CHEVA L I E R S D E C O LO M B
J UILLET 2012
COLUMBIA « Le défi auquel vous faites face, chers amis, est d’augmenter la sensibilité des gens à l’importance, pour la société, de préserver la liberté religieuse ; de
défendre cette liberté contre ceux qui voudraient exclure la religion du domaine public et établir la laïcité comme foi officielle des États-Unis. » Bienheureux Jean-Paul II Baltimore, 8 octobre 1995
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37 année consécutive de la note A++ décernée par AM Best
« Remporter à nouveau cette année les grands honneurs de la part de A.M. Best met en relief l’importance et la sagesse de nos modèles d’affaires et d’investissement durables [...] Le fait d’avoir obtenu cette note d’excellence chaque année depuis 37 ans témoigne de notre engagement à protéger le mieux-être de nos familles catholiques, et à considérer nos membres comme faisant partie de notre famille. » — Le Chevalier suprême Carl A. Anderson
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A S S U R A N C E I N VA L I D I T É
S O I N S D E LO N G U E D U R É E
RENTES
C H E VA L I E R S D E C O LO M B JuILLET 2012 ♦ VOLumE 92 ♦ NuméRO 7
COLUMBIA articleS
8 Fêtons notre indépendance Les catholiques américains ne devraient jamais oublier notre tradition de liberté religieuse alors que nous nous pratiquons et défendons notre foi à l’heure actuelle. PAR LE CARDINAL TIMOTHY M. DOLAN
11 Témoigner publiquement de sa foi En joignant le geste à la parole et en prêchant courageusement l’Évangile, nous servons le bien commun à titre de fidèles citoyens. PAR L’ARCHEVÊQUE WILLIAM E. LORI, AUMÔNIER SUPRÊME
14 Notre Dame de Guadalupe se rend à l’étranger Le programme de prières mariales dédiées Notre Dame de Guadalupe trouve preneurs en Pologne. PAR KRZYSZTOF MAZUR
18 La vérité sur la planification familiale naturelle Une sensibilisation qui supplante les mythes pour atteindre le mystère de l’amour conjugal. PAR TOM HOOPES
22 Ce qu’on ne vous a pas appris dans les cours d’éducation sexuelle Entrevue avec Vicki Thorn traitant des incidences négatives de la contraception hormonale sur la santé, les relations et la société. PAR ALTON J. PELOWSKI
La Déclaration d’indépendance a été adoptée par le Congrès continental le 4 juillet 1776. On peut notamment y lire, au début, ces fameuses paroles : «Nous tenons les vérités suivantes pour évidentes par elles-mêmes: tous les hommes ont été créés égaux, le Créateur leur a conféré des droits inaliénables; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur. »
SectionS
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Construire un Monde Meilleur La définition étroite de religion que propose le gouvernement fédéral se présente à l’encontre de la signification et de l’objet du christianisme. PAR LE CHEVALIER SUPRÊME, CARL A. ANDERSON
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Apprendre la foi, vivre la foi Dans notre lutte pour la liberté religieuse, nous devons reconnaître que la liberté est fondée sur la vérité morale et non sur le relativisme. PAR MGR. WILLIAM E. LORI, AUMÔNIER SUPRÊME
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Nouvelles des Chevaliers Réunis en congrès, les députés d’État insistent sur l’importance d’augmenter le nombre de membres et d’activités caritatives • Une majorité d’Américains sont pour les droits de la conscience prévus par le Premier Amendement, en matière de soins de santé • Les Chevaliers de Colomb se joignent à la défense dans l’affaire du monument aux morts, au Montana • A.M. Best accorde à nouveau la meilleure note aux assurances des Chevaliers de Colomb
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Réflexion À l’occasion de son voyage de 2002 à Toronto, le Bienheureux JeanPaul II avait transmis un message de joie et d’espérance. PAR LE PÈRE THOMAS ROSICA, C.S.B.
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Les députés d’État
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Chevaliers à l’œuvre
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Application de nos degrés
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É D I TO R I A L
COLUMBIA ÉDITEURs
LEs DEUX sEMAINEs de dévotions de la Quinzaine de la liberté se culminant le Jour de l’indépendance se sont déroulées sous plusieurs dimensions : la prière, l’étude, la catéchèse et des manifestations publiques. Devant les défis nationaux posés à la liberté religieuse, les catholiques américains seront tentés de prime abord de réagir sur le plan politique. Toutefois, parmi les objectifs suggérés de la Quinzaine de la liberté, la prière et l’étude sont encore beaucoup plus urgentes. La prière ouvre nos cœurs et notre esprit à Dieu, lui, la source de notre liberté et celui qui nous permet d’aller de l’avant à la fois dans l’humilité et la fortitude. Et l’étude des enseignements de l’Église sur la liberté religieuse nous permet d’acquérir la sagesse de vivre notre foi dans l’authenticité et d’en rendre témoignage devant la culture laïque qui nous entoure. Étant donné que les termes « liberté » et « droits » reviennent souvent au cœur des débats publics, il est crucial que nous nous demandions ce qu’on entend par liberté et où les droits prennent leur source. Ce qui apparaît clairement alors, c’est que, eb ce qui concerne la nature humaine, la culture laïque repose sur des assises fondamentalement différentes que celles proposées par l’Église catholique. selon la perspective laïque, la liberté se définit surtout sous l’angle de l’autodétermination et des choix à faire parmi diverses opinions, tandis que les droits sont jaugés simplement par leur capacité de nous immuniser contre toute contrainte, et la religion, comme la société, sont considérées comme une forme d’association volontaire. D’autre part, du point de vue catholique, la liberté comprend la capacité de conformer sa volonté vers le bien, tandis que les droits sont fondés sur la dignité humaine et impliquent des devoirs envers
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Dieu et les autres, et notre origine en Dieu, ainsi que nos relations avec les autres sont insécables, du fait que nous sommes des êtres humains. Présentée de ce point de vue, la promotion d’une véritable intelligence de la nature humaine est devenue l’un des principaux thèmes du pontificat du pape Benoît XVI. Dans son message de la Journée mondiale de la paix, le premier janvier dernier, il observait que : « C’est seulement par sa relation avec Dieu que l’homme comprend aussi le sens de sa propre liberté. Et c’est la tâche de l’éducation de former à la liberté authentique. Celle-ci n’est pas l’absence de liens ou le règne du libre arbitre, elle n’est pas l’absolutisme du « je ». L’homme qui se croit absolu, qui n’est dépendant de rien et de personne, et qui croit pouvoir faire tout ce qu’il veut, finit par contredire la vérité de son propre être et par perdre sa liberté ». À moins que tous les êtres humains soient « dotés par leur Créateur de certains droits inaliénables » et que la liberté trouve son fondement dans la transcendance de la vérité et du bien, alors nous sommes laissés à la merci de ce que le pape appelle « la dictature du relativisme ». Autrement dit, si la liberté est réduite à une simple revendication de la liberté, sans la reconnaissance de Dieu comme sa source et sa fin ultime, alors l’universalité des droits de la personne est inévitablement replacée par la lutte du pouvoir entre les puissants contre les faibles. En réponse à cette fausse liberté qui caractérise la culture de la mort, les catholiques sont appelés à être les témoins de la vie et de la joie abondante qu’apporte dans le monde la liberté véritable.♦ ALToN J. PELowskI DIRECTEUR DE RÉDACTIoN
ADMINIsTRATEURs sUPRêMEs CHEVALIER SUPRÊME Carl A. Anderson AUMÔNIER SUPRÊME Mons. william E. Lori, s.T.D. DÉPUTÉ CHEVALIER SUPRÊME Dennis A. savoie SECRÉTAIRE SUPRÊME Charles E. Maurer Jr. TRÉSORIER SUPRÊME Logan T. Ludwig AVOCAT SUPRÊME John A. Marrella ________ RÉDACTIoN DIRECTEUR DE RÉDACTION Alton J. Pelowski alton.pelowski@kofc.org RÉDACTEUR EN CHEF ADJOINT Patrick scalisi patrick.scalisi@kofc.org
L’abbé Michael J. McGivney (1852-90), Apôtre de la jeunesse, protecteur de la vie familiale et fondateur des Chevaliers de Colomb, intercédez pour nous. ________ POUR COMMUNIQUER AVEC NOUS PAR LA POSTE: COLUMBIA
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La liberté fondée sur la vérité
Chevaliers de Colomb ________
C O N S T RU I R E U N M O N D E M E I L L E U R
À la défense de notre identité catholique La définition étroite de religion que propose le gouvernement fédéral se présente à l’encontre de la signification et de l’objet du christianisme par le Chevalier Suprême, Carl A. Anderson IL y A BIENTôT 20 ANs, le bienheureux Jean-Paul II rendait visite aux ÉtatsUnis et nous incitait à sauvegarder le droit au libre exercice de la religion garanti par notre Premier amendement de notre Constitution. « Le défi auquel vous faites face, chers amis, est d’augmenter la sensibilité des gens à l’importance, pour la société, de préserver la liberté religieuse ; de défendre cette liberté contre ceux qui voudraient exclure la religion du domaine public et établir la laïcité comme foi officielle des États-Unis. » Quelle intuition manifestée dans ces paroles! Quelle justesse encore plus opportune de nos jours dans ces remarques de Jean-Paul II! L’enjeu actuel de notre défense de la liberté religieuse ne repose pas simplement sur le droit qu’ont les catholiques de pratiquer leur foi en toute liberté et sans se laisser entraîner dans des actes qui violeraient notre conscience. Un autre enjeu touche la question, à savoir qui définit la mission et le but de l’Église catholique. Comme je l’ai noté dans mon discours du Déjeuner de prière national catholique d’avril dernier, le gouvernement fédéral a cherché à contrecarrer l’identité de la religion à deux reprises depuis un an. D’abord, il y eut l’affaire concernant qui, du gouvernement ou de l’Église, devrait décider qui devrait faire partie du clergé. Dans cette affaire — Hosanna Tabor c. EEOC — présentée devant le Cour suprême, l’administration fédérale soutenait que la définition de membre du clergé devrait être restreinte. Une telle définition aurait mis fin à « l’exception pastorale » qui exempte les groupes religieux de certaines lois du travail dans le cas des
personnes qui exercent un ministère. D’après le gouvernement, si « l’exception pastorale » existe quant à l’emploi, elle devrait se limiter strictement « aux seul(e)s employé(e)s qui ont exclusivement des fonctions religieuses. » Un tel raisonnement amenait le Juge en chef John Roberts à se demander, durant l’argumentation orale, si le pape luimême pourrait être inclus dans la définition d’un ministre religieux présentée par le gouvernement. Il en a résulté que la Cour suprême, à l’unanimité, a rejeté la thèse du gouvernement, en affirmant : « Nous ne sommes pas certains qu’il existe de tels employés », puisque même les responsables d’Église dans ses instances les plus élevées exercent « une diversité de tâches ». De même, le règlement du département de la santé et des services sociaux permet seulement la plus étroite des exemptions pour les institutions religieuses. Celle qui est proposée ne touche que les institutions qui, entre autres, ont à leur emploi et assurent le service des seuls adeptes de leur propre foi. Comme le note le cardinal Daniel DiNardo, archevêque de Galveston-Houston : « Ni Jésus lui-même, ni le Bon samaritain (…) ne seraient « assez religieux » pour être exemptés, puisqu’ils ne partageaient pas le même point de vue sur Dieu ». Le Christ a appelé tous les chrétiens à dépasser les frontières de leurs propres confessions en enseignant à « toutes les nations », et en considérant toute personne comme le « prochain », et en faisant « du bien à ceux qui les haïssent ». Il définissait comme « prochain » toute personne dans le besoin — et dans sa
parabole du bon samaritain, le Christ comprendrait dans sa définition du prochain les personnes d’autres religions. Dans la cause d’Hosanna Tabor, la Cour suprême, à l’unanimité, jugeait que la thèse du gouvernement se caractérisait par le pouvoir qu’elle s’accordait « d’intervenir dans une décision interne de la communauté qui a trait à la foi et la mission de la communauté elle-même. » on pourrait en dire autant du mandat du département de la santé et des services sociaux. La définition de la religion présentée dans l’exemption modifie les données fondamentales et la mission du christianisme. Un gouvernement disposé à intervenir dans les données fondamentales et la mission de l’Église devient un gouvernement disposé à modifier l’identité de l’Église. Le laïcisme considère la religion comme un regroupement qui devrait être limité à « la liberté de culte », qui devrait se réunir seulement dans des édifices destinés au culte, et non sur la place publique. Toutefois, notre Premier Amendement nous garantit le libre exercice de notre religion, et comme fondement à cette garantie, nous discernons notre habilité à suivre des principes de notre religion tels que définis par le Christ et non par le gouvernement. En fêtant le Jour de l’indépendance et les droits « accordés par notre Créateur », nous pourrions nous arrêter quelques instants et nous rappeler ces paroles : « La liberté s’obtient au prix d’une éternelle vigilance ». Vivat Jesus!
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APPRENDRE LA FOI, VIVRE LA FOI
La liberté : la vraie et la fausse Dans notre lutte pour la liberté religieuse, nous devons reconnaître que la liberté est fondée sur la vérité morale et non sur le relativisme par Mgr. William E. Lori, Aumônier Suprême ALoRs QUE LA Quinzaine de la liberté culmine avec une célébration de prières pour souligner la Fête de l’indépendance, c’est une occasion pour les Américains de rendre grâce pour la sagesse des Pères fondateurs qui ont reconnu dans la Déclaration d’indépendance que nos droits fondamentaux ne nous sont pas accordés par un gouvernement quelconque, mais légués par notre Créateur. C’est également le bon moment de réfléchir sur le fait que nos droits sont protégés par la Constitution des États-Unis. Au premier rang de ces droits se trouve la liberté religieuse, qui est la cible de notre culture de plus en plus laïque. Après tout, quand la culture se dissocie de la religion et de principes de la loi morale, notre compréhension même de la liberté se déforme. CERTAINs DÉFIs DEMEURENT À l’heure actuelle, les risques auxquels est exposée la liberté religieuse aux ÉtatsUnis sont bien connus. Parmi les plus grands de ces risques se retrouve le règlement émis par le Ministère de la santé et des services sociaux des ÉtatsUnis, selon lequel les employeurs et les organismes religieux seraient tenus de financer ou de rendre disponibles des médicaments abortifs, stérilisants et contraceptifs. Retenons bien que l’Église ne cherche pas à forcer quiconque de faire quoi que soit. Elle défend simplement la liberté de se conformer à l’enseignement catholique dans les lieux de travail, liberté que tant le droit que la politique sur le plan fédéral ont large4 ♦ COLUMBIA ♦
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ment respectée depuis longtemps. Nous ne cherchons pas à élargir cette liberté, mais simplement de la sauvegarder contre le recours grossier du pouvoir administratif de la limiter. L’Église, de concert avec ses partenaires œcuméniques et interreligieux, se trouve devant une lutte très ardue. Certes, nous avons joui d’une effusion de soutien de partout au pays, nous avons raison de croire que les procès intentés pour que le règlement en question soit annulé sont fondés fermement sur des arguments solides, notamment concernant la définition étroite établissant quels organismes sont suffisamment religieux pour obtenir une exemption. D’après la nouvelle exemption étroite, toute institution religieuse, pour se qualifier, doit embaucher et s’occuper deses seuls fidèles. Pour tout dire, elle doit avoir une visée introspective. Pourtant, notre Église a cherché depuis ses débuts, à s’étendre à toutes les nations et servir le bien commun par le biais de ses écoles, ses institutions charitables, ses hôpitaux et ses différents programmes sociaux. Toutefois, même si nous gagnons nos procès, la liberté religieuse continuera d’être défiée, étant donné notre culture laïque. Beaucoup de voix au premier plan du discours public — y compris la plupart des grands médias — rejettent la revendication de l’Église voulant que l’enjeu soit la liberté religieuse. Une telle revendication a été qualifiée de « charlatanesque » et factice par d’éminents journaux. s’agit-il simplement d’une aversion réflexe contre l’Église catho-
lique et ses enseignements? J’oserais croire que l’enjeu actuel est beaucoup plus profond que cela, et c’est plutôt que nous sommes aux prises avec des notions rivales de la liberté. DEUX VIsIoNs DE LA LIBERTÉ Pour beaucoup de commentateurs culturels, la liberté se définit simplement comme la capacité d’une personne de faire ce qu’elle veut, d’améliorer sa vie comme elle l’entend. Cette définition n’est limitée que par la notion qu’on ne doit pas entraver les droits des autres de faire les mêmes choix. Cette version très laïque de la liberté exclut la loi morale — ce qui est vrai est bon — et Dieu lui-même, l’auteur et la source de la liberté. Il va sans dire que nos libertés fondamentales sont inscrites dans nos cœurs par notre Créateur. La notion laïque de la liberté affirme plutôt que nous créons notre propre version de ce qui est vrai et bon et que nous choisissons en conséquence, pourvu que nous ne violions pas le droit de quelqu’un d’autre de faire de même. selon ce point de vue, la liberté est non seulement très individualiste, mais également relativiste, puisqu’il n’accepte aucune loi fondamentale qui protège le bien et le vrai auxquels tous les êtres humains sont liés. Quand prévaut cette notion de la liberté, ce sont les forts — les gens qui ont l’argent, le pouvoir et l’influence — qui finissent par imposer leurs points de vue aux autres.
APPRENDRE LA FOI, VIVRE LA FOI
selon la perspective de l’administration présidentielle et des éditorialistes, la liberté prônée par l’Église ne s’étend qu’au culte, à la prédication et à l’enseignement. Elle ne va pas jusqu’à mettre ses enseignements en pratique au moyen de ses propres institutions quand cellesci embauchent ou se mettent au service des gens d’autres croyances. Quand la liberté est réduite aux choix que font des individus pourvu qu’il s’agisse d’un choix approuvé par le gouvernement, la liberté religieuse est gravement limitée. Toute notion de liberté qui relie les choix d’un individu à une loi morale est considérée comme « charlatanesque » ou « factice », car elle n’est pas cohérente
INTENTIONS DU
avec la notion laïque de la liberté. Et la revendication de l’Église selon laquelle elle est libre d’administrer ses propres institutions selon ses propres valeurs, même si elles vont à l’encontre de la culture ambiante, est rejetée sommairement par les commentateurs laïques et les éminences grises. Le père dominicain servais Pinkaers, expert en théologie morale, fait la distinction entre la « liberté de l’indifférence » et la « liberté en vue de l’excellence ». La première concerne l’exercice de la volonté libre sans égard pour la vérité morale. La liberté de l’excellence, par contre, tient de l’exercice de la volonté libre dans une perspective
de ce qui est vrai et bon; c’est la liberté de choisir ce que nous devons choisir. si nous voulons sauvegarder la liberté qu’a l’Église de remplir sa mission que Dieu lui a confiée et notre propre liberté de choisir ce qui est vrai et bien, alors il nous faut retenir et communiquer aux autres une notion juste de la liberté. saint Paul écrivait : « Tout ce qui est vrai et noble, tout ce qui est juste et pur, tout ce qui est digne d’être aimé et honoré, tout ce qui s’appelle vertu et qui mérite des éloges, tout cela, prenez-le à votre compte ». Nous avons raison de suivre cet avis, alors que nous fêtons la naissance de notre nation.♦
L ’ H O M M E C AT H O L I QU E D U M O I S
S A I N T- P È R E
Offertes en solidarité avec le pape Benoît XVI GÉNÉRALE : Pour que tous puissent avoir un travail et l’effectuer dans des conditions de stabilité et de sécurité.
POPE: CNS photo/Paul Haring — VENERABLE SOLANuS CASEY: CNS photo
MIssIoNNAIRE : Pour que les volontaires chrétiens, présents dans les territoires de mission, sachent témoigner de la charité du Christ.
Vénérable Solanus Casey (1870-1957) Bernard « Barney » Francis Casey est né le 25 novembre 1870, d’une famille d’immigrés irlandais dans la campagne du wisconsin. sixième de 16 enfants, il travaille comme bucheron, aide-infirmier, opérateur de tramway et gardien de prison avant d’entrer au petit séminaire saint Mary de Milwaukee à 21 ans. En entrant dans l’ordre des Capucins, on lui donne le nom de solanus, en mémoire du missionnaire espagnol du 17e siècle, saint François solano. Il est ordonné prêtre, le 24 juillet 1904, mais parce qu’il a connu des difficultés au cours de ses études au séminaire, il est ordonné « sacerdos simplex », certaines fonctions presbytérales lui étant interdites. Le père Casey passera les 20 premières années de son ministère dans la région de la ville de New york. En 1927, il sera nommé au Monastère st Bonaventure, à Détroit, où il sera surtout portier. Tout au cours de son ministère, le père Casey acceptera ses limites. Même s’il ne lui est pas permis de prêcher sur des matières doctrinales, il sera réputé comme orateur captivant. Et bien qu’il ne puisse entendre les confessions, des douzaines de personnes le visitent chaque jour afin
de recevoir sa bénédiction et ses conseils. Même sa vie durant, de nombreuses guérisons miraculeuses seront attribuées à son intercession. sa santé faiblissant, le père Casey sera transféré, en 1946, à Huntington, dans l’Indiana où il habitera pendant dix ans avant de retourner à Détroit. Après sa mort, le 31 juillet 1957, à l’âge de 80 ans, on estime que quelque 20 000 personnes sont passées près de son cercueil avant son inhumation à saint-Bonaventure. ses dernières paroles auraient été : « Je rends mon âme à Jésus Christ ». La cause de sa canonisation fut introduite en 1982, et le 11 juillet 1995, il est devenu le premier homme né aux ÉtatsUnis à être déclaré vénérable.♦
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Réunis en congrès, les députés d’État insistent sur l’importance d’augmenter le nombre de membres et d’activités caritatives
Le Chevalier suprême Carl A. Anderson s’adresse aux députés d’État réunis en congrès annuel. LEs CHEVALIERs DE CoLoMB ont établi un nouveau record en 2011 en termes de dons caritatifs et de bénévolat, selon le dernier rapport annuel de l’ordre sur l’activité fraternelle. Lors d’une présentation aux députés d’État à New Haven, au Connecticut, le 10 juin, le Chevalier suprême Carl A. Anderson a dévoilé d’impressionnants résultats. Ainsi, les contributions caritatives ont totalisé plus de 158 millions $ l’an dernier — une hausse d’environ 3,4 millions $ par rapport à l’année précédente. Pour sa part, le bénévolat au bénéfice de causes caritatives s’est élevé à plus de 70 millions d’heures de service. « Je serais surpris qu’une autre organisation catholique fraternelle fasse le genre de différence que permettent, chaque jour, les Chevaliers de Colomb dans nos communautés et nos paroisses », a déclaré le Chevalier suprême. Le dévoilement des résultats du sondage fraternel aura été le moment fort de la réunion organisationnelle annuelle des députés d’État, qui s’est tenue du 6 au 10 juin. Au cours de celleci, il fut réitéré que l’augmentation de l’effectif ainsi que celle de l’action caritative étaient les deux piliers sur lesquels repose le succès de l’ordre. Le Chevalier suprême a notamment mis en relief un des thèmes importants de la rencontre : « Le Pouvoir de l’Un », qui sous-tend l’objectif de l’ordre en matière de membership, à savoir « Un membre, par Conseil, par mois. » « En tant que Chevaliers, nous avons quelque chose de formidable à donner, et en tout premier lieu, nous devons nous donner nous-mêmes » par le truchement de la charité, de l’amitié et du soutien fraternel, de dire Carl Anderson. Il a ensuite invité les députés d’État à donner l’exemple en 6 ♦ COLUMBIA ♦
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encourageant les Conseils à faire activement du recrutement, à l’année. Cela est important, a-t-il expliqué, en vertu de l’influence qu’ont nos membres dans la société en général grâce à leur action caritative. Entre également en jeu l’effet positif qu’a sur ces derniers l’appartenance aux Chevaliers, qui en fait de meilleurs pères, de meilleurs maris et de meilleurs citoyens. Pour ce faire, la réunion de cinq jours des députés d’État a vu se tenir des séances sur les programmes caritatifs, la formation spirituelle ainsi que le recrutement et la rétention des membres. Les participants se sont également regroupés à plusieurs reprises pour la célébration de la messe. Le 8 juin, l’Aumônier suprême, l’archevêque william E. Lori, a célébré, en l’église st. Mary de New Haven, sa première messe depuis qu’il a été installé à la tête de l’archidiocèse de Baltimore. Il a exhorté les députés d’État à permettre à la Parole de Dieu de façonner leurs cœurs et leurs esprits, de manière à ce qu’ils deviennent des leaders exemplaires tant pour la foi que pour l’ordre. À en juger par les résultats obtenus dans le cadre du dernier rapport des activités fraternelles, les députés d’État ont une importante tradition à maintenir. En effet, au cours des 10 dernières années, les Chevaliers ont versé plus de 1,4 milliard $ et fourni 653 millions d’heures de bénévolat au profit de causes caritatives. Comme le Chevalier suprême l’a expliqué, « si nous renforçons les Chevaliers, c’est l’Église que nous renforçons. si nous renforçons les Chevaliers, ce sont nos communautés et nos pays que nous renforçons. Telle est notre mission. Et nous allons croître encore plus et réaliser cette mission. »♦
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Une majorité d’Américains sont pour les droits de la conscience prévus par le Premier Amendement, en matière de soins de santé ALoRs QUE LEs diocèses et organisations catholiques à travers les États-Unis déposent des poursuites afin de protéger les droits que leur confère le Premier Amendement et de contester l’obligation imposée par le gouvernement en matière de soins médicaux, un nouveau sondage révèle que près de trois Américains sur quatre (74 pour cent contre 26 pour cent) estiment que la liberté de culte devrait être protégée, même si elle vient en conflit avec d’autres lois. selon le sondage « Chevaliers de Colomb – Mariste » effectué en mai, une majorité de répondants sont en faveur des droits prévus par le Premier Amendement pour les hôpitaux, les travailleurs du monde de la santé et les assureurs qui souhaitent pouvoir refuser de fournir certains médicaments, services et procédures, y compris : l’avortement (58 pour cent contre 38 pour cent), les médicaments qui provoquent l’avortement (51 pour cent contre 44 pour cent), les traitements de fertilisation in vitro qui peuvent entraîner la mort de l’embryon (52 pour cent contre 41 pour cent), la médication qui accélère la mort de patients en phase terminale (55 pour cent contre 41 pour cent) et les pilules anticonceptionnelles (51 pour cent contre 46 pour cent). « Ce sondage montre que les citoyens américains sont fondamentalement convaincus de la nécessité de protéger les droits de la conscience prévus pour tous par le Premier Amendement, de déclarer le Chevalier suprême Carl A. Anderson. Permettre aux gens de renoncer à ces procédures ou à ces services — lesquels violent leur foi — est la bonne chose à faire. »♦
Les Chevaliers de Colomb se joignent à la défense dans l’affaire du monument aux morts, au Montana Les Chevaliers de Colomb — représentés par le Fonds Becket pour la liberté de culte — ont demandé à pouvoir intervenir dans un procès, afin de protéger un monument aux morts qui commémore la 10e Division de montagne de l’Armée américaine et qui est installé au Montana, sur les terres du service des forêts des États-Unis. Le monument, qui comprend une grande statue de Jésus, a été mis par les Chevaliers du Montana à la demande des vétérans de la 10e Division de montagne, afin de créer un mémorial qui leur rappelait les sanctuaires de montagne qu’ils avaient pu voir pendant les combats de la seconde Guerre mondiale. Depuis 1954, les Chevaliers en assuraient l’entretien. Afin de mettre le monument, le Conseil 1328 kalispell (Montana) a loué un terrain de 625 pieds carrés (25’ X 25’) sur Big Mountain, à l’intérieur des limites d’un centre de ski réputé. Le permis a été renouvelé depuis tous les 10 ans sans problème jusqu’à ce qu’en 2010, une organisation basée au wisconsin prétende que le mémorial violait la Constitution américaine. Les Chevaliers de Colomb ont demandé à la Cour de District à Missoula, dans le Montana, de permettre à l’ordre d’intervenir à titre de défendeur dans l’affaire Fondation pour la liberté de culte c. weber. « L’idée selon laquelle un monument aux morts composé en partie d’un symbole religieux et mis à l’écart sur un terrain public établit d’une certaine manière le statut religieux de ce pays vient contredire la vérité historique, la vision de nos Pères fondateurs enchâssée dans le Premier Amendement ainsi que l’abondante jurisprudence dans ce domaine, a déclaré le Chevalier suprême Carl A. Anderson. Il est triste de constater que certains de nos concitoyens sont devenus si intolérants à l’égard de la religion qu’ils sont prêts à faire enlever des monuments commémoratifs qui soulignent depuis très longtemps la contribution de ces héros de la guerre, et cela afin d’imposer leur vision étroite à tout le reste d’entre nous. »♦
CNS photo/Rick musacchio, Tennessee Register
A.M. Best accorde à nouveau la meilleure note aux assurances des Chevaliers de Colomb PoUR LA 37e année consécutive, la firme A.M. Best a décerné aux Chevaliers de Colomb sa meilleure note d’excellence en matière de solidité financière, A++ (supérieur). A.M. Best est une agence mondiale de notation et d’information qui fait des analyses détaillées et qui publie des rapports sur la stabilité financière des compagnies d’assurances. Dans son rapport 2012, A.M. Best souligne « la solide présence de l’ordre
sur le plan fraternel au sein des communautés catholiques du Canada et des États-Unis, sa capitalisation supérieure à risques pondérés [...] et les résultats d’exploitation statutaires constamment positifs de l’ordre. » Le rapport souligne également que « l’ordre entretient de puissantes affinités avec ses très nombreux membres grâce à ses œuvres caritatives de même que son portefeuille concurrentiel de
produits d’assurance vie et viagers. » selon le Chevalier suprême Carl A. Anderson, « remporter à nouveau cette année les grands honneurs de la part de A.M. Best met en relief l’importance et la sagesse de nos modèles d’affaires et d’investissement durables [...] Le fait d’avoir obtenu cette note d’excellence chaque année depuis 37 ans témoigne de notre engagement à protéger le bienêtre de nos familles catholiques. »♦
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Indépendance
F Ê TO N S N OT R E
Les catholiques américains ne devraient jamais oublier notre tradition de liberté religieuse alors que nous nous pratiquons et défendons notre foi à l’heure actuelle par le cardinal Timothy M. Dolan
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ous sommes tellement habitués à entendre les premières Mais pour l’instant, centrons-nous sur le bien que ces paroles lignes de la Déclaration d’indépendance, et elles sont deve- nous ont procuré. nues tellement ancrées dans notre identité nationale qu’elles Dans un large mesure, nous avons hérité d’un catholicisme libre pourraient résonner dans nos oreilles ou briller devant nos yeux d’interférence de la part du gouvernement, d’une part, quant à la sans que nous ne nous en rendions pas tellement compte. si doctrine émanant de notre prédication et celle enseignée dans les nous sommes le moindrement distraits, elles risquent d’avoir séminaires, et, d’autre part, quant aux nominations des autorités rel’air d’une expression stéréotypée. « Nous tenons les vérités sui- ligieuses et des terres que l’Église est en droit de posséder. Jusqu’ici, vantes pour évidentes par ellesnous avons été libres de transmettre mêmes: tous les hommes ont été notre foi à nos familles et à d’autres créés égaux, le Créateur leur a personnes, à établir des églises, des conféré des droits inaliénables; parmi écoles et des œuvres de charité, et ces droits se trouvent la vie, la liberté d’évangéliser la culture ambiante. ’est une question et la recherche du bonheur ». Aussi sommes-nous libres de critiquer Aux États-Unis, ces déclarations notre gouvernement, même dans la d’évangélisation. Est-ce sont partie prenante de notre ADN, prédication, sans recevoir la moindre depuis qu’elles ont été rédigées pour réprimande de la part des autorités. que nous, catholiques, la première fois en 1776. Elles serNotre situation historique est rare vent non seulement à en aviser notre lorsque nous prenons en compte la vapratiquons la foi que gouvernement, mais également riété de relations Église-État dont ont notre culture entière, jusqu’à la façon joui les chrétiens au cours des siècles, nous travaillons si dont s’y prennent les familles dans et les conditions de persécution que, leurs relations entre elles et sur la dans d’autres contrées, vivent tant de fort à défendre?” manière de pratiquer notre religion. croyants de nos jours. Néanmoins, l’esprit d’indépenL’école paroissiale, le sous-sol de dance qui se trouve tant au cœur et l’église, le cimetière catholique, la salle de la Révolution américaine que des Chevaliers de Colomb, la grotte dans la perception populaire de la du village le long de la route — toutes souveraineté pose certaines difficultés pour l’Église des États- ces réalités nous sont familières. Ce sont les endroits où nous avons Unis. Trop souvent, nos gens confondent liberté et licence, va- dansé pour la première fois, où nous sommes allés aux classes de lorisent la contestation pour la contestation et sont centrés trop catéchisme ou bien là où nous sommes allés aux noces de notre uniquement sur nos droits individuels plutôt que sur nos devoirs cousine. Ils peuvent nous rappeler le jour où nous avons complété en vue du bien commun. Ces tendances constituent des défis une épreuve chez les scouts, ou encore avoir perdu une rencontre constants pour le catholicisme des États-Unis, et année après athlétique, ou bien la fois que nous avons mangé des beignes et année, nous devons agir de notre mieux pour les relever. dégusté un chocolat chaud, parce nous nous étions bien comportés
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Un feu d’artifice du 4 juillet jaillit derrière le monument à Thomas Jefferson, à Washington, D.C. durant la messe. Peut-être nous souvenons-nous également d’avoir visité un foyer catholique pour personnes âgées, d’avoir fait du bénévolat dans une soupe populaire, ou d’avoir pris place au chevet de notre grand-mère dans un hôpital catholique de la ville. Ces institutions et les souvenirs qu’elles suscitent en nous ont acquis un statut américain distinctif depuis la fondation de notre pays. Ils sont logés dans nos cœurs et dans notre sang, parce que les gens qui nous ont précédés ont vécu, d’une part, les mots de la Déclaration d’indépendance et, d’autre part, notre foi catholique. C’est peut-être aux États-Unis, plus qu’en tout autre endroit au monde, que notre foi a joui de la liberté de respirer, d’exprimer à haute voix nos opinions, de construire et d’œuvrer inlassablement pour ce que nous estimons. La culture que nous avons héritée, et qui résulte de cette liberté, est si importante que parfois il est difficile de l’apercevoir. Mais peut-être qu’en cette Fête de l’indépendance, nous pourrons la percevoir d’une perspective renouvelée. Considérons une anecdote que je partage dans mon livre Priests for the Third Millennium (Des prêtres pour le troisième millé-
naire), et qui raconte que des missionnaires qui retournaient au Japon au milieu du 19e siècle après que les missionnaires chrétiens y avaient été chassés 260 ans auparavant. Dans une région éloignée du pays, les missionnaires ont découvert un tout petit village où la centaine d’habitants se réunissaient chaque dimanche pour prier le symbole des Apôtres, le Notre Père, le Je vous salue, Marie, le Gloire au Père, les actes de foi, d’espérance, de charité et de contrition, ainsi que les Dix Commandements et les Huit Béatitudes. Les missionnaires ont demandé aux gens d’où leur venait cette coutume, pour découvrir que dans un passé éloigné, des hommes qu’on appelait « pères » avaient appris aux gens à mémoriser ces prières et à se réunir pour les réciter tous les dimanches. Ces catholiques courageux avaient conservé leur foi, cette perle « de grand prix » pendant plus de deux siècles d’obscurité et d’oppression. Quel contraste! La durée de la persécution japonaise représente grosso modo la même période qui s’est déroulée entre la Déclaration d’indépendance et aujourd’hui. Là-bas, ils devaient se réunir en secret seulement. Chez nous, il y a des catholiques à tous JUILLET 2012
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les niveaux de gouvernance, et notre foi nous a aidés à structurer notre culture, ce qui n’est pas arrivé par accident. En effet, il s’agit du résultat des luttes de nos concitoyens qui, au cours des années, ont vécu l’idéal proposé dans la Déclaration d’indépendance. Quelle section abandonnerions-nous volontiers? Et quelle culture catholique lèguerons-nous à la génération montante? Le vent tourne, de sorte que les catholiques doivent demeurer vigilants. Évidemment, les États-Unis n’en sont pas au point où les chrétiens doivent pratiquer une forme de foi de survie extrême comme celle à laquelle (bien que très édifiante) furent confrontés les missionnaires jésuites au Japon. Pourtant, quand nous considérons la persécution que notre Église a endurée sous divers régimes depuis ses débuts, nous pouvons nous rendre compte que la situation peut s’envenimer et rapidement. À la question « Que faire? », nous répondons catégoriquement. La Conférence des évêques catholiques des États-Unis et de grands organismes comme les Chevaliers de Colomb ont fourni des indices utiles. La « Quinzaine de l’indépendance » qui se termine nous a fourni une occasion unique de méditer sur « notre liberté la plus chère » et de saisir l’occasion de renseigner nos concitoyens sur l’importance de la liberté religieuse. Plusieurs de nos diocèses se sont ralliés à d’autres organismes laïques en vue de défendre nos droits d’origine divine devant les tribunaux. Pour leur part, des évêques se sont prononcés devant leurs ouailles sur les défis en présence et la position que notre Église compte prendre dans les circonstances. Notre unité constitue à la fois une inspiration et un rappel de la gravité des menaces que nous devons affronter ensemble. Cependant, au-delà des luttes immédiates en vue de renverser le règlement injuste et antiaméricain concernant la contraception imposé par les services humains et de la santé des ÉtatsUnis d’Amérique , il y a une lutte plus fondamentale, un défi 10 ♦ C O L U M B I A ♦
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plus fondamental que nous, catholiques, devons affronter. Ce règlement et plusieurs autres empiètements contre la liberté religieuse, ont manifesté clairement que beaucoup de nos concitoyens — dont certains catholiques — envisagent notre foi comme une menace ou tout au moins comme un élément qui ne devrait pas faire obstacle à un programme politique. Ils y perçoivent comme un objet discordant, étranger, désuet et sur son déclin. En réponse à ses objections, il nous faut modifier cette perception. Le défi a donc trait au visage que présente la foi catholique au jour le jour à nos concitoyens. C’est une question d’évangélisation. Est-ce que nous, catholiques, pratiquons la foi que nous travaillons si fort à défendre? Qu’en est-il de ses enseignements plus difficiles à accepter, notamment celui qui nous exhorte d’aimer nos ennemis? Quand elle est bien vécue, notre foi catholique donne lieu à une culture de joie authentique. Les gens peuvent l’observer dans nos gestes, dans notre discours, dans notre regard. « Voici comment on saura que vous êtes mes disciples, si vous vous aimez les uns les autres » (Jn 13, 35). Au cœur de la culture de la mort qui nous entoure de toutes parts, notre fois se présentera comme un élément que nos proches trouveront convaincant et auquel ils désireront adhérer. Il nous faut manifester la culture qui cherche à caractériser notre foi comme une réalité vivante qui transforme la vie. Le défi le plus fondamental que nous avons à relever pour sauvegarder notre idéal américain c’est de vivre notre foi avec audace, de la proclamer avec audace et d’aimer avec audace Dieu et notre prochain. Comme nous l’enseignait Jésus : « Que votre lumière brille devant tout le monde ». À toutes et tous, un heureux « Quatre juillet »!♦ LE CARDINAL TIMoTHy M. DoLAN est archevêque de New york et président de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis.
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Le comité de rédaction de la Déclaration d’indépendance, composé de cinq hommes, présente son projet de document au Congrès. Ce tableau, commandé à John Trumbull en 1817, est suspendu dans la rotonde du Capitole américain.
TÉMOIGNER PUBLIQUEMENT
DE SA FOI En joignant le geste à la parole et en prêchant courageusement l’Évangile, nous servons le bien commun à titre de fidèles citoyens
Karl merton Ferron/Baltimore Sun
par l’archevêque William E. Lori, Aumônier suprême
NoTE DE L’ÉDITEUR : Le texte qui suit a été adapté à partir de l’homélie qu’a prononcée l’aumônier suprême lors de son installation en tant qu’archevêque de Baltimore, le 16 mai en la cathédrale Mary our Queen.
À la basilique du Sanctuaire national de l’Assomption de la Sainte Vierge Marie, le 20 mars dernier à Baltimore, l’archevêque Lori a esquissé un sourire alors qu’on annonçait officiellement qu’il allait devenir le 16e archevêque de Baltimore.
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INTERVENIR sUR LA PLACE PUBLIQUE Durant sa visite à Baltimore en octobre 1995, le pape Jean-Paul II avait déclaré : « Le défi auquel vous faites face, chers amis, est d’augmenter la sensibilité des gens à l’importance, pour la société, de préserver la liberté religieuse ; de défendre cette liberté contre ceux qui voudraient exclure la religion du domaine public et établir la laïcité comme foi officielle des États-Unis. Et il est tout aussi vital, pour la survie même de l’expérience américaine, de transmettre à la prochaine génération le précieux héritage de la liberté de culte et des convictions qui la sous-tendent. » Lorsque les évêques de la région, notamment ceux de washington D.C. et de Baltimore, se sont rendus à Rome en janvier, le pape Benoît XVI a lui aussi insisté sur le besoin de défendre la liberté de culte aux États-Unis : « Avec sa longue tradition de respect pour la juste relation entre la foi et la raison, l’Église peut jouer un rôle crucial pour s’opposer aux courants culturels qui, selon lui, « tentent de promouvoir des notions de libertés séparées de la vérité morale . » Le pape a ajouté que « La séparation légitime de l’Église et de l’État ne peut être interprétée dans le sens
u premier siècle, à l’apogée de l’empire romain, saint Paul a prêché aux Athéniens sur la colline de l’Aréopage. Il n’avait pas hésité à apporter l’Évangile de Jésus-Christ en cet endroit de discussions et de débats. Prenant prétexte d’un autel dédié aux dieux inconnus, Paul chercha à créer des liens entre la culture athénienne et l’Évangile. Mais jamais ne lui est-il venu à l’esprit de présenter ce dernier comme si c’était une idée ou une philosophie parmi d’autres. Paul s’attacha plutôt, dans ce lieu très public d’échanges, à prêcher le Christ crucifié et ressuscité en tant que source de la vie elle-même. ses paroles furent accueillies avec scepticisme et même ridiculisées — quoique, parmi ceux qui l’entendirent, certains en vinrent à le croire. Peu de gens dans l’Histoire ont pris la peine d’imiter saint Paul autant que le Bienheureux Jean-Paul II, lequel a parcouru le monde en long et en large pour proclamer l’Évangile du Christ — et son successeur, le pape Benoît XVI, poursuit aujourd’hui dans ses traces. Ces précurseurs nous enseignent qu’il est important non seulement d’apporter l’Évangile sur la place publique, mais aussi de défendre le droit à le faire.
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Aujourd’hui, à notre tour d’être des Américains loyaux tout en étant d’énergiques et intrépides catholiques ! Chers amis, soyons courageux. Ne sombrons jamais dans la tentation de croire que cette foi que nous professons avec tant de conviction est simplement une affaire privée et personnelle. Par sa nature même, une profession de foi est quelque chose d’éminemment public. Elle est destinée à être diffusée tous azimuts et mise en pratique dans et à travers les institutions ecclésiales, grâce au témoignage des croyants eux-mêmes. N’ayons pas peur de nous faire entendre sur la place publique pour proclamer la personne du Christ ; d’enseigner les valeurs qui découlent à la fois de la raison et de la foi ; de faire respecter notre droit d’occuper un emploi quotidien qui soit en accord avec nos doctrines et nos valeurs ; de défendre la sainteté de la vie humaine depuis le moment de la conception jusqu’à la mort naturelle ; de défendre l’institution du mariage comme unissant un homme à une femme ; et de servir efficacement les plus démunis en étant animés par des convictions elles-mêmes soutenues par la loi morale.
où l’Église devrait demeurer silencieuse sur certaines questions, et que l’État pourrait choisir de ne pas accorder d’importance, ou de ne pas être lié, à la voix des croyants engagés pour déterminer les valeurs qui formeront l’avenir de la nation. » Nous ne cherchons pas à défendre la liberté de culte pour des raisons partisanes ou politiques, comme certains le laissent entendre. Non, nous agissons par respect pour la dignité humaine, laquelle fut conçue et transmise non par le gouvernement, mais par notre Créateur. Nous défendons la liberté religieuse parce que nous aimons chaque personne, et parce que nous voyons sur le visage de chaque homme et chaque femme le visage du Christ, qui nous a aimés jusqu’au bout et qui nous appelle à aimer et servir nos prochains de la même façon qu’il nous a inconditionnellement aimés. Et nous agissons en ce sens parce que nous voulons continuer à servir les plus démunis tout en contribuant au bien commun en accord avec la doctrine sociale de l’Église, tout cela animés par la compassion et le souci de l’efficacité. L’un de mes prédécesseurs, le cardinal James Gibbons, a dû souvent contrer des attaques lancées par des gens qui estimaient impossible d’être à la fois un catholique pratiquant et un citoyen américain loyal. Voilà plus d’un siècle, il a écrit : « J’appartiens à une nation où le gouvernement civil nous protège sans nous empêcher d’exercer légitimement notre sublime mission en tant que ministres de l’Évangile du Christ. Notre pays offre la liberté sans permettre la licence, et l’autorité sans permettre le despotisme. » 12 ♦ C O L U M B I A ♦
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VIVRE LA VÉRITÉ DANs L’AMoUR Il est important de noter que saint Paul n’est pas arrivé sur la place publique, l’Aréopage, sans avoir d’abord soigneusement étudié la culture ainsi que les pratiques religieuses des Athéniens. Il s’y est aussi rendu rempli de l’amour de Dieu déversé dans son cœur par l’Esprit saint. Il savait que les églises où il avait prêché et nourri la foi devaient être solides et vibrantes, fidèles et fécondes, vraies et aimantes. Il savait aussi que pour que son témoignage de foi soit cru et que l’Église s’épanouisse en temps de paix comme en temps de persécution, les fidèles devaient non seulement rester fermement convaincus de la vérité de l’Évangile, mais vivre également cette vérité dans l’amour. Est-il besoin de rappeler à quel point ce défi est important ? si l’Église peut compter sur la sainteté du Christ, en revanche elle doit constamment se renouveler et se purifier. Nous avons toujours besoin de la miséricorde divine. Nous devrions prier afin que, au cours de l’Année de la foi proclamée par Benoît XVI et qui s’entamera bientôt, non seulement nous enseignons la foi, mais nous témoignons en même temps de notre attachement à celle-ci de manière à combler le fossé actuel entre foi et culture. Nous devrions aussi prier pour que le seigneur bénisse nos familles et nous donne la grâce de renouveler la vie familiale, laquelle est la pierre d’assise de notre société et assure la solidité de nos paroisses. soyons une Église qui honore ses aînés, qui soutient ceux qui sont dans la fleur de l’âge, qui accueille les jeunes dans l’enthousiasme et dans la joie, et qui supporte les parents qui doivent éduquer et former la prochaine génération.
St. Paul Preaching at Athens, ca. 1710 / Sir James Thornhill (1675-1734) / Tate, London / Art Resource, NY / Reproduced by permission of the Chapter of St Paul’s Cathedral
Saint Paul alors qu’il prêchait à Athènes, comme en témoignent les Actes, verset 17. • [à partir de la gauche] Gary Rolla, de l’Assemblée Rappahannock de Fredericksburg, en Virginie, le Maître du Quatrième Degré Cy Alba, le membre du Congrès Rob Whittman et Bradford Fitch Burnett, grand commandeur des Crusaders of Christ, déposent une couronne au pied du monument pour la liberté de culte, à Fredericksburg, en l’honneur de la Journée de la liberté de culte, le 8 janvier.
JAP Photo/The Free Lance-Star, Suzanne Carr Rossi
saint Paul a parlé des différents rôles qui existent au sein de l’Église, ainsi que de leur bon ordonnancement pour assurer la santé du Corps du Christ dans son ensemble. Alors que nous intervenons sur la place publique afin de proclamer l’Évangile et défendre les droits et la dignité de la personne, puissent nos communautés catholiques être marquées par un profond sentiment de solidarité et d’harmonie. De cette façon, nous démontrerons que nous pouvons être de bons partenaires sur le plan œcuménique et interreligieux, autant quand nous recherchons l’unité dans la vérité que dans notre service au profit du bien commun. Du même souffle, nous devenons de bons partenaires aux yeux du gouvernement, du monde des affaires et des groupes communautaires, toujours quand il s’agit de servir tous nos concitoyens. Enfin, ce n’est qu’avec la venue de l’Esprit saint à la Pentecôte que les Apôtres ont véritablement saisi le mystère du Christ et la vérité de l’Évangile, et trouvé également par le fait même le courage de proclamer l’Évangile avec énergie et courage jusqu’aux confins de la terre. Implorons le saint-Esprit pour qu’il déverse l’amour de Dieu dans nos cœurs et que nous puissions ensuite être formés dans le Christ et proclamer la foi en vivant la vérité dans l’amour et en aimant véritablement. Avec les prières de Marie, notre Reine, que Dieu nous bénisse et nous conserve à jamais dans son cœur et dans son amour !♦ L’AUMôNIER sUPRêME ET ARCHEVêQUE wILLIAM E. LoRI est le 16e archevêque de Baltimore et le président du Comité ad hoc sur la liberté de culte mis sur pied par la Conférence des évêques catholiques des États-Unis.
LE LIEU DE NAISSANCE DE LA LIBERTÉ RELIGIEUSE EN 1777, un comité formé de cinq hommes s’est réuni à Fredericksburg, en Virginie, afin de réviser et réécrire les lois de cet État. Figurait en son sein Thomas Jefferson, qui avait rédigé un document sur « le libre exercice de la religion » qu’il avait développé à partir de ce qui avait été consigné dans la Déclaration des droits de l’État de Virginie, en 1776. La loi qui fut par la suite promulguée par le comité et qu’on nomma le statut de la Virginie pour la liberté religieuse est restée inchangée durant 226 ans et a servi de base pour garantir la liberté religieuse dans la Déclaration des droits. En 1932, on fit mettre un monument à Fredericksburg en l’honneur de la contribution de Jefferson à la liberté de culte. Et à partir du moment où le Conseil 4034 fut institué, en 1955, jusqu’au milieu des années 1970, les Chevaliers de Colomb ont religieusement, chaque année le jour de Christophe Colomb, déposé une couronne au pied du monument. La ville a célébré le bicentenaire du statut en 1977 ; depuis lors, les Chevaliers ont participé à chaque célébration annuelle de la Journée de la liberté religieuse, en janvier. Modeste à ses débuts, l’événement s’est progressivement mué en un défilé annuel mené par l’Assemblée Rappahannock à travers le centre-ville de Fredericksburg, et qui se termine à chaque fois par une réception.
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e vol de 9656 km du Mexique jusqu’en Pologne dure dix heures et traverse sept fuseaux horaires. Il n’existe que peu de liens entre les deux pays, et quand les Polonais ordinaires pensent au Mexique, tout ce qui leur vient à l’esprit a trait à des images stéréotypées de téquila, de sombreros et de mets mexicains épicés. Alors quand, en août dernier, les Chevaliers de Colomb de Pologne furent invités à participer à un programme de prières mariales dédiées à Notre Dame de Guadalupe — une image qui revêt une signification particulière chez les catholiques mexicains — on avait procédé avec une certaine précaution. « Cette image de Marie est peu connue en Pologne, » a remarqué stanisław Dziwiński, membre du Conseil Mgr Theodore kubina 14955, de Częstochowa et coordonnateur du programme de prières en Pologne. « Je me souviens que les premières fois que nous avons exposé l’image dans une de nos églises, beaucoup de personnes m’ont abordé pour me demander : « Qu’est-ce que ce tableau? » Néanmoins, les Polonais ont répondu de manière positive depuis les neuf derniers mois, et la participation a dépassé les attentes les plus optimistes des organisateurs. Depuis octobre 2011, une image pèlerine de Notre Dame de Guadalupe s’est arrêtée 14 ♦ C O L U M B I A ♦
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dans plus de 20 conseils et quelque 150 000 personnes ont participé au programme. En comptant les visiteurs qui ont prié devant l’image à d’autres moments que les rencontres de prières « officielles », ce nombre, d’après stanisław Dziwiński, est probablement de beaucoup supérieur. « Le message associé à cette image s’adresse à tout le monde, » explique l’abbé wiesław Lenartowicz, aumônier du Conseil Radom 14004. « C’est aussi une occasion parfaite de témoigner devant d’autres gens des activités de notre ordre. » UNE TRADITIoN DÉVoTIoNNELLE La dévotion mariale a toujours tenu un rôle clé au sein du catholicisme polonais. D’après l’abbé Lenartowicz, « La spiritualité mariale repose, sans conteste, au plus profond de notre cœur. on peut affirmer en toute confiance que nous sommes ouverts à tout ce qui est associé à Notre Dame. » Beaucoup d’événements historiques ont renforcé la conviction selon laquelle la Pologne se trouve sous la protection particulière de Marie. Au 16e siècle, par exemple, le sanctuaire marial de Marie situé à Częstochowa a été un des rares endroits du pays
Notre Dame de Guadalupe se rend à l’étranger Le programme de prières mariales dédiées Notre Dame de Guadalupe trouve preneurs en Pologne par Krzysztof Mazur
Le 12 novembre 2011, Mgr. Stanisław Pindera, membre du Conseil Jean-Paul II 14023 à Sarachowice, Pologne, qui a accueilli l’image pèlerine de Notre Dame de Guadalupe, a célébré la messe à l’Église Notre Dame de Perpétuel Secours. qui a pu se défendre contre les suédois. En 1920, les Polonais ont pu se défendre contre une importante armée soviétique lors de la bataille de Varsovie, mieux connue sous le nom de « Miracle sur la wisła » — un tournant s’est produit à l’occasion de cette victoire du 15 août, en la solennité de l’Assomption de Marie. Plus tard, en 1966, le cardinal stefan wyszyński inaugurait un programme de prière pèlerine, en servant d’une image de Notre Dame de Częstochowa, pour commémorer le millième anniversaire du baptême de la Pologne. Au fur et à mesure que cet important symbole de l’Église en Pologne passait rapidement de paroisse en paroisse, la participation du peuple manifestait clairement qu’il s’objectait à l’autorité du communisme et lassait présager le mouvement solidarité qui devait suivre. Leszek waksmundzki, coordonnateur de la croissance des Chevaliers de Colomb en Pologne, a insisté pour noter que l’image pèlerine de Notre Dame de Częstochowa avait dûment aidé l’in-
troduction du programme de prières de Notre Dame de Guadalupe. « Cette manière de vénérer Notre Dame n’a rien de nouveau pour nous, dit-il, et nous pouvons très vite nous y adapter. » « Ce sont les aumôniers qui font un travail formidable », a ajouté le Député d’état de la Pologne, krzysztof orzechowski. « Au cours des semaines qui précèdent l’arrivée de l’image dans une paroisse, [les aumôniers] s’affairent à préparer les fidèles, les renseignant, à l’occasion de leurs propres programmes de pastorale, sur l’image et la signification du message. » Les thèmes associés au message de Notre Dame de Guadalupe se répercutent au sein des paroisses polonaises, et son image permet aux Polonais de se rapprocher du bienheureux Jean-Paul II. Le bien-aimé pape polonais visitait la basilique de Notre Dame de Guadalupe à Mexico par quatre occasions et il disait de Notre Dame de Guadalupe qu’elle est « l’étoile de la nouvelle évangélisation ». sous son titre « guadalupéen », Marie est considérée JUILLET 2012
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comme la protectrice et la patronne de la vie, puisqu’elle y est représentée enceinte. « Notre Dame nous atteint droit au cœur avec son message, nous rappelant qui est le seigneur de la vie », a noté l’abbé Lenartowicz, qui croit que la protection de la vie se présente comme une tâche particulière de l’Église actuelle, et qu’elle est directement reliée à la mission des Chevaliers. En effet, les Chevaliers de Pologne ont découvert que le Programme de prières mariales constitue pour les gens une occasion extraordinaire de prier pour les enfants à naître, les femmes enceintes et les familles. Quant à la prière, elle a permis, à son tour, d’inaugurer une initiative appelée la Croisade pour la protection de la vie, dont les membres « adoptent spirituellement » un enfant déjà conçu et s’engagent à protéger toute vie humaine de sa conception jusqu’à sa mort naturelle. D’après orzechowski, cette initiative s’est inspirée de la Croisade de la libération de l’Homme lancée en 1979 afin de combattre les abus de substances toxiques et autres formes de dépendances modernes. « Quant à la Croisade pour la sauvegarde de la vie, dit-il, on y propose comme objectif de prier régulièrement pour la cause, et de participer dans des activités pour le respect de la vie. » soUs LA PRoTECTIoN DE MARIE Grâce aux efforts des prêtres polonais qui ont donné de leur temps au Programme de prière mariale, l’image de Notre Dame de Guadalupe ne cesse de rappeler aux catholiques les diverses dimensions que comprend la vie spirituelle. De fidèles pèlerins ont accueilli à cœur ouvert une image de Marie provenant d’une culture lointaine qui leur était inconnue jusqu’alors. Bien que chaque région de Pologne possède sa propre image de Marie, Notre Dame de Guadalupe n’a « rivalisé » avec aucune d’entre elles, d’après le coordonnateur Dziwiński. Elle a plutôt permis aux Polonais de devenir des témoins de l’universalité de l’Église. « Certaines personnes se sont amusées à se demander si Notre Dame de Ludźmierz, image mariale bien connue en Pologne apprendrait l’espagnol afin de converser avec Notre Dame de Guadalupe », a dit Dziwiński en plaisantant. « Mais c’est clair pour tout le monde qu’il n’y a qu’une seule Marie représentée par plusieurs images, chacune livrant son unique message. » Depuis l’inauguration du programme, les évêques ont présidé au moins sept célébrations en Pologne, accordant souvent la reconnaissance de pèlerinage à leur diocèse tout entier. Quelque 30 000 personnes ont rendu visite à l’image en une seule semaine, et ce, à Rzeszów seulement. « Les fidèles m’abordait pour me dire que Notre Dame leur rendait visite parce qu’ils n’avaient pas les moyens de voyager jusqu’au Mexique », a noté l’abbé Janusz kosior, aumônier du Conseil steHedwige 15268, de Rzeszów. « Ils en ont fait leurs vacances et se sont rendus en pèlerinage dans différents endroits de la province. » En constatant leur foi, l’abbé kosior suggérait que les Chevaliers se sont tournés vers les dirigeants du gouvernement pour qu’ils confient toute la province de Podkarpacie à Notre Dame de Guadalupe. Les autorités locales se sont ralliées à la suggestion et, le 13 février, Journée mondiale de prières pour les familles, les dirigeants confiaient la province aux soins de Notre Dame. Mgr 16 ♦ C O L U M B I A ♦
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kazimierz Górny, évêque de Rzeszów, les recteurs des universités locales et les représentants des forces armées se trouvaient parmi les participants à ce rassemblement inouï. Chose intéressante, Notre Dame de Guadalupe s’avère plus proche de la Pologne que quiconque aurait prévu il ya un an seulement. orzechowski rappelle son étonnement, quand il eut découvert que la Pologne était le seul pays d’Europe à avoir été confié à Notre Dame de Guadalupe. En effet, pendant l’Eucharistie célébrée à la basilique de Mexico, le 3 mai 1959, le cardinal Miranda Gomez, archevêque de Mexico, consacrait le Mexique aux soins de Notre Dame de Guadalupe, et ce, à la demande du cardinal stefan wyszyński. Enfin, le Programme de prières mariales a contribué à ce que les Chevaliers de Pologne maintiennent une perspective équilibrée entre la vie active et la vie contemplative. « Je me rends compte clairement que la vocation des Chevaliers n’est pas seulement de s’adonner à une vie sociale active, mais aussi de s’occuper du progrès de la vie religieuse, a constaté orzechowski. La prière doit précéder toutes les autres activités — sans la prière, nos activités seraient stériles. »♦ kRZysZToF MAZUR est membre du Conseil Notre Dame de la Miséricorde 15128, de Cracovie.
PLACER LA POLOGNE SOUS LA PROTECTION DE NOTRE-DAME DE GUADALUPE APRès LE soULèVEMENT de Varsovie, en 1944, un soldat polonais nommé Jerzy skoryna s’établit au Mexique où il visite la basilique de Notre-Dame de Guadalupe, à Mexico. Là, il remarque les drapeaux des pays qui ont été placés sous la protection de Notre-Dame. Il apprend alors que pour que la Pologne bénéficie du même avantage, des requêtes formelles devaient être acheminées par le cardinal primat de Pologne ainsi que par le gouvernement polonais. si le cardinal stefan wyszynski envoya rapidement la première demande, le régime communiste alors aux commandes refusa de le faire, pour des raisons idéologiques. Le président de la république polonaise en exil, à l’époque seule autorité légitime reconnue par le saint-siège, se chargea de faire parvenir la deuxième requête. La cérémonie eut lieu le 3 mai 1959 — jour de la fête de Notre-Dame, Reine de la Pologne, et de l’anniversaire, également, de la première Constitution polonaise, la plus vieille au monde après celle des États-Unis. Dans son homélie, le cardinal Miranda y Gomez raconta que lorsque les catholiques mexicains furent persécutés dans les années 1920 et 1930, le peuple polonais avait prié pour eux. Ainsi, grâce à la protection obtenue et aux prières de l’Église du Mexique, la faveur spirituelle était payée de retour. Placer la Pologne sous la protection de Notre-Dame de Guadalupe a également renforcé la croyance selon laquelle la victoire contre les gouvernements totalitaires et les ennemis de l’Église est possible grâce à Marie.
RÉFLEXION
Les Journées mondiales de la jeunesse du Canada, 10 déjà À l’occasion de son voyage de 2002 à Toronto, le Bienheureux Jean-Paul II avait transmis un message de joie et d’espérance par le père Thomas Rosica, C.S.B.
CNS photo by Bill Wittman
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n route pour le plus grand rassemblement dans l’histoire diales de la jeunesse, résonnent encore en moi : « Vous êtes du Canada, la croix des Journées mondiales de la jeu- jeunes, le pape est âgé, avoir 82 ou 83 ans de vie, ce n’est pas nesse a fait un pèlerinage de 16 mois à travers plus de 350 pareil que 22 ou 23 ans. Mais le Pape fait encore siennes vos villes. Cela avait été rendu possible grâce au soutien des Che- attentes et vos espérances. Jeunesse de l’esprit, jeunesse de valiers de Colomb, alors que Toronto s’apprêtait à accueillir l’esprit! Même si j’ai vécu des moments de profondes ténèles 17e Journées mondiales de la jeunesse, du 23 au 28 juillet bres, sous de durs régimes totalitaires, j’ai vu assez de choses 2002. pour être convaincu de manière Dix ans après, nous savourons inébranlable qu’aucune difficulté, toujours les radieux souvenirs laisqu’aucune peur n’est assez grande sés par cet été mémorable. pour étouffer complètement l’esLorsque la croix arriva finalepérance qui jaillit éternellement ment à Toronto en juillet, celle-ci dans le cœur des jeunes. fut rapidement suivie de centaines « Vous êtes notre espérance, les de milliers de jeunes provenant de jeunes sont notre espérance. Ne 172 nations ainsi que d’un pape laissez pas mourir cette espérance! âgé qui a stupéfié les commentaPariez votre vie sur elle! Nous ne teurs dès son arrivée. Le Bienheusommes pas la somme de nos faireux Jean-Paul II a en effet préféré blesses et de nos échecs; au descendre difficilement les marches contraire, nous sommes la somme à sa sortie de l’avion, au lieu d’emde l’amour du Père pour nous et prunter l’élévateur spécial préparé de notre capacité réelle à devenir pour lui. Peu après, le même jour, l’image de son Fils. » lors de la cérémonie officielle de Les Journées mondiales de la De jeunes catholiques transportent la croix des Journées bienvenue, il prononça ces paroles jeunesse à Toronto n’étaient pas mondiales de la jeunesse au centre-ville de Toronto, le 9 à l’intention du peuple canadien : un spectacle, une « rave party », juin 2002, alors que la croix termine son périple après «Les Canadiens sont les héritiers un mouvement de protestation ni avoir traversé le Canada. d’un humanisme extraordinaireune simple occasion de se faire ment riche, grâce à l’association de prendre en photo. Alors que le nombreux éléments culturels divers [...]Dans un monde mar- monde vivait dans la terreur et dans la peur, alors que beauqué par de fortes tensions éthiques et sociales, et par une sorte coup de pays étaient presque en faillite et que des scandales de confusion sur le but même de la vie, les Canadiens ont, secouaient l’Église, les Journées mondiales de la jeunesse comme contribution, un trésor incomparable à offrir. Ils doi- 2002 ont présenté au monde une fascinante image de beauté, vent donc préserver ce qui est profond, ce qui est bon, ce qui d’espérance et de joie, reflet d’une Église jeune et vibrante. est valable dans leur héritage. » Les souvenirs amassés en juillet 2002 continuent à nous insLorsque la messe pontificale de clôture, le dimanche, ras- pirer et à nous encourager à espérer, alors que nous nous emsembla 850 000 personnes, même les plus cyniques obser- ployons toujours à raffermir l’Église au Canada.♦ vateurs n’ont pu qu’être impressionnés par ce torrent de jeunes personnes qui exprimaient leur joie d’être chrétiens LE PèRE BAsILIEN THoMAs RosICA, membre du Conseil dans notre monde complexe et si souvent déchiré par la 1388 Toronto, a été directeur général des Journées mondiales de la Jeunesse 2002, à Toronto. Il est depuis 2003 directeur général de guerre. Les paroles prononcées par le Bienheureux Jean-Paul II ce la Fondation catholique sel + Lumière Média, ainsi que président matin-là, lors de sa dernière homélie de ces Journées mon- de l’Université Assumption, à windsor, en ontario.
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L A V ÉR I T É S UR L A
P F n PLANIFICATION FAMILIALE
NATURELLE
Une sensibilisation qui supplante les mythes pour atteindre le mystère de l’amour conjugal par Tom Hoopes a femme, April, et moi fêterons notre 20e anniversaire de mariage en août, quelque temps après la semaine des évêques sur la sensibilisation à la planification familiale naturelle, du 22 au 28 juillet. En vérité, nous connaissons bien la planification familiale naturelle depuis les débuts de nos vingt ans de mariage. En effet, c’est comme couple fiancé que nous avons appris le fonctionnement de la planification des naissances d’une religieuse du Centre médical st Mary à san Francisco et April en a appris l’implication morale de l’approche durant ses études à l’Institut pontifical Jean-Paul II sur le mariage et la famille, à washington. Durant ces vingt ans, nous avons eu recours à la planification familiale naturelle en vue d’échelonner les naissances de nos enfants, de défendre l’enseignement de l’Église sur la sexualité et d’aider les couples à se préparer au mariage. Toutefois, tout au cours de cette expérience, nous avons découvert que certains mythes entourant la planification familiale naturelle persistent toujours.
MyTHE : LA PLANIFICATIoN FAMILIALE NATURELLE N’EsT PAs sCIENTIFIQUE La planification familiale naturelle regroupe un certain nombre de méthodes de conscientisation auxquelles peuvent avoir recours les couples mariés en vue d’échelonner les naissances de enfants ou pour en limiter le nombre. Elle suppose l’abstinence des rapports sexuels durant les périodes fertiles du cycle de la femme et diffère radicalement de la contraception : les couples qui suivent cette méthode s’abstiennent de l’acte conjugal plutôt que de le rendre infertile. La planification familiale naturelle plus récente des naissances est aussi très avancée et très différente de la «méthode du calendrier » du temps jadis. Quand nous nous sommes mariés, en 1992, le mouvement pour la planification familiale naturelle existait depuis plus de 20 ans déjà. John kippley et d’autres pionniers du mouvement avaient entrepris de faire la promotion de l’approche naturelle vers la fin des années 1960. Ils ont établi en système et appliqué les découvertes que le docteur John Billings avait publiées au cours des années 1950 et, en 1971, ils ont fondé la Couple to Couple League (Association pour la planification familiale naturelle). Pendant qu’il était employé par le Melbourne Catholic Family Welfare Bureau (Bureau de protection de la famille catholique de Melbourne), kippley a décrit la relation entre l’ovulation et les changements que subit la glaire cervicale — signe physique pri18 ♦ C O L U M B I A ♦
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maire que les femmes ont tendance à remarquer qu’elles pratiquent ou non la planification familiale naturelle. kippley a réussi à élaborer un modèle qui permet aux femmes de déterminer le point fertile de leur cycle en observant les signes qu’en manifestent leurs propres corps. Le docteur Marc Pecha, médecin à san Antonio, au Texas, pendant 17 ans, a observé comment ses patients ont pu tirer avantage des méthodes plus récentes de planification familiale naturelle. « L’ancienne méthode du calendrier reposait sur l’attente peu réaliste selon laquelle le cycle menstruel durait 28 jours », explique le docteur Pecha. « Le progrès de la médecine et la connaissance de la physiologie de la fertilité ont radicalement fait progresser tant la précision et l’utilité de certains signes physiques qui révèlent quand une femme est fertile ou non. (…) C’est une observation qui donne lieu à d’importantes conséquences tant pour les couples qui cherchent à concevoir que pour ceux qui, au contraire, préfèrent attendre ». De fait, certaines études ont démontré que les méthodes de planification familiale naturelle sont très efficaces pour les couples qui ne cherchent pas à concevoir. En effet, en 2007, des chercheurs de la revue médicale Human Reproduction Today rapportaient que les méthodes naturelles sont « aussi efficaces que la pilule anovulante pour éviter les grossesses non planifiées, à condition d’être suivies comme il se doit ». La planification familiale naturelle sert également à prédire une grossesse, comme l’a constaté Anthony Flott, directeur des communications de l’Association des anciens de l’Université du Nebraska à omaha et membre du conseil Archbishop Bergen 6429, de Papillion, au Nebraska. Flott observait le cycle de sa femme à l’aide d’un tableau d’observation quand il repéra une irrégularité. « Me fiant à ce qu’on m’avait enseigné, j’ai calculé qu’elle était enceinte », affirma-t-il. sa femme, par ailleurs, rejetait l’idée et un examen de grossesse estimait qu’elle avait raison. Toutefois, Flott a montre le tableau et
Sergio et Jessica Castillo en compagnie de leurs quatre filles, âgées de 9, 6, 5 et 2 ans. Selon Sergio, diplômé en 2006 de l’Institut Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille et directeur de l’Office du ministère hispanique pour l’archidiocèse de Galveston-Houston, la planification familiale naturelle est devenue « un mode de vie » qui a « approfondi notre vocation ».
Photo by Chris Curry
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prétendait avec insistance que le résultat de l’examen était erroné. Quelques jours plus tard, elle a subi un nouvel examen et celui-ci était positif. « Non seulement la planification familiale naturelle était si précise que j’avais pu faire mieux que l’examen de grossesse, mais j’avais pu également annoncer à ma femme qu’elle était enceinte », a noté Flott. « Combien d’hommes peuvent en dire autant? » MyTHE : LEs CoUPLEs PRÉFèRENT RECoURIR À LA CoNTRACEPTIoN Même quand les gens découvrent la planification familiale naturelle, beaucoup de gens présument que les couples préféreraient l’approche contraceptive, parce que celle-ci leur semble beaucoup moins intimidante. Pecha compare la planification familiale naturelle a une salle d’entraînement : « Elle peut intimider, sembler impossible à maîtriser et exiger qu’on s’y introduise et qu’on l’utilise pour en recueillir les bienfaits, a-t-il observé. Mais pour les personnes qui y ont recours régulièrement, « les avantages l’emportent de beaucoup sur les inconvénients ». John et Penny Harrison, de kansas City, au Missouri, en sont venus à accepter l’enseignement de l’Église sur la contraception, non seulement du point de vue théologique, mais « fondé sur notre propre vécu », a affirmé John. Quand le couple s’est marié en 1983, ils ont eu recours à la contraception, comme de raison, croyant qu’il était irresponsable de faire autrement. 20 ♦ C O L U M B I A ♦
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« Notre conversion de la contraception s’est produite progressivement, des petits pas, si vous voulez, grâce par grâce, a insisté John. Ni l’un ni l’autre n’aimait la façon dont la pilule modifiait le corps de Penny ni son attitude. » D’autres méthodes de contraception nuisaient à l’intimité du couple. « Notre relation sexuelle — la cause et le centre même de notre mariage — constituait un obstacle et non une aide dans notre recherche de nous connaître davantage, a affirmé John. Il s’est développée entre nous une dynamique de « barrière à protéger » et de « barrière à percer » dans notre rapprochement l’un de l’autre pour manifester nos désirs d’intimité ». Penny a noté que son attitude s’est mise à changer quand elle entreprit d’allaiter, ce qui « a préparé son cœur » à se convertir. La découverte du mouvement catholique de l’apologétique et de la Couple-to-Couple League (Association pour la planification familiale naturelle), a aussi aidé les Harrison à s’ouvrir à la planification familiale naturelle. D’après John, pour eux l’approche naturelle est devenue plus qu’une façon de contrôler les naissances. « Nous étions sortis de l’obscurité, a-t-il observé, et nous constations avec tellement de clarté quel don constitue l’enseignement de l’Église sur la sexualité humaine. » Les Harrison comprennent maintenant que l’intimité conjugale sous-entend et exige le don total de soi. « En vérité, chaque acte conjugal donne lieu à un renouveau de notre compréhension mutuelle et, grâce à celle-ci, notre amour de Dieu, a noté John. Nous vivons le “mystère” du mariage — entrant dans une réalité dont la force n’est jamais épuisée et donc à jamais
Photo by Joe mixan/mixan media
Anthony Flott, membre du Conseil 6429 Archbishop Bergan, à Papillion, au Nebraska, et son épouse Roberta ont observé la planification familiale naturelle tout au long de leurs 18 ans de mariage.
renouvelée dans sa capacité de satisfaire nos cœurs affamés. » sergio Castillo, directeur de l’office des ministères hispaniques de l’Archidiocèse de Galveston-Houston, au Texas, note également comment la planification familiale naturelle sauvegarde le mystère de l’amour conjugal. Demandez-lui si lui et sa femme, Jessica, sont de « convertis » de la contraception à la planification familiale naturelle et il vous répondra : « C’est compliqué. » — en partie à cause de mauvais conseils en pastorale antérieurs à leur mariage. Mais, finalement, la planification familiale naturelle « a évolué de statut de norme, à celui de méthode, à celui de possible, à celui de mode de vie et finalement à celui d’approfondissement de notre vocation », a dit Castillo. « En tant qu’homme, le plus grand défi du recours à la planification familiale naturelle fut celui d’apprendre à vivre l’abstinence, ajoute-t-il, non pas comme une négation de moi-même ou de mon désir, mais comme union plus profonde avec ma femme. » Diplômé de l’Institut Jean-Paul II pour l’étude du mariage et de la famille, Castillo ajoutait également que la pratique de la planification familiale naturelle a approfondi ma foi. » « seul le Christ au cœur et au centre de notre union peut nous accorder cette intimité véritable et durable, » reconnaît-il. « Vivre la planification familiale naturelle est devenu le moyen concret, justement en vivant ma vocation, par lequel, avec le secours du Christ, j’apprends à aimer, un jour à la fois. » MyTHE : CHAQUE FAMILLE PRATIQUANT LA PLANIFICATIoN FAMILIALE NATURELLE EsT ÉNoRME Ce qui manque aux autres couples, répondent les tenants de la planification familiale naturelle, c’est l’intimité et la maîtrise de soi — et une façon plus organique d’espacer leurs enfants. Ce qu’ils n’ont pas à craindre c’est un autre mythe relié à la planification familiale naturelle : qu’elle mène inévitablement à des familles très nombreuses. Comme le note le docteur Pecha : « Je connais de nombreux couples qui pratiquent la planification familiale naturelle et qui n’ont pas d’enfant, tandis que d’autres en ont plusieurs. Chaque mariage est différent et les motifs d’éviter de concevoir pendant un certain temps diffèrent également. » En plus d’être mère de famille, Barb szyszkiewicz est également blogueuse et rédactrice à la pige. Elle et son mari, stephen, programmeur en informatique, ont trois enfants, de 10 à 20 ans. Elle a d’abord entendu parler de la planification familiale naturelle durant le cours de religion de sa dernière année de cours secondaire quand une enseignante — jeune, cool, nouvellement mariée, pratiquant la planification familiale naturelle — est venue les informer sur le sujet. Ce fut un merveilleux témoignage. » Non seulement les szyszkiewicz ont eu recours à la planification familiale naturelle depuis le début de leur mariage, mais ils ont également enseigné la méthode à d’autres familles du diocèse de Newark, au New Jersey. « Ce à quoi les gens s’attendent de la planification familiale naturelle, d’après notre expérience, c’est que la méthode ne réussira pas à limiter le nombre d’enfants, » remarque Barb szyszkiewicz. Même quand elle dit aux gens qu’elle a seulement trois enfants, elle remarque que certains sceptiques veulent quand même « nous dire comment elle « ne marche pas. »
Pourtant la planification familiale naturelle réussit à « marcher » pour les familles qui y ont recours pour espacer leurs enfants, mais il est également vrai que les couples qui y ont recours ont tendance à avoir de plus grandes familles. Mais cela relève du fait que la planification familiale naturelle suscite une autre attitude. « Elle vous invite — chaque jour — à nous demander si votre famille est ouverte à la possibilité d’un autre enfant, en ce moment précis, » note Barb szyszkiewicz. Pour certains, cette question signifie qu’on puisse limiter le nombre d’enfants pour un certain temps. Mais pour beaucoup d’autres, elle marque une plus grande ouverture aux enfants. « Je ne passe pas mon temps à juger les gens pour leur manque de générosité, » remarque John Harrison. « J’ai appris que, pourvu qu’ils n’aient pas recours à la contraception, le seigneur peut inspirer le couple. » Contrairement à la contraception, la planification familiale naturelle va de pair avec les périodes de discernement et les conversations sur l’intimité, a ajouté Harrison. « Les décisions concernant le nombre d’enfants et le moment choisi des relations conjugales s’intègrent à toutes les autres discussions communes au mariage. » C’est la conclusion à laquelle April et moi sommes arrivés. Elle résume les bienfaits de la planification familiale naturelle en un seul terme : la communication. Au cours de nos 20 ans ensemble, la planification familiale naturelle a ouvert nos cœurs l’un à l’autre et ouvert nos vies à l’aventure à une famille nombreuse. Nos neuf enfants sont venus tous les 2 ou 3 ans et ont fait en sorte que nos cœurs atteignent une maturité et une profondeur incommensurables. La planification familiale naturelle nous a aidés à nous aimer mieux — et à nous aimer davantage. Après tout, c’est la raison pour laquelle nous nous sommes mariés d’abord.♦ ToM HooPEs est auteur en demeure au Benedictine College, à Atchison, au kansas.
Seréna Canada Information sur la fécondité et la planification familiale naturelle. services pour les couples qui cherchent à concevoir, ainsi que ceux qui veulent éviter une grossesse. Promotion de la connaissance de la fécondité à l’aide du test sympto-thermique d’ovulation. Renseignements — secrétariat national, 151, avenue Holland, ottawa, oN k1y 0y2; Téléphone 613-728-6536; sans frais : 1-888-7362; courriel sc@serena.ca; site web : www.serena.ca.
Service Vie-Amour, Inc. (SVA) service Vie-Amour est un organisme québécois sans but lucratif dont la mission est de promouvoir les enseignements d’Humanæ Vitae. Il a pour objectif l’enseignement de la planification naturelle des naissances et en particulier à la méthode Billings. Renseignements : Casier postal 8512, sainte-Foy, Québec, Canada, G1V4N5; Téléphone (418) 836-9156; (866) 319-9156; Informations diverses : info@sva.qc.ca. JUILLET 2012
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Ce qu’on ne vous a pas appris dans les cours d’éducation sexuelle Entrevue avec Vicki Thorn traitant des incidences négatives de la contraception hormonale sur la santé, les relations et la société par Alton J. Pelowski epuis des décennies, Vicki Thorn, fondatrice du Projet Rachel (du bureau national de la réconciliation post–avortement), vient en aide à des femmes afin de guérir de relations rompues et de la douleur de l’avortement. Membre correspondant de l’Académie pontificale pour la vie, son travail l’a aussi amenée à examiner les récentes recherches se rapportant à la biochimie de la sexualité et aux effets de la limitation hormonale des naissances. D’après l’American College of obstetricians and Gynecologists (Collège américain des obstétriciens et des gynécologues), plus de quatre femmes sur cinq aux États-Unis, au cours de leurs années de fertilité, feront usage d’une forme quelconque de contraceptifs hormonaux — pilules, timbres, implants, injections et stérilets. Dans cette perspective, madame Thorn s’est entretenue récemment avec Columbia sur l’influence dramatique qu’a eue la limitation des naissances hormonale sur notre société depuis que, en 1960, la Food and Drug Administration (secrétariat américain aux produits alimentaires et pharmaceutiques) homologuait la « pilule contraceptive ». COLUMBIA : Comment fonctionnent les pilules de planification des naissances et autres types de contraception hormonale? VICKI THORN : Tous ont recours aux hormones stéroïdes qui s’attaquent à l’hypophyse qui, à son tour, influe sur différents systèmes du corps. Les effets de ces réactions chimiques sont nombreux, mais « l’effet souhaité », c’est d’empêcher l’ovulation. Parce que la dose des hormones stéroïdes est diminuée dans les contraceptifs oraux, il peut toujours y avoir ovulation, entraînant la possibilité de conception. Mais les hormones affectent la paroi de l’utérus le rendant incapable d’accueillir l’embryon nouvellement conçu, empêchant son implantation. Ainsi, certains types de contraception peuvent avoir un effet d’avortement. COLUMBIA : Quels sont, pour les femmes, certains effets secondaires connus et risques pour la santé? 22 ♦ C O L U M B I A ♦
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VICKI THORN : Parmi les effets les plus sérieux se trouvent le risque de caillots de sang, d’embolisme pulmonaire et certains types de cancer. Tant la piqûre au Depo-Provera que la pilule anticonceptionnelle peuvent causer la déminéralisation des os et certaines déficiences nutritives sérieuses. Un certain nombre de femmes qui ont recours à la contraception chimique sont sujettes aux sautes d’humeur ou à la dépression, et certaines souffrent de migraines. Les risques pour la santé sont nombreux, mais nous en sommes mal renseignés. COLUMBIA : La contraception hormonale affecte-t-elle également la santé des hommes ou l’environnement? VICKI THORN : Absolument. Nous savons que dans certains pays du monde où la contraception orale a été introduite, la fertilité des hommes a diminué d’à peu près la moitié. La recherche inaugurée en Angleterre et qui se poursuit à travers le monde où la contraception a été introduite, on a découvert que l’approvisionnement en eau a été affecté partout où on a recours aux contraceptifs hormonaux. L’estrogène est très stable dans le corps de la femme et quand il est éliminé sous forme de déchets, il est très difficile de l’extraire du système d’eau potable. C’est un phénomène qui affecte déjà sérieusement les poissons et les oiseaux mâles. COLUMBIA : En quoi ces médicaments affectent-ils l’attraction entre hommes et femmes? VICKI THORN : C’est là une question vraiment sérieuse. Quand les femmes ont recours à la pilule, elles modifient ce qu’on appelle la préférence à la phéromone. se servant de la nature, le seigneur a équipé les femmes d’une habileté de perception, grâce aux phéromones — c’est-à-dire d’hormones d’affiliation — le pressentiment que tel ou tel homme est un bon « parti » ou non. si, d’une part, elles ne s’adonnent pas à la contraception, la plupart des femmes sont d’abord attirées vers un homme qui leur est complémentaire du point de vue de leur système immunitaire. D’autre part, la femme qui s’adonne à la contraception chimique est attirée vers un homme dont le système immunitaire ressemble beaucoup au sien.
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selon une théorie spéculative, il se pourrait que le corps de la femme ports sexuels purement physiques sont tout à fait acceptables, parce imagine qu’elle est enceinte et c’est pourquoi elle cherche plutôt un qu’il existe de toutes sortes de moyens de se protéger — la pilule, la protecteur qu’un amoureux. Quelle qu’en soit la cause, ces explica- pilule du lendemain, l’avortement — qui rendent tout facile et sans tions soulèvent des inquiétudes graves. Nous sommes déjà devant complication. Mais en réalité, tous ces moyens laissent des traces de la troisième génération au moins qui a eu recours à la pilule, ce qui cœurs brisés qui dépassent tout entendement. affecte la façon dont les conjoints sont attirés les uns aux autres. Certains estiment que, étant donnée cette situation, nous sommes COLUMBIA : Certains rapports prétendent que la pilule pourrait devant au moins une génération d’enfants dont le système immu- avoir quelques effets positifs sur la santé et que certains médecins nitaire réflexe est compromis. considèrent que la pilule est « plus naturelle » que le cycle mensDe plus, quand une femme choisit un partenaire et se marie pen- truel. Y a-t-il une quelconque vérité à ces prétentions? dant qu’elle prend la pilule, il est probable qu’elle ne trouve pas son VICKI THORN : Comment les hormones stéroïdes peuvent-elles mari aussi attrayant une fois qu’elle aura cessé de la prendre, situa- être plus naturelles qu’un cycle menstruel régulier, qui est vraiment tion qui peut entraîner la perte d’intimité, et déclencher un effon- bien synchronisé avec le corps de la femme? Il faut retenir que les drement important de la stabilité conjugale. contraceptifs chimiques rapportent des milliards de dollars. Une Quant aux hommes, leur perception sur le plan de l’attraction bonne part des recherches effectuées est financée par des gens ont — périodes fertiles et infertiles et grostout intérêt à encourager toute la mensesse. Les hommes ont une réaction talité contraceptive. biologique durant la période de l’ovuon nous affirme que c’est bon pour lation, car il s’agit de la fenêtre donnous et nous avons confiance en nos nant lieu à la procréation possible. La médecins. Mais en réalité, il s’agit n traitement contraception chimique neutralise ce d’une intrusion dans un organisme en phénomène et modifie la senteur de la santé. Un traitement pharmaceutique pharmaceutique s’apfemme. Qu’arrive-t-il donc aux s’applique habituellement à la maladie. hommes qui nous entourent? Il se Mais la fertilité n’est pas une maladie. plique habituellement pourrait bien que, dans certains cas, ils être fertile, c’est normal. La grossesse à la maladie. Mais la soient tentés d’être infidèles. En effet, n’est pas une maladie. Peut-être que, un homme qui ne se ressent plus de dans de très rares cas, on peut prescrire fertilité n’est pas une poussées d’intérêt pour sa femme qui la pilule anticonceptionnelle, mais la s’adonne à la contraception peut souplupart du temps, il ne s’agit pas d’une maladie. Être fertile, pratique médicale correcte. dainement manifester de l’intérêt pour c’est normal.” souvent, des jeunes me diront que une femme qui ne s’y adonne pas. leur médecin leur a prescrit la pilule La pilule affaiblit également la lipour des raisons médicales, par exembido, annulant ainsi l’une des raisons ple pour traiter l’acné. Mais il n’y a pour lesquelles les gens y ont recours. pas de bouton de démarrage dans le corps humain qu’on peut arCOLUMBIA : Comment l’expérience des couples qui n’ont pas re- rêter et commander : « ok, cette pilule ne traitera que l’acné ». La pilule agit de la même façon dans le corps humain, quelle que cours à la contraception diffère-t-elle de ceux qui y font appel? VICKI THORN : Le mari et la femme qui n’ont pas recours à la soit l’intention. contraception sont probablement conscients du cycle de la femme, COLUMBIA : Quels conseils auriez-vous à donner aux femmes grâce à la planification familiale naturelle, ce qui implique qu’ils sont en dialogue continu sur le plan de la fertilité. Et chaque mois, qui prennent la pilule? VICKI THORN : ses apparences trompeuses et ce n’est pas un traion entre dans cette danse hormonale alors que la femme se dirige vers le point d’ovulation et que le mari ressent une réponse biolo- tement qui convient aux femmes. Reconnaissez son impact sur vos gique qui augmente sa testostérone. Je crois que nous sommes créés relations. obtenir de bons renseignements et prendre de bonnes par Dieu doués de ce synchronisme, c’est-à-dire cet échange hor- décisions, c’est vraiment possible. Quant aux femmes qui la prennent depuis longtemps, je les enmonal entre mari et femme. courage à trouver un médecin qui est versé dans ce domaine et en COLUMBIA : La pilule contraceptive et celle du lendemain ont- planification familiale naturelle. Les femmes qui cessent de la prenelles affecté le taux de grossesses non désirées? dre peuvent aussi avoir de problèmes d’infertilité. C’est important VICKI THORN : Tout comportement à risques va de pair avec la de trouver des médecins qui peuvent donner des renseignements conviction que les rapports sexuels sont possibles en tout temps sans justes et aider à restaurer les corps des femmes à leur état normal. la conséquence de grossesse. D’après mon expérience de conseillère Les femmes avouent qu’elles se sentent beaucoup mieux quand de femmes qui ont eu un avortement, j’ai découvert qu’un grand elles cessent de prendre la pilule. Elles ne se rendaient pas compte nombre d’entre elles avaient eu recours à la contraception chimique que leurs sautes d’humeur, leur dépression, leur gain de poids et au moment de devenir enceintes. Le mensonge qui circule abon- leur absence de libido étaient tous des états liés d’une façon queldamment au sein de notre société est alimenté par l’idée que les rap- conque à la petite pilule inoffensive.♦
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Monde n’est pas notre
Au milieu de la joie et de la souffrance, Louis et Zélie Martin ont grandi ensemble dans la sainteté et élevé de saints enfants par Erika Ahern
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ouis et Zélie Martin, béatifiée par le pape Benoît XVI, reposent l’un à côté de l’autre dans la crypte de leur enfant la plus renommée : sainte Thérèse de Lisieux. Toutefois, les Martin ne sont pas simplement les parents de sainte Thérèse, dont la « la petite voie » a rempli de zèle de millions de catholiques et que le pape Jean-Paul II a nommée Docteure de l’Église en 1997. En effet, sainte Thérèse écrivit un jour à leur propos : « Dieu m’a donné un père et une mère plus dignes du ciel que de la terre ». Les bienheureux Louis et Zélie Martin portent un témoignage rare et incontestable pour les couples mariés de notre temps. Ensemble, ils ont mis au monde neuf enfants, dont quatre sont décédés durant leur enfance et cinq sont entrés en communauté. Tout au cours de leurs moments de luttes et de victoires, Louis et Zélie ont vécu en témoins héroïques de la divine providence et de la solidité d’un mariage vécu dans la fidélité, nous offrant de profondes perspectives sur le fait qu’un homme et une femme peuvent, ensemble, parvenir à la perfection.
FIDèLEs MALGRÉ LEs ÉPREUVEs Les premières années du mariage sont rarement faciles, et le mariage des Martin n’a pas fait exception. Le jour de son mariage, le 13 juillet 1858, Zélie a pleuré pendant des heures. Plus tard, elle observait : « Je peux dire que ce jour-là j’ai pleuré toutes les larmes de mes yeux, plus que je n’avais pleuré de toute ma vie, et plus que je ne pleurerai jamais. » Elle avait aspiré à entrer au couvent de la Visitation comme sa sœur aînée, mais avait discerné plutôt que sa vocation se trouvait dans un foyer. Louis aussi avait souhaité devenir prêtre, mais la communauté monastique à laquelle il avait fait sa demande ne l’a pas accepté. Leur désir commun de vivre uniquement pour le seigneur les a rapprochés l’un de l’autre. Plusieurs années plus tard, Zélie a écrit que Louis « me comprenait et me consolait (…) puisque ses penchants étaient semblables aux miens… Nos sentiments s’accordaient toujours. » De nos jours, beaucoup de couples se marient en portant des déceptions du passé — des fréquentations manquées ou des tentatives de poursuivre une autre vocation. Ces croix peuvent être portées en compagnie, comme l’ont découvert Louis et Zélie. Au lieu de songer à ce qui aurait pu être, ils se sont centrés totalement sur la promesse du ciel. La poursuite de la sainteté dans les sacrements et la prière est devenue denrée régulière au sein de leur foyer de plus en plus animé. Zélie élevait les enfants et travaillait à plein temps comme dentellière, tandis que Louis voyageait constamment pour les affaires. Malgré un emploi du temps chargé, ils trouvaient, 24 ♦ C O L U M B I A ♦
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matin et soir, le temps de prier en famille et, en semaine, se rendaient fréquemment à la messe et à l’adoration eucharistique. De telles dévotions étaient plutôt remarquables dans la France d’après-révolution. Les Martin, comme les familles d’aujourd’hui, vivaient au sein d’une culture férocement laïque. Le siècle des lumières et la guerre civile interminable avaient réduit la communauté catholique de Normandie — comme la plupart des régions d’Europe — à une minorité minimale et méprisée. Les Martin résistaient à l’anticléricalisme intransigeant, comparable à celui qu’on retrouve en occident de nos jours. Et au sein de leur foyer, ils assuraient délibérément que règne un esprit contraire au pluralisme de la société contemporaine. Les familles actuelles peuvent trouver chez les Martin le soutien nécessaire à se centrer non pas sur les faillites de la culture laïque, mais sur le don de la vie éternelle. Zélie rappelait sans cesse à son frère, Isidore, dont la foi s’était affaiblie à l’Université de Paris, que le bonheur parfait n’est pas possible sur terre : « Dans sa sagesse, Dieu l’a voulu ainsi pour nous rappeler que le monde n’est pas notre véritable demeure. » Une vingtaine d’années plus tard, Louis Martin reprendrait ces mêmes sentiments : « Notre cœur ne se satisfait de rien, aussi longtemps qu’il ne contemple pas la beauté infinie qu’est Dieu ». Ces paroles ne relevaient pas de la piété à bas prix. Les Martin ont enduré une détresse financière prolongée, situation devant laquelle de nombreuses familles peuvent se retrouver de nos jours. Quand l’armée prussienne eut occupé et dévasté la campagne entourant leur foyer d’Alençon, entre 1868 et 1870, le commerce de la dentelle a fait faillite et le couple a dû vivre de ses modestes épargnes. L’économie française tombait en ruines et leur maison était envahie régulièrement par les envahisseurs prussiens. Malgré ces épreuves, la vie quotidienne continuait, et Zélie et Louis trouvaient beaucoup de joie en leurs enfants. Zélie écrivit que, « si paisible qu’eut été, en comparaison, la vie au couvent, jamais elle n’aurait choisi, pour le bonheur de leurs enfants, une vie autrement ». Louis était du même avis. Bien qu’il eût recherché la solitude au monastère, au contraire il trouvait Dieu dans le « bonheur intime de la famille, et c’est cette beauté qui nous rapproche davantage de lui ». Néanmoins, ils étaient affligés de malheurs sans arrêt — quatre de leurs enfants sont morts avant l’âge de cinq ans. Louis et Zélie parlaient d’eux souvent comme des membres bien-aimés de leur famille, manifestant ainsi un bel exemple de guérison pour les familles qui ont vécu la douleur inexprimable qu’est la perte d’un
Des pèlerins vénèrent les reliques des Bienheureux Louis et Marie Zélie Guérin Martin, les parents de sainte Thérèse, devant la basilique de Lisieux, en France, avant leur béatification en octobre 2008.
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enfant. « Quand je fermais les yeux de mes chers petits et quand je les enterrais, c’était pour moi une grande douleur, écrivit Zélie. Plusieurs personnes m’ont dit : « C’eut été mieux de ne les avoir jamais eus. » Je ne peux souffrir un tel langage. Je ne crois pas que les douleurs et les problèmes peuvent être pesés contre l’éternel bonheur de mes enfants… Nous les reverrons un jour au ciel. » ses paroles expriment les convictions de beaucoup de parents selon lesquels chaque vie humaine est irremplaçable. LA RoUTE QUI MèNE AU CIEL Le courage et la dévotion des Martin devant la maladie et la mort sont également un exemple touchant pour les maris et les femmes qui doivent affronter la maladie et la mort d’un époux. Zélie a souffert d’une douleur au sein pendant onze ans, quand, en 1876, on finit par en diagnostiquer un cancer inopérable. La douleur et les années de pertes et de traumatismes accumulées ont donné lieu à l’irritabilité et la dépression. Elle avouait à sa sœur que la privation du sommeil la rendait « vraiment déplaisante ». Et poursuivant, elle avouait : « Heureusement, je suis toujours capable de l’avouer ! » Louis est resté à son chevet jusqu’à sa mort, la réconfortant au cours des longues nuits. Elle mourut dans ses bras en 1877, à l’âge de 45 ans. Après la mort de Zélie, Louis menait ses cinq filles d’Alençon à Lisieux, où elles seraient près de leurs cousines. La responsabilité d’élever les plus jeunes des filles revenait aux deux plus vieilles, Marie et Pauline. Louis leur écrivait pour leur dire son approbation paternelle en les priant de « mener son petit bataillon de leur mieux et d’être plus raisonnables que votre vieux père… » Malgré une existence difficile, Louis n’était ni déprimé ni découragé. Il a écrit à un de ses amis prêtres en 1883 : « Les souvenirs de ma vie entière sont si agréables que (…) il y a des instants où mon cœur déborde de joie ». Les prières et l’exemple de Louis et de Zélie ont porté beaucoup de fruits. Les cinq enfants survivants entraient dans la vie religieuse
— quatre d’entre elles au Carmel de Lisieux, une cinquième au couvent de la Visitation où Zélie avait tant souhaité se retrouver. Pour Louis, les vocations de ses filles se sont avérées à la fois le plus grand sacrifice et la plus grande joie de sa vie avancée. C’est de bon cœur qu’il faisait don de ses filles au Christ qu’il savait être l’époux parfait et fidèle. Bien qu’il fût profondément attaché à leur compagnie, il les a volontiers laissées poursuivre leur vie cloîtrée. Pour Thérèse, sa générosité et son don de lui-même incarnaient l’amour même de Dieu. Elle l’appelait son « Roi » qui « s’était offert en victime à Dieu. » Vers la fin de sa vie, Louis a écrit ces mots à ses quatre filles carmélites : « J’ai l’urgent désir de remercier Dieu et de vous ordonner de remercier Dieu, parce que j’ai le sentiment que notre famille, bien que très humble, a l’honneur d’être parmi les privilégiées de notre adorable Créateur ». Comme Louis souffrait d’artériosclérose, il devenait silencieux et désorienté. Il est mort en 1892 dans un hôpital psychiatrique. Un an plus tard, Thérèse décrivait dans une lettre le cœur de la vocation de sa famille. « Nous sommes des voyageurs nous dirigeant vers notre terre paternelle. […] C’est là que nous serons réunis de nouveau pour ne jamais nous séparer, là que nous goûterons éternellement les joies de la famille. […]Et nous formerons une couronne que nous poserons sur les têtes de nos chers parents. » Louis et Zélie ont mérité cette couronne. L’histoire de leurs vies devient un don pour toutes les personnes qui, au sein de leurs familles, doivent faire face à la maladie, aux difficultés financières, à la laïcité et à la perte d’êtres chers. Leur héroïsme et les vies de leurs enfants manifestent que personne ne devient saint par ses propres moyens. Par la vocation au mariage, hommes et femmes sont appelés à se mener les uns les autres, ainsi que leurs enfants à la gloire.♦ ERIkA AHERN est mariée et mère de trois filles. Elle est coordonnatrice du campus de Regina Caeli Academy de Hartford, au Connecticut, et rédige un blogue à l’adresse : philosophermoms.blogspot.com.
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L E S D É P U T É S D ’ É TAT 2010-2011
ALABAMA STEPHEN F. KOACH
ALASKA JAMES C. BETTS
ALBERTA GARY H. JOHNSON
ARIZONA BRYANT R. SAYERS
ARKANSAS MICHAEL L. KIEFFER
BRITISH COLUMBIA DWIGHT C. WILMOT
CALIFORNIA RAYMOND F. WARRINER
COLORADO ROGER G. MULLER
CONNECTICUT RALPH A. GRANDPRE
DELAWARE DAVID P. HANEY
DISTRICT OF COLUMBIA PATRICK E. KELLY
DOMINICAN REPUBLIC ROBIN E. SANTANAHIROJO
FLORIDA CHRISTOPHER E. KERNAN
GEORGIA RICHARD G. SISKO
GUAM DAVID S. DUENAS
HAWAII MICHAEL P. VICTORINO
IDAHO JOHN J. PETTINGER
ILLINOIS RICHARD C. SPADA
INDIANA LAWRENCE B. FLUHR
IOWA JOSEPH A. RAMIREZ SR.
KANSAS SCOTT A. MAURATH
KENTUCKY WILLIAM L. SCHMIDT
LOUISIANA JOHN F. BOUDREAUX
LUZON ARSENIO ISIDRO G. YAP
MAINE PHILIP A. LIZOTTE
MANITOBA MERLYN A. ONYSCHUK
MARYLAND WILLIAM C. KUCHMAS III
MASSACHUSETTS PETER K. HEALY
MEXICO CENTRAL ROBERT D. NOLAND-BLOCK
MEXICO NORTHEAST JOSÉ LUIS RODRIGUEZ SÁNCHEZ
MEXICO NORTHWEST GUSTAVO A. GUZMÁN-OLIVAS
MEXICO SOUTH CARLOS A. CARRILLOCOLORADO
MICHIGAN MICHAEL J. MALINOWSKI
MINDANAO BALBINO C. FAUNI
MINNESOTA CRAIG A. LARSON
MISSISSIPPI GERALD E. SCHMUCK
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L E S D É P U T É S D ’ É TAT 2010-2011
MISSOURI BRADLEY P. GRILL
MONTANA ARTHUR J. MALISANI JR.
NEBRASKA JAMES N. HAIAR
NEVADA JOHN P. LAYMAN
NEW BRUNSWICK GÉRARD J. ARSENAULT
NEWFOUNDLAND AND LABRADOR BADEN L. CLOUTER
NEW HAMPSHIRE JOEL D. PLANTE
NEW JERSEY DANIEL ROSSI
NEW MEXICO PETER P. QUICHOCHO
NEW YORK SALVATORE A. RESTIVO
NORTH CAROLINA GREGORY S. KENT
NORTH DAKOTA GLENN R. WAGNER
NOVA SCOTIA ROBERT W. BROOKS
OHIO DAVID A. HELMSTETTER
OKLAHOMA DANIEL P. HOGAN
ONTARIO JOSEPH T. SALINI
OREGON PATRICK L. RICE
PENNSYLVANIA JOSEPH A. GRECCO
POLAND KRZYSZTOF ORZECHOWSKI
PRINCE EDWARD ISLAND GAYE T. HOOD
PUERTO RICO LUIS-IGNACIO RIVERA-PEREZ
QUEBEC PIERRE BEAUCAGE
RHODE ISLAND JAMES E. GILCREAST JR.
SASKATCHEWAN GILLES J. DOIRON
SOUTH CAROLINA RICHARD A. GABRIEL
SOUTH DAKOTA TERRY M. SCHWEITZER
TENNESSEE MICHAEL L. WILLS
TEXAS JAMES W. COLLINS
UTAH ROBERT E. MASSÉ JR.
VERMONT THOMAS F. CURRAN
VIRGINIA TOMMY C. HARGER
VISAYAS RODRIGO N. SORONGON
WASHINGTON DONALD J. McBRIDE
WEST VIRGINIA MARK J. ACKERMANN
WISCONSIN TIMOTHY L. GENTHE
WYOMING DONALD J. SCOTT
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CHEVALIERS À L’ŒUVRE
CHEVALIERS
À
L’ŒUVRE
ÇÀ ET LÀ DANS L’ORDRE
monie. Les C. de C. ont préparé des hot dogs et des hamburgers pour les 200 personnes qui sont venues voir un ancien combattant de la guerre en Iraq accepter les clés d’une nouvelle maison adaptée à ses besoins.
otrophique (ou la « maladie de Lou- Gehrig »), ils sont venus à sa rescousse. Le conseil a réuni 9140$ pour lui permettre de faire installer un monte-escalier dans sa maison.
BOURSE D’ÉTUDES SPÉCIALE
Le conseil Father Joseph P. McNamara 14422, de l’université de la Caroline du Nord, de Raleigh, appuie des petites entreprises à travers le monde en offrant des microprêts par l’entremise du site Web Kiva.org. Le conseil a fait une mise de capitale de 275$ dans 11 prêts à des familles nécessiteuses, et il a été remboursé presque à 100 %. En retour cela permettra au conseil de consentir d’autres prêts dans l’avenir.
MICRO-PRÊTS
Des membres du conseil Sweetwater 10821, de Douglasville, Géorgie, en compagnie des pompiers du service des incendies de Douglas County. Ils tiennent en main de petits oursons en peluche qu’ils ont collectés pour les pompiers qui les donnent aux enfants impliqués dans des urgences. MONUMENT AUX ANCIENS COMBATTANTS
L’assemblée Bishop Francis A. Marocco et l’assemblée Sir Knight Aubrey Allen, tous les deux de Peterborough, Ontario, ont fait don de 500$ pour faire construire un monument aux forces armées au cimetière St. Peter pour honorer les anciens, les actuels et les futurs membres des forces armées. Les Chevaliers de Colomb ont acheté le monument qui est orné d’une croix géante et d’une pierre gravée « Remembering Our Veterans » (En souvenir de nos vétérans). Les deux assemblées ont fourni une garde d’honneur pour la cérémonie d’inauguration du monument. POUR UNE GREFFE DU FOIE
Le conseil St. Jude the Apostle 12637, de Wynantskill, New York, a organisé une activité de collecte de fonds au profit de Brian Glasser, un citoyen en attente d’une transplantation du foie. L’activité — un petit déjeuner de
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crêpes, vente de pâtisseries et campagne de collecte de fonds — a rapporté 3553$ pour aider à défrayer les frais médicaux de Glasser qui est sur une liste d’attente et doit se rendre souvent en Floride pour des évaluations. MARCHE POUR LA VIE
Le conseil Mgr Felix Donnelly 4371 et son auxiliaire féminin, de Warner Robins, Géorgie, a organisé une marche/course de 5 K pour réunir des fonds pour des organismes pro-vie de la municipalité. Plus de 160 personnes ont participé à cette activité qui a rapporté 5000$ environ. DÉJEUNER POUR UNE CÉRÉMONIE
Quand l’organisme « Homes for Our Troops »(Des maisons pour nos soldats) s’apprêtait à remettre les clés d’une nouvelle maison à un ancien combattant blessé, le conseil Ave Maria 7880, de Parker, Colorado, s’est porté volontaire pour servir à dîner à tous ceux qui assistaient à la céré-
Le conseil d’état du Montana offre une bourse d’étude aux mamans qui ont choisi de donner leur enfant en adoption par l’entremise des Services Sociaux Catholiques du Montana. Les nouvelles mamans peuvent faire une demande d’aide pour payer leurs classes, les livres et autres dépenses afin de leur permettre de poursuivre leur éducation après la naissance de leur enfant. UN MONTE-ESCALIER
Lorsque les membres du conseil Lions Gate 7095, de North Vancouver, Colombie-Britannique ont appris qu’un frère chevalier avait des difficultés de mobilité parce qu’il était atteint de la SLA, ou sclérose latérale amy-
MESSE DANS UN CENTRE DE SOINS INFIRMIERS
Pour assurer que les patients aient accès à la réception des sacrements, le conseil Pope John XXlll 7159, de Phoenix, parraine mensuellement une messe au centre de soins infirmiers Phoenix Mountain depuis 25 années. Le conseil tente aussi de prendre les dispositions nécessaires pour offrir de la musique d’occasion pour les messes associées à Pâque et Noël. AIDE À UNE SINISTRÉE
À l’occasion d’une collecte de sang pour appuyer Forest Wagner, un adolescent local qui a un cancer, Ray Cromwell et Juan Delgado, du conseil Holy Spirit 15174, de Holly Lake Ranch, Texas, font un don de sang. Les membres du conseil et leurs épouses ont participé à cette collecte qui a collecté 38 unités de sang.
Le conseil Farmington 2400 (Minnesota) et le conseil Father André Carey 5569, de Rosemount ont coparrainé un petit déjeuner de crêpes pour réunir des fonds pour Kerri Davis, une enseignante locale qui a perdu son automobile et sa maison dans un incendie. Cette activité a rapporté près de 5000$ pour aider Davis à se remettre sur pied.
CHEVALIERS À L’ŒUVRE
TIRAGE DE BILLETS PGA
TABLEAU NOIR ÉLECTRONIQUE
Le conseil St. Brigide 13204, d’Alpharetta, Géorgie, a acheté quatre laissez-passer de quatre jours pour un tournoi majeur de la PGA, que le conseil a fait tirer pour réunir 5000$. Cette somme a servi à l’achat de 50 fauteuils roulants — dont plusieurs seront donnés au centre médical VA d’Atlanta.
Le conseil Father Irénée Bouchard 8189, de Beresford, Nouveau-Brunswick, a fait don de 5000$ à une école de la région pour l’achat d’un tableau noir électronique interactif pour la classe de 6e année.
PRODUITS DE PAPIER
Les membres du conseil Our Lady of the Ridge 13201, de Chicago Ridge, Illinois, le conseil St. Louis de Montfort 14553, d’Oak Lawn et l’assemblée Holy Family d’Oak Lawn se sont portés volontaires pour distribuer des produits de papier pour une valeur de 25 000$ à des familles à faible revenu dans la communauté. Parce qu’on ne peut pas acheter des mouchoirs en papier, des couches, des serviettes sanitaires et des produits semblables, les familles nécessiteuses doivent les prendre à leur compte. Les frères chevaliers ont classé et fait la livraison de centaines de boites de produits de papier à diverses agences qui viennent en aide à ces familles. RÉFECTION D’UN CIMETIÈRE
Le conseil Pope John Paul 1 7315, de Tipawin, Saskatchewan a effectué la réfection de deux cimetières de comté négligés depuis plusieurs années après la fermeture de leurs paroisses associées. Le conseil a fait don de 1000$ pour faire mettre un monument à Codette Holy Family Cemetry, et pour marquer les tombes identifiables. Un membre du conseil a aussi nettoyé le terrain du cimetière. Entretemps, le conseil a restauré le cimetière catholique Pinehurst, enlevé les broussailles et mis une enseigne neuve à un coût de 150$.
NAPPE DE PAILLIS
Des bénévoles du conseil St. Basil 4204, de Sugarland, Texas, du conseil Santa Maria 6065, de Plano et du cercle St. Theresa 3058, étendent 10 verges cubes de paillis sur le terrain de jeux de Fort Bend County Women’s Center, un organisme qui offre un abri aux femmes impliquées dans une relation abusive. Le nouveau paillis
Des frères chevaliers du conseil Mgr Adam A. Micek 8410, de Harrison, Arkansas, jettent un coup d'œil sur une bétonnière qui coule du ciment pour façonner la base d’un gril à la paroisse Mary, Mother of God. Les Chevaliers de Colomb ont donné les matériaux et fournissent le travail bénévole pour compléter le gril du pavillon de l’église paroissiale. offrira un environnement plus sécuritaire aux enfants qui vivent au centre avec leurs mères. DON DE BIBLES ET DE CATÉCHISMES
Le conseil Santa Maria 4999, de West Palm Beach, Floride, a donné des bibles et des exemplaires du Catéchisme de l’église catholique pour le programme des classes d’éducation religieuse pour adultes à l’église St. Patrick. CAMPAGNE DE COLLECTE DE FONDS POUR L’ÉDUCATION
Durant une campagne de collecte de denrées alimentaires, commanditée par le conseil, des membres du conseil St. Jude 1043, d’Elkhart, Indiana, aidés d’une armée de 200 bénévoles, empaquettent des paniers d’aliments pour donner à des familles nécessiteuses. Avec cette campagne et des dons et l’appui d’autres conseils de C. de C. de la région, les Chevaliers de Colomb ont réuni assez d’argent pour assembler près de 600 paniers qui chacun peuvent nourrir une famille pendant plusieurs semaines. Le conseil commandite ce programme depuis 25 ans.
L’assemblée Marquis Louis De Montcalm, de Saint-Jean, Québec, a lancé une campagne de financement pour venir en aide à l’école MarieRivier, un organisme qui enseigne à des jeunes personnes intellectuellement handicapées. La campagne a rapporté 1000$. POUR RAVITAILLER LE GARDE-MANGER
Quand la banque alimentaire des œuvres charitables catholiques a lancé un appel urgent pour de la nourriture et des fonds, le conseil St. Thomas More 4397, d’Allentown, Pennsylvanie, a répondu à l’appel. Les Cheva-
liers de Colomb ont organisé une campagne de collecte de denrées alimentaires à toutes les messes de la paroisse St. Thomas More. Cette campagne a rapporté 1400$ en espèces et deux chargements de camion d’aliments. UNE DIVERTICOURSE
Le conseil St. Jude Thaddeus 5831, de Davao City, a organisé une diverticourse (course pour s’amuser) pour réunir des fonds pour l’amélioration de son église paroissiale et de son système de climatisation. Près de 700 personnes ont participé à la course qui a rapporté 226 000 pesos (5100$). DÉMOLITION D’UNE MAISON
Quand le conseil Father William Brooks 5145, de Nederland, Texas, a appris que la maison d’un membre du conseil avait été jugée dangereuse et devait être démolie, le conseil a réuni des fonds pour payer les frais de la démolition et s’est porté volontaire pour le nettoyage du terrain. Le conseil a fait don aussi de l’argent afin que le membre en question puisse faire reconnecter les services publiques et mettre de la moquette dans sa nouvelle demeure où il vit avec sa mère invalide.
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CHEVALIERS À L’ŒUVRE
gîte, un appui financier et une éducation à des jeunes mamans ou des mères célibataires. Les fonds provenaient d’une campagne de collecte de fonds dans la paroisse St. Thomas More. SOUTIEN À LA VIE
Monseigneur l’évêque John B. Brungardt, de Dodge City. Kansas, bénit la nouvelle enseigne Pro-vie de la route U.S. 50. L’enseigne a été installée par le conseil Sacred Heart 2955. Ayant compris qu’il était impossible de remettre à neuf l’enseigne pro-vie existante du conseil, l’artiste Dennis Burghart, membre du conseil, a offert d’en créer une avec une tôle d’acier de 1,5 m X 3,8 m. L’enseigne, dont le conseil a défrayé les frais et sur laquelle figure un passage de l’Évangile, a été installée par des bénévoles et un coup de main des membres du conseil. DON DE LIVRES
Le cercle San Niño de Molino 3776, de Bahayang, Luçon, a donné les livres pour enfants à un orphelinat dirigé par les Sœurs Missionnaires Somascan. ÉQUITATION THÉRAPEUTIQUE
Le conseil St. Joseph the Provider 13942, de St. Joseph, Michigan, fournit un appui constant au centre d’équitation thérapeutique de Watervliet. Les C. de C. en association avec TEC ont conduit de nombreuses campagnes de collecte de fonds, un tournoi de fer-à-cheval, et ils ont fait don des recettes de plusieurs activités du conseil à l’organisme. BINGOS POUR LES ŒUVRES
Au cours des derniers vingt ans, le conseil St. Jude 6052, d’Oshawa, Ontario, a appuyé la Fondation de l’Hôpital Oshawa. Le conseil réuni des fonds avec son bingo télévisé. Les C. de C. ont fait don de 43 000$ à cette fon-
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dation, et on a fait don de la plupart de cet argent au centre pour le cancer de l’hôpital. Entretemps, le conseil Morden-Winkler and district 10153 (Manitoba) commandite le tournoi de bingo de Morden Corn & Apple Festival depuis 1999. Durant cette période, cette activité a réuni 52 000$ pour la construction de la nouvelle église St. John the Evangelist qui fut terminée vers la fin de l’an 2011. DON D’UN MÂT DE DRAPEAU
L’assemblée Kumintang de Balayan, Luçon, a construit un mât de drapeau de 7,6 m à l’école élémentaire Barangay Latag, une des écoles éloignées de la région. L’assemblée a aussi fourni une garde d’honneur pour la cérémonie d’inauguration du mât. DON DE BIENFAISANCE
Le conseil Fairfield 6380 (New Jersey) a fait don de 2000$ à Several Sources Shelters, un organisme qui offre le
Le conseil Teton 6200, de Choteau, Montana, a donné 90 heures de travail bénévole pour fabriquer des supports en bois pour tenir plusieurs affiches placées dans les quatre paroisses et la mission que désert le conseil. Les affiches portent des messages tels que : « La Vie: Quel beau choix ». UN ROSAIRE PUBLIC
Dans le cadre de la campagne annuelle de collecte de fonds du conseil pour réunir des fonds pour venir en aide aux personnes handicapées, Kaely et Georgia Thurmond remettent un don à Mike Ray du conseil Elizabeth Ann Seton 7850, de Plano, Texas. Chaque année, les Chevaliers de Colomb orientent les recettes de leur campagne vers des œuvres de bienfaisance qui aident des personnes ayant une déficience auditive. La dernière campagne a produit plus de 4700$.
Le conseil Our Lady of the Lakes 3359, de Denville, New Jersey, a organisé un chapelet public pour prier pour le pays. Les frères chevaliers et les paroissiens des trois églises environnantes ont participé à cette activité. Le conseil a aussi mis des grains de chapelet et des pamphlets sur la façon de réciter le chapelet à la disposition des gens.
partagées entre des causes de bienfaisance et un fonds de prévoyance pour les dépenses de la paroisse.
NOURRIR LES SANS-ABRI
DON D’UN FAUTEUIL ROULANT
Le conseil Holy Apostle 12543, de Las Vegas se porte volontaire pour aller nourrir les sans-abri le troisième samedi de chaque mois au service de restauration St. Vincent Lied, un établissement dirigé par les œuvres de bienfaisance catholique.
Les conseils du district 61 de l’Ontario ont réuni 1500$ pour acheter un fauteuil roulant adapté pour donner à la Société canadienne de la SLA. Le fauteuil roulant a ensuite été donné à un client de la société.
ÉCLAIRAGE NOUVEAU
AMOUR DE LA MUSIQUE
Le conseil Our Lady of Mercy 11144, de Harborcreek, Pennsylvanie, a fait don de 10 000$ à sa paroisse pour faire installer un nouveau système d’éclairage éco énergétique dans la salle paroissiale, le gymnase et les salles de rangement. Les fonds proviennent de la tombola de la soirée annuelle de golf du conseil dont les recettes sont
Le conseil Burlington 4978 (Massachussetts) a fait don de l’argent de son Fonds pour enfants exceptionnels afin de lancer un programme de musique pour des élèves de deux écoles ayant des besoins spéciaux. Le don a permis au système scolaire de Burlington d’embaucher un thérapeute pour aider les élèves handicapés.
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A P P L I C AT I O N D E N O S D E G R É S
Unité
Charité
Fraternité
Patriotisme
DES MEMBRES du conseil Leo 508, de Peabody, Massachussetts, tracent les jalons pour la construction d’un nouveau trottoir de 15 m à l’église St. Adelaides. Les frères chevaliers sont aidés par le scout Paul Harrington qui a entrepris ce projet pour mériter son badge d’éclaireur et qui a fait don de 700$ pour la réalisation du projet. Le trottoir mène à une aire de réflexion ornée d’une statue de la Vierge Marie. • Le conseil Pope John Paul l 7243, d’Apache Junction, Arizona, a organisé un salon de l’automobile qui a rapporté 1645$ au Club Garçons et filles.
LES FRÈRES Milton J. Catalina et Phil Lozano, du conseil St. Joseph 8954, de Richardson, Texas, ont établi la base pour la construction d’une cabane dans un arbre à la résidence d’un frère défunt du conseil. Les frères chevaliers se sont portés au secours de la veuve en ramassant des feuilles et en élaguant des arbres dans sa cour. Ils ont aussi construit une cabane dans un arbre pour les quatre jeunes enfants du frère défunt. • Le conseil Lancaster 2455, de Palmdale, a posé un nouveau vitrail à l’emblème de l’Ordre dans sa salle de conseil. Ils ont installé ce vitrail après la remise à neuf d’une des entrées de la salle.
DES MEMBRES de l’assemblée Charles Fedler Sr. de Delta se tiennent au garde-à-vous pour accueillir les membres des « Witch Doctors » (Docteurs-sorciers), un escadron médical de la Garde nationale du Colorado déployé en Afghanistan. Les Chevaliers de Colomb étaient présents pour accueillir les soldats à leur retour du front à l’aéroport Montrose.
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UNITY: Photo by J. P. Richardson — PATRIOTISM: Photo courtesy of Today’s Catholic, Diocese of Pueblo
AU COURS DE LA campagne annuelle du « Rosaire pour l’amour et la vie », des membres du conseil St. Paul 397 (Minnesota) dirige près de 100 partisans du mouvement pro-vie en prière devant un établissement de « Planned Parenthood » (Parenté planifiée) qui a récemment ouvert ses portes à St. Paul. Commencé en 2005, ce projet incite les membres à se rassembler pour aller prier le rosaire devant un établissement où l’on pratique l’avortement. À la dernière de ces activités, le conseil était appuyé par les « Ministères pour l’action Pro-vie » et une garde d’honneur de l’assemblée Mgr Ravoux.
CHEVA L I E R S D E C O LO M B
Construire un monde meilleur un conseil à la fois. Chaque jour, les Chevaliers à travers le monde ont la possibilité de faire une différence, que ce soit à travers le service à la communauté, la collecte de fonds ou la prière. Nous célébrons chaque et tout Chevalier pour sa force, sa compassion, et son dévouement à vouloir construire un monde meilleur.
Ruben Cruz, du Conseil 14405 Immaculate Conception à Cainta, à Luçon, dans les Philippines, encourage les participants lors d’une course de 3 kilomètres commanditée par son Conseil. Les Chevaliers avaient mis sur pied cette épreuve amicale au profit des jeunes de la région.
ENVOYEZ-NOUS LES PHOTOS DE VOTRE CONSEIL POUR LA RUBRIQUE «CHEVALIERS À L’ŒUVRE». LES PHOTOS PEUVENT ÊTRE ENVOYÉES PAR COURRIEL À COLUMBIA@KOFC.ORG OU BIEN À COLUMBIA, 1 COLUMBUS PLAZA, NEW HAVEN, CT 06510-3326.
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GARDER L A FO I VI VA NT E
« J’AI TOUJOURS RESSENTI L’APPEL À SERVIR ET À SUIVRE DIEU. »
Photo by Corey Hengen
Je suis né au Mexique dans l’État de Michoacán, où j’ai vécu jusqu’à l’âge de 14 ans, alors que ma famille — c’était en 1989 — a émigré à Tacoma, dans l’État de Washington. Après l’école secondaire, j’ai travaillé comme machiniste tout en poursuivant durant deux ans des études dans un collège de Tacoma. Après avoir vécu toutes sortes de tribulations dans ma vie, je me suis mis à comprendre que Dieu murmurait à mon oreille, m’invitant à le rejoindre. J’ai toujours ressenti l’appel à servir et à suivre Dieu, et j’ai aussi toujours essayé de répondre aux besoins d’autrui. Je savais qu’il y avait une pénurie de vocations quand j’ai discerné la mienne. En priant, l’un des versets de l’évangile de Matthieu m’a beaucoup touché : « Voyant les foules, il fut pris de pitié pour elles, parce qu’elles étaient harassées et prostrées comme des brebis qui n’ont pas de berger » (Mt 9.36). En 2007, j’ai soumis ma candidature au sacerdoce pour l’archidiocèse de Seattle, et j’ai été accepté comme séminariste — un rêve longtemps caressé venait de se réaliser. ARMANDO ORTIZ Faculté de théologie Sacred Heart Hales Corner, Wisconsin.
VEUILLEZ FAIRE VOTRE TOUT POSSIBLE POUR ENCOURAGER LES VOCATIONS À LA PRÊTRISE ET À LA VIE RELIGIEUSE. VOS PRIÈRES ET VOTRE SOUTIEN COMPTENT POUR BEAUCOUP.
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