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Columbia Avril 2026

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CHEVALIERS

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Columbia

Une peinture du 17e siècle représentant le Christ ressuscité marchant avec deux disciples en détresse sur la route d’Emmaüs. Plus tard, « ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards » (Luc 24, 30-31).

8

La chaleur dans le Grand Nord

Des Chevaliers bravent les routes glacées du Manitoba pour apporter de l’aide à une communauté des Premières Nations dans le besoin.

Par Campbell MacDiarmid

14

Le don d’une deuxième chance

Les problèmes de santé mentale d’un Chevalier du Maryland ont mené à une vie de service inspirée par le pardon et l’espoir.

Rubriques

3 Pour la plus grande gloire de Dieu

Le message du vénérable Fulton Sheen nous rappelle que le témoignage le plus convaincant de l’Évangile est une vie transformée par le Christ et vécue pour les autres.

Par Patrick E. Kelly, Chevalier suprême

4 Apprendre la foi, vivre la foi

Dans une culture agitée marquée par l’isolement et la méfiance, le Christ continue d’attirer les gens dans la vie de l’Église.

Par Mgr William E. Lori, Aumônier suprême

8 Construire l’Église domestique

18 22

Un détail d’une fresque byzantine du 14e siècle représentant le Christ libérant Adam et Eve des enfers, le Samedi Saint. AVRIL 2026 B VOLUME 106 B

Par Zoey Maraist

Foi, espoir et santé mentale

Un entretien avec le psychologue Greg Bottaro sur l’approche catholique en matière de santé mentale.

Derrière les blocs

Depuis plus de 60 ans, le championnat d’athlétisme en salle des CdeC de la Saskatchewan célèbre les athlètes amateurs et de calibre mondial.

Par Quinton Amundson

Une série sur la vie de famille, le leadership et la gérance financière

17 Nouvelles des Chevaliers

Un missile frappe la maison McGivney à Erbil, en Irak

26 Chevaliers à l’œuvre

Rapports des conseils et assemblées, représentant les quatre piliers du modèle de programmes « La Foi en action »

EN PAGE COUVERTURE

L’adhésion à l’Ordre des Chevaliers de Colomb est ouverte aux hommes âgés de 18 ans ou plus qui sont des catholiques pratiquants vivant en union avec le Saint-Siège. Cela signifie un candidat ou un membre qui accepte l’autorité enseignante de l’Église catholique en matière de foi et de morale, qui aspire à vivre conformément aux préceptes de l’Église catholique et qui est en règle avec l’Église catholique.

Copyright © 2026

Tous droits réservés

ÉDITEURS

Chevaliers de Colomb

ADMINISTRATEURS SUPRÊMES

Il marche avec nous Columbia

Patrick E. Kelly

Chevalier suprême

Most Rev. William E. Lori, S.T.D.

L’ÉVANGILE SELON SAINT LUC raconte le voyage de deux disciples qui marchaient de Jérusalem vers le village d’Emmaüs, lorsque le Seigneur ressuscité s’est approché et les a accompagnés en cours de route (Luc 24, 13-35). Ils ne le reconnaissent pas, et expriment plutôt un profond découragement et une grande désillusion après les événements de la Passion. En réfléchissant à cette rencontre lors d’une audience générale en octobre dernier, le pape Léon XIV a fait remarquer, « le paradoxe est vraiment emblématique : ce triste voyage de défaite et de retour à la vie ordinaire se déroule le même jour que la victoire de la lumière. » Il souligne que les disciples sont envahis par une « tristesse totale », voire une « paralysie de l’âme », du moins jusqu’à ce que le Christ interprète les Écritures pour eux, s’assoie avec eux à table et, finalement, se fait reconnaître par eux à la fraction du pain » (24, 35). Dans ce même cycle de catéchèse qui a conclu l’année du Jubilé de l’espoir, le pape Léon a médité sur l’humilité surprenante avec laquelle le Christ se manifeste à ses disciples après sa résurrection. « Le Seigneur ressuscité ne fait rien de spectaculaire pour s’imposer à la foi de ses disciples, » a déclaré le Saint-Père. « Au contraire, il s’approche discrètement, comme n’importe quel voyageur, comme un homme affamé qui demande à partager un peu de pain. » Bien que la vision des disciples soit initialement obscurcie par « l’hypothèse que la joie doit être exempte de souffrance », le pape Léon souligne que le Seigneur souhaite nous visiter avec sa miséricorde, son espérance et sa paix « précisément dans les endroits les plus sombres », dans nos échecs, nos doutes et nos blessures. « Le Ressuscité désire seulement manifester sa présence, devenir notre compagnon de route et raviver en nous la certitude que sa vie est plus forte que toute mort. »

Cette rencontre sur la route d’Emmaüs

n’a rien d’anodin, car elle révèle la logique même de la Résurrection. Dans un monde marqué par les conflits et les divisions à l’échelle mondiale, par les souffrances personnelles et par une crise d’isolement croissante, il est tentant de ne voir que la Croix, en ayant la vision embrouillée par le découragement, et de perdre espoir. Pourtant, le Seigneur ressuscité ne reste pas distant de ces réalités; il continue de s’approcher et de nous accompagner, demeurant avec nous et nous invitant en communion avec lui. À chaque messe, le même schéma se répète : le Christ ouvre les Écritures et se présente réellement dans l’Eucharistie, rendant à nouveau présent le mystère pascal. Nous sommes ensuite envoyés pour témoigner, tout comme les disciples d’Emmaüs « se levèrent à l’instant même » après avoir reconnu le Seigneur (24, 33).

Le pape Léon affirme, « la Résurrection du Christ n’est pas un événement simple de l’histoire humaine, mais l’événement qui l’a transformée de l’intérieur. » La victoire du Christ sur la mort n’élimine pas la croix, mais la transcende, ouvrant même la souffrance à la lumière de Pâques. Dans cette perspective, le mystère pascal n’appartient pas seulement au passé, mais continue de façonner nos vies, renouvelant notre communion avec Dieu et les uns avec les autres. Ainsi, comme le Saint-Père le dit, « la fraternité donnée par le Christ, mort et ressuscité, nous libère de la logique négative de l’égoïsme, de la division et de l’arrogance, et nous ramène à notre vocation première » — un appel qui trouve une expression concrète dans la mission des Chevaliers de Colomb. Comme les disciples d’Emmaüs, nous partons avec une certitude : le Seigneur est vraiment ressuscité, il marche toujours avec nous, et en lui, la vie a vaincu la mort. B

Alton J. Pelowski

Rédacteur en chef

Aumônier suprême

Arthur L. Peters

Chevalier suprême adjoint

John A. Marrella

Secrétaire suprême

Ronald F. Schwarz

Trésorier suprême

Anthony R. Picarello Jr. Avocat suprême

RÉDACTION

Alton J. Pelowski

Rédacteur en chef

Matthew Kirby

Directeur éditorial

Andrew J. Matt

Rédacteur en chef adjoint

Elisha Valladares-Cormier

Rédacteur spécialisé

Megan Stibley

Secrétaire de rédaction

Paul Haring

Directeur de la photographie

Cecilia Engbert

Productrice de contenu

Bienheureux Michael McGivney (1852-1890) – Apôtre de la jeunesse, protecteur de la vie familiale et fondateur des Chevaliers de Colomb, intercédez pour nous.

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L’argument de la sainteté

Le message du vénérable Fulton Sheen nous rappelle que le témoignage le plus convaincant de l’Évangile est une vie transformée par le Christ et vécue pour les autres

EN FÉVRIER, le Saint-Siège a avisé le diocèse de Peoria, en Illinois, que la béatification du vénérable Fulton J. Sheen pourra aller de l’avant. Cette décision a suivi l’approbation, en 2019, d’un miracle attribué à l’intercession de Fulton Sheen.

L’archevêque Sheen est devenu une figure nationale dans les années 1930 grâce à son émission de radio, The Catholic Hour, puis dans les années 1950, grâce à sa série télévisée, Life Is Worth Living. Il était un homme aux talents exceptionnels : personnalité de la télévision, auteur, enseignant et l’un des plus grands évangélistes du XXe siècle. Il était également Chevalier de Colomb du Quatrième Degré et membre du Conseil 178 à Rochester, New York.

Fulton Sheen a passé toute sa vie à amener les gens vers le Christ. Il était particulièrement éloquent lorsqu’il était question de demander aux laïcs, et surtout aux Chevaliers de Colomb, d’agir audacieusement pour défendre notre foi. Dans un discours au 88e Congrès suprême en 1970, il a appelé les Chevaliers à lire les « signes des temps » dans le bouleversement social de l’époque. Il nous a exhortés à relever ces défis en adoptant une « théologie des laïcs », fondée sur l’action qui garde le Christ au centre de tout. Notre attention, a-t-il dit, ne devrait pas être sur « le Christ dans l’abstrait, mais dans le concret; [le Christ] qui est dans ce monde et qui a besoin de notre aide et qui veut notre aide ».

L’archevêque Sheen savait que les programmes politiques ou les révolutions sociales ne provoquaient pas de véritables changements. « Le seul argument qui reste pour convaincre les autres est la sainteté. Le monde a entendu tous les arguments, et il est prêt à tous les rejeter, sauf un : la sainteté. »

Peu importe s’il parlait à des millions de personnes à la télévision ou à une famille dans leur salon, l’archevêque Sheen invitait toujours les gens à rencontrer le Christ. Quand j’étais garçon au milieu des années 1970, il a passé plusieurs jours à la paroisse de ma famille, la paroisse Holy Family, à Grand Blanc, au Michigan.

Notre prêtre l’a amené chez nous un soir pour le souper, et nous avons passé plusieurs heures captivés par ses histoires. Je n’oublierai jamais son récit captivant de la distribution de crucifix à 500 lépreux vivant dans une colonie en Ouganda, une histoire qu’il raconte avec vivacité dans son autobiographie, Treasure in Clay

L’archevêque Sheen a mis ses énormes talents au service de Dieu, et il nous a tous encouragés à faire de même, quels que soient nos talents. Il a écrit : « Dieu a donné différents talents à différentes personnes. Il n’y a aucune raison de se sentir inférieur à un autre qui a un don différent. Lorsque nous réalisons que nous serons jugés par le don que nous avons reçu, plutôt que par le don que nous n’avons pas, nous sommes entièrement libérés du faux sentiment d’infériorité. »

L’archevêque puisait son énergie et ses réflexions dans une Heure Sainte quotidienne, qu’il appelait « l’heure qui illumine ma journée ». C’était sa rencontre quotidienne avec le Christ. Dans son autobiographie, il a écrit : « Ni les connaissances théologiques ni les actions sociales ne suffisent à nous garder en amour avec le Christ, à moins que les deux ne soient précédées d’une rencontre personnelle avec lui. » Une heure complète est nécessaire, a-t-il ajouté, parce qu’elle n’est « pas si brève qu’elle empêche l’âme de se recueillir et de se débarrasser des multiples distractions du monde. Rester assis avec la Présence est comme un corps qui s’expose au soleil pour absorber ses rayons. »

Pour l’archevêque Sheen, son Heure Sainte était comme de l’oxygène. « Même quand cela semblait peu gratifiant et manquait d’intimité spirituelle, j’avais encore la sensation d’être au moins comme un chien qui attend à la porte du maître, prêt au cas où il m’appellerait. »

Jusqu’à sa mort en 1979, Fulton Sheen n’a jamais cessé de chercher la sainteté. Son secret était d’utiliser au maximum les talents que Dieu lui avait donnés tout en persévérant dans la prière chaque jour. Ça a fonctionné pour lui, et ça peut aussi fonctionner pour nous.

Fulton Sheen a passé toute sa vie à amener les gens vers le Christ. ... Il a mis ses énormes talents au service de Dieu, et il nous a tous encouragés à faire de même, quels que soient nos talents.

Quelque chose de bien réel

Dans une culture agitée marquée par l’isolement et la méfiance, le Christ continue d’attirer les gens dans la vie de l’Église

Par Mgr William E. Lori, Aumônier suprême

CETTE ANNÉE, un nombre sans précédent de personnes seront accueillies dans l’Église à Pâques. À l’archevêché de Baltimore, plus de 2 000 personnes seront accueillies, et Baltimore est loin d’être seul. Les diocèses des États-Unis et du monde entier signalent des nombres aussi importants.

Beaucoup de personnes qui se joignent à l’Église sont de jeunes adultes. Certains participent à des programmes de ministère universitaires, d’autres commencent leur vie professionnelle. Certains envisagent le mariage, d’autres la prêtrise ou la vie religieuse. Que se passe-t-il? Qu’est-ce qui attire ces jeunes adultes et bien d’autres personnes vers la foi?

De nombreuses explications s’offrent à nous. Certains soulignent à quel point nous sommes devenus isolés dans notre culture. Beaucoup de gens interagissent davantage avec leur téléphone intelligent qu’avec ceux qui les entourent, mais ils veulent tout de même quelque chose de plus. Ils veulent appartenir à quelque chose de plus grand qu’eux et à Quelqu’un qui les aime. Ils veulent être vus, connus, compris et aimés. N’est-ce pas ce que nous voulons tous?

D’autres font état du vide de la culture contemporaine. Les nouvelles et les divertissements sont souvent superficiels, empreints d’idéologie et dépourvus de beauté. Mais l’esprit humain est fait pour plus. Il est fait pour la vérité et l’amour, et l’un sans l’autre ne suffit pas.

D’autres encore remarquent que la confiance envers les institutions a considérablement diminué, y compris envers le gouvernement et les médias. Les organismes sociaux et les institutions religieuses, y compris l’Église catholique, inspirent la méfiance. Pourtant, certains se tournent de nouveau vers l’Église. Ils reconnaissent ses scandales et les fautes de ses membres, mais ils constatent aussi que, malgré tout, l’Église est restée cohérente dans ses croyances et ses pratiques. En un mot, l’Église est fiable dans un monde qui

semble souvent bâti sur du sable.

Toutes ces explications ont du mérite, mais aucune n’explique pleinement l’arrivée de nombreux nouveaux membres au sein de l’Église. Quelque chose de plus fondamental explique pourquoi la foi demeure attrayante et pourquoi l’Église perdure. L’Église connaît des saisons de croissance et de déclin, mais juste au moment où l’on pense qu’elle disparaît, une nouvelle vie et une nouvelle poussée de croissance apparaissent.

La raison est qu’au cœur de l’Église se trouve quelque chose de réel; en fait, quelque chose de « vraiment réel ». C’est la personne du Christ, rendue présente par l’Esprit Saint : le Rédempteur qui a promis de rester avec son Église jusqu’à la fin des temps, l’Époux qui aime son Église à chaque saison, que les temps soient paisibles ou turbulents, marqués par une grande sainteté ou par le scandale et le déclin. Le Seigneur ne défend pas le péché, mais il n’abandonne pas non plus son Église malgré les infidélités de certains dirigeants et membres.

Pendant la Veillée pascale, des milliers et des milliers de personnes sont plongées dans le mystère de la mort et de la résurrection du Seigneur. Sa victoire commence à vivre en eux à travers l’eau et l’Esprit Saint. Dans la confirmation, les dons de l’Esprit Saint sont versés dans leurs cœurs, et leur relation avec le Christ et l’Église est scellée. Ils reçoivent son corps, son sang, son âme et sa divinité, faisant l’expérience de la communion avec Dieu et avec l’Église.

Les Chevaliers de Colomb ont un rôle particulier à jouer dans tout cela. Grâce à des initiatives comme Cor, notre vie de foi est renforcée.

La présence vivante du Christ dans l’Église nous apparaît sous un nouveau jour, et nos cœurs s’ouvrent à lui. Nous sommes ainsi outillés pour témoigner de notre foi et pour marcher avec ceux qui recherchent quelque chose de mieux que ce que la culture a à nous offrir.

Notre foi est bien réelle. Soyons heureux, car le Seigneur est vraiment ressuscité! B

Quelque chose de plus fondamental explique pourquoi la foi demeure attrayante et pourquoi l’Église perdure. ... C’est la personne du Christ, rendue présente par l’Esprit Saint.

Photo par Paul Haring

Défi de l’Aumônier suprême

Une réflexion mensuelle ainsi qu’un défi pratique proposés par l’Aumônier Suprême Mgr William E. Lori, archevêque de Baltimore

« À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain. » (Évangile du 19 avril, Lc 24, 30-35)

Alors qu’ils faisaient route vers Emmaüs, les disciples n’ont pas reconnu Jésus avant la rupture du pain. Jésus nous a promis qu’il serait toujours avec nous, et l’Eucharistie est l’accomplissement de cette promesse. C’est dans l’Eucharistie, où il est réellement présent, corps, sang, âme et divinité, sous l’apparence du pain et du vin, que nous rencontrons le plus profondément sa présence. L’expérience des disciples sur la route vers Emmaüs n’a pas été qu’un repas ordinaire, mais une rencontre avec le Christ, qui nous invite également à entrer en communion avec lui à travers l’Eucharistie.

Défi: Ce mois-ci, je vous mets au défi de rester dans la prière et l’adoration pendant plusieurs minutes après la messe de manière à accroître votre conscience de la véritable présence du Christ dans l’Eucharistie.

L’homme catholique du mois

Le vénérable Adolphe

Chatillon (1871-1929)

LORSQUE LE CANADA est entré dans la Première Guerre mondiale, un membre des frères des écoles chrétiennes a mené à un autre type de combat. À la maison de formation lasallienne de Montréal, le directeur novice, le frère Théophanius-Léo Chatillon, se battait contre la tiédeur spirituelle des jeunes hommes entrant dans la vie religieuse. Il leur disait : « Une idée forte, remplie de toute l’énergie de votre âme, doit vous habiter : “Je veux être l’ami de Jésus, l’enfant de Marie et le héros des âmes.” »

Né de parents très pieux à Nicolet, au Québec, Adolphe Chatillon est devenu orphelin à l’âge de 9 ans. Élève doué, il est entré au noviciat lasallien de Montréal en 1887, où il a reçu le nom religieux de Théophanius-Léo. Il est devenu directeur de l’école Sainte-Cunégonde de Montréal en 1907, adoptant la devise « rendre heureux pour rendre meilleur ».

Toutefois, en l’espace de trois mois, le frère Théophanius est tombé gravement malade et est entré dans une longue convalescence, au cours de laquelle il a enseigné la liturgie et le chant aux

Calendrier liturgique

2 avril Jeudi Saint

3 avril Vendredi Saint

4 avril Samedi Saint

5 avril Dimanche de Pâques, la Résurrection du Seigneur

12 avril Dimanche de la Divine Miséricorde

17 avril Sainte Kateri Tekakwitha (Canada)

25 avril Saint Marc, évangéliste

29 avril Sainte Catherine de Sienne, vierge et docteur de l’Église

30 avril Sainte Marie de l’Incarnation, religieuse (Canada)

novices. Une fois partiellement rétabli, il a été nommé directeur novice en 1912. Son succès en tant que formateur a mené à sa nomination comme visiteur général de l’Amérique du Nord en 1923, une fonction qui exigeait de nombreux déplacements dans les communautés lasalliennes du Canada et des États-Unis. Malgré sa maladie chronique, il a effectué ces voyages avec plaisir.

En 1928, le frère Théophanius a reçu un diagnostic de cancer intestinal. À la suite d’une opération infructueuse à Paris, il est retourné à Montréal, où les visiteurs affluaient à son chevet comme s’il s’agissait d’un pèlerinage.

Le frère Théophanius-Léo est décédé paisiblement le 28 avril 1929. Le pape Benoît XVI l’a proclamé « vénérable » en 2011. B

Intention du Saint-Père

Prions pour les prêtres qui traversent des moments de crise dans leur vocation, afin qu’ils trouvent l’accompagnement nécessaire et que les communautés les soutiennent avec compréhension et prière.

DIRIGER AVEC FOI

« Vivre dans la vérité de l’amour »

En tant que dirigeants, nous sommes appelés à guider les personnes de notre sphère d’influence vers un changement positif, vers la conversion. Mais proposer un changement n’est jamais facile. Naturellement, nous voulons entretenir nos relations et ne pas repousser les gens. En même temps, parce que nous nous soucions d’eux, nous voulons que les autres deviennent les meilleures versions d’eux-mêmes et, si ce n’est pas déjà fait, nous voulons qu’ils apprennent à connaître Jésus-Christ et son Église. Lorsque nous partageons la foi, ou même lorsque nous offrons des conseils sur des questions quotidiennes à ceux que Dieu a placés dans notre vie, il est important que nous agissions intentionnellement et avec grand soin.

Saint Paul nous fournit des conseils utiles. L’engagement à « vivre dans la vérité de l’amour » qu’il décrit dans sa lettre aux Éphésiens (4, 15) peut nous aider à protéger nos relations tout en partageant la foi ou en encourageant les autres dans la vertu.

Aimer les autres signifie bien tenir compte de ce que nous savons à leur sujet et de ce qu’ils sont capables d’entendre dans le moment présent. La vérité, c’est de reconnaître notre besoin de croissance, tout autant que celui des autres, voire plus. Pour diriger efficacement, il faut trouver le juste équilibre entre respecter la situation actuelle des autres et les encourager à devenir les personnes que Dieu les appelle à être. B — Jose Pulido est un conseiller en communications et en leadership, l’auteur de How to Evangelize Anyone (2025) et le directeur des programmes de la foi du Conseil 5272 Camarillo, en Californie.

LA MISSION DE LA FAMILLE

Missionnaires au foyer

Le foyer catholique est un territoire de mission, et les époux sont appelés à amener l’Évangile à leur propre famille d’abord

LORSQUE JÉSUS A DEMANDÉ à ses disciples de répandre la bonne nouvelle de son arrivée, il les a envoyés deux par deux (Luc 10, 1). Que ce soit à des fins de responsabilité ou de camaraderie, le ministère est mieux exercé aux côtés d’une autre personne de foi. Vous êtes-vous déjà demandé si les époux peuvent être considérés comme des disciples envoyés deux par deux en mission par Jésus?

Quand on pense au travail missionnaire, on imagine souvent quelque chose qui se passe à l’étranger. Toutefois, dans le mariage, le foyer est le champ de mission des époux qui participent à l’appel du Christ : « Allez! De toutes les nations faites des disciples » (Mt 28, 19).

Les époux sont chargés d’être le sel et la lumière dans leur propre foyer. En effet, le foyer est le principal environnement dans lequel les époux sont appelés à témoigner de l’Évangile. Comme l’a dit saint Jean-Paul II : « Dans le dessein du Dieu Créateur et Rédempteur, la famille découvre non seulement son identité, ce qu’elle est, mais aussi sa mission, ce qu’elle peut et doit faire » (Familiaris Consortio, 17).

Pour remplir cette mission, il est essentiel que les époux vivent intentionnellement leur vocation baptismale en tant que disciples de Jésus. Connaître notre identité en tant que fils bien-aimé ou fille bien-aimée de Dieu est essentiel pour vivre la foi avec notre épouse et nos enfants.

Dieu a appelé et placé les époux dans sa « vigne » pour cultiver le don précieux qu’il a offert : les enfants, le fruit de l’amour conjugal. La décision délibérée de servir dans votre Église domestique n’est pas une décision isolée. Le foyer est plutôt le champ

de mission le plus important qui existe, avec des répercussions pour l’ensemble de la société. Ce qui se passe dans le foyer affecte la culture et contribue au bien commun.

Ce ministère au sein de l’Église domestique n’est pas pour les faibles d’esprit. Les époux sont immergés dans le désordre et la routine éreintante de la vraie vie. On peut souvent avoir l’impression d’être toujours en mode survie, tentant simplement de suivre le rythme de la vie, du travail et des activités familiales.

Quand nous nous sentons épuisés, nous devrions nous rappeler les grâces dont nous disposons. Jésus a dit : « Demandez, on vous donnera » (Mt 7, 7). Se réunir quotidiennement dans la prière est un acte d’humilité qui renforce les mariages et aide les époux à mieux offrir leur ministère à leurs enfants. Participer à la messe en famille et recevoir régulièrement les sacrements est également important. Voir maman et papa faire la file pour la confession ou recevoir l’Eucharistie de manière révérencieuse offre un puissant témoignage aux enfants et les aide à s’enraciner dans la vie de l’Église. B

Le DIACRE ROLANDO MORENO est directeur général de Mater Dei Radio à Portland, dans L’Oregon, et membre du Conseil 1748 St. Joseph à Salem.

FINANCES FAMILIALES

Comment les dons de

bienfaisance peuvent-ils

faire partie de mon héritage?

Par le Secrétaire Suprême John A. Marrella

Lorsque vous envisagez de créer un plan de succession ou de rédiger un testament, votre première pensée pourrait être de protéger vos actifs ou de subvenir aux besoins de vos proches après votre décès. Si les dons de bienfaisance ont été une valeur importante dans votre vie, vous pourriez également souhaiter de créer un héritage pour les causes qui vous tiennent à cœur.

Un legs est l’un des moyens les plus populaires et flexibles de soutenir l’Église ou d’autres organismes de bienfaisance.

Avec un legs, vous pouvez laisser un pourcentage de votre succession ou un montant désigné d’argent, d’actions ou de biens à un ou plusieurs bénéficiaires. Comme ce don prend effet uniquement après votre décès, vous conservez la liberté de le mettre à jour ou de le modifier. La mise en place d’un legs ne compromet pas non plus votre capacité à compter sur votre épargne-retraite si votre situation financière change.

Vous pouvez également désigner des organismes de bienfaisance comme bénéficiaires de vos comptes de retraite, de vos IRA, de vos polices d’assurance-vie, de vos fonds à vocation arrêtée par les donateurs ou de vos rentes, ou attribuer une partie de vos actifs à des causes caritatives.

La planification de la succession n’a pas besoin d’être déroutante ou stressante. En mettant l’accent sur l’héritage que vous souhaitez laisser – les objectifs, les

besoins et les rêves que vous avez pour votre famille et les causes que vous soutenez – vous pouvez préciser vos priorités et faciliter le processus.

Qu’il s’agisse de soutenir votre paroisse, l’éducation catholique ou d’autres œuvres de bienfaisance, un don planifié peut prolonger l’incidence de votre générosité pour les années à venir.

Pour plus de ressources, visitez le site kofc.org/financesfamiliales B — John A. Marrella est le Secrétaire suprême des Chevaliers de Colomb et un membre du Conseil 5467 Trinity à Woodbridge, au Connecticut.

*Les Chevaliers de Colomb et leurs conseillers fraternels et sociétés affiliées ne sont pas autorisés à fournir des conseils juridiques, fiscaux ou de planification financière ou successorale.

POUR VOTRE MARIAGE

S’approcher de Dieu ensemble

Les couples mariés sont appelés à tout partager, y compris la prière

David Dawson

MA FEMME ET MOI sommes entrés dans notre relation amoureuse avec de fortes habitudes de prière. Nous avons donc naturellement supposé que nous allions profiter d’une profonde unité spirituelle après le mariage. Nous avons cru que les fruits de nos prières et les grâces du sacrement du mariage nous permettraient de surmonter ensemble tous les malentendus et toutes les déceptions typiques des premières années de mariage. Bien sûr, nous étions naïfs, et nous sommes vite tombés dans les pièges habituels.

Ironiquement, la division et la peine les plus profondes ont été causées par nos vies spirituelles individuelles.

Nous étions reconnaissants de pouvoir concevoir des enfants, mais cette reconnaissance a rapidement cédé la place à la peur d’être dépassés, car Dieu continuait de nous bénir. Alors que nous avons pris conscience des limites de notre confiance envers lui et l’un envers l’autre, nous avons réagi de manière malsaine. Nous voulions être sur la même longueur d’onde, mais nous

avions souvent l’impression de vouloir des choses différentes.

À mesure que je m’appuyais plus profondément sur la prière comme moyen de traverser les moments difficiles, ma femme devenait de plus en plus irritée, car mon discernement par la prière semblait toujours mener à plus de défis. À mon tour, j’étais mécontent de me sentir gêné par ses craintes et ses limites. Je voulais que Dieu la « répare ». Mais il m’a clairement fait comprendre qu’il m’avait donné ma femme comme compagne, et que nous étions censés porter notre croix partagée et aller vers lui ensemble. Nous avons commencé à prier ensemble ouvertement et spontanément sur une base régulière. Malgré nos différences et la vulnérabilité que nous ressentons, nous avons appris que rien n’apporte une plus grande intimité. Et maintenant, lorsque Dieu répond, nous nous réjouissons de sa bonté ensemble B

DAVID DAWSON est un consultant en ministère indépendant et un conférencier. Lui et son épouse, Kate, vivent avec leurs dix enfants à Thibodaux, en Louisiane, où il est membre du Conseil 13397 St. Genevieve of Paris.

La chaleur dans LE GRAND NORD

Des Chevaliers bravent les routes glacées du Manitoba pour apporter de l’aide à une communauté des Premières Nations dans le besoin

La caravane des CdeC termine son périple sur la route de glace, arrivant à l’église Sacred Heart à Pukatawagan, au Manitoba, une communauté de la Mathias Colomb Cree Nation.

En haut à droite : Les sœurs Tasha et Chnaelle montrent leurs nouveaux manteaux d’hiver avec l’aide de Cleopahas « Cleo » Castillo, un directeur d’agence des Chevaliers de Colomb basé à Winnipeg.

Le panneau à l’issue de l’autoroute 10 offrait un bref avertissement des conditions à venir : « ROUTE D’HIVER… Conduisez avec une extrême prudence! » Un deuxième panneau indiquait la destination : « Pukatawagan – Statut : FERMÉE ».

Bien que fermée à l’usage commercial, la route de glace serait praticable pour les trois véhicules arrêtés sur le bord de la route au nord de The Pas, au Manitoba, la fumée de leur gaz d’échappement montant dans l’air glacial. À l’intérieur, quatre Chevaliers réfléchissaient à l’aventure qui les attendait.

Il n’y aurait plus d’asphalte. Le groupe voyagerait près de 160 kilomètres (100 milles) le long de routes de terre enneigées et au-dessus des lacs gelés pour atteindre l’une des communautés les plus isolées au Canada. Dans la communauté Mathias Colomb Cree Nation de Pukatawagan, une communauté qui a fait face à de nombreux défis importants ces dernières années, les Chevaliers montreraient aux résidents comment assembler les 22 cadres de lit en bois qu’ils avaient fabriqués à la main et expédiés par voie ferroviaire grâce à un partenariat avec Sleep in Heavenly Peace.

Ils avaient également apporté sept fauteuils roulants pour le poste de soins infirmiers local en partenariat avec la Fondation Chaise Roulante du Canada, ainsi que 500 manteaux d’hiver donnés dans le cadre du programme « Des manteaux pour les enfants » des Chevaliers de Colomb. Ces manteaux représentaient un record de 300 000 manteaux distribués au Canada et aux États-Unis pendant la saison hivernale de 2025 et 2026, dépassant ainsi le record de 286 000 manteaux donnés établi l’année précédente. « N’importe qui peut faire un don localement », a dit le Député d’État du Manitoba, Mark Desjardins, organisateur principal de la mission. « Ce projet visait à aller au-delà de Winnipeg, là où les gens ne recevraient normalement pas cette aide. »

Photos par Colby Spence

UNE COMMUNAUTÉ AVEC DES BESOINS URGENTS

Pukatawagan est située à plus de 700 kilomètres (435 milles) au nord-ouest de Winnipeg, la capitale provinciale, et appartient à la communauté Mathias Colomb Cree Nation, une communauté autochtone d’environ 4 000 membres. Dans cette communauté, les services sont limités, la route n’étant pas accessible toute l’année.

Un train vers The Pas emprunte le chemin de fer Keewatin deux fois par semaine, un aller simple de 11 heures, mais selon les résidents, le service est souvent interrompu. En été, le seul autre moyen de se rendre à la communauté est le transport aérien coûteux, l’hiver étant donc le meilleur moment pour se rendre dans la communauté lorsque les routes d’hiver sont ouvertes.

Cette isolation a exacerbé de graves défis au cours des dernières années. L’été dernier, toute la communauté a dû être évacuée en raison d’énormes incendies de forêt, la deuxième évacuation depuis 2022.

Les résidents ont été évacués à bord d’avions CC-130 des Forces aériennes canadiennes et d’hélicoptères Chinook.

Chacun d’eux avait droit à un seul bagage de cabine. Pendant des mois, ils ont été dispersés dans des hôtels partout au Manitoba et jusque dans la région de Niagara Falls, en Ontario, séparés de leur communauté et de leur culture.

Selon Barbara Dumas, directrice des services de santé locaux, cette évacuation prolongée a entraîné une augmentation des problèmes de santé mentale.

« Nous constatons l’aspect physique, mental, spirituel et émotionnel du traumatisme », dit-elle.

Bien que les incendies aient épargné Pukatawagan, les résidents

ont été confrontés à une autre situation difficile lorsqu’ils sont rentrés chez eux pour trouver leurs maisons endommagées par des mois d’absence.

« Il y a des répercussions lorsque personne n’est à la maison pendant une longue période », explique Mme Dumas, citant des problèmes comme la moisissure qui endommage les meubles, notamment la literie.

Cette détérioration a à son tour aggravé un problème de surpeuplement déjà grave.

Pendant ce temps, à Winnipeg, le Député d’État Desjardins cherchait des moyens pour que les Chevaliers puissent prendre des mesures audacieuses au service des communautés autochtones de la province. Pour savoir où leurs efforts pourraient avoir le plus d’incidence, il a fait appel à l’archevêque Murray Chatlain de Winnipeg. Peu avant Noël, l’archevêque Chatlain a envoyé un courriel aux prêtres de la province, pour leur parler de cette initiative des Chevaliers de Colomb.

Le père Dhana Raju Amarlapudi, prêtre de l’église Sacred Heart à Pukatawagan depuis neuf ans, a répondu à ce courriel le jour même.

« J’ai décrit le besoin urgent et les maisons surpeuplées », a dit le père Amarlapudi. « Beaucoup de gens dormaient sur le sol. »

L’archevêque, qui avait précédemment dirigé deux diocèses desservant des communautés éloignées dans les Territoires du Nord-Ouest et le nord de la Saskatchewan, a communiqué avec le Député d’État Desjardins pour lui parler de Pukatawagan, lui indiquant que la communauté serait particulièrement réceptive à l’aide des Chevaliers.

Photo par Mike Sudoma
Des Chevaliers du Manitoba et d’autres bénévoles sablant du bois pour fabriquer des lits d’enfant en collaboration avec l’organisme Sleep in Heavenly Peace à Winnipeg le 24 février.

Selon le Député d’État Desjardins, le Conseil suprême a accueilli avec enthousiasme l’idée d’une mission dans une communauté nordique éloignée, car elle incarnait les principes fondateurs de l’Ordre, soit la charité et l’unité.

« Le pape François nous a dit de sortir et de servir », a dit le Député d’État Desjardins, faisant référence au voyage de 2022 du pontife au Canada, axé sur la guérison et la réconciliation. Durant son homélie à Lac Ste. Anne, en Alberta, un site important pour les peuples des Premières Nations, le pape a déclaré : « Il faut regarder davantage vers les périphéries et se mettre à l’écoute du cri du plus petit de nos frères et soeurs. »

La mission a commencé à Winnipeg, où les Chevaliers ont uni leurs forces avec Sleep in Heavenly Peace pour construire 22 lits pour les enfants de Pukatawagan.

Sleep in Heavenly Peace est un organisme de bienfaisance géré par des bénévoles, dont la mission est de s’assurer que chaque enfant a un lit. La section de Winnipeg de l’organisme a été fondée en 2020 par des policiers locaux. Selon Bonnie Emerson, responsable de l’engagement communautaire pour le service de police de Winnipeg et cofondatrice de la section de Winnipeg de Sleep in Heavenly Peace, bien que l’organisme ait réussi à fournir environ 800 lits par année, avec matelas et literie, le partenariat avec les Chevaliers de Colomb a permis d’étendre la portée de ses activités de bienfaisance.

« Nous n’avons pas la capacité d’aller dans les communautés du Nord ou d’organiser le travail des bénévoles dans toute la province », affirme Mme Emerson, membre de la Première Nation

de Sandy Bay. « Les partenariats avec des organisations comme les Chevaliers de Colomb rendent cela possible, car ce sont eux qui ont géré la logistique. »

LE VOYAGE VERS LE NORD

Plus de 20 Chevaliers ont passé une journée entière à sabler, percer et sceller des cadres en bois. Les cadres de lit ont ensuite été envoyés par camion et par train à Pukatawagan, avec de la literie, des fauteuils roulants et des manteaux d’hiver. Quatre Chevaliers se sont aussi mis en route avec des manteaux et des fauteuils roulants supplémentaires dans leur véhicule, pour aller rencontrer les résidents pendant la distribution et leur montrer comment assembler les lits.

Le matin du 27 février, le quatuor a quitté The Pas, où il avait passé la nuit après avoir conduit de Winnipeg la veille.

Le convoi a voyagé vers le nord à travers une forêt boréale brûlée, apercevant peu de signes de civilisation autre que la carcasse rouillée d’une voiture abandonnée. Un coyote solitaire était un signe rare de vie sur le chemin, se rappelle le Député d’État Desjardins.

Le passage était lent, car une tempête récente suivie d’un épisode de chaleur avait transformé certaines parties de la route en un marais de neige fondue. Mais lorsque la route traversait des lacs gelés, les véhicules pouvaient rouler sur la surface lisse de la glace.

Conduire sur l’eau gelée a été source d’inquiétude pour Cleophas « Cleo » Castillo, un directeur d’agence des Chevaliers de Colomb basé à Winnipeg.

Photo par Colby Spence
Le Député d’État du Manitoba, Mark Desjardins, accueille le père Fransalien Dhana Raju Amarlapudi, prêtre de l’église, avant son exemplification par les Chevaliers de Colomb à l’église Sacred Heart.

« Je tenais fermement mon chapelet », se souvient le Philippin de souche avec un rire. « Il y a eu beaucoup de prières en route! »

La dernière section de route n’avait pas été déneigée et a été particulièrement difficile, obligeant les véhicules à rouler dans des ornières à travers 30 cm de neige, se souvient Vaughn Wadeliuss, député de district et membre du Conseil 2704 Charlebois à The Pas.

Pour Tony Kusiak, ancien grand Chevalier du Conseil 9790 Fathers A & J Kulawy à Winnipeg, la dernière étape difficile de son premier voyage dans une réserve du Nord a marqué son esprit.

« Je pense que chacun de nos véhicules a été coincé au moins une fois dans cette partie du parcours », se rappelle-t-il.

À son arrivée à Pukatawagan, le convoi a été accueilli par la charpente en A de couleur turquoise de l’église Sacred Heart, avec son clocher en acier galvanisé. L’église se trouve au sommet d’une colline enneigée, tel un phare.

Après avoir été accueillis chaleureusement par les paroissiens, les Chevaliers se sont vu offrir un déjeuner buffet rapide comprenant du maquereau pêché localement. Ils sont ensuite retournés dehors pour distribuer les fournitures qu’ils avaient apportées. Le temps était relativement doux, avec une température de -15 degrés Celsius (5 F), permettant au Député d’État Desjardins, un Winnipégois robuste, de travailler les bras nus dans son polo des Chevaliers de Colomb.

Dans le sens des aiguilles d’une montre, de haut en bas : Le Député de District Vaughn Wadelius aide un enfant à mettre un nouveau manteau lors de la distribution dans la salle paroissiale de l’église Sacred Heart. • L’ancien Grand Chevalier Tony Kusiak du Conseil 9790 Fathers A & J Kulawy à Winnipeg installe des lattes de bois pour un nouveau cadre de lit dans une maison de Pukatawagan. • Connie Constant, conseillère de la Mathias Colomb Cree Nation discute avec le Député d’État Desjardins et d’autres Chevaliers au poste de soins infirmiers de Nikawiy Health.

Les Chevaliers ont montré aux membres de la communauté comment assembler les lits dans la maison de Nancy Dumas, mère de huit enfants et grand-mère de 20 petits-enfants. Deux de ses petits-fils, George et Adrian, âgés de 10 et 11 ans, souriaient de toutes leurs dents en sautant dans leur nouveau lit superposé.

« Je suis reconnaissante qu’ils soient venus, qu’ils soient ici pour installer les lits pour les garçons », a dit Nancy à propos de la visite des Chevaliers. « Ils seront confortables maintenant. »

UNE ÉTAPE IMPORTANTE

Au poste de soins infirmiers de Nikawiy Health, la directrice Barbara Dumas a décrit comment la livraison de fauteuils roulants avait permis de contourner les lourdes formalités administratives habituelles que représente l’achat d’équipement médical pour la communauté éloignée.

« Tant de paperasserie », a déclaré cette professionnelle qui œuvre dans le secteur des soins de santé communautaires depuis 47 ans, décrivant un processus qui peut durer des mois. « Lorsqu’on parvient enfin à recevoir un fauteuil roulant, la personne n’en a plus besoin. »

Après des décennies de service à sa communauté, Mme Dumas a reconnu ses propres valeurs dans ce voyage des Chevaliers.

« Mon père a toujours dit, même si vous avez [seulement] un sou, donnez-le, car il va vous revenir sous une forme ou une autre », dit-elle. « C’est ainsi que je vis en tant que catholique. »

Lorsque les Chevaliers ont quitté le poste de soins infirmiers, elle les a laissés avec un message de reconnaissance.

« Vous êtes toujours les bienvenus ici. Mais, faites attention de ne pas vous perdre en vous rendant ici. »

Photos par Colby Spence
« Nous n’avons pas la capacité d’aller dans les communautés du Nord ou d’organiser le travail des bénévoles dans toute la province. Les partenariats avec des organisations comme les Chevaliers de Colomb rendent cela possible ».

Lors de leur prochain arrêt dans cette journée bien remplie, les quatre Chevaliers ont distribué des manteaux aux enfants dans la salle paroissiale de l’église Sacred Heart, où un tableau était orné d’une affiche peinte à la main portant la mention « MERCI CHEVALIERS DE COLOMB! »

Le père Amarlapudi avait demandé 50 manteaux, mais lorsque le Député d’État Desjardins a appris que 500 enfants vivaient dans la communauté, les Chevaliers ont envoyé 500 manteaux. La livraison comprenait donc le 300 000e manteau d’hiver donné par les Chevaliers de Colomb au Canada et aux États-Unis cette saison.

« La livraison de 300 000 manteaux est une étape importante. Cela signifie que 300 000 enfants n’avaient pas un bon manteau d’hiver », a dit le Député d’État Desjardins. « Tous les enfants devraient avoir un manteau d’hiver s’ils en ont besoin. »

Un dernier moment fort de la mission a été l’admission officielle du père Amarlapudi en tant que membre des Chevaliers de Colomb, lors d’une cérémonie d’exemplification regroupant charité, unité et fraternité menée par le Député d’État Desjardins.

Depuis des années, le père Amarlapudi connaissait bien le travail des Chevaliers, mais la visite à Pukatawagan avait confirmé son désir de se joindre à l’Ordre.

« Je peux être leur porte-parole », a-t-il dit. « Ils peuvent utiliser mon témoignage comme moyen de faire connaître davantage les Chevaliers de Colomb. »

Les Chevaliers avaient été à Pukatawagan pendant seulement quelques heures, mais avec leur travail terminé et des conditions météorologiques qui se dégradaient, ils se sont hâtés de retourner à The Pas avant de poursuivre leur route vers Winnipeg le lendemain. Durant le long trajet du retour, la neige a commencé à tomber, et les Chevaliers ont eu le temps de réfléchir à leur mission. Selon le Député d’État Desjardins, cette mission a été un exemple puissant de ce que les Chevaliers de Colomb peuvent accomplir. Mais il a été tout aussi impressionné par la résilience de la communauté de Pukatawagan.

« Si nous envoyons plus de lits là-bas, je ne serais pas inquiet de simplement les envoyer par train », dit-il. « Notre mission était de montrer aux gens ce qu’ils peuvent faire [pour eux-mêmes]. »

Pour Cleo Castillo, qui avait surmonté sa crainte des routes hivernales, les besoins qu’il a vus à Pukatawagan l’ont incité à chercher d’autres communautés nordiques mal desservies qui pourraient bénéficier de l’aide des Chevaliers de Colomb.

Se tournant vers le Député d’État Desjardins, il se souvient d’avoir dit : « À quand la prochaine mission? » B

CAMPBELL MACDIARMID est un journaliste pour la Société Radio-Canada, et est basé à Ottawa, en Ontario.

Le don d’une DEUXIÈME CHANCE

Les problèmes de santé mentale d’un Chevalier du Maryland ont mené à une vie de service inspirée par le pardon et l’espoir

« La folie m’a frappée comme un éclair », dit Timothy McCarthy de sa première dépression nerveuse à 22 ans. « Je faisais les cent pas en babillant des choses impossibles à propos de mon présent et de mon avenir. Avant la fin de la journée, j’étais devenu complètement fou. »

Cette crise en 1964 a marqué le début d’une période de psychose récurrente de 13 ans, avec plusieurs dépressions nerveuses et séjours dans des établissements psychiatriques.

Lors d’une nuit sombre en 1968, Timothy s’est retrouvé en voiture sur une route de campagne. Son pied a appuyé sur l’accélérateur, en espérant que quelque chose pourrait se produire pour mettre fin à sa vie. Alors que l’indicateur de vitesse approchait de 160 km/h, les poteaux téléphoniques défilaient comme des allumettes et de la vapeur s’échappait du capot de sa Mustang. Puis, de façon inattendue, la voiture s’est progressivement arrêtée. Son radiateur était à sec.

par Matthew Barrick

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En regard : Timothy McCarthy devant Beaumont Hall, siège du Conseil 1960 Patapsco, où il est membre actif depuis près de quatre décennies.

À droite : Timothy McCarthy offre des conseils à un client adolescent en 1988.

Même si sa vie a été épargnée ce soir-là, il a continué de souffrir de problèmes de santé mentale pendant des années avant de trouver de l’espoir et de la guérison. Au bout du compte, sa souffrance l’a préparé pour une carrière qu’il exerce maintenant depuis des décennies : aider les gens à surmonter la dépendance.

« Sans ma foi, je serais certainement mort; il n’y a aucun doute à ce sujet », affirme Timothy. « Avec l’aide de mes psychothérapeutes, j’ai appris que je pouvais pardonner Dieu et me pardonner moi-même et que, en fin de compte, Dieu pouvait utiliser ce que j’ai vécu pour le bien. »

Maintenant âgé de 83 ans, Timothy, membre de longue date du Conseil 1960 Patapsco à Catonsville, au Maryland, reste engagé à servir Dieu et les autres, que ce soit en priant à l’extérieur d’une clinique d’avortement ou en distribuant des hot-dogs avec ses collègues Chevaliers au défilé du 4 juillet de Catonsville.

« C’est dans son ADN de servir », dit sa femme, Mary Pat McCarthy. « Et de mener les gens vers Jésus-Christ. »

PERDRE LA RAISON, TROUVER SA VOCATION

Le désir de servir de Timothy a commencé lorsqu’il était jeune. À 9 ans, après avoir vu le film Les cloches de Sainte-Marie, il décide qu’il veut devenir prêtre. Après l’école secondaire, il entre au séminaire St. Mary’s à Baltimore. Mais vers la fin de son passage au séminaire, il a à peine la force de parler.

« J’ai commencé à plonger dans ce qui a été diagnostiqué comme une névrose d’angoisse », explique-t-il. « Je pouvais dire, “Bonjour” et “Au revoir” et “Comment ça va?”, mais après, mon esprit était complètement vide. Il se bloquait complètement.

C’est comme si mère Nature elle-même essayait de me dire : “Tu n’es tout simplement pas fait pour cela.” »

Au cours des 13 prochaines années, Timothy a subi cinq dépressions nerveuses et cinq séjours dans un établissement psychiatrique. Un des facteurs qui a contribué à son instabilité est qu’il se sentait hanté par le succès de son père et de ses oncles.

« Je n’arrivais pas à réussir comme eux, et je me suis simplement effondré », dit-il.

En fin de compte, un conseiller a aidé Timothy à comprendre le pouvoir de la prière et du pardon. Le bon diagnostic et les bons médicaments ont également mené à une rémission à long terme.

Au cours de son rétablissement, le cœur de Timothy s’est tourné vers les patients toxicomanes qui vivaient avec lui dans les établissements psychiatriques.

« Nous avons partagé des histoires, des repas, des rêves et des larmes. Nous étions une sorte de fraternité », se rappelle-t-il.

« Et c’est à ce moment-là, quand je n’étais pas encore bien, que si je pouvais aller mieux, j’aimerais les aider. »

Timothy est donc devenu un agent de libération conditionnelle engagé à toujours faire tout en son pouvoir pour aider les personnes avec qui il travaillait.

« Tim était plus plein de compassion par ses clients que beaucoup d’autres agents », affirme son amie et ancienne superviseure Diana Harris, soulignant sa volonté de chercher un logement pour eux ou de les emmener vers des programmes.

Le Dr Thomas Cargiulo, alors directeur du Maryland Bureau of Addiction Services, a été témoin du dévouement de Timothy lorsqu’il a ensuite travaillé comme conseiller en toxicomanie dans un centre de détention. Selon le Dr Cargiulo, de nombreux détenus sont habitués à être traités comme des êtres inférieurs. Mais Timothy ne les voyait pas de cette façon.

« J’ai eu la chance de le voir au travail, avec sa passion et sa compassion », dit le Dr Cargiulo. « Lorsque vous avez quelqu’un comme Tim, qui traite un détenu comme un être humain, comme un égal, c’est une chose puissante. »

La femme de Timothy, Mary Pat, qu’il a épousée en 2013, a également pu constater son influence directement. Un matin, alors qu’ils déjeunaient au restaurant, un serveur s’est mis à leur parler.

Mary Pat se souvient de ce qu’il a dit : « M. McCarthy, vous souvenez-vous de moi? Vous m’avez aidé il y a quelques années lorsque j’avais des problèmes de drogue. Je suis marié maintenant et j’ai un fils. J’ai pu décrocher ce travail parce que ma vie a vraiment changé. Je veux simplement vous remercier. »

Le dévouement et la foi de Timothy ont également marqué ses collègues. Apprendre à connaître Timothy a inspiré le Dr Cargiulo à prendre sa propre foi plus au sérieux. Il assiste maintenant fréquemment à la messe quotidienne, il prie le rosaire et il fait du bénévolat.

Lorsque Diana a été blessée au travail, elle a dû subir une chirurgie et être en congé pendant un an. Timothy a été là pour l’aider.

« Tim m’a donné son congé payé pour que je puisse nourrir ma famille, car j’étais une mère célibataire. Il va sans dire que je

lui dois toujours une dette de reconnaissance », dit Diana. « Il a toujours été un être humain passionné, compatissant, aimant, gentil et juste. »

UNE APPROCHE AXÉE SUR LE TRAITEMENT

En plus de prendre soin des autres, Timothy a cherché à influencer le système de justice pénale afin que celui-ci se concentre davantage sur la lutte contre la dépendance qui alimente les crimes que sur la punition des délinquants. L’idée a été inspirée par son propre parcours en santé mentale.

« Au début, quand je n’allais pas bien et que je devais séjourner dans un établissement psychiatrique, mes congés de maladie me protégeaient et me permettaient de retrouver mon emploi d’agent », explique-t-il. « Mais, lorsque mes clients avaient les mêmes comportements hors de contrôle que moi, ils étaient mis en prison. Alors, voilà ce qui m’est venu à l’esprit : pourquoi ne serait-il pas possible pour eux d’être envoyés à l’hôpital plutôt qu’en prison? »

L’approche axée sur le traitement est courante aujourd’hui, mais elle était considérée comme radicale à l’époque.

« Les décideurs n’ont jamais vraiment porté leur attention sur la dépendance », observe Diana. « Ils se concentraient essentiellement sur l’aspect criminel parce que, vous savez, nous étions une organisation de sécurité publique. »

Selon le Dr Cargiulo, plusieurs pensaient que les toxicomanes en prison allaient subir une désintoxication forcée et guérir.

« Nous savons maintenant que ce n’est pas le cas, car il s’agit d’une maladie chronique », explique-t-il. « Et le simple fait de mettre quelqu’un en prison peut être beaucoup plus traumatisant, ce qui rend le rétablissement beaucoup plus difficile. »

Timothy croyait que son approche était efficace, mais ses superviseurs voulaient une preuve. En 1985 et 1986, ils ont donc lancé le projet expérimental de Catonsville. En fin de compte, les clients du programme ont connu un taux de réussite de 94 % après un an, remarque Timothy. Il a partagé ses conclusions avec ses pairs dans un document intitulé « Unhooking the Hooked Generation » (Désintoxiquer la génération accro), publié par l’American Probation and Parole Association en 1987.

Depuis, l’approche axée sur le traitement est devenue courante aux États-Unis, en raison des efforts de Timothy et de ceux d’autres personnes comme lui.

« S’il n’avait rien fait d’autre dans sa vie, juste le fait qu’il a prôné cette approche a aidé des centaines de milliers de personnes à accéder au traitement dont elles ont besoin et à ne pas se retrouver derrière les barreaux », affirme le Dr Cargiulo. « C’est une chose importante. »

GUÉRIR LES PAUVRES D’ESPRIT

Timothy considère son travail comme la suite de l’œuvre du bienheureux Michael McGivney, fondateur des Chevaliers de Colomb.

« L’abbé McGivney a lui-même travaillé avec des prisonniers, avec des personnes mourantes. Il a servi les pauvres », dit-il. « En fait, je ne m’occupe pas tant des pauvres que des pauvres d’esprit, ceux qui n’ont pas les ressources spirituelles. »

En 1988, l’exemple de son propre père a inspiré Timothy à se joindre aux Chevaliers de Colomb. Depuis plus de 30 ans, il sert

Timothy McCarthy discute avec l’ancien Grand Chevalier Michael Duffy lors d’une réunion des officiers en mars. McCarthy est le directeur des programmes de la vie du Conseil 1960 depuis 2011.

d’intendant de son conseil, proposant des discussions concises et inspirantes aux hommes, qui mêlent l’actualité, la vie des saints et des messages spirituels. Ses frères Chevaliers affirment qu’il est toujours présent aux événements : il recueille les billets, il aide dans la cuisine ou il sert de la nourriture. Ils soulignent sa dévotion au rosaire et son engagement envers la cause pro-vie.

Mais le père de trois enfants et grand-père de cinq petits-enfants demeure très ouvert, toujours désireux de parler de la foi ou du pointage du dernier match des Ravens de Baltimore.

« Il n’est pas un homme traditionnel qui force les gens à accepter des idées religieuses », affirme Michael Doetzer, membre du Conseil 1960 depuis plus de 50 ans. « Il est très amical et très sympathique. »

Ses frères Chevaliers soutiennent également son projet de longue date : un film sur la dépendance et le rétablissement. Timothy a été inspiré à écrire le film après avoir entendu parler de la vie héroïque de saint Maximilien Kolbe, le patron des toxicomanes et victime de l’Holocauste qui a sacrifié sa vie pour sauver un autre prisonnier.

« Lorsque j’ai lu son histoire, je suis fondu en larmes », se rappelle Timothy. « Je me suis dit que j’allais écrire une histoire qui touchera le cœur de la nation, tout comme l’histoire de saint Maximilien Kolbe a touché mon cœur. »

La même ténacité, la même positivité et la même foi en Dieu qui ont aidé Timothy à surmonter ses difficultés et à bâtir sa carrière maintiennent son espoir que l’histoire pourrait atteindre le public un jour. Son rêve est que le message du film sur le pardon aidera les toxicomanes à trouver de l’espoir, et peut-être même qu’il inspirera quelqu’un à devenir le prêtre qu’il aurait voulu être.

« Je crois fermement aux secondes chances, parce que toute ma vie est une seconde chance », affirme Timothy. « Trop souvent, nous abandonnons notre foi en Dieu, mais Dieu ne nous abandonne jamais. » B

ZOEY MARAIST écrit du nord de la Virginie.

Photo par Matthew Barrick

Un missile frappe la maison McGivney à Erbil, en Irak

LA MAISON MCGIVNEY, un immeuble de 140 logements situé à Erbil, en Irak, a été partiellement endommagée lors d’une attaque de missile le 4 mars. La frappe est survenue quatre jours après l’attaque américano-israélienne contre l’Iran le 28 février.

Construit avec l’aide des Chevaliers de Colomb, l’immeuble a ouvert ses portes en février 2019 pour accueillir les familles chrétiennes déplacées des plaines de Ninive après que le groupe de l’État islamique eut envahi la région en 2014. Situé à Ankawa, le quartier majoritairement chrétien d’Erbil, l’immeuble était inoccupé au moment de l’attaque, ayant été évacué quelques jours plus tôt parce qu’il était très proche de l’aéroport international d’Erbil. La chapelle de la maison McGivney, affiliée à l’archidiocèse chaldéen d’Erbil, a subi des dommages importants.

« Nous remercions Dieu qu’aucune blessure n’a été signalée parmi les résidents de l’immeuble, ni parmi les forces de sécurité », a déclaré l’archidiocèse dans un communiqué publié le 4 mars. « Le personnel de sécurité et les équipes de défense civile sont rapidement arrivés sur les lieux pour prendre les mesures nécessaires et évaluer l’ampleur des dommages. Nous prions Dieu de protéger tout le monde de tout mal et de répandre la paix et la sécurité dans tout le pays. »

La maison McGivney offre des appartements de qualité supérieure et sans loyer aux jeunes familles dans le besoin, pour une période de cinq ans. Auparavant, un étage était également dédié aux résidents âgés, qui comprenait une équipe médicale sur place. Les missionnaires qui servent l’archidiocèse et les écoles catholiques locales résident dans une aile séparée pendant leur service à Erbil.

Avant la guerre en Irak en 2003, près de 1,5 million de chrétiens vivaient en Irak, pour une population totale de 25 millions de personnes. Des années d’instabilité et de violence ont entraîné une diminution drastique de ce nombre. Lorsque les militants de l’État islamique ont pris le contrôle des villes et persécuté les communautés chrétiennes dans le

À partir du haut : La chapelle de la maison McGivney à Erbil, en Irak, après une attaque de missile survenue le 4 mars. • L’archevêque catholique chaldéen Bashar Warda d’Erbil, en Irak, devant la maison McGivney en 2018. • Carl Anderson, alors Chevalier suprême, et l’archevêque Warda déposent une image de l’abbé Michael McGivney dans la chapelle de la maison McGivney en mars 2019.

nord de l’Iraq en 2014, on estime qu’il ne restait que 300 000 chrétiens environ dans le pays. Des projets tels que la maison McGivney ont contribué à soutenir la communauté chrétienne en déclin en Irak, qui compte actuellement environ 150 000 personnes, soit moins de 0,5 % de la population. Ceux qui restent sont confrontés maintenant à de nouvelles craintes en raison de la guerre avec l’Iran. « Nous restons forts dans la foi et dans l’espoir. Nous devons garder cet espoir, et c’est de lui que nous tirons la force de bâtir », a déclaré l’archevêque Bashar Matti Warda d’Erbil dans une entrevue avec

OSV News. « Toutefois, nous ne pouvons pas ignorer les craintes, les inquiétudes et les préoccupations. Elles se font sentir. »

Depuis que le Conseil suprême a lancé le Fonds d’aide aux réfugiés chrétiens en 2014, plus de 20 millions de dollars ont été consacrés pour soutenir les chrétiens d’Irak. « Nous continuerons de soutenir les familles qui considéraient la maison McGivney leur foyer », a déclaré le Chevalier Suprême Patrick Kelly dans un communiqué du 4 mars. « Nous nous joignons à notre Saint-Père, le pape Léon XIV, qui nous a tous encouragés à “prier pour la paix, travailler pour la paix”. » B

Foi, espoir et santé mentale

Un entretien avec le psychologue Greg Bottaro sur l’approche catholique en matière de santé mentale

Ces dernières années, les conversations autour de la santé mentale et de la psychologie ont connu un essor fulgurant à l’échelle mondiale, alors que les professionnels et les gens ordinaires font face aux réalités des troubles mentaux. Selon les données de l’Organisation mondiale de la Santé publiées en 2025, plus d’un milliard de personnes vivent actuellement avec des troubles de santé mentale dans le monde. Aux États-Unis, on estime que 61,5 millions de personnes, soit 23,4 % de la population, ont souffert d’un trouble mental en 2024, selon le National Survey on Drug Use and Health (sondage national sur l’utilisation des substances et la santé). Cela comprend plus de 33 % des jeunes adultes âgés de 18 à 25 ans.

Au cours des dernières années, l’Église catholique a souligné la nécessité de sensibiliser la population à la santé mentale et de fournir des soins appropriés. En 2021, le pape François a révélé que parler avec un psychiatre l’avait aidé à gérer son anxiété lorsqu’il était jeune prêtre, et en 2023, la Conférence des évêques catholiques des États-Unis a lancé sa campagne nationale sur la santé mentale catholique afin de sensibiliser les gens et de lutter contre les préjugés liés à la santé mentale. Malgré une ouverture croissante aux soins de santé mentale, un sondage de 2025 mené par The Harris Poll et l’American Psychological Association indique que la stigmatisation entourant le terme « trouble mental » persiste. Depuis plus d’une décennie, l’intégration de l’anthropologie catholique à la psychologie est la force motrice derrière le travail du Dr Greg Bottaro et de l’Institut CatholicPsych, qu’il a fondé en 2012. Membre des Chevaliers de Colomb depuis 2014, le Dr Bottaro s’est entretenu avec la revue Columbia au sujet de cette approche clinique et de la façon de combattre certaines des causes profondes de l’anxiété et de la dépression.

L’entretien a été modifié à des fins de concision et de clarté. Pour en savoir plus, visitez le site catholicpsych.com.

Le Dr Greg Bottaro, fondateur de l’Institut CatholicPsych, dans son bureau à domicile à Greenwich, au Connecticut.

COLUMBIA: Comment vos antécédents familiaux et votre discernement professionnel ont-ils façonné votre compréhension de la personne humaine, et comment ces expériences vous ont-elles mené à poursuivre une carrière en psychologie?

DR. GREG BOTTARO: J’ai grandi dans une famille catholique pratiquante, mais je n’ai jamais compris à quel point ma foi devrait ou pourrait être importante pour moi. Le divorce de mes parents lorsque j’étais finissant au secondaire a été un moment marquant dans ma vie. Cette période a été extrêmement difficile. Heureusement, je suis allé au Boston College, où Peter Kreeft était professeur de philosophie. Il m’a appris à réfléchir et m’a présenté la philosophie et la théologie de Jean-Paul II. J’ai lu Amour et responsabilité de Karol Wojtyła et j’ai découvert que la perspective catholique sur l’amour et le mariage était l’antidote à l’incidence que l’expérience fracturée de la foi et de la famille avait eu sur moi.

J’ai fait l’expérience d’une guérison intérieure et je me suis aussi rendu compte que personne ne m’avait jamais enseigné cela. Personne ne m’avait jamais aidé à comprendre à quel point la foi est importante, pratique et concrète. La foi n’est pas seulement ce que vous faites le dimanche à l’église.

À partir de ce moment-là, j’ai su que je voulais consacrer le reste de ma vie à étudier la foi et à appliquer mes connaissances pour aider les autres. Ce parcours de discernement professionnel m’a conduit à l’Université franciscaine de Steubenville, où j’ai obtenu mon diplôme. Après mes études, j’ai rejoint les frères franciscains du Renouveau à New York. Les frères ont été fondés par le père Benedict Groeschel, un prêtre psychologue, qui est devenu un mentor.

Avant de prononcer des vœux définitifs, je me suis rendu compte que je n’avais pas une vocation à la vie religieuse, mais plutôt à la vie de famille. Je suis allé à l’Institut des sciences psychologiques de Washington, D.C., pour obtenir mon doctorat et j’ai rencontré ma femme la même année où j’ai obtenu mon diplôme.

COLUMBIA: En quoi la vision catholique de la personne humaine diffère-t-elle des modèles séculaires courants de la santé mentale?

DR BOTTARO : Le modèle séculaire est basé sur le relativisme postmoderne, et il est fondé sur le scientisme, un genre de culte de la science. En d’autres termes, la méthode scientifique est considérée comme la source ultime de vérité, ce qui est, en fait, une contradiction avec les principes scientifiques. La science est simplement une façon d’observer et de tester ce qui est observé. Ce que nous avons dans notre anthropologie en tant que catholiques, c’est une croyance en ce qui est révélé. Ce n’est pas seulement ce qui est observable. La science est importante, mais nous pouvons partir d’un endroit plus profond, celui de la vérité révélée : la révélation de Jésus-Christ. Ce que le Christ révèle à propos de l’homme, de l’être humain, devient notre fondement et notre point de départ.

Donc, lorsqu’il s’agit d’avortement, nous n’avons pas besoin d’une étude pour nous dire que c’est mauvais et nocif. Pour ce qui est des questions transgenres, nous n’avons pas eu besoin d’attendre la recherche pour nous dire que les chirurgies de transition ne rendent pas les gens plus heureux. Nous le savions déjà, car nous avons la vérité révélée sur la personne humaine. Lorsque nous partons de là et que nous intégrons la science à la conversation, nous approfondissons notre compréhension de ce que signifie être humain.

Il existe des normes que nous acceptons et tenons pour acquises en matière de santé physique. Voici un fait époustouflant : il n’y a pas de normes en matière de santé mentale dans le monde séculaire. Si vous avez 40 °C de fièvre, vous savez que vous êtes malade parce que vous la comparez à 37 °C. C’est une norme. Cela n’existe pas du tout dans le monde de la santé mentale. Il existe des définitions subjectives et relatives.

COLUMBIA: Nous vivons dans une ère de stimulation numérique constante qui fragmente l’attention et approfondit souvent l’isolement. Quels comportements concrets les

catholiques peuvent-ils adopter pour retrouver la concentration, le silence intérieur et la liberté dans l’utilisation responsable de la technologie?

DR BOTTARO : Je préfère aborder ce sujet de manière pratique, car nous en parlons comme si c’était une nouveauté. En réalité, nous sommes environ 15 ans en retard dans la conversation sur la dépendance numérique.

En bref, vous devez avoir au moins une journée par semaine sans technologie. Prenez une journée où vous n’utilisez aucune technologie. Pas de téléphone. Sortez-le de votre poche. Ne vous approchez même pas de l’ordinateur. Et si vous ne pouvez pas, en raison d’une contrainte, alors corrigez tout ce qui rend cela impossible dans votre vie. S’il s’agit de votre seul moyen de soutenir votre famille, il y a peut-être une certaine marge de manœuvre. Peut-être que vous pouvez le faire le dimanche.

Je crois que les enfants ne devraient pas avoir de téléphones ni de tablettes. Ces appareils ruinent le cerveau des enfants. Je pense que les études révèleront bientôt que cela constitue en fait une forme d’abus envers les enfants. Au bout du compte, c’est ce que l’avenir constatera sur nous, mais certaines personnes choisissent de ne pas y prêter attention.

Mais nous devons d’abord le faire pour nous-mêmes, parce que nous ne pouvons pas donner ce que nous n’avons pas. Si nous ne pouvons pas créer une séparation saine de la technologie, nous n’allons jamais pouvoir élever nos enfants avec ce genre de liberté.

Lorsque nous prenons le temps de nous ressourcer, nous constatons une diminution de l’anxiété et de la dépression, et une augmentation du bonheur et de la tranquillité d’esprit. Les familles passent plus de temps ensemble, créent plus de liens et la communication est plus saine. Les enfants respectent davantage leurs parents et les époux se respectent davantage les uns les autres.

COLUMBIA: D’un point de vue psychologique et spirituel, comment devrions-nous comprendre la dépendance et les causes profondes des comportements qui y sont reliés?

DR BOTTARO : Nous sommes faits pour l’ordre, pas pour le désordre, et chaque dépendance est une sorte de désordre qui pointe vers un désir plus profond et positif. Il faut se demander : « Quel est le bien recherché de manière déformée? » Qu’il s’agisse de quelque chose d’agréable, d’éviter la douleur ou de résoudre un problème qui ne peut pas être résolu par l’évitement, il y a un certain élément de bonté et de vérité dans tout cela.

Lorsque nous examinons la dépendance numérique, je pense qu’il existe une dimension vraiment magnifique de notre capacité humaine à faire preuve de créativité, et nous voulons aller au-delà des limites de la réalité. Avec les jeux vidéo, nous explorons ou construisons de nouveaux mondes, et nous transcendons les limites de ce monde. Eh bien, nous sommes faits pour la transcendance, car nous sommes faits pour une union divine.

Une fois que nous comprenons pourquoi il y a un désir, nous pouvons revenir à la base et nous demander comment répondre au besoin ou nourrir le désir de manière saine, plutôt que de le satisfaire de manière désordonnée?

COLUMBIA: Dans votre livre The Mindful Catholic, vous suggérez que la pleine conscience est compatible avec la vie chrétienne. Comment distingueriez-vous une compréhension catholique de la pleine conscience par rapport à la spiritualité du mouvement « nouvel âge »?

DR BOTTARO : Lorsque nous parlons de pleine conscience, nous parlons essentiellement de porter attention au moment présent. Ce que cela signifie, c’est de prendre votre esprit et ce sur quoi il est concentré et de le tourner vers ce qui est réel en ce moment. Si on laisse constamment notre esprit aller à un endroit qui n’est pas le moment présent, les recherches sur le cerveau démontrent que cela augmente l’anxiété. Cela augmente le cortisol, la fréquence cardiaque et la tension musculaire. Lorsque nous utilisons nos cinq sens pour nous concentrer sur ce qui est ici en ce moment, tous ces signaux d’anxiété diminuent.

La tranquillité élargit notre esprit. Elle nous permet d’être plus créatifs, plus connectés, plus aptes à établir des liens au lieu de nous inquiéter et de penser uniquement à l’avenir.

Il s’avère que c’est précisément ce que les bouddhistes ont étudié. La différence, qui est cruciale, est leur explication de la raison pour laquelle cela fonctionne. Selon la doctrine bouddhiste de l’unité de tous les êtres, même l’idée de l’avenir n’est qu’une illusion. Ce n’est pas ce que nous croyons. Nous croyons que d’être dans le moment présent nous aide à être plus sains et plus heureux parce que nous avons un Dieu qui s’est révélé à nous en Jésus-Christ, et qui nous a dit : « Ne soyez pas inquiets pour les choses de votre vie. » Il nous a dit que Dieu prendra soin de nous à chaque moment. Il nous a dit de regarder les fleurs et les oiseaux. Ceux-ci ne se soucient pas de leur travail, car le Père les habille et prend soin d’eux.

Le pape Léon a dit que l’un de ses livres préférés est La Pratique de la présence de Dieu. Tout est une question de trouver Dieu dans le moment présent. Dieu, qui est l’éternel maintenant, est là pour nous si nous nous concentrons sur lui dans le moment présent.

COLUMBIA: Aujourd’hui, le mariage et la vie familiale font face à d’énormes pressions culturelles, et de nombreux couples se débattent silencieusement avec le stress, la rancœur ou la déconnexion émotionnelle. Quelles habitudes les couples mariés peuvent-ils cultiver pour protéger leur relation entre époux et leur relation avec Dieu?

DR BOTTARO : Les hommes et les femmes sont si différents les uns des autres, et pourtant, Dieu nous appelle à l’unité, ce qui peut parfois sembler une cruelle ironie. Mais si nous écoutons un peu plus attentivement et profondément, il s’agit d’un chemin vers la sainteté. C’est ce que saint Jean-Paul II et le Concile Vatican II ont clairement affirmé : l’appel à la sainteté est universel. La plupart d’entre nous sont appelés à la sainteté par le mariage; les défis et les croix sont en fait le chemin.

Lorsque j’ai fait l’expérience de la vie religieuse, j’ai pu voir cette cadence pour la chasteté qui était magnifique, l’orarium, ou l’horaire quotidien de la prière commune. Comment passez-vous votre temps chaque jour dans la prière? Autant que possible, j’essaie de structurer ce moment dans notre vie familiale et avec ma femme. Je ne peux pas dire que nous faisons une Heure Sainte tous les jours, mais nous essayons de nous réserver un bon

moment pour être ensemble tous les jours, ma femme et moi. Aucune technologie, pas assis devant la télé, juste devant une tasse de thé à discuter ensemble.

La communication et l’intimité émotionnelle, ou simplement passer du temps de qualité ensemble, doivent être un objectif pour lequel nous nous battons. Les jours où nous ne voulons pas nous voir ou être ensemble, cela signifie qu’il y a quelque chose à régler. Prendre le temps de régler les choses nous aidera à devenir des saints. Alors, prenez le temps et faites en sorte que cela soit structuré. S’il s’agit d’une heure par semaine pour commencer, mettez-la dans votre calendrier. Même s’il s’agit d’un moment de 20 minutes par jour, mettez-le dans le calendrier.

COLUMBIA: Quelles sont certaines des pratiques fondamentales que les parents peuvent adopter pour favoriser la résilience, la maturité émotionnelle et un sentiment d’identité stable chez leurs enfants?

DR BOTTARO : Le principe le plus élémentaire et le plus généralisable que je peux transmettre aux parents est : si c’est humainement possible pour votre enfant de faire quelque chose, il devrait le faire. S’il peut faire la vaisselle, s’il peut cuisiner, s’il peut sortir les ordures. Nous avons délaissé cette idée que les enfants devraient développer leurs capacités, et que nous devons les encourager. Nous devons ramener cela.

Les parents devront-ils mettre plus de temps pour donner des instructions, observer, gérer et surveiller leurs enfants? Oui, sans aucun doute. L’éducation des enfants est une des principales responsabilités des parents. Dès qu’un enfant est physiquement ou mentalement en mesure de faire quelque chose, il doit apprendre à le faire et cela devrait être attendu de lui. C’est de cette façon que nous les aidons à croître dans leur plus grande capacité.

COLUMBIA: De nombreuses personnes, en particulier les hommes, hésitent à demander de l’aide ou du soutien psychologique. Comment les communautés catholiques peuventelles réduire les préjugés liés aux problèmes de santé mentale?

DR BOTTARO : D’une part, il y a une hésitation compréhensible à faire confiance aux professionnels du domaine de la santé mentale. En même temps, nous avons tous besoin d’aide. Il n’y a pas de « si ». C’est une question de savoir quel type d’aide nous avons besoin.

Les Chevaliers universitaires se rassemblent à la conclusion de la 60e conférence annuelle des conseils universitaires des Chevaliers de Colomb à New Haven, au Connecticut, qui a eu lieu du 26 au 28 septembre 2025. La conférence a attiré près de 200 Chevaliers représentant 70 collèges et universités de partout en Amérique du Nord sous le thème « Ambassadeurs du Christ ».

Il s’agit d’un changement radical par rapport à la culture postmoderne et relativiste dans laquelle nous vivons, qui favorise l’isolement et l’autosuffisance. Nous avons tous besoin les uns des autres. Dieu nous a créés pour avoir besoin les uns des autres.

Qu’il s’agisse d’avoir besoin d’une intervention médicale, d’un lien ou d’une relation plus étroits, ou de mentorat et de conseils, si nous redéfinissions les attentes, cela devient beaucoup plus facile.

Vous avez des hommes qui se promènent en disant : « Je suis tellement autosuffisant. Je suis un homme. Je n’ai pas besoin d’aide. »

D’accord, mais où sont vos frères, votre père, les hommes de votre famille? Où est le doyen qui vous enseigne comment devenir un meilleur homme?

Ils disent qu’ils n’ont pas besoin de ça.

C’est tout à fait faux. Ça ne fonctionne jamais. Il faudrait arriver à un changement de mentalité plus important, où la communauté, les relations et les ressources de santé mentale ne sont pas stigmatisées.

COLUMBIA: Diverses études portent sur l’augmentation de la solitude, la dépression et la perte de raison d’être chez les hommes, en particulier chez les jeunes hommes. Selon vous, quelles sont les causes profondes de cette crise?

DR BOTTARO : Je pense que nous sommes confrontés à une pression incroyablement difficile pour être de bons hommes, alors que la culture nous a privés de ce qui nous rend bons. Si l’on regarde ce que cela signifie d’être un homme dans l’histoire, nous avons besoin les uns des autres. Les hommes se réunissent, les hommes travaillent ensemble et les hommes se valident les uns les autres. Pour devenir des hommes, les garçons ont besoin d’être entourés d’hommes qui leur montrent, par l’exemple, ce qu’il faut faire pour travailler dur, avoir la vertu, être des hommes de sacrifice et être des hommes pour les autres. Les garçons ont besoin d’hommes qui les valident lorsqu’ils commencent à agir dans

cette vertu. Nous avons besoin les uns des autres.

Il n’y a aucun moyen de nous épanouir dans ces mondes isolés d’autosuffisance, et pourtant, c’est le monde dans lequel nous vivons. En quelque sorte, le monde s’attend à ce que nous sortions de nulle part avec ces qualités et ces vertus d’être un homme.

Je pense que ce que nous devons faire est de reconnaître dans quels contextes nous sommes isolés; peut-être dans notre cubicule au bureau ou en télétravail, et d’accepter que certaines personnes ne peuvent pas éviter ces choses. Nous devons compléter notre vie avec des expériences qui correspondent à qui nous sommes appelés à être.

Donc, si vous devez travailler seul ou passer la majeure partie de votre temps seul, vous devez prendre le temps de sortir et de vous réunir avec d’autres hommes, comme les Chevaliers de Colomb, en œuvrant, en servant et en priant ensemble.

COLUMBIA: À quoi ressemble une masculinité authentique et saine?

DR BOTTARO : La masculinité la plus saine suit l’exemple de saint Joseph. Saint Joseph a d’abord été à genoux en tant que fils, et le « oui » de Joseph suit le « oui » de Marie. Marie est l’exemple de l’ensemble de l’Église. La première chose que nous pouvons faire en tant qu’hommes est de suivre l’exemple de la Vierge Marie, car son fiat est l’exemple par excellence de la disposition que chaque chrétien devrait avoir devant Dieu.

C’est un peu ironique, mais le premier signe de notre masculinité est pouvons-nous nous mettre à genoux dans une position d’humilité et de réceptivité, dans l’exemple de Notre Dame? À partir de cette posture, nous recevons la charge que Dieu nous a donnée, en tant que pères, en tant qu’époux, en tant qu’hommes dans nos communautés. Cette humilité et cette vulnérabilité sont le signe le plus important de la masculinité véritable. B

Photo par Paul Haring

DERRIÈRE LES BLOCS

Depuis plus de 60 ans, le championnat d’athlétisme en salle des CdeC de la Saskatchewan célèbre les athlètes amateurs et de calibre mondial

Par Quinton Amundson

Un grondement assourdissant résonne sur une piste en bois tandis que l’arôme de la graisse de cuisson et des oignons emplit l’air. Les spectateurs, éblouis par leur proximité avec les athlètes olympiques et champions du monde, se souviennent de la façon dont le perchiste américain Bob Seagren a semblé presque atteindre les poutres du toit lorsqu’il a établi un saut record de 5,2 mètres

Six décennies plus tard, les sons, les odeurs et les couleurs de l’ancien stade du centre-ville de Saskatoon, où le championnat d’athlétisme en salle des Chevaliers de Colomb de la Saskatchewan a eu lieu de 1965 à 1980, sont toujours des souvenirs marquants pour les athlètes, les bénévoles et les passionnés d’athlétisme.

« C’était très spécial », affirme Diane Jones-Konihowski, une pentathlonienne qui a représenté le Canada aux Jeux olympiques d’été de 1972 et de 1976 et qui a participé aux 16 premiers championnats d’athlétisme en salle des Chevaliers. « Vous vous retrouveriez avec un mal de tête en raison du bruit des athlètes sur la piste en bois. Des lanceurs de poids de haut niveau participaient à la compétition, et leurs lancers parcouraient plus de la

moitié du terrain intérieur. C’était parfois effrayant. C’était aussi très bruyant et emballant. »

Le premier championnat, qui a eu lieu le 3 et le 4 décembre 1965, a été organisé par la communauté locale de course sur piste et par la Saskatchewan Jubilee and Centennial Corporation pour marquer le 60e anniversaire de l’entrée de la province dans la Confédération. Les Chevaliers de Colomb sont devenus des commanditaires de l’événement en 1966 et ont progressivement pris en charge une plus grande partie de la logistique. Le championnat de 2026, qui s’est tenu du 22 au 24 janvier, a été la 59e édition de l’événement; les seules annulations ont eu lieu en 2021 et en 2022 en raison de la pandémie de la COVID-19.

Un groupe dévoué de 100 Chevaliers de la province répondent à l’appel pour organiser l’événement chaque année, en raison des valeurs de développement personnel que l’événement promeut auprès des enfants et des athlètes handicapés.

« Le championnat leur montre ce que les olympiens ont fait dans leur vie et ce que les jeunes sont capables de faire », affirme Neil Mooney, ancien député de district et ancien grand Chevalier du Conseil 8638 St. Anne’s, qui fait du bénévolat pour le

Photo par Owen Woytowich

championnat depuis plus de 44 ans. « Vous voulez faire en sorte qu’ils aient l’esprit d’un athlète, car cela peut les aider à relever les défis quotidiens et à accomplir de grandes choses dans leurs vies. »

RÉPONDRE À L’APPEL TANT SUR LA PISTE QU’EN DEHORS

Depuis le record mondial établi par le perchiste Bob Seagren, le championnat d’athlétisme en salle des Chevaliers de Colomb de la Saskatchewan a attiré des athlètes internationaux de premier plan comme John Thomas, le double médaillé olympique américain et détenteur de record mondial du saut en hauteur, qui a participé au championnat de 1967.

Le championnat a même lancé des carrières d’athlètes. Arnold Boldt, amputé d’une jambe, a participé aux Jeux paralympiques de 1976 et a remporté sept médailles d’or. Originaire de Saskatoon, Cyprian Enweani a remporté le saut de longueur bantam au championnat de 1977 avant de représenter le Canada aux Jeux olympiques d’été de 1988 à Séoul. Kelsie Hendry, une autre athlète locale, a remporté la compétition de saut à la perche sur invitation et a ensuite participé aux Jeux olympiques d’été de 2008 à Pékin.

Le championnat d’athlétisme en salle des Chevaliers de Colomb a également servi de tremplin pour les carrières d’athlètes en dehors des pistes. Lesa Mayes-Stringer s’est classée deuxième au saut en longueur bantam au championnat de 1981 avant de représenter le Canada à la Coupe du monde de bobsleigh et de devenir l’une des 10 meilleures pilotes de bobsleigh féminin au monde. En 1980, l’événement s’est tenu au pavillon sportif de Saskatoon de l’Université de la Saskatchewan pour la première fois. L’atmosphère est restée électrique, mais l’ambiance a changé, car les spectateurs, qui auparavant étaient sur le terrain lui-même, où

À gauche : Un athlète participe à l’épreuve du saut à la perche lors du championnat d’athlétisme en salle des Chevaliers de Colomb. • Au-dessus : Rick Dupuis, ancien Grand Chevalier du Conseil 11888 Mary Mother of the Church, est présent dans les gradins en tant que bénévole pendant les relais de l’école primaire au pavillon sportif de Saskatoon de l’Université de la Saskatchewan le 22 janvier. • En regard: Brandon Harris, récipiendaire de la médaille du 60 mètres aux États-Unis, se place dans les blocs de départ pour un entraînement avant une course au championnat d’athlétisme en salle des Chevaliers de Colomb de la Saskatchewan, à Saskatoon, le 23 janvier.

ils se pressaient autour des athlètes, étaient maintenant assis dans les gradins. Le championnat est devenu une affaire familiale.

Au fil du temps, le championnat d’athlétisme en salle des Chevaliers de Colomb a évolué pour offrir aux jeunes, et pendant plusieurs décennies, aux athlètes des Jeux olympiques spéciaux, la chance de participer non seulement comme spectateurs, mais aussi comme athlètes. En plus des 600 athlètes amateurs et internationaux qui ont participé au championnat de cette année, 2 000 élèves de 400 écoles primaires ont participé à des courses de relais.

En plus de ces courses toujours populaires, les enfants participent à d’autres événements de course, de saut et de lancer le jour précédant le début des compétitions pour adultes, et ils se sentent comme des vedettes avec près de 4 000 personnes dans les gradins pour les encourager.

Martin Cey, directeur honorifique du championnat de 2026, a été impressionné par l’événement lorsqu’il a commencé à faire du bénévolat il y a près de 30 ans.

« L’enthousiasme des enfants qui couraient, et de leurs parents, grands-parents, tantes et oncles dans les gradins était incroyable », affirme Martin, membre du Conseil 9539 St. Philip Neri à Saskatoon. « Et puis voir ces athlètes de classe mondiale compétitionner était tout nouveau pour moi. »

Quatre de ces jeunes si enthousiastes lorsque Martin a commencé à faire du bénévolat à l’événement étaient ses propres filles.

Cette année, Martin a servi de chauffeur, transportant des athlètes comme Sarah Mitton, la lanceuse de poids canadienne et deux fois championne en titre aux Championnats du monde en salle. En plus de participer au championnat des CdeC, Sarah a été la conférencière invitée au banquet de clôture, où elle a encouragé les jeunes athlètes à voir le sport comme une aventure

Dans le sens des aiguilles d’une montre, de haut en bas : La Canadienne Diane Jones-Konihowski, deux fois olympienne, tente de franchir la barre au championnat de 1980. • Randolph Headley (281) des Calgary Spartans tend les bras vers l’arrière pour recevoir le témoin lors du relais masculin senior le 29 décembre 1971. • Des athlètes franchissent les obstacles pendant une course au championnat de 1981. • Des élèves participent aux relais scolaires en 1985. • L’Américain Al Feuerbach lance un poids au championnat de 1971. Il a gagné avec un lancer de 67 pieds et 7 pouces (20,60 mètres), et a été élu meilleur athlète international.

communautaire. « Ce soir, mon défi pour vous est d’envoyer un message texte ou un appel téléphonique à quelqu’un dans votre village et de lui dire à quel point vous êtes reconnaissants pour leur soutien, que ce soit sur la piste ou en dehors de la piste. »

Depuis toujours, les Chevaliers parrainent le championnat, qui vise à aider les athlètes débutants à développer leurs compétences en les mettant en contact avec des professionnels chevronnés. Pendant de nombreuses années, les athlètes ont visité les écoles de quartiers défavorisés, un programme remplacé en 2023 par des assemblées d’élèves avec les athlètes au pavillon sportif. Selon Martin, ces visites ont souvent inspiré l’admiration des élèves. « Diverses écoles ont accueilli des athlètes exceptionnels qui ont donné des discours inspirants à ces jeunes élèves », se souvient Martin. « Les jeunes étaient simplement ébahis. »

Dans une lettre adressée aux Chevaliers qui ont organisé le 44e championnat en 2009, le Chevalier Suprême Carl Anderson a écrit : « Je suis particulièrement heureux d’apprendre que les meilleurs athlètes ont l’occasion de visiter des écoles locales et de parler de l’importance de poursuivre ses études et d’éviter les drogues et les autres comportements négatifs. L’athlétisme offre aux participants l’occasion de développer le corps, de discipliner l’esprit et d’exprimer les plus grandes aspirations de l’esprit humain. »

PASSER LE BÂTON

Le bénévolat intergénérationnel est une caractéristique du championnat d’athlétisme historique. Don et Glen Hauser, un père et son fils, sont parmi ceux qui poursuivent cette tradition de Chevaliers dévoués qui ont servi pendant le championnat de cette année.

Pendant une décennie, Don, ancien grand Chevalier du Conseil 9539, a été le chauffeur des athlètes internationaux, a servi dans une garde d’honneur du Quatrième Degré pendant les cérémonies d’ouverture et a veillé à ce que personne n’interfère avec les feux de chronométrage de la compétition. Glen, secrétaire général du conseil d’État de la Saskatchewan et ancien grand Chevalier du Conseil 10587 St. Augustine, s’est joint aux efforts il y a environ 25 ans et agi à titre de bénévole depuis. En plus de remplir les mêmes rôles que son père, Glen a aidé à gérer le stationnement et à replacer la barre pour le saut à la perche, en plus de chanter dans la chorale des Chevaliers de Colomb lors de la cérémonie d’ouverture.

« Mon père m’a dit : “Viens, nous allons conduire quelques athlètes” », raconte Glen au sujet du jour où il est devenu bénévole pour le championnat. « Je ne savais pas ce qui m’attendait, mais ça a fini par être une bonne expérience. Je me suis bien amusé. »

Don garde de précieux souvenirs de ses conversations avec des athlètes internationaux en chemin entre l’aéroport et les écoles, où les athlètes ont inspiré les élèves avec leurs histoires et répondu à leurs questions. Les premières réactions des athlètes à l’hiver canadien ont toujours été une source d’amusement pour Don.

« Je me souviens qu’il y avait des athlètes de la NouvelleZélande ou de l’Australie, de jeunes hommes. Ils sont sortis de l’aéroport, ils ont vu le banc de neige et ils ont sauté dedans », raconte Don avec un sourire.

Wally Owchar, un Chevalier depuis près de six décennies, participe à l’organisation de l’événement depuis 54 ans, servant au moins 15 ans à titre de secrétaire, de trésorier et de responsable

À partir de la droite, Larry Packet, ancien député d’État de la Saskatchewan, dirige l’hymne national canadien, accompagné de Gil Wist, ancien grand Chevalier du Conseil 8215 Denis Mahoney et président du comité de planification du championnat d’athlétisme en salle des Chevaliers de Colomb, et de Richard Devon, ancien député de district; ainsi que d’autres participants.

des compétitions sur invitation. Année après année, il donne de son temps, poussé par son désir de donner des occasions aux jeunes générations.

« Je le fais pour les enfants », affirme Wally, membre du Conseil 4938 Sheptytsky. « Il faut les chérir, car ils sont notre avenir. Donnons-leur une chance d’essayer de nouvelles choses. »

Larry Packet, qui s’est joint au comité d’organisation il y a 21 ans et a agi à titre de député d’État de la Saskatchewan de 2022 à 2024, revient également chaque année en raison de sa conviction dans la mission du championnat.

« Nous promouvons un mode de vie positif grâce à la participation des athlètes internationaux. Le championnat permet aux jeunes adultes et aux enfants d’imaginer que tout est possible si vous êtes productif et que vous prenez soin de vous-même », dit Larry.

Selon Martin, participer au championnat est une occasion unique pour les Chevaliers de toute la ville et de la province de se rassembler. Fait encourageant, une jeune génération de Chevaliers répond également à l’appel.

« Nous formons vraiment un lien d’amitié », dit Martin. « Lorsque le banquet du samedi soir arrive, nous avons beaucoup travaillé, et nous sommes soulagés parce que nous avons réussi à organiser l’événement et que tout s’est bien passé. »

L’enthousiasme pour le 60e championnat d’athlétisme en salle des Chevaliers de Colomb se fait encore plus ressentir pour l’an prochain. Diane Jones-Konihowski, deux fois olympienne, est impatiente de célébrer le caractère unique du championnat et son histoire longue de six décennies.

« Je garde contact avec les gens que j’ai rencontrés au championnat, il y a toutes ces années », dit-elle. « C’est un événement unique. » B

QUINTON AMUNDSON est rédacteur adjoint de The Catholic Register et membre du Conseil 5116 Alphonsus William Curran à Brooks, en Alberta.

Des membres du Conseil 9792 Holy Family de Marietta, en Géorgie, et leurs épouses participent à la cinquième édition annuelle du défi Carry the Cross Challenge du Conseil 10362 Transfiguration. Ce défi consiste en une marche de 9,65 km au cours de laquelle les équipes transportent des croix de 18,14 kg. L’événement a permis d’amasser plus de 29 000 $ au profit des séminaristes de l’archidiocèse d’Atlanta.

JUBILÉ DES PRÊTRES

Plusieurs conseils ont soutenu un rassemblement de plus de 800 prêtres de la province ecclésiastique de Paris en célébration de leur jubilé. Les prêtres ont visité huit sites d’importance spirituelle dans la ville et ses banlieues avant de se réunir pour une célébration à la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Les Chevaliers ont servi des repas à environ 50 prêtres à la Basilique de Saint-Denys d’Argenteuil, ont aidé à assurer la sécurité et ont servi de placiers lors de la messe de clôture à Notre-Dame.

SERVICE AVEC LE SOURIRE

Le Conseil 8183 St. Elizabeth Ann Seton à Lake Ridge, en Virginie, a tenu son pique-nique annuel pour les servants d’autel à l’église catholique St. Elizabeth Ann Seton. Près de 20 servants d’autel et leur famille ont profité d’un moment de camaraderie avec des hamburgers, des hot-dogs et des jeux de pelouse.

CAMPAGNE DU CENTENAIRE

Le Conseil 970 de Plaquemine, en Louisiane, a fait don de 100 000 $, recueillis dans le cadre de diverses

collectes de fonds du conseil au cours des quatre dernières années, à l’église St. John the Evangelist pour soutenir sa campagne de financement, qui contribuera à la rénovation de l’église avant son 100e anniversaire en octobre 2027.

UNE MEILLEURE CUISINE

Le Conseil 901 de Mankato, au Minnesota, a fait don de plus de 12 600 $ à l’église catholique Sts. Peter and Paul pour contribuer à l’achat de nouveaux appareils électroménagers, dont trois fours, pour la cuisine du sous-sol de l’église. Les anciens électroménagers étaient vieux et étaient devenus dangereux à utiliser.

CONFÉRENCES THÉOLOGIQUES

Le Conseil 14749 St. Gianna Beretta Molla à Brampton, en Ontario, a organisé une conférence de Michael W. Higgins, un professeur et auteur catholique canadien, sur le père trappiste Thomas Merton et le pape François. La conférence faisait partie de la série « Revitalisation de notre foi » du conseil, une série de conférences annuelles organisée par le conseil depuis 2018.

La Foi

SOUTIEN SACRAMENTEL

Il y a environ un an, Peter Kreckel du Conseil 16837 St. Francis de Sales à Morgantown, en Virginie-Occidentale, a organisé un ministère de don baptismal à la paroisse St. Francis de Sales. Pour environ 50 baptêmes par an, le conseil fournit une bouteille d’eau bénite provenant du baptême, des rosaires pour l’enfant, ses parents, ses parrains et ses marraines, ainsi que des instructions sur la façon de réciter le rosaire.

Le Grand Chevalier Larry Navata du Conseil 16188 Nuestra Señora de los Remedios à San Pablo City, Luçon Sud, nettoie la rouille des vitraux des Chemins de Croix à l’église paroissiale locale. Le conseil a restauré les Chemins de Croix en prévision de la période du carême.

La Famille

Paul Hopwood du Conseil

3474 Bishop O’Dowd à Campbell, en Californie, discute avec des étudiants de l’université d’État de San José. Les Chevaliers ont préparé et servi plus de 50 repas pour les étudiants et les missionnaires après la messe et ont discuté avec les jeunes hommes de leurs études, de leurs plans pour l’avenir et de la possibilité de se joindre aux Chevaliers de Colomb.

INVESTISSEMENT ÉTUDIANT

Le Conseil 5502 St. Olaf à Bountiful, dans l’Utah, a fait don de 10 000 $ à l’école catholique St. Olaf pour l’achat de fournitures et de nouveaux équipements de cuisine, pour des projets d’entretien et plus encore. Les fonds ont été recueillis dans le cadre du tournoi de golf annuel organisé par le conseil.

DES CONGÉLATEURS POUR LA CHARITÉ

Le Conseil 3501 Msgr. George V. Lentocha à Middletown, en Pennsylvanie, a fait don de 300 $ pour soutenir la collecte de fonds communautaire de la banque alimentaire interconfessionnelle de Middletown. La campagne a permis de recueillir près de 5 000 $, permettant l’achat de deux nouveaux congélateurs et le réapprovisionnement en denrées non périssables.

SERVICE AUX CHAMBRES

Au cours de la dernière année, des membres du Conseil 11604 St. Jude de Jacksonville, en Arkansas, ont aidé à livrer plus de 63 000 repas aux résidents du Jacksonville Senior Wellness and Activity Center. En faisant du bénévolat avec le programme Meals on Wheels du centre, les Chevaliers ont aidé le centre a économiser plus de 16 000 $.

UN RASSEMBLEMENT DE CHEVALIERS

Les Chevaliers du diocèse de Talibon en Visayas ont organisé la septième conférence diocésaine annuelle des Chevaliers de Colomb à la paroisse St. Vincent. Environ 300 Chevaliers ont participé à l’événement intitulé « Pèlerins

de l’espoir en mission pour marquer l’histoire ». L’évêque Patrick Daniel Parcon a célébré une messe pontificale.

SERVIR DE L’ESPOIR

Après qu’une tempête ait laissé les résidents de Wahoo, au Nebraska, sans électricité pendant près d’une semaine, les membres du Conseil 1833 de Wahoo ont préparé et servi des repas gratuits pour aider les familles touchées. Au cours du repas de poisson frit du conseil à la paroisse St. Wenceslaus, les Chevaliers ont donné plus de 140 repas.

JAMAIS SEUL

Depuis près de 10 ans, le Conseil 3484 St. Patrick’s à Canby, en Oregon, organise un souper annuel pour les veufs et les veuves au Centre Paroissial St. Patrick. L’événement vise à offrir du soutien et de la camaraderie dans le cadre d’un après-midi de danse.

ALIMENTER LA COMMUNAUTÉ

Le Conseil 4108 Marion d’Oskaloosa, en Iowa, a fait don de près de 2 200 $, recueillis dans le cadre du souper de rôti de porc du conseil à l’église catholique St. Mary’s, à l’Oskaloosa Ecumenical Cupboard, une banque alimentaire locale.

Miller du

Nashville, au Tennessee, sert des invités lors du repas de poisson frit du carême du conseil à la cafétéria de l’école St. Edward. L’argent recueilli servira à financer le fonds de bourses d’études du conseil pour l’école St. Edward, qui a remis plus de 14 000 $ aux élèves depuis 2012.

Troy
Conseil 9586 St. Edward à

Des Chevaliers du Conseil 7786 St. Kevin à Goulds, à Terre-Neuve-et-Labrador, avec les participants du défi de hockey des Chevaliers de Colomb du conseil à l’aréna de Goulds. Plus de 15 enfants âgés de 11 à 12 ans ont participé à la compétition et les gagnants de chaque groupe d’âge ont reçu des trophées.

ACCROÎTRE LE SOUTIEN

AUX HÉROS

Le Conseil 16369 St. Francis of Assisi à Orland Park, dans l’Illinois, a organisé son salon de l’auto annuel à l’église St. Francis. L’événement a permis de recueillir plus de 25 800 $ pour la fondation Heritage de la police d’État de l’Illinois, qui soutient les familles de policiers décédés.

MANIFESTATION DE PATRIOTISME

L’Assemblée 1622 Holy Cross à Dearborn Heights, au Michigan, a acheté de nouveaux drapeaux américains, polonais et de prisonniers de guerre pour le poste 16 de la Ligue polonaise des anciens combattants américains. Les drapeaux seront hissés à l’extérieur des installations du poste.

RÉCOLTER DU SOUTIEN

Le Conseil 14017 Pope John Paul II à Middletown, au Connecticut, a recueilli 15 700 $ sur quatre jours dans son kiosque de hamburger au fromage à la foire de Durham Fair, le plus grand salon agricole de l’état. Les fonds serviront à soutenir la paroisse St. Mary of Czestochowa, le programme Des manteaux

pour les enfants des Chevaliers de Colomb, la fondation Rêves d’enfants et d’autres organismes de bienfaisance.

DES BOLS DE BÉNÉDICTION

Le Conseil 15357 St. Thomas Aquinas à St. Cloud, en Floride, s’est associé à des ministères paroissiens et à une clinique de santé des organismes de bienfaisance catholiques pour accueillir le ministère d’aide alimentaire « Bowls of Blessings », amassant plus de 18 000 $ pour des organismes de bienfaisance locaux.

NOURRIR L’ESPOIR

Les membres du Conseil 10797 Holy Family à Regina, en Saskatchewan, ont préparé environ 60 repas à emporter pour Carmichael Outreach, un refuge local pour les personnes en situation d’itinérance.

DE L’ESPOIR NAÎT DES CENDRES

La Bohol Knights of Columbus Fraternal Association, Inc. a fait don de 3 000 PHP (environ 50 $) à Eduardo Valendez, membre du Conseil 11047 Sto. Niño à Getafe, aux Visayas, pour aider à reconstruire sa maison après un incendie.

La Communauté

Le Grand Chevalier adjoint Mike Reynolds du Conseil 8509 Holy Cross à Kernersville, en Caroline du Nord, assiste à la cérémonie de retrait du drapeau à l’église catholique Holy Cross. Des Chevaliers du Quatrième Degré de l’Assemblée 3017 Pope John Paul II étaient au garde-à-vous tandis que 35 drapeaux américains ont été retirés conformément au U.S. Flag Code.

UN DÉJEUNER DE RECONNAISSANCE

Plus de 100 personnes de la région de Lincoln, au Rhode Island, ont participé au déjeuner annuel du Conseil 4005 de Lincoln pour honorer les anciens combattants et les premiers intervenants. Le petit déjeuner de cette année était le 10e déjeuner organisé par le conseil.

: Photo par Paul Doize

La Vie

BOÎTE POUR BÉBÉ

Le Conseil 11132 Father Jerry W. Glahn à Manitou, au Kentucky, a recueilli 5 000 $ pour aider à financer l’installation d’une boîte pour bébé Safe Haven au service des incendies de Madisonville. Le père Steve Hohman, prêtre de l’église catholique Christ the King à Madisonville et un frère Chevalier, a béni la boîte lors d’une cérémonie. Il s’agit de la 46e boîte installée dans l’état.

Le Grand Chevalier adjoint

Manuel Quiñones-Torres du Conseil 14281 Padre Antonio Uriarte à Ponce, à Porto Rico, fait un don de sang pendant la campagne du conseil à la chapelle San Miguel de los Santos. Le conseil a organisé plusieurs collectes de sang avec l’Administration des services médicaux de Porto Rico et la paroisse Holy Trinity, recueillant près de 100 chopines de sang.

Des Chevaliers du Conseil 2930 de Marienthalse, au Kansas, avec le personnel et les membres du conseil d’administration du centre de ressources pour femmes enceintes Grace Place, à Liberal, à côté d’un nouvel appareil d’échographie donné par le conseil. Le conseil a recueilli 35 000 $ pour soutenir l’achat de trois appareils; l’appareil donné à Grace Place a été acheté avec 12 000 $ des fonds du conseil et des subventions de l’organisme 4US et de l’Initiative Échographie du Conseil suprême.

UN MONUMENT POUR LES ENFANTS À NAÎTRE

Des membres du Conseil 9801 de Winslow, en Arizona, ont construit et installé une statue de Marie tenant un bébé à naître à l’église Madre de Dios. Le projet a d’abord été proposé par le père Peter Short, ancien prêtre et aumônier du conseil. Le Grand Chevalier Daniel Tafoya a fabriqué la statue en métal, et un artiste local l’a peinte gratuitement. Le conseil a fourni environ 700 $ pour ajouter de l’éclairage et une plaque près de la statue.

DES PETITS DONS QUI DÉPLACENT DES MONTAGNES

Le Conseil 9550 St. Thomas the Apostle de Montevallo, en Alabama, a fait don de près de 4 800 $ et d’environ 180 kg de préparation pour nourrissons, récoltés dans le cadre de la collecte de fonds dans des biberons du conseil, au centre de ressources pour femmes enceintes Positive Choices. Le centre recevra également 400 $ du Conseil suprême dans le cadre du programme Aide et soutien après la grossesse.

MARCHE POUR LA VIE DU COMTÉ D’ORANGE

Le chapitre des CdeC du comté d’Orange en Californie a collaboré avec le diocèse d’Orange pour organiser la marche annuelle pour la vie du comté. Des membres de plusieurs conseils et leurs familles ont participé à la marche. Les Chevaliers ont aidé à diriger une procession eucharistique autour de la cathédrale du Christ à Garden Grove et ont servi de placiers pendant la messe avant la marche, qui a attiré plus de 1 000 participants.

PILIERS DU SOUTIEN À LA FAMILLE

Le Conseil 2553 Fremont à Canon City, au Colorado, a fait un don de 1 500 $ à Starpoint, une organisation qui fournit des services essentiels aux personnes handicapées et à leurs familles. Le conseil soutient l’organisme depuis cinq ans.

Veuillez soumettre les activités de votre conseil à l’adresse knightsinaction@kofc.org

Le père Jakub Ciołak, prêtre de paroisse et frère

Chevalier, encense un cercueil contenant les restes de huit nourrissons à la chapelle Our Lady of Mercy, aux côtés de membre du Conseil 14577 Our Lady of Ostrabrama à Skarżysko-Kamienna lors de funérailles tenues dans le cadre de la Journée de sensibilisation au deuil périnatal. Les Chevaliers ont créé une tombe pour les enfants dans un cimetière local et ont fourni du soutien à leurs parents à la chapelle et au cimetière.

Le Grand Chevalier Gustavo Buenrostro du Conseil 15888 Nuestra Señora del Perpetuo Socorro de Querétaro, centre du Mexique, salue un homme en situation d’itinérance à l’extérieur du marché Escobedo. Chaque jeudi, les Chevaliers passent plus d’une heure à visiter les gens dans le besoin et à distribuer des denrées, des boissons et des fournitures de base.

Les Chevaliers français portent un reliquaire contenant des fragments de sainte Marguerite-Marie Alacoque lors d’une procession aux flambeaux à la basilique du Sacré-Cœur de Paray-leMonial, lors de la retraite annuelle de la juridiction à la fin du mois de novembre 2025. Le pèlerinage, qui marquait le 350e anniversaire des apparitions du Sacré-Cœur de Jésus à sainte Marguerite-Marie, comprenait des prières et des conférences de conférenciers comme Mgr Jean Laffitte, prélat des Chevaliers de Malte.

Les membres du Conseil 17487 St. Peter the Apostle à Ternopil, avec une équipe de soccer lors du troisième tournoi de soccer annuel du conseil. Près de 70 enfants provenant de paroisses catholiques grecques-ukrainiennes de la région ont participé au tournoi. Les participants ont reçu des certificats et un repas, et un trophée a été remis à l'équipe gagnante.

Mexique
Pologne

Des membres du Conseil 92 de Manchester, au New Hampshire, chargent dans un camion de déménagement, à l’école secondaire Trinity, les dons recueillis lors de leur récente collecte en appui aux personnes touchées par l’ouragan Melissa en Jamaïque. Le conseil a recueilli plus de 15 000 $ de fournitures, notamment des meubles, vêtements, produits d’hygiène et matériaux de construction, que des Chevaliers ont transportées jusqu’au Maryland avant qu’elles soient expédiées en Jamaïque et distribuées par l’organisation Mustard Seed Communities.

Des Chevaliers de l’Assemblée 2015 Montmorency de Laval, se sont réunis avec le cardinal Gérald Lacroix, archevêque de Québec, autour d’une relique de première classe du bienheureux Michael McGivney au Centre Sheraton Montréal. Les Chevaliers ont assuré la garde d’honneur pour la vénération et la messe avec la relique à la Cathédrale Marie-Reine-du-Monde, dans le cadre de la conférence des jeunes adultes catholiques Rise Up du Catholic Christian Outreach, qui a attiré 800 participants.

Des Chevaliers de l’Assemblée 2402

Gomburza de Cabadbaran, Mindanao, et de l’Assemblée 2779 Antonio Pigafettade de Magallanes aux côtés de l’évêque

Cosme Almedilla du diocèse de Butuan à la paroisse Virgen de la Candelaria à Cabadbaran après la messe célébrant la patronne de la paroisse. Les assemblées assurent la garde d’honneur pour cette occasion depuis plus de 20 ans.

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Photo by Matthew Barrick

Chevaliers de la charité

Chaque jour, il est donné aux Chevaliers à travers le monde la possibilité de faire la différence, que ce soit à travers le service de leur communauté, la collecte de fonds ou la prière. Nous célébrons chaque Chevalier pour sa force, sa compassion et son dévouement à vouloir construire un monde meilleur.

Le Grand Chevalier Denys Zinchenk du Conseil 18620 St. Nicholas de Kryvyi Rih transporte un colis de ravitaillement pour Iryna Novitska, paroissienne de l’église

St. Nicholas the Wonderworker. Le conseil a distribué plus de 50 colis de ravitaillement, remplis de denrées non périssables et de boissons, aux personnes dans le besoin.

Envoyez-nous les photos de votre conseil pour la rubrique «Chevaliers à l’œuvre».

Les photos, avec une description, peuvent être envoyées par courriel à knightsinaction@kofc.org .

« Dieu avait créé cette communauté pour moi. »

Après avoir vécu l’adoration eucharistique pour la première fois lors d’une conférence estivale avant le secondaire, je savais que le Seigneur m’invitait à lui donner mon cœur tout entier. Quand j’ai finalement osé en parler à une sœur religieuse, elle a simplement dit : « Tu aimerais les “Little Sisters of the Lamb.” Elles sont très pauvres et très heureuses. »

Ses paroles me sont allées droit au cœur. Mais je n’arrivais pas à croire que de toutes les communautés qui existaient, je serais dirigée directement vers la communauté que j’étais appelée à joindre. À l’époque, je ne comprenais pas encore comment Dieu nous parle à travers les gens et les événements de notre vie.

J’ai finalement eu le courage de visiter les “ Little Sisters of the Lamb” après avoir visité plusieurs autres communautés. Ma visite ne m’a pas déçue; Dieu avait créé cette communauté pour moi! Rien ne m’apporte du bonheur comme notre vie monastique : contemplation de la Parole de Dieu, amitié avec les pauvres, et aller de porte en porte pour mendier notre pain quotidien à l’image de Jésus, qui se tient à la porte et cogne.

Petite sœur Candice Little Sisters of the Lamb Kansas City, au Kansas

Photo par Steve Puppe
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