Sept mois! Un record. C’est le temps qu’il a fallu aux concepteurs du Campus Pictet de Rochemont pour décrocher l’autorisation de construire. Un projet résolument vert. Inauguration fin 2025. 10-11
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PROCHAINES PARUTIONS
Valais : mercredi 16 février
Genève Région : lundi 21 février
Fribourg - Berne : mercredi 23 février
Neuchâtel - Jura : mercredi 2 mars
Vaud
SOMMAIRE
4-11 Actualité
Léonard Cohen lance un véhicule de placement immobilier régulé par la Finma. Interview
Front uni des acteurs économiques pour soutenir l’aéroport
Feu vert record pour le Campus Pictet de Rochemont à Carouge
12-15 Dossier
Leclanché fonce malgré le manque de liquidités
16-21 Immobilier
L’école Moser ouvre un centre pédagogique alpin à Leysin
Un éco-quartier verra le jour à Satigny sur l’ancien site de la Cave de Genève
La chronique de CGI Conseils
22-23 Emploi et formation
Savoir se remettre sur les rails après un licenciement
24-26 Gastronomie
Trois jeunes lancent le premier «food court» digital de Suisse
Deux restaurants ouvrent à Crans-Montana
27 Culture
Une magnifique salle à la Jonction pour les fans de live
Éditeur: IMMOBILIER.CH SA
Rédacteur en chef: Serge Guertchakoff DA et maquette: Agence EtienneEtienne
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les confidentiels
L’ACTUEL PROPRIÉTAIRE
DU FAIRMONT GRAND HOTEL SUR LE POINT DE S’EN SÉPARER
D’après nos informations, un important fonds d’investissement étranger serait sur le point de racheter l’intégralité des murs du plus grand 5 étoiles suisse: le Fairmont Grand Hôtel Geneva (ex-Kempinski, ex-Noga Hilton). Rappelons que l’actuel propriétaire saoudien, Abdulmohsen Al AlSheikh, avait été victime de la campagne «contre la corruption» menée par le prince héritier Mohammed ben Salman. A ce titre, il avait été détenu dans un palace de Riyad à fin 2017. En effet, certains princes et/ou multi-milliardaires ont été contraints de verser jusqu’à un milliard de dollars pour être libérés. Comme par exemple, le prince et homme d’affaires Al-Walid ben Talal, ancien propriétaire du Four Seasons les Bergues, qui serait encore en résidence surveillée. Or, après deux années de pertes financières liées à la situation sanitaire, le chantier de rénovation que devait mener l’architecte star Jean Nouvel et le bureau genevois Diserens Jucker Architectes Associés ne serait plus d’actualité. Le futur acquéreur aurait
DE LA RÉDACTION
néanmoins le projet de rénover le palace. Reste à savoir si le contrat avec la chaîne Fairmont sera ou non reconduit. Rappelons que cette filiale du groupe Accor (depuis fin 2015) avait repris la gestion de l’hôtel le 1er janvier 2020, deux mois avant le début de la pandémie.
LE PRÉSIDENT UKRAINIEN CET ÉTÉ À LUGANO
Pour les 30 ans des relations diplomatiques entre la Suisse et l’Ukraine (1992), le président de la Confédération Ignazio Cassis prévoit une réunion à Lugano intitulée Ukraine Reform Conference 2022. Le président Volodymyr Zelensky – un ancien acteur et humoriste élu en 2019 –doit être présent les 4 et 5 juillet. Deux autres réunions sur le thème de l’Ukraine sont prévues à Zurich et au bord du Léman, où l’on célébrera aussi les 200 ans de la colonie suisse de Chabag au bord de la mer Noire. Des vignerons vaudois étaient partis en convoi de chars tirés par des chevaux en juillet 1822 pour 3000 km de mauvaises routes sous la conduite du botaniste veveysan Louis-Vincent Tardent. A l’époque la région était la Russie tsariste. Autre temps...
Aménagement
NOUVEL ÉLAN POUR LE FUTUR PARC DE LA JONCTION
Grâce à l’ouverture de crédits d’études de plus de 5,5 millions de francs, le projet de création d’un parc au confluent de l’Arve et du Rhône va de l’avant. Après de nombreux rebondissements, il devrait voir le jour en 2025.
Petit à petit, le projet du parc de la Jonction se concrétise. Après un premier soubresaut qui avait mis en branle toutes les volontés d’aménagement de la pointe reliant l’Arve et le Rhône (voir encadré), voici qu’une étape importante vient d’être franchie dans la réalisation de cet espace public tant débattu. Comme annoncé au début du mois, le Conseil administratif genevois va proposer au Conseil municipal l’ouverture de quatre crédits d’études pour un montant total brut de 5,5 millions de francs. Ceci afin d’analyser la faisabilité du parc et de ses équipements (rénovation du canoë club, construction d’une base nautique, etc.) qui s’étaleront sur un périmètre d’environ 25’000 m2 comprenant quatre zones: le sentier des Saules, la Pointe de la Jonction, les berges de l’Arve et l’ancien dépôt des Transports publics genevois (TPG).
Des concertations en série
Ce projet qui devrait théoriquement arriver à son terme en 2025, aura été le fruit d’un long processus participatif rassemblant les habitants durant plusieurs années autour de la co-construction de ce que sera ce futur parc. Porté depuis le début par le Forum Pointe de la Jonction
A l’image du PAV, le projet contribuera aussi à réinventer le «vivre en ville»
(FPJ), ateliers pour petits et grands, permanences hebdomadaires, temps forts et concertations collectives se sont succédé pour définir l’image directrice du projet, ses usages, ses grands axes ou encore ses priorités d’aménagement. Certains participants ayant souligné par exemple l’importance de la sécurité des baignades, le besoin d’espaces de plantations partagées ou encore la volon-
A l’image du PAV, le projet contribuera aussi à réinventer le «vivre en ville». LDD
té d’une végétation diversifiée comme moyen de filtre sonore. Bien qu’il reste encore quelques zones d’ombre au tableau imaginé pour la Pointe, ces études à présent financées vont servir à établir un plan de site, outil nécessaire à la continuité du projet. Ce document légal fixera et protègera les éléments intangibles du parc et débouchera par la suite sur l’obtention des autorisations
de construire. Les travaux devraient ainsi démarrer courant 2024, ajoutant ce chantier à la longue liste des quartiers qui sortent de terre actuellement à Genève. A l’image de la zone en cours de construction du PAV (Praille-Acacias-Vernets), le parc de la Jonction contribuera à son tour à réinventer pas à pas le «vivre en ville».
Julie Müller
Les étapes clés du projet
20102017 Aménagements du sentier des Saules
2016 Pétition lancée pour la création du parc
20172018 Première phase de démarche participative
2018 La justice donne raison aux riverains qui avaient déposé recours et suspend les aménagements prévus
2018 Crédit d’étude octroyé pour le futur parc
2019 Désignation de l’équipe pluridisciplinaire (architectes paysagistes, hydrologues...)
2021 Libération des lieux par les TPG
2021 Deuxième phase de la démarche participative
2022 Développement du projet
2023 Autorisation de construire
2024 Travaux d’aménagement
Interview exclusive
LÉONARD COHEN LANCE UN VÉHICULE DE PLACEMENT IMMOBILIER RÉGULÉ PAR LA FINMA
LakeRock Swiss est le premier fonds immobilier régulé par la Finma destiné majoritairement à l’achat de lots PPE dans différentes futures promotions immobilières et de rénovation de villas. LakeRock Capital est l’associé indéfiniment responsable de ce nouveau fonds.
Le fonds LakeRock Swiss (LRS) vient de décrocher l’autorisation de l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) au tout début de l’année. «C’est une première sur le marché immobilier des véhicules régulés. Ce fonds cible des segments qui ne sont pas investis par les acteurs institutionnels traditionnels», indique Alexandre Costa, CEO et cofondateur de LakeRock Capital (LRC), précédemment dans le groupe J. Safra Sarasin et CBRE. Cofondateur de LRC, Léonard Cohen préside le conseil d’administration.
Pourquoi avoir créé LakeRock Swiss SCmPC?
Léonard Cohen: Notre offre est unique sur le marché. En bref, nous simplifions la vie des promoteurs lors des phases de construction et de commercialisation, en particulier ceux travaillant en vente par quotes-parts PPE ou terrain. Leurs challenges sont multiples, par exemple, les incertitudes temps et coûts jusqu’à l’obtention du permis de construire, mais aussi réussir à réunir tous les acquéreurs prêts, avec leur financement validé, au même moment pour les signatures no -
«Nous visons un rendement annualisé à deux chiffres pour les investisseurs»
Alexandre Costa, CEO et cofondateur de LakeRock Capital
tariales. Nous nous adressons aussi aux promoteurs traditionnels, qui dans le cadre de certains projets, ont un intérêt financier et de mitigation de risque de se séparer de certains lots en amont de la construction.
Alexandre Costa: Par ailleurs, nous répondons à une demande croissante de nombreux investisseurs, pour la majeure partie, des entrepreneurs, qui souhaitent participer à des promotions immobilières en Suisse. Ils sont généralement refroidis par les difficultés et incertitudes liées aux procédures d’obtention de permis de construire. Avec LakeRock Swiss SCmPC, nous éliminons ce risque administratif et les tracas liés, en investissant comme des privés au moment où le permis est en force avec une exposition réduite de 18 à 24 mois.
Quelles sont les ambitions de ce nouveau fonds?
LC: La levée de fonds vient de démarrer et devrait se terminer à la fin mars. Le retour du marché et des professionnels est très positif. Nous visons un volume d’investissement de 200 millions de francs dans un premier temps.
AC: En parallèle nous constituons actuellement un solide pipeline d’opportunités, et commençons à nouer des partenariats avec des promoteurs, architectes et entreprises de construction. Nous devrions procéder aux premières acquisitions dès avril 2022.
Pourquoi avez-vous choisi la Société en commandite de placements collectifs (SCmPC) comme véhicule, d’autant plus rare que c’est le second du genre basé dans le canton de Genève?
AC: L’accréditation Finma était essentielle et un gage de qualité pour nos contreparties, investisseurs et partenaires. La SCmPC possède de multiples atouts. Outre les avantages fiscaux, la structuration du LRS assure une gouvernance optimale, l’absence de conflits d’intérêts ainsi que l’excellence des processus et de la gestion. Aussi, la durée de vie limitée du fonds à six ans, et le remboursement des fonds propres et du profit à la fin de chaque projet, offrent une visibilité et une liquidité régulière pour les commanditaires (investisseurs)
LC: Enfin, un point essentiel, qu’offre ce véhicule est l’alignement des intérêts entre les investisseurs et l’associé in définiment responsable et gestionnaire (LakeRock Capital). Grâce à une part im portante de la rémunération basée sur la performance réalisée, et également avec notre «Skin in the Game», les investis seurs que nous avons invités à nous re joindre dans cette aventure, sont rassu rés. C’est aujourd’hui ce qui manquait sur le marché immobilier des fonds régulés en Suisse selon nous.
Quelles sont les attentes de rendements de LakeRock Swiss?
«Nous n’investissons pas dans des start-up risquées, mais dans des lots de promotions qui ne peuvent pas disparaître»
par les acteurs historiques, qui renforcent chaque trimestre leurs positions. Dans le même temps, les agios des fonds cotés sont historiquement élevés par rapport à une NAV (Net Asset Value) extrêmement sensible à la variation des taux d’intérêts et des parcs immobiliers sous-jacents de plus en plus vétustes. Avec LRS, nous proposons une exposition à de l’immobilier résidentiel suisse neuf ou à rénover, sans agio, et dont la performance se base sur l’offre et la demande. Cela est un véritable atout pour les investisseurs.
Ce modèle private equity n’est-ce pas risqué?
LC: La comparaison est bonne, sauf que nous n’investissons pas dans des startup risquées, mais dans des lots de promotions qui ne peuvent pas disparaître ou des biens existants désuets et à rénover pour livrer un produit clés en main. En réalité notre approche est moins risquée que si les promotions étaient menées directement pour deux raisons. Premièrement, nous ne prenons aucun risque, ni administratif ni avec les incertitudes coûts et temps liées. Deuxièmement, nous ne sommes exposés au marché qu’en moyenne 18 à 24 mois au lieu de 48 mois pour des promotions standards.
AC: Nous visons un rendement annualisé à deux chiffres pour les investisseurs. Ceci s’explique majoritairement par une durée d’exposition raccourcie, un taux d’avance plus attractif que celui qu’obtiendrait un promoteur et également la transparence fiscale au moment de la distribution des coupons aux commanditaires.
LC: Le marché des fonds immobiliers régulés est selon nous aujourd’hui saturé,
Aussi, nous pensons que les évolutions des taux d’intérêts n’auront qu’un impact limité sur le business model, de par les typologies de projets dans lesquels le fonds investira et la demande sous-jacente toujours croissante pour une offre encore limitée.
Propos recueillis par Serge Guertchakoff
Genève
TOUS FRONTS UNIS POUR SOUTENIR L’AÉROPORT
Au lendemain de son centenaire, le hub genevois traverse une période de fortes turbulences. Pandémie, politisation, urgence climatique: les acteurs de l’économie ont décidé d’agir en créant l’association AERIA+.
Plus forte est l’ascension, plus dure sera la chute dit l’adage. Preuve en est: après de multiples records de fréquentation dépassés année après année, l’aéroport de Genève vit la plus longue crise de son histoire, vieille de cent ans. Outre le déficit financier qui se creuse depuis le début de la pandémie, ayant découlé entre autres de la baisse du nombre de voyageurs de 67% en 2021 par rapport à 2019 et ayant généré une dette à rembourser, les questions de gestion politique (initiative «pour un pilotage démocratique de l’aéroport») perturbent l’écosystème aéroportuaire genevois. A cela s’ajoute l’enjeu de décarbonisation des avions, véritable énigme à double inconnue pour le secteur aéronautique qui tente d’innover malgré une période de trouble inédite. Coup sur coup, Genève-Aéroport s’efforce donc d’encaisser mais sème le doute sur sa pérennité en tant qu’établissement public autonome.
Un intermédiaire nécessaire
Face à cette situation insoutenable qui touche bien plus que les 11’000 collaborateurs de l’aéroport de Genève et les 200 entreprises à qui il fournit du travail, certains craignent pour l’économie régionale. Moteur avéré pour d’autres can-
«Nous représentons toutes les entreprises qui souhaitent bénéficier d’une desserte aérienne de qualité»
Jean-Marc Probst, président d’AERIA+
tons ainsi que la France voisine, l’impact de cette infrastructure s’étendrait en réalité jusqu’à 150 km aux alentours de l’établissement et pouvait afficher, à son meilleur niveau, une plus-value économique de 4,1 milliards de francs en 2019. Un chiffre qui donne le tournis mais qui s’est largement affaissé depuis. De quoi alerter les acteurs au premier plan de ces retombées (voir encadré) qui ont décidé d’unir leur force pour soutenir l’aéroport, et ce, en créant une association. Le but de l’Association économique romande pour une infrastructure aéroportuaire performante (AERIA+), présentée publiquement le jeudi 10 février, a été précisé par son vice-président, Fred Herren: «Chaque entreprise a des relations avec l’aéroport d’une manière ou d’une autre. Nous serons à la fois un intermédiaire neutre entre ce hub et ces acteurs mais aussi leur porte-voix à tous les deux auprès de la population et des autorités.»
Acteurs de l’immobilier concernés Pour cela, AERIA+ a l’intention de participer aux débats publics, de prendre position mais aussi de mettre à disposition du public des informations objectives sur l’aéroport et son importance, notamment au travers d’études thématiques.
Parmi les acteurs qui seront défendus par AERIA+, ceux de l’immobilier sont aussi concernés. Petites sociétés familiales, locales ou multinationales, tout un chacun est invité à devenir membre de l’association souligne son président, Jean-Marc Probst: «Nous représentons toutes les entreprises qui souhaitent bénéficier d’une desserte aérienne de qualité, indépendamment de leur secteur
La crise touche bien plus que les 11’000 collaborateurs de l’aéroport et les 200 entreprises qui lui sont liés. LDD
d’activité et dans l’intérêt général de l’économie romande. Les contacts avec les acteurs de l’immobilier vont sans doute s’établir dans les mois à venir.»
La phase d’affiliation ayant à peine démarré, tout reste encore à faire pour le comité de l’association mais nombreux sont les futurs membres intéressés à s’être déjà fait connaître.
Julie Müller
Route de Drize 73A • 1234 Vessy GE
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RAFAEL STORES, chaque projet reste unique!
Les membres fondateurs d’AERIA+
La Chambre de commerce, d’industrie et des services de Genève
La Chambre vaudoise du commerce et de l’industrie
La Fédération des entreprises romandes Genève
La Fondation pour Genève
Le Centre Patronal
Le Groupement des entreprises multinationales
L’aéroport en chiffres (en millions de passagers)
20
Futur siège
FEU VERT POUR LE CAMPUS PICTET DE ROCHEMONT
C’est un record! Sept mois pour décrocher l’autorisation de construire pour un quadrilatère de 55'000 m2 à Carouge. Le chantier mené par l’entreprise générale HRS est ouvert. L’inauguration est prévue au second semestre 2025.
Le suspense n’aura pas duré bien longtemps le jeudi 10 février. La presse avait été conviée pour une annonce relative à des «développements importants en lien avec la construction du futur Campus Pictet de Rochemont». Réunis dans l’auditoire Charles Pictet, situé en face du siège mondial du groupe Pictet, Renaud de Planta, associé senior du groupe, le conseiller d’Etat Antonio Hodgers, chargé du Département du territoire, la conseillère administrative de Carouge Sonja Molinari et l’ancien conseiller d’Etat devenu président de la Fondation Praille-Acacias-Vernets Robert Cramer, trois membres du Parti des Verts.
Le vert à l’honneur
Il faut dire que la couleur du jour était résolument le vert: feu vert accordé au futur immeuble de la banque en à peine sept mois, un record absolu comme l’a rappelé Antonio Hodgers; et aussi l’objectif de décrocher trois labels platinium: SNBS (durabilité et viabilité économique), LEED (protection environnementale et énergétique) et WELL (évaluation du bien-être des occupants du futur site). Ajoutons-y encore la renaturation et la remise à ciel ouvert d’une partie de la rivière La Drize, dont les frais seront pris en charge en partie par le groupe Pictet.
Précisons qu’en visant l’obtention de ces trois labels, le Campus sera passé au crible de pas moins de 400 critères, comme la production d’énergie renouvelable, la consommation d’énergie et d’eau, l’utilisation de matériaux écologiques et le
«Nous allons changer la nature du quartier pour favoriser des espaces ouverts, piétonniers et végétalisés»
Renaud de Planta, associé senior du groupe Pictet
recyclage des matériaux utilisés. L’exemplarité de la mobilité douce, la proportion d’entreprises locales dans la construction et la gestion de l’immeuble, la création de nouveaux espaces ouverts et leur biodiversité seront également examinés. Le Campus devrait être inauguré deux cent vingt ans après la fondation de la banque. «Avec lui, nous allons aussi changer la nature du quartier et réduire le béton et le goudron pour favoriser des espaces ouverts, piétonniers et végétalisés», a relevé Renaud de Planta.
Mise en place d’une task-force
Une fois n’est pas coutume: afin de traiter avec diligence cet important dossier déposé autour du 23 juillet 2021, les services d’Antonio Hodgers, tout comme ceux de Sonja Molinari à Carouge avaient mis sur pied une task force. Comme l’a
relevé la magistrate en charge de l’urbanisme carougeois, la collaboration entre les équipes dirigées par Jean-Hugues Hoarau en charge du dossier au sein du groupe Pictet, leurs différents mandataires (Designlab Architecture et AB Ingénieurs) et les autorités a été exemplaire. Visiblement très inspiré, son collègue, le conseiller d’Etat Antonio Hodgers a même déclaré à l’intention du groupe bancaire: «Vous êtes le fer de lance de ce nouveau quartier. Quelle ville en Europe remet à ciel ouvert une rivière? Quand la qualité du projet et des mandataires est là, l’autorisation de construire peut être délivrée très vite.» Et de saluer une des toutes premières opérations publiques effectuée par l’opérateur Fondation PAV.
Matériaux issus de la démolition
Ce projet n’a généré aucune opposition. Il est vrai que Pictet a mené une politique de concertation assez poussée. Ainsi, la Ville de Carouge a été consultée pour limiter les nuisances du chantier, notamment en ce qui concerne les horaires des passages des camions devant évacuer les gravats. A ce propos, le groupe bancaire souhaite réutiliser 75% des matériaux issus de la démolition.
Une autre information a été communiquée: à défaut de savoir qui seront les heureuses PME qui seront choisies pour œuvrer sur ce vaste chantier, Jean-Hugues Hoarau a indiqué que l’entreprise générale sera HRS, celle-là même qui a notamment dirigé la réalisation du quartier de l’innovation à l’EPFL (Ecublens).
Serge Guertchakoff
Enquête
LECLANCHÉ, OU COMMENT FONCER MALGRÉ UNE PANNE DE LIQUIDITÉS
L’entreprise mythique d’Yverdon, leader mondial de solutions de stockage de l’énergie, peut compter sur de bons clients mais peine à assurer financièrement son développement.
Les industriels le savent bien: ils peuvent s’enorgueillir de fabriquer les meilleurs produits du monde tout en tirant la langue sur le plan financier. Dans les années 1980, de nombreuses firmes suisses ont passé le cap des crises industrielles en vendant – ou bradant selon les cas – leur patrimoine immobilier. Aujourd’hui, la plupart d’entre elles ne possèdent plus les murs de leurs usines, consacrant leurs capitaux pour le développement de leurs produits et leur commercialisation.
C’est le cas de Leclanché, mythique compagnie vaudoise. Cette firme centenaire a toujours négocié tant bien que mal les virages technologiques auxquels sont confrontés la plupart des industriels. Cette entreprise qui a bâti son histoire sur la production de piles, puis sur les batteries et le stockage d’énergie, a décroché de très prometteurs contrats dans le domaine des transports et de la gestion globale d’énergie «verte». En revanche, ses liquidités posent un problème. Après avoir reçu en automne dernier de ses principaux actionnaires une rallonge de près de 30 millions de francs suite à la conversion de dettes en capital,
«Nous avons signé des accords de partenariat ces trois dernières années pour 400 millions de francs de commandes ou de projets»
Hubert Angleys, directeur financier de Leclanché
la société yverdonnoise prépare un nouveau renflouement. Mais elle dépend de ses actionnaires de poids, regroupés au sein d’une complexe entité de fonds d’investissements (lire l’encadré en page 15).
Baisse de la valeur boursière En septembre, l’opération a été motivée par une raison assez simple: ses acti-
vités sont centrées dans des domaines coûteux en termes de développement technologique et d’acquisition de grande clientèle. Malgré son âge vénérable, l’entreprise Leclanché a tout de la start-up: taille modeste, axée sur l’innovation dans des segments porteurs, soutenue par une cohorte d’ingénieurs. Mais la success story reste fragile. Précisément
Le site vaudois de Leclanché, où travaillent 155 personnes. LDD
à cause d’un besoin continu de moyens financiers. En Bourse, le titre fait du surplace. En septembre 2011, il y a un peu plus de dix ans, son action valait encore 17,45 francs avant de dévisser et se stabiliser à 2,70 francs, cinq ans plus tard, le 1er septembre 2016. Le 10 janvier dernier, un titre de cette société valait 0,63 frs, la valorisant à environ 212 millions de francs. Le 30 août, il valait encore 0,86 francs.
Début septembre, l’entrée d’argent frais n’a donc nullement fouetté le cours de la société et des projets commencent à battre de l’aile. En juin 2020, le groupe polonais Eneris prenait l’allure d’un preux chevalier blanc en promettant un investissement d’environ 100 millions de francs contre le contrôle des deux
sites de production de Leclanché, en Allemagne et à Yverdon. Ensemble, les deux sociétés avaient alors affiché d’ambitieux projets permettant notamment à la firme vaudoise de réduire de 20% ses coûts salariaux. Mais, pour l’heure, ils se sont enlisés.
Un carnet de commandes dodu Si la firme yverdonnoise doit encore imaginer comment consolider ses liquidités, ses collaborateurs se concentrent surtout sur ses activités phares. «Notre principale division est spécialisée dans les transports maritime, ferroviaire et routier (poids-lourds ou véhicules spéciaux), détaille Hubert Angleys, directeur financier de l’entreprise. Nous proposons notre technologie basée sur des cellules fa- >>
Leclanché propose plusieurs technologies de systèmes de gestion de batteries. LDD
briquées en Allemagne puis assemblées en modules à Yverdon. Ces systèmes équipent ensuite principalement des bateaux et des trains, moyens de transport ayant besoin de batteries performantes sur des dizaines d’années.» Nous proposons à nos clients, ajoute le patron des finances, la conception, le développement, l’ingénierie et la fabrication de batteries à haute performance. Dans un registre au parfum plus exotique, Leclanché mise sur des projets d’énergie renouvelable à l’exemple de la construction d’un parc solaire à Saint Kitts & Nevis, un micro Etat de 50'000 habitants situé dans les Caraïbes, loin au sud-est de Porto Rico.
La société a recruté près de 100 personnes ces deux dernières années
Plus un carnet de commandes est dodu, plus un actionnaire sera d’accord d’ouvrir son portefeuille. Hubert Angleys se montre optimiste sur ce terrain névralgique pour tout industriel. «Nous avons signé des accords de partenariat ces trois dernières années pour 400 millions de francs de commandes ou de projets, à livrer sur cinq à six ans, dont des commandes fermes à hauteur de 50 millions de francs ».
De la clientèle et des employés De grands noms de l’industrie font confiance à Leclanché, à l’exemple du géant canadien Bombardier dont la division transport est passée l’an dernier – pour un prix tutoyant 6 milliards de francs – dans les mains d’un autre titan du secteur, le constructeur ferroviaire français Alstom. L’armateur norvégien Kongsberg ou le fabricant de bus tchèque Skoda comptent aussi parmi ses clients. Patron de l’entreprise depuis juin 2014, Anil Srivastava, d’origine indienne, s’est par ailleurs démené pour trouver de gros fournisseurs, à l’exemple de Exide Industries, considéré comme un grand fabricant indien de batteries.
Leclanché compte sur un effectif de 350 employés, dont 155 à Yverdon (60 ingénieurs), 120 en Allemagne (20 ingénieurs), 30 aux Etats-Unis et le solde éparpillé dans plusieurs autres pays. En 2022, l’effectif pourrait encore s’agrandir de 20 personnes. «Nous avons recruté près de 100 personnes ces deux dernières années», rappelle Hubert Angleys. Leclanché possède donc les ressources humaines, les capacités à innover et à se lier à de gros clients. Bref, cette compagnie est belle comme un camion mais peine à trouver du carburant et une solide station-service.
A Yverdon, berceau d’autres entreprises mythiques comme Hermes Precisa (machines à écrire, imprimantes) qui comptait plus de 4000 salariés dans le Nord vaudois dans les années 1960, on prie pour que Leclanché parvienne à négocier ses nouveaux virages. Chaque région a besoin de s’appuyer sur d’anciens fleurons rappelant une tradition industrielle. Cela justifie et explique l’intérêt toujours marqué pour Leclanché. Contre vents et marées.
Roland Rossier
Après une rallonge du capital de près de 30 millions de francs l’automne dernier, la société yverdonnoise prépare un nouveau renflouement. LDD
A QUI APPARTIENT LA SOCIÉTÉ?
Pas facile de comprendre qui contrôle in fine la société. En 2015, des financiers, emmenés par le Luxembourgeois Christian Denizon, prennent le contrôle de la majorité du capital de Leclanché. Les fonds luxembourgeois SEFAM représentent aujourd’hui le principal actionnaire de la compagnie. Son conseiller financier est la société genevoise Golden Partner. Après une augmentation de capital effectuée en septembre 2021, ces fonds alimentés entre autres par des family offices chinois détiennent 80% de Leclanché. Le deuxième plus gros actionnaire après SEFAM est le gérant de patrimoine genevois Bruellan, qui possède 2,5% du capital. Bruellan est un action-
naire fidèle de la firme vaudoise: il y a quatre ans, un de ses fonds détenait près de 14% du groupe yverdonnois. Aujourd’hui, les autres 17,5% sont répartis entre 3500 petits actionnaires. Leclanché parvient donc encore à séduire un actionnariat populaire.
Mouvements de fonds opaques Mais qui est le bénéficiaire économique de Golden Partner, très actif dans la gestion financière de la compagnie? Président de la holding Golden Partner, et administrateur de Leclanché, l’avocat genevois Bénédict Fontanet n’a pas souhaité répondre à cette question. Ni réagir à un article du journal luxembourgeois «Land» qui, en mai dernier,
s’étonnait du «spectaculaire montage de sociétés couvrant d’opacité les mouvements de fonds», opérés par Golden Partner, entre le Luxembourg et la Chine, en passant par les Iles Caïmans. Enfin, Leclanché a aussi compté parmi ses actionnaires importants le groupe Logistable, dont dépend, à Lausanne, la société de gestion immobilière du même nom. Créé en 1992 dans le paradis fiscal de Gibraltar, Logistable est contrôlée par l’homme d’affaires français Pierre Lavie. Ce groupe est monté à hauteur de 11,5% du capital de Leclanché (en détenant 7,3% des actions). Pourquoi Pierre Lavie a-t-il cédé ce portefeuille? Le Français n’a pas souhaité fournir de réponse. R. R.
De Genève à Leysin
L’ECOLE MOSER OUVRE UN CENTRE PÉDAGOGIQUE ALPIN
En janvier dernier, l’école privée Moser a dévoilé son nouvel écrin pour les camps de ski et d’été de ses élèves. Détail du projet architectural et de la démarche écologique de sa réalisation.
Mardi matin, le 11 janvier, les élèves de l’école Moser se sont rendus en classe d'un cœur plus léger que d'habitude. Et pour cause! Alain Moser, directeur général de l’établissement scolaire qui porte son patronyme, les emmenait en classe des neiges pour une semaine dans la station de Leysin, aux portes des Alpes vaudoises. Au programme donc, quitter le ciel gris de la ville pour les horizons clairs de la montagne. A l’arrivée, une surprise attendait le groupe d’enfants. Les deux chalets baptisés «Les Cabris» qui, chaque année, accueillent les camps de ski et les classes vertes, avaient fait entièrement peau neuve. «Ces chalets dataient de la fin du XIXe siècle. A l’origine, il s’agissait du premier sanatorium pour enfants tuberculeux, explique Alain Moser. Ils n’étaient plus aux normes depuis deux ans. Les lois ont beaucoup évolué...»
Profondément attaché à ce cadre idyllique et réparateur – «Les Cabris» sont situés à quelques minutes de la gare du Feydey, entre forêts et pâturages, à proximité d’un court de tennis, d’une piscine, d’un mur de grimpe et d’une via ferrata –, Alain Moser ne parvient pas à s’en séparer. Germe alors dans son esprit une idée: transformer ces vieux chalets en «cabanes» de montagne modernes et
«Ces chalets dataient de la fin du XIXe siècle, il s’agissait du premier sanatorium pour enfants tuberculeux»
Alain Moser, directeur général de l’établissement
écologiques. En 2018, un concours auprès de plusieurs architectes est lancé. Le premier prix est attribué au bureau Philippe Meyer Architectes. Le chantier durera deux ans et le résultat est à la hauteur des ambitions. «Les Cabris» marient en effet avec bonheur: lumière, transparence et espaces verts. «On a gardé l’esprit des sanatoriums, avec un toit plat. Les chambres donnent sur la forêt et les coursives, entièrement vitrées, sont toutes orientées sur la vallée.»
Une implantation réfléchie
Tout a été pensé pour préserver l’environnement et soutenir l’économie locale. «Des dialogues et visites d’atelier avec des charpentiers de la région ont permis de favoriser l’emploi d’essences locales
Le chalet «Les Cabris» accueille des écoles pour des camps de ski, des classes vertes et des particuliers pour leurs vacances ou leurs week-ends. LDD
et un circuit court, détaille le bureau d’architecte. Le projet est réalisé à base de lamellé-collé et CLT (bois lamellé croisé) en épicéa suisse. Au rez-de-chaussée, les radiers (ndlr: une fondation superficielle de type plateforme maçonnée qui est la base de départ d'un bâtiment) ainsi que les murs sont en béton armé apparent pour fonder la structure bois et le sous-sol en béton armé pour des questions de durabilité et de protection contre les avalanches.» Le sol est par ailleurs en pierres de terrazzo du Rhône et le toit a été équipé de panneaux solaires. «Les Cabris» peuvent accueillir une centaine d’élèves. «Nous disposons de dix chambres individuelles pour les professeurs. On a aussi un restaurant, un carnotzet et plusieurs espaces de travail»,
s’enthousiasme Alain Moser, qui précise que le lieu a également été pensé pour accueillir des séminaires d’entreprises qui souhaitent faire du team-building dans un environnement convivial et simple. Et de conclure: «Même si le but est de profiter de cet environnement exceptionnel pour s’affranchir de son portable et déconnecter, pas de panique! Le chalet est équipé de wifi et de tableaux interactifs...»
Amanda Castillo
Mi-auberge, mi-hôtel
«Les Cabris sont à mi-chemin entre l’auberge de jeunesse branchée et l’hôtel», nous dit Alain Moser. Comme dans la cabane de montagne, les résidents doivent mettre la main à la pâte. «Les élèves mettent les draps, sortent les couvertures, aident à débarrasser la table. C’est très formateur, étant précisé que beaucoup ont des chalets à la montagne avec des femmes de ménage qui s’occupent de tout. Ici, on les met à contribution.» Contrairement aux cabanes rustiques, toutes les chambres ont cependant accès à une douche et à une toilette et offrent le confort habituel des hébergements de plaine.
UN NOUVEAU QUARTIER POUR LA PLUS GRANDE COMMUNE VITICOLE DE GENÈVE
C’est à Satigny que le projet Les Celliers sera inauguré à fin 2023. Après des années de blocage, l’ancienne «verrue» du village deviendra un éco-quartier neuf avec un service de gestion sur mesure pour ses propriétaires.
Les habitants de la plus grande commune viticole de Genève peuvent enfin respirer. Après des années de combat quant à l’avenir de l’ancien site de la Cave de Genève, dont les bâtiments délabrés défiguraient l’entrée du village, le projet Les Celliers redonne vie à ce quartier de Satigny. Le nom est, en effet, un clin d’œil à l’historique Cave du Mandement de Satigny (CMS), inaugurée dans les années 1930 sur ce site. Malgré un début difficile, la coopérative atteindra 145 vignerons adhérents en 1975. Toutefois, seize années plus tard, de gros soucis financiers mettent en faillite les différentes sociétés opérant dans la structure. En 1994, la Cave de Genève naît sous forme de société anonyme. Les locaux sont cependant vendus aux enchères en 1999. L’avocat d’affaires et vigneron atypique
Jean-Daniel Schlaepfer (Domaine des Balisiers) et le cofondateur dudit domaine
Gérard Pillon acquièrent la parcelle et les
La société Urbagestion vise à promouvoir un «management social du quartier»
bâtiments pour la somme de 3,2 millions de francs. La Cave de Genève en devient locataire jusqu’en 2007, année où elle inaugure sa nouvelle cave dans la zone industrielle de Meyrin Satigny.
Nombreuses oppositions
Pendant près de quinze ans, les deux propriétaires du site ont tenté de lancer différents projets immobiliers. Durant ce laps de temps, les bâtiments abandonnés sont devenus une véritable plaie pour la
commune, au point de surnommer le lieu la «verrue». Le maire, le vigneron Willy Cretegny, est aujourd’hui soulagé que la page se tourne enfin: «Cela a été très compliqué pour la commune. Il y a eu beaucoup d’oppositions, notamment du fait que les différents projets étaient très contemporains alors que nous nous trouvons en face de la plus ancienne rue du village, avec des maisons très anciennes le long de la route.» Ainsi, pour de multiples raisons (refus des riverains, considérations techniques), aucun projet n’a pu voir le jour jusqu’en 2019, année où le site est revendu à NDI Beta appartenant à Naef et à GP Immo détenu par Christophe Pillon, le fils de feu Gérard. Ce projet d’envergure a été mené par plusieurs acteurs du secteur de l’immobilier genevois. Premièrement, Etienne Nagy, directeur général de Naef Immobilier, est celui qui a déniché le projet (Naef Participations Financières a acquis une part de la parcelle). Le pilotage de ce dernier a été réalisé par Florent Bérard, chef de projet chez Sioux Immobilier, et Nicolas Blouet, de Pillet Développement. Quant à l’architecte, il
Le nouveau quartier comptera 77 appartements répartis au sein de quatre bâtiments ainsi que des commerces et des petits bureaux. LDD
s’agit de Fabio Ricchetti du bureau d’architecture Favre & Guth. Sans compter la commune de Satigny qui a aussi collaboré à la mise en place de ce projet complexe. Aujourd’hui, Naef propose 77 appartements à la vente répartis au sein de quatre bâtiments ainsi que des commerces et des petits bureaux.
Nombreux avantages
La commune viticole possède de multiples avantages selon Benedetta Cevey, fondée de pouvoir au département vente et promotion résidentiel chez Naef: «Avec ses nombreux commerces, ses écoles, ses activités parascolaires et sur-
tout son offre de transport dont une gare qui permet de se rendre au centre-ville de Genève en à peine treize minutes, Satigny est devenue très prisée, notamment avec les nouvelles habitudes de télétravail.» La majorité des acquéreurs sont des habitants locaux qui veulent devenir propriétaires dans la commune qu’ils apprécient», ajoute Benedetta Cevey. Le site des Celliers est par ailleurs idéalement situé. «La plupart des acheteurs ont demandé une seule place de parking car les nombreux commerces, le centre sportif avec piscine intérieure et les transports publics sont à seulement quelques minutes à pied du nouveau quartier.»
«Conciergerie sur mesure»
Autre avantage des Celliers de Satigny: le service proposé par la société Urbagestion qui vise à promouvoir la vie communautaire dans les quartiers d’habitation. «Nous appelons cela le «management social du quartier», explique Thomas Maiburg, fondateur d’Urbagestion. «Nous cherchons à créer une dynamique de quartier en aidant les habitants pour toutes leurs démarches et en faisant en sorte qu’ils s’entraident (prêts d’outillage de jardin, babysitting, femme de ménage, aide logistique). En règle générale, le promoteur met à disposition des habitants un local qui peut être utilisé pour divers événements. Nous y proposons des petits workshops autour de la vie durable, qui est le centre de notre activité, avec des ateliers zero waste ou sur les jardins potagers collectifs.» Urbagestion propose aussi une application mobile à travers laquelle les habitants peuvent communiquer et proposer leurs services. L’objectif est de créer une sorte d’économie locale afin d’encourager des solutions durables et écologiques.
Chantal de Senger
Dix appartements encore à la vente
Situés sur un terrain en pente douce, à la route du Mandement 140, les quatre bâtiments du projet Les Celliers proposent des appartements allant du 3 au 6 pièces et bénéficient pour les étages en hauteur d’une vue imprenable sur le Salève et les montagnes environnantes. Il reste environ 10 appartements (sur 77) encore en vente. Les appartements offrent des surfaces de 74m2 à 149m2 habitables pour les plus grandes configurations. Inauguration prévue fin 2023.
CGI CONSEILS
par Anne Hiltpold, avocate
UN LOCATAIRE PEUT-IL RENONCER AU BAIL AVANT LA PRISE DE POSSESSION DES LOCAUX SANS RÉSILIATION?
Je suis propriétaire d’un appartement de 4 pièces à Thônex. J’ai signé un contrat de bail avec un locataire qui était très intéressé par mon appartement. Le bail va débuter le 15 février 2022. Au moment de fixer la date de l’état des lieux d’entrée, mon locataire m’a informé oralement qu’il renonçait à son bail. Il m’a indiqué que dans la mesure où il n’avait pas pris possession de l’appartement, une résiliation n’était pas nécessaire.
Est-ce exact? J’ai d’autres personnes intéressées; puis-je relouer immédiatement cet appartement? (Georges D., Genève)
Le locataire est lié par le contrat de bail qu’il a signé et ne peut s’en départir sans une résiliation en bonne et due forme, cela même lorsque le contrat est signé quelques temps avant la date de son commencement ou lorsque l’entrée dans les locaux est postérieure au début du contrat. En effet, dès la signature du bail, les parties sont liées par les clauses qui y sont contenues. Dès lors, si le locataire souhaite se départir du contrat, il devra le résilier, même si celui-ci n’a pas encore débuté.
Le bailleur est quant à lui tenu de délivrer le bien loué à la date convenue. Usuellement, cette date correspond au début du contrat de bail. Cependant, il peut arriver
que le locataire prenne possession de l’objet loué quelques jours après le début du bail, notamment si le bail débute un samedi, un dimanche ou un jour férié mais également en cas d’accord entre les parties.
Donner son congé par écrit
Le bailleur respecte son obligation de délivrer la chose lorsqu’il tient les locaux loués à disposition du locataire à la date convenue. Le bailleur est en droit de ne pas remettre l’objet pris à bail au locataire qui ne respecte pas ses obligations, par exemple qui ne constitue pas de garantie bancaire. Dans ce cas, la remise des locaux pourra être reportée jusqu’à ce que le locataire respecte ses obligations, sans
que la date du début du bail ne soit modifiée. Ainsi, lorsque le bail a été signé et que les locaux sont prêts à être mis à disposition du locataire, comme dans votre cas, il ne peut pas sans autre forme renoncer au contrat. Il reste en effet tenu de respecter ses obligations légales et contractuelles jusqu’à ce que le bail prenne fin. Le fait que le locataire ne souhaite plus emménager dans le bien loué importe peu. Le locataire reste tenu du paiement des loyers jusqu’à la fin du contrat. Pour valablement se départir du contrat, le locataire devra donner son congé par écrit lorsque le bail a pour objet un logement ou un local commercial. Le congé doit en outre être signé de la main du locataire ou de son représentant. Si le
Le locataire reste tenu de respecter ses obligations légales et contractuelles jusqu’à ce que le bail prenne fin. LDD
bail porte sur le logement familial, le locataire ne peut le résilier que par écrit et moyennant le consentement exprès de son conjoint. L’expéditeur d’un congé doit exprimer clairement son intention de mettre un terme au bail, à une date déterminée ou facilement déterminable.
Le locataire devra résilier le contrat de bail pour son échéance. Le bailleur n’est pas tenu d’accepter une résiliation anticipée. Cela étant, si le locataire souhaite se départir du contrat avant son échéance, il devra présenter un locataire de remplacement solvable, qui soit prêt à reprendre le bail aux mêmes conditions. Pour les logements, le locataire doit respecter un délai d’au minimum un mois pour le 15 ou la fin d’un mois. Ce délai commence à courir dès que le bailleur a reçu le dossier complet du candidat de remplacement. Le bailleur n’a toutefois aucune obligation de conclure un nouveau contrat avec le candidat proposé. Il n’est en outre pas tenu de justifier son refus. Il devra tou-
tefois libérer le locataire à l’échéance du délai susmentionné pour autant que les locaux soient effectivement restitués.
Résiliation en bonne et due forme Ainsi, pour se départir du contrat, votre locataire doit le résilier en bonne et due forme, pour sa prochaine échéance. Il peut bien sûr trouver un locataire de remplacement, prêt à reprendre le bail aux mêmes conditions, afin d’être libéré plus vite. Dans votre situation, dès lors que vous avez d’autres candidats intéressés, vous pouvez leur louer votre appartement. Il convient néanmoins de demander au premier locataire de vous confirmer par écrit le fait qu’il souhaite se départir du contrat.
Pour tout complément d’information CGI Conseils est à votre disposition le matin de 8h30 à 11h30 Tél. 022 715 02 10 ou sur rendez-vous.
Brève Séminaire juridique:
Le parcours du propriétaire d’appartement
Le prochain séminaire organisé conjointement par l’APGCI et CGI Conseils aura lieu le 24 mars de 9h à 12h, en Zoom ou en présentiel, selon les normes sanitaires en vigueur.
Le programme est le suivant :
• Les actes de transfert de propriété et leurs spécificités (vente sur plan, modalités, promesse ou achat immédiat, signature du contrat d’entreprise en simultané, dans l’acte ou pas, etc.), par Me Corine ROSSET BONVIN, Notaire Associée, Notaires à Carouge
• Le contrat d’entreprise, le dépassement devis et les questions de plus-value, par Me Benoit CARRON, Avocat Associé en l’Etude Bonnard Lawson Genève SA
• La réception de l’appartement, les garanties pour les défauts et les délais, par Me Michel d’ALESSANDRI, Avocat Associé en l’Etude Budin Associés
Renseignements et inscriptions sur www.cgiconseils.ch
Livre
REBONDIR APRÈS UN LICENCIEMENT
DEbranlé par le choc de la perte d'emploi, vous êtes incapable de vous remettre sur les rails?
Marion Aufseesser, coach en transition de carrière nous livre ses conseils pour surmonter cette épreuve.
e nos jours, le travail est considéré comme un outil de développement personnel et de réalisation de soi. Intrinsèquement lié à notre sens de l’identité – ne dit-on pas «je suis avocat, comptable, ou architecte» et non «j’exerce le métier d’avocat, de comptable ou d’architecte»? – d’aucuns le considèrent comme le socle indispensable de l’estime de soi. Aussi, lorsqu’un licenciement survient, il est souvent vécu comme une mort sociale, un passage discriminant. Lorsque la période sans emploi se prolonge, le sentiment de ne pas être à la hauteur s’amplifie et entrave les efforts du chercheur d’emploi qui perd alors toute confiance en lui. Or, «des années de travail sur le terrain m’ont appris que la confiance en soi et l’estime de soi sont indispensables pour réussir dans la vie, à tous les niveaux, assure la psychologue et coach en transition de carrière Marion Aufseesser. Un bon CV, des lettres de motivation bien écrites, des références actives ou des introductions solides ne comptent pas pour grand-chose si votre confiance vous lâche le jour de l’entretien.»
L’exemple de Rafael Nadal
Comment redevenir cet oiseau confiant dont parlait Victor Hugo? Posé sur des rameaux trop frêles, il sent ployer la branche et chante pourtant, sachant qu’il a des ailes. Marion Aufseesser est
«Un bon CV, des lettres de motivation bien écrites, des références actives ne comptent pas pour grand-chose si votre confiance vous lâche le jour de l’entretien»
Marion Aufseesser, coach en transition de carrière
partie à la rencontre de nombreux travailleurs licenciés, ce qui a donné naissance à un livre, Rebondir, réussir votre transition professionnelle*. Pour surmonter l’épreuve d’un licenciement, elle nous invite à nous inspirer de l’état d’esprit des sportifs. «On sent chez eux une grande motivation, beaucoup de volonté et de ténacité, et l’acceptation d’un rythme de travail très lourd. Ils nous étonnent par leur faculté à rebondir: d’où tirent-ils leurs forces? Comment y arrivent-ils?» Les passionnés de tennis en ont encore eu la preuve récemment, lorsque Rafael Nadal – qui doutait de pouvoir rejouer au plus haut niveau en raison de sa blessure chronique au pied – a signé le plus bel exploit de sa carrière à Melbourne. Treize ans après sa première victoire, le gaucher de Manacor est revenu de nulle part pour cueillir sont 21e titre du Grand Chelem, à la stupéfaction de tous. «Inspirez-vous de la force des sportifs dans le cadre de la recherche d’emploi et de la
Pour surmonter l’épreuve d’un licenciement, on peut s’inspirer de l’état d’esprit des sportifs. LDD
transition professionnelle», invite Marion Aufseesser.
Tirer parti d’un événement difficile Elle ajoute qu’il est tentant de repasser en boucle le film de votre licenciement. Cette attitude est toutefois contre-productive. «Chercher ce que l’on aurait dû faire, regretter ce que l’on n’a pas fait, dit ou entrepris, ne vous rendra pas votre ancien poste. La culpabilité tue l’espoir et vous enferme dans un cercle vicieux. Concentrez-vous sur le présent, mobilisez vos forces pour le travail de recherche que vous entreprenez et travaillez votre confiance en vous. Si vous ne vous appréciez pas suffisamment, vous chercherez à vous attribuer les causes de l’échec (je suis nul, je n’ai pas de chance, c’est toujours sur moi que cela tombe, etc.)» A cet égard, confier sa détresse à un interlocuteur bienveillant allège la souffrance ressentie et aide à prendre du recul, assure Marion Aufseesser.
Elle rappelle également que tout est une question de perspective et qu’il ne tient qu’à nous de voir le verre à moitié plein. «Beaucoup de personnes ont une impression de liberté. Une jeune femme m’a confiée que lorsqu’elle a été licenciée, c’était comme un sursis. Elle n’était plus obligée de courir, elle pouvait prendre son temps pour réfléchir à elle et à ce qu’elle souhaitait faire vraiment.» Cet «arrêt forcé» a été une fantastique opportunité pour revisiter son parcours, exhumer ses envies afin de redémarrer sur des bases plus justes, plus solides, plus proches de ses envies. S’agissant des travailleurs âgés de plus de 50 ans qui craignent de ne plus retrouver un emploi, Marion Aufseesser se veut rassurante. «Un long chômage ne guette que ceux qui n’ont jamais actualisé leurs connaissances, qui se sont contenté du traintrain habituel sans chercher à se former.» Enfin, il est peut-être bon de garder à l’esprit que toute candidature est un acte
Un «arrêt forcé» peut aussi être une fantastique opportunité pour revisiter son parcours
hasardeux, comme le dit si justement Johannes Haushofer. Ce professeur en psychologie à l’université de Princeton invite d’ailleurs ses étudiants à consulter ses deux CV sur son site: un CV classique et un CV qu’il a appelé le «CV des erreurs» dans lequel sont énumérés tous les «ratés» de son parcours tels que les programmes d’études dans lesquels il n’a pas réussi à entrer, les postes académiques et les bourses non obtenus, les prix non reçus, les résultats de recherche qu’il n’a pas réussi à publier dans les revues scientifiques, et les financements qu’il n’a pas reçus pour ses recherches. Philosophe, il explique que la plupart de ce qu’il tente échoue. «Mais ces échecs sont souvent invisibles, tandis que mes succès sont visibles. J’ai remarqué que cela donne l’impression aux autres que tout marche plutôt bien pour moi.»
Fausse impression
Johannes Haushofer n’est pas un cas isolé. Le fondateur d’Alibaba Jack Ma, a par exemple été rejeté plus de 30 fois lors de ses recherches d’emploi, dont une fois par KFC. Soichiro Honda ne fut pas retenu par la Toyota Motor Corporation pour un poste d’ingénieur, ce qui lui valut une longue période de chômage. «Les gens ont tendance à attribuer leurs échecs à euxmêmes plutôt que de se dire que le monde est imprévisible, que les candidatures sont des actes hasardeux et que les jurys d’entretien ont aussi leurs mauvais jours, analyse Johannes Haushofer. Et de conclure: «Ce CV des échecs est une tentative pour équilibrer cette fausse impression et apporter de nouvelles perspectives.»
Amanda Castillo
* «Rebondir, réussir votre transition professionnelle», Marion Aufseesser, éditions Odile Jacob
CUISINE VIRTUELLE
Ils sont trois, ils sont jeunes et lancent Food Act, le premier «food court» digital de Suisse. Avec l’un des fondateurs, découvrons un monde qui réunit la nourriture réelle et la technologie virtuelle.
Edmond Marsch a tout du jeune entrepreneur: la motivation, les anglicismes et la cool attitude décomplexée qui va avec. C’est peut-être ça la nouvelle vague, celle qui se tourne vers l’avenir et nous embarque dans un monde professionnel et (forcément) virtuel. Une génération aux multiples talents, qui se frotte sans complexe à la dure réalité du marché en développant l’innovation. Alors que nous vivons dans une ère pleine d’incertitudes, prenons un peu d’altitude grâce à ce projet ambitieux porté par des jeunes doués.
Le temps des cerises
Ce sont peut-être les cerises du jardin familial qu’Edmond revendait sur le marché de Rivaz (VD) à l’âge de 4 ans qui lui ont donné le goût d’entreprendre. Passionné par le milieu culinaire, il intègre l’Ecole hôtelière de Lausanne avant d’atterrir derrières des fourneaux. «Afin de réellement comprendre le métier, il faut malgré tout acquérir une expérience en cuisine. Même si l’on ne souhaite pas en faire obligatoirement son métier.» Avec l’avènement des livraisons de repas à domicile, l’entrepreneur en devenir part à la recherche d’un local à Lausanne en vue de créer son concept de cuisine fantôme (une cuisine sans un espace physique pour les clients et qui opère entièrement en ligne).
Etude de marché en poche, il se lance dans cette aventure digitale en créant
«Notre objectif est de réunir plusieurs influences gastronomiques au sein d’une même commande»
Edmond Marsch en cuisine. LDD
la société Food Act, en association avec Olivia Lamarche-Brunisholz et Marc Lamarche. Leur idée? Proposer des univers culinaires innovants, variés, de qualité et adaptés à la livraison. «Notre objectif est de réunir plusieurs influences gastronomiques au sein d’une même commande», s’enthousiasme Edmond Marsch. Pourquoi ne pas se laisser tenter par la recette vietnamienne du bœuf sauté aux vermicelles, un bol de riz japonais au tofu accompagné d’un œuf mollet mariné au soja ou encore par des pépites de poulet marinées dans un mélange d’épices, panées et frites, s’inspirant des marchés taïwanais.
La restauration traditionnelle a-t-elle encore un avenir pour cette jeunesse intrépide? «La commande en ligne répond à des besoins complètement différents de l’offre de restauration traditionnelle, répond Edmond. Nous nourrissons des personnes qui ne souhaitent pas cuisiner. Le restaurant est une expérience en soi, notre concept en est un autre.» Actuellement, la petite entreprise opère une levée de fonds et ne connaît pas la crise; avec plus de 2000 repas servis au mois de janvier dernier, Food Act présente une croissance mensuelle de 15% depuis son lancement en juin 2021. Bonne route! Edouard Amoiel
Chemin de Pierrefleur 38 1004 Lausanne. www.foodact.ch
La jeune entreprise a servi plus de 2000 repas au mois de janvier. LDD
Deux nouveaux
restaurants
CRANS-SUR-CUISINE
Avec les récentes ouvertures des restaurants Kaizen et Casy, la station valaisanne de Crans-Montana continue son programme d’émancipation culinaire.
Tout en étant à l’opposé l’un de l’autre en matière de gastronomie et d’un point de vue géographique, les restaurants Kaizen et Casy ont une chose en commun: les deux sont nouveaux. Enfin presque, le premier entame sa première saison et le second sa deuxième, un baptême du feu pour ce dernier en raison de la crise sanitaire. Avec ces deux établissements, la ville de Crans-Montana étoffe son offre culinaire.
Chalet nippon
Propriété du chef Miguel de Vega, le restaurant Kaizen s’est rapidement taillé une solide réputation chez les passionnés de cuisine nippone en altitude. Kaizen – traduisez «le changement pour le meilleur» – est un hymne gastronomique du soleil levant. Dans un élégant chalet alpin à l’ambiance intimiste, la vue sur les montagnes avoisinantes est de toute beauté. Côté carte, tout commence par de gourmands gyozas, succulentes ravioles japonaises, croustillantes à l’extérieur et moelleuses à l’intérieur, fourrées de bœuf de Wagyu. Un régal!
Difficile de ne pas se laisser tenter par l’assortiment de sashimis. Les fines tranches de saumon, thon gras, bar sauvage, sériole ou encore Saint-Jacques sont présentées sur un plat contenant de la neige carbonique qui permet d’obtenir des effets de fumée. Une sublimation théâtrale qui fait mouche et garantit un post immédiat sur Instagram. En guise de baisser de rideau, pourquoi ne pas succomber aux uramakis fourrés de riz assaisonné d’épices kimchi, d’avocat, de radis noir recouverts d’un tartare de saumon rehaussé d’une mayonnaise maison.
Brasserie d’altitude
A quelques encablures de là, le restaurant Casy est, quant à lui, tenu par un couple: Caroline Ogi côté salle et son époux Syl-
La salle du Kaizen (en haut) et la cave du Casy. LDD
vain Stefanazzi derrière les fourneaux se partagent les tâches dans cette brasserie montagnarde contemporaine. Avec son four à pizza en évidence et sa cuisine ouverte, il fait bon vivre dans ce restaurant dont la carte des vins et ses intitulés ne laissent pas indifférent: «Attention ça pète!» pour les vins mousseux, «O.V.N.I.» pour objets viticoles non-identifiés ou
encore «coup de blanc ou bien?» pour les vins blancs régionaux. Tandis que la salade de poulpe accompagnée de fenouil apporte de la fraîcheur marine, le veau (magnifiquement rosé) «à la zurichoise mais dans un esprit japonais» est accompagné d’un riz blanc croustillant et de champignons shitake. Edouard Amoiel
Rockronique
UN BIJOU ARCHITECTURAL POUR LES FANS DE LIVE
La jeunesse amatrice de concerts vivants dispose dorénavant d’une salle magnifique. Le bien-nommé Groove, qui a ouvert ses portes en pleine crise sanitaire, peut enfin démarrer son aventure post-covid. Présentation.
Groove. Traduit de l’anglais en français, le terme signifie rainure. Mais en musique lorsque l’on évoque le groove, on parle de balancement ou de swing enivrant. Et, surtout, d’une qualité rythmique propre aux musiques qui incitent à bouger. Dorénavant, lorsqu’à Genève on entendra parler du Groove, c’est d’une toute nouvelle salle de spectacle au boulevard Saint-Georges, au cœur du quartier de la Jonction qu’il s’agit.
Tarifs raisonnables
Inauguré début novembre, le lieu est une propriété de la Ville de Genève et géré par deux associations, le Collectif nocturne et Corner 25, ces deux entités ayant remporté l’appel d’offres lancé par la municipalité. Leur mission: proposer des activités culturelles et nocturnes principalement pour les jeunes de 16 à 25 ans à des tarifs raisonnables. La Ville subventionne annuellement la salle à hauteur de 150'000 francs pour les frais de fonctionnement et les associations se chargent d’organiser une douzaine de manifestations chaque mois.
«Même si nous proposons des soirées autres que musicales, comme des spectacles de marionnettes ou de danse, nous priorisons les concerts live, précise Océane Bardoux, responsable de communication et l’une des sept permanentes du Groove. Nous pensons qu’il convient surtout de proposer du live afin que les jeunes aient aussi une alternative au clubbing.»
Il faut ici dire que le lieu se prête particulièrement bien aux concerts de musiques actuelles électrifiées. La salle, en sous-
La salle de spectacle, sise au boulevard Saint-Georges, peut contenir 500 personnes avec une scène amovible. Groove
sol et vitrée, a une hauteur de plafond de quelque 9 mètres pour une surface totale d’environ 150 m2. Elle peut aisément contenir 500 personnes avec une scène amovible. On y trouve également un vestiaire, un bar, des toilettes, un fumoir, des loges ou encore des entrepôts, le tout accessible aux personnes à mobilité réduite.
Eviter les (mauvaises) vibrations
L’architecte Ludovic Durand, du bureau Lacroix Chessex, s’est chargé de concrétiser ce beau projet. «Après dix ans de travail, quand je vois le résultat j’en suis fier, sourit-il. Mais c’est surtout le travail d’une équipe qui comportait notamment un acousticien et un ingénieur scénographe.» Car la mission n’était pas simple puisqu’il
s’agissait de rendre le lieu, compte tenu de son emplacement et du voisinage, particulièrement bien insonorisé. Sans entrer dans tous les détails techniques, la salle en tant que telle est une sorte de coquille glissée à l’intérieur du bâtiment, désolidarisée des murs de l’immeuble, afin d’éviter les vibrations. De nombreux matériaux ont été utilisés pour réaliser ce bijou. Didier Tischler Taillard www.legroove.ch
ARZIER-LE MUIDS
• Au sud de la gare, villa individuelle moderne en fin de construction
• Haute qualité de construction et finitions soignées
• Environnement calme et vue imprenable sur le lac et les Alpes
• Garage d’environ 74 m2 et possibilité d’aménager une piscine et un jacuzzi
450 m² 4 4
CHF 3’490’000.–
CHERNEX
• Duplex neuf de 4,5 pièces avec terrasse et balcon
• Vue panoramique sur le lac, à 5 minutes de Montreux
• 2 places intérieures à CHF 35’000.–/place en sus du prix de vente
147.1 m² 3 2
CHAMPEL BEL APPARTEMENT RÉNOVÉ
• Idéalement situé proche des commodités
• 5 pièces d’une surface PPE 151 m2
• Balcons de 10 et 13 m2
• 3 chambres à coucher et 3 salles d’eau
• 3 places de parking et une cave
Prix : CHF 2’150’000.-
L’immobilier, passionnément.
Réf. 34840
CONCHES
CHARMANTE MAISON MITOYENNE
• Sur une parcelle de 600 m2 , au calme
• 8 pièces d’une surface utile de 260 m2
• 5 chambres, 3 salles d’eau
• 2 terrasses et un jardin joliment arboré
• Buanderie, double garage et cave
Prix : CHF 2’150’000.-
Réf. 35293
BON A TIRER n°956
RÉPUBLIQUE ET CANTON DE GENÈVE
OFFICE DES POURSUITES
OFFICE CANTONAL DES POURSUITES
VENTE AUX ENCHÈRES PUBLIQUES
Le vendredi 4 mars 2022 à 10 heures 30 aura lieu à Genève, à la salle des ventes de l’Office cantonal des Poursuites, rue du Stand 46, 1204 Genève, au 1er étage, la vente aux enchères publiques d’une villa mitoyenne sise sur une parcelle de 454 m2, située chemin des Crêtes 11 à Aire-la-Ville.
VENTE IMMOBILIÈRE AUX ENCHÈRES
Le mardi 24 septembre 2019 à 14 heures aura lieu à Genève, à la Salle des ventes de l’Office cantonal des Poursuites, rue du Stand 46, 1204 Genève, au 1er étage, la vente aux enchères publiques de la villa de 199 m2 avec garage, piscine, terrrain de 3321 m2, sise chemin de la Châtière 3, de la commune de Plan-les-Ouates.
Elle se compose comme suit:
Une visite unique est prévue sur place et sans inscription le mardi 22 février 2022 à 10h.
Sous-sol: une buanderie, un local chaufferie, une cave à vin, une salle de fitness, un spa avec sauna et hammam.
aux enchères. Les personnes participant à la visite et à la séance de vente aux enchères seront par ailleurs invitées à se désinfecter les mains.
Rez: entrée, WC invités, une salle à manger, un grand salon, une cuisine, une chambre d’amis avec salle de bains, une grande véranda et une véranda pour l’entrée.
Etage: 4 chambres, 2 salles de bains, une grande terrasse et 2 balcons.
La villa se compose de la manière suivante : sous-sol : un hall, une salle de jeux, une cave, une chaufferie, un abri; rez-de-chaussée : un hall, un wc visiteurs, un séjour avec cheminée, une cuisine; étage : un hall, trois chambres, une douche, une chambre principale, une salle de bains; combles : une salle de jeux.
Les conditions de vente ainsi que l’expertise ont été déposées le 8 février 2022 à l’Office cantonal des Poursuites (rue du Stand 46 –1204 Genève) au 1er étage. Elles peuvent également être consultées sur le site internet : http://ge.ch/opf/ventes
Combles: chambre principale avec salle de bains et 2 dressings.
La villa est occupée par le propriétaire.
L’Office cantonal des poursuites se réserve le droit d’instaurer d’autres mesures en fonction de nouvelles directives qui pourraient émaner des autorités en matière de restrictions liées à la pandémie.
Une visite unique est organisée par l’Office cantonal des poursuites le mercredi 4 septembre 2019 à 14 heures 30.
Réf. SH
L’accès à la visite ainsi qu’à la séance de vente aux enchères sera soumis à la présentation, par toute personne de 16 ans et plus, d’un certificat COVID-19 valable ainsi que d’une pièce d’identité.
OFFICE CANTONAL DES POURSUITES
Les conditions de vente ainsi que l’expertise sont à disposition à l’Office des Poursuites (rue du Stand 46 – 1204 Genève) au 1er étage et sur le site internet http://ge.ch/opf/ventes.
OFFICE CANTONAL DES POURSUITES
Estimation de l’Office : CHF 1’150’000.-
Martine KOHLER, juriste (% 022 388 91 41)
Le port du masque facial (non fourni par l’Office) demeurera obligatoire tant pour la visite du bien que pour la séance de vente
Sandra Dayer-Spirgi, juriste (& 022 388 91 34)
RÉPUBLIQUE ET CANTON DE GENÈVE
OFFICE DES POURSUITES
OFFICE CANTONAL DES POURSUITES
VENTE
Le mardi 15 mars 2022 à 10:30 aura lieu à la salle des ventes de l’Office cantonal des poursuites de Genève (rue du Stand 46, 1204 Genève, 1er étage) la vente aux enchères publiques d’un appartement en PPE situé route des Acacias 34, 1227 Carouge.
AUX ENCHÈRES PUBLIQUES
VENTE IMMOBILIÈRE AUX ENCHÈRES
Le mardi 24 septembre 2019 à 14 heures aura lieu à Genève, à la Salle des ventes de l’Office cantonal des Poursuites, rue du Stand 46, 1204 Genève, au 1er étage, la vente aux enchères publiques de la villa de 199 m2 avec garage, piscine, terrrain de 3321 m2, sise chemin de la Châtière 3, de la commune de Plan-les-Ouates.
Elle se compose comme suit:
Une visite unique sera organisée par l’Office cantonal des poursuites le mardi 22 février 2022 à 10:30.
Sous-sol: une buanderie, un local chaufferie, une cave à vin, une salle de fitness, un spa avec sauna et hammam.
Rez: entrée, WC invités, une salle à manger, un grand salon, une cuisine, une chambre d’amis avec salle de bains, une grande véranda et une véranda pour l’entrée.
Il s’agit d’un appartement de 4 pièces situé au 5ème étage, d’environ 84 m2 comprenant un balcon de 2 m2
Etage: 4 chambres, 2 salles de bains, une grande terrasse et 2 balcons.
Combles: chambre principale avec salle de bains et 2 dressings.
La villa est occupée par le propriétaire.
Description : cet appartement est constitué d’un couloir desservant «coté cour» deux chambres et la cuisine et «coté rue» le séjour avec le petit balcon. En alcôve, se trouve la salle de bains.
L’état des charges et les conditions de vente, ainsi que l’expertise, sont à disposition à l’Office cantonal des Poursuites (rue du stand 46, 1204 Genève au 1er étage) depuis le lundi 7 février 2022. Ces documents peuvent également être consultés sur le site internet de l’Office (https://ge.ch/opf/ventes).
Le port du masque facial (non fourni par l’Office) demeurera obligatoire tant pour la visite du bien que pour la séance de vente aux enchères. Les personnes participant à la visite et à la séance de vente aux enchères seront par ailleurs invitées à se désinfecter les mains.
L’Office cantonal des poursuites se réserve le droit d’instaurer d’autres mesures en fonction de nouvelles directives qui pourraient émaner des autorités en matière de restrictions liées à la pandémie.
Une visite unique est organisée par l’Office cantonal des poursuites le mercredi 4 septembre 2019 à 14 heures 30.
Les conditions de vente ainsi que l’expertise sont à disposition à l’Office des Poursuites (rue du Stand 46 – 1204 Genève) au 1er étage et sur le site internet http://ge.ch/opf/ventes.
OFFICE CANTONAL DES POURSUITES
Estimation de l’Office: CHF 760’000.-.
Martine KOHLER, juriste (% 022 388 91 41)
L’accès à la visite ainsi qu’à la séance de vente aux enchères sera soumis à la présentation, par toute personne de 16 ans et plus, d’un certificat COVID-19 valable ainsi que d’une pièce d’identité.
OFFICE CANTONAL DES POURSUITES
Corinne JAQUET CORNUT, juriste (& 022 388 91 37)
CHF 1’980’000.-
THÔNEX (GE)
GÉNÉREUX TOWNHOUSE
Maison de 5/6 pièces / 3 niveaux + sous-sol aménagé / 240 m2 de surface utile / Salon-salle à manger / Cuisine aménagée / 2 terrasses / Jardin / Suite parentale avec salle de bains + dressing / 2 chambres / 1 salle de bains / 2 parkings en sous-sol.
Réf. 34937
CHF 1’890’000.-
AVUSY (GE)
MAISON FAMILIALE DE 7 PIÈCES
3 niveaux + sous-sol aménagé / 170 m2 de surface utile / Salon avec cheminée / Véranda / Cuisine aménagée / 4 chambres / 1 salle de bains / 2 salles de douche / 2 terrasses / 2 jardins avec potager et jacuzzi.
Réf. 35265
CHF 1’200’000.-
MIES (VD)
JOLI TRAVERSANT DE 4 PIÈCES
Grande pièce : salon-salle à manger-cuisine ouverte aménagée et équipée avec plans de travail et balcon de 8 m2 / 2 chambres à coucher avec armoires / Salle de bains / Salle de douche / Cave spacieuse / Parking intérieur / Petite copropriété.
Réf. 34649
CHF 2’290’000.-
RIVE-DROITE (GE)
ATTIQUE AVEC TOIT-TERRASSE
A VOIR ABSOLUMENT / Toit-terrasse / Vue exceptionnelle à 360° / 3 terrasses / Salon-salle à manger-cuisine traversants / Parquet en chêne massif / Cheminée / Buanderie / 2 chambres / 2 salles de douche / Cave / 2 parkings à louer / Accès aux extérieurs depuis toutes les pièces / Surface pondérée : 182.8 m2
Réf. 34780
CHF 3’375’000.-
CHAMPEL (GE)
MAGNIFIQUE APPARTEMENT 8 PIÈCES
Au 3ème étage et traversant / Totalement rénové / Superficie de plus de 241 m2 / 3 balcons / Hall d’entrée, rangements / Spacieux salon / Salle à manger / Cuisine équipée avec coin repas / 5 chambres dont une suite parentale avec sa salle de bains / 1 salle de douche / Buanderie / 1 cave et 2 garages en sus.
Réf. 35174
VERBIER (VS)
COLOGNY
(GE)
COCON À COLOGNY
CHF 2’250’000.CHF 3’940’000.-
AU CŒUR DE VERBIER
5 pièces de 110 m2 au 1er étage / 3 chambres / 2 salles d’eau / Salon – salle à manger et cuisine donnant sur terrasse exposée sud-ouest / Studio complet indépendant / Local à ski / Cave / Place de parking / À 5 minutes des pistes de ski.
Réf. 33674
Spacieuse surface / Rénovée en 2014 / Grand hall d’entrée / Vaste salon-salle à manger / Cuisine aménagée / Suite parentale avec cheminée et salle de bains / 3 chambres / Salle de douche / Salle de bains / Jardin de 450 m2 / Terrain d’agrément de 883 m2 / 2 boxes.
Réf. 30772
CORSIER (GE) EN CAMPAGNE, IDÉAL FAMILLE
Charmant duplex rénové en 2005 / Hall d’entrée confortable / Salon prolongé par balcon / Cuisine aménagée, équipée avec agréable coin-repas / Toilettes invités / Cagibi / 3 chambres / 1 salle de bains / 1 salle de douche / Grenier dans les combles / Parking extérieur / Cave.
Réf. 35196
CHF 1’300’000.PRIX SUR DEMANDE
RIVE GAUCHE
(GE)
LOCAL COMMERCIAL
Arcade – Restaurant
Idéalement situé sur la rive gauche du lac Léman / Face au jet d’eau / Restaurant d’environ 50 couverts / Environnement qualitatif / 2 cuisines entièrement équipées, modernes et fonctionnelles / 2 chambres froides.
Réf. 34452
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Parking: 1h avec disque TPG: 14, 21, 22, 23, K et L + Infos: 078 848 23 78
Vente dans la limite des stocks disponibles. Tous les prix sont en CHF, TTC.