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Columbia Mars 2012

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CHEVALIER S DE CO LOMB

M ARS 2012

COLUMBIA « L’Église propose son enseignement moral comme un message non seulement de contrainte, mais de libération. » Benoît XVI


P RO T É G E Z VOT R E

C E Q U I VO U S E S T L E P L U S C H E R V I E . V O T R E FA M I L L E . V O T R E AV E N I R .

Aucune compagnie d’assurance d’Amérique du Nord n’est mieux cotée que les Chevaliers de Colomb Trouver un agent en visitant le site kofc.org ou en téléphonant au 1-800-345-5632 ASSURANCE VIE

A S S U R A N C E I N VA L I D I T É

S O I N S D E LO N G U E D U R É E

RENTES


C H E VA L I E R S D E C O LO M B

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mars 2012 ♦ Volume 92 ♦ numéro 3

COLUMBIA articles

8 Au service de la dignité Depuis près de 50 ans, les Chevaliers du New Jersey viennent en aide aux adultes aux prises avec des troubles du développement. PAR CHRIS DONAHUE

12 « Un rôle crucial à jouer » Dans une allocution sans précédent, le pape Benoît XVI a publiquement dénoncé les graves menaces qui pèsent sur la liberté de culte aux États-Unis.

16 La formation internationale de l’abbé McGivney Jeune séminariste au Québec, Michael McGivney ne rêvait même pas de l’héritage qu’il y laisserait. PAR JOSEPH WYLLIE GOSKI ET MARC NADEAU

21 Estomacs comblés, cœurs comblés Animés par la charité et la fraternité, des Chevaliers préparent de la nourriture afin de soutenir leurs communautés et de rapprocher les gens. PAR PATRICK SCALISI

24 Saint Joseph, un père des pères Grâce à son amour pour Marie et Jésus, la fidélité et la pureté de saint Joseph servent d’exemple à tous les pères chrétiens. PAR L’ABBÉ FREDERICK J. MILLER

Raffaelo Sanzio a peint la Transfiguration, sur laquelle nous méditons dans le quatrième mystère lumineux du rosaire ainsi que dans l’évangile lu le deuxième dimanche du carême. Voir en page 4 pour en savoir plus.

rubriques 3

Construire un monde meilleur Seule une morale enracinée dans l’amour peut affronter avec justesse les défis politiques et économiques de dimension mondiale. PAR LE CHEVALIER SUPRÊME, CARL A. ANDERSON

scala / art resource, nY

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Apprendre la foi, vivre la foi En contemplant la majesté du Christ, resplendissante dans son humanité même, nous nous trouvons devant une vision de la gloire à venir. PAR MGR. WILLIAM E. LORI,

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Nouvelles des Chevaliers Les Chevaliers à la Marche pour la vie; selon un sondage une majorité d’Américains souhaiterait des restrictions à l’avortement • Les Chevaliers invités à continuer d’agir au profit de la liberté de culte • Le Département des forêts a tranché : la statue de Jésus peut rester

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Des pères pour bien faire Notre vie de foi implique que nous soyons prêts à prendre des risques et à sincèrement prier « Que Ta volonté soit faite » PAR GREG WILLITS

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Chevaliers à l’œuvre Application de nos degrés

AUMÔNIER SUPRÊME

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É D I TO R I A L

COLUMBIA ÉDITEURS

PENDANT LE carême, la liturgie rappelle le récit évangélique de la Transfiguration, où Jésus amène Pierre, Jacques et Jean sur le sommet de la montagne pour prier et où il leur révèle sa gloire (cf. p. 4). D’après saint Luc, les trois apôtres s’étaient endormis et se sont réveillés en apercevant le Christ glorifié s’entretenant avec Moïse et Élie (cf. Luc 9, 32). Cet épisode préfigure ce qui doit arriver et y prépare les apôtres. Après la Dernière Cène, de nouveau Jésus mène Pierre, Jacques et Jean sur la montagne pour prier. Cette fois, ce n’est pas la divinité du Christ qui se manifeste, mais son humanité. C’est en agonie qu’il prie son Père, et sa sueur devient comme des gouttes de sang (cf. Luc 22, 44). Encore une fois, Jésus réveille ses disciples qui se sont endormis et leur dit : « Levezvous et priez, pour ne pas entrer en tentation » (Luc 22, 46). Pendant que l’Église fait l’observe du Carême, cette année, les catholiques des États-Unis deviennent de plus en plus conscients du besoin de rester vigilants face à l’adversité. En effet, le 19 janvier dernier, le pape Benoît XVI s’est exprimé devant des évêques des ÉtatsUnis en leur soulignant les « menaces graves » à la liberté religieuse qu’ils doivent affronter. Il ajoutait qu’il existe « un besoin de laïcs catholiques engagés, bien formés, dotés d’un sens critique aigu » pour affronter ces défis (cf. p.12). Le jour suivant, le département de la Santé et des Services sociaux des États-Unis ont publié un règlement fédéral sans précédent selon lequel les institutions et les personnes seraient contraintes de débourser les frais de stérilisation, de contraception et de médicaments abortifs (cf. page 7). Il en a résulté

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une réponse unifiée et forte de la part des catholiques et d’autres qui estiment que certaines mesures gouvernementales vont à l’encontre de la protection de la liberté religieuse et des droits relevant de la conscience. Les auteurs et les adeptes de ce mandat présument que la contraception et les abortifs constituent des soins de santé de base. Par contre, à la différence de réels traitements médicaux et des soins préventifs, ces éléments n’ont pas comme objet de favoriser la santé du corps ou de guérir ou de prévenir une maladie quelconque — ni la fertilité ni la grossesse ne sont une maladie. Alors que le débat entourant cette politique se poursuit, d’innombrables citoyens et organisations pourraient se retrouver face à un terrible dilemme : se conformer à une politique qui viole leurs croyances, faire face à des pénalités démoralisantes, ou cesser de servir le bien commun. La controverse soulevée par le département fédéral se trouve le plus récent des défis posés à la liberté religieuse et aux droits de conscience, et d’autres suivront certainement. Le temps du Carême nous rappelle que nous sommes appelés à rester vigilants et disciplinés, à pratiquer la charité et à fréquenter le Seigneur dans la prière. À cette période de l’année, les Chevaliers se tournent spécialement vers le témoignage engagé du vénérable Michael McGivney et de saint Joseph (cf. pages 18 et 24). Imitant des pères dans la foi, nous demandons la grâce d’être préservés des épreuves de foi inutiles et le courage de suivre le Christ où qu’il nous mène.♦ ALTON J. PELOWSKI DIRECTEUR DE RÉDACTION

ADMINISTRATEURS SUPRÊMES CHEVALIER SUPRÊME Carl A. Anderson AUMÔNIER SUPRÊME Mons. William E. Lori, S.T.D. DÉPUTÉ CHEVALIER SUPRÊME Dennis A. Savoie SECRÉTAIRE SUPRÊME Charles E. Maurer Jr. TRÉSORIER SUPRÊME Logan T. Ludwig AVOCAT SUPRÊME John A. Marrella ________ RÉDACTION DIRECTEUR DE RÉDACTION Alton J. Pelowski alton.pelowski@kofc.org RÉDACTEUR EN CHEF ADJOINT Patrick Scalisi patrick.scalisi@kofc.org ASSISTANT À LA DIRECTION ARTISTIQUE ET ÉDITORIALE Brian Dowling brian.dowling@kofc.org

L’abbé Michael J. McGivney (1852-90), Apôtre de la jeunesse, protecteur de la vie familiale et fondateur des Chevaliers de Colomb, intercédez pour nous. ________ POUR COMMUNIQUER AVEC NOUS PAR LA POSTE: COLUMBIA

Knights of Columbus 1 Columbus Plaza New Haven, CT 06510-3326 TÉLÉPHONE: 203.752.4398 TÉLÉCOPIEUR: 203.752.4109 COURRIEL: columbia@kofc.org NOTRE SITE INTERNET: kofc.org SERVICE Å LA CLIENTÈLE: 1.800.380.9995 ________ SI VOUS DÉMÉNAGEZ Prévenez votre conseil. Envoyez votre nouvelle adresse et votre étiquette à: Dept. of Membership Records [service de dossiers de membres], PO Box 1670, New Haven, CT, 06507-0901, USA, ou par courriel à columbia@kofc.org ________ Copyright © 2011 Tous droits réservés ________ EN PAGE COUVERTURE Le pape Benoît XVI tient sa crosse durant la messe pontificale célébrée au stade « Nationals Park » à Washington, D.C., le 17 avril 2008.

CoVer: Cns photo/Karen Callaway

Levez-vous, priez et suivez

Chevaliers de Colomb ________


C O N S T RU I R E U N M O N D E M E I L L E U R

Notre témoignage moral Seule une morale enracinée dans l’amour peut affronter avec justesse les défis politiques et économiques de dimension mondiale par le Chevalier Suprême, Carl A. Anderson CETTE ANNÉE marque la quatrième année de la crise économique mondiale. Les chefs des gouvernements et du secteur financier continuent de proposer des « solutions de fortune » avec plus ou moins de succès, mais la confiance du public demeure très faible, et on note un manque de confiance envers les gouvernements et le monde des affaires. De toute évidence, il faut exercer une action juridique et technique. Toutefois, on ressent la nécessité d’apporter des changements de base plus importants afin de réaliser un développement économique durable. Les Américains croient que la boussole de la morale pointe dans la mauvaise direction, mais qu’elle peut encore se pointer de nouveau de manière à correspondre aux valeurs morales profondes des gens. Ce qui manque au discours public sur à la crise économique, au cours des dernières années, c’est une franche discussion sur le plan de ces valeurs. Sur ce plan, les catholiques ont un rôle très important à jouer sous la direction du pape Benoît XVI. Dans sa première encyclique, Deus Caritas Est, le pape Benoît expose la vision chrétienne fondamentale qu’il faut pour passer à l’action. Si nous disons que « Dieu est amour », nous affirmons beaucoup plus que dire simplement que Dieu agit parfois « par amour ». Si, vraiment, il est amour, c’est dire que chaque expression, chaque manifestation, chaque révélation de lui-même devient expression, manifestation et révélation d’amour. Donc, si la vie chrétienne constitue un appel à conformer sa vie à la volonté de Dieu, alors l’amour se fait le contexte non pas de quelques actions humaines seulement, mais de chaque action humaine. Nous percevons cette réalité dans

le commandement — « aimer son prochain comme soi-même » et dans l’admonition biblique qui déclare : « Si quelqu’un dit : « J’aime Dieu », alors qu’il a de la haine contre son frère, c’est un menteur. En effet, celui qui n’aime pas son frère, qu’il voit, est incapable d’aimer Dieu, qu’il ne voit pas » (1 Jn 4, 20). Dans sa plus récente encyclique, Caritas in Veritate, le pape Benoît écrit : « Le développement des peuples dépend surtout de la reconnaissance du fait que nous formons une seule famille » (53). Le pape nous rappelle que l’attitude chrétienne fondamentale envers notre prochain en est une de « fraternité » et de « famille ». La famille se trouve l’endroit où nous sommes d’abord appelés à nous aimer les uns les autres, où nous apprenons à faire un don sincère de nous-mêmes plutôt que de nous flouer les uns les autres et de « s’occuper que de sa propre personne ». En famille, nous vivons une expérience de « profond partage personnel » et nous apprenons que « je dois donner non seulement quelque chose de moi, mais moi-même » (Deus Caritas Est, 34). Pourtant, cette attitude de charité « fraternelle » ne peut se limiter à la vie familiale. Car, insiste le pape Benoît, elle est fondamentale au développement économique et à toute société civile. D’aucuns pourraient prétendre qu’il s’agit d’idéalisme ou de sentimentalité irréalistes. Toutefois, dans nos efforts en vue d’atteindre la justice économique, nous pourrions nous rappeler les leçons que nous a apprises la lutte pour la justice raciale. Le pasteur Martin Luther King, fils, a rappelé un jour : « La justice est en réalité l’amour sous forme de calcul. La justice c’est l’amour corrigeant ce

qui se révolte contre l’amour. » Ces paroles du pasteur King n’avaient rien de sentimental, puisqu’il se préparait à entrer en prison. Martin Luther King, et le pape Benoît nous rappellent toujours que l’amour est intrinsèque à la justice. Si nous aimons quelqu’un, nous insistons pour que cette personne soit traitée équitablement — non seulement au sein de notre famille, mais aussi de la société. L’amour se dresse comme condition de la justice. Cette prise de conscience se trouve au cœur de notre témoignage moral en tant que catholiques. En janvier dernier, le pape Benoît soulignait : « il est impératif que la communauté catholique des États-Unis tout entière se rende compte de graves menaces contre le témoignage moral public de l’Église que représente une laïcité radicale qui trouve une expression croissante dans les domaines politiques et culturels » (cf. p. 12). Cette laïcité radicale est en mesure de monter des barrières gouvernementales devant le témoignage public de l’Église, mais elle cherche également d’autres moyens d’exclure ce témoignage du discours public de la nation. Devant de tels défis, les 1,8 million de catholiques membres des Chevaliers de Colomb — des hommes reconnus pour leur témoignage moral public établi — ont un rôle important à jouer : nous devons tenir notre position de première ligne, manifestant en paroles et en actions que vraiment « Dieu est Amour ». Cela pourrait changer les choses. Vivat Jesus!

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APPRENDRE LA FOI, VIVRE LA FOI

La Transfiguration En contemplant la majesté du Christ, resplendissante dans son humanité même, nous nous trouvons devant une vision de la gloire à venir par Mgr. William E. Lori, Aumônier Suprême

LE DEUXIÈME dimanche de Carême, alors que l’Église se prépare, dans la prière, la pénitence et la charité, à la commémoraison solennelle de la mort et la résurrection du Christ, l’Évangile de ce jour nous propose le récit de la Transfiguration (cf. Mt 17, 1-9; Mc 9, 2-10; Lc 9, 28b-36). Bien que nous soyons en pleine période solennelle de repentir et d’abnégation, nous nous retrouvons en pleine contemplation du Seigneur qui, au sommet du Mont Tabor, révèle sa splendeur à Pierre, Jacques et Jean, en présence de Moïse et Élie. En méditant cette scène d’Évangile, nous amorçons le partage de l’expérience extraordinaire qu’ont vécue les Apôtres en entrevoyant la gloire divine cachée et en entendant proclamer la voix du Père que Jésus est son Fils bien-aimé. DE LA MORT À LA GLOIRE La préface du deuxième dimanche du Carême explique pourquoi cette page nous est proposée en plein temps de pénitence : « Après avoir prédit sa mort à ses disciples, il les mena sur la montagne sainte; en présence de Moïse et du prophète Élie, il leur a manifesté sa splendeur : il nous révélait ainsi que sa passion le conduirait à la gloire de sa résurrection. » Nous ne devrions pas considérer le Carême comme un temps de punition, mais comme une étape durant 4 ♦ COLUMBIA ♦

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laquelle nous ouvrons nos cœurs au don ultime de l’amour. Le Carême a pour objectif non seulement de vaincre quelques mauvaises habitudes, mais de nous permettre « d’être comblés de la grâce que tu réserves à tes fils et filles » (cf. 1 re Préface du Carême). En contemplant la gloire de Dieu « qui rayonne sur le visage du Christ » (2 Co 4, 6), nous constatons que dans le partage du Mystère pascal, nous mourons à nos péchés et nous arrivons, dans notre humanité, à refléter la grâce de Dieu. Même en cette vie, nous commençons de partager la grâce de la résurrection du Christ. La présence de Moïse et d’Élie signale aux Apôtres que Jésus représente la plénitude de la loi et des prophètes. Pourtant Jésus sait que la façon dont cette plénitude va se produire — à savoir, par sa passion et sa mort — ébranlera la foi de ses plus proches disciples. Il sait également que sa résurrection les étonnera encore davantage, au-delà de leur entendement. Dans sa transfiguration, Jésus laisse une marque durable dans les esprits et les cœurs de Pierre, Jacques et Jean. Jean écrit dans son Évangile : « Nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique » (Jn 1, 14). Et Pierre écrit à son tour : « Nous l’avons contemplé lui-même dans sa grandeur. Car il a reçu du Père

l’honneur et la gloire quand est venue sur lui, de la gloire rayonnante de Dieu, une voix qui disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en lui j’ai mis tout mon amour. » Cette voix venant du ciel, nous l’avons entendue nous-mêmes quand nous étions avec lui sur la montagne sainte » (2 Pierre 1, 16-18). DÉBORDEMENT D’AMOUR Puisque la Transfiguration a joué un rôle fondateur dans la formation à la foi des Apôtres, ainsi que dans l’ensemble de la configuration de la vie chrétienne, l’Église désigne une journée particulière, le 6 août, pour la célébration de ce mystère. En contemplant l’humanité glorifiée du Christ, nous repérons la grandeur extrême de notre vocation de baptisés. La gloire que Jésus manifeste au Tabor se révèle la même que la gloire répandue dans le monde, grâce au don total d’elle-même que prodigue la Trinité. Ce même amour nous est généreusement offert dans la Parole de Dieu et les sacrements. C’est également l’amour que nous ressentons dans les vies des saints et saintes et chez les personnes qui, à l’aide de la grâce de Dieu, s’efforcent de vivre en témoins de la vérité proclamée par l’Évangile. Un tel amour nous accorde le moyen d’aimer Dieu pardessus tout et, comme Dieu nous


LEARNING THE FAITH, LIVING THE FAITH

aime, notre prochain. Lorsque nos vies sont immergées dans l’amour divin et que nous en sommes façonnés, nous devenons resplendissants quelque peu de la gloire de Dieu! Comme le laisse entendre saint Paul, nous glorifions Dieu dans nos corps (cf. 1 Co 6, 20). Le bienheureux pape Jean-Paul II comprenait qu’il ne suffisait pas de faire mémoire de la Transfiguration deux fois par année. Lui-même le mentionne souvent. Par exemple, il en traite en soulignant que les personnes qui suivent les conseils évangéliques de pauvreté, de chasteté et d’obéissance vivent des

INTENTIONS DU

vies « le langage éloquent d’une existence transfigurée, capable de surprendre le monde » (cf. Vita Consecrata, 20). Comme il se doit, la Transfiguration occupe une place centrale dans les mystères lumineux du rosaire. Dans sa lettre apostolique Le Rosaire de la Vierge Marie, Jean-Paul II l’appelle « le mystère de lumière par excellence » (21). Bien que la Bienheureuse Vierge Marie n’ait pas été présente à la Transfiguration, il nous aide à contempler le visage transfiguré du Christ. Après tout, personne n’a écouté plus attentivement la voix de son fils que Marie. Personne n’a

vécu plus totalement les Béatitudes, n’a suivi plus pleinement sa vocation à l’amour, ou n’a partagé plus totalement le mystère de la Croix et la gloire de la Résurrection. Exempte de tout péché dès sa conception et harmonisée à la volonté salvatrice de Dieu même au cœur de la souffrance, Marie a mené une vie transfigurée continue d’émerveiller le monde : Toutes les générations la dirons bienheureuse (cf. Luc 1, 48). Que la glorieuse Vierge Marie, Mère de Dieu, nous conduise à partager la gloire de Dieu émanant du visage de son Fils et à en devenir le reflet!♦

L ’ H O M M E C AT H O L I QU E D U M O I S

S A I N T- P È R E

Offertes en solidarité avec le pape Benoît XVI GÉNÉRALE : Pour que la contribution des femmes au développement de la société soit pleinement reconnue dans le monde entier.

PoPe: Cns photo/Paul Haring — KIno: arizona Historical society

MISSIONNAIRE : Pour que le Saint-Esprit accorde la persévérance à ceux qui, particulièrement en Asie, sont discriminés, persécutés et mis à mort à cause du nom du Christ.

Le père Eusebio Kino (1644-1711) EUSIBIO Francisco Kino est né sur le territoire qui constitue l’Italie actuelle et a étudié en Autriche. Après s’être relevé d’une maladie extrêmement grave à l’âge de 18 ans, il entre chez les jésuites et poursuit ses études en Allemagne. Il désire être missionnaire en Orient, mais après son ordination, ses supérieurs l’envoient dans le Nouveau Monde. Après s’être installé au Mexique avec des compagnons jésuites en 1681, le père Kino établit la première église catholique dans le désert du Sonoran. Il fonde par la suite deux douzaines de missions et de visitas un peu partout dans le nord du Mexique et dans la région où se trouvent l’Arizona et la Californie actuels. Habile mathématicien et cartographe, il trace une région de quelque 129 490 km2 au cours de ses expéditions et est nommé cosmographe royal. Le père Kino compatit avec les autochtones, luttant pour leurs droits et leur enseignant les vérités de la foi. « La moisson de ce très grand nombre d’âmes est prête, » écrit-il dans un mémoire, « durant l’année entière ils parcourent de grandes distances de 50, 100, 150 lieues et plus encore pour me voir et me prier d’aller les baptiser. » Il leur enseigne égale-

ment les pratiques de l’agriculture et de l’élevage à l’européenne, s’oppose aux travaux forcés auxquels sont condamnés les autochtones dans les mines d’argent exploités par les Espagnoles et travaille à établir la paix entre les tribus autochtones. Le 15 mars 1711, le père Kino meurt à Magdelena, Sonoro, au Mexique. Ses restes ont été découverts en 1966 et la cause de sa canonisation a été inaugurée l’année suivante. En 2006, il est nommé serviteur de Dieu. Quand le bienheureux Jean-Paul II visitait Phoenix en 1987, il a noté que, « Avec une abnégation personnelle hors pair, le père Kino a travaillé infatigablement à établir des missions dans cette région, pour que l’Évangile du Seigneur puisse prendre racine parmi les peuples établis en ces lieux. »♦

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N O U V E L L E S D E S C H E VA L I E R S

Les Chevaliers à la Marche pour la vie; selon un sondage une majorité d’Américains souhaiterait des restrictions à l’avortement

Un groupe de Chevaliers étudiants figurait parmi les milliers de participants à la 39e Marche annuelle pour la vie, qui s’est déroulée à Washington, D.C. DES CHEVALIERS de partout aux États-Unis se sont joints à des centaines de milliers de jeunes gens, le 23 janvier dernier à Washington, D.C., pour participer à la 39e Marche annuelle pour la vie ainsi qu’aux diverses activités qui y sont reliées. Mais avant de braver ainsi le temps froid et pluvieux, les Chevaliers étudiants ont parrainé une conférence pro-vie à l’université Georgetown, alors qu’un nouveau sondage commandité par les C de C venait de montrer qu’une majorité d’Américains souhaite qu’on restreigne de manière significative l’avortement. Le samedi soir 21 janvier, l’Aumônier suprême et évêque William E. Lori, de Bridgeport, au Connecticut, a célébré la messe d’ouverture de la 13e Conférence annuelle Cardinal O’Connor sur la vie, coparrainée par le Conseil 6375 Georgetown University. « Il ne suffit pas pour nous d’être pro-vie intellectuellement et politiquement », dit Mgr. Lori dans son homélie. Nous devons embrasser l’Évangile de la vie du plus profond de nos âmes, de manière à ce que celui-ci nous transforme continuellement. » Le lendemain, la conférence s’est poursuivie avec une allocution prononcée par Mgr. Charles J. Chaput, o.f.m. cap, de Philadelphie. « Ce que nous souhaitons aujourd’hui que vous rapportiez chez vous, à la maison, c’est cette idée : Ne baissez jamais les bras devant les défis que pose la Marche pour la vie, a dit l’archevêque Chaput. Peu importe le temps que cela prendra, peu importe le nombre de fois où vous participerez à la Marche — cela demeure à jamais important, éternellement. Grâce à vous, des jeunes femmes vont choisir la vie ; or cette nouvelle vie va bénéficier pour toujours de l’amour de Dieu. » 6 ♦ COLUMBIA ♦

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Plus tard ce soir-là, des Chevaliers du District de Columbia ont servi de placiers lors de la messe d’ouverture de la Vigile nationale de prière pour la vie, en la basilique du sanctuaire national de l’Immaculée-Conception. Des milliers ont assisté à l’office, célébré par le cardinal Daniel N. DiNardo, de Galveston-Houston, et concélébré par 4 cardinaux, 31 évêques et 300 prêtres. Par ailleurs, un sondage Chevaliers de Colomb/Marist publié le 23 janvier, le jour de la Marche pour la vie, a montré que 79 pour cent des Américains souhaitent qu’on interdise l’avortement après le premier trimestre de la grossesse. Plus de la moitié des répondants ne permettraient l’avortement — ultimement — qu’en cas de viol, d’inceste ou pour sauver la vie de la mère — ou l’interdiraient carrément. « Près de quatre décennies après les jugements Roe c. Wade et Doe c. Dolton de la Cour suprême, qui ont pratiquement légalisé l’avortement, ces décisions continuent à être décalées par rapport à ce que croit une vaste majorité d’Américains, de dire le Chevalier suprême Carl A. Anderson. Loin d’avoir réglé un problème, le raisonnement de la Cour en matière d’avortement et dans Roe et Doe ne convient pas aux yeux de la plupart de nos concitoyens. Une fois dépassée la catégorisation en pro-vie et en pro-choix, les sondages font ressortir une unité fondamentale au sein de la population, en faveur de restrictions significatives à l’avortement. » Le sondage du 23 janvier a également révélé que 84 pour cent des Américains estiment que des lois peuvent protéger tant la vie de l’enfant à naître que la santé et le bien-être de sa mère. Par rapport à une enquête similaire menée il y a deux ans, cela dénote une augmentation (3 %) du nombre de répondants qui estiment que et la mère et l’enfant peuvent être légalement protégés.♦


N O U V E L L E S D E S C H E VA L I E R S

Les Chevaliers invités à continuer d’agir au profit de la liberté de culte UN NOUVEAU règlement publié le 20 janvier par le Département américain de la santé et des services sociaux a donné aux institutions catholiques jusqu’en août 2013 avant de se voir éventuellement forcées d’inclure, dans leurs programmes d’assurance, toutes les méthodes de contraception et procédures de stérilisation approuvées par la Food and Drug Administration (FDA), y compris plusieurs médicaments qui provoquent l’avortement. Tel que stipulé à l’origine par le projet de loi, les individus et les groupes ayant des objections morales ou religieuses — y compris des hôpitaux, des universités et des organismes caritatifs catholiques — n’auraient donc pas le choix de souscrire ou d’offrir une telle couverture. Mais voilà que face à l’opposition vigoureuse et unifiée, notamment, des évêques américains, l’administration a annoncé le 10 février qu’elle révisait sa position afin de tenir compte des objections énoncées. « Les femmes pourront se voir remboursées la contraception directement par les compagnies d’assurances, sans que les organisations religieuses qui s’y opposent ne soient impliquées dans le processus », déclare le président Obama, ajoutant que les compagnies d’assurances allaient devoir « donner sans frais accès à la contraception aux assurées qui le désirent ». Par suite de cette annonce du 10 février, la Conférence des évêques catholiques des États-Unis s’est dite préoccupée, et elle a finalement rejeté le compromis proposé. « Nous notons que le manque de clarté dans la protection offerte aux utilisateurs-clés — aux employeurs religieux autoassurés ; aux employeurs séculiers et religieux à but lucratif ; aux employeurs séculiers sans but lucratif ; aux assureurs religieux ; et aux individus — est inacceptable et on doit y remédier », déclarent les évêques. « Et dans les cas où l’employé et l’assureur s’entendent pour avaliser cette couverture répréhensible, ladite couverture s’inscrit néanmoins en tant que partie intégrante du plan de l’employeur qui s’objecte, [et elle est] financée de la même façon que le reste de la couverture offerte par l’employeur réticent. » La proposition du 10 février « renforce la coercition du gou-

En réponse à l’appel lancé par les évêques américains, les Chevaliers sont invités à contacter leurs représentants élus au Congrès et à leur indiquer qu’ils sont en faveur de la liberté de conscience, en matière de soins médicaux. vernement à l’encontre des croyants et des groupes, violant ainsi leurs plus profondes convictions », poursuivent les évêques. « La seule solution complète à ce problème lié à la liberté de culte est, pour le ministère concerné, d’abroger ce règlement permettant d’offrir de tels services répréhensibles. » Tandis que la situation évolue et que le débat se poursuit, les Chevaliers et leurs familles sont invités à continuer à envoyer un message clair à leurs représentants élus au Congrès. Le but : leur demander de coparrainer un projet de loi pour le respect des droits de la conscience (H.R. 1179/S. 1467). Ce projet bipartite ferait en sorte que le règlement fédéral ne pénalise pas les catholiques ni ne fait preuve de discrimination à leur égard. Le Chevalier suprême Carl A. Anderson, dans un récent message aux députés d’État, a déclaré : « Les délégués à notre 129e Congrès suprême, à Denver, l’an dernier, ont à l’unanimité adopté une résolution nous engageant à appuyer la liberté de conscience en matière de soins médicaux. Le temps est venu, aujourd’hui, de transformer cet engagement en réalité concrète. »♦

CaPITol: Cns photo/Jonathan ernst, reuters

Le Département des forêts a tranché : la statue de Jésus peut rester LES CHEVALIERS de Colomb ont remporté leur appel d’une décision du Service des forêts qui aurait forcé l’enlèvement d’un monument commémoratif militaire près de Whitefish, au Montana. Érigée en l’honneur des combattants de la 10e Division de montagne lors de la Seconde Guerre mondiale, la statue de Jésus grandeur nature était entretenue par les Chevaliers depuis 1954. Le 31 janvier dernier, le Service des forêts a ainsi renou-

velé le permis des Chevaliers pour 10 ans, citant au passage l’importance de la statue « aux yeux de la communauté, en raison de son héritage historique ». La légitimité de la présence de cette statue avait été contestée par la fondation « Freedom from Religion » (Libérez-nous de la religion). Le 7 février cette fondation, basée dans le Wisconsin, a formellement déposé une action en justice contre le Service des Forêts.♦ MARS 2012

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AU SERVICE DE LA DIGNITÉ Depuis près de 50 ans, les Chevaliers du New Jersey viennent en aide aux adultes aux prises avec des troubles du développement par Chris Donahue Photographie de Rich Green

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ans une salle d’activités du Centre Gruenert, un lieu de formation pour adultes administré par l’Office du New Jersey pour les personnes handicapées (OPH, une organisation catholique), Peter Solensky, assis à une table, s’applique à mettre des brosses à dents dans des fentes pratiquées dans une tasse en plastique. Cela aide cet homme d’âge moyen, atteint d’une déficience intellectuelle, à se préparer pour faire un travail rémunéré, comme déposer des envois à la poste ou déchiqueter des documents pour le compte d’entreprises ou d’organisations locales. Il vit à la Finnegan House, à Oak Ridge, l’un des onze établissements gérés par l’OPH. Peter est en grande partie autonome, sauf qu’il a besoin d’aide pour, par exemple, cuisiner ou prendre ses médicaments. Tandis qu’il se concentre sur sa tâche avec les brosses à dents, Bill Rudloff, membre du Conseil 588 Marquette, à Sparta, se dirige vers lui. Levant les yeux et apercevant son ami, Peter Solenski sourit et tend la main. « Il a fallu plus d’un an avant qu’il ait assez confiance pour me donner la main, raconte Bill Rudloff. Alors à chaque fois que j’entre ici, je m’arrange pour lui taper dans la main ou la lui serrer, tout en guettant son sourire. » Rattaché à l’agence Catholic Charities du diocèse de Paterson, l’Office pour les personnes handicapées s’occupe de clients comme Peter depuis maintenant cinq décennies. L’Office prend soin de 74 hommes et femmes vivant dans des foyers de groupe et des appartements supervisés, et de 51 autres personnes au Centre Gruenert. Bill Rudloff est l’un des nombreux Chevaliers qui travaillent sur le site même ou qui s’y rendent à titre bénévole, en tant que coordonnateur, professeur ou mentor. En plus de ses 12 ans de service au sein du conseil d’administration, Bill Rudloff a également donné de son temps pour plusieurs activités à la Wallace House de Sparta, l’un des neuf foyers de groupe de l’Office. Il a notamment emmené des clients pêcher, à des matchs de baseball et même, puisqu’il est moniteur de ski, jusque sur les pentes. Il a par ailleurs déjà recruté deux experts afin d’aider des clients à confectionner des fusées modèle réduit, avec l’accord du service d’incendie local. « Le personnel en poste au foyer est phénoménal, et nos clients sont

En haut : John montre sa chambre à Bill Rudloff dans la Alexander House, un foyer de groupe géré par l’Office du New Jersey pour les personnes handicapées. Ci-dessous, à gauche : Bill Rudloff au Centre Gruenert en compagnie des clients Anthony et Kelly. • John, un résidant de la Alexander House, en compagnie de Bill Rudloff et de Scott Milliken, directeur général du DPD. • Bill Rudloff et Mindy en train de peindre une décoration en céramique.


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si gentils, si ouverts, indique le principal intéressé. Avec les années, nous avons développé des liens avec plusieurs d’entre eux. Lorsque la Wallace House a été consacrée, notre Conseil a préparé le souper pour les clients. Deux d’entre eux ont par la suite joint nos rangs, devenant à la fois membres d’une équipe et parties prenantes de la communauté. » UNE PRÉSENCE VISIBLE Les Chevaliers appuient l’OPH depuis 1965, alors que le père Jack Wehrlen fondait l’Office à Clifton, explique Chris Brancato, directeur du développement et des relations publiques pour l’organisme. L’une des premières personnes contactées par le père Wehrlen a été Fred Conforti, un Chevalier local, qui s’est aussitôt engagé à aider du mieux qu’il pouvait. En seulement un peu plus de cinq ans, le soutien des Chevaliers a permis à l’OPH d’ouvrir son premier foyer de groupe à Clifton, la Murray House. C’est du reste le plus ancien établissement du genre de tout l’État, dit Chris Brancato, qui est également membre du Conseil 3835 Our Lady of the Highway, à Little Falls. Avant les années 1970, les adultes handicapés physiquement ou intellectuellement étaient institutionnalisés dans des centres gouvernementaux ou privés, ou encore ils vivaient au sein de leurs familles. Si le premier centre géré par l’État du New Jersey a vu le jour en 1888, il a fallu attendre 1978 pour voir déployés les premiers efforts pour désinstitutionnaliser les personnes handicapées. Les clients sont mieux traités à l’OPH que dans une institution gérée par l’État ou dans un hôpital parce qu’ils bénéficient d’attentions plus personnalisées, selon le directeur général de l’OPH, Scott Milliken, qui est aussi membre du Conseil 5510 Joseph F. Lamb, à Oak Ridge. « Dans un environnement institutionnel typique, on compte en gros un employé pour 10 à 15 résidents. Tandis qu’à l’OPH, dans un environnement davantage de type communautaire, ce rapport s’établit plutôt à 1 pour 2 ou 1 pour 3, tout au plus » d’précise le directeur Milliken, ajoutant que l’approche communautaire s’avère par ailleurs moins coûteuse. Selon Joanna Miller, directrice générale adjointe à l’OPH, les clients bénéficient par ailleurs de meilleurs soins médicaux. « Les gens ont une plus grande espérance de vie dans l’environnement communautaire, dit-elle, et cela permet de favoriser une meilleure intégration (à la communauté en général) et une meilleure socialisation, ce qui en retour améliore leur qualité de vie. » Afin d’appuyer l’œuvre poursuivie par l’OPH, les Chevaliers de Colomb ont réuni plus de 2 millions $ depuis 1965. Un soutien, selon Chris Brancato, qui dépasse celui de « toute autre entreprise ou de tout individu ». Chaque année, les Chevalier contribuent pour environ 100 000$ au budget de 7 millions $ de l’OPH, qu’appuient également les instances d’État et fédérales. Les Conseils de tout le New Jersey y vont de leur contribution. « L’argent supplémentaire explique en partie pourquoi les foyers sont bien entretenus et ont fière allure, et pourquoi aussi nous pouvons maintenir nos programmes », souligne Scott Milliken. Les liens qu’entretiennent les Chevaliers avec l’OPH ne sont pas que financiers, toutefois. Ainsi, huit des 14 membres du conseil d’administration de l’OPH sont des Chevaliers, et de nombreux membres de ce conseil d’administration — tels que Bill Rudloff — font 10 ♦ C O L U M B I A ♦

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don de leur temps directement auprès de la clientèle de l’Office. Bill Rudloff indique que son engagement au sein de l’OPH a été inspiré par son curé, Mgr. Paul Knaur de la paroisse Our Lady of the Lake, à Sparta. À l’époque, Bill venait d’accepter de prendre sa retraite anticipée comme directeur de l’ingénierie chez AT&T, à l’âge de 55 ans. Mgr. Knaur lui demanda alors s’il serait intéressé à servir auprès de l’agence Catholic Charities. Lorsqu’il apprit que deux de ses amis travaillaient déjà avec l’OPH, Bill signa son engagement. « Je n’ai pas tout de suite travaillé au Centre Gruenert, dit-il. Ce n’est pas avant d’avoir mis sur pied des comités que j’ai commencé à me familiariser avec la clientèle et les responsabilités que nous devions assumer, tout en apprenant à mieux servir celle-ci. Je voulais d’abord pouvoir m’y rendre en me sentant tout à fait à l’aise, et en constatant que les clients étaient également à l’aise avec moi. » Or avec le temps, selon Bill Rudloff, les clients du Centre Gruenert se sont à ce point rapprochés de lui qu’il lui est devenu difficile de laisser tomber quoi que ce soit sans que tous s’en rendent compte. « Impossible aussi de quitter les lieux ou d’y arriver incognito, ils sont souvent là, à la fenêtre, qui m’envoient la main... » Les liens entre l’Ordre et l’OPH se reflètent également dans les noms choisis pour certains foyers, tels que la Columbus House et la Finnegan House, toutes deux situées à Oak Ridge. Cette dernière a été nommée ainsi en l’honneur de John Finnegan, ex-Grand Chevalier du Conseil 5510, et construite entièrement par des Chevaliers. Enfin, il y a aussi la Calabrese House, à Parsippany, cellelà nommée en l’honneur de l’ex-député d’État Dominick Calabrese (1988-1990) et qui témoigne de l’engagement de ce dernier au profit de l’OPH. Avant de devenir député d’État, en 1988, Dominick Calabrese a été actif au sein du DPD durant plusieurs années. Il s’est donné à fond au profit des personnes aux prises avec un handicap physique ou intellectuel, et a également contribué au paiement des hypothèques contractées par les foyers de groupe. Hélas, lors d’un événement tenu par l’OPH en 1997, alors qu’il présentait un plan destiné à recueillir des fonds pour un nouvel établissement, Dominick Calabrase a été foudroyé par une crise cardiaque fatale. La tragédie n’a cependant pas empêché les Chevaliers de poursuivre son œuvre. Peu après, la fédération Paterson des Chevaliers de Colomb, qui regroupe 55 Conseils à travers le diocèse, a mis sur pied le projet « Le rêve de Dominick », afin de réunir quelque 200 000$ voués à la construction d’un nouvel établissement de l’OPH ainsi qu’au maintien de ses divers programmes. LA FONDATION DE LA FOI Au Centre Gruenert, les clients tels que Peter Solensky travaillent à diverses tâches comme du publipostage, de l’emballage et du déchiquetage. La semaine, ils participent à des clubs de lecture et suivent des cours de céramique, de théâtre et de « scrapbooking ». Ils organisent également, entre autres choses, des collectes de nourriture au profit des démunis ainsi que de téléphones cellulaires, pour les militaires. Selon Scott Milliken, l’engagement des Chevaliers, de même que la mission de l’OPH dans son ensemble, tournent autour de la doctrine sociale catholique. « Une partie de notre mission consiste à traiter les gens avec dignité et respect, dit-il. Les gens appré-


Robert, qui réside à la Alexander House, joue de l’orgue avec Bill Rudloff à ses côtés. cient beaucoup d’apprendre que l’OPH est une organisation catholique, et dès lors que la dignité au travail est quelque chose d’important pour nous [...] Cela va de pair avec le fait que nous sommes tous des enfants de Dieu. » Thomas P. Ciborski, consultant au recrutement et aux programmes du Conseil suprême, dit que c’est l’exemple laissé par Dominick Calabrese qui l’a amené dans « la famille de l’OPH » en tant que membre du conseil d’administration, voilà 10 ans. Au début, raconte-t-il, il était un peu hésitant à approcher directement les clients, parce qu’il ne savait pas à quoi s’attendre. « Sauf que plus j’interagissais avec eux, plus je découvrais de merveilleuses personnes. Ils ont tous quelque chose à donner et ils aiment tous la vie, chacun à leur façon. » Thomas Ciborski indique que l’un des défis grandissants que doit relever l’Office, c’est celui du vieillissement de sa clientèle. Comme le soulignait la directrice générale adjointe Miller, les personnes handicapées vivent plus longtemps qu’avant, et l’OPH devra bientôt considérer mettre sur pied des services adaptés aux clients âgés. En dépit des obstacles, tant les bénévoles que le personnel voient l’avenir de l’OPH avec optimisme. À la fin de sa journée, Bill Rudloff a rendu visite aux clients de la Columbus House et de la Alexander House attenante, à Oak Ridge. Là, dans un salon, alors que les clients viennent de revenir du centre de formation Gruenert, Bill encourage Robert Walker,

68 ans, qui joue à l’orgue l’une des innombrables mélodies qu’il connaît. L’homme, qui n’a pas de famille et qui est à la charge de l’OPH quasi depuis la création de celui-ci, manie adroitement l’instrument, à l’aide d’un seul doigt. « Lorsqu’il se rend au centre local pour personnes âgées, les résidants ont hâte de le voir arriver », indique Bill Rudloff. Ce dernier sait de première main combien le travail de l’agence ainsi que la participation des Chevaliers reflètent un engagement à servir son prochain dans le besoin, surtout les pauvres et les vulnérables, tout en donnant à chacun la chance de faire réellement partie de la communauté. « Nous sommes beaucoup plus centrés sur la personne, ici, dit Scott Milliken. Chaque personne a des objectifs que nous l’aidons à atteindre. Ça peut sembler peu de chose, mais pour des gens qui étaient dans des environnements institutionnels auparavant, apprendre à dire « Bonjour ! » est un réel exploit. Cela leur demande parfois quelques mois avant d’oser, mais nous faisons tout pour les aider, un à un. » Pour offrir ses services, faire un don ou en savoir plus sur l’OPH, allez sur le site www.dpd.org.♦ CHRIS DONAHUE est journaliste à The Catholic Spirit, dans le diocèse de Metuchen, au New Jersey. Il est aussi membre du Conseil 7250 Our Lady of Lourdes, à Milltown.

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« Un rôle crucial à jouer » Dans une allocution sans précédent, le pape Benoît XVI a publiquement dénoncé les graves menaces qui pèsent sur la liberté de culte aux États-Unis.

NOTE DE LA RÉDACTION : Le 19 janvier dernier, le pape Benoît XVI a parlé aux évêques de Washington et des environs durant leur récente visite ad limina au Vatican.

votre nation, reposait sur une vision mondiale formée non seulement par la foi, mais par un engagement à l’égard de certains principes éthiques dérivant de la nature et du Dieu de la nature. Aujourd’hui, ce consensus s’est réduit considérablement devant Chers frères dans l’épiscopat, de nouveaux courants culturels puissants, qui ne s’opposent pas Je vous salue tous avec une affection fraternelle et je prie pour que seulement directement à divers enseignements moraux centraux ce pèlerinage de renouveau spirde la tradition judéo-chrétiituel et de communion approenne, mais qui sont toujours fondie vous confirme dans la foi plus hostiles au christianisme en et dans votre dévouement en tant tant que tel. ous constatons ici le que pasteurs de l’Eglise aux Pour sa part, l’Eglise aux Etats-Unis d’Amérique. Comme Etats-Unis est appelée, bon an besoin de laïcs catholiques envous le savez, j’ai l’intention au mal an, à proclamer un Evangile gagés, bien formés, dotés d’un cours de cette année de réfléchir qui ne propose pas seulement avec vous sur certains des défis des vérités morales immuables, sens critique aigu vis-à-vis de la spirituels et culturels de la noumais qui les propose préciséculture dominante et ayant le velle évangélisation. ment comme la clé du bonheur L’un des aspects les plus méhumain et du développement courage de combattre un sécumorables de ma visite pastorale social (cf. Gaudium et spes, 10). aux Etats-Unis a été l’occasion larisme réducteur qui voudrait Dans la mesure où certaines tenqu’elle m’a donnée de réfléchir dances culturelles actuelles condélégitimer la participation de sur l’expérience historique de tiennent des éléments qui liberté religieuse des Etats-Unis, veulent limiter la proclamation l’Eglise au débat public sur les et en particulier sur la relation de ces vérités, que ce soit en les questions qui déterminent entre religion et culture. Au renfermant dans les limites cœur de chaque culture, que d’une rationalité purement scil’avenir de la société américaine. cela soit perçu ou non, il existe entifique ou en les supprimant un consensus sur la nature de la au nom du pouvoir politique ou réalité et le bien moral, et donc de la loi de la majorité, elles sur les conditions du développement humain. En Amérique, ce représentent une menace non seulement pour la foi chrétienne, consensus, comme le garantissent les documents fondateurs de mais également pour l’humanité elle-même et pour la vérité plus 12 ♦ C O L U M B I A ♦

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Cns photo/Joshua robertsCns photo/mike Crupi, Catholic Courier

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profonde sur notre personne et notre vocation ultime, notre re- Le pape Benoît XVI a pris la parole à la Maison Blanche le 16 avril lation à Dieu. Lorsqu’une culture tente de supprimer la dimen- 2008, dans le cadre de sa visite apostolique aux États-Unis. sion du mystère ultime, et de fermer les portes à la vérité transcendante, elle s’appauvrit inévitablement et devient la proie tion, et comme la base de l’édification d’un avenir certain. comme l’a si bien perçu le regretté Pape Jean-Paul II, de lectures Le témoignage de l’Eglise est donc de par sa nature public: réductionnistes et totalitaires de la personne humaine et de la na- elle cherche à convaincre en proposant des thèses rationnelles ture de la société. dans le domaine public. La séparation légitime de l’Eglise et de Avec sa longue tradition de respect pour la juste relation entre l’Etat ne peut être interprétée dans le sens où l’Eglise devrait dela foi et la raison, l’Eglise peut jouer un rôle crucial pour s’op- meurer silencieuse sur certaines questions, et que l’Etat pourrait poser aux courants culturels qui, sur la base d’un individualisme choisir de ne pas accorder d’importance, ou de ne pas être lié, à exacerbé, tente de promouvoir la voix des croyants engagés pour des notions de libertés séparées déterminer les valeurs qui forde la vérité morale. Notre tradimeront l’avenir de la nation. tion ne se base pas sur une foi A la lumière de ces considéraaveugle, mais sur une perspective tions, il est impératif que la coml est impératif que rationnelle qui lie notre engagemunauté catholique des Etatsla communauté catholique ment en vue d’édifier une société Unis tout entière comprenne les véritablement juste, humaine, et graves menaces contre le tédes Etats-Unis tout entière prospère à l’assurance ultime que moignage moral public de l’Eglise l’univers possède une logique inque représente un sécularisme réalise les graves menaces térieure accessible à la raison huradical qui trouve une expression contre le témoignage moral maine. La défense par l’Eglise croissante dans les domaines polid’un raisonnement moral fondé tiques et culturels. La gravité de public de l’Eglise. sur le droit naturel se base sur sa ces menaces doit être clairement conviction que ce droit n’est pas évaluée à chaque niveau de la vie une menace à notre liberté, mais ecclésiale. Certaines tentatives un « langage » qui nous permet faites pour limiter la plus préde nous comprendre nous-mêmes et de comprendre la vérité de cieuse des libertés américaines, la liberté de religion, est une source notre personne, et ainsi, de faire un monde plus juste et plus hu- de préoccupation particulière. Vous avez été nombreux à signaler main. C’est pourquoi elle propose son enseignement moral que des efforts concertés ont été faits pour nier le droit à l’objection comme un message non seulement de contrainte, mais de libéra- de conscience des catholiques et des institutions catholiques, en ce

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qui concerne la coopération à des pratiques intrinsèquement mauvaises. D’autres m’ont parlé d’une tendance préoccupante à réduire la liberté religieuse à une simple liberté de culte sans garantie de respect pour la liberté de conscience. Une fois de plus, nous constatons ici le besoin de laïcs catholiques engagés, bien formés, dotés d’un sens critique aigu vis-à-vis de la culture dominante et ayant le courage de combattre un sécularisme réducteur qui voudrait délégitimer la participation de l’Eglise au débat public sur les questions qui déterminent l’avenir de la société américaine. La préparation de responsables laïcs engagés et la présentation d’une expression convaincante de la vision chrétienne de l’homme et de la société demeure une tâche prioritaire de l’Eglise dans votre pays; en tant qu’éléments essentiels de la nouvelle évangélisation, ces préoccupations doivent déterminer la vision et les objectifs des programmes catéchétiques à tous les niveaux. A cet égard, je voudrais mentionner avec reconnaissance vos efforts en vue de maintenir les contacts avec les catholiques engagés dans la vie politique et de les aider à comprendre leur responsabilité personnelle en vue d’offrir un témoignage public de leur foi, en particulier en ce qui concerne les grandes questions morales de notre temps: le respect de la vie, don de Dieu, la protection de la dignité humaine et la promotion de droits humains authentiques. Comme l’a souligné le Concile, et comme je l’ai moi-même répété au cours de ma visite pastorale, le respect pour la juste autonomie du domaine séculier doit également prendre en considération la vérité selon laquelle il 14 ♦ C O L U M B I A ♦

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n’existe pas de domaines d’affaires terrestres qui peut échapper à la référence au Créateur et à son autorité (cf. Gaudium et spes, 36). Il ne peut y avoir de doute qu’un témoignage plus important de leurs convictions profondes de la part des catholiques américains contribuerait dans une large mesure au renouveau de la société tout entière. Chers frères dans l’épiscopat, dans le cadre de ces brèves remarques, j’ai voulu aborder certaines des questions urgentes que vous devez affronter dans votre service de l’Evangile, ainsi que leur signification pour l’évangélisation de la culture américaine. Quiconque affronte ces questions de façon réaliste ne peut ignorer les difficultés authentiques que l’Eglise rencontre en ce moment. Pourtant, en vérité, nous pouvons être réconfortés par la conscience croissante du besoin de préserver un ordre civil clairement enraciné dans la tradition judéo-chrétienne, ainsi que par la promesse offerte par une nouvelle génération de catholiques dont l’expérience et les convictions joueront un rôle décisif dans le renouveau de la présence et du témoignage de l’Eglise dans la société américaine. L’espoir que nous donnent ces « signes des temps » est en soi une raison de renouveler nos efforts pour mobiliser les ressources intellectuelles et morales de la communauté catholique tout entière au service de l’évangélisation de la culture américaine et de l’édification de la civilisation de l’amour. Avec une grande affection, je vous confie tous, ainsi que le troupeau confié à votre soin, aux prières de Marie, Mère de l’Espérance, et je vous donne cordialement ma Bénédiction apostolique en signe de grâce et de paix en Jésus Christ notre Seigneur.♦

Cns photo/l'osservatore romano

Le pape Benoît XVI donne sa bénédiction lors d’une rencontre, le 19 janvier, en compagnie des évêques américains. Dans son allocution aux évêques, le Saint-Père a fortement dénoncé les menaces posées à la liberté de culte et de conscience aux États-Unis.


D E S P È R E S P O U R B I E N FA I R E

S’en remettre à Dieu Notre vie de foi implique que nous soyons prêts à prendre des risques et à sincèrement prier « Que Ta volonté soit faite » par Greg Willits

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Thinkstock

e jour même où j’ai demandé Jennifer en mariage, je me suis mis à prier désespérément : « Mon Dieu, si tu ne veux pas que j’épouse cette femme, s’il te plaît mets un terme à cela. Si je m’apprête à commettre une erreur, referme toutes les portes. Ne laisse pas arriver une telle chose. » À l’époque, en 1995, j’étais étudiant universitaire sans emploi, mettant modestement ma foi en pratique et pour l’essentiel sans véritable but précis dans la vie — excepté que je voulais épouser Jennifer et que j’avais une vague ambition de devenir romancier. Sans plan de carrière devant moi, je savais que ce que Jennifer et moi nous apprêtions à faire était stupide. Comment allions-nous subvenir à nos besoins ? Qu’allait-il advenir de mes études ? Où allions-nous vivre ? Autant de questions sans réponses. Vue sous l’angle très concret des dollars et des cents, notre relation semblait vouée à l’échec dès le départ. Notre engagement, par contre, m’aura enseigné une vérité si précieuse que je l’ai, depuis, appliquée à de multiples reprises dans des situations reliées par exemple au travail, au mariage et aux enfants. J’ai fait mienne cette prière : « Mon Dieu, si cela n’est pas le reflet de Ta volonté, alors, s’il te plaît, mets-y un terme. » Se marier aura été le premier des nombreux risques que Jennifer et moi avons courus ensemble, et du même coup la première des occasions où nous avons dit cette prière avec succès. Tous deux stimulés par la perspective du mariage, j’ai rapidement décroché un premier emploi, puis nous avons trouvé un petit appartement. Notre mariage a permis de rassembler tous mes frères et sœurs en un même lieu pour la première fois depuis six ans, tandis que des amis provenant des divers États où j’ai vécu — notre famille s’est souvent déplacée quand j’étais enfant — ont pu se joindre à nous, se rencontrer entre eux et faire connaissance avec ma nouvelle épouse. Ce jour-là, Dieu m’a uni à ma meilleure amie, cette femme qui allait devenir la mère de nos cinq enfants. Quelque 17 ans plus tard, je m’émerveille toujours que mon beau-père nous ait donné sa bénédiction et, plus important encore, que Dieu ait béni notre union aussi généreusement. Épouser Jennifer était très risqué à l’époque, mais nous l’avons fait en priant abondamment, le plus souvent pour demander

que la volonté de Dieu, et non la mienne, soit faite. J’étais même prêt à renoncer à ma fiancée — qui était pourtant à mes yeux la plus belle chose qui me soit arrivée –, si notre mariage contrevenait à la volonté divine. Il y a en effet des moments dans la vie où l’on doit s’en remettre à Dieu si complètement, si entièrement, que nous sommes prêts à absolument tout risquer. J’ai observé cette totale confiance à diverses reprises dans d’autres moments importants de ma vie, et à chaque fois Dieu a répondu fidèlement. J’ai par exemple déjà accepté un emploi qui aurait eu de terribles conséquences, et Dieu est intervenu pour m’empêcher d’y donner suite. À l’inverse, lorsque je me suis senti prêt à quitter ma carrière en technologie de l’information afin de me consacrer à plein temps à mon ministère dans les médias catholiques, Dieu m’a ouvert toutes les portes. Depuis, j’ai abordé un certain nombre de projets, tels que la création d’une émission pilote pour une comédie de situation pour le réseau de télévision catholique de Boston, toujours avec la même prière : « Mon Dieu, si cela n’est pas le reflet de Ta volonté, alors, s’il te plaît, metsy un terme. » Être catholique, être leader, cela exige des risques. Sauf que le risque peut mener à d’incroyables bénédictions en nous unissant encore plus pleinement à la volonté de Dieu. À condition, cependant, que notre objectif soit toujours le même : que la volonté de Dieu soit faite. Comme je le dis souvent pendant l’émission radiophonique que Jennifer et moi animons pour le « Catholic Channel » (chaîne catholique), ma vie est un très bon exemple— quoiqu’imparfait –du fait que si nous prenons les risques nécessaires pour réaliser la volonté divine, nous pouvons en retour être assurés de sa loyauté. Aujourd’hui, lorsque je rencontre de jeunes fiancés, j’imagine qu’ils considèrent mon conseil comme étant plutôt rébarbatif. « Félicitations, leur dis-je. Priez maintenant chaque jour pour que Dieu mette fin à votre relation si elle ne reflète pas sa volonté. Après, si vous vous rendez sans encombre jusqu’au jour de votre mariage, soyez assurés qu’il prendra soin de vous. »♦ GREG WILLITS, qui a fondé le site NewEvangelizers.com, coanime l’émission de radio « The Catholic Next Door » (Le catholique d’à côté), sur le « Catholic Channel » (chaîne catholique), Sirius XM 129.

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La formation internationale de l’abbé McGivney Jeune séminariste au Québec, Michael McGivney ne rêvait même pas de l’héritage qu’il y laisserait par Joseph Wyllie Goski et Marc Nadeau Photographie de Stéphane Larivière

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n 2011, alors que l’Église au Canada célébrait son 400e anniversaire de l’arrivée des missionnaires jésuites sur le sol canadien, un séminaire situé dans une petite ville à 56 km au sud-est de Montréal soulignait également un anniversaire. En effet, le 8 septembre 2011 marquait le bicentenaire du Séminaire de Saint-Hyacinthe comme institution riche en histoire et très importante pour de l’Église en Amérique du Nord. Quand on forma un comité pour l’organisation des fêtes que comprendrait cet anniversaire, les initiatives proposées comprenait un monument en l’honneur de l’ancien élève qui a exercé la plus grande influence sur la société. Saint-Hyacinthe compte plusieurs figurent de marque parmi ses anciens élèves, y compris au moins cinq d’entre eux qui sont devenus premier ministre du Québec. Toutefois, le comité a préféré rendre hommage au vénérable Michael McGivney, le fondateur des Chevaliers de Colomb, qui a passé deux ans comme élève au séminaire à la fin du 19e siècle. « L’abbé McGivney fut un choix naturel », a noté le chanoine Jean Corbeil, supérieur du Séminaire de Saint-Hyacinthe. « Comptant 1,8 million de Chevaliers de Colomb à travers le monde, cet homme est clairement le plus distingué de nos anciens. Nous avons eu le privilège de l’avoir comme élève. C’est un honneur dont peu d’institutions peuvent se vanter. » QUITTER LA NOUVELLE ANGLETERRE Le parcours de Michael McGivney vers le Canada débutait dans son Connecticut natal, où des immigrés canadiensfrançais avaient commencé de l’établir depuis le milieu du 19e siècle afin de travailler dans les usines de la Nouvelle-Angleterre. Pieux et fort attachés à leur foi catholique, les Canadiens-français demandaient à avoir des prêtres parlant couramment leur langue. Mgr. Francis P. McFarlane, évêque de Hartford, rêvait de répondre à ce besoin en envoyant des séminaristes au Québec pour leur formation à la prêtrise, et l’abbé Thomas F. Hendricken, alors curé de la paroisse Im-

Au début de sa formation sacerdotale, Michael McGivney a dû passer beaucoup de temps dans la chapelle du séminaire de Saint-Hyacinthe.

maculate Conception de Waterbury, a concrétisé le rêve de son évêque. Prêtre charismatique et dévoué, il a conduit le jeune Michael McGivney, 16 ans, et 10 autres jeunes de sa paroisse dans le petit patelin de Saint-Hyacinthe. Pendant presque tout le 19e siècle, la population de SaintHyacinthe comptait moins de 5000 habitants. Toutefois quand un chemin de fer eut relié la Nouvelle-Angleterre à Montréal, Saint-Hyacinthe est rapidement devenu un carrefour de personnes et d’idées. Diversifié et animé sur le plan intellectuel, c’était un endroit idéal pour un jeune étudiant avide de s’ouvrir l’esprit. Au moment où Michael McGivney arrive, en septembre 1868, l’organisation des séminaires fait sa place au sein de la culture canadienne-française. Établis en réponse à la pénurie des vocations à prêtrise après la conquête de la Nouvelle-France par la Grande-Bretagne, en 1759, les petits séminaires cherchaient à pourvoir les jeunes hommes d’un environnement dans lequel ils pouvaient se plonger dans l’étude des langues classiques et de profiter d’une vie communautaire centrée sur les sacrements et diverses dévotions. Le cours classique, comme se nommait ce régime d’étude, offrait à de jeunes hommes une formation de qualité et l’occasion de réfléchir sur la possibilité de poursuivre des études en théologie en vue de la prêtrise. Évidemment, tous ces élèves des séminaires ne devenaient pas prêtres, mais leur formation a donné comme fruit que le nombre de vocations a augmenté. FORMATION DIVERSIFIÉE Aux 19e et 20e siècles, le Séminaire de Saint-Hyacinthe passait par trois étapes d’expansion en vue d’accommoder un plus grand nombre d’élèves. Suivant une diminution importante du nombre de séminaristes au cours des dernières décennies, le séminaire a cessé d’offrir la formation à la prêtrise. Toutefois, l’institution conserve une part active dans le domaine scolaire, puisqu’elle loge le Collège Antoine-Girouard, une école secondaire qui porte le nom du fondateur du séminaire. La maison loge également des prêtres à la retraite de beaucoup de régions du Québec et accueille régulièrement des groupes désirant poursuivre leur formation chrétienne. Bien que Saint-Hyacinthe ait été fondé pour les CanadiensMARS 2012

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On voit l’abbé Michael J. McGivney et d’autres anciens élèves de marque sur une affiche au Séminaire de Saint-Hyacinthe. • Un monument commémorant l’abbé McGivney a été nouvellement érigé sur le terrain du séminaire. • Des portraits ornent le hall d’entrée du séminaire. • De vieux dictionnaires théologiques catholiques, avec leur reliure en cuir, sont rangés sur une étagère, au séminaire. français, à l’époque où l’abbé McGivney était élève, de nombreux élèves étaient des anglophones de souche irlandaise. Les quelques archives disponibles où se trouve mentionnée la présence de Michael McGivney au séminaire laissent entendre qu’il était un élève sérieux qui a mérité plusieurs prix d’ordre scolaire et dont la personnalité aimable et paisible lui a permis de s’intégrer dans la vie de la communauté. Soulignant le centenaire de la dernière année d’inscription de l’élève McGivney, l’annuaire du séminaire de 1968-1969, note que celui-ci « a bénéficié d’une atmosphère favorable au développement de sa personnalité, par le contact avec de vrais éducateurs, et par l’esprit d’initiative laissé aux élèves ». La formation de Michael McGivney au Séminaire de SaintHyacinthe a été interrompue au milieu de l’année 1870. Il s’est inscrit au Seminary of Our Lady of the Angels, à Niagara, dans l’état de New York, en septembre 1871, y poursuivant sa préparation à la théologie par des cours de philosophie et de langues anciennes. L’année suivante, il était prêt à entreprendre des études en théologie et choisit de s’inscrire au Col18 ♦ C O L U M B I A ♦

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lège Sainte-Marie, institution jésuite située à Montréal, renommée pour sa rigueur et sa précision intellectuelles. Ses études dans ce collège ont été interrompues en 1873, alors que la mort de son père l’a obligé à rentrer chez lui. Il complétait plus tard sa formation à la prêtrise au St. Mary’s Seminary de Baltimore et a été ordonné en 1877. LES CHEVALIERS AU QUÉBEC L’abbé McGivney fondait les Chevaliers de Colomb en 1882 à la paroisse St. Mary de New Haven, au Connecticut. Toutefois, il n’a pas vécu pour être témoin de l’expansion de l’Ordre au Canada. En effet, au mois d’août 1890, il est mort d’une pneumonie, à 38 ans, alors qu’il était curé de la paroisse St. Thomas, de Thomaston, au Connecticut. Néanmoins, avant la fin du siècle, la province canadienne-française où l’abbé McGivney avait vécu pendant trois ans faisait sien l’Ordre naissant. avant la fin du siècle. Faith and Fraternalism (Foi et fraternité), une histoire des Chevaliers de Colomb par Christopher J. Kauffman, raconte


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que deux résidants de Montréal qui avaient déjà habité à Plattsburgh, dans l’état de New York, étaient parmi les 66 membres fondateurs du Conseil de Plattsburgh 255. Les deux compagnons, J. P. Kavanaugh et Charles E. Smith est rentre au Canada, décidés d’établir un nouveau conseil dans leur ville. Favorisés par l’appui enthousiaste d’un ancien maire de Montréal, et avec la permission de Mgr. Paul Bruchési, archevêque de Montréal, ils ont établi le conseil de Montréal 284 le 22 novembre 1897. Au début, le conseil comprenait presque uniquement des membres de souche irlandaise. Les défis que devaient affronter des catholiques de langue française, toutefois, entraîneraient que de plus en plus de Canadiens français les rejoindraient. Depuis la conquête britannique, les catholiques canadiensfrançais devaient endurer la même discrimination que celle affrontée par les catholiques des États-Unis. L’Ordre croissant leur offrait un refuge accueillant où ils pouvaient se serrer les coudes. Peu après l’établissement des Chevaliers au Québec, l’Ordre a mis peu de temps à s’étendre à toutes les autres régions de pays. Le premier conseil canadien hors Québec a été établi à Ottawa, le 28 janvier 1900. À peine cinq ans plus tard, des conseils étaient en marche dans cinq provinces canadiennes et dans chacun des états des États-Unis. Les Chevaliers de Colomb sont toujours solides au Québec aujourd’hui, comptant plus de 97 000 membres répartis en 569 conseils. Parmi toutes les juridictions de l’Ordre, les

Prière pour la canonisation de l'abbé McGivney Dieu notre Père, protecteur des pauvres et défenseur de la veuve et de l’orphelin, tu as appelé ton serviteur, l’abbé Michael J. McGivney, à être apôtre de la famille chrétienne et à mener les jeunes au service de leur prochain. En suivant l’exemple de sa vie et ses vertus, fais que nous devenions davantage fidèles à ton Fils, Jésus Christ, en vivant selon son commandement de charité et en participant à la construction de son Corps qui est l’Église. Inspirés par ton serviteur, incite-nous a nous fiez davantage à ton amour, pour que nous travaillions sans cesse à nous occuper des personnes démunies et rejetées. Nous te demandons humblement de glorifier en ce monde ton serviteur l'abbé Michael J. McGivney, selon le dessein de ta divine volonté. Par son intercession, accorde-nous la faveur qu’aujourd’hui nous te présentons (formuler votre requête). Nous te le demandons par Jésus Christ, Notre Seigneur. Amen (Réciter un Notre Père, un Je vous salue, Marie et un Gloire au Père.) On encourage tous les chevaliers et leurs familles à adhérer aux Amis de l’abbé McGivney. Voir à la page 31 de plus amples renseignements ou rendez-vous à fathermcgivney.org.

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Chevaliers du Québec, continuant d’être les chefs de file en matière de dons de charité, recueillaient 10,4 millions $ au cours de l’année fraternelle 2010-2011. Reconnaissant le besoin pressant de devoir partager l’Évangile dans leur province, les Chevaliers du Québec centrent leurs activités sur le soutien à la vie familiale et lançaient tout récemment une initiative vouée à la promotion de la famille et du respect de la vie à l’échelon paroissial. UN SYMBOLE D’ESPOIR Le 31 mars 2012, deux jours après la Journée du fondateur, les Chevaliers du Québec participeront à une journée commémorative au Séminaire de Saint-Hyacinthe. Alors qu’ils souligneront 115 ans de service au Québec, ils continueront leur œuvre inaugurée selon la vision et le dévouement proposés par l’abbé McGivney. Dévoilé au séminaire en septembre 2011, le monument du bicentenaire marque la relation particulière qui a grandi entre l’Ordre et les catholiques du Québec. Conçu par le sculpteur Claude Millette qui a été élevé près du séminaire, le monument comprend deux colonnes de granite — dont l’une est ornée d’un profil de l’abbé McGivney — et de poutres d’acier inoxydable, ainsi que d’une flèche représentant une église. Les marchands ont fourni les matériaux du monument à prix réduit, tandis que le Conseil d’état du Québec et le Conseil suprême se partageaient le solde de 50 000$. L’artiste créateur Millette intitule son œuvre Passor Passare. En latin, le terme Passor signifie « celui qui ouvre », tandis que le terme Passare se traduit par « passer. ». « Passor », explique Claude Millette, « reflète très bien l’œuvre de l’abbé McGivney, fondateur des Chevaliers de Colomb et, à son tour, Passare exprime l’œuvre du Séminaire de Saint-Hyacinthe, endroit de passage où ont été transformés en citoyens des milliers de jeunes gens issus de diverses origines. » « Le granite marque la distinction, ajoute Claude Millette, et les quatre colonnes représentent les principes de charité, d’unité, de fraternité et de patriotisme. Et puisque le monument est érigé directement devant l’entrée du séminaire, il invite les visiteurs à réfléchir à l’œuvre de l’établissement et à l’héritage de l’abbé McGivney. » « Pour l’Ordre, il s’agit d’une visibilité incroyable, notamment à un moment où nous nous préparons à célébrer le 115e anniversaire de l’établissement des Chevaliers de Colomb au Québec, » a souligne le député d’état du Québec, Jean-Marc Moyen. « Quant à nous, les Chevaliers du Québec, il s’agit d’un rappel éloquent de l’importance de notre œuvre. Il représente également une source vivante d’espérance, alors que, dans un esprit d’anticipation, nous prions pour la canonisation de notre fondateur exceptionnel. »♦ JOSEPH WYLLIE GOSKI est producteur associé de la programmation de langue française à la chaîne de télévision catholique « Sel + Lumière », de Toronto. MARC NADEAU, conseiller en communications, est ancien Grand Chevalier du conseil de Sherbrooke (Québec) 530.


ESTOMACS COMBLÉS, CŒURS COMBLÉS Animés par la charité et la fraternité, des Chevaliers préparent de la nourriture afin de soutenir leurs communautés et de rapprocher les gens par Patrick Scalisi Illustrations de Ben Hatke

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a nourriture n’est pas qu’une partie essentielle de notre existence, elle fait également partie intégrante de la foi chrétienne. Jésus a nourri la foule en multipliant le pain et le poisson, durant son ministère ; certaines paraboles léguées aux disciples font allusion à des aliments et à des plantes ; et l’Eucharistie — la source et le sommet de toute vie chrétienne — a été instituée lors du plus célèbre repas de l’humanité, la Cène. On ne s’étonne donc pas, alors, que la nourriture continue à jouer un rôle aussi central dans la culture catholique actuelle — tant au chapitre du culte comme tel que des rapprochements interpersonnels qu’autorisent les repas. Parfois, ces rapprochements entrainent des dons matériels ou financiers au profit de causes charitables. Parfois, aussi, le simple fait de venir s’attabler engendre un précieux sentiment d’unité et de camaraderie. Chez les Chevaliers de Colomb, la nourriture fait écho à la présence de l’Ordre dans diverses communautés à travers le monde. Aux Philippines, par exemple, les Chevaliers nourrissent les démunis et les vulnérables au moyen de programmes alimentaires communautaires. En Pologne, les membres des C de C distribuent du pain lors de certains jours fériés. Et en Amérique du Nord, aux États-Unis particulièrement, les Chevaliers sont presque aussi connus pour leurs déjeuners et leurs repas de poisson que pour leur

action caritative. Mais les crêpes et les tilapias ne sont que les entrées d’un banquet qui met en vedette beaucoup de recettes exceptionnelles des C de C, chacune assortie de sa propre histoire liée à la charité, l’unité, la fraternité et le patriotisme. FAIRE FRIRE LE POISSON — MÊME DANS LA NEIGE Durant le carême, plusieurs unités des C de C dépoussièrent les friteuses et les poêlons afin de préparer des soupers du vendredi sans viande, au profit de leurs communautés catholiques. Et le Conseil 10013 Glenville de Schenectady, New York, ne fait pas exception. Au cours des six dernières années, ce Conseil a tenu des repas de poisson frit chaque vendredi du carême ; son action complétait alors la collecte caritative réalisée précédemment dans le cadre d’un tournoi de golf commandité par les Chevaliers. « Ils commençaient à avoir des problèmes avec le tournoi de golf — il n’y avait pas de nouveaux participants, ils perdaient de l’argent », raconte James W. Martin, qui a lancé l’idée des repas de poisson frit alors qu’il était Grand Chevalier, de 2006 à 2008. Au début, ce dernier a rencontré un peu de résistance en voulant implanter la tradition. Ainsi, lorsque certains se sont inquiétés de l’odeur tenace du poisson qui allait s’incruster dans les cuisines, MARS 2012

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James Martin a tout bonnement suggéré de cuire les aliments à l’extérieur. Lorsque, malgré cela, d’autres ont souligné que le carême tombait habituellement durant l’hiver, dans la région newyorkaise, le principal intéressé eut l’idée d’acheter une tente. « Ici, au nord-est du pays, il neige beaucoup. Nous avons d’ailleurs essuyé plusieurs tempêtes pendant que nous étions sous la tente, à cuisiner. » En dépit de ce départ un peu chancelant, les repas de poisson du Conseil sont devenus populaires, ces dernières années. À chaque fois, le groupe jeunesse de la paroisse ainsi que les épouses des membres du Conseil s’impliquent, fournissant même le dessert. Les repas permettent de réunir environ la moitié des fonds caritatifs du Conseil — autour de 3500$. « Cela rapproche tout le monde, les Chevaliers comme leurs épouses, de dire James Martin. Tous mettant la main à la pâte, chacun n’a que peu à faire pour aider. Ça fonctionne à merveille. » UNE SOIRÉE « SAUVAGE » Les festins riment bien entendu avec abondance de nourriture, mais plus rarement avec un menu comprenant de l’ours, du castor, de l’orignal et du buffle. Sauf si vous participez au repas annuel de gibier préparé par le Conseil 8233 St. John de Brébeuf, à Kingsville, en Ontario. Tenu pour la première fois en 1986, ce repas, qui accueillait au début seulement une centaine de personnes, en réunit aujourd’hui 600 autour de hors-d’œuvre, d’entrées, de plats principaux et de desserts qui mettent en vedette du caribou et autres gibiers, jusqu’à la truite et même la tortue. « Au début, le tout se faisait un peu de manière improvisée », raconte Stanley E. Balakowski, qui était Grand Chevalier à l’époque. « On servait ce qu’on avait sous la main. » Le repas annuel est depuis devenu très populaire, et il génère chaque année en moyenne 13 000$ ensuite versés à diverses œuvres caritatives, dont celles de l’hôpital Leamington District Memorial ainsi que celles de l’organisme Birthright (Accueil Grossesse) du Windsor métropolitain et de la bibliothèque publique de Kingsville, parmi d’autres. Le repas, dont le menu précis varie chaque année, a par ailleurs permis de raffermir le Conseil lui-même, en plus de devenir une tradition municipale. « Voilà quelques années, nous comptions surtout sur les bingos, explique Stanley Balakowski. Environ cinq ou six d’entre nous, habituellement toujours les mêmes, s’occupaient de gérer l’activité. 22 ♦ C O L U M B I A ♦

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Mais cela ne faisait qu’apporter un peu d’argent au Conseil. Alors qu’avec le repas et 75 ou 80 d’entre nous (sur 150) qui travaillent ensemble, les membres se rapprochent, l’intégration est meilleure. Des liens se sont tissés. Chacun nourrit une plus grande affection pour son frère Chevalier. » Jusqu’au maire de Kingsville qui se joint aujourd’hui volontiers au repas annuel. Dans une lettre publiée en 2010 à l’occasion du 25e anniversaire de l’événement, le maire Nelson Santo déclare : « Au fur et à mesure que votre événement s’est développé, il est devenu une partie essentielle de notre héritage, notre culture et notre tradition, ici à Kingsville. » DES CRÊPES SI LÉGÈRES QU’ELLES FLOTTENT Lorsque Richard L. Wagner est passé en janvier 2009 au Conseil 12484 St. Francis of Assisi, à Lancaster, au Texas, il a apporté dans ses bagages une technique culinaire qui a révolutionné les déjeuners tenus par son nouveau Conseil : des « Crêpes Angel-Lite ». « Pas d’eau ni de lait dans notre recette secrète », écrivait Richard Wagner en 2009 dans une lettre envoyée au magazine Columbia. « Nos crêpes Angel-Lite sont si légères qu’on les dit volontiers aériennes, quasi immatérielles. » La recette mystère est rapidement devenue la pièce maîtresse des déjeuners tenus après la messe dominicale, et le responsable luimême montait en chaire après l’office pour inviter les paroissiens à découvrir sa création. « Il a le don de présenter le tout de manière très colorée. Par exemple, il dit : « Elles sont si légères que vous allez vous envoler avec elles », raconte en souriant Thomas P. Germino Jr, qui était Grand Chevalier à l’époque où Richard Wagner s’est joint à son nouveau Conseil. En plus de permettre de réunir des fonds au profit des causes caritatives parrainées par le Conseil, les déjeuners aux crêpes « Angel-Lite » ont rapproché les paroissiens entre eux. « C’est d’ailleurs là l’essentiel de l’objectif que nous poursuivions, dit Thomas Germino. Créer un lieu de rassemblement où les membres de la communauté pourraient fraterniser. Cela a eu un effet positif, croyons-nous, parce que vous apprenez ainsi à connaître plus de gens et à former, du coup, une famille plus unie. » Richard Wagner est décédé le 15 juillet 2010, des suites d’insuffisance rénale. Mais son héritage s’est transmis et encore aujourd’hui, chaque mois, le Conseil sert ses crêpes bien spéciales. UNIS PAR LES TACOS À première vue, l’ouest de l’Oklahoma n’a rien à voir avec les creusets culturels qu’on retrouve par exemple dans des villes comme New York et Los Angeles. Sauf que l’église St. Mary’s, à Clinton, englobe une diversité qui n’a rien à envier à celle des grands centres urbains. À preuve, ici, des catholiques européens, hispaniques, japonais et vietnamiens se rassemblent pour célébrer leur foi. Et l’un des liens qui les unit, c’est une initiative alimentaire lancée


voilà trois ans par le Conseil 3101 Western, à Clinton, et qui a été baptisée « tacos al pastor ». Institués par le Cérémoniaire de district Hector Fernandez, du district No 8 Oklahoma, les « tacos al pastor » ont permis de rapprocher les cultures mieux que ne l’aurait fait l’ambassadeur international le plus expérimenté. « L’événement est très couru, dit Michael Harris, Député de district. Il permet à ces gens de tous les horizons de se rassembler et de socialiser. » Hector Fernandez a appris à faire des « tacos al pastor » — mariant le porc et l’ananas — dans son Mexique natal. Lorsqu’il soumit l’idée d’en confectionner à Clinton, le Conseil exprima certains doutes quant à l’accueil que feraient à ce plat des paroissiens venant d’un peu partout dans le monde. Or heureusement, la recette mexicaine suscita rapidement la curiosité et l’intérêt au sein de la famille paroissiale. « Dès que les gens goûtent, ils adorent, dit Michael Harris. L’idée a rapproché les membres du Conseil entre eux ainsi que les paroissiens, c’est à la fois unique et très apprécié. » Jusqu’ici, l’initiative, grâce aux fonds qu’elle génère, a surtout permis de construire une salle paroissiale à St. Mary’s. Le nouveau St. Joseph Hall abrite la société de Saint-Vincent-de-Paul, le programme paroissial de soins infirmiers et, de manière moins visible mais tout aussi réelle, la bonne volonté d’une famille diversifiée réunie en vue d’un objectif commun. LA TRANSMISSION D’UNE TRADITION La booya n’est pas un plat qui sonnera familier aux oreilles de quelqu’un qui n’habite pas le Middle West américain. Cela n’empêche évidemment pas Thomas Pexa, du Conseil 2023 New Prague, au Minnesota, d’en avoir préparé quasi toute sa vie. Cette soupe, dont les origines remontent possiblement à une recette tchèque similaire, lui avait été transmise par son père, Joseph S. Pexa Sr, qui la faisait lui-même étant enfant. « Lorsque [mon père] était jeune, il tirait toujours sur les lapins et les écureuils, et il en faisait ensuite cette sorte de soupe, raconte Thomas. Il vivait sur une ferme, où la crème et les légumes étaient abondants, alors ils ont marié tout ça et créé ce plat. » Durant des décennies, les membres du Conseil 2023 ont pu goûter la booya une fois l’an, dans le cadre de leurs réunions. Chaque mois, les Chevaliers se réunissent pour un repas après avoir discuté des affaires du Conseil ; le menu change à chaque fois, au gré des recettes mises de l’avant. Depuis que Joseph Pexa Sr a jadis fait découvrir la booya aux membres du Conseil, la soupe remporte tous les suffrages. Selon son fils Thomas, la recette est vieille d’au moins 80 ans ; son père a par ailleurs confectionné de la booya pratique-

ment jusqu’au moment de sa mort, au milieu de 2011, alors qu’il avait 101 ans. « Il a fait sa dernière environ un mois avant de mourir, dit Thomas. Parfois, il n’aimait pas ce qu’il avait cuisiné parce que ses papilles étaient usées, il goûtait moins bien. Mais je le rassurais : « Papa, ta soupe est super ! » Les membres du Conseil 2023 sont on ne peut plus d’accord. « Nos hommes — eh bien, on dirait qu’ils ont toujours faim ! » s’exclame Thomas Pexa, selon qui la booya a encouragé le sentiment de fraternité au sein du groupe et qui dit avoir constaté que plus de membres se présentaient à la réunion mensuelle, quand le plat traditionnel familial était au menu. MIEUX QUE DES RATIONS Pour les familles vivant sur une base militaire, à la pression normale liée à la vie familiale se greffe l’angoisse de savoir qu’un des leurs est en poste à l’étranger. Si bien que, parfois, une tâche aussi simple que préparer le souper peut s’avérer très stressante. Entre alors en scène le Conseil 5011 Archbishop Seghers, à Fairbanks, en Alaska. En 2006, ce Conseil a décidé de rendre aux familles de soldats vivant à Fort Wainwright quelque chose pour leur service à la patrie. L’initiative « Nourrissons nos citoyens exceptionnels » a en a résulté. Depuis six ans que celle-ci a été lancée, les catholiques de Fort Wainwright sont tous unis derrière les familles de militaires. La paroisse de la base finance l’achat des ingrédients tandis que les membres du Conseil conçoivent et cuisinent les repas, souvent à partir de recettes maison. Aux yeux du Député de district Billy A. Chrisman Jr, du district No 2 Alaska, il est important que « les gens qui vivent sur la base — les femmes, les enfants, les familles — puissent relaxer sans toujours être préoccupés. » Les épouses de militaires, ajoute-t-il, se présentent seules ou avec parfois plusieurs enfants ; parfois aussi, des soldats en permission accompagnent leur famille. En plus de favoriser les rapprochements, l’initiative profite à l’évangélisation. Billy Chrisman explique que certaines personnes ont réintégré l’Église après avoir appris que l’initiative était coparrainée par les Chevaliers et la communauté catholique. « Ils disent par exemple : « Eh bien, ma mère apprécierait sûrement que je fasse baptiser mon enfant », raconte Billy Chrisman. Bien sûr, ce n’est pas là de la vraie évangélisation, mais c’est, à tout ble moins, un pas dans la bonne direction. »♦ PATRICK SCALISI est rédacteur en chef adjoint du magazine Columbia.

À VOUS En plus des histoires racontées ci-dessus au sujet des initiatives alimentaires des C de C , nous vous proposons en ligne les recettes correspondantes, que vous pouvez réaliser à la maison ou apprécier par suite d’une réunion de votre Conseil. Allez sur le site kofc.org/columbia pour prendre connaissance des six recettes mises en vedette dans cet article.

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Saint Joseph, un père des pères Grâce à son amour pour Marie et Jésus, la fidélité et la pureté de saint Joseph servent d’exemple à tous les pères chrétiens par l’abbé Frederick J. Miller

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n 1989, dans son exhortation apostolique, Redemptoris Custos (Gardien du Rédempteur) le bienheureux Jean-Paul II présentait saint Joseph comme modèle de vie chrétienne pour tous les croyants. « L’exemple de saint Joseph, commente le Saint-Père, dépasse les états de vie individuels et sert de modèle de la communauté chrétienne tout entière, quels que soient la condition et les devoirs de chacun de ses membres » (30). C’est précisément à cause de sa proximité à Jésus et Marie que saint Joseph entretient une relation personnelle avec tous les chrétiens et chrétiennes. Toutefois, c’est de manière toute spéciale que les maris et les pères catholiques se tournent vers saint Joseph pour l’invoquer comme ami et modèle céleste. Dieu a voulu se faire homme dans une véritable famille humaine. Bien qu’il n’ait jamais consommé leur mariage par révérence pour l’action de Dieu, la conception virginale de la naissance de Jésus, Marie et Joseph s’aimeront d’un amour de tendresse maritale. Aussi Joseph aimera-t-il Jésus comme son propre fils. L’amour marital et paternel de Joseph constitue un don de l’Esprit Saint, permettant à Joseph de vivre sur la terre comme s’il était déjà au ciel — don accordé, dans une large mesure, pour aider les chrétiens à vivre en maris et époux tendres et chastes. Pour tout dire, saint Joseph sert de modèle à tout mari et d’exemple à tout père.

des Dix Commandements. L’ange ne dit pas à Joseph, « Ne sois pas en colère », ni, « Ne sois pas perplexe ». Mais, lui apparaissant dans un rêve, il lui ordonne plutôt : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus, car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » (Mt. 1, 20-21). Dans ce passage, Joseph manifeste sa crainte du Seigneur, crainte fondée sur sa révérence de Dieu. Comme le note le pape Jean-Paul II, « Même s’il décide de se retirer pour ne pas intervenir dans le plan de Dieu qui se manifeste en Marie, Joseph obéit au commandement explicite de l’ange et prend Marie chez lui, tout en respectant le fait qu’elle appartient exclusivement à Dieu » (Redemptoris Custos, 20). Cette lecture de Mt 1, 2021 suggère que l’ange n’est pas venu à Joseph dans son sommeil pour expliquer l’origine divine de la grossesse de Marie. Dans son amour de Jésus, Marie a dû l’en informer avant l’arrivée de l’ange. Connaissant la bonté et la sainteté de Marie, Joseph croit Marie sur parole et fait un acte de foi. L’ange vient plutôt rassurer Joseph du fait que Dieu veut qu’il accueille Marie chez lui comme sa femme. Ce faisant, Joseph adoptera légalement l’enfant que Marie porte en son sein et deviendra le père adoptif du Fils de Dieu. En vertu de leur mariage, saint Joseph fait admettre l’enfant dans la famille du roi David. Le peuple juif comprend que le Messie serait le dernier et le plus éminent roi d’Israël, roi dont le règne n’aurait pas de fin. Dans la dynastie de David, c’était la mère du roi qui était reine. La reine mère partageait la Majesté Royale et le règne éternel du Messie. Chose étonnante, le roi et la reine d’Israël — voire, le roi et la reine du monde — avait comme demeure l’humble foyer du charpentier de Nazareth.

Tout comme Joseph recevait la grâce de servir d’intermédiaire de l’amour de Dieu le Père dans le cas de Jésus, ainsi Dieu accorde-t-il aux pères chrétiens la grâce de former à la vertu, des fils et des filles et ce, à l’image du Christ.

FILS DE DAVID Expliquant pourquoi, après avoir appris que Marie était enceinte, Joseph décide d’abord de répudier Marie dans le secret, saint Mathieu nous dit que c’est un « homme juste » (Mt 1, 19). En d’autres termes, Joseph est fidèle à l’alliance que Dieu a établie avec le peuple qu’il s’est choisi. Dans tous les aspects de sa vie, il manifeste l’amour d’alliance de Dieu et y participe, et, dans tous ses rapports avec les autres se manifeste son respect 24 ♦ C O L U M B I A ♦

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Tyrolese art Glass Co., austria, 1899 / Courtesy saint Joseph's university Collection, Philadelphia

Dans les œuvres d’art de certaines cultures, saint Joseph est dépeint avec une couronne — la couronne du roi David que celui-ci, dans un acte de foi, confère à son fils adoptif. Cet accueil de la royauté est survenu dans des circonstances ordinaires et sans le moindre éclat. Qu’ils sont merveilleux et étranges à la fois les desseins de Dieu! La grandeur de saint Joseph est enracinée dans l’hommage qu’il rend à Marie et à son enfant. Ensemble, Marie et Joseph mènent la foi d’Abraham à sa perfection et, en accueillant le Christ comme leur fils, méritent pour nous tous et toutes le don de la foi. MODÈLE DE L’AMOUR CHASTE L’exemple de saint Joseph enseigne aux hommes mariés l’importance d’être droits dans toutes leurs relations, notamment dans leurs relations avec leurs femmes et leurs enfants. Au fur et à mesure que passent les années que grandissent les grâces reçues le jour de son mariage, le mari chrétien devient de plus en plus conscient que Dieu les a créés, lui et sa femme, l’un pour l’autre et que leur cheminement partagé vers la sainteté consiste à grandir en union avec le Christ. Quelle grâce ce serait pour l’Église et le monde d’être témoin du respect et de la tendresse amoureuse de saint Joseph pour Marie dans chacun des maris catholiques! De même que Joseph respecte et aime le Christ comme si Jésus était son fils naturel, ainsi le père chrétien respecte-t-il chacun de ses enfants comme un don de Dieu sans pareil et qui a un rôle inimitable à jouer dans le plan de salut de Dieu. La santé émotive, psychologique et spirituelle de nos enfants dépend, pour une bonne part, sur l’amour fort et doux des pères qui reconnaissent que chacun de leurs enfants appartient à Dieu. Tout comme Joseph recevait la grâce de servir d’intermédiaire de l’amour de Dieu le Père dans le cas de Jésus, ainsi Dieu accorde-t-il aux pères chrétiens la grâce de former à la vertu, des fils et des filles et ce, à l’image du Christ. En consommant leur mariage et en partageant cette ravissante intimité toute leur vie durant, la femme et le mari chrétiens sont également unis au Christ et grandissent dans sa grâce. Dans le geste de l’amour conjugal, femmes et maris chrétiens ouvrent leur relation à une vie nouvelle et, avec amour, accueillent des enfants de la part de Dieu. Le caractère sacré de l’acte conjugal devrait suffire à motiver les maris chrétiens à vivre dans

un esprit de chasteté toutes leurs relations, leurs pensées, leurs paroles et leurs actions. Pensez à la chasteté déconcertante de saint Joseph qui aime Marie comme sa femme et qui protège sa virginité comme signe sacré de la filiation divine de Jésus. De sa place au ciel, saint Joseph aide les hommes mariés à demeurer chastes. Récemment, j’entendais un groupe de jeunes hommes mariés discuter de leur façon de régler les tentations d’ordre sexuel, y compris entre autres, des pensées impures, la pornographie ou flirter avec les femmes autres que la sienne. Les hommes ont expliqué que, quelle que soit la tentation, ils offrent la mortification nécessaire pour vaincre leurs désirs comme un acte d’amour pour leurs femmes et comme prière pour que soit sauvegardée la chasteté de leurs enfants. Et au fur et à mesure que ces hommes grandissent en chasteté, aussi grandissent-ils dans le respect et l’amour des personnes que le Seigneur a placées au tout premier plan de leurs vies : leurs femmes et leurs enfants. Saint Joseph a vécu au cœur de l’Évangile de la vie et désire nous aider à convaincre nos contemporains du bienfondé de la chasteté et du rejet des fautes d’ordre sexuel. Je suis convaincu que chaque effort déployé par les Chevaliers de Colomb favorisant la chasteté et, notamment, le mouvement pour la promotion de la planification naturelle des naissances recevra d’abondantes bénédictions de la part de saint Joseph. On pourrait parler encore longtemps des bienfaits qu’apporte la dévotion à saint Joseph — la sanctification du travail quotidien, la contemplation du Christ dans des moments de prière et au cœur même nos activités ordinaires, et la vie et la mort en la sainte présence de Jésus et de Marie. Toutefois, un élément reste toujours certain. En effet, dans sa lutte continue contre le serpent d’antan, l’Église a besoin de l’aide de saint Joseph plus que jamais. Nous avons besoin de lui, le mari de la Vierge Marie et le père adoptif du fils unique de Dieu, pour aider nos pères catholiques à devenir les meilleurs des pères, soit des pères comme l’a été saint Joseph.♦ L’ABBÉ FREDERICK J. MILLER, prêtre de l’archidiocèse de Newark, au New Jersey, et membre du conseil Father Thomas F. Canty, 3197, de Hillside, au New Jersey est professeur de théologie systématique à Mount Saint Mary’s University, d’Emmitsburg, au Maryland.

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CHEVALIERS À L’ŒUVRE

CHEVALI ERS

À

L’Œ UVRE

AU PROFIT D’UNE PAROISSE

troupes en poste outremer. Des bénévoles remettaient des listes de provisions aux clients de l’établissement, et ils ont ainsi collecté suffisamment de denrées alimentaires pour rassembler 38 colis de produits de réconfort.

Avec l’aide des paroissiens, le conseil Laval 2721 (Québec) a organisé un souper de bienfaisance au profit de l’église St. Émile. Le projet a rapporté 13 000$. UN ORDINATEUR PORTABLE

Comme cadeau de départ pour le curé sortant, le Père John Herman, le conseil Pius Xll 4737, de Goodyear, Arizona, lui a donné un ordinateur portable. Il lui sera utile dans sa nouvelle mission au Mexique. L’ordinateur était muni de programmes informatiques pour aider au Père Herman avec ses tâches et pour lui permettre de communiquer avec ses amis et sa famille aux États-Unis. UN DON D’EAU POTABLE

Le conseil Angelo Roncalli

COLLECTE DE DENRÉES ALIMENTAIRES

À la foire de Little Falls, New Jersey, avec l’aide de la police locale, Mark Kimble (extrême droite), du conseil Our Lady of the Highway 3835, de Little Falls, New Jersey, observe tandis que des membres de son conseil : Dave Schultz (à gauche, chemise blanche), et Gerard Occhiuzzi (centre), relèvent des empreintes digitales d’un enfant. Les C. de C. ont gracieusement offert des trousses pour relever les empreintes digitales et ont photographíe plus de 100 enfants. 5584, de Rochester, Indiana, a organisé un petit déjeuner de crêpes et de saucisses qui a rapporté 500$ à Gift of Water (Don de l’Eau), un organisme à but non-lucratif qui donne de l’eau potable à des pays du tiers-monde. Plus précisément, ce don viendra en aide aux démunis d'Haïti où l’eau potable est essentielle pour éviter la propagation de maladies. VENT ET EAU

Des membres du conseil Malolos 3710 (Luçon), surveille pendant qu’une jeune fille se fait vacciner à l’occasion d’une clinique organisée par le conseil. En collaboration avec Vaxcen Inc., les Chevaliers de Colomb ont parrainé une vaccination gratuite pour les enfants âgés d’un an à 16 ans de l’orphelinat Sañto Nino de Tabe. 26 ♦ C O L U M B I A ♦

MARS 2012

ÇÀ ET LÀ DANS L’ORDRE

À la suite des sévères inondations qui ont endommagé plusieurs communautés dans l’ouest du Kentucky, l’an dernier, le conseil Father Thomas. Malloy 6317, de Danville, a communiqué avec l’entreprise récemment fermée Phillip Lighting dans le but d’acheter des ventilateurs industriels pour aider les gens à faire sécher leurs maisons. Les représentants de cette entreprise furent tellement enchantés de cette idée qu’ils ont donné les ventilateurs — d’une valeur de près de 4000$ — aux Chevaliers de Colomb. Le conseil 6317

est allé les porter au conseil Holy Rosary, 1055, de Paducah pour qu’ils servent en cas de nouveaux désastres. VISITES À UN CENTRE DE SOINS INFIRMIERS

Depuis trois ans, les membres du conseil Mgr Nolan B. McKevitt 689, de Marquette, Michigan, vont visiter un centre de soins infirmiers de la région pour rencontrer les patients. Les C. de C. apportent des cartes de prières pour prier avec les patients qui souffrent ou qui sont dans la détresse. Ils leur apportent aussi des friandises et beaucoup de plaisanteries et de bonne humeur. PRODUITS DE RÉCONFORT

Le conseil St. Katharine Drexel 12868, d’Egg Harbor Township, New Jersey, et l’assemblée Rev. Dr. John T. Sheehan, d’Atlantic City, collaborent avec le club Yellow Ribbon dans une épicerie pour collecter près de 544 kg d’aliments pour donner aux

Le conseil Father Paul Donald O’Toole 10819, de Simpsonville, Caroline du Sud, a organisé une campagne de collecte de denrées alimentaires pour renflouer une banque alimentaire de la Société St. Vincent de Paul. Après toutes les messes dominicales de la paroisse St. Mary Magdalene, les frères chevaliers ont remis aux paroissiens des sacs à provisions dans lesquels il y avait une lise d’articles à acheter. La fin de semaine suivante, les membres du conseil ont recueilli plus de sept chargements de camion de denrées alimentaires, et 100$ en espèces. La même semaine, le conseil a tenu un souper de crêpes qui a rapporté 579$ pour la banque alimentaire. BAL DES CONTES DE FÉES

Le conseil Bishop Becker 2427, d’Elkton, Maryland, a organisé un « bal des contes de fées », un projet familial qui comprenait de la danse, un buffet de dessert, des interprétations en direct, des photos de famille, des personnages des contes de fées, de l’artisanat, des tombolas et autres. Plus de 100 marchands locaux ont donné des prix en espèces et des services, et on avait invité les participants à s’habiller comme leurs personnages favoris. Ce bal a rapporté plus de 6000$ pour la banque alimentaire de la paroisse Immaculate Conception.


CHEVALIERS À L’ŒUVRE

SOUPER, DESSERT ET VENTES AUX ENCHÈRES

Le conseil Father Edward P. Harrison 7438, de Greenville, Texas, aidé de l’auxiliaire féminin de la paroisse St. William, a réuni près de 11 300$ pour la Raffa Clinic. L’argent provenait d’un souper, d’un concours de desserts et d’une vente aux enchères écrites. The Raffa Clinic, le seul établissement en son genre de conte Hunt, donne des ressources aux femmes enceintes en état de crise et/ou en situation familiale difficile.

blée Bishop Beahan d’Ottawa, ont reteint une terrasse en bois de la résidence, et ils ont installé des nouvelles portes au solarium. Ensuite, un membre du personnel de l’évêque a organisé un barbecue pour récompenser les ouvriers. VENTE DE BIENFAISANCE

Dans le cadre d’un projet pour protéger l’environnement, des membres du conseil Pulilan 6105, de Bulacan et d’autres bénévoles plantent des arbrisseaux sur le bord du chemin Dulong. Les Chevaliers de Colomb, d’autres bénévoles, ont planté près de mille arbrisseaux.

REPAS POUR UN HÔPITAL

Le conseil St. Robert Bellarmine 8964, d’Oakland Gardens, New York, a préparé un souper pour environ 60 résidents de la Ronald McDonald House, de New Hyde Park, une maison qui offre le gîte temporaire aux familles des enfants qui reçoivent des soins dans les hôpitaux de la région. ENSEIGNE ET COMMANDEMENTS

Le conseil Siena 8596, de Dundee, Illinois, a organisé une vente de bienfaisance de trois jours. Les recettes furent ajoutées au compte pour les œuvres de bienfaisance du conseil. DON DE CAHIERS

Afin de mieux préparer des adolescents missionnaires pour s’occuper de projets de construction à l’étranger, le conseil Our Lady of La Salette 8376, de Marietta, Géorgie, a offert une journée d’essai pratique sur l’usage et l’emploi d’outils à main et d’outils mécaniques. Après six heures d’essai pratique, les classes furent suivies d’un barbecue pour les 34 participants.

pour voyage en avion pour une femme souffrant de sclérose en plaques afin qu’elle rencontre sa jeune fille qu’elle n’avait pas vue depuis cinq ans. Les médecins avaient diagnostiqué que Laura Stoll souffrait de cette maladie à l’âge de 13 ans. Elle s’est quand même marié et a eu un enfant, sa fille Megan. Après la naissance de Megan, la condition de Laura s’est détériorée, et son mari est décédé. Laura a dû donner sa fille en adoption et déménager à l’autre bout du pays pour poursuivre ses soins médicaux. Avec l’aide du conseil, Laura et Megan se sont enfin rencontrés pour passer des heures heureuses ensemble.

tuaire en plein air au SacréCœur, situé à l’église St. Monica. Après cette restauration, le Père Donald W. Cramer ll, curé et aumônier du conseil, a béni et refait l’inauguration. ÉCOLE DE MÉTIERS POUR ADOLESCENTS

Lorsque le curé de la paroisse St. Mary, Queen of Peace, de Brownwood, Texas, a exprimé le désir d’avoir une nouvelle enseigne pour son église, le conseil Father F.X. Fassbender 3867, d’Early, a vu là l’occasion de jumeler ce projet au leur qui était de placer un monument aux dix commandements à l’église. Les C. de C. ont donc organisé une tombola de six semaines pour réunir des fonds pour leur monument, construit en deux sections, qui fut placé de chaque côté de l’enseigne de l’église.

REPAS POUR UNE RETRAITE

À L’AIDE D’UN ÉVÊQUE

Les conseils Laredo 2304 (Texas), Blessed Sacrament 10939, et St. Peter the Apostle 15246, ont préparé des repas pour une retraite de trois jours pour personnes intellectuellement handicapées.

RESTAURATION D’UN SANCTUAIRE

RÉUNION D’UNE FAMILLE

Le conseil St. Monica 14874, de Sunbury, Pennsylvanie, a nettoyé et restauré un sanc-

Le conseil Jesuit Father J. Fred Reidy 1021, de Missoula, Montana, a payé un billet

Après avoir reçu une demande d’aide de Monseigneur Donald Thériault, évêque du diocèse militaire du Canada, le conseil d’état de l’Ontario, avec plusieurs conseils d’Ottawa et de la région a répondu à l’appel. Les membres des conseils Our Lady of the Miraculous Medal 12401, de Russell, Resurrection of Our Lord 13701, d’Ottawa, et l’assem-

Le conseil Mary, Cause of Our Joy 8447, de Soldiers Hill, Luçon, a donné une variété de cahiers pour 600 élèves de l’école élémentaire Soldiers Hill. Le conseil a aussi planté de nouveaux arbrisseaux à l’école.

Andrew Maal, Liam Parker et Christian Gonzales, du cercle Albert Solano 5432, de Pueblo, Colorado, coupent des buissons et des arbres sur un site de retraite à San Luis. Les Écuyers et leurs conseillers ont enlevé des tas d’arbres morts d’un sentier le long duquel un Chemin de la Croix de grandeur nature est situé. Après cette corvée, les Écuyers ont marché le long d’un sentier mémorial des martyrs mexicains.

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♦ C O L U M B I A ♦ 27


CHEVALIERS À L’ŒUVRE

anciens combattants sansabri d’obtenir des services médicaux ou dentaux, des vêtements et des services de barbier, ainsi qu’un lieu où manger et dormir pour une fin de semaine. Plus de 1000 anciens combattants, plusieurs souffrant de troubles de stress post-traumatique, ont profité de ces services. DÎNER DE SPAGHETTIS

À la demande d’un des leurs, des membres du conseil Father Edwin F. Kelley 5750, de Woodbridge, Virginie, construisent une rampe pour fauteuil roulant. Les C. de C. ont fourni la main d’œuvre en plus de 5000$ pour l’achat des matériaux. SOIRÉE POUR LES FINISSANTS

Le conseil Bishop Thomas W. Lyons 9808, de Burtonsville, Maryland, aide à dissuader les adolescents de se mal conduire en leur offrant une soirée d’après le bal des finissants. La soirée commence

Julius Barrios et Jerry Guillot, du conseil Mgr Tjebbe Bekema 12060, de Thibodaux, Louisiane, installent une contre-porte à moustiquaire à la demeure d’une famille qui a cinq enfants adoptés et trois autres en famille d’accueil. Les Chevaliers de Colomb ont réparé la porte d’entrée, changé les serrures et posé une nouvelle contre-porte moustiquaire. 28 ♦ C O L U M B I A ♦

MARS 2012

dès la fin du bal et dure jusqu’à l’aube. Depuis ce projet, le nombre des participants à cette soirée est parti de 225 personnes jusqu'à plus de 600. TROTTOIR DE PRIÈRE

Le conseil St. Benedict 8337, de Duluth, Minnesota, a tenu un tournoi de golf « scramble » qui a rapporté près de 2000 $ pour ajouter une 15e station au trottoir de prière que le conseil a construit à l’église St. Benedict. L’an dernier, le conseil a complété un trottoir de prière comprenant 14 stations du Chemin de la Croix de 280 mètres et de 25 000$. Chaque station est dotée d’une icône abritée, et la 15e station sera une représentation de la résurrection du Christ. OPÉRATION REPOS

Le conseil Valle de Oro 9332, de Spring Valley, Californie, et le conseil St. Luke 10512, d’El Cajon, ont livré 5,5 tonnes de bouteilles d’eau potable à Opération Repos de San Diego. Tenu annuellement depuis 24 années, ce projet offre la chance à des

Les conseils du district 47, de Québec, ont coparrainé un dîner de spaghettis qui a rapporté 26 289$ pour le centre des soins palliatifs local. DES HOMMES DE MISSION

Le conseil Father Paul J. F. Wattson 8919, de Windsor, Ontario, sert à souper mensuellement à l’United Church Downtown Mission. Cette mission sert près de 120 000 repas annuellement à des personnes dans le besoin et à des sans-abri de la région de Windsor. JOUR DE NETTOYAGE D’UN TERRAIN

Le conseil Clonmel Schulte 3114, d Wichita, Kansas, a organisé une corvée de nettoyage pour la famille d’un homme de 102 ans qui devait mettre sa maison en vente pour pouvoir continuer à payer le coût de résidence dans une maison de soins infirmiers, Les C. de C. ont ramassé huit charges de camion de broussailles, de débris et d’ordures pour faciliter la vente de la propriété. DES CHAPELETS PATRIOTIQUES

L’assemblée St. Frances of Assisi, de Port St. Lucie, Floride, en collaboration avec le ministère de la fabrication de chapelets de la paroisse St. Lucie, a fourni 300 chapelets « patriotiques » à l’aumônier de l’Association nationale des

Au cours d’un souper pour rendre hommage aux séminaristes de l’archidiocèse de Mobile, Juan A. Cepero (à gauche), du conseil Thomas Dooley 6727, de Dothan, Alabama, remet un chèque de 500$ au séminariste Nicholas Napolitano, pour l’aider à défrayer le coût de ses études sacerdotales. Quatorze séminaristes, l’archevêque Thomas J. Rodi et plus de 200 personnes ont assisté à ce souper. Monseigneur Rodi est membre du conseil Mobile 666. Anciens Combattants, pour qu’ils les distribuent dans des hôpitaux pour anciens combattants à travers le pays. Les grains de ces chapelets artisanaux sont bleu, blanc et rouge. BARBECUE ET CONFÉRENCE

Le conseil St. Clement 12407, de Dunlap, Illinois, a organisé un barbecue paroissial où Chase Hilgenbrinck, un frère chevalier qui a abandonné sa carrière de joueur professionnel de soccer pour entreprendre des études sacerdotales, était l’orateur de circonstance. Plus de 150 personnes ont assisté à ce souper dont les recettes s’élevèrent à près de 1000$ pour des œuvres de bienfaisance. RÉFECTION D’UN TOIT

Le conseil St. Mark, Star of the Sea, 11374, de Rochester, New York, a fait don de 1000$ pour aider à défrayer le coût du remplacement du toit de l’église St. Mark.


CHEVALIERS À L’ŒUVRE

olympiques spéciaux du Nouveau-Mexique. Au cours des cinq dernières années, près de la moitié du budget d’exploitation des Rockets a été financée par le conseil, et cela s’élève à plus de 51 000$.

Avec LEGO®, les Chevaliers de Colomb font grandir la fraternité

FOIRE D’ARTISANAT & SOUPER DE STEAK

L’évêque auxiliaire émérite, Monseigneur John M. Dougherty, de Scranton, Pennsylvanie, membre du conseil Holy Family 13025, bénit la cloche de l’église St. John the Baptist qui vient d’être restaurée. Après avoir appris en juillet 2010 que cette cloche devait être mise aux rebuts parce que l’église allait fermer ses portes, le conseil 13025 a entrepris de réunir la somme de 3300$ pour la faire remettre à neuf afin de la donner à l’église St. Patrick de West Scranton. Quand elle fût mise en place à l’église St. Patrick, les Chevaliers de Colomb ont établi un fonds à perpétuité pour l’entretien de la cloche. ÉQUIPEMENT POUR LE CANCER

Le conseil St. Timothy 10034, de Lady Lake, Floride, a fait don de 2000$ à Villages Health System Foundation pour acheter de l’équipement pour le nouveau centre du cancer Moffitt. Cet établissement de 9290 mètres carrés, une annexe du centre du cancer et Institut de recherche H. Lee Moffitt, a ouvert ses portes en décembre 2011. ÉQUIPE DES JEUX OLYMPIQUES SPÉCIAUX

Le conseil Eugene Teatum 6696, de Rio Rancho, Nouveau-Mexique, a fait don de près de 11 000$ à l’équipe Rio Rancho Rockets des jeux

Le conseil De Soto 6, de Cromwell, Connecticut, a organisé une foire d’artisanat et un souper de steak qui a rapporté plus de 4000$ pour venir en aide à des séminaristes et à des personnes mentalement handicapées. COUVERTURES POUR ANCIENS COMBATTANTS

L’assemblée Pope John XXlll, de Livonia, Michigan, a donné 24 couvertures au 1er district du Quatrième Degré du Michigan pour qu’ils les donnent aux anciens combattants du John D. Dingell VA Medical Center de Détroit. Les couvertures ont été tricotées par des femmes incarcérées au Women’s Huron Valley Correctional Facility, et obtenues avec l’appui de Dennis Lipski, le coordonnateur du ministère carcéral de l’assemblée. AIDE À UN SÉMINAIRE

Le conseil San Pablo Apostol 3723, de Monclova, Mexique Nord-Est a organisé un repas barbecue de bœuf pour appuyer un séminaire de la région. PORC GRILLÉ SUR LA BROCHE

Le conseil Thomas Merton 7254, de Wayne, Illinois, a fait griller un porc sur la broche, organisé une vente aux enchères et une tombola pour venir en aide à Literacy Volunteers of Illinois (Fondation pour l’alphabétisation de l’Illinois. Avec des dons, le projet a rapporté plus de 2000$.

POUR SON MARIAGE en 2003, Jason Seiler, du conseil St. Clare of Assisi 12963, de Clifton, Virginie, a demandé à l’assemblée du Quatrième Degré de lui offrir une garde d’honneur. Les Sires Chevaliers ont accepté, et près d’une décennie plus tard, Seiler a créé un mémorial particulier de son jour de mariage. Pour marquer le neuvième anniversaire de son mariage, Seiler, un mordu des blocs LEGO depuis 35 années a reproduit une partie de la cérémonie de son mariage avec des blocs LEGO. Les mini-figures ont été achetées à un fournisseur spécialisé dans ce domaine, et adaptées par Seiler avec des bras noirs et des mains blanches. Les couleurs de la cape correspondent à l’uniforme du Quatrième Degré, et le chapeau a été recyclé d’un vieux LEGO de pirates. Bien que ce jeu de LEGO des Chevaliers de Colomb ne soit pas bientôt sur le marché, les mordus de ces blocs multicolores seront heureux que Seiler l’ait reproduit au nom de notre Ordre.

TOMBOLA POUR RÉDUIRE LA DETTE

Le conseil St. Malachy 13355, de Tamarac, Floride, à fait tirer un téléviseur à grand écran LCD. Ce projet a rapporté 5800$ pour aider à réduire la dette de la paroisse. Le tirage a eu lieu après la messe sur une période de cinq semaines.

PÈLERINAGE ANNUEL

Le chapitre des Chevaliers de Colomb de Western New York, a fait son pèlerinage annuel à la basilique du sanctuaire national de Notre Dame de Fatima, de Lewiston. Les frères chevaliers ont entendu la messe qui fut suivie d’une période d’adoration et de la récitation du chapelet en plein air.

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CHEVALIERS À L’ŒUVRE

d’aliments dans une période de six heures. CONCERT D’ESPOIR

Les membres du conseil 9206 St. Joan of Arc de San Ramon, Californie, prêts à servir des crêpes et des saucisses à l’occasion d’un déjeuner paroissial organisé par le conseil quatre fois par année. Cet événement a rapporté 2600$ aux Œuvres charitables catholiques d’East Bay.

Le conseil East Providence 1528, (Rhode Island) a parrainé un concert de l’espoir pour collecter des dons pour garnir des banques alimentaires de la région. Appuyé d’une vente de pâtisserie et une campagne de collecte de denrées alimentaires, le concert a reçu suffisamment de dons pour remplir les étagères de trois banques alimentaires qui servent plus de 100 familles nécessiteuses. FONDS POUR BOURSE D’ÉTUDES

DES PAMPHLETS PRO-VIE

de la paroisse, le conseil est parvenu à construire le pavillon qui comprend un gril à gaz encastré, des ventilateurs de plafond, un système d’eau courante, et un réfrigérateurchambre. Ragan, 68 ans, était membre du Quatrième Degré et diacre depuis longtemps dans la paroisse St. John.

Le conseil Joseph Hyacinth Valine 11246, de Cedar City, Utah, avait le désir de participer à l’initiative échographie des Chevaliers de Colomb mais, comme il s’agissait d’un tout petit conseil, les ressources financières n’y étaient pas. Par conséquent, le conseil, a entamé une relation avec deux gynécologues consentants d’offrir des échographies sans frais aux femmes enceintes en état de crise. Pour appuyer cet effort, le conseil a imprimé un nombre de cartes pro-vie et des dépliants contenant de l’information au sujet de ce service que les membres du conseil distribuaient dans des institutions religieuses de la région.

Le conseil Pope Leo Xlll 10804, de Virginia Beach, Virginie, a parrainé un jour de pêche au quai Lynnhaven pour 200 enfants des clubs Garçons et Filles de la région. Dix-neuf frères chevaliers se sont portés volontaires pour aider les enfants à prendre plus de 300 poissons en quatre heures. Pour la moitié des enfants, c’était la première fois qu’ils allaient à la pêche.

CONSTRUCTION D’UN PAVILLON

REMPLIR LA DÉPENSE

Le conseil Father Herman J. Veger 5561, de Warrenton, Virginie, a construit un pavillon à l’église St. John the Evangelist. Ce pavillon servira de lieu de rassemblement pour des fonctions paroissiales et sera aussi un mémorial au frère William B. Ragan. Au moyen d’activités de financement du conseil et

Le conseil Rosebud 2939 (Oregon) a prêté main-forte à une campagne de collecte de denrées alimentaires au profit de Fish Pantry, un organisme composé de membres des églises locales qui donne à manger à des familles et des personnes dans le besoin. Les frères chevaliers ont collecté près de 545 kg

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MARS 2012

UN JOUR DE PÊCHE

Le conseil St. Benedict Cathedral 7544, d’Evansville, Indiana, a servi un repas de côtes de porc et de rôti de porc frais pour réunir des fonds pour le fonds des bourses d’études Mark Toon. Ce fonds vient en aide aux élèves de l’école St. Benedict Cathedral. Le souper a rapporté 2000$, et les C. de C. ont contribué plus de 15 000$ à ce fonds au cours des dernières années. FINANCEMENT D’AUTOBUS

Le conseil Wahoo 1833 (Nebraska) a fait don de 5000$ à l’école secondaire Bishop Neumann pour aider à défrayer le coût d’achat de nouveaux autobus. L’argent était en provenance d’une variété de projets de bienfaisance du conseil, et fut remis durant le banquet des autobus scolaires, une soirée annuelle qui réuni des fonds pour payer les frais de transport de l’école.

David King, Matt Trombley, Tom Freeman et Randy Golus, du conseil Calumet 1245 (Michigan), plantent un poteau en bois pour la clôture du cimetière Hecla. À la demande de Houghton-Keweenaw County Genealogical Society, les Chevaliers de Colomb ont construit la clôture pour protéger ce cimetière abandonné, qui date de 1858, contre la circulation automobile. Avec l’argent réuni, les C. de. C. ont fait don de 1200$ en espèces et 200$ en chèquecadeaux aux séminaristes pour qu’ils puissent en profiter au cours de leurs études. UN TOUR SUR UN BATEAU À ROUES

Le conseil Mgr Linus J. Dury 505, de Zanesville, Ohio, a donné de l’argent pour appuyer le tour annuel sur un bateau à roues pour les patients de Chilicothe VA Medical Center. Les anciens combattants ont profité d’un bon repas chaud et d’une croisière de 75 minutes sur les rivières Licking et Muskingum. DON AU PÉROU

BUFFET DE BIENFAISANCE

Le conseil St. Francis of Assisi 10698, de Belchertown, Massachussetts, a organisé un déjeuner buffet au profit du fonds pour les séminaristes du diocèse de Springfield.

Le conseil Our Lady of the Mountains 9832, de Milford, Pennsylvanie, a fait don de 250$ au Père José Maria Salazar, un prêtre de l’Amérique du Sud qui fait du ministère auprès des pauvres de Lima, Pérou.


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A P P L I C AT I O N D E N O S D E G R É S

Fraternité LES MEMBRES DU conseil Bishop Thomas J. Grady 5618, d’Alamonte Springs, Floride, déchargent du bois d’œuvre devant la maison d’un membre du conseil qui a besoin d’une rampe pour fauteuil roulant. Des frères chevaliers et leurs familles ont passé une journée entière à construire la rampe pour un frère qui est obligé de se déplacer en fauteuil roulant électrique. • Le conseil John F. Kennedy 6004, d’Artesia, Californie, s’occupe du projet continu « Operation Brotherhood » (Opération Fraternité) qui offre de l’aide aux épouses des membres défunts du conseil. Souvent, les membres entretiennent les pelouses et font d’autres travaux aux maisons des veuves.

Charité

Unité

Patriotisme

DES MEMBRES DU cercle Sum-Ag 4651, de Bacolod, Visayas, servent de la soupe et du pain durant un programme pour nourrir des enfants démunis. Les Chevaliers de Colomb ont distribué gratuitement du riz chaud, de la soupe et des biscuits aux enfants de Purok Mabinuligon. • Le conseil St. Antoine 9253, de Niagara Falls, Ontario, a organisé un souper de spaghettis de bienfaisance qui a produit 10 000$ pour les écoles et les garderies catholiques françaises.

LES FRÈRES CHEVALIERS du conseil St. Gabriel et John Vianney 12335, de Colorado Springs, Colorado, enlèvent les vieux bardeaux du toit d’une remise qui abrite la remorque de VFW Post # 4501 des défilés du Post. • Le conseil St. Mary 11093, de Longview, Texas, est venu à l’aide d’une femme invalide lors de son déménagement dans un nouvel appartement. Les frères chevaliers ont loué un camion afin de l’aider à déménager ses meubles et autres articles lourds.

DES MEMBRES DU conseil Father Maguire 3851, de Covina, Californie, inscrivent des donneurs et des bénévoles pour leur programme « Treasures for the Troops » (Trésors pour les troupes). Les Chevaliers de Colomb ont sollicité des dons aux familles, aux amis, aux paroissiens et aux membres de la communauté. Ces dons lui permettent de confectionner des colis de réconfort pour les soldats en Iraq et en Afghanistan. À ce jour, le conseil a réussi à envoyer plus de 1500 de ces colis.

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CHEVALIER S DE CO LO MB

Construire un monde meilleur un conseil à la fois. Chaque jour, les Chevaliers à travers le monde ont la possibilité de faire une différence, que ce soit à travers le service à la communauté, la collecte de fonds ou la prière. Nous célébrons chaque et tout Chevalier pour sa force, sa compassion, et son dévouement à vouloir construire un monde meilleur.

Robert Yahrmarkt et William Bankstahl du conseil St. Agnes 8043 à Sanford, Michigan, mesurent le saut en longueur sans élan de Brooke Leonhardt (centre) au cours d’une compétition d’athlétisme des Jeux olympiques spéciaux au High School H.H. Dow de Midland. Plusieurs membres du conseil et leurs épouses ont servi comme chronométreurs, juges de ligne, juges et photographes au cours de l’événement. Le conseil travaille bénévolement avec les Jeux olympiques spéciaux depuis plus de 20 ans.

ENVOYEZ-NOUS LES PHOTOS DE VOTRE CONSEIL POUR LA RUBRIQUE «CHEVALIERS À L’ŒUVRE». LES PHOTOS PEUVENT ÊTRE ENVOYÉES PAR COURRIEL À COLUMBIA@KOFC.ORG OU BIEN À COLUMBIA, 1 COLUMBUS PLAZA, NEW HAVEN, CT 06510-3326.

MARS 2012

♦ C O L U M B I A ♦ 33


GARDER LA FO I VIVANTE

« IL N’APPELLE PAS CEUX QUI ONT LES QUALITÉS NÉCESSAIRES. IL DONNE LES QUALITÉS NÉCESSAIRES À CEUX QUI SONT APPELÉS. »

Photo by Beb Ervin

Quand j’étais petite, je lisais souvent les histoires de vocations racontées sur les couvertures arrière des numéros de Columbia que conservait mon père. Cela me fascinait, bien que je n’eusse jamais cru que Dieu, un jour, m’appelle à mon tour — jusqu’à un certain dimanche... J’étais alors pensionnaire au collège Bénédictine et, comme j’avais congé de volleyball pour la fin de semaine, j’ai décidé de retourner à la maison. À la messe lors de ce Dimanche de sensibilisation aux vocations, le prêtre a raconté sa propre histoire. Quand il a eu fini, je me suis dit : « Il vient de me raconter l’histoire de ma propre vie. » L’idée de me faire religieuse ne m’avait encore jamais effleurée, mais ce dimanche-là, j’ai su que Dieu m’appelait. J’ai quand même jonglé avec l’idée durant un an et demi, croyant ne pas être assez bonne, assez qualifiée, pour devenir religieuse. C’est alors qu’une amie m’a rappelé que « Il n’appelle pas ceux qui ont les qualités nécessaires. Il donne les qualités nécessaires à ceux qui sont appelés. » L’une des plus grandes joies qu’on ressent comme religieuse, c’est d’avoir le Saint Sacrement pour ainsi dire en nous. Le jour comme la nuit, nous pouvons nous arrêter et rendre visite à Jésus, qui est toujours prêt à nous accueillir. SŒUR SERENA DETERS, M.S. Membre des Marian Sisters à Waverly, au Nebraska

VEUILLEZ FAIRE VOTRE TOUT POSSIBLE POUR ENCOURAGER LES VOCATIONS À LA PRÊTRISE ET À LA VIE RELIGIEUSE. VOS PRIÈRES ET VOTRE SOUTIEN COMPTENT POUR BEAUCOUP.

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Columbia Mars 2012 by Columbia Magazine - Issuu