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Cathy Bousquet, sociologue (LISE-CNAM) – Nelly Figorito, bénévole Resto du Coeur – Michel Fruitet, bénévole Champ des possibles.
Une démarche collective avec des personnes à faibles ou moyens revenus pour donner la parole aux habitant.e.s sur le sujet ; échanger ces connaissances avec les décideurs, les techniciens du PAT ; constituer une équipe pérenne élagie au sein du PAT.
Une action de formation d’étudiantes en travail social de l’IRTS Montpellier avec des agents du Pays Coeur d’Hérault, des habitant.e.s et bénévoles des communes, des professionnelles de la solidarité alimentaire pour réaliser un diagnostic en marchant de l’accès à l’alimentation.
Une découverte mutuelle des ressources « en cours » pour l’accès à de l’alimentation choisie pour tou.te.s : les trucs et astuces des habitant.e.s ; les mobilisations dans le cadre du PAT ; des idées pour avancer en collectifs sur le sujet dans les prochains mois.

3 communes test du Pays Coeur d’Hérault
Aniane - Clermont l’Hérault – Lodève
L’objectif du diagnostic en marchant est de donner la parole aux personnes concernées, de constituer une connaissance locale des situations vécues, de permettre la constitution de groupes d’habitant.e.s pour aller plus loin « ensemble » sur le sujet dans le cadre du PAT.
Une fois le groupe d’habitants du territoire constitué, et le travail d’enquête sur la diversité de l’alimentation réalisé, la déambulation peut débuter.

Méthodologie du diagnostic en marchant avec l’appui d’étudiantes en formation de travail social, IRTS Montpellier.
1) « aller vers » les habitant.e.s, 20 à 25 entretiens individuels pour constituer un groupe par commune, soit 61 entretiens au total.
2) un atelier collectif, par commune, d’échanges sur les pratiques alimentaires (Entretiens croisés – CartographiePhotolangage et boîte à idées, à suggestions…).
3) une déambulation sensible par petits groupes à pieds, vers des lieux d’approvisionnement choisis (marché de plein vent, épicerie, magasin de producteurs) pour étudier les coûts de réalisation d’un futur menu décidé ensemble.
4) réalisation d’un repas partagé et mise en commun des points clés et des idées à communiquer (rencontres d’élu.e.s notamment).
- « en règle générale, les produits locaux sont hors de portée des budgets ».
- « on dirait qu’il n’y a que de la vigne ».
- « en choix, c’est petit ».
- « j’ai vu des choses qui capotaient parce qu’individuelles, alors qu’à côté en collectif, ça fonctionne bien » .

Des rencontres habitant.e.s pour partager les bonnes astuces
Rencontrer les élu.e.s pour faire savoir nos idées pas forcément « coûteuses ».
Rencontrer les producteurs et échanger sur leurs productions et celles attendues par les habitant.e.s.
Travailler sur un groupement d’achats avec les producteurs et pour d’autres produits.
Assurer un service de repas « collectif », à prix libre avec des produits locaux et des animations (exemple « La petite cantine –Crok-Midi) où des personnes différentes puissent se rencontrer
Boîte à idées : Plus de produits frais accessibles financièrement - Faire du troc alimentaire.
L'ALIMENTATION
8 = 8 1
Projet tutoré réalisé dans le cadre du diplôme universitaire Chargé.e de projets en information, communication et éducation à l'alimentation de l'Université de Lille, 2022.
Le contexte
1960
Première démarche d'évaluation des politiques publiques aux Etats-Unis
Définir - Mesurer - Utiliser
2000
Evaluation des projets financés par la sphère publique rendue obligatoire en France
Années 2010
Démocratisation de l'évaluation participative, implication des parties prenantes
Temps et moyens humains conséquents dédiés à l'évaluation
Evaluation quantitative ne suffit pas pour rendre compte de l'impact réel d'un projet
Formulaires de bilan trop standardisés
Evaluation perçue comme une contrainte pour les porteurs de projet, destinées uniquement aux financeurs, pas de vision d'opportunité
Manque d'expérience et de formation des usagers en termes d'évaluation, vision partielle des enjeux
Risque que le groupe d'acteurs "forts" (ex : financeurs) impose un point de vue
Quid des moyens humains à mobiliser
Préparation et temps de travail à multiplier, risque d'immobilisme
Nécessité d'adaptation du discours et des outils de communication au public
Nécessité d'écoute et de prise en compte de l'ensemble des points de vue des parties prenantes
Isabelle COLLERY, diététicienne, coordinatrice du programme Plaisir à la cantine en Hauts-de-France, association CENA
David VINCENT, chargé de projet Mangeons bien ensemble, association Le panier de la mer 62 Raphaëlle DELPORTE, chargée de projets emploi et alimentation, association Bio en Hauts-de-France
Sous la direction de :
Simona DE IULIO, professeure en Sciences de l'information et de la communication, Université de Lille, GERiiCO
Susan KOVACS, professeure en Sciences de l'information et de la communication, ENSSIB, ELICO




1) Impliquer l'ensemble des parties prenantes
2) Mobiliser des outils de communication adaptés aux parties prenantes
3) Construire une vision partagée et être capable de défendre son point de vue, 2 réunions de travail :
Groupe A (financeurs, partenaires, opérateurs ..)
Groupe B (usagers, bénéficiaires...)
Phase de confrontation / négociation
Rencontre entre les 2 groupes
Veille à une expression équilibrée et prise en compte des points de vue de chacun
4) Mettre en évidence la nature des enjeux
5) Aide à la décision
6) Définir ce qui compte, h érarchiser les champs d impacts souhaités
7) Co-construction d'outils pertinents, non chronophages
8) Définition des paliers de progression
9) Mise en récit, évaluer l'immatériel
Les Anges Gardins "Repères méthodologiques : pour une évaluation de l action paniers solidaires et autres act ons liées au bien-v vre alimentaire et à l'émancipation" 2019
CERDD "Repères sur la mise en réc t de vos projets de transition" 2021
Gadrey Jean "L'utilité sociale des organisations de l'économie sociale et solidaire : une mise en perspective sur la base de travaux récents" 2004
Plottu Béatrice, Plottu Er c "Contraintes et vertus de l'évaluation participative" 2009
Plottu Béatrice, Plottu Er c, "Modèle pour l'opérationnalité de l'évaluation démocrat que (MODE) : quelques précisions et enrichissements", 2010
Plottu Béatrice, "Évaluat on part cipative des politiques publiques", Dictionnaire critique et interdisciplinaire de la participation, Paris, GIS Démocrat e et Part cipation 2013
Ridde Valéry, Baillargeon Jérôme, Ouellet Patrick et Roy Sylvie, “L’évaluation part cipative de type Empowerment : une stratégie pour le travail de rue” 2003
Réalisé par Louis Guillon ; Claire Néel ; Coline Perrin
UMR INNOVATION 2 place Viala – Bat 27 - 34060 Montpellier Cedex 02
Recherche financée par la région Occitanie dans le cadre du projet GATO (Gouvernances Alimentaires Territorialisées en Occitanie)
Les ProjetsAlimentairesTerritoriaux(PAT) sont des dispositifs visant à mettre en synergie lesacteursdusystèmealimentaireàl'échelledesterritoires.Ilsintègrent,entreautres,des objectifsdeluttecontrelaprécaritéalimentaire Pourtant,lestextesdecadragedesPATne mentionnentpaslesacteursdel’interventionsociale

→ Commentlesacteursde l’interventionsocialesesaisissent-ils desenjeuxalimentaires?
→ Commentsont-ilsintégrésdans lagouvernancedesPAT?
→ Quelssontlesfreinsàune meilleureintégration?
Les travailleurs sociaux utilisent l’alimentation comme levier d’empowerment
Unethématique multidimensionnellequitoucheà différentsaspectsdelaprécarité (économique,sociale,desanté )
Desmodalités d'interventionvariées (orientationversl'aide alimentaire,ateliers cuisine, repaspartagés, distributionsdecolisou bonsalimentaires, conseilsdegestiondu budget…)
Unediversitédereprésentationsliéeàla sensibilitépersonnelledestravailleurs sociauxauxenjeuxalimentairesainsiqu’au fonctionnementdeleurstructure d’interventionsociale
L’ALIMENTATION DANSLETRAVAILSOCIAL
Unoutild'évaluationd’une situationsocialeglobale
Unlevierpour développer:des échangesculturels, delaconvivialité,du plaisir,lestime desoi,la transmissionde savoir-faire,la cohésionsociale



Questionner les liens entre alimentation et travail social
Par les modalités d'intégration des acteurs de l’insertion socialedanslesPAT(entretiens,observationparticipante) Par les pratiquesetreprésentationsdestravailleurssociaux (entretiens)
ACTIONPUBLIQUE ASSOCIATIONS
DÉPARTEMENTALE COMMUNALE
Foyerde vie
Mission locale
INTERCOMMUNALE
Pensionde famille
Aideà domicile
Centre dhébergement provisoire
Structuresd’interventionsocialeenquêtées
Terrains d'étude : deux Pays porteurs de PAT

Des dynamiques d’intégration des acteurs de l’intervention sociale dans les PAT différenciées selon les territoires
Pays Haut Languedoc et Vignobles
SOUTIEN aux projets sociaux dans son PAT
Faiblesse des liens avec les acteurs de l’intervention sociale
Nes’identifiepascommeacteurlégitimeàporterdes projets sociaux mais souhaite développer le volet socialdesonPAT
S’appuie sur des acteurs ressources extérieurs : Conseil départemental, partenariats inter-territoriaux (PNR)

79760
102dans4 ComCom

82133
77dans3 Comcom

Pays Cœur d’Hérault
PORTEUR d'actions sociales dans son PAT
Relationsfortesavecdesacteurslocauxdel’intervention sociale, permises par des personnes ressources faisant le lien avec le monde du social au sein du Conseil de développementduPays
Un volet social du PAT co-construit avec les acteurs du territoireetdelarecherche
Unemiseenréseaudesinitiativeslocalespourfavoriser leurchangementd’échelle
Perspectives pour une coopération renforcée entre les secteurs du social et de l’alimentation
Les périmètres d’intervention divergent entre lintervention sociale et les PAT : cela nécessited’articulerleséchellespourcoopéreretassurerunmaillageduterritoire
Sur les territoires où la coopération est déjà effective au sein des acteurs de l’intervention sociale, leur intégration dans les gouvernances alimentaires territorialesestfacilitée
Les PAT peuvent animer des réseaux dacteurs, favoriser la proximité et l'interconnaissance des agents de l'intervention sociale, ce qui facilitera l’accompagnementsocialglobaldespublics

Léna Jégat, Morgane Esnault / UMR 6590 ESO, Université de Caen Normandie Rencontres « Pour des solidarités alimentaires » Montpellier, 22 et 23 septembre 2022







































la précarité, celle-ci se superposant à la longue fermeture des universités et à la perte des emplois (souvent dans les secteurs fermés en raison des mesures sanitaires, comme la restauration). À Caen, diverses distributions alimentaires seront organisées sur les campus, en parallèle des mesures nationales comme le RU à 1€.
• Un sentiment de précarité peu avoué dans les questionnaires mais qui touche les étudiant·es d’origines sociales les plus populaires
• Des profils de consommations alimentaires essentiellement corrélés aux lieux d’études et de logement
• Les différences d’offres et de comportements alimentaires sont surtout liées à des questions de morphologie urbaine
• Diverses méthodes combinées pour interroger la précarité alimentaire des étudiant.es à Caen













Ces deux dernières années, la question de la précarité a été mise en lumière successivement par la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 suivie de l’inflation générale des prix de consommation. Durant les confinements, la précarité alimentaire a particulièrement été évoquée par les médias, ces derniers faisant de nombreux reportages et interviews dans les files d’attente des distributions alimentaires. La population étudiante se révèle alors comme particulièrement touchée par
Alors que le recensement des commerces alimentaires de l’agglomération réalisé deux ans plus tôt par la promo de l’une d’entre nous restait inexploité, l’idée de tester des méthodologies sur les notions de déserts alimentaires et de vulnérabilité à la précarité émerge alors. Quelques mois plus tard, collègues dans un enseignement en L3 de géographie, nous proposons aux étudiant·es d’intégrer des questions sur leurs pratiques alimentaires à l’enquête annuelle auprès des étudiant·es de l’Université.
Face aux formes de précarisation à tous les niveaux de la société, nous cherchons à comprendre comment les étudiant·es sont concernés, particulièrement au niveau alimentaire.
La production scientifique étant peu fournie à ce sujet, il s’agit essentiellement de dégager des pistes de recherche exploratoires. L’enquête dont nous disposons est co-construite avec des étudiant·es, permettant de se rapporter directement à la situation réelle. En ce qui concerne nos analyses, nous nous sommes concentrées sur la strate des décohabitant·es, faisant l’hypothèse que la population vivant au domicile familial n’a pas les mêmes pratiques.
Les budgets alimentaires restent peu élevés et similaires, les situations sont donc relativement similaires à ce niveau. Nous nous intéressons ainsi à comment les pratiques de distinctions s’opèrent (ou non), et comment la situation de précarité alimentaire est vécue par les étudiant·es.
Répartition des étudiant·es dans la ville de Caen


Les pratiques de consommation vont grandement varier en fonction de leur lieu d’études, notamment le midi. Les étudiant·es du campus de centre ville (SHS, arts, lettres, langues, droit) ont accès à une offre variée, au contraire des étudiant·es des campus excentrés (santé, sciences et techniques). Le soir, ce sont davantage les conditions de logement qui vont faire varier les profils de consommation, et particulièrement le fait de manger seul ou non (cf. ci-dessous). L’origine sociale n’apparaît pas aussi déterminante dans ces pratiques alimentaires que dans le choix des filières d’études.
Pratiques
• Consommation sur le campus :
- Repas au RU/cafétariat, avec des ami·es ou non
- Repas achetés ou préparés
• Repas préparé, consommé seul·e ou en famille, à domicile
• Repas toujours au RU/cafétariat, et toujours avec des ami·es
Une large partie des étudiant·es résident dans les quartiers (au Nord) où la diversité de l’offre alimentaire est faible, phénomène amplifié par la difficulté d’accès aux commerces dans des zones d’activités et les quelques 4 000 chambres universitaires exclues du recensement (cf. carte ci-dessus).
Dans les quartiers centraux, où l’offre de logement est adaptés aux étudiant·es, l’offre alimentaire est dense (plus de 15 commerces dans le km), mais peu diversifiée puisque composée surtout de supérettes de proximité (cf. carte ci-contre).
• Étudiant·es en santé et en sciences et techniques
• Revenus issus du salariat étudiant
• Étudiant·es en arts, lettres, langues et en SHS
• Revenus issus du travail saisonnier
• Étudiant·es en droit, économie, gestion
• Boursier·es sur critères sociaux
• Logement en CROUS
• Repas préparé et consommé seul·e, jamais de repas à l’extérieur
• Repas avec la famille ou des amis, jamais seul, jamais au RU
• Repas préparé ou acheté, jamais au CROUS, toujours seul·e
• Repas toujours au RU/cafétariat, et toujours avec des ami·es
Profils
• Logement individuel
• Étudiant·es en SHS
• Bénéficiaires des APL
• Logé·es en colocation
• Revenus issus du salariat étudiant
• Budget alimentaire supérieur à la moyenne
• Logé·es en colocation
• Boursier·es, logement en CROUS
• Étudiant·es en santé
La commune de Caen compte aujourd’hui un peu plus de 100 000 habitant·es. Sa population est véritablement marquée par la présence étudiante qui représente un peu plus de 30 000 personnes. Les campus universitaires se concentrent au
nord-est de la commune, trois d’entre eux (au nord du périphérique) sont situés dans des zones d’activités.
Modesd’approvisionnement et habitudesalimentai
90 % des enquêté.es déclarent s'approvisionner en supermarché classique
7 % des enquêté.es déclarent ne jamais se préparer à manger
25 % des enquêté.es déclarent sauter des repas pour raisons financières
Les enquêté.es dépensent en moyenne 111 € par mois pour leur alimentation
Répartition du
• Étudiant·es en arts, lettres, langues
• Étudiant·es en santé
• Boursier·es sur critères sociaux
• Étudiant·es en arts, lettres, langues
• Logement individuel
• Revenus issus du salariat étudiant
• Logé·es en colocation
• Étudiant·es en santé
• Boursiers
• Logement en CROUS
• Étudiant·es en SHS
• Étudiant·es en sciences et techniques
• Logement en CROUS
• Logement individuel, étudiant·es en arts, lettres, langues





Ces premiers éléments quantitatifs mériteraient d’être complétés par une enquête qualitative auprès de la population étudiante (comportements alimentaires, pratiques d’approvisionnement etc.).
• Les gaspillages générées dans les espaces de production et de distribution alimentaires ont externalités négatives importantes en termes sociaux, économiques et environnementaux.
• Les petits producteurs ne sont pas exempts de ce problème.
• Transformer les pertes potentielles permet aux petits producteurs d'augmenter leur gamme de produits.
• Le partage d'idées, de techniques et de recettes renforce les liens entre les membres de projets productifs et de distribution, générant des bénéfices qui vont au-delà du sujet qui nous a réunis.



Les pertes et le gaspillage alimentaires sont une des plus grandes contradictions des systèmes alimentaires contemporains. Globalement, elles représentent 37 % de la production. Au Mexique, environ 24 millions de tonnes de nourriture sont gaspillées chaque année, ce qui équivaut à 34 % de la production nationale et 2,5 % du PIB, générant 36 millions de tonnes de CO2 et une empreinte hydrique qui suffirait à couvrir la consommation nationale pendant 2,4 ans.
La réduction des pertes augmente la disponibilité alimentaire dans les unités de production et améliore le revenu des petits producteurs. Elle permet également d'augmenter l'offre et de baisser les prix pour les consommateurs, améliorant ainsi l'accessibilité à la nourriture.
Bien que ce problème soit moins courant chez les petits producteurs, les difficultés à récolter et à vendre leurs produits à temps entraînent généralement des pertes importantes à certaines périodes de l'année.


Ce projet a été développé à la demande d'un groupe de femmes liées à différent réseaux alimentaires alternatifs a Mexico. Elles nous ont proposé une collaboration pour systématiser l'expérience générée par une série d'ateliers dans lesquels elles expérimentent et partagent des recettes pour transformer des aliments qu’elles n'ont pas réussi à vendre, afin de réduire les pertes et d'avoir de nouveaux produits qui répondent à la demande d'aliments préparés des consommateurs urbains
Cette collaboration a été réalisée dans le cadre d'un projet de recherche-action développé dans le but de documenter des initiatives de durabilité alimentaire dans Mexico et de contribuer à leur consolidation par l'organisation d'activités et la préparation de matériel de formation et d’échange.
Une enquête en ligne a été réalisée pour connaître les produits alimentaires souffrant du plus de pertes parmi les RAA collaborant au projet.
Réunions pour partager les points de vue sur le problème et définir le produit final que l'on cherchait à réaliser. Un format a été généré pour partager les recettes afin d'uniformiser leur présentation.
Le reste des textes a été élaboré par les chercheurs participants sur la base d'une recherche documentaire. Dans le cadre de cette collaboration, un atelier sur l'étiquetage alimentaire a été organisé, auquel ont participé des membres d'une trentaine de projets.

Le résultat de ce processus est un livre de recettes (en cours d'édition) composé par :
• Discussion sur les pertes et le gaspillage alimentaires.
• Normes d'hygiène et techniques pour la transformation des aliments.
• 45 recettes qui comprennent des escabèches, des purées, des confitures, des produits déshydratées, des confits, et des boissons.
• Normes pour le développement de labels et suggestions pour sa conception.
• Réflexions méthodologiques.













Etablissements sociaux et médico-sociaux et projets alimentaires territoriaux:
ne nécessaire médiation des proximités?
CONTEXTE
Ouverts à de multiples acteurs, les projets alimentaires territoriaux (PAT) pourraient permettre aux établissements sociaux et médico-sociaux (ESMS), dont la mission est de répondre aux besoins des personnes en situation de vulnérabilité, de participer à l’élaboration d’une stratégie d’accès à l’alimentation durable pour tous Toutefois, l’analyse des PAT d’Occitanie montre un manque de participation de ces établissements Cette étude (en cours de développement) s’interroge sur les raisons de cette absence et sur les stratégies pour y remédier
METHODE
Approche : étude exploratoire
Données : Données secondaires et primaires issues d’entretiens qualitatifs semi-directifs et de démarches d’observation participante
Participants: 22 PAT étudiés, EPCI, ESMS, associations en Occitanie
Période : 2020 -2022
Nous avons étudié l’intégration des établissements sociaux et médico-sociaux (ESMS) dans 22 PAT d’Occitanie en combinant l’approche par les proximités (Boschma, 2005) et celle des écosystèmes (Adner, 2017)
RESULTATS PRINCIPAUX
Nos résultats diffèrent selon l’orientation “sociale”(1) ou “médico-sociale”(2) des acteurs considérés
(1) Les premiers se heurtent au cadre et à l’organisation contrainte de l’aide alimentaire distributive issue des Fonds européen d’aide aux plus démunis (FEAD) la pérennisation d’initiatives innovantes allant dans le sens d’un accès digne à l’alimentation durable pour tous (sensibilisation/education, empowerment) peut être facilitée par une dynamique territoriale soutenue par un PAT, à la condition que les acteurs de terrain arrivent à imposer cet axe prioritaire (2) D’un autre côté, les principaux freins à l’implication des établissements médico-sociaux, sont ceux de l’externalision de la confection des repas et/ou de l’approvisionnement et du budget contraint de l’alimentation Cette pratique a conduit à l’abandon de certaines compétences et à un désintérêt vis à vis de la question alimentaire
Toutefois, certains acteurs qui conjuguent dans leur activité une mission sociale et une activité de production / distribution alimentaire semblent se positionner en médiateur de proximités
Au regard de nos premières conclusions, il semble nécessaire de développer une forme de « médiation de proximités », en s’appuyant sur des acteurs-clés médiateurs, afin de renforcer l’intégration des établissements sociaux et médico-sociaux dans le dispositif des PAT D’autre part, nous avons identifié d’autres catégories d’acteurs, importants dans les circuits alimentaires et qui ne sont pas non plus parties prenantes des PAT Ceci nous amène à considérer un niveau d’analyse complémentaire, élargi, prenant la forme «d’écosystèmes alimentaires», territorialisés ou non

Quelle place pour les acteurs sociaux et médico-sociaux dans les projets alimentaires territoriaux (PAT) ? Une étude de cas sur les PAT d’Occitanie.
Postolle Angèle (Faire-ESS), Lemoine Laurence (Idrac Business School), Delorme Donatienne (Excelia Business School, LEMNA Nantes Université)






















1. SaluTerre, un organisme de recherche-action (opérationnalité de terrain) dont un des objectifs est la prise en compte des publics vulnérables dans l’action publique autour des projets alimentaires et paysagers qu’elle accompagne (trame alimentaire, stratégie alimentaire communale, etc.) ;
2. Un manque de données sources lié à la précarité, à l’invisibilisation d’une partie des personnes en précarité alimentaire qui sont « hors des radars sociaux » (Bricas et al., 2020), de la difficulté des « initiatives alternatives durables» à inclure socialement et spatialement les publics socio-économiquement défavorisés (Guthman, 2008 Slocum et al. 2016 Horst et al., 2017 ; Closson et al., 2019)
3. Une méthodologie de diagnostic de la précarité alimentaire (Paturel et al. 2015; 2019) qui développe une approche statistique demandant d’être complétée par une approche globale et sensible des pratiques alimentaires des bénéficiaires et des réseaux d’acteurs locaux
4. La notion de vulnérabilité qui vient questionner à la fois les problématiques de précarité auxquelles sont confrontées les personnes mais aussi leurs pratiques de résilience et de solidarités (souvent invisibilisées). C’est une approche recoupant la notion de paysage qui est la rencontre entre le social et le milieu.

De la notion de précarité à celle de vulnérabilité alimentaire
Cuisine de rue gratuite !
Comment diagnostiquer la vulnérabilité alimentaire en faisant émerger des données sensibles sur les pratiques et représentations alimentaires plus ancrées dans les réalités sociales territorialisées, offrant ainsi des possibilités d’action ciblées et concrètes? Cartographie des différents espaces nourriciers de la ville d’Épinay-sur-Seine: - les espaces d’autoproduction comprenant les jardins partagés et familiaux - les espaces de distribution et commercialisation alimentaires, comprenant la fois les lieux de distribution de l’aide alimentaire
Une démarche par la notion de vulnérabilité, comprise comme la capacité différenciée d’un individu ou d’une famille à être exposé.e à des facteurs de risques (d’insécurité alimentaire et de sous-nutrition), à les contourner éventuellement et à réagir par la mobilisation de ressources matérielles, sociales, symboliques, etc. (Janin, 2006).

- un travail statistique ; - un diagnostic de vulnérabilité avec les acteurs sociaux du territoire ; - des visites de site ; - des ateliers de cuisine de rue, organisés en partenariat avec les structures sociales (centres socio-culturels, CCAS, association locale, etc.) permettant de faire s’exprimer les personnes sur leurs pratiques et représentations, et donc « libérer la parole » des habitants, « par le faire ».

Un dispositif de rechercheaction applicable à une échelle communale
Questionner les notions de résilience et durabilité alimentaire au prisme des pratiques et représentations alimentaires

Le diagnostic fait émerger un ensemble de données permettant de fournir des éléments de compréhension du fonctionnement du paysage alimentaire en lien avec les pratiques et représentations des habitants.


* Une visite des commerces a mis en évidence qu’il y avait une pénurie de farine et d’huiles de tournesol et colza qui, d’après le personnel d’un supermarché, sont « deux aliments de base de la consommation dans le quartier ». Lors d’un atelier, des femmes se demandent où nous avons pu trouver cette huile « on garde un œil attentif sur la bouteille d’huile sur la table depuis tout à l’heure… ».
* Les témoignages lors des ateliers de cuisine de rue mettent en évidence que les habitants identifient facilement l’ensemble des commerces dans leur quartier, voire dans la ville et celles alentours. Les courses sont principalement réalisées dans les supermarchés (Aldi, Auchan, LidL, Leclerc).
Les personnes vont aussi dans les commerces d’alimentation de proximité pour aller chercher certains produits correspondant à des cultures alimentaires spécifiques.
* Le prix est un critère d’achat primordial : les personnes rencontrées connaissent bien souvent les prix dans chacun des commerces de leur quartier. Le budget hebdomadaire consacré à l’alimentation varie beaucoup selon les personnes interrogées 150€ à 70€ pour 4 personnes, 160€ pour 2,5 personnes, 25€ pour 2 personnes.
* Les témoignages collectés ainsi que les entretiens avec les acteurs sociaux montrent que la charge mentale et matérielle de l’alimentation (achats, cuisine) revient aux femmes, parfois dans l’incapacité de s’impliquer (professionnellement ou personnellement) dans d’autres activités. Les familles monoparentales représentent 23% des ménages à l’échelle communale, avec 86% de mères monoparentales et, particulièrement au sein de 2 quartiers où la part de familles monoparentales peut aller jusqu’à 35% des ménages avec familles.
DES POINTS FORTS...
Des structures et des dispositifs déjà existants œuvrant pour améliorer l’accessibilité alimentaire : CAP, aide alimentaire (Restos du Cœur et épicerie sociale), projet d’épicerie mobile, quatre jardins familiaux/partagés.
...ET DES POINTS DE VIGILANCE
* Des initiatives d’alimentation alternative existantes mais peu accessibles financièrement
* Un dispositif de paniers solidaires qui
dans le temps.
... PUIS D’UNE ORIENTATION Créer des dispositifs solidaires d’accès à l’alimentation de qualité.
... ET ENFIN À DES PISTES D’ACTIONS
1. Redéployer






