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Columbia Juillet 2015

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RENTES


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C H E VA L I E R S D E C O LO M B JUILLET 2015 ♦ VOLUME 95 ♦ NUMÉRO 7

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ARTICLES

10 « Prendre soin de l’homme qui a affronté le combat » Des Chevaliers accompagnent des soldats blessés et d’autres pèlerins américains lors d’un pèlerinage militaire à Lourdes. PAR L’ÉQUIPE DE RÉDACTION DE COLUMBIA

16 Inspirée par la foi Entre chevaliers médiévaux et dessins humoristiques, la riche iconographie de Columbia continue d’inspirer et de divertir. PAR PATRICK SCALISI

20 « Changer » le catholicisme? L’Église proclame les enseignements séculaires du Christ de chaque époque, inébranlable face aux vents du changement culturel. PAR PÈRE JAMES V. SCHALL, S.J.

22 Cuisine et compassion Une brigade culinaire des C de C sert sa paroisse et sa communauté sous la direction d’un chef français réputé. PAR JEAN DENTON

Des militaires tiennent des bougies lors d’une vigile organisée pendant le Pèlerinage militaire international tenu chaque année au sanctuaire de Notre-Dame de Lourdes, en France.

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Construire un Monde Meilleur

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Nouvelles des Chevaliers

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Nouvelles des Chevaliers Le Chevalier suprême participe à la conférence sur le Bienheureux Junípero Serra • Des Chevaliers du Mexique et du Canada marchent pour la vie

Des pères pour bien faire La planification naturelle des naissances m’a aidé à discerner le plan de Dieu sur la vie et l’amour conjugal. PAR MATTHEW MACK

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Construire l’église domestique

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Chevaliers à l’œuvre

CNS photo/Paul Haring

La réunion des Députés d’État souligne la charité qui évangélise.

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Inspirées par la foi et la charité, nos paroisses et nos familles sont appelées à s’ouvrir aux voisins dans le besoin PAR MGR. WILLIAM E. LORI

L’Église répond au défi de la laïcisation avec une sagesse prophétique concernant le mariage, la famille et la personne humaine. PAR CARL A. ANDERSON

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Apprendre la foi, vivre la foi

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É D I TO R I A L

Continuité et réforme depuis­ LA­ Fin du­ Concile­ Vatican ii,­il­y­a­près­de­50­ans,­les­défis­du monde­moderne­ont­continué­de­se­développer­ et­ de­ se­ multiplier­ à­ un rythme­effréné.­pourtant­l’objectif­authentique­du­concile­est­aussi­pertinent que­jamais.­dans­son­discours­d’ouverture­ de­Vatican ii,­ en­ octobre­ 1962, saint­Jean XXiii­a­dit :­« Ce­qui­est­très important­ pour­ le­ Concile­ œcuménique,­ c’est­ que­ le­ dépôt­ sacré­ de­ la doctrine­ chrétienne­ soit­ conservé­ et présenté­ d’une­ façon­ plus­ efficace­ ». C’est­ encore­ le­ souci­ de­ la­ nouvelle évangélisation­aujourd’hui. en­ décembre­ 2005,­ le­ pape­ Benoit XVi­a­prononcé­une­allocution devant­la­Curie­romaine­dans­laquelle il­explicitait­deux­manières­contraires selon­lesquelles­le­Concile­Vatican ii fut­compris­et­appliqué­au­cours­des décennies­qui­ont­suivi.­Le­concile­a trop­souvent­été­interprété­selon­une « herméneutique­de­discontinuité­et de­rupture­»,­a-t-il­expliqué,­par­opposition­à­une­« herméneutique­de­la réforme ».­par­contraste­avec­ceux­qui feraient­ une­ forte­ distinction­ entre l’église­ d’avant­ Concile­ et­ celle d’après­Concile,­il­a­ajouté :­« L’eglise est,­ aussi­ bien­ avant­ qu’après­ le Concile,­la­même­eglise­une,­sainte, catholique­et­apostolique,­en­chemin à­travers­les­temps. » en­effet,­dans­son­discours­de­1962, Jean­XXiii­affirmait­clairement­que l’intention­du­concile­était­de­«­transmettre­dans­son­intégrité,­sans­l’affaiblir­ ni­ l’altérer,­ la­ doctrine catholique. »­en­même­temps,­l’église est­appelée­à­une­réforme­et­un­renouveau­constants.­«­Ce­précieux­trésor nous­ne­devons­pas­seulement­le­garder­comme­si­nous­n’étions­préoccupés­que­du­passé,­a­noté­Jean­XXii, mais­nous­devons­nous­mettre­joyeusement,­ sans­ crainte,­ au­ travail qu’exige­notre­époque. »­ Fort­de­cette­dynamique­de­continuité­et­de­réforme,­l’église­est­appe2 ♦ COLUMBIA ♦

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lée­à­proclamer­les­vérités­séculaires­de la­ révélation­ de­ manière­ que­ les oreilles­modernes­puissent­les­entendre.­dans­son­exhortation­Evangelii Gaudium (La­ Joie­ de­ l’évangile),­ le pape­François­a­expliqué :­« Le­Christ est­ la­ Bonne­ nouvelle­ éternelle » (Ap 14,6)­;­il­« est­le­même­hier­et­aujourd’hui­ et­ pour­ les­ siècles (Héb 13,8),­ mais­ sa­ richesse­ et­ sa beauté­ sont­ inépuisables.­ il­ est­ toujours­ jeune­ et­ source­ constante­ de nouveauté ». en­solidarité­avec­le­pape­François, les­Chevaliers­de­Colomb­adoptent­la tâche­ de­ la­ nouvelle­ évangélisation. une­façon­dont­l’Ordre­s’y­prend­pour ce­ faire­ c’est­ de­ renforcer­ la­ famille chrétienne,­ l’église­ domestique,­ qui affronte­ des­ menaces­ différentes­ de celles­de­l’époque­de­l’abbé­mcGivney, mais­qui­demeurent­d’une­importance cruciale­pour­la­santé­de­l’église­et­de la­société.­il­existe­également­d’innombrables­programmes­des­Chevaliers­— depuis­ l’initiative­ échographie­ au Fonds­ de­ secours­ des­ Chevaliers­ de Colomb­pour­les­réfugiés­chrétiens,­au soutien­des­guerriers­blessés­—­qui­visent­ à­ appliquer­ les­ vertus­ colombiennes­ aux­ circonstances­ de­ notre temps.­Au­cours­des­décennies,­même la­revue­Columbia, a­adapté­son­style et­son­contenu­tout­en­restant­fidèle­à la­mission­des­Chevaliers.­Cette­mission­se­poursuit­aujourd’hui,­alors­que nous­recherchons­à­répondre­aux­besoins­du­présent­et­regarder­vers­l’avenir­avec­espoir.♦ ALtOn J.­peLOWsKi rédACteur en CHeF

COLUMBIA ­ diteurs é Chevaliers­de­Colomb ________ AdministrAteurs­suprêmes CHEVALIER SUPRÊME Carl A.­Anderson AUMÔNIER SUPRÊME mons.­William­e.­Lori,­s.t.d. DÉPUTÉ CHEVALIER SUPRÊME Logan­t.­Ludwig SECRÉTAIRE SUPRÊME Charles­e.­maurer­Jr. TRÉSORIER SUPRÊME michael­J.­O’Connor AVOCAT SUPRÊME John­A.­marrella ________ rédACtiOn RÉDACTEUR EN CHEF Alton J.­pelowski DIRECTEUR DE LA RÉDACTION Andrew­J.­matt RÉDACTEUR EN CHEF ADJOINT patrick scalisi

L’abbé­michael­J.­mcGivney­(1852-90), Apôtre­de­la­jeunesse,­protecteur­de­la­vie­familiale et­fondateur­des­Chevaliers­de­Colomb, intercédez­pour­nous. ________ POUR COMMUNIQUER AVEC NOUS PAR LA POSTE: COLUMBIA

Knights­of­Columbus 1­Columbus plaza new Haven,­Ct 06510-3326 TÉLÉPHONE: 203.752.4398 TÉLÉCOPIEUR: 203.752.4109 COURRIEL: columbia@kofc.org NOTRE SITE INTERNET: kofc.org SERVICE Å LA CLIENTÈLE: 1.800.380.9995 ________ SI VOUS DÉMÉNAGEZ prévenez­votre­conseil.­envoyez­votre­nouvelle adresse­et­votre­étiquette­à: dept.­of­membership­records­ [service­de­dossiers­de­membres],­pO­Box­1670, new­Haven,­Ct,­06507-0901,­usA,­ ou­par­courriel­à­columbia@kofc.org ________ Copyright ©­2015 tous­droits­réservés ________ en­pAGe­COuVerture Un père montre à son fils comment prier dans ce tableau de l’artiste Donald J. Winslow, créé spécialement pour la couverture du numéro de février 1968 de Columbia.


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C O N S T RU I R E U N M O N D E M E I L L E U R

L’appel inlassable à l’amour L’Église répond au défi de la laïcisation avec une sagesse prophétique concernant le mariage, la famille et la personne humaine par le Chevalier Suprême, Carl A. Anderson En 1980, en convoquant le premier Synode des évêques de son pontificat, saint Jean-Paul II a choisi comme thème « la Famille chrétienne ». À la suite du synode, il publia le document le plus important sur la pastorale du mariage et de la famille de toute l’histoire de l’Église catholique : son exhortation apostolique Familiaris Consortio (sur le rôle de la famille chrétienne dans le monde moderne). Jean-Paul II a commencé Familiaris Consortio par une magnifique vision de la personne humaine. Il écrit : « Dieu a créé l’homme à son image et à sa ressemblance: en l’appelant à l’existence par amour, il l’a appelé en même temps à l’amour. Dieu est amour et il vit en lui-même un mystère de communion personnelle d’amour. En créant l’humanité de l’homme et de la femme à son image et en la conservant continuellement dans l’être, Dieu inscrit en elle la vocation, et donc la capacité et la responsabilité correspondantes, à l’amour et à la communion. L’amour est donc la vocation fondamentale et innée de tout être humain ». Dans sa première encyclique, Redemptor Hominis, publiée en 1979, le pape avait déjà repéré le défi pastoral et culturel fondamental que devaient affronter les chrétiens de notre temps : « L’homme ne peut pas vivre sans amour. Il demeure pour lui-même un être incompréhensible, sa vie est privée de sens, s’il ne rencontre pas l’amour, s’il n’en fait pas l’expérience, s’il ne le fait pas sien, s’il n’y participe pas fortement » (10).

Bref, saint Jean-Paul II se rendit compte que les soi-disant « questions sociales » touchant la procréation, le mariage et la famille ont trait à notre vocation à l’amour. Une décennie plus tard, le professeur James Davison, de l’Université de Virginie, rendait populaire l’expression les « guerres culturelles » — terme qui continue de servir à la compréhension du conflit entre les façons religieuses et laïques d’aborder les questions sociales. Bien que Jean-Paul II abordât souvent les questions de « culture de la vie » et de « culture de la mort », pour lui, il s’agissait toujours d’une question de témoignage, de dialogue et d’ouverture aux autres. La vocation à l’amour d’un chrétien s’applique toujours aux personnes avec qui on pourrait différer d’avis. Jean-Paul II écrivait, dans Redemptor Hominis que « la conscience de l’Eglise doit aller de pair avec une ouverture universelle, afin que tous puissent trouver en elle “l’insondable richesse du Christ” » (4). LE PAPE DE LA FAMILLE Durant ses cinq années de pontificat, Saint Jean-Paul II lança sept initiatives en vue de renforcer les mariages et les familles catholiques. D’abord, il y eut sa suite de 129 catéchèses du mercredi portant sur l’amour humain. Inaugurées en 1979, ces présentations furent mieux connues sous le nom de théologie du corps. Le pape, toutefois, leur donna un autre titre : « L’amour humain selon le plan divin ». En plus du synode de 1980 et la pu-

blication de Familiaris Consortio, l’année suivante, le Saint-Père établit également et le Conseil pontifical de la famille et l’Institut pontifical JeanPaul II pour les études sur le mariage et la famille. Enfin, en 1983, il promulgua La Charte des droits de la famille et présenta une démarche plus pastorale du droit de l’Église sur le mariage par le Code de droit canonique révisé. La clé pour comprendre la théologie de l’amour humain de Jean-Paul II c’est qu’il ne peut y avoir de « théologie de l’amour » authentique détachée et séparée du corps humain et de la sexualité humaine. Le corps a une signification dans le plan de Dieu touchant la vocation et la rédemption de chaque personne humaine. Ainsi, le corps porte une « signification » qui est non seulement biologique, mais également théologique et spirituelle. Dans Familiaris Consortio, Jean-Paul II s’exprime ainsi : « L’homme est appelé à aimer dans sa totalité unifiée. L’amour embrasse aussi le corps humain et le corps est rendu participant de l’amour spirituel » (11). Ailleurs, Jean-Paul II expliquait que dans le dessein du Créateur il y a un « langage du corps », que chaque personne est appelée à parler honnêtement en tant que partie prenante de la communion maritale des époux. L’un des aspects extraordinaires de la théologie de l’amour de Jean-Paul II se

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trouve dans la manière dont celle-ci réintroduit la notion de loi naturelle. Elle s’y prend en réintroduisant une compréhension du dessein que réserve le Créateur à l’ordre qu’il a créé par une expérience que tout le monde partage — à savoir la recherche de l’amour et de la communion authentiques. JeanPaul II savait que sans aucun lien entre l’expérience humaine et le dessein du Créateur pour l’activité humaine, les questions de procréation et de mariage pourraient être facilement réduites aux dernières études sociologiques ou aux sondages d’opinion. LA CONFRONTATION AVEC LE SÉCULAIRE Il y a 50 ans, le théologien protestant Harvey Cox soutenait dans son livre, The Secular City, que les chrétiens devaient découvrir une nouvelle ouverture et une adhésion à la laïcité puisque les sociétés occidentales de chrétiennes qu’elles étaient s’acheminaient vers une culture laïque. Cox écrivait que pour éviter de devenir « prisonnier de son propre passé », l’homme doit comprendre que « Dieu se présente à nous aujourd’hui au moyen des activités des changements sociaux » (261-62). Il ajoutait que la question de ce que signifie être chrétien « trouvera sa réponse dans les événements qui se produiront à l’avenir » (268). Ce point de vue a d’importantes conséquences sur la réponse des chrétiens face aux changements de visions de la société concernant la morale individuelle et la structure de la famille. Une telle démarche a fait très peu — sinon, rien du tout — pour renverser le déclin des grandes confessions protestantes qui semblent l’avoir adoptée. Dans leur empressement pour éviter de devenir « prisonniers du passé », ils sont, d’une certaine manière, devenus « prisonniers de l’avenir. » Mais ce n’est là qu’une seule réponse au problème de la laïcisation. Écrivant de sa cellule de prison nazie peu de temps avant son exécu4 ♦ COLUMBIA ♦

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tion, un autre théologien protestant, Dietrich Bonhoeffer, situait le problème brutalement : « Nous cheminons vers une époque d’aucune religion du tout… Comment parler de Dieu sans religion? » La question de Bonhoeffer résonne encore de nos jours, notamment au sein de sa propre Allemagne et ailleurs en Europe. Pourtant la grandeur de Bonhoeffer ne réside pas dans la question qu’il posait, mais plutôt du fait qu’il la posa depuis une cellule de prison. Bonhoeffer répondant à sa propre question par le témoignage simple mais profond de son témoignage — témoignage qui le conduisit à sa mort. Saint Jean-Paul II passa sa vie entière à se heurter à l’athéisme laïque — parfois dans ses formes les plus virulentes et violentes. La prétention de ces régimes totalitaires était essentiellement la même : la réponse aux problèmes de l’homme se trouvera dans les événements de changements sociaux, économiques et politiques, qu’ils adviennent sous le Reich millénaire d’Hitler ou du paradis des travailleurs de Marx. Jean-Paul II répondit au défi de la laïcité par son ministère prophétique auprès des couples mariés et des familles. LA VOIE DU TÉMOIGNAGE CHRÉTIEN De nos jours, tant notre culture que notre Église sont confrontées à de nouvelles questions touchant la signification d’être marié et, notamment, la signification d’être marié en tant que chrétien. Ces questions ont pris une place très importante par suite de certaines décisions juridiques aux États-Unis et en d’autres pays. Il s’agit de questions qui seront à l’agenda de la Rencontre mondiale des familles, en septembre prochain et, en octobre, lors du Synode des évêques. Au sein d’une culture de plus en plus méfiante et hostile, les chrétiens mariés trouveront difficile de témoigner du dessein du Créateur sur le mariage et la

famille dans leur vie quotidienne. Les époux chrétiens pourront-ils trouver les ressources théologiques, spirituelles et pastorales pour les aider à vivre leurs vies? Les parents chrétiens trouverontils les ressources catéchétiques propres à les aider à transmettre ce style de vie à leurs enfants? À plusieurs endroits de nos jours, les fidèles n’ont pas accès à de telles ressources. Ces questions devront également être abordées. Pour Jean-Paul II, l’amour humain, dans le plan divin, ne peut jamais être séparé de la rédemption de la sexualité humaine. Cela pourrait se présenter comme une tâche impossible dans la culture contemporaine, mais on nous affirme que, si nous avons la foi — même aussi petite qu’une graine de moutarde — de grandes choses se produiront. Dans les jours à venir, un certain nombre d’experts pourront voir des catholiques engagés sur un nouveau front dans les « guerres culturelles ». Alors, certains critiques de l’Église prétendront que cet engagement est motivé par l’hostilité ou l’adversité. Mais ce n’est pas la manière de saint Jean-Paul II ni non plus celle de pape François. Les chrétiens ne peuvent pas entreprendre leur vocation à l’amour et en même temps faire fi de leur vocation à l’amour du prochain. Et nous ne devons pas oublier les paroles de saint Augustin dans « La Cité de Dieu », notant que « parmi nos ennemis les plus déclarés, il y en a qui, à leur insu, sont destinés à devenir nos amis ». Sur ce sentier du témoignage chrétien, les paroles de sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (Edith Stein) servent de phare. Canonisée par saint Jean-Paul II, en 1998, ce grand témoin et martyre du 20e siècle déclara : « N’accueillez rien comme étant la vérité s’il y manque l’amour, et n’acceptez rien comme étant l’amour s’il lui manque la vérité! Une réalité sans l’autre devient mensonge destructeur » Vivat Jesus!


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N O U V E L L E S D E S C H E VA L I E R S

La réunion des Députés d’État souligne la charité qui évangélise

Le Chevalier suprême Carl A. Anderson a pris la parole lors de la réunion d’orientation annuelle des députés d’État, à New Haven, au Connecticut. Des leaDers fraternels provenant de chacune des 74 juridictions de l’Ordre se sont rassemblés du 3 au 7 juin à new Haven, au Connecticut, pour la réunion d’orientation annuelle des députés d’État des Chevaliers de Colomb. Des conférences y ont été prononcées sur le travail de l’Ordre et des ateliers s’y sont tenus, notamment sur les programmes caritatifs, les effectifs et l’assurance, en plus de la messe quotidienne et de diverses activités fraternelles. Dans son allocution principale du vendredi 5 juin, le Chevalier suprême Carl a. anderson a annoncé que les Chevaliers de Colomb avaient atteint de nouveaux sommets en matière d’action caritative et de bénévolat, en 2014. l’Ordre a en effet enregistré de nouveaux records avec plus de 71,5 millions d’heures de service bénévole et 173 550 680$ en dons. « Ces chiffres montrent que les Chevaliers de Colomb ont le courage de témoigner de l’importance de la charité et qu’ils se sont engagés à tendre une main fraternelle à tous les démunis », a dit le Chevalier suprême. Il a donné l’exemple de programmes C de C comme « Des manteaux pour les mômes », « nourrir les familles » et l’Initiative Échographie, de même que des partenariats avec des organisations comme les Olympiques spéciaux et la mission mondiale — fauteuils roulants. Parmi les

initiatives plus récentes prises par l’Ordre, le Chevalier suprême a parlé de l’aide apportée aux réfugiés chrétiens en Irak, en syrie et en Ukraine. Également pendant la réunion annuelle, le Chevalier suprême anderson et l’aumônier suprême et archevêque de Baltimore, William e. lori, ont souligné les efforts entrepris par l’Ordre pour raffermir la vie familiale catholique et encourager l’évangélisation. anticipant des événements comme la première visite du pape françois aux États-Unis, en septembre, au cours de laquelle se tiendra la rencontre mondiale des familles ainsi que la canonisation du Bienheureux Junípero serra, le Chevalier suprême a déclaré que les Chevaliers doivent s’employer à surmonter les défis culturels et continuer d’avancer. « Junípero serra avait pour devise : “tourné vers l’avant, jamais vers l’arrière”. Voilà qui ne serait pas une mauvaise devise pour les députés d’État », a dit Carl anderson. Dans son homélie lors d’une messe célébrée le 5 juin en l’église st. Mary, lieu de naissance de l’Ordre, l’archevêque lori a expliqué que « le Vénérable abbé Michael McGivney vous invite non seulement à être des catholiques pratiquants, mais aussi des catholiques pratiquants passionnés, qui ont leur foi à cœur et qui la mettent en pratique quotidiennement. » Il a

ensuite encouragé les députés d’État à « inviter beaucoup de monde à joindre l’Ordre afin de devenir de bons catholiques, de bons maris et de bons et dévoués disciples de notre-seigneur Jésus-Christ. » la réunion d’orientation a permis par ailleurs aux leaders des C de C de recevoir de précieux conseils dans le cadre de discussions formelles et de dîners-conférences animés par de hauts responsables et des cadres du Conseil suprême. alors que les Chevaliers compteront bientôt 1,9 million de membres dans le monde et que l’assurance en vigueur atteindra bientôt 100$ milliards, les conférenciers ont mis l’accent sur les liens directs existant entre l’action caritative record de l’Ordre, la croissance de ses effectifs et son régime d’avantages fraternels. Dans son allocution de clôture, le 7 juin, le Chevalier suprême anderson a encouragé tous les députés d’État à mettre en œuvre les principes fondateurs de l’Ordre, tant dans leur propre vie que dans leur communauté. « nous avons pu constater que notre action caritative est le moteur de l’évangélisation, une charité qui évangélise, a-t-il dit. Parallèlement, il y a l’unité qui évangélise, et la fraternité qui évangélise aussi. Combinées, celles-ci constituent un puissant moteur de développement pour l’Ordre, nos communautés et notre Église. »♦

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APPRENDRE LA FOI, VIVRE LA FOI

Une étude de contrastes Inspirées par la foi et la charité, nos paroisses et nos familles sont appelées à s’ouvrir aux voisins dans le besoin par Mgr. William E. Lori, Aumônier Suprême AU COURS DES derniers mois, nous avons réfléchi sur la famille en tant qu’Église domestique. Tout comme la paroisse proclame et enseigne la Parole de Dieu, ainsi revient-il aux parents la responsabilité de partager la foi de l’Église avec leurs enfants. Autant le foyer que la paroisse doivent devenir des lieux de prière. Pourtant, il y a un autre aspect de la vie paroissiale qui découle de la foi et du culte et qui doit apparaître dans la famille : la recherche des personnes pauvres, vulnérables, seules, abandonnées ou qui, de diverses façons, sont dans le besoin. L’HISTOIRE DE DEUX PAROISSES Peut-être saisirions-nous mieux l’importance d’être au service de nos voisins, si nous comparions deux paroisses imaginaires — que nous appellerons la Paroisse No 1 et la Paroisse No 2 — et alors, nous déciderons celle dont nous à laquelle nous préférerions appartenir. La Paroisse no 1 est située dans un code postal constitué largement de quartiers stables. La plupart des paroissiens y habitent depuis des années se connaissent assez bien entre eux. C’est une grande paroisse, qui se soutient financièrement, avec une école et un programme de catéchèse, ainsi qu’une gamme complète de groupes et de comités. Le curé et le personnel de la paroisse sont diligents, voire zélés, quand il s’agit de l’animation de la paroisse. La participation à la messe a diminué avec le temps, mais semble s’être stabilisée. Néanmoins, les nouveaux paroissiens hésitent, parce qu’ils ne se sentent pas bien accueillis. Certains disent que c’est comme arriver dans un groupe social. Ce 6 ♦ COLUMBIA ♦

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qu’ils remarquent c’est que la paroisse est préoccupée surtout de ses propres activités, ses propres organismes et la situation financière. Il y a peu d’occasions, s’il y en a, de franchir les murs de l’église, tels que s’occuper des sans-abri du secteur moins bien nanti de la ville. La Paroisse no 1 se contente de vivre dans son monde bien à elle. La Paroisse no 2 ressemble passablement à la première, jouissant d’une population stable. Les paroissiens sont accueillants et axés sur la famille. Les couples mariés peuvent avoir recours à leur paroisse lorsqu’il s’agit de soutien en vue de vivre leur vocation conjugale et familiale. Le soutien ne provient pas seulement du curé et du personnel de la paroisse, mais également d’autres familles qui s’efforcent de vivre des situations semblables. Dans la Paroisse no 2, il y a également le même genre de groupes, mais ceux-ci s’efforcent constamment d’accueillir les nouveaux membres. La prédication et l’enseignement ne se contentent pas d’être fidèles à l’enseignement de l’Église, mais ces dimensions font également le lien entre la vie quotidienne des gens et l’amour de Dieu, de manière à ce que ceux-ci puissent vivre en disciples joyeux du Christ. Par conséquent, la foi et le culte de cette paroisse s’expriment par des actes d’amour et de service envers les gens dans le besoin. La paroisse soutient une banque alimentaire, un service de pastorale pour les personnes au foyer, soutient un dispensaire pro-vie, un service de réparation de demeures délabrées partout en ville.

PRIORITÉS FAMILIALES Ainsi, pouvons-nous comparer les deux familles : la Famille no 1 et la Famille no 2. Après avoir procédé à la comparaison entre les deux, demandez-vous laquelle dont vous préféreriez être membres ou laquelle où vous aimeriez que vos enfants grandissent. Dans la Famille no 1, mère et pères sont mariés depuis près de 20 ans. De fait, ils sont amoureux depuis le secondaire. Tous deux ont d’assez bons emplois et travaillent fort. Bien que pas riches, ils jouissent, pour eux et leurs trois enfants, d’un revenu stable. Cette famille est plus affairée que la gare Centrale à l’heure de pointe. D’abord, papa part pour le travail à six heures. Après avoir préparé les enfants pour l’école, maman part au plus tard à 7h30. À l’école, les enfants participent à peu près à tout : soccer, basketball, natation, théâtre et leçons de musique. Mais il n’arrive jamais que toute la famille passe une soirée ensemble à la maison. Maman et papa se disent toujours catholiques, mais entre les sports, le besoin de joindre les amis et tout le reste, il y a peu de temps libre le dimanche pour la messe, et moins encore pour les activités de services. Un jour, cette famille se réveille et découvre que l’amour de leur foyer s’est affadi. Ils sont devenus comme un ensemble d’entrepreneurs indépendants vivant sous un même toit. La famille no 2 vit les mêmes pressions que la famille no 1. Les deux parents tra-


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APPRENDRE LA FOI, VIVRE LA FOI

vaillent et travaillent fort. Leurs enfants sont engagés dans beaucoup d’activités. La famille dans un beau foyer, mais rien de grandiose. De fait, ce couple a pris de sérieuses décisions quant à leurs priorités. D’abord, ils prennent leur foi au sérieux et se laissent guider par elle dans leur vie conjugale et dans la façon d’élever leurs enfants. ensuite, ils procurent ce qu’il faut pour leurs enfants, tout en leur enseignant qu’on n’obtient pas le bonheur en se permettant ce qu’il y a de plus nouveau et de plus extraordinaire. et puis, ils choisissent leurs activités avec soin, afin de pouvoir passer du temps ensemble et avec leurs enfants dans une ambiance

INTENTIONS DU

d’amitié et de prière. enfin, ils s’assurent de pouvoir accueillir les autres et se tourner vers eux. À noel, ils se joignent à un groupe de paroissiens pour la préparation de repas pour les sans-abri. ils apportent leurs outils mécaniques à l’association locale d’Habitat pour l’Humanité et participent aux activités. Alors, de quelle paroisse et de quelle famille voudriez-vous être membre? Je vous laisse le choix. Les conseils des chevaliers de colomb sont également mis au défi quand il s’agit de se dépasser. et ce faisant, ils peuvent jouer un rôle important dans la formation

de paroisses et de familles qui accueillent leur prochain et se mettent à son service. Au cours des derniers mois, nous avons réfléchi sur la famille en tant qu’église domestique. Tout comme une paroisse proclame et enseigne la Parole de Dieu, ainsi les parents ont-ils la belle et énorme responsabilité de partager la foi de l’Église avec leurs enfants. et la paroisse et le foyer devraient être des lieux de prière. Pourtant, il y a un autre aspect de la vie paroissiale qui découle de la foi et du culte et qui devrait apparaître dans la famille : s’approcher des personnes pauvres, vulnérables, seules, abandonnées ou ayant tout autre besoin.♦

L ’ H O M M E C AT H O L I QU E D U M O I S

S A I N T- P È R E

Offertes en solidarité avec le pape François

POPE FRANCIS: CNS photo/Paul Haring – BLESSED LOUIS MARTIN: CNS photo/courtesy of Sanctuary of Lisieux

GÉnÉrALe : Pour que la responsabilité politique soit vécue à tous les niveaux comme une haute forme de charité. MissionnAire : Pour que face aux inégalités sociales, les chrétiens d’Amérique latine puissent offrir un témoignage d’amour aux pauvres et contribuer à une société plus fraternelle.

Bienheureux Louis Martin (1823-1894) TroisièMe De cinq enfants, Louis Martin est né à Bordeaux, en France, le 22 août 1823. il fut élevé dans une famille chrétienne engagée qui, enfin, s’est établie à Alençon, quelque 200 km à l’ouest de Paris. Martin quitta le foyer paternel à 19 ans pour étudier l’horlogerie. Pendant un certain temps il songea à une vocation religieuse, mais discerna que Dieu avait d’autres projets pour lui. il établit un commerce d’horlogerie en 1850, auquel, plus tard, il ajouta une bijouterie. en avril 1858, Martin rencontra Zélie Guérin, une habile fabricante de dentelle qui songeait également à la vie consacrée. se découvrant en profonde harmonie spirituelle, le couple affectueux s’est financé bientôt et ils se sont mariés en juillet suivant. ils ont eu, avec le temps, neuf enfants dont cinq ont survécu. Le foyer Martin se distinguait par sa foi profonde, participait tous les jours à la messe et s’adonnait à des œuvres de miséricorde. Louis aimait le chant, la pêche et la randonnée, et fabriquait des jouets pour ses enfants. sa plus jeune fille, sainte Thérèse de Lisieux, se rappelait un jour : « Je ne peux pas exprimer à quel point

j’aimais Papa ; tout en lui me portait à l’admirer ». Bien que la famille jouît d’une sécurité financière, les Martin ont connu des difficultés. Zélie mourut en 1877, à l’âge de 46 ans après une lutte contre un cancer du sein. Déménageant à Lisieux avec ses enfants la même année pour être près de sa belle-famille, Louis a subi une série d’attaques qui le laissèrent paralysé. Avant sa mort le 29 juillet 1894, Martin fut témoin de l’entrée de ses cinq filles dans la vie religieuse. « Dieu m’accorde l’honneur de demander tous mes enfants, dit-il. Je les lui remets avec joie ». Béatifiés ensemble en 2008, le bienheureux Louis et la bienheureuse Zélie Martin seront canonisés en octobre prochain. Leur fête est fixée au 12 juillet.♦

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N O U V E L L E S D E S C H E VA L I E R S

Le Chevalier suprême participe à la conférence sur le Bienheureux Junípero Serra L’ARCHIDIOCÈSE DE Los Angeles et la Commission pontificale pour l’Amérique latine ont coparrainé une journée de réflexion, à Rome, le 2 mai dernier. Celle-ci portait sur la vie et l’héritage du Bienheureux Junípero Serra, le missionnaire franciscain qui sera canonisé par le pape François durant la visite de ce dernier aux ÉtatsUnis, en septembre. Le Collège pontifical nord-américain a accueilli la conférence, dont le titre était Frère Junípero Serra : Apôtre de la Californie et Témoin de sainteté. Parmi les orateurs invités, notons le cardinal canadien Marc Ouellet, président de la Commission pontificale pour l’Amérique latine ; l’archevêque de Los Angeles, José H. Gomez ; et le Chevalier suprême Carl A. Anderson. La journée s’est conclue par une messe célébrée par le pape François — c’était la première fois en 35 ans qu’un

Le Chevalier suprême Carl A. Anderson ici aux côtés de l’archevêque de Los Angeles, José H. Gómez (à gauche) et du cardinal canadien Marc Ouellet, président de la Commission pontificale pour l’Amérique latine, lors de la conférence sur le Bienheureux Junípero Serra qui s’est tenue à Rome. pape visitait le séminaire américain. Dans son homélie, le pape a qualifié Junípero Serra de « missionnaire infatigable » qui fut « le protagoniste d’un nouveau printemps évangélisateur ». Il

a ajouté : « Nous savons qu’avant de partir pour la Californie il voulut consacrer sa vie à Notre-Dame de Guadalupe, et lui demander, pour la mission qu’il allait entreprendre, la grâce d’ouvrir le cœur des colonisateurs et des indigènes. » Plus tôt dans la journée, le Chevalier suprême a prononcé une allocution intitulée « Notre-Dame de Guadalupe, Mère et Guide du frère Junípero Serra, patron des Amériques. » Soulignant que la Vierge était apparue en 1531 en tant que femme métisse, il a expliqué : « Le père Serra a créé un environnement qu’il espérait protecteur pour les nations autochtones contre les abus de la colonisation qu’ils pourraient autrement avoir à subir ; et quand il a lui-même été témoin d’abus, il s’est élevé contre. Il est mort entouré des gens qu’il aimait et qui l’aimaient en retour. »♦

DES CHEVALIERS et membres de leurs familles ont participé à la quatrième Marche annuelle pour la vie qui a réuni 12 000 personnes à Mexico, le 25 avril dernier, ainsi qu’à la 18e Marche annuelle pour la vie qui s’est tenue le 14 mai en présence de près de 25 000 personnes, sur la colline du Parlement, à Ottawa. L’événement mexicain, qui a attiré un nombre record de participants, s’est amorcé devant un monument pro-vie consacré aux mères, s’est poursuivi jusqu’à la Chambre des députés au siège du gouvernement, puis s’est terminé par un Festival de la vie, où des jeunes ont notamment livré des témoignages à la défense de la vie. Les citoyens du Canada ont participé à trois jours de prière et de témoignages pro-vie — y compris, le 13 mai, une vigile aux flambeaux devant le monument des droits de la personne, près de l’hôtel de ville d’Ottawa. Les Chevaliers canadiens participent depuis longtemps et avec ferveur à la Marche ainsi qu’aux événements qui y sont rattachés ; l’édition de cette année a revêtu une signification particulière du fait de la récente décision de la Cour suprême visant à légaliser le suicide médicalement assisté. En plus des événements tenus à Ottawa, le Conseil d’État de Colombie-Britannique et du Yukon a coparrainé un rassemblement et une marche pro-vie à Victoria, en ColombieBritannique.♦ 8 ♦ COLUMBIA ♦

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À droite : Des Chevaliers ont participé à la 18e Marche pour la vie au Canada le 14 mai et à la quatrième Marche pour la vie organisée à Mexico, le 25 avril.

TOP: Photo by Alessia Giuliani/CPP — OTTAWA MARCH: Photo by Andre Forget

Des Chevaliers du Mexique et du Canada marchent pour la vie


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D E S P È R E S P O U R B I E N FA I R E

Apprendre, faire confiance, témoigner La planification naturelle des naissances m’a aidé à discerner le plan de Dieu sur la vie et l’amour conjugal par Matthew Mack

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Thinkstock

uand ma femme, Andrea, et moi nous sommes mariés, il y a treize ans, je n’étais pas prêt à entreprendre la planification naturelle des naissances. J’avais prié pour ma future épouse longtemps avant que je ne la rencontre, et maintenant que nous étions mariés, je n’étais pas disposé à ce que quelqu’un d’autre me parle d’intimité conjugale. Depuis ce temps, j’en suis venu non seulement à accepter, mais, de fait, même à estimer l’enseignement de l’Église sur la question. La PFN est devenue partie prenante de notre cheminement, de notre apprentissage, de notre confiance et de notre façon de vivre en témoins de la volonté de Dieu au sein de notre mariage. En quelques mois après notre mariage, mon rejet de la PFN s’est mis à s’apaiser, au fur et à mesure que j’eus découvert les bienfaits médicaux que nous pouvions en tirer. Andrea souffrait d’endométriose, ce qui lui rendait ses cycles très douloureux, mais les services de santé communautaires laïcs recommandaient comme seule option de dissimuler la situation au moyen de la pilule hormonale contraceptive. Je savais que la pilule pouvait agir comme abortif et je me suis dit que l’Église catholique devait avoir une meilleure solution. Grâce au Seigneur, nous avons découvert l’Institut Paul VI et sa démarche en « NaProTechnology » pour le traitement des causes menant à l’endométriose d’Andrea, d’abord en apprenant la méthode du modèle Creighton de PFN. Mon scepticisme s’est mis à disparaître lorsque nous avons découvert la science de la fertilité et que la PFN nous aide à accepter toutes les facettes de l’amour conjugal. Quelques années plus tard, Andrea s’est mise à enseigner le modèle Creighton et découvrait davantage que l’information rendue par le recours aux tableaux peut servir aux médecins formés en conséquence dans le traitement de plusieurs causes cachées de l’infertilité. Elle découvrit également, en examinant nos propres tableaux, qu’il ne nous serait pas facile de commencer une famille. Grâce à des examens et des chirurgies, les médecins de l’Institut Paul VI contribuèrent à améliorer la santé d’Andrea et à restaurer sa fécondité. Mais au fur et à mesure que s’écoulaient les mois et puis les années, la possibilité que nous puissions ne jamais avoir d’enfants commençait à nous peser lourd à tous deux.

Je me rends compte maintenant que Dieu nous appelait à la phase suivante de la confiance en lui et en sa volonté. Avoir confiance en moi-même, c’est naturel, et avoir confiance en ma femme devenait plus facile en vue des difficultés. C’est faire confiance à Dieu qui s’est avéré le plus difficile ; il n’a pas été facile d’accepter que mon projet soit insignifiant à moins de se conformer à sa volonté. Pourtant, en participant à la messe après la chirurgie finale d’Andrea, j’ai offert une prière de capitulation à Dieu, acceptant le fait que nous n’aurions certainement jamais d’enfants. Je me souviens d’être sorti de l’église en paix. Le mois suivant, nous apprenions que, par le magnifique mystère de la grâce de Dieu, s’est produit un miracle, tout petit, mais puissant, alors que ma femme devint enceinte. Notre irrépressible bonheur, cependant, fut vite suivi de l’inquiétude de ne pas savoir si nous pouvions maintenir cette grossesse. Après avoir affronté tant d’incertitude pendant neuf mois, et avec le soutien de l’Institut pape Paul VI et les prières de la famille et des amis, nous accueillions la naissance de notre premier fils. Notre deuxième fils est né deux ans plus tard, et nous étions comblés de joie devant l’orientation que prenait notre famille. Malheureusement, l’endométriose d’Andrea est revenue, et au cours des dernières années, nous avons dû faire face à de nouvelles chirurgies et la douleur intolérable de multiples fausses-couches. Au cours de cette période, qui nous a semblé désespérée, nous nous appuyons sur notre foi pour nous soutenir, cherchant l’intercession de Marie et Joseph et sachant que le plan prévu par Dieu est plus important que le nôtre. Grâce à cette expérience, Andrea et moi sommes sentis appelés à une nouvelle phase de témoignage de la simple beauté de la vie. Nous commençons d’abord par nos fils, leur enseignant de se traiter de manière qui reflète l’amour du Christ. Y a-t-il d’autres épreuves à l’horizon? Certainement! Mais à nouveaux défis, nouvelles bénédictions! Encore une fois, Dieu a accompli ce que nous estimions impossible : nous attendons l’arrivée de notre première fille en juillet. Rendons gloire à Dieu!♦ MAtthEw MACk est membre du Conseil Resurrection 11363, de Grand Island, au Nebraska.

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« PRENDRE SOIN DE L’HOMME QUI A AFFRONTÉ LE COMBAT » Des Chevaliers accompagnent des soldats blessés et d’autres pèlerins américains lors d’un pèlerinage militaire à Lourdes

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’approchant des piscines sacrées du sanctuaire marial de Lourdes, en France, l’ancien Marine Paul McQuigg aide un frère lui aussi Marine à entrer dans l’eau froide et à en ressortir. Le jeune soldat trempé est visiblement ému par son expérience, tandis que son aîné, lui-même déjà blessé, est remué par la présence de dizaines d’autres soldats rassemblés dans la prière. 10 ♦ C O L U M B I A ♦

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« Le moment était empreint d’humilité », raconte Paul McQuigg, membre du Conseil 9111 St. Mary, Star of the Sea, à Oceanside, en Californie. « Personne ne prie plus intensément pour la paix que ceux qui sont allés à la guerre. » L’ex-Marine faisait partie des plus de 200 pèlerins américains qui ont participé, du 13 au 17 mai dernier, à un pèlerinage à Lourdes (Warriors to Lourdes - Guerriers à Lourdes) pour le personnel mili-

All photo by Thomas Serafin

par l’équipe de rédaction de Columbia


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Les participants à l’édition 2015 du pèlerinage Warriors to Lourdes (Guerriers à Lourdes) ici devant la basilique de Notre-Dame du Rosaire, en France. Parmi les participants, il y avait plus de 80 pèlerins militaires blessés, malades ou handicapés, en plus de représentants C de C, du clergé, des membres de familles, du personnel de soutien et des bénévoles. taire blessé ou handicapé. Organisé par l’archidiocèse pour les services militaires des États-Unis, et commandité par les Chevaliers de Colomb pour la troisième année d’affilée, le récent pèlerinage coïncidait avec le 57e Pèlerinage militaire international, auquel participent des délégations en provenance de plus de 40 pays. L’archevêque militaire Timothy P. Broglio et l’évêque auxiliaire F. Richard Spencer dirigeaient les pèlerins américains — un groupe comprenant du personnel militaire en poste, des vétérans, des parents, des aumôniers, du personnel de soutien ainsi qu’une garde d’honneur du Quatrième Degré. Se sont joints à eux le Chevalier suprême, Carl A. Anderson, de même que d’autres représentants des C de C. Tous ensemble, ils ont eu l’occasion de prier et célébrer sur place, dans l’un des plus populaires sites de dévotion catholique au monde. UN HAUT LIEU DE DÉVOTION Nichée au pied des Pyrénées, la ville de Lourdes a été visitée en 1858 par la Sainte Vierge Marie, qui est apparue à Bernadette Sou-

birous, une jeune fille de 14 ans. Vêtue de blanc, Notre-Dame s’est manifestée au creux d’une grotte et révélée en tant qu’ « Immaculée Conception » le jour de l’Annonciation, le 25 mars. Marie demande alors à sainte Bernadette d’aller à la source, d’y boire et s’y laver puis d’aller « dire aux prêtres qu’on bâtisse ici une chapelle et qu’on y vienne en procession ». Dès la fin du 19e siècle, les pèlerins affluaient en grand nombre au sanctuaire. Quelques décennies plus tard, les Chevaliers de Colomb organisent le tout premier pèlerinage militaire à Lourdes, dans la foulée de la Première Guerre mondiale. Dans un message livré aux pèlerins de cette année, le Chevalier suprême Anderson a expliqué que « dès le début, les Chevaliers de Colomb ont compris à quel point le personnel militaire se sacrifiait », soulignant au passage que l’Ordre avait établi des refuges militaires à travers les États-Unis et l’Europe, durant la Grande Guerre. Au printemps de 1919, alors qu’un refuge militaire officiel des C de C était établi à Lourdes, les Chevaliers présents en France coordonnèrent un pèlerinage qui attira des milliers de soldats améJUILLET 2015

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ricains en poste à travers l’Europe. Selon un compte rendu de l’époque, quelque 3000 soldats étaient sur place le jour de l’Annonciation, cette année-là. « Tout Lourdes était là », racontait-on alors. Une Française a déclaré à l’époque : « Je vis à Lourdes depuis 20 ans, et je n’avais encore jamais vu quelque chose d’aussi merveilleux. » Par suite de ce pèlerinage, des demandes répétées de la part de pèlerins américains amenèrent l’Ordre à publier un Guide de Lourdes, en mai 1919. Près d’un siècle plus tard, environ six millions de pèlerins visitent le sanctuaire de Notre-Dame de Lourdes chaque année, en quête de guérison physique, psychologique ou spirituelle. Lors de la messe d’ouverture pour les soldats pèlerins, le 14 mai dernier, l’archevêque Broglio a accueilli les quelque 200 participants. « Nous venons ici, dans ce formidable sanctuaire, avec plusieurs intentions, a-t-il dit durant son homélie. Pour certains, c’est la santé du corps et de l’esprit ; pour d’autres, cela peut s’inscrire dans un processus de discernement d’une vocation. D’autres encore demandent à la Vierge d’apporter des bienfaits à leurs familles. Nous prions tous pour ceux et celles qui s’exposent au danger, et nous demandons à notre Mère d’intercéder auprès de son fils afin que le monde connaisse cette paix que lui seul peut apporter. » « LE GARDIEN DE MON FRÈRE » Depuis que les Chevaliers de Colomb ont commencé à coparrainer le pèlerinage pour soldats blessés, en 2013, le nombre de participants n’a cessé d’augmenter. Après avoir été 125 en 2013 puis plus de 160 en 2014, le contingent de cette année s’élevait à 203 personnes, dont plus de 80 soldats blessés ou invalides, pour la plupart physiquement touchés pendant le combat. En plus des membres de familles, du clergé, du personnel de soutien et des quelque 55 bénévoles, une garde d’honneur de l’Assemblée Father H. Timothy Vakoc, rattachée à la base aérienne de Ramstein, en Allemagne, a participé à tous les principaux événe12 ♦ C O L U M B I A ♦

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ments. À eux seuls, les pèlerins du groupe des Warriors to Lourdes (Guerriers à Lourdes) comptaient pour un peu plus de la moitié de toute la délégation américaine. Dans son homélie durant la messe d’accueil pour tous les pèlerins américains, le 15 mai, l’évêque Spencer a invité les membres de l’assistance à mettre judicieusement à profit le temps qu’ils passent ensemble à Lourdes. « Faisons entendre l’appel de notre sainte Mère pour la conversion des cœurs, a-t-il dit, de manière à ce que le monde soit un meilleur endroit pour nous tous alors que vous vivons vraiment et que nous sommes “le gardien de notre frère”. » Cette déclaration de l’évêque Spencer faisait écho au thème de cette année du pèlerinage international — « Je suis le gardien de mon frère » — lequel est lui-même inspiré d’un discours prononcé par le pape François en septembre 2014 au cimetière militaire italien de Redipuglia, où près de 100 000 soldats tués durant la Première Guerre mondiale ont été enterrés. En tout, plus de 12 000 personnes ont participé au pèlerinage militaire international de 2015. Parmi les principaux événements organisés, il y a eu une cérémonie d’ouverture mettant notamment en vedette des fanfares avec musiciens en tenue d’apparat, une procession mariale, une vigile aux chandelles et une messe de clôture. Les pèlerins Warriors to Lourdes (Guerriers à Lourdes) ont participé également à certains autres événements et activités de nature spirituelle, dont des messes privées, des séances sur la foi organisées par les C de C, et une visite de l’ensemble des sanctuaires ainsi que des piscines. Paul McQuigg, sévèrement blessé alors qu’il dirigeait une troupe de Marines en Irak en 2006, a fait le pèlerinage en compagnie de sa femme et de leur fils. Durant près d’une décennie, l’homme a composé avec la douleur soutenue causée par ses blessures subies au combat : mâchoire brisée, la perte de plus 60 pour cent de sa langue, et des dommages neurologiques à son bras ainsi qu’à sa jambe gauches.


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Une garde d’honneur du Quatrième Degré de l’Assemblée Father H. Timothy Vakoc, établie sur la base aérienne de Ramstein, en Allemagne, mène les pèlerins jusqu’à un événement tenu dans le sanctuaire. • Des pèlerins américains figuraient parmi l’assistance lors d’une messe célébrée en anglais dans la grotte de Lourdes, le 16 mai. • L’évêque auxiliaire F. Richard Spencer, de l’archidiocèse militaire américain, a livré l’homélie durant la messe pour les pèlerins américains célébrée dans la basilique Notre-Dame du Rosaire, le 15 mai. « Je ressentirai toujours quelque chose, dit le principal intéressé, sauf qu’après les bains à Lourdes, ma douleur chronique a passablement diminué. » Également impressionnante, de dire le soldat McQuigg, a été l’unité de foi observée au sein des pèlerins militaires. « De se retrouver là avec autant d’alliés, et de constater combien ils aiment eux aussi le Christ et la paix, cela a constitué un formidable témoignage. » « UN SIGNE D’ESPÉRANCE » Parmi les bénévoles qui, cette année, ont grandement contribué à stimuler les Conseils afin qu’ils envoient des soldats blessés à Lourdes, notons William Schecher, membre du Conseil 3773 Stella Maris, de San Clemente, en Californie. Quelques mois avant son propre départ pour ce pèlerinage, le Chevalier a eu « une idée soudaine et impulsive », comme il l’explique. « Je me suis rendu à mon Conseil avec des dépliants sur lesquels était écrit, en grosses lettres majuscules, AIDEZ À L’ENVOI D’UN SOLDAT BLESSÉ À LOURDES. En moins de deux mois, nous avons réuni près de 6000$. Et un don unique de 2600$ — ce que coûte l’envoi d’un soldat — est venu d’un camarade membre du Conseil qui est diplômé de West Point et vétéran de la guerre du Vietnam. » Parmi les autres Conseils qui ont commandité l’envoi de soldats, soulignons le Conseil 7907 Father Anthony McGirl, à Issaquah, État de Washington, l’Assemblée Lake de Pell City, en Alabama, le Conseil d’État de Washington, le Quatrième Degré du district de Delaware, et le district de Californie centrale. « Il s’agit d’un fantastique moyen pour les Conseils d’aider les militaires blessés qui ont tant donné et tant sacrifié pour nous »,

souligne William Schecher, qui avait diverses responsabilités dans le cadre du pèlerinage de cette année. Dans son discours lors de sa deuxième investiture, seulement sept ans après les apparitions de Lourdes, le président Abraham Lincoln avait appelé son pays à « panser les blessures de notre nation, porter soin à l’homme qui a affronté le combat et soulagement à sa veuve et à son orphelin, enfin de faire tout pour réaliser et honorer une paix juste et durable entre nous et avec toutes les nations. » Aujourd’hui, 150 ans plus tard, le parrainage des Chevaliers au profit du pèlerinage Warriors to Lourdes (Guerriers à Lourdes) vise justement à prodiguer une telle attention et favoriser une telle paix. Dans son homélie livrée pendant la messe de clôture du pèlerinage, le 17 mai, le cardinal Marc Ouellet, préfet de la Congrégation pour les évêques et ex-archevêque de Québec, a souligné : « Nous nous trouvons présentement au milieu d’une “troisième guerre mondiale” en acte sur de multiples fronts », faisant ainsi écho à une expression souvent utilisée par le pape François. « La présence des ordinaires militaires avec leurs fidèles aujourd’hui à Lourdes est un signe d’espérance dans les heures dramatiques que nous vivons », a ajouté le cardinal Ouellet, qui est Chevalier depuis 2002. Alors que plus de 20 000 personnes se trouvaient dans la basilique Saint-Pie X du sanctuaire, le cardinal a invité l’assistance « à puiser à la fontaine d’eau vive de l’Esprit du Christ » et à prier le chapelet « le plus souvent possible, que l’intercession de Marie nous obtienne la grâce de vivre dans la paix intérieure et d’être des porteurs de bonnes nouvelles — des signes authentiques de fraternité, de compassion et de paix. »♦ JUILLET 2015

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Juillet Parce que Dieu est le Père des orphelins et des veuves, nous voulons tendre la main à toutes les personnes qui sont seules et abandonnées. DIEU VEILLE SUR toute sa création et la protège. De manière spéciale, il est le « père des orphelins et le défendeur des veuves » (Ps 68.5). Particulièrement dans l’Antiquité, les orphelins et les veuves étaient les membres les plus vulnérables de la société. Personne ne s’occupait d’eux, ils étaient sans défense. Dieu prend tellement soin de nous qu’il a envoyé JésusChrist, son Fils unique, pour nous sauver (cf. Jn 3.16). Jésus était très près des malades, des affamés, des esseulés et des démunis, et il nous a indiqué le Bon Samaritain comme modèle à suivre (cf. Lc 10.29-37). Il nous donne ainsi la réponse à la question de Caïn : « Suis-je le gardien de mon frère ? » (Gn 4.9). Chaque homme est le « gardien de son frère » puisque Dieu nous a demandé de prendre soin les uns des autres.

Chantez à la maison

Lecture du mois (Isaïe 58)

Ubi Caritas (Chant de la communauté Taizé) Ubi caritas et amor, Ubi caritas, Deus ibi est.

Récitez la lecture mensuelle à chaque dimanche du mois, dans l’espace de prière aménagé pour votre famille. À l’occasion du dernier dimanche du mois, discutez en tant que famille à savoir quel verset a le plus marqué chacun des membres.

Projet en famille À la suite du bon Samaritain, nous sommes appelés à vivre les œuvres de miséricorde corporelle : nourrir les affamés, abreuver les assoiffés, habiller les dénudés, offrir un toit aux sans logis, visiter les malades et les prisonniers et enterrer les morts. Pensez à une personne ou une famille qui pourrait être dans le besoin, esseulée ou autrement défavorisée, nouvelle dans votre paroisse ou votre école. Tendez-lui la main de manière concrète — offrez-lui de l’aide ou rendez-lui visite, ou invitez-la à venir prendre un repas chez vous, à la maison.

Soirée cinéma: « Le Livre de la jungle » Avant que le film ne commence, invitez les familles à raconter leurs expériences d’aide ou de partage d’un repas avec quelqu’un qui était seul ou dans le besoin.

Est-ce là le jeûne auquel je prends plaisir, Un jour où l'homme humilie son âme ? Courber la tête comme un jonc, Et se coucher sur le sac et la cendre, Est-ce là ce que tu appelleras un jeûne, Un jour agréable à l'Éternel ? Voici le jeûne auquel je prends plaisir : Détache les chaînes de la méchanceté, Dénoue les liens de la servitude, Renvoie libres les opprimés, Et que l'on rompe toute espèce de joug ; Partage ton pain avec celui qui a faim, Et fais entrer dans ta maison les malheureux sans asile ; Si tu vois un homme nu, couvre-le, Et ne te détourne pas de ton semblable. Alors ta lumière poindra comme l'aurore, Et ta guérison germera promptement ; Ta justice marchera devant toi, Et la gloire de l'Éternel t'accompagnera. Alors tu appelleras, et l'Éternel répondra ; Tu crieras, et il dira : Me voici !

« CONSTRUIRE L’ÉGLISE DOMESTIQUE : LA FAMILLE PLEINEMENT VIVANTE », L’INITIATIVE DES C DE C POUR LES FAMILLES, EN EST À SON HUITIÈME MOIS. 14 ♦ C O L U M B I A ♦

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(Là où il y a la charité et l’amour, Dieu est présent.)


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Projet de bénévolat collectif : Habitat pour l’humanité LES CHEVALIERS À l’échelle locale sont très engagés auprès d’Habitat pour l’humanité, qu’ils aident à rénover ou construire des maisons au profit de familles démunies. Selon le sondage de l’activité fraternelle, les membres de Conseils ont travaillé plus de 1,16 million d’heures à près de 170 000 projets Habitat l’an dernier, dans les juridictions où l’Ordre est présent. Habitat pour l’humanité est une organisation chrétienne sans but lucratif fondée en 1976 et qui cherche à éliminer le logement inadéquat et l’itinérance. L’organisme fournit des maisons abordables et bien construites aux familles démunies ; pour cela, elle fait collaborer le futur propriétaire avec des bénévoles de la communauté afin de construire la demeure ou d’en rénover une existante. En plus de verser une mise de fonds, les bénéficiaires s’investissement physiquement en contribuant eux-mêmes aux travaux sur la maison ; on leur propose ensuite un plan hypothécaire abordable. En 2014, Habitat pour l’humanité a aidé quelque 300 000 familles.

Des bénévoles C de C travaillent sur un chantier d’« Habitat pour l’humanité » à New Haven, au Connecticut. L’an dernier, les Chevaliers ont consacré plus d’un million d’heures de bénévolat à des projets de l’organisme. Les Chevaliers peuvent soutenir la mission de l’organisme en travaillant comme bénévoles sur les chantiers, en travaillant à ses magasins de fournitures (appelés « ReStores ») ou en faisant don de matériaux de construction. Repérez le bureau de la filiale

Méditation Jésus a voulu appartenir à une famille qui ait fait l’expérience de ces difficultés, afin que personne ne se sente exclu de la proximité amoureuse de Dieu. La fuite en Égypte à cause des menaces d’Hérode nous montre que Dieu est là où l’homme est en danger, là où l’homme souffre, là où il s’enfuit, là où il fait l’expérience du rejet et de l’abandon. Mais Dieu est aussi là où l’homme rêve, espère rentrer dans sa patrie en toute liberté, fait des projets et fait des choix pour sa vie et sa dignité, la sienne et celle de sa famille. Aujourd’hui, notre regard sur la Sainte Famille se laisse aussi attirer par la simplicité de la vie qu’elle a menée à Nazareth. C’est un exemple qui fait tellement de bien à nos familles, les aide à devenir toujours plus une communauté d’amour et de réconciliation, où l’on fait l’expérience de la tendresse, de l’aide mutuelle, du pardon réciproque. — Pape François, Discours de l’Angélus, le 29 décembre 2013

régionale la plus près en vous rendant sur le site habitat.ca/fr, et prévoyez une journée pour que les familles de votre Conseil puissent travailler comme bénévoles et aider un prochain à recevoir le cadeau d’un logement sécuritaire et décent.♦

Questions pour susciter la réflexion 1. Comment notre famille apprécie-t-elle le temps passé ensemble ? 2. Connaissons-nous quelqu’un qui souffre de ne pas bénéficier de l’amour de proches parents, que ce soit à cause de l’éloignement ou des circonstances ? Comment pouvonsnous tendre la main afin de partager notre famille avec eux ? 3. Est-ce que des biens matériaux ou des horaires chargés isolent des membres de notre famille, probablement en contribuant à amener des membres dans des directions différentes de manière continuelle ou encore en excluant un parent, un époux, un enfant, un frère ou une sœur? Existet-il un moyen d’imiter la « simplicité de vie » de la sainte Famille pour nous assurer que les membres de notre famille ne se sentent pas isolés? 4. Est-ce que les personnes âgées de notre famille se sentent isolées? Quelles sont les différentes manières qui nous permettraient de faire en sorte qu’elles se sentent davantage considérées dans l’amour de la famille?

POUR PLUS D’INFORMATION ET OBTENIR ÉGALEMENT LA LISTE COMPLÈTE DES MÉDITATIONS ET THÈMES MENSUELS, ON SE RENDRA À KOFC.ORG/UN/FR/DOMESTIC-CHURCH. JUILLET 2015

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Inspirée par la foi Entre chevaliers médiévaux et dessins humoristiques, la riche iconographie de Columbia continue d’inspirer et de divertir par Patrick Scalisi

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an Paulos fait partie d’une fraternité d’artistes bien spéciale. Parmi ceux qui ont fourni du visuel à Columbia durant les décennies précédant l’avènement généralisé de la photographie couleur dans les médias, il est en effet l’un des rares à être encore vivant. À l’époque, l’artiste travaillait avec des découpes de papier, dessinant des motifs complexes en noir et blanc qu’il façonnait ensuite délicatement en silhouettes. Son portrait du Christ vu de profil, couronné d’épines et portant la croix, a orné la page couverture de Columbia en mars 1988. « J’avais publié un livre reproduisant certaines de mes silhouettes, et [les éditeurs] m’ont contacté », se rappelle Dan Paulos, âgé de 65 ans et qui s’intéresse maintenant essentiellement aux vitraux. Ce dernier fait partie des dizaines d’artistes, illustrateurs et peintres qui ont fourni du matériel visuel à Columbia entre 1921 et le début des années 1990. Une nouvelle exposition du musée des Chevaliers de Colomb de New Haven, au Connecticut, intitulée L’art de l’illustration : l’histoire des pages couvertures de Columbia, permet d’ailleurs d’admirer quelque 70 œuvres originales tirées de la collection permanente de l’institution. Et même si plusieurs des artistes concernés sont décédés au cours des 20 dernières années, ils laissent derrière eux un héritage graphique qui témoigne de la riche histoire visuelle de Columbia. L’ÂGE D’OR DE L’ILLUSTRATION À ses débuts, en 1921, Columbia était un magazine bien de son temps. Arborant le même type de couverture et de format de papier que le Saturday Evening Post, la nouvelle publication 16 ♦ C O L U M B I A ♦

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des Chevaliers de Colomb s’adressait à un large public familial. À la fin de la décennie, le tirage du magazine a atteint plus de 700 000 exemplaires et il figurait parmi les 10 plus importants magazines d’intérêt général aux États-Unis. Un éventail d’artistes fournissaient les images pour la couverture ainsi que des illustrations pour agrémenter les pages intérieures, qui contenaient des articles traitant d’enjeux sociaux, de religion, d’histoire et d’art, de même que des courts textes de fiction et des publicités. En août 1929, Columbia a commencé à être imprimé en quadrichromie et à arborer des couvertures plus vivantes, plus éclatantes. Dans une note de service adressé à Luke E. Hart, le Chevalier suprême de l’époque, le directeur général de Columbia, Matthew T. Birmingham écrivait : « Je crois que nous serons fins prêts cet été, avec notre couverture pour le numéro d’août. » J.F. Kernan (1878-1958), collaborateur régulier au Saturday Evening Post, a contribué à la première page couverture en couleurs, qui montrait un garçon s’éloignant avec ses vêtements d’un shérif endormi, après s’être baigné dans un endroit interdit. Ces couvertures en

Un échantillon de couvertures de Columbia parues entre 1921 — première année de parution du magazine — et 1991. Durant ces sept décennies, plus de 70 différents artistes ont travaillé pour le magazine, créant environ 800 œuvres originales. Des illustrations humoristiques et patriotiques aux représentations de foi et de fraternité, en passant par la célébration de moments historiques du 20e siècle, les artistes ayant travaillé aux pages couvertures de Columbia n’ont jamais manqué de captiver l’imagination des lecteurs.


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À droite, l’œuvre originale créée par Donald J. Winslow pour le numéro de février 1968 de Columbia, dont on peut voir ci-dessus la version imprimée. L’artiste, qui a été un temps l’étudiant de Norman Rockwell, a réalisé un certain nombre de couvertures pour Columbia dans les années 1960 et jusqu’aux années 1980. Ce tableau ainsi que plusieurs autres de Donald Winslow sont présentement exposés au musée des Chevaliers de Colomb sous le thème : « L’art de l’illustration : l’histoire des pages couvertures de Columbia. » couleur ont continué pendant près de six décennies. Durant l’âge d’or de l’illustration, Columbia a engagé des artistes provenant de divers horizons. Certains travaillaient pour des agences de design graphique ou de publicité ; d’autres joignaient les deux bouts en faisant de la bande dessinée ou en réalisant des couvertures de livres de poche ; d’autres encore travaillaient déjà avec les plus célèbres institutions du 20e siècle. LES ARTISTES William Luberoff aura été parmi les artistes les plus prolifiques à avoir collaboré à Columbia. Né à Philadelphie en 1910, sa production artistique a été légendaire. Il a commencé à travailler dans les années 1930 comme pigiste auprès de divers magazines, avant de servir dans l’armée de l’air américaine puis de reprendre sa vocation artistique, après la guerre. Des années 30 jusqu’aux années 80, William Luberoff a créé plus de 60 couvertures pour Columbia, y compris du visuel commémorant certains des plus importants jalons de l’Ordre ainsi que plusieurs parmi les événements les plus importants du 20e siècle. Par exemple, l’homme s’est installé devant son chevalet pour Columbia lorsque le 18 ♦ C O L U M B I A ♦

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premier astronaute américain a gravité en orbite autour de la terre, lorsque l’infâme décision Roe c. Wade a été rendue, lorsque Jean-Paul II a été élu pape, et lorsque les Chevaliers ont célébré leur 100e anniversaire. Comme William Luberoff, Perry Barlow, lui aussi collaborateur à Columbia, connaissait l’industrie du magazine. Né au Texas en 1892, Perry Barlow était surtout connu pour son travail auprès du magazine New Yorker, pour qui il a créé 1574 illustrations et 135 couvertures. Ses aquarelles pleines de fantaisie ont souvent donné à Columbia des airs de légèreté, entre le milieu des années 1960 et sa mort, en 1978. Parmi les autres illustrateurs de renom ayant contribué au magazine, notons Donald J. Winslow (1923-1979), qui a eu un temps Norman Rockwell comme professeur et qui a posé pour plusieurs des couvertures réalisées par ce célèbre peintre et illustrateur ; Rudolf Zallinger (1919-1995), auteur de la fameuse murale L’Âge des reptiles qui orne le musée d’histoire naturelle Yale Peabody, à New Haven ; et John R. McDermott (1919-1977), qui a travaillé pour les studios Walt Disney et notamment aux effets spéciaux pour le film Pinocchio.


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Une illustration de Bill Colrus, pour un conte paru dans l’édition d’août 1977 de Columbia. L’artiste a illustré plus de 25 textes publiés dans Columbia entre 1970 et 1984. Il a également créé la couverture du numéro de juin 1983.

UN HÉRITAGE DURABLE Comme les responsables actuels de Columbia peuvent en témoigner, des copies des couvertures ornant le magazine sont souvent demandées — et pas seulement parce qu’il s’agit de la première chose que les lecteurs voient, quand le magazine arrive dans leur boîte aux lettres. Dans un monde sursaturé de photos à très haute résolution, et avec la prolifération d’artistes travaillant avec le logiciel Photoshop au lieu de manier les pinceaux et la peinture, l’illustration interpelle souvent plus que les photographies. « Selon moi, l’œuvre d’art, par opposition à la photographie, s’adresse plus directement aux gens », dit Bill Colrus, 82 ans, qui a fourni des illustrations pour Columbia de 1970 à 1984, en plus d’illustrer la couverture de l’édition de juin 1983 du magazine. « L’univers de la photo en tant que tel est formidable, sauf qu’il y en a aujourd’hui partout. » Aujourd’hui, grâce à la nouvelle exposition du musée des Chevaliers de Colomb, les lecteurs peuvent admirer certaines couvertures originales de Columbia que l’on avait oubliées. Des plus de 200 pièces que comprend la collection permanente du musée, 63 images originales de couvertures sont exposées, de même que plusieurs esquisses

conceptuelles. Si la plupart des premières œuvres commandées et publiées en couverture de Columbia ont été retournées aux artistes ou appartiennent désormais à l’histoire, plusieurs issues des années 1950 aux années 1980 ont été préservées par le musée et peuvent aujourd’hui être admirées pendant l’exposition. Justement, la plus vieille pièce exposée est l’œuvre de William Luberoff, qui avait créé la couverture de février 1933 en l’honneur du Mois de la presse catholique. Sur l’image, un chevalier représentant le catholicisme brandit l’épée de la Vérité afin de tuer les deux serpents que sont la Faute et l’Ignorance. La pièce la plus récente est l’œuvre de Dan Paulos avec des découpes en papier pour illustrer le Christ, qui commémorait la saison du carême de 1988. Ce dernier artiste se souvient très bien avoir reçu à l’époque des lettres de lecteurs de Columbia qui admiraient ses silhouettes. « Je suis loin d’être parfait, dit Dan Paulos. Mais l’œuvre d’art, j’en ai toujours été convaincu, était aussi inspirée que nécessaire. »♦ PATRICK SCALISI est rédacteur en chef adjoint du magazine Columbia. JUILLET 2015

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« Changer » le catholicisme? L’Église proclame les enseignements séculaires du Christ de chaque époque, inébranlable face aux vents du changement culturel par père James V. Schall, s.j.

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epuis que le cardinal Jorge Mario Bergoglio a été élu pape en mars 2013, nous avons d’innombrables discussions concernant le « changement » dans l’Église. Le pape François lui-même a souvent parlé de changements au sein de la curie, ou dans les démarches pastorales, ou en insistant sur certaines sphères de la vie civile — pauvreté, faim, économie et politique. Ses paroles et ses gestes sont suivis de près et même avec enthousiasme dans les médias. Il s’est vu décerner une renommée internationale comme pape « nouveau genre ». Aucune des paroles du pape François ne passe inaperçue — sauf quand il réaffirme que rien ne changera ni ne peut être changé dans l’enseignement chrétien de base. Par exemple, son opposition à l’avortement et à la « théorie du genre » est connue, mais à peine signalée lorsqu’il l’aborde. En plus d’une occasion, le pape a rappelé aux journalistes qu’il est un « fils de l’Église » et que les enseignements de l’Église sont clairs : Pourtant, la citation la plus remarquée du pape demeure encore : « Qui suis-je pour juger? » Beaucoup de gens concluent de cette façon de parler que le pape François cherche à approuver des situations comme le « mariage homosexuel » ou même le style de vie homosexuel. Mais il s’avère qu’il ne songe pas du tout à ce genre de changement. C’est plutôt que, présupposant que quelqu’un désire sincèrement suivre en tout la volonté de Dieu, il notait simplement que c’est Dieu qui détient en tout le jugement final. Une telle reconnaissance constitue un enseignement tout à fait normal de l’Église catholique, et non une nouvelle doctrine du pape François. Évidemment, il existe des circonstances selon lesquelles l’Église peut et, de fait, s’adapte aux circonstances historiques. Toutefois, ces changements ne modifient jamais le dépôt de la foi que les Apôtres ont confié à l’Église et qui se trouve dans l’Écriture sainte et la Tradition.

TOUJOURS ANCIEN, TOUJOURS NOUVEAU Le terme « changement », qui entraîne que quelque chose peut, de façon quelconque, se modifier de ce qu’il était auparavant, est issu de sources philosophiques profondes. Depuis Parménide (« Rien ne change ») à Héraclite (« Toutes choses changent ») jusqu’à Aristote (« Certaines choses changent, d’autres non »), les philosophes grecs ont à peu de choses près exploré le champ des possibilités. Aristote distinguait également entre les changements accidentels — les changements, qui, d’une part, font partie de la vie quotidienne, tels que la quantité, la qualité ou la capa20 ♦ C O L U M B I A ♦

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cité — et les changements substantiels. Lorsque quelqu’un meurt ou qu’une étoile éclate, de tels changements enlèvent au sujet même tout changement accidentel. Nous ne pouvons pas nous empêcher d’être au courant de ces deux types de changements. Ils se produisent autour de nous à tout moment. Pourtant, nous vivons aussi dans un monde dans lequel certaines choses ne changent pas du tout. Même si les lapins se présentent de diverses couleurs ou peuvent se faire enlever une de leurs pattes comme proie d’un renard, l’idée de ce que c’est que d’être un lapin n’en est pas modifiée. Les réalités mathématiques ne changent pas. Dieu ne change pas. Les principes premiers ne changent pas. Quant à savoir si le catholicisme « change », encore là, nous devons distinguer — quant à la substance, non ; quant aux accidents, oui. Le cardinal John Henry Newman des paroles mémorables quant à « l’évolution de la doctrine ». Par le recours à cette terminologie, il ne voulait pas signifier que les enseignements originaux du Christ ont changé. Il voulait plutôt dire qu’ils ne changent pas en substance, mais qu’il est possible de rendre les enseignements du Christ plus clairs ou de les comprendre plus profondément. Selon les paroles mêmes de Newman, la doctrine évolue tout comme « le papillon est une évolution de la chenille. » Pape François écrit dans son exhortation Evangelii Gaudium (La Joie de l’Évangile), « Les énormes et rapides changements culturels demandent que nous prêtions une constante attention pour chercher à exprimer la vérité de toujours dans un langage qui permette de reconnaître sa permanente nouveauté. » Citant le pape Saint Jean XXIII, il ajoute : « Le dépôt de la doctrine chrétienne « une chose est la substance […] et une autre la manière de formuler son expression » (41). Dans la nouvelle évangélisation, comme le disait saint JeanPaul II, se veut « nouvelle dans son ardeur, ses méthodes et son expression. » Elle n’est pas nouvelle en son contenu essentiel, c’est-à-dire que l’Évangile ne change pas. Toutefois, ceci ne veut pas dire que l’Évangile est stagnant ou qu’il peut devenir désuet, car il demeure la source de « constante nouveauté. » Jésus établit son Église et dit : « les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elles » (Mt. 16,18). C’est-à-dire que ce que nous révéla le Christ demeurera tout au cours des âges. L’Église existe non pas pour inaugurer des pratiques ou des enseignements « nouveaux », mais plutôt pour garantir que tout ce que Dieu voulait que sachent les hommes reste disponible et intelli-


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CNS photo/Paul Haring

gible, inchangé dans son essence, en tout temps. Dans le processus normal de sa vie ordinaire, l’Église a vu à ce qu’a enseigné le Christ au premier siècle soit enseigné également au cours de tous les siècles depuis ce temps, y compris le nôtre. Même jusqu’à nos jours, l’histoire de l’hérésie — bien que nous utilisions peu ce noble terme — constitue une présentation de la pensée et du vécu qui change constamment. Elle soutient un point de vue critique précis de l’intelligence chrétienne de l’homme et de Dieu. En rétrospective, il semble assez clair que la seule façon que Dieu pourrait garantir que les humains ne changent pas l’essence de ce qu’il désirait qu’ils sachent fut de le garantir lui-même. Le devoir du pape n’est pas justifié par la sagesse de ses « changements. » Sa raison d’être première est plutôt de ne pas changer. La révélation fut instituée pour nous dire — à tous et toutes — ce que nous devons à la fois savoir pour notre salut, c’est ce qui est vrai et ce que nous devons faire.

que la vérité existe dans les choses, y compris les choses humaines. Pourtant, plusieurs désirent une Église « modifiée » qui ne croit pas que ses enseignements ou ses pratiques sont d’origine divine, une philosophie qui n’est pas enracinée dans la vérité ; une Église qui ne prétend pas qu’elle est la véritable Église. Lorsque cela arrive — et beaucoup de personnes croient qu’elles en sont les témoins —, nous pourrons accueillir ces catholiques têtus dans le « monde moderne ». Dans un discours prononcé au cours d’une visite en Corée, en août 2014, Pape François prévient contre « l’éclairage sournois du relativisme qui dissimule la splendeur de la vérité et, secouant la terre sous nos pieds, nous entraîne vers les sables mouvants de la confusion et du désespoir. » Il ajoute : « C’est une tentation qui, de nos jours, atteint également les communautés chrétiennes, portant les gens à oublier que dans un monde de changement rapide et désorienté, “il y a beaucoup de choses qui ne changent pas, qui ont leur fondement ultime dans le Christ, qui est le VÉRITÉ ET CONVERSION même hier, et aujourd’hui, et deTout ce que nous pourrions imamain” » (Gaudium et Spes, 10 ; cf. giner comme solution de reHéb 13,8). change à ce que Dieu nous a En fin de compte, les enjeux révélé, ce qui a été mis à l’essai à posés par le grand nombre de disun moment ou l’autre . Ce que cussions et de pressions favorisant nous appelons « multicultura« les changements » au sein de Le pape François prononce une bénédiction à l’extérieur de la lisme » de nos jours veut souvent l’Église sont nombreux et imporbasilique Sainte-Marie-Majeure, le jour de la Fête-Dieu, à dire toutes ces « alternatives » au tants. Rome, le 4 juin. catholicisme sont d’égale valeur. Une fois que tous les changeNous sommes laissés sans critère ments que Pape François compte selon lequel les juger une fois que mettre en place, toutefois, l’Église nous avons rejeté la révélation et les fondements de sa vérité. continuera d’enseigner exactement les mêmes choses qu’elle a Souvent, ce qui fonde les exigences de « changements » dans toujours enseignées. Face à ce « non-changement » final, je soupl’Église, c’est précisément ce relativisme qui voudrait que çonne qu’une seule alternative est possible — la conversion ou l’Église adoucisse ou transforme son dépôt de la vérité en ce la persécution. que les hommes proposent. Saint Paul écrit aux Corinthiens que « nous serons tous transOn nous dit que ce que nous croyons ou faisons n’a pas d’im- formés … en un clin d’œil » (1 Co 15, 51-52). C’est-à-dire que portance ; que nous avons le « droit » de définir notre propre nous serons « transformés » en ce que nous devions être depuis bonheur ; que nous avons tous le même destin, peu importe ce le commencement. Ce changement ultime, accompli par le Seique nous faisons ou que nous pensons, car il n’y a pas de juge- gneur, et non pas par nous-mêmes, constitue celui que peu de ment « dernier ». gens souhaitent connaître, de peur qu’il exige un aveu que la véLes catholiques soutiendraient, au contraire, que c’est un signe rité et la conversion à cette vérité se trouvent au cœur de notre d’humilité de reconnaître que la vérité de Dieu est meilleure réalité humaine.♦ pour les hommes que toute « vérité » inventée par l’homme. On nous fait souvent remarquer que l’Église se trouve la der- PèRE JaMES V. SCHaLL, S.J. est professeur émérite de l’Uninière institution majeure au sein de la civilisation qui maintient versité Georgetown. JUILLET 2015

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COMPASSION Une brigade culinaire des C de C sert sa paroisse et sa communauté sous la direction d’un chef français réputé par Jean Denton | photos de Doug Buerlein

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n remarque un immense sourire de satisfaction sur le visage de Bob Rosbaugh, durant l’édition de cette année du Festival de la gastronomie française de Richmond, en Virginie, quand il a vu un participant porter une assiette à sa bouche et y lécher les dernières traces d’une sauce de bœuf bourguignon. « Avec la gastronomie française, le secret est dans les sauces », dit Bob Rosbaugh, qui était arrivé aux cuisines du festival à 4 h 35 ce matin-là, afin d’aider son ami et mentor culinaire, le grand chef Paul Elbling. Trois autres assistants s’étaient joints au duo, alors que l’équipe ainsi formée entamait le méticuleux processus menant à la fabrication de cinq sauces pour l’événement de la journée — plus de 450 litres en tout, qui allaient ravir le palais des milliers de festivaliers venus déguster la cuisine française du « Chef Paul », de renommée internationale. Bob Rosbaugh et les autres sous-chefs font partie de la « brigade culinaire » récemment formée par Paul Elbling et regroupant des camarades Chevaliers du Conseil 14129 Msgr. Charles A. Kelly Jr., à Richmond, qui aident ce dernier à préparer et servir des mets gastronomiques à des fins caritatives.

APPRENDRE À SERVIR Le populaire Festival annuel de la gastronomie française, qui en est à sa septième édition, est la principale activité de collecte de fonds au profit de la résidence pour personnes âgées St. Joseph, administrée par les Petites Sœurs des pauvres, à Richmond. C’est tout naturellement que l’amitié entre les religieuses et le chef Paul a donné naissance à l’événement, elles-mêmes étant originaires de France tout comme Paul Elbling, qui patronne depuis plus de 40 ans leur ministère auprès des gens âgés démunis. Chaque printemps, les gourmets de Richmond affluent au festival qui se déroule sur le terrain boisé de la St. Joseph Home. Flânant parmi les stands richement décorés et aux thèmes tricolores animés par de nombreux chefs du coin, les festivaliers goûtent aux quiches, aux crêpes, aux baguettes et aux fameux vins. La plupart viennent parce qu’ils aiment l’œuvre des Petites Sœurs et, bien sûr, aussi pour 22 ♦ C O L U M B I A ♦

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avoir la chance de goûter la fameuse cuisine du chef Elbling. « La cuisine du chef Paul les attire, et nous autres Chevaliers de Colomb nous organisons pour qu’ils puissent tous y goûter », dit Bob Rosbaugh, professionnel en technologie de l’information et coordonnateur de la brigade culinaire. Depuis le début du Festival, les frères Chevaliers du Conseil 14129 travaillent comme bénévoles pour aider à la tenue de l’événement. Mais l’an dernier, Bob Rosbaugh et plusieurs autres ont voulu faire plus pour aider Paul Elbling, aujourd’hui âgé de 74 ans, à conserver toujours autant de succès. Le coordonnateur Rosbaugh a en effet approché le chef Elbling avec l’idée de former une équipe de Chevaliers qui apprendraient à cuisiner eux-mêmes et pourraient ainsi mieux l’épauler. « Je me suis dit qu’on ne pouvait avoir le chef Paul avec nous sans apprendre un peu de son art », a expliqué Bob Rosbaugh, en soulignant que Paul Elbling est une icône du milieu culinaire en Virginie et même au-delà. Ce dernier, qui dit s’efforcer d’être « un bon catholique et un bon Américain », est natif de l’Alsace, en France. Il a commencé comme apprenti dès l’âge de 13 ans et obtenu peu après une bourse pour étudier à l’école Le Cordon bleu, à Paris. Par la suite reçu chef en Allemagne, il émigra aux États-Unis en 1967, avec sa femme MarieAntoinette. En 1976, cinq ans après s’être établi à Richmond, il accepte l’invitation d’un bon ami et co-paroissien de l’église St. Mary et se joint aux Chevaliers de Colomb. « J’ai adoré mes premières expériences avec eux, et j’adore toujours ça — cela fait partie de ma vie », dit-il. Paul Elbling s’est souvent distingué sur le plan culinaire et il a remporté de nombreux prix, tout en siégeant aux conseils de plusieurs prestigieuses écoles de cuisine. Cependant, s’il est devenu une étoile du milieu gastronomique, c’est pour avoir été durant 34 ans chef exécutif et propriétaire de La Petite France, le restaurant de Richmond qu’il a administré avec son épouse. « Nous l’avons fait ensemble, dit-il. Elle s’occupait de la salle, tandis que je dirigeais en cuisine. »


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Ci-dessus : Le grand chef Paul Elbling en compagnie de ses camarades aide-cuisiniers Chevaliers du Conseil 14129 Msgr. Charles A. Kelly, de Richmond, en Virginie. Depuis la vente de leur établissement et leur retraite, en 2006, le couple s’est engagé dans des programmes au profit des enfants handicapés et des démunis de Richmond, tout en continuant à soutenir l’œuvre des Petites Sœurs. Lorsqu’on lui a offert de partager son amour pour la cuisine et la gastronomie avec ses frères Chevaliers, Paul Elbling a aussitôt été ravi. Bob Rosbaugh et lui choisirent ensuite une équipe de 10 hommes, en fonction des talents que chacun apporterait au groupe. Leur première année de collaboration a non seulement été instructive, ils ont aussi vécu une expérience de croissance spirituelle sous la tutelle du chef cuisinier. « J’aime les voir aller, ils sont tellement heureux de faire la cuisine, savoir comment la préparer et la présenter », dit Paul Elbling dans son anglais teinté d’un fort accent français. Cette passion était on ne peut plus palpable et visible, lors du tout dernier Festival gastronomique. Les équipiers du chef Paul étaient en effet faciles à repérer, dans les cuisines de l’événement. Ils étaient ceux qui portaient une attention supplémentaire aux plats, qui versaient adroitement les sauces sur les mets et qui prononçaient correctement, à la française, des termes comme bouchée à la reine. L’un des membres du groupe, Jack Sheehan, se targue aujourd’hui en riant qu’avec les talents qu’il a développés, « ma femme me laisse faire la cuisine à la maison ». Et pour cela, il se dit très reconnaissant envers le mentorat exercé par Paul Elbling.

« C’est tellement agréable de travailler avec le chef Paul, dit Jack Sheehan. Il adore son métier et jamais il ne s’énerve. Si vous vous trompez, il se contente de vous donner un petit coup de coude en disant : “Laisse-moi te montrer comment on fait ça.” C’est un super professeur. » PRATIQUER L’HOSPITALITÉ La relation particulière qu’entretient Paul Elbling avec les Petites Sœurs des pauvres a commencé en 1975, lorsque Marie-Antoinette et lui sont arrivés à Richmond et ont ouvert La Petite France. Ils se sont alors familiarisés avec l’œuvre des religieuses et ont vu que cellesci devaient être épaulées. « On voyait bien que leur situation financière était très difficile, raconte Paul Elbling. Nous avons donc décidé de faire quelque chose de spécial pour les aider. » À peine quelques mois plus tard, les Elbling ont organisé un dîner de gala dans leur restaurant, les profits, considérables, étant versés aux Petites Sœurs des pauvres. Le couple a perpétué la tradition de ce grand repas chaque année, par la suite. Au total, ce dîner annuel ainsi que le Festival gastronomique auront permis de réunir près de 5 millions $ pour les religieuses, au cours des quatre dernières décennies. « J’adore les Petites Sœurs, dit Paul Elbling. Elles travaillent si fort. Je me sens comme chez moi, quand je viens chez elles pour leur ren-

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Dans le sens des aiguilles d’une montre, en partant du haut : Kevin Ogborne aide le chef Paul à préparer du coulibiac de saumon au coulis de homard. • Les Chevaliers Mike Morissey (à droite), Tom Butchko et Jim Hribar servent des repas aux festivaliers. • Mère Marie Edwards (à l’extrême droite), administratrice de la résidence St. Joseph pour personnes âgées, s’est rendue au festival en compagnie d’autres Petites Sœurs des pauvres.

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dre visite et voir les personnes âgées sourire. C’est un des grands bonheurs de ma vie. » Les Petites Sœurs de Richmond prennent soin d’environ 100 résidants et elles doivent fournir 60 pour cent du budget annuel de fonctionnement de la St. Joseph Home, indique Mère Marie Edward, administratrice de la résidence. Les événements montés par le chef Paul, souligne-t-elle, apportent un soutien financier important et sensibilisent la communauté à l’œuvre des religieuses. « C’est formidable en termes de relations publiques, dit Mère Marie Edward. Des gens viennent vers nous et nous découvrent, littéralement, bien que nous soyons établies ici à Richmond depuis 140 ans. » La brigade culinaire de Paul Elbling partage son engagement à servir les plus démunis de la communauté. Bob Rosbaugh explique que si les coéquipiers aiment pouvoir affiner leurs nouveaux talents, leur but ultime est de glorifier Dieu à travers leur service, tout en recueillant des fonds à des fins caritatives. En effet, avant même de commencer à cuisiner, les Chevaliers se rassemblent pour réciter une prière composée par le coéquipier Rich Gasperini, un avocat du coin, et ils terminent en invoquant l’intercession de saint Laurent, patron des cuisiniers, et sainte Marthe, patronne des hôteliers, aubergistes et autres gens d’accueil. Le père Michael Renninger, curé de la paroisse St. Mary où le Conseil est établi, a beaucoup apprécié voir comment la brigade culinaire avait évolué au cours de la dernière année. Selon lui, les Elbling ont imprégné les Chevaliers d’un nouveau « sens de l’hospitalité » qui a grandement profité aux autres tâches paroissiales dont a commencé à s’acquitter l’équipe. « Ils ont mis sur pied des événements à la fois accueillants et raffinés, et bien entendu à chaque fois la nourriture est exceptionnelle », dit le père Renninger. Résultat : la participation aux événements de la paroisse a explosé.

« Ces Chevaliers provenant d’horizons très différents se regroupent et nourrissent sans relâche la vie de cette paroisse, ajoute le curé. En tant que paroisse, nous recevons le Christ à la table de l’Eucharistie. Grâce à la brigade culinaire, nous pouvons aussi expérimenter la bonté de Dieu tout au long de l’année à leurs tables de banquet. » Sa réputation s’étendant, l’équipe de Chevaliers a été invitée à préparer la nourriture dans divers autres événements. Lors d’une collecte de sang parrainée par le Conseil, ils ont pris soin des donneurs en leur servant des omelettes sur commande. Et lors d’un événement de reconnaissance tenu l’automne dernier, un soufflé de homard et du filet mignon de bison figuraient au menu. « Nous présentons la nourriture différemment que lors des événements habituels des Chevaliers de Colomb. Notre force, c’est d’élever le raffinement d’un cran », explique Rich Gasperini. Celui-ci souligne toutefois, dans la foulée, que chaque membre du groupe possède beaucoup d’expérience en matière de barbecues et de pique-niques. En effet, Bob Rosbaugh, considéré comme le plus fervent élève de la brigade culinaire, souligne que cette chance unique qu’ils ont tous de développer de nouveaux talents n’a ultimement servi qu’à renforcer leur objectif premier. « Tout revient à la question de servir son prochain. Et tout est contenu dans les quatre principes fondamentaux des Chevaliers que l’on s’efforce de mettre en pratique », précise Bob Rosbaugh, soulignant au passage que les gars sont devenus « très près » les uns des autres en apprenant et en travaillant ensemble. « C’est comme ça que nous servons — pour notre prochain, notre communauté et notre Seigneur, ajoute-t-il. C’est notre vocation, ce que nous sommes appelés à faire. »♦ JEAN DENTON est correspondant pour le Catholic Virginian, journal du diocèse de Richmond.

LES PETITES SŒURS DES PAUVRES ET LE

RÈGLEMENT DU DÉPARTEMENT DE LA SANTÉ ET DES SERVICES SOCIAUX

LA MISSION DES Petites Sœurs des pauvres, l’ordre religieux fondé en France par sainte Jeanne Jugan en 1839, est de fournir « aux personnes âgées les plus démunies, quelles que soient leur race et leur religion, un foyer où elles seront accueillies dans le Christ ». Aujourd’hui, la congrégation sert plus de 13 000 personnes âgées pauvres dans 31 pays, personnifiant ainsi l’appel du Christ à prendre soin des « plus petits ». Aux États-Unis, où elles administrent plus de 30 foyers, la mission des Petites Sœurs a été mise en péril par le règlement de contraception du département de la santé et des services sociaux, qui s’inscrit dans la réforme pour des soins abordables. À cause de leur refus de fournir à leurs employés des couvertures d’assurance qui comprennent les médicaments abortifs, la contraception et la stérilisation, les Petites Sœurs ont été menacées par le gouvernement américain d’amendes annuelles s’élevant à des millions de dollars.

En septembre 2013, le Fonds Becket pour la liberté religieuse a déposé une poursuite au nom de la congrégation, dénonçant ce règlement fédéral. Depuis cette époque, la Cour suprême est intervenue deux fois à propos de l’affaire — d’abord à la toute fin de 2013, quand la juge de la Cour suprême Sonia Sotomayor a émis une ordonnance provisoire soustrayant les religieuses à l’application du règlement, qui devait s’appliquer à compter du 1er janvier 2014 ; puis une deuxième fois en janvier 2014, lorsque la Cour au complet est intervenue pour retarder l’application du mandat jusqu’à ce que les tribunaux fédéraux aient statué sur l’appel déposé par les sœurs. Le jour de la solennité de l’Immaculée-Conception, le 8 décembre 2014, les Petites Sœurs des pauvres ont été entendues par la cour d’appel du dixième circuit, une juridiction immédiatement sous celle de la Cour suprême. On prévoit que le tribunal rendra sa décision sur l’appel, intitulé Little Sisters of the Poor v. Burwell, dans les prochaines semaines. — Compte-rendu de Scott Lloyd JUILLET 2015

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CHEVALIERS À L’ŒUVRE

CHEVALIERS

À

L’ŒUVRE

ÇÀ ET LÀ DANS L’ORDRE morant le sergent-major Milton M. Holland, qui a reçu la médaille pour son courage et leadership pendant la bataille de New Market Heights en 1864. QUAND J’ÉTAIS EN PRISON…

Les membres du conseil 13553 Risen Lord de Binan, Luçon, ont passé de nombreuses heures à rendre visite aux détenus dans les commissariats de police de la province de Laguna, pour leur donner de la nourriture, des biens de première nécessité et la possibilité d’aller à la messe et de se confesser. AIDE DÉFI Les ours en peluche donnés par le conseil 9576 Peter T. Villano Sr de Pickens, en Caroline du Sud, ornent un camion des pompiers bénévoles de Six Mile. Les Chevaliers ont donné plus de 70 oursons à l’Association des capitaines de pompiers de Pickens pour qu’ils soient distribués aux enfants lors de feux, d’urgences ou de catastrophes. Tous les oursons portent un t-shirt avec l’emblème de l’Ordre, sur lequel est écrit : « I’m Casey (K.C.) » (Je suis Casey).

ÉCRIRE AU TABLEAU

Le conseil 10484 Father Philip De Carriere de Haines City, en Floride, a fait don de 800$ pour financer l’achat de nouveaux tableaux qui seront utilisés pendant les classes de catéchisme à l’église St. Anne. Le père Robert Mitchell, prêtre de St. Anne, a doublé le don, pour que toutes les classes puissent avoir un nouveau tableau. Aprés l’achat des tableaux, les membres du conseil sont venus aider à installer les tableaux.

fonds pour le projet grâce à des soupers et à des tombolas, réunissant plus de 12 000$. Pendant ce temps, le conseil 14236 Father John F. Hogan de Dartmouth, au Massachussetts, soutenait aussi un projet d’aventurier de la Reine pour créer un jardin commémoratif à l’église St. Mary de South Dartmouth. Plusieurs Chevaliers ont fourni le matériel pour le sentier du jardin, dont des briques personnalisées en mémoire de membres de la communauté décédés.

SOUTIEN À UN SCOUT

Le conseil 13348 Msgr. Francis J. Desmond de Lewes, dans le Delaware, a aidé Dean Davis à financer son projet d’aventurier de la Reine, qui était de construire un chemin de croix en plein air à l’église St. Jude The Apostle. Le conseil a réuni les 26 ♦ C O L U M B I A ♦

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ÉDUCATION SPIRITUELLE

Le conseil 1170 Msgr. John R. McGinley à Steven’s Point Wisconsin, a organisé un barbecue-bénéfice au profit de l’école intermédiaire St. Peter. Les fonds ainsi réunis, qui s’élevaient à 2 333$, ont été

utilisés pour l’achat de Bibles et de rosaires et ont aidé à financer d’autres programmes spirituels à l’école. RETRAITE DES ÉCUYERS

Le cercle 1002 St. Francis of Assisi d’Etobicoke, en Ontario, est parti en retraite au centre de retraite Mount Alversno, qui se trouve au nordouest de Toronto. Pendant la retraite, chaque écuyer a reçu une croix Tau du frère capucin David Connolly, ministère provincial du Canada Central. PLAQUE DE LA MÉDAILLE D’HONNEUR

Le conseil 7382 St. Thomas Aquinas de Sugar Land, au Texas, a remis une plaque au Musée National « Buffalo Soldiers » (soldats noirs) commé-

En levant des fonds grâce à plusieurs activités, dont des déjeuners dominicaux et des ventes de poulets fumés, le conseil 5967 Father Michael J. McGivney d’Austin, au Texas, a aidé l’école St. Louis à mériter une aide en lui faisant don de 1000$. RESTAURATION DE LA CHAPELLE

Le conseil 8077 Roy Champeau de Tucson, en Arizona, et sa table ronde, ont supervisé la restauration de la chapelle Sisters of the Immaculate Heart of Mary d’Oro Valley. Vu les dégâts causés par une fuite dans le toit qui durait depuis des années, la chapelle avait grandement besoin d’être réparée, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Les Chevaliers ont repeint l’extérieur de la chapelle, puis ont réuni les fonds et obtenu des aides pour réparer le toit, y compris le remplacement des tuiles en amiante. Ensuite, le conseil et la table ronde ont commencé les travaux à l’intérieur, réparé les dégâts des eaux, peint et nettoyé.


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CHEVALIERS À L’ŒUVRE

« MARCHE DES COPAINS»

Le conseil 8746 Newburgh (Indiana) a participé à une « Marche des copains » en faveur de SMILE on Down Syndrome, une association d’Evansville qui offre des ressources pro-vie aux futurs parents de bébés atteints du syndrome de Down ainsi qu’un soutien permanent aux familles. STATUE POUR L’ÉCOLE PAROISSIALE

Le conseil 7978 Perrysburg (Ohio) a donné à l’école St. Rose of Lima une statue de Sainte Rose dont l’école porte le nom. La statue de Sainte Rose, qui a été placée dans l’entrée principale de l’école sur un piédestal fabriqué par

Bob Bidwell, un membre du conseil, a été bénite lors de la messe de rentrée de l’école. « LES MAINS DE LA MISÉRICORDE »

Le conseil 13300 Our Lady of Mount Carmel de Wildwood, en Floride, a organisé une collecte d’articles de puériculture au profit de Hands of Mercy Everywhere Inc., une maison chrétienne pour mères adolescentes. Les Chevaliers ont collecté des chaises de bébé, des poussettes, des vêtements et d’autres produits de soins, dont plus de 1 200 couches et lingettes. HONORER LES ANCIENS COMBATTANTS

Le conseil 787 Msgr. Kirwin de Galveston, au Texas, a organisé une soirée pour mettre à l’honneur ses membres qui ont servi dans l’armée. La recette de la soirée a été reversée au projet Wounded Warrior (Guerrier blessé). ACCÈS POUR HANDICAPÉS

Les motocyclistes sont alignés au départ d’un rallye caritatif « Dice run » parrainé par quatre conseils du Kansas et du Missouri. Trentedeux motos sont parties de Pleasant Hill, Missouri, où on pouvait s’enregistrer et lancer les dés, et elles e sont dirigées vers Harrisonville, Missouri, Louisburg, Kansas et Wea, Kansas, pour d’autres lancers de dés. Le rallye s’est terminé avec un dernier lancer de dés à Harrisonville (où les prix pour les meilleurs résultats et les plus mauvais résultats ont été remis), et un dîner offert à tous les participants ; il a permis de réunir plus de 2000$ au profit des Olympiques spéciaux.

Le conseil 11564 Sts. Simon and Jude de West Chester, en Pennsylvanie, est venu en aide aux visiteurs de la paroisse ayant besoin d’un accès pour personnes handicapées. Les Chevaliers ont installé des portes automatiques à l’église Sts. Simon and Jude et les ont dédiées à la mémoire de Lou Mancine.

Les membres du conseil 8702 St. Bernard de Osceola, Iowa, et le conseil 12216 St. Maximilian Kolbe de Mt. Ayr, mettent en place un panneau pro-vie à double face, de 14 x 7 pieds, le long de l’autoroute I-35 dans le sud de l’Iowa. Les Chevaliers ont utilisé les 2500$ de leur collecte de fonds annuelle de vente de maïs doux pour financer la conception et la réalisation du panneau.

ESPACE DE RANGEMENT

Le conseil Bishop Vincent S. Waters de Laurinburg, en Caroline du Nord, a conçu et construit un nouvel entrepôt pour l’église St. Mary. Les Chevaliers ont fait don de plus de 14 500$ en matériaux et ont offert 1500 heures de travail bénévole pour construire

l’entrepôt, qui a ensuite été béni par l’évêque Michael F. Burbidge de Raleigh. DON D’UNE TROUSSE DE MESSE

Le conseil 7769 Shamrock d’Osage City-Scranton, au Kansas, et l’assemblée Father John Handly de Dodge ont fait don à Anthony Kiplagat, prêtre kenyan auprès de l’archidiocèse de Kansas City, d’un calice et d’une trousse de messe dont il pourra se servir quand il retournera dans son pays natal. Le calice lui a été offert en mémoire du Chevalier décédé Carl Schriner et il est gravé de l’emblème du Quatrième Degré.

APPAREIL AUDITIF

Après avoir été contacté par la mère d’une fille de quatre ans ayant une surdité moyenne bilatérale, le conseil 10289 St. Ann de Raynham, au Massachusetts, a réuni des fonds pour défrayer une partie du coût de l’appareil auditif de la petite fille. En deux mois, le conseil a réuni 2000$, soit 80 % du coût de l’appareil.

Willy A. Pabellano du conseil 13150 San Isidro Magsaska de Lucena City, Luçon, distribue des rosaires et des guides de prières aux élèves de Calayan Educational Foundation, Inc. (Fondation éducative de Calayan). Le conseil a distribué les articles pour encourager les élèves à prier plus souvent le rosaire.

RÉPARATIONS DE LA CLÔTURE

Le conseil 1475 Oconto (Wisconsin) a aidé à restaurer la clôture métallique autour d’un cimetière catholique. Le projet a été payé grâce à des collectes de fonds parrainées par le conseil et à l’aide généreuse de l’église Holy Trinity.

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CHEVALIERS À L’ŒUVRE

Le député de district Joseph Fraser du district n° 73 de l’Ohio (à l’extrême gauche) et le député de district Joseph McKarns du district n° 72 de l’Ohio (à l’extrême droite) se joignent à l’artiste Margaret Blackburn, en rose, et à sa famille, pour la cérémonie du 12 mai au Musée des Chevaliers de Colomb dans le Connecticut, pour offrir au musée le tableau de Blackburn « La messe de minuit de Noël », au nom de tous les Chevaliers de L’Ohio. Le député Chevalier suprême Logan T. Ludwig a accepté le don, louant le thème du tableau, comme un moment charnière dans l’histoire catholique des États-Unis. « La messe de minuit de Noël » représente le site de Dungannon, dans l’Ohio, où le père dominicain Edward D. Fenwick a dit la première messe dans le diocèse de Youngstown en 1812. Le père Fenwick a fondé une paroisse en 1817, utilisant pendant trois ans une cabane en rondins pour célébrer la messe, avant de construire la première église en briques. Il est prévu que le tableau soit exposé dans la galerie des États du musée, qui expose des objets de toutes les régions du monde où les Chevaliers de Colomb sont présents. La délégation de l’Ohio a aussi emmené une reproduction imprimée tirée du tableau pour l’offrir à l’archevêque Leonard P. Blair d’Hartford, dans le Connecticut.

MINISTÈRE DE SERVANT DE MESSE

Le conseil 13242 de l’Université George Washington de Washington, D.C., propose un ministère de servant de messe, où les membres du conseil forment les jeunes à servir la messe avec respect. Le ministère propose aussi de trouver des servants pour les messes dans la région. SOIRÉE DANSANTE POUR MÈRE ET FILS

Comme la soirée dansante annuelle pour père et fille a 28 ♦ C O L U M B I A ♦

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été une réussite, le conseil 6546 St. Edward de Richmond, en Virginie, a organisé une soirée dansante pour mère et fils. La soirée a permis aux participants de renforcer leurs liens familiaux. AIDER LES SANS-ABRI

Le conseil 388 Meadville (Pennsylvanie) a donné les fonds à St. James Haven, un foyer pour hommes sans-abri, qui a été fondé par les Associées des Sœurs de St. Joseph du Nord-Ouest de la Pennsylvanie. Le centre est ouvert

toute l’année et est complet depuis quelques mois. MAISONS À HAÏTI

Le conseil 9240 Our Lady of the Lake de Mandeville, en Louisiane, a fait don de 3200$ à Food for the Poor (Denrées alimentaires pour les démunis) pour aider à construire une maison pour les personnes en situation de précarité à Haïti. Les fonds du don, qui ont été doublés par un donneur anonyme, ont été levés grâce à une friture de poissons parrainée par les Chevaliers.

Le conseil 14206 St. Bartholomew de Newaygo, au Michigan, a parrainé une balade en moto pour anciens combattants au départ de Grand Rapids, qui s’est terminée à Newaygo. La journée a réuni près de 7500$ pour l’achat de couvertures chauffantes et de télévisions au profit d’une maison locale pour anciens combattants. Les membres du VFW ont offert le déjeuner aux participants et à un bus entier d’anciens combattants. RÉPARATION DE L’ESCALIER DE L’ÉGLISE

Le conseil 4107 East Kildonan de Winnipeg, au Manitoba, a coordonné le projet de réparation et de revernissage de l’escalier principal de l’église St. Alphonsus. En donnant près de 50 heures de bénévolat, les Chevaliers ont décapé, réparé le béton qui s’effritait et nettoyé les surfaces rouillées avant de repeindre l’escalier et la rampe en fer forgé. CHEMIN DE CROIX EN PLEIN AIR

Accompagnés d’une garde d’honneur de l’assemblée San Jose de Willimantic, dans le Connecticut, les paroissiens de l’église St. Philip the Apostle d’Ashford, ont participé à la procession pour la consécration du nouveau chemin de croix de la paroisse et de la mosaïque du Christ ressuscité. Il y a plus de 10 ans, les membres du conseil 6934 Father Walter J. Dunn d’Ashford avaient commencé à réunir les 10 000$ nécessaires pour le chemin de croix en organisant régulièrement des dîners spaghettis. Ce rêve s’est enfin réalisé avec la consécration du chemin de croix.

Photo by Marc Arriens

LES CHEVALIERS DE L’OHIO OFFRENT UN TABLEAU AU MUSÉE DES C DE C

BALADE POUR ANCIENS COMBATTANTS


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CHEVALIERS À L’ŒUVRE

Les membres du comité exécutif des Chevaliers de Colomb de l’Iowa participent au « défi du seau d’eau glacée » pour réunir des fonds au profit de l’Institut de recherche médicale Jean-Paul II, une association pro-vie qui recherche des traitements éthiques pour plusieurs maladies, dont la sclérose en plaques. Le défi a eu lieu après la réunion annuelle du comité avec les quatre évêques de l’Iowa. Sur la photo : L’évêque R. Walker Nickless de Sioux City avec le Maître de district Joseph A. Ramirez; l’évêque Richard E. Pates de Des Moines avec le Garde suprême Antonio Banuelos; l’archevêque Michael O. Jackels de Dubuque avec le Secrétaire d’État Jon C. Aldrich; et l’évêque Martin J. Amos de Davenport, aidé du directeur des programmes Jason Follett, avec le député d’État Daniel J. Werner.

COURSE ET MARCHE DE 5 KM

Le conseil 8892 Central Thumb de Cass City, au Michigan, a organisé sa première course et marche de 5 km. Soutenus par les membres de l’assemblée 2013 Holy Trinity et du conseil 8582 Father Cahill, les Chevaliers ont réuni 1500$ au profit de la banque alimentaire St. Agatha.

entier ont honoré les missionnaires de Notre Dame de La Salette, la communauté religieuse qui est au service de la région depuis plus de 80 ans. L’assemblée de Lebanon a monté une garde d’honneur pendant les festivités qui étaient présidées par l’évêque Eduardo Nevares de Phoenix, en Arizona. LA MARCHE POUR LA VIE ET LA FAMILLE

Le conseil 15726 Divine Miséricorde de Dębica, en Pologne, a participé à une marche pour la vie et la famille du diocèse. La marche a débuté par une messe à l’église de la Divine miséricorde, suivie d’une conférence d’une activiste pro-vie canadien Mary Wagner. La journée s’est terminée par une marche d’environ 5000 personnes et un pique-nique familial. CAMPAGNE DES POMMES DE TERRE

Le conseil 11357 St. Hubert à Langley, dans le Washington, a organisé sa compagne annuelle de pommes de terre pour aider les associations aux alentours de Whidbey Island. En plus du don de Maple Wood Farms de Mount Vernon et le transport par Hanson’s Building Supply, les Chevaliers ont collecté des milliers de kilos de pommes de terre que les bénévoles ont emballés dans des sacs de 4,5 kilos. Les pommes de terre aideront les familles et les personnes dans le besoin à se procurer des produits frais plutôt que des produits alimentaires transformés.

FÊTER LES MISSIONNAIRES

RETRAITE SPÉCIALE

Lors de la célébration mariale au Sanctuaire de La Salette à Enfield, dans le New Hampshire, les Chevaliers de l’État

Le conseil 10108 St. Robert Bellarmine d’Omaha, au Nebraska, a parrainé une retraite sous le thème « Jésus mon ami »

Les pêcheurs locaux ainsi que les officiers locaux et d’État des Chevaliers de Colomb préparent la mise à l’eau de plusieurs nouveaux bateaux de pêche à Sitio Lamintao Talisay qui ont été offerts dans le cadre du projet de l’Ordre « Subsistance » pour venir en aide aux résidents des Philippines qui ont perdu leurs sources de revenus à la suite du typhon Haiyan. Avant la mise à l’eau, Mgr Sinforoso S. Padilla, aumônier de district, a béni les bateaux et a rappelé aux pêcheurs de prier avant chaque sortie en mer.

pour des adultes atteints de déficiences intellectuelles ou physiques. Le père bénédictin Eugene McReyolds a dirigé la retraite et a parlé aux participants de l’amour de Dieu pour chacun d’eux. FRAIS DE SUBSISTANCE

Le conseil 3729 St. Dominic de la Nouvelle Orléans, a parrainé un souper spaghetti au profit de Troy Martin, le gendre du membre du conseil John Pippenger. Martin doit recevoir une greffe de rein à cause de son diabète et les fonds aideront à couvrir les dépenses médicales et courantes de sa famille, pendant les trois mois de sa convalescence. Le repas a réuni près de 9000$ au profit de la famille. OBSÈQUES MILITAIRES

Le conseil 9852 Our Lady of the Pines de Whiting, dans le New Jersey, s’est associé au New Jersey Mission of Honor (NJMOH — Mission d’honneur du New Jersey) pour

commémorer sept anciens combattants qui ont servi pendant la Seconde Guerre Mondiale et la guerre du Vietnam et dont les dépouilles avaient été abandonnées. NJMOH cherche à trouver et identifier les cendres des anciens combattants abandonnées et oubliées pour les inhumer avec tous les honneurs militaires. Plus de 200 personnes ont assisté à la cérémonie commémorative dans un salon mortuaire qui avait proposé son établissement gratuitement au profit du programme. Plusieurs groupes d’anciens combattants étaient aussi présents. VENTE DE SANDWICHES

Le conseil 12811 St. Catherine Laboure d’Harrisburg, en Pennsylvanie, a organisé une vente de sandwiches au profit du foyer Interfaith pour les familles sans-abri. La vente a généré 700$ au profit du foyer Pennslyvania TriCounty, qui aide à trouver un emploi et qui aide les familles à rester ensemble.

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CHEVALIERS À L’ŒUVRE

lever des fonds au profit de deux projets distincts. Premièrement, un souper spaghetti a été organisé au profit d’une jeune femme qui est paralysée à la suite d’un accident. Près de 300 personnes ont assisté au souper qui a levé plus de 7500$ pour l’achat d’un élévateur pour fauteuil roulant pour le fourgon de la femme. Deuxièmement, un dîner de poisson, qui a rapporté 7000$, a été organisé au profit d’un jeune couple dont le mari est atteint d’un cancer de stade IV. SOL EN CIMENT

Dave Zerbe et Ron Pioch, du Conseil 7311 St. Michael, de Grand Ledge, au Michigan, mettent des sacs de pommes de terre dans des paniers d’épicerie avant d’aller les livrer à la banque alimentaire de Grand Ledge. Les Chevaliers ont donné 2000 livres de pommes de terre à trois organismes locaux qui combattent l’insécurité alimentaire : la banque alimentaire ci-dessus mentionnée, le centre communautaire Cristo Rey et la mission humanitaire Lansing.

UNE TASSE DE CAFÉ

Le conseil 11422 James C. Fletcher de Landover, dans le Maryland, a fait du bénévolat pour le programme des œuvres caritatives catholiques « Tasse de café », qui emballe des déjeuners pour les sansabri. Les Chevaliers et leurs familles ont aidé à emballer les repas pour plus de 1000 hommes et femmes sans-abri qui viennent tous les jours dans des refuges dans la région du Maryland et de D.C. Hommage au père Kapaun L’assemblée Father Emil Kapaun de Paoli, en Pennsylvanie, a participé à une cérémonie rendant hommage à la personne qui lui a donné son nom, à l’assemblée de Freedoms Foundation (Fondation pour les libertés) de Valley Forge. Les Chevaliers ont fait une garde d’honneur pendant la messe et l’inauguration d’un monument com30 ♦ C O L U M B I A ♦

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mémoratif en l’honneur du père Kapaun au Medal of Honor Grove de l’association. Le père Kapaun était un

prêtre catholique qui est décédé dans un camp de prisonniers de guerre pendant la guerre de Corée. VENIR EN AIDE AUX AÎNÉS

Gerry Freisthler du conseil 13527 Christ Our Redeemer de Niceville, en Floride, clouent les bardeaux sur la toiture d’un projet « construction éclair » d’Habitat pour l’humanité à Crestview. Les Chevaliers se sont joints aux plus de 200 bénévoles pour construire une maison en seulement trois jours, pour une famille méritante.

Le conseil 2777 Father Andre Carey de Kapuskasing, en Ontario, vient de terminer une campagne de collecte de fonds sur plusieurs années au profit de North Centennial Manor, un centre d’hébergement et de soins de longue durée comprenant 78 lits. Grâce aux jeux de loto hebdomadaires, aux loteries provinciales et aux soupers bénéfices, le conseil a réuni 25 000$ pour l’achat de nouveaux lits et élévateurs personnels pour le centre. DEUX PROJETS

Le conseil 3798 Paw (Michigan) s’est associé aux paroissiens de l’église St. Mary pour

Le conseil 15159 Our Lady of Peace and Good Voyage de La Paz, Visayas, a donné cinq sacs de ciment à l’association des parents d’élèves de l’école primaire Moroboro. Le ciment servira à couler le sol en béton dans la cuisine et les toilettes d’un centre local qui s’occupe d’enfants sous-alimentés à Barangay Moroboro. TOURNOI D’EUCHRE

Le conseil 1874 Father James W. Cotter de Warren, au Michigan, a organisé un tournoi d’euchre au profit d’un séminariste local. La soirée a réuni 1000$ pour l’aider à poursuivre ses études au Grand Séminaire Sacred Heart de Detroit. ÉVÉNEMENT BÉNÉFICE « BIG RED »

Les membres du conseil 1233 Msgr. Werner d’Hartington, au Nebraska, ont donné plus de 153 heures de bénévolat pour organiser un événement bénéfice « Big Red » au profit de la famille d’un membre du conseil décédé. Les recettes de la soirée (qui comprenait un piquenique d’avant match, une vente aux enchères et le visionnage d’un match de football universitaire) ont été doublées par un commerçant local.


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CHEVALIERS À L’ŒUVRE

A.

Les Chevaliers de 13 conseils du diocèse d’Orlando, en Floride, participent au marchethon « Tours de piste pour la vie » à l’école secondaire Bishop Moore d’Orlando. Ouvrant avec les remarques du Trésorier d’État Don Kahrer, la rencontre proposait un marchethon pendant toute la journée, de la musique, du football sans contact et de la peinture sur le visage. Plus de 200 personnes ont participé à la rencontre qui a rapporté 34 000$ pour l’achat d’un appareil échographique au profit de trois centres de soutien à la grossesse.

BARBECUE AU PROFIT D’USO

Le conseil 9543 St. Francis of Assisi de Madison, dans le Missouri, a cuisiné du porc, du poulet, des haricots et de la salade de pâtes chez un concessionnaire de voitures pour lever 9600$ au profit d’USO (une association au service des troupes américaines). COCHON À LA BROCHE

Le conseil 6508 St. Joseph d’Edgerton, au Wisconsin, a levé 1400$ lors de son cochon rôti à la broche annuel pour soutenir les vocations dans le diocèse de Madison. BIENVENUE AUX NOUVEAUX CITOYENS

L’assemblée Bishop Louis Maigret d’Honolulu a acheté des drapeaux pour les distribuer aux nouveaux citoyens américains après la cérémonie de naturalisation. SOIRÉE DE JEUX EN FAMILLE

Le conseil 12791 Our Lady of Hope de Potomac Falls, en Virginie, a parrainé une soirée de jeux en famille

pour lever des fonds au profit de Birthright (AccueilGrossesse) de Leesburg. Environ 125 personnes ont assisté à la soirée qui a réuni 2300$ au profit de l’association pro-vie. COUP DE MAIN AU PRESBYTÈRE

Le conseil 13186 Holy Apostles d’East Wenatchee, au Washington, a fourni une bonne partie de la main d’œuvre pour aider à construire le nouveau presbytère de sa paroisse. Les Chevaliers ont installé le plancher dans le nouveau presbytère, construit une terrasse à l’arrière et installé plus de 5000 pieds de tuyauterie pour irriguer le terrain du presbytère.

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BOIS DE CHAUFFAGE

Le conseil 3684 Msgr. George Lewis Smith d’Aiken, en Caroline du Sud, s’est porté volontaire pour débiter des arbres qui étaient tombés lors des tempêtes de neige de l’hiver dernier. Les Chevaliers ont fendu sept cordes de bois qu’ils ont offertes aux personnes qui en avaient besoin pour se chauffer.

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JOIGNEZ LES AMIS DE L’ A B B É M C G I V N E Y

INVITEZ QUELQU’UN À SE JOINDRE AUX CHEVALIERS DÈS AUJOURD’HUI ! Détachez le formulaire d’adhésion inséré dans la présente édition de Columbia et servez-vous-en pour recruter un nouveau membre. En joignant nos rangs, un homme a la chance de devenir un meilleur catholique, un meilleur mari et un meilleur père. Désignez-vous en tant que parrain et devenez admissible à gagner un cadeau de remerciement de la part du Conseil suprême. Remettez le formulaire à vos officiers de Conseil, et accompagnez le candidat à son Premier Degré.

L E R E C RU T E M E N T C I B L É

Écrire en lettres d’imprimerie, S.V.P. :

« Vous donnez ce que vous pouvez donner »

NOM ADRESSE VILLE PROVINCE/PAYS CODE POSTAL Complétez le bulletinréponse et envoyez-le à : The Father McGivney Guild, 1 Columbus Plaza, New Haven, CT 065103326, USA Ou adhérer par Internet : www.fathermcgivney.org.

Kenneth A. McCoy s’est joint aux Chevaliers à la fin de 2008 et il a commencé à servir deux ans plus tard en tant que directeur des adhésions pour son Conseil. En 2014, il a contribué à la création de son Conseil actuel, le 16027 St. Catherine of Siena, à Wichita, au Kansas, qui compte aujourd’hui plus de 100 membres.

OFFICIAL JULY 1, 2015:

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JUILLET 2015

ATTIRER LES AUTRES Pour attirer de nouveaux membres, vous devez vous rendre disponible et ouvrir la voie. Sortez et allez dire aux gens pourquoi vous êtes Chevalier. Attirez-les en racontant vos expériences. Nous avons tous nos particularités, et vous représentez peut-être aux yeux de certains un modèle. ON A TOUS LE TEMPS D’ÊTRE CHEVALIER La réponse classique des éventuels candidats est : « Je n’ai pas assez de temps pour ça. » Je m’efforce alors de leur faire comprendre que juste d’être membre est quelque chose de précieux. Nous sommes tous rendus à des étapes différentes de nos vies, chacun a trouvé sa propre voie, son propre niveau de bienêtre. L’important n’est pas d’être actif à tous les jours ; même si vous n’arrivez à faire qu’une seule chose par année, ce sera apprécié. Vous donnez ce que vous pouvez donner. LE BONHEUR DE RECRUTER Il est gratifiant de savoir que ses efforts permettent à l’Ordre de grandir. Or il est un vraiment gratifiant de voir ensuite les gens que vous avez incités à se joindre à nous devenir officiers ou responsables de programmes qui s’investissent avec passion dans l’organisation.

Photo by Mathew Duman

To owners of Knights of Columbus insurance policies and persons responsible for payment of premiums on such policies: Notice is hereby given that in accordance with the provisions of Section 84 of the Laws of the Order, payment of insurance premiums due on a monthly basis to the Knights of Columbus by check made payable to Knights of Columbus and mailed to same at PO Box 1492, NEW HAVEN, CT 06506-1492, before the expiration of the grace period set forth in the policy. In Canada: Knights of Columbus, Place d’Armes Station, P.O. Box 220, Montreal, QC H2Y 3G7


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C H E VA LI ER S D E CO LO M B

Construire un monde meilleur un conseil à la fois. Chaque jour, les chevaliers à travers le monde ont la possibilité de faire une différence, que ce soit à travers le service à la communauté, la collecte de fonds ou la prière. Nous célébrons chaque et tout chevalier pour sa force, sa compassion, et son dévouement à vouloir construire un monde meilleur.

Des membres du Conseil 6963 d’Onley, en Virginie, et du Conseil 14263 Msgr. Edward Mickle, à Cape Charles, se sont joints au conseil d’administration du Centre de grossesse Accomack-Northampton pour la cérémonie d’inauguration de leur nouvelle salle d’échographie. Les Chevaliers ont travaillé durant un an avec le centre pour obtenir sa certification médicale, le recrutement de bénévoles et l’acquisition d’un nouvel appareil échographique, dans le cadre de l’Initiative Échographie des Chevaliers de Colomb.

ENVOYEZ-NOUS LES PHOTOS DE VOTRE CONSEIL POUR LA RUBRIQUE «CHEVALIERS À L’ŒUVRE». LES PHOTOS PEUVENT ÊTRE ENVOYÉES PAR COURRIEL À COLUMBIA@KOFC.ORG OU BIEN À COLUMBIA, 1 COLUMBUS PLAZA, NEW HAVEN, CT 06510-3326.

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« DIEU NE VOUS LAISSERA JAMAIS TOMBER »

Photo by Shawna Noel Photography

Alors que j’étais jeune adulte et aux études en vue d’un doctorat en sciences végétales, j’ai découvert qu’il y avait 10 églises catholiques près de mon université, à Fargo, au Dakota du Nord. Je me suis engagée dans de nombreuses activités : études bibliques, bénévolat auprès des sans-abri, enseignement religieux, distribution de la sainte communion dans un hôpital. Ce n’est toutefois qu’au moment de faire une retraite que j’ai pu m’arrêter assez longtemps pour entendre ce que Dieu me demandait. Bien que j’aie senti l’appel à la vie religieuse, je n’étais pas enthousiaste à l’idée de poursuivre cette vocation parce que cela ne cadrait pas avec mes plans. Une fois que j’en ai eu accepté l’idée, j’ai compris que la vie religieuse pouvait revêtir plusieurs visages. Après des années à me renseigner sur diverses communautés et à les visiter, une question me revenait tout le temps à l’esprit : « Mais qu’attends-tu ? » Mon conseil à ceux qui envisagent une vocation religieuse, c’est de prier. L’adoration eucharistique et la récitation du chapelet m’ont beaucoup aidé dans mon processus de discernement. Demandez à Dieu ce qu’il a prévu pour vous, et prenez le temps de bien écouter. Changer son mode de vie n’est pas toujours facile, mais Dieu ne vous laissera jamais tomber. SŒUR MARY RUTH HUHN Sœurs franciscaines de Dilligen Hankinson, Dakota du Nord

VEUILLEZ FAIRE VOTRE TOUT POUR ENCOURAGERPRIESTLY LES VOCATIONS LA PRÊTRISE ET À LA VIE RELIGIEUSE OS PRIÈRESAND ET VOTRE SOUTIEN COMPTENT POUR BEAUCOUP PLEASE , DO ALL YOUPOSSIBLE CAN TO ENCOURAGE ANDÀRELIGIOUS VOCATIONS . YOUR. VPRAYERS SUPPORT MAKE A DIFFERENCE . .

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