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Tout l'immobilier - Le viager revivifié

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24 - 30 janvier

LE VIAGER REVIVIFIÉ

L’outil de vente entre un propriétaire usufruitier jusqu’à son décès et un acheteur fait une percée dans l’immobilier romand. Le fruit d’une longue croisade menée par une poignée d’acteurs. 10-13

Architectes

Les 100 ans de l’AGA: interview

6-7

Régies immobilières Campagne vidéo pour promouvoir l’apprentissage 10-11

Geneva Lux Des œuvres lumineuses sculptent la nuit 24-25

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SOMMAIRE

4-11 Actualité

La Ville de Meyrin récompensée par le prestigieux Prix Wakker

L’Association genevoise d’architectes fête ses 100 ans. Interview

De bonnes nouvelles fiscales pour les propriétaires

L’USPI lance une campagne destinée aux jeunes pour promouvoir l’apprentissage

12-15 Dossier

La lente démocratisation du viager en Suisse

16-19 Immobilier

Le crowdfunding immobilier a le vent en poupe. Interview du fondateur de la société Foxstone

20-21 Emploi et formation

Pourquoi la pandémie a accentué l’âgisme et comment y remédier

22-23 Gastronomie

Saison de la truffe: à la poursuite du diamant noir

24-25 Culture

Des œuvres lumineuses et poétiques sculptent la nuit

Éditeur: IMMOBILIER.CH SA

Rédacteur en chef: Serge Guertchakoff DA et maquette: Agence EtienneEtienne

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• Neuchâtel-Jura: envoi ePaper 6’000 ex. Toutes les éditions sont disponibles sur immobilier.ch

les confidentiels

BATMAID REPREND

DEUX PRESSINGS SUR GENÈVE

FBatmaid sauve deux pressings sur Genève qui étaient en difficulté: l’un situé rue des Alpes, l’autre rue Gautier. Dans les deux cas, le personnel est réembauché par cette ancienne start-up fondée en 2015 par Andreas Schollin-Borg et qui emploie aujourd’hui plus d’une centaine de personnes. Une expansion qui intervient après la levée de fonds réussie en fin d’année dernière, notamment auprès d’Aevis.

GENÈVE

INTERNATIONALE:

LETTRE MENSUELLE LANCÉE

Précédemment en charge des pages consacrées à la Genève internationale pour la «Tribune de Genève», le journaliste Alain Jourdan s’est récemment vu donner les clés pour piloter le développement du nouveau groupe de réflexion francophone: l’Observatoire géostratégique de Genève. Totalement indépendant, il devrait éditer une lettre mensuelle géostratégique qui comprendra un papier d’analyse, des interviews, ainsi que des infos sur les coulisses de la vie diplomatique à Genève. Bonne chance!

DE LA RÉDACTION

LES DEGAUDENZI RESTRUCTURENT

LEUR PATRIMOINE FONCIER

Jean et Bernard Degaudenzi vont-ils profiter de la hausse impressionnante des actifs immobiliers et s’inspirer d’un Metin Arditi, entre autres, pour se défaire de leur parc immobilier? On pourrait le croire vu qu’ils viennent de placer une douzaine d’immeubles dans deux structures (Sapinvest et Suminvest) pour la somme globale d’un peu plus de 120 millions de francs. Dans la transaction, relevons notamment les immeubles suivants: quai Gustave-Ador 6; avenue de Sécheron 1; ou encore chemin Rieu 2.

M3 OUVRE UN SECOND CENTRE DE TEST SUR LA RIVE GAUCHE

Le groupe M3 sanitrade ouvre ce mercredi 26 janvier un second centre de dépistage sur la rive gauche, en l’occurrence au 44B avenue Krieg, qui sera ouvert du mercredi au dimanche. Sur une surface de 130 m2, il y aura 11 cabines de prélèvements pouvant réaliser environ 400 tests par jour prévus (tests PCR et tests antigéniques).

Meyrin récompensée

LE PRIX WAKKER, AIGUILLON DE L’AVENIR MEYRINOIS

La commune a reçu le prestigieux prix qui distingue chaque année une localité suisse pour son développement urbain exemplaire. Décerné par Patrimoine suisse, il conforte le maintien d’une politique d’aménagement très maîtrisée.

En 1955, la première pierre du CERN est posée, cinq ans plus tard, l’aéroport fête son premier million de passagers. L’élan de l’essor démographique est donné. Avec la construction de la première cité satellite de Suisse inspirée par les idées urbanistiques de Le Corbusier, Meyrin vit une totale métamorphose, passant du village agricole à une ville de plus de 14'000 habitants. Qualifiée par certains, il y a encore quelques années, de cité de banlieue, cette agglomération de plus de 26'000 habitants (la quatrième ville la plus peuplée du canton) et abritant à peu près le même nombre d’emplois vaut pourtant le détour pour son exemplarité.

Urbanisme, cohésion sociale et biodiversité

Patrimoine suisse ne s’y est pas trompé en lui décernant le Prix Wakker 2022. On y découvre une commune en transition écologique, déjà détentrice en 2014 et 2018 du label European Energy Award Gold, déterminée à apporter à ses habitants aux 140 nationalités une qualité de

«Cette ville est emblématique du rôle moteur joué par les communes dans le développement urbain en Suisse»
Stefan Kunz, secrétaire général de Patrimoine suisse

vie qui relève d’une politique d’aménagement engagée depuis de nombreuses années dans la valorisation de son patrimoine bâti et naturel. «Cette ville est emblématique du rôle moteur joué par les communes dans le développement urbain en Suisse», souligne Stefan Kunz, secrétaire général de Patrimoine suisse. En termes d’urbanisme et de culture du bâti, la commission du Prix Wakker

a également retenu, au nombre de ses critères d’attribution majeurs, la stratégie des autorités fondée sur «la volonté constante de favoriser le dialogue avec la population et d’accorder une grande importance à la cohésion sociale».

Sur le devant de la scène des sites remarquables figure la cité satellite, son potentiel formel et social de l’architecture d’après-guerre. La commission a salué «les stratégies adoptées pour la préserver, inciter à la rénover durablement et la densifier selon des normes claires de planification, principalement par des surélévations afin de sauvegarder les généreux espaces libres entre les barres d’immeubles qui ont fait l’objet d’aménagements paysagers. Des optimisations énergétiques et le raccordement à un réseau chaleur-énergie écologique réduisent nettement la consommation et améliorent le bilan carbone.»

Parmi les autres opérations qui ont joué dans l’attribution du prix : le traitement respectueux du noyau villageois historique, l’ouverture à la population d’édifices classés comme la Villa du Jardin

botanique alpin ou la Maison Vaudagne actuellement en travaux de rénovation et d’extension. Est également relevé le lac des Vernes, bassin artificiel inauguré en 2017 qui contribue à la gestion des eaux de la commune et constitue un biotope favorisant la diversité des espèces, tout en offrant un espace de détente apprécié. Comme le rappelle la commission, Meyrin se distingue depuis les années 1960 par un fort engagement citoyen et par des processus participatifs qui contribuent au bien-être des habitants et à leur sentiment d’appartenance au lieu. Une dynamique qui s’est étendue à l’aménagement de l’écoquartier des Vergers fondé sur une forte démarche participative et se perpétue dans le projet «Cœur de cité», avec sa nouvelle mairie, sa place et son parc public, qui exprime les ambitions de la ville en termes d’accueil, de dialogue et de qualité des prestations. La culture n’est pas oubliée, notamment par le biais du Fonds d’art contemporain de Meyrin qui favorise l’émergence de nombreux projets artistiques dans l’espace public, tel «L’enfance du pli», sculp -

«L’enfance du pli», sculpture-paysage de Gilles Brusset près de l’école des Boudines.

tenariats public-privé.» Il y a aussi «l’étude de J.-J. Oberson sur la maîtrise des potentiels de densification de la cité qui date de 2012 et doit être réactualisée».

«La cité satellite est toujours en phase de rénovation»

Cornuz, maire de Meyrin

ture-paysage de Gilles Brusset étendue aux abords de l’école des Boudines.

Meyrin, aujourd’hui et demain

Pour le maire, Eric Cornuz, cette récompense représente une belle opportunité : «C’est un levier pour maintenir notre politique d’aménagement sur la commune.» Les gens se sentent bien à Meyrin et se plaisent à l’exprimer à l’occasion de cette distinction, mais il y a encore du pain sur la planche. «La cité satellite est toujours en phase de rénovation, nous devons approcher certains acteurs immobiliers afin qu’ils s’engagent eux aussi dans la préservation vertueuse de leur patrimoine. La commune est prête à négocier des par-

Le maire rappelle aussi que toute planification est un exercice de cohérence entre développement et infrastructures notamment éducatives. Aux côtés du campus scolaire des Vergers – 2e prix romand Lignum 2021 –, trois écoles des années 1960-1970 ont fait l’objet d’un vaste programme de rénovation: l’école des Boudines agrandie en 2015, ainsi que deux écoles inscrites à l’inventaire des édifices à protéger: l’école enfantine de la Golette rénovée récemment et celle de Meyrin-Village en phase de l’être. Aux neufs établissements communaux s’ajoute le projet d’un bâtiment qui sortira de terre en 2026 pour accueillir 1400 élèves du Secondaire II. Reste encore pendant le Théâtre Forum Meyrin, fief important dans le paysage culturel régional, dont le lifting a été refusé dans les urnes.

Viviane Scaramiglia

Troisième fois à Genève

Le Prix Wakker, doté de 20'000 francs, a été décerné pour la première fois en 1972 à la suite du legs fait à Patrimoine suisse par l’homme d’affaires genevois Henri-Louis Wakker. Après Dardagny primée en 1978 et la Ville de Genève en 2000, c’est la troisième fois que le prix est attribué à une commune genevoise.

Patrimoine suisse

L’ASSOCIATION GENEVOISE D’ARCHITECTES SOUFFLE SES 100 BOUGIES

L’association patronale défend les intérêts de la profession depuis 100 ans à Genève. L’occasion de revenir sur ce lobby très impliqué dans les relations avec l’Etat, les communes et les différents acteurs de la construction et de l’immobilier.

Carmelo Stendardo préside le comité de l’Association genevoise d’architectes (AGA) depuis 2021. Architecte de formation, il est co-fondateur avec Bénédicte Montant en 2020 de 3BM2 Atelier d’Architecture à Genève. Actif depuis toujours dans de nombreuses associations professionnelles et commissions (architecture, monuments et sites) il répond aux questions de «Tout L’immobilier» à l’occasion du jubilée de l’AGA. Par Chantal de Senger

Quel est l’objectif premier de votre association?

Notre objectif premier est de défendre les intérêts des propriétaires de bureaux d’architectes. L’AGA regroupe une centaine de membres – Genève compte environ 800 architectes. Nous nous occupons des rapports avec les employés, les syndicats, l’administration. Nous travaillons sur la convention collective, les procédures d’autorisations de construire, la formation, les concours et le fonctionnement en général des bureaux d’archi-

tectes. Nous sommes tous des bénévoles au sein du comité. Nous organisons aussi chaque année un grand voyage culturel basé sur l’architecture, l’urbanisme et l’art pour nos membres.

Votre association fête ses 100 ans. Comment allez-vous célébrer cet anniversaire?

Nous allons faire un événement le 13 avril dans le cinéma Plaza, lieu culte qui a été réalisé par l’un de nos membres, Marc J. Saugey en 1952. Le Plaza a fait l’objet d’une sauvegarde patrimoniale. Nous allons aussi éditer un ouvrage dans lequel nous retraçons les grandes transformations de notre territoire ces 100 dernières années.

Qu’est ce qui a changé en 100 ans? En lisant les différents ouvrages de l’AGA, on aperçoit que les préoccupations d’aujourd’hui sont exactement les mêmes qu’il y a 100 ans, comme celles liées aux relations avec les employés et avec l’administration. Aujourd’hui, nous avons cependant d’autres préoccupations, comme le changement climatique qui engendrent des contraintes dans l’acte de bâtir, avec, par exemple, des matériaux qui ont un fort impact environnemental ou qui viennent à manquer.

Votre association est aussi censée défendre l’architecture à Genève alors qu’on a l’impression d’être

confrontés parfois à des horreurs architecturales. Comment l’expliquez-vous?

L’association n’est malheureusement pas responsable de l’absence d’engagement culturel de certains professionnels et de leurs mandants qui n’ont pas de culture urbanistique et architecturale et surtout aucun objectif de qualité, motivés souvent uniquement par des gains financiers.

Quel est le plus grand défi pour les architectes à Genève?

Notre défi est de convaincre que bâtir est un engagement social et que nous pouvons faire de la qualité. La densification est effectivement très mal perçue, notamment avec les problèmes de mobilité qui ne cessent d’augmenter. Il faut ainsi convaincre que nous pouvons continuer à construire en faisant de la qualité.

Est-ce qu’il ne manque pas à Genève un vrai projet architectural comme nous aurions pu l’avoir avec le Musée d’art et d’histoire repensé par Jean Nouvel?

Il est vrai que nous préférerions que les touristes viennent à Genève pour son architecture et son urbanisme plutôt que pour son Jet d’eau. Nous restons une petite ville. Mais nous oublions que, malgré tout, nous avons aussi de très beaux objets comme l’immeuble Clarté réalisé par Le Corbusier en 1920 et qui est d’une modernité incroyable.

Quels sont les bâtiments emblématiques de Genève?

Pour moi, il y a plusieurs bâtiments extraordinaires à Genève. Par exemple les immeubles Braillard du premier square de Montchoisy (Eaux-Vives). Les Tours de Carouge ou même Le Lignon sont des projets architecturaux très avant-gardistes.

Et la plus grande catastrophe architecturale de la ville?

L’éco-quartier de la Jonction. Les promesses du concours n’ont jamais été

concrétisées car plusieurs entités ont ajouté des demandes en cours d’élaboration de projet, dénaturant la proposition originelle. Cette pièce urbaine n’est hélas pas une réussite telle que le projet lauréat le proposait.

Qui est le plus grand architecte?

J’ai beaucoup d’admiration pour de nombreux architectes du passé et du présent. Certains ont influencé nos études, comme Luigi Snozzi, architecte tessinois. D’autres notre manière d’appréhender le territoire dans lequel nous évoluons et

nos projets, comme l’architecte genevois Marc J. Saugey.

Quelles sont les nouvelles tendances architecturales?

C’est difficile à dire car on se rend compte des tendances, souvent des décennies après qu’elles se sont réalisées. Cependant, on retrouve une certaine rationalité dans les nouveaux projets, probablement en lien avec les préoccupations environnementales. On voit des formes plus calmes, plus maîtrisées. On utilise des matériaux plus écologiques.

Est-ce qu’il faudrait changer les normes pour préserver au mieux le patrimoine architectural?

Je ne suis pas de ceux qui pensent que les normes brident la création architecturale, au contraire. Les architectes doivent travailler avec des contraintes, tant économiques, sociétales ou écologiques. Elles véhiculent la sensibilité du moment. Nous n’avons pas le choix, par exemple, de faire des économies d’énergie, de penser au recyclage, à la préservation des arbres majeurs, à la biodiversité, etc.

Est-ce qu’architecte est le plus beau métier du monde?

Pour moi oui. Mais architecte n’est pas un métier, c’est un état d’être.

Propos recueillis par Chantal de Senger

Les bâtiments sont les espaces de demain. Ils expriment une culture, une identité... et une vision. Ensemble, avec des partenaires, utilisateurs et investisseurs, nous transformons les idées en réalité. Nous le réinventons dans chaque projet.

Des membres de l’AGA lors d’un voyage au Chili. AGA

LES PROPRIÉTAIRES GENEVOIS ENCOURAGÉS À RÉNOVER ÉCOLOGIQUEMENT

Depuis ce début d’année, l’administration fiscale genevoise ne considère plus les frais de travaux ayant un caractère écologique comme augmentant la valeur fiscale d’un bien immobilier. Explications.

Si jusqu’alors l’Administration fiscale cantonale (AFC) qualifiait les dépenses d’ordre écologique nécessaires à l’entretien de son bien immobilier en tant qu’investissement, cette pratique n’est plus. Désormais, les rénovations effectuées par un propriétaire qui relèvent d’un caractère durable n’augmenteront plus la valeur fiscale du bien immobilier et ainsi, par la même occasion, ne provoqueront pas une hausse de son impôt sur la fortune.

Les types de dépenses concernées Sont concernées par ce changement, les dépenses pour des travaux de remise en état ou de remplacement d’une installation de qualité et de confort équivalant à ce qui existait à l’origine de la construction. Elles doivent viser à économiser l’énergie et être considérées comme frais d’entretien. Parmi elles, on retrouve par exemple le remplacement d’une chaudière en fin de vie, qui fonctionne notamment au gaz ou au mazout, par une autre source d’énergie plus verte (réseau thermique, pompe à chaleur ou biomasse).

Autre cas de figure, lors de l’installation de cadres de fenêtres, si le propriétaire

«L’augmentation de la valeur fiscale pouvait représenter un frein à certaines dépenses à caractère écologique»

Nathalie Fontanet, conseillère d’Etat chargée du Département des finances et des ressources humaines

privilégie un verre isolant double ou triple vitrage plutôt que du simple. Cependant, dans les cas d’ajout d’une véranda, d’aménagement des combles ou d’une nouvelle salle de bain, ces travaux constitueront une plus-value et seront considérés comme des investissements. La liste complète est à retrouver sur le site de l’Etat de Genève dans la notice 1/2022 nommée «Déductibilité des frais d'entretien des immeubles privés». Un document qui servira de base à l’AFC pour examiner dorénavant chaque cas et les assimiler soit à des frais d’entretien soit à des investissements à plus-value.

L’impôt sur la fortune et non sur le revenu

Ce changement aura un impact uniquement sur l’impôt sur la fortune et non pas

sur celui du revenu qui prévoyait d’ores et déjà, conformément à la loi, qu’en présence de travaux sur des immeubles les dépenses destinées à économiser l’énergie soient déductibles. Il n’y avait donc pas de changement à effectuer à ce niveau-là.

Question de calendrier

Effective à compter du 1er janvier de cette année, cette nouvelle pratique s’applique immédiatement à toutes les taxations encore en cours et quelle que soit la période fiscale concernée. A contrario, celles déjà entrées en force ne pourront pas être modifiées pour bénéficier de cette nouveauté. L’organe fiscal cantonal s’est d’ailleurs décidé à enclencher cette manœuvre car elle s’inscrit dans le cadre de nouvelles normes réglementaires en

Les propriétaires qui améliorent les performances énergétiques de leur bien immobilier ne doivent plus être pénalisés par une imposition plus élevée. LDD

matière d’énergie et fait suite à l’adoption par le Conseil d’Etat du Plan directeur de l'énergie 2020-2030.

Les raisons de ce changement

Qualifié de «pas dans la bonne direction» par Nathalie Fontanet, conseillère d’Etat chargée du Département des finances et des ressources humaines, ce changement de pratique a pour but d’encourager les propriétaires qui améliorent les performances énergétiques de leur bien immobilier à l’occasion de travaux de remplacement ou de rénovation, et de faire en sorte que la valeur de leur bien ne soit pas augmentée, respectivement que les propriétaires ne soient pas pénalisés par une imposition plus élevée. «L’augmentation de la valeur fiscale pouvait représenter un frein à certaines dépenses à caractère écologique et je me réjouis que cela ne soit plus le cas. D’autres adaptations fiscales du même type devraient, je l’espère, voir le jour très prochainement», indique Nathalie Fontanet.

Julie Müller

Campagne vidéo

LES RÉGIES S’ATTAQUENT À TIKTOK ET INSTAGRAM POUR PROMOUVOIR

L’APPRENTISSAGE

L’USPI Genève, conjointement avec l’APGCI, organe formateur dans l’immobilier, vient de lancer une campagne vidéo pour promouvoir le CFC d’employé de commerce en immobilier. Interview

est la meilleure des écoles.»

Depuis le 19 janvier, une série de vidéos à destination des 14-22 ans sont visibles sur les réseaux TikTok, Instagram et YouTube. En parallèle, l’Union suisse des professionnels de l’immobilier de Genève (USPI), de concert avec l’Association professionnelle des gérants et courtiers en immeubles de Genève (APGCI), a réalisé des diapora-

mas qui seront également diffusés sur ces plateformes, rappelant les avantages de l’apprentissage d’employé de commerce en immobilier. Notre interview de Thierry Naz, président de l’USPI Genève.

Pourquoi avez-vous décidé de lancer cette campagne?

Avec cette opération de communication, il s’agit avant tout d’attirer l’attention des jeunes sur une formation polyvalente et porteuse d’avenir, dont ils n’ont peut-être pas conscience. L’idée est simple: montrer que l’immobilier est aussi une option de carrière. L’objectif premier de la campagne est de promouvoir l’apprentissage d’employé de commerce en immobilier. Aujourd’hui, en Suisse, le CFC occupe une place prépondérante dans notre système éducatif. C’est actuellement la voie la plus empruntée par les jeunes. Mais si notre pays a l’avantage de proposer une offre d’apprentissages très vaste, cela signifie aussi qu’il est très facile de se perdre et d’être submergé par la quantité d’informations.

Sous quelle forme se décline-t-elle?

Des jeunes qui parlent à des jeunes, voilà le concept. Nous avons donc demandé aux actuels et anciens apprenties

et apprentis de nos régies membres de témoigner de leur expérience. Nous voulions qu’ils s’expriment librement sur leur ressenti et leur quotidien. Nous avons été surpris et ravis du nombre de personnes qui se sont portées volontaires pour promouvoir la formation. Avec des interviews face caméra sur le modèle Konbini ou Brut, les participants ont répondu à un ensemble de questions traitant, entre autres, de leur découverte du CFC, des différents postes occupés durant leur apprentissage, des exigences attendues ou encore de leur premier jour en régie.

Selon vous, quelle est la place de l’apprentissage aujourd’hui dans la société et sur le marché du travail? Il offre une alternative nécessaire aux jeunes et une porte d’entrée facilitée sur le marché du travail, de plus en plus concurrentiel. En combinant une instruction théorique et pratique, on donne à chacun la possibilité d’apprendre aux côtés de professionnels qualifiés qui sauront orienter et enseigner les rouages du métier à l’étudiant qui pourra les appliquer directement, durant toute sa formation. C’est la meilleure des écoles! Qu’il s’agisse d’un premier essai ou d’une reconversion professionnelle, le CFC offre un bagage so-

Les vidéos dans lesquelles les actuels et anciens apprenties et apprentis de régies témoignent de leur expérience. LDD

lide pour celui ou celle qui s’y engage. Une maxime qui se vérifie notamment pour l’apprentissage d’employé de commerce en immobilier qui permet une polyvalence considérable quand on sait que l’apprenti se formera à une dizaine de postes, au minimum. Il ou elle pourra ensuite s’orienter dans diverses spécialisations selon ses affinités, que ce soit la gérance technique d’un bâtiment pour accompagner la transition énergétique, le courtage, la promotion, l’administration de PPE, la comptabilité, les ressources humaines; là encore, la liste est longue.

Quel est le rôle de l’USPI Genève dans l’apprentissage d’employé de commerce, et dans la formation en général?

Depuis toujours, l’USPI Genève s’investit pour la formation, qu’elle soit à destination des jeunes ou des professionnels déjà en exercice. C’est une mission qui nous tient à cœur. Nous en avons même fait un label d’exigence depuis 2011: le label formation. En association avec l’APGCI, fondatrice de l’Institut d’études immobilières (IEI), dont la mission est de former les acteurs du secteur, nous encourageons fortement nos membres à s’engager auprès des apprentis. En tant qu’acteurs économiques

«Cet apprentissage permet une polyvalence considérable; l’apprenti se formera à une dizaine de postes, au minimum»

dans l’éducation de la future génération. Mais également dans celle de nos équipes. L’immobilier évolue rapidement, et ce, dans tous les domaines (juridique, technique, politique, etc.). Afin de fournir les meilleures prestations possibles aux clients et garder le statut d’expert, la formation continue est un indispensable de tout bon professionnel de l’immobilier.

Tous vos membres s’investissent-ils dans la formation ?

La majorité de nos membres est très investie dans la formation et les régies s’engagent notamment dans celles des apprentis. Certaines accueillent même parfois quatre à cinq jeunes en même temps. Mais c’est aussi un investissement pour ces entreprises, elles façonnent les employés qu’elles embaucheront demain. D’ailleurs, beaucoup de diplômés travaillent encore aujourd’hui dans la régie où ils ont poursuivi leur apprentissage. C’est un bon exemple des bénéfices que peut apporter ce système, autant pour le formateur que le formé. Nos clients propriétaires sont de plus en plus sensibilisés sur cette thématique et favorisent eux aussi les régies formatrices.

Propos recueillis par F. V.

Tendance

LA LENTE DÉMOCRATISATION DU VIAGER EN SUISSE

Jusqu’ici méconnu et mal perçu, l’outil de vente/achat en viager fait une percée dans le secteur de l’immobilier romand.

Le fruit d’une longue croisade menée par la poignée d’acteurs de ce micromarché.

Ils ont osé relever le défi et cela paie enfin. Peu nombreux en Suisse romande, ils ne sont que quatre spécialistes à avoir cru en l’outil méconnu et surtout mal perçu qu’est le viager: Immo-vieagee, Bien en viager, le pionnier Savinter et le dernier en date Salmon immobilier. Fréquent chez nos voisins, notamment en France, ce mode d’achat et de vente a pourtant déjà fait ses preuves. Basé sur un acte notarié spécifique (viager occupé), il permet au propriétaire vendeur de continuer à habiter dans son logement jusqu’à son décès et à l’acheteur de le récupérer dans la foulée en ayant payé un prix inférieur à celui du marché.

De multiples freins à dépasser

Un pari gagnant-gagnant sur le papier. Malheureusement, le risque de voir la personne devenir centenaire, le manque d’information, de partenaires ou encore la difficulté à se financer, freinait jusquelà les plus hésitants. «C’est certain que si l’acheteur n’a pas les fonds, il est plus compliqué de financer un viager qu’un bien classique mais nous sommes juste -

ment là pour accompagner», témoigne

Christophe Andrié, expert chez Bien en viager. Et en effet, «bien que les banques s’engagent davantage aujourd’hui», selon la fondatrice de Immo-vie-agee, Sabrina Reynier, nombreuses sont celles à refuser le financement car «elles veulent une garantie prioritaire. Or, dans le viager, le droit d’habitation du vendeur prévaut tant qu’il est vivant. En cas de défaut de paiement de l’acheteur, cela complexifie les choses», poursuit-elle.

De la demande mais pas d’offre

A cela s’ajoutent les questions d’héritage, souvent taboues en Suisse. «Si les héritiers ne veulent pas entrer en matière car ils pensent être lésés, le droit d’habitation étant valorisé à un certain montant, cela peut provoquer parfois quelques conflits familiaux. C’est un sujet sensible et généraliser le viager passera également par le consentement éclairé de toutes les parties», souligne Dominic Salmon, fondateur de Salmon immobilier, qui se confronte à ce type d’opposition depuis quelques mois.

«Les deux parties seront liées à vie, c’est une responsabilité et un travail particulièrement complexe»

Malgré tout, à force de travail, le procédé se démocratise peu à peu. Les quatre acteurs du marché l’affirment, la demande est désormais au rendez-vous. Le contexte y est propice, comme l’indique Christophe Andrié de chez Bien en viager: «La population est vieillissante, les retraites diminuent, le prix des biens s’envole, nous sommes en période de crise et les gens ont besoin de ce type de procédé.» Si bien, que l’entreprise genevoise observe une belle évolution depuis cinq ans, +20% de ventes par année. Il faut dire que tout comme ses limites, les avantages du viager sont pléthores. En permettant aux vendeurs de profiter à la fois de leur logement et d’un capital financier de leur vivant, il séduit tout autant les acheteurs qui accèdent plus facilement à la propriété et bénéficient d’atouts fiscaux indéniables. Il faut relever que cette formule du viager peut valoir la peine pour divers types de biens. «Je viens de conclure une vente d’un terrain agricole mais on peut passer du petit appartement à la propriété les pieds dans le lac», précise Sabrina Rey

Sabrina Reynier, fondatrice de Immo-vie-agee

Les acheteurs qui accèdent plus facilement à la propriété et bénéficient d’atouts fiscaux indéniables. LDD des achats en viager et nous aideront à déployer cet outil.»

nier d’Immo-vie-agee. Pour cette juriste qui s’est lancée dans cette spécialité il y a neuf ans, pas de doute, les choses ont changé et cet outil est de plus en plus accepté. «Aujourd’hui je suis à deux ventes par mois en moyenne alors qu’au début je tournais plutôt à six annuelles. L’état d’esprit a changé car on souhaite davantage faire un placement, se construire un patrimoine», déclare-t-elle.

Même son de cloche du côté de chez Savinter qui a fêté ses vingt ans dans le viager. «Nous étions les premiers à lancer cela, il n’y avait rien à l’époque alors que sur ces cinq dernières années seulement nous comptabilisons pas moins de 165 transactions, constate Michel Jacques Petit, président de Savinter. Ce qui est fou c’est qu’autrefois la demande était faible mais nous avions des biens sur le marché et qu’à présent c’est l’inverse, l’offre se fait rare et la clientèle demandeuse afflue.» Une évolution positive qui s’explique, certes, par un bouche-à-oreille et une réputation sans faille dans le temps, mais également par un intérêt marqué chez les partenaires en bout de chaîne. «Les jeunes notaires en particulier sont

conscients de cette opportunité et de plus en plus de cabinets s’informent sur le viager en Suisse romande», assure le président de Savinter.

Le premier signe d’un engouement?

Preuve que le sujet suscite la curiosité des uns et des autres, un quatrième acteur dans ce domaine s’est ajouté l’an dernier aux trois préétablis, Salmon immobilier, convaincu lui aussi de l’avenir du viager en terres romandes. «J’ai mené une étude de marché cet été sur 4000 propriétaires vaudois et genevois de plus de 75 ans et bien que beaucoup ne sachent toujours pas ce qu’est le viager, j’ai reçu des échos très positifs sur cet échantillon», confirme Dominic Salmon. Un début encourageant qui conforte l’entrepreneur dans son choix de carrière. D’autant plus qu’il ne compte pas s’arrêter aux particuliers mais cible aussi les institutionnels: «Les choses évoluent rapidement, nous allons voir le cadre légal s’adapter et il y a fort à parier que les institutionnels auront de plus en plus recourt à

Une chose est sûre, le viager gagne du terrain mais les acteurs du domaine parlent toutefois «d’un engouement modéré». Christophe Andrié s’explique: «Nous n’allons pas pour autant devenir exponentiels. Soyons réalistes, cela reste un marché limité aux personnes âgées, propriétaires, qui ont besoin d’argent, en Suisse romande.»

Quant aux nouveaux intermédiaires qui pourraient s’y essayer, là encore, les spécialistes relativisent. «Les régies immobilières se lancent aussi, mais le viager ne consiste pas seulement à mettre en relation un vendeur avec un acheteur. Les deux parties seront liées à vie, c’est une responsabilité et un travail particulièrement complexe», ajoute Sabrina Reynier. Rigueur pour le suivi des dossiers, compétences multiples (fiscalité, comptabilité) et entourage de qualité (banques, notaires), le viager est donc bel et bien un métier exigeant et émergent mais qui risque encore de faire parler de lui un bon moment.

Julie Müller

«De

plus en plus de cabinets de notaires s’informent sur le viager»

«Les héritiers peuvent

se sentir lésés. Le viager passera par le consentement éclairé de toutes les parties»

«Soyons

réalistes, cela reste un marché limité»

Dominic Salmon, fondateur de Salmon immobilier.
Michel Jacques Petit, président de Savinter.
Christophe Andrié, expert chez Bien en viager.

Financement participatif

LE CROWDFUNDING IMMOBILIER A LE VENT EN POUPE

Ce nouveau mode d’acquisition de parts dans des constructions fait son chemin avec quelques acteurs romands à la pointe.

L’idée de démocratiser l’immobilier fait sens en cette période où le prix des biens mis à la vente s’envole, freinant l’accès à la propriété pour une frange de plus en plus large de la population. Découlant de ces réalités, voilà une dizaine d’années que le crowdfunding immobilier a pris naissance dans les pays anglo-saxons. Concrètement, ce modèle associe financement participatif et acquisition immobilière de rendement. Grâce à des tickets d’entrée à partir de 10’000 francs (il s’agit toutefois le plus souvent de 25’000 francs), cette solution permet d’ouvrir à la classe moyenne ce type de placements et de les simplifier. Même si elle n’est pas dépourvue de risques, cette option présente d’évidents avantages. Ainsi, l’achat d’un appartement pour le mettre en location se révèle plus périlleux que l’acquisition en copropriété d’un immeuble de rendement. La raison en est que, en cas de défaut de règlement du loyer, le manque à gagner est réparti entre l’ensemble des copropriétaires.

Plus d’un atout Avec des retours stables oscillant entre 5 et 7% en moyenne, cette classe d’actifs constitue une vraie alternative aux comptes d’épargne. Elle échappe égale-

Avec des retours stables oscillant entre 5 et 7% en moyenne, cette classe d’actifs constitue une vraie alternative aux comptes d’épargne

sement indirect qui, lui, repose sur la prise de parts dans un fonds immobilier. Il est à noter que l’on rencontre encore une formule hybride qui mixe ces approches.

La formule magique

ment aux abruptes variations des marchés financiers. De plus, elle présente l’avantage d’être tangible et locale. En revanche, elle nécessite des fonds propres importants. Pour surmonter ce dernier écueil, il existe en fait deux modes d’investissement distincts: l’investissement direct qui consiste à acheter un bien que l’on met ensuite en location et l’investis-

Comment cela fonctionne-t-il? Le principe est simple: chaque investisseur devient propriétaire au registre foncier d’une partie d’un immeuble à hauteur de la participation qu’il souhaite. Cette formule lui permet de générer un rendement proportionnel à son investissement (une somme versée tous les trois mois la plupart du temps) et de bénéficier d’une potentielle plus-value en cas de revente. Ces prêts participatifs courent sur une période de cinq ans normalement. Il est à noter que ce mode de préservation du capital peut être transmis à ses héritiers. Mais que se passerait-il si l’entreprise qui gère un tel prêt participatif venait à sombrer? Cette funeste issue serait en fait sans dommage pour l’investisseur. Celui-ci resterait en effet en possession du contrat de dette émis par la société qui détient le projet de développement immobilier inscrit au registre foncier au nom de la compagnie. Plusieurs points sont toutefois à analyser avant de s’engager sur cette voie.

Sur son site, imvesters.ch , l’un des acteurs principaux sur le marché romand, avertit ses futurs clients: «Il existe une multitude de risques qui doivent être supportés en tant qu’investisseur propriétaire ou copropriétaire d’un bien immobilier. Ces risques peuvent être de nature juridique (par exemple liés à des autorisations administratives, des permis de construire, des expropriations, des assurances), technique (en relation avec le sol ou des questions de faisabilité technique), commerciale (si un bien immobilier perd de la valeur au moment de sa vente), financière (en cas de dépassement de budget, de rénovation nécessaire, etc.) ou fiscale (augmentation possible des impôts), évolutive (si de nouvelles lois modifient le contexte actuel au moment de l’acquisition d’un bien immobilier).»

Prudence cependant

Voilà pourquoi il est recommandé aux clients de se faire accompagner par un tiers (spécialiste en investissement immobilier, fiscaliste, avocat, etc.) ou de s’informer à titre individuel afin de déterminer une stratégie d’investissement à la fois claire et réaliste. François Praz

Annonce événementielle selon l'art. 53 du Règlement de cotation (RC)

FONDS SUISSE DE PLACEMENTS IMMOBILIERS

DISTRIBUTION

Paiement : dès le 26 janvier 2022

Date ex : 20 janvier 2022

Coupons N° 66 et N° 67 des parts N° de valeur 278 226

Un immeuble résidentiel à Valbroye (VD) proposé sur le site de la société de crowdfunding Foxstone. Foxstone

Le coupon N° 66 correspond aux revenus ordinaires provenant des sociétés immobilières détenues par le Fonds. Le coupon est imposable et l'impôt anticipé récupérable. Les porteurs de parts domiciliés en Suisse peuvent demander l'imputation ou le remboursement de l'impôt anticipé. Pour les étrangers, il faut se référer aux accords de double imposition, le cas échéant.

Le coupon N° 67 correspond aux revenus ordinaires des immeubles en propriété directe, déjà imposés auprès du Fonds. Il est franc d’impôt et le porteur de parts n’a pas à déclarer ce montant dans sa déclaration fiscale.

Valeur nette d’inventaire (VNI) 30.09.2021 CHF 94.75

Valeur de rachat 30.09.2021 CHF 88.10

Fortune totale du fonds 30.09.2021 CHF 1’651’843’433.19

DOMICILES OFFICIELS DE PAIEMENT

Banque Cantonale de Genève, Genève

Banque Cantonale de Fribourg, Fribourg

Banque Cantonale du Valais, Sion

Banque Cantonale Vaudoise, Lausanne

Banque Cantonale Neuchâteloise, Neuchâtel

Zürcher Kantonalbank, Zurich

Edmond de Rothschild (Suisse) SA, succursale di Lugano, Lugano

Credit Suisse AG, Zurich

Banque Cramer & Cie SA, Genève

Edmond de Rothschild (Suisse) SA, Genève

La banque dépositaire :

Banque Cantonale de Genève, Genève

La direction du Fonds : Investissements Fonciers SA, Lausanne

LE RAPPORT ANNUEL SERA DISPONIBLE DÈS LE 19 JANVIER 2022 sur le site Internet : www.lafonciere.ch sur commande à l’adresse e-mail : info@lafonciere.ch

«LES RETOURS POSITIFS DE NOS CLIENTS SONT

Dan Amar, CEO de Foxstone (à gauche), avec ses deux cofondateurs Yossi Amar (debout) et David el-Eini. Foxstone

Lancé en 2018 à Genève, Foxstone s’est constitué une communauté de plus de 14’000 investisseurs. La compagnie a aidé ses clients à devenir copropriétaires de 24 immeubles d’une valeur cumulée record de 140 millions de francs. Interview de son CEO et fondateur Dan Amar.

Vous offrez à vos investisseurs un service d’accompagnement administratif et technique complet. Vous êtes en plus d’une totale transparence sur les marges que vous vous ménagez, à savoir 3%.

N’êtes-vous pas contraints de multiplier les projets pour être profitables?

«Nous perdons quelques points de rendement, mais nous gagnons en sécurité»

Nous nous en tenons à notre business model. Nous avons nos propres objectifs en termes de performances et surtout en termes de qualité, mais ceux-ci ne sont pas comparables à ceux des fonds de pension. L’an dernier, nous avons eu pour 4 milliards de francs de propositions d’investissements. Nous en avons retenu 80 millions. Nous sommes très exigeants sur la sélection des immeubles. Ce choix ne nous a pas empêchés de doubler nos résultats par rapport à 2020.

Toujours dans un souci d’optimisation de vos marges, n’êtes vous pas tentés de vous concentrer sur des biens de luxe?

PRIMORDIAUX»

Nous avons développé notre propre algorithme qui compile des millions de données, dont certaines en live, et qui intègre les critères qui sont judicieux pour nous. Ce programme nous a permis de répertorier et de ranger par ordre de préférence les 2222 communes suisses. Celles-ci sont classifiées en fonction de leur intérêt plus ou moins élevé grâce à des codes couleur. Nous évitons les biens trop onéreux. Nous nous focalisons sur les localités très stables plutôt que sur les grands centres urbains.

Les agences immobilières voientelles d’un bon œil votre activité? Notre modèle fait que nous sommes appréciés de tout l’écosystème, y compris les fonds de pension, puisque nous ne visons pas les mêmes biens et que nous leur rachetons leurs petits immeubles. Les brokers nous apprécient, car nous leur achetons des biens. Les banques nous suivent aussi: nous leur avons apporté pour 50 millions d’hypothèques et des milliers de nouveaux clients en 2021.

L’un des dangers de votre formule de crowdfunding ne se situe-t-il pas dans la communauté des investisseurs? Tous n’ont pas les mêmes objectifs ni les mêmes horizons de rentabilité, sans parler de la vie de la copropriété avec ses impondérables, voire le fait qu’un partenaire risque de devenir insolvable.

Nous avons beaucoup travaillé sur la partie légale et administrative des copropriétés. Nos investisseurs signent un règlement très détaillé dans ce domaine. Le copropriétaire qui ne serait plus solvable serait contraint de vendre sa part grâce à un mécanisme de droit d’exemption extrêmement efficace. Il serait remplacé sur-le-champ par une autre personne. Quant aux assemblées de la copropriété, elles se passent en ligne avec un système de vote d’une toute nouvelle génération. Cette formule évite de devoir se déplacer et se gère de manière très souple.

«Nos clients pourront bientôt acheter des parts dans un bien ou un projet de construction immobilier dès 1000 francs»

Vous prenez de nombreuses précautions afin de prévenir tous ces écueils. Pourquoi tant de prudence en définitive?

Nous tenons cela de nos parents. Il faut vingt ans pour construire une bonne réputation et quelques minutes pour la détruire. La satisfaction totale des clients et des retours positifs sont essentiels pour que nos affaires prospèrent. D’où la totale transparence que vous souligniez.

Il y a tout de même des risques impossibles à éviter, tels qu’une hausse des taux hypothécaires?

Exemples d’opérations effectuées par Foxstone

Lucens (VD)

Achat d’une part de copropriété pour 8,25 millions.

Rendement attendu: 6,67%

Payerne (VD)

Achat d’une part de copropriété pour 6,3 millions.

Rendement attendu: 6,31%

Bernex (GE)

Achat d’une part de copropriété pour 5,1 millions.

Rendement attendu: 4,5%

Genève/Jonction

Prêt participatif de 5,5 millions.

Rendement attendu: 5,39%

Broc (FR)

Achat d’une part de copropriété pour 5,25 millions.

Rendement attendu: 5,81%

En effet, il n’y a pas de rendement sans risque implicite. Nous participons aux évolutions du marché immobilier. Nous jouons avec lui. Nous pouvons gagner, mais nous sommes aussi susceptibles de perdre. Nous nous assurons de tout mettre en œuvre pour garantir des gains. Dans ce contexte, nous bloquons des taux fixes à sept ans. Nous perdons quelques points de rendement, mais nous gagnons en sécurité. Nous ne contractons des hypothèques que de premier rang pour un endettement modéré, ce qui nous prémunit contre des secousses trop violentes.

Quelles sont les principales évolutions à venir pour Foxstone?

Nous préparons une vraie révolution, dont la magnitude est bien plus importante que lorsque nous avons lancé le crowdfunding immobilier. Nous avons validé et sommes en phase de lancement d’un modèle de «tokenisation». Concrètement, nos clients pourront bientôt acheter des parts dans un bien ou un projet de construction immobilier dès 1000 francs, ceci en un seul clic sur leur téléphone portable. Nous allons de plus faciliter et amplifier les échanges directs entre investisseurs lors des transactions de marché secondaire, car toutes les frictions ont été levées grâce au nouveau modèle de structuration et à la technologie.

Propos recueillis par F. P.

Discrimination liée à l’âge

POURQUOI LA PANDÉMIE A ACCENTUÉ L’ÂGISME ET COMMENT Y REMÉDIER

L’inégalité de traitement fondée sur l’âge dans le cadre d’une procédure d’embauche est un phénomène très répandu en Suisse qui s’est aggravé pendant la crise sanitaire. Explications.

Le jeunisme au travail est une réalité bien connue des seniors à la recherche d’un emploi. Jugez plutôt: en Suisse, en 2020, la part des chômeurs âgés de 55-64 ans était de 52%, contre 28% chez les 25-39 ans, selon le Département fédéral de l’économie. Même constat en France. «J’ai dirigé des testings par envoi de CV, dit le sociologue Jean-François Amadieu, auteur de nombreux ouvrages sur les différentes formes de discriminations présentes dans nos sociétés. Au-delà de 50 ans, les chances de poursuivre le recrutement après avoir passé le premier stade de la sélection sont réduites. On peut estimer qu’en moyenne nationale, et pour différents types d’emplois, elles sont trois fois inférieures à celle d’un candidat de 28-30 ans.» Fait étonnant: le secteur public discrimine tout autant que le secteur privé. A l’Etat de Genève, un fonctionnaire* nous confie avoir reçu des consignes très précises pour repourvoir un poste. «Nous avons reçu 700 candidatures pour le poste de secrétaire. Je devais éliminer les personnes de plus de 50 ans mais aussi les jeunes, sans enfants.»

Préjugés exacerbés

Pour tenter de mieux saisir ce phénomène, quatre agences de l’ONU se sont récemment réunies pour produire un rapport de plus de 200 pages. «Etre vieux (soit «âgé de plus de 50 ans»), c’est être, au travail, potentiellement déprimé, incompétent, ri-

«Les employeurs cherchent des travailleurs performants, jamais en arrêt maladie, et les éventuels problèmes de santé des seniors les effraient»

gide, et avec une motivation en berne», lit-on. Les «jeunes», eux, sont tour à tour considérés comme «énergiques, technophiles et travailleurs». Mais il existe aussi des clichés dans l’autre sens: ainsi, les jeunes sont aussi perçus comme «narcissiques, déloyaux et paresseux quand leurs aînés héritent d’autres qualités telle que la fiabilité ou la capacité à diriger une équipe».

La pandémie n’a fait qu’exacerber ces préjugés. «Les personnes âgées ont été dépeintes par les médias comme uniformément fragiles et vulnérables, nécessitant notre protection, alors que les jeunes [ont été] présentés comme invincibles, imprudents et irresponsables», lit-on encore. Le rapport ajoute que considérer les seniors comme un groupe homogène ne permet pas de tenir compte de leurs profils multiples –l’état de santé se mesure de différentes manières et n’est pas qu’une question d’âge – et renforce leur mise à l’écart. «Les employeurs cherchent des travailleurs performants, jamais en arrêt maladie, et les éventuels problèmes de santé des seniors les effraient», détaille Jean-François Amadieu.

Rappelons rapidement aux recruteurs, qui ont des idées arrêtées sur l’âge, le cas de Maryse Borel. En 2013, cette octogénaire avait donné un rein à sa petite-fille, Camille Victor, 26 ans, atteinte de la maladie de Berger. Après la greffe, Maryse

En forçant des travailleurs à partir trop tôt à la retraite sur un critère d’âge rigide, les employeurs se privent de leur savoir-faire. LDD

Borel avait indiqué revivre normalement. Elle arpentait les courts de tennis, randonnait en montagne et allait à la pêche aux oursins. «Un cas comme celui-ci est le reflet d’un changement de paradigme, d’un vieillissement de population en forme», avait déclaré à cet égard Manuel Pascual, médecin-chef du service du centre de transplantation d’organes au CHUV. Fermons la parenthèse.

Le «grand retard» de la Suisse

La discrimination fondée sur l’âge coûte des milliards de dollars à nos sociétés. En effet, en forçant des travailleurs à partir trop tôt à la retraite sur un critère d’âge rigide, les employeurs se privent de leur savoir-faire. Le rapport note que les politiques et les lois qui traitent du problème de l’âgisme, les activités édu-

catives qui renforcent l’empathie et dissipent les idées fausses, ainsi que les activités intergénérationnelles qui réduisent les préjugés, contribuent toutes à faire reculer ce phénomène. Hélas, contrairement à la plupart des Etats de l’Union européenne, la Suisse ne connaît pas d’interdiction légale de la discrimination liée à l’âge. «Des actions en justice ne sont possibles que contre l’Etat en tant qu’employeur en vertu du principe d’égalité inscrit dans la Constitution, pointe Christa Tobler, professeure à l’Université de Bâle, dans les colonnes du journal «Horizon». Aucune base légale n’existe pour des plaintes relatives à des rapports de travail dans le secteur privé. La Suisse a un grand retard à rattraper.» Elle cite un rapport de 2014 de l’Organisation de coopération et de dé -

La discrimination fondée sur l’âge coûte des milliards à nos sociétés

veloppement économiques selon lequel le taux d’embauche après 55 ans est, en Suisse, inférieur à la moyenne calculée dans la zone OCDE.

L’important c’est l’«âge biologique»

En attendant que notre pays légifère sur cette question essentielle, consolons-nous avec une étude publiée dans le «British Journal of Management», intitulée Looking too old? How an older age appearance reduces chances of being hired. Des chercheurs ont montré à des recruteurs de différentes nationalités des CV mentionnant des âges variés (30 ou 50 ans) et des photos. Il leur a par la suite été demandé s’ils recruteraient ces candidats. Il en ressort que l’âge n’est pas le critère le plus important (il n’a quasiment aucun effet), mais que le visage compte beaucoup. «Faire son âge est un véritable stigmate», assure Jean-François Amadieu. Autrement dit, ce qui est déterminant pour le recruteur, c’est l’«âge biologique» du candidat, pas celui de sa carte d'identité.

La bonne nouvelle? «En un siècle, on a gagné trente-cinq ans de vie, se réjouit Serge Guérin, auteur de «Silver génération». Le rajeunissement est objectif, il n’est plus le fruit de pratiques artificielles [chirurgie, injections, etc]. Regardez une sortie de maternelle. Physiquement, on distingue de moins en moins les parents des grands-parents. Les marqueurs sont brouillés. Dans la tête, c’est la même chose: à 50 ans, ils ne se sentent pas vieux. Aujourd’hui, c’est l’âge du milieu de la vie, pas du début de sa fin.» Et de conclure: «Ils peuvent tout recommencer, que ce soit professionnellement ou affectivement.» A condition de paraître jeunes. Amanda Castillo

* identité connue de la rédaction

Saison de la truffe noire

A LA POURSUITE DU DIAMANT NOIR

Le champignon de luxe est de retour sur nos tables pour le plus grand bonheur des gourmets. Avec un marché plus compétitif que jamais, le trésor terreux se démocratise. Mais attention aux faux-semblants.

C’est l’aliment phare de la rentrée dont les chefs raffolent et que les gourmands adorent. Produit de luxe par excellence, la truffe noire arrive sur nos tables pour le meilleur et pour le pire. De janvier à mars, elle parsème les œufs, les légumes, les pâtes ou le risotto donnant à nos assiettes des airs de marbre noir veiné de blanc. Chaque début d’année, elle est source d’inspiration pour les cuisiniers. Alors que la crise sanitaire fait rage et que de nouveaux marchés sans scrupule viennent bousculer les codes établis, ce champignon a-t-il toujours la lamelle en poupe?

Laboratoire à Genève

Caché à l’abri des regards au sous-sol d’un immeuble en périphérie genevoise, le laboratoire secret de Léman Truffes constitue un délit gourmand réservé aux initiés. Les patrons de cette jeune entreprise, Yvan Juston et Christophe Coissieux, s’efforcent de distribuer les meilleures truffes en provenance de l’Hexagone. Trufficulteur de père en fils, ce dernier a même été sommelier avant d’être courtier. Le principe dans les grandes lignes? Achat, nettoyage, triage, calibrage et revente. Après plus d’une décennie à arpenter les collines drômoises, ils ouvrent leur entreprise en pleine crise sanitaire. «Les débuts ont été très difficiles mais nous nous accrochons. Heureusement que les restaurants sont restés ouverts.»

La cueillette est une affaire de patience et d’abnégation qui dépend aussi bien des sols que du calendrier lunaire

Encore opaque à bien des égards, le marché de la truffe reste une affaire d’offre et de demande. Même si de nombreux producteurs se sont équipés d’arrosage automatique, une année sans eau est un mauvais millésime pour le champignon. «L’arrosage des sols grâce à une irrigation contrôlée permet aux producteurs d’avoir des truffes même en période de climat sec. Malgré un processus de recherche sur le terrain qui reste laborieux et aléatoire, on assiste au début d’une forme de démocratisation de la truffe qui découle sur une standardisation des tarifs», déclare Christophe Coissieux. Alors que la fluctuation des prix se réduit au fil des récoltes, inutile d’imaginer pouvoir planter des chênes truffiers et obtenir 100% de réussite. La cueillette est une affaire de patience et d’abnégation qui dépend aussi bien des sols que du calendrier lunaire.

Pression espagnole

D’un point de vue qualitatif, les truffes achetées par les deux jeunes patrons proviennent des collines de la Drôme et poussent sous des terres sablonneuses permettant une parfaite évolution. «Même si les fêtes de fin d’année sont propices à une forte consommation, la meilleure période pour déguster les truffes c’est maintenant», rappelle le patron. En termes de légitimité, aucun label ne reconnaît la qualité du produit français. Avec la Chine et l’Australie en peloton de tête, l’Espagne est devenue en l’espace de quelques années le plus grand producteur de truffes

au monde. Avec 45 tonnes de diamant noir récoltées en 2019, la version du champignon ibérique met la pression sur la filière française.

En partie subventionnée par la communauté européenne, l’Espagne a optimisé sa production de truffes avec une culture intensive, rattrapant ainsi des siècles d’histoire et de savoir-faire. «Les Espagnols produisent énormément, mettent la pression sur le marché et font en sorte d’augmenter la spéculation.» Truffe sur le risotto: certaines entreprises françaises achètent les avatars espagnols et les revendent par la suite avec l’étiquette «made in France». «C’est tout simplement mensonger, s’étrangle Christophe Coissieux. A la fin, les consommateurs sont perdus et ne savent plus distinguer le vrai du faux.»

Cette spéculation aux retombées financières potentiellement importantes est loin d’être maîtrisée et la truffe demeure plus vulnérable que jamais.

En mode bistrot

Côté fourneaux, le chef du Bologne, Florian Le Bouhec, la propose en entrée gourmande sous forme de sandwich tel un croque-monsieur. Coupée en fines lamelles, la truffe est tapissée d’une généreuse couche de beurre et parsemée de quelques grains de sel. «J’aime la cuisiner simplement afin de la mettre le plus en avant possible. La star c’est elle», précise le cuisinier du restaurant près de la gare de Cornavin.

A Veyrier, le chef Patrick Laporte cuisine la truffe depuis toujours. Patron des fourneaux du Café de la Réunion, il lui dédie un menu complet. Une transparence de crème de pomme de terre et œufs brouillés à la truffe débutent le festival avant de laisser place à l’unilatérale de SaintJacques et topinambours truffés. Le suprême de poulette fermière de Bourgogne truffé sous la peau et ses cardons apportent du réconfort et une touche gourmande. «Il ne faut pas tomber dans le piège des contrefaçons, relève Partick Laporte. Mieux vaut s’entourer de professionnels que de faire appel à des amateurs. La truffe est un si beau produit; autant lui rendre hommage de la plus belle des façons plutôt que de la dénaturer avec une mauvaise qualité.»

Edouard Amoiel

QUE LA ÉTINCELLE!VILLE

Jusqu’au dimanche 6 février, vingt-trois œuvres artistiques font scintiller de mille feux la cité et tout particulièrement la Rade. Un vrai cadeau onirique organisé par la Ville de Genève.

Geneva
La «Flower Power», de Jean-Pierre David et Christian Theillier aux Bains des Pâquis. Rémy Gindroz

De gauche à droite et de haut en bas: «Abyss», de Thomas Perrodin et Thomas Köppel, sous le pont du Mont-Blanc; l’ombre fantomatique dansante composée d’eau et de lumière de la plasticienne Odona près du Jet d’eau; les deux «Colosses» à l’assaut du pont du Mont-Blanc, de Louxor Spectacle; le «Feu dans la glace», de Claire Peverelli, sur la rotonde du quai du Mont-Blanc. Rémy Gindroz

Rien que de l’impalpable, rien que des ondes électromagnétiques pour capter le rythme des sons environnants, suivre les traces de fleurs tout en éclairs et spirales qui finissent par se fondre dans la transparence de la nuit ou se laisser ravir par un lotus argenté qui semble surgir d’ondes embrumées... De la «Flower Power», envolée hallucinatoire de Jean-Pierre David et Christian Theillier aux Bains des Pâquis, en passant par le tunnel aux nuances lumineuses interactives de Nicolas Paolozzi, sur le quai du MontBlanc, jusqu’à l’immense ombre fantomatique dansante composée d’eau et de lumière de la plasticienne Odona près du Jet d’eau, cet événement magique qui entoure la Rade depuis le 21 janvier a tout pour mettre des étoiles dans les yeux des passants.

Thème de l’eau

Rendez-vous annuel immanquable organisé depuis 2014 par le Département de la sécurité et des sports de la Ville de Genève, le festival des lumières mené par le Genevois François Montcarey, nouveau directeur artistique, prend pour alliée de

cette 8e édition l’eau, et plus généralement l’environnement. Un thème brûlant d’actualité qui prend forme à travers des projets audio-visuels axés autour de la sobriété énergétique et du renouvelable, comme pour le lotus du collectif Spot exposé dans le kiosque du Jardin Anglais, qui s’anime grâce à des batteries de voiture recyclées. Les deux «Colosses» à l’assaut du Pont du Mont-Blanc, de Louxor Spectacle, symbolisent quant à eux la fragilité des constructions contre les éléments naturels et la capacité de l’homme d’y faire face.

Onze œuvres inédites

Bien d’autres créations questionnent notre rapport au vivant, telle l’installation évolutive «Feu dans la glace», de Claire Peverelli, sur la rotonde du quai du MontBlanc. Un bloc d’eau congelée éclairé de l’intérieur par des diodes luminescentes, qui capte le mouvement de la glace qui fond et dont la vitesse de liquéfaction est évidemment soumise aux conditions de la météo. Une façon de voir et d’écouter le temps.

Ces travaux réalisés par des plasticiens mais aussi des ingénieurs aux tech-

En pratique

Geneva Lux jusqu’au 6 février.

La carte avec géolocalisation des œuvres sur le site www.genevalux.ch

Visites guidées payantes, français et anglais, les samedis 29 janvier et 5 février.

Réservation sur www.geneve.com ou par téléphone à l’Office du Tourisme au 022 909 70 00

niques sophistiquées se sont multipliés au fil des éditions. Soigneusement conservés comme dans un musée par le service logistique municipal, certains réapparaissent sur la scène publique hivernale. Ainsi le Geneva Lux de cette année compte onze œuvres inédites, tout en procurant le plaisir de revoir des installations marquantes de ces dernières années. Au total, 23 réalisations sidérantes, dont plus d’un tiers signé par des artistes locaux et suisses, qui jouent les prolongations dans la boîte noire de la nuit. Au vu de l’important succès remporté l’an dernier, dans un contexte sanitaire qui avait pourtant tout compliqué, Marie Barbey-Chappuis en charge du département organisateur a décidé de faire vivre le spectacle une semaine supplémentaire, jusqu’au 6 février, répondant ainsi à de nombreuses demandes. Au-delà de la Rade qui rassemble la majorité des œuvres, le public est invité à se laisser emporter par sa curiosité jusqu’à la cathédrale Saint-Pierre, les Bastions, la plaine de Plainpalais ou encore Rive pour découvrir «L’homme qui marche face au vent» de Rémi Brun.

Viviane Scaramiglia

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JEAN-SÉNEBIER 20

SOCIÉTÉ PRIVÉE DE GÉRANCE SA | Locations Commerciales

Route de Chêne 36 – CP 6255 – 1211 Genève 6 T +41 (0)22 849 65 59 locom@spg.ch www.spg-rytz.ch

Affiliée au groupe SPG-Rytz | Genève - Nyon - Lausanne

OFFICE DES POURSUITES DU DISTRICT DE NYON A

VENDRE — PRANGINS

Villa individuelle

Le 9 mars 2022 à 10h00, à Nyon, Avenue Reverdil 2 (3ème étage), l’office des poursuites soussigné procédera à la vente aux enchères publiques du bien immobilier ci-après :

Parcelle RF n° 572, Chemin de la Chenalette 26, « Les Jaquines », sise à Prangins, en nature de : habitation de 116 m2 ; couvert 21 m2 ; jardin 866 m2 ; surface totale numérisée 982 m2

Villa individuelle datant de 1980, agrandie en 2014, érigée sur deux niveaux principaux + sous-sol complet abritant : Au sous-sol, le hall d’entrée/buanderie, une pièce chauffée d’environ 25 m2 + espace dépôt sur l’arrière, une salle de douches, deux petits locaux de rangement et l’abri de protection civile.

Au rez-de-chaussée et dans les combles, un logement de 6,5 pièces en duplex d’une surface habitable nette estimée à 159 m2

Le chemin d’accès, une terrasse dallée, un abri couvert avec barbecue et un jardin d’agrément avec un petit cabanon complètent la propriété.

Estimation de l’office selon rapport d’expertise : Fr. 1’490’000.00

Une visite est prévue le 9 février 2022 dès 14h00. Rendez-vous des amateurs directement sur place (adresse : Chemin de la Chenalette 26, 1197 Prangins). Pour visiter l’objet et participer aux enchères, les amateurs sont tenus de s’inscrire auprès de l’office par e-mail à l’adresse info.opny@vd.ch ou par téléphone au 022 557 50 89, faute de quoi ces personnes se verront refuser l’accès et ne pourront ainsi pas prendre part à la visite ainsi qu’à la séance d’enchères.

Par ailleurs, au vu du contexte sanitaire actuel, les participants à la visite ainsi qu’à la séance d’enchères seront tenus de porter un masque de protection (non fourni par l’Office) et devront communiquer leurs coordonnées personnelles (présentation d’une pièce d’identité) tant lors de la visite du bien que lors de l’entrée dans la salle des ventes.

Possibilité de consulter le dossier complet sur notre site Internet www.vd.ch/opf. Rubrique : Ventes et enchères.

Renseignements : & 022/557.50.89

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• 3 pièces d’une surface PPE de 80 m2

• Séjour / salle à manger, cuisine avec bar

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• 5 pièces de 117 m2 PPE

• Séjour avec cheminée et terrasse

• 3 chambres et 2 salles d’eau

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Prix : CHF 1’670’000.-

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Prix : CHF 1’680’000.- Réf. 34983 THÔNEX

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• Jardin et terrasses aménagées

• Suite parentale avec dressing

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Prix : CHF 2’350’000.- Réf. 35169

Ce lumineux 4 pièces de 79m2 se compose comme suit :

1 Chambre, 1 Salon, 1 Bureau, 1 Hall d’entrée, 1 Cuisine, 1 Salle de bains, 1 WC, 1 Cave de 6 m2 1 Place de parking souterrain.

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