Tout l'immobilier - Outils digitaux au service de la gérance immobilière
Notre cahier
14 pages d’annonces immobilières
SOMMAIRE
4-5 Actualité
A Sécheron, le bâtiment tout en bois de l’Armée du salut offre un abri flambant neuf pour les sans-abri
8-11 Immobilier
Mieux que le recyclage, le réemploi du béton ouvre de nouvelles voies constructives à l’heure de la pénurie de matières premières et de l’urgence climatique
12-17 Dossier
Les agences immobilières utilisent de plus en plus des outils numériques dans la gestion locative
18-25 Commerce
L’histoire de la maison pionnière de la chaussure en Suisse romande racontée par Sébastien Aeschbach. Vin: changement de patron chez Berthaudin
26-27 Emploi et formation
Communication non verbale : quand le regard et le sourire... parlent
28-29 Gastronomie
Louis Villeneuve, l’irremplaçable maître d’hôtel du restaurant de l’Hôtel de Ville de Crissier prend sa retraite.
30-31 Chronique
Entre droit d’usufruit et droit d’habitation immobilier, que choisir
Éditeur immobilier.ch SA.
Rédacteur en chef Serge Guertchakoff. DA et maquette Agence EtienneEtienne. Publicité info@immobilier.ch. Tél 022 307 02 20. Tirage 143’000 exemplaires. Impression CH Media Print AG.
Par Serge Guertchakoff Rédacteur en chef
TRANSMISSION DE RESTAURANTS
Helena Rigotti a cédé deux restaurants. La gérance du Camilo’s Place, rue du Stand 38, a été confiée à un ancien employé depuis février 2020. Tandis que le Vino Olio Café (rue des Chaudronniers 5) a quant à lui été racheté par Serge Sanchez, un ancien collaborateur également. Helena Rigotti avait cette dernière arcade depuis 1999 où elle avait d’abord exploité une bijouterie, avant de la transformer en restaurant en avril 2006.
260 MILLIONS VERSÉS PAR LA FONDATION WILSDORF
Le prix n’avait pas encore été rendu public. Les deux premiers bâtiments acquis par la Fondation Wilsdorf à l’Espace Tourbillon ont été cédés pour 260 millions de francs. Il s’agit des deux premiers bâtiments achevés sur un ensemble de quatre bâtiments destinés à accueillir de l’artisanat en priorité. L’un d’eux a été inauguré le 24 août dernier par le conseiller d’Etat Thierry Apothéloz. Il accueille neuf entreprises sociales :
022 Familles, Centre Social Protestant, Clair Bois, Croix-Rouge genevoise, Fondation Ensemble, Fondation Partage, PRO, Trajets et Genève Roule sur 33’000 m2.
VARTAN SIRMAKES
AURAIT RÉALISÉ
UNE EXCELLENTE AFFAIRE
Comme Tout l’Immobilier l’avait annoncé en premier le 20 septembre dernier, c’est désormais le propriétaire du groupe horloger Franck Muller, Vartan Sirmakes, qui a pu s’offrir le Château d’Allaman. D’après le quotidien 24 Heures, ce dernier souhaite en faire un lieu dédié à l’événementiel, tout en continuant de résider luimême sur Cologny. Le prix d’achat ? D’après nos informations, JP Morgan aurait cédé ce château –qui avait été entièrement restauré par Markus Jerger pour une quarantaine de millions – pour la « modique » somme de 22 millions de francs. Un très bon prix d’après les experts consultés, vu qu’il ne reste que des travaux de décoration à effectuer. Seul regret : les vignes ne feraient pas partie de cette transaction.
Armée du salut
UN BEL ABRI POUR LES SANS-ABRIS
Chaleur du bois sur quatre étages pour Le Passage, à Sécheron, qui offre dès le 1er novembre 62 lits pour hommes et mineurs non accompagnés. L’ Armée du salut clôt ainsi son accueil du chemin Galiffe, à Saint-Jean, dans des baraquements des années 1950.
Filet de sécurité qui aide à traverser une période difficile,
Le Passage inauguré jeudi 21 octobre en présence des autorités genevoises porte doublement bien son nom. Une appellation imagée, puisqu’ici,
comme dans tout hébergement d’urgence, le séjour transitoire des sansabris est limité à trente jours, voire plus et jusqu’à neuf mois selon réévaluation des situations. Mais c’est aussi ce bâtiment érigé au bord des voies ferro -
Au rez, de grandes baies vitrées
viaires qui regarde passer les trains. Le symbole d’un nouveau départ, d’un cheminement vers une vie restaurée ? Tout a été étudié pour atteindre cet objectif dans cette construction ouverte vingtquatre heures sur vingt-quatre, qui sera animée 356 jours par année par des travailleurs sociaux et éducateurs spécialisés, garants de nouvelles prestations d’accompagnement.
Véritable espace de vie
L’architecture projetée sur 1400m2 de surface brute par Matei Agarici Architectes porte aussi dans sa belle simplicité le sens de l’hospitalité. Sur une minuscule parcelle triangulaire au centre d’un terrain vague coincé entre les voies CFF et le cycle d’orientation de Sécheron, le bâtiment de trois niveaux sur rez a été intégralement construit en épicéa local, sauf le radier en béton. Un choix dicté notamment pour sa rapidité d’exécution et l’écologie. « Les éléments préfabriqués ont été emboîtés sur place, comme un jeu
Le bâtiment tout en bois de l’Armée du salut dans le quartier de Sécheron. Mathieu Bernard-Reymond & Matthieu Gafsou
L’architecture projetée sur 1400m2 de surface brute porte dans sa belle simplicité le sens de l’hospitalité »
de lego. Sans échafaudage », explique l’architecte, Blanca Alba. Les panneaux photovoltaïques en toiture et une enveloppe thermique s’inscrivent dans une approche d’architecture durable et l’isolation phonique contre le bruit des trains assure la quiétude des lieux.
ENSEMBLE,
Du rez, avec son salon et sa caféteria éclairés par de grandes baies vitrées, jusqu’aux étages, le bois laissé volontai-
PRENONS DE L’AVANCE
rement brut distille une atmosphère chaleureuse. De 11m2 à 14m2, les chambres en enfilade accueillent 44 hommes. Dix-huit jeunes non accompagnés, âgés de 16 à 18 ans, occuperont le second >>
Les bâtiments sont les espaces de demain. Ils expriment une culture, une identité... et une vision. Ensemble, avec des partenaires, utilisateurs et investisseurs, nous transformons les idées en réalité. Nous le réinventons dans chaque projet.
steiner.ch
niveau qui leur est dévolu. Plusieurs douches ont été aménagées sur chaque étage. Lits et casiers de rangement individuels ont été réalisés sur mesure.
« Par précaution sanitaire, même les chambres prévues pour trois personnes n’en accueillent que deux », indique Agnès Wahli. La directrice des institutions romandes de l’Armée du salut se réjouit que ce lieu de répit, après dix ans de travail autour de ce projet réunissant fonds privés et publics, remplace enfin l’accueil de nuit au chemin Galiffe dans des baraquements provisoires historiquement construits pour des saisonniers et qui n’étaient plus aux normes. Le Passage dispose d’une vingtaine de places en plus et la notion de gîte de nuit est étendue à un accueil en continu, autre conséquence de la pandémie. « Des petits déjeuners et des repas seront proposés midi et soir », ajoute Valérie Spagna, directrice du Passage. Le dîner sera fourni par l’EMS Stella de la Fondation Age d’Or, situé à proximité, et diverses structures sociales et associatives du canton, telle l’association Partage qui valorise les invendus, garantiront les repas de midi.
Un grand cèdre veille
Les usagers emprunteront les accès qui ont dû être entièrement aménagés. Un escalier en dur épousant le talus relie le petit pavillon d’accueil construit à l’entrée du tunnel de la rue du Valais à la cour extérieure orientée vers Cornavin. Les personnes à mobilité réduite ont leur propre accès adapté par l’arrière du bâtiment. La végétation a aussi ses droits. Le pavillon de préadmission forme un rectangle irrégulier par respect pour le grand cèdre qui surplombe le bâtiment. Au sud, les espaces communs s’ouvrent sur un patio intérieur arboré en son centre et une haie protège des voies ferrées.
Le projet a été développé en concertation avec les autorités genevoises et la parcelle a été mise à disposition par l’Etat en droit de superficie. La réalisation menée par JPF Entreprise Générale SA aura demandé une année de travaux. Aujourd’hui, c’est une nouvelle page qui s’ouvre dans la lutte contre la grande précarité à Genève.
Viviane Scaramiglia
Le Passage en chiffres
Coût du bâtiment
Budget de fonctionnement annuel
Participation du Canton (Département de l’instruction publique et son Service de la Protection des mineurs)
Ville de Genève
Le solde est à la charge de l’Armée du salut.
9 millions de francs assurés par des fonds privés
3,9 millions
1,76 millions
855’000 francs
Le premier accueil d’urgence de l’Armée du salut a été créé en 1898.
Le patio intérieur et son arbre. Mathieu Bernard-Reymond & Matthieu Gafsou
Covid oblige, les chambres prévues pour trois personnes n’en accueillent que deux. Mathieu Bernard-Reymond & Matthieu Gafsou
OSER LE RÉEMPLOI DU BÉTON
Les éléments en béton qui composent le dallage du nouvel hangar du Jardin botanique alpin à Meyrin proviennent de divers chantiers de démolition genevois.
Paola Corsini, pour FAZ Architectes
Anticiper la loi sur le bilan carbone
A l’heure où
la pénurie de matières premières s’ajoute à l’urgence climatique, repenser les déchets de construction s’inscrit dans un cercle vertueux.
Le point avec Véronique Favre, associée du bureau FAZ Architectes à Genève.
La démarche est simple, mais elle nécessite un abandon des automatismes, une prise de conscience. Pour y parvenir, la transformation ou la démolition doit devenir de la déconstruction. Lorsqu’une démolition se fait avec une machine qui croque le béton, il est réduit en petits granulats. Le processus est certes rapide et économique, mais il est polluant et très coûteux pour l’environnement. Ce matériau peut bien sûr être recyclé, mais si le béton est scié en morceaux réutilisables, ceux-ci peuvent être réassemblés ensuite, de sorte que les structures mises en place sont comparables à des structures neuves.
« Ce serait un grand atout d’avoir une traçabilité des matériaux entrant dans la construction d’un immeuble. Cela nous permettrait d’intervenir en amont de ma-
nière proactive, explique Véronique Favre, associée du bureau FAZ Architectes à Genève. Les dossiers de demandes d’autorisation de construire portant sur des transformations ou des démolitions pourraient aussi relayer les éléments prévus à la démolition afin que ces « déchets » puissent entrer dans un circuit de réemploi. »
Bilan carbone
« Le recours au béton reste à ce jour incontournable, poursuit-elle. Le ciment entrant dans sa composition impacte son bilan carbone à hauteur de 70%. Diverses démarches permettent d’améliorer ce bilan, on peut par exemple remplacer 30% du ciment nécessaire par de la chaux. D’autres approches testent le développement de béton-terre. Des efforts pour produire un ciment moins énergivore sont en cours. Le béton est à un tournant, et ce
Le réemploi ouvre de nouvelles voies constructives résilientes, et il est particulièrement inspirant »
moment de transition est particulièrement intéressant à vivre. »
« Nous avons réalisé un premier dallage en béton de réemploi au Jardin botanique à Meyrin (photo), un autre est en cours au stade des Arbères, toujours à Meyrin, raconte Véronique Favre. Célia Küpfer, chercheuse au Laboratoire d’exploration structurale de l’EPFL, est en train d’analyser méticuleusement le bilan carbone de notre démarche. Temps de sciage, distance de transport, machines de pelle, gaz émis par les camions, tous ces facteurs sont pris en compte dans cette modélisation qui compare la solution avec ou sans réemploi. Les résultats préliminaires laissent espérer une économie de plus de 70% de CO2 par rapport à un dallage nouvellement coulé. »
« A Meyrin, nous avons l’avantage d’avoir un rayon d’approvisionnement >>
Véronique Favre SIA. SIA
La pose des dalles. Paola Corsini, pour FAZ Architectes
d’environ 5 km, mais le modèle développé par Célia Küpfer montre que le réemploi de béton reste écologiquement pertinent sur plusieurs centaines de kilomètres.
Cette donnée ouvre considérablement le bassin de recherche. Le réemploi évite de gaspiller l’eau nécessaire au lavage des agrégats du béton recyclé et préserve ainsi cette précieuse ressource. Réemployer le béton provenant d’un territoire en pleine mutation permet de conserver une trace de son histoire et préserve les mi-
lieux naturels dans lesquels les matières premières devraient être prélevées. »
« Mais pour que ce réemploi devienne plus attractif, des taxes plus élevées de mise en décharge du béton seraient bienvenues ; le politique et la législation (lire encadré) jouent un vrai rôle pour encourager cette façon de construire particulièrement durable, les réflexions sont en marche », souligne l’architecte.
« La construction a toujours fait usage du réemploi. Ce n’est qu’autour de la moitié
du XIXe siècle que démolir plutôt que transformer a commencé à coûter moins cher. » Aujourd’hui, la question des déchets devient lancinante. « Le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas. Une fois valorisé, le déchet d’autrui devient un nouvel élément de construction économique et très inspirant. Mais davantage qu’à travers des solutions technologiques, c’est avant tout dans les têtes qu’il faut changer de paradigme ».
Pierre-André Rion
« Vers des constructions neutres en carbone » : un projet de loi qui est actuellement discuté au Grand Conseil
Déposé le 8 février 2021, ce projet de loi cantonal genevois poursuit les objectifs suivants :
Economie d’énergie et empreinte carbone des constructions (nouvelle teneur) Art. 113, al. 1 (nouvelle teneur)
1 Les constructions doivent être conçues et maintenues : a) de manière à ce que l’énergie nécessaire à leur fonction soit utilisée économiquement et rationnellement ; b) de manière à minimiser leur empreinte carbone sur l’ensemble de leur cycle de vie (construction, exploitation, transformation et rénovation,démolition).
Art. 113A Empreinte carbone (nouveau)
1. L’empreinte carbone d’une construction correspond au bilan des émissions de gaz à effet de serre durant son cycle de vie.
2. Les matériaux de construction à faibles émissions de carbone ou capables de stocker du carbone doivent être privilégiés.
3. Pour vérifier le respect de l’article 113, alinéa 1, le Conseil d’Etat peut exiger que toute construction fasse l’objet d’un bilan carbone.
4. Le Conseil d’Etat définit par voie réglementaire des seuils d’empreinte carbone maximale à respecter selon l’état de la technique.
Art. 2 Entrée en vigueur
Le Conseil d’Etat fixe la date d’entrée en vigueur de la présente loi.
vidange et bâtiment
- Dépannage 24./24h. - Curage - Recyclage - Vidange fosse - Colonne - Station de pompage - Contrôle caméra
LE RÉEMPLOI DU BÉTON N’EST PAS DU RECYCLAGE
Il
ne faurt pas confondre deux notions totalement différentes : le réemploi et le recyclage. Les explications de Francesco Della Casa, architecte cantonal genevois.
L«e réemploi est une méthode de déconstruction et de reconstruction. Ce n’est pas le cas du recyclage », précise d’emblée l’architecte cantonal genevois Francesco Della Casa. « Employer une nouvelle fois signifie que l’on garde la matière et la forme pour un nouvel usage. Le réemploi se soucie des conditions d’approvisionnement et du devenir des déchets. Il se préoccupe de l’épuisement des ressources, il inclut les coûts externes et tout le cycle de vie des matériaux. Il fait en sorte,
par exemple, que des éléments de béton récupérés soient découpés à la scie et réassemblés pour devenir les éléments préfabriqués du futur. »
Commencer par la fin
« C’est la préfabrication en réemploi qui le caractérise. Il a pour objectif la mise en place de filières de récupération et la diminution des déchets. En revanche, le recyclage intervient uniquement lorsque le réemploi ne s’avère plus possible. Et il ne se soucie pas de ce réassemblage. »
« Avec le changement climatique, l’ours
Francesco Della Casa, architecte cantonal genevois. LDD
blanc voit fondre sa banquise. Les professionnels du bâtiment doivent eux aussi anticiper la fin d’une rente de situation liée à l’idée que les matériaux seraient une ressource illimitée. Mais le réemploi exige de commencer par la fin, soit un renversement de l’optique habituelle : auparavant, on calculait d’abord le coût d’un projet d’immeuble sans le bilan carbone, puis on pouvait calculer le bilan carbone en aval. Avec la future loi genevoise sur le CO2 (lire encadré), on commence par la fin : on prend pour point de départ le bilan carbone visé, puis on fait les calculs en amont pour y arriver », résume Francesco Della Casa. Rappelons qu’afin de réduire sa forte dépendance aux ressources importées due à l’exiguïté de son territoire, Genève est le premier canton suisse à avoir introduit l’écologie industrielle de manière explicite dans sa Constitution et dans sa loi cantonale sur l’énergie.
« Saviez-vous qu’en raison de cette exiguïté, la taxe de mise en décharge du canton de Genève est la plus chère de Suisse, le canton de Bâle-Ville venant au deuxième rang ? Sur cinq millions de tonnes de déchets produits par an, quatre millions et demie sont dues au secteur du bâtiment, excavations comprises. Que faire contre le renchérissement continuel des coûts d’élimination des déchets ? En produire beaucoup moins ! » Cela passe notamment par le fait de privilégier le réemploi et d’accélérer les travaux de rénovation du parc immobilier du canton. « Car nous ne pouvons plus nous contenter d’exporter nos problèmes de logement et de déchets en France voisine et dans le canton de Vaud. » P.-A. R.
Scie à découper le béton. Paola Corsini, pour FAZ Architectes
Travail de bachelor
DE L’UTILITÉ DES OUTILS NUMÉRIQUES DANS LA GESTION LOCATIVE
Les agences immobilières incorporent de plus en plus la digitalisation dans leurs activités. Voici une synthèse partielle du travail de bachelor effectué par Almudena Batista, étudiante en filière économie d’entreprise à la HEG-FR dans le cadre du cours de gestion immobilière.
L’immobilier vit aujourd’hui une véritable accélération de sa transformation digitale qui s’est particulièrement intensifiée avec l’avènement de la pandémie de Covid-19, le confinement ayant obligé les professionnels de l’immobilier à repenser leurs méthodes de travail.
A l’aube de la quatrième révolution industrielle, celle de l’intelligence artificielle et de la robotique, les services digitaux dans le secteur de l’immobilier locatif suisse
demeurent toutefois peu proposés : gestion des contrats en ligne, supervision de la consommation d’électricité et du chauffage à distance, plateforme d’offres flexibles s’agissant de la conciergerie ou des espaces communs, etc.
Visite virtuelle
Cette étude est axée sur l’analyse de l’utilité des outils numériques dans la gestion locative en Suisse romande. Rappelons que la transformation numérique désigne l’apparition d’Internet et l’utilisation des technologies y relatives, tandis que la transformation digitale désigne plus précisément l’utilisation que l’humain fait du numérique par l’usage de ses doigts. La numérisation de la société grâce aux smartphones est en grande partie responsable de l’ubérisation. Airbnb est un exemple mondial d’ubérisation dans le secteur de l’immobilier locatif. Les attentes des consommateurs, de mieux en
Avec la nouvelle génération née avec les nouvelles technologies, la place des outils digitaux dans le futur de la gestion locative prendra une place de plus en plus importante
Almudena Batista.
mieux informés, ont évolué. La recherche d’un logement sur les différents portails immobiliers, à commencer par immobilier. ch, comporte de nombreux avantages. La personne peut maintenant remplir un formulaire détaillant ses critères pour bénéficier d’une liste exhaustive des biens sus-
ceptibles de correspondre à ses besoins. Il est même parfois possible de réaliser une visite virtuelle à 360 degrés interactive et immersive qui permet à l’intéressé de se déplacer dans chaque pièce et de visiter le bien en entier, comme s’il y était. Les portails immobiliers contraignent ain-
Les portails immobiliers contraignent les agences traditionnelles à entamer une transformation profonde. LDD
si les agences traditionnelles à entamer une transformation profonde, non seulement dans leur relation client, mais aussi dans leur organisation interne. La Proptech laisse entrevoir un gain de productivité non négligeable par une facilitation des processus et un gain de temps >>
Pour les régies, l’immeuble intelligent, écoresponsable, entièrement domotisé et connecté est capable d’anticiper les divers besoins des locataires. LDD
et d’argent. Finalement, la pandémie de Covid-19 n’aura été qu’un accélérateur d’une transformation digitale de l’immobilier.
Panorama de la proptech
Environ 300 entreprises développent et commercialisent des outils digitaux pour le secteur de l’immobilier en Suisse en 2021. Selon une étude réalisée par la PropTech Academy et portant sur 130 start-up actives dans ce type de services, environ 45% d’entre elles ont été créées entre 2017 et 2021. La gestion immobilière est le deuxième secteur le plus novateur, derrière l’immobilier intelligent et devant l’estimation immobilière.
La gestion locative digitale présente de nombreux avantages. Du côté des locataires, certaines applications permettent un meilleur suivi des dépenses d’énergie. Le locataire peut également avoir accès aux documents en lien avec son bail. Certains bailleurs souhaitent aussi favoriser les échanges et services entre les résidents d’un immeuble en mettant à leur
disposition des plateformes numériques : publication d’annonces entre voisins, messagerie de quartier (ndlr : avec Eikenott à Gland), prêt d’objets, documents pratiques en lien avec le bail, conciergerie, etc. Il est possible pour le locataire de consulter le planning des machines à laver et recharger son compte en ligne. Toutes les demandes de réparations sont centralisées sur ces plateformes, ce qui simplifie nettement les échanges entre propriétaires et locataires.
Du côté des régies, la digitalisation permet d’automatiser les fonctions d’un bâtiment afin d’obtenir une gestion plus aisée et simplifiée. L’immeuble intelligent, écoresponsable, entièrement domotisé et connecté est alors capable d’anticiper les divers besoins des locataires. L’état des lieux digitalisé sur tablette avec le solde de tout compte accélère l’éventuel processus de remise en état, la restitution de la caution et la disponibilité du logement pour une nouvelle attribution. Les bailleurs doivent cependant veiller à la confidentialité des données transmises. En
effet, ces dernier peuvent accéder à certaines informations privées telles que les habitudes de leurs locataires en matière d’éclairage, de consommation d’énergie ou de prise de repas.
Etat des lieux des principales proptech
Neuf secteurs ont été identifiés : la commercialisation concerne les plateformes numériques servant d’intermédiaires entre l’offre et la demande, afin de réaliser des négociations et des transactions. Il peut s’agir de plateformes de mise en relation en ligne, servant pour du courtage, des enchères, des transactions ou de la location Citons Flatfox, Neho ou Casasoft. En matière d’investissement, on parle de plateformes innovant par le mode de financer un bien immobilier. Il peut s’agir de financement participatif comme le crowdfunding, le peer to peer, etc. Citons Foxstone, Swisslending ou Crowdhouse. Pour la gestion des biens immobiliers, que ce soit en lien avec l’efficacité énergétique, la gestion locative digitale, >>
La pandémie de Covid-19 aura été un accélérateur d’une transformation digitale de l’immobilier
1,55 % à 20 ans
Le taux le plus bas, négocié la semaine du 18 au 22 octobre 2021
Le taux le plus bas, négocié la semaine du 12 au 16 juillet 2021 0,67 % à 10 ans
Le taux le plus bas, négocié la semaine du 13 au 17 septembre 0,60 % à 5 ans
0844 10 10 10 www.d-l .ch
l’entretien, la location d’espaces de stockage, voici quelques exemples de sociétés : Propbase, Allthings, Novihome ou encore Green E-value.
Dans la construction, appelée aussi la « ConTech », cela regroupe aussi bien les logiciels de planification urbaine, la visualisation 3D ou encore la BIM (Building Information Modeling) : Realview.ch, Buildigo ou BIMmo. Le bâtiment intelligent et l’Internet des objets simplifient le fonctionnement, la gestion et la durabilité des bâtiments : SmartPlace, E-NNO, ROOMZ.
La réalité virtuelle et la réalité augmentée peuvent faciliter le développement, la maintenance et la visualisation des bâtiments : Raumgleiter, NOMOKO ou encore Klapty. Il y a bien entendu aussi l’analyse du big data, on pense alors à Popety.IO, Datahouse ou Immocompass. En matière d’estimation immobilière, il y a notamment PriceHubble, FPRE ou Wüestpartner.
La Real Estate Fintech facilite le financement des biens immobiliers. Les plateformes y relatives fournissent des informations aux acheteurs et vendeurs potentiels et permettent d’effectuer directement des paiements ou des prêts. Citons Swisspeers, Cashare ou encore Valuu.
Voici encore une proposition de cartographie des outils digitaux de gestion locative basée sur la revue de la littérature.
Cartographie des outils
Ces outils sont regroupés selon leur utilité et les besoins associés aux différentes étapes de la location : avant, pendant et après. De manière très schématique, cela démarre par les portails immobiliers (tel immobilier.ch), puis l’état des lieux d’entrée (homePad), l’analyse de données, les visites virtuelles (spectando ou Archilogic), le contrat de bail (Ebail) et ensuite le cautionnement (Smartcaution ou swisscaution).
Pendant la location d’un logement, différents portails proposent de digitaliser les échanges entre la régie, les propriétaires, les prestataires de services et les locataires. On peut donner en exemple Tayo Software ou homePad, puis les prestations de conciergerie et de nettoyage (Batmaid), les prestations de blanchisserie (Bubblebox), les prestations de rénovations et de réparations (Houzy, Buildigo, Devis.ch ou Abilect). Il y a aussi de l’analyse de données à ce stade (E-NNO et Locatee), pourquoi pas la recherche de « sous-locataires »
temporaires (airbnb), la santé également (DOMO) et la consommation d’énergie (esmart, ou encore smarthome). Enfin, lors du départ, on peut encore citer MOVU Schweiz, pour l’état des lieux de sortie homePad et les documents de sortie Fairwalter. Cette liste n’a rien d’exhaustif.
Relevons pour terminer qu’à la suite de nombreuses interviews, les besoins des locataires en matière d’outils digitaux seraient : avoir une liste de contacts, par exemple le concierge ; les informations concernant le fonctionnement du local de buanderie de l’immeuble ou sur le déroulement du tri des déchets ; l’accès au dossier de locataire : contrat de bail, facturations ; la déclaration de sinistre ; la résiliation électronique ; et, enfin la prise de rendez-vous.
Notons qu’avec la nouvelle génération qui devient locataire et qui est née avec les nouvelles technologies, la place des outils digitaux dans le futur de la gestion locative prendra une place de plus en plus importante dans les prochaines années. Il est donc primordial pour les entreprises concernées d’intégrer ces nouvelles technologies pour assurer leur pérennité.
Almudena Batista
Quelque 300 entreprises développent et commercialisent des outils digitaux pour le secteur de l’immobilier en Suisse. LDD
Sébastien Aeschbach
LA SAGA AESCHBACH, SACRÉE POINTURE !
En quelques décennies, le pionnier de la chaussure en Suisse romande a élargi sa gamme et multiplié le nombre de ses magasins. Une histoire inspirante d’une entreprise racontée par Sébastien Aeschbach, descendant de la quatrième génération.
Sébastien Aeschach. Elo Durand
Quand, en 1904, Otto et Rosa Aeschbach ouvrent leur petite boutique de chaussures à la rue de la Corraterie, pouvaient-ils imaginer, que des décennies plus tard, leur nom se hisserait sur la façade de 14 magasins implantés dans toute la Suisse romande ? D’autant que sans la pugnacité de Rosa, la saga Aeschbach se serait interrompue dans les années 1920. Il est vrai que les deux guerres mondiales ont laminé l’écono-
mie et Otto hésite à mettre la clef sous la porte. Mais son épouse ne veut pas en entendre parler. « Tant que tes deux fils auront à manger nous ne vendrons pas l’entreprise », insiste la jeune femme.
Produits de qualité
Et voilà que l’histoire familiale se poursuit avec un premier déménagement au numéro 6 de la rue du Rhône. L’endroit est plus spacieux et les Rues-Basses sont en train de devenir un haut lieu du
Sans les femmes aux côtés de leurs entrepreneurs de maris, la maison familiale n’aurait pas connu cette belle ascension
Dans le nouveau magasin de la rue du Marché, un tiers des textiles et des chaussures sont issus de marques respectueuses de l’environnement.
Elo Durand
commerce. Sébastien Aeschbach, 41 ans, aime à rappeler que sans ces femmes aux côtés de leurs entrepreneurs de maris, la maison familiale n’aurait pas connu cette belle ascension.
Car après le fondateur, ce sont ses fils, Hermann et Robert qui reprennent le flambeau. Les deux jeunes hommes, poussent leur père à acquérir l’immeuble du 4, rue du Rhône. L’activité commerciale peut se déployer sur plusieurs étages. De leurs deux parents, Hermann et Robert ont hérité non seulement de l’esprit d’entreprise, mais encore d’une inclination pour les produits de qualité. Mais ce n’est
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pas tout, il y avait chez eux déjà cette volonté d’être bien plus qu’un commerce. Ils voulaient être des acteurs engagés dans la vie d’une Genève qu’ils aiment.
Alors c’est tout cela aussi qui berce la troisième génération Aeschbach incarnée par Jean-Pierre, Bernard et Christian. Emboîtant le pas de leurs prédécesseurs, ils créent des boutiques dans les centres commerciaux qui commencent à poindre dans les années 1970. C’est ainsi que de nouvelles enseignes voient le jour à Balexert, Nyon, puis à Chavannes (VD).
« Au tournant des années 2000, après qu’une chaîne occupant un créneau identique au nôtre, solidement implantée à Lausanne, a disparu, nous avons pris la relève. Nous n’aurions jamais marché sur leurs plates-bandes car nous voulions respecter une sorte de gentleman agreement avec nos collègues d’outre-Versoix », explique Sébastien Aeschbach. Durant les vingt dernières années, la maison Aeschbach s’est installée à Crissier, Montreux et Neuchâtel. Pionnier dans toute la Suisse romande, avec une présence particulièrement forte à Genève,
Il a cofondé en 2018
le site Genève Avenue, qui propose 100’000 produits, pour promouvoir le commerce local
elle n’a pas oublié non plus de négocier le virage du e-commerce. Deux magasins en ligne proposent les 300 marques vendues par le géant de la chaussure, du textile et des accessoires.
Une soirée qui a fait tilt
Et la quatrième génération alors ? Sébastien, le fils de Christian, qui a suivi le cursus des Hautes études commerciales (HEC) à l’université de Lausanne, a fait une spécialisation à Milan. Et quand il quitte la métropole italienne au début des années 2000 c’est pour s’installer à la Tour-de-Peilz, car il vient de décrocher un job chez Nestlé. Et personne dans la famille ne lui en fait grief. Chacun est libre de suivre sa propre voie.
Arrive le centenaire de l’entreprise familiale en 2004. L’arrière-petit-fils d’Otto est embarqué sur le bateau de la Compagnie générale de navigation (CGN) où l’on célèbre l’événement. « C’est à ce moment-là que j’ai réalisé qu’il existait un lien particulier entre tous les collaborateurs et l’entreprise. Un engagement, une fierté. » Sébastien qui, durant son enfance, a suivi
La nouvelle surface marchande de la rue du Marché inclut aussi des pop-up (magasins éphémères) et un café où se dégustent des friandises d’un célèbre chocolatier. Elo Durand
son père dans la tournée de ses magasins, ne tarde pas à rejoindre l’équipe de direction. Car dans cette famille, il n’y a pas un CEO, il n’y en a jamais eu. Les décisions se prennent entre les différents chefs de file. Aujourd’hui, ils sont trois. « Et si l’un d’eux n’est pas d’accord, le projet est stoppé net . »
Fibre de la durabilité
Depuis son arrivée, Sébastien Aeschbach a voulu développer les produits durables et portant l’estampille made in Europe. Avant l’heure, il a prôné le commerce écologique et équitable. Dans le nouveau magasin de la rue du Marché – le déménagement de la rue du Rhône a eu lieu après le premier confinement consécutif
à la pandémie – un tiers des textiles et des chaussures sont issus de marques respectueuses de l’environnement. Sa dernière trouvaille, une marque française qui réalise un cuir végétal à partir de peaux et de pépins de raisin. Etonnant non ? Pas pour le jeune entrepreneur qui ne tient pas en place. La nouvelle surface marchande de la rue du Marché inclut des pop-up (magasins éphémères) et un café où se dégustent les friandises du chocolatier La Bonbonnière.
Et Genève Avenue dans tout cela, le concept qu’il a cofondé en 2018 pour promouvoir le commerce local, particulièrement malmené par la crise sanitaire ?
« Prometteur ! se réjouit Sébastien Aesch-
Le tennis, l’écologie et la vie de la cité sont ses autres passions
bach. En plus des 100’000 produits sur le site, les consommateurs peuvent acheter des « bons du terroir » à des prix inférieurs à leur valeur. Et bientôt, le Bon Genève, sorte de porte-monnaie local, permettra aux titulaires de se rendre dans n’importe lequel des 250 magasins, restaurants et autres commerces participants, et d’y présenter un QR code unique. » Qu’est-ce qui fait encore courir Sébastien Aeschbach ? Le tennis qui anime les conversations familiales, l’écologie et la vie de la cité. Le jeune entrepreneur est aussi père de trois enfants. On dirait bien que la cinquième génération est en marche.
Adélita Genoud
La cour du magasin de la rue du Marché. Elo Durand
Aeshbach e n chiffres
Maison fondée à Genève
ma gasins 2 shop online
collaborateurs
du chiffre d’affaires en provenance des ventes en ligne
Un toboggan pour le plus grand plaisir des enfants. Elo Durand
CHANGEMENT DE PATRON CHEZ BERTHAUDIN
Le repreneur de la maison de vins de qualité, Pierre-Igor Cusnir, change de stratégie. Avec la pandémie, il s’agit de se renforcer auprès de la clientèle des particuliers.
Fondée en 1936 par Henry Berthaudin, cette PME familiale a longtemps œuvré uniquement dans l’importation de crus français. Mais en 1961, l’entreprise a l’opportunité de reprendre l’exploitation des 7 hectares du Clos de Roussillon, à Tartegnin (VD), qui a remporté de nombreux prix, dont une médaille d’or de l’Office des vins vaudois en 2021 pour son Clos de Roussillon 2018 assemblage rouge (Gamaret, Garanoir et Pinot noir).
Depuis belles lurettes, Berthaudin s’occupe également de l’exploitation d’un domaine voisin à Mont-sur-Rolle, le Domaine du Bec d’Or. Relevons que le chasselas de ce domaine est actuellement servi au Pavillon suisse à l’Expo universelle de Dubaï.
Sommeliers primés recrutés
Pierre-Igor Cusnir, précédemment direction commercial de la Cave de Genève, a eu l’opportunité de reprendre au 1er janvier de cette année la maison Berthaudin, soit en pleine crise sanitaire avec des restaurants fermés. « Quand j’ai repris la société, celle-ci réalisait environ 60% de son chiffre d’affaires avec le secteur de l’hôtellerie et de la restauration. Or, avec la pandémie, il a fallu renforcer
la clientèle privée et celle des entreprises. C’est pour cela aussi que notre site web est en pleine refonte, tout comme nos newsletters. »
Pierre-Igor Cusnir a recruté notamment Clément Sommier, qui a participé récemment à la finale du concours du « Meilleur Jeune sommelier de France », mais aussi Florent Bzik, ancien chef sommelier du Lausanne Palace et Antonio Virgilio, ancien sommelier du Gstaad Palace entre autres. Cette équipe a notamment permis au nouveau propriétaire de la maison Berthaudin d’obtenir quelques jolies exclusivités : le Domaine Paul Jaboulet Aîné à Tain l’Hermitage (vallée du Rhône), six domaines familiaux en Italie ou encore un champagne en biodynamie. Parmi les belles bouteilles qui permettent à cette PME de se développer : le Châ-
teau Sainte-Marguerite (rosé), le Champagne Gosset ou encore le Domaine du Vieux-Télégraphe à Châteauneuf-duPape, ainsi que de belles exclusivités en Grand cru classé de Bordeaux. Enfin, notre hebdomadaire a le plaisir d’être partenaire pour la première fois de la dégustation dédiée à l’Union des Grands Crus de Bordeaux, organisée par la société Berthaudin au Grand Hôtel Fairmont à Genève le 9 novembre prochain de 17h à 20h. Notre rédaction organise un concours sur les réseaux sociaux (Facebook et Linkedin) pour vous permettre de remporter des entrées. Par ailleurs, signalons que les 25 et 26 novembre se dérouleront les journées portes-ouvertes de cette PME familiale avec plus de 25 producteurs dans ses locaux des Acacias. Serge Guertchakoff
La nouvelle équipe a permis à Pierre-Igor
Cusnir (au centre) d’obtenir quelques jolies exclusivités. LDD
La nouvelle équipe a notamment obtenu l’exclusivité de la vente des crus du Domaine Paul Jaboulet Ainé à Tain l’Hermitage
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Comment contrôler notre communication non verbale et interpréter celle des autres ?
Quelques solutions de bon sens en ce qui concerne le sourire, le regard et... les odeurs.
Le sourire. Nous ne sommes évidemment pas responsables de la tête que nous avons, mais bien de celle que nous faisons ! Le pouvoir du sourire est immense et crée une ambiance propice à une saine communication. Si nous nous sommes levés « du pied gauche », (certes, il y a plus glamour comme expression !) cela peut arriver à tout le monde, décidons que les autres ne méritent vraiment pas de pâtir des effets d’une mauvaise humeur passagère.
Relativisons la situation, attachons de l’importance à ce qui en a, convenons que l’appétit vient en mangeant et sourions. Par chance le sourire est contagieux et le nôtre, par effet de mimétisme, va souvent se retrouver sur le visage de la personne qui nous fait face et contribuer à créer une spirale positive. A quand l’enseignement du sourire à l’école ? Celui de notre interlocuteur explique sa satisfaction, son plaisir d’être avec nous. Et s’il préfère s’en abstenir, parce que la vie n’est pas toujours un long fleuve tranquille, offrons-lui le nôtre. Attention au sourire figé, avide, mécanique, forcé ou moqueur qui relève de la famille des
rictus. Voici une petite anecdote peutêtre véridique. Une personne attend avec un numéro de passage qui est le 24. Devant lui une femme se retourne et dit : « Monsieur, voulez-vous passer à ma place ? La personne du guichet vers lequel je dois me rendre n’est jamais de bonne humeur et je préfère un(e) autre de ses collègues. »
Petite flamme qui brille ou désintérêt
Le regard émet des messages qui correctement décodés vont indiquer chez nous ou chez notre vis-à-vis, tout ou son contraire ; comme le plaisir d’être avec l’autre ou l’indifférence, la bienveillance ou une certaine dureté, la compréhension ou encore l’incompréhension, l’intérêt pour le sujet avec cette petite flamme qui brille dans les yeux ou le désintérêt. Nous allons déchiffrer ces états d’âme chez notre interlocuteur en étant conscient qu’il va faire de même. Il va réduire le contact visuel s’il s’ennuie ou n’approuve pas et s’il regarde ailleurs, c’est que vous avez perdu son attention. Le meilleur dictionnaire du regard est notre sens de l’observation. Le soussigné, grand sportif, dans ses rêves, passait récemment devant une
superbe boutique en revenant d’un footing, vêtu d’un short et d’un polo. Dans la vitrine, il aperçoit un chemisier qui allait plaire à son épouse. Bien décidé à en faire l’acquisition, il pénètre dans le magasin. La vendeuse avisant sa tenue, le toise d’un air hautain et avant qu’il ait pu ouvrir la bouche, lui indique que les soldes sont au sous-sol. Le même soussigné y jette un œil et dit à Madame Revêche : « C’est encore trop cher pour moi ! » Puis, dépité, il quitte les lieux. Léonard de Vinci écrivait que « les yeux sont la fenêtre de l’âme ». Nous n’avons pas prévu d’interpréter ici le regard énigmatique de la Joconde, mais conviendrons que la qualité du contact visuel joue un rôle considérable dans la qualité d’un dialogue. Il y a une véritable « danse des regards » dans un entretien harmonieux.
L’odeur créatrice d’image
Les odeurs nous mènent par le bout du nez. Une odeur de pain au chocolat, une odeur de cuir... et hop, nous pénétrons dans la boutique, comme attirés par un aimant invisible. Ce que nous sentons agit donc sur nos actions.
Autre exemple, un lieu bien aéré véhicule une image de dynamisme, de mo -
Le meilleur dictionnaire du regard est notre
sens de l’observation. LDD
dernisme. Au contraire, une odeur de poussière, voire de renfermé peut faire penser que le temps a passé et que l’entreprise est justement dépassée ! L’odeur est donc créatrice d’image. Et puisque communiquer est une question de relations interpersonnelles, posons-nous la question de savoir si nous devons attirer l’attention de l’autre par notre propre odeur. Tous les goûts sont certes dans la nature, mais soyons absolument conscients que les odeurs peuvent fortement impacter la communication. Aux deux extrêmes, certaines
sont presque envoûtantes, d’autres donnent envie de fuir. Une chose est certaine d’immenses potentiels de gains résident dans l’olfactif. Pour conclure, l’objectif n’est pas de « sur-interpréter » ni de décoder tous azimuts le « fonctionnement » de notre interlocuteur. La démarche relève d’avantage de la détermination de tisser des relations de qualité, d’améliorer notre impact professionnel sur les autres, en associant à notre sens de la psychologie, celui de l’observation.
Michel Bloch
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Le sourire est contagieux et le nôtre, par effet de mimétisme, va souvent se retrouver sur le visage de la personne qui nous fait face et contribuer à créer une spirale positive
Restaurant de l’Hôtel de Ville de Crissier
MAESTRO DE LA SALLE
Louis Villeneuve, l’irremplaçable maître d’hôtel du célèbre restaurant de Crissier, prend sa retraite à la fin de l’année. Hommage à un ambassadeur de la salle pour qui passion rime avec transmission.
Un environnement d’excellence et de rigueur. LDD
Malheureusement, il va falloir s’y faire ! Après quarante-sept années passées à arpenter les salles du restaurant de l’Hôtel de Ville de Crissier aux côtés de quatre cuisiniers de légende, le grand Louis Villeneuve tire sa révérence. Il était le roi de la découpe, du dressage, de l’accueil et des codes du service. Au fil du temps, il est devenu par la force des choses, le professeur attitré de toute une génération de futurs talents au service de la salle. Comment retracer des décennies de vie professionnelle en un article ? Il y aurait tellement de choses à dire sur cet homme de caractère et de poigne qui s’est frayé un chemin pour atteindre le sommet de la pyramide dans son métier. Les mouvements ne sont peut-être plus
aussi rapides qu’à l’époque mais la précision du geste demeure intacte. Avec autant de pudeur que de candeur, autant de bienveillance que d’émerveillement, retraçons l’immense parcours d’un maître de salle dont le souhait le plus cher est de continuer de transmettre son savoir à la jeune génération.
Souvenirs, souvenirs
Alors que le chapitre de sa vie dans la commune à l’ouest de Lausanne est sur le point de s’achever, Louis Villeneuve est plus actif que jamais. « Hors de question de rester sans rien faire », martèle-t-il d’une voix énergique. Même si la nostalgie d’une certaine époque l’anime, il n’est pas hanté par le passé. Chefs d’Etats, acteurs, artistes, musiciens, grands de ce monde et inconnus de passage... il les a tous vu défiler dans ce temple de la gastronomie mondiale. « Le restaurant de l’Hôtel de Ville de Crissier était une référence, est une référence et restera toujours une référence. »
A la seule présentation d’une carte, que de rencontres exceptionnelles, que de liens d’amitié tissés au gré des services de midi ou du soir, que de brèves de comptoir entre deux majestueuses découpes du canard nantais au vin rouge façon Frédy Girardet. Malgré tous ces souvenirs, c’est vers l’avenir qu’il se tourne avec le même enthousiasme et la même énergie. Toujours avec panache et même si le temps passe à toute vitesse, il se sent comme un jeune homme prêt à relever de nouveau défis.
Ambiance théâtrale
Louis Villeneuve rentre en scène comme un boxeur sur un ring. « A chaque service, je ressens la même pression même
si je ne le montre pas. Plus jeune, je ne me sentais pas à la hauteur de l’enjeu. Avec le temps, on apprend à gérer l’intensité d’un service, qui plus est celle d’un restaurant trois étoiles. » Un comble lorsqu’on a la chance de le voir en action en toute décontraction.
Cet aspect de la compétition l’anime au quotidien et l’a accompagné durant toutes ses années. Ce n’est pas le genre de Louis Villeneuve de prendre la place d’un autre mais il ne se serait certainement pas laissé prendre la sienne. « Sans pour autant écraser l’autre, il faut simplement démontrer au quotidien que l’on est le meilleur. En vérité, cela se fait naturellement. Il est essentiel de donner l’exemple. »
Vis-à-vis de ses confrères, Louis Villeneuve est fier de son métier. Tout au long de sa carrière, il a toujours fait en sorte d’apporter un supplément d’âme à son cadre professionnel. Issu d’un milieu paysan, la notion d’humilité et du travail nécessaire à son métier est une règle de vie. Même si la haute gastronomie n’est plus réservée à une élite, le maître d’hôtel déplore certaines tenues vestimentaires inadaptées dans un en-
Louis Villeneuve a tou
jours fait en sorte d’apporter un supplément d’âme à son cadre professionnel. LDD
vironnement d’excellence et de rigueur. « Que l’on soit assis en tant que client ou debout en train de servir, tout est une question de respect et d’éducation »
Transmission
Tous les jours il travaille aux côtés d’une jeune génération désireuse d’apprendre
les enseignements du « maître ». Car ils le savent... les jours sont comptés avant la date butoir. Même si une forme de fermeté s’impose pour passer les bons messages et se faire comprendre, le grand Louis transmet son savoir avec pédagogie afin que l’excellence du métier perdure. « La jeunesse a besoin de
Sans pour autant écraser l’autre, il faut simplement démontrer au quotidien que l’on est le meilleur »
cadre ! J’explique toujours aux équipes que dans un métier en contact avec la clientèle, il est primordial d’avoir une culture large, multiple, tous azimuts afin de permettre une adaptation immédiate dans n’importe quelle situation en face de n’importe quel type de client. » Louis Villeneuve le sait bien, faire preuve d’éclectisme est un atout dans un métier essentiellement basé sur le relationnel.
Il y aura forcément une dernière représentation. Et malgré son extraordinaire parcours, les yeux de Louis Villeneuve s’embrument à la seule évocation du baisser de rideau. Même si l’avenir de la profession demeure incertain, il garde néanmoins foi en cette génération 2.0 et reste confiant en sa succession. La représentation s’achève peut-être mais la pièce de théâtre continue... Edouard Amoiel
CHAMBRE DES NOTAIRES DE GENÈVE
par Caroline Michel, notaire
Droit d’usufruit ou droit d’habitation immobilier
COMMENT CHOISIR ET QUELLES CONSÉQUENCES ?
Le contrat constitutif de l’un ou de l’autre doit être signé devant le notaire.
Le droit d’usufruit et le droit d’habitation sont des servitudes qui doivent être inscrites au Registre foncier et dont le contrat constitutif doit revêtir la forme authentique, c’està-dire être signé devant le notaire. Elles ont comme base identique celle de permettre au bénéficiaire d’avoir l’usage d’un bien immobilier. Elles peuvent être constituées du vivant du propriétaire, mais également découler du droit des successions, notamment être prévues dans des dispositions testamentaires.
Alors, comment choisir ?
Le droit d’usufruit permet au bénéficiaire de jouir du bien immobilier, à savoir soit de l’habiter personnellement, soit de le louer ; le propriétaire est désigné, dans ce cas, « nu-propriétaire » et voit ainsi son droit de disposition provisoirement bloqué le temps de l’existence de ce droit, usuellement pendant la vie de l’usufruitier (usufruit viager). L’exercice du droit d’usufruit, contrairement au droit luimême, peut être transféré à un tiers ;
il peut, par ailleurs, être constitué en faveur d’une personne morale avec une durée maximum de cent ans. En contrepartie de cette jouissance, l’usufruitier doit déclarer le bien immobilier dans sa déclaration d’impôts et donc payer l’impôt sur le revenu, l’impôt sur la fortune et l’impôt immobilier complémentaire relatifs au bien immobilier. Il lui incombe de conserver la valeur du bien immobilier soumis à l’usufruit, soit entreprendre les réparations et réfections ordinaires d’entretien (tels que remplacer quelques tuiles du toit, réparer la chaudière... etc), ainsi qu’assumer, sauf convention contraire, le paiement des intérêts hypothécaires. Quant aux charges extraordinaires (tels que la réfection du toit, le remplacement de la chaudière... etc), ainsi que le paiement des amortissements hypothécaires, ils sont assumés, usuellement, par le nu-propriétaire.
Le droit d’habitation, quant à lui, est le « droit de demeurer dans une maison ou d’en occuper une partie ». C’est donc
un droit personnel qui ne permet pas au bénéficiaire (personne physique uniquement) de louer le bien immobilier. Les règles de l’usufruit s’appliquent par analogie au droit d’habitation, en ce qui concerne la prise en charge des frais d’entretien ordinaires.
Perception de l’impôt
S’agissant de la perception de l’impôt sur le revenu (valeur locative), le droit d’habitation a été, de tout temps, assimilé au droit d’usufruit ; la question de la perception de l’impôt sur la fortune et de l’impôt immobilier complémentaire sur la tête du bénéficiaire du droit d’habitation a été longtemps controversé. Depuis un arrêt de la Chambre administrative de la Cour de Justice du 30 octobre 2018 (ATA/1161/2018), la Cour a opté pour l’assimilation du droit d’habitation au droit d’usufruit et confirmé la taxation de la fortune immobilière, ainsi celle de l’impôt immobilier complémentaire auprès du bénéficiaire du droit d’habitation.
Enfin, le choix entre l’usufruit et le droit d’habitation comporte des conséquences importantes en cas d’entrée en EMS, ainsi qu’en matière de saisie.
EMS et saisie
Dans la mesure où l’usufruitier peut percevoir un loyer (revenu), tant le Service des prestations complémentaires que l’Office des poursuites tiennent compte
de la valeur de l’usufruit, ce qui n’est pas le cas du droit d’habitation ; en effet, ce dernier étant un droit éminemment personnel, il s’éteint de plein droit dès le placement en EMS et aucune valeur ne pourra être prise en compte par le Service des prestations complémentaires dans le cadre d’une demande d’octroi de prestations complémentaires. Le choix entre un droit usufruit ou un
Les deux droits permettent au bénéficiaire d’avoir l’usage d’un bien immobilier »
droit d’habitation doit donc être adapté à chaque situation personnelle ; le notaire vous aidera dans ce choix.
Le dernier numéro d’«Arts & Cultures» est consacré à la transmission sur une période s’étendant de la Préhistoire à nos jours.
P«roduire et transmettre les savoirs, qui sont les fondements d’une culture, a toujours été un défi pour la survie des communautés », comme l’écrit très justement Laurence Mattet, la directrice générale du musée et la fondatrice de la Fondation culturelle Musée Barbier-Mueller à Genève.
Le numéro sorti très récemment d’Arts & Culture, richement illustré, de quelque 260 pages, traite de cette intéressante thématique. Il s’ouvre très logiquement avec un article d’Anne Vanderstraete intitulé Le Musée Barbier-Mueller, temple de la transmission. Ce « virus familial », comme l’écrit cette historienne d’art, aurait débuté en 1907, date à laquelle Josef Mueller, alors âgé de 20 ans, futur père de Monique (1929-2019) et beaupère Jean Paul Barbier-Mueller (19302016), parvint à acquérir une première œuvre d’art, La jeune fille à la capucine, du peintre Cuno Amiet. « L’amateur ne pouvait alors soupçonner l’engouement de sa descendance future pour les assemblages et les accumulations dans des domaines variés. En effet, ayant édifié leur propre ensemble, sa fille et son gendre ont fiévreusement étoffé la collection paternelle après l’avoir élaguée. En 1977, le musée Barbier-Mueller fut porté sur les fonts baptismaux (...) », écrit Anne Vanderstraete.
« Savoirs et savoir-faire » La revue se poursuit avec un article passionnant sur « les savoirs et les savoir-faire et leur transmission aux temps préhistoriques » de Marylène Patou-Mathis, directrice de recherche au CNRS
et spécialiste des comportements des hommes préhistoriques. Elle revient ainsi sur l’importance des migrations dans la diffusion des savoirs. C’est au VIIe millénaire avant notre ère, que des petits groupes d’individus originaires du Proche-Orient arrivent pour la première fois au sud de ce qui deviendra l’Europe.
« Ces producteurs sédentaires ont amené avec eux des graines de plantes (blé amidonnier, orge, lentilles) et des animaux (chèvre, mouton, bovin) domestiques ainsi que des poteries à motifs imprimés. »
«Apprentis » et « maîtres »
Elle nous apprend que « l’existence d’un apprentissage est soutenue par la découverte d’objets interprétés comme ayant été fabriqués par des apprentis, ce qui sous-tend l’existence dès cette période (ndlr : au Paléolithique supérieur) des maîtres ».
La date d’apparition de techniques de production du feu serait encore en discussion. « Pour certains chercheurs, elle serait très ancienne, vers -800 000 ans, pour d’autres, plus récente, autour de -500 000 ans, voire -400 000 ans avec l’apparition de foyers construits. » Impossible de résumer la vingtaine de contributions qui nous sont proposées. Signalons tout de même la démarche originale de faire témoigner les onze représentants de la quatrième génération de la famille Barbier-Mueller sur ce thème, soit les enfants de Gabriel : Alexis, Niña, Oliver ; ceux de Thierry : Marie, Valentine, Zoé, Sophie et Inès ; et enfin, ceux de Stéphane : Alix, Diane et Henri.
Serge Guertchakoff
Produire et transmettre les savoirs a toujours été un défi pour la survie des communautés »
Laurence Mattet, directrice du Musée Barbier-Mueller
Plus d’infos : www.barbier-mueller.ch
POUR FACILITER L’ACCÈS À LA PROPRIÉTÉ DE VOS RÊVES
L’objectif principal de Aznar & Cie est d’établir des solutions de financement immobilier, en toute neutralité et objectivité. Le secret d’opérations réussies avec Jean-Marc Aznar, fondateur et directeur de cette dynamique société.
Depuis 2010, la société de financement Aznar & Cie propose dans l’Arc lémanique ses conseils avisés et ses services uniques, tels que le calcul de la capacité d’achat d’un bien immobilier, l’étude et la préparation de dossiers de financement, la recherche de la meilleure offre de prêt hypothécaire. Jean-Marc Aznar, fondateur et directeur, nous dévoile en toute transparence quelques-unes des recettes qui ont rendu plus d’un acquéreur heureux.
Qu’est-ce qui vous a poussé à créer Aznar & Cie ?
L’expérience. Lorsque j’ai souhaité devenir propriétaire, cela a été un réel parcours du combattant. Entre le tourisme bancaire pour obtenir un crédit aux meilleurs taux, les connaissances requises et les nombreux rendez-vous avec l’agence immobilière, le notaire, la fiduciaire, sans oublier le dossier à préparer ... Il était pour moi évident qu’il devait y avoir une solution plus performante à envisager dans ce domaine, afin d’accompagner les futurs acquéreurs.
Quel est votre point fort ?
Nous sommes à la fois un intermédiaire de référence et un facilitateur. Nous recherchons de façon neutre et subtile la meilleure offre de prêt et la plus adéquate pour l’acquéreur. Il ne faut pas oublier que chaque banque possède ses propres critères d’attribution qui rendent le montage d’un dossier de financement très com-
Jean-Marc Aznar, patron d’une solide société axée sur le service personnalisé. Aznar & Cie
plexe. En l’apprêtant et en le ciblant immédiatement sur l’institut financier qui présente les meilleurs atouts et conditions requises au profit du client, nous accélérons le processus et la réalisation de la vente. Aujourd’hui, avec les conditions d’emprunt qui évoluent sans cesse, la conjoncture et la législation pas toujours évidentes à cerner, il est plus que recommandé de faire appel à un professionnel qui saura vous guider dans les eaux agitées du marché hypothécaire.
Qu’est-ce qui motive les banques et les acteurs de l’immobilier à travailler avec vous ?
Tout simplement le savoir-faire. Les
banques et nos partenaires ont rapidement compris l’intérêt de collaborer avec nous. En effet, nous soumettons aux banques des dossiers complets qui ont déjà fait l’objet, au préalable, dans nos services, d’une analyse de plausibilité de financement du projet. Cette même étude permet également d’informer les acteurs de l’immobilier de la capacité réelle d’emprunt possible pour les clients. Le cas échéant, elles peuvent les réorienter vers un autre bien correspondant mieux à leur situation. Pour tous les intervenants, cette méthode de travail est un gain de temps précieux et constitue un gage sérieux de stabilité et de sécurité indéniable.
Si ce n’est pas le client qui paie, où puisez-vous votre rémunération ?
Nous sommes rémunérés par les organismes financiers pour le travail que nous fournissons. Nous sommes un partenaire idéal dans la constitution et l’étude complète du dossier en vue de son acceptation.
A ce jour quelle est la plus-value de vos services ?
En Suisse, la banque reste la référence institutionnelle pour chacun d’entre nous, et à juste titre. Toutefois, il ne faut pas oublier qu’elle va mettre en valeur son entité et ses avantages, tandis que chez Aznar & Cie, nous poursuivons un unique objectif : faire gagner du temps et de l’argent à notre clientèle, en toute neutralité, en proposant les meilleures conditions du moment.
Viviane Scaramiglia
Aznar & Cie
GE : Route de Thonon 61
1222 Vésenaz – Tél. 022 827 19 19
VD : Chemin de Pallin 6
1009 Pully - Tél. 021 925 72 95 www.aznar.ch
Kryo, le mandat de vente qui gèle la commission à
forfait fixe
Comment économiser de l’argent sur la vente de son bien immobilier tout en profitant d’une qualité de service optimale ? Le réseau d’agences immobilières de proximité Domicim lance Kryo, un mandat de vente à forfait fixe qui réduit les frais de commission facturés aux propriétaires !
Si le terme forfaitaire peut parfois cacher certains frais annexes, Domicim permet désormais aux propriétaires romands de bénéficier d’un tarif de commission de vente gelé à CHF 12’500.-, sans frais additionnels dissimulés, et ce, quelle que soit la valeur du bien immobilier mis en vente.
« Le monde dans lequel nous vivons évolue et les métiers de l’immobilier doivent savoir s’adapter » s’exprime Vincent Collet, Directeur Transactions Suisse Romande. Grâce au mandat Kryo, Domicim répond aux attentes des propriétaires d’aujourd’hui qui souhaitent de la transparence, consommer local, au juste prix, et tout cela, sans sacrifier la qualité de service.
Le regard d’un expert local
Même si notre environnement se digitalise, l’accompagnement d’un expert en immobilier reste un facteur rassurant au moment de vendre son bien familial. Confier cette mission à un courtier qui vit dans la même région est de plus en plus rare de nos jours, mais ô combien sécurisant pour le vendeur, qui bénéficie ainsi du savoir-faire local d’un professionnel du domaine.
Avec Domicim et son réseau de plus d’une vingtaine d’agences en Suisse romande, les propriétaires désireux de vendre ont l’appui d’une agence régionale, à taille humaine, où les courtiers traitent chacun de leurs quelques mandats avec soin et de façon personnalisée.
Domicim, une régie de DBS Group
Domicim fait partie de DBS Group, le réseau immobilier n°1 en Suisse, qui compte plus de 700 collaborateurs, une quarantaine d’agences et représente 12 marques à travers tout le pays. Acteur global de l’immobilier, DBS Group offre à ses clients à la fois une présence locale dans chaque région et la force d’un groupe à la dimension nationale. De cette manière, les clients de Domicim profitent de tous les services immobiliers pour gérer chaque aspect de leur patrimoine tout en conservant un interlocuteur unique et local.
Vincent Collet
Directeur Transactions Suisse Romande chez DBS Group estimations@dbs-group.ch
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«RÉSIDENCE HORIZON»
DERNIERS LOTS DISPONIBLES
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Agence de Lutry 021 796 35 35 www.quartier-osiris.ch
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LOGEMENTS À THÔNEX
BIENVENUE DANS CE NOUVEAU QUARTIER
Sur la Rive gauche de Genève, à moins de 5 km du centre-ville, ce quartier innovant, à la pointe du développement durable, bénéficie d’un environnement exceptionnel, entre ville et nature.
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+ Une école a ouvert ses portes à la rentrée 2021
+ Une démarche environnementale forte
+ 50% des surfaces dédiées à la nature
+ 3000 arbres, géothermie, panneaux solaires et toitures végétalisées
INFORMATIONS
belleterre@comptoir-immo.ch
+41 22 319 85 40 belleterre.ch
BIENVENUE DANS CE NOUVEAU QUARTIER
Sur la Rive gauche de Genève, à moins de 5 km du centre-ville, ce quartier innovant, à la pointe du développement durable, bénéficie d’un environnement exceptionnel, entre ville et nature.
+ Le quartier est composé de logements, bureaux, commerces et services de proximité.
+ L’enseigne Denner ainsi qu’une pharmacie s’implanteront bientôt.
+ L’école Belle-Terre a ouvert ses portes à la rentrée 2021.
+ À terme, plus de 2’600 logements, 6’000 habitants et près de 1’000 emplois seront installés.
INFORMATIONS
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+41 22 319 89 24 belleterre.ch
COLLONGE-BELLERIVE APPARTEMENT LUMINEUX
• Bel appartement de 4 pièces d’une surface PPE de 106 m2
• Construction de 2015 dans un environnement calme
• Loggia de 20 m2
• 2 chambres et 2 salles d’eau
• Box double et une cave
Prix : CHF 1’580’000.-
Réf. 34926
TROINEX SPACIEUX TRIPLEX
• Triplex de 7 pièces d’une surface PPE de 150 m2
• Construction de 2012 dans un environnement verdoyant
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• 4 chambres et 2 salles d’eau
• 2 box et une cave en sous-sol
Prix : CHF 2’150’000.- Réf. 34571
JUSSY QUADRUPLEX DE 6 PIÈCES
• Surface PPE de 234 m2 dans un ancien corps de ferme
• Rénovation effectuée en 2015 - environnement calme
• Balcon de 11 m2
• 4 chambres et 3 salles d’eau
• Place de parking et cave
Prix : CHF 1’850’000.-
Réf. 33570
AIRE-LA-VILLE BELLE MAISON FAMILIALE
• Maison de 7 pièces avec une surface habitable de 240 m2
• Parcelle joliment arborée de 1’113 m2 sans vis-à-vis
• Environnement résidentiel
• 3 chambres et 2 salles d’eau
• Mezzanine pouvant être aménagée en chambre
Prix : CHF 1’975’000.- Réf. 34513
GARE 15 - SION
Local commercial - Situation optimale au centreville dans une galerie marchande
Double accès / RDC de 52.50 m2 / Grandes vitrines avec bonne visibilité / Réception / Sous-sol de 52.50 m2 / Local de soin / WC / Douche / Buanderie / Cuisinette / Place de parc intérieure.
FALAISES 1 - SIERRE
Surface rénovée de 140 m2
Surface commerciale avec spacieuse terrasse / À proximité immédiate du lac de Géronde / Vendu avec 7 places de parc extérieures / Dépôt / Cave.
TOURBILLON 47 - SION
Ref. 29663
3 surfaces commerciales de 395 m2 au RDC
1 lot PPE divisé en 3 locaux loués / 2 surfaces avec vitrines sur avenue passante / Rendement net de 6.15% / Charges
PPE : CHF 33’320.- / À proximité immédiate du centre-ville.
RAINER MARIA RILKE 4 - SIERRE
Surface commerciale au centre-ville - 485 m2
Proche de toutes les commodités / Vitrines sur rue passante / Nombreuses pièces indépendantes / Dépôts / 9 places de parc intérieures et 2 places de parc extérieures.
Ref. 32359
Ref. 30964
Ref. 30683 Prix
CHARLES-GIRON 17-19
Surfaces commerciales et bureaux à louer
Aux Charmilles / Arcade de 65 m2 au rez inférieur et arcade d’angle d’environ 98 m2 dans un immeuble classé au patrimoine / Sanitaires / kitchenette / Parking.
THÔNON 63
Surfaces lumineuses et modernes à Vésenaz
Immeuble de standing / Bureaux de 164 m² au rez inférieur / Aménagée en openspace avec un bureau cloisonné / Totale flexibilité d’aménagement, en open space, de manière cloisonnée ou mixte.
MONT-BLANC 16
Bureaux à louer à proximité de la gare Cornavin et du lac
Dans un immeuble représentatif entièrement rénové / 293m2 de surface administrative divisible dès 150m2 / Aménagé en open space, bureaux fermés avec parquet, hauts plafonds et grande salle de conférence.
COURS SAINT PIERRE 4
Très belle arcade de bureaux située en vieille ville
161 m2 répartie en grand open space (6-8 postes) / Salle de conférence / Salle informatique / 1 sanitaire.
FONTAINE 7
Belle surface administrative de 96 m2 traversant au 2e étage
Bureau dans l’hypercentre / 1 grand hall d’entrée / 1 grand open space / 3 bureaux fermés / 1 kitchenette / 1 sanitaire / Parquet et belle hauteur sous plafond.
PLACE DE NEUVE 2
Superbe arcade administrative de 369 m2
À côté du Parc des Bastions / Belle vitrine et bonne desserte en TPG / Surface répartie sur 3 niveaux / 1 grand hall d'entrée / 7 bureaux cloisonnés / 1 salle de conférence / 1 local IT / 1 cuisine et 3 blocs sanitaires.
PRADIER 6
Surface de 58 m2 proche de la gare
Cornavin
Située entre la gare et la rue du MontBlanc / À proximité du lac et des commerces / Bénéficie d'un généreux passage piétonnier et d'une bonne visibilité.
GABELLE 9
Bureaux de 295 m² dans le quartier des Acacias
Surface fonctionnelle et lumineuse au 5e étage / 1 réception / 1 salle de conférence / 9 bureaux cloisonnés / 1 local technique / 1 kitchenette / 1 surface de dépôt en sous-sol / parking disponibles.
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Environ 510 m² au 1er étage, 397 m² au rez-de-chaussée et 300 m² au sous-sol / Surface aménageable au gré du preneur / Restauration non admise / Espace de stockage de 280 m² disponible.
Ref. 27824
Loyer : CHF 1’900.-
Ref. 30574
Loyer : CHF 3'085.-
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Loyer : CHF 3'450.-
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Loyer : CHF 8'250.-
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