Stratégies d’efficacité énergétique et de décarbonation
Comment distinguer les usages autorisés par le chapitre III, Plomberie, de l’eau non-potable et l’eau de pluie récupérée?

Le bâtiment intelligent : un incontournable du développement
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Stratégies d’efficacité énergétique et de décarbonation
Comment distinguer les usages autorisés par le chapitre III, Plomberie, de l’eau non-potable et l’eau de pluie récupérée?

Le bâtiment intelligent : un incontournable du développement
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Dépôt légal – 2026
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
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Publiée 10 fois par année
Tirage régulier : 7700
Tirage du Répertoire : 3100 Répertoriée dans
Comité exécutif
Président : Jean Turgeon
Vice-présidente : Jennifer Hamel
Secrétaire-trésorier : Jérémie Côté
Conseil d’administration
Denis Beauchamp Alain Beaudoin
Maxime Blondin-Massé David Bouchard
Matthieu Carbonneau Jérémie Côté
Vanessa Courchesne Pascal Dumais
Jennifer Hamel Silvain Patry
Mario Pitre Danny Potvin
Brian Roussel Jean Turgeon
Poste-publications, convention n o 40006319
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Efficacité énergétique
Le bâtiment intelligent : un incontournable du développement durable
Mot du président
L’entrepreneur en mécanique du bâtiment : un acteur clé en efficacité énergétique
Contrôles, thermostats
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Des stratégies d’efficacité énergétique et de décarbonation ancrées dans leur contexte global
Développement durable
Comment convaincre les grands acteurs de l’industrie de construire de façon durable?
Gaz
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Entrée en vigueur de nouvelles modifications au chapitre II, Gaz, du Code de construction du Québec
Question-réponse
Comment distinguer les usages autorisés par le chapitre III, Plomberie, de l’eau non-potable et l’eau de pluie récupérée?



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Jean Turgeon, président de la CMMTQ
Alors que les exigences environnementales se multiplient et que les technologies évoluent à grande vitesse, le rôle de l’entrepreneur en mécanique du bâtiment se transforme. Grâce à son expertise, il oriente les projets vers des solutions plus efficaces sur le plan énergétique et plus responsables sur le plan environnemental. Il devient un acteur clé de l’efficacité énergétique et du développement durable.
Les bâtiments sont responsables d’une part importante de la consommation énergétique et des émissions de gaz à effet de serre.
Chauffage, climatisation, ventilation, production d’eau chaude et gestion de l’énergie sont autant d’éléments qui influent sur la consommation énergétique d’un immeuble. Ainsi, par ses choix d’équipements, ses méthodes d’installation et sa capacité d’optimisation des systèmes, l’entrepreneur en mécanique du bâtiment contribue à réduire l’empreinte environnementale des immeubles.
Convaincre les clients
L’entrepreneur doit donc maîtriser les innovations technologiques et être capable de proposer des solutions qui allient performance, durabilité et rentabilité. Thermopompes à haute efficacité, géothermie, aérothermie, récupération de chaleur, automatisation intelligente : ces technologies ne sont efficaces que si elles sont adéquatement intégrées.
Cela dit, la réussite des projets durables ne repose pas uniquement sur la performance technique. En effet, ces projets souffrent d’un préjugé tenace : « C’est cher! » C’est précisément sur ce point que l’entrepreneur en mécanique du bâtiment doit intervenir pour convaincre ses clients de la pertinence financière des solutions proposées. Il peut leur présenter, chiffres à l’appui, un argumentaire clair et convaincant. À cet égard, il devient un partenaire capable de démontrer la viabilité financière d’un tel projet.
Réaliser des économies
Au-delà des coûts, l’entrepreneur doit notamment expliquer clairement les économies d’énergie anticipées, le rendement de l’investissement et les bénéfices à long terme associés à des systèmes plus performants. Bien que certaines technologies écoénergétiques nécessitent un investissement initial plus élevé, elles permettent de réduire les coûts d’exploitation au fil du temps. Une analyse rigoureuse du cycle de vie des équipements permet ainsi de démontrer qu’ils ne représentent pas seulement un choix environnemental, mais également un choix économique judicieux.

Les programmes de subventions jouent également un rôle important dans cette équation. L’entrepreneur peut accompagner ses clients dans la recherche de ces programmes et dans l’évaluation de leurs retombées financières. En les intégrant dans l’analyse financière, il devient plus facile d’en établir la rentabilité.
Pour ce faire, l’entrepreneur peut s’entourer de partenaires externes. Des entreprises en économie d’énergie, par exemple, peuvent accompagner ceux qui en ont besoin.
Créer de la valeur
En plus des économies d’énergie, les projets durables contribuent à créer de la valeur. Un immeuble performant est plus attrayant pour les locataires, plus résilient face à la hausse des coûts énergétiques et mieux positionné dans le marché. Dans cette perspective, l’entrepreneur peut aider ses clients à comprendre que l’efficacité énergétique constitue un véritable investissement. Après tout, les constructions de qualité constituent un actif pour toute la société.
Intervenir plus tôt dans le projet
Pour maximiser ces bénéfices, il est toutefois essentiel que l’entrepreneur en mécanique du
bâtiment soit impliqué dès les premières étapes du projet. Trop souvent, son intervention survient trop tard, une fois que les grandes décisions de conception ont déjà été prises. Pourtant, les projets axés sur le développement durable gagnent énormément à adopter une approche de conception intégrée, où tous les intervenants et les professionnels collaborent dès le départ. En participant aux discussions initiales, l’entrepreneur peut partager son expertise pratique, proposer des solutions réalistes et contribuer à optimiser les systèmes mécaniques dès la phase de conception. Cette collaboration précoce permet non seulement d’améliorer la performance du bâtiment, mais aussi d’éviter des modifications coûteuses pendant la réalisation du projet.
L’entrepreneur en mécanique du bâtiment ne se limite plus à installer des équipements. Il devient un partenaire clé de la transition énergétique, et contribue à démontrer qu’un projet durable peut être à la fois une responsabilité environnementale et une occasion d’affaires pour tous.



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Afin d’aider les propriétaires à adapter leur résidence aux change ments climatiques, Québec met en place une nouvelle branche du programme de subvention Rénoclimat.
Appelé Rénoclimat – Adaptation, ce volet offrira un soutien financier aux citoyens pour les aider à réaliser des travaux qui rendront leur maison mieux adaptée et plus résistante aux changements climatiques.
Membre de l’entreprise Oatey, l’entreprise familiale de robinetterie Bélanger célèbre ses 60 ans en 2026. Depuis 1966, l’entreprise fabrique des accessoires de cuisine et de salle de bains (robinets, systèmes de douche, remplisseurs de baignoire, composants de plomberie brute et vannes).

Pour souligner l’événement, l’entreprise a occupé un stand interactif au Salon CMPX qui a eu lieu à Toronto au mois de mars, et a dévoilé un robinet en édition limitée.

Des travaux comme l’installation de clapets antiretour ou des travaux de protection des fondations seront notamment admissibles. Jusqu’ici, les travaux couverts concernaient principalement l’isolation et le remplacement de
la rénovation résidentielle
Comme il l’annonçait lors du dépôt de son budget, le gouvernement provincial veut intensifier la lutte contre le travail au noir en ciblant la rénovation résidentielle.
Le comité ACCES construction a désormais le mandat d’aller dans les maisons où des rénovations sont en cours pour faire de la sensibilisation et s’assurer que le travail réalisé est assorti d’une facture.
La Commission de la construction du Québec, la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail, le Directeur des poursuites criminelles et pénales et Revenu Québec font partie de ce comité. Son budget avoisine les 100 millions $ et réussit à récupérer 600 millions $ par année.
portes et de fenêtres. La mise en œuvre de ce volet représente un investissement de 425 millions $ sur 5 ans. Les modalités seront communiquées ultérieurement.
Par ailleurs, le programme de subvention LogisVert d’HydroQuébec, qui subventionne l’installation de thermopompes et d’appareils électroménagers écoénergétiques, est bonifié de 158,9 millions $ sur 4 ans.
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Le programme d’activités de perfec tionnement a changé de nom. Pour ce faire, la Commission de la construc tion du Québec et les associations patronales et syndicales de l’indus trie se sont réunies le 2 avril dernier, à l’École professionnelle de Saint-Hyacinthe.
Ce tournant vise à rendre plus visible le Fonds de formation des salariés de l’industrie de la construction (FFSIC), lequel soutient le développement des compétences.
Le nom Compétences Construction incarne l’ambition de mieux repré senter la diversité des talents et de soutenir l’adoption de pratiques durables indispensables aux

transi tions technologique et environnementale.
L’objectif reste inchangé : offrir des activités de perfectionnement actuelles, pertinentes et variées, y compris bien sûr le service de formation aux entreprises, afin de soute nir durablement l’évolution de l’industrie et l’employabilité de la main-d’œuvre. Le contenu des formations, les critères d’admissibilité et les mesures incitatives demeurent aussi les mêmes. Toutes les formations déjà suivies demeurent reconnues. Toutefois, l’adresse du site Web a changé : competencesconstru ction.com

Le Bureau des soumissions déposées du Québec (BSDQ) annonce la nomination de Marc-André Messier à la présidence de l’organisme. Son mandat a débuté le 1er avril dernier.
Président de Messier Électrique inc. depuis 2004, MarcAndré se distingue par son leadership et sa connaissance approfondie des enjeux qui façonnent le secteur, ainsi que des activités du BSDQ. Membre du comité de gestion provincial du BSDQ depuis 2023, il a également occupé les fonctions de président de la section Outaouais de la Corporation des maîtres électriciens du Québec, et de secrétaire du comité exécutif provincial.
Le BSDQ tient à remercier le président sortant, Jean-Marc Lacroix, de sa précieuse contribution au rayonnement de l’organisation. Au cours de son mandat de trois ans, Jean-Marc a accompagné l’organisation avec rigueur et discer nement, favorisé la collaboration entre les acteurs de la cons truction et jeté les bases de la modernisation de la plateforme de transmission électronique des soumissions.
À l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, des représentants de Réseau Environnement et de la Fédération des municipalités du Québec ont invité les partis politiques du Québec à prioriser le financement des infrastructures municipales en eau dans leur programme en vue des prochaines élections provinciales.
Selon le PDG de Réseau Environnement, Mathieu Laneuville, le Québec n’est pas épargné par la faillite mondiale de l’eau relevée par l’Organisation des Nations unies. « Dix pour cent de la valeur de remplacement total des infrastructures en eau estimé à 200 milliards de dollars sont considérées comme à risque de défaillance élevée ou très élevée.
La somme investie actuellement au Québec couvre environ 40 % des frais liés à la gestion de l’eau. Nous sommes arrivés à un point de rupture ».
« On a bâti le Québec sur cette ressource précieuse qu’est notre «or bleu». Il est temps de la préserver. Plus qu’une simple question environnementale, le financement des services d’eau est maintenant devenu un enjeu de sécurité publique. » Il a notamment évoqué l’impossibilité de réaliser des dialyses si un hôpital manquait d’eau et les conséquences des cours d’eau pollués sur l’industrie de la pêche.
par Mihai Buzdugan, conseiller technique à la CMMTQ
Les tendances actuelles en urbanisme se manifestent par un nombre croissant de projets visant à réduire l’empreinte environnementale : quartiers durables, écoquartiers et requalification de milieux bâtis. La construction de bâtiments et d’infrastructures reposant sur des technologies et des matériaux durables est au cœur de ces initiatives.
Par sa conception, sa construction et son exploitation, un bâtiment vert ou durable vise à maintenir, voire à améliorer la qualité de l’environnement dans lequel il s’inscrit. Pour y parvenir, réduire la consommation d’énergie, d’eau et d’autres ressources est essentiel afin de limiter les besoins énergétiques, les émissions polluantes et le gaspillage en général.
Le secteur du bâtiment est à la croisée des chemins. Responsable d’environ 40 % de la consommation énergétique mondiale et de 36 % des émissions de gaz à effet de serre (GES), il constitue un levier à la fois majeur et complexe de la transition énergétique. Dans un monde caractérisé par une demande croissante en ressources, l’efficacité énergétique s’impose comme un principe fondamental pour relever les défis actuels.

la ville durable au bâtiment intelligent
Architecture durable
Le concept d’architecture durable met l’accent sur l’implantation du bâtiment et sur l’utilisation efficiente de l’énergie, afin de réduire les dépenses énergétiques évitables.
À mesure que la technologie progresse, elle transforme notre interaction avec les appareils et les dispositifs que nous utilisons. De plus en plus simples d’usage et conviviaux, ils sont connectés et enrichissent nos habitudes. Un bâtiment « intelligent » peut piloter, de façon intégrée, le chauffage, la ventilation, le conditionnement de l’air (CVCA), la qualité de l’air, la gestion de l’eau, l’éclairage, ainsi que les accès (portes et fenêtres) et la sécurité. Chez lui ou ailleurs, l’utilisateur peut gérer ces appareils à distance. D’où l’enjeu : les technologies doivent pouvoir fonctionner ensemble, être interopérables et interactives.
Tout commence dès la conception. Celle-ci doit s’aligner sur les caractéristiques du site. Avant de construire, le choix de l’emplacement et l’orientation du futur bâtiment peuvent générer des gains importants : on peut maximiser les apports solaires pour diminuer les besoins de chauffage et d’éclairage, placer certains éléments structuraux en fonction des vents dominants et des obstacles voisins, et optimiser la forme de l’enveloppe afin d’améliorer la performance énergétique. De même, une isolation adéquate, combinée à une bonne étanchéité à l’air, réduit au minimum les besoins de chauffage et de climatisation.

Enveloppe performante : isolation et carbone incorporé
L’étanchéité à l’air est un facteur déterminant pour réduire la charge énergétique des bâtiments. Il est désormais possible d’aller plus loin en diminuant les répercussions environnementales, notamment en privilégiant des matériaux performants, recyclés et obtenus localement afin de réduire l’empreinte carbone liée au transport.
Matériaux à faible répercussions environnementales
On privilégie, par exemple, les isolants à base de cellulose (issus du recyclage de journaux) plutôt que les mousses de type EPS (polystyrène expansé) ou XPS (polystyrène extrudé), dont l’agent de gonflement présente un fort potentiel de réchauffement de la planète.
Calculateurs performants
Gratuit, l’outil EC3 permet l’analyse comparative, l’évaluation et la réduction du carbone incorporé, en se concentrant sur les émissions initiales de la chaîne d’approvisionnement des matériaux de construction. Il aide également les propriétaires, les programmes de certification de bâtiments écologiques et les décideurs à exploiter les données de la chaîne d’approvisionnement afin d’établir des exigences en matière de déclarations environnementales de produits, dans le but de limiter et de réduire le carbone des matériaux d’un projet.
Le calculateur One Click LCA vise à décarboner la construction et la fabrication grâce à une analyse du cycle de vie automatisée et conviviale. Il permet de calculer et de réduire les répercussions environnementales des projets ainsi que celui des produits de construction et d’autres produits manufacturés. Il permet également aux fabricants de générer et de publier des déclarations environnementales de produits en accès ouvert.
Réduire la consommation d’énergie grâce au pilotage actif
Une grande part des dépenses d’exploitation d’un bâtiment est consacrée au chauffage et à la climatisation. Les systèmes de CVCA intelligents améliorent le contrôle du chauffage et du refroidissement, ce qui réduit substantiellement la consom mation d’énergie, les coûts associés et le gaspillage. Ils peuvent aussi surveiller la qualité de l’air, afin d’indiquer en temps réel le moment d’ajuster l’humidité ou de remplacer les filtres.
La ventilation mécanique est un autre aspect à considérer. Dans un immeuble de bureaux, par exemple, un échangeur d’air n’a pas à fonctionner à plein régime 24 heures sur 24. Il peut être programmé et modulé à partir des données de chaque pièce afin d’ajuster les débits selon l’occupation et les besoins réels des zones, réduisant ainsi la consommation énergétique du système.
Très performants, les récupérateurs de chaleur de dernière génération peuvent préchauffer l’air neuf entrant en récupérant une part importante de la chaleur de l’air extrait, avec des rendements pouvant atteindre 90 %.
Réduire le gaspillage de l’eau et sécuriser l’exploitation Si l’économie d’énergie a longtemps été la priorité, celle de l’eau devient un enjeu majeur dans l’ensemble des certifications durables.
La consommation d’eau peut être coûteuse, selon l’emplacement d’un bâtiment. S’assurer qu’un immeuble utilise l’eau de manière judicieuse peut donc générer des économies importantes. Les appareils à faible consommation, les robinets intelligents, les capteurs et les dispositifs de suivi peuvent automatiser l’usage tout en contrôlant la quantité, la qualité et la détection d’éventuelles fuites. Des systèmes de plomberie intelligents peuvent couper l’eau lorsqu’une fuite est détectée, avant qu’elle provoque une inondation et des dommages importants.
La norme ANSI/ASHRAE 189.1, Standard for the Design of High-Performance Green Buildings ainsi que l’édition 2020 du chapitre III, Plomberie, du Code de construction du Québec imposent des conditions strictes concernant la consommation des appareils de plomberie. Voici quelques exemples :
les robinets haute performance (électroniques);
les aérateurs qui limitent le débit à 5,7 L/min (1,5 gal/min) des robinets de cuisine, et à 1,9 L/min (0,5 gal/min) celui des robinets de salle de bains;
les toilettes à haute efficacité (cotes MaP Premium);
les détecteurs de fuites intelligents et les robinets d’arrêt automatique.
Gestion circulaire de l’eau : valoriser les eaux pluviales et les eaux grises
Le bâtiment de demain n’est plus un simple consommateur : il devient aussi un producteur. L’ancien modèle linéaire « consommer et jeter » cède la place aux principes de l’économie circulaire, c’est-à-dire à la réutilisation et au recyclage des matériaux afin de maximiser leur durée de vie fonctionnelle et de réduire les déchets.
La transition vers la circularité réduit les répercussions environnementales des bâtiments et le gaspillage de ressources, ce qui permet de réduire les dépenses liées aux rejets et à l’achat d’eau potable.
Le bâtiment intelligent contrôle les usages afin de restreindre l’utilisation de l’eau potable là où elle n’est pas toujours nécessaire. C’est l’un des domaines ayant le plus évolué, en raison notamment de l’entrée en vigueur de l’édition 2020 du chapitre III, Plomberie, du Code de construction du Québec La prochaine édition 2025 devrait suivre cette tendance.
Énergie électrique : éclairage, distribution et nouvelles architectures
Les solutions intelligentes en matière d’électricité et d’éclairage constituent un autre levier important de réduction des coûts d’exploitation. L’éclairage intelligent optimise l’utilisation de l’énergie en s’appuyant sur des données historiques et en temps réel. Par ailleurs, des technologies plus récentes, comme l’alimentation par Ethernet, peuvent réduire la quantité de conduits électriques à installer, ce qui diminue les coûts d’installation et les besoins d’entretien.
Données, automatisation et IA : l’intelligence au service de l’exploitation
L’utilisation du BIM (building information modeling , ou modélisation des données du bâtiment) permet de simuler, d’analyser et d’optimiser les répercussions environne mentales d’un bâtiment sur tout son cycle de vie. Le BIM n’est plus qu’un outil qui dessine en 3D : il traite aussi des données physiques et permet notamment les activités suivantes.
Z Simulation thermique : permet de tester les effets de l’ensoleillement, de l’isolation ou de la ventilation naturelle avant la construction du bâtiment.
Z Optimisation en temps réel : permet de surveiller la consommation réelle et d’ajuster les systèmes pour éviter le gaspillage de l’énergie.
Z Comparaison de matériaux à bas carbone : permet à l’architecte de comparer les empreintes carbone d’une structure selon les matériaux employés.
De plus, le développement fulgurant de l’intelligence artificielle (IA) ouvre de nouveaux horizons pour les plateformes domotiques. Grâce aux services infonuagiques, qui captent, stockent et modélisent les données, les bâtiments de demain deviendront plus « intelligents » que jamais. Cette évolution marque une rupture avec les systèmes traditionnels d’auto matisation nécessitant des serveurs sur site et une assistance informatique pour stocker et gérer les données. Les gestion naires immobiliers pourront ainsi analyser un plus grand nombre de variables, croiser des données de différentes natures et produire des rapports plus détaillés et complexes qu’auparavant.
Bénéfices pour les propriétaires, les gestionnaires et les occupants Qu’ils soient attribuables à l’IA ou à un programme informatique avancé, les avantages pour les propriétaires, les gestionnaires et les occupants sont considérables, et ce, dans de nombreux domaines.
Z Répercussions environnementales : possibilité de réaliser des économies d’énergie, par exemple lorsque le chauffage ou l’éclairage s’adapte à la présence des occupants dans chaque pièce, selon des paramètres réglables.
Z Centralisation : possibilité de connecter plusieurs bâtiments et de les relier à une interface unique, facilitant ainsi une gestion plus efficace, centralisée et à moindre coût.
Z Coûts opérationnels : possibilité pour l’administrateur ou l’occupant d’exercer davantage de contrôle sur le bâtiment ou le logement, en pilotant certains appareils ou tous les systèmes à distance. Il est aussi alerté en cas d’anomalie ou de variation des conditions et peut prendre des mesures en temps réel.
Z Sécurité des bâtiments : possibilité d’assurer une meilleure gestion des alarmes, des systèmes de surveillance et des systèmes de sécurité incendie.
Z Qualité de l’air intérieur : la mauvaise qualité de l’air intérieur est une menace courante, coûteuse et sousestimée pour les occupants. La domotique peut automatiser la surveillance de la qualité de l’air.
Z Anticipation météorologique : si on prévoit une journée ensoleillée, l’IA peut, par exemple, retarder le déclenchement du chauffage pendant une période pour privilégier l’apport solaire.
Z Interruption temporaire de la consommation : en période de forte demande électrique, le bâtiment intelligent peut
couper temporairement les systèmes non essentiels (recharge de bornes, stockage thermique, etc.) afin de soulager le réseau et de réduire les coûts.
Z Ventilation haute performance : l’IA surveille les niveaux de CO 2 et de composés organiques volatils. En optimisant le renouvellement d’air uniquement lorsque c’est nécessaire, on protège la santé des occupants tout en évitant les pertes thermiques inutiles liées à une ventilation excessive.
Z Confort adaptatif : l’IA peut apprendre les préférences des utilisateurs. Au lieu d’une température uniforme, le bâtiment ajuste le confort thermique par zone, réduisant ainsi les interventions manuelles énergivores.
Z Contrôle dynamique de l’énergie : grâce à la détection de présence, le bâtiment intelligent applique le principe du « juste nécessaire ». Si une salle de réunion est inoccupée, le système coupe l’éclairage et réduit la ventilation. Ce simple ajustement peut réduire les coûts d’énergie de 20 % à 30 %.
Z Entretien prédictif pour prolonger la vie du bâtiment : piloté par l’IA, il utilise les données en temps réel pour détecter une anomalie avant même qu’une panne survienne.
Révolution indispensable
Le bâtiment intelligent est bien plus qu’une tendance technologique : il répond à la crise climatique. Il n’est que la première brique d’un projet plus vaste : la ville intelligente. En connectant plusieurs bâtiments les uns aux autres, on peut créer ce qu’on appelle des boucles énergétiques locales. Par exemple, la chaleur perdue par un centre de données peut chauffer l’eau de l’immeuble voisin.
En transformant des structures inertes en organismes réactifs, nous passerons à une gestion mieux maîtrisée des ressources. La technologie ne sauvera pas la planète à elle seule, mais elle nous offre des outils pour concilier le confort moderne et les limites planétaires.

par Raphaël Croteau, ing., CMVP
Imaginez un concert où plusieurs musiciens joueraient simultanément des œuvres différentes, sans coordination. Le résultat serait cacophonique. Cette image illustre bien ce qui se produit dans de nombreux bâtiments lorsque les systèmes de chauffage, de ventilation et de conditionnement d’air (CVCA), pourtant individuellement performants, fonctionnent sans stratégie commune.
Le chaos est bien réel, même s’il est moins audible : gaspillage d’énergie, appels de puissance excessifs, cyclage court causant de l’usure prématurée, inconfort, etc. Dans ces bâtiments, le rôle du chef d’orchestre est joué par la régulation numérique, c’est-à-dire des contrôles centralisés. Une stra té gie de contrôle claire et cohérente est nécessaire pour éviter que les systèmes fonctionnent en silo et que la performance énergétique soit laissée au hasard.
Stratégie de transition énergétique : objectif clair et moyens à nuancer
Pour être efficace, la stratégie globale doit toutefois commencer bien avant l’implantation des séquences de contrôle. Elle doit s’appuyer sur une vision holistique du bâtiment dès la conception, soit une compréhension des besoins réels des occupants, des contraintes d’exploitation, du contexte énergétique et des interactions entre les systèmes. La priorité demeure toujours la même : offrir un environnement intérieur sain et conforme aux normes. Dans le contexte de la transition énergétique s’ajoute le triple objectif de répondre à ces besoins le plus efficacement possible, avec la plus faible empreinte carbone possible et de façon financièrement viable.
L’électrification est sans conteste un levier central de la décarbonation, une affirmation qui mérite toutefois d’être nuancée. Si elle se prête bien aux petits bâtiments, l’électrification complète des grands bâtiments – notamment par chauffage résistif – pose d’importants défis techniques et financiers, en particulier lors des pointes hivernales. Cette réalité se reflète d’ailleurs directement dans les structures tarifaires et les programmes de gestion de la demande de puissance d’Hydro Québec. Le signal est clair : la puissance appelée lors des périodes critiques est coûteuse et limitée.

Alors que le réseau est déjà extrêmement sollicité par grands froids, miser exclusivement sur l’électricité pour couvrir tous les besoins exigerait des investissements massifs afin de mettre en place des infrastructures dimensionnées pour répondre à une demande qui ne survient que quelques heures par année. Dans ce contexte, la biénergie représente une solution pragmatique de transition permettant de réduire considérablement les émissions sans créer de pression insoutenable sur les infrastructures électriques.
Hiérarchiser les solutions
Les stratégies efficaces suivent une hiérarchie simple et robuste. D’abord, réduire les inefficacités intrinsèques des systèmes, car électrifier un système mal conçu ou mal exploité ne fait qu’électrifier le gaspillage. Ensuite, récupérer la chaleur lorsque des besoins simultanés de chauffage et de refroidissement existent, une situation fréquente dans les grands bâtiments. Puis, électrifier efficacement à l’aide de thermopompes dimensionnées en visant un facteur


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d’utilisation élevé. Enfin, conserver des systèmes d’appoint au combustible pour les périodes de pointe et les besoins de résilience.
L’expérience montre que cette approche permet de décarboner de 85 % à 90 % de la consommation énergétique de la plupart des bâtiments, souvent à coûts d’exploitation comparables, voire moindres. Cela nécessite toutefois une stratégie d’utilisation et de contrôle des équipements cohérente et, disons-le, un peu plus complexe... mais qui donne des résultats!
Des stratégies concrètes pour commencer maintenant!
Traquer le combat thermique
Le « combat thermique » constitue une source majeure, mais souvent invisible, d’inefficacité énergétique de nombreux bâtiments. Ce phénomène survient lorsque des systèmes ou des zones chauffent et refroidissent simultanément, annulant leurs effets à fort coût énergétique. Il résulte souvent de stratégies de contrôle mal coordonnées de différents systèmes de CVCA qui tentent de maintenir des points de consigne contradictoires – et parfois d’occupants qui ouvrent les fenêtres pour diminuer la surchauffe de leurs locaux en hiver... Dans ce dernier cas, les causes peuvent être aussi diverses qu’un manque de connaissances, une capacité de contrôle inadaptée au besoin ou une défaillance matérielle de l’installation.
Une démarche de solution efficace consiste d’abord à détecter ces conflits à partir d’analyses des données d’exploitation et d’observations de terrain faites durant des périodes aussi bien d’occupation que d’inoccupation. Dans tous les cas, il faut observer ce qui se produit dans la réalité et s’y fier, car les situations de combat thermique sont rarement prévues dans les intentions de conception! Leur réduction repose sur des principes simples, mais efficaces :

clarification des besoins, ajustement dynamique des débits et des températures, élargissement des bandes mortes et cohérence des séquences de commandes. Les gains obtenus sont souvent rapides et durables.
Gérer l’appel de puissance
Pour les bâtiments dont la puissance électrique dépasse 50 kW, la facture d’Hydro-Québec ne dépend pas seulement de l’énergie totale consommée comme c’est le cas pour une résidence. En effet, le coût de l’électricité est également influencé par la puissance maximale mensuelle, mesurée sur 15 minutes. Ainsi, le coût d’une même consommation en kilowattheures diffère selon sa répartition dans le temps. L’indicateur à surveiller sur la facture est le « facteur d’utilisation » : plus il est faible, plus le coût moyen de l’énergie augmente.
Une première stratégie de réduction des coûts consiste à limiter l’appel de puissance en évitant la simultanéité des charges importantes, en décalant certains usages ou en délestant temporairement des appareils non essentiels lors des pointes. Par exemple, des humidificateurs ou des chauffe eau électriques peuvent souvent être éteints
et remis en marche sans véritable conséquence. Ces actions peuvent être automatisées à l’aide d’un contrôleur de charge ou d’un système de gestion du bâtiment disposant d’une lecture en temps réel de l’entrée électrique.
Une stratégie complémentaire vise à mieux exploiter les périodes de faible demande, par exemple en utilisant de façon contrôlée une chaudière électrique fonctionnant sous un plafond de puissance, en complément avec des systèmes à combustibles. Enfin, ces systèmes permettent de participer au programme de gestion de la demande de puissance d’Hydro-Québec, qui offre une compensation financière intéressante pour réduire la charge sur demande, lors des périodes critiques du réseau.
Optimisation des températures de réseau
À confort ambiant égal, l’optimisation des consignes de température des réseaux de chauffage et de ventilation peut avoir une incidence importante sur la consommation d’énergie. Or, ces paramètres sont souvent peu contestés et demeurent influencés par des habi tudes héritées de l’utilisation de systèmes traditionnels, même
lorsque ceux-ci ont été remplacés par des technologies plus performantes et flexibles. Par exemple, les matériaux d’une chaudière à combustible tradition nelle requièrent une température de retour élevée afin d’éviter une détérioration rapide par la condensation corrosive des gaz de combustion. Cette contrainte provoque fréquemment de la surchauffe en mi-saison, et un combat thermique s’ensuit, comme nous l’avons décrit précédemment. Lorsqu’un tel système est remplacé par des chaudières à condensation et des thermopompes, non seulement la contrainte initiale de température élevée ne s’applique plus, mais elle devient nuisible! Ces deux nouveaux appareils seront d’autant plus efficaces que leur température de retour est basse. Maximiser leur performance exige donc un changement complet de la philosophie d’utilisation, au-delà du simple remplacement de système.
Optimisation post-construction des séquences de contrôle et utilisation d’outils graphiques Lors de la conception d’un bâtiment, les besoins sont définis à partir d’hypothèses d’usage et de fonctionnement des systèmes. Pour assurer la fiabilité et la résilience, ces hypothèses sont volontairement conservatrices : des marges de sécurité, des scénarios d’utilisation et des séquences de contrôle sont ajoutés afin de couvrir la variabilité réelle. Cette approche est nécessaire, mais elle conduit rarement à une performance énergétique optimale, car toute modélisation comporte des biais et aucune ne reflète jamais parfaitement l’exploitation réelle.
D’où l’importance, après la construction ou la rénovation, de passer par une phase d’optimisation des systèmes mécaniques. Celle ci vise à ajuster les stratégies clés : réduction du combat thermique, gestion de l’appel de puissance, optimisation des températures de réseau, limitation du cyclage court et utilisation des appareils les plus efficaces selon les conditions. Cette démarche repose sur l’observation du comportement des systèmes pendant plusieurs saisons et sur l’optimisation de leurs interactions, actions menées tout en maintenant la qualité de l’environnement intérieur et le contrôle des coûts.
Bien que cette phase d’optimisation implique un investissement en main-d’œuvre, elle permet généralement de réaliser des économies d’énergie récurrentes de l’ordre de 5 % à 15 %. Pour préserver ces gains, il faut éviter les réajustements hâtifs des consignes en réponse aux plaintes et privilégier le diagnostic des causes réelles. À long terme, l’utilisation d’outils visuels, tels que tableaux de bord et graphiques intégrés au système de gestion du bâtiment, est essentielle pour assurer le suivi de la consommation, le diagnostic des problèmes et l’alignement des actions sur les objectifs de performance.
Éloge de la lenteur et du jugement
La mise en œuvre des stratégies décrites plus haut exige du temps et de l’espace pour réfléchir. Lorsque les équipes sont en réaction constante ou sont embourbées dans des processus administratifs trop lourds, les interventions concrètes restent superficielles et produisent des gains limités. À l’inverse, établir des objectifs clairs, puis donner la latitude nécessaire aux intervenants pour observer, comprendre des causes sous-jacentes et remettre en question des choix déjà faits permet d’obtenir des solutions structurantes plus durables.
Même en cette ère de l’intelligence artificielle où on veut tout faire plus vite, il faut parfois revenir à l’essentiel. Les outils accélèrent l’analyse, mais l’interprétation, le jugement et la concrétisation des solutions demeureront toujours les compétences exclusives des humains capables de réfléchir et de coordonner leurs actions!
Chacun peut contribuer!
En résumé, l’atteinte de résultats en efficacité énergétique s’inscrit dans un contexte large et dépend d’une grande chaîne de valeur... Puisque des équipements neufs ne sont pas en soi un gage de bonne performance, il faut rester vigilant à chaque étape et prévoir tout le temps nécessaire pour l’optimisation post-construction.
Chacun possède une partie de la solution : le gestionnaire qui analyse les coûts d’énergie et orientent les projets, les ingénieurs qui conçoivent et déterminent les caractéristiques des systèmes, les différents entrepreneurs et ouvriers spécialisés qui sont responsables de la qualité de l’installation dans différentes disciplines, et, par la suite, les opéra teurs qui font l’entretien des systèmes et fixent les paramètres d’utilisation.
Chaque maillon de la chaîne est important et, peu importe son rôle dans un projet, chacun peut se poser la question : « Comment puis je faire un pas dans la bonne direction aujourd’hui? » Avoir la satisfaction d’entendre le ronronnement d’une thermopompe que vous avez contribué à installer n’est-il pas de la musique à vos oreilles?
Passionné d’efficacité et de transition énergétique depuis plus de 15 ans, Raphaël Croteau, ing., CMVP, est concepteur senior à Ecosystem. Il déploie des solutions innovantes et pragmatiques pour moderniser les systèmes électromécaniques de bâtiments souvent conçus à une époque où les gaz à effet de serre n’existaient pas. Vous pouvez lui écrire à rcroteau@ecosystem.ca
par Sandra Gabriel, ing.
Si bâtir vert s’impose de plus en plus comme une tendance lourde, certains freins persistent dans l’industrie : coûts plus élevés, complexité accrue et retombées jugées trop lointaines. Comment changer cette perception auprès des grands acteurs de l’industrie?
En 2007, une enquête du World Business Council for Sustainable Development révélait que les répondants estimaient à 17 % le surcoût associé à la construction durable. Toutefois, une étude sur 146 bâtiments menée par la firme Davis Langdon au cours de cette même année situait ce surcoût autour de 2 %. L’écart entre perception et réalité demeure donc considérable dans l’industrie.
Pour réussir dans notre industrie, savoir vendre et négocier est une compétence essentielle. Le charisme aide, mais ne remplace pas la méthode. En pratique, 70 % du succès repose sur la préparation. Le reste dépend de la capacité à improviser et à s’adapter lors des discussions.
Une bonne préparation vous permet de définir vos objectifs et vos motivations personnelles et par la suite de déterminer la stratégie de négociation la plus appropriée. Pourquoi est-ce important pour vous que le décideur accepte votre solution durable? Pourquoi voulez-vous le convaincre? Ensuite, établissez vos forces et vos faiblesses. Soyez honnête avec vous-même, car les lacunes que vous aurez ciblées vous permettront de déterminer l’aide dont vous avez besoin. Entourez-vous de collaborateurs qui peuvent les combler.
Les styles de négociation
On distingue généralement deux styles de négociation : compétitif et coopératif. Plusieurs d’entre nous naviguent entre les deux, selon le contexte. Si le style compétitif permet souvent d’obtenir des gains immédiats pour une partie, c’est souvent au détriment de la relation. En revanche, le style coopératif cherche à trouver la meilleure solution pour toutes les parties. Chacun tend naturellement vers l’un ou l’autre de ces styles, mais un négociateur efficace sait adapter son approche en fonction de la situation et souvent combiner les deux.
Lorsqu’il s’agit de promouvoir la construction durable, le style coopératif s’impose : il s’agit de démontrer à l’autre partie les bénéfices concrets qu’elle peut en tirer. De plus, ce style favorise une relation de qualité et les collaborations futures.

Les rôles et les techniques de négociation Il faut ensuite clarifier les rôles. Qu’une seule et même personne agisse à la fois comme décideur et négociateur nuit souvent à l’efficacité des négociations. En dissociant les fonctions, on peut mieux mobiliser les compétences de chaque personne et travailler en complémentarité. Le rôle du négociateur consiste à faire valoir une idée auprès du décideur. Les relations entre chaque individu doivent par ailleurs être analysées avant même les négociations, dès la phase préparatoire.
Dans notre industrie, les décideurs sont ceux qui approuvent le choix de systèmes plus performants ou de meilleure qualité. Selon le projet, les niveaux décisionnels peuvent être multiples. Il importe donc d’identifier qui détient le pouvoir décisionnel et d’adapter la stratégie en conséquence, tout en repérant les personnes qui exercent une influence sur ces décisions.

Les utilisateurs, les professionnels et les institutions financières comptent parmi les acteurs d’influence. Il convient de les mobiliser dans les discussions puisqu’ils ont un poids réel dans le processus décisionnel.
Les différentes techniques de négociation se répartissent généralement en quatre catégories : démonstration, persuasion, rapport de force et manipulation. Les deux premières catégories sont ici plus appropriées, les deux autres étant associées à des approches plus compétitives.
La plupart des personnes sont à l’aise avec la démonstration, qui repose sur les compétences techniques et relationnelles, ainsi que des calculs, des rapports et des exemples de réussite. De la compétence découle la confiance en soi. L’une et l’autre peuvent s’acquérir. Vous pouvez être le meilleur dans votre domaine, mais si vous n’arrivez pas à articuler vos idées, vous aurez de la difficulté à être pris au sérieux. La préparation demeure le meilleur outil pour développer cette confiance. Une fois devant l’autre partie, extériorisez cette confiance en maintenant un contact visuel et en portant attention à votre langage corporel.
De toutes les techniques de persuasion, l’écoute active est l’une des plus
impor tantes. Non seulement elle permet de développer la relation entre les parties, elle aide à cerner les besoins de l’autre partie. Durant la phase préparatoire, nous formulons des hypothèses sur ses motivations et bâtissons la stratégie en conséquence. Il faut ensuite les valider et adapter notre stratégie au cours de la discussion si elles ne se confirment pas.
Argumenter, faits à l’appui
Distinguons d’abord les dépenses d’investissement et les dépenses d’exploitation. Pour un bâtiment, les dépenses d’investissement comprennent notamment le terrain, les matériaux de construction et les équipements mécaniques. Les dépenses de fonctionnement couvrent les coûts d’électricité, de chauffage et d’entretien. Souvent, les dépenses d’investissement sont présentées sous forme de budget de projet. Dans un contexte de développement durable, certains équipements plus efficaces sont plus chers, mais génèrent des économies d’énergie.
Par exemple, une thermopompe ou un récupérateur d’énergie offrent un rendement sur le capital investi. Il est important de calculer ce rendement (nombre d’années et pourcentage) lors de la phase préparatoire. Armé de données, vous serez en meilleure position pour expliquer votre point de
vue. Toutefois, ces calculs doivent être réalisés par quelqu’un qui possède cette expertise, sans quoi vous risquez de perdre la crédibilité acquise jusque-là.
En ce qui concerne les enjeux économiques, de plus en plus de subventions sont offertes aux particuliers et aux entreprises. Un client sensible aux contraintes budgétaires cherchera à en bénéficier. Informezvous sur les programmes disponibles : OSE, Offre sur mesure et LogisVert d’Hydro-Québec, programme biénergie d’Énergir, Novo Climat du gouvernement du Québec et APH Sélect de la SCHL (pour le financement de projets de logements locatifs).
Enfin, le développement durable s’impose désormais comme un critère déterminant. Les acheteurs et les locataires sont de plus en plus conscients de leur empreinte écolo gique. Les bâtiments verts sont davantage valorisés, ce qui se reflète sur les prix des loyers ou de vente. De plus, des certifications comme LEED sont reconnues du public, ce qui peut accroître la valeur du bâtiment et contribuer au rayonnement de l’organisation à la tête du projet.
Convaincre de bâtir plus durable ne repose pas uniquement sur des arguments techniques. C’est d’abord une question de préparation, de compréhension des acteurs et de capacité à démontrer la valeur réelle des choix proposés. En adoptant une approche structurée et en misant sur la collaboration, il devient possible de faire évoluer les décisions et, progressivement, les pratiques de toute une industrie.
Sandra Gabriel, ing., est représentante technique chez Enertrak. Elle est titulaire d’un baccalauréat en génie du bâtiment de l’Université Concordia, et de la certification Associée écologiqueMC LEEDMD. Elle se spécialise dans la formation des nouveaux employés et les subventions gouvernementales, tout en assurant la liaison technique avec les clients ingénieurs. Vous pouvez la contacter à sandra@enertrak.com.
par Emilie Canuel-Langlois, directrice du Service technique de la CMMTQ
Le Règlement modifiant le chapitre II, Gaz, du Code de construction du Québec (CCQ), qui intègre les modifications propres au Québec, est entré en vigueur le 26 mars dernier. Ces modifications sont, sauf pour certaines exceptions que nous énumérons ci-dessous, les mêmes qui celles déjà en vigueur dans les éditions antérieures.
Changements propres au Québec
Parmi les nouveautés, le chapitre II, Gaz, du CCQ intègre désormais le Code canadien d’installation de l’hydrogène (BNQ 1784-000). Ce dernier encadre les installations qui utilisent, entreposent et distribuent de l’hydrogène.
De plus, l’Annexe R de la norme CSA B149.2-2025, Code sur le stockage et la manipulation du propane est désormais une section normative. Elle traite du remplacement des soupapes de décharge des réservoirs de propane.
Par ailleurs, les normes considérées comme désuètes pour le gaz naturel comprimé et liquéfié ont été remplacées par les normes CSA B108.1, Code d’installation de centres de ravitaillement en gaz naturel comprimé, et CSA B108.2, Code d’installation de centres de ravitaillement en gaz naturel liquéfié
Pour télécharger les modifications du chapitre II, Gaz, du CCQ : bit.ly/ModificationsChapitreIIGazCCQ
La Régie du bâtiment du Québec a produit un document pour vous aider à comprendre les différentes modifications : bit.ly/RBQ ExplicationsModificationsChapitreIIGazCCQ
Rappel aux utilisateurs des codes incorporés par renvoi du chapitre II, Gaz, du CCQ
Les modifications ont une incidence sur certains codes applicables par le chapitre II, Gaz, du CCQ :
CSA B149.1–2025, Code d’installation du gaz naturel et du propane (en vigueur depuis le 31 octobre 2025);
CSA B149.2–2025, Code sur le stockage et la manipulation du propane (en vigueur depuis le 31 août 2025);
BNQ 1784-000, Code canadien d’installation de l’hydrogène (édition 2022 en vigueur depuis le 26 mars 2026);
CSA B108.1 (gaz naturel comprimé), CSA B108.2 (gaz naturel liquéfié), CSA B149.3 (approbation sur place des appareils à
combustible), CSA Z276 (gaz naturel liquéfié) et CSA Z662 (canalisations de gaz).
Les modifications du Québec ne figurent pas dans les codes CSA et BNQ que vous achetez. Vous devez donc les intégrer manuellement afin de ne pas omettre d’exigences applicables au Québec. Plusieurs articles peuvent en effet être modifiés, remplacés ou abrogés. Le Québec ajoute également des exigences propres qui n’apparaissent pas dans ces codes.
Pour illustrer l’importance de mettre vos codes à jour en y intégrant les modifications du Québec, prenons l’exemple du biogaz, désormais visé par la sous section 4.2 du Code d’installation du gaz naturel et du propane (CSA B149.12025). Les modifications entrées en vigueur le 26 mars 2026 au chapitre II, Gaz, du CCQ abrogent cette nouvelle sous-section. Bien que le biométhane demeure assujetti au cadre réglementaire applicable, le gaz naturel renouvelable (biogaz) est, pour le moment, retiré du Code d’installation du gaz naturel et du propane (CSA B149.1-2025) au Québec.
D’autres exemples pourraient être cités, notamment les exclusions à l’application du Code d’installation du gaz naturel et du propane (CSA B149.1-2025) à l’article 1.2. Ces dernières sont supprimées et remplacées par les exclusions déjà prévues à l’article 2.02 du chapitre II, Gaz, du CCQ.
Les membres de la CMMTQ peuvent communiquer avec le Service technique s’ils ont besoin d’aide pour mettre à jour leurs codes.


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par Olivier Comte, T.P., conseiller technique à la CMMTQ
Des clients nous demandent de raccorder certains appareils sanitaires à un réseau d’eau non potable recyclé (dont les eaux grises), alors que d’autres désirent utiliser l’eau pluviale emmagasinée dans un réservoir pour alimenter ce même type d’appareils. La section 2.7., Réseaux d’alimentation en eau non potable, de l’édition 2020 du chapitre III, Plomberie, du Code de construction du Québec (CCQ) couvre-t-elle ces deux types d’installation? Comment départager ce qui est permis de raccorder de ce qui ne l’est pas?
RÉPONSE La section 2.7. encadre l’alimentation en eau non potable dans les bâtiments, mais elle ne vise pas une source « non potable » unique et interchangeable. Elle distingue plutôt deux catégories réglementées dans deux sous-sections distinctes (2.7.1. et 2.7.2.).
Deux catégories d’eau non potable
Sous section 2.7.1. : les réseaux d’alimentation en eau non potable provenant de la récupération des eaux usées puis traitées de certains appareils, notamment les « eaux grises »; et
Sous section 2.7.2. : les installations de collecte d’eau de pluie emmagasinée dans un réservoir en vue d’une réutilisation. Ces eaux pluviales sont celles récupérées des toitures.
Certains termes liés à un réseau d’alimentation en eau non potable ne sont pas définis par l’article 1.4.1.2. du chapitre III, Plomberie, ce qui peut créer de la confusion. Toutefois, les normes CSA B128, Conception et installation des réseaux d’eau non potable/ Entretien et mise à l’essai à pied d’œuvre des réseaux d’eau non potable et CSA B128.3, Performance of non-potable water reuse systems , auxquelles réfère le chapitre III, précisent plusieurs de ces termes :
Eau non potable : eau qui ne satisfait pas aux exigences des Recommandations pour la qualité de l’eau potable au Canada publiées par Santé Canada.
Note : En d’autres mots, l’eau non potable n’est pas destinée à la consommation humaine.
Réseau d’eau non potable : ensemble formé de la tuyauterie, des raccords, des robinets et des accessoires qui recueillent et distribuent l’eau non potable.
Note : Le réseau d’eau non potable peut comprendre les réservoirs de stockage, le matériel de pressurisation et les systèmes de traitement.
Eau de pluie : eau provenant des précipitations atmosphériques et collectées sur la surface d’un toit hors-sol.
Note : Cette définition provient de l’article 2.7.2.1. 1) du chapitre III, Plomberie.
Eau grise : eau d’évacuation non traitée des baignoires, douches, lavabos et machines à laver.
Note : Attention, ces eaux ne comprennent pas celles rejetées des toilettes, des éviers de cuisine et des lave-vaisselle ni les eaux de pluie.
Eau noire : eau d’évacuation non traitée provenant des toilettes, des urinoirs, des bidets, des éviers de cuisine ou des lave-vaisselle.
2.7.1. Réseaux d’alimentation en eau non potable (y compris les eaux grises)
Cette sous-section encadre le réseau d’eau non potable distribué dans le bâtiment (p. ex., un réseau alimenté par des eaux grises récupérées et traitées).
Cette sous-section est encadrée de façon plus contraignante quant à sa conception et aux usages permis.
Appareils et usages permis (article 2.7.1.1. 2))
Selon l’article 2.7.1.1. 2), seuls les appareils et systèmes suivants peuvent être desservis par un réseau d’eaux non potables (notamment constitué d’eaux grises) :
toilettes et urinoirs;
amorceurs de siphon (p. ex. pour maintenir la garde d’eau d’un avaloir de sol);
systèmes d’arrosage sous terre raccordés directement et ne distribuant l’eau que sous la surface du sol (irrigation souterraine; exclut les gicleurs en surface);
systèmes hydroniques fermés (chauffage/climatisation en boucle fermée); et
lavabos d’établissements touristiques visés au chapitre V.1 du Règlement sur la qualité de l’eau potable (chapitre Q 2, r. 40).
L’alimentation de tout autre appareil ou système par une eau non potable est interdite. En cas de doute et avant même d’accepter un mandat, il est préférable de demander une demande d’interprétation à la Régie du bâtiment du Québec (RBQ). De plus, les appareils cités ci-dessus sont permis à la condition qu’ils ne soient pas installés dans l’un des établissements (ou usages) interdits par l’article 2.7.1.1. 3).
Restriction selon l’usage du bâtiment (article 2.7.1.1. 3))
En ce qui concerne l’eau non potable visée par la sous section 2.7.1., les restrictions ne concernent pas
seulement les appareils et systèmes, mais aussi le type de bâtiment et d’usage.
En effet, selon l’article 2.7.1.1. 3) du chapitre III du CCQ, les réseaux alimentés en eau non potable (comme

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les cabinets dentaires;
les centres de la petite enfance, les garderies et les autres types de services de garde; et
les écoles et milieux d’enseignement ayant des classes de niveau préscolaire.
Normes de conception et d’installation à respecter (article 2.7.1.1. 1))
En plus des exigences prévues à sa sous section 2.7.1., le chapitre III, Plomberie, indique les normes de conception et d’installation pour ces réseaux d’alimentation en eau non potable. Ils doivent être conçus, fabriqués et installés conformément aux règles comme celles décrites dans les manuels de l’ASHRAE et de l’ASPE et dans la norme CAN/ CSA-B128.1, Conception et installation des réseaux d’eau non potable.
2.7.2. Installations de collecte d’eau de pluie non potable (toiture réservoir)
Cette sous-section vise l’eau de pluie récupérée à partir d’une toiture et emmagasinée dans un réservoir, puis distribuée comme eau non potable. Les usages autorisés y sont également précisés.
Appareils et usages permis (article 2.7.2.2. 1)) Il est permis d’alimenter ces appareils :
toilettes et urinoirs;
machines à laver;
éviers de service installés au sol et bacs à laver (p. ex. pour l’entretien ménager);
amorceurs de siphon;
réseaux d’irrigation souterrains;
systèmes hydroniques fermés.
Tout autre usage (p. ex. douches, baignoires, éviers de cuisine pour aliments, points d’eau destinés à la consommation) est interdit.
Aucune restriction selon l’usage du bâtiment Contrairement à l’utilisation d’eau non potable visé à la soussection 2.7.1. (comme les eaux grises), l’eau de pluie recyclée n’est pas limitée à certains bâtiments ou usages, ce qui permet un éventail d’installations plus large. La réglementation municipale peut toutefois imposer des restrictions supplémentaires. Il est important de s’y référer avant d’entreprendre tout travail.
Normes de conception et d’installation (article 2.7.2.4. 1))
En plus des exigences prévues à sa sous section 2.7.2., le chapitre III, Plomberie, du CCQ indique la norme de conception et d’installation pour ces systèmes de collecte d’eau de pluie et leurs raccordements. Ils doivent être conçus, fabriqués et
installés conformément à la norme CSA B805/ICC 805, Systèmes de récupération d’eau de pluie.
De plus, ces installations doivent être équipées d’un système de traitement de l’eau de pluie afin que la qualité de l’eau non potable soit conforme aux exigences provinciales ou territoriales.
Les réservoirs de stockage de l’eau de pluie non potable doivent être conçus et mis en place conformément aux normes CAN/CSA-B126.0, Exigences générales et méthodes d’essai des réservoirs d’eau ; et CAN/CSA-B126.1, Installation des réservoirs d’eau
Bonnes pratiques de conception des réseaux d’eau non potable
Sous réserve des exigences du chapitre III, Plomberie, et des normes auxquelles il renvoie, plusieurs documents peuvent être considérés comme des références utiles1 pour la conception de ces réseaux.

Le guide de Santé Canada intitulé Recommandations canadiennes sur les eaux domestiques recyclées destinées à alimenter les chasses d’eau des toilettes et des urinoirs regorge de renseignements pertinents : bit.ly/SantéCanadaRecommandationsEauxDo mestiques Recyclées
Le guide de la RBQ, intitulé La récupération de l’eau de pluie des bâtiments pour une utilisation ne nécessitant pas de l’eau potable, est aussi très bien documenté : bit.ly/RBQ-RécupérationEauPluie
Enfin, la Société canadienne d’hypothèques et de logement a publié le Manuel de lignes directrices sur les installations résidentielles de collecte de l’eau de pluie à l’intention des concepteurs (bit.ly/SCHL-Inst allations RésidentiellesCollecteEauPluie) et le guide, La collecte et l’utilisation de l’eau de pluie à la maison , destiné aux propriétaires (bit.ly/SCHL-C ollecteEt UtilisationEau Pluie).


NOTE
1 Certains de ces documents n’ont pas été mis à jour depuis l’entrée en vigueur de l’édition 2020 du chapitre III, Plomberie, du CCQ, et peuvent référer à des éditions antérieures. Assurez-vous d’utiliser la version à jour du Code.

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Pour plus de détails, n’hésitez pas à communiquer avec un membre du Service de la formation à formation@c mmtq.org ou au 514 382-2668, 1 800 465-2668.



6 mai 2026
Grand rendez-vous de la CNESST Centre des congrès de Québec cnesst.gouv.qc.ca
6 et 7 mai 2026
MEET Show Colisée de Moncton meetshow.ca
11 mai 2026
ASHRAE – Montréal Souper-conférence Club St-James ashraemontreal.org
19 mai 2026
ASPE – Montréal Souper-conférence
Hôtel Universel Montréal montrealaspe.org/conferences/
28 mai 2026
CMMTQ
Tournoi de golf (Montréal) Club de golf de la Vallée du Richelieu cmmtq.org
11 juin 2026
CMMTQ
Tournoi de golf (Québec)
Club de golf Cap-Rouge cmmtq.org
23 au 25 juin 2026
World Plumbing Council
14 e Congrès mondial sur la plomberie Birmingham, Angleterre wpc2026.com
12 au 16 juillet 2026
Institut international du froid 28 e Congrès international sur les compresseurs West Lafayette, Indiana iifiir.org/fr/evenements
10 au 12 septembre 2026
CMMTQ
Congrès annuel
Fairmont Tremblant cmmtq.org
12 septembre 2026
CMMTQ
Assemblée générale annuelle
Fairmont Tremblant cmmtq.org
13 au 17 septembre 2026
IAPMO
Congrès annuel
Universal City, Californie iapmo.org
24 et 25 septembre 2026
Institut canadien de plomberie et de chauffage (ICPC) et Conseil canadien de l’hydronique (CCH)
Conférence canadienne sur l’hydronique
Sheraton Airport Hotel, Vancouver ciph.com/page/ canadian_hydronics_conference
29 et 30 septembre 2026
Grand Batimatech
Palais des congrès de Montréal batimatech.com
13 au 15 octobre 2026
Chillventa
Nuremberg, Allemagne chillventa.de/en
20 octobre 2026
Groupe BIM du Québec
Congrès sur le BIM et la construction numérique Plaza Centre-ville Montréal bimquebec.org
19 novembre 2026
CB Supplies
450 687-7842 cbsupplies.ca
Commission de la construction du Québec 888 842-8282 ccq.org
Compétences Construction 888 902-2222
competencesconstruction.com
Enertrak
800 896-0797 enertrak.com
Groupe Master 514 277-7021 master.ca
Groupe Swagelok Québec 514 332-3651 quebec.swagelok.solutions
Novoclimat transitionene rgetique. gouv.qc.ca/residentiel/ programmes/novoclimatprofessionnels-con struction
Taco 905 564-9422 tacocomfortsolutions.com
Journée mondiale des toilettes 25/50
La CMMTQ souligne l’anniversaire de ses membres. Félicitations!
25 ANS
Plomberie Pierre McClish inc. Coaticook
Monsieur le plombier inc. Trois-Rivières
Plomberie-chauffage 911 inc. Beloeil
3863573 Canada inc. f.a. : Mécanique PCI Gatineau
du 20 février au 20 mars 2026 MAI
Portextra inc.
5420, 4 e Avenue
Saint-Georges, G5Y 5C5 418 227-3728
Habitation B-Lafleur inc. 486, de Monseigneur-Panet, app. 1
Nicolet, J3T 1C6 819 979-3633
Plomberie GSP inc. 3220, des Hêtres
Saint-Barthélemy, J0K 1X0 514 260-4315
Solution RDK inc. 64, Iberville Notre-Dame-de-l’Île-Perrot, J7W 1N5 438 885-8327
Plomberie Eaurêka inc. 383, des Cyprès Magog, J1X 8B1 819 919-5466
Inspection et drainage MB inc. 2580, rang du Haut-dela-Rivière
Sainte-Élisabeth, J0K 2J0 438 391-0553
Plomberie 2G inc. 21, Hector Saint-Jean-sur-Richelieu, J2X 5P1 514 688-2851
Plomberie FBA inc. 2080, Brady Mascouche, J7K 3C2 514 267-9144
Plomberie SS inc. 592, des Prés Saint-Lin-Laurentides, J5M 2P7 514 618-4947
Plomberie Industri’o inc. 2447, Saint-Pierre, local B Drummondville, J2C 5A7 450 830-7505
Plomberie NBC inc. 1210, de la Joie L’Ancienne-Lorette, G2E 1S6 581 748-8502
Plomberie CAA inc. 181, 1 re Avenue Stoneham-etTewkesbury, G3C 0L7 418 809-6617
SPÉCIALISTE EN VENTILATION
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› Conception et installation d’un système de ventilation résidentiel autonome et exigences techniques Novoclimat
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