.

La Famille

Ed Thompson, du Conseil 11357 St. Hubert, à Langley, Washington, emballe des pommes de terre lors d’un événement d’emballage de denrées à l’église catholique St. Hubert. Les Chevaliers et les paroissiens ont emballé plus de 4 900 kg de pommes de terre, distribuant environ 1 100 sacs de 4,5 kg à des organismes de bienfaisance à Whidbey Island, ce qui est suffisant pour nourrir environ 22 000 personnes.

MATINÉE JOYEUSE

À LA PAROISSE

Le Conseil 2972 Bayou des Glaises à Moreauville, en Louisiane, a organisé un déjeuner avec le père Noël au gymnase de l’école catholique Sacred Heart pour environ 150 paroissiens. Les invités ont dégusté des crêpes et des saucisses, en plus de recevoir une visite du père Noël.

ÉLIMINER LA FAIM

Environ 60 Chevaliers du Conseil 2008 à Washington, en Iowa, et du Conseil 4092 Father Gaule de Fairfield étaient parmi les bénévoles lors d’un événement d’emballage de denrées organisé par le Conseil 2008. En collaboration avec l’organisme Take Away Hunger, ils ont préparé plus de 15 000 repas pour des gens en Haïti.

MANIFESTATION DE LA FOI

Le Conseil 1347 St. Thomas à Hobart, dans l’Indiana, a collaboré avec le service des parcs de la ville pour présenter une Crèche au Festival Park. Deux Chevaliers ont installé la crèche, qui a été exposée pendant un peu plus d’un mois dans le cadre de la campagne « Célébrons Noël dans l’esprit du Christ » du conseil.

L’ESPOIR DES FÊTES

Le Conseil 10794 Holy Infant à Ballwin, au Missouri, a fait don de 2 000 $ à la banque alimentaire de Wenceslaus et de cinq jambons à des familles dans le besoin pour Noël. Le conseil a également amassé plus de 1 200 $ pour des dons de bienfaisance en vendant des jambons, des dindes et d’autres biens à l’église Holy Infant.

SOUPER DE BIFTECK

Le Conseil 11801 St. Ambrose à Garrettsville, en Ohio, a recueilli environ 1 700 $ dans le cadre de son souper annuel de bifteck à l’église St. Ambrose. Les fonds recueillis permettront de soutenir des bourses d’études, le programme Manteaux pour enfants, la banque alimentaire Nelson Garrettsville et d’autres causes.

DES FOURNITURES

POUR L’AVENIR

Le Conseil 15425 St. Gregory de Plantation, en Floride, a fait don de plus de 1 600 $ pour soutenir une collecte de fournitures scolaires à la paroisse St. Gregory the Great. Plus de 230 sacs à dos ont été remplis et distribués aux familles de la région de Fort Lauderdale.

PROMENADES DE PRIÈRE

Le Conseil 14041 Pope St. Pius V à Bartlett, au Tennessee, a organisé des promenades de prière dans 11 écoles locales. Sur une période de six semaines, deux groupes de Chevaliers ont visité deux écoles chaque dimanche, priant avec 15 à 20 parents, enseignants et élèves pour la sécurité et le bien-être.

Des membres du Conseil 18537 St. John the Baptist de Camalig, Luçon Sud, distribuent des boîtes de denrées aux enfants dans le besoin. Le conseil a organisé ces distributions pendant trois dimanches en décembre dans le cadre du programme « Nourrir les familles ». L’événement comprenait également des moments de prière, des jeux et des repas pour 50 enfants et leurs parents.

Des membres du Conseil 11984 Father Edward L. Richardson à Chesapeake, en Virginie, construisent une rampe à la maison d’un paroissien de l’église catholique St. Stephen, Martyr. La rampe a été construite pour la petite-fille du paroissien, qui utilise un fauteuil roulant depuis un accident de moto. Six Chevaliers ont travaillé avec des membres d’une église méthodiste, qui ont fourni la rampe, effectuant l’installation en cinq heures.

La Communauté

SERVICE D’ABRI

Des Chevaliers du Conseil 11215

Eugene A. Baker à Trussville, en Alabama, ont remplacé un abri d’auto au domicile d’un paroissien pendant la journée de service du conseil. Une entreprise de construction locale a fait don de plus de 1 000 $ en matériaux, et près de 20 Chevaliers se sont portés volontaires pour terminer le projet.

PRENDRE

SOIN

DE LA CRÉATION DE DIEU

Le Conseil 10210 Franciscan Martyrs of Georgia à Hinesville, en Géorgie, a organisé un nettoyage le long de la East General Stewart Way. Le conseil collabore avec le programme Keep Liberty Beautiful pour effectuer des nettoyages trimestriels, ramassant les déchets et les gros débris le long des routes.

RÉPANDRE LA JOIE DE NOËL

Des Chevaliers du Conseil 3963 à Tewksbury, au Massachusetts, ont donné des chaussettes à plus de 35 patients du centre de soins pédiatriques de la Nouvelle-Angleterre et

des cannes en bonbon au personnel. Un Chevalier déguisé en père Noël était présent pour prendre des photos, une tradition qui remonte à 1962.

L’ESPOIR ROULE

VERS L’UKRAINE

Le Conseil 1256 de Victoria et le Conseil 13356 St. Joseph the Worker à Victoria, en Colombie-Britannique, ont amassé plus de 35 000 $ CA pour l’achat de plus de 180 fauteuils roulants fournis par la Fondation Chaise Roulante du Canada. Les fauteuils roulants ont été livrés aux personnes dans le besoin en Ukraine.

DES CADEAUX POUR

CHAQUE ENFANT

Le Conseil 3294 Jubilee à Flemington, au New Jersey, a organisé sa collecte annuelle de jouets de Noël à la paroisse St. Magdalen. Plus de 140 enfants de près de 90 familles ont reçu des jouets cette année grâce à l’organisme Hope House. Le conseil parraine l’événement depuis plus de 25 ans.

Erick Cruz, un séminariste de l’archidiocèse de San Antonio et ancien grand Chevalier du Conseil 13523 St. John Paul, aide un enfant à enfiler un nouveau manteau lors d’une distribution dans le cadre du programme Manteaux pour enfants des Chevaliers de Colomb lors du Vendredi fou. Vingt conseils ont distribué plus de 2 000 manteaux lors de l’un des deux événements de l’archidiocèse organisés par le Conseil d’État du Texas.

HONORER LES VÉTÉRANS DE LA GUERRE DU VIETNAM

Plus de 30 vétérans de la guerre du Vietnam, dont plusieurs Chevaliers, ont été honorés lors d’une cérémonie organisée par l’Assemblée 628 Msgr. Sliney à Laconia, au New Hampshire. L’événement a marqué le 50e anniversaire de la fin de la guerre.

La Vie

POUR LES MAMANS

Le Conseil 11044 Father M. Joseph McDonnell de Carmel, dans l’Indiana, a récolté 3 500 $ grâce à sa vente annuelle Mum Sale for Life à la paroisse Our Lady of Mount Carmel. Les fonds recueillis ont servi à soutenir des activités pro-vie et des centres de ressources pour femmes enceintes de la région.

Des membres du Conseil 18200 Immaculate Conception à Jenkintown, en Pennsylvanie, se rassemblent autour d’une bannière de NotreDame de Guadalupe après un service de prière pro-vie dans le jardin marial de la paroisse Immaculate Conception. Le Grand Chevalier adjoint Jerry Frasca (à gauche) tient une Rose d’argent des Chevaliers de Colomb, qui a été présentée pendant le service.

Les Chevaliers se joignent à des milliers de manifestants pro-vie lors de la Marche pour la vie du Michigan à Lansing. Le Député d’État Barry Borsenik a prononcé le serment d’allégeance lors du rassemblement, et les Chevaliers ont agi à titre de prévôts pendant la marche.

LE SERVICE DANS LES VEINES

Le Conseil 2402 de Rivière-du-Loup, au Québec, s’est associé à Héma-Québec pour organiser quatre collectes de sang en 2024, recueillant 900 unités de sang. Au cours des 50 dernières années, le conseil a recueilli environ 20 000 unités de sang.

SOUTIEN LOCAL

Des conseils de la Virginie-Occidentale ont recueilli plus de 28 000 $ pour des maisons de maternité dans l’ensemble de l’État, y compris 7 200 $ de quatre conseils de la région de Martinsburg pour soutenir la maison de maternité Mary’s Refuge. Comme la contribution a été faite dans le cadre du programme Aide et soutien après la grossesse, le Conseil suprême a fait un don supplémentaire de 1 800 $ au centre.

PREMIER COUP D’ŒIL À LA VIE

Le Conseil d’État de Luçon Sud a organisé 43 événements d’échographie au cours de la dernière année, aidant plus de 5 500 femmes enceintes à voir leur enfant grandir dans leur sein.

UN MEILLEUR APPAREIL

Le Conseil 4184 Father Lucien Galtier à West St. Paul, au Minnesota, a fait don de plus de 12 000 $ à Guiding Star Wakota, un centre de ressources pour femmes

enceintes. Le Conseil suprême a donné 400 $ de plus par l’intermédiaire du programme Aide et soutien après la grossesse. Le Conseil 3659 Father Jeremiah O’Callaghan à Inver Grove Heights a recueilli un montant similaire pour aider à remplacer l’appareil d’échographie que le centre utilisait depuis 12 ans.

LES KANSANAIS POUR LA VIE

Le Conseil 16159 Holy Spirit à Goddard, au Kansas, s’est associé à Kansans for Life pour organiser une campagne de biberons à la paroisse Church of the Holy Spirit. La campagne de cinq semaines a permis de récolter plus de 1 900 $.

DES CITROUILLES POUR LE BIEN

Le Conseil 12900 Victory de Columbus, en Ohio, a recueilli plus de 1 000 $ de sa vente annuelle de citrouilles à la paroisse Our Lady of Victory. Les fonds ont servi à soutenir la fondation Heinzerling et la maison Misericordia, deux organismes qui offrent des services aux personnes ayant des déficiences sur le plan du développement. Les citrouilles non vendues ont été données à la fondation Brian Muha.

Veuillez soumettre les activités de votre conseil à l’adresse knightsinaction@kofc.org

Les Chevaliers locaux, accompagnés de l’aumônier d’État, le père Elixander Torres Pérez, tiennent un drapeau des Chevaliers de Colomb à la paroisse San Benito à Rafael Freyre, Cuba. Les Chevaliers ont livré plus de 317 kg de denrées, de médicaments et de fournitures d’hygiène aux familles touchées par l’ouragan Melissa.

Le conseiller fraternel Vincent D’Souza (à gauche) et Rolando Lagmay du Conseil 11752 St. Leonard’s à Ottawa, en Ontario, trient plus de 500 paires de lunettes données par les membres de la paroisse St. Leonard et des écoles de la région. Les lunettes seront envoyées à Cordon, aux Philippines, le village natal de Rolando, où un conseil local des Chevaliers de Colomb et une clinique les distribueront.

Erwin Canciller (à gauche) et Sean O’Malley du Conseil 15052 St. Benedict à Chicago préparent des beignes pour le dîner aux beignes du dimanche à la paroisse St. Benedict. Le conseil organise l’événement plusieurs fois par année et a recueilli plus de 1 200 $ pour des dons de bienfaisance lors du plus récent événement.

EN BAS : Photo par Karen Callaway

Des membres du Conseil 17671 Saint Rémi à Colombes portent leur bannière du conseil et une statue de Marie alors qu’ils mènent une procession d’environ 200 personnes lors de la fête de l’Immaculée Conception. Les Chevaliers ont organisé plusieurs processions en France, attirant des milliers de participants.

Des Chevaliers du Conseil 15415 Blessed Józef Jankowski, à Nakło nad Notecią, et leurs épouses se rassemblent sur la place de la ville pour chanter des chants de Noël après le défilé des trois Rois Mages de Nakło. Le conseil a collaboré avec trois paroisses locales pour organiser l’événement auquel ont participé environ 1 000 personnes.

Les Chevaliers du Conseil 13330 Nuestro Señor de Tabasco à Villahermosa, au sud du Mexique, distribuent environ 120 jouets aux enfants de la région lors d’une célébration de la fête des Rois lors de l’Épiphanie.

Des membres Conseil 3106 Cebu Metropolitan Cathedral à Cebu City, aux Visayas, transportent des dons à la paroisse San Isidro Labrador après un séisme qui a secoué le nord de Cebu le 30 septembre. Le tremblement de terre a touché près de 750 000 personnes, faisant plus de 75 morts et déplaçant des dizaines de milliers de personnes. Le Conseil 3106 a aidé à distribuer 1 200 colis comprenant des denrées, des trousses d’hygiène, de l’eau et d’autres articles aux familles dans le besoin.

Photo par
Mexique

OFFICIAL MARCH 1,

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Photo by Matthew Barrick

Chevaliers de la charité

Chaque jour, il est donné aux Chevaliers à travers le monde la possibilité de faire la différence, que ce soit à travers le service de leur communauté, la collecte de fonds ou la prière. Nous célébrons chaque Chevalier pour sa force, sa compassion et son dévouement à vouloir construire un monde meilleur.

Des membres du Conseil 18025 de la base interarmées Pearl Harbor-Hickam, à Hawaï, transportent des troncs d’arbres abattus lors du récent nettoyage effectué par le conseil au monastère du Carmel de la Sainte-Trinité à Kaneohe. Depuis juillet 2022, les Chevaliers effectuent l’entretien mensuel des lieux et divers travaux d’aménagement paysager au monastère. Le conseil a également versé plus de 7 000 $ pour soutenir les sœurs carmélites qui y résident.

Envoyez-nous les photos de votre conseil pour la rubrique «Chevaliers à l’œuvre».

Les photos, avec une description, peuvent être envoyées par courriel à knightsinaction@kofc.org .

« Je n’arrivais pas à me défaire de cette douce attirance. »
‘Jesus crucified does not disappoint.’

À l’université, je me suis de plus en plus retrouvé à suivre mécaniquement les rituels de ma foi catholique. Dieu me semblait lointain, mais c’était moi qui m’éloignais de lui.

From a young age, I desired to be noticed by Jesus in a particular way. By age 13, Good Friday left me with an ache to suffer with the crucified Lord. At age 16, I read the Song of Songs and declared, “I want a love like that.” Jesus became my first love. Though I was open to religious life, I also loved the idea of marriage.

Un moment décisif est survenu lors de mes études en génie alors que je voyageais à l’étranger. Je me suis senti attiré à aller à la messe, et après avoir reçu l’Eucharistie ce jourlà, mes yeux se sont soudain ouverts à l’amour immense que le Seigneur portait pour moi.

In college, I replaced Jesus as the center of my life with the man I thought I’d marry. Deep down, I felt Jesus’ claim on my life and fought against him for it, in restless pursuit of a tangible spouse.

En même temps, Dieu a déposé dans mon cœur l’appel à la prêtrise, et j’ai lutté avec cela durant les années qui ont suivi. Même si je possédais tout ce que je pensais nécessaire pour être heureux, je n’arrivais pas à me défaire de cette douce attirance qui habitait mon cœur.

But Jesus brought me to surrender. In the Eucharistic presence of the divine bridegroom — “the fairest of the sons of men” (Ps 45:2) — the attraction of all earthly bridegrooms faded away. Jesus gave himself entirely for me on the Cross; I now yearned to give my whole self to him.

L’exemple des prêtres saints a joué un rôle important dans mon discernement. J’ai vu que l’appel de Jésus, « Sois le berger de mes brebis » (Jn 21:17), jaillit de son invitation personnelle : « Suis-moi! » (Jn 1:43). Mon « oui » à Jésus est devenu plus sûr lorsque j’ai décidé de le suivre de tout mon cœur.

Today, as a Passionist nun, I stand at the foot of the Cross, wedded to Redeeming Love. Jesus crucified does not disappoint. He is the fairest bridegroom of all.

Maintenant que je suis ordonné prêtre depuis quatre ans, j’éprouve une grande joie à inviter d’autres à la vocation de disciple et à les nourrir de sa parole et de ses sacrements.

Sister Maria Faustina Carmichael

Père Michel Quenneville

Passionist Nuns of St. Joseph Monastery Whitesville, Kentucky

Archidiocèse de Kingston Conseil 9652 St. Paul the Apostle Kingston (Ontario)

Photo par Nadia Molinari

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