CHEVALIER S DE CO LOMB
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COLUMBIA
Le serviteur de Dieu d’abord
«À
NOTRE ÉPOQUE OÙ L’ ÉCONOMIE LUTTE ENCORE POUR SORTIR
D ’ UNE PROFONDE RÉCESSION , LA VIGUEUR EXCEPTIONNELLE DE NOTRE PROGRAMME D ’ ASSURANCES EST LE ROC SUR LEQUEL DE PLUS EN PLUS DE FAMILLES CATHOLIQUES CONSTRUISENT LEUR AVENIR .
»
- L E C HEVALIER S UPRÊME C ARL A. A NDERSON
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A S S U R A N C E I N VA L I D I T É
S O I N S D E LO N G U E D U R É E
RENTES
C H E VA L I E R S D E C O LO M B
-
juin 2012 ♦ Volume 92 ♦ numéro 6
COLUMBIA arTIClES
8 Le serviteur de Dieu d’abord De nos jours, saint Thomas More, patron des personnes chargées d’État et des politiciens sert de modèle de charité, de courage et fidélité. PAR LE PÈRE DOMINIC LEGGE, DOMINICAIN
12 Préserver notre mémoire nationale L’avenir des États-Unis repose sur le maintien de nos principes fondateurs judéo-chrétiens. PAR LE CHEVALIER SUPRÊME CARL A. ANDERSON
17 Le mémorial de l’amiral La fontaine dédiée à Christophe Colomb, à Washington, D.C., célèbre son centenaire. PAR PATRICK SCALISI
20 Pourquoi Colomb a pris la mer Entrevue avec Carol Delaney sur Christophe Colomb et les motivations religieuses de son voyage. PAR ALTON PELOWSKI
ColumBuS: josé m. obregon (1832-1902) / Gianni Dagli orti / The Art Archive at Art resource, nY — AD DeSiGn: justin Perillo
22 Soigner les troubles, transformer des vies Un centre de soins parrainé par les C de C prend de l’expansion, après plus de trois décennies au service des enfants et des familles.
Christophe Colomb (1451-1506) apparaît ici en jeune homme sur cette peinture du 18e siècle. Qu’est-ce qui a motivé l’explorateur italien, célébré en tant que découvreur de l’Amérique, à conduire son équipage de 90 hommes par-delà l’océan Atlantique, voilà plus de cinq siècles de cela ? (Voir l’entrevue en page 20).
PAR JEANNETTE COOPERMAN
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Construire un monde meilleur
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Nouvelles des Chevaliers
« Solide bras droit de l’Église », les Chevaliers sont appelés à prier pour la liberté religieuse et à se porter à sa défense. PAR LE CHEVALIER SUPRÊME, CARL A. ANDERSON
Le fondateur honoré lors du 9e Congrès des Chevaliers philippins • Le Chevalier suprême et un évêque des services militaires américains se rendent en Corée
Apprendre la foi, vivre la foi 11
Des pères pour bien faire
Mis au défi de défendre la liberté religieuse contre les assauts du laïcisme, nous nous tournons vers le Seigneur. PAR MGR. WILLIAM E. LORI, AUMÔNIER SUPRÊME
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Chevaliers à l’œuvre
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Application de nos degrés
Dans la vie comme dans la mort, c’est par ses actions que mon père m’a fait apprendre ce qu’est l’amour de sacrifice. PAR L’ABBÉ THOMAS VANDER WOUDE
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É D I TO R I A L
Principes de fondation SIRE THOMAS MORE, servant luimême de personnage dans son roman de 1516 intitulé Utopie, rencontre Raphaël Hythloday, qui est dit avoir été membre d’équipage lors d’un des voyages d’Amerigo Vespucci au Nouveau Monde quelque dix années auparavant. Hythloday, dont le nom signifie « causeur d’absurdités » raconte à More qu’il existe une île appelée Utopie — mot grec signifiant « Nulle-part ». La découverte du Nouveau Monde semble avoir porté le jeune More, âgé de 14 ans lors du premier voyage de Colomb, à se demander comment se comporteraient d’autres sociétés. Toutefois, il n’a pas semblé considérer l’Utopie comme un endroit idéal, comme le terme le laisse entendre de nos jours. Quand Hythloday a terminé son discours, le personnage de More note que plusieurs activités de l’île sont « très absurdes » et n’ont pas à être imitées, pourtant, il y a d’autres aspects qu’il souhaite voir repris « au sein de nos gouvernements ». Il n’est donc pas surprenant que les idées proposées dans le livre aient été largement interprétées. Certains aspects de la société pluraliste d’Utopie sont notamment remarquables à la lumière des événements qui ont suivi — des événements tels que Martin Luther affichant ses cinq Thèses en 1517, provoquant la Réforme protestante, et le martyre de More en 1535 pour avoir refusé d’acquiescer à la rupture du roi Henri VIII avec l’Église catholique. Selon les lois qui gouvernent l’Utopie, des hommes peuvent en attirer d’autres à leur propre religion « par la force de leurs convictions et d’aimables et modestes moyens », mais personne ne peut contraindre quelqu’un d’autre à croire autrement. Et s’il est arrivé qu’une religion soit la vraie, alors les citoyens peuvent espérer que « la force intrinsèque de la vérité apparaîtrait et brillerait dans sa splendeur ». Pourtant on
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accepte que certaines idées religieuses — comme la croyance dans « une sage et prédominante Providence » et la dignité transcendante de la nature humaine — sont des pré-requis à toute société juste et vertueuse. C’est surtout à cause des gestes qu’a posés More à la fin de sa vie — acceptant humblement de mourir plutôt que de compromettre sa foi et sa conscience — qu’il fut canonisé en 1935 et fait le saint patron des hommes d’État et des politiciens en 2000 (cf. page 8). Mais pour le meilleur ou pour le pire, les œuvres de fiction de More ont également inspiré des penseurs qui lui ont succédé. John Locke, dont les écrits ont plus tard influencé Thomas Jefferson, eut recours à des arguments semblables à ceux qu’on retrouve dans Utopie. Et on peut se demander si More, d’une certaine manière, n’a pas aidé à former les idéaux d’une nouvelle république dans le Nouveau Monde fondée sur des principes universels tels que la liberté de religion et autres droits tenus comme dons de Dieu. Bien qu’il n’existe pas de société parfaite en ce bas monde, nous pouvons affirmer que le caractère radicalement religieux de la fondation des États-Unis se présente comme un grand bien social. À juste titre, Jefferson soutenait que nos libertés ne peuvent être inviolables sans la conviction qu’elles sont dons de Dieu (cf. : page 12). Alors que, de nos jours, les tenants du laïcisme travaillent à exclure Dieu du discours public, la liberté de religion est de plus en plus marginalisée. Forts de cet appel, les Chevaliers, en vue du bien commun, prennent pour patron saint Thomas More et continuent de témoigner de la vérité de notre foi et de l’origine de notre liberté.♦ ALTON J. PELOWSKI DIRECTEUR DE RÉDACTION
COLUMBIA ÉDITEURS
Chevaliers de Colomb ________ ADMINISTRATEURS SUPRÊMES CHEVALIER SUPRÊME Carl A. Anderson AUMÔNIER SUPRÊME Mons. William E. Lori, S.T.D. DÉPUTÉ CHEVALIER SUPRÊME Dennis A. Savoie SECRÉTAIRE SUPRÊME Charles E. Maurer Jr. TRÉSORIER SUPRÊME Logan T. Ludwig AVOCAT SUPRÊME John A. Marrella ________ RÉDACTION DIRECTEUR DE RÉDACTION Alton J. Pelowski alton.pelowski@kofc.org RÉDACTEUR EN CHEF ADJOINT Patrick Scalisi patrick.scalisi@kofc.org ASSISTANT À LA DIRECTION ARTISTIQUE ET ÉDITORIALE Brian Dowling brian.dowling@kofc.org
L’abbé Michael J. McGivney (1852-90), Apôtre de la jeunesse, protecteur de la vie familiale et fondateur des Chevaliers de Colomb, intercédez pour nous. ________ POUR COMMUNIQUER AVEC NOUS PAR LA POSTE: COLUMBIA
Knights of Columbus 1 Columbus Plaza New Haven, CT 06510-3326 TÉLÉPHONE: 203.752.4398 TÉLÉCOPIEUR: 203.752.4109 COURRIEL: columbia@kofc.org NOTRE SITE INTERNET: kofc.org SERVICE Å LA CLIENTÈLE: 1.800.380.9995 ________ SI VOUS DÉMÉNAGEZ Prévenez votre conseil. Envoyez votre nouvelle adresse et votre étiquette à: Dept. of Membership Records [service de dossiers de membres], PO Box 1670, New Haven, CT, 06507-0901, USA, ou par courriel à columbia@kofc.org ________ Copyright © 2011 Tous droits réservés ________ EN PAGE COUVERTURE Le célèbre portrait de Saint Thomas More (1478-1535), saint patron des hommes d’état et des hommes politiques, peint par Hans Holbein en 1527.
C O N S T RU I R E U N M O N D E M E I L L E U R
En réponse à l’appel des évêques « Solide bras droit de l’Église », les Chevaliers sont appelés à prier pour la liberté religieuse et à se porter à sa défense par le Chevalier Suprême, Carl A. Anderson DURANT MON récent voyage en Les évêques des États-Unis ont émis Corée, j’ai eu l’occasion de prier au Sanc- un sérieux avertissement concernant les tuaire des martyrs Jeoldusan donnant sur menaces faites contre la liberté religieuse, le bras lourd des gens qui cherche à resla rivière Han, à Séoul. Sur ce site, menaces contre l’intégrité et l’existence treindre ce que la pape Benoît XVI apjusqu’à 10 000 Coréens catholiques ont même de plusieurs institutions catho- pelle « notre liberté la plus chère, en tant été martyrisés au cours des années 1860, liques. Les évêques s’interrogent : « Pou- qu’Américains ». Je recommande vivement que près de deux décennies avant la fonda- vons-nous accomplir les bonnes œuvres tion des Chevaliers de Colomb. Ces auxquelles nous convoque notre foi sans chaque frère Chevalier et chaque état femmes et ces hommes ordinaires, d’une compromettre cette foi elle-même? » et conseil participent à la prochaine foi extraordinaire, ont été torturés et dé- Cette question doit préoccuper énormé- « Quinzaine de la liberté », du 21 juin capités, et leurs corps jetés dans la rivière ment chaque catholique et notamment au 4 juillet en prévenant votre paroisse et votre diocèse de votre souau bas du précipice. Les cathotien à ce programme. liques de la Corée vous affirEt je demande à chaque fament que ce site se trouve Je recommande vivement que mille de Chevalier de Colomb l’endroit le plus sacré de leur chaque frère Chevalier et chaque à entreprendre une neuvaine pays. Je crois qu’il s’agit de l’un pour la liberté religieuse à des endroits les plus sacrés du état et conseil participent à la procompter du 21 juin en récitant monde entier. la prière que nos évêques nous Aujourd’hui, la Corée du chaine « Quinzaine de la liberté », ont recommandée ». Sud connaît l’une des augmendu 21 juin au 4 juillet Dieu tout-puissant, Père de tations de la population cathotoutes les nations, en vue de la lilique la plus importante au berté, tu nous as libérés en Jésus-Christ monde, accueillant chaque année des les Chevaliers de Colomb. milliers de convertis. Le sang des martyrs Les évêques ont lancé un appel sans (Gal 5, 1). Nous te louons et nous te bénisdevient la semence de l’Église. équivoque à agir : « Encore une fois, sons pour le don de la liberté religieuse, fonCe fut une expérience personnelle nous observons le besoin d’un laïcat ca- dement des droits de l’homme, de la justice particulièrement émouvante d’être là, tholique bien formé, doué d’un sens cri- et du bien commun. Accorde à nos diripuisque j’étais arrivé à Séoul de Wash- tique solide (…) et du courage geants la sagesse de protéger et de promouington après avoir prononcé un discours nécessaire pour contrer la laïcité réduc- voir nos libertés. Forts de ta grâce, que au National Catholic Prayer Breakfast trice qui rendrait illégitime la participa- ayons le courage de les défendre, pour nous(Déjeuner national de prière catholique) tion de l’Église au débat public sur les mêmes et pour tous ceux et celles qui habisur les nouvelles menaces faites à la li- questions qui déterminent l’avenir de la tent ce pays privilégié. Nous te le demandons par l’intercession de Marie Imberté religieuse aux États-Unis. société américaine. » Ma visite au Sanctuaire Joldusan a fait Comme Chevaliers de Colomb, nous maculée, notre patronne, et au nom de ton surgir la vérité exprimée par nos évêques sommes fiers de notre réputation Fils, notre Seigneur Jésus Christ, et l’unité dans un récent document : « La liberté comme « solide bras droit de l’Église ». de l’Esprit Saint, avec qui, un seul Dieu, ne se limite pas au fait de pouvoir aller à Depuis 130 ans, ce bras ne s’est jamais tu vis et règnes pour les siècles des siècles. l’Eucharistie le dimanche ou de réciter le fatigué, et n’a jamais flanché. J’ai Amen. Ensemble, nous pouvons sauvegarder chapelet dans nos foyers. Elle s’applique confiance que, au cours des jours à venir, au fait de pouvoir contribuer au bien nous augmenterons nos efforts en vue de notre liberté la plus précieuse. Vivat Jesus! commun de tous les Américains ». protéger l’Église et ses institutions contre
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APPRENDRE LA FOI, VIVRE LA FOI
La quinzaine pour la liberté Mis au défi de défendre la liberté religieuse contre les assauts du laïcisme, nous nous tournons vers le Seigneur par Mgr. William E. Lori, Aumônier Suprême
AU COURS DE mes premières semaines en tant qu’archevêque de Baltimore, je me trouve entouré de faits historiques. Je vis à l’ombre de la basilique de l’Assomption, la plus ancienne cathédrale du pays, dont la pierre d’angle fut installée en 1806. Dans la crypte sous l’édifice sont inhumés plusieurs archevêques, y compris John Carroll, le premier d’entre eux. Aux murs de ma résidence sont suspendus les portraits de mes 15 prédécesseurs, dont plusieurs furent des piliers de la croissance de l’Église aux États-Unis et aussi de la défense et de la réputation de l’Église au sein d’une culture hostile au catholicisme. En me promenant dans ma nouvelle demeure, les paroles du cardinal James Gibbons, qui fut au service de cet archidiocèse pendant plus de quatre décennies avant sa mort en 1921, résonnent dans mes oreilles : « J’appartiens à un pays où le gouvernement civil nous garantit sa protection, sans intervenir dans l’exercice légitime de notre sublime mission en tant que ministres de l’Évangile du Christ. Notre pays tire parti de la liberté sans libertinage et de l’autorité sans despotisme. » Le cardinal Gibbons défendait la proposition selon laquelle on pouvait être à la fois un Américain fidèle et un fervent catholique. Aujourd’hui, nous sommes appelés à être de fidèles Américains justement en étant des catholiques fervents. Les paroles du bienheureux Jean-Paul II lorsqu’il rendait visite à Baltimore en 1995 sont toujours vraies : « Le défi que vous devez relever, chers amis, est de 4 ♦ COLUMBIA ♦
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conscientiser davantage les gens à l’importance d’une société où existe la liberté de religion; de défendre cette liberté contre ceux et celles qui voudraient soustraire la religion du domaine public et y établir la laïcité comme foi officielle de l’Amérique. » LA VIGNE ET LES SARMENTS Durant sa visite ici, le bienheureux JeanPaul II a prié dans une petite chapelle privée de ma nouvelle demeure. Plusieurs archevêques de Baltimore ont célébré l’Eucharistie et prié dans cette même chapelle, ce qui pour moi est une source d’inspiration quand je pense au défi actuel que nous devons relever en nous portant à la défense de la liberté religieuse tant aux États-Unis qu’à travers le monde. L’esprit de prière de mes prédécesseurs me rappelle que cette lutte ne sera pas gagnée uniquement par le recours à la planification et l’action politique. D’autres ressources sont requises. Dans les Évangiles, Jésus enseigne qu’il est la vigne et que nous sommes les sarments. Comme le sarment ne peut pas survivre s’il est coupé de la vigne, Jésus dit : « Sans moi, vous ne pouvez rien faire » (Jn 15, 5). Il nous faut prendre à cœur notre lutte pour la liberté religieuse. Si nous voulons sauvegarder, soutenir et entretenir la liberté religieuse telle que l’entend et l’enseigne l’Église, et faire valoir l’héritage légué par les Pères fondateurs des États-Unis, alors nous devons, en tant que communautés, familles et individus, prier avec diligence. C’est dans ce dessein que le Comité ad hoc sur la liberté religieuse formé par
les évêques des États-Unis a suggéré que nous mettions sur pied une « quinzaine pour la liberté ». Il s’agira d’une période de prière de deux semaines menant à la fête du « Quatre juillet », fête nationale aux États-Unis. Durant cette période, l’Église célèbre un certain nombre de fêtes, y compris celles de saint Thomas More et de saint John Fisher qui, courageusement, ont donné leurs vies lorsque le roi Henri VIII s’est arrogé la gouverne de l’Église. Et par de nombreuses autres manières, nous pouvons profiter de cette quinzaine pour souligner la cause de la liberté au cours de l’Eucharistie — à cette occasion, on peut avoir recours à des intentions spéciales, par exemple, à la conclusion des prières universelles; des messes votives pour le besoin de la société civile; et des homélies sur l’enseignement de l’Église sur la question de la liberté religieuse. DE NOMBREUSES OCCASIONS DE PRIER La quinzaine de la liberté se présente comme une occasion idéale de grandir dans l’intelligence de l’enseignement que l’Église propose concernant la liberté religieuse. Nous devrions, au cours de ces 14 journées consécutives, rendre grâce à Dieu avec insistance pour les libertés dont il nous a dotées et recommander au Seigneur les personnes qui sont décédées en défendant notre liberté. Les libertés s’amoindrissent quand elles
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sont tenues pour acquises par les citoyens. La liberté religieuse s’amoindrit quand, devant la montée d’une culture laïque, les croyants cessent de fréquenter l’église et cessent de faire valoir les convictions issues de la foi, au sein de leurs familles, dans leurs milieux de travail et de leurs vies sociales. Inversement, quand, consciemment, nous rendons grâce à Dieu pour nos libertés, nous serons plus portés à les défendre. La quinzaine de prières se présentera pour chaque Chevalier et sa famille comme une occasion de réserver un peu de temps chaque jour pour prier pour la liberté religieuse. Se pourrait être la récitation du chapelet,
INTENTIONS DU
ou d’autres prières connues ou encore la « Prière pour le gouvernement » de Mgr John Carroll. Et ne pourriez-vous pas prendre quelques minutes durant le souper familial pour discuter la question de la liberté religieuse? Demandez aux membres de la famille de lire le document des évêques « Notre liberté la plus chère » (publié dans le numéro du mois de mai 2012 de Columbia), en vous préparant à en discuter à la lumière de l’actualité. Enfin, pourquoi ne prierions-nous pas dans nos petits moments pour la liberté religieuse? Ce pourrait se faire simplement à partir d’une image qu’on peut sortir de notre poche en un rien de temps.
Il y a plusieurs années, Mère Teresa a visité le séminaire où j’étudiais, le Séminaire Mount St. Mary, à Emmitsburg, au Maryland. Nous nous attendions tous à ce qu’elle nous entretienne de l’œuvre qu’elle et ses sœurs faisaient pour soulager les pauvres parmi les pauvres partout dans le monde. Elle nous a parlé plutôt de la parabole de la vigne et des sarments. Elle nous a aidés à comprendre que toute question importante exige la prière. Alors, s’il vous plaît, prier pour la liberté religieuse — à l’église, dans vos réunions de conseils de Chevaliers de Colomb, au foyer et quand vous êtes seuls.♦
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S A I N T- P È R E
Offertes en solidarité avec le pape Benoît XVI
PoPe: CnS photo/Paul Haring — BiSHoP BruTé: Courtesy of Daughters of Charity Archives, emmitsburg, md.
GÉNÉRALE : Pour que les croyants sachent reconnaître, dans l’Eucharistie, la présence vivante du Ressuscité qui les accompagne dans la vie quotidienne. MISSIONNAIRE : Pour que les chrétiens en Europe redécouvrent leur propre identité et participent avec plus d’élan à l’annonce de l’Evangile.
L’évêque Simon Bruté (1779-1839) SIMON WILLIAM Gabriel Bruté de Rémur est né en 1779 à Rennes, en France, dans une famille aisée — mais sa vie privilégiée n’aura pas duré longtemps. Son père est mort alors qu’il n’avait que 7 ans et, trois ans plus tard, la Révolution française éclata. Durant le soulèvement, la mère du jeune Simon abrita deux prêtres dans son appartement, si bien que l’enfant fut pour l’essentiel éduqué grâce à ces deux ecclésiastiques réfugiés. À l’âge de 20 ans, Simon Bruté commença ses études à la Faculté de Médecine de Paris, où il se distingua en décrochant plus tard le titre de meilleur étudiant de l’établissement. Il refusa cependant une offre d’emploi dans un important hôpital afin de poursuivre, plutôt, une vocation sacerdotale. Sa mère, persuadée que son fils était appelé à devenir un grand chirurgien, s’opposa vivement à cette décision. Après son ordination en 1808, Simon se joint à l’ordre des Sulpiciens dans le but avoué de devenir missionnaire en Inde ou en Chine. Toutefois, pour ses premières affectations, le père Bruté enseigne dans des séminaires, ce qui l’amène outremer au collège St. Mary de Baltimore ainsi qu’au Mount St. Mary, à Emmitsburg, dans le Maryland. Là-bas, il devient ami
avec une future sainte, Mère Elizabeth Ann Seton, avant d’agir auprès d’elle en tant que directeur spirituel. Il mène une vie très simple et, en plus d’enseigner, il entend les gens en confession et visite aussi les malades cloués à la maison. En 1834, le père Bruté est envoyé à l’ouest, à Vincennes, dans l’Indiana. Il proteste qu’il n’est pas qualifié mais il est nommé évêque d’un nouveau diocèse qui comprenait une grande partie de l’Indiana et de l’Illinois — et cela avec l’aide de seulement deux prêtres. En l’espace de cinq ans cependant, le diocèse comptait 25 prêtres, 20 séminaristes ainsi que deux communautés religieuses. L’évêque Bruté meurt le 26 juin 1839, et la cause pour sa canonisation s’ouvre en 2005.♦
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Le fondateur honoré lors du 9e Congrès des Chevaliers philippins
L’archevêque Jose Palma, de Cebu, président de la Conférence des évêques catholiques des Philippines (au centre), en compagnie du Chevalier suprême Carl A. Anderson et de responsables des Chevaliers de Colomb aux Philippines, tous réunis devant les bureaux de l’Association fraternelle (KCFAPI), à Manille. Derrière eux, une statue du père jésuite George Willmann, appelé « l’abbé McGivney des Philippines » en raison de son travail depuis plusieurs années auprès des Chevaliers philippins. « C’EST UN GRAND jour pour les Chevaliers de Colomb, un grand jour pour l’abbé McGivney, et un grand jour aussi pour le peuple philippin », a dit le Chevalier suprême Carl A. Anderson dans son allocution suivant la messe d’ouverture du 9e Congrès national philippin, qui s’est tenu à Manille du 27 au 29 avril dernier. Carl Anderson a salué les Chevaliers philippins pour leur fidélité envers l’Église, leur appui envers les évêques et les prêtres, ainsi que leur dévouement envers les principes de l’Ordre. Il a fait part de sa « fierté justifiée à l’égard des réalisations des Chevaliers aux Philippines », y compris leur engagement auprès des œuvres caritatives et la croissance soutenue de leurs membres, qui sont plus de 280 000 aujourd’hui. Tout de suite après la messe, trois statues hautes de 4 pieds (1,22 m) du Vénérable Michael McGivney ont été bénies puis transportées en procession depuis l’église historique San Agustin, de Manille. Les œuvres ont été remises aux Députés des trois juridictions philippines — Luçon, Visayas et Mindanao — et seront intégrées tout au long de l’année à venir à un pèlerinage jusqu’aux salles de Conseil et paroisses à travers l’archipel philippin. L’archevêque Jose Palma, de Cebu, président de la Conférence des évêques catholiques des Philippines (CECP), s’est par la suite joint au Chevalier suprême pour la cérémonie d’inauguration du nouveau Studio multimédia Abbé Michael McGivney, situé au siège social de la CECP. Construit grâce à une aide accordée par le Conseil suprême, ce studio à la fine pointe de la technologie permettra d’éduquer et d’évangéliser au moyen de vidéos faisant la promotion de la sainteté du mariage ainsi que de la famille. Dans son discours livré dans le cadre du Dîner des États, le 28 avril, Carl Anderson a dit que le peuple philippin avait donné au monde un nouvel espoir grâce à ses jeunes et à leur engage6 ♦ COLUMBIA ♦
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ment envers les valeurs familiales et le respect de la vie. Le Chevalier suprême a parlé en termes énergiques du projet de loi No 4244 (aussi connu sous le nom de Loi sur les moyens de contraception), proposé sans relâche, année après année, au parlement philippin qui ne l’a pas encore adopté. La loi, souligne Carl Anderson, va à l’encontre de la culture philippine, basée sur la famille et le respect de la vie. « Les Chevaliers de Colomb philippins doivent faire de l’opposition à cette loi leur principale préoccupation », dit le Chevalier suprême, s’attirant ainsi des applaudissements nourris de la part des délégués. « Or nous le ferons non seulement en usant de stratégie politique, mais également à l’aide d’outils spirituels, car cet enjeu n’est pas que politique, il est aussi spirituel. » Il ajouta : « Les Philippines ont un brillant avenir ; les Philippines s’appuient sur d’excellents citoyens. Ceux-ci ne méritent pas la loi sur la reproduction et la contraception [...] Le peuple philippin mérite l’instauration d’une culture digne de ce nom. » Le Chevalier suprême a aussi encouragé les évêques, les prêtres et les Chevaliers eux-mêmes à répandre la dévotion et la prière à l’abbé McGivney, un miracle attribuable à son intercession étant nécessaire pour sa béatification. Le congrès s’est conclu le dimanche par une messe commémorative en l’honneur de tous les Chevaliers philippins décédés — elle a été célébrée par l’évêque Honesto F. Ongtioco, de Cubao, qui est également aumônier d’État de Luçon. Dans son discours de clôture devant les délégués, Carl Anderson a félicité les Chevaliers pour leur énergie, leur enthousiasme et leur engagement indéfectibles à l’égard de la foi catholique. Exprimant sa plus profonde gratitude pour tout ce que les Chevaliers accomplissent dans l’archipel, il a dit : « Vous donnez un exemple ... formidable à vos frères Chevaliers partout à travers le monde. »♦
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Le Chevalier suprême et un évêque des services militaires américains se rendent en Corée
Les nouveaux Chevaliers du Quatrième Degré se joignent au Chevalier suprême Carl A. Anderson ainsi qu’à l’évêque F. Richard Spencer, évêque auxiliaire de l’archidiocèse des services militaires américains, après une cérémonie d’exemplification conduite à la garnison Yongsan de l’armée des États-Unis, en Corée du Sud. Près de 40 membres du Conseil 14223 Bishop John J. Kaising ont été initiés au sein de la nouvelle Assemblée Bishop Joseph W. Estabrook, nommée en l’honneur d’un évêque de l’archidiocèse militaire récemment décédé.
LE CHEVALIER SUPRÊME Carl A. Anderson et l’évêque F. Richard Spencer, évêque auxiliaire de l’archidiocèse pour les services militaires américains, ont visité la Corée du Sud afin d’y rencontrer des Chevaliers et de constater si les membres catholiques des forces armées étaient bien servis. Au cours du voyage il y a eu des rencontres avec l’archevêque Osvaldo Padilla, nonce apostolique en Corée ; le cardinal Nicholas Cheong Jin-Suk, archevêque de Séoul ; l’évêque Francis Xavier Yu Soo-il, de l’ordinariat militaire de Corée ; et Sung Kim, l’ambassadeur des États-Unis en Corée. La délégation du Chevalier suprême, qui comprenait notamment le collaborateur de l’Ordre pour les affaires militaires, Charles H. Gallina, s’est également rendue sur divers sites religieux et historiques. Arrivé sur place le 23 avril, le Chevalier suprême a rencontré l’ambassadeur Kim ainsi que les Chevaliers militaires
en poste au quartier général des Nations Unies, avant de visiter, en compagnie de l’évêque Spencer, la zone démilitarisée entre les deux Corée. Le territoire national a en effet été scindé en deux pays distincts, voilà 60 ans. « J’ai personnellement été dans cette zone à plus de 11 reprises, et à chaque fois j’en suis reparti en priant pour le sort des personnes qui vivent dans ce pays désespéré qu’est la Corée du Nord », a dit l’évêque Spencer, membre du Conseil 14223 John J. Kaising au sein de la garnison Yongsan de l’armée américaine, en Corée du Sud. Le jour suivant, Carl Anderson et l’évêque Spencer ont conduit les aumôniers militaires ainsi que les Chevaliers pour un pèlerinage au sanctuaire des martyrs de Jeodulsan, au sommet d’une petite falaise surplombant la rivière Han. Le sanctuaire a reçu son nom en souvenir d’un sombre épisode de l’histoire coréenne : durant la persécution des
catholiques en 1866, des milliers de prêtres et de laïcs ont été martyrisés en guise de représailles contre l’invasion française. Jeodulsan, en coréen, signifie « montagne où les têtes ont été coupées » ; le site est l’un des plus révérés au pays. Le Chevalier suprême et l’évêque Spencer ont par la suite rencontré le cardinal Cheong Jin-Suk, qui a raconté comment il avait aidé les soldats américains durant la guerre de Corée, de 1950 à 1953. Le prélat s’est dit encore aujourd’hui reconnaissant pour tout ce que les États-Unis ont fait pour son pays. Après quelques réunions avec d’autres membres de la hiérarchie catholique coréenne, la délégation C de C s’est rendue le 25 avril à Yongsan afin de participer à une historique cérémonie d’exemplification du Quatrième Degré. Près de 40 membres du Conseil 14223 furent initiés à titre de membres fondateurs de l’Assemblée Bishop Joseph W. Estabrook, qui porte le nom d’un évêque auxiliaire de l’archidiocèse militaire qui est décédé des suites d’un cancer du pancréas, le 4 février dernier. La cérémonie fut suivie d’une messe spéciale au cours de laquelle Roy L. Mellon Jr. et Joseph Y Pak ont été élevés à l’acolytat, tandis que se poursuit leur formation au diaconat. Les deux hommes sont d’ex-grands chevaliers du Conseil 14223 ; une fois ordonnés, ils seront les tout premiers diacres permanents en service au sein de l’archidiocèse des services militaires américains. Finissant sa visite par un repas de célébration après la messe, Carl Anderson a remercié les Chevaliers militaires pour leur hospitalité et le témoignage qu’ils donnent du christianisme auprès de leurs compagnons d’armes. « Certains d’entre vous m’ont remercié de m’être déplacé jusqu’ici pour vous rencontrer », a dit le Chevalier suprême devant le public rassemblé pour l’occasion. « Mais c’est plutôt à moi de vous dire merci car mon épouse Dorian et moi-même allons rapporter de notre séjour des souvenirs que n’oublierons jamais, c’est certain. »♦
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LE SERVITEUR DE DIEU D’ABORD De nos jours, saint Thomas More, patron des personnes chargées d’État et des politiciens sert de modèle de charité, de courage et fidélité par le père Dominic Legge, dominicain
lors que Thomas More montait sur un échafaud près de la Tour de Londres où se tenait le bourreau masqué, hache à la main, la foule attendait dans l’expectative du dernier discours du condamné. Contrairement à la coutume, le roi Henri VIII avait ordonné qu’il « s’en tienne à peu de mots ». Thomas More était un avocat redoutable, et la récente revendication de sa suprématie sur l’Église que le roi avait réclamée, était fragile sur le plan politique, n’avait pas l’aval du peuple et avait été imposée au Parlement par contrainte, pots de vin et menaces.Le roi ne devait alors courir aucun risque. La situation de More était déjà bien connue. Trois ans auparavant, sire Thomas occupait la plus importante fonction du royaume après le roi Henri lui-même. Son intégrité était impeccable et il avait une réputation internationale comme humaniste et érudit. Durant la plus grande partie du règne d’Henry, More avait été parmi ses conseillers les plus fidèles. Mais maintenant, il se tenait, seul, devant la buche du bourreau. Du point de vue populaire, saint Thomas More, ainsi que dans la magnifique pièce de théâtre A Man for All Seasons, (Un Homme pour l’éternité) de Robert Bolt, More est souvent assimilé à un martyr de conscience. Comme l’affirme Bolt, More « était un homme doué d’un sens adamantin de lui-même ». Ayant prononcé un jugement concernant le mariage du roi avec Catherine d’Aragon, il a été fidèle à lui-même devant les pots-de-vin, les menaces et même la mort. Bien que cette idée soit vraie, en partie, elle dissimule la vérité centrale pour laquelle More trouvait la mort en 1535, la véritable source de sa force et les leçons que nous apprend saint Thomas More de nos jours. Notre époque se présente comme un « temps » au cours duquel les chrétiens se trouvent devant le défi de demeurer fidèle à leur foi malgré la pression politique, la menace de sanctions (cf. le récent règlement fédéral sur l’assurance maladie) et la stigmatisation de l’exclusion sociale. DES FAILLES FONT LEUR APPARITION Le début du règne du roi Henri VIII a enclenché beaucoup d’espoir, 8 ♦ COLUMBIA ♦
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et More lui-même, avait nommé Henri, « la gloire éternelle de notre époque ». Après 17 ans sur le trône — et 17 ans de mariage avec Catherine sans héritier mâle, Henri entreprend une liaison (mais non la première) avec Anne Boleyn. En moins d’un an, il décide d’abandonner Catherine et d’épouser Anne. Il fait une demande au pape pour que celui-ci décrète son mariage invalide. L’Église catholique a vécu une époque périlleuse au 16e siècle. Même si, auparavant en Angleterre, il y avait eu d’occasionnels conflits entre l’Église et la couronne, la Réforme battait alors son plein et Martin Luther avait réussi à amener une bonne partie de l’Allemagne à rompre avec Rome. Une faction en Angleterre qui suivait son propre cours — tant sur le plan politique que religieux — reconnaissait que le divorce du roi serait une occasion en or d’ébranler l’autorité de l’Église. Ses membres ont encouragé Henry — qui, semble-t-il, n’avait guère besoin d’encouragement — à contourner Rome et revendiquer l’autorité royale sur l’Église et ainsi ouvrir la voie au mariage avec Anne. Ils savaient pourtant qu’une telle mise en œuvre serait fortement contestée si elle se faisait trop rapidement, d’où ils ont ourdi un complot minutieux et progressif en vue d’ébranler l’autorité de l’Église et la remplacer par une loi civile. La première étape s’est présentée sous la forme d’une campagne de volumes et de brochurespréconisant une « réforme » parlementaire des « abus » du clergé. Le roi désirait que More contribue son brillant esprit juridique à
CnS photo/marcin mazur
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La tombe de saint Thomas More telle qu’on la voit dans la crypte de la chapelle St Peter ad Vincula, dans la Tour de Londres. Saint Thomas More et John Fisher furent emprisonnés dans la Tour en 1535, puis exécutés à Tower Hill, située à proximité. La crypte abrite leurs corps décapités, ainsi que ceux de deux autres martyrs catholiques. ses revendications de divorce, mais More refusait et, avec précaution, présentait ses motifs. Insatisfait, Henry ordonnait à More de consulter d’autres conseillers du roi et de lire un ouvrage préconisant la position du roi. Après avoir étudié les arguments et également plusieurs autres ouvrages, il s’est rendu compte que la réponse à la question ne se situait pas parmi les détails obscurs de la loi sur le mariage, mais à savoir si le roi pouvait prescrire l’enseignement et la discipline de l’Église. Le roi pouvait-il définir ce qu’est un catholique d’Angleterre, ou cette autorité relevait-elle des évêques en union avec le pape? Croyant pouvoir persuader More de prêter sa crédibilité à cette combine, Henry nommait More grand chancelier d’Angleterre. Surpris, More ne voulait pas de cette fonction. Il en entrevoyait les difficultés et le grand danger qu’elle renfermait. Pourtant, à titre de grand chancelier il aurait une occasion sans pareil à défendre la liberté de l’Église. Il pourrait détourner Henry d’une rupture avec Rome.D’ailleurs, il ne pouvait guère refuser. LE GRAND CHANCELIER Sans jamais médire du roi, More travaillait inlassablement, tant en public qu’en privé à combattre les menaces à la liberté de
l’Église. Après une longue journée de devoirs officiels, il passait la nuit à rédiger des propositions en vue d’adopter des projets de loi touchant les règlements internes de l’Église. En catimini, il faisait pression sur les membres du Parlement pour qu’ils votent contre ces projets de loi. Dans sa tentative suivante, le roi a voulu s’assurer la collaboration des universités (alors catholiques). Après maintes complaisances, il a persuadé un certain nombre de professeurs de théologie à tenir l’avis que son divorce était justifié. Il avait recours à « cet avis d’experts » à plusieurs reprises pour faire valoir sa cause en vue de saper l’autorité du pape. Au fur et à mesure que les choses avançaient, Henry faisait pression sur les évêques anglais et leur imposait d’importantes amendes que ceux-ci payaient. Puis, sous prétexte de corriger les « abus » du clergé, Henry demandait aux évêques de l’autoriser à créer des règlements concernant le gouvernement de l’Église, ce que les évêques refusaient de faire, en publiant une réponse publique sévère. Cependant, Henry répliquait par des menaces claires d’emprisonnement à vie et des menaces de mort voilées, à moins qu’ils ne lui confèrent les pleins pouvoirs de gouvernance de l’Église. Alors que JUIN 2012
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les évêques se réunissaient de nouveau pour discuter de leur réponse, Henry leur faisait parvenir un ultimatum, à savoir qu’ils devaient accorder leur soumission la journée même. Dans un vote divisé, les évêques capitulaient. Le jour suivant, More démissionnait. Bien qu’il n’eût jamais critiqué le roi, le monde entier comprenait pourquoi il n’était plus chancelier. Et personne ne doutait de la furie que le roi portait contre More. La vérité centrale que More défendait — et pour laquelle il mourrait plus tard — n’était donc pas le droit à l’autodétermination. C’était plutôt que l’autorité spirituelle et la liberté légitime de l’Église avaient été accordées par Dieu et confiées aux évêques en union avec le pape. Aucun pouvoir laïque — ni roi, ni parlement — n’a juridiction sur l’âme d’un être humain ou la foi de l’Église. Le roi n’avait aucun droit de dicter l’enseignement de l’Église ni de commander aux évêques la manière de gérer la vie de l’Église. De fait, la démission de More constituait un grand geste d’obéissance et d’abnégation. Il aurait été plus facile de se soumettre au roi, comme l’ont fait tant d’autres catholiques — y compris la plupart des prêtres et tous les évêques sauf un seul. Mais More était d’un tout autre avis : il avait informé sa conscience au moyen d’une étude minutieuse de l’enseignement de l’Église. Il obéirait à toute ordonnance légitime du roi, mais il était le serviteur de Dieu d’abord. Aucune loi humaine contraire à la loi divine ne pouvait lier quiconque. Quand, plus tard, le Parlement votait l’Acte de suprématie déclarant que Henry était l’autorité suprême de l’Église en Angleterre, lui nier ce titre devenait un crime passible de mort. Tout sujet devait prêter allégeance de ce fait, ou risquer l’emprisonnement. La réputation et la renommée de More étaient telles, que Henry désirait obtenir sa complicité. En tant qu’avocat extraordinaire, More constatait qu’il ne pouvait pas être exécuté simplement pour avoir refusé de prêter le serment. En tant que catholique fidèle, il était conscient qu’il ne pouvait pas s’offrir comme martyr. Il s’est donc réfugié dans le silence et la prière. Bien qu’il doutât de son courage devant la prison et la mort, il avait confiance que s’il demeurait fidèle, 10 ♦ C O L U M B I A ♦
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Dieu lui fournirait la force nécessaire. More fut arrêté et emprisonné dans la Tour de Londres.Tous ses biens furent confisqués, laissant sa famille dans le dénuement.À maintes reprises, on lui a demandé s’il rejetait le nouveau titre du roi. Toute réponse honnête aurait entraîné la mort, alors More gardait le silence. Après plus d’un an dans la tour, la couronne portait sur lui une accusation de trahison pour avoir prétendument rejeté le nouveau titre du roi dans une conversation avec l’un des agents du roi, ce que More a nié avoir fait. Lors du procès de More — l’un des plus célèbres de l’histoire d’Angleterre — More s’est défendu si magistralement que les plans si bien préparés en vue de sa condamnation en ont presque été bouleversés. D’après un des comptes-rendus du procès, More a soutenu la thèse selon laquelle tout comme que la Cité de Londres n’avait pas l’autorité d’annuler un acte que Parlement concernant l’Angleterre entière, ainsi le Parlement n’avait pas l’autorité de transférer la gouvernance de l’Église au roi, puisque l’Église avait été confiée par Dieu aux évêques et au pape. Fait, notait-il, codifié dans la Grande Charte, deux siècles auparavant, affirmé dans le serment d’allégeance prononcé lors de son couronnement et reconnu par toute la chrétienté et par toutes les époques antérieures. Maladroit et hésitant, le juge en chefn’était « pas du tout disposé à assumer seul le fardeau du jugement ». Il consulta ses collègues et, en fin de compte, condamnait More sans même statuer sur son objection. La défense de la foi que More a présenté et sa fidélité et son courage extraordinaires ne sont pas les seules leçons que nous pouvons tirer de sa vue. En effet, ses derniers jours rayonnent du pouvoir de transformation des dons de foi et de charité accordés par Dieu. More n’a jamais manifesté d’amertume. Chaque jour, il priait pour le roi, rendant grâce pour le profit spirituel qu’il avait obtenu de son emprisonnement, qu’il appelait « l’ultime de tous les grands bienfaits » dont le roi « m’a si généreusement comblé ». Dans une lettre à sa fille, il écrivait que Dieu transformerait sa mort en un grand bien : « peu importe son apparence si négative, certes ses conséquences seront pour le mieux ». Quand le messager du roi, en larmes, est venu lui annoncer qu’il mourrait le jour même, More le réconfortait : « Ne sois pas bouleversé, car je suis certain que, une fois rendus au ciel, nous nous retrouverons dans la plénitude de la joie, où nous serons assurés de vivre et d’aimer ensemble en joyeuse béatitude, éternellement. » À la fin, le roin’avait rien à craindre du discours de More sur l’échafaud, puisque c’est un modèle de charité chrétienne. Un compte-rendu contemporain rapporte : « Il a peu parlé avant son exécution. Il a seulement demandé que ceux qui regardaient prient Dieu pour lui de ce côté [du ciel], et que lui prie pour eux de l’autre côté. Ensuite, il les suppliait sincèrement de prier Dieu pour le roi, que Dieu lui soit de bons conseils, insistant pour dire qu’il mourût fidèle serviteur du roi, et de Dieu d’abord. »♦ LE PÈRE DOMINICAIN DOMINIC LEGGE, ancien juriste constitutionnel au Département de justice des États-Unis, prépare une thèse de doctorat en théologie à l’Université de Fribourg, en Suisse. Il est membre du conseil de l’Université catholique d’Amérique 9542, de Washington.
john Springer Collection/Corbis
Paul Scofield a joué le rôle de saint Thomas More dans le film de 1966 Un homme pour l’éternité.
D E S P È R E S P O U R B I E N FA I R E
Le sacrifice d’un père Dans la vie comme dans la mort, c’est par ses actions que mon père m’a fait apprendre ce qu’est l’amour de sacrifice
Photo courtesy Thomas Vander Woude
par l’abbé Thomas Vander Woude IL Y A TROIS ANS, on m’appelait dans une salle d’urgence l’amour. Mon père m’a beaucoup influencé en ce qui concerne pour consoler une famille qui avait perdu son papa. J’ai aussi ma propre vocation et m’a appris comment aimer le Seigneur administré le fils blessé pour lequel le père était mort en tentant et les autres. Je l’ai observé en prière chaque jour à l’Eucharistie de le sauver. Les prêtres sont souvent appelés dans les hôpitaux, quotidienne et quand il présidait la récitation du chapelet. Par mais cette fois il s’agissait d’une visite bien particulière : le papa son exemple, il nous a enseigné à moi et mes frères à nous sacric’était mon père, Thomas Vander Woude, et le fils qu’il avait fier pour nos êtres chers et notre famille. Papa a abandonné une sauvé c’était mon plus jeune frère, Joseph. carrière militaire pour notre famille. Lui et maman ont déméLa mort de mon père est survenue après que Joseph, qui a le nagé pour que leurs fils puissent recevoir une formation cathosyndrome de Down, est tombé dans la fosse septique située sur lique solide. Mon père prenait le temps de pratiquer des sports le terrain de notre famille. Mon père a sauté dans la fosse à la avec nous et de faire des travaux autour de la maison. Il m’a égarescousse de Joseph, mais n’avait pas pu s’en sortir. Le geste hé- lement appris la valeur du travail ardu qu’il avait apprise sur la roïque de mon père est devenu la réalisation de sa vocation. Il a ferme de ses parents.Il est vrai que je n’ai pas acquis la patience été appelé comme tout mari et du travail manuel aussi bien que père à sacrifier sa vie pour sa mes frères. Toutefois, papa m’a femme et ses enfants. La réalisainculqué la discipline nécessaire tion de lui-même, en tant pour fournir tout l’effort nécesqu’homme, et la joie de sa vocasaire pour accomplir toute tion en dépendent. tâche qui se présente. Comme Saint Paul exhorte les hommes prêtre, j’ai appris à aimer mon à aimer leurs femmes « à l’exemépouse, l’Église, et mes enfants, ple du Christ : il a aimé l’Église, mes paroissiens. il s’est livré pour elle » (Éph 5, La nouvelle de la mort de 25). Comment un mari et père mon père s’est répandue rapidese livre-t-il pour sa femme et ses ment par la voie des nouvelles enfants? Il suit l’exemple de Jésus nationales et locales. Même dans Christ qui s’est offert sur la croix notre culture centrée sur soi et pour sa femme (l’Église) et pour sceptique, il existe un élément de ses enfants (nous tous et toutes). fascination dans la nouvelle d’un La plupart des maris et pères père qui donne sa vie pour son n’auront pas à livrer leurs vies Thomas Vander Woude Sr. père avec ses fils en 2002. fils. C’est un geste qui devient jusqu’à en mourir. Mais chaque une expression de tout ce que mari et père est tenu de donner sa vie pour sa femme et ses en- nous croyons être vrai, et qui rappelle le sacrifice que Jésus a fants en se sacrifiant chaque jour. Les petits sacrifices cachés de vécu pour nous. la vie familiale peuvent présenter des défis, mais peuvent égaleL’exemple qu’offre un père à ses fils peut et devrait les orienter ment, avec le temps, mener à la perfection. à vivre et aimer comme des hommes. Un tel exemple inclura inDe fait, chaque homme — qu’il soit célibataire, marié ou dubitablement une vie de prière quotidienne qui permet la renconsacré — est appelé à se donner à Dieu et son prochain. Le contre avec l’homme parfait : Jésus Christ. Les fils y apprendront jeune apprend cette leçon de don de soi au sein de la famille, les vertus, tant physiques que spirituelles, nécessaires pour devenir notamment de son père. L’exemple du don de lui-même qu’un des maris et pères engagés. Je suis reconnaissant envers le Dieu père offre à sa famille et au Seigneur compte beaucoup plus en- Tout-Puissant pour le don de mon père qui, par la parole et par core que les paroles qu’il adresse à ses fils. Quand un père ma- l’exemple, m’a orienté dans la manière de devenir un homme.♦ nifeste son esprit de sacrifice par ses actions, le jeune garçon L’ABBÉ VANDER WOUDE est curé de la paroisse Holy Trinity, de apprend ce qui constitue vraiment un homme. Dans notre famille de sept fils, c’est de notre père que nous Gainesville, en Virginie, où il est membre du conseil Our Lady of the avons appris ce qu’est l’abnégation de soi. Nous y avons appris Rosary 12986. RETROUVEZ D’AUTRES ARTICLES ET RESSOURCES POUR LES HOMMES CATHOLIQUES ET LEURS FAMILLES À PERESPOURBIENFAIRE.ORG
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Préserver notre mémoire nationale L’avenir des États-Unis repose sur le maintien de nos principes fondateurs judéo-chrétiens par le Chevalier suprême Carl A. Anderson
NOTE DE L'ÉDITEUR : Le Chevalier suprême a prononcé l'allocution suivante le 19 avril, dans le cadre du 8e Déjeuner catholique annuel de prière, à Washington, D.C.
john ross/robert Harding World imagery/Corbis
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ous sommes réunis pour le petit-déjeuner catholique national de prière pour offrir publiquement notre reconnaissance pour les bénédictions que nous confère la liberté américaine, une liberté qui, par son importance et son endurance, est unique dans l’histoire humaine. Nous sommes également réunis pour affirmer publiquement notre détermination à préserver cette liberté, pour nousmêmes ainsi que pour nos concitoyens et pour demander au Seigneur de nous éclairer à cet effet. Il est de ces moments durant lesquels nous avons particulièrement besoin de ce soutien. C’est le cas présentement. Je m’aventure à affirmer que, jamais dans la vie de n’importe quelle personne présente ici, la liberté religieuse des Américains n’a été aussi menacée qu’elle ne l’est aujourd’hui. Il est de ces éléments à propos desquels notre mémoire ne devrait pas être rafraichie. Il est de ces vérités et de ces réalités historiques qui ne devraient pas être rappelées à notre souvenir. Mais, dans la société d’aujourd’hui et dans la société officielle de Washington, nous devons, cette année, nous les rappeler. Nous devons rappeler à nos concitoyens Américains, et particulièrement à ceux et celles qui exercent le pouvoir, que la liberté religieuse — la liberté garantie par le Premier amendement — s’est avérée essentielle dans la fondation, le développement et le perfectionnement de la République américaine. Avant l’avènement de la Révolution américaine, il y eut ce que les historiens désignent comme le « Premier Grand Réveil », qui déferla sur les colonies et transforma leur perspective. Le « Deuxième Grand Réveil » a mené à l’abolition de l’esclavage, de même qu’aux autres grands mouvements de réforme du XIXe siècle. Une troisième vague d’énergie religieuse a ensuite conduit à des réformes dans les domaines de l’éducation, du travail et des droits des femmes. Alexis de Tocqueville observait ainsi la relation profonde existant
Les murs du mémorial Thomas Jefferson, à Washington, D.C., sont ornés de plusieurs citations qui font référence à Dieu en tant que source de la liberté et des droits de la personne. De l’autre côté du Tidal Basin, cependant, toutes les références à Dieu apparaissant sur le mémorial au révérend Martin Luther King, consacré en octobre 2011, ont été enlevées.
entre la religion et la liberté dans notre vie nationale : « Car si elle [la religion] ne leur [les Américains] donne pas le goût de la liberté, affirma-t-il, elle leur en facilite singulièrement l’usage. » Nous pouvons donc nous interroger à savoir si ce lien entre le christianisme et la liberté serait un accident de l’histoire ou plutôt quelque chose de fondamental? Nos Pères fondateurs ont répondu à cette question, sans équivoque. Ils ont déclaré que nous sommes « dotés » de droits inaliénables par notre « Créateur ». LES DROITS DE L'HOMME, LE DON DE DIEU Dans son discours d’adieu, George Washington exprimait que « la religion et la morale sont les appuis nécessaires de la prospérité des États », tout en mettant en garde du fait que « la raison et l’expérience nous défendent de l’attendre de la morale de toute une nation, sans le secours des principes religieux. » Adams, de son côté, affirmait que « Notre Constitution a été conçue uniquement pour un peuple moral et religieux. Elle ne conviendrait au gouvernement d’aucun autre peuple. » Ces avis ont trouvé écho à travers notre histoire. L’un des épisodes les plus notables est survenu en 1961, lorsque le Président Kennedy, dans son discours d’investiture, a évoqué les droits pour lesquels nos « ancêtres ont combattu », à savoir « la conviction que les droits de l’homme ne résultent pas de la générosité de l’État, mais de la main de Dieu. » Selon un sondage effectué à l’occasion du 50e anniversaire de ce discours, 85 pourcent des Américains sont toujours en accord avec cette affirmation de Kennedy. Personne ici n’a oublié que cette croyance était la motivation première de l’œuvre accomplie dans sa vie par le Révérend Martin Luther King Jr. Dans la lettre historique qu’il a rédigée dans la cellule d’une prison de Birmingham, le Révérend King affirmait que, dans les faits, lui et ses sympathisants « défendaient ce que le rêve américain a de mieux à offrir ainsi que les valeurs les plus sacrées de notre héritage judéo-chrétien. Nous ramenions notre pays aux grandes sources de la démocratie auxquelles puisèrent nos Pères fondateurs lorsqu’ils rédigèrent la Constitution et la Déclaration d’indépendance. » Mais peut-être devons-nous nous souvenir du fait que les assises de la lettre de King étaient établies sur la tradition de la loi naturelle qui nous est propre en tant que catholiques. C’est ainsi qu’il citait saint Augustin, pour qui « une loi injuste n’est pas une loi. » Ensuite il posait cette question : « Comment déterminer si une loi est juste
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ou injuste? Une loi juste est une prescription établie par l’homme ou encore un symptôme supplémentaire de cette tendance à séparer en conformité avec la loi morale ou la loi de Dieu. Une loi injuste les Américains de leur héritage religieux? est une prescription qui ne se trouve pas en harmonie avec la loi morale. » LA NOUVELLE INTOLÉRANCE Il poursuivait, en affirmant que, « Pour le dire dans les termes À L'ÉGARD DE LA RELIGION qu’emploie saint Thomas d’Aquin, une loi injuste est une loi En 1954, les Chevaliers de Colomb ont joué un rôle de premier humaine qui ne plonge pas ses racines dans la loi naturelle et plan dans la décision du Congrès d’ajouter les mots « sous la gouéternelle. » verne de Dieu » dans le serment d’allégeance au drapeau. Ces paroles Il est donc permis d’observer ici un ancien enseignement de ont été ajoutées dans notre serment, en partie pour marquer le l’Église catholique, résumé par un pasteur baptiste emprisonné parce contraste frappant entre la source ultime de nos droits et les prétenqu’il incarnait celui-ci. tions des dictatures totalitaires athées Lorsque vous visiterez le nouveau du vingtième siècle. Mémorial du Dr. King sur le « Mall Malgré tout, nous devons composer national », la grande esplanade de aujourd’hui avec une hostilité renouWashington, prenez le temps de lire atvelée au rôle des institutions religieuses maginez les efforts tentivement les 14 citations qui y sont dans la vie américaine, à un moment qu’ont dû déployer les inscrites. Vous n’y retrouverez aucune où le gouvernement étend ses préroréférence à Dieu. Aucune. Imaginez les gatives de manières extraordinaires. Et gens en autorité pour efforts qu’ont dû déployer les gens en je ne parle pas seulement du règlement autorité pour retrouver 14 citations du fédéral sur la contraception du Déparretrouver 14 citations du Dr. King qui ne font aucunement rétement de la santé et des services soDr. King qui ne font auférence au Tout-Puissant. Aucune reciaux de l’administration Obama. présentation de la campagne Bien que cette mesure ait mérité le cunement référence au vigoureuse visant à évacuer la religion plus d’attention, il ne s’agissait pas du de notre vie publique ne peut être plus premier cas. Tout-Puissant. Aucune scandaleuse. S’adressant à la Cour suprême des représentation de la Il est à noter que la statue de King est États-Unis dans la cause Hosannasituée face au Mémorial de Jefferson, Tabor c. EEOC l’année dernière, l’adcampagne vigoureuse qui est situé de l’autre côté du bassin ministration souhaitait obtenir des d’eau, et qui est dédié au président qui limites sans précédent à l’autonomie visant à évacuer la reliest maintenant le champion des séculades Églises et institutions religieuses. gion de notre vie puristes en raison du fait qu’il a inventé la L’administration soutenait que si une notion de « mur de séparation » entre « exception ministérielle » existe au niblique ne peut être plus l’Église et l’État. Ironiquement, alors le veau de l’emploi, elle devrait être stricMémorial de King est dépourvu de tement « limitée aux employés et scandaleuse. toute référence au Créateur, les murs du employés performant exclusivement Mémorial de M. Jefferson nous déclades fonctions religieuses. » rent que « Le Dieu qui nous a donné la Durant la plaidoirie, cette affirmavie nous a aussi donné la liberté. » Et ils nous interpellent à savoir « Si tion a suscité, de la part du Juge en chef John Roberts, une question les libertés d’une nation peuvent être garanties lorsque nous avons ex- à savoir si le Pape lui-même pourrait rencontrer la définition d’un trait la conviction que ces libertés sont le don de Dieu? » Beaucoup ministre religieux telle que formulée par l’administration. dépend de la réponse que nous formulons à cette question. De manière unanime, la Cour suprême a exprimé son désaccord Au moment de recevoir le Prix Nobel de littérature, Alexandre avec l’administration, affirmant que « nous ne sommes pas certains Soljenitsyne abordait la manipulation idéologique de l’histoire qui qu’une telle catégorie d’employés existe », puisque même les eccléavait cours en Russie sous le régime communiste soviétique. Il s’agis- siastiques du plus haut niveau ont des « responsabilités variées ». sait, selon lui, de « l’étouffement du cœur d’une nation, la destrucDe même, le règlement du DSSS ne permet que l’exemption la tion de sa mémoire. » Il mettait en garde quant au fait que, lorsque plus étroite pour les institutions religieuses. L’exemption n’est prévue cela se produit, « La nation cesse d’être attentive à elle-même, elle que pour les institutions qui, parmi d’autres paramètres, embauest dépossédée de son unité spirituelle, et, en dépit d’un langage chent et servent exclusivement leurs propres fidèles. supposé commun, ses citoyens cessent brusquement de se comprenComme le mentionnait le Cardinal Daniel DiNardo, « Jésus luidre les uns les autres. » même, ou le Bon Samaritain […] ne parviendrait pas à se qualifier Soljenitsyne a consacré sa vie pour empêcher les athéistes mili- comme « assez religieux » pour répondre à cette exemption, en raitants qui s’affairaient, dans son pays, à détruire l’âme du peuple son du fait que les deux insistaient pour aider ceux et celles dont la russe en réécrivant son histoire. Comment alors Soljenitsyne aurait- vision de Dieu était divergente de la leur. » Les chrétiens sont appelés il perçu la controverse entourant le Mémorial de King? Y aurait-il à tendre la main au-delà de leur propre confession pour enseigner perçu une action visant à préserver l’unité spirituelle de l’Amérique à « toutes les nations », considérant chacun comme leur « voisin »
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Le Chevalier suprême Carl A. Anderson livre son discours, le 19 avril dernier, dans le cadre du Déjeuner national de prière catholique, à Washington, D.C.L’archevêque Francis Chullikat, observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations-Unies, ainsi que Mère Agnes Mary Donovan, supérieure générale des Sisters of Life (Sœurs de la Vie), ont également pris la parole lors de cet événement, qui a mis l’accent sur les défis posés à la liberté de culte, tant aux États-Unis que partout ailleurs à travers le monde. et faisant « le bien envers ceux qui les détestent ». Dans la cause Hosanna-Tabor, l’administration voulait imposer une nouvelle définition du ministère qui se voulait tellement étroite que les ministres du culte ne pouvaient y correspondre. Dans son règlement du Département de la santé et des services sociaux, l’administration insiste sur une exemption tellement étroite que les organisations peuvent se qualifier seulement en violant les enseignements de leur Église. Imaginons si la vision de l’administration, telle qu’articulée dans Hosanna-Tabor avait l’emportait? Les Églises et les institutions religieuses se seraient retrouvées à la merci de ce que la Cour suprême caractérisait unanimement comme « une ingérence gouvernementale dans une décision interne propre à l’Église et qui affecte la foi et la mission de celle-ci. » On peut affirmer la même chose au sujet du règlement du département de la santé et des services sociaux. Un gouvernement qui souhaite influencer la foi et la mission de l’Église est un gouvernement désireux de transformer l’identité de l’Église. Que pouvonsnous donc anticiper pour l’avenir? Le Comité national pour le droit à la vie avance des thèses convaincantes selon lesquelles « l’accommodement » de l’administration Obama pour le règlement du Département de la Santé et des services sociaux — s’il est accepté — prépare la voie à une couverture obligatoire de « l’avortement sur demande. » S’il est fondé d’affirmer que le règlement du Département de la santé et des services sociaux et la cause Hosanna-Tabor figurent
parmi les assauts les plus flagrants contre la liberté religieuse, force nous est de reconnaître qu’il ne s’agit pas là de cas isolés. L’année dernière, le Département de la santé et des services sociaux a refusé un renouvellement de financement pour le travail effectué par l’Église catholique auprès des victimes de la traite d’êtres humains. La Conférence des évêques catholiques avait administré ce programme avec succès pendant cinq ans. Mais après que l’American Civil Liberties Union (Ligue américaine des droits de l’homme) eut déposé une plainte, demandant que le programme propose des avortements et de la contraception aux femmes, le Département de la santé et des services sociaux a restructuré le programme. En conséquence, des fournisseurs hautement qualifiés — comme l’Église catholique — se voient exclus du programme en raison du fait qu’ils ne peuvent pas, en toute bonne conscience, fournir ce que le Département de la santé et des services sociaux qualifie comme étant « la pleine gamme » de services reproductifs — nommément l’avortement et la contraception. Encore une fois, la logique de l’administration est cohérente. Les groupes qui opèrent en fonction de leur foi ne peuvent demander à y participer que si « leur foi et leur mission » sont acceptables au gouvernement. Dans un premier, l’administration Obama avait appliqué une norme similaire au niveau des droits de conscience individuels lorsqu’elle a « annulé la majeure partie d’une règlementation fédérale protégeant les travailleurs qui refusent de prodiguer des services que ceux-ci trouvent inacceptables » (Washington Post, le 18 février 2011). Ceux et celles qui travaillent présentement dans le domaine JUIN 2012
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de la santé sont maintenant confrontés au choix qui leur est imposé entre leurs croyances religieuses et leur emploi. En d’autres termes, si les institutions de soins de santé procurent des services allant à l’encontre de l’enseignement moral de l’Église, pour les médecins, infirmières et infirmiers catholiques, il est inutile d’y postuler pour un poste. Nous voilà donc devant une nouvelle forme d’intolérance gouvernementale de la religion. Il s’agit peut-être de la raison pour laquelle le Cardinal Francis George parlait de la présidence Obama comme « la plus séculariste ayant été aux commandes de ce pays. » Durant sa visite à Washington, le Pape Benoît XVI nous rappela que « les chrétiens sont facilement tentés de se conformer à l’esprit du siècle. » L’esprit du siècle est profondément séculier. Et le sécularisme accepte la religion — lorsqu’il l’accepte — seulement lorsque celle-ci se conforme à ses propres critères. Selon cette vision, la religion est subordonnée aux intérêts politiques de l’État séculier. Et c’est précisément de cette subordination de la religion à l’État que le Premier amendement aspire à empêcher. Soyons clairs. Nous chérissons la liberté religieuse non seulement parce qu’elle protège notre autonomie personnelle. Nous chérissons la liberté religieuse, en raison du bien qu’apporte la religion dans la vie du croyant sur le plan individuel mais aussi dans la vie de notre nation. LE TEMPS DE TÉMOIGNER, LE TEMPS DE CHOISIR Avant son élection au pontificat, le Cardinal Josef Ratzinger écrivit que « Ni les embrassades, ni le ghetto ne peuvent résoudre durablement pour le chrétien le problème du monde moderne » (Principes de la théologie catholique, 391). Le Cardinal Ratzinger nous conseillait plutôt d’engager un rapport constructif avec le sécularisme. La question, pour nous, est de savoir « comment, en tant que catholiques, pouvons-nous y arriver aux États-Unis, aujourd’hui? » L’année dernière, durant une allocution prononcée à un déjeuner de NARAL, la Secrétaire du Département de la santé et des services sociaux s’est exprimée ainsi : « Nous sommes en guerre. » J’espère sincèrement qu’il est possible de mettre de côté une rhétorique aussi partisane. Nous n’avons aucunement besoin d’un gouvernement qui se perçoit comme étant en guerre avec ses propres citoyens. Nous devons conseiller une approche différente. En tant que chrétiens, nous sommes appelés à être des témoins. Or pour témoigner véritablement, nous devons préserver notre identité catholique. Et, à l'instar de saint Thomas More qui attendait son exécution à la Tour de Londres, nous devons la préserver surtout de la lourde main du gouvernement. Nous sommes également appelés à soutenir notre témoignage à travers la prière. Il est donc fort approprié que nos évêques nous aient invités à entreprendre quinze jours de prières pour la liberté religieuse, à partir de la Fête de saint John Fischer et saint Thomas More jusqu’au 4 juillet. Durant la présente controverse entourant le Département de la santé et des services sociaux, plusieurs se sont interrogés : « Quel genre de chrétiens imposeraient un tel règlement gouvernemental sur nos institutions religieuses? » En décembre 1941, alors que la Grande-Bretagne est confrontée à un péril mortel et que les États-Unis vacillent après Pearl Harbor, 16 ♦ C O L U M B I A ♦
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Winston Churchill prenait la parole devant le Congrès des ÉtatsUnis. Dans cette période des plus troublées, il exprimait son mépris envers les ennemis de la liberté, tout en demandant sur un ton de défi « Quel type de personnes croient-ils que nous sommes? » Aujourd’hui, avec ce même esprit de défiance, nous déclarons « Quel type de catholiques croient-ils que nous sommes! » S’attendent-ils vraiment à ce que nous disparaissions doucement dans cette obscurité qu’ils préparent pour la liberté religieuse aux États-Unis? Ne savent-ils pas que les hommes et les femmes qui professent que l’Église est « une, sainte, catholique et apostolique » n’accepteront jamais de compromettre notre Église en l’enchevêtrant avec des actes mauvais? Ne comprennent-ils pas que les fidèles catholiques n’accepteront jamais les stratégies politiques cyniques visant à « diviser pour régner » et ainsi creuser un fossé entre nous et nos évêques? Vous et moi avons raison d’espérer. Par le passé, nous avons connu le succès. Prenons pour exemple la campagne nationale mise sur pied dans les années 1920 par le Ku Klux Klan et dont l’objectif était de fermer nos écoles catholiques. Cette initiative rencontra du succès en Oregon, jusqu’à ce que les Chevaliers de Colomb et d’autres entités parviennent à faire déclarer cette loi comme anticonstitutionnelle par la Cour suprême des États-Unis. Dans sa décision Pierce c. Society of Sisters, qui fait jurisprudence, la Cour a protégé les droits des parents — de toute dénomination — de veiller à l’éducation et l’enseignement moral de leurs enfants. Lorsque nous veillons, par de tels moyens, à préserver notre identité en tant que catholiques, nous n’incarnons pas une force qui entraîne la division dans la société. Au contraire, tous les Américains bénéficient des gestes posés qui ont pour objectif de respecter notre diversité religieuse. Nous rappelons les paroles que le Bienheureux Jean-Paul II avait prononcées au début de son important pontificat : « N’ayez pas peur ! Ouvrez toutes grandes les portes au Christ ! » Nous vivons à une époque où, du point de vue de la liberté religieuse, il semble que nous observions davantage de portes fermées que de portes ouvertes. Jean-Paul II parlait souvent au « nouveau printemps » de l’Évangile. S’il avait été Américain, il aurait pu évoquer un nouveau Grand Réveil aux États-Unis. Un printemps à l’intérieur duquel les catholiques pourraient jouer un plus grand rôle que jamais auparavant. Chaque grand moment de renouveau religieux aux États-Unis a conduit au progrès dans le domaine des droits civiques — de la Déclaration d’Indépendance et le « Bill of Rights » (la Déclaration des Droits dans la Constitution des États-Unis) jusqu’à la fin de l’esclavage et la quête de l’égalité raciale. Mais tout cela a été obtenu face aux structures d’un pouvoir établi fortement et souvent opposé de manière violente à ces droits. Le moment est maintenant venu de faire un choix — un choix qui fera en sorte que, en tant que catholiques, nous nous tiendrons debout pour garder ouvertes les portes de la liberté religieuse. Si nous agissons de la sorte, nous contribuerons à l’avènement du prochain « Grand Réveil » aux États-Unis, un phénomène qui nous approchera de la construction de cette culture de la vie et de cette civilisation de l’amour que Jean-Paul II appelait si souvent de ses vœux. Puissions-nous, à l’image du Bienheureux Jean-Paul II, ne pas avoir peur du choix à faire.♦
LE MÉMORIAL DE L’AMIRAL La fontaine dédiée à Christophe Colomb, à Washington, D.C., célèbre son centenaire par Patrick Scalisi
S
john Whitman
ur l’esplanade devant la célèbre gare d’Union Station, à Washington, D.C., un monument commémoratif en marbre et en granit trône au milieu du rond-point de Columbus Circle ; cette fontaine dédiée au célèbre explorateur est là pour susciter à la fois l’étonnement et le patriotisme des quelque 90 000 personnes qui transitent chaque jour par cette importante plaque tournante du transport, dans la capitale américaine. S’élevant à près de 15 mètres (45 pieds) face aux arches de la façade de la gare, la fontaine commémorative en l’honneur de Christophe Colomb témoigne, depuis maintenant un siècle, de l’ingéniosité ainsi que de la persévérance de celui qui a découvert le Nouveau Monde. Les Chevaliers avaient insisté, voilà plus d’un siècle, pour qu’on aille de l’avant avec un tel mémorial. Or, même si l’Ordre avait à l’époque moins de 25 ans et seulement 143 000 membres, les Chevaliers avaient réussi à amener le Congrès à voter la construction du monument, qui aujourd’hui coûterait environ 2,4 millions $. RÉPANDRE LE COLOMBIANISME Dévoilé le 8 juin 1912, le mémorial à l’amiral Christophe Colomb a nécessité six ans de travaux et, dès le début, l’Ordre en a pris soin. En janvier 1906, le sénateur républicain Joseph A. Goulden présenta une proposition de loi rédigée par Joseph Paul Burg,
du Conseil 433 Potomac, qui demandait à ce qu’on crée un monument à Christophe Colomb à Washington, D.C. Le Conseil suprême prit le relais et fit la promotion de la demande. Le 4 mars 1907, le président Theodore Roosevelt approuva la démarche et le Congrès votait l’affectation de 100 000$ pour mener à terme le projet. Depuis des années, l’Ordre cherchait à faire reconnaître l’importance de son patron. Les Chevaliers ont ainsi fait pression pour que le Columbus Day soit décrété jour férié à l’échelle nationale, tandis que Thomas Harrison Cummings, membre des Chevaliers dans les années 1890, écrivit et donna plusieurs conférences sur l’explorateur. L’un des principaux objectifs de toute la démarche était de combattre le sentiment anticatholique de l’époque, en mettant en lumière la contribution des catholiques dans la découverte du Nouveau Monde. En 1892, le colombianisme atteignit une grande popularité grâce au 400e anniversaire du voyage de Christophe Colomb. Le Conseil suprême organisa un gros défilé dans les rues de New Haven, au Connecticut, afin de souligner l’événement ; dans la foulée, un peu partout dans le monde des monuments commémoratifs furent construits, tels qu’à Baltimore (Druid Hill Park) et à New York (Columbus Circle). À Washington également le visage de Christophe Colomb était connu. À l’époque, l’amiral JUIN 2012
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était en valeur — et l’est encore aujourd’hui — dans la rotonde du Capitole ainsi que sur les portes menant à cette illustre salle. Mais il manquait à la ville un mémorial public extérieur, et les Chevaliers firent valoir que les représentations artistiques au Capitole « ne rendaient pas dûment justice au sentiment de reconnaissance » que tous devraient éprouver à l’égard du grand explorateur. Les pressions exercées portèrent des fruits et les Chevaliers de Colomb de l’époque remportèrent là une belle victoire. Les délégués au Congrès suprême de 1911 mirent de côté 10 000$ afin de souligner le dévoilement du mémorial, et les juridictions à travers l’Ordre mirent sur pied des clubs « En route pour Washington », afin de faciliter la venue de délégués.
(Page précédente) Une garde d’honneur des Chevaliers de Colomb se tient devant la fontaine commémorative dédiée à Christophe Colomb, à Washington, D.C., à l’occasion des cérémonies qui se sont déroulées lors du Columbus Day. (Sur cette page, en partant du haut) Une maquette du mémorial exécuté par le sculpteur Lorado Taft. • Le président William H. Taft livre son allocution lors du dévoilement officiel, le 8 juin 1912. • Une statue de Christophe Colomb trône au centre du monument commémoratif. • Des ouvriers prennent une pause lors de la construction du monument. 18 ♦ C O L U M B I A ♦
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Harris & ewing Collection (library of Congress)
UNE GRANDE CÉLÉBRATION Peu d’événements dans l’histoire de l’Ordre peuvent rivaliser avec la majesté déployée à l’occasion du dévoilement du mémorial à Christophe Colomb. Des milliers de Chevaliers ainsi qu’une légion de membres du Quatrième Degré étaient présents. La cérémonie attira également plusieurs dignitaires, dont le président William H. Taft, des membres du Congrès et leurs familles, les ambassadeurs d’Allemagne, du Japon, de l’Italie et du Royaume-Uni, ainsi que Mgr Thomas J. Shahan, à l’époque recteur de l’université catholique des Amériques et plus tard évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Baltimore. Arrivés à Washington le 7 juin en prévision de la fin de semaine de célébrations, les membres du Conseil suprême firent un pèlerinage jusqu’à la tombe de George Washington, qui fut suivi d’une réception officielle. Le lendemain, la foule envahit les rues de la capitale. Dans The Columbiad, Denis A. McCarthy rapporte que : « Les gens occupaient les moindres recoins. Les fenêtres, saillies, portiques et escaliers de l’immeuble du ministère des Finances étaient remplis de fonctionnaires curieux de voir le défilé, tandis que des milliers de personnes étaient massées à l’angle de la Septième Rue et de l’avenue de Pennsylvanie. » À 15 heures, les Chevaliers se joignirent aux fanfares, aux chars décorés ainsi qu’aux représentants militaires pour défiler dans les rues de la capitale, égayée pour l’occasion de drapeaux patriotiques et de banderoles. Le reporter raconta que le cortège militaire était constitué de 2 500 soldats et marins, y compris des Marines rattachés à trois navires de guerre. Des cavaliers et des artilleurs ont également participé au défilé. « Le tableau d’ensemble était saisissant, écrivit McCarthy. Il était émouvant de voir ainsi réunies les forces navales et terrestres des États-Unis. »
D’autres groupes civiques, fraternels ou ethniques se joignirent au défilé et rendirent eux aussi hommage à Christophe Colomb, avant que tous les participants ne s’arrêtent devant l’estrade du président américain, qui fit une allocution. « Il est on ne peut plus approprié que sur cette magnifique place qui accueille les visiteurs dans la capitale de notre pays [...] les nouveaux arrivants soient confrontés à cette statue d’un grand marin qui, par son génie et son audace, a exposé cette moitié du monde au progrès et au développement », dit le président Taft aux milliers de personnes rassemblées. « En face d’une gare mariant l’utilité et l’art de la plus belle façon et témoignant brillamment des progrès accomplis par la race humaine en matière de transport, et sur une place qui embrasse jusqu’au foyer de la liberté et du pouvoir du peuple, Christophe Colomb peut à l’évidence compter là sur l’un des plus beaux et plus pertinents monuments construits en son honneur. » Suivi d’un grand banquet réunissant quelque 1 200 personnes, le dévoilement officiel du mémorial s’avéra bien plus qu’un vibrant hommage au découvreur du Nouveau Monde : il établit les Chevaliers dans la conscience populaire comme un groupe animé par le patriotisme et nourri par ses racines catholiques. UN ANNIVERSAIRE MARQUANT Tout comme les Chevaliers ont contribué il y a 100 ans à la construction de même qu’au dévoilement du monument à Christophe Colomb, l’Ordre, aujourd’hui, demeure associé à celui-ci. Depuis 1971, les Chevaliers du District de Columbia, du Maryland et de Virginie travaillent de concert avec les Filles de la Révolution américaine et plusieurs groupes italo-américains afin de commémorer, chaque année, le rôle joué par le grand ex-
plorateur. Ensemble, ces groupes ont formé en 1989 la « National Columbus Celebration Association » (NCCA), qui coordonne la célébration annuelle. Cet engagement s’accompagne, dans le cas des Chevaliers, d’un réel souci pour l’avenir du monument commémoratif. Ainsi, sans surprise, le mémorial accuse aujourd’hui ses 100 ans d’âge. Expertisé en 1994 par le musée Smithsonian d’art américain, le monument est classé depuis 18 ans comme « nécessitant des soins ». La NCCA appuie vigoureusement toute démarche du Service national des parcs afin de redonner au mémorial sa gloire d’antan. Les Chevaliers vont également participer au 100e anniversaire du mémorial, qui sera fêté lors du Jour de Christophe Columb — lequel est célébré chaque année depuis les années 1930. Sont notamment prévues pour l’occasion des messes spéciales, des réceptions et des expositions, de même que des activités au mémorial même, le 8 octobre. (L’information pertinente sera publiée sur kofc.org au fur et à mesure que le programme se précisera.) Bien que la cérémonie du centenaire ne soit sûrement pas aussi grandiose que celle survenue il y a 100 ans, les Chevaliers demeurent toujours aussi engagés à préserver et honorer l’homme dont l’héritage constitue le fondement de l’Ordre qui porte son nom. Beaucoup de choses ont changé depuis un siècle, mais les hommes qui sont Chevaliers de Colomb demeurent les héritiers d’un patrimoine qui comprend le rôle joué par le catholicisme dans la fondation des États-Unis. Un rôle parfaitement illustré par le visage de granit et de marbre de l’amiral, qui embrasse la capitale d’une terre qu’il a jadis découverte.♦ PATRICK SCALISI est rédacteur en chef adjoint du magazine Columbia.
Photo courtesy of the Tourist office of Spain
LE FIDÈLE DÉCOUVREUR
La fontaine commémorative installée à Washington, D.C., n’est pas le seul monument dédié à Christophe Colomb que l’Ordre a contribué à faire ériger. En 1927, le Conseil suprême a adopté une résolution afin de contribuer au financement d’une statue à Huelva, en Espagne, non loin du point de départ de l’amiral lors
de son voyage de découverte jusqu’au Nouveau Monde. Baptisé Monumento a la Fe Descubridora (« Monument à la foi en la découverte ») et situé sur une péninsule de la côte sud-ouest de l’Espagne, cette statue conçue par Gertrude Vanderbilt Whitney a été consacrée le 12 octobre 1929 en tant que « cadeau du peuple des États-Unis à celui de l’Espagne ». Au cours des deux années qui ont précédé son inauguration, le Conseil suprême avait établi le Fonds Christophe Colomb en invitant les membres à donner chacun 3 cents afin d’aider au financement de l’œuvre. Selon des relevés établis en 1930, le fonds a amassé près de 10 000$ (l’équivalent d’environ 134 000$ aujourd’hui). L’ex-Chevalier suprême James A. Flaherty avait à l’époque siégé au conseil d’administration du comité de financement de la statue. Encore aujourd’hui, le monument s’élève à près de 35 mètres (114 pieds) au-dessus de l’Atlantique, ceint par une double rangée de palmiers ainsi qu’une grande place carrée en pierre blanche. Les bras reposant sur une immense croix, Christophe Colomb scrute le lointain horizon ainsi que cette terre qu’il aura marquée de façon indélébile. – Patrick Scalisi
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Pourquoi Colomb a pris la mer Entrevue avec Carol Delaney sur Christophe Colomb et les motivations religieuses de son voyage par Alton J. Pelowski
L
ors de la fondation des Chevaliers de Colomb, il y a 130 ans, leur patron, Christophe Colomb, était un symbole d’un état d’esprit selon lequel il n’y a pas de contradiction entre le fait d’être catholique fidèle et Américain fidèle. Au cours des dernières décennies, toutefois, Colomb est devenu une figure de controverse, laissant planer des opinions contraires concernant son héritage. Carol Delaney, anthropologue culturelle et longtemps professeure à l’Université Stanford, aura peu de connaissances sur Colomb et y manifesta peu d’intérêt — c’est-à-dire jusqu’à ce que, à Stanford, en 1999, elle donne un cours intitulé « La fièvre du millénaire » et qu’elle tombe sur une référence aux croyances apocalyptiques de l’explorateur. Madame Delaney en est intriguée et entreprend une recherche sur Colomb à l’Université Brown durant l’été de 2003. Deux ans plus tard, elle prend sa retraite de Stanford et se dévoue à la recherche, démarche qui inaugurera un voyage sur les traces de l’explorateur. Columbia s’est entretenu avec madame Delaney sur les fruits de sa recherche publiés dans son livre intitulé : Columbus and the Quest for Jerusalem (Colomb et la quête de Jérusalem) [Free Press, 2011].
COLUMBIA : Vous soutenez que la plupart des gens comprennent mal l’objet du voyage de Colomb. D’après votre recherche, où at-il trouvé sa motivation? CAROL DELANEY : Tout le monde sait que Colomb était à la recherche d’or, mais personne ne sait à quoi servirait cet or : financer une croisade pour reprendre Jérusalem aux mains de musulmans avant la fin du monde. Beaucoup de gens à l’époque pensaient que l’apocalypse approchait, à cause de nombreux signes en présence : peste, famine, séismes, etcétéra. Et on croyait que, avant la fin, Jérusalem devait retourner aux chrétiens pour que le Christ puisse revenir juger le monde. Colomb a même calculé le nombre d’années avant la fin du monde. Il semblait croire que son voyage constituait une mission faisant partie de ce scénario apocalyptique. COLUMBIA : En plus de financer la croisade, Colomb avait-il aussi l’intention d’évangéliser? DELANEY : L’évangélisation l’intéresse énormément. Dans ses écrits, il s’oppose à l’idée selon laquelle les autochtones pouvaient simplement être baptisés et devenir chrétiens par le fait même. Ils avaient plutôt besoin d’être instruits de la foi chrétienne avant d’être convertis. Il écrira au pape pour que celui-ci envoie de bons prêtres pour offrir cette instruction et lassait même une certaine somme dans son testament à cet effet. Croyant voyager vers l’Asie, Colomb veut notamment convaincre le Grand Khan de Chine de se convertir, lui qui a déjà manifesté de 20 ♦ C O L U M B I A ♦
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l’intérêt pour le christianisme. Il pense que le Grand Khan pourra aider dans la croisade pour reprendre Jérusalem en avançant de l’est, tandis que les Européens avanceraient de l’ouest — idée qui n’est pas sans intérêt. COLUMBIA : Pourquoi vos données ne sont-elles pas reconnues et acceptées par un plus grand nombre de personnes? DELANEY : Certains spécialistes ont écrit des articles sur les motivations religieuses de Colomb, mais ils ont été publiés dans des revues très obscures. Au cours du 19e et du 20e siècle, les historiens parlaient de Colomb comme du premier homme moderne qui, en tant qu’explorateur et découvreur, a eu recours à la science et la raison. Mais je crois que telle n’était pas sa motivation. C’était un homme médiéval dans un contexte très religieux. Il fréquentait beaucoup les franciscains qui s’occupaient de prosélytisme avant qu’advienne la fin du monde. COLUMBIA : Le point de vue populaire de nos jours soutient que Colomb est responsable d’innombrables atrocités envers les autochtones. À votre avis, s’agit-il d’un point de vue juste? DELANEY : Non, pas du tout. À la fin du 20e siècle, on a beaucoup critiqué à son propos à partir du point de vue des autochtones, et Colomb est devenu un symbole de tout ce qui a échoué. Mais plus j’ai lu ses propres propos et ceux de ses contemporains, plus mon opinion sur lui a totalement changé. Ses relations avec les autochtones tendaient à être affables. Il aimait les autochtones et les trouvait très intelligents. Aussi estimait-il qu’ils étaient des « chrétiens naturels » et parce qu’ils n’avaient aucune « secte » ou « fausse foi » il croyait qu’ils pourraient facilement devenir chrétiens s’ils étaient instruits. Colomb avertissait l’équipage de ne pas faire de ravage, eu de commettre de viols, mais plutôt de traiter les peuples autochtones avec respect. Il y a plusieurs exemples dans ses écrits où il donne de telles indications à cet effet. La plupart du temps quand survenaient des injustices, Colomb n’était même pas présent. De terribles maladies ont été transmises aux autochtones, mais on ne peut tout de même pas lui en attribuer le blâme. De nombreux membres de l’équipage ne prisaient pas toutes ces restrictions et ils se sont rebellés. Dans ses écrits, Colomb note que ses gens présumaient qu’ils pourraient avoir des esclaves, cueillir l’or à même les arbres et qu’ils n’auraient pas à travailler. COLUMBIA : Que pensait Colomb de l’esclavage? DELANEY : Pour autant que j’aie pu le constater, Colomb n’a jamais eu d’esclaves, et n’avait pas l’intention d’en obtenir quand il
Caravels of Christopher Columbus, rafael monleon Y Torres (1847-1900) / Gianni Dagli orti / The Art Archive at Art resource, nY
aurait traversé l’océan. Il n’était pas question de réduire à l’esclavage le Grand Khan et ses gens. Et [Colomb] estimait que les autochtones qu’il rencontrait étaient des sujets du souverain d’Espagne. Quand, plus tard, ils ont rencontré un groupe d’autochtones différent, qu’ils croyaient être des cannibales, le frère de Colomb, après leur deuxième voyage, en a envoyé quelques-uns en Europe. À l’époque, on croyait moralement acceptable de réduire en esclavage les gens qui agissaient à l’encontre de leur nature, dans l’espoir qu’ils deviendraient de fidèles catholiques. L’esclavage était courant, même parmi les peuples des Antilles. Les gens ne savent pas cela et pensent que l’esclavage fut institué par Colomb. Entre-temps, Bartolomé de Las Casas, un admirateur de Colomb, est renommé pour ses écrits en vue de défendre les autochtones. Mais à la différence de Colomb, Las Casas était propriétaire d’esclaves et, à ses débuts, entretenait le système dit d’ « encomienda ». Il n’a pas changé d’avis avant le milieu du 16e siècle, longtemps après la mort de Colomb, et même alors il proposait l’esclavage des noirs d’Afrique pour remplacer les autochtones. COLUMBIA : Au cours de votre recherche, qu’avez-vous trouvé de plus significatif dans les écrits de Colomb? DELANEY : J’ai lu tous les écrits de Colomb conservés. Le journal original de Colomb n’existe pas. Las Casas et le fils de Colomb, Ferdinand, en avaient chacun une copie et de nombreux passages de leurs rédactions sont convergents. Beaucoup d’écrits de Colomb manifestent du respect pour les autochtones et un profond souci pour son équipage. Avant d’entreprendre ma recherche, j’ignorais que Colomb avait écrit quoi que ce soit. J’ai apprécié le ton de ses lettres et il m’a beau-
coup plu de les lire. Son dévouement envers ses fils en ressort, ainsi que la prévenance pour les femmes dans sa vie, attitudes qui m’ont aidé à changer d’avis à son égard. COLUMBIA : En plus de sa foi, quelles ont été quelques-unes des qualités les plus marquantes de Colomb et quel rôle ont-elles joué dans sa quête? DELANEY : Je crois qu’il était très patient. Il a attendu plus de dix 10 ans avant d’entreprendre son premier voyage. Il s’est adressé d’abord aux Portugais et ensuite aux Espagnols. Le conseil a rejeté sa demande par trois fois, pourtant il est revenu à la charge. Il croyait vraiment réussir. Il manifestait beaucoup de courage en traversant l’océan dans de minuscules nacelles de bois, et n’ayant, pour le guider, qu’une simple boussole. Aussi, quand l’équipage a fait naufrage en Jamaïque au cours du quatrième voyage, Colomb a tenté sans cesse de négocier avec les rebelles et leur a pardonné. COLUMBIA : Jusqu’à quel point l’exploration de Colomb peut être considérée comme un échec ou un succès? DELANEY : Je crois qu’il a emporté dans la tombe l’impression qu’il n’avait pas accompli ce qu’il avait voulu faire. Il était en colère contre le roi Ferdinand, parce que celui-ci n’avait pas voulu poursuivre la croisade, et il reconnaissait que de terribles crimes avaient été commis. De ce point de vue, il avait le sentiment que sa quête était un échec. En réalité, ce fut une réalisation majeure. Colomb a traversé l’océan quatre fois dans des esquifs de bois, sans recourir à aucun instrument moderne. Au cours de route, il a découvert le Nouveau Monde, même s’il croyait n’avoir découvert que la périphérie de l’Asie.♦ JUIN 2012
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Soigner les troubles, transformer des vies Un centre de soins parrainé par les C de C prend de l’expansion, après plus de trois décennies au service des enfants et des familles par Jeannette Cooperman
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WAiTinG room: Photo by jennifer Silverberg — BuBBleS: Courtesy SSm Cardinal Glennon Children’s medical Center
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lors qu’un garçon et sa mère se présentent au Centre de soins des Chevaliers de Colomb, à St. Louis, au Missouri, le préposé à l’entrée de l’hôpital pour enfants SSM Cardinal Glennon leur donne des indications dignes d’Alice au pays des merveilles : « Tout droit au fond du hall, puis prenez à droite, passez les doubles portes, contournez à gauche ou à droite, descendez l’escalier puis prenez l’ascenseur jusqu’au quatrième ; le centre de soins est quelque part au bout du couloir. » Le jeune garçon hésite, puis finit par accepter de se faire emmener jusqu’à destination. Il se cramponne et observe du coin de l’œil tout ce qu’il croise en chemin tandis que sa mère le conduit à travers le dédale, jusqu’au centre de soins. Mais l’an prochain à pareille date, les visiteurs comme cet enfant et sa mère n’auront plus à se casser la tête pour atteindre leur objectif. Le centre de soins sera en effet trois fois plus gros qu’aujourd’hui et il occupera tout le deuxième étage d’un bâtiment séparé et entièrement rénové. Les Chevaliers de Colomb du Missouri avaient recueilli en 1981 l’argent pour ouvrir ce centre, rendu nécessaire parce qu’il n’y avait pas d’endroit dans la région dédié aux enfants atteints de troubles du développement intellectuel. Tout a commencé dans un bureau avec deux pédiatres et une secrétaire. Puis l’équipe a occupé une partie du couloir ainsi que des bureaux dans le département de psychologie. Aujourd’hui, le centre emploie des professionnels dans ce dernier domaine de même qu’en psychiatrie, neurologie pédiatrique, thérapie de la parole et du langage, ergothérapie, nursing, travail social, pédagogie et recherche. Ces hommes et ces femmes sont en mesure de poser un diagnostic d’autisme à un âge aussi jeune que 18 mois. Et ils soignent, présentement, quelque 2 000 enfants par année. Les Chevaliers appuient toujours le centre et veillent à ses besoins. Ce printemps, ils ont par exemple remis 202 000$ à la Fondation pour enfants Cardinal Glennon, qui consacre la somme aux travaux d’agrandissement. DE L’ESPOIR POUR LES FAMILLES Une toute nouvelle salle d’attente surprendra ainsi l’an prochain les ex-patientes comme l’étudiante universitaire Victoria Metzger, si elle revient voir les médecins qui ont vu à sa santé mentale à plus d’une reprise. Quand elle a commencé à fréquenter le centre de soins des Chevaliers de Colomb, alors qu’elle était en deuxième année du primaire, elle devait s’asseoir sur les genoux de sa mère tandis que sa sœur aînée, Ashley, était assise par terre en tailleur, jambes à plat sur le sol. Au départ, le pédiatre de la famille avait simplement dit de Victoria qu’elle était « une enfant difficile » — comme il l’avait dit également d’Ashley. Puis leur père, Curt Metzger, s’est rendu à un congrès d’État des C de C où un médecin a parlé de déficit d’attention lié à l’hyperactivité, tout en remerciant les Chevaliers pour leur soutien. Presque tous les symptômes décrits par ce médecin s’appliquaient à deux des quatre filles Metzger. « Je suis retourné à la maison, j’ai tout raconté à ma femme, et elle a dit : « Nous devons aller à ce centre de soins », se souvient aujourd’hui Curt. Les Metzger essayaient de comprendre pourquoi Ashley, qui était alors en septième année du primaire, avait énormément de pro-
blèmes en classe, s’arrachait des touffes de cheveux, se grattait jusqu’à en saigner et se mordait, même. La petite Victoria, pendant ce temps, montrait déjà des signes d’impulsivité et de troubles d’apprentissage, en plus d’avoir des crises de colère — tout cela aggravé par son anxiété et un état dépressif. Curt Mertzger est Chevalier depuis 1989. Il a pu voir l’Ordre à l’œuvre, qui traduit la foi catholique en action pratique et caritative au profit de la communauté, et il savait que l’organisation se préoccupe également de protéger les familles. Sauf qu’il ne pensait jamais bénéficier personnellement de ces bienfaits. « Les médecins du centre ont commencé à nous former, raconte Carl, de manière à ce que nous agissions différemment, pour donner à nos filles l’impression qu’elles vivent tout de même une vie normale et non une sorte d’agitation confuse et perpétuelle. » Victoria se souvient d’avoir « assez paniqué » quand on lui a dit pour la première fois qu’elle allait être soignée. « Je croyais qu’il y aurait des aiguilles et des piqûres et que je serais immobilisée. Mais finalement ça n’a pas été si difficile. Je me rappelle que la chambre était peinte en jaune. » Victoria avoue par ailleurs qu’elle détestait l’école en raison, justement, de ses mauvais résultats. Elle se cramponnait à ses parents ou disait au chauffeur d’autobus qu’elle ne se sentait pas bien. Elle se disputait aussi avec sa sœur. « Mais je suis devenue tout à fait une autre personne quand j’ai commencé à prendre des médicaments », explique la principale intéressée, qui s’est mise à être aussi bonne en lecture que ses camarades, une fois sous contrôle son anxiété et son état dépressif. Aujourd’hui, Victoria termine son secondaire et s’apprête à entrer à l’université. Son passé à problèmes loin derrière elle, elle a reçu le prix de l’élève qui s’est le plus amélioré et prévoit poursuivre ses études en criminologie. DIAGNOSTIQUER L’AUTISME En 2007, le centre de soins des Chevaliers de Colomb, qui a été reconnu centre de l’autisme pour le Missouri, a aidé l’État à mettre au point des lignes directrices en matière de sélection et de traitement des problèmes reliés à cette affection. Les enfants autistes ont longtemps été perçus comme repliés sur leur monde intérieur, coupés de toute communication humaine et refusant tout contact humain. Alors que de nos jours, les médecins perçoivent l’autisme comme étant un tableau compliqué de troubles de traitement de l’information, le cerveau bourdonnant de stimulations envahissantes que l’enfant n’arrive pas à trier, à modeler ou à comprendre. Si les enfants autistes sont hypersensibles à une foule de détails, ils n’arrivent souvent pas, en revanche, à dégager le portrait global d’une situation ; ils passent ainsi à côté des signaux sociaux que les autres jeunes assimilent pour leur part d’emblée. « L’autisme est maintenant compris comme étant un trouble de l’apprentissage », souligne le Dr Rolanda Maxim, directrice médicale du centre de soins. « Si nous intervenons tôt, nous pouvons renverser beaucoup symptômes. Le cerveau peut alors créer de nouvelles connexions entre les cellules nerveuses, ce qui aidera l’enfant à apprendre, communiquer et interagir. » Selon le Centre national pour la prévention et le contrôle des maladies, en moyenne 1 enfant sur 100 souffre d’un trouble relié à l’autisme — bien que certaines études estiment que ce ratio s’établit JUIN 2012
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« J’aurais aimé que mon propre fils vienne dans un endroit comme ici dès sa tendre enfance. Voir les enfants faire leur entrée puis peu à peu mieux communiquer, c’est stimulant, surtout qu’ils étaient souvent hors de contrôle, auparavant. » UN CHANGEMENT DE COMPORTEMENT Sean Turner contemple son écran Nintendo, la bouche légèrement entrouverte, assis dans la salle d’examen. Il a 9 ans, et rien ne l’intéresse moins que la conversation des adultes. Voilà bientôt sept ans maintenant qu’il vient au centre. « C’est mon quatrième enfant, et il... ne souriait pas comme les autres gamins, il restait dans son monde, sans entrer en contact avec eux », se souvient sa mère, Kathy Turner. Grâce à l’évaluation de son autisme faite par le centre, la famille Turner a pu mettre en œuvre un plan d’action ; six ans plus tard, la vie de Sean a changé de manière spectaculaire. « Il est passé du petit garçon plutôt asocial à un garçon qui ne craint pas du tout les étrangers », souligne sa mère. Avant de se rendre elle-même en salle d’examen pour rencontrer Sean, le Dr Kimberly Twyman, pédiatre spécialisé en développement, prend quelques minutes pour entendre dans son bureau le rapport d’un résident en pédiatrie : « Il semble qu’il y ait d’assez bonnes améliorations du côté de son agressivité, son impulsivité et son hyper kinésie, explique le résident. Par contre, il a davantage proféré de jurons récemment, il s’emporte toujours, et parfois il tente même de s’enfuir. » Par la suite, dans la salle d’examen, la pédiatre demande à Kathy à quel point son hyperactivité affecte Sean au quotidien — a-t-il des problèmes avec ses travaux scolaires ? La mère répond : « Non, il n’a à peu près que des A. » Le visage du Dr Twyman s’illumine : « J’ai toujours su que c’était un gros malin ! » Ce qui aide surtout, ajoute la mère, c’est que Sean apprend avec une spécialiste à identifier ses émotions. Et Kathy décrit une percée : « Nous étions dans un café et il s’est emporté parce qu’il voulait pour lui ce que moi j’avais commandé. Je lui dis alors « Tiens,
Photo Courtesy SSm Cardinal Glennon Children’s medical Center
plutôt à 1 sur 80. Par ailleurs, les garçons ont quatre fois plus de risque de recevoir un diagnostic d’autisme. Le nombre d’enfants atteints de troubles liés à l’autisme augmente —parce que la prévalence elle-même augmente ou qu’on diagnostique mieux la maladie, ou les deux. « L’autisme est assurément une maladie génétique, de dire le Dr Maxim. Chaque jour nous identifions d’autres gènes liés à l’autisme. » Ces derniers ne font qu’engendrer une prédisposition à la maladie, cependant. « L’environnement lui-même, poursuit le médecin, recèle certains éléments déclencheurs, et nous n’en avons identifié que quelques-uns. Mais la vaccination, ajoute-t-elle, n’est plus un facteur de risque reconnu. » Pour évaluer les enfants qui souffriraient d’un trouble du spectre autistique tel que le syndrome d’Asperger ou « trouble envahissant du développement » —, le centre de soins a développé une grille d’évaluation multidisciplinaire de quatre heures, très complète et qui donne des résultats de plus en plus précis et probants. « L’autisme est un diagnostic très subjectif. Il faut s’assurer de reconnaître un maximum de paramètres pour arriver à l’établir », indique Colleen Dolnick, spécialiste en ressources pour la famille. L’évaluation faite par le centre, précise-t-elle, comprend des tests cognitifs et de la parole, un examen physique et l’établissement d’un historique familial complet. Elle comprend également un jeu de rôles qui permet de voir comment les enfants interagissent et participent. Le propre fils de Colleen Dolnick est autiste, ce qui lui permet de communiquer avec les parents mieux que la grande majorité des autres cliniciens. Elle explique, sympathise et remet aux parents décontenancés une liste de choses à faire en premier. Elle les aide également à trouver des groupes d’entraide ainsi qu’à mieux comprendre les traits de caractère. « Certains enfants sont hypersensibles au toucher ; d’autres adorent qu’on les presse contre nous, dit le Dr Dolnick. Un adulte autiste m’a déjà expliqué que de croquer une pomme était pour lui comme croquer dans du papier émeri. Je dis aux parents de beaucoup pratiquer le renforcement et d’éduquer les enfants avec moins de mots et des étapes plus simples, en répétant souvent. » Notre interlocutrice s’arrête un instant et regarde par la fenêtre.
(À partir de la gauche) Avec l’aide de Higgins, le chien de l’établissement, la Dr Rolanda Maxim interagit avec des enfants au Centre de soins des Chevaliers de Colomb, à St. Louis, au Missouri. • Ashley Peeler (à gauche) et sa sœur Victoria Metzger (à droite) ont toutes deux reçu au Centre de soins des traitements pour contrer un déficit d’attention lié à l’hyperactivité. Les deux filles apparaissent ici en compagnie de leurs parents, Deborah et Curt. • Colleen Dolnick, la spécialiste de l’établissement en matière de ressources familiales, dans une des salles d’examen.
Photos by jennifer Silverberg
je t’en donne une bouchée. » Il en a voulu une autre, ensuite. J’ai dit : « Non, la prochaine fois tu n’auras qu’à commander ça toi aussi. » Il s’est alors levé et j’ai pensé « Ça y est, c’est reparti... » Sauf qu’au lieu de laisser une colère éclater, il a laissé échapper : « C’est juste que, que... je suis jaloux ! » Kathy était si excitée qu’elle a failli partager sa joie avec tout le monde dans le restaurant. « J’ai dit à mon fils « Eh bien dis donc, mon gars, c’est super ça ! Tu viens d’identifier un sentiment que tu éprouvais ! » Sur ce, je lui donne tout mon sandwich. » UN LIEU OÙ SERVIR John Appelbaum, député d’État du Missouri, préside le comité national qui supervise l’agrandissement du centre. « Bientôt tant les patients que les visiteurs auront leur propre bâtiment, spacieux et aux couleurs vives, et avec un stationnement ainsi qu’une entrée séparés. » Et le personnel pourra lui aussi mieux respirer — et mieux travailler. Pour le moment, Colleen Dolnick et deux infirmières partagent un bureau. Ils ont appris à parler à voix basse lorsque les trois sont au téléphone en même temps, à discuter de choses compliquées et souvent sensibles avec la famille d’un patient, ou à chercher un dentiste qui sache comment traiter avec des enfants ayant de tels troubles de comportement. En plus des nouveaux bureaux, le Dr Maxim, pour sa part, a bien hâte de voir les nouvelles salles d’observation qui permettront de déchiffrer la situation précise d’un enfant, d’évaluer ses progrès et de lui apprendre à mieux se développer et se comporter. « Il est crucial d’observer la communication non verbale chez un enfant, expliquet-elle. Nous avons ici des gamins qui ne s’expriment pas avec des mots. » Regarder un enfant dans les yeux et décoder ses expressions faciales, cela est précieux pour établir le diagnostic. « Un enfant qui ne maîtrise pas le langage et qui tente de donner un jouet à sa mère, la regarde — il a un retard de langage. Alors qu’un enfant qui hurle ne pointe pas, il ne regarde pas vers sa mère, il ne parle pas non plus... »
C’est de l’autisme. Et lorsque cet enfant commence le traitement, le Dr Maxim compte sur l’aide de son collègue le plus fiable, Higgins le chien. « Les enfants parlent plus en présence d’Higgins. Ils lui sourient. Ils établissent même un contact visuel avec lui alors qu’ils ne le font pas avec un être humain. Parce que les chiens donnent un amour inconditionnel, ils sont moins menaçants. » Higgins, un goldendoodle énergique et obéissant, pardonne les accès de colère. Il se soumet aux examens médicaux du Dr Maxim, et ainsi les enfants peuvent voir ce qu’elle va leur faire ensuite. Il trotte aux côtés des enfants qui se dirigent vers le laboratoire pour une prise de sang. Le Dr Maxim a même recours à la thérapie canine pour apaiser les craintes des enfants face au personnel traitant. « À notre connaissance, cela n’existe nulle part ailleurs au pays », dit-elle. Grâce aux travaux d’agrandissement, Higgins et les enfants auront plus d’espace pour interagir, et sa cage ne sera plus coincée au fond de la salle de conférence. Les nouvelles salles d’examen, pendant ce temps, seront assez grandes pour accommoder plus de médecins et plus de membres des familles. Rolanda Maxim se réjouit également d’avoir bientôt plus d’espace pour accueillir des programmes comme PEERS, qui enseigne des habiletés sociales aux adolescents tandis que leurs parents sont formés en ce sens dans une salle attenante. Présentement cependant, le centre n’a qu’une seule grande salle bondée de patients et de personnel traitant. Lorsque les travaux seront terminés, les enfants n’auront plus à supporter la proximité et les inévitables contacts physiques, non plus que les bruits souvent imprévisibles. Les médecins auront quant à eux des bureaux éloignés de l’agitation et du hall central. Et l’entrée ainsi que la sortie auront des guichets distincts. Et ainsi les adultes pourront travailler dans cette paix et cet ordre qui font tant défaut aux jeunes patients.♦ JEANNETTE COOPERMAN est journaliste au St. Louis Magazine et auteure de plusieurs ouvrages. Elle a gagné des prix à l’échelle régionale et nationale pour ses reportages sur des problèmes de soins de santé et de services sociaux.
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CHEVALI ERS
À
L’Œ UVRE
ÇÀ ET LÀ DANS L’ORDRE
keard, Ontario, a fait don de 500$ à chacune des quatre banques alimentaires de la région. L’argent pour ce projet a été réuni avec le programme Cash Calendar du conseil, un programme qui donne aux joueurs l’occasion de gagner un prix chaque jour de l’année. UNE CAMIONNETTE POUR LES SŒURS
Des participants marchent et poussent des poussettes en passant la ligne de départ de la marche et course parrainée par le conseil St. Sebastian 14255, d’Akron, Ohio. Cette marche et course de plaisance de 5K a attiré plus de 350 participants et a eu lieu dans les rues de la municipalité près de l’église St. Sébastian et du parc Schneider. Elle a rapporté 4500$ au fonds des œuvres de bienfaisance du conseil. CROIX POUR LES PELOUSES
En 2008, un athée local a intenté un procès contre le conseil municipal l’enjoignant d’enlever tous les symboles chrétiens du blason officiel de la municipalité. La réponse des citoyens fut de mettre de petites croix blanches dans leur cour en
l’honneur de l’héritage chrétien de la ville, ce qui a finalement obligé l’athée à abondonner sa poursuite. Depuis ce temps, le conseil Saline 6674 continue de vendre les petites croix pour rappeler à la population que Dieu est présent dans notre vie quotidienne. Les C. de C. vendent ces croix à un prix de 3$ à 5$, et les recettes sont données à des causes pro-vie. FÊTE DE SAINT JOSEPH
Don White, du conseil St. John the Baptist 9167, de Johnsburg, Illinois, charge des aliments donnés dans sa voiture durant une campagne d’aliment parrainée par le conseil. Les Chevaliers de Colomb ont sollicité des dons devant une épicerie, recueillant ainsi 18 poussettes de marcher d’aliments et 1800$ en espèces. 26 ♦ C O L U M B I A ♦
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Le conseil San José de Zapotlan 3338, de Ciudad Guzman, Mexique central a participé à la fête communautaire de Saint Joseph, patron de la ville. Les Chevaliers de Colomb aidé à organiser de la fête qui a rassemblé plus de 25 000 personnes pour une procession, la vénération des reliques du Bienheureux Jean Paul ll et d’autres activités religieuses. CALENDRIERS PAYANTS
Le conseil Father Francis Murray 10809, de New Lis-
Les conseils de la région de Toronto ont réuni de l’argent pour acheter une nouvelle camionnette pour la Mission de visitation des Sœurs de la Vie. Dix-neuf conseils et assemblées ont collecté les fonds pour permettre aux sœurs d’acheter une « Dodge Grand Caravan ». De plus, deux frères chevaliers du conseil Blessed Trinity 11681 sont entrés en négociations avec la Société Chrysler pour obtenir un important rabais pour cet achat.
Deux membres du conseil St. Paul 10775, d’Ingabanga, Visayas, accrochent une enseigne pour protester contre un projet de loi sur la santé présentement en considération par le gouvernement des Philippines. Les Chevaliers de Colomb ont accroché des enseignes protestant contre ce projet de loi dans plusieurs endroits de la place publique.
DÉSASTRE DOUBLE
Le conseil San Antonio de Padua 7686, de San Antonio, Luçon, a fait don de 700 pesos à un membre du conseil dont la maison a été la proie des flammes et un typhon deux jours consécutifs. L’argent a aidé au frère et à son épouse à acheter des nouveaux vêtements et des articles endommagés ou détruits dans ce désastre double. DÉGAGEMENT D’UNE ENSEIGNE
Le conseil St. Lawrence 1141, de Messena, New York, a taille les broussailles qui couvraient l’enseigne des heures des messes de toutes les paroisses catholiques de Massena et de Louisville. Après ce nettoyage, les frères chevaliers ont renové l’enseigne et mis à jour des heures des messes.
CHAPELLE PRÉ-SÉPULTURE
Pour que les familles puissent prier avec le corps de leurs défunts avant l’enterrement final, le conseil St. Catherine 8449, de Gattaran, Luçon, a construit une chapelle pré-sépulture en plein air au cimetière public de Gattaran. CONCERT DE JAZZ IMPROVISÉ
Le conseil Prince of Peace 6593, de Roscommon, Michigan, a coparrainé un « bœuf » de Rhythm and Blues avec des musiciens régionaux pour réunir des fonds pour deux banques alimentaires des comtés environnants. Ce concert a rapporté 1021$ qui furent partagés entre le Centre d’aide chrétien de Grayling et la Première Église congrégationaliste de Roscommon.
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CHAPELLE DE LA VISITATION
Le conseil Cardinal Muench 782, de Fargo, Dakota du nord, a réuni 540$ pour la chapelle de la Visitation, une chapelle dédiée à la célébration et à l’exposition du Saint Sacrement, située à côté de l’unique clinique d’avortement de l’état. Cette chapelle aété étabile le 1er juin etelle n’est pas financée par le diocèse mais plutôt par la communauté tout entière. DES CHAPELETS POUR LES ÉLÈVES
Des conseils de London, Ontario, et des environs se sont associés en partenariat avec un programme intitulé « Le rosaire vivant dans les écoles », qui a pour but de répandre la dévotion au chapelet et pour remettre un chapelet des Chevaliers de Colomb aux élèves sortant de la huitième année. Dans le cadre de ce programme, des bénévoles qui ont obtenu une formation spéciale se rendent dans les écoles pour enseigner le rosaire aux élèves. L’an dernier, huit conseils de Chevaliers de Colomb ont donné de ces chapelets pour encourager les élèves à poursuivre cette dévotion après la remise de diplômes. DON D’ULTRASON
Le conseil Father Leo John Dehon 14051, d’Olive Branch, Mississippi, a fait office de facilitateur pour le don de deux machines à ultrason à « Care Pregnancy Resource Center » (Centre d’accueil grossesse) de Southaven. Lorsqu’une université locale a acheté des machines neuves, elle a donné les vieilles machines au conseil 14051 pour le centre des grossesses. Les C. de C. ont pris les dispositions nécessaires pour assurer la livraison des machines et ils ont construit une table d’examen pour les accompagner.
de nouveaux dans la sacristie de l’église de la paroisse. Le Père Joe Lee, curé de la paroisse Holy Spirit, avait en tête des plans précis pour la rénovation de la sacristie, ce qui comprenait des armoires et des tiroirs profonds pour ranger les vêtements sacerdotaux. En acceptant de faire ces travaux eux-mêmes les Chevaliers de Colomb ont fait réaliser près de 18 000$ d’économies à la paroisse.
Les membres du conseil Father Roche 7947, d’Armstrong, ColombieBritannique fendent du bois de chauffage pour une femme infirme. En préparation pour l’hiver, les C. de C. ont fendu et cordé sept cordes de bois pour une paroissienne et sa fille, de l’église catholique d’Enderby. Cette personne ne peut se déplacer qu’en fauteuil roulant. À L’AIDE D’UNE RÉFUGIÉE
Les conseils du district 30 du Michigan ont réuni 318$ pour acheter une pierre tombale pour Fadhila Kala au cimetière St. Joseph de Lansing. Kala, catholique chaldéenne, s’est enfuie de son pays natal, l’Iraq, quand on avait ordonné aux citoyens de son village de se convertir à l’Islam. Installée à Lansing avant sa mort, elle a connu, à cause des traitements qu’elle devait recevoir pour son cancer, une vie de grande pauvreté. Au cimetière St. Joseph, sa tombe n’avait pas de pierre tombale avant que les Chevaliers de Colomb ne s’en occupent. SECOURS D’ENVERGURE
En 2010, le conseil Southwest 3910, de Houston, a reçu une demande d’aide d’un frère chevalier du Massachussetts pour sa sœur hospitalisée dans un centre de Houston pour le cancer. Bien que la femme vive en Floride, sa leucémie était si sévère qu’elle devait recevoir des traitements dans un hôpital plus technologiquement avancé. Ce qui s’ensuivit fut une effusion de secours de dix-huit mois durant la-
quelle le conseil 3910 a sollicité des donneurs de sang ayant des globules blancs pour subvenir aux besoins sanguins de la femme; donnant aussi une assistance à sa famille qui devait faire plusieurs allers-retours a’partir de la côte est; la femme et sa famille ont été invitées à plusieurs soirées organisées par le conseil.
STAND DE LIMONADE
Le cercle St. Basil 5509, de Kimberton, s’est porté volontaire pour une campagne de collecte de fonds pour Alex’s Lemonade Stand, une fondation qui réuni des fonds pour financer la recherche sur le cancer pédiatrique. Les Écuyers Colombiens ont mis des costumes pour attirer l’attention des clients à leur stand. Ce programme a rapporté plus de 91 000$ en 2011.
AIDE AUX AUMÔNIERS
Le conseil Father Louis A. Williamson 8123, de Hartsville, Caroline du sud, a lancé un programme pour venir en aide aux aumôniers militaires en Iraq et en Afghanistan. Ayant établi des contacts avec le diocèse des services militaires des États-Unis, le conseil réuni des fonds pour acheter des nappes d’autel, des livres de prière et un Chemin de la Croix pour les prêtres catholiques qui servent aux zones de combat. NOUVEAUX PLACARDS
Les membres du conseil Holy Spirit 8157, de Duncanville, Texas, ont fourni 320 heures de travail bénévole pour dessiner, construire et installer
À l’occasion du tournoi de quilles d’une ligue pour des athlètes des jeux olympiques spéciaux tenu au 435, Play Entertainment and Bowling Center, George McMahon (à droite) du conseil The Infant Jesus of Prague 11667, de Kilmarnock, Virginie, vient en aide à Shirley Carroll, une des athlètes. Les C. de C. ont fait don de 500$ à la ligue pour couvrir une partie des dépenses de la ligue, et se portent volontaires à chaque mois pour prêter main-forte aux athlètes.
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CHEVALIERS À L’ŒUVRE
l’église St. Catherine of Siena. Les Chevaliers de Colomb ont aussi remis une copie du Serment d’Allégeance des États-Unis à tous les enseignants des classes d’éducation religieuse tout en les incitant à la réciter au début de chaque classe. EN TEMPS DE CRISE
Don Jacobovitz du conseil Palatka, 5758, (Floride), s’entraîne pour un marathon de bicyclette de 160 km au profit de la Fondation de la recherche sur le diabète juvénile. Le conseil a fait don de 200$ à Jacobovitz pour l’aider à atteindre son objectif en matière de collecte de fonds. Les Chevaliers de Colomb ont fait don de plusieurs articles pour une vente aux enchères par écrit au profit de la même Fondation. ÉGLISE POUR LA RÉPUBLIQUE DOMINICAINE
Le conseil St. Odilia 9598, de St. Paul Minnesota, a parrainé une campagne de blocs de cendre pour construire une nouvelle église dans le village de Rincon, dans la République Dominicaine. Ayant appris que le village de Rincon se servait d’une boucherie abandonnée pour célébrer la messe, les Chevaliers de Colomb ont demandé au diocèse de Puerto Plata quel serait le coût minimal pour la construction d’une église sur une propriété du diocèse. Avec le but de lancer une campagne de financement pour réunir 6500$, le conseil a commencé à vendre des blocs de cendre au prix de 5$ chacun dans sa paroisse. En plus de réunir suffisamment de fonds pour la construction de l’église, plusieurs membres du conseil et leurs familles sont allés à Rincon pour donner un coup de main à l’étape finale de la construction. SECOURS À DES RELIGIEUSES
Le conseil Mgr Kevin S. Mullen 12956, de Tampa,
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Floride, et son auxiliaire féminin, se sont portés volontaires au monastère Holy Name pour peindre 15 chambres à coucher et installer 10 ventilateurs aux plafonds pour les Sœurs Bénédictines qui vivent là. Faisant une pause après la fin des travaux, des bénévoles ont aussi préparé un repas barbecue pour les sœurs. CARROUSEL DE LA GRC
Le conseil Father Gerald MacKenzie 8608, de Pictou, Nouvelle-Écosse a parrainé le fameux carrousel de la Gendarmerie Royale du Canada pour deux spectacles à guichets fermés à l’aréna Hector de Pictou. Ce spectacle est composé de 36 cavaliers montés qui font des routines très élaborées au son de la musique. Ce spectacle a exigé 688 heures bénévoles, a rapporté plus de 21 000$ pour des œuvres de bienfaisance. DON DE DRAPEAUX
L’assemblée St. Catherine of Siena d’Orange Park, Floride, a mis des drapeaux dans toutes les salles de classes d’éducation religieuse de
Le conseil Mgr Maurice Helman 11280, de Lincoln. Nebraska, a parrainé un petit déjeuner de crêpes pour Wes Welcomer qui souffre de leucémie et dont le père est membre du conseil. Ce projet a rapporté 3320$ pour aider à défrayer les frais médicaux de Welcomer. Cette somme est en plus d’un montant supplémentaire de 2400$ puisé d’un fonds de secours du conseil.
des machines à coudre pour faire les costumes scolaires de leurs enfants afin d’encourager les familles à devenir plus autosuffisantes. DANSE DE VIEUX SUCCÈS
Le conseil East Hanover 6504 (New Jersey) a parrainé une danse avec de la musique des vieux succès à l’église St. Rose of Lima. Il y eut aussi un buffet à l’italienne. Les recettes furent versées à des œuvres de bienfaisance, dont une partie au nouveau programme pour les jeunes de St. Rose of Lima.
ÉLARGISSEMENT DES PORTES
Le conseil Bishop McFaddan 3777, de North Canton, Ohio, a élargi deux portes du monastère Sancta Clara pour que les sœurs devant se déplacer en fauteuil roulant aient plus de mobilité. Les frères chevaliers ont travaillé avec un ouvrier spécialisé dans le domaine pour élargir les portes de six pouces (15 cm). On a dû rebrocher les interrupteurs de lampe, installer et peindre de nouvelles portes, rapiécer la moquette, et replacer des seuils de porte. Le conseil a aussi modifié l’éclairage du réfectoire en installant des ampoules éconergétiques de plus grand ampérage. PROJET DE COUTURE PÉRUVIEN
Le conseil Arnprior 2082 (Ontario), l’assemblée Canadian Martyrs de Renfrew et la Catholic Women’s League of Canada ont réuni 2500$ pour relancer un projet de couture pour les femmes du Pérou. Les fonds aident aux femmes du Pérou à acheter
Leon Ramler et Bryan Coey, du conseil Airdrie 8045, (Alberta) modifient les fermes du toit du vieux presbytère de la paroisse St. Paul afin de l’étayer pour recevoir le poids supplémentaire d’un plafond de 5,5 m. À la demande du curé, les Chevaliers de Colomb ont entrepris le grand projet de rénover le vieux presbytère désuet de la paroisse pour en faire une chapelle de jour de 50 bancs. Les Chevaliers de Colomb ont fait don de 20 000$ pour le projet et ils ont consacré plus de 440 h de travail pour démolir l’intérieur de l’édifice, modifier l’isolement, les murs et le système électrogène, pour installer des portes et un écran pare-vapeur, et élever le plafond de l’édifice. C’est dans cette chapelle qu’on dit la messe quotidienne.
CHEVALIERS À L’ŒUVRE
CENTRE PASTORAL
Le conseil St. James the Apostle 10448, de Sañta Margarita, Visayas, a fait don de 10 000 pesos (230$) pour la construction du centre pastoral Centennial de Calbayog City. À la cérémonie pour la pose de la pierre angulaire, Monseigneur l’évêque Isabelo C. Abarquez de Calbayog, a remercié les Chevaliers de Colomb pour leurs contributions et leur a remis une plaque d’appréciation. POUR APPUYER LES RECHERCHES
Le conseil West Toledo 3122 (Ohio) vend des aimants pour automobile qui portent l’image de trois garçons de la région qui ont été enlevés par leur père en 2010. Avec un don de 10$, les Chevaliers de Colomb fournissent des aimants pour automobile avec la photo des enfants qui incitent les citoyens à signaler le 911 s’ils entrevoient les enfants. Les recettes servent à subventionner le coût des aimants. DÉMÉNAGEMENT D’UN TERRAIN DE JEU
Le conseil Joseph C. Carroll 5390 de Marion, Iowa, a déménagé le terrain de jeu de la paroisse St. Elizabeth Seton sur un nouveau site dans la cour de l’église. Le terrain de jeu qui répond à toutes les exigences du code municipal est maintenant entouré d’une clôture, 15 cm de copeaux de bois ont été placés sous l’équipement de jeu, et deux arbres ont été plantés. EXCURSION DE CAMPING
Le conseil universitaire James Madison 9286, de Harrisonburg, Virginie, et le conseil Cardinal John Newman 11323, de Virginia Polytechnic Institute and State University, de Blacksburg se sont joints pour une nuitée frater-
nelle de camping à Gap View Kennel. Au cours de cette excursion, les frères chevaliers de ces conseils universitaires ont échangé des idées sur des façons d’améliorer les programmes des conseils universitaires de leurs écoles respectives. L’excursion s’est terminée par la célébration d’une messe dite par le Père James Curran, l’aumônier du conseil 9286. POUR MIEUX ENTENDRE
Le conseil St. Marcelline 7694, de Schaumburg, Illinois, a fait don de 600$ à l’église St. Marcelline pour aider à défrayer les frais d’une mise à jour de la chaîne audio phonique de l’église. MUR COMMÉMORATIF
Dans le cadre d’un projet de rénovation pour l’agrandissement du vestibule arrière de l’église, le conseil St. Helen 11738, de Glendale, Arizona, a donné 10 000$ pour faire construire un mur commémoratif. Ce mur, qui incorpore les vieilles portes en vitrail qui jadis ornaient l’entrée arrière, rendra hommage
Après la messe à l’église St. John the Evangelist, des membres et des épouses du conseil Calvary 8144, de South Portland, Maine, vendent des pâtisseries. C’est Glenna Goulet, l’épouse d’un membre du conseil qui a fait toutes les pâtisseries. La vente, additionnée de dons personnels, a rapporté 1500$ pour la cause pro-vie régionale.
Des membres du conseil St. Isidore the Farmer 10141, de Watford, Ontario, enlèvent du vieux béton de l’entrée de l’église Our Lady, Help of Christians. Les Chevaliers de Colomb ont parrainé un souper bénéfice qui a rapporté 2000$ pour remplacer le ciment de la devanture de l’église. Les membres ont aussi apprêté le site en enlevant le béton cassé, en nivelant le site avec du gravier, et en fixant des barres d’armature et de la broche. aux paroissiens ayant rendu des services exceptionnels à la paroisse au fil des années. Les C. de C. ont réuni ces fonds en exploitant des stands de concessions durant les joutes de football au stade de l’universite de Phoenix durant la saison de football.
mémoratives moyennant un don minimal de 100$, les Chevaliers de Colomb ont réuni 15 000$ pour l’achat d’un nouveau monument en hommage à Turnbull, un ancien membre du conseil et avide supporteur des programmes sportifs et académiques de l’école secondaire.
MISSION À HAÏTI
Le conseil St. Joseph the Worker 10921, d’Orefield, Pennsylvanie, a fourni un appui à la mission médicale de sa paroisse à Port-auPrince, Haïti. En plus d’avoir contribué financièrement au voyage, en plus des frais de déplacement de l’aller-retour, plusieurs membres du conseil se sont portés volontaires pour accompagner la mission pour aider Haïti. En tout, près de 1100 Haïtiens ont reçu une consultation médicale et des médicaments. REMPLACEMENT D’UN MONUMENT
Le conseil Springfield 624 (Ohio) a lancé une campagne de financement pour remplacer le monument Tom Turnbull de l’école secondaire catholique de Hallinean Field. Avec la vente de plaques com-
SOUPER DE POULET
Le conseil McCormack 5769, de Gander, Terre-neuve, a préparé un souper de poitrine de poulet à apporter qui a rapporté 1500$ pour les Jeux olympiques spéciaux. UNE TOITURE À PRO-VIE
Le conseil St. Elizabeth 11193, et le conseil St. Anthony 14093, les deux de Columbus, Ohio, ont donné les heures de travail bénévole et une partie des fonds nécessaires pour remplacer le toit d’un centre d’accueil pour femmes enceintes et de ressources pro-vie. Les frères chevaliers ont enlevé les vieux bardeaux du toit d’une superficie de 176 m² pour les remplacer avec des bardeaux neufs. Ce travail a épargné près de 7400$ à l’organisme.
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CHEVALIERS À L’ŒUVRE
bourse sera remise à d’autres étudiants méritants. UN ASSAUT DE PRIÈRES
Des soldats et des membres du personnel du centre médical de la base de l’armée de l’air Bagram, en Afghanistan, regardent un soldat blessé (extrême gauche) qui se sert d’un ordinateur portatif muni d’un programme SKYPE pour parler avec sa famille aux États-Unis. L’assemblée Bishop Vath, de Birmingham, Alabama, s’est associée à dix conseils de Chevaliers de Colomb pour acheter et envoyer 30 de ces ordinateurs portables pour les soldats en convalescence de blessures reçues au combat. INAUGURATION D’UNE SALLE DE RÉUNION
Le conseil St. Thomas the Apostle 13174, de Chickasaw, Alabama, a inauguré sa nouvelle salle de réunion nouvellement rénovée à la mémoire de James A. Cooper, un frère décédé du conseil qui a joué un rôle-clé dans le renouvellement de la salle. Le conseil a invité la famille de Cooper à la cérémonie d’inauguration à titre d’invités d’honneur. AU SECOURS DES SANS-DÉFENSES
Le conseil Father Edward Shaughnessy 3884 de Newington, Connecticut, a organisé un tournoi de quilles qui a rapporté 1000$ pour « Help the Helpless » (Au secours des sans-défenses), une organisation à but non lucratif qui appuie un orphelinat et une école dans le sud de l’Inde qui prennent soin des enfants pauvres, aveugles et handicapés. ÁVEUGLES AIDE À UN MONASTÈRE
Le chapitre des Chevaliers de Colomb Judge John M. Roll,
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de Tuscon, Arizona, s’est rendu au monastère des Benedictine Sisters of Perpetual Adoration (Sœurs bénédictines de l’Adoration perpétuelle) pour laver, repeindre et réparer les trottoirs de l’établissement. Les frères chevaliers ont passé la matinée à laver avec une laveuse à pression le trottoir rose orné qui encercle le monastère. Le chapitre offre régulièrement son aide aux Sœurs pour des travaux paysagés et des services de réparation à leur immeuble de 1486 m carrés. BOURSE D’ÉTUDES COMMÉMORATIVE
Le conseil Bellingham 827 (Washington) a remis une bourse d’étude sà Alice et Sam Brulotte, les enfants du frère chevalier Robert Brulotte. Ce geste fut fait à la mémoire d’Anna, la fille âgée de deux ans des Brulotte qui a péri en traversant la rue à l’école catholique Assumption de Bellingham. Cette bourse annuelle aidera à défrayer les frais de scolarité d’Alex et de Sam jusqu’à ce qu’ils obtiennent leur diplôme. Après, la
Le conseil Franklin 1420 (Louisiane) a lancé une séance d’adoration de 24 heures pour demander la croissance du nombre des vocations sacerdotales et religieuses. Durant ce programme intitulé « Assaillons le ciel de prières pour les vocations », les frères chevaliers priaient à tour de rôle pendant une heure durant au cours de la journée. PISTE MOBILE
Le conseil St. Thomas More 11134, de Spokane, Washington, est propriétaire d’une piste de danse mobile qu’il loue pour des mariages, des réceptions et autres événements spéciaux. Cette piste, faite de lattes de bois assemblables, est facile à démonter et à assembler et à nettoyer. Jusqu’à ce jour, les recettes de la location s’élèvent à plus de 2000$, somme dont le conseil fait don à des abris, des hospices et des banques alimentaires. TABLES POUR UN ABRI
Le conseil Bishop Zardetti 5548, de St. Cloud, Minnesota, a fait don 6000$ à Place of Hope Ministries, un organisme qui offre à manger, un abri et des ressources aux personnes sans abri. L’argent a servi à acheter des nouvelles tables capables de recevoir près de 100 personnes.
Une garde d’honneur de l’assemblée Cardinal Richard Cushing, d’East Detroit, Michigan, observe l’inauguration d’un monument aux anciens combattants au cimetière Sacred Heart, de Roseville. L’assemblée, en partenariat avec le poste 1346 des Anciens combattants catholiques a acheté le monument qui a été béni par l’évêque auxiliaire de Détroit, Monseigneur Michael J. Byrnes. briqués par Potter’s Guild de Las Cruces que les acheteurs remplissaient d’aliments provenant de 44 restaurants participants. Ce projet, qui comprenait aussi une tombola et une vente aux enchères par écrit, a rapporté près de 30 000$ à la soupe populaire qui sert des milliers de personnes annuellement. DONS DE LIVRES CATHOLIQUES
Le conseil Pangborn 1365, de Hagerstown, Maryland, a donné une collection de plus de 300 livres catholiques à « Apostleship of the Sea » (L’apostolat de la mer). Les livres seront à la disposition des marins étrangers venant de partout dans le monde qui font escale à Maryland.
DES BOLS BIEN REMPLIS
TOURNOI DE POKER
Le conseil St. Genevieve 13969, de Las Cruces, Nouveau-Mexique s’est porté volontaire à une activité de financement au profit d’El Caldito Soup Kitchen (Soupe populaire El Caldito). Les frères chevaliers vendaient des bols vides fa-
Le conseil St. Paul 13657, de Petersburg, Floride, a parrainé un tournoi de poker au profit de la société St. Vincent de Paul et le fonds des œuvres de bienfaisance du conseil. Près de 70 joueurs ont participé au projet qui a rapporté plus de 3300$.
CHEVALIERS À L’ŒUVRE
FOURNITURES C DE C
Photo by Robin Jerstad
Aider les familles démunies grâce à « 40 conserves pour le carême » LES CHEVALIERS aident, à l’échelle locale, à soulager la faim durant le temps du carême — une boîte de conserve à la fois. Lancé en 2011 par le Conseil 8306 Our Lady of Guadalupe, à Helotes, au Texas, le programme « 40 conserves pour le carême » a essaimé à la grandeur de l’Ordre, incitant ainsi les unités locales C de C à organiser, chaque printemps, des Des Chevaliers du Conseil 4298 Alamo, à San Ancollectes de denrées ali- tonio, en compagnie du personnel et des élèves de l’école mentaires au profit des catholique St. Pius X, le 30 mars dernier. Après avoir banques alimentaires et fait équipe avec l’institution d’enseignement pour le prodes soupes populaires de gramme « 40 conserves pour le carême », les Chevaliers leurs communautés. ont servi de juges dans le cadre d’un concours de « CanGrâce à cette initiative, struction », où les enfants devaient élaborer des strucles membres du Conseil tures à l’aide des boîtes de conserve, avant d’aller les ainsi que tous les parois- porter dans une banque alimentaire locale. siens sont invités à fournir une boîte de conserve alimentaire non périssable Familles », une série de programmes par jour, durant tout le carême. La initiée en 2009 pour aider les fapremière année que le Conseil milles à surmonter l’insécurité 8306 a mis en branle le pro- alimentaire dans la foulée du ralengramme, les Chevaliers ont amassé tissement économique de 2008. 4300 boîtes pour les démunis. Jusqu’ici au cours de l’année fraterCette année, des unités C de C nelle 2011-2012, les unités C de C dans au moins 33 juridictions ont rapportent avoir recueilli environ tenu leur propre campagne « 40 2,06 million de livres de nourritures conserves pour le carême ». au profit des démunis, en plus « Je suis encore émerveillé de voir d’avoir fourni plus de 258 000 qu’autant de Conseils nous ont em- heures de bénévolat au profit des boîté le pas, cela fait honneur aux banques alimentaires et des soupes Chevaliers de Colomb », dit Dennis populaires. Chaput, du Conseil 8306, qui a Chaque printemps, les banques conçu le programme à la fin de alimentaires sont quasi à sec, après 2010. « On parle de résultats fantas- la période de pointe des Fêtes ainsi tiques, et je constate des résultats que l’hiver. En 2010, aux États-Unis fantastiques. De savoir que nous ho- seulement, 5,6 millions de foyers norons ainsi le dessein de Dieu me ont dû s’adresser à une banque aliremplit de joie. » mentaire pour combler leurs besoins Le programme « 40 conserves alimentaires de base, selon l’orgapour le carême » fait partie des ini- nisme « Feeding America » (Faire tiatives de l’Ordre pour « Nourrir les nourrir l’Amérique).
AUX ÉTATS-UNIS THE ENGLISH COMPANY INC. Équipement officiel des conseils et du Quatrième Degré 1-800-444-5632 • www.kofcsupplies.com LYNCH AND KELLY INC. Équipement et robes d’officiers pour les conseils et le Quatrième Degré 1-888-548-3890 • www.lynchkelly.com AU CANADA ROGER SAUVÉ INC. Équipement et robes d’officiers des conseils et du Quatrième Degré 1-888-266-1211 • www.roger-sauve.com
06/12
JOIGNEZ LES AMIS DE L’ A B B É M C G I V N E Y Écrire en lettres d’imprimerie, S.V.P. :
NOM ADRESSE VILLE PROVINCE/PAYS CODE POSTAL Complétez le bulletinréponse et envoyez-le à : The Father McGivney Guild, 1 Columbus Plaza, New Haven, CT 065103326, USA Ou adhérer par Internet : www.fathermcgivney.org.
OFFICIAL JUNE 1, 2012:
To owners of Knights of Columbus insurance policies and persons responsible for payment of premiums on such policies: Notice is hereby given that in accordance with the provisions of Section 84 of the Laws of the Order, payment of insurance premiums due on a monthly basis to the Knights of Columbus by check made payable to Knights of Columbus and mailed to same at PO Box 1492, NEW HAVEN, CT 06506-1492, before the expiration of the grace period set forth in the policy. In Canada: Knights of Columbus, Place d’Armes Station, P.O. Box 220, Montreal, QC H2Y 3G7 ALL MANUSCRIPTS, PHOTOS, ARTWORK, EDITORIAL MATTER, AND ADVERTISING INQUIRIES SHOULD BE MAILED TO: COLUMBIA, PO BOX 1670, NEW HAVEN, CT 06507-0901. REJECTED MATERIAL WILL BE RETURNED IF ACCOMPANIED BY A SELF-ADDRESSED ENVELOPE AND RETURN POSTAGE. PURCHASED MATERIAL WILL NOT BE RETURNED. OPINIONS BY WRITERS ARE THEIR OWN AND DO NOT NECESSARILY REPRESENT THE VIEWS OF THE KNIGHTS OF COLUMBUS. SUBSCRIPTION RATES — IN THE U.S.: 1 YEAR, $6; 2 YEARS, $11; 3 YEARS, $15. FOR OTHER COUNTRIES ADD $2 PER YEAR. EXCEPT FOR CANADIAN SUBSCRIPTIONS, PAYMENT IN U.S. CURRENCY ONLY. SEND ORDERS AND CHECKS TO: ACCOUNTING DEPARTMENT, PO BOX 1670, NEW HAVEN, CT 06507-0901. COLUMBIA (ISSN 0010-1869/USPS #123-740) IS PUBLISHED MONTHLY BY THE KNIGHTS OF COLUMBUS, 1 COLUMBUS PLAZA, NEW HAVEN, CT 06510-3326. PHONE: 203-752-4000, www.kofc.org. PRODUCED IN USA. COPYRIGHT © 2012 BY KNIGHTS OF COLUMBUS. ALL RIGHTS RESERVED. REPRODUCTION IN WHOLE OR IN PART WITHOUT PERMISSION IS PROHIBITED. PERIODICALS POSTAGE PAID AT NEW HAVEN, CT AND ADDITIONAL MAILING OFFICES. POSTMASTER: SEND ADDRESS CHANGES TO COLUMBIA, MEMBERSHIP DEPARTMENT, PO BOX 1670, NEW HAVEN, CT 06507-0901. CANADIAN POSTMASTER — PUBLICATIONS MAIL AGREEMENT NO. 1473549. RETURN UNDELIVERABLE CANADIAN ADDRESSES TO: KNIGHTS OF COLUMBUS, 50 MACINTOSH BOULEVARD, CONCORD, ONTARIO L4K 4P3 PHILIPPINES — FOR PHILIPPINES SECOND-CLASS MAIL AT THE MANILA CENTRAL POST OFFICE. SEND RETURN COPIES TO KCFAPI, FRATERNAL SERVICES DEPARTMENT, PO BOX 1511, MANILA.
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A P P L I C AT I O N D E N O S D E G R É S
Patriotisme
Unité
Fraternité
DANS LE CADRE d’une campagne de recyclage de canettes d’aluminium, des membres du conseil Holy Family 6099, de Chattanooga, Tennessee, font le triage de 295 kg de canettes. Cette campagne a pour but de venir en aide à trois séminaristes. Les frères chevaliers font ce recyclage tous les mois pour appuyer trois séminaristes locaux. • Le conseil Lake Leelanau 11664, Michigan, a tenu un souper bénéfice pour Paige Bugai, une fille âgée de 9 ans, atteinte d’une infirmité motrice cérébrale. Le souper aux spaghettis et la vente de fourmandises ont réuni 3 300 $ pour Paige et sa mère qui n’a pas pu travailler depuis que Paige est tombée malade en septembre 2011.
LES FRÈRES CHEVALIERS du Maryland, déchargent de nouveaux fauteuils roulants qui seront donné sà des anciens combattants dans des centres médicaux pour anciens combattants du Maryland et de Washington, D.C. Dans le cadre du programme Global Wheelchair Mission, le conseil d’état du Maryland a donné 110 fauteuils roulants à des anciens combattants dans des centres médicaux pour anciens combattants. Avant de donner ces fauteuils roulants, il fallait les décharger et les préparer pour les bénévoles des Chevaliers de Colomb. Sur la photo, de gauche à droite : Sean Kelly du conseil 14011, Jim Campbell du conseil 1965, et Bill Traube, du conseil 11703.
DES MEMBRES du conseil Solomon 1086 (Kansas) surveillent le frappeur Thomas Ryan (deuxième de la gauche qui frappe une balle durant une joute de base-ball le 6 six novembre dernier entre les conseils 1086 et 601 (Salina). La joute se jouait d’après les anciens règlements qui prohibaient, entre autres, l’usage des gants de base-ball, et le coup retenu. Salina a gagné la partie 7 à 3.
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PATRIOTISM: Tracy A. Woodward/The Washington Post
Charité
FRATERNITY: Photo courtesy of The Register, Diocese of Salina
DES SIRES CHEVALIERS de l’assemblée Father Edwin F. Kelley de Woodbridge, Virginie, et de l’assemblée Father Edward L. Richardson du conté Prince William nettoient le Korean War Memorial de Washington, District of Columbia. Les sires chevaliers et leurs familles sont venus de la Virginie pour entreprendre ce projet du nettoyage du mur du monument, de ses trottoirs et de ses statues.
CHEVA LIER S DE CO LO MB
Construire un monde meilleur un conseil à la fois. Chaque jour, les Chevaliers à travers le monde ont la possibilité de faire une différence, que ce soit à travers le service à la communauté, la collecte de fonds ou la prière. Nous célébrons chaque et tout Chevalier pour sa force, sa compassion, et son dévouement à vouloir construire un monde meilleur.
Des bénévoles à l’école secondaire St. James à Jjaga, Ouganda, porte le nouveau réservoir d’eau au site où il sera installé. Le Conseil Nativity of our Lord 10961 de Broomfield, Colorado, a organisé plusieurs déjeuners de collecte de fonds pour réunir 2500$ afin de faire l’achat du réservoir et deux membres du conseil sont allés en Ouganda pour aider à l’installation du réservoir. Avant d’obtenir ce réservoir, l’école devait dépendre d’un point d’eau qui n’était accessible qu’à certains moments au cours de l’année, entre les saisons sèches.
ENVOYEZ-NOUS LES PHOTOS DE VOTRE CONSEIL POUR LA RUBRIQUE «CHEVALIERS À L’ŒUVRE». LES PHOTOS PEUVENT ÊTRE ENVOYÉES PAR COURRIEL À COLUMBIA@KOFC.ORG OU BIEN À COLUMBIA, 1 COLUMBUS PLAZA, NEW HAVEN, CT 06510-3326.
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GARDER LA FO I VIVANTE
« LE DISCERNEMENT EST QUELQUE CHOSE D’À LA FOIS PERSONNEL ET COMMUNAUTAIRE»
Photo by Scott Stewart
Même si je n’étais pas vraiment préoccupée par une éventuelle vocation durant ma jeunesse, je comprends aujourd’hui que mon destin se préparait néanmoins depuis le tout début. J’ai grandi dans un foyer catholique très ouvert d’esprit. Quand j’ai pour la première fois ressenti un agréable chatouillement dans mon cœur à l’égard de la vie consacrée, je m’en suis aussitôt ouverte à mes parents ainsi qu’à quelques amis. Tous m’ont encouragé à me demander : « Dieu m’appelle-t-il vraiment à devenir religieuse ? » Jamais je n’oublierai l’attitude généreuse de ma famille et de mes amis lorsque je suis entrée dans la vie religieuse après l’école secondaire — et je pense notamment à ce don des Chevaliers de ma paroisse de Flagstaff, en Arizona. Je suis persuadée, depuis, que le discernement à l’égard d’une vocation est quelque chose d’à la fois personnel et communautaire. J’ai eu besoin pour persévérer des sages conseils de mes parents de même que de la gentillesse de plusieurs prêtres, des prières de mes amis et, aussi, d’un appui financier. Dieu sait avant que nous-mêmes ne le sachions ce dont nous avons besoin, et cela aura été pour moi réjouissant de reconnaître ses attentions prévoyantes à travers l’amour et le soutien que m’ont témoignés mes proches. SISTER RENE NOEL Sœurs dominicaines de Marie, Mère de l’Eucharistie Ann Arbor, Michigan
VEUILLEZ FAIRE VOTRE TOUT POSSIBLE POUR ENCOURAGER LES VOCATIONS À LA PRÊTRISE ET À LA VIE RELIGIEUSE. VOS PRIÈRES ET VOTRE SOUTIEN COMPTENT POUR BEAUCOUP.
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