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Perspective Construction magazine - Novembre 2025

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Edito

Chères lectrices, chers lecteurs,

L’année touche à sa fin et la période est idéale pour dresser un bilan. Ce bilan révèle une réalité difficile : le secteur de la construction traverse une période compliquée. Selon une récente enquête d’Embuild, environ la moitié des entreprises du secteur font face à une baisse significative de leur carnet de commandes. Et les perspectives pour 2026 ne s’annoncent malheureusement guère plus encourageantes.

Baisser les bras maintenant ? Certainement pas ! Certaines évolutions positives donnent de l’espoir. L’une des raisons est l’éventuelle implantation du télescope Einstein dans notre région. Vous découvrirez les opportunités qui en découlent et ce que cela représente pour le secteur de la construction dans le dossier de cette édition. Nous prévoyons d’ailleurs un grand débat sur ce sujet avec tous les acteurs concernés début 2026.

Dans les pages suivantes, nous vous emmenons également à la découverte de chantiers remarquables dans la province. Laissez-vous inspirer par ces projets.

Et n’oubliez pas : en période de crise, il est plus que jamais judicieux d’investir dans la qualité, le service et donc dans l’avenir de votre entreprise. La clé ? Un personnel bien formé. Les mois d’hiver offrent des conditions idéales pour la formation. Nos centres de Chaineux et de Liège ont mis sur pied un programme solide. Vous en saurez plus dans l’article consacré à ce sujet.

Enfin, nous revenons sur des événements réussis. L’afterwork sur le thème « Digitalisation et IA » chez Vedia à Dison a été un franc succès, tout comme « La Rentrée de la Construction » dans le cadre du «Connection Tour » à l’aéroport de Liège, en collaboration avec Buildwise et Constructiv.

Nous vous souhaitons une lecture inspirante, de nouvelles impulsions –et une fin d’année pleine d’énergie !

Alain Kohn

Astrid Covents, Président d'Embuid Chambre Présidente d'Embuid de la Construction Liège Verviers-Ostbelgien

Le Préventorium : un morceau d’histoire renaît à Dolhain

Le « Homestorys Resort » à Eupen

Aménagement du territoire : la Communauté germanophone en route vers sa propre législation

la facturation électronique au 1er janvier 20206

Cyberattaques : le secteur de la construction également vulnérable

L'Afterwork d’Embuild Verviers-Ostbelgien 28 La Rentrée de la Construction à Liège Airport

Edité par Embuild Chambre de la Construction de Liège & Embuild Verviers-Ostbelgien

Quadrimestriel tiré à 2000 exemplaires, publié trois fois par an.

Editeur responsable : Paul-Philippe Hick - Galerie de la Sauvenière, 5 - 4000 Liège

Rédaction : Dirk Vandriessche

Conception graphique et mise en page : Frédérique Simar

Photos : Metdaform & BIG Architects (p. 3), Marco Kraan - Nikhef (p. 4, 7, 11, 13), Noshaq (p. 14-15), Groupe Gehlen (p. 17 - photos 2, 4, 5, 7, 8), Homestorys (p. 18-19), GrenzEcho (p. 20) , Tegec (p. 23), Adobe Stock (P. 2, 3, 25).

Publicités : Fabrice Minicucci au 04/232.42.70 & Maxime Bebronne au 0495/19.73.78

Contact et abonnement : verviers@embuild.be

N'hésitez pas à nous faire part de vos réactions et de vos suggestions.

Distribués gratuitement auprès des membres des deux associations, ainsi qu'à une sélection de parties prenantes dans la province de Liège et Ostbelgien.

© 2025 Embuild Liège – Embuild Verviers-Ostbelgien

Pour des raisons de lisibilité, nous avons renoncé à l'utilisation simultanée des formes linguistiques masculine, féminine et diverse (m/f/x). Toutes les désignations de personnes s'appliquent indifféremment à tous les sexes.

1% des composants de construction seulement sont réutilisés

Selon une étude du programme Interreg North-West Europe, seuls 1 % des éléments de construction (portes, fenêtres, poutres, radiateurs, pavés, etc.) sont réemployés après leur première utilisation. La plupart sont recyclés par broyage ou refonte, entraînant perte de valeur et impact environnemental.

Embuild Wallonie ainsi que des entreprises comme Retrival et BatiTerre encouragent la déconstruction sélective, le tri et la commercialisation de pièces réutilisables certifiées. Elles coûtent souvent un tiers a un quart du prix neuf, tout en créant de nouveaux emplois.

Les freins : volumes limités, absence de normes, logistique complexe et habitudes du secteur. Des constructions démontables, une planification anticipée, une offre accrue et des marchés publics adaptés rendraient la réutilisation beaucoup plus rentable.

(Source : Interreg North-West Europe – FCRBE)

Le taux de rénovation doit augmenter drastiquement

Trois ménages belges sur quatre considèrent que le coût élevé constitue un obstacle insurmontable à la rénovation énergétique complète de leur logement, selon un avis récent du Conseil central de l’économie (CCE) après consultation d’experts. Même les ménages ayant les moyens financiers hésitent encore à investir.

L’Union européenne souhaite que tous les bâtiments soient zéro émission d’ici 2050. Pour atteindre cet objectif climatique, le CCE estime que le taux de rénovation doit fortement augmenter, et recommande des campagnes de sensibilisation d’envergure, des incitants financiers ciblés et une priorisation claire des projets.

(Source : Belga)

%

C'est le pourcentage de la population belge qui vit dans un logement ayant fait l'objet d'au moins une mesure de rénovation énergétique (par exemple, isolation thermique, remplacement des fenêtres ou du système de chauffage) au cours des cinq dernières années. La Belgique se situe ainsi au-dessus de la moyenne européenne de 25,5%.

(Source : Stabel & Eurostat)

La demande de logements plus petits augmente

Une combinaison du vieillissement démographique, de baisse du taux de natalité et de forte augmentation du nombre de personnes vivant seules transformera profondément la composition des ménages au cours des 15 prochaines années.

Selon le Bureau fédéral du Plan, la Belgique comptera 447 000 ménages supplémentaires, dont 71 % seront des ménages d’une seule personne. Fait marquant : trois personnes de plus de 65 ans sur quatre vivent dans des logements nettement trop grands. Les personnes seules de plus de 65 ans disposent en moyenne de 14 % de surface habitable de plus que les plus jeunes.

« Le marché doit évoluer des maisons familiales vers des logements compacts, abordables et énergétiquement efficaces. Cela nécessite une action politique (procédures plus rapides, règles plus souples de division et de réaffectation) ainsi qu’un changement de mentalité dans le secteur de la construction », souligne ING Belgique dans son étude immobilière publiée en juin 2025.

(Source : Étude immobilière ING, juin 2025)

Skypark Business Center

Le Skypark Business Center deviendra l’un des plus grands bâtiments en bois d’Europe et le premier édifice d’un vaste plan directeur visant à transformer le quartier de l’aéroport de Luxembourg en pôle économique dynamique.

Le bâtiment, long de 366 mètres et haut de 30,5 mètres, s’étendra sur plus de 78 000 m² et sera construit avec 13 000 m³ de bois. Sa façade en cuivre est composée à 80 % de métal recyclé.

Ses performances énergétiques seront renforcées par l’utilisation d’énergies renouvelables locales : panneaux photovoltaïques, récupération d’eau de pluie et toitures végétalisées. Les vastes jardins sur le toit offrent trois niveaux d’espaces de détente tout en réduisant l’effet d’îlot de chaleur urbain.

(Source : metaform.lu)

25% du budget informatique consacré à l’IA

Une enquête menée par le bureau de recherche américain Hanover Research auprès d’entreprises d’architecture, d’ingénierie et de construction en Amérique du Nord, en Europe et en Asie révèle que l’intelligence artificielle progresse rapidement dans le secteur du bâtiment, notamment dans la phase de conception et de planification.

Certaines entreprises y consacrent jusqu’à un quart de leur budget IT et prévoient d’augmenter encore cet investissement. Cependant, 30 % des répondants évoquent des difficultés d’intégration, un manque de formation et des obstacles techniques comme freins majeurs à la digitalisation.

Investir ne suffit pas : la formation ciblée et l’intégration des systèmes détermineront la réussite.

(Source : bluebeam.com)

En bref

Le télescope Einstein : un projet du siècle aux portes de notre région

Le télescope Einstein, ce projet scientifique d’envergure internationale, pourrait bientôt voir le jour dans la région frontalière entre la Belgique et les Pays-Bas. Son objectif : détecter les ondes gravitationnelles et repousser les limites de notre compréhension de l’univers.

Mais que sont ces ondes gravitationnelles, et pourquoi fascinent-elles autant la communauté scientifique ?

Comment les mesure-t-on, et pourquoi la région de l’Euregio attire-t-elle l’attention comme site potentiel ?

Quelles conséquences pour les communes concernées ?

Et surtout : quelles opportunités pour le secteur local de la construction ?

Du creusement de tunnels à la technique du bâtiment, comment les entreprises régionales peuvent-elles tirer parti de ce chantier hors norme ? Les articles qui suivent vous proposent un tour d’horizon complet de ce projet du siècle.

Les ondes gravitationnelles : c'est quoi ?

Imaginez que l’on jette un caillou dans un étang calme. Des vagues se propagent à partir de l’endroit où le caillou a touché l’eau, jusqu’à atteindre la rive.

C’est un peu la même chose avec les ondes gravitationnelles. Mais ici, ce n’est pas l’eau qui ondule, c’est la trame même de l’espace et du temps.

« Les ondes gravitationnelles ne sont pas des vibrations dans l’espace-temps, mais de l’espace-temps lui-même », explique le Professeur Maxime Fays, astrophysicien à l’Université de Liège.

« Lorsqu’elles traversent la Terre, elles modifient, pendant une fraction de seconde, les distances et le temps. Comme si une règle d’un mètre devenait un peu plus courte ou plus longue. »

Comment naissent-elles ?

Elles apparaissent lorsque d’énormes masses célestes accélèrent de manière déséquilibrée. Les fusions de trous noirs ou d’étoiles à neutrons en sont les exemples les plus spectaculaires. Dans ces instants, une partie de leur masse – l’équivalent de plusieurs soleils – est transformée en pure énergie et libérée sous forme d’ondes gravitationnelles.

En arrivant jusqu’à nous, ces signaux sont incroyablement faibles. « Même les événements les plus puissants de l’univers ne provoquent ici que des variations dix mille fois plus petites que le diamètre d’un atome », souligne Fays. « C’est comme si l’on voulait mesurer la distance Liège–Maastricht à la précision d’un 1/100e de cheveu, mais en passant par l’autre côté du monde ».

Comment les détecter ?

Pour capter ces minuscules perturbations, les scientifiques utilisent des interféromètres laser comme LIGO (États-Unis) ou VIRGO (Italie). Un rayon laser est divisé en deux faisceaux envoyés dans des directions perpendiculaires, réfléchis par des miroirs et recombinés. S’ils parcourent exactement la même distance, ils s’annulent. Mais si une onde gravitationnelle déforme imperceptiblement l’espace, un décalage apparaît – la signature tant recherchée. Le futur Télescope Einstein, peut-être construit dans notre Euregio, poussera cette technique à un niveau inédit.

Pourquoi est-ce si important ?

À quoi bon mesurer ces frémissements minuscules ? Le professeur Fays sourit : « À première vue, cela semble inutile. Mais c’est bien le contraire ! Nous pouvons en tirer de nombreux enseignements. » Les ondes gravitationnelles nous offrent une nouvelle manière d’observer le cosmos. Jusqu’ici, nous dépendions uniquement de la lumière, qui peut être bloquée par la poussière et le gaz. Les ondes, elles, traversent tout. « C’est comme la différence entre voir et entendre », illustre Maxime Fays. « Même derrière une porte, vous pouvez entendre une voix, même si vous ne voyez pas la personne. » Ainsi, les chercheurs espèrent percer des mystères inaccessibles : l’explosion des supernovas, la naissance des trous noirs, et peut-être même les tout premiers instants après le Big Bang.

Quel intérêt pour notre quotidien ?

Le projet apporte aussi des bénéfices plus concrets. Pour atteindre une telle précision, il faut inventer des technologies inédites : miroirs ultra purifiés, systèmes cryogéniques novateurs, lasers d’une stabilité jamais atteinte. Ces innovations, souligne le professeur Fays, « finiront par se diffuser dans d’autres domaines – médecine, énergie, industrie – d’ici 30 à 50 ans ».

Être curieux pour innover

Détecter les ondes gravitationnelles, c’est écouter l’univers nous murmurer ses secrets. Elles révèlent comment meurent les étoiles, comment naissent les trous noirs et, peut-être, comment tout a commencé. En parallèle, elles stimulent le développement de technologies qui amélioreront un jour notre vie quotidienne.

Comme le résume Maxime Fays : « C’est un double gain – nourrir notre curiosité sur l’univers et développer des innovations dont la société bénéficiera par la suite. »

Les ondes gravitationnelles nous offrent une nouvelle manière d’observer le cosmos. Jusqu’ici, nous dépendions uniquement de la lumière, qui peut être bloquée par la poussière et le gaz. Les ondes, elles, traversent tout.

Maxime Fays

Comment mesure-t-on les ondes gravitationnelles ?

Christophe Collette est professeur à l’Université de Liège, au sein du département aérospatiale et mécanique. Avec son équipe et l’entreprise de haute technologie AMOS, installée également sur le Sart Tilman liégeois, il travaille actuellement à la mise au point d’un prototype du système de mesure –le cœur même du futur télescope Einstein.

Le projet semble tout droit sorti d’un film de science-fiction : trois tunnels de dix kilomètres chacun, disposés en triangle équilatéral, profondément enfouis sous terre. À chaque extrémité de tunnel, un faisceau laser est divisé en deux et envoyé à travers des tubes isolés de plusieurs kilomètres de long vers des miroirs situés à l’opposé. Si les faisceaux réfléchis reviennent exactement à leur point de départ, tout est calme. Mais si le faisceau se décale, ne serait-ce que d’une fraction infinitésimale, cela signifie qu’une onde gravitationnelle a mis l’espace lui-même en mouvement. « Cela paraît simple, mais, en réalité, c’est l’un des plus grands défis techniques de notre époque », souligne Christophe Collette.

La stabilité du sous-sol

Pour que cela fonctionne, il faut un environnement absolument stable. À la surface de la Terre, c’est impossible : voitures, usines, même le vent et les vagues génèrent en permanence des vibrations. C’est pourquoi le télescope doit être installé à au moins 200 mètres de profondeur, là où les secousses ne parviennent plus. Car les ondes gravitationnelles traversent tout l’univers – y compris la roche. L’amplitude qu’elles provoquent est pourtant minuscule : à peine 0,000000000000000001 mètre, soit un attomètre.

Des miroirs dans un froid glacial

Pour mesurer de telles déviations microscopiques, il faut des miroirs d’une précision jamais atteinte. L’équipe du professeur Collette construit actuellement un premier modèle : une structure absorbant les mouvements, dont la base compense activement la moindre vibration. Le miroir lui-même est suspendu dans un système de pendules et de pendules inversés, capables d’absorber les derniers résidus de mouvement.

La température entre aussi en jeu : « La moindre fluctuation thermique pourrait masquer le signal. C’est pourquoi nous créons, grâce à un refroidissement par rayonnement, un environnement à -250 degrés Celsius », explique Collette. Le tout est encapsulé et hautement isolé afin que tout bruit newtonien disparaisse. Il s’agit des interactions les plus minimales entre

objets, même dans les dispositifs les plus sensibles comme ceux actuellement développés à Liège.

Mais le cœur du dispositif reste le miroir : « Bien sûr, il ne s’agit pas d’un miroir ordinaire », précise Christophe Collette, « mais d’un miroir en cristaux de silicium ultra-purs – extrêmement réfléchissant et capable de résister aux températures glaciales dont nous avons besoin. »

Des données en temps réel

Toutes les données de mesure seront transmises en temps réel à un centre de calcul puissant, où elles seront traitées, puis distribuées vers différents centres de recherche à travers l’Europe, où elles pourront être analysées et étudiées.

Trois tunnels de dix kilomètres, formant un triangle équilatéral, enfouis profondément sous terre. À chaque extrémité, un faisceau laser est divisé en deux et parcourt plusieurs kilomètres dans des tubes isolés avant d’atteindre des miroirs placés à l’autre bout…

Un homme d’expérience

Que Christophe Collette dirige ce projet n’a rien d’un hasard. Il a déjà mené des recherches au prestigieux MIT et au Caltech aux États-Unis, où se trouvent les deux observatoires LIGO – les premiers à avoir jamais détecté des ondes gravitationnelles. Depuis, Christophe Collette fait partie du cercle international d’experts qui accompagnent le développement technique de ces instruments. En 2018, il a organisé en Belgique la première grande conférence sur le télescope Einstein, posant ainsi les bases d’une solide communauté scientifique belge autour de ce projet d’avenir. Et maintenant, cela porte ses fruits.

Dossier

Luc Courard, Professeur et spécialiste des matériaux de construction à lULiège, Frédéric Nguyen, Professeur de Géophysique à l’ULiège et Philippe Orban, hydrogéologue à l’ULiège

Pourquoi l’Euregio Meuse-Rhin est-il le site idéal pour le télescope Einstein ?

Le télescope Einstein, construit à plusieurs centaines de mètres sous terre, pourrait bientôt voir le jour entre la frontière belgo-néerlandaise, Aubel, Plombières et les communes voisines.

Mais pourquoi avoir choisi précisément cette région ?

La réponse se trouve dans son sous-sol et elle ouvre de nouvelles perspectives pour les entreprises locales du bâtiment et de l’installation.

Ici, la science, l’industrie et le secteur du bâtiment peuvent vraiment travailler main dans la main.

Luc Courard

Professeur et spécialiste des matériaux de construction à l’Université de Liège

En surface, l’Euregio fourmille d’activités: routes encombrées, zones industrielles, avions qui décollent et atterrissent, etc. Pourtant, à 200 mètres de profondeur, l’ambiance change radicalement, surtout dans la zone d’étude choisie par les scientifiques. Il s’agit en fait de l’une des régions les plus calmes de l’Euregio. « Les mesures de l’ensemble des vibrations permanentes du sol y montrent une forte atténuation en fonction de la profondeur », explique Frédéric Nguyen, Professeur de Géophysique à l’Université de Liège, « et ce grâce à une succession de couches de sable, d’argile, de craie et puis éventuellement de schiste, avant d'arriver à la roche, que l'on va rechercher pour ses performances mécaniques ».

C’est un atout décisif pour installer des instruments de mesure ultra-sensibles, d’après notre interlocuteur.

L’eau : contrainte… et ressource

Autre caractéristique majeure : l’eau souterraine. Dès 20 mètres de profondeur, on en rencontre déjà, et à 300 mètres elle exerce une pression de près de 25 bars sur la roche. Un défi pour les constructeurs de tunnels, mais aussi une opportunité.

« Nous devrons pomper chaque jour plusieurs milliers de mètres cubes d’eau», précise Philippe Orban, hydrogéologue à l’Université de Liège. « Plutôt que de les rejeter, nous étudions la possibilité de les réutiliser, par exemple dans la production de béton ou pour l’irrigation agricole. »

Des millions de mètres cubes à valoriser

Le creusement des tunnels produira une quantité colossale de déblais : environ 3,3 millions de mètres3 de roche. Pas question de les considérer comme des déchets. «Notre objectif est de tout valoriser », insiste Luc Courard, professeur et spécialiste des matériaux de construction, également

à l’Université de Liège. « La région compte déjà de nombreux producteurs de ciment et de béton qui pourraient utiliser directement une partie de ces matériaux. »

La question du transport est également au centre des réflexions. On envisage d’acheminer les déblais par le rail, par des barges sur le canal Albert ou encore au moyen de bandes transporteuses. L’idée est simple: limiter les nuisances, réduire le trafic routier et maîtriser les coûts.

Quand la science rencontre l’économie

Si le sous-sol de l’Euregio offre un cadre favorable, l’environnement économique est tout aussi convaincant. La région dispose non seulement d’entreprises spécialisées dans le creusement de tunnels, mais aussi d’une industrie des matériaux de construction performante et d’un réseau dense d’universités et de centres de recherche. « C’est un avantage unique par rapport à des sites isolés », souligne Courard. « Ici, la science, l’industrie et le secteur du bâtiment peuvent vraiment travailler main dans la main. »

Un projet qui dépasse une génération

« C’est un projet pour les générations futures», conclut Frédéric Nguyen. « S’il est construit ici, il placera notre région sur la carte mondiale de la recherche et en fera aussi l’un des chantiers les plus passionnants du continent. »

Quelles opportunités et quels défis pour notre région

Les communes de la région des Trois

Frontières, potentielles hôtes du télescope Einstein, considèrent ce projet comme une initiative d’avenir partagée, comme il ressort d’un entretien avec des représentants communaux de Plombières, Aubel et La Calamine (au nom de toutes les communes concernées).

Alors que la décision concernant le site n’a pas encore été prise, elles se préparent déjà aux répercussions possibles – avec espoir, mais aussi avec réalisme.

« Pour nous, le télescope Einstein représente une grande opportunité, mais aussi un défi », déclare Michelle Habets, bourgmestre de Plombières. Sa commune se situe en plein cœur de la zone potentielle de construction. L’ancienne gare de Montzen confère à Plombières un rôle de nœud logistique. « Si le projet voit le jour, cette gare jouera un rôle central, même si nous ne savons pas encore où exactement le télescope sera construit. »

Daniel Hilligsmann, bourgmestre de La Calamine, voit dans ce projet « une opportunité d’importance continentale ». Il le compare au CERN de Genève : « Les répercussions ne se feront pas sentir seulement au niveau local, mais dans toute l’Europe. »

Un rempart contre l’exploitation minière

Pour Michelle Habets, le télescope Einstein aurait aussi un effet secondaire très intéressant : « Si le télescope Einstein s’installe dans notre région, le retour de l’exploitation minière sera définitivement exclu. Le télescope et les mines sont incompatibles. Pour

nous, le télescope représente donc aussi un rempart à une évolution que nous ne souhaitons pas. »

Un projet innovant –mais avec des effets secondaires

L’enthousiasme suscité par le prestige scientifique s’accompagne néanmoins de préoccupations pratiques. « Quatre millions de mètres cubes de terre devront être déplacés. Cela ne sera pas sans conséquences », avertit la bourgmestre de Plombières. Elle insiste sur la transparence envers les citoyens : « Même si le projet se déroule entièrement en sous-sol, la phase de construction sera perceptible en surface. Il ne faut pas le cacher : il est important de communiquer ouvertement à ce sujet. »

Frédéric Debouny, conseiller communal à Aubel et directeur de la société Tube Meuse Protection, spécialiste en protection cathodique et qui utilise les techniques de forages, ajoute : « Les forages en euxmêmes n’auront que peu d’impact sonore, ni visuel sur l’extérieur. Mais c’est le point d’extraction du matériau qui est le nœud.

Pour nous, le télescope Einstein représente une grande opportunité, mais aussi un défi

Michelle Habets

Bourgmestre de Plombières

Les répercussions ne se feront pas sentir seulement au niveau local, mais dans toute l’Europe

Daniel Hilligsmann

Bourgmestre de La Calamine

Déjà aujourd’hui, des entreprises locales travaillent sur divers composants du télescope. Et s’il se réalise, cela donnera un véritable élan à l’innovation

Frédéric Debouny

Conseiller communal à Aubel et Directeur de la société Tube Meuse Protection

C’est pourquoi la proximité de la gare de Montzen est cruciale. Le transport par rail est plus écologique et plus logique que des milliers de trajets en camion. »

Des retombées économiques pour la région

Malgré les défis, l’espoir de retombées économiques reste dominant. « Le projet créera des emplois, directement et indirectement », souligne Frédéric Debouny. « Déjà aujourd’hui, des entreprises locales travaillent sur divers composants du télescope. Et s’il se réalise, cela donnera un véritable élan à l’innovation. »

Daniel Hilligsmann y voit également une chance pour la jeunesse : « Le projet peut susciter chez les jeunes un intérêt pour la science et ouvrir de nouvelles voies de formation. Il attirera sans aucun doute des talents du monde entier et rendra notre région très attractive. »

La coopération transfrontalière comme atout

L’un des atouts majeurs de l’Eurégio est sans conteste sa coopération transfrontalière vécue au quotidien. « C’est notre avantage face à la concurrence de la Sardaigne », estime Michelle Habets. « Trois pays, trois universités, une vision commune : c’est la coopération européenne dans sa plus belle expression. »

Le bourgmestre de La Calamine, Daniel Hilligsmann, y voit même une dimension symbolique :

« Le projet peut renforcer les amitiés et les coopérations existantes entre les communes voisines au-delà des frontières. C’est un projet européen par excellence. »

Les propos de nos interlocuteurs reflètent les espoirs, les interrogations et les attentes ressentis dans toute la région. Réunions régulières, événements communs et échanges intenses montrent que ce projet mobilise non seulement le monde scientifique et politique, mais aussi les communes elles-mêmes.

Encore beaucoup de questions – mais de grandes attentes

La décision concernant le site ne tombera pas avant 2026. D’ici là, beaucoup d’incertitudes demeurent. Mais les communes sont prêtes à jouer leur rôle.

« Nous voulons saisir toutes les opportunités », affirme Daniel Hilligsmann. « Et si le télescope n’est finalement pas construit chez nous, nous aurons au moins participé à l’aventure. » Frédéric Debouny résume : « Nous vivons peutêtre ici quelque chose d’aussi grand que l’alunissage. Quelle chance ! »

Une chance historique pour le secteur de la construction local !

« Nous parlons d’investissements de plusieurs milliards et de marchés de construction répartis sur de nombreuses années », explique Vivian Lausier, Business Developer pour les infrastructures souterraines du projet côté wallon auprès du GRE-Liège. « C’est une chance du siècle pour le secteur. »

Il y aura de nombreux lots pour lesquels les entreprises régionales pourront soumissionner près de leur siège

Au cœur du projet se trouvent des tunnels souterrains d'une longueur totale d'environ 30 kilomètres. Selon les estimations actuelles, leur réalisation nécessitera, l’excavation de 2,5 à 4 millions de mètres cubes de roche – un défi considérable en termes de logistique et de gestion des matériaux.

« Nous aurons différents types de matériaux excavés, du calcaire au grès en passant par les résidus boueux issues des tunneliers », précise notre interlocuteur. « Ces matériaux devront être recyclés ou valorisés de manière appropriée. Des solutions innovantes seront nécessaires. »

Des travaux sont également prévus en surface : routes d'accès, infrastructures logistiques, ateliers, bâtiments techniques et un centre d'accueil des visiteurs.

Cela créera des chantiers qui vont bien au-delà de la construction de tunnels, allant du terrassement et de la construction routière aux éléments préfabriqués en béton, en passant par la technique du bâtiment et l'aménagement intérieur.

La décision ne tombera qu’en 2027, mais si le télescope Einstein venait à être construit dans l’Euregio Meuse-Rhin, le secteur de la construction dans la région se verrait confronté à un projet d’une ampleur inédite depuis des décennies.

De plus, les contraintes environnementales que s’impose le projet impliqueront que l’impact paysager soit réduit au maximum et, dans une large mesure, que les installations requises pendant les phases de travaux soient démantelées une fois ceux-ci terminés et les sites remis dans leur pristin état.

La durabilité comme principe directeur

L'économie circulaire est particulièrement mise en avant. « Le projet s’impose des normes élevées : réutilisation des matériaux, émissions de CO2 minimales et recours maximal à une logistique douce, par rail ou par voie fluviale », souligne Lausier. À titre d’exemple, il cite l’utilisation possible de la gare de triage de Montzen comme plateforme logistique. « Nous voulons absolument éviter que des milliers de camions ne traversent quotidiennement les villages. »

Modèles d'attribution : des opportunités également pour les PME

La question centrale pour les entrepreneurs est la suivante : les entreprises locales auront-elles leur place ou les grands groupes internationaux remporteront-ils la mise? « Très clairement : il y aura de nombreux lots pour lesquels les entreprises régionales pourront soumissionner près de leur siège », souligne le responsable de projet. Certes, le forage des tunnels constituera de grands marchés probablement attribués à de grands consortiums. « Mais il y aura aussi plein de lots : des kilomètres de câbles, la ventilation, le drainage, les constructions de surface. Cela reste tout à fait faisable pour les entreprises régionales seules ou en coopération. »

Vivian Lausier a été engagé par Wallonie Entreprendre pour intégrer la Task Force wallonne pour le télescope Einstein, laquelle est pilotée par le GRE-Liège (Groupement de Redéploiement Économique de Liège).

Cette institution coordonne les objectifs stratégiques de développement de la région et identifie les grands projets d'avenir.

Calendrier et organisation

Si l'Euregio était sélectionné pour accueillir le Télescope Einstein, les premiers appels d'offres pourraient être publiés dès 2027. Cependant, tout ne sera pas attribué en même temps. « Nous prévoyons une attribution progressive en plusieurs lots », indique le chef de projet pour la construction des infrastructures souterraines. « D'abord la construction des tunnels et des cavernes, puis l'installation des équipements techniques, câblage, ventilation et bâtiments. »

Pour les petites et moyennes entreprises, cela signifie qu’elles disposent de temps pour se préparer. Car si les projets de grande envergure comme le forage de tunnels attirent principalement les grands entreprises, les travaux de suivi pourraient être répartis plus largement dans un second temps.

Un projet au bon moment

Le secteur de la construction traverse actuellement une période difficile : prix élevés des matériaux, stagnation du logement, investissements publics en recul. Dans ce contexte, le télescope Einstein pourrait jouer un rôle de bouée de sauvetage. « C’est un projet qui apporte de la stabilité là où le marché faiblit », confirme Vivian Lausier. « Une telle opportunité ne s’est pas présentée depuis des décennies.»

Travail pour tout le monde

La décision de construire ou non le télescope Einstein dans l'Euregio Meuse-Rhin ne sera prise, qu’au mieux, fin 2026. Mais une chose est déjà claire : pour le secteur de la construction et d’autres dans la région, ce serait un élan d'une ampleur historique, avec des opportunités pour les constructeurs de tunnels, les bureaux d'études, les installateurs, les logisticiens et bien d'autres encore. Le budget global est actuellement estimé à 2 à 3 milliards d’euros, dont environ deux tiers pour les infrastructures souterraines et un tiers pour les instruments scientifiques. Les retombées économiques potentielles sont évaluées à près de 12 milliards d’euros pour toute la région. « Ça promet », conclut Vivian Lausier.

Budget global actuellement estimé à 2 à 3 milliards d’euros

Infrastructures souterraines Instruments scientifiques

Îlot Madeleine 4.0 : Le nouveau cœur de Liège bat de façon moderne

Entre la rue de la Madeleine et la rue

Souverain-Pont, un nouveau souffle anime le centre-ville. Là où se dressait autrefois un îlot urbain un peu fatigué, le projet « Îlot Madeleine 4.0 » montre comment l’urbanisme moderne peut s’intégrer au cœur historique de Liège, avec des logements, des bureaux et des commerces.

Porté par le fonds d’investissement Noshaq et réalisé par l’entreprise générale Batitec (Hermalle-sous-Argenteau), le projet marie ce qui semble difficilement conciliable : des façades historiques et des techniques de construction ultramodernes.

Repenser la vie urbaine

Le Groupe Noshaq s’engage pour le développement économique et urbain de la région. Dans ce cadre, il revitalise le quartier Cathédrale Nord au cœur de Liège. La Grand Poste, le Relais Grand Poste, les bureaux actuels de Noshaq sur la place Saint-Étienne et le Fiacre ont été entièrement rénovés et réaffectés.

Ce système de partage énergétique permet une autoconsommation du productible à hauteur de 88% de notre production.

Le projet « Îlot Madeleine 4.0 » s’inscrit dans cette dynamique. En 2018, Noshaq a acquis plusieurs immeubles dans le quartier de la Madeleine pour les démolir et y construire un ensemble moderne et polyvalent de 8.700 m² : commerces au rez-de-chaussée, bureaux aux étages intermédiaires, et 16 appartements haut de gamme au sommet, dont six penthouses avec vue sur les toits de Liège. En sous-sol et aux premiers niveaux :

65 places de parking et de vastes espaces pour vélos. « Ce projet illustre notre conception actuelle de la construction urbaine : fonctionnelle, techniquement performante, mais néanmoins profondément ancrée dans le tissu urbain », explique Thomas Chevau. Budget total : 22 millions d’euros. « Sans un seul euro de subvention », souligne le Directeur Développement de Noshaq Immo.

Précision en milieu urbain

« Ce chantier n’avait rien de routinier », explique Stéphane Wuidar, administrateur délégué de Batitec. Rues étroites, bâtiments avec façade ayant une valeur patrimoniale, trafic constant et chantiers voisins – dont celui du tram – ont rendu la logistique complexe. En parallèle, RESA a profité de la construction d’un poste haute tension

pour moderniser le réseau électrique des rues avoisinantes. « Il était parfois presque impossible d’accéder au site », se souvient Stéphane Wuidar.

« En plus il a fallu étayer les façades à conserver et intégrer les nouvelles structures au millimètre près. Nous n'avons donc guère pu créer d'accès supplémentaire au chantier », ajoute Fabrice Dewandre, chef de projet. Et puis, il y avait la proximité de la Meuse : « À peine quelques mètres sous terre, nous avons rencontré la nappe phréatique. Il a fallu travailler dans les graviers de la Meuse. Et pour couronner le tout, le chantier a subi les inondations de juillet 2022. » Malgré tout, le résultat est harmonieux et s’intègre naturellement dans le tissu urbain existant.

Partager l’énergie au lieu de la gaspiller

Un point fort du projet est le système d’énergie partagée. 144 panneaux solaires installés sur les toits alimentent l’ensemble du bâtiment en électricité, non seulement pour la consommation individuelle des appartements ou des bureaux, mais pour tout le complexe.

L’énergie va là où elle est utilisée : vers les bureaux en journée, vers les logements en soirée. Les bornes de recharge pour voitures électriques viennent compléter le

dispositif. Un système central de gestion énergétique régule la distribution, surveille les performances et veille à ce qu’aucun watt ne soit perdu.

« Ce système de partage énergétique permet une autoconsommation du productible à hauteur de 88% de notre production. C’est bien plus que si chaque logement, chaque bureau et chaque commerce avait sa propre installation photovoltaïque. Dans ce cas, l’énergie produite n’aurait couvert qu’une trentaine de pourcents des besoins », explique Thomas Chevau.

Un modèle pour le secteur

Pour les professionnels du bâtiment, ce projet est un véritable cas d’école. Il montre comment une approche innovante permet d’optimiser les ressources, de réduire les coûts et de garantir une énergie durable pour tous. Il prouve aussi que densifier la ville ne signifie pas sacrifier la qualité de vie, à condition que vision, ingénierie et savoir-faire collaborent étroitement.

Une performance collective Noshaq privilégie les entreprises locales pour ses projets. En tant qu’entreprise générale, Batitec a assuré aussi la coordination générale des sous-traitants :

• HVAC et techniques spéciales : Delbrassine (Petit-Rechain)

• Électricité : Balteau Group (Saint-Nicolas)

• Menuiserie extérieure : Hoffmann (Burg Reuland)

• Menuiserie intérieure : Bure (Crisnée)

• Cloisons et faux plafonds : GCI Construct (Awans)

• Carrelage : Secotech (Barchon)

• Chape et isolation PU : Cegwa (Herstal)

• Photovoltaïque : Reno Energy (Liège)

• Construction métallique : Melens & Dejardin (Jupille)

• Aménagements extérieurs : Leidgens (Thimister-Clermont)

• Faux planchers: Lindner-Welsy (Heverlee)

• Charpente et toiture : TS-Construct (Jodoigne)

• Fondations : Votquenne Foundations (Courcelles)

Sans un seul euro de subvention

L'îlot Madeleine a été conçu conjointement par le cabinet d'architectes p.HD, le bureau d'études A+ Concept et le bureau d'ingénieurs Servais Engineering Architectural, tous situés à Liège.

Un morceau

d’histoire renaît à Dolhain

Qui dans la région ne connaît pas le légendaire « Préventorium » de Dolhain ? Jadis un refuge pour les enfants menacés par la tuberculose, le bâtiment est resté vide depuis les années 1980. Aujourd’hui, le Groupe Gehlen, basé à Malmedy et aux Plenesses, lui a redonné vie. 58 appartements modernes y ont vu le jour, et les premiers habitants y ont déjà emménagé.

Le Préventorium fait partie de l’identité de la région. Nous voulions préserver son âme, tout en créant des appartements répondant aux normes actuelles

Rénovation

Un édifice complexe plein de charme

La mission : plus qu’une rénovation, une reconversion complète. Elle était loin d’être simple. «La structure de base était meilleure que prévu. Mais le gros œuvre et le transport des matériaux nous ont demandé énormément d’efforts», raconte Mike Tafniez, le Gestionnaire de chantier de l’entreprise Serbi.

Anciens détails, nouvel éclat

Les architectes se sont tenus à l’esprit originel du lieu : lumière, air et soleil. Les grandes terrasses exposées plein sud, les vastes baies vitrées et même certaines fenêtres rondes ont été conservées.

On vit au vert tout en étant à proximité de tous les services des villes aux alentours

De nombreuses cloisons porteuses et l’absence d’ouvertures rendaient impossible l’utilisation de grandes machines.

« Chaque jour ressemblait à un casse-tête et apportait son lot de défis techniques, se souvient-il. Mais le challenge a été relevé avec succès.»

Ce travail minutieux donne aujourd’hui tout son caractère au bâtiment : pas de plans uniformes, pas de couloirs impersonnels. « Il n’existe pas deux appartements identiques et, nulle part, on n’a l’impression d’habiter dans une résidence de cette ampleur. C’est exceptionnel », ajoute Laurent Goblet.

Vivre au vert

« Aujourd’hui, les habitants profitent d’une belle luminosité et d’une vue sur la nature à 360° au sein d’appartements de qualité et parfaitement isolés », souligne le promoteur.

La situation séduit également : entre Verviers et Dolhain, en pleine verdure, surplombant la Vesdre, avec de nombreux parkings, un arrêt de bus devant la porte et une gare toute proche. Et ce n’est pas tout : bientôt, la nouvelle voie cyclable et piétonne « Vesdrienne » (une liaison douce et directe de Liège à Eupen ) passera juste à côté. « On vit au vert tout en étant à proximité de tous les services des villes aux alentours », se réjouit Marie Boutet, responsable marketing et communication du Groupe Gehlen.

1 La façade arrière du Préventorium rénovée

2 Vue arrière du Préventorium à l'origine

3 Devant le Préventorium (de gauche à droite): Mike Tafniez, gestionnaire de chanter chez

Serbi, Laurent Goblet, directeur de Gehlen

Immo et Marie Boutet, responsable marketing et communication du Groupe Gehlen.

4 Façade avant du Préventorium - avant travaux

5 Vue intérieure – en cours de rénovation

6 Certains éléments d'origine du bâtiment confèrent à la rénovation un cachet particulier

7 Façade – en cours de rénovation

8 Intérieur d’un appartement – après rénovation

Photos

Le « Homestorys Resort » à Eupen : un lieu pour des moments privilégiés

Dans la ville basse d’Eupen, une nouvelle adresse d’exception a vu le jour pour des fêtes élégantes, des séjours détente et des inspirations d’habitat en pleine nature.

Caroline Rom, connue dans la région comme gérante du magasin de décoration « Homestorys » (anciennement Villa Romana), a développé et réalisé ce projet avec son équipe – en collaborant presque exclusivement avec des artisans de la région.

Le domaine privé, d’environ 15 hectares, est situé de manière idyllique en lisière de forêt. De vieux arbres offrent leur ombre, de petits étangs avec pontons invitent à la flânerie, des barbecues et sentiers de promenade mènent directement dans la forêt voisine. Un lieu qui donne espace pour ce que Caroline Rom appelle « des moments particuliers ».

Un lieu de cœur chargé d’histoire

Il y a environ 60 ans, le père de Caroline, Herbert Rom, acheta ce terrain pour y aménager un étang de pêche avec une cabane. Rapidement, il devint le lieu de prédilection de la famille. « Nous y avons passé toute notre jeunesse », se souvient Caroline Rom.

De l’idée aux „Homestorys”

Pendant la période du Covid, l’équipe de Villa Romana travailla sur une boutique en ligne composée de neuf univers thématiques – les « Homestorys ». En parallèle, Caroline publia son livre « The Best of Belgian Lifestyle ». Mais rapidement, le virtuel ne suffit plus : les Homestorys devaient devenir tangibles.

La qualité est au rendez-vous, et ces entreprises ne sont pas seulement fiables : elles mettent tout leur cœur dans un tel projet.

Caroline Rom

Aujourd’hui encore, on ressent combien cet endroit lui tient à cœur. Plus tard, elle acheta la maison voisine, y vit grandir ses cinq enfants – et lorsque ceux-ci prirent leur envol, une question se posa : comment redonner vie à ce lieu si spécial ?

Ainsi naquit l’idée d’utiliser d’abord le terrain naturel au Kehrweg d’Eupen comme espace d’exposition pour les meubles de jardin –avant de créer le « Homestorys Nature Resort », inauguré le mois dernier.

Vacances, fêtes, séminaires

Aujourd’hui, le Homestorys Resort comprend deux logements de vacances : Les Wood Lounges dans la maison principale – un refuge pour 2 à 6 personnes avec terrasse barbecue et clairière privée, ainsi que le « Lakeview Pavilion » moderne, pour 2 à 4 personnes, avec terrasse panoramique, piscine, jacuzzi et feu à gaz ouvert à 360°.

Au rez-de-chaussée de la maison principale, une Event Lounge a été aménagée pour 10 à 60 personnes, modulable pour des séminaires, fêtes ou événements culinaires. Il est également possible d’organiser des réceptions dans le Lakeview Pavilion et dans les anciennes étables.

Dans les univers thématiques des Homestorys, habitat, art de vivre et plaisir se conjuguent pour créer un lieu d’inspiration et de détente.

Faire confiance à la région

Pour réaliser ce projet de cœur, Caroline Rom a délibérément fait appel à des entreprises régionales de construction et d’installation : « D’une part, parce que je veux que l’économie locale en bénéficie, et d’autre part, parce qu’on se connaît. Les échanges sont rapides, la qualité est au rendez-vous, et ces entreprises ne sont pas seulement fiables : elles mettent tout leur cœur dans un tel projet. »

Plus d’infos : www.resort.homestorys.com

Entreprises partenaires principales :

• Construction du Lakeview Pavilion : Convents (Eupen)

• Électricité & domotique dans tous les bâtiments : Électro Hick (Raeren)

• Aménagement intérieur pour éléments réfractaires: Menuisierie Mauel (Eynatten)

• Sanitaire : Fritz Haselbach (Eupen)

• Chauffage et climatisation : Groteclaes – maintenant Megacool (Eupen)

• Cheminées : Cheminées Liégeois (Battice)

• Parquet & microciment : Kibo (Eupen)

• Carrelage : Jimmy Maton (Lontzen)

• Travaux de voiries : Ganser (Eupen)

• Aménagement extérieur : Leidgens (Dison)

• Paysagisme & jardin : Didier Malmendier (Lontzen)

• Conception des espaces extérieurs : Payages Winters (Eupen)

• Conception technique et statique: Reichelt & Palotas (Eupen)

Caroline Rom, Cheffe d'entreprise de Homestorys

Aménagement du territoire : la Communauté germanophone en route vers sa propre législation

Un nouveau projet de loi sur l’aménagement du territoire est en cours d’élaboration dans la Communauté germanophone (CG) – un projet qui y concerne directement le secteur de la construction. Depuis que la CG a repris cette compétence de la Région wallonne en 2022, le gouvernement à Eupen souhaite simplifier les procédures, réduire la bureaucratie et adapter la planification aux besoins régionaux.

Edmund Stoffels

Conseiller pour l’aménagement du territoire au cabinet du Ministre-Président Paasch

Oliver Paasch

Ministre-président au Parlement de la Communauté germanophone.

Le nouveau cadre juridique vise à concilier les intérêts économiques, écologiques et sociaux – un exercice d’équilibre actuellement préparé en étroite concertation avec tous les acteurs concernés.

Edmund Stoffels coordonne le processus

Les discussions sont dirigées par Edmund Stoffels, ancien député au Parlement wallon et fin connaisseur de la matière. Il travaille aujourd’hui bénévolement au sein du cabinet du Ministre-Président et coordonne l’élaboration de la nouvelle législation. Sous sa direction, des réunions structurées sont organisées avec les communes, le secteur agricole, les organisations environnementales et bien sûr avec Embuild Verviers-Ostbelgien, porte-parole du secteur de la construction.

Embuild apporte la vision des entreprises

Embuild est représenté dans les discussions par sa présidente Astrid Convents et Dirk Vandriessche, responsable des contacts politiques avec la CG. Un groupe de travail interne prépare les réunions, analyse les comptes rendus et regroupe les positions du secteur. Une enquête auprès des membres a également permis d’obtenir une image claire de la manière dont les entreprises évaluent les différents thèmes de la réforme.

Des revendications claires et actuelles

Depuis le début des consultations, Embuild n’a pas modifié ses positions, et ce pour une bonne raison. Les revendications sont claires, pragmatiques et adaptées à la réalité des entreprises :

• Proportionnalité des exigences urbanistiques et sociales : elles doivent être prévisibles, calculables et abordables.

• Logement abordable : ce principe devrait guider la réforme, non seulement pour les personnes défavorisées, mais aussi pour la classe moyenne.

• Décharges de terre disponibles dans la CG : sans solutions d’évacuation pratiques, les coûts et la charge pour les maîtres d’ouvrage augmentent.

• Révision des plans de secteur : beaucoup sont obsolètes ou imprécis, ce qui entraîne incertitudes et retards.

• Simplification et numérisation des procédures de permis de bâtir : une plateforme centrale avec un calendrier clair offrirait une sécurité de planification.

• Assouplissement des prescriptions de construction conservatrices : les nouveaux matériaux et méthodes doivent être pris en compte, notamment pour l’efficacité énergétique.

• Développement sur le site historique : les entreprises doivent pouvoir évoluer sur leur site d’origine, même en dehors des zones industrielles.

• Éviter les infractions urbanistiques: grâce à des règles claires et une meilleure coordination entre maîtres d’ouvrage, architectes et administration.

Ces points ne sont qu’un extrait des positions qu’Embuild apporte aux discussions pour améliorer les conditions-cadres du secteur de la construction et garantir son rôle de pilier fort de l’économie de la Communauté germanophone.

Regard vers l’avenir

Le projet de loi devrait être présenté au Parlement d’ici 2026. Pour le secteur, l’enjeu est de taille : entre règles claires, autorisations rapides et exigences réalistes.

Ou, comme le dit Astrid Convents : « Nous avons besoin d’un aménagement du territoire qui construise au lieu de bloquer. »

L’hiver, c’est la saison idéale pour former vos équipes

Les gérants d’entreprise misent sur la formation

Quand les chantiers s’arrêtent et les machines se taisent à cause du mauvais temps, ce n’est pas une raison pour rester les bras croisés. Au contraire : la période hivernale (du 1er décembre au 31 mars) est une opportunité idéale d’investir dans le véritable moteur de votre entreprise : vos collaborateurs.

« Les mois d’hiver sont parfaits pour organiser des formations », explique Marie-Sophie Delvaux, responsable des formations chez Embuild Liège-Verviers-Ostbelgien.

« Les formations peuvent être planifiées à l’avance, et sous certaines conditions, les participants peuvent être déclarés en chômage temporaire pour cause d’intempéries – même si le temps est clément le jour de la formation. »

Des avantages pour l’employeur et pour les travailleurs du CP 124

Et si vous ne trouvez pas ce qu’il vous faut dans le catalogue ? Aucun souci : « Nous développons aussi des formations sur mesure pour les entreprises », précise

Marie-Sophie Delvaux. Un simple coup de fil suffit.

Formations

en entreprise

Les formations peuvent être organisées directement dans votre entreprise. C’est simple, pratique et efficace.

En chiffres (2024-2025)

4.200 personnes formées par Formation Construction

C’est un système particulièrement avantageux pour tous les partis prenants.

L’employeur ne paie pas de salaire le jour de la formation et bénéfice d’une intervention de Constructiv à hauteur de 80 € par jour de formation.

De leur côté, les travailleurs relevant de la Commission paritaire 124 perçoivent plus ou moins 60 % de leur salaire de l’ONEM, auxquels il faut ajouter une prime de 55€ par jour de formation de Constructiv.

Un personnel bien formé travaille plus en sécurité, plus efficacement et avec plus de motivation

Marie-Sophie Delvaux Responsable des formations

« C’est du gagnant-gagnant », souligne la responsable des formations. « L’entreprise réduit ses coûts, et les travailleurs se sentent valorisés et soutenus. »

Formations obligatoires ou sur mesure

Les formations les plus demandées sont les formations obligatoires comme les cours de secourisme (formation de base et recyclage) ou les formations en sécurité (sécurité de base ou VCA sécurité de base).

Mais il existe aussi une large gamme de formations volontaires : conduite d’engins, travaux de voirie (« Qualiroutes »), législation sociale, etc.

Une option particulièrement intéressante : la formation de tuteur. En une journée, un travailleur devient tuteur et peut ensuite former ses collègues en interne. Constructiv soutient cette démarche avec une prime annuelle de 1000 € et 25 € par heure et par travailleur formé (jusqu’à 140 heures).

Safety Days – la sécurité en équipe

Pour sensibiliser vos équipes à la sécurité de manière ludique et interactive, Embuild propose des Safety Days adaptés à votre entreprise. Ces ateliers pratiques renforcent la cohésion d’équipe tout en transmettant les bases de la sécurité.

Votre entreprise est trop petite pour organiser un Safety Day en interne ? Pas de souci !

Vos travailleurs peuvent participer aux journées ouvertes organisées en collaboration avec l’IFAPME et Le Forem :

• le 30 janvier à Verviers • ou le 6 février à Liège.

Et pour la touche conviviale : des frites seront offertes aux participants… directement depuis la baraque à frites !

D’autres secteurs peuvent aussi en bénéficier

Les avantages ne concernent pas uniquement les ouvriers du bâtiment (CP 124). Les employés (CP 200) peuvent bénéficier, sous certaines conditions, d’un soutien financier de Cefora pour leurs formations.

Les travailleurs des secteurs verts (CP 145, CP 132, CP 144) ainsi que les électriciens (CP 149.01) peuvent également, selon les formations et les critères, profiter du soutien de leur fonds sectoriel respectifs.

Former, c’est investir dans l’avenir

Lors de la période de formation 2024–2025, plus de 4.200 personnes ont été formées par Formation Construction, le département formation d'Embuild Liège-Verviers-Ostbelgien.

Un chiffre qui montre bien que de plus en plus d’entreprises comprennent que la formation n’est pas un luxe, mais un investissement stratégique.

Un personnel bien formé travaille plus en sécurité, plus efficacement et avec plus de motivation. Les nouveaux collaborateurs se sentent bien accueillis, les anciens restent plus longtemps.

Comme le résume Marie-Sophie Delvaux : « Investir dans votre personnel, c’est investir dans l’avenir de votre entreprise. »

Plus d’infos sur les formations formation-construction.be

Consultez le catalogue

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À partir du 1er janvier 2026 : la facturation électronique devient obligatoire – Êtes-vous prêt ?

Vous n’êtes pas encore connecté au réseau PEPPOL ?

Il est grand temps d’agir !

La nouvelle loi du 6 février 2024 impose à toutes les entreprises assujetties à la TVA en Belgique d’émettre et de recevoir des factures électroniques structurées à partir du 1er janvier 2026.

Cette mesure concerne presque toutes les entreprises engagées dans des relations B2B – de l’entrepreneur du bâtiment au fournisseur, en passant par le prestataire de services.

Concrètement, qu’est-ce que cela signifie ?

Une facture électronique ne se résume pas à un simple PDF envoyé par e-mail. Elle doit être créée dans un format structuré (par exemple XML), permettant un traitement automatique. Le format standard est PEPPOL-BIS, échangé via le réseau PEPPOL –un système reconnu à l’échelle européenne auquel l’état belge est également connecté.

Qui est concerné ?

• Émetteurs de factures : toutes les entreprises assujetties à la TVA établies en Belgique.

• Destinataires de factures : toutes les entreprises disposant d’un numéro de TVA belge.

• Opérations concernées : livraisons de biens et prestations de services imposables en Belgique.

Que se passe-t-il en cas de non-respect ?

À partir du 1er janvier 2026, toute entreprise qui n’émet pas ou ne reçoit pas de facture électronique risque des amendes fiscales de 50 à 5.000 euros par infraction… donc par facture.

Or, à l’heure actuelle de nombreuses entreprises ne sont pas encore connectées au réseau PEPPOL ou utilisent des logiciels comptables non compatibles. Il est donc urgent d’agir DES MAINTENANT: Vérifiez si votre logiciel comptable est compatible avec PEPPOL. Sinon, contactez votre fournisseur de software de comptabilité et planifiez la transition à temps.

Avantages fiscaux

Les PME et les indépendants peuvent d’ailleurs bénéficier de mesures fiscales avantageuses :

• Déduction de 120 % pour les abonnements logiciels récurrents

• Déduction d’investissement de 20 % pour les coûts d’acquisition

• Chèques de maturité numérique jusqu’à 50.000 € sur 3 ans

Agir maintenant, c’est économiser de l’argent et éviter des risques juridiques.

Que faire quand vos cocontractants ne sont pas prêts ?

Prévoyez des clauses claires dans vos contrats !

Afin de se prémunir contre le risque que le cocontractant ne dispose pas encore des moyens nécessaires pour envoyer ou recevoir des factures électroniques, il est recommandé d’intégrer des clauses adaptées dans les contrats ou les conditions générales. Cela garantit que les factures électroniques soient transmises par les voies prévues par la loi et que les paiements interviennent dans les délais.

Clause-type disponible via Embuild Embuild a élaboré une clause-type à cet effet et l’a intégrée dans ses modèles de contrats B2B. Consultez cette clause et les modèles correspondants dans l’espace membre de www.embuild.be

Cyberattaques : personne n’est à l’abri –pas même le secteur de la construction

La cybersécurité était au cœur d’une matinée d’information organisée par Embuild Liège-Verviers-Ostbelgien le 16 octobre dernier.

Les participantes et participants sont venus s’informer sur un risque qui n’a désormais plus rien d’exceptionnel : la cybercriminalité.

« Trop d’entrepreneurs pensent encore ne pas pouvoir devenir la proie de pirates informatiques », ont, d’emblée, prévenu

Christophe Axen de la Regional Computer Crime Unit et son collègue Éric Laverdeur de la zone de police Vesdre.

Un simple clic peut coûter cher Phishing, ransomware, vol de données… Les méthodes des cybercriminels se perfectionnent sans cesse. D’après Christophe Axen, le nombre d’attaques a littéralement explosé au cours des cinq dernières années. Et les escrocs jouent sur l’émotion, l’urgence et le fameux « effet tunnel », qui paralysent l’esprit critique.

Les deux premières heures de la séance visaient à sensibiliser les entrepreneurs : reconnaître les pièges et savoir réagir.

Les pièges juridiques de l’ère numérique

La seconde partie de la matinée était consacrée aux aspects juridiques. Alexandre Cassart abordait les nouvelles technologies dans le bâtiment, comme le BIM, les systèmes de monitoring ou les partages de documents. En effet, au fur et à mesure des années, le droit a beaucoup évolué tout comme les obligations des entreprises, qu’elles soient de nature préventive ou curative.

la prévention est plus efficace que la réaction

Christophe Axen insistait : « Peu importe la situation, il faut rester transparent : en interne comme en externe. Communiquez ! ». Et Eric Laverdeur martelait : « Ne minimisez pas le dépôt de plainte auprès de la police, car cela nous permet d’enquêter et de mettre des systèmes en place contre ce type de criminalité ».

Deux conseils concrets :

• En cas d’incident, contactez immédiatement Card Stop, Safeonweb, le Centre for Cybersecurity Belgium ainsi que la zone de police locale. Une réaction rapide peut limiter, voire éviter, de lourdes conséquences.

• La cybersécurité n'est pas une dépense, c'est un investissement dans la pérennité et la crédibilité de votre entreprise. Chaque euro investi en prévention permet d’en épargner des dizaines en gestion de crise.

« Les entreprises doivent aujourd’hui être prêtes à agir tant préventivement que réactivement. Un plan de gestion des incidents bien défini est indispensable pour éviter les complications légales. Car lorsqu’un incident survient, il peut donner lieu à des suites civiles ou pénales », a rappelé Maître Cassart. Il finissait en mentionnant quelques points d’attention liés aux assurances Cyber tout en précisant que « la prévention est plus efficace que la réaction ».

Quand la prévention porte ses fruits

Les Fédérale Assurances ont illustré leurs propos par un cas concret : grâce à une couverture adaptée et à une réaction rapide, une entreprise victime d’une attaque a pu s’en sortir sans trop de dommages importants.

Mieux vaut prévenir que guérir Le message est clair : aucune entreprise n’est trop petite pour être visée. Sensibiliser, se protéger, s’assurer, sont trois réflexes indispensables pour préserver ses données et la confiance de ses clients. Bref : la cybersécurité n’est pas une option, mais une nécessité.

Maître Cassart

Afterwork d’Embuild Verviers-Ostbelgien : une soirée entre construction et numérique

Construire aujourd’hui, c’est penser digital – tel était le message clair du dernier afterwork organisé par Embuild Verviers-Ostbelgien.

Le 4 juin, entrepreneurs du bâtiment de la région se sont retrouvés dans les studios de Vedia à Dison. Là où sont d’ordinaire produites les émissions télévisées, c’est cette fois l’avenir numérique du secteur de la construction qui était au centre de toutes les attentions.

Des conseils concrets de Buildwise

La digitalisation n’est plus un sujet d’avenir, elle fait déjà partie de notre quotidien

Astrid Convents

Dès l’accueil, l’intérêt était palpable. Dans le « Digital Village » spécialement aménagé, les visiteurs se pressaient autour des stands d’exposants venus présenter leurs solutions les plus récentes : des outils de planification intelligents ou encore des applications pratiques pour le quotidien des chantiers.

Dans les coulisses d’une chaîne télé

Un autre temps fort attendait les invités: des visites guidées des coulisses de Vedia. Studios, salle de podcast et régie se sont ouverts aux participants, offrant aux entrepreneurs un regard inhabituel sur un univers technologique bien différent du leur et peut-être aussi une source d’inspiration sur la manière dont les médias gèrent leur transition numérique.

« La digitalisation n’est plus un sujet d’avenir, elle fait déjà partie de notre quotidien», a souligné Astrid Convents, présidente d’Embuild Verviers-Ostbelgien, dans son mot d’accueil. Avec beaucoup de pragmatisme et des conseils concrets, François Denis de Buildwise a ensuite montré comment l’intelligence artificielle peut dès aujourd’hui aider les entreprises de construction, qu’il s’agisse d’organisation, de planification ou de communication. Benoît Charlier a pour son part présenté brièvement Vedia, l’hôte de la soirée, et a ainsi construit le pont entre bâtiment, médias et innovation.

Networking et convivialité

La soirée s’est terminée autour d’un walking dinner, dans une ambiance détendue et propice aux échanges. Entre bouchées et discussions, on a continué à parler solutions numériques, intelligence artificielle et avenir du secteur. Les sourires sur les visages montraient bien que la digitalisation n’a rien d’un sujet rébarbatif, à condition d’être présentée avec autant de convivialité que lors de cette rencontre.

Découverte du studio avec le fond vert permettant les incrustations d'images (chroma key)

La Rentrée de la Construction à Liège Airport

« Ensemble, nous sommes plus forts.

Ensemble,

nous construisons l’avenir. »

Le 28 août, l’aéroport de Liège n’était pas seulement une porte ouverte sur le monde, mais aussi un lieu de rencontre pour le secteur de la construction : Embuild Liège-Verviers-Ostbelgien, en collaboration avec Buildwise et Constructiv, a convié les professionnels à sa réception estivale dans le cadre de la tournée nationale «Connection Tour». Et le succès fut au rendez-vous – c’était l’étape la plus fréquentée de toute la tournée en Belgique.

La soirée a débuté par une visite exceptionnelle : des bus ont emmené les participants sur le tarmac, longeant les avions cargo et les centres de distribution. Des chiffres et faits fascinants ont été partagés – notamment que l’aéroport de Liège est le cinquième plus grand aéroport cargo d’Europe, et qu’un tiers des colis e-commerce européens y transitent.

« C’est surtout la nuit, vers trois heures du matin, que l’activité bat son plein – c’est à ce moment que les avions d’Alibaba, Amazon et FedEx/TNT arrivent», a expliqué le guide Christian Delcourt, directeur de la communication de Liege Airport.

Des discours concis et un triangle de contraintes

Dans la même lignée, les représentants de Constructiv et de Buildwise ont rappelé comment leurs organisations soutiennent, elles aussi, les entrepreneurs au quotidien, notamment à travers le conseil, la formation et la recherche.

Expertise et réseautage dans une ambiance conviviale

"Nous avons besoin de ces moments –c’est ici que naissent des idées et des partenariats que nous ne pourrions jamais développer dans notre quotidien"

Paul-Philippe Hick, directeur d’Embuild Liège-Verviers-Eupen, a ensuite pris la parole pour souhaiter la bienvenue aux invités. Dans son allocution, il a évoqué les défis majeurs auxquels le secteur de la construction est actuellement confronté et a souligné le rôle d’Embuild dans l’accompagnement des entreprises face à ces enjeux. Son message se voulait résolument optimiste : « Ensemble, nous sommes plus forts. Ensemble, nous construisons l’avenir.»

Par la suite, le hall des départs s’est transformé en un lieu animé d’échanges et d’informations. Aux stands de Buildwise, les participants ont pu approfondir leurs connaissances techniques, discuter des sujets de recherche actuels et échanger directement avec les experts. En parallèle, la réception agrémentée de délices culinaires a offert une belle opportunité de dialogue détendu entre collègues du secteur.

L’étape de Liège a démontré une chose : les entrepreneurs du bâtiment de la région ne cherchent pas seulement de l’information, mais surtout des rencontres. Comme l’a si bien résumé un participant lors du walking dinner : « Nous avons besoin de ces moments – c’est ici que naissent des idées et des partenariats que nous ne pourrions jamais développer dans notre quotidien. »

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