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Columbia Août 2015

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C H E VA L I ER S D E C O LO M B

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« UN FRÈRE CHEVALIER NE SAURAIT CHOISIR UNE MEILLEURE COMPAGNIE POUR PROTÉGER SA FAMILLE . E N OPTANT POUR L’ASSURANCE DES C HEVALIERS DE C OLOMB, IL PREND UN ENGAGEMENT ENVERS L’AVENIR DES SIENS ; IL PREND UN ENGAGEMENT DANS L’ INVESTISSEMENT ÉTHIQUE ET LA SAINE GOUVERNANCE D ’ ENTREPRISE ; ET IL PREND UN ENGAGEMENT QUI PROFITE À SON É GLISE AINSI QU ’À SA COMMUNAUTÉ . » — CHEVALIER SUPRÊME C ARL A. A NDERSON

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A S S U R A N C E I N VA L I D I T É

S O I N S D E LO N G U E D U R É E

RENTES


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C H E VA L I E R S D E C O LO M B AOÛT 2015 ♦ VOLUME 95 ♦ NUMÉRO 8

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ARTICLES

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Sa cause progresse Depuis 125 ans, la vie et la spiritualité pratique du Vénérable Michael McGivney inspirent la dévotion. PAR BRIAN CAULFIELD

14 Un lieu sacré Le sanctuaire historique des martyrs jésuites a reçu le soutien de l’Ordre pour que soit poursuivie son œuvre comme lieu de pèlerinage et de témoignage. PAR MARY DETURRIS POUST

18 À la rescousse d’orphelins africains victimes du sida Des enfants de l’Ouganda et du Kenya peuvent étudier et espérer grâce à un partenariat avec les Apôtres de Jésus. PAR JENNIFER REED ET JACINTA W. ODONGO

22 « Laudato Si’ » : Appel à la relation juste La nouvelle encyclique du pape François porte sur nos relations avec Dieu, entre nous et avec la création. PAR JONATHAN REYES

24 Flambée de persécution Les chrétiens sont toujours dans la ligne de tir des militants de l’État islamique et d’autres groupes terroristes à travers le monde.

Une statue de saint Isaac Jogues trône dans l’église circulaire du sanctuaire de Notre-Dame des Martyrs, à Auriesville, dans l’État de New York.

PAR LORD DAVID ALTON

D É PA RT E M E N T S 3

Construire un Monde Meilleur

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Les Chevaliers célèbrent la quatrième Quinzaine annuelle pour la liberté • L’Ordre lance un nouveau programme du rosaire • L’Institut Jean-Paul II célèbre une nouvelle promotion de diplômés

En rendant hommage aux lieux où la foi catholique s’est d’abord enracinée, nous redécouvrons notre vocation à être disciples aujourd’hui. PAR CARL A. ANDERSON

CNS photo/Nancy Wiechec

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Apprendre la foi, vivre la foi La vitalité et la mission de l’Église locale est intimement liée à la formation et à l’évangélisation des familles. PAR MGR. WILLIAM E. LORI

Nouvelles des Chevaliers

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Construire l’église domestique

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Les députés d’état 2014-15

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Chevaliers à l’œuvre

Des pères pour bien faire Un père présente un aperçu des moyens à prendre pour les familles qui aimeraient promouvoir les vocations à la vie religieuse et à la prêtrise. PAR BRENDAN GLASGOW

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É D I TO R I A L

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« Une attitude du cœur »

­ diteurs é Chevaliers­de­Colomb ________ AdministrAteurs­suprêmes

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quelle­le­chrétien,­à­l’instar­du­Bon samaritain,­doit­avoir­«­un­cœur­qui voit­[...]­où­l’amour­est­nécessaire­et qui­agit­en­conséquence­»­(Deus Caritas Est,­31).­Cela­évoque­également la­vie­et­la­mission­du­Vénérable­michael­mcGivney,­décédé­voilà­125­ans cette­année­(voir­en­page­8).­Bien­que son­éthique­de­travail­ait­été­légendaire,­ toutes­ les­ actions­ entreprises par­l’abbé­mcGivney­étaient­fondées sur­la­prière.­notre­fondateur­n’a­pas souffert­de­ce­déséquilibre­propre­à notre­époque­qui­pousse­les­gens­«­à faire­les­choses­à­toute­vitesse­»­(cf. Laudato Si’,­225)­;­il­se­rendait­plutôt disponible­ auprès­ de­ ceux­ qu’il­ servait,­voyant­là­où­l’amour­était­nécessaire­et­agissant­en­conséquence. La­mission­et­l’héritage­des­Chevaliers­ de­ Colomb­ demeurent­ les mêmes­aujourd’hui.­À­l’échelle­internationale,­le­Conseil­suprême­répond du­mieux­possible­aux­besoins­de­nos prochains,­qu’il­s’agisse­d’orphelins du­sida­ou­d’autres­enfants­démunis en­ Ouganda­ et­ au­ Kenya­ (voir­ en page­18),­ou­encore­de­réfugiés­chrétiens­forcés­de­se­déplacer­par­suite de­persécution­religieuse­et­de­troubles­sociaux­au­sein­de­leur­pays­(voir en­page­24).­À­l’échelle­locale,­également,­d’innombrables­initiatives­des C­de­C­répondent­aux­besoins­exprimés­par­les­paroisses­et­les­communautés. Cela­dit,­les­Chevaliers­et­leurs­familles­ne­sont­pas­immunisés­contre les­ tentations­ et­ les­ distractions­ du monde.­tenons­donc­compte­de­l’appel­du­pape­François­à­la­conversion, en­favorisant­des­environnements­de paix,­ d’émerveillement­ et­ de­ prière pour­ que­ nos­ actions,­ au­ bout­ du compte,­puissent­être­autant­d’arbres de­vie.♦ ALtOn J.­peLOWsKi rédACteur en CHeF

CHEVALIER SUPRÊME Carl A.­Anderson AUMÔNIER SUPRÊME mons.­William­e.­Lori,­s.t.d. DÉPUTÉ CHEVALIER SUPRÊME Logan­t.­Ludwig SECRÉTAIRE SUPRÊME Charles­e.­maurer­Jr. TRÉSORIER SUPRÊME michael­J.­O’Connor AVOCAT SUPRÊME John­A.­marrella ________ rédACtiOn RÉDACTEUR EN CHEF Alton J.­pelowski DIRECTEUR DE LA RÉDACTION Andrew­J.­matt RÉDACTEUR EN CHEF ADJOINT patrick scalisi

L’abbé­michael­J.­mcGivney­(1852-90), Apôtre­de­la­jeunesse,­protecteur­de­la­vie­familiale et­fondateur­des­Chevaliers­de­Colomb, intercédez­pour­nous. ________ POUR COMMUNIQUER AVEC NOUS PAR LA POSTE: COLUMBIA

Knights­of­Columbus 1­Columbus plaza new Haven,­Ct 06510-3326 TÉLÉPHONE: 203.752.4398 TÉLÉCOPIEUR: 203.752.4109 COURRIEL: columbia@kofc.org NOTRE SITE INTERNET: kofc.org SERVICE Å LA CLIENTÈLE: 1.800.380.9995 ________ SI VOUS DÉMÉNAGEZ prévenez­votre­conseil.­envoyez­votre­nouvelle adresse­et­votre­étiquette­à: dept.­of­membership­records­ [service­de­dossiers­de­membres],­pO­Box­1670, new­Haven,­Ct,­06507-0901,­usA,­ ou­par­courriel­à­columbia@kofc.org ________ Copyright ©­2015 tous­droits­réservés ________ en­pAGe­COuVerture Des élèves tiennent une carte de prière de l’abbé Michael J. McGivney devant l’école primaire Marengoni, en Ouganda.

COVER: Courtesy of the Apostles of Jesus

dAns­sA­nOuVeLLe­lettre­encyclique,­Laudato Si’ («­Loué­sois-tu­»), le­pape­François,­reprenant­les­enseignements­de­saint­Jean-paul­ii­(38), lance­un­vibrant­et­stimulant­appel­à une­« conversion­écologique­».­tout au­long­du­document,­le­saint-père réfléchit­non­seulement­sur­notre­relation­ avec­ le­ monde­ naturel,­ mais également­sur­nos­relations­avec­nos prochains,­avec­dieu­et­même­avec nous-mêmes­(voir­en­page­22).­nous avons­besoin,­dit­le­pape,­d’une­véritable­«­écologie­humaine­»­qui­reconnaît­tant­la­loi­morale­que­le­fait­que l’homme­a­sa­propre­nature,­laquelle est­ intimement­ reliée­ au­ reste­ du monde.­ Cette­ unité­ de­ réalisation, poursuit-il,­engendre­une­«­fraternité universelle­»­et­aussi­l’amour­social, lequel­ est­ «­ la­ clé­ d’un­ développement­authentique­»­dans­les­rapports sociaux,­ économiques­ et­ politiques (228,­231). La­charité,­l’unité­et­la­fraternité deviennent­ ainsi­ partie­ intégrante d’une­civilisation­de­l’amour­—­par opposition­ à­ l’obsession­ de­ notre monde­ actuel­ pour­ le­ pouvoir,­ la technologie­et­la­consommation.­La tentation­ aujourd’hui,­ souligne­ le pape­François,­c’est­de­s’en­tenir­à­un relativisme­ pratique­ dans­ lequel­ «­tout­ce­qui­ne­sert­pas­aux­intérêts personnels­immédiats­est­privé­d’importance­ »­ (122).­ il­ est­ difficile­ de susciter­l’émerveillement­et­d’entendre­l’appel­à­aimer,­ajoute-t-il,­« au milieu­du­bruit­constant,­de­la­distraction­permanente­et­anxieuse,­ou du­culte­de­l’apparence­»­(225).­Le pape­répond­en­partie­à­cela­en­nous invitant­à­« ralentir­la­marche­pour regarder­ la­ réalité­ d’une­ autre­ manière­»­et­en­cultivant­«­une­attitude du­cœur,­qui­vit­tout­avec­une­attention­sereine­»­(114,­226). une­telle­attitude­du­cœur­rappelle l’idée­du­pape­Benoît­XVi­selon­la-


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C O N S T RU I R E U N M O N D E M E I L L E U R

Souvenir et martyre En rendant hommage aux lieux où la foi catholique s’est d’abord enracinée, nous redécouvrons notre vocation à être disciples aujourd’hui par le Chevalier Suprême, Carl A. Anderson

LE 13 Juin, nous avons fait un pèlerinage au Sanctuaire Our Lady of Martyrs d’Auriesville, n.Y., où j’ai remis un don au nom des Chevaliers de Colomb pour la rénovation et l’entretien du sanctuaire historique (voir l’article en p. 14). À la place de mon article mensuel, j’aimerais partager un certain nombre des remarques que j’ai faites à cette occasion. Il y a des endroits privilégiés sur cette terre : témoins de où l’histoire spirituelle du monde. Ces endroits sont des lieux saints. Nous pensons à la basilique de Saint-Père de Rome, au-dessus de la tombe de notre premier pape, ou à la Colline de Tepeyac, à Mexico, où est apparue Notre Dame de Guadeloupe et a changé le cours de l’évangélisation d’un hémisphère entier. Aujourd’hui, nous nous arrêtons à Auriesville, N.Y., où le sang des martyrs a suscité en une seule génération un lys — sainte Kateri Tekakwitha — issu du peuple qui avait fait couler ce sang. Ce qui est arrivé ici fut un destin que chaque missionnaire du Nouveau Monde comprenait que c’était non seulement possible, mais probable. Comme l’écrivait saint Isaac Jogues à un collègue jésuite de France : « J’y irai, mais je n’en reviendrai pas ». Le martyre de ces braves n’était pas une abstraction. Et pourtant, ils y sont venus. Des lieux comme Auriesville sont de sites d’héritage spirituel. Ils sont des lieux saints où des gens ont changé l’avenir spirituel de notre nation. L’his-

toire d’Amérique est incomplète si nous n’en retenons pas le souvenir. Ici, le Nouveau Monde est devenu vraiment « nouveau », parce que le message de l’Évangile y fut proclamé, parfois par la prédication, parfois en y vivant et, à la fin, en y mourant. Quand nous rappelons ce que les missionnaires ont réalisé sur ce continent, nous nous trouvons devant une vérité extraordinaire. Comme nous l’apprend saint Irénée : « la gloire de Dieu c’est l’homme pleinement vivant ». Mais qu’est-ce que cela signifie « être pleinement vivant » ainsi? Cela signifie vivre une vie qui déborde tellement de l’amour de Dieu et de l’amour du prochain qu’aucun mal en ce monde ne peut la vaincre. Saint Isaac Jogues est revenu ici, même après avoir été brutalement torturé, et qu’on lui eut arraché les doigts avec leurs dents, et fait « passer par les baguettes » à travers la foule hostile. Rien surprenant que les Mohawks l’aient surnommé « l’indomptable ». Mais qu’est-ce qui impressionna davantage ses anciens bourreaux? C’est qu’il les aimait. Partout au pays, nous recueillons une leçon semblable du bienheureux Junipero Serra, l’Apôtre de la Californie, que le pape François canonisera en septembre prochain, à Washington. Quand les autochtones américains eurent assassiné son confrère franciscain, le père Serra réussit à faire annuler la peine de mort pour les gens responsables. Une telle peine, dit-il, n’était pas selon l’esprit de la foi chrétienne.

Nous habitons un continent qui rencontra le Christ grâce à l’œuvre infatigable et généreuse de missionnaires, et c’est cette réalité qui, plus que toute autre réalité, unit notre continent. L’exemple de ces missionnaires héroïques nous appelle à vivre des vies de témoignage chrétien. Ces héros de la première évangélisation traversent le temps pour nous inciter à entreprendre une nouvelle évangélisation. Comme l’écrit le pape François : « Nous sommes appelés à offrir aux autres le témoignage explicite de l’amour sauveur du Seigneur » (Evangelii Gaudium, 121). Aujourd’hui, nous rendons hommage aux jésuites français martyrs de ce lieu, exemples suprêmes de cet amour qui sauve. Nous sommes heureux de nous associer à nos frères Chevaliers de Colomb de l’État de New York en vue de la rénovation du sanctuaire de ces grands martyrs. Bientôt, un fils spirituel de saint Ignace rendra visite à notre pays. En effet, le pape François nous rappelle que « chaque chrétien est missionnaire » et que nous sommes tous appelés à être « disciples-missionnaires » (120). Si nous répondons à cet appel, alors le sanctuaire le plus durable des martyrs de ce lieu ne sera pas construit de briques et de bois, mais par l’œuvre des pèlerins qui, renouvelés, repartent de ce lieu, forts d’un esprit d’apostolat missionnaire. Vivat Jesus!

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APPRENDRE LA FOI, VIVRE LA FOI

La paroisse: une famille de familles La vitalité et la mission de l’Église locale est intimement liée à la formation et à l’évangélisation des familles par Mgr. William E. Lori, Aumônier Suprême

Dans son exhortation apostolique La Joie de l’Évangile, le pape François parle de l’importance de la vie paroissiale. Il corrobore la description d’une paroisse présentée par saint Jean-Paul II comme étant « l’Église vivante au milieu des foyers de ses fils et filles » (cf. Christifideles Laici, 26). Il poursuit en disant : « Cela suppose que réellement elle soit en contact avec les familles et avec la vie du peuple et ne devienne pas une structure prolixe séparée des gens, ou un groupe d’élus qui se regardent euxmêmes » (Evangelii Gaudium, 28). Le pape François insiste pour dire qu’une paroisse est appelée à être la présence de l’Église dans une communauté, fournissant une place où les gens peuvent entendre la parole de Dieu, grandir dans la fraternité et se dévouer dans l’amour des pauvres et des gens dans le besoin — un endroit où ils peuvent prier, célébrer. RASSEMBLER LE FAMILLES En méditant les paroles du pape François, je me rappelle ma propre expérience. Presque toutes les fins de semaine, je tâche de rendre visite à deux paroisses au moins. Habituellement, je préside l’une des messes dominicales et, après, je rencontre les gens tout simplement. Très souvent, je me laisse impressionner à quel point les familles forment l’âme et le cœur de nos paroisses. C’est pour moi une joie particulière de voir de jeunes familles participer à la messe et s’engager dans la vie de la paroisse. Cela ne me dérange pas que les bébés pleurent ou que 4 ♦ COLUMBIA ♦

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les enfants agitées fassent beaucoup de bruit — il y a là des signes que l’Église est jeune et vivante. De même, comme il est beau de constater la présence d’une famille élargie à la messe dominicale. On peut ressentir la joie des grands-parents quand ceux-ci constatent qu’ils ont réussi, malgré tant de défis, à transmettre la foi à la génération suivante. Si, souvent, ce sont les familles qui accueillent les nouveaux venus et qui ouvrent leurs foyers aux gens qui ont perdu des êtres chers ou qui ont besoin de soutien. En effet, dans un discours de 2005, le pape Benoît XVI décrivait la paroisse comme « une famille élargie » qui « rassemblent frères et sœurs qui ne recherchent aucun pouvoir ou d’intérêts personnels, mais qui vivent dans la joie et la charité du Seigneur qui est amour ». Quel beau scénario que voilà, mais qui doit nous amener, tous et toutes, y compris moi, à faire un examen de conscience. Si heureux que nous soyons d’observer de belles familles à la messe dominicale, ne devrions-nous pas nous préoccuper des familles qui ne sont pas à la messe? Combien d’autres familles se sont-elles éloignées de l’Église catholique? Que dire des parents qui envoient leurs enfants dans des écoles catholiques ou dans des programmes d’instruction religieuse ou de jeunesse, mais qui n’empruntent jamais le sentier de la messe ou d’autres activités paroissiales? Nous devons nous demander si nos diocèses et nos paroisses sont suffisamment disposés à accueillir et à soutenir de telles familles — ou, selon les paroles

du pape François, si nous sommes « vraiment en communication avec les foyers et les vies » des familles qui font partie de nos diocèses et de nos paroisses. Au plan diocésain, cela entraîne que nous devons évaluer ce qui existe pour aider les couples à vivre leur mariage. Ce qui comprend un programme de préparation de mariage, un bureau de planification naturelle des naissances et des ressources et des programmes conçus pour renforcer et soutenir la vie de famille et propres à affronter les défis de notre temps. À quel point de tels programmes sont-ils adaptés pour aider les paroisses à atteindre les couples, surtout ceux qui sont en difficultés ou durant les premières années critiques de leur mariage? SE SOUTENIR MUTUELLEMENT Dieu a appelé la plupart des gens de nos paroisses à la vocation du mariage et de la vie de famille. Néanmoins, combien d’homélies sont orientées vers les préoccupations familiales? Combien communiquent l’enseignement authentique de l’Église concernant le mariage et la famille, ou qui s’adresse aux jeunes? Encore là, je pose ces questions non seulement aux autres, mais à moi également. Les retombées résultant de la récente décision de la Cour suprême concernant le « mariage » homosexuel relèvent avec acuité les défis que nous devons relever. Un important principe nous vient à l’esprit : personne ne peut avec fidélité,


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APPRENDRE LA FOI, VIVRE LA FOI

joie et succès vivre seul et isolé sa vocation au sein de l’église. en tant que prêtre et évêque, j’ai besoin de la prière et du soutien d’autres évêques et d’autres prêtres, parfois dans des rencontres informelles où nous pouvons prier, entendre la Parole de Dieu et parler du fond du cœur. De telles occasions sont nécessaires pour les familles de la paroisse. il peut s’agir de groupe de femmes qui se rassemblent pour étudier l’écriture et chercher à en faire l’application dans leurs vies et leurs mariages. Ce pourrait être aussi de petits groupes de couples qui se rassemblent pour prier et étudier l’art d’être parent. les couples ont

INTENTIONS DU

également besoin d’être formés dans la foi, pour qu’ils puissent, à leur tour, former leurs enfants dans la foi. nous savons à quel point l’abbé michael J. mcGivney aidait les gens des paroisses qu’il servait. il comprenait leurs joies et leurs peines, prouvant à quel point il était engagé dans leurs vies. en fondant les Chevaliers de Colomb, il engageait les maris et pères plus profondément dans la foi. il s’occupait avec soin des veuves et de leurs enfants. De cette façon et de nombreuses d’autres façons, il entrevoyait les Chevaliers comme moyen de transformer nos paroisses en des familles élargies.

Comme il est donc important que les réunions du conseil des Chevaliers et leur programmes aident à construire la vie de famille et à faire de chaque paroisse « une famille de familles ». Peu de temps avant sa mort, saint JeanPaul ii s’adressait à des pasteurs et de jeunes couples de quatre paroisses de rome : « Guider avec tendresse ces familles en difficulté ou vivant dans des conditions précaires, dit-il, les aidant à comprendre et à réaliser le projet authentique que Dieu projette pour le mariage et la famille. » nous devrons prendre à cœur ce dernier avis.♦

L ’ H O M M E C AT H O L I QU E D U M O I S

POPE FRANCIS: CNS photo/Paul Haring – BLESSED FRÉDÉRIC JANSSOONE: Courtesy of the Father Frédéric Janssoone Archives, Trois-Rivières, Canada.

S A I N T- P È R E

Offertes en solidarité avec le pape François Générale : Pour que les personnes oeuvrant dans le cadre du bénévolat s’engagent avec générosité au service des personnes en situation de précarité. missionnaire : Pour que, sortant de nous-mêmes, nous nous rendions proches des personnes qui se trouvent à la périphérie des relations humaines et sociales.

Bienheureux Frédéric Janssoone (1838-1916) BenJamin De 13 enfanTs, frédéric Janssoone est né à Ghyvelde en france, à la frontière belge, le 19 novembre 1838. il grandit dans une famille d’agriculteurs prospères qui attachaient de la valeur à la foi et la charité chrétiennes. frédéric n’avait que 9 ans lorsque son père est mort. Jeune écolier exceptionnel, il commence à poursuivre sa vocation à la prêtrise, mais interrompt ses études à l’âge de 17 ans pour assurer le soutien de sa famille. Grâce à son amour des autres et son sens des affaires, frédéric est devenu un très bon représentant de commerce. six ans plus tard, après la mort de sa mère, il a termina ses études. frédéric Janssoone entra dans l’ordre des frères mineurs en 1864 et a été ordonné prêtre quatre ans plus tard. après avoir servi comme aumônier militaire durant la guerre franco-prussienne, il aida à fonder une fraternité, mais son cœur est fermement déterminé à devenir missionnaire. en 1876, le père Janssoone obtint la permission de servir au sein de la Garde de la Terre sainte. ardent prédicateur, il a aussi dirigé des pèlerinages et restauré la coutume des chemins de la croix pour les

pèlerins dans les rues de Jérusalem. après un voyage de collecte de fonds au Québec en 1881, le père Janssoone retourna au Canada pour de bon, en 1881, en s’installant à Trois-rivières. Tout en continuant de réunir des fonds pour la Terre sainte, il est devenu organisateur de pèlerinages pour le sanctuaire proche de notre-Dame-du-Cap. il a publié également des œuvres religieuses, a rajeuni le Tiers-ordre franciscain et est devenu l’ami de saint andré Bessette. Pendant le reste de sa vie, le père Janssoone travailla sur des projets de collecte de fonds, traversa le Québec à pied et est devenu connu populairement sous le nom de « le saint-père ». le joyeux franciscain est décédé le 4 août 1916 et été béatifié en 1988.♦

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N O U V E L L E S D E S C H E VA L I E R S

Les Chevaliers célèbrent la quatrième Quinzaine annuelle pour la liberté

L’aumônier suprême et archevêque William E. Lori a livré son homélie dans la basilique de Baltimore le 21 juin dernier, lors de la messe d’ouverture marquant le début de la Quinzaine pour la liberté. son homélie. C’est une chose de ne pas partager la doctrine de l’Église, mais c’en est une toute autre que de vouloir empêcher les croyants de mettre leur foi en pratique, non seulement par le truchement de la parole mais aussi par la façon dont nous menons notre vie quotidienne, notre

ministère et nos affaires. » Le thème de la manifestation, cette année, était « La liberté de témoigner ». La Quinzaine a pris fin le 4 juillet par une messe célébrée en la basilique du sanctuaire national de l’Immaculée-Conception, à Washington, D.C.♦

L’Ordre lance un nouveau programme du rosaire

L’Institut Jean-Paul II célèbre une nouvelle promotion de diplômés

LES CHEVALIERS DE COLOMB vont lancer un nouveau programme afin d’encourager une plus grande dévotion à la Sainte Vierge Marie et afin, également, de raffermir la foi de ses membres, de leurs familles et des autres paroissiens dans chaque communauté. À compter du dimanche 30 août, les Conseils sont invités à diriger un rosaire communautaire à chaque cinquième dimanche du mois. Après discussion avec le curé ou l’aumônier du Conseil, les dates et l’endroit, que ce soit à l’église, dans la salle paroissiale ou en tout autre lieu approprié, doivent être annoncés publiquement. Le fait d’adhérer à ce programme au cours de l’année fraternelle 2015-2016 permettra aux Conseils de se qualifier en répondant aux exigences liées au Prix des programmes pour les activités ecclésiales. Pour aider les Conseils à participer au nouveau programme du rosaire, des trousses contenant des dizainiers, du matériel promotionnel et des cartes de prière expliquant comment réciter le rosaire sont disponibles auprès du Conseil suprême. Pour de plus amples renseignements, téléphonez au (203) 752-4571 ou rendez-vous sur le site kofc.org/formulaires.♦

Le Chevalier suprême Carl A. Anderson a félicité les plus de 20 nouveaux diplômés issus du programme d’études avancées en théologie à l’Institut pontifical Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille, à Washington, D.C. L’évêque Peter J. Uglietto (à gauche), évêque auxiliaire de Boston et ancien étudiant à l’Institut, a célébré la messe de remise des diplômes le 11 mai, dans l’église de la crypte de la basilique du sanctuaire national de l’Immaculée-Conception. Le Conseil suprême appuie le campus de Washington de l’Institut depuis sa fondation, en 1988. Carl Anderson, qui sert là-bas à titre de vice-président, a déclaré aux diplômés : « Vos années d’études à notre Institut vous ont donné les outils nécessaires pour affronter le formidable enjeu de notre époque : la rencontre entre l’Évangile et la culture. »♦

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TOP: Courtesy of Archdiocese of Baltimore — GRADUATION: Photo by John Whitman

DES CHEVALIERS DE partout aux États-Unis, accompagnés de leurs familles, ont participé, du 21 juin au 4 juillet, à la quatrième Quinzaine annuelle pour la liberté. Une messe en la basilique du sanctuaire national de l’Assomption de la Sainte Vierge Marie, à Baltimore, a marqué le début de ces deux semaines de prières, d’éducation et de plaidoyers au sujet du rôle de la foi dans la vie publique et de la préservation des droits liés à la liberté de religion. L’aumônier suprême et archevêque de Baltimore, William E. Lori, qui préside le comité ad hoc sur la liberté religieuse de la Conférence des évêques des États-Unis, était le principal célébrant de la messe, où s’est rassemblée une garde d’honneur du Quatrième Degré. « Les institutions religieuses des ÉtatsUnis risquent de perdre leur liberté de choisir des employés qui partagent leurs valeurs ainsi que leur liberté de défendre la famille, a déclaré l’archevêque Lori dans


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D E S P È R E S P O U R B I E N FA I R E

Mes fils séminaristes Un père présente un aperçu des moyens à prendre pour les familles qui aimeraient promouvoir les vocations à la vie religieuse et à la prêtrise par Brendan Glasgow

CNS photo/Paul Haring

C’

est une grande joie et une bénédiction d’avoir deux fils aux études au Séminaire John Paul II, à Washington, D.C. Brendan Jr. est entré au séminaire l’année inaugurale du séminaire à l’automne de 2011. James l’a suivi à l’automne de 2014. Quand Brendan est entré séminaire, je savais que je n’avais pas instigué sa vocation et j’ai appris à laisser les choses suivre leur cours. J’ai demandé à l’Esprit Saint et à notre Sainte Mère de le guider dans son discernement et sa formation spirituelle. Depuis lors, je n’ai vécu aucune anxiété concernant ce que réserve l’avenir à mes deux fils, parce qu’il est tellement clair que c’est Dieu qui les accompagne. Ma femme, Beth et moi sommes incroyablement joyeux alors que nous sommes témoins du fait que nos fils répondent à l’appel de Dieu. Leur ouverture d’esprit nous inspire. Il y eut une époque où je les ai instruits et les ai guidés dans leur foi, mais aujourd’hui j’apprends d’eux — renversement de rôle à la fois humiliant et profitable. Certains affirment qu’il y a une crise des vocations, mais je crois que la véritable crise se situe dans la réponse à l’appel. Ayant deux fils sur le sentier de la prêtrise, on me demande parfois quel est mon « secret ». Je réponds que trois personnes sont responsables surtout — l’Esprit Saint, Marie, notre Mère, et ma femme. Brendan et James ont éte scolarisés à domicile jusqu’à la fin du secondaire, et ma femme fut leur première catéchète et la plus importante. Son amour et ses connaissances en matière de foi ont planté la semence, et sa sagesse et son dévouement leur ont appris comment vivre leur foi au jour le jour en parole et en action. De plus, je ne peux pas exagérer l’importance la prière en famille comme instigatrice de vocations, qu’il s’agisse de la prêtrise, de la vie religieuse ou du mariage. Il y a à peu près vingt ans, j’ai entendu décrire la famille comme « Église domestique ». Cela m’a profondément influencé et a changé ma vision de la vie de famille. S’il est vrai que je suis le père biologique de mes fils, leur créateur et père spirituel, c’est le Seigneur. Mon rôle consiste à leur transmettre la foi en les instruisant et leur donnant l’exemple. Quand Brendan a d’abord annoncé qu’il demandait son entrée au séminaire, mon esprit

s’en est réjoui. Notre père céleste connaissait mieux que moi ce qu’il devait faire de sa vie, et mes attentes à son égard n’étaient plus pertinentes. Quant à James, le sentier fut moins droit. En effet, il entra à l’Université catholique d’Amérique avec spécialité en physique, changea pour les mathématiques et, par la suite, décida, à la fin de sa troisième année, pendant un séjour d’un semestre en Irlande, d’entrer au séminaire. Bien que nous sussions qu’il pensait à la prêtrise, Dieu guidait James vers cette décision en temps et lieu, et ce fait nous apporta beaucoup de joie. Une chose qui a aidé à favoriser les vocations de nos fils fut le fait d’avoir invité prêtres et religieux dans notre foyer. Ma femme a réussi cela à merveille. Ses invitations et son hospitalité envers les prêtres et les religieuses ont eu comme effet que les garçons les ont connus comme des femmes et des hommes ordinaires qui ouvraient leurs vies à la grâce de Dieu. Ils ne considéraient pas les prêtres comme des êtres distants à l’autel avec qui il n’avaient aucun rapport. Ils ont plutôt appris ce qu’était la vie d’un prêtre, et découvert l’impact extraordinaire qu’un seul homme peut exercer sur la communauté paroissiale et bien au-delà. Au séminaire, Brendan et James reçoivent une formation humaine et spirituelle merveilleuse et une formation intellectuelle solide. Ils ont comme maîtres des prêtres dévoués qui leur servent d’exemple et partagent leurs vies avec leurs frères séminaristes qui sont aussi source de fraternité et de sagesse. J’incite les parents qui pourraient être incertains ou anxieux quant à la façon de répondre à l’intérêt d’un enfant pour la prêtrise ou la vie religieuse de se rassurer que le Seigneur connaît ce que leur vocation devrait être. Il les guiderait si vous les préparez et les encouragez à répondre à l’appel. Rappelez-vous ce que Marie répliqua aux serviteurs à Cana : « Faites tout ce qu’il vous dira » (Jn 3, 25).♦ BRENDAN GLASGoW habite à olney, Md., où il est membre du conseil Father Peter Paul Maher 6793. Lui et sa femme, Beth, sont les parents de sept enfants.

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Sa cause progresse Depuis 125 ans, la vie et la spiritualité pratique du Vénérable Michael McGivney inspirent la dévotion par Brian Caulfield

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n tant que curé, l’abbé Michael J. McGivney a développé une spiritualité adaptée aux vies difficiles et aux cœurs généreux de ses paroissiens. L’aîné de 13 enfants nés de parents immigrants irlandais, l’abbé McGivney avait une attitude pratique, très terre-àterre. Convaincu que sa vocation religieuse ne l’éloignait pas de ses prochains, il a décidé de servir Dieu au cœur des grandes villes et des villes manufacturières du Connecticut. Après son ordination en 1877, l’abbé McGivney est affecté à l’église St. Mary de New Haven. C’est là qu’il fonde, en 1882, les Chevaliers de Colomb, notamment pour dissuader les hommes catholiques de se joindre aux sociétés secrètes et pour subvenir aux besoins de leurs proches si eux-mêmes, les soutiens de famille, venaient à mourir. Deux ans plus tard, il est nommé curé de l’église St. Thomas, à Thomaston, une ville manufacturière située au nord de sa ville natale de Waterbury et connue à l’époque pour ses fonderies de cuivre. Qu’il exerce son ministère à l’ombre de la prestigieuse université Yale ou au cœur d’une communauté ouvrière, l’abbé McGivney fait preuve de la même spiritualité toute simple associée à une vision innovatrice. Et il cherche à collaborer concrètement avec les laïcs, qui savent combien il les aime et qui l’aiment beaucoup en retour, eux aussi. Épuisé parce qu’il doit prendre soin de beaucoup de personnes, accablé par la dette de sa paroisse et contraint à visiter les malades et les mourants dans des conditions insalubres, l’abbé McGivney finit par contracter une grippe, qui se transforme vite en pneumonie. Il meurt paisiblement le 14 août 1890, deux jours après son 38e anniversaire. Moins d’un an plus tard, Edward Downes, dont le frère avait pu échapper au centre d’accueil imposé par le tribunal grâce à la généreuse intervention de l’abbé McGivney, a rendu ce vibrant hommage : « C’était un homme du peuple. Il a fait preuve d’un zèle inlassable pour le bien-être de ses fidèles, et la bonté de son âme sacerdotale s’est affirmée le plus vivement à travers ses efforts incessants en vue d’améliorer leur condition. » Depuis sa mort, voilà 125 ans, les Chevaliers témoignent de leur reconnaissance à l’égard de la vie et l’héritage du Vénérable Michael McGivney et ils s’inspirent de son expérience empreinte d’humilité et de charité, ainsi que de ses efforts pastoraux qui ont changé positivement des millions de vies. Aujourd’hui encore, un nombre grandissant de gens prient pour la canonisation de l’abbé McGivney et demandent son intercession. 8 ♦ COLUMBIA ♦

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UN MODESTE HÉROS Les premières répercussions de la vie relativement courte de l’abbé McGivney se sont fait sentir dès ses funérailles, lorsqu’un grand nombre de personnes ont rempli l’église de Thomaston, où il avait œuvré, avant de se déverser ensuite dans les rues. Des milliers d’autres se sont pressées dans les rues de Waterbury, alors que le cortège funéraire, le plus gros qu’avait jusqu’alors connu la ville, a transporté ses restes jusqu’au lieu de sépulture familial. Le ministère sacerdotal de l’abbé McGivney a suscité de la reconnaissance non seulement parmi les Chevaliers, mais également à travers toute la communauté. Un journal de Waterbury avait à l’époque bien saisi le caractère équilibré de sa personnalité, soulignant que tout en étant une figure éminente « bien connue partout au Connecticut » pour avoir fondé les Chevaliers de Colomb, il était aussi un homme « d’habitudes modestes ». Au fil des années, la dévotion envers l’abbé McGivney n’a cessé de grandir, amenant ainsi l’archidiocèse de Hartford à ouvrir, en 1997, la cause pour sa canonisation. Un peu plus d’une décennie plus tard, en 2008, le pape Benoît XVI approuve le décret reconnaissant les vertus héroïques du fondateur de l’Ordre, qui devient Vénérable Serviteur de Dieu. Aujourd’hui, alors que la cause du Vénérable Michael McGivney progresse, les fidèles acceptent sa réputation de sainteté et l’invoquent en tant que puissant intercesseur pour obtenir de faveurs, grandes ou modestes. Cette dévotion s’incarne nettement dans la Société des Amis de l’abbé McGivney, qui soutient la cause pour la canonisation, qui diffuse de l’information sur sa vie et son héritage, et qui rassemble les récits de faveurs obtenues grâce à l’intercession. Ouverte à toute personne prête à se dévouer à la mémoire de l’abbé McGivney — y compris les Chevaliers et leurs familles —, cette association compte plus de 158 000 membres à travers le monde (voir l’encadré). « L’abbé McGivney est unique », lance George Frates, qui sert à la fois comme cérémoniaire d’État et président des Amis de l’abbé McGivney au sein du Conseil d’État de Californie. « Je dis à nos Chevaliers : comment pouvez-vous représenter l’Ordre si vous ne connaissez pas bien son fondateur ? C’était un formidable homme de Dieu animé par une vision prophétique qui demeure toujours aussi puissante et pertinente, de nos jours. Nous devons vraiment prier pour son intercession et prier, du même souffle, pour sa canonisation. » De nombreux Chevaliers ont accepté ce message en Californie, la juridiction championne quant au nombre de membres (11 000) fai-


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En procession des Chevaliers transportent une statue du Vénérable Michael McGivney jusqu’à l’église San Augustin, à Manille, après la messe d’ouverture du 9e Congrès national philippin, le 27 avril 2012. sant partie des Amis ; l’Illinois suit, avec 8000 membres. Par exemple, les membres du Conseil 15034 Father Michael J. McGivey, à Valinda, en Californie, ont non seulement adopté le nom du Vénérable abbé McGivney pour leur Conseil, ils ont aussi créé une chorale McGivney de 20 personnes, qui s’exécute lors d’événements C de C. « Nous voulons que notre dévotion à l’abbé McGivney reflète les origines des Chevaliers, indique le Grand Chevalier Jerry Lee. Quant à la chorale, elle nous donne l’occasion d’atteindre un plus grand nombre de gens encore. » UNE PLACE D’HONNEUR En plus d’être particulièrement actif au sein des Amis de l’abbé McGivney, l’Illinois peut se vanter de posséder la seule école secondaire des États-Unis à porter le nom du fondateur de l’Ordre. Le Father McGivney High School a ouvert ses portes en 2012 avec 19 premiers étudiants, garçons et filles. Les membres de ce groupe initial deviendront bientôt les premiers diplômés de l’école, alors que celle-ci, aujourd’hui installée dans un nouveau bâtiment à Glen Carbon, accueille désormais 150 élèves. Selon le principal Mike Scholz, l’abbé McGivney est un parrain parfait pour l’école, notamment en raison de la préoccupation que nourrissait le prêtre pour les jeunes et pour leur avenir. « Nous expliquons à tous les élèves, dans nos cours de théologie,

qui est l’abbé McGivney, et quelles ont été sa vie ainsi que ses vertus, dit le principal Scholz. Il fait étroitement partie de ce que nous faisons et de ce que nous sommes, à l’école. Nos élèves s’inspirent de lui pour développer leur engagement à servir. » Une autre école portant le nom du fondateur de l’Ordre avait ouvert ses portes en 1992, cette fois à Markham, en Ontario. Avec plus de 1000 inscriptions, la Father McGivney Catholic Academy est « guidée par les valeurs évangéliques et catholiques », comme le stipule son énoncé de mission. Le Canada abrite également un important lieu de pèlerinage et de dévotion au fondateur de l’Ordre : le « Vénérable Abbé Michael J. McGivney Honoris » (« Honoris » du mot latin signifiant honneur), en la basilique Saint-Patrick, à Ottawa. Situé au sous-sol de la basilique, le centre Honoris a accueilli ses premiers visiteurs en 2012 et abrite une statue de quatre pieds de l’abbé McGivney, fournie par les Amis au profit des Conseils et des églises. On trouve au centre Honoris des agenouilloirs pour la prière, une histoire imprimée en version anglaise et française de la vie de l’abbé McGivney, des cartes de prière, ainsi qu’une relique de seconde classe (un morceau de sa soutane). Des troncs ont également été installés, où les gens peuvent laisser le nom de leurs proches décédés et déposer des intentions spéciales de prière. « Le centre a été établi afin de garder l’abbé McGivney au cœur AOÛT 2015

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de tout ce que font les Chevaliers de Colomb, et aussi dans le but de le faire connaître aux gens, à l’extérieur de l’Ordre, qui pourraient vouloir rechercher son intercession », explique Michael J. O’Neill, membre du Conseil 12158 St. Patrick’s Basilica et qui a développé l’idée entourant le centre. « Des travailleurs d’Ottawa et des visiteurs de passage défilent constamment à la basilique pour l’une des quatre messes quotidiennes ou des cinq ou six messes célébrées la fin de semaine. Nous avons de notre côté distribué jusqu’ici environ 30 000 cartes de prière de l’abbé McGivney. » Les députés de district de l’Ontario récemment élus se sont réunis à l’Honoris en juin dernier après une messe célébrée par l’évêque Marcel Damphousse, d’Alexandria-Cornwall, qui est aussi aumônier d’État de l’Ontario. « Je suis Chevalier depuis l’âge de 18 ans, a dit l’évêque Damphousse, et c’est un grand privilège que de pouvoir servir en tant qu’aumônier d’État et aussi d’honorer la mémoire de l’abbé McGivney. C’était un curé simple et humble qui savait à quoi Dieu l’appelait, à l’époque. Cela m’inspire en retour à être un évêque et un aumônier simple et humble, qui cherche aujourd’hui à accomplir la volonté de Dieu. » UNE DÉVOTION TRÈS RÉPANDUE

L’enthousiasme pour la cause pour la canonisation de l’abbé McGivney est palpable, partout où l’Ordre est présent. Aux Philippines particulièrement, la dévotion s’est généralisée au cours des trois dernières années — grâce à l’ouverture d’un bureau des Amis de l’abbé McGivney à Manille en collaboration avec KCFAPI, la société d’assurances des Chevaliers aux Philippines, ainsi qu’avec la Conférence des évêques philippins. Le bureau de Manille distribue des cartes de prière dans les principales langues de l’archipel, publie un bulletin, est actif sur les réseaux sociaux, envoie des représentants parler de l’abbé McGivney dans les écoles et les paroisses, et parraine un programme de statue pèlerine à travers les quatre juridictions philippines. Lorsque le typhon Haiyan avait dévasté la région côtière des Visayas, en novembre 2013, le bureau avait fourni des fonds ainsi que du matériel pour l’aide humanitaire des C de C, en plus de produire une bannière arborant le portrait de l’abbé McGivney qui a été affichée dans tous les sites de distribution de fournitures d’urgence. « Même s’il s’agit d’un prêtre américain, les Philippins lui vouent une grande dévotion parce qu’il a fondé l’Ordre qu’ils chérissent tant, et cela crée parmi nous un bonheur durable », souligne le directeur suprême des Philippines, Alonso L. Tan. Dans la prière pour sa canonisation, l’abbé McGivney est qualifié de « protecteur des pauvres et défenseur de la veuve et de l’or-

UN CHôMEUR, en quête d’un emploi depuis des mois, est finalement embauché par une entreprise près de chez lui. Une mère découragée reçoit un appel de son fils toxicomane, qui lui apprend qu’il a commencé une cure de désintoxication et que tout se passe bien. Des parents, dont les enfants s’étaient éloignés de l’Église malgré une bonne éducation catholique, sont ravis de constater que ces derniers ont renoué avec les sacrements. Une famille aux prises avec d’énormes difficultés financières obtient des fonds d’une source inattendue. Ces événements ne représentent que certaines faveurs parmi des centaines de faveurs reçues par ceux qui ont prié pour l’intercession du fondateur des Chevaliers de Colomb, le Vénérable Michael McGivney. Rapportées mois après mois aux Amis de l’abbé McGivney, ces faveurs sont à l’évidence le reflet de cette intercession. On peut ainsi dire que l’abbé McGivney continue aujourd’hui l’œuvre qu’il a si bien réalisée sur terre, apportant le bien-être physique, spirituel et financier à ceux et celles qui viennent à lui en quête d’un appui. De temps à autre, les Amis reçoivent des rapports signalant des guérisons physiques ou un rétablissement après une sévère maladie. Ces cas sont présentés au postulateur, à Rome, qui décide ou non de les soumettre au Vatican en tant qu’éventuels miracles. Depuis que le pape Benoît XVI a officiellement reconnu en mars 2008 sa vertu héroïque et l’a fait Vénérable Serviteur de Dieu, son postulateur espère voir reconnaître un miracle qui aurait été obtenu par suite de l’intercession de l’abbé McGivney. 10 ♦ C O L U M B I A ♦

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Un miracle doit être attesté pour la béatification, et un autre encore pour la canonisation, qui le ferait saint. Alors que le processus suit son cours au Vatican, les Chevaliers et leurs familles, ainsi que toute personne fidèle à l’abbé McGivney, peuvent aider de trois façons — en adhérant aux Amis, en priant et en rapportant. Joindre les Amis de l’abbé McGivney est à la fois simple et gratuit. Vous pouvez le faire en ligne à fathermcgivney.org (en cliquant sur l’onglet « Français » en haut à droite) ou encore en remplissant et en envoyant le formulaire d’adhésion encarté dans le présent numéro du magazine. Les membres reçoivent sur une base régulière un bulletin qui prodigue de l’encouragement spirituel, rapporte des faveurs obtenues et donne les dernières informations sur la progression de la cause. De plus, une messe est célébrée chaque semaine pour les intentions des membres. Tous sont encouragés à réciter régulièrement la Prière pour la canonisation afin de faire avancer la cause de l’abbé McGivney, ainsi que pour obtenir à travers l’intercession de celui-ci l’aide de Dieu pour tous les aspects de la vie, spécialement lorsqu’on est aux prises avec une condition médicale sérieuse. La dernière étape consiste à rapporter aux Amis toute faveur obtenue grâce à l’intercession de l’abbé McGivney. Ces rapports révèlent la grâce de Dieu qui s’exprime à travers son serviteur, et ils inspirent les autres membres à persévérer dans leurs prières. Également, en rapportant une faveur extraordinaire, on met au jour un événement qui pourrait être jugé miraculeux.♦

Portrait by Richard W. Whitney, Oil on canvas, 1989

ADHÉREZ, PRIEZ, RAPPORTEZ Les Amis de l’abbé McGivney s’unissent afin de promouvoir la cause pour la canonisation du fondateur des Chevaliers


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Photo by Jake Wright

Cameron Beare, membre du Conseil 12158 St. Patrick’s Basilica, ici en compagnie de son épouse, Angela, et de son fils. Ils se trouvent dans le centre Honoris Vénérable abbé Michael J. McGivney, établi en l’honneur de ce dernier dans la basilique St. Patrick, à Ottawa. phelin », et les Chevaliers l’invoquent en tant que « Apôtre de la jeunesse » et « Protecteur de la vie familiale chrétienne ». Voilà autant de titres appropriés qui cernent l’essence de sa personnalité et de son ministère sacerdotal, affirme le père dominicain Peter John Cameron, qui s’est penché sur la vie de l’abbé McGivney avant d’écrire sa pièce He Was Our Father (C’était notre père) présentée pour la première fois en 2005, lors du Congrès suprême à Chicago. Aujourd’hui, les restes terrestres de l’abbé McGivney reposent dans un tombeau en granit poli à l’arrière de la nef de l’église St. Mary, à New Haven. Ils ont été placés là en 1982, en tant que site de prière et de pèlerinage là même où il avait fondé les Chevaliers de Colomb, 100 ans plus tôt. Au cours de la dernière année, St. Mary a mis sur pied une heure sainte hebdomadaire en l’honneur de l’abbé McGivney. Des Chevaliers du Quatrième Degré de l’Assemblée Hon. W. Patrick forment

une garde d’honneur chaque semaine, et des membres des Conseils de la région conduisent à tour de rôle les dévotions, qui se terminent par la prière pour la canonisation, sur la tombe. « Notre mission est de faire marcher cette heure sainte et de faire venir le plus possible de Chevaliers pour la prière », dit Anthony Mansi, responsable de la participation de l’Assemblée. « Des gens de partout se joignent à nous, y compris des étudiants de Yale, et tous apprécient la dévotion elle-même ainsi que la quiétude qui l’entoure. Nous le faisons pour le bien de l’Ordre ainsi que pour l’abbé McGivney. »♦ BRIAN CAULFIELD est vice-postulateur de la cause pour la canonisation du Vénérable abbé Michael J. McGivney et rédacteur en chef du site Des Pères pour bien faire, initiative des Chevaliers de Colomb au profit des hommes et de leurs familles. AOÛT 2015

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Août Parce que personne ne devrait être isolée, nous voulons vivre la vie paroissiale en tant que famille de familles. LE PAPE FRANÇOIS a dit : « La famille est vivante si elle respire en s’ouvrant au-delà d’elle-même. » Il a également exprimé le désir « que les lieux où se manifeste l’Église, en particulier nos paroisses et nos communautés, deviennent des îles de miséricorde au milieu de la mer de l’indifférence ! » En tant que chrétiens, nous sommes appelés à aller au-devant de nos frères et sœurs, leur apportant la compassion, l’apaisement et l’espérance grâce à notre témoignage d’amour et de vérité. Nos paroisses et nos familles sont pour leur part appelées à aider et protéger les délaissés et les démunis. Chantez à la maison

Projet en famille Tendez la main et invitez un autre membre de la famille ou quelqu’un qui est peut-être seul à se joindre à votre famille pour la messe, un événement social ou toute autre activité. « Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d'eux » (Matthieu 18:20). Soirée cinéma: « Histoire de jouets » Avant le début de la projection du film, demandez à vos familles de partager leurs expériences avec les autres membres de la paroisse.

Psaume du mois (psaume 8) Récitez le psaume mensuel à chaque dimanche du mois, dans l’espace de prière aménagé pour votre famille. À l’occasion du dernier dimanche du mois, discutez en tant que famille à savoir quel verset a le plus marqué chacun des membres. Éternel, notre Seigneur! Que ton nom est magnifique sur toute la terre! Ta majesté s’élève au-dessus des cieux. Par la bouche des enfants et de ceux qui sont à la mamelle Tu as fondé ta gloire, pour confondre tes adversaires, Pour imposer silence à l’ennemi et au vindicatif. Quand je contemple les cieux, ouvrage de tes mains, La lune et les étoiles que tu as créées: Qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui? Et le fils de l’homme, pour que tu prennes garde à lui? Tu l’as fait de peu inférieur à Dieu, Et tu l’as couronné de gloire et de magnificence. Tu lui as donné la domination sur les œuvres de tes mains, Tu as tout mis sous ses pieds, Les brebis comme les bœufs, Et les animaux des champs, Les oiseaux du ciel et les poissons de la mer, Tout ce qui parcourt les sentiers des mers. Éternel, notre Seigneur! Que ton nom est magnifique sur toute la terre!

« CONSTRUIRE L’ÉGLISE DOMESTIQUE : LA FAMILLE PLEINEMENT VIVANTE », L’INITIATIVE DES C DE C POUR LES FAMILLES, EN EST À SON HUITIÈME MOIS. 12 ♦ C O L U M B I A ♦

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Magnificat Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s’est penché sur son humble servante ; désormais, tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Son amour s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et de sa race, à jamais.


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Projet de bénévolat collectif : Réunir des familles ENCOURAGEZ LES Chevaliers et leurs familles à faire de la Sainte Famille leur modèle. Célébrez toutes les facettes de la famille — laquelle, en tant que cellule fondamentale de la société, est si importante aux yeux des Chevaliers de Colomb — en parrainant des programmes de Conseil qui permettent aux familles de fraterniser et de grandir ensemble en toute amitié. • Organisez un projet familial ou de Conseil pour réparer, repeindre ou nettoyer la maison ou la cour d’une personne âgée ou dans le besoin. • Commanditez une retraite familiale, la récitation d’un chapelet ou encore une messe avec des enfants qui participent en tant que servants de messe et des membres de la famille qui agissent en tant que placiers et lecteurs. • Parrainez un pique-nique familial et prévoyez barbecue, jeux et autres activités ludiques. • Organisez des compétitions sportives familiales • Organisez une fête familiale comprenant de la pizza et de la musique, de la dance et du karaoké et des chansons avec ces paroles pour les plus jeunes enfants. • Organisez un banquet pour honorer et remettre des certificats à la « Famille du mois » (No 1843) ou à la « Famille de l’année » (No 1843A). Les deux certificats sont disponibles en anglais, en français et en espagnol, au coût de 0,25$ l’unité auprès du service des fournitures.

Méditation Parmi les tâches fondamentales de la famille chrétienne prend place celle que l’on peut dire ecclésiale, celle qui met la famille au service de l’édification du Royaume de Dieu dans l'histoire, moyennant la participation à la vie et à la mission de l’Église. Pour mieux comprendre ce qui représente le fondement, ce que comprend et ce qui caractérise une telle participation, il faut étudier les liens multiples et profonds qui relient entre elles l’Église et la famille chrétienne et qui font de cette dernière comme « une Église en miniature » (Ecclesia domestica), de telle sorte qu’elle soit, à sa façon, une image vivante et une représentation historique du mystère même de l’Église. C’est avant tout l’Église Mère qui engendre, éduque, édifie la famille

chrétienne, en mettant en œuvre à son égard la mission de salut qu’elle a reçue de son Seigneur. En annonçant la Parole de Dieu, l’Église révèle à la famille chrétienne sa véritable identité, autrement dit ce qu’elle est et ce qu'elle doit être selon le dessein du Seigneur. En célébrant les sacrements, l’Église enrichit et fortifie la famille chrétienne avec la grâce du Christ, en vue de sa sanctification pour la gloire du Père. En renouvelant la proclamation du commandement nouveau de la charité, l’Église anime et guide la famille chrétienne au service de l'amour, pour lui permettre d'imiter et de revivre l’amour même de donation et de sacrifice que le Seigneur Jésus nourrit pour l'humanité entière. — Saint Jean-Paul II, Familiaris Consortio, 49

Questions pour susciter la réflexion 1. Comment les sacrements, tels que l’Eucharistie, la confession et le mariage, ont-ils enrichi notre famille ? Par ailleurs, en quoi les activités paroissiales ont-elles enrichi notre foi ? 2. Comment notre famille peut-elle s’ouvrir davantage aux dons que l’Église et notre paroisse rendent accessibles pour nous aider à grandir dans la sainteté ? 3. Comment notre famille peut-elle s’impliquer davantage au sein de notre paroisse – façonnant la paroisse avec notre amour, de la même manière que les paroisses peuvent façonner les familles avec l’amour du Christ?

POUR PLUS D’INFORMATION ET OBTENIR ÉGALEMENT LA LISTE COMPLÈTE DES MÉDITATIONS ET THÈMES MENSUELS, ON SE RENDRA À KOFC.ORG/UN/FR/DOMESTIC-CHURCH. AOÛT 2015

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Un lieu sacré Le sanctuaire historique des martyrs jésuites a reçu le soutien de l’Ordre pour que soit poursuivie son œuvre comme lieu de pèlerinage et de témoignage par Mary DeTurris Poust n parcourant le terrain du Sanctuaire Our Lady of Martyrs, d’Auriesville, N.Y., les saints qui y ont vécu et y sont morts s’expriment dans le silence sacré qui imprègne ce lieu saint — même lorsqu’il foisonne d’activités. Depuis l’expérience spirituelle lancinante de la randonnée le long du ravin sur les traces des missionnaires jésuites martyrisés jusqu’aux trois immenses croix rouges qui marquent l’entrée donnant sur le terrain principal commémorant les personnes qui sont mortes pour leur foi, le sanctuaire constitue une pièce vivante de l’histoire du catholicisme en Amérique du Nord. Fondé en 1885 sur un terrain de 403 hectares, de ce qu’était autrefois le village mohawk d’Ossernenon, le sanctuaire est depuis longtemps un lieu de pèlerinage privilégié des catholiques de l’État de New York et au-delà. Non seulement est-ce l’endroit ou trois saints jésuites — le père Isaac Jogues, le chirurgien René Goupil et le missionnaire laïc, Jean Lalande — furent assassinés par des membres de la tribu des Iroquois-Mohawks pour avoir prêché l’Évangile, mais également parce qu’il s’agit du lieu de naissance de sainte Kateri Tekakwitha, la première autochtone nord-américaine à être canonisée. En reconnaissance du rôle déterminant du sanctuaire dans la commémoration des racines de l’Église en Amérique, et en hommage au pape François, le premier pontife jésuite, les Chevaliers de Colomb ont fait récemment don de 600 000$ pour rénover le sanctuaire, pour qu’il puisse continuer d’inspirer les pèlerins les années à venir. Le 13 juin dernier, les dirigeants du Conseil suprême et du Conseil d’état se sont joints aux autres pèlerins pour une messe d’Action de grâce dans la fameuse église coliseum du sanctuaire. « Des endroits comme Auriesville constituent des sites de patrimoine spirituel de notre pays, » a noté le Chevalier suprême Carl A. Anderson, lors de remarques prononcées après la messe, qui fut présidée par le père jésuite George Belgrade, directeur du sanctuaire. « Ici, le Nouveau Monde est devenu vraiment “nouveau”, du fait que le message évangélique y fut proclamé : parfois par la prédication, d’autres fois par le vécu et, enfin en acceptant de mourir. » Qualifiant les premiers jésuites de « champions de la première évangélisation », le Chevalier suprême a ajouté que les martyrs d’Amérique du Nord « s’étendent dans le temps » pour stimuler les catholiques d’aujourd’hui dans leur mission de « nouvelle évangélisation ». 14 ♦ C O L U M B I A ♦

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L’HÉRITAGE JÉsuITE La Nouvelle France au 17e siècle était un pays rempli à la fois de promesse et de danger pour les missionnaires européens tels que les jésuites et leurs compagnons laïcs. Animés du feu de l’amour du Christ, ces jeunes gens ont abandonné tout ce qu’ils connaissaient pour partager l’Évangile avec les autochtones. Bien que basés au Québec, les jésuites français prêchaient et œuvraient parmi les tribus huronnes à travers la région. En 1642, des membres de la tribu des Iroquois ont capturé le père jésuite Isaac Jogues et René Goupil, qui accompagnait le père Jogues, à titre de de chirurgien et qui plus tard, a prononcé des vœux comme frère jésuite. Les hommes furent amenés à Auriesville, où ils furent torturés et traités en esclaves. Imperturbables, le père Jogues et Goupil ont continué à prêcher l’Évangile et enseigner la vie de Jésus auprès des autochtones américains. Quand René Goupil fut surpris à faire le signe de la croix sur un jeune garçon, son sort était scellé. À son retour de prière de son chapelet, le 29 septembre, il a été assommé d’un coup de tomahawk et jeté dans un ravin.

Photos by Tom Serafin

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Ci-dessus : Des croix représentant le martyre de trois missionnaires jésuites — saints René Goupil, Isaac Jogues et Jean de la Lande — marquent l’entrée du sanctuaire de Notre-Dame des Martyrs, à Auriesville, dans l’État de New York. À gauche : Le père jésuite George Belgarde (au centre) reçoit des chèques totalisant 600 000$ remis par le Chevalier suprême Carl A. Anderson et le député d’État sortant de New York, Carmine V. Musumeci. Également sur la photo : le père Brian E. McWeeney, le directeur suprême Arthur J. Harris et l’actuel Député d’État, Robert D. Weitzman. Aujourd’hui, en empruntant le sentier du ravin, les pèlerins peuvent découvrir ce qui est arrivé par la suite, en lisant une série d’affiches avec des extraits du journal de saint Isaac Jogues : « Je ne pus retenir mes larmes. Je soulevai le corps et, avec l’aide de l’Algonquin, je le descendis dans le courant. Je l’ancrai avec de grosses pierres pour le dérober aux yeux des passants. J’avais l’intention d’inhumer René le lendemain… » Après qu’une tempête eut gonflé d’eau le ruisseau et emporté le corps inerte de son ami, le père Jogues retrouva le crâne de René Goupil et quelques ossements, qu’il enfouit dans une fosse anonyme. Aujourd’hui, tout le secteur du ravin est considéré comme site d’ensevelissement et comme reliquaire. Le père Jogues, qui avait déjà perdu plusieurs doigts par suite de tortures, a continué d’endurer des conditions inimaginables, tout en continuant de graver des croix et le nom de Jésus dans les troncs d’arbres, pratique commémorée aujourd’hui au sanctuaire sur les arbres partout sur le site. « Combien de fois, dans les arbres majestueux d’Ossernenon, j’ai gravé le très saint nom de Jésus pour que, le voyant, les démons puissent prendre fuite et, l’entendant, puissent trembler de crainte, » écrivit le père Jogues. Le jésuite finit pas s’évader et rentrer en France, mais il retourna à Ossernenon en tant qu’ambassadeur de paix en 1646. Quand les négociations furent rompues, il fut martyrisé le 18 octobre de la même année. Son compagnon, le missionnaire laïc Jean Lalande, fut assassiné le lendemain. On n’a jamais retrouvé leurs corps.

Le père Jogues, Goupil et Lalande, ainsi que cinq autres missionnaires jésuites martyrisés au Canada, en 1648 et 1649, devinrent connus comme les huit Saints Martyrs canadiens. Canonisés ensemble, leur fête est célébrée le 25 septembre au Canada, et le 29 octobre aux États-Unis. SAnCtIFIeR LA teRRe nORd-AMÉRICAIne Comme le relève si souvent l’histoire, le sang des martyrs est la semence de l’Église, pour citer la célèbre phrase de tertullien remontant au tournant du troisième siècle. C’est certainement vrai quand il s’agit de l’arrivée du catholicisme aux États-Unis et au Canada qui débuta comme effet direct du témoignage de foi intrépide manifesté par les martyrs ou s’élève aujourd’hui le Sanctuaire notre-damedes-Martyrs. « Il s’agit d’un lieu très important du point de vue de la diffusion de la foi. C’est ici qu’ils ont répandu leur sang et, de ce fait, cette terre est sacrée, » a expliqué le père Belgarde, jésuite, qui a servi au sanctuaire dans les années 60 et est retourné en 2011 pour en devenir le directeur. Le jésuite a noté que la première chapelle construite sur le site du sanctuaire, en 1884, est toujours en service aujourd’hui. « On remarque, en entrant sur le terrain, qu’il y a quelque chose d’unique, dit-il. C’est l’esprit Saint qui guide le sanctuaire, et non les jésuites. nous, nous collaborons avec l’esprit-Saint. » Le sentiment de reconnaissance et d’émerveillement face aux sacrifices faits par les saints d’Auriesville s’est répandu au-delà des limites du sanctuaire. Mgr edward B. Sharfenberger, dont le dioAOÛT 2015

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Dans le sens des aiguilles d’une montre, à partir du haut : Des pèlerins s’étaient réunis dans l’église circulaire de 10 000 places pour une messe célébrée en 1959 par le cardinal Richard J. Cushing, alors archevêque de Boston. • Des Chevaliers se regroupent pour la messe dans l’église coliseum, le 13 juin 2015. • Le Chevalier suprême Anderson et son épouse, Dorian, s’arrêtent un moment pendant leur visite du ravin où les missionnaires jésuites ont été martyrisés. • Vue plongeante sur l’église circulaire.

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TOP: Courtesy of the Shrine of Our Lady of Martyrs — BOTTOM RIGHT: Photo by Tom Serafin — OTHER: Photos by Ken Rohling

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CNS photo/Nancy Phelan Wiechec

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cèse comprend le sanctuaire notre-dame-des-Martyrs, affirme que les Martyrs canadiens « sont des héros à la fois transculturels et contre-culturels. » « Leurs cheminements, plutôt que ceux de la conquête ou du commerce, furent ceux de pèlerinages répétés de sacrifices de soi, dans lesquels ils se sont privés de tous les conforts et des sécurités associés habituellement à la domesticité et la vie facile », a dit l’évêque. on peut en dire autant quand il s’agit de sainte Kateri Tekakwitha, baptisée à Fonda, n.Y. (voir encadré). Kateri, a expliqué Mgr sharfenberger, reconnaissait que les missionnaires se démarquaient des autres individus de la culture — tant celle des européens que la sienne. « de manière étonnante, les Robes noires, comme on les appelait, ainsi que Kateri, amplifient le courage et la pureté du témoignage chrétien des uns et de l’autre, dit-il, notant que Kateri était appelée par le Christ grâce au témoignage des martyrs. À son tour, grâce à son propre courage face à la persécution, sainte Kateri a attiré également d’autres vers le Christ. « dans cette rencontre de deux cultures diverses en besoin de purification et rédemption, la présence personnelle d’âmes ouvertes à la puissance de la Croix reliait ce que des océans de crainte et d’orgueil culturels séparaient, et forgeait une union sainte qui a sanctifié notre terroir américain, a dit Mgr scharfenberger. nous sommes tous bénis grâce à leurs sacrifices. » dans les 130 ans qui ont suivi l’inauguration du sanctuaire notredame-des-Martyrs, sa beauté naturelle et spirituelle est demeurée constante, mais ses structures physiques se sont graduellement détériorées. Face à la fermeture éventuelle du sanctuaire en raison du manque de fonds, la direction du sanctuaire a lancé une campagne de collecte de fonds en 2014, pour des réparations et des rénovations majeures. Les premiers projets comprenaient des travaux d’électricité dans l’église du Coliseum, des réparations de la croix de deux tonnes du toit et le remplacement de 200 fenêtres remontant au 19e siècle. d’autres rénovations comprendront des réparations à la chapelle Saint Kateri, les murs fendus du Coliseum et certains édifices dans le ravin. Le don de 500 000$ du Conseil suprême et le don de 100 000$ du Conseil d’État de new York ont aidé à assurer l’avenir immédiat du sanctuaire — permettant à une nouvelle génération de visiteurs de commémorer l’esprit missionnaire des martyrs de l’Amérique du nord. « Le Pape François nous rappelle que “tout chrétien est missionnaire” et que, tous et toutes, nous sommes appelés à être des “disciples missionnaires” », a noté Chevalier suprême Anderson. « si nous répondons à cet appel, alors le sanctuaire le plus ancien dédié aux martyrs de cet endroit ne sera pas construit de briques ou de bois. il s’agira des pèlerins qui repartent de cet endroit munis d’un esprit d’apostolat missionnaire ».♦ MARY deTuRRis PousT est animatrice de retraites et de pèlerinages, conférencière et auteure de six volumes sur la foi catholique, parmi lesquels Everday Divine : A Catholique Guide to Active Spirituality (divin tous les jours : un guide catholique d’une spiritualité active).

LE LYS DES MOHAWKS Moins d’une décennie après que le père isaac Jogues, René Goupil et Jean Lalande furent martyrisés, Kateri Tekakwitha naquit à Auriesville, n.Y., et 1656. Fille d’un chef Mohawk et d’une Algonquine catholique en captivité, Kateri a perdu ses parents et son frère emportés par la variole et souffrait de cicatrices et de troubles de vision dus à la maladie. son nom témoigne de ses afflictions : Tekakwitha signifie : « celle qui se heurte aux objets. » Bien que l’oncle de Kateri, qui l’adopta après la mort de ses parents, fût opposé à la chrétienté, Kateri entreprit, en secret, de s’instruire sur la foi catholique. Plus tard, elle fut baptisée à quelques kilomètres dans le village de Fonda et, enfin, s’en est enfuie à la Mission saint-François-Xavier près de Montréal, afin d’éviter la persécution. elle mourut le 17 avril 1680, à l’âge de 24 ans. Canonisée le 21 octobre 2012, sainte Kateri Tekakwitha est la première sainte autochtone américaine et est reconnue comme patronne de l’écologie et de l’environnement. Lors de sa canonisation, le pape Benoît XVi a dit : « son désir le plus grand était de faire ce qui plaisait à dieu. elle vécut une vie radieuse avec foi et pureté. » depuis 1938, un sanctuaire situé à Fonda rend hommage au site ou Kateri fut baptisée. et bien qu’elle n’ait vécu qu’au début sa vie sur le site ou se trouve actuellement le sanctuaire d’Auriesville, la présence de Kateri est palpable. Le jour de sa canonisation à Rome, 8000 pèlerins remplirent l’église Coliseum pour une célébration liturgique simultanée.♦

Ci-dessus : Une statue de sainte Kateri Tekakwitha au milieu des arbres sur le site du sanctuaire qui lui est dédié, à Fonda, dans l’État de New York. AOÛT 2015

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À la rescousse d’orphelins africains victimes du sida Des enfants de l’Ouganda et du Kenya peuvent étudier et espérer grâce à un partenariat avec les Apôtres de Jésus par Jennifer Reed et Jacinta W. Odongo

u premier coup d’œil, l’école primaire Marengoni du village de Kikumango, dans le district de Nakaseke, au centre de l’Ouganda, ressemble à une institution d’enseignement comme les autres. On y trouve des salles de classe, des dortoirs, un pavillon administratif, une bibliothèque et une grande salle commune, tous habillés de murs richement colorés. Mais derrière les sourires d’élèves désireux d’apprendre se cachent des histoires personnelles difficiles à supporter, puisqu’il s’agit là d’une école pour orphelins et enfants démunis.Car cette école accueille des orphelins, dont la plupart ont perdu leurs parents à cause du VIH/sida, maladie qui a décimé l’Ouganda durant plus de deux décennies. La construction de l’établissement — qui doit son nom au père missionnaire combonien Giovanni (John) Marengoni, lequel a cofondé la Congrégation des apôtres de Jésus avec l’évêque combonien Sixtus Mazzoldi, en 1968 — a commencé en 2012 et a été financée par les Chevaliers de Colomb. Grâce au soutien de l’Ordre, l’école accueille actuellement plus de 300 jeunes, âgés de 4 à 13 ans — parmi eux, 160 filles et 60 garçons y résident comme pensionnaires. « Le partenariat établi entre les Apôtres de Jésus et les Chevaliers de Colomb a fait une énorme différence — nous ne nous attendions jamais à tant de retombées », dit le père Paul Gaggawala, directeur de l’animation missionnaire au sein des Apôtres de Jésus. « Ces rêves que nous pensions irréalisables, ils ont été rendus possibles grâce à ce partenariat. » EN MISSION AUPRÈS DES PLUS VULNÉRABLES Il y a de cela trois décennies, Nakaseke a été le théâtre d’une guérilla qui a notamment eu pour résultat de laisser les résidants pratiquement isolés et démunis. Des centaines de milliers de personnes ont dû se déplacer ou ont été tuées. En 2008, une enseignante, Judith Kaizi, dont la famille avait dû fuir elle aussi, prit conscience des besoins en éducation qu’éprou18 ♦ C O L U M B I A ♦

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vaient les enfants de la région. La guerre avait pris fin, c’est vrai, mais ces enfants étaient à présent touchés par l’épidémie de sida ainsi qu’une terrible pauvreté. Judith Kaizi mit sur pied une classe de 56 élèves, qu’elle rencontrait sous un arbre. « J’ai vu trop d’enfants seuls et perdus dans Nakaseke après que leurs parents et leurs proches avaient disparu », raconte l’enseignante de 39 ans. « Certains se laissaient happer par la drogue, tandis que les filles se mariaient très jeunes. Je savais qu’il fallait aider tous ces enfants, et surtout les filles. » En 2009, Judith, grâce à l’aide reçue des Apôtres de Jésus, a pu trouver un meilleur endroit où donner ses classes. L’action s’inscrivait dans le prolongement naturel des efforts consentis par la communauté. À près de 650 km de là, à Nairobi, au Kenya, le ministère contre le sida des Apôtres de Jésus mobilise depuis l’an 2000 des ecclésiastiques, des religieux et des laïcs engagés à répondre par la foi à la crise du VIH/sida. Selon les Nations Unies, environ 70 pour cent des quelque 35 millions de personnes aux prises avec le virus vivent en Afrique subsaharienne. Le soutien caritatif des Chevaliers à l’égard de l’œuvre des Apôtres de Jésus a commencé à l’échelle locale, alors que le père Gaggawala servait en tant qu’aumônier d’État de la Pennsylvanie. En 2010, avec son épouse, Robert Klugiewicz, du Conseil 14018 Holy Name of Jesus, à Harrisburg, en Pennsylvanie, accom-

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Les élèves de l’école primaire Marengoni, en Ouganda, utilisent des cartes de prière du Vénérable abbé McGivney, qui contiennent notamment la prière pour sa canonisation. Également sur la photo : sœur Eliamulike Kiungai (à gauche), directrice de l’école et membre des Sœurs évangélisatrices de Marie; le père Paul Gaggawala, directeur de l’animation missionnaire au sein des Apôtres de Jésus et ancien aumônier d’État de Pennsylvanie; et sœur Getrude Kenema. pagna le père Gaggawala qui partait en mission pour superviser l’œuvre de sa congrégation en Afrique. À son retour au pays, Robert Klugiewicz partagea son expérience avec ses frères Chevaliers et il obtint aussitôt l’appui des Assemblées et des conseils locaux. Les Chevaliers appuyèrent concrètement l’école primaire Marengoni et ses élèves en envoyant des vêtements, du mobilier, des moustiquaires pour les lits des enfants et jusqu’à du matériel pour la petite ferme adjacente exploitée par les Apôtres de Jésus. « Ce programme est tout à fait en phase avec la mission des Chevaliers de Colomb, dit Robert Klugiewicz. Chaque Chevalier a le devoir de faire preuve de générosité à l’égard de ceux qu’il rencontre. Si nous pouvons aider l’école primaire Marengoni, par ricochet nous allons sûrement pouvoir faire la différence dans la vie de ces enfants. » Lors de son rapport annuel au congrès suprême d’août 2011, le Chevalier suprême Carl A. Anderson avait annoncé que le Conseil suprême allait nouer un partenariat avec les Apôtres de Jésus afin de mieux aider les jeunes orphelins de l’Ouganda et du Kenya. « Bien entendu, les Chevaliers de Colomb ne peuvent pas tout faire — nous ne pouvons résoudre tous les problèmes. Mais là où

nous pouvons aider, nous le faisons. Or je crois que nous pouvons au moins aider à soulager les souffrances de certains enfants rendus orphelins à cause du sida », avait déclaré le Chevalier suprême. À l’origine, le Conseil suprême avait fourni 350 000$ pour l’école en Ouganda et une salle de cours ainsi qu’une cafétéria au Kenya. Robert Klugiewicz et son épouse retournèrent en Afrique en 2012, alors que les projets de construction battaient leur plein. Cette fois, ils apportèrent des images du Vénérable Michael McGivney, qu’ils accrochèrent dans la salle étudiante qui porte son nom. L’archevêque émérite Eusebius J. Bletran, d’Oklahoma City, a été le premier évêque américain à inviter les Apôtres de Jésus à exercer leur ministère dans son diocèse ; il s’est également rendu la même année en Ouganda afin de voir l’école et de la consacrer. À son arrivée, l’archevêque s’est vu remettre une vache — un très grand signe d’affection et de reconnaissance, là-bas. Il demanda aux enfants de prendre soin de l’animal pour lui, sur leur ferme. « L’immense joie qui habitait nos hôtes à notre arrivée était mémorable, raconte l’archevêque Beltran. Ils font preuve de reconnaissance pour la moindre aide que l’Église peut leur apporter. » AOÛT 2015

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Le prélat, associé aux Chevaliers de Colomb depuis son adolescence en tant qu’écuyer colombien, a immédiatement repéré le portrait de l’abbé McGivney ainsi que l’emblème de l’Ordre. « J’étais ravi de voir que les Chevaliers de Colomb parrainaient cet effort, dit-il. Je suis un vigoureux partisan des Chevaliers car je vois en eux un signe témoignant de l’accomplissement de la mission de l’Église. L’Église est là pour ça : proclamer la Bonne Nouvelle de Jésus ». ÉDUCATION, GUÉRISON, ESPOIR Parmi les programmes des Apôtres de Jésus parrainés par les C de C au Kenya, on compte une école pour des enfants dont les parents sont morts par suite de l’épidémie de sida ou qui sont eux-mêmes touchés par la maladie. L’établissement scolaire fournit des repas, de l’éducation, de l’enseignement religieux et des soins médicaux 20 ♦ C O L U M B I A ♦

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à plus de 400 enfants, catholiques et non-catholiques réunis. « L’éducation est la clé, estime le père Gaggawala. Plus ils sont instruits, plus ils peuvent surmonter la stigmatisation et la discrimination engendrées par leur maladie. Ils apprennent à connaître celle-ci et à composer avec. Pour eux, il est essentiel pour eux de recouvrer leur dignité et de savoir qu’ils peuvent contribuer à la vie de la société. » Selon le père Firminus Shirima, directeur du ministère contre le sida aux Apôtres de Jésus, le nombre de nouvelles infections au VIH au Kenya est passé de 166 000 en 2009 à 100 000, en 2012. Chez les adultes, la prévalence a également chuté, passant d’un sommet de près de 14 pour cent en 2001 à un taux de 6,4 pour cent actuellement. « Ces bons résultats n’auraient pas été possibles sans les efforts conjugués de beaucoup d’intervenants de divers milieux, dont notre Église », dit le père Shirima. Dans les faits, les organisations confessionnelles comme Catholic Medical Mission Board (Conseil de la mission médicale catholique) et Caritas Internationalis fournissent l’essentiel des services liés au sida dans l’Afrique subsaharienne, surtout dans les régions rurales. En 2013, un an après avoir financé la construction d’une cafétéria et de salles de classe au Kenya, le Conseil suprême a acheté un autobus neuf afin de transporter chaque jour les enfants de et vers l’école. Des sommes supplémentaires versées par les C de C ont permis d’électrifier l’école primaire Marengoni, en Ouganda, et d’y faire construire un nouveau dortoir pour jeunes filles. « Lorsque le responsable du district scolaire de Nakaseke nous a rendu visite, l’an dernier, il est resté bouche bée », raconte le père Godfrey Manana, directeur de l’école qui emploie aujourd’hui 15 professeurs et 12 autres employés de soutien. « Il n’arrivait pas à croire que dans un endroit aussi reculé puisse exister une école de cette qualite, et qui plus est avec l’électricité. » En plus de son rigoureux programme d’études catholique, l’école ougandaise offre aux élèves une foule d’activités complémentaires, telles que le soccer, la musique, la danse, le volleyball et les rudiments de l’agriculture. Résultat : les jeunes sont fortement enclins à prendre bien soin du bâtiment principal ainsi que des autres installations. « Chaque vendredi après-midi, ils se consacrent au nettoyage général de toute l’école », dit le père Manana.

TOP: Courtesy of the Apostles of Jesus — BOTTOM: Photo by Jacinta Odongo

Des enfants kenyans montent dans un autobus scolaire fourni par les Chevaliers de Colomb au profit du ministère contre le sida des Apôtres de Jésus, à Nairobi. • Des élèves en train de suivre un cours dans une classe de l’école primaire Marengoni, en Ouganda.


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Photo by Robert Klugiewicz

Des enfants heureux de leur nouvelle cafétéria portant le nom de l’abbé Michael J. McGivney, dans les installations des Apôtres de Jésus, lesquels exercent un ministère contre le sida, au Kenya. L’un des élèves, Lawrence Mutagwa, âgé de 13 ans, rayonne de fierté en décrivant son expérience scolaire. « Mon école, dit-il, est la meilleure de tout l’Ouganda parce qu’elle me donne tout ce qui est nécessaire pour que je sois bien instruit — de bonnes salles de classe, du mobilier et même l’électricité, qui me permet d’étudier le soir tombé. » Mais le partenariat entre les Chevaliers et les Apôtres n’a pas permis que de bâtir des installations, il a aussi permis de bâtir des liens. « Ces enfants, là, tout de suite, même s’ils sont très jeunes, si vous leur dites : “Chevaliers de Colomb”, ils savent de quoi vous parlez, dit le père Gaggawala. Et si vous leur dites “l’abbé Michael McGivney”, ils savent aussi très bien de qui il s’agit. » Une fois le dortoir des filles terminé plus tôt cette année à l’école primaire Marengoni, les élèves ont demandé au père Gaggawala comment ils pourraient remercier les Chevaliers de Colomb pour leur générosité. Le prêtre leur a répondu en distribuant des cartes de prière pour la canonisation de l’abbé McGivney, les invitant à prier. « À ma grande surprise, quand je suis revenu quatre semaines plus

tard, ils pouvaient réciter ladite prière par cœur ! Chaque matin, ils se réunissent pour dire leurs prières en commun, et il s’agit là d’une des prières qu’ils récitent de mémoire. Un lien a été créé par là, bien plus profond et plus solide que de simples infrastructures. » La principale de l’école, sœur Eliamulike Kiungai, membre des Sœurs évangélisatrices de Marie, le pendant des Apôtres de Jésus, indique jusqu’à quel point le partenariat a touché les cœurs et transformé les vies : « Le soutien des Chevaliers a permis de prendre soin d’orphelins et d’instruire des enfants démunis en apaisant la douleur dans les cœurs blessés, en suscitant l’espoir d’un avenir meilleur et en développant des habiletés pratiques. Tout cela peut changer pour le mieux le cours de la vie d’un enfant. Ces enfants sont les leaders de demain, et ce sont aussi des enfants dont Dieu prend soin aujourd’hui. »♦ JENNIFER REED est directrice de la rédaction du Catholic Witness, journal du diocèse de Harrisburg. JACINTA W. ODONGO est chargée des relations de presse à la Conférence épiscopale d’Ouganda. AOÛT 2015

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« LAUDATO SI’ » : Appel à la relation juste La nouvelle encyclique du pape François porte sur nos relations avec Dieu, entre nous et avec la création

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atée le 24 mai et publiée officiellement le 18 juin, la nouvelle encyclique du pape François, intitulée « Laudato si’ » (Loué sois-tu), a déjà été interprétée de manières diverses et contradictoires. Devant les multiples voix avançant des avis multiples, il relève du défi de comprendre l’ample réflexion que le pape François présente dans le document. Comme pour tout document, nous devrions commencer par écouter l’auteur lui-même. Le pape François écrit : « Dans la présente Encyclique, je me propose spécialement d’entrer en dialogue avec tous au sujet de notre maison commune » (3). L’encyclique, qui tire son nom des premiers mots du fameux hymne à la création de saint François d’Assise, est par-dessus toute une invitation à engager une honnête discussion. Étant donné les complexités et les désaccords sur les questions que le pape soulève, il est important de garder à l’esprit ce désir de conversation. La question, donc, est de découvrir de quoi le pape François veut que nous discutions, exactement. Au cœur de l’encyclique se trouve une vision de ce que le pape appelle à plusieurs reprises « l’écologie intégrale ». S’inspirant de l’œuvre de ses prédécesseurs, notamment saint Jean-Paul II et le pape Benoît XVI, François enseigne que nous sommes tous profondément interconnectés: « La négligence dans la charge de cultiver et de garder une relation adéquate avec le voisin (…) détruit ma relation intérieure avec moi-même, avec les autres, avec Dieu et avec la terre » (70). « TOUT EST LIÉ » Le pape François fonde «Laudato si’» sur une compréhension classique de la justice : une situation dans laquelle nous nous définissons correctement avec Dieu, les autres et le monde naturel. Ainsi, sommes-nous appelés à entrer en relation avec Dieu en tant que fils et filles bien-aimés, offrant louange amoureuse à 22 ♦ C O L U M B I A ♦

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notre Créateur; au prochain comme au Christ, voyant en eux le visage de Notre Seigneur; et le monde naturel comme Dieu voudrait que nous agissions à la place, c’est-à-dire comme des gardiens attentifs à l’univers créé qui témoigne de la majesté du Créateur en vertu même de son être (cf. Gn 2, 15). Quant à notre appel à être de gardiens bienfaisants, le pape François attire notre attention au lien qui existe entre le Créateur et sa création. « Chaque créature est l’objet de la tendresse du Père, qui lui donne une place dans le monde, écrit le pape. Même la vie éphémère de l’être le plus insignifiant est l’objet de son amour, et, en ces peu de secondes de son existence, il l’entoure de son affection. » Il conclut alors : « Voilà pourquoi à partir des œuvres créées, on s’élève “vers sa miséricorde pleine d’amour”» (77). La véritable justice, alors, respecte donc le monde naturel comme un don du Dieu tout vivant et tout puissant. Inversement, on peut considérer l’injustice comme une rupture de justes relations, reflétée dans une culture qui, de plus en plus, met de côté tant les êtres humains que les bonnes choses de la terre. « Il n’y aura pas de nouvelle relation avec la nature sans un être humain nouveau. Il n’y a pas d’écologie sans anthropologie adéquate » (118). Il poursuit ensuite son explication : « Il n’y a pas deux crises séparées, l’une environnementale et l’autre sociale, mais une seule et complexe crise socio-environnementale. Les possibilités de solution requièrent une approche intégrale pour combattre la pauvreté, pour rendre la dignité aux exclus et simultanément pour préserver la nature » (139). Pour le pape François, le trafic humain, l’avortement, la destruction d’embryons humains et l’indifférence face au sort des pauvres constituent un ensemble d’empêchements à la communion — obstacles que nous devons rayer, si jamais nous espérons

CNS photo/Paul Haring

par Jonathan Reyes


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« écouter les cris de la nature elle-même. Tout est lié » (117). Une justice authentique exige que nous guérissions nos relations. Toutes nos relations. AU-DELÀ DE LA POLITIQUE Pour démarrer ce processus de guérison, le pape nous appelle à une « solidarité nouvelle et universelle », qui reconnaît que nous sommes une seule famille humaine en manque de relations justes l’un avec l’autre, notre Seigneur et notre monde naturel (14). Comprendre cette vérité fondamentale c’est donner un sens à de nombreux thèmes et recommandations contenus dans l’encyclique. Par exemple, le pape François examine l’information scientifique de façon très délibérée, reconnaissant que l’Église a longtemps étudié de tels sujets, sans même revendiquer une expertise technique particulière (cf. 61). Malgré l’histoire d’ouverture d’esprit de l’Église aux sciences et les contributions scientifiques importantes de bon nombre de ses fidèles, il est devenu un mythe populaire que l’Église et les sciences soient plus ou moins incompatibles. Comme chrétiens nous ne pouvons pas accepter une opposition si erronée. C’est céder à d’autres le terreau fertile qui permet à l’humanité de comprendre Dieu et son merveilleux dessein. Le pape François relève directement ce défi, incitant « la science et la religion, qui proposent des approches différentes de la réalité, à entrer dans un dialogue intense et fécond pour toutes deux » (62). Toutefois, il prévient du danger de la confiance accordée à des solutions purement technologiques. Ce n’est pas parce l’humanité est capable de faire quelque chose, que nous devons le faire. « Si nous reconnaissons la valeur et la fragilité de la nature, et en même temps les capacités que le Créateur nous a octroyées, cela nous permet d’en finir aujourd’hui avec le mythe moderne du progrès matériel sans limite. Un monde fragile, avec un être humain à qui Dieu en confie le soin, interpelle notre intelligence pour reconnaître comment nous devrions orienter, cultiver et limiter notre pouvoir » (78) Le pape nous demande de la même façon d’examiner d’un œil critique « l’omniprésence du paradigme technocratique et le culte du pouvoir humain sans limites » (122). Le pape François agit en pasteur et non en politicien. Il espère que nous laisserons tout sectarisme de côté que nous nous unirons pour résoudre les vraies crises qu’affronte la famille humaine. Il nous incite à humaniser les systèmes sur lesquels nous comptons pour satisfaire nos besoins matériels, particulièrement économiques et politiques nous assurant qu’ils sont au service de tous. Le pape François écrit abondamment sur l’approche du développement d’une manière qui honore l’héritage culturel, tient compte du bilan humain de nos décisions économiques et refuse de faire le lien entre les exigences inacceptables en matière de santé reproductive associées à l’aide aux nations plus pauvres. Il rejette sans hésiter l’idée de traiter comme un problème la croissance démographique mondiale, affirmant que les programmes de contrôle de la population « sont une façon de ne pas affronter les problèmes » (50). Un thème clé et récurrent, c’est la solidarité avec les pauvres — C’est-à-dire, les personnes qui souffrent le plus et qui contribuent le moins aux problèmes de l’environnement et ont le plus de diffi-

cultés à s’adapter. Le pape François appelle les nations riches à soutenir les pays pauvres en développant une technologie durable « qui doit intégrer la justice dans les discussions sur l’environnement, pour écouter tant la clameur de la terre que la clameur des pauvres » (49). ÉMERVEILLEMENT, AMOUR ET LOUANGE La plupart de la couverture médiatique de la nouvelle encyclique est centrée entièrement sur le changement climatique. Lorsqu’il aborde de front ce sujet et d’autres crises écologiques, le pape François innove à peine. Il y a un réel sentiment d’urgence dans Laudato si’ de dialoguer honnêtement en vue de mesures prudentes pour les difficultés environnementales, mais François n’est pas le premier pape à affirmer cela. On se souviendra, par exemple, des messages de saint Jean-Paul II et du pape Benoît XVI lors de la Journée mondiale de la paix de 1990 et de 2010. En ces occasions et ailleurs, les prédécesseurs du pape François ont discuté de crises environnementales telles que « la réduction de la couche d’ozone », « des changements climatiques », de la « pollution » et de la « déforestation des régions équatoriales et tropicales ». En plus des considérations pratiques et des réflexions théologiques touchant les questions environnementales, le pape François offre également des incitations pastorales de prière, d’espérance et de joie. Il associe la vie sacramentelle de l’Église, notamment l’Eucharistie, à la protection de la création : « Dans l’Eucharistie, la création trouve sa plus grande élévation. La grâce qui tend à se manifester de manière sensible, atteint une expression extraordinaire quand Dieu fait homme se fait nourriture pour sa créature » (236). Au cœur de ce message se trouve un appel à un mode de vie plus simple. Invitant tant les individus que les communautés à une « conversion écologique », le pape François cite ces paroles du pape Benoît XVI dans son homélie inaugurale : « Les déserts extérieurs du monde progressent, parce que les déserts intérieurs sont devenus si vastes » (cf. 217). Le pape François nous met au défi de nous débarrasser de ces choses qui nous rendent insensibles à nos frères et nos sœurs dans le besoin, et nous forcent à remplir notre vie de nouveautés superficielles et d’activités de plus en plus nombreuses, ou étouffent la possibilité de contempler l’univers créé avec un sentiment d’émerveillement (cf. 113, 204, 206, 209). Bref, le pape François nous présente un ensemble d’enseignements intégrés nous invitant à enrichir nos conversations touchant le soin de notre demeure commune, que ce soit à la table de la cuisine ou à la table des négociations. L’encyclique Laudatio si’, en fin de compte, nous appelle à grandir avec dévotion dans notre amour de Dieu, entre nous, et envers la terre que la Créateur nous a remise pour la travailler et la conserver. Si nous sommes ouverts au message du pape François, nous deviendrons bientôt des instruments de l’amour de Dieu, l’exprimant plus profondément dans notre relation avec lui et toutes ses créatures.♦ JONAThAN J. REyES, Ph. D., est directeur général du Departement de la Justice, de la paix et du développement humain de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis. Il est membre du conseil George Brend 5332, de Manassas, en Virginie. AOÛT 2015

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Flambée de persécution Les chrétiens sont toujours dans la ligne de tir des militants de l’État islamique et d’autres groupes terroristes à travers le monde par Lord David Alton NOTE DE LA RÉDACTION : Lord David Alton, membre de la Chambre des Lords anglaise et professeur en études sur la citoyenneté à l’université John Moores de Liverpool, a publié, le 1er juillet dernier, un rapport spécial sur le phénomène mondial de la persécution religieuse pour le compte du Service d’information géopolitique. Le texte ci-dessous, tiré de ce rapport, est traduit et reproduit avec autorisation. Pour soutenir les efforts actuels du Fonds d’aide humanitaire des Chevaliers de Colomb au profit des réfugiés chrétiens, se rendre à www.kofc.org/refugies.

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e nos jours, les chrétiens sont persécutés de la Corée du Nord au Pakistan, et de la Chine jusqu’au Soudan. Au Moyen-Orient, les chrétiens formaient un quart de la population voilà un siècle, alors qu’ils comptent aujourd’hui pour moins de cinq pour cent. Si la tendance se maintient, la population chrétienne au Moyen-Orient, estimée à 12 millions de personnes, aura diminué de moitié d’ici 2020. 24 ♦ C O L U M B I A ♦

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La persécution systématique n’est pas quelque chose de nouveau. L’Empire romain avait déclaré illégale la nouvelle foi chrétienne, condamnant à mort tous ses partisans. Mille six cents ans plus tard, la campagne contre les chrétiens d’Arménie aura constitué l’un des premiers génocides du 20e siècle. Selon Gyula Orban, qui travaille pour l’agence catholique Aide à l’Église en détresse, environ 10 pour cent des deux milliards de chrétiens dans le monde souffrent actuellement de persécution. L’AGONIE EN SYRIE ET EN IRAK En Syrie, les militants du groupe autoproclamé État islamique (EI) ont déjà tué des milliers de personnes et terrifie la population chrétienne d’Alep, deuxième plus grande ville du pays. Au dire de l’archevêque grec-catholique melkite d’Alep, Jean-Clément Jeanbart, son archevêché a été jusqu’ici touché plus de 20 fois par des tirs de mortiers, et l’assaut se poursuit.


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Un Syrien aide un enfant tandis que des milliers de réfugiés tentent de franchir la frontière avec la Turquie à Akçakale, le 14 juin. Cinq ans de guerre civile et d'attaques du groupe État islamique ont contraint 7,6 millions de Syriens — près de la moitié de la population totale du pays — à fuir à l'étranger ou à se déplacer.

AP Photo/Lefteris Pitarakis

La brutalité de l’EI se manifeste par des décapitations accompagnées de guerres éclair contre des monuments et des objets anciens, ainsi que par la destruction d’églises chrétiennes et de mosquées chiites. La chute de Palmyre survient après la destruction de la cité antique de Nimrud, en Irak, et la démolition des bouddhas de Bamiyan, en Afghanistan, et des monuments soufis, au Mali. Dans une tentative d’éradication de la mémoire collective de l’humanité, le groupe EI détruit tout ce qui est « différent », tout en faisant cyniquement la contrebande des antiquités qu’il épargne afin de financer sa guerre. EI s’attaque également aux autres musulmans de même qu’à d’autres confessions religieuses. Le groupe prétend qu’il s’agit là d’un simple choc des civilisations, mais la manière dont il détruit tout ce qui est civilisé indique plutôt un affrontement opposant la civilisation à la barbarie. L’attaque terroriste perpétrée par l’EI en juin, où 38 touristes ont été tués en Tunisie, ainsi que les atrocités commises par ailleurs en France et au Koweït montrent bien jusqu’où la violence du groupe peut aller.

« Après les attaques perpétrées contre Maaloula, Mossoul, Idlib et Palmyre, qu’attend l’Occident pour intervenir ? », s’est écrié l’archevêque Jeanbart dans un courriel désespéré, à la fin de mai. « Qu’attendent les grandes nations pour mettre un terme à ces monstruosités ? » Il reste moins de 100 000 chrétiens à Alep, qui en comptait naguère 250 000. Les églises et les anciens monastères ont été détruits, tandis que les évêques et les prêtres — tels que le père Jacob Murad et les évêques Hanna Ibrahim et Paul Yazici — ont été enlevés, certains ayant même été tués. La torture, les décapitations et même des crucifixions — en accrochant les corps des personnes supprimées sur des croix — sont devenues monnaie courante. Au septième siècle, les chrétiens vivant sur le territoire de la Syrie actuelle devaient payer une demi-once d’or pour avoir le privilège de vivre sous la protection du califat islamique. À défaut de s’acquitter de cette obligation, deux options : se convertir ou se faire tuer. De la même façon, les chrétiens vivant aujourd’hui dans les secteurs contrôlés par l’EI sont forcés de se convertir à l’islam ou de payer une taxe spéciale dite jizya. De vastes étendues de la Syrie et de l’Irak sont devenues des territoires sans loi et ingouvernables. Les minorités respectueuses des lois — surtout des chrétiens — sont prises entre deux feux. Elles vivent dans des endroits comme Alep et la plaine de Ninive depuis 2 000 ans et elles s’expriment et font leurs dévotions en araméen. Beaucoup de chrétiens ont tenté de quitter la Syrie, certains s’embarquant dans de périlleuses traversées de la Méditerranée.

DÉSORDRE ET PEUR L’EI se décrit comme l’État islamique, mais le terme est mal approprié. Ce n’est certainement pas un État, et de nombreux spécialistes musulmans mettent en doute la soi-disant règle islamique en vertu de laquelle les chrétiens sont forcés de se convertir ou de mourir. La même haine des chrétiens est entretenue par d’autres groupes radicaux, des talibans à Boko Haram en passant par les terroristes d’Al-Shabaab. En avril, par exemple, des militants islamiques affiliés à ce dernier groupe ont spécifiquement ciblé des chrétiens au Kenya, lors d’une attaque à l’université Garissa où 147 étudiants ont perdu la vie. Pour sa part, Boko Haram engendre le désordre et la peur au Nigéria, ce qui s’est très clairement illustré en février 2014 par l’enlèvement de jeunes filles et le meurtre en pleine nuit, alors qu’ils dormaient, de 59 élèves d’une école à Buni Yadi, dans l’État de Yobe, au nord-est du pays. Le groupe a également bombardé des églises, tué des prêtres et ciblé d’autres chrétiens, malgré le fait que le gouvernement dit combattre sérieusement Boko Haram. Ces terroristes, qui ont tué plus de 80 personnes lors d’attentats en juin, déclarent ouvertement que leur objectif, dans un premier temps, « est d’éradiquer les chrétiens de certaines parties du pays ». Plus de 10 ans après la guerre civile au Soudan, la violence incessante a mené au déplacement massif de populations principalement chrétiennes, créant ainsi un grand nombre de réfugiés. L’Érythrée, pays voisin du Soudan, est pour sa part la Corée du Nord de l’Afrique, étant donné son régime parmi les plus répressifs au monde. Près de 18 pour cent des 200 000 immigrants entrés en Europe en 2014 provenaient d’Érythrée, selon le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés. En mai dernier, des manifestants se sont rassemblés à Londres pour souligner le AOÛT 2015

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Un Nigérian se recueillait le 29 mars en l’église catholique Saint-Charles, à Kano, là même où une bombe avait été lancée en 2014 par des insurgés du groupe Boko Haram.

NOTRE COMMUNE HUMANITÉ Les dirigeants mondiaux doivent promouvoir l’état de droit et protéger les minorités religieuses. 26 ♦ C O L U M B I A ♦

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LORD DAVID ALTON, professeur d’études sur la citoyenneté à l’université John Moores de Liverpool et ex-membre de la Chambre des Communes du Parlement britannique, a été nommé à la Chambre des Lords en 1997. Il s’exprime régulièrement sur les enjeux liés aux droits de la personne et à la liberté religieuse.

AP Photo/Ben Curtis

13e anniversaire de l’imposition de sévères restrictions aux églises en Érythrée, de la destitution et de l’assignation à résidence du patriarche d’Érythrée, Abune Antonnios, et de l’emprisonnement de plusieurs autres chrétiens. Certains chrétiens de l’Érythrée ont courageusement fui leur pays et se sont réfugiés en Libye, où ils ont été capturés par l’EI et décapités. L’Égypte a connu l’horreur en février alors que 21 de ses ressortissants coptes qui travaillaient en Libye ont été décapités. Le président égyptien Abdel Fattah el-Sisi a appelé en 2015 à une « révolution religieuse » afin de réexaminer les aspects de la doctrine islamique « qui font du monde entier notre ennemi ». Hélas, en dépit de cet appel au renouveau de l’islam, le « mépris de la religion » et les accusations de blasphème sont de plus en plus fréquents. Parmi les autres pays où les chrétiens, notamment, sont persécutés pour leur croyance, il y a le Pakistan. Des politiciens britanniques ont soulevé le cas tragique de Nauman Masih, un jeune garçon de 14 ans, qui a été battu, torturé et brûlé vif le 9 avril dernier à Lahore, après avoir été reconnu comme étant chrétien. À la fin de 2014, un couple chrétien pakistanais a été brûlé vif dans un four par une foule de plus de 1200 personnes, tandis qu’un an plus tôt, 85 anglicans avaient été tués par une bombe alors qu’ils priaient dans leur église, à Peshawar. Ces incidents faisaient suite à l’assassinat en 2011 du seul ministre chrétien que comptait alors le gouvernement du Pakistan, Clement Shahbaz Bhatti. Personne n’a encore été arrêté pour ce crime. Le premier président du Pakistan, Muhammad Ali Jinnah, avait déclaré à la création du pays, en 1947, que « les minorités, quelles que soient les communautés auxquelles se rattachent, seront protégées. Leur religion, leur foi ou leur croyance seront garanties [...] Ils bénéficieront de cette protection pour leur religion, leur foi, leur vie et leur culture. » Pourtant, les minorités au Pakistan — y compris les trois millions de chrétiens qui forment 1,5 pour cent de la population — ne sont aujourd’hui protégées d’aucune façon.

L’ONU, nos gouvernements occidentaux, les décideurs et les médias doivent cependant d’abord mieux connaître ce qu’est une religion. Lyse Doucet, correspondante en chef des informations internationales à la BBC, l’a dit : « Si on ne comprend pas le phénomène religieux — y compris les excès de la religion — il est très difficile de bien comprendre notre monde. » L’idée que les nations apprennent à vivre ensemble, se respectant mutuellement et se réjouissant dans la dignité de leurs différences, est au cœur de cet important défi. Cela signifie qu’il faut mettre l’accent sur notre commune humanité ; promouvoir la possibilité pour les croyants de toute confession de témoigner de leur religion ; et permettre à tous de contribuer ouvertement, d’égal à égal, à l’avancement de la société. Les programmes et interventions d’aide humanitaire doivent refléter ces valeurs et s’employer à protéger les minorités, à assurer leur sécurité et à garantir une vie décente à ceux qui tentent de fuir leur terre natale. Les pays peuvent exercer un « pouvoir modéré » — ou un pouvoir intelligent — dans leur manière de distribuer l’aide et d’y mettre fin, ou menacer d’y mettre fin, lorsque nécessaire — ainsi que dans la façon dont ces valeurs sont partagées par le truchement de l’éducation et des médias. L’enjeu immédiat et primordial demeure la situation critique des chrétiens au Moyen-Orient. La communauté internationale doit faire preuve de plus de cohérence, elle qui dénonce certains pays qui suppriment leurs minorités tout en épargnant certains autres qui soutiennent pourtant financièrement le djihad. Les puissances occidentales donnent dans l’hypocrisie lorsque leurs intérêts commerciaux conditionnent leurs réponses face aux violations des droits de la personne. Néanmoins, il ne s’agit pas ici seulement d’un conflit entre chrétiens et musulmans. La persécution religieuse sévit partout dans le monde, et les responsables devraient être traduits en justice. Les trois religions abrahamiques — le judaïsme, le christianisme et l’islam — doivent se demander sérieusement ce qu’elles peuvent faire pour remédier au problème — et ainsi devenir des agents de transformation en matière de gestion de conflit, de réconciliation et d’apaisement. Les grandes religions peuvent-elles inciter leurs adeptes à être des artisans de paix, des bâtisseurs de paix, des protecteurs des minorités et des agents de pluralisme, de tolérance, de respect mutuel et de maintien de l’état de droit ? Les pays doivent faire de la cause de ceux qui souffrent à cause de leur religion ou de leur croyance la grande cause de notre époque. Les chrétiens, les juifs et les musulmans qui ont le privilège de vivre dans des sociétés libres doivent combattre la froide indifférence et s’élever pour défendre l’humanité.♦


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L E S D É P U T É S D ’ É TAT 2014-15

ALABAMA R. EVAN PARRISH

ALASKA RONALD L. REINHARDT SR.

ALBERTA W. CHARLES RUSSELL

ARIZONA LAURENCE J. BECKER

ARKANSAS ADRIAN E. DOMINGUEZ

BRITISH COLUMBIA ARCIE J. LIM

CALIFORNIA EDWARD P. HUESTIS

COLORADO JAMES D. CAFFREY

CONNECTICUT THOMAS J. VITA

DELAWARE BARRY E. SWAIN

DISTRICT OF COLUMBIA TIMOTHY M. SACCOCCIA

DOMINICAN REPUBLIC ROBERT H. CAMPUSANO-PEREZ

FLORIDA DONNIE GOOLESBY SR.

GEORGIA MARK J. McMULLEN

GUAM DAVID S. DUENAS

HAWAII STEPHEN D. LOPEZ

IDAHO KERRY M. HENNESSY

ILLINOIS WILLIAM L. DOERFLER

INDIANA SCOTT C. CUNNINGHAM

IOWA JON C. ALDRICH

KANSAS PATRICK D. WINCHESTER

KENTUCKY FRANCIS J. SHAY

LOUISIANA VERNON F. DUCOTE

LUZON NORTH JOSE C. REYES JR.

LUZON SOUTH RAMONCITO A. OCAMPO

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L E S D É P U T É S D ’ É TAT 2014-15

MAINE DAVID J. ROY

MANITOBA KARL J. BROSCH

MARYLAND STEPHEN J. ADAMCZYK

MASSACHUSETTS RUSSELL A. STEINBACH

MEXICO CENTRAL GERARDO D. CARSTENSEN-VELÁZQUEZ

MEXICO NORTHEAST ANGEL A. MALDONADO-PÉREZ

MEXICO NORTHWEST JUAN MANUEL ALVAREZDEL CASTILLO

MEXICO SOUTH JOSÉ ANTONIO FERNÁNDEZ-FERNÁNDEZ

MEXICO WEST SALVADOR ROJAS-HERNÁNDEZ

MICHIGAN ROBERT W. FOX

MINDANAO REYNALDO C. TRINIDAD

MINNESOTA JOSEPH M. KONRARDY

MISSISSIPPI MARION J. McCRAW II

MISSOURI KEITH A. MILSON

MONTANA STEVEN P. ZACHMANN

NEBRASKA ANTHONY W. HERGOTT

NEVADA GREGORY A. SPRIGG

NEW BRUNSWICK RONALD OUELLETTE

NEWFOUNDLAND AND LABRADOR EMILE J. CABOT

NEW HAMPSHIRE WAYNE P. GRIFFIN

NEW JERSEY BRUCE E. DeMOLLI

NEW MEXICO RICHARD J. ESPINOSA

NEW YORK ROBERT D. WEITZMAN

NORTH CAROLINA COLIN R. JORSCH JR.

NORTH DAKOTA BRENT J. MIKKELSEN

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L E S D É P U T É S D ’ É TAT 2014-15

NOVA SCOTIA GEORGE M. MCCORMACK

OHIO ROBERT F. COLLINS JR.

OKLAHOMA ROBERT L. MELKO

ONTARIO ALAIN E. CAYER

OREGON ROBERT J. KISH JR.

PENNSYLVANIA STANLEY A. GLOWASKI

POLAND ANDRZEJ ANASIAK

PRINCE EDWARD ISLAND LLOYD E. KELLY

PUERTO RICO MIGUEL A. VIDAL-LUGO

QUÉBEC RICHARD DESROCHERS

RHODE ISLAND PETER N. LENTINI

SASKATCHEWAN DENIS A. F. CARIGNAN

SOUTH CAROLINA FRANKLIN L. DAVIS

SOUTH DAKOTA THADDEUS R. LIEBIG

TENNESSEE STEPHEN B. COMM

TEXAS TERRY L. SIMONTON

UTAH JERALD P. HANTEN

VERMONT PETER M. LARAMIE

VIRGINIA STEPHEN P. RASCHKE SR.

VISAYAS ANTHONY P. NAZARIO

WASHINGTON EDDIE L. PARAZOO

WEST VIRGINIA GERALD P. SOMAZZE

WISCONSIN RONALD F. FAUST

WYOMING JOHN E. BENEDIK JR.

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CHEVALIERS À L’ŒUVRE

CHEVALIERS

À

L’ŒUVRE bambous sur trois sites différents et a planté au total 200 jeunes plants le long de la rivière Cagayan. COLLECTE DU CASQUE

Les membres de l’équipe de soccer mixte de l’Académie Holy Cross, les « Crusaders » (les Croisés) se battent pour le ballon lors d’un match de la saison 2014-2015. Quand des reportages sur les persécutions violentes faites aux chrétiens et aux autres minorités en Irak ont commencé à circuler l’été dernier, l’équipe de soccer de Holy Cross a décidé qu’elle voulait aider les réfugiés de manière tangible en levant de l’argent pour chaque but marqué pendant la saison. Le premier parrain de l’équipe a été le conseil 473 E. Bart Hanifin d’Oneida, dans l’état de New York, qui s’est engagé à faire don de 25$ pour chaque but marqué. Sachant que le Conseil suprême avait créé un fonds pour aider les réfugiés, d’autres donateurs se sont joints à l’initiative. À la fin de la saison, les « Crusaders » avaient marqué 58 buts et ont réuni 3325$ au profit du Fonds de secours pour les réfugiés chrétiens.

NOUVELLE CHAPELLE

Le conseil 4637 Excmo. Sr. Obispo Cazarez y Martínez de Sahuayo, Mexique Central, a transformé un espace inoccupé de la salle du conseil en une chapelle, en l’honneur du Bienheureux José Sánchez del Río. Les Chevaliers ont levé plus de 125 000 pesos (soit 9200 dollars) pour le projet et ils ont consacré 1200 heures à la construction de la chapelle. Le nouvel espace de prière est ouvert au public et profitera à plus de 100 familles des environs. DES CHANDAILS POUR LES VÉTÉRANS

L’assemblée Father John T. Dewan de Fort Washington, 30 ♦ C O L U M B I A ♦

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au Maryland, a donné 35 survêtements et 35 paires de chaussettes au centre pour vétérans Charlotte Hall. Les Chevaliers avaient appris que le centre avait besoin de vêtements chauds en vue des mois d’automne et d’hiver. PLANTATION DE BAMBOUS

Le conseil 6704 Cauyayan (Luçon), en partenariat avec le Bureau de l’environnement et des ressources naturelles du gouvernement, a planté des bambous le long des rives d’une rivière locale pour protéger les zones endommagées par la déforestation et empêcher l’érosion du sol. Le conseil a placé les

Le conseil 8600 St. Mary of Sorrows de Fairfax, en Virginie, a organisé une « collecte du casque » au profit de l’archidiocèse aux Armées américaines. Les Chevaliers attendaient avec un casque militaire à la fin de la messe, encourageant les paroissiens à faire don de 1600$ à l’archidiocèse militaire. LE SPECTRE COMPLET

Le conseil 2188 St. Thomas More de Westwood a été le commanditaire principal d’un marchethon au profit du Spectrum for Living (Spectre pour la vie) du nord et du centre du New Jersey. Les Chevaliers ont aidé à installer et à démonter les installations et ils ont grillé des chiens chauds pour les 600 participants. Le marchethon a réuni 41 000$ au profit des adultes atteints de déficiences intellectuelles et cet argent servira à leur offrir un logement de qualité, des soins à domicile et des services cliniques.

ÇÀ ET LÀ DANS L’ORDRE de l’église St. Frances Xavier Cabrini, ont participé à la marche interreligieuse contre la faim CROP. Les participants ont réuni plus de 6800$ pour soutenir les banques alimentaires locales et les initiatives contre la faim à l’étranger. MISE EN PLACE D’UN PANNEAU D’AFFICHAGE

Le conseil 10341 St. Hubert de Marienville-Crown, en Pennsylvanie, a installé un panneau d’affichage interchangeable à double face le long de l’autoroute 66 à Crown, près de l’église St. Mary. Les Chevaliers ont obtenu l’autorisation des propriétaires du terrain pour faire mettre ce panneau indéfiniment, et ils ont aussi surveillé sa planification et sa construction. DÉMÉNAGEMENT D’UNE VEUVE

Le conseil 9458 Father Robert Kennedy de Milledgeville, en Géorgie, a aidé une veuve à déménager après son

CROIX REPEINTE

Le conseil 6595 Father Eugene O’Leary de St. John, au Nouveau Brunswick, a repeint la croix sur le clocher de l’église St. Anne de Glen Falls. Un verrier local a prêté sa nacelle pour monter sur le toit et le conseil a fourni tout le matériel. MARCHE CONTRE LA FAIM

Le conseil 7591 Father Robert G. Smith de Vassar/Millington, avec les paroissiens

Les membres du conseil 7045 Antonio Rodriguez Menendez d’Yauco, au Porto Rico, remettent un panier de nourriture à une famille démunie de la communauté. Les Chevaliers ont donné des paniers de nourriture remplis de denrées de base comme des pâtes et du café, au profit de deux familles.


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CHEVALIERS À L’ŒUVRE

Francis Xavier pour aider à réduire la dette de la paroisse. La soirée a rapporté plus de 2100$ qui serviront à payer l’hypothèque de l’église.

Joseph Robenhymer (tout à droite) du conseil 5295 Pope Pius XII de Narragansett, au Rhode Island, déploie une bannière des Chevaliers de Colomb au sommet de la montagne Katahdin dans le Maine, avec l’aide de la troupe n°1 des Scouts de Narragansett. Le conseil s’est associé aux Scouts pour organiser des randonnées dans toute la Nouvelle Angleterre. Dernièrement, les Chevaliers et les Scouts sont partis camper et en randonnée pendant cinq jours à l’extrémité nord du sentier des Appalaches.

accident vasculaire cérébral. Les Chevaliers se sont portés bénévoles pour peindre et préparer la nouvelle maison de la dame avant de déménager ses affaires. FACE À LA MER

UPPER RIGHT: Photo by Patrick Korten

À la demande du membre du conseil, le diacre Patrick Lapoint, directeur du centre pour les marins Stella Maris de Lake Charles, en Louisiane, les membres du conseil 3015 Sulphur sont allés au centre pour mettre un mât de drapeau. Géré par l’Apostolat de la Mer, le centre s’occupe de marins, de pêcheurs et de leurs familles. RENCONTRE ET ÉCHANGE

Le conseil 12067 St. Francis Xavier de Mississauga, en Ontario, et la Ligue des femmes catholiques ont coparrainé une soirée « Rencontre et échange » à l’église St.

FORMATION AU DIACONAT

Le conseil 3118 Our Lady of Fatima de Fergus Falls, au Minnesota, a parrainé un déjeuner au profit de Craig Stich, un paroissien de l’église Our Lady of the Lakes de Battle Creek qui fait des études pour devenir diacre. La rencontre a rapporté près de 900$ pour aider Stich avec ses études.

Les membres du conseil 12791 Our Lady of Hope de Potomac Falls, en Virginie, se préparent à tirer un avion de Federal Express sur la piste de l’aéroport Dulles International en faveur des Olympiques spéciaux. L’équipe des C de C a levé 1500$ en tirant l’avion.

COUVERTURES POUR BÉBÉS

Le conseil 14586 Father Hecker de l’Université Grand Valley State d’Allendale, au Michigan, a travaillé avec GVSU Students for Life (Étudiants pour la vie) pour faire des couvertures pour bébés au profit d’un centre d’aide aux femmes enceintes dans la région de Grand Rapids. MÉDIA POUR L’INSTRUCTION RELIGIEUSE

Le conseil 4112 St. Victor de San Jose, en Californie, a acheté deux téléviseurs et deux lecteurs DVD pour sa paroisse qui serviront aux classes d’instruction religieuse. VÉLO ADAPTÉ

À la demande d’Elijah et d’Angie Daley, le conseil 1580 Highland (Illinois) a levé 4000$ pour l’achat d’un vélo adapté aux deux enfants de la famille Daley. Les jumeaux de six ans Elijah et Kadence sont nés avec 15 semaines d’avance et avec de sévères déficiences intellectuelles et de gros problèmes de santé. Le vélo adapté permettra aux deux enfants de développer leur motricité.

CONFECTION DE SANDWICHES

Deux fois par mois, les membres du conseil 3600 Msgr. John F. Callahan de West Hartford, au Connecticut, retrouvent des bénévoles qui confectionnent des sandwiches pour les livrer aux ministères The House of Bread (La maison du pain). Les Chevaliers servent le dîner au centre et livrent les restes des sandwiches aux pauvres et aux sans-abris du foyer avoisinant Immaculate Conception. « LE TRIANGLE DE BARONE »

Le conseil 14269 St. Bernard de Brooklyn, dans l’état de New York, parraine un petit parc appelé « The Barone Triangle » depuis qu’il est tombé en ruine. Le parc de Brooklyn honore Cosmo L. Barone, un résident depuis toujours de Bergen Beach, qui était membre des Chevaliers de Colomb et qui est décédé pendant la guerre du Vietnam. Pour couronner la restauration du triangle, les Chevaliers ont parrainé une cérémonie

consacrant un mât de drapeau qui a été installé en l’honneur de Barone. « RAYON DE SOLEIL »

Le conseil 12905 St. Marguerite d’Youville de Lawrenceville, en Géorgie, est à l’initiative d’une collecte de vêtements, de jouets et d’articles ménagers au profit de la petite ville Crawfordville (575 habitants), dont 30 pour cent des familles vivent en dessous du seuil de pauvreté. Après des semaines de collecte, une caravane de véhicules remplis de boîtes et de sacs est venue livrer les articles à Sunshine House (Maison Soleil) , qui propose des services de garderie aux familles démunies. RESTAURATION APRÈS UN INCENDIE

Le conseil 11842 Immaculate Conception de Butuan City, Mindanao, a aidé les résidents d’une communauté voisine dont les maisons ont été endommagées et détruites lors d’un feu récent. Les membres du conseil ont aidé avec les réparations, le nettoyage et la reconstruction.

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CHEVALIERS À L’ŒUVRE

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Un Chevalier universitaire fait partie de l’équipe qui a conçu l’autel papal

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JOIGNEZ LES AMIS DE L’ A B B É M C G I V N E Y Écrire en lettres d’imprimerie, S.V.P. :

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OFFICIAL AUG. 1, 2015: To owners of Knights of Columbus insurance policies and persons responsible for payment of premiums on such policies: Notice is hereby given that in accordance with the provisions of Section 84 of the Laws of the Order, payment of insurance premiums due on a monthly basis to the Knights of Columbus by check made payable to Knights of Columbus and mailed to same at PO Box 1492, NEW HAVEN, CT 06506-1492, before the expiration of the grace period set forth in the policy. In Canada: Knights of Columbus, Place d’Armes Station, P.O. Box 220, Montreal, QC H2Y 3G7 ALL MANUSCRIPTS, PHOTOS, ARTWORK, EDITORIAL MATTER, AND ADVERTISING INQUIRIES SHOULD BE MAILED TO: COLUMBIA, PO BOX 1670, NEW HAVEN, CT 06507-0901. REJECTED MATERIAL WILL BE RETURNED IF ACCOMPANIED BY A SELF-ADDRESSED ENVELOPE AND RETURN POSTAGE. PURCHASED MATERIAL WILL NOT BE RETURNED. OPINIONS BY WRITERS ARE THEIR OWN AND DO NOT NECESSARILY REPRESENT THE VIEWS OF THE KNIGHTS OF COLUMBUS. SUBSCRIPTION RATES — IN THE U.S.: 1 YEAR, $6; 2 YEARS, $11; 3 YEARS, $15. FOR OTHER COUNTRIES ADD $2 PER YEAR. EXCEPT FOR CANADIAN SUBSCRIPTIONS, PAYMENT IN U.S. CURRENCY ONLY. SEND ORDERS AND CHECKS TO: ACCOUNTING DEPARTMENT, PO BOX 1670, NEW HAVEN, CT 06507-0901.

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UN CHEVALIER DE COLOMB universitaire fait partie de l’équipe de trois personnes qui a conçu l’autel gagnant qui sera utilisé pendant la messe en plein air du pape François à Washington, D.C., le mois prochain. Matthew Hoffman, étudiant en architecture à l’Université catholique d’Amérique et membre du conseil 9542 de CUA, a créé le design gagnant avec ses coéquipiers Ariadne Cerritelli de Bethesda, au Maryland, et Joseph Taylor d’Eldersburg, au Maryland. « C’est un grand honneur, étant si jeune et étudiant, d’avoir eu la possibilité de concevoir quelque chose qui sera utilisé publiquement, et particulièrement pour une personne si importante, a déclaré Hoffman. Je me considère comme un catholique dévoué, et concevoir quelque chose qui sera utilisé par le pape va au-delà de mes espérances. » La conception de l’autel, de l’ambon et d’autres pièces du mobilier liturgique, qui a été dévoilée à l’Université catholique le 2 juin, présente des voûtes dans le style romano-byzantin du sanctuaire national et se compose de deux types de marbre qui sont assortis aux piliers intérieurs de l’église. Un symbole placé au centre de l’autel rendra hommage à Marie, à qui le sanctuaire est dédié. Lors de la cérémonie de dévoilement, le cardinal de Washington Donald W. Wuerl a remercié les étudiants en architecture d’avoir fait un autel que des millions dans le monde pourront voir quand le pape François célèbrera la messe à Washington. « Merci de nous rappeler que tout ce que nous faisons, nous le faisons pour la gloire de Dieu, » a-t-il dit. La messe papale sera célébrée le 23 septembre. Dix-huit équipes d’au moins deux étudiants ont participé à la compétition du design, qui était parrainée par l’archidiocèse de Washington et le sanctuaire national. C’est la deuxième fois que des étudiants de l’Université catholique ont conçu des meubles pour la visite d’un pape à Washington (pour la visite du pape Benoît XVI en 2008). — Reportage de Zoey Di Mauro, via Catholic News Service, et de Patrick Scalisi

CNS photo/Jaclyn Lippelmann, Catholic Standard

Matthew Hoffman, deuxième en partant de la droite, avec sa coéquipière Ariadne Cerritelli lors de la présentation du gagnant du design de l’autel papal pour la visite du pape aux États-Unis le mois prochain. On y trouve également John Garvey, président de l’Université catholique d’Amérique, Mgr Walter Rossi, recteur de la basilique du Sanctuaire national de l’Immaculée Conception et le Cardinal Donald W. Wuerl de Washington.

NOM


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C H E VA LI ER S D E CO LO M B

Construire un monde meilleur un conseil à la fois.

AP Photo/David Goldman

Chaque jour, les chevaliers à travers le monde ont la possibilité de faire une différence, que ce soit à travers le service à la communauté, la collecte de fonds ou la prière. Nous célébrons chaque et tout chevalier pour sa force, sa compassion, et son dévouement à vouloir construire un monde meilleur.

Mari Fisher (à droite) serre John Tecklenburg dans ses bras devant la salle du conseil Rev. P.N. Lynch 704 à Charleston, Caroline du Sud. Le conseil a figuré parmi plusieurs entreprises et groupes civiques qui avaient déployé de grandes banderoles devant leurs établissements en signe de solidarité avec l’Église Emanuel AME, à la suite d’une fusillade qui y a fait neuf morts le 17 juin.

ENVOYEZ-NOUS LES PHOTOS DE VOTRE CONSEIL POUR LA RUBRIQUE «CHEVALIERS À L’ŒUVRE». LES PHOTOS PEUVENT ÊTRE ENVOYÉES PAR COURRIEL À COLUMBIA@KOFC.ORG OU BIEN À COLUMBIA, 1 COLUMBUS PLAZA, NEW HAVEN, CT 06510-3326.

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GKAEREDPET RHLEA FFAOIT IH V IA VA L INVTEE

« DIEU COMMUNIQUE SOUVENT PAR DES VOIES ORDINAIRES. » J’ai grandi dans une petite ville au centre de l’État de Washington où je n’avais pas accès à une école catholique, mais j’ai réussi à mieux connaître ma foi grâce à ma communauté, soucieuse de partager son amour pour Dieu, pour la famille et pour le prochain. Je me souviens, étant enfant, m’être demandé si Dieu allait m’appeler. Je ne pouvais alors guère imaginer que Dieu me parlait déjà à travers le prêtre de ma paroisse qui m’a préparé pour ma première communion, ainsi que par de nombreuses personnes qui partageaient leur foi vivante avec moi. Dès le moment où je me suis consacré à Marie, dans mon jeune âge, je savais que la Mère de Dieu était à mon côté et elle me protégeait. Après l’université, j’ai été enseignant dans un village esquimau de l’ouest de l’Alaska, et c’est là que j’ai discerné ma vocation. J’ai découvert que si une vocation religieuse est quelque chose d’extraordinaire, Dieu communique souvent cet appel par des voies ordinaires, par exemple à travers une foi partagée avec autrui. C’est cette bénédiction qui a amené mon cœur à s’ouvrir.

Photo by Alex McKnight

PÈRE SEAN MORRRIS, OMV Oblats de la Vierge Marie Venice, Floride

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