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Revue IMB | vol 41, n° 7 | Septembre 2026

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Inter-mécanique du bâtiment

SEPTEMBRE 2026 | VOLUME 41, NUMÉRO 7

Modification 18 au Règlement sur l’efficacité énergétique Nouvelles exigences liées à l’évacuation du radon

POSTE-PUBLICATIONS, N0 DE CONVENTION 40006319

La volonté collective de mieux construire

Le plancher radiant et la fonte de neige à l’eau chaude


dégâts


SEPTEMBRE 2026

VOLUME 41, NUMÉRO 7

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LA REVUE OFFICIELLE DE LA

Chauffage hydronique

8175, boul. Saint-Laurent Montréal, QC H2P 2M1 T : 514 382-2668 F : 514 382-1566 cmmtq.org/IMB imb@cmmtq.org

Le plancher radiant et la fonte de neige à l’eau chaude

Éditeur | CMMTQ Rédacteur en chef | Martin Lessard Collaborateurs | Émilie Canuel-Langlois, Olivier Comte et Gabriel Tully Révision | Annie Talbot Abonnements imb@cmmtq.org Publicité | Véronique Clément T : 450 227-8414, poste 303 vclement@cpsmedia.ca Graphisme | Allélu’graph Impression | Héon & Nadeau Toute reproduction est interdite sans l’autorisation de la CMMTQ. Les articles n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs. L’emploi du genre masculin n’implique aucune discrimination. Dépôt légal – 2026 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque et Archives Canada ISSN 0831-411X

4 La volonté collective de mieux construire Mot du président

Efficacité énergétique

18 au Règlement 14 Modification sur l’efficacité énergétique Question-réponse

20 Doit-on installer une colonne passive

Nouvelles exigences liées à l’évacuation du radon : dans les maisons unifamiliales?

Publiée 10 fois par année Tirage régulier : 7700 Tirage du Répertoire : 3100 Répertoriée dans

6 Nouvelles de l'industrie 24 Formations de la CMMTQ

Comité exécutif Président : Jean Turgeon Vice-présidente : Jennifer Hamel Secrétaire-trésorier : Jérémie Côté

25 Info-produits

Conseil d’administration Denis Beauchamp Alain Beaudoin Maxime Blondin-Massé David Bouchard Matthieu Carbonneau Jérémie Côté Vanessa Courchesne Pascal Dumais Jennifer Hamel Silvain Patry Mario Pitre Danny Potvin Brian Roussel Jean Turgeon

25 Calendrier aux 26 Bienvenue nouveaux membres

Poste-publications, convention no 40006319 Retourner toute correspondance à : 8175, boul. Saint-Laurent Montréal, Qc H2P 2M1

Abonnement gratuit

L’abonnement à IMB est gratuit pour les personnes liées à la mécanique du bâtiment. Il suffit de remplir le formulaire sur bit.ly/AbonnementRevueIMB


MOT DU PRÉSIDENT

La volonté collective de mieux construire Jean Turgeon, président de la CMMTQ L’industrie de la construction est sur la sellette : état de nos infrastructures, pénurie de logements, réglementation étouffante, explosion des coûts et des délais, enjeu de qualité du bâti, rareté de la main-d’œuvre qualifiée, etc. Aurons-nous la lucidité et le courage d’apporter des changements véritables et durables? Dans ce contexte, la CMMTQ a participé en mai au Forum sur la qualité de la construction, organisé par l’Ordre des architectes du Québec, et en juin aux États généraux sur le coût et le finance­ ment des infrastructures municipales. Pour la CMMTQ, ces rendez-vous consti­ tuaient des occasions importantes de faire entendre la voix des entrepreneurs en mécanique du bâtiment qui sont au cœur des enjeux actuels. Nous avons déposé un mémoire qui propose plusieurs pistes de solution. Notre objectif est simple : contribuer à une réflexion constructive sur les moyens d’améliorer la performance des projets, de mieux maîtriser les coûts et de favoriser des conditions de réalisation plus prévisibles. Les constats qui y sont présentés ne surprennent pas nos membres. L’inflation et la volatilité des prix des matériaux, la rareté de la main-d’œuvre qualifiée et la multiplication des exigences adminis­ tratives et contractuelles continuent de peser lourdement sur les projets. Il en va de même du déséquilibre dans la répar­ tition des risques, des délais de paiement et de la collaboration laborieuse entre les intervenants. À cela s’ajoutent des problèmes récurrents de planifi­cation, des échéanciers irréalistes et des plans et devis incomplets. Tous ces facteurs alimentent les dépassements de coûts, les retards, la complexité des chantiers et les tensions entre les différents intervenants d’un projet. Toutefois, limiter la discussion au diagnostic serait insuffisant. Notre mémoire montre surtout que plusieurs

des solutions proposées sont déjà connues! La première consiste à remettre la collaboration au centre des projets. Trop souvent, les rela­ tions contractuelles reposent sur une logique de transfert des risques qui nourrit la méfiance. Personne n’y gagne. Une répar­ tition plus équitable des risques et des responsabilités inciterait davantage d’entreprises à participer aux appels d’offres. Le mémoire insiste également sur l’importance d’une meilleure planification. Des projets bien définis dès le départ, assortis de plans et devis complets ainsi que d’échéanciers réalistes, réduisent les imprévus et améliorent la prévisibilité. Cette notion de prévisibilité revient d’ailleurs constamment dans les discussions avec nos membres. Lorsqu’une entreprise peut anticiper adéquatement les besoins, les calendriers et les exigences d’un projet, elle peut mieux gérer ses ressources, ses approvisionnements et ses risques. La participation des entrepreneurs spécialisés dès les premières étapes du développement des projets mérite une attention particulière. Grâce à leur expertise, les entrepreneurs en méca­ nique du bâtiment peuvent proposer des solutions techniques plus efficientes et contribuer à réduire certains coûts. Leur connaissance du terrain gagne à être mise à profit en amont, plutôt qu’une fois les décisions prises. Nous proposons aussi de simplifier le fardeau administratif, d’harmoniser certaines pratiques contractuelles et d’améliorer les mécanismes de paiement. Dans le même esprit, certaines pratiques, comme la retenue contractuelle systé­matique de 10 %, méritent d’être réexaminées lorsque d’autres mécanismes, notamment les 4

cautionnements, protègent déjà adéquatement le donneur d’ouvrage. Nos réflexions s’articulent autour de quelques principes fondamentaux : une collaboration renforcée, un équilibre entre les parties, une meilleure planification, une plus grande prévisibilité ainsi qu’un environnement contractuel et adminis­ tratif mieux adapté aux réalités et aux défis actuels. Il reste à concrétiser cette véritable volonté collective de passer à la mise en œuvre. Nous sentons une réelle prise de conscience et une volonté de changer les choses. Nous appelons à une approche globale, structurée et concertée, fondée sur des objectifs clairs et connus de tous les intervenants. La mobilisation des parties prenantes est essentielle pour apporter de véritables changements. Dans cette perspective, la CMMTQ souhaite contri­ buer activement à toute démarche visant à améliorer les pratiques dans l’industrie de la construction.


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NOUVELLES DE L’INDUSTRIE

États généraux sur le coût et le financement des infrastructures municipales La CMMTQ a participé aux États généraux sur le coût et le financement des infrastruc­ tures municipales qui ont eu lieu à la mi-juin, à Québec. Elle a pris part à cette réflexion collective qui vise à répondre aux enjeux liés au coût, à la modernisation et au financement des infrastructures munici­ pales, particulièrement celles liées à l’eau et aux services essentiels.

États généraux sur le coût et le financement des infrastructures municipales

Mémoire présenté au

La Tournée 2026 de GCR est de retour La 7e édition de la Tournée 2026 de Garantie de construction résidentielle (GCR) se déroulera du 9 septembre au 6 octobre. Elle s’arrêtera d’abord à Gatineau, puis à Laval, à Trois-Rivières, à Saguenay, à Rimouski, à Sherbrooke, à Boucherville et à Québec.

Ministère des Affaires municipales et de l'Habitation – MAMH 9 juin 2026

Ce mémoire est déposé en vue d’une diffusion publique et peut être rendu accessible sur la plateforme Consultation Québec.

Plus de 200 représentants du milieu municipal, du secteur de la construction, d’organismes gouvernementaux et autres étaient au rendez-vous. Dans ce contexte, la CMMTQ a déposé un mémoire afin de présenter les enjeux propres au secteur d’activité de ses membres ainsi que les différentes pistes de solution. La CMMTQ souhaite ainsi contribuer à faire évoluer la réflexion, à faire valoir l’expertise de ses membres et à soutenir le développement de modèles plus efficaces, durables et prévisibles pour les municipalités.

La Tournée GCR s’adresse à tous les entrepreneurs, leurs employés, les professionnels de la construction et les autres acteurs de l’industrie. C’est l’occasion de suivre une formation d’une demi-journée et de rencontrer des dirigeants et des experts pouvant répondre à vos questions sur une foule de sujets. Les participants qui assiste­ ront aux ateliers pourront se prévaloir de trois heures de formation reconnue. Réservez votre place à garantiegcr.com/ fr/tournee-gcr-2026.

Bonification du programme Rénoclimat Dès le 1er octobre 2026, le programme Rénoclimat, par l’entremise de son nouveau volet Adaptation, proposera trois nouvelles aides financières. Ces dernières visent à rendre les habita­ tions résidentielles plus résilientes aux changements climatiques. L’aide financière la plus largement applicable couvre de 700 $ à 1000 $ pour la réalisation de travaux simples, peu importe la localisation de l’habita­ tion. Ces travaux sont notamment l’installation d’une pompe submersible avec batterie ou d’un clapet antiretour, et l’acquisition de barrières anti-inondation amovibles.

Les deux autres aides financières sont plus ciblées : une aide couvrant les coûts, jusqu’à un maximum de 1000 $, pour la réalisation d’un diagnostic des risques liés aux changements climatiques; une aide pouvant atteindre 35 000 $ pour des travaux d’adaptation plus complexes sur les habitations situées dans des zones identifiées et reconnues à risque (comme une zone inondable) par le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs. Elle s’applique notamment aux travaux de

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protection des fondations, d’étanchéisation des ouvertures, d’adaptation des systèmes électriques, de chauffage et de plomberie. Le total de tous les types d’aide financière peut atteindre un maximum de 38 500 $ par habitation.


SEPTEMBRE 2026

Portrait de la rénovation au Québec L’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) a dévoilé les résultats de la 5e édition de son enquête sur les intentions de rénovation au Québec. Le sondage a été réalisé par la firme Ad hoc recherche auprès de 1500 propriétaires québécois. « Malgré un climat économique incertain, les Québécois ne renoncent pas à leurs projets. La rénovation s’impose plus que jamais comme une solution pour améliorer leur milieu de vie sans passer par l’achat d’une nouvelle propriété », indique l’APCHQ. En effet, l’enquête révèle que 64 % des propriétaires prévoient entreprendre des travaux au cours des 3 prochaines années (65 % en 2025). Toutefois, le climat de confiance a reculé de 11 points (de 68 % en 2025 à 57 % en 2026). Les principaux freins évoqués sont économiques : budget insuffisant (49 %), prix des matériaux (27 %) et incertitude économique (26 %). Malgré ces contraintes, la nature des projets demeure stable. Les rénovations intérieures dominent toujours (75 %), devant les travaux extérieurs (48 %) et les agrandissements ou conversions (8 %). Les budgets moyens se maintiennent par rapport à 2025 : moyenne de 32 000 $ (24 000 $ pour les travaux intérieurs, 18 000 $ pour ceux à l’extérieur et 68 000 $ pour les agrandissements). Devant ces contraintes, les comporte­ ments des propriétaires évoluent : 55 % font appel à un entrepreneur, tandis que 43 % réalisent eux-mêmes une partie des travaux (39 % en 2025). Le choix d’un entrepreneur profes­sionnel repose sur la réputation (59 %), le prix (42 %) et les recommandations (38 %).

Deux membres de la CMMTQ reçoivent un prix Construire Deux membres de la CMMTQ se sont illustrés lors de la Soirée des prix Construire de l’Asso­ ciation de la construction du Québec (ACQ), le 1er mai dernier. Plomberie Richard Jubinville inc. a été récompensée dans la catégorie Développement des compétences. L’entreprise s’est démarquée par son approche structurée du développement des compé­ tences en intégrant formation continue, mentorat et outils numériques. Axée sur la sécu­ rité, la conformité et la progression des talents, l’entreprise favorise la réten­ tion, la performance et l’excellence opérationnelle à long terme.

De g. à dr. : Éric Fraser, prés. de l’ACQ, Marc-André Sauriol et Jon Boules, de Plomberie Richard Jubinville inc., et Francine Sabourin, DG de l’ACQ.

De g. à dr. : Éric Fraser, prés. de l’ACQ, Sandra

Par ailleurs, Ventilation C.F. inc. Fournier et Christian Fournier, de Ventilation C.F. inc., et Guy Leblanc, prés. de l’ACQ Québec. a remporté le prix de la Région Québec. Ventilation C.F. incarne l’excellence québécoise en chauffage, ventilation et réfrigération, alliant héritage familial, innovation et rigueur. Forte d’une expertise reconnue, elle réalise des projets d’envergure avec qualité, engagement et vision durable depuis plus de 50 ans.

Napoleon fête ses 50 ans Le fabricant canadien Napoleon célèbre 50 ans d’excellence en matière de conception et de fabrication de BBQ, de foyers et de produits de chauffage, de ventilation et de climatisation. Fondée sous le nom Wolf Steel ltée en 1976 à Barrie, en Ontario, Napoleon est passée d’une petite entreprise familiale à une entreprise d’envergure mondiale. Elle exploite aujourd’hui des installations de fabrication et de distribution au Canada, aux États-Unis, au Mexique, en Chine et en Europe. 7


NOUVELLES DE L’INDUSTRIE

Avis de nomination de Manon-Rachel Dupuis Le Bureau des soumissions déposées du Québec (BSDQ) annonce la nomination de Manon-Rachel Dupuis à titre de directrice générale. Déjà en fonction par intérim depuis le 2 mars 2026, elle a été officiellement nommée à ce poste le 28 avril 2026. Manon-Rachel Dupuis est reconnue pour sa rigueur, sa vision stratégique et sa capacité à mobiliser les équipes. Sa nomination s’inscrit dans une démarche de continuité et de conso­ lidation des acquis du BSDQ, tout en portant une ambition claire de déve­ loppement et d’innovation au service de l’industrie de la construction. « Au fil des dernières années, Manon-Rachel Dupuis a démontré une compréhension fine des enjeux du BSDQ ainsi qu’une capacité constante à contribuer à l’évolution de l’organi­ sation. Son intérim n’a fait que confirmer la pertinence de son leader­ ship », a affirmé Marc-André Messier, président du BSDQ.

Plus de 200 000 travailleurs : un record! La Commission de la construction du Québec (CCQ) a publié les Perspectives professionnelles dans l’industrie de la construction 2026-2030. Les données confirment que la construction est un secteur en forte croissance et que les besoins de main-d’œuvre dans l’industrie demeureront élevés au cours des prochaines années. L’industrie a enregistré 216 millions d’heures travaillées en 2025, une hausse de 3 % par rapport à 2024. La CCQ prévoit que l’industrie atteindra les 220 millions d’heures en moyenne pour les 4 prochaines années. Pour la première fois, l’industrie de la construction compte plus de 200 000 personnes salariées, une progression appelée à se maintenir. Pour les cinq prochaines années, elle cherchera à recruter en moyenne 17 000 personnes par année. L’an dernier, l’industrie a vu l’ajout de 17 800 nouveaux travailleurs sur les chantiers du Québec. « Pour relever le défi d’une main-d’œuvre compétente et bâtir une industrie à la hauteur des attentes de la population, nous devons créer les conditions du succès : plus de prévisibilité et une meilleure planification des travaux », indique Audrey Murray, PDG de la CCQ.

Nominations chez Prospect Agent Manufacturier L’agence Prospect Agent Manufacturier annonce la nomination d’Elias Mantis comme représentant pour la région de Montréal, et de Jean-Charles Tardif pour la Rive-Nord. Forts d’une solide expérience dans le secteur de la plomberie, ils détiennent tous les deux une connaissance approfondie du marché, des produits et des réalités quotidiennes des entrepreneurs et des distributeurs.

Elias Mantis

Jean-Charles Tardif

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CHAUFFAGE HYDRONIQUE

Le plancher radiant et la fonte de neige à l’eau chaude par Gabriel Tully

Les systèmes hydroniques permettent notamment de chauffer des planchers et de faire fondre la neige. Leur concep­ tion et leur installation exigent toutefois une solide compréhension de leurs composantes, de leur fonctionnement, de leurs avantages et des paramètres techniques à respecter. Une planification rigoureuse est essentielle pour assurer leur rendement, leur fiabilité et leur durabilité. Z Les pompes assurent la circulation de l’eau selon le débit et le ΔT requis pour fournir la chaleur nécessaire (en BTU) à chaque zone.

Qu’est-ce qu’un plancher radiant?

Un plancher chauffe de l’eau qu’il fait circuler dans un réseau de tuyaux en PEX intégrés à une dalle de béton. Cette dernière emmagasine la chaleur et la diffuse progressivement dans la pièce, ce qui assure une température homogène et un confort constant. Elle compense également les pertes thermiques et maintient un environnement stable. Ce type de chauffage procure une chaleur uniforme et agréable, car il chauffe les surfaces et les objets de la pièce plutôt que l’air ambiant.

Le coefficient de performance

Le coefficient de performance (COP) est un indicateur clé de l’efficacité d’une pompe à chaleur (en aérothermie ou en géothermie). Il représente le rapport entre l’énergie ther­ mique produite et l’électricité consommée. Plus le COP est élevé, plus le système est économique et performant. Par exemple, un COP de 3 signifie que 1 kWh d’électricité produit 3 kWh de chaleur, ce qui indique une performance élevée et une consommation énergétique réduite.

Principales composantes du système

Le système de chauffage radiant repose sur plusieurs composantes essentielles.

Particularités selon le type de système

Z La source de chaleur constitue le cœur du système. Elle peut fonctionner au gaz, à l’électricité, à l’huile, au bois, par géothermie ou par aérothermie. Son choix détermine en grande partie le rendement global du système.

Z Géothermie : le COP est généralement stable, car la température du sol reste constante pendant toute l’année. Z Aérothermie : le COP varie selon la température extérieure; il diminue lorsque l’air est très froid.

Z L’extracteur d’air élimine les bulles d’air présentes dans le réseau et assure une circulation fluide.

Avantages du plancher radiant

Z Le réservoir d’expansion compense les variations de pression causées par les changements de température de l’eau.

Le chauffage radiant présente de nombreux avantages : le principal est le confort. Z Il diffuse la chaleur à partir du sol, ce qui contribue à maintenir une température légèrement plus élevée au niveau des pieds qu’à celui de la tête, une répartition généralement favorable au confort thermique.

Z L’injecteur de glycol maintient la pression du réseau et assure son équilibre, en ajoutant un mélange d’eau et de glycol, lorsque nécessaire. 10


SEPTEMBRE 2026

Types d’installations – radiant

Z La chaleur est distribuée de manière uniforme, ce qui permet de réduire la consommation énergétique par rapport à un système à air pulsé.

Isolation R5 en Isolationexposé R5 en en périmètre Isolation R5 périmètre périmètre exposé exposé

Z En réchauffant les surfaces de la pièce, il procure un confort thermique uniforme dans tout l’espace.

Revêtement de plancher Revêtement de de plancher plancher Revêtement

Dalle de béton Dalle Dalle de de béton béton

Isolation R10 Isolation Isolation R10 R10 PEX radiant PEX radiant PEX radiant Treillis métallique Pare vapeur Treillis Treillis métallique métallique Pare Pare vapeur vapeur Revêtement de plancher Revêtement de de plancher plancher Revêtement

Z Puisqu’il ne repose pas sur le déplacement d’air pour distribuer la chaleur, il limite la circulation de poussières et d’allergènes. Z Il fait augmenter la valeur de l’immeuble. Z L’intégration du système au sol permet une grande liberté architecturale. Son fonctionnement est silencieux.

Dalle de béton Dalle de de béton béton Dalle Contreplaqué Contreplaqué Contreplaqué PEX radiant PEX radiant radiant PEX Isolation R10 entre les solives Isolation Isolation R10 R10 entre entre les les solives solives

Paramètres à considérer lors de la conception

Pour concevoir un plancher radiant, il est essentiel : d’avoir en main les plans de construction à jour; de connaître la localisation du projet et les valeurs R de l’enveloppe du bâtiment; de connaître le type de revêtement de plancher prévu; de déterminer l’épaisseur de la dalle, le type d’isolant et l’emplacement de la salle mécanique et des nourrices.

Plancher fini Plancher fini fini Plancher

Pour concevoir un système de fonte de neige, il faut : préciser le type d’isolant et l’épaisseur de la dalle ou du pavé; définir le grade de conception selon les besoins thermiques : résidentiel, commercial ou critique; déterminer l’espacement entre les tuyaux, le diamètre requis et la puissance (exprimée en BTU) nécessaire.

Clip PEX Clip Clip PEX PEX

4 po 44 po espace pod’air espace espace d’air d’air

Sous-plancher Sous-plancher Sous-plancher

Poutrelle Poutrelle Poutrelle PEX radiant PEX radiant radiant PEX Isolation Isolation Isolation

Types d’installations – fonte de neige

Étape 1 : calculer les pertes de chaleur

Dalle de béton Dalle de béton

La première étape consiste à calculer les pertes de chaleur pièce par pièce, c’est-à-dire la puissance de chauffage nécessaire pour compenser celles de l’enveloppe du bâtiment. Pour ce faire, le logiciel le plus utilisé est LoopCAD. Il accepte des fonds de plan sous forme d’images PDF ou AutoCAD. Si vous utilisez une image ou un PDF, n’oubliez pas de préciser l’échelle pour tenir compte des dimensions réelles. Le logiciel calcule les pertes de chaleur selon la méthode de CSA ou de l’ASHRAE, en tenant compte de l’emplacement du projet et des valeurs R d’isolation du bâtiment.

Treillis métallique Treillis métallique

Matériel Matériel de base de base Isolation R10 Isolation R10 PEX radiant PEX radiant Pavé uni Pavé uni

Étape 2 : tracer les boucles

Une fois les pertes de chaleur calculées, il faut tracer les boucles et déterminer l’espacement entre les tuyaux pour compenser celles-ci. À cette étape, le logiciel fournit la température d’alimentation requise, le débit en gallons par minute et la perte de pression dans le réseau.

Treillis métallique Treillis métallique

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PEX radiant PEX radiant Matériaux de base Matériaux de base

Sable Sable ou pierre ou pierre concassée concassée Isolation R10 Isolation R10


CHAUFFAGE HYDRONIQUE Étape 3 : choisir les équipements et établir une logique de contrôle

5. Identification de la tuyauterie La tubulure en PEX doit être clairement identifiée : alimentation, retour et correspondance avec le schéma technique de bouclage. Le montage et l’entretien du système en seront facilités.

Grâce aux données du logiciel, on peut choisir les équipements adéquats. Il faut établir une logique de contrôle pour que tous les équipements communiquent entre eux et fonctionnent de manière optimale.

Types d’installations Plancher radiant • Dalle sur sol avec isolant R10 • Sous le niveau du sol avec isolant similaire • Entre solives à l’aide de clips PEX ou de plaques d’aluminium Fonte de neige • Dalle sur sol avec isolant R10 • Pavés unis sur un lit de sable ou de pierres concassées

PEX ID Diamètre

PEX Rayon Courbure

3⁄8 po 1⁄2 po 5⁄8 po 3⁄4 po 1 po

4 po 5 po 6 po 7 po 10 po

Rayon

Comment déterminer les espacements et les diamètres?

Astuce : Chaque type d’installation nécessite une planification minutieuse pour assurer un rendement optimal et la durabilité du système.

L’espacement et le diamètre des tuyaux dépendent surtout de trois facteurs : la puissance de chauffage requise (BTU), le différentiel de température souhaité et la perte de pression admissible. Pour les boucles de plancher radiant, les espa­ cements courants sont de 6 ou 12 po centre à centre. Pour les systèmes de fonte de neige, ils sont plutôt de 6 à 9 po centre à centre.

Points critiques à l’installation avant la coulée de la dalle 1. Pression et étanchéité Il est indispensable de maintenir une pression d’air de 60 à 100 psi dans la tubulure 24 heures avant la coulée et pendant celle-ci afin de détecter toute fuite éventuelle.

Un diamètre plus important (5/8 po) permet de réduire la perte de pression pour un débit donné, ce qui améliore l’efficacité hydraulique du système.

2. Fixation de la tubulure La tubulure en PEX doit être fixée tous les 2 à 4 pi à l’aide de broches métalliques ou de colliers de type « tie wrap ». Il est crucial de respecter le rayon de courbure des tuyaux selon leur diamètre pour éviter tout dommage ou toute perte de performance.

Il est préférable de démarrer les boucles près des murs les plus exposés au froid. Cette bonne pratique assure une distribution homogène de la chaleur et un confort optimal dans tout l’espace.

3. Installation des sondes et des câbles Les sondes de plancher doivent être positionnées avant la coulée de béton, avec le filage nécessaire pour les thermostats. Les sondes sont fournies avec un fil de 15 pi, extensible jusqu’à un maximum de 500 pi.

Z PEX A : le plus souple, il reprend sa forme lorsqu’il est chauffé, ce qui le rend idéal pour les planchers chauffants.

En pratique, un tuyau en PEX de ½ po relie l’emplacement futur du thermostat et la sonde qui se trouve au centre de la pièce. L’extrémité est scellée avec du ruban adhésif pour empêcher l’intrusion de béton.

Z PEX C : le plus rigide, adapté aux installations nécessitant peu de cintrage.

Types de tuyaux

Z PEX B : plus rigide, très stable et résistant à la pression, souvent utilisé pour la distribution d’eau potable.

Z PERT (polyéthylène de meilleure résistance à la température) : polymère flexible non réticulé conçu pour les applications à basse température et l’eau chaude sanitaire.

4. Système de fonte de neige Pour ces systèmes, la sonde de détection automatique doit être installée avant la coulée du béton. Un tuyau d’au moins ¾ po de diamètre doit être installé entre la salle mécanique et la sonde afin d’y faire passer son câble.

Rôle des débitmètres dans un plancher radiant

Les débitmètres aident au bon fonctionnement et à l’efficacité d’un système de chauffage radiant à eau chaude. Leur rôle 12


SEPTEMBRE 2026

Détection de problèmes

principal est de réguler et d’équilibrer le débit d’eau dans chaque boucle.

Un débit anormalement bas ou insuffisant peut indiquer la présence de bulles d’air ou de fuites, l’obstruction d’une boucle ou le sous-dimensionnement d’une pompe. Les débitmètres permettent donc de calibrer, mais également de surveiller le système en continu et de faciliter son entretien.

Mesure du débit réel

Chaque boucle doit recevoir un certain débit pour fournir la puissance de chauffage (exprimée en BTU) prévue. Le débitmètre permet de vérifier le débit réel de chaque boucle et de s’assurer qu’il correspond au débit calculé.

En conclusion

La conception et l’installation de systèmes hydroniques de plancher radiant exigent un haut niveau de compétence tech­ nique. L’essor de technologies comme l’aérothermie devrait favoriser l’adoption des planchers radiants à eau chaude. Il est donc essentiel de concevoir et d’installer ces systèmes avec rigueur afin d’en assurer le rendement et la fiabilité.

Équilibrage hydraulique

Dans un réseau de plancher radiant, certaines boucles peuvent présenter un débit plus élevé que d’autres. Les débitmètres permettent d’ajuster chaque boucle pour que toutes les zones reçoivent la puissance de chauffage prévue tout en assurant un différentiel de température pour un confort optimal.

Depuis 10 ans, Gabriel Tully est directeur de Calefactio Radiant. Il est également responsable du département de services radiants (conception). Technicien en mécanique du bâtiment de formation, il possède plus de 20 ans d’expérience dans le domaine du chauffage à eau chaude, et se spécialise en systèmes de planchers radiants. Il supervise d’ailleurs des projets partout au Canada.

Optimisation de la performance

Un débit correctement équilibré permet à chaque boucle de fournir la puissance de chauffage prévue (et d’éviter les écarts de température) et de contribuer au rendement optimal du système.

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Visez l’efficacité énergétique!

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EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE

Modification 18 au Règlement sur l’efficacité énergétique Le domaine du CVCA directement touché

par Émilie Canuel-Langlois, T.P., directrice du Service technique de la CMMTQ

La Gazette du Canada a publié la modification 18 au Règlement de 2016 sur l’efficacité énergétique (DORS/2025-110), qui touche plusieurs équipements : climatiseurs de grande puissance, thermopompes centrales bibloc, appareils de chauffage à air pulsé, robinets de plomberie1 et chauffe-eau. Sa mise en œuvre prévoit trois dates importantes : le 1er janvier 2026, le 1er juillet 2026 (exigences déjà en vigueur) et le 6 mai 2029, pour laquelle le compte à rebours est amorcé. Un règlement canadien inspiré des exigences américaines

La modification 18 poursuit le double objectif d’harmoniser les exigences canadiennes à celles du Department of Energy américain, tout en tenant compte des réalités climatiques propres au Canada. Cette harmonisation n’est pas anodine. Elle signifie que plusieurs équipements qui répondaient jusqu’ici aux normes canadiennes ne sont plus admissibles à la mise en marché si leur date de fabrication est postérieure aux dates d’entrée en vigueur du Règlement. Point souvent mal compris : le Règle­ ment s’applique aux équipements visés à la date de fabrication ou d’importa­ tion, et non pas à la date d’installation. Un équipement fabriqué ou importé après le 1er janvier 2026 doit satisfaire aux nouvelles exigences, peu importe le moment de l’installation. Un entrepre­ neur qui a commandé des unités en décembre 2025 pour les installer en juillet 2026 devait donc vérifier la date de fabrication afin de déterminer les exigences d’efficacité énergétique auxquelles elles étaient assujetties. Ainsi, un équipement fabriqué avant le 1er janvier 2026 et conforme aux exi­ gences alors applicables peut encore être installé après cette date. Toutefois,

ce choix n’est pas toujours le plus « avisé » : le client pourrait se retrouver avec un appareil moins écoénergétique que les modèles désormais offerts sur le marché, ce qui peut entraîner des coûts d’énergie plus élevés pendant toute sa durée de vie. Il risque également de ne pas être admissible à certaines sub­ ventions d’efficacité énergétique qui exigent des équipements conformes aux normes en vigueur au moment de l’installation. Pour l’entrepreneur, l’éco­ nomie réalisée à court terme peut se traduire par des rappels de service et des explications compliquées.

l’équipement à 100 %, 75 %, 50 % et 25 % de sa charge nominale.

Exigences applicables depuis le 1er janvier 2026

Ce changement complique cependant les comparaisons. Un équipement qui affiche un EER de 10,6 et un autre qui présente un IEER de 12,5 ne se com­ parent pas sans analyse de la courbe de performance à charge partielle. Les spécialistes du chauffage, de la ventilation et du conditionnement de l’air (CVCA) qui effectuent des analyses comparatives et des bilans énergétiques doivent en tenir compte.

Climatiseurs et thermopompes de grande puissance : l’IEER remplace l’EER L’un des changements les plus impor­ tants concerne l’évaluation du rendement des climatiseurs commerciaux et des thermopompes de grande puissance. Le Règlement remplace le taux de rendement énergétique (energy efficiency ratio ou EER), calculé uniquement à pleine charge, par le taux de rendement énergétique intégré (integrated energy efficiency ratio ou IEER). Ce coefficient tient compte de la performance de

14

Cette distinction est importante, car les systèmes de climatisation des bâti­ ments commerciaux et institutionnels fonctionnent presque toujours à charge partielle. Comme l’EER ne mesure le rendement qu’à pleine charge, il pouvait donner une image trop favorable de la performance de l’équipement en conditions normales d’exploitation. L’IEER offre un portrait plus repré­ sentatif de la consommation d’énergie sur l’ensemble d’une saison.

Les climatiseurs de grande puissance (entre 19 kW et 223 kW de capacité de refroidissement) doivent respecter de nouvelles exigences minimales selon leur configuration :


SEPTEMBRE 2026

Tableau 1 – Climatiseurs de grande puissance Capacité de refroidissement

≥ 19 kW et < 40 kW

≥ 40 kW et < 70 kW

≥ 70 kW et < 223 kW

IEER depuis le 1er janvier 2026

Hausse (%)

Configuration

EER

IEER avant 2026

Sans ou avec chauffage électrique seulement

≥ 11,2

≥ 12,9

≥ 14,8

14,7 %

Avec unité de chauffage autre qu’électrique

≥ 11

≥ 12,7

≥ 14,6

15 %

Sans ou avec chauffage électrique seulement

≥ 11

≥ 12,4

≥ 14,2

14,5 %

Avec unité de chauffage autre qu’électrique

≥ 10,8

≥ 12,2

≥ 14

14,8 %

Sans ou avec chauffage électrique seulement

≥ 10

≥ 11,6

≥ 13,2

13,8 %

Avec unité de chauffage autre qu’électrique

≥ 9,8

≥ 11,4

≥ 13

14 %

«

L’IEER offre un portrait plus représentatif de la consommation d’énergie sur l’ensemble d’une saison.

»

Pour les thermopompes air-air de grande puissance dans les mêmes plages de capacité, les valeurs sont légèrement différentes. Les appareils doivent satisfaire à des exigences en mode refroidissement (IEER) et en mode chauffage (COP) :

Tableau 2 – Thermopompes air-air de grande puissance Avant le 1er janvier 2026 Capacité de refroidissement

≥ 19 kW et < 40 kW

≥ 40 kW et < 70 kW

≥ 70 kW et < 223 kW

Depuis le 1er janvier 2026

IEER exigé

COP chauffage (8,3 °C) 2

COP chauffage (− 8,3 °C) 2

IEER exigé

COP chauffage (8,3 °C) 2

Hausse COP IEER (%) chauffage 2 (−8,3 °C)

≥ 11

≥ 12,2

≥ 3,3

≥ 2,25

≥ 14,1

≥ 3,4

≥ 2,25

15,6 %

Avec unité de chauffage autre qu’électrique

≥ 10,8

≥ 12

≥ 3,3

≥ 2,25

≥ 13,9

≥ 3,4

≥ 2,25

15,8 %

Sans ou avec chauffage électrique seulement

≥ 10,6

≥ 11,6

≥ 3,2

≥ 2,05

≥ 13,5

≥ 3,3

≥ 2,05

16,4 %

Avec unité de chauffage autre qu’électrique

≥ 10,4

≥ 11,4

≥ 3,2

≥ 2,05

≥ 13,3

≥ 3,3

≥ 2,05

16,7 %

Sans ou avec chauffage électrique seulement

≥ 9,5

≥ 10,6

≥ 3,2

≥ 2,05

≥ 12,5

≥ 3,2

≥ 2,05

17,9 %

Avec unité de chauffage autre qu’électrique

≥ 9,3

≥ 10,4

≥ 3,2

≥ 2,05

≥ 12,3

≥ 3,2

≥ 2,05

18,3 %

Configuration

EER

Sans ou avec chauffage électrique seulement

15


EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE Ces hausses d’environ 15 % favorisent les équipements à vitesse variable, lesquels offrent de meilleures performances à charge partielle.

Les thermopompes centrales bibloc doivent maintenant être adaptées au froid canadien

Pour les thermopompes centrales bibloc (applications résidentielles et commerciales légères), la modifica­ tion 18 renforce les exigences d’essai obligatoires : 1. L’essai H4 à très basse température est requis. Les essais de performance doivent désormais être effectués jusqu’à -15 °C (5 °F), parfois à des températures plus froides, afin de refléter les conditions hivernales canadiennes. Elle force les fabricants à déclarer les performances réelles en conditions nordiques. 2. Les données de performance doivent désormais être déclarées pour la région climatique V et selon un COP2. Aux États-Unis, la région climatique IV constitue la référence. Au Canada, c’est la région V – la plus froide – qui sert de référence. Depuis le 1er janvier 2026, le COP2 remplace le COP. Le COP2 corres­pond au coeffi­cient de performance en chauffage mesuré selon une méthode d’essai révisée et plus représentative des conditions normales d’exploitation. À perfor­ mance égale, un appareil présente un COP2 inférieur au COP. Par consé­ quent, à valeur numérique égale, l’exigence relative au COP2 est plus contraignante. Pour les concep­teurs qui effectuent des calculs de charge ou des modéli­sa­tions éner­gétiques, les nouvelles valeurs déclarées peuvent mener à des résul­tats d’analyse différents. Les devis doivent préciser s’ils reposent sur le COP2 ou le COP, faute de quoi des erreurs impor­tantes peuvent survenir. Pour donner un ordre de grandeur, un appareil pourrait présenter un COP de 6 et un COP2 de 5 à 5,5.

Par ailleurs, les nouvelles exigences des thermopompes centrales biblocs tripha­ sées 3 (autres qu’à espace restreint ou à grand débit) sont : • SEER2 ≥ 14,3 (en refroidissement) • COP2 région V ≥ 6,0 à 8,3 °C Le remplacement du SEER par le SEER2 (seasonal energy efficiency ratio 2 ou taux de rendement énergé­ tique saison­nier 2) mérite également une attention particulière.

La nouvelle méthode d’essai utilise une pression statique externe plus élevée dans les conduits (0,5 po c.e. comparativement à 0,1 po c.e.) pour mieux refléter les conditions réelles d’exploitation. Par conséquent, les valeurs SEER2 d’un équipement sont généralement moins élevées que celles du SEER, sans que la performance soit moindre pour autant. Un appareil qui présente un SEER de 16 16

peut afficher un SEER2 de 14,3. Il ne s’agit pas d’une baisse de performance : la méthode d’essai est simplement plus représentative des conditions réelles d’exploitation. Cette nuance est essentielle pour éviter des comparaisons erronées.

Incidences pour les spécialistes du CVCA Pour les concepteurs L’adoption de nouvelles métriques (IEER, SEER2, UEF) exige la mise à jour des gabarits de spécifications et des données sur les équipements. L’utilisa­ tion en parallèle de valeurs EER et IEER ou SEER et SEER2 faussera l’analyse. Les logiciels de modélisation énergé­ tique devront être actualisés pour inclure les nouvelles courbes de performance à charge partielle et les données de la région climatique V pour les thermopompes. Pour les estimateurs Les équipements conformes aux nouvelles exigences minimales d’IEER coûtent généralement plus cher que leurs équivalents à rendement standard. Les budgets établis selon l’historique


VÉRIFIEZ AVANT DE PLONGER

Lors de travaux dans une tranchée ou une excavation, l’étançonnement constitue le meilleur moyen d’éviter un effondrement.

La prévention, c’est l’affaire de tous! 514 382-2668 ou 1 800 465-2668


EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE des prix des équipements à compres­ seur sans variateur de fréquence (inverter), qui régule la vitesse du moteur électrique, ne reflètent plus les coûts du marché actuel. Les esti­mateurs doivent mettre à jour leurs référentiels de coûts et s’assurer que les équipe­ ments sélectionnés répondent aux exigences applicables quant à leur date de fabrication. Pour les entrepreneurs L’adoption des équipements à haute efficacité entraîne des changements sur le terrain : Z Thermopompes à très basse température : les unités certifiées pour les conditions nordiques (essai H4 réussi) peuvent nécessiter des socles surélevés pour éviter l’accu­ mulation de neige et de glace sous l’unité extérieure. Z Équipements à vitesse variable : les variateurs de fréquence intégrés peuvent générer des interférences électromagnétiques et nécessiter certaines précautions lors du câblage.

Quatre réflexes à adopter 1. Vérifier la date de fabrication, pas seulement le modèle. Un équipement en stock peut avoir été fabriqué avant l’échéance et satisfaire aux exigences applicables. Toutefois, avant de l’installer, vous devriez en informer votre client pour éviter qu’il se retrouve avec un appareil moins performant sur le plan écoéner­gétique sans avoir été mis au courant des nouvelles exigences de fabrication. 2. Comparer adéquatement les métriques. Les métriques ne sont plus les mêmes. Avant d’accepter ou de refuser un équipement sur la base de ses taux de rendement, assurez-vous que vous comparez des pommes avec des pommes.

3. Mettre à jour les spécifications et les devis types. Les sections des devis qui font référence à des normes ou à des valeurs minimales périmées exposent les projets à des nonconformités et à des problèmes.

touche­ront tous les chauffe-eau, peu importe la source d’énergie. Nous assisterons ainsi à une transition marquée vers les chauffe-eau à ther­ mopompe et à condensation. Nous en traiterons dans un prochain numéro.

4. Prévoir 2029 dès maintenant. Pour les projets dont la mise en service est prévue après mai 2029, il est judicieux de préférer dès maintenant des chauffe-eau domes­ tiques conformes aux exigences de la modification 18. Vous éviterez ainsi des révisions coûteuses et des conflits avec les clients.

Pour lire le Règlement : Gazette du Canada — DORS/2025-110 (bit.ly/REE2016-Modification18) et le comparer à l’ancienne version DORS/2016-311 : (bit.ly/REE2016).

Et les chauffe-eau...

La modification 18 a également une incidence sur la fabrication et l’impor­ tation des chauffe-eau à réservoir et des chauffe-eau instantanés. La date de l’entrée en vigueur est prévue le 6 mai 2029. Les nouvelles exigences 18

NOTES 1

a modification 18 touche aussi aux débits des L robinets (éviers, lavabos et douches). L’encadré à droite porte sur ce sujet.

2

e coefficient de performance de chauffage (COP) L est basé sur ces températures de l’air entrant dans l’échangeur extérieur.

3

oir les changements concernant les autres V modèles au 1er janvier 2026 dans le Règlement : https://laws.justice.gc.ca/PDF/SOR-2016-311.pdf


SEPTEMBRE 2026

Nouveaux débits pour les robinets et les pommes de douche Depuis le 1er juillet 2026, de nouvelles exigences s’appliquent à la fabrication et à l’importation des robinets et des pommes de douche en vertu de la modification 18 du Règlement de 2016 sur l’efficacité énergétique. Elles abaissent les débits maximaux pour tous les produits fabriqués, importés ou vendus au Canada.

Débits maximaux des robinets et des pommes de douche (Règlement fédéral – modification 18, art. 803.3 et 803.7) Type d’appareil

Usage

Débit maximal autorisé

Robinet de lavabo

Privé (résidentiel)

≤ 4,7 L/min

Robinet de lavabo

Public (école, commerce, etc.)

≤ 2 L/min

Robinet de cuisine

Résidentiel standard

≤ 7 L/min (≤ 8,5 L/min temporaire)

Robinet doseur

Tous usages

≤ 0,95 L par cycle

Pomme de douche

Une buse

≤ 7 L/min

Pomme de douche

Plusieurs buses

Comparaison des débits maximaux exigés au 1er juillet 2026

≤ 7 L/min (total)

Cette réglementation s’applique à la fabrication et à l’importation de ces produits, et non à leur installation. Ainsi, au Québec, les entrepreneurs en plomberie pourront continuer d’installer des appareils conformes aux exigences actuelles du chapitre III, Plomberie, du Code de construction du Québec. Nous avons préparé un tableau comparatif des nouvelles exigences de fabrication/importation du Règlement fédéral en vigueur depuis le 1er juillet 2026 par rapport aux exigences d’installation du chapitre III, Plomberie, du Code de construction du Québec 2020, actuellement en vigueur.

Appareil

Nouveau règlement fédéral

Chapitre III, Plomberie (installation actuelle)

Lavabo (usage privé)

≥ 4,7 L/min

5,7 L/min

Lavabo (usage public)

≥ 2 L/min

1,9 L/min*

Cuisine résidentielle

≥ 7 L/min (8,5 L/min temporaire)

8,3 L/min

Pommes de douche

≥ 7 L/min total

7,6 L/min

* Le débit maximal de ce robinet est déjà plus contraignant à l’installation dans le chapitre III, Plomberie, du Code de construction du Québec 2020 que les nouvelles exigences de fabrication du Règlement fédéral.

Toutefois, cette distinction aura des effets concrets sur le terrain. En pratique, les modèles proposés sur le marché évolueront progressivement vers des appareils qui respectent les nouveaux débits réduits du Règlement fédéral, ce qui influencera le choix des équipements, le rendement des installations et les attentes des clients. Les entrepreneurs sont donc invités à amorcer cette transition, qui s’opérera d’abord par le marché avant toute mise à jour du Code de construction du Québec.

19


QUESTION-RÉPONSE

Nouvelles exigences liées à l’évacuation du radon

Doit-on installer une colonne passive dans les maisons unifamiliales? par Olivier Comte, T.P., conseiller technique à la CMMTQ, et Émilie Canuel-Langlois, T.P., directrice du Service technique de la CMMTQ

Un entrepreneur doit installer un système d’atténuation du radon dans des maisons unifamiliales neuves à Boucherville. Il se demande si une tuyauterie sous dalle munie d’un bouchon hermétique suffit ou s’il doit plutôt installer un système passif complet comprenant une colonne d’extraction qui se prolonge jusqu’au-dessus du toit. Que prévoit la réglementation? RÉPONSE La réponse dépend d’abord de la priorité du client : souhaite-t-il offrir le plus haut niveau de sécurité possible aux futurs résidents ou privilégie-t-il le coût global du projet et la conformité aux exigences réglementaires minimales en vigueur dans la municipalité?

Cependant, l’article 1.04 du chapitre I, Bâtiment, soustrait à son application certains bâtiments1, notamment les bâtiments d’usage commercial, d’affaires, de réunion, les bâtiments agricoles, industriels, etc. En ce qui concerne les bâtiments d’usage « habitations », l’article 1.04 3 f) prévoit une exemption lorsqu’ils répondent aux caractéristiques suivantes :

Les petits bâtiments : enjeux de la réglementation Les exigences d’atténuation du radon dans les petits bâtiments de la partie 9, en particulier ceux du groupe C « habitations », ont évolué dans les éditions 2010, 2015 et 2020 du chapitre I, Bâtiment, du Code de construction du Québec (CCQ).

1.04 Est exempté de l’application du présent chapitre tout bâtiment, autre qu’une résidence privée pour aînés, qui abrite uniquement un des usages principaux suivants : 3° une habitation qui constitue : […] f) un immeuble utilisé comme logement répondant à l’une des caractéristiques suivantes : i. il a au plus 2 étages de hauteur de bâtiment; ii. il comporte au plus 8 logements;

Ces exigences visent les bâtiments : « d’une hauteur d’au plus 3 étages, d’une aire d’au plus 600 m² et qui abritent des usages principaux : a) du groupe B, division 4, établissements de soins de type résidentiel; b) du groupe C, habitations; c) du groupe D, établissements d’affaires; d) du groupe E, établissements commerciaux; ou e) du groupe F, divisions 2 et 3, établissements industriels à risques moyens et établissements industriels à risques faibles. »

Par exemple, une maison unifamiliale ou un duplex est soustrait à l’application provinciale du chapitre I, Bâtiment, du CCQ. Il faut alors s’en consulter la réglementation municipale applicable. Or, la plupart des municipalités renvoient à une édition ou une autre du Code national du 20


SEPTEMBRE 2026

bâtiment (ou à sa version amendée2 pour le Québec) pour construire de petits bâtiments sur leur territoire.

« Article 29

Le chapitre I (Bâtiment) du Code de construction constitué du Code national du bâtiment – Canada 2010 (CNRC 53301F) publié le 29 novembre 2010 par la Commission canadienne des codes du bâtiment et de prévention des incendies du Conseil national de recherches du Canada, ainsi que toutes modifications ultérieures pouvant être publiées par cet organisme, tel que modifié pour le Québec par le décret no 347-2015 du 15 avril 2015 (CCQ), s’applique sur l’ensemble du territoire, et ce, sous réserve des modifications qui suivent. »

C’est à cette étape que la situation se complique pour l’entrepreneur, car toutes les municipalités ne réfèrent malheureusement pas à la même édition de ce Code. Par conséquent, les exigences peuvent différer selon l’édition. Le gouvernement du Québec souhaite procéder, de manière progressive, à l’harmonisation des normes applicables à la construction et à la sécurité des bâti­ments, ainsi qu’à la mise en place d’une réglementation commune à tout le Québec. D’ici là, les entrepreneurs doivent encore jongler entre les différents règlements municipaux.

Exemple d’une maison unifamiliale en construction à Boucherville

L’entrepreneur doit donc minimalement se conformer aux exigences d’atténuation du radon prévues à l’édition 2010 du chapitre I, Bâtiment, du CCQ applicable à Boucherville.

L’entrepreneur qui pose la question qui fait l’objet de cette chronique effectue des travaux à Boucherville. Il est respon­ sable de l’installation des systèmes d’atténuation du radon dans des maisons unifamiliales.

L’édition 2010 mentionnait très succinctement la protection contre le radon. Les exigences ciblaient précisément les zones reconnues à risque, et ce, même si Santé Canada recommandait déjà à l’époque que ces mesures soient obligatoires sur l’ensemble du territoire québécois.

Comme nous l’avons vu précédemment, une maison unifa­ miliale n’est pas visée par le chapitre I, Bâtiment, du CCQ puisqu’elle fait partie des exemptions prévues à l’article 1.04. L’entrepreneur doit donc consulter la réglementation municipale pour déterminer le code et l’édition applicables.

Publiée par Santé Canada en 2012, l’Enquête pancanadienne sur les concentrations de radon dans les habitations démontrait que le radon ne connaît pas de frontières et qu’il est présent pratiquement partout.

Au moment de publier le présent article, le Règlement numéro 2018-293 – Règlement de construction de Boucherville s’applique à l’édification, au déplacement, à la réparation, à la transformation, à l’agrandissement ou à l’ajout d’un bâtiment sur l’ensemble du territoire municipal. L’article 29 prévoit :

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21


QUESTION-RÉPONSE Ainsi, dans l’édition 2015 du Code, la notion de zones reconnues à risque a été supprimée. Désormais, cette exigence vise uniquement les endroits où il est reconnu que les émanations de gaz souterrains constituent un danger pour la salubrité et la sécurité des bâtiments. Les mesures de protection ont été rendues obligatoires dans tous les nouveaux bâtiments. Dans cette situation, que fait l’entrepreneur qui doit respecter les exigences de l’édition 2010 du Code, applicables dans les « zones reconnues où le radon constitue un danger »? Strictement en matière de conformité, il pourrait appliquer les exigences minimales édictées dans l’édition 2010 et évaluer si ces maisons de Boucherville sont situées dans une zone à risque. Autre importante distinction entre les différentes éditions du Code : en 2010, le seuil maximal de concentration de radon à considérer était alors à 800 becquerels par mètre cube (Bq/m3), et ce, même si Santé Canada et le reste des provinces canadiennes applique un maximum de 200 Bq/m3! Réduire le seuil à 200 Bq/m3 constitue une autre modification apportée à l’édition 2015 du Code, mais elle n’est applicable au Québec que depuis 2022 seulement!

chapitre I, Bâtiment, du CCQ, soit l’édition 2020. Celle-ci exige non seulement l’étanchéification complète de tout composant en contact avec le sol, mais également l’installation d’un système complet d’évacuation du radon au moyen d’une colonne passive prévue à cet effet, de la sous-dalle jusqu’à une sortie au-dessus du toit.

Même si la réglementation municipale de Boucherville indique de réaliser des travaux selon l’édition 2010 du Code, il est illogique, et même dangereux, de tester les émanations de radon à des concentrations de 800 Bq/m3. Le seuil de 200 Bq/m3 est, selon nous, le maximum acceptable au vu des dangers que présente le radon. Notons par ailleurs que l’Organisation mondiale de la santé prône un seuil de 100 Bq/m3!

Conclusion et réflexion importante

Bien que la réglementation municipale permette de se référer à une édition antérieure du Code, la sécurité des occupants doit toujours prévaloir. Les risques d’exposition au radon sont démontrés et quantifiables. Le radon est responsable de plus de 1000 décès par cancer du poumon chaque année au Québec. L’entrepreneur a aussi le devoir d’informer son client. Avant le début des travaux, les risques liés à l’infiltration de radon doivent être abordés, de même que la différence entre les exigences minimales et celles qui assurent une meilleure protection des occupants. Quand le dilemme oppose les coûts et la santé-sécurité, cette dernière variable doit toujours primer.

En conclusion, l’entrepreneur a deux options. Il doit consulter son client pour trouver la solution appropriée : • Option 1 : le minimum réglementaire exigé Le Règlement de Boucherville indique la mise en application de l’édition 2010 du chapitre I, Bâtiment, du CCQ. L’entrepre­ neur peut d’abord évaluer si les maisons à construire sont situées dans une zone à risque (la concentration de radon excède les 200 Bq/m3). Si tel est le cas, il doit procéder à l’étanchéification complète de tout composant en contact avec le sol et installer une conduite « en attente » pour extraire le radon. Ce sont les exigences minimales de cette édition du Code.

NOTES

• Option 2 : la sécurité des occupants avant tout L’entrepreneur peut dire au client qu’après le Code 2010, les exigences ont été renforcées et que la meilleure manière de protéger les occupants contre les dangers du radon est de satisfaire aux exigences de la plus récente édition du 22

1

our alléger le texte, la liste complète des bâtiments exclus n’est pas énumérée. P Consultez l’article 1.04 du Code de construction du Québec (chapitre B-1.1, r. 2) pour connaître les bâtiments visés (en plus des bâtiments « résidentiels » expliqués dans ce paragraphe) par l’exclusion d’application du chapitre I, Bâtiment, du CCQ.

2

u Québec, le Code national du bâtiment comporte les modifications propres A à la province. Il devient alors le chapitre I, Bâtiment, du Code de construction du Québec.

3

i, malgré l’application des mesures décrites précédemment, la concentration S de radon dépasse le seuil établi par Santé Canada (200 Bq/m3), la colonne de dépressurisation passive peut être convertie en un système actif par l’installation d’un ventilateur de DAS.


SEPTEMBRE 2026

Exigences d’atténuation du radon renforcées dans l’édition 2020 du chapitre I, Bâtiment, du CCQ Bâtiments visés par la partie 9 du Code Il est maintenant obligatoire d’installer un système de captation du radon sous-dalle avec colonne passive jusqu’au toit. De plus, les exigences suivantes ont été ajoutées :

La Régie du bâtiment du Québec a publié un schéma qui résume certaines exigences pour les bâtiments visés par la partie 9 : Grille de protection conforme à l'article 9.13.4.4. 7) à la sortie de la colonne

Z Le comble ou un vide sous toit non climatisé qui accueille la colonne verticale doit comporter un espace cylin­ drique permettant l’installation future d’un ventilateur de dépres­surisation active du sol (DAS) 3. De plus, bien qu’une exigence de calorifugeage soit déjà prévue dans l’édition 2015 du Code, l’édition 2020 précise les exigences mini­males de facteur R selon la longueur installée dans le comble.

Dégagement vertical minimal conforme à l'article 9.13.4.4. 1)c)

Partie isolée de la colonne dans un espace non climatisé conforme à l'article 9.13.4.4. 5)

Étiquetage conforme à l'article 9.13.4.3. 3)b)iv)

Z Déviation horizontale limitée à 3,6 m (pente d’au moins 1:50) sur chaque étage dans le cas où il n’est pas possible d’installer la colonne complètement à la verticale.

Scellage approprié aux endroits de la pénétration (au niveau de la membrane et au niveau de la dalle) conformément au Code

Z La colonne passive doit se trouver à plus de 43 mm des cloisons/murs creux, sinon elle doit être protégée contre les dommages physiques et les perforations par des plaques ou des manchons en acier d’au moins 1,59 mm d’épaisseur aux intersections des solives, des poteaux, des sablières et des autres éléments d’ossature.

Grille de protection sous le centre de la dalle ou près de celui-ci conforme aux articles 9.13.4.3. 3)b)i) et ii)

Membrane et mur de fondation étanchéisés conformément au Code

Z Le tableau Dégagement minimal pour les sorties de colonnes verticales d’évacuation passive du radon sur le toit a été ajouté, et n’est plus seulement une référence à la norme Mesures d’atténuation du radon dans les maisons et petits bâtiments neufs (CAN/CGSB-149.11). Ces dégagements constituent désormais des exigences minimales.

Protection contre l'infiltration d'air et de gaz souterrains + une couche perméable aux gaz, le tout conforme à l'article 9.13.4.

Dans un bâtiment existant

La norme Mesures d’atténuation du radon dans les maisons et petits bâtiments existants (CAN/CGSB-149.12-2017) explique plusieurs méthodes éprouvées afin d’installer un système de captation dans diverses situations. Cependant, il faut s’assurer que les méthodes choisies ne sont pas contradictoires aux exigences du chapitre I, Bâtiment, en vigueur.

Z Exigence de protection de l’ouverture supérieure de la colonne par un treillis en acier inoxydable ou par un système de produits et de raccords ayant une perfor­ mance équivalente en ce qui concerne le débit d’air et la résistance à la corrosion.

Rappel

Les exigences concernant le radon de certaines municipalités sont plus sévères que celles du chapitre I, Bâtiment, du CCQ. Il est important de se renseigner avant de débuter des travaux.

23


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DAr – Certification — Vérificateur de dispositifs antirefoulement (formation et examens) Montréal Du mercredi 16 au vendredi 18 septembre, et du lundi 21 au mardi 22 septembre, de 7 h 30 à 16 h 30 Du jeudi 8 au vendredi 9 octobre, et du mardi 13 au jeudi 15 octobre, de 7 h 30 à 16 h 30 Du lundi 9 au vendredi 13 novembre, de 7 h 30 à 16 h 30

DAr - Recertification - Vérificateur de dispositifs antirefoulement (reprise d’examen seulement) Montréal Vendredi 25 septembre, de 12 h 30 à 14 h 30 Vendredi 20 novembre, de 12 h 30 à 14 h 30 Mardi 1er décembre, de 12 h 30 à 14 h 30

Québec Du lundi 19 au vendredi 23 octobre, de 7 h 30 à 16 h 30 Du lundi 9 au vendredi 13 novembre, de 7 h 30 à 16 h 30 Du lundi 30 novembre au vendredi 4 décembre, de 7 h 30 à 16 h 30

Québec Vendredi 9 octobre, de 12 h 30 à 14 h 30 Jeudi 10 décembre, de 12 h 30 à 14 h 30

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CALENDRIER

INFO-PRODUITS AkiSens 844 333-7018 akisens.com

Moneris 833 310-6606 moneris.com

Compétences Construction 888 902-2222 competencesconstruction.com

Novoclimat transitionenergetique. gouv.qc.ca/residentiel/ programmes/novoclimatprofessionnels-construction

Enertrak 800 896-0797 enertrak.com

9 septembre 2026

Groupe BIM du Québec

Victaulic Canada 514 337-3500 victaulic.com

Groupe Master 514 277-7021 master.ca

Soirée réseautage de la rentrée 2026 Héritaj, Montréal bimquebec.org 10 au 12 septembre 2026

CMMTQ

Congrès annuel Fairmont Tremblant cmmtq.org 12 septembre 2026

CMMTQ

Assemblée générale annuelle Fairmont Tremblant cmmtq.org 13 au 17 septembre 2026

IAPMO

Congrès annuel Universal City, Californie iapmo.org

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La CMMTQ souligne l’anniversaire de ses membres. Félicitations! 25 ANS Plomberie Saracino inc.

Plomberie François Nadeau inc.

Thermo-Stat inc.

Plomberie N.G.S. inc.

9099-1530 Québec inc. f.a. Plomberie J.C.

Chauffage L.P.G. inc.

Saint-Mathieu-de-Beloeil

Montréal-Nord

Laval

Blainville

Institut canadien de plomberie et de chauffage (ICPC) et Conseil canadien de l’hydronique (CCH) Conférence canadienne sur l’hydronique Sheraton Airport Hotel, Vancouver ciph.com/page/ canadian_hydronics_conference

L’Île-Perrot

Sainte-Marthe-sur-le-Lac

50 ANS

Soteck inc.

La plomberie et le chauffage Décarie ltée

Victoriaville

Pégase construction inc.

Montréal

Montréal

CCQ_Pub F&C devient CC_7_125x2_36.pdf

24 et 25 septembre 2026

1

21/04/2026

29 et 30 septembre 2026

Grand Batimatech

Palais des congrès de Montréal batimatech.com

13:10

FIERS ET COMPÉTENTS DEVIENT...

Nouveau nom. Même fierté. 25


BIENVENUE AUX NOUVEAUX MEMBRES du 24 avril au 26 juin 2026 Plomberie Aquanex inc. 133, 44e Avenue Saint-Eustache, J7P 3E8 514 995-4925

BoréAIR inc. 104, Michel-du Gué Varennes, J3X 1H5 438 378-5796

Ventilation JPA inc. 335, du Champart Varennes, J3X 2J5 514 608-6338

Gestion OCJ inc. 22, 1re Avenue Pickering Lavaltrie, J5T 3H9 514 707-8041

Plomberie BK inc. 335, boul. Deguire, app. 514 Montréal, H4N 1P7 514 346-7207

Plomberie Charles Phaneuf inc. 1895, ch. de la Marina Weedon, J0B 3J0 819 620-6797

Plomberie Nero inc. 511, Chartrand Terrebonne, J6W 2L8 514 475-5346

9562-6172 Québec inc. 4226, Fafard Terrebonne, J6V 1E7 514 583-3899

Construction Aqua-Tek inc. 9090, de Belmont Montréal, H1P 2W5 514 927-4432

9558-9883 Québec inc. 1312, 10e Rang Est Granby, J2J 0P6 579 420-2691

17623216 Canada inc. 37, ch. de la Moisson Val-des-Monts, J8N 0K5 819 351-3818

Plomberie C.L. et fils inc. 966, 12e Avenue Saint-Lin-Laurentides, J5M 2W4 514 561-6338

Climatisation Bélisle inc. 14 815, du Froment Mirabel, J7N 2J7 514 458-7030

Construction Jeanlain inc. 2360, rte du Port Nicolet, J3T 1P6 819 697-7077

Plomberie C. Martel inc. 1338A, rang Notre-Dame Saint-Raymond, G3L 1N5 418 455-1236

Plomberie D. Langevin inc. 160, Martel Maniwaki, J8E 2R6 819 449-0778

Groupe EPCO inc. 1031, de Martigny Ouest Saint-Jérôme, J5L 1J2 450 820-3222

9106-9450 Québec inc. 1240, de Châtillon Laval, H7K 3S7 514 444-5344

NPO expertise inc. 653, des Prés Saint-Lin-Laurentides, J5M 2P7 514 268-5658

Shadi inc. 134, av. Fieldfare Beaconsfield, H9W 4X4 438 337-5495

9548-8144 Québec inc. 215, Saint-André Laval, H7G 2Z6 514 449-6331

2420-0495 Québec inc. 6, boul. de l’Anse Roberval, G8H 1Y9 418 275-3949

9397-7965 Québec inc. 720, Saint-Jacques, app. 2807 Montréal, H3C 1A1 450 806-5664

9555-9548 Québec inc. 15, Proulx Saint-Camille, J0A 1G0

Modern Niagara building services inc. 8125, Highway 50 Vaughan, Ont., L4H 4S6 613 591-7505

Yevjenko Yegor 3850, boul. Saint-Elzéar Ouest, app. 1501 Laval, H7P 0L4 438 876-4048

Kare plomberie inc. 3051, Saint-Charles Montréal, H4R 1B5 514 655-4733 Polygarage inc. 1565, Cherrier Sainte-Catherine, J5C 1E5 514 591-4048

9254-8130 Québec inc. 174, Saint-Édouard Sainte-Anne-des-Plaines, J5N 3V6 514 269-4775 9549-5883 Québec inc. 2102, Darveau Laval, H7T 2M4 514 573-1737

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9347-8816 Québec inc. 3080, rte de l’Aéroport Québec, G3K 1B4 418 576-2802 Plomberie Fabrice & frères inc. 11 315, boul. de la Colline Québec, G2A 2C9 9556-0876 Québec inc. 2373, de l’Hortensia, app. 303 Terrebonne, J7M 2E4 514 346-2012


SEPTEMBRE 2026

9534-6847 Québec inc. 1836, 13e Avenue Pointe-aux-Trembles, H1B 3X6 514 700-7100

Gestion Guy Bourgon inc. 7, Laurin Sainte-Thérèse, J7E 1B8 514 833-4228

9562-6651 Québec inc. 120, Doris Saint-Colomban, J5K 1T9 514 910-4805

Plomberie Pipemasters inc. 9064, Massé Montréal, H1R 3K1 438 379-2352

9378-1391 Québec inc. 4160, Seré Montréal, H4T 1A6 450 373-5342

Chauffage Mécatherm inc. 205, Joseph-M.-Parent Notre-Dame-des-Prairies, J6E 0S1 450 756-8647

Plomberie ALC inc. 155, de la Berge Grenville-sur-la-Rouge, J0V 1B0 514 893-1256

Plomberie Quantum inc. 3145, de Séoul Terrebonne, J6X 4R4 514 962-6433

9561-6611 Québec inc. 5, Labrecque Trois-Rivières, G8T 8M4 819 944-1442

9550-4296 Québec inc. 6855, 26e Avenue Montréal, H1T 3L1 438 923-6836

Axiome réfrigération inc. 1584, Wood Mascouche, J7L 1P2 514 977-3730

Entrepreneur Dufduff inc. 6896, Bilberry Orléans, Ont., K1C 3R5 343 987-5254

Plomberie Tech Réno inc. 134, 6e Avenue L’Islet, G0R 2C0 581 888-9419

EXO énergie inc. 1250, av. de la Station Shawinigan, G9N 1W8 819 995-1651

9562-5927 Québec inc. 2101-628, Saint-Jacques Montréal, H3C 0Z1 450 806-5664

Réfrigération C.P. inc. 14 597, des Bouleaux Mirabel, J7N 2E7 438 880-0609

Le Plombier 2.0 inc. 461, Saint-Pierre Saint-Dominique, J0H 1L0 450 793-2020

9335-7259 Québec inc. 2948, place Favreau Montréal, H4M 2Y8 514 386-9168

Gestion immobilière Liatoine inc. 1054, de la Manouane Terrebonne, J6W 5H2 514 622-7611

9552-1084 Québec inc. 5603, av. Wolseley Côte-Saint-Luc, H4W 2L4 438 501-7302

Amimac (2002) ltée 3499, de l’Énergie Saguenay, G7X 0C1 418 812-8766

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Revue IMB | vol 41, n° 7 | Septembre 2026 by CMMTQ - Issuu