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Club Alpin Section Montreux - Bulletin 2024-1

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ADMINISTRATION

Présidentedelasection: Eloïse Le Cotonnec

079 679 17 87, email: presidence@cas-montreux.ch

Vice-présidente: Jessica Pallie

079 421 77 47, email: vice-presidence@cas-montreux.ch

Caissier: Julien Provost

079 234 17 72, email: caissier@cas-montreux.ch

Secrétariat,gestiondesmembres,PVassemblées: Albane Bérard

079 622 66 14, email: administration@cas-montreux.ch

Présidentedelacommissiondescourses: Lorraine Wasem

076 404 60 06, email: courses@cas-montreux.ch

Préposéàlaculture: Pierre Serex

078 247 80 50, email: culture@cas-montreux.ch

Préposéeàl'environnement: Natalie Favre 079 562 68 75, email: environnement@cas-montreux.ch

ACTIVITES SPORTIVES

Responsabledelajeunesse, groupe OJ/AJ: Serge Thelin 079 564 91 30, email: jeunesse@cas-montreux.ch

ResponsabledesVétérans: Maurice Wagner

079 559 34 61, email: veterans@cas-montreux.ch

ResponsabledesMardistes: Olivier Trachsel

079 635 96 03, email: mardistes@cas-montreux.ch

Grimpe: Ladislav Tesar

079 909 87 53, email: grimpe@cas-montreux.ch

VTT: Wolfgang Martz

079 230 66 80, email: vtt@cas-montreux.ch

BULLETIN

Rédaction: Christiane Mermod

079 880 44 52, email: redaction@cas-montreux.ch

Webmaster: Cécile Rébillard

076 496 50 96, email: webmaster@cas-montreux.ch

Impression: Flash and Go

Passage Saint-Antoine 7, 1800 Vevey, 021 921 61 88, email: info@flashandgo.ch

CHALET

Intendantde laPlaniaz: Pierre-Alain Besson

079 219 84 09, email: planiaz@cas-montreux.ch

CABANE DE MOIRY

Préposé: Frédéric Gosteli

079 611 45 65, email: moiry@cas-montreux.ch

Gardien: Yvan Duc (guide) 024 494 19 34, 079 609 33 43, email: cabane@cabane-moiry.ch En saison, téléphone de la cabane: 027 475 45 34

SECOURS ALPIN SUISSE: Station de Montreux, Base 7.07

Préposéauxsecours: Claude Gavillet, colonne-secours@cas-montreux.ch

Chefde station: Luc Giroud: infos: www.secoursalpin.ch

Adresse de la section: Case postale 1122, 1820 Montreux

IBAN CH14 0900 0000 1800 3014 8 - CCP section 18-447-3

Chères et chers clubistes, Chères amies, chers amis,

En cette fin d’année, je ne suis pas certaine de ce qu’il convient de faire de cette tribune qui m’est offerte ici.

Dans une veine assez traditionnelle, j’ai pensé que je pourrais vous parler des activités en cours, de toutes les belles courses, sportives et contemplatives, de ces derniers mois, du retour de la Jeunesse de leur incroyable aventure au Groenland, encadrée par Serge et Olivier, des activités culturelles et environnementales qui sont également proposées par la section, du travail administratif essentiel fait par Albane, Julien et Christophe, du soutien indéfectible et constructif de votre viceprésidente, Jessica, de la recherche de fonds pour les rénovations de Moiry qui s’accélère grâce à Philipp et son équipe, des festivités pour les 100 ans de Moiry en 2024 qui prennent forme, et en premier lieu celle d’un délicat verre commémoratif, imaginé par Arnaud et proposé à la vente… Il y a tellement à dire, je n’arrive pas à choisir !

Le cœur un peu lourd, j’ai également considéré vous dire que le superbe bulletin que vous tenez entre les mains, élaboré avec patience et soin par Christiane, est peut-être un «collector», car nous envisageons d’abandonner la version papier pour passer à une version numérique. Cela a déjà été discuté à plusieurs reprises ces dernières années, sans jamais encore devenir un projet concret. Cela revient, un peu comme une évidence, principalement économique, car son impression et son envoi ont un coût non négligeable dans un contexte assez incertain. Nous savons que ce bulletin est apprécié par certains, qu’il est une belle occasion de partage et de communication, un lien social. Nous cherchons donc une solution alternative pour ceux à qui il manquerait trop.

Dans un moment de fatigue, j’ai aussi envisagé de me plaindre. Oui, tout à fait, ni très mature, ni très élégant, mais que voulez-vous, parfois, cela fait du bien! Un petit besoin de m’apitoyer sur la relative difficulté à trouver de nouveaux bénévoles pour s’engager au sein de notre section et sur l’ampleur des travaux de rénovations nécessaires pour rendre l’exploitation de notre magnifique cabane de Moiry plus facile et durable. Nous avons le poste de webmaster, génie de l’alpinisme numérique, à repourvoir. Cécile a donné temps et compétences pendant des années et elle souhaite se consacrer désormais à d’autres projets, nous la remercions chaleureusement et la soutenons naturellement.

Et Moiry est un gros dossier, géré avec acharnement par Frédéric et la commission de Moiry (Johanna, Dominique, Jean-Claude et Véronique)! Le traitement de la mérule apparue la saison passée nous a coûté très cher, le projet d’amélioration de l’infrastructure est complexe: il faut diversifier les sources d’énergie, réduire la consommation d’eau, tout évaluer, bien parier sur l’avenir, garder les coûts dans une limite raisonnable. Et compter avec les gens de passage qui consomment le bois sans considération, laisse couler des bougies sans protection et abîment intentionnellement les conduites d’eau sans réflexion…

Soutenez les 100 ans de Moiry en achetant des verres commémoratifs ! CHF 15.-/unité et CHF 70.-/les 6 verres Commande à l’adresse suivante : 100ansdemoiry@casmontreux.ch

Nous comptons bien sûr sur votre participation les 14 septembre 2024 à Moiry (fête) et 8 novembre 2024 à Montreux (rétrospective) !

Ma nature étant plutôt optimiste, j’ai aussi songé que je pourrais partager le plaisir et le regain de motivation généré par la chance que nous avons d’accueillir deux nouvelles, et si belles, personnes au sein de la commission de Moiry: Gonzalo et Nicolas !

À propos, le 8 septembre dernier, nous avons accueilli une douzaine de nouveaux membres, tous plus sympathiques les uns que les autres, dans notre merveilleux chalet de La Planiaz. Le cadre idyllique, les délices de Rita et le travail de la commission du chalet, emmenée par Pierre-Alain, ont opéré leur magie en toute simplicité, nous offrant une soirée des plus agréables.

Wolf nous a également reçu dans son jardin pour une soirée «Programme des courses» animée avec passion par Lorraine. Réunir les chef.fes de courses, se retrouver ensemble, parler de courses, faire des plans, échanger des idées, se projeter en route vers des cols et des sommets, c’est sûrement quelque chose qui rapproche tous les clubistes! Aymeric a accepté de rejoindre la commission des courses pour les grimpeurs, en transition avec Ladislav pour quelques temps. Mélanie a proposé de créer le groupe «Alfa» pour «alpinisme-famille» afin de promouvoir des activités en pleine nature pour les enfants jusqu’à 10-12 ans, sous l’égide de la commission des courses. Anik a même lancé l’idée de faire un groupe «trail» (courses en sentier).

Les activités de notre section se développent ! N’est-ce pas extraordinaire cette envie de partager qui nous rapproche et nous guide les uns vers les autres ?

Je vous laisse donc profiter de tout le bon, et le beau, qui se trouvent dans ces pages, sans oublier le reste, que vous pouvez contribuer à améliorer, avec votre énergie, votre volonté et vos sourires. Merci chers clubistes de former cette belle section !

Eloïse

Accueil des nouveaux membres à La Planiaz

Le vendredi 8 septembre, les membres du comité et de la commission de La Planiaz ont accueilli une douzaine de nouveaux membres lors de la traditionnelle soirée dédiée. Une belle soirée chaleureuse et gourmande grâce à la présence de chacune et chacun ! C’est l’occasion de rencontrer nos nouveaux membres, comprendre leurs attentes vis-à-vis du club alpin en général et de notre section en particulier. C’est aussi une occasion de découvrir leurs envies et les compétences qui sont amenées à la section. Au-delà d’accueillir nos nouveaux membres, nous souhaitons les intégrer au sein de notre section.

Les accueillir, c’est les saluer et les orienter, leur donner les indications de base pour trouver les personnes de références des activités qui les intéressent et les laisser tracer leur chemin. C’est important ! Les intégrer, c’est aller au-delà, c’est la première opportunité de créer un sentiment d’appartenance et de confiance afin de développer une relation réciproque. Il s’agit de clarifier l’offre et la demande de la section et aussi de comprendre les motivations et les contributions possibles des personnes qui arrivent. Pour cela, il faut prendre le temps et structurer les informations et renseignements de façon transparente. C’est essentiel !

Il y a tellement plus de choses qui nous rapprochent que de choses qui nous séparent et, pourtant, nos forces se trouvent dans nos différences, nos complémentarités. Il faut les explorer ! Lors de cette sympathique soirée, nous avons rencontré des gens merveilleusement inconnus, avec des attentes variées et des expériences diverses, des parcours passionnants. De l’agriculture à la boulangerie, en passant par la physiothérapie et l’enseignement ; à la vie active ou à la retraite, Passioné·es par la grimpe, la randonnée (à ski ou à pied) ou le VTT, 30 ans, 40 ans, 50 ans et plus. De la curiosité et de la joie, exprimée à sa manière. Intégrer des nouveaux membres, pour une association, c’est se transformer un tout petit peu. C’est rester ouvert, se questionner, s’adapter. C’est évoluer, changer, progresser. Ce n’est pas un but en soi, il n’y a pas une destination précise, c’est un processus, un voyage permanent. Quel bonheur !

Merci de nous rejoindre! Eloïse

Faites de nous votre banque principale: toute la région vous en sera reconnaissante.

Banque Raiffeisen
Alpes Riviera Chablais Vaudois

Avenir du bulletin

Chers amies et amis clubistes, membres de la section Montreux,

Comme notre présidente l’a énoncé à la page 5, le comité se pose la question de la manière dont il continuera à transmettre les informations au sein de la section. Il envisage de passer à un Bulletin qui serait électronique et mis à disposition sur le site ainsi qu’à des info-lettres entre deux bulletins qui seraient distribuées par messagerie électronique.

Conscients que le bulletin en version papier est aussi un vecteur de lien social, il souhaite savoir qui d’entre vous aimerait continuer de recevoir une version papier du Bulletin ?

Si c’est votre cas, veuillez écrire à redaction@cas-montreux.ch ou à l’adresse postale suivante : CAS Montreux, Case Postale 1122, 1820 Montreux, d’ici au 31 janvier 2024.

Nous vous tiendrons au courant des résultats.

BULLETIN-RÉPONSE

Je souhaite

CONSERVER LE BULLETIN PAPIER

PASSER À UN BULLETIN VERSION NUMÉRIQUE � NE PLUS RECEVOIR DE BULLETIN SOUS AUCUNE FORME

Dites-nous aussi si vous êtes intéressé à recevoir des info-lettres par messagerie électronique? � oui � non

COMMENTAIRE-REMARQUE:

NOM: PRÉNOM:

Merci de répondre à redaction@cas-montreux.ch ou à l’adresse postale: CAS Montreux, Case Postale 1122, 1820 Montreux, d’ici au 31 janvier 2024.

secours alpin romand SARO

Station de secours de MONTREUX

Claude Gavillet

Deux soirées importantes à retenir

1er mars 2024 :

Présentation générale sur le fonctionnement du Secours Alpin Suisse, particulièrement la Station de secours de Montreux et ensuite une présentation sur l’avalanche qui a eu lieu dans les Devants de Naye le 17 janvier 2021. Cette dernière présentation a été faite lors du congrès ICAR à Montreux par mes soins, et n’a surtout pas pour but de désigner un responsable, puisque c’est le travail de la justice, mais plutôt d’apporter un éclairage factuel sur ces faits passés.

15 mars 2024 :

Soirée thématique secours en montagne

Consultez le site pour obtenir plus d’informations et s’inscrire.

Formation «Environnement»:

Deux cours seront organisés par le CAS, voici les liens et les dates: 1er cours: du 9 au 10 mars 2024, délai d’inscription: 7 février 2024

https://www.sac-cas.ch/fr/formation-et-securite/cours-et-courses/offre-de-cours/ cours/environnement-alpin-s1460/#course-detail-list-2024-1460

2ème cours: du 29 au 30 juin 2024, délai d’inscription: 29 mai 2024

https://www.sac-cas.ch/fr/formation-et-securite/cours-et-courses/offre-de-cours/ cours/environnement-alpin-s5760/#course-detail-list-2024-5760

Pour le détail, voir le site du CAS

Les Carnets pour du respect

Grimpeuses et grimpeurs de tout bord, les Carnets d'escalade, vous les connaissez toutes et tous mais ils se transforment pour plus de respect

Les Carnets d'escalade, c'est un e-topo d'escalade gratuit et disponible sur vos téléphones, on y trouve plus de 80 sites d'escalade du canton du Valais et du canton de Vaud répertoriés, géolocalisés, décrits et documentés à l'aide de photos et vidéos, Ils constituent une véritable vitrine sur le patrimoine naturel, touristique, sportif et culturel de la région. Cet outil, les topos papier et l'engouement général et croissant pour cette belle activité ont conduit à une fréquentation en hausse de nombreux sites d'escalade. C'est une très bonne chose mais qui appelle aussi à des évoluions de pratique.

Re-cycle, re-bolt

Le rocher est une ressource comme les autres, elle n'est pas infinie. De très nombreuses voies ont été équipées par le passé et leur beauté ne demande qu'à être rafraîchie. Les Carnets et leur auteur soutiennent une approche de « recycling » des voies. Plutôt que de percer des trous sur du rocher vierge, pourquoi ne pas s'attaquer à repimper des secteurs déjà équipés, qui ont fait le bonheur de générations de grimpeurs avant de tomber dans l'oubli en raison d'un équipement vieillissant ? Cela fera la joie des grimpeurs d'aujourd'hui, en préservant l'environnement et en valorisant le travail des anciens. Un bel exemple d'approche durable !

Du respect au cœur de la grimpe

La fréquentation accrue des sites exige des comportements respectueux de chacune et chacun d'entre nous. C'est pourquoi les Carnets aimeraient s'offrir une nouvelle jeunesse, en indiquant pour chaque site sensible les points d'attention : oiseaux nicheurs, endroits de stationnement appropriés, arrêts de transport public (pensons un peu au climat !), etc. Un rappel des règles générales de savoir vivre en falaise pourrait également être publié dans l'application.

Se former

L'auteur des Carnets, guide de montagne UIAGM, propose des formations de rééquipement de voies d'escalade et de sensibilisation aux contraintes liées à cette activité. Il apporte un regard neuf sur les falaises afin d'identifier les potentiels de rééquipement ou d'escalade trad, pour une préservation maximale de la ressource rocher. Avec les Carnets, ces cours constituent une approche globale pour une grimpe durable. Toutes les infos sous carnetsdescalade.ch.

Un geste pour soutenir ce=e démarche

Si vous êtes touchés par cette démarche, rejoignez la communauté. Soyez respectueux en falaise, n'équipez pas à tout va, formez-vous en suivant l'une des formations disponibles sous carnetsdescalade.ch, propagez le message et contribuez à cet effort en soutenant financièrement les développements de l'application ou en sponsorisant du matériel de rééquipement. Les Carnets d'escalade et les grimpeurs vous remercient chaleureusement !

On en discute

François Roduit se réjouit de discuter avec vous des options de partenariat et se tient à votre entière disposition en cas de remarque ou question. 079 435 21 33 frroduit@bluewin.ch

Que serions-nous sans nos chef·fes de courses ?

Se retrouver un doux soir d’été pour échanger, partager et rêver. Rêver aux courses 2024 qui seront offertes à nos clubistes et les planifier. Voici la proposition de Lorraine lors de la soirée programme des courses le vendredi 25 août, ouverte à nos chef·fes de courses actuel·les mais aussi futur·es.

L’immense table ronde du jardin de Wolf se remplit vite: on partage autant les plats délicieux amenés que les idées de sortie. On échange les pages du calendrier pour remplir petit à petit les weekends de 2024. On observe des binômes se former, évoluer et collaborer: Nicole et Pierre, Christian et Camille, Johanna et Fredo, Manu et Wolf ou encore Ladislav et Aymeric. Et j’en passe! Une émulation d’idées qui nous met des étoiles dans les yeux et nous fait attendre avec impatience l’année 2024 !

En tant que participante aux courses, j’ai admiré ce soir-là la passion et l’engagement admirable de nos chef·fes de courses qui cherchent continuellement des nouvelles sorties à mettre au programme, qui réfléchissent à la logique des courses. Karin m’avait expliqué cet été que les via ferrata qu’elles proposaient avaient une suite logique : elle commençait par l’introduction à Nax (la plus facile) et finissait par la Farinetta (troisième longueur très difficile et facultative). Entre deux, des via ferrata qui montent doucement en intensité pour se préparer à la dernière de la saison. Il en faut de la pédagogie et de la vision pour préparer un programme.

J’ai apprécié également les talents de communication et de planification de nos chef·fes de courses : tout est anticipé et communiqué en avance pour que la course se passe au mieux. Et qu’est-ce qu’il y en a des choses à penser : entre le matériel et les habits, le(s) lieux de rendez-vous pour le co-voiturage, calculer le coût du transport, la coordination avec les guides (si guide il y a bien entendu), la réservation du logement, regarder la météo et savoir annuler si besoin. Et je suis certaine d’oublier des détails…

J’ai été aussi soufflée par leur gestion infaillible des groupes : l’art de former les cordées, de savoir encourager, de garder le bon rythme pour que tout le monde arrive au sommet en toute sécurité. Nos chef·fes de courses prennent la responsabilité du groupe, partagent leur passion pour créer les souvenirs qui restent avec nous toute une vie.

J’ai eu la chance de guigner derrière le rideau des chef·fes de courses durant cette soirée. Merci pour toute cette organisation et votre engagement bénévole qui nous permet de vivre ces si beaux moments d’émotion !

Jessica Pallie

Comment challenger son appréhension du vide et de la chute ?

Sa dernière partie est classée K5 (le plus difficile), et émotionnellement cela n’a pas été facile pour moi. Dès le premier surplomb j’ai utilisé la vache (longue) comme sécurité supplémentaire et soutien émotionnel.

Il faut savoir se challenger pour progresser et faire en sorte que l’inconfort devienne confort. C’est ainsi que l’on ouvre de nouvelles portes pour de nouvelles possibilités. Mais chacun ses objectifs ! L’important est de profiter de l’instant et d’avoir du plaisir !

Programme des courses

Vous avez en main le programme 2024. Il se peut que des changements ou ajouts ont été intégrés sur le site internet de la section après l’exécution de ce fichier. Je vous suggère donc de le consulter.

Récits de course

VTT Ile d’Elbe - du 27 mai au 2 juin 2023

27.05.2023 Départ de la Riviera

Ce matin-là, 11 vététistes sur-motivés et fins épicuriens, prennent la route direction du sud. L’objectif final est l’île d’Elbe pour notre traditionnelle semaine de VTT. Le programme est ambitieux, avaler des kilomètres de chemins, gravir les montagnes (collines) locales, dévaler des «singles» (petit sentier pentu à dévaler de préférence en VTT) et surtout, partager un grand moment d’amitié.

Un 12ème vététiste nous rejoindra sur place. Après être monté dans un faux train, débute une péripétie, l’amenant de Montreux à Piombino, par Bologne, Florence, un petit crochet à Rome, pour enfin reprendre la direction de Piombino. Notre pigeon voyageur aura bien compris que tous les trains mènent à Elbe, puissent-ils passer par chez Saint-Pierre.

Pour les 11 autres membres du groupe, tout le monde est impatient d’arriver sur place. Nous roulons direction Gênes pour rejoindre Piombino et nous embarquons sur le ferry pour Portoferraio avec trois voitures et une remorque. Une heure plus tard nous prenons nos premiers quartiers à l’hôtel Airone où nous attend notre guide Loïc Gallot. Les opérations s’enchaînent sous la direction d’Arnaud, organisateur de notre semaine. La remorque est vidée, les vélos assemblés, après que chacun ait remis la main sur ses deux roues, sa paire de pédales et quelques menus entretiens de dernière minute sont encore effectués. Ensuite check-in et rendez-vous au bord de la majestueuse piscine à l’eau de mer. Puis, repas avec Loïc, qui nous informe du programme et fait notre connaissance. Je crois pouvoir dire que le courant est bien passé dès le premier contact entre Loïc et notre groupe.

28.05.2023 Boucle autour de Portoferraio 35km / +1160m

Départ prévu à 8h30. Loïc effectue un petit briefing car le port du casque est obligatoire et cela fait vite débat. Certaines têtes chaudes aiment rouler les cheveux à l’air! Un compromis est trouvé. Il n’y aura pas de bonnet d’âne, ni de mouton noir, mais le Loup a eu le dernier mot. Sur cette entrefaite, nous entamons notre étape du jour qui sera une mise en jambes dans les collines bordant Portoferraio.

Quelques montées légères, des passages en forêt avec des belles échappées sur la mer bleu turquoise et des petites criques aux galets blancs, contrastant avec le vert intense des forêts de pins et de la végétation printanière. Une boucle au cap d’Enfola ou nous prenons de la hauteur sur la côte nord de l’île. L’extrémité nord de la Corse est à peine visible dans la brume sur notre droite et le continent sur notre gauche. Avant de redescendre vers le bord de mer, Loïc tient à nous faire découvrir un vieux dépôt de munition creusé dans la roche datant de l’époque napoléonienne et se situant au sommet du cap. La traversée de l’édifice en vélo s’effectue dans le noir, éclairé par quelques portables tirés à la hâte des poches de nos sacs. C’est à ce moment-là, que votre rédacteur se prend les pédales dans un enrochement caché dans la pénombre et se blesse à la jambe gauche. Dès la sortie de la galerie, Manu dégoupille un flacon de bétadine, Wolf s’improvise infirmier secouriste et se précipite avec bienveillance, muni de son spray désinfectant magique (mais qu’est-ce que ça brûle ce truc-là) pour soigner ma jambe. Finalement le membre meurtri est médicalisé, nous pouvons entamer la descente où une crevaison ralentit encore une fois le groupe. Pas loin de là, nous nous arrêtons le temps de la réparation sur la terrasse d’un petit bar nommé «Emanuel». Quel hasard, sachant que la victime de la crevaison est notre grand Manu. Finalement nous regagnons Portoferraio par les petits chemins. Arrivés sur place, le repas de midi est pris dans le centre historique. L’après-midi sera consacrée à la culture, visite de la forteresse et de la vieille ville. Ensuite le groupe se divise en deux, les naturistes, baigneurs désireux de s’immerger en mer et fouler les galets blancs et les adeptes des cocktails et des cigares, préférant les bords rassurants de la piscine de l’hôtel, avec un bar à portée de main. L’apéritif du soir est offert par Franck. En effet Franck et Carole (qui n’était pas du voyage) fêtent leurs 40 ans de mariage ce 28 mai. Alors encore une fois félicitation à eux. (Carole: tes petits ravitaillements improvisés, ta bonne humeur et tes encouragements nous ont manqués).

29.05.2023 Portoferraio – Marciana 38km / +1270m

Le départ est fixé à 8h30 pour rejoindre le sommet du Monte Barbatola, passant devant la magnifique résidence secondaire de Napoléon, placée au milieu d’une nature luxuriante. Le premier secteur de la route est constitué de pavés irréguliers datant de l’époque napoléonienne et rendant la montée particulièrement exigeante, comme si la pente ardue ne suffisait pas. Laissant les hauteurs de Barbatola derrière nous, on descend en direction de Marmi par un single cassant et «trialisant», pour reprendre les termes de notre guide Loïc. Comprenez trialisant pour décrire les caractéristiques techniques de la piste et cassant pour décrire l’état du cycliste à l’arrivée. C’est justement dans cette descente que notre grand Debond, déboule, rebondit et nous sert une de ces figures libres, dont lui seul détient le secret. Plus de peur et de poussière que de mal. Des mains endolories, quelques râpures et contusions, et nous continuons notre descente pour remonter en direction Stant’ilario. Ce sera un arrêt pour se ravitailler en eau et en nourriture pour notre pique-nique du jour. C’est aussi là, que le «Panini» de Marco acheté à la buvette voisine, disparaît sans laisser la moindre trace. Tout le monde se met à la recherche du «Panini perdu». Sans succès ! A ce jour, le mystère demeure entier et l’enquête suit son cours. Maintenant nous débutons l’ascension de 420 m par un chemin escarpé, raide et en plein soleil pour sa première partie. Après 3 km de montée astreignante, nous atteignons le Monte Perone culminant à 630m. Tout le monde a puisé dans ses réserves et on s’installe à l’ombre des magnifiques arbres couvrant un petit plateau jouxtant le sommet. Là, nous mangeons notre pique-nique réuni autour de tables faites de rondins de bois. Puis une petite sieste s’improvise pour reprendre des forces. Reposés, nous amorçons la descente sur Poggio par un single roulant et traversant une forêt de pins et de buissons denses. Nous rejoignons une route bordée d’arbres avec de belles perspectives sur la mer, offrant une large vue sur Marciana Marina et son port. Plus loin, la côte forme une ligne ciselée blanche entre eau aux variations de bleus intenses et de roche brune. Plus haut, nous apercevons encore des petits villages et hameaux circulaires, comme des îlots accrochés à la pente, au milieu de cette forêt méditerranéenne.

Voilà déjà Poggio, petit village perché en dessus de Marciana. La place du village est comme une terrasse dominant Marciana, 300 mètres plus bas. Le coup d’œil est magnifique et un large panorama couvrant l’extrémité nord de la corse à la Toscane s’offre à nous, une étendue bleu scintillante en face. Poggio avec ses maisons aux couleurs ocre, brune et jaune d’un autre temps, imbriquées les unes dans les

autres, séparées par des étroites ruelles pavées, des façades aux fenêtres fleuries et des escaliers de pierre, nous subjugue par sa beauté.

Aujourd’hui la chaleur et la fatigue ont marqué le groupe, une moitié de l’équipe descend directement par la route pour rejoindre l’hôtel Marinella à Marciana. Les plus endurants remontent quelques virages plus haut pour rejoindre la mer par un dernier single nous immergeant dans un maquis aux parfums de pins, aux effluves de fleurs printanières. Nous longeons une crête sur les hauteurs du village, nous offrant des nouvelles perspectives sur la côte et ses plages, pour finalement rejoindre Marciana par l’ouest. La journée se terminera sur la plage avec un bain régénérateur dans une eau fraîche. L’apéro est pris en bord de mer sur une terrasse et finalement le repas du soir est partagé à l’hôtel Marinella un peu plus bas.

30.05.2023 Marciana – Porto Azzurro 45km / +1160m L’étape du jour aurait dû débuter par une montée de 300m sur une route, pour repasser par Poggio et basculer sur un nouvel itinéraire. Sur l’initiative de Loïc (merci Loïc) deux mini-bus et une remorque à vélo sont organisés pour rejoindre le village de Poggio sur la hauteur. Ceci nous a permis de profiter pleinement des parties terrains, forêts et nature de l’étape du jour.

Nous voici déjà engagés dans la montée suivante, sur une petite route d’abord, puis sur des chemins forestiers bien roulants, protégés du soleil par une très belle forêt mixte, pins, feuillus et chênes lièges. Une première halte s’impose à l’entrée du premier single de la journée pour colmater une crevaison. Loïc attire notre attention sur quelques sauts placés ici et là au long de notre parcours, tout en dispensant quelques conseils de base pour réaliser des sauts à la trajectoire bien contrôlée. Du coin de l’œil, je perçois un vététiste particulièrement attentif. Il paraît que dans son village on le surnomme «Radical Marco». Cet homme n’a peur de rien! Et bien entendu, il se lance tête baissée derrière notre guide. Un premier saut est maîtrisé à la perfection, quelques bosses sont absorbées alors que Loïc s’élance sur un obstacle plus sérieux, décolle et pose son vélo en douceur, quelques mètres plus pas. Arrive maintenant, lancé à pleine vitesse, notre intrépide Marco. Le décollage est réussi, la trajectoire douteuse et finalement l’atterrissage rocambolesque. La monture éjecte le cycliste téméraire sur l’avant, s’en suit un salto avec vrille et une immobilisation brutale dans les buissons. L’homme est sonné, le vélo est cabossé et l’équipe stoppée. Très inquiet nous rejoignons Marco et finalement après quelques minutes, il reprend ses esprits et finira la journée en douceur et en prenant quelques raccourcis. Après ces émotions, nous descendons par des chemins bien roulants, à travers une nature verdoyante et fleurie pour rejoindre Marina di Campo où le groupe se séparera en deux. Le premier groupe passera par le bord de mer pour rejoindre une plage près de Lacona pour le repas de la mi-journée. Le deuxième groupe amorce une montée par un chemin caillouteux mettant les organismes à rude épreuve. Chemin qui nous mènera au Mont St-Martino. Depuis là, nous amorçons une belle descente direction le Golf de Lacona. Le parcours est sinueux avec un magnifique panorama s’offrant à nous. Finalement nous rejoignons nos amis à la plage, pour nous rafraîchir dans une mer bien fraîche et prendre le repas de midi sur une terrasse en bord de la mer.

Après nous être reposés, avoir enfourché nos vélos et être prêts à repartir, le groupe doit attendre sur un sportif quelque peu inattentif. En effet un téléphone cellulaire manque à l’appel. Après une recherche intensive le sésame est finalement retrouvé à la réception du camping voisin et l’inattentif cycliste est de fait désigné pour offrir l’apéritif du soir. Le départ peut enfin être donné pour amorcer une dernière montée pour rejoindre Porto Azzuro où nous passerons la soirée et la nuit à l’hôtel Belmare.

31.05.2023 Boucle autour de Porto Azzurro via Capoliveri 47km/ +1200m Ceci a été la plus belle étape sans aucun doute. Nous avons amorcé la journée de bonne heure, pour profiter de la fraîcheur matinale. Nous longeons la mer direction Naregno. Première difficulté de la journée, nous sommes arrêtés devant un petit pont en rénovation nous imposant un passage à gué improvisé. Rechaussés, nous continuons notre chemin en passant par des plages, petites criques, un ancien fort pour finalement longer un chemin en surplomb de la grande bleue nous offrant une vue sur la mer aux éclats du soleil levant. Nous rejoignons les hauteurs de Ripe Alte ou nous prendrons notre petit déjeuner sur une terrasse ombragée. L’endroit est magnifique, petit plateau dominant le Capoliveri offrant une vue dégagée sur la pointe sud de l’île avec ses vignes et ses forêts au nord. Encore un de ces petits coins de paradis parmi tant d’autres découverts au fil notre tour. Nous repartons pour plonger vers la mer en suivant un petit sentier de chèvres tout au sud de l’île. Nous surplombons la mer et la mines de fer de Calamita vers laquelle nous nous dirigeons. Le coup d’œil est impressionnant, la pente abrupte couverte de buissons et de plantes multicolores, se mêlant à une terre beige avec des roches grises, jaunes et brunes, témoignent d’un sous-sol riche en minerai de fers, sur les côtés des falaises s’immergeant dans l’immensité bleu.

Nous voici arrivés en bord de mer au milieu des vestiges de cette mine où ont été extrait du minerai de fer jusqu’au milieu du siècle passé.

Des bâtiments délabrés, des infrastructures minières rouillées, une ancienne voie ferrée à l’abandon entoure cet ancien site d’extraction placé face à la mer. Ici encore un vieux train de mine abandonné à côté de la voie, une petite locomotive de mine et sa composition de wagonnets à minerai. Vestige sur lequel l’ensemble de l’équipe s’installe pour la photo souvenir.

Il est temps de repartir en direction du haut de la mine pour basculer dans un autre paysage minier. Nature transformée par l’homme mais offrant un terrain de jeu infini aux vététistes de tous bords. Toujours avec la mer en panorama, nous évoluons dans cet immense terrain de jeux où les couleurs ocre, brune et rouille

dominent sur les touffes de verdures, les arbres et cactus bordant les chemins et pistes de VVT qui l’essartent ce paysage tellement particulier et magnifique à la fois. Parfois désertique, ici et là, la gravière à ciel ouvert, ou encore décor de western par là. Nous sommes médusés par ce coin de l’île où sont également organisés des manches de coupe du monde de VTT. C’est finalement avec les yeux pleins d’émerveillement que nous quittons ce paradis du VTT pour nous engager sur une route sinueuse, la montée nous paraissant infinie, celle-ci nous emmènera sur les hauteurs de la petite ville de Capoliveri. Marco nous rejoindra ici, la chute du jour précédent lui a imposé une journée au repos. La place du village est bordée de petits restaurants et cafés aux terrasses accueillantes. Finalement notre choix se porte sur cet établissement où la patronne accueille personnellement ses clients et veille au confort de ses hôtes. Encore une fois nos papilles sont éveillées par l’incontournable Vermentino et les saveurs de la cuisine locales. A nouveau, un tour se termine par ce moment de table chaleureux et amicale. La vie est belle, santé les amis. Tellement belle, que Wolf en oublie son cellulaire sur la table de la Trattoria. Bien vite récupéré et désignant automatiquement le cycliste offrant l’apéro du soir. Plus tard, il nous reste à effectuer une petite descente par la route pour rejoindre Porto Azzuro et notre hôtel. Le reste de la journée sera consacré à la visite de la ville et aussi à un peu de shopping. En soirée le programme est maintenant bien rôdé. Après la petite baignade de fin de journée, rendez-vous sur une terrasse soigneusement sélectionnée pour l’apéro, un cigare pour les amateurs et finalement le repas du soir aux couleurs locales. Rare sont les vététistes jouant les prolongations en fin de soirée.

01.06.2023 Porto Azzurro – Cavo 30km / +1130m

Après une bonne nuit de repos, le départ est donné. Juste avant une photo souvenir est prise devant le port. Wolf s’accorde une journée de repos, il rejoindra Cavo par le bord de mer. Le groupe part vers le nord et après avoir contourné les fortifications de la ville, nous longeons la mer pour rejoindre une magnifique plage, d’un côté la mer et coupée par un lac côté terre. Le tout bordé par une végétation méditerranéenne. Une bande de sable entre deux eaux, nous mènent au pied d’une montée pour rejoindre le Monté Arco. Depuis ce petit sommet nous redescendons vers la mer par un petit chemin escarpé (je site Loïc: «trialisant »/cassant). Ensuite nous longeons une petite route à travers la campagne nous conduisant à Rio Nell’elba, petit village typique où nous prendrons notre petit déjeuner. Ce jour a aussi été la journée des petits ennuis techniques. En effet, après un premier arrêt imposé par des cales de pédales se détachant des chaussures, un deuxième stop, pour régler un problème de plaquettes de frein, nous voilà sur la place du village en train de nous occuper d’une crevaison. Une fois la chambre à air colmatée, les cyclistes restaurés et le plein des gourdes effectués, nous attaquons par la route, ce qui sera sans aucun doute la montée la plus raide de la semaine. Un truc qui tire sur les mollets et brûle dans les cuisses. Après cette épreuve nous atteignons une crête prolongeant le Monte Capannello à 410 mètres. La vue y est magnifique sur 360 degrés. Nous dominons toute la partie nord de l’île avec Rio Marina sur notre droite et la baye de Portoferraio sur la gauche. La descente

s’effectue à travers des pâturages verdoyants et sauvages, longeant les flancs du Monte Strega. Nous longeons des petites routes et des chemins sillonnant les collines et forêts de la partie nord de cette magnifique île. La fatigue commence à marquer nos carcasses (les genoux et coudes râpés aussi). Sur le coup de midi, nous nous installons dans une petite clairière pour le pique-nique. Une petite sieste s’impose et quelques ronflements perturbent bien vite le calme ambiant. Reposés nous engageons la dernière portion de terrain pour rejoindre le bord de mer et Cavo, petite ville à l’extrémité nord de l’île. Nous prenons nos quartiers pour ensuite rejoindre la plage et nous baigner dans cette eau si rafraîchissante après les efforts du jour. Les gourmands s’arrêteront chez le marchand de glaces local. Des glaces artisanales exceptionnelles. Ensuite la routine du soir, bien rodée maintenant, s’installe. Une terrasse ombragée est sélectionnée, l’apéro est organisé et le Vermentino commandé. Quelques robustes cigares sont retirés des étuis et les récits de la journée sont évoqués, toujours en prenant soin de le faire avec des propos distingués, éviter les pièges de la langue française et proscrire toutes grossièretés pouvant choquer l’oreille. Puis, nous rejoignons le restaurant où ce soir Wolf s’improvise chef de rang, pour nous présenter le menu avec un accent local. Et finalement les efforts du jour, nous poussent à rejoindre nos lits, car demain il restera une ultime étape.

02.06.2023 Cavo - Portoferraio 34km / +830m

Ce matin la direction est au sud. Nous devons rejoindre Portoferraio en respectant l’horaire, le bateau pour rejoindre le continent quitte le port à 16 heures précises. Nous quittons Cavo par la route et nous nous engageons dans un chemin forestier. Comme toute la semaine, il fait déjà très chaud et nous sommes heureux de profiter de l’ombre des arbres. Nous laissons le Monte Sassera sur notre droite et quittons la forêt pour descendre en direction de la mer par une large piste, les virages en lacets s’enchaînent et nous roulons à toute allure vers le Lagetto Delle Conche. Encore un de ces lieux merveilleux. Un petit lac au couleurs rouge, orange ou brun en fonction de l’angle d’observation et des reflets du soleil. L’endroit est féerique.

Ce lac, aux eaux stagnantes, coloré par un sous-sol riche en minerai de fer est posé au milieu d’un amphithéâtre formé par des falaises circulaires, elles-mêmes garnies

de cette riche végétation printanière. Nous remontons maintenant un petit chemin contournant ce petit lac magique pour rejoindre une mine se situant quelques kilomètres plus loin. En débuchant sur les hauteurs de la mine de San Quirico une autre vision impressionnante s’offre encore une fois à nos yeux. Ici c’est la taille de cette mine à ciel ouvert qui impressionne. Immense terrain façonné par l’homme pour extraire du minerai de fer, blessure béante au milieu de cette île verte. Lorsque notre colonne de cycliste traverse le site, on aurait dit quelques fourmis perdues dans l’immensité de la mine.

Nous continuons notre chemin direction Rio Marina en bordure de mer pour amorcer une très longue montée nous conduisant à Rio Nell’elba où nous marquerons un petit arrêt pour boire un café et faire le plein des gourdes. Loïc nous annonce que nous allons refaire la montée du jour précédent. Ce n’est pas vraiment la bonne nouvelle pour ces cyclistes déjà éprouvés par une semaine d’effort. Mais la bonne humeur ne fait pas défaut et nous engageons ce qui sera le dernier gros effort de la semaine. Finalement nous coupons sur la droite pour passer un petit col et plonger en direction de Bagnaia. Un dernier single très technique, imposant de mettre pied à terre parfois, nous emmène jusqu’au bord de mer et nous marquons un petit arrêt pour regarder la mer et Portoferraio et son port en arrière-plan, que nous allons rejoindre par la route en bord de mer. Arrivée à Portoferraio, nous rejoignons l’hôtel Airone, où nous avons pu laisser nos voitures et notre remorque. Le chargement des vélos est immédiatement organisé et nous passons aux douches de la piscine pour le décrassage du jour. Le repas de la mi-journée est pris sur la terrasse de l’hôtel. Une petite partie officielle est improvisée. Loïc est remercié pour son excellent travail, sa qualité de guide, ses connaissances du terrain et aussi pour ses connaissances culturelles de l’île. A son tour Loïc remercie notre équipe et souligne le plaisir qu’il a eu de partager ce tour avec nous.

Après avoir pris congé de Loïc, nous rejoignons le port pour embarquer et rejoindre le continent. Après une traversée sans histoire, nous saluons Marco, Renato, Franck et Véronique qui rentre directement sur la Suisse. Le reste de l’équipe s’arrêtera en route pour partager une dernière soirée en Toscane et rejoindre la Suisse le lendemain. C’est lors de cette ultime soirée que nous assisterons au naufrage du flamand rose, mais ceci est une autre histoire. Le film de ce grand moment de franche rigolade, vous sera présenté lors de notre soirée de clôture du groupe des vététistes.

En conclusion nous pouvons encore une fois nous retourner sur une semaine de VTT pleinement réussie et sans accident. L’habituelle bonne ambiance, la très franche camaraderie et la beauté du tour nous ont rempli de bonheur et nous nous réjouissons déjà de l’édition 2024 prévue du côté de l’Italie.

Serge

Expédition Groenland 2023

Les jeunes de l’expédition sont de retour! Après trois semaines inoubliables sur ces terres reculées, nous sommes revenu.e.s en Suisse avec des souvenirs plein la tête et une cohésion de groupe qui n’a jamais été aussi bonne. Malgré quelques soucis météo nous empêchant d’atterrir sur la terre promise, lors de notre premier allé à Narsarsuaq, nous forçant à retourner à Copenhague, nous sommes tout de même arrivé.e.s quelques jours plus tard en terre groenlandaise. Cela nous a coûté un décalage sur le programme mais, en contrepartie, nous avons maintenant une connaissance parfaite de tous les recoins de la capitale danoise, où nous avons fait notre escale.

Dès notre arrivée au Groenland, après cette étape à Copenhague, nous avons passé une nuit dans la ville de Narsarsuaq et une fois les deniers préparatifs terminés, nous sommes partis à la conquête de l’île de Sermersooq. Le trajet entre la ville où nous avons atterri et l’île sur laquelle nous avions prévu de passer 3 semaines s’est fait en bateau, depuis lequel quelques animaux marins, dont des baleines, ont été aperçus, ce qui a renforcé notre espoir de voir un ours polaire. Toutefois, nous n’avons pas été confronté à cet animal durant notre voyage, mais nous avons eu en contrepartie des parois impressionnantes, des icebergs hauts comme des cathédrales, des nuits d’aurores boréales et un calme incomparable.

Arrivés sur l’île et après avoir débarqué plus de 2 tonnes de matériel, quelquesun.e.s d’entre nous sont allé.e.s à la recherche de l’endroit le plus adéquat pour installer notre camp de vie. L’endroit a été trouvé après de longues discussions, mais une fois choisi, il a fallu faire les mules sur une montée d’environ une heure, à travers des pierriers et un terrain compliqué. Quand tout le matériel fût monté au camp de base, le premier repas eut un goût de victoire, et nous n’avons pas encore imaginer comment allaient se dérouler les deux semaines et demie suivantes.

Le premier jour sur l’île a été consacré à l’installation, l’aménagement du camp et le repérage des projets faisables sur les parois et arêtes alentours. Les journées suivantes furent remplies de toutes sortes d’activités, en passant par l’escalade de longues voies ou de l’alpinisme, jusqu’à la pêche aux moules, pour terminer ces belles journées avec des soirées festives ou créatives. Durant ces quelques semaines, plusieurs projets sportifs ont été réalisés. En commençant avec de l’escalade, avec des voies de niveaux adaptés à toutes et à tous, allant du 4c au 6c, ou de l’alpinisme, sur des arrêtes vertigineuses et vierges de toutes traces de l’Homme. Le rocher, du granit, était adéquat, malgré un lichen agressif pour les mains, mais cette légère douleur était vite oubliée lorsque, une

fois au sommet, nous voyions les Iceberg voguer paisiblement dans le fjord. Heureusement, aucun incident grave ne s’est produit, mis à part quelques vols de Farmers, denrées primaires sur ces terres reculées, et quelques disparitions de fourchettes ! Néanmoins, nous étions préparés à toutes éventualités, grâce au matériel médical apporté sur place.

Un autre point important était la nourriture. En effet, de bons repas jouent un rôle prépondérant pour pouvoir profiter pleinement d’une expérience de la sorte. Chaque matin, une équipe se réveillait plus tôt pour préparer le petit déjeuner, à base de chapatis, cenovis ou encore de Porridge. Pour le midi, le repas était principalement composé de farmers, de fruits secs, de blévitas et évidemment, d’un déluge de cacahuètes. Le soir, une autre partie du groupe s’occupait du souper, qui a toujours été une grande réussite et n’a jamais déçu personne. Si quelques un.e d’entre nous ont manqué de nourriture durant ces semaines, personne n’est mort de faim et il n’y a jamais eu de souci au sein du groupe, comme cela pourrait être le cas en situation de famine.

En parallèle de cette expédition, nous avons participé à un projet, financé par l’institut polaire Suisse (SPI), réalisé en collaboration avec l’EPFZ (ETH). Le but de ce projet était de filtrer de l’eau du Fjord, afin de collecter de l’ADN des animaux marins. Les échantillons sont en cours d’analyse à l’EPFZ, afin de déduire quels mammifères marins peuplent les environs de l’île de Sermersooq.

Malgré un malheureux faux départ, ce voyage a été une réussite de A à Z, autant d’un point de vue performance que d’un point de vue social ou communautaire. Cette expérience nous a appris à vivre en auto-suffisance, à faire des compromis, à sortir de sa zone de confort, à s’entraider, mais elle nous a surtout appris à profiter de chacun des petits moments passés avec celles et ceux qu’on aime et qui nous entourent. Cette épopée nous a aussi fait prendre conscience de l’impact de l’Homme, car sur des terres, aussi reculées soit elles, comme l’île sur laquelle nous étions, la société humaine a un impact sur l’environnement plus ou moins fort, rien qu’à en juger les déchets en tout genre, échoués sur les plages de sable blanc de l’île de Sermersooq. Nous étions toutes et tous au courant de l’impact et de la présence des activités humaines sur le globe, mais nous n’imaginions pas à quel point ces endroits l’étaient aussi.

Quitter cette île fût un moment difficile pour tout le monde, mais nous sommes reparti.e.s avec des souvenirs magiques plein la tête et cette expédition restera à jamais comme un petit rayon de soleil pour toutes les personnes ayant vécu cette expérience.

Ainsi, ce voyage s’est déroulé à merveille et a été une expérience enrichissante pour chacun et chacune d’entre nous. Nous sommes profondément reconnaissant.e.s envers nos deux clubs, nos sponsors, ainsi qu’envers toutes les personnes ayant contribué à l’aboutissement de ce projet, car sans vous, nous n’aurions pas pu vivre ces trois semaines inoubliables. Merci pour votre soutient indispensable. Nous nous réjouissons déjà de la prochaine aventure !L’équipe expédition du Groenland 2023 Noemy, Maëlle, Jason et Noé

Que de beaux souvenirs et belles images qui seront montrés lors de l’Assemblée générale, un film est en préparation.

Mardistes - 22.08.2023 - Ovronnaz (1368m) – Cabane Robert (2584m) par l’alpage de la Saille. Retour par la Jorasse (1947m), depuis descente en télésiège.

Cette fois ce n’est pas une météo instable qui a fait douter la chef de course pour maintenir la course, mais le dôme de chaleur qui emprisonne la Suisse Romande depuis quelques jours ; 35° et plus en plaine ! Cependant 6 Mardistes, ne se laissant pas décourager, se retrouvent à Ovronnaz, au parking du télésiège de la Jorasse à 08h30.

Christiane, Antoinette, Gérard et Agnès se mettent rapidement en route par un sentier qui part quelques mètres au-dessous, fort heureusement à l’ombre. La montée par la forêt y est même agréable. Une petite heure plus tard c’est une première pause dans un coin d’ombre à l’Alpage de la Saille. Le soleil est maintenant au rendez-vous. Crème solaire et chapeau ou casquette deviennent indispensables! Mais bonne surprise, très vite une petite brise d’air se lève et caresse notre peau bien rafraîchissant…

Entre-temps, Karen et Gisela sont montées en télésiège afin d’économiser un peu d’énergie et quelques centaines de mètres de dénivellation. Nous les retrouvons à mi-parcours. Le paysage est majestueux très sauvage… Deux sortes de faux plats se suivent en alternant avec des sentiers raides qui contournent des passages rocheux. Etonnament, il y a encore pas mal de fleurs. En levant la tête nous regardons vers le massif des Muverans. En face de nous toute la chaîne des Alpes, le Grand- Combin, Cervin, … jusqu’au Mont-Blanc nous disent « bonjour » ! Le groupe monte à son propre rythme, l’un plus vite que l’autre... Karen prend deux dames Bretonnes, un peu épuisées, « sous ses ailes » en expliquant (et en leur montrant !) que la montée se fait parfois mieux par des « petits pas tranquilles » … Ainsi l’arrivée à la cabane se fait plus ou moins « au compte-goutte », un peu avant ou après l’heure de midi. Cela n’a aucune importance… et sommes heureux d’être arrivés à cette belle cabane placée dans un endroit si magnifique. En plus l’accueil y est chaleureux et les plats servis (soupes, gâteaux et même une assiette froide végétarienne) sont soignés et goûteux. Nous les savourons avec nos pique-niques sur la terrasse en admirant la vue. Incroyable ces jours mais assis à l’ombre un petit vent bien frais nous invite à s’habiller.

Et c’est déjà la descente… Comme d’habitude

Gisela nous « dance » devant… Très vite Gérard et Antoinette la dépassent … Un petit passage équipé de chaînes facilite nos pas. Finalement c’est par groupe de deux que nous nous retrouvons sur la terrasse du restaurant de la Jorasse pour une dernière boisson vers 15h30.

Afin d’économiser nos genoux nous profitons du télésiège pour le dernier bout de descente. Ce qui était à prévoir, très vite la chaleur nous rattrape…

Vive nos voitures climatisées qui nous ramènent à bon port vers 17h15.

Agnès

Vétérans - 30 août 2023 - Pas de l’Herbette, région du Vanil Noir

Lors d’une rencontre avec Armand Vuichard, je lui ai demandé s’il avait une recommandation à faire pour une course au Vanil Noir. Il a tout de suite proposé la course avec un départ depuis le Gros Mont. Cela nous permettait d’offrir une course pas trop longue et avec une dénivellation raisonnable pour tous les vétérans. En plus la nature et le paysage y sont authentiques et sauvages. «Vous allez voir des bouquetins» a t-il rajouté avec son grand sourire.

«Vous longez tranquillement le ruisseau de montagne, admirant les prairies de fleurs au-dessus desquelles voltigent toutes sortes de papillons. Vous écoutez le

sifflement des marmottes, apercevez, avec un peu de chance, quelques chamois ou même un bouquetin….» Voilà comment la réserve du Vanil Noir est décrite sur le site de ProNatura.

Nous étions 9 marcheurs à nous enthousiasmer pour cette course. Nous avons stationné les voitures au parking du Gros Mont et avons marché vers le fond de la Vallée qui porte le même nom. Après deux kilomètres à plat, nous avons entamé notre montée de 839 m de dénivellation dans le vallon des Morteys. La température est fraîche et le temps un peu nuageux. Devant nous le Vanil Noir dans toute sa beauté, aujourd’hui portant son habit vert saupoudré d’un peu de neige fraîche de la nuit passée. Nous sommes émerveillés par le paysage et ses hautes montagnes qui nous entourent.

Nous passons à côté du lit du ruisseau de Morteys complètement desséché et pensons que cela est dû à la canicule. Soudain, à une centaine de mètres plus haut nous voyons de l’eau couler abondamment dans le même ruisseau ! Eureka! Le ruisseau a poursuivi son chemin sous terre avant de réapparaître plus loin dans la vallée. Nous sommes dans une région karstique où la pluie a dissous le calcaire, érodant la roche et creusant de véritables cavités, galeries et grottes. Nous voyons les effets de cette érosion en surface avec des sillons creusés dans la roche et qui sont très éprouvantes pour nos chaussures !

Nous nous arrêtons car nous venons d’apercevoir deux chamois, et puis trois, quatre … Nous nous rendons compte que nous sommes devant tout un troupeau. Nous les contemplons pendant un bon moment. Nous continuons notre marche en passant devant la cabane du CAS des Marindes.

Nous entamons la dernière montée vers le Pas de l’Herbette lorsque nous voyons un, deux, trois … tout un troupeau d’une vingtaine de bouquetins qui mangent paisiblement de l’herbe et qui ne nous regardent même pas. Nous nous arrêtons également un bon moment.

Nous arrivons à un col qui n’a pas de nom sur la carte et qui se trouve en bas du Pas de l’Herbette où nous ne pique-niquerons pas sans avoir d’abord admiré la vue sur la Vallée de la Sarine, Bulle et la région des Préalpes fribourgeoises magnifiquement vallonée.

Dans la descente, Pierre-Alain a la bonne idée de proposer un arrêt café à la cabane des Marindes où nous rencontrons deux charmantes gardiennes qui nous servent sur la terrasse du café chaud et des Biberli, le pain d’épices Appenzellois, que Charly aime tellement.

Arrivé à la vallée du Gros Mont et sur la recommandation de Jean-Luc, nous nous dirigeons vers l’alpage du Sori, une buvette où ils vendent du fromage d’alpage se trouvant sur la commune de Rougemont. Nous avons passé la frontière du canton de Vaud sans nous en rendre compte. L’endroit nous plaît tellement que nous décidons d’y rester. Nous commandons des boissons et des délicieuse tartes, l’une aux pruneaux et l’autre au vin cuit … mais quel savoureux vin cuit … délicieux !

Pierre Serex

VTT - 2 septembre - Col de Chaude - Jaman

En ce 2ème jour de septembre, Wolf, notre G.O., nous donna rendez-vous à 750m d’altitude, au virage situé à la route des Râpes 1 à Glion. L’occasion pour certains d’entre nous, d’atteindre le point de rencontre avec les cuisses et le pédalier bien chauffés.

Départ aux environs des 8h30 pour une montée tranquille sur l’asphalte de la route de Caux, en direction de Sonchaux, dont l’auberge (alt.1’300m) accueillante et à la vue plongeante sur le lac, aura été le premier point de ravitaillement en caféine de notre joyeuse équipe.

C’est ainsi boosté, que nous entamons notre premier «Singletrack» en direction de la route de Chaude pour rejoindre Herniaule, puis Rafevex, avant de commencer l’ascension du Col de Chaude. Un e-Jeep, comprenez Jeep hybride, dont la glacière apparente remplie de boissons fraîches, nous aura bien motivés à atteindre le sommet du Col de Chaude à 1'621m.

Première photo du groupe effectuée, nous débutons une courte descente sur le bitume, passons par le Chalet d’alpage du Col de Chaude, avant de sombrer dans des chemins boueux, bouseux et rocailleux, entrecoupant le ruisseau de Chaude et de l’Hongrin jusqu’à une charmante exploitation agricole. Sans montrer nos passeports, nous franchissons la frontière valdo-fribourgeoise en direction de la Buvette des Seythours (alt. 1’000m) à Haut-Intyamon. Partagés entre l’envie de se sustenter en terres dzodzettes et de grimper le Col de Jaman avant une pause de midi bien méritée au restaurant Le Mano (anciennement Le Manoïre), sous la Dent de Jaman, nous n’avons finalement pas eu d’autre choix que de faire escale immédiatement à la Buvette des Seythours, Le Mano étant fermé ce jour.

Après quelques victuailles très légères, une réserve des Administrateurs ainsi qu’un frugal dessert du patron, c’est «pleins» d’entrain que nous abordons - non sans avoir prohibé formellement qui que ce soit de prendre le MOB - la montée infernale du Col de Jaman, lové par le ruisseau des Cases et par des troupeaux de vaches et de chèvres.

Délestés de quelques gaz gastriques, nous atteignons, en moins d’une heure, le départ du chemin menant à la via ferrata des Rochers de Naye à 1’400m d’altitude. Après une tentative avortée de poursuivre en direction de la Buvette de Jaman à 1’742m d’altitude, puis une seconde photo de groupe, nous contournons la Dent de Jaman pour une partie glisse sur un «Singletrack» caillouteux menant à Paccot, puis Crêt d’y Bau, jusqu’à Haut-de Caux.

Dernier «Singletrack», forestier cette fois-ci, en direction du parking improvisé de Wolf, sis à la route des Râpes, remerciements chaleureux et mutuels pour l’extraordinaire expérience du jour et retour dans nos pénates respectives !

Total : ±3h45 de roulage…sur ±7h30 en plein air, ±1'600m de dénivelé et ±40 km de tours de pédales

Patrick

Mardistes - 10.10.2023 Château-d’Oex , cabane des Choucas et alpage de Cray Dessus

12 mardistes ont quitté la gare de Château-d’Oex ce 10 octobre, ne s’attendant pas à être aussi fiers d’eux à leur retour quelques heures plus tard…..

La gare était encore à l’ombre et il faisait frais à 960m mais pas pour longtemps. Le soleil nous a vite rejoints et la montée dans les pâturages nous a incités à enlever une couche. Wolf avait annoncé une randonnée T2 et peu de nous s’attendaient à se trouver devant autant d’échelles , de cordes, de marches taillées dans la pierre…… Il se pourrait bien qu’il s’agissait plutôt d’un itinéraire en T3 mais ainsi personne n’a renoncé à venir en raison de la difficulté et chacun a eu la satisfaction d’arriver à la cabane des Choucas, idéalement située sur un petit promontoire avec un grand nombre de tables et bancs sur la terrasse ensoleillée, 2 plants de tomates mais hélas personne pour nous servir l’apéritif !

Qu’importe car après une longue pause il fallait encore suivre un flanc de coteau (et un passage peu apprécié par ceux souffrant de vertige) avant une montée régulière en direction de l’alpage de Cray Dessus. Les chiens puis le berger nous ont aimablement accueillis et autorisés à manger à côté du bâtiment.

Et c’est à cet endroit que plusieurs aigles nous ont survolés, un vrai plaisir de les voir planer. Plaisir peut être amplifié après un verre de Pommeau, boisson à base de cidre et calvados, tirée du sac de notre parfait organisateur Wolf.

La descente, par un autre chemin, a rappelé à nos cuisses que nous étions montés d’environ 900m. Elle a été rapide et nous avons eu la surprise d’avoir encore le temps pour une boisson avant de prendre le train. Seuls les gourmands ont choisi d’attendre la prochaine correspondance afin de pouvoir savourer un gâteau.

Les 8 randonneuses et 4 randonneurs remercient infiniment Wolf pour cette belle journée : Yvonne, Christiane, Agnès, Karen, Cathy, Gisela, Geneviève, Anne-Claude, Olivier, Théo, Claude. Théo qui participait à sa 1ère sortie avec le club remercie tous les participants pour la belle ambiance et a promis qu’il reviendrait !

RANDONNEE ALPINE EN CORSE, du

21 au 28 octobre

2023

Notre pied à terre sera, comme il y a 3 ans, l’hôtel Splendid, délicieusement kitch à 150m de la mer et de la terrasse de l’apéro. Au souper, après la première baignade dans les vagues pour certaines, la stratégie de la semaine : la météo s’annonçant capricieuse: dimanche-lundi beau, mardi ou/et mercredi pluie, jeudi et vendredi variable.

Dimanche: départ de l’Ile Rousse vers 8h00 pour le col de la Bataille. Nous allons suivre la crête qui nous mènera au Monte Tolu et, à sa suite, le San Parteo, qui surplombe la vallée du Regino et Ile Rousse. La météo est au top, pas trop chaud, un petit vent frais. Après une petite escalade, un chaton nous accueille au monte Tolu. Le San Parteo, la deuxième montagne du jour, est un peu balisé, et nous mène 600m plus haut que le sommet précédent. Vue imprenable… Pour la descente nous passerons par une belle église qui nous fait de l’œil depuis le départ. Et là, à l’église, reste à désigner les volontaires pour aller chercher les voitures au col, 300m plus haut….

La Corse reste la Corse… débouche deux dames, qui savaient d’où nous venions, nous avait vu et entendus et ont deviné où nous voulions aller. Elles nous feront le taxi jusqu’au voitures. Une petite panachée au superbe village de Speluncatu, et nous rentrons à notre hôtel favori. Baignade et apéro, demain c’est le gros morceau: départ à 6h15 pour Asco Station, LA station de ski de Corse… T3, 6h30, 12km, 834m+

Lundi: 8h00 pile, départ des voitures depuis Asco station. Le temps est au beau, mais se lève un fort vent de sud, en prémices de la tempête du mardi. La première heure se passe dans une belle forêt de Pins Lariccios ( ceux avec lesquelles on fabriquait les mâts de galions) arrive le début de la montée proprement dite, par une heure de dalles à escalader pour arriver à un verrou, débouchant sur une montée à flanc sur un pierrier. Il est décidé de faire deux équipes. Une équipe sommet : Françoise, Aldo et Keller et l’autre composée de Nicole, Dominique et Karin, s’arrêterons au col des Eboulis.

Depuis le col, reste 1h 40 jusqu’au sommet sur une crête « paumatoire », (qui sera le mot de la suite de la semaine…). plus de vent, mais malheureusement, la brume nous privera de la vue sur la mer de chaque côté du sommet. Le retour, après avoir rejoint la première équipe se fera ½ heure avant la nuit ! Pas d’apéro, dodo, et repos le lendemain. T3 à T5 engagé. Quand même 9h30 de randonnée !, 1600 m+

Mardi: pas grand-chose à dire, il pleut, le vent est à la tempête, ce sera visite et achats des fromages Corses ! C’est aussi le jour d’aller se tasser la cloche à l’Escale, restaurant d’une rue piétonne de la ville. C’est l’occasion pour Nicole, de soigner son entorse et son choc au tibia, dans les cailloux du Cinto. T1, 3km 0m+

Mercredi: embellie. L’idée de Nicole d’aller faire le tour de la presqu’île de la Revelata, avec son phare, est acceptée avec enthousiasme. Quelle belle balade, arrosée, ensoleillée, avec de belles couleurs d’automne. C’est aussi l’occasion d’aller faire un tour à la citadelle de Calvi. T2, 454m+, 4h00

Jeudi: les choses sérieuses recommencent avec juste un problème : la route menant aux lacs de Melo et Capitello a été coupée par un éboulement. Le chef de course sort une nouvelle exploration de son chapeau : la grotte de Scafa, dans les aiguilles de Popolasca. Françoise nous ouvrira l’itinéraire en cherchant les cairns, pas toujours présents, dans les genévriers nains et leurs piquants. Une vallée au bout du monde, pas une maison, pas un chemin. Au bout de cette vallée, une énorme cavité dans une face, avec bivouac rudimentaire. A nouveau des superbes paysages et couleurs. T2 à T5, 13 km et 1230m de montée. A notre retour, les vagues, encore plus grosse que d’habitude nous invitent, avant la bière blanche dans le salon de l’hôtel.

Vendredi: Dominique nous lâche et c’est à 5 que nous décidons de monter aux passerelles de Spasimata, au-dessus du refuge de Carruzzo, dans la forêt de Bonifaciu. On avait dit juste une balade. Là, ils nous a fallu être réactifs: après les orages, impossible de traverser la rivière… Keller se souvient d’un chemin, juste avant le gué qui devrait monter au col de Pittanaghia pour voir le trou du Tafunatu et la falaise de près de 2000m de la Paglia Orba. En route, les Indiana Jones du CAS !. Le sentier semble avoir été nettoyé. Nous continuons donc, mais il faut plus grimper que marcher. Nous arriverons à 200m du col, visiblement dans un bivouac de chasseur. Au dessus le chemin continue. Mais , nous nous sommes fixés une heure limite, afin d’être de retour assez tôt pour préparer les bagages de notre retour et les petits achats en ville. Nous ne verrons pas la vallée du Fangu, derrière le col…. T3 -T5 5h30 de randonnée, 900m+. Après la descente, une petite visite (encore une) sur la terrasse surplombante de Lumio, au village de Laeticia Casta!

Et c’est un retour, le samedi, sans plans « B », ça fait tout drôle…

27.10. 2023 - Sortie culturelle au Centre Général Guisan à Pully

Il fait frais ce matin lorsqu’un groupe d’enthousiastes de la culture de notre section se retrouvent à la gare de Montreux. Nous serons rejoints par d’autres à la gare de Lutry et puis à la maison du Général rassemblant 16 participants au total. Nous marchons au bord du lac en direction de la «Villa Verte-Rive», c’est ainsi que s’appelle le domaine destiné à l’habitat et l’exploitation agroviticole édifié entre 1867 et 1874 par Christ-Charles Doelker, négociant en blé, père de Mary, future épouse d’Henri Guisan.

Nous sommes reçus par Pierre-Alain Pingoud, intendant du Centre Guisan sur ce magnifique espace de verdure situé au bord du Léman, en face des Alpes devant une belle demeure flanquée de deux pavillons. Le soleil brille sur les vignes en Lavaux avec ses couleurs automnales. Jeune officier, Henri s’y installa en 1902 avec sa famille, il y resta jusqu’à sa mort en 1960. Ses chevaux étaient installés dans le Pavillon Est alors que les étables occupaient l’annexe Ouest. Henri Guisan voit le jour le 21 octobre 1874 à Mézières/VD où son père exerce la profession de médecin de campagne. Il fera des études d’ingénieur agronome et il exploitera un domaine agricole situé à Chesalles-sur-Oron avant de déménager avec son épouse Mary à Pully.

Henri Guisan fait son école de recrues d'artillerie à Bière et accédera successivement à tous les grades militaires pour devenir commandant de corps en 1931. En 1939 il sera élu Général par l’Assemblée fédérale. En 1945 il quitte son commandement. Nous visitons le bureau du Général avec ses objets particuliers préférés, le salon, espace où il partageait le thé avec ses hôtes, et où sont présents de nombreuses photographies de la famille Guisan. Son portrait y occupe une place de choix ainsi que de nombreux témoignages reçus à l’issue de la Seconde Guerre Mondiale. La salle à manger où sont présentés les ouvrages contenant les extraits de presse et le plateau en argent muni des signatures des officiers généraux en poste durant les années 39-45. Visite de la tombe du Général Guisan. Barry et Karen Wilson nous ont invité pour le verre de l’amitié chez eux.

Pierre Serex, délégué à la culture

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