Edouard Amoiel, Sylvie Bernaudon, Michel Bloch, Isabelle Cerboneschi, Serge Guertchakoff, Louis-Olivier Maury, Julie Mueller, Claire Schmidt, Chantal de Senger
PUBLICITÉ
Damien Grosfort damien.grosfort@immobilier.ch
Sylvie Bernaudon sylvie.bernaudon@immobilier.ch
GRAPHISME
Enzed, Lausanne
Mélanie & Nicolas Zentner, Mathieu Moret
PRÉPRESSE
Images 3
COORDINATION
Sylvie Bernaudon
RÉDACTION, PUBLICITÉ & ADMINISTRATION
Immobilier.ch
Rue de la Terrassière 58 1207 Genève
Tel : 022 307 02 20 info@prestigeimmobilier.ch www.prestigeimmobilier.ch
Instagram @prestigeimmobilier.ch
Linkedin & Facebook
PRESTIGE Immobilier
ÉDITO
S’ÉVADER POUR SE RESSOURCER
Chantal de Senger, rédactrice en chef
Débrancher, se déconnecter, s’évader. Voyager pour réenchanter son quotidien. Faire une introspection. Eliminer ses frustrations. Vivre de nouvelles émotions et des expériences inédites. S’éloigner pour revenir plus heureux, apaisé, équilibré. Mais aussi pour découvrir une nouvelle culture, vivre une expérience sociale et humaine, découvrir la beauté de la nature, voire sortir de sa zone de confort. En effet, en sortant de notre cadre habituel, les voyages nous aident à faire le point sur notre vie, à nous connaître, à découvrir, parfois, ce que l’on veut ou sur ce que l’on ne veut plus. Tels sont parmi leurs avantages.
Il n’empêche, le secteur du voyage a beaucoup souffert ces dernières années : de la crise climatique à la pandémie en passant par le conflit ukrainien et ses conséquences économiques ainsi qu’au manque d’effectifs et autres problèmes logistiques de la division aérienne, le voyage n’est pas devenu une sinécure. Ces dernières années, tous ces événements ont freiné de potentiels vacanciers à prendre le risque de s’éloigner quelque temps de leur routine pour découvrir de nouvelles contrées. Cependant, malgré ces facteurs perturbants, l’envie et le besoin d’évasion demeurent. La nécessité du bol d’air frais perdure. Et on a pu l’observer, la reprise des déplacements a bien été réelle cet été.
Dès lors, il faut certes encourager le tourisme national sans toutefois s’interdire de partir à l’aventure à l’étranger. Dans ce numéro de PRESTIGE, nous vous présentons l’Engadine, haut lieu de villégiature dans les Alpes suisses. Mais aussi des destinations exotiques comme la Tanzanie ou plus proches de chez nous telles que Minorque, Paris, La Croix-Valmer ou encore Londres.
Alors, n’oubliez pas d’aller explorer le monde… Mais n’oubliez pas non plus que le bonheur, c’est aussi d’être bien chez soi... et c’est souvent en rentrant de nos expéditions qu’on le réalise... Ce cher « home sweet home »… Aventureux ou bohèmes, on rêve tous, au final, de notre nid douillet.
SOMMAIRE
[ 06 ] TOO EXPENSIVE FOR YOU
[ 08 ] ART DE VIVRE
[ 12 ] L’ACTEUR DE L’IMMOBILIER EN CHIFFRES
[ 14 ] OBJETS TENDANCE
D ESIGN
[ 16 ] L’actu ECAL
[ 42 ] Emmanuelle, un fauteuil nommé désir
[ 46 ] Vincent Mazenauer
LITTÉRATURE
[ 18 ] Christian Gallimard
BIEN DE PRESTIGE
[ 28 ] Villa Dubochet, Clarens
INTERVIEW
[ 32 ] Felipe Pantone
[ 38 ] Simon Berger
[ 44 ] Agnès Comar
[ 48 ] Olivier Courtin
5
8
2 3
Vacheron Constantin et Le Louvre
HORLOGERIE
[ 52 ] Vacheron Constantin s’offre le Louvre comme partenaire
Cette année, c’est le lit Miloe de la designer polonaise Natalia Kędzierska qui a conquis le jury du Elite Design Award. Inspiré des vêtements asiatiques, il est un chef-d’œuvre de délicatesse. Ses détails « Haute Couture » et la simplicité de sa forme sont sublimes et délicats. Il est à admirer dès à présent dans l’une des nombreuses boutiques Elite présentes à travers toute la Suisse ainsi qu’à Paris, Milan et désormais Shanghai.
La maison suisse Elite, spécialisée dans la fabrication de lits et matelas haut de gamme soutient le savoir-faire et l’innovation en proposant à des créatifs de réinventer la forme du lit, pièce maîtresse de la chambre à coucher. Les inscriptions pour la 6ème édition du concours Elite Design Award dont le thème est « Less is more » sont possibles sur www.elitedesignaward.ch
Dès 10’500 CHF pour un lit de 180cm (sommier + tête de lit ; sans tissu)
TEXTE [[[ Chantal de Senger
LE COUNTRY CLUB GENEVA FAIT PEAU NEUVE
Racheté par David Lloyd en 2020, le Country Club situé à Bellevue fait peau neuve. Les membres bénéficieront d’une salle de sport ultramoderne, de trois nouveaux studios de fitness, d’une piscine intérieure chauffée de 25 mètres et deux bassins pour enfants. L’établissement proposera également un nouveau spa dès le premier semestre 2023. Les membres pourront profiter de trois courts de padel ainsi que de 8 courts de tennis dont un en terre battue. Avec la possibilité de croiser des professionnels tels que Stan Wawrinka ou encore Garbiñe Muguruza qui s’y entraînent régulièrement. Le restaurant du club a également été repensé avec une carte qui fera le bonheur des gourmets. www.davidlloyd.ch
3ÈME BIENNALE DU PARCOURS he ART@GENEVA - UN TREMPLIN POUR LES JEUNES ARTISTES
Jusqu’à fin octobre, la 3ème édition du parcours heART@geneva valorise le talent d’une vingtaine de jeunes artistes. Leurs œuvres et celles d’autres artistes de renommée internationale créent un dialogue artistique avec des sites emblématiques au cœur de Genève tels que L’Abri-Madeleine où l’on retrouve les œuvres du Lausannois Alex Howling et La Maison Tavel qui expose le travail du résident genevois Denis Savary. Plus d’infos sur www.heartgeneva.ch
ACTU
ART DE VIVRE
TEXTES [[[ Chantal de Senger
UN GANT POUR LA PEAU, LA PLANÈTE ET LES FEMMES AFGHANES
Comment remplacer 3000 rondelles de coton par année tout en soutenant les femmes afghanes ? C’est l’objectif de Babette Keller Liechti, fondatrice de Keller Trading et KT Home qui a lancé un gant démaquillant qui s’utilise uniquement avec de l’eau. Cinq modèles sont proposés pour les différentes catégories de peau. L’entrepreneure ambitionne de vendre 500’000 gants (prix moyen de 20 francs) en douze mois afin de reverser 50% des revenus de ses ventes à Médecins sans frontières dont le projet est de soutenir une maternité dans la province de Khost, en Afghanistan. Plus d’infos sur www.togetherinagesture.com
Maison II de Denis Savary (2021)
VIVEZ UNE EXPÉRIENCE UNIQUE EN IMMERSION GRÂCE À DREAMSCAPE
Il s’agit d’un rêve pour beaucoup, l’entreprise Dreamscape l’a réalisé. Celui d’être projeté dans un monde fantastique grâce à la réalité virtuelle. Installée au sous-sol de Confédération-Centre, l’entreprise fondée à Genève, mais détenue aujourd’hui en partie par des investisseurs hollywoodiens dont Steven Spielberg, propose ainsi trois expériences: celle de s’immerger dans la Genève de 1850, et celles de deux films à succès: Alien Zoo et Dragons. Vent, bruits, sol qui vibre, chat qui miaule et qu’il faut caresser, tout y est pour s’y croire. Studios Dreamscape Geneva, Confédération-Centre.
Plus d’informations sur www.dreamscapegeneva.com (tarif: 25 fr. la séance d’environ 15 min)
L’ACADÉMIE DU LUXE
OUVRE EN SUISSE ROMANDE
Après Paris, Dominique Harnois lance l’Académie du luxe à Montreux, une structure de formation continue dédiée aux professionnels du luxe et aux amateurs passionnés. L’idée de l’experte en gemmologie qui a plus de 37 ans d’expérience dans le secteur du luxe : offrir une formation personnalisée et sur mesure aux professionnels des secteurs de la joaillerie, de l’horlogerie, de la mode, de la maroquinerie, de la parfumerie, de la lunetterie ou encore de la gastronomie. L’Académie du luxe propose plusieurs formations certifiées Qualiopi en français ou en anglais.
Plus d’infos sur www.academieduluxe.com
LA FONDATION MAEGHT EXPOSE LA COLLECTION
ABSTRAITE DE LA FONDATION GANDUR POUR L’ART
Jusqu’au 20 novembre, la collection d’art abstrait de la Fondation Gandur pour l’art fait l’objet d’une exposition majeure à la Fondation Marguerite et Aimé Maeght à SaintPaul-de-Vence. L’exposition fait la part belle à l’art non-figuratif de la seconde moitié du XXe siècle. Avec plus d’une centaines d’œuvres exposées, les visiteurs peuvent découvrir les tendances qui ont bousculé la scène artistique parisienne des années 1950 aux années 1980. Cette dernière a contribué à renouveler radicalement l’expression picturale du monde après-guerre. Au cœur de l’abstraction, collection de la fondation Gandur pour l’art, Fondation Maeght, 623, chemin des Gardettes, Saint-Paul-de-Vence. www.fondation-maeght.com, www.fg-art.org
Elisabeth
LA 4 e ÉDITION DU SALON DU DESIGN
SE TIENDRA DU 5 AU 6 NOVEMBRE
AU PAVILLON SICLI À GENÈVE
Après une pause de deux ans, le Salon du design revient à Genève au Pavillon Sicli. Inauguré en 2017, le Salon du design de Genève s’est rapidement établi comme l’un des plus beaux salons du design vintage d’Europe. Spécialisé en design du XXe siècle, l’événement accueillera une trentaine d’exposants qui proposeront des pièces authentiques des années 1900 à 1990. L’occasion idéale de chiner des pièces de Gino Sarfatti, Alvar Aalto, Paavo Tynell, Ettore Sottsass ou encore Finn Juhl. Pavillon Sicli, centre culturel, Rte des Acacias 45, 1227 Genève
UNE NOUVELLE ENSEIGNE GENEVOISE FAIT LA PART BELLE AUX ARTISTES ET À L’ARTISANAT ITALIEN
Des sneakers haut de gamme pour femme et homme, conçues à Genève et fabriquées en Italie avec un cuir de veau de qualité, des lacets trempés dans la cire pour leur donner plus de résistance, une semelle qui mémorise la forme du pied et des coutures intérieures cachées pour plus de confort et d’esthétique. C’est ce que vous trouverez chez Maison Kargani, une enseigne lancée en 2021 par Karim Malik Sbih. Le Genevois a voulu rendre hommage à l’artisanat italien, mais pas seulement. Il met également en avant des artistes à l’avenir prometteur qui peignent sur des «carrés en soie» pour en faire des « œuvres d’art » à porter de différentes façons. www.maisonkargani.com
ACTU
ULALAND VEUT RELANCER LA MODE DES CHAPEAUX
Pourquoi ne pas exprimer sa personnalité en arborant un chapeau ou un béret typique basque ? Ulaland, créée à Lausanne en 2021 par Usua Landa, met en avant le travail artisanal de petits fabricants espagnols et basques. La marque propose des pièces qui s’adaptent à toutes les garde-robes grâce à des rubans interchangeables, créant un look différent pour chaque occasion. Ulaland propose une collection de 9 modèles de chapeaux en feutre 100% laine brodés main et 3 modèles en paille haut de gamme. Prix environ 400 francs. www.ulaland.shop.
STÉPHANE BONVIN
[[[ SERGE GUERTCHAKOFF
Avant d’introduire avec succès son groupe Investis en bourse le 30 juin 2016, le Valaisan Stéphane Bonvin avait cofondé avec 2007 Patrimonium Swiss Real Estate avec Christoph Syz et Daniel Heine. Ces deux anciens partenaires viennent en août de lui racheter ses parts dans Patrimonium Asset Management. Il a poursuivi sa carrière en fondant en 1996 la Compagnie Foncière de la Cité, puis commence à acquérir ses premiers bâtiments, tout d’abord à Genève, ensuite sur Vaud. Tout s’accélère en 2011 lorsqu’il rachète la Régie du Rhône à Enrique Ortiz et Bernard Riondel. Sur sa lancée, il enchaîne avec l’acquisition de la plus grande régie de Crans-Montana (sa commune d’origine) en octobre 2013 : Valaisia. Puis en 2014, il s’empare de Privera, un prestataire immobilier intégral, actif dans le facility management. Une fois l’IPO réussie, il a multiplié les acquisitions immobilières et leurs réévaluations avec l’appui de CBRE, tout en cédant les activités de régie et en prenant des parts dans quelques startups (dont Neho, Batmaid et Flatfox).
55
Age
3
Fils 2016
Introduction en bourse d’Investis au prix d’émission de 53 francs l’action (elle en vaut environ 100 francs actuellement)
77.33%
La part d’Investis qu’il possède (représentant un peu plus d’un milliard de francs)
1.735
La valeur actuelle en milliard du parc immobilier détenu par Investis
200’000
Le nombre de visiteurs venus surfer (ou non) à Alaïa Bay à Sion (le groupe Alaïa, soutenu par Stéphane Bonvin, a également construit Alaïa Chalet à Lens et Alaïa Lodge à Crans-Montana)
EMPLOYÉS
APPARTEMENTS
IMMEUBLES
TEXTE
AU TRAVAIL
[[[ Sylvie Bernaudon
Le mois de septembre est synonyme de rentrée. Et avec elle vient l’envie d’aménager un coin bureau qui soit à la fois pratique et stimulant. Minimaliste, vintage ou ultradesign, l’espace bureau se décline à la guise de chacun. Découvrez notre sélection de meubles et d’accessoires pour créer un espace qui stimulera votre esprit.
2 ] [ 1 ]
ORGANISATEUR DE BUREAU ARRANGE, MUUTO
Le studio suisse de design BIG-GAME propose un organiseur qui remettra de l’ordre sur votre bureau avec élégance. Avec ses plateaux en plastique 100% recyclé et ses couvercles en liège ou en aluminium, Arrange propose une perspective durable au rangement moderne. Disponible en 2 déclinaisons.
Fr. 91.-. www.smallable.com
BUREAU COMPAS DIRECTION, VITRA
Dès les années 30, le designer français Jean Prouvé affirme la particularité de sa démarche : fabriquer des meubles en série sur des machines industrielles. L’acier se retrouve dans la plupart de ses créations, à l’instar du bureau Compas Direction qu’il crée en 1953. Les pieds métalliques fins et ouverts en diagonale évoquent un compas d’écolier. Avec ses dimensions compactes, ce bureau est idéal dans une pièce de vie, une entrée ou une chambre à coucher. A partir de Fr. 2730.-. www.vitra.com
[ 3 ]
CHARGEUR SMARTPHONE SANS FIL AVEC STÉRILISATEUR
Oblio est une station de charge à induction au design unique et élégant en forme de vase qui permet également d’éliminer les virus et bactéries lorsque votre smartphone est en charge. Conçu pour désinfecter une seule surface à la fois, il vous suffit de retourner votre téléphone et de l’exposer pendant 20min pour bénéficier d’une stérilisation complète à 360°. Son design en forme de vase vous permet de vous déconnecter de votre smartphone et ainsi de garder vos yeux éloignés de l’écran pendant qu’il se recharge et est stérilisé.
EUR 79,90 www.lexon-design.com
[ 4 ]
CARNET
DE PAPETERIE, GALLIMARD
Le groupe d’édition français propose une collection de carnets autour du graphisme de la collection mythique Blanche de Gallimard et des titres emblématiques de la littérature. Chaque carnet s’ouvre par une citation extraite de l’œuvre dont il est le reflet, signée du nom de l’auteur, et qui se termine par un rappel de l’histoire de la collection Blanche sur un marque-page glissé à l’intérieur. Environ Fr. 30.-. www.fnac.ch
TEXTE
AIMANT À TROMBONES CHIP, ALESSI
Chip décore le bureau tout en étant ultrapratique. Il s’agit d’un porte-trombones en forme de petit oiseau conçu par le designer Rodrigo Torres pour Alessi. Les aimants dont il est composé lui permettent de retenir les trombones qui ressemblent ainsi à de petites plumes. Très gracieux, Chip n’en est pas moins solide et peut donc aussi vous servir de presse-papier.
Fr. 56.-.
www.ch.alessi.com
BUREAU PAVILION, & TRADITION
Pour créer leur collection Pavilion, le duo de designers primés Anderssen & Voll s’est inspiré de l’emblématique pavillon Langelinie qui surplombe le front de mer de Copenhague. La collection Pavilion se caractérise par une esthétique légère et lyrique et des ligne gracieuses et aériennes. Conçu au début de la pandémie, le bureau Pavilion a pris en compte les exigences du travail à domicile avec cette version dotée d’un panneau arrière protecteur, qui entoure le bureau pour créer un environnement intime.
CHF 1’499.www.pfister.ch
BUREAU LOCHNESS, CAPPELLINI
Conçu par Piero Lissoni pour Cappellini, Lochness est un bureau avec commode à droite ou à gauche réalisé avec une base en métal et des rangements laqués ou en bois. Il se distingue par sa fine épaisseur qui rend sa ligne extrêmement graphique. Il incarne parfaitement l’élégance à l’italienne. Disponible en deux dimensions et deux couleurs.
A partir de Fr. 7800.-. www.madeindesign.ch
FAUTEUIL ABOUT A CHAIR, HAY
Doté d’une base à roulettes à cinq pieds, le fauteuil AAC 155 de Hay combine la haute fonctionnalité d’un fauteuil de travail avec un confort optimal et une esthétique moderne. Conservant le même haut dossier et la même assise généreuse qui caractérisent la série, la base est conçue avec un mécanisme d’inclinaison et un vérin à gaz qui permet de régler la hauteur de l’assise. La coque est disponible dans une variété d’options de rembourrage, offrant une multitude de combinaisons de design. Fr. 1263,90.-. www.uniquementvotre.ch
Trois horloges réalisées par des étudiants en design de l’ECAL et conçues par la manufacture L’Epée 1839 rendent hommage aux différents moyens de transport.
DES HORLOGES QUI VOUS FERONT VOYAGER
TIME FLIES
TIME FLIES rend hommage à l’une des plus brillantes inventions jamais réalisées : l’avion. Celle-ci a marqué le siècle dernier dans nos désirs d’exploration et a changé à jamais notre aptitude à voyager. Les heures et les minutes s’affichent via des chiffres tampographiés sur de grands disques en acier inoxydable. L’architecture du mouvement 8-jours reproduit le concept de base d’un véritable avion.
Juliette Lefèvre
TEXTE [[[ Chantal de Senger
HOT BALLOON
Margo Clavier
Cette horloge mécanique en forme de montgolfière est l’interprétation rêvée du voyage et de l’aventure. La nacelle permet de remonter le mouvement ; le foyer sert à l’échappement, la flamme devient l’indicateur de l’heure. C’est la première horloge mécanique que l’on peut suspendre au plafond.
Cette sculpture cinétique est à la fois une voiture de course à l’allure vintage et une horloge moderne. Dans le cockpit, le volant de la voiture permet le réglage de l’heure, tandis que le mouvement mécanique est remonté en déplaçant les roues en marche arrière pour fournir l’énergie durant 8 jours.
CHRISTIAN GALLIMARD FÊTE LES 30 ANS DE
MAX ET
TEXTE [[[ Chantal de Senger
LILI
Après avoir développé plusieurs lignes de produits dérivés et créé son propre système de distribution, Calligram, maison d’édition des Max et Lili, se tourne vers l’international. Son Christian Gallimard , revient sur les particularités de
’Cdu même nom. Proches de la rive, des cabanons font office de bureaux. C’est là que cinq employés travaillent à faire tourner la société Calligram qui fête, cette année, ses 30 ans tout comme les ouvrages Max et Lili qu’elle édite. Max et Lili Ce sont ces petits livres destinés aux enfants qui traitent de thématiques de société telles que le harcèlement, le racisme, le divorce, l’alcoolisme, l’écologie, ou encore la guerre en Ukraine. Ces ouvrages sont, en quelque sorte, des clés de communication pour les parents. C’est d’ailleurs le scandale de l’affaire Dutroux en Belgique qui a fait décoller la collection en 1996. « Il n’existait aucun livre sur la pédophilie à ce moment-là, explique Julia Vernier, éditrice chez Calligram. Le numéro 16 de Max et Lili – Lili a été suivie – a permis d’expliquer ce danger aux enfants, tout en rassurant les parents. » « Le développement de Calligram s’est toujours fait en écho aux circonstances de la vie, ajoute Christian Gallimard. Et puisque j’ai une âme d’entrepreneur, j’ai toujours saisi ces opportunités. » Ainsi, lorsque les attentats du Bataclan ont terrorisé la France entière, les éditeurs scolaires ont
souhaité reproduire des extraits des Max et Lili sur le vivre ensemble pour expliquer aux élèves l’importance de la tolérance religieuse et de la laïcité. Cela a encouragé la maison d’édition à publier des manuels scolaires et à créer Calligram Education. Suivront des cahiers de vacances et des cahiers de soutien.
Christian Gallimard, 77 ans, a longtemps travaillé pour l’entreprise familiale avant de lancer sa propre maison d’édition il y a tout juste trente ans. C’est lui qui a impulsé l’autonomie de la maison Gallimard en se séparant de la diffusion Hachette au début des années 1970. Il est aussi à l’origine, en 1971, de l’outil logistique indépendant de distribution. Après des études d’économie et des séjours à Oxford puis aux Etats-Unis, il comprend, à la fin des années 1969, que l’informatique sera la réponse aux problèmes du futur. « J’ai réalisé que tout allait deux fois plus vite et coûtait deux fois moins cher grâce à l’informatique. » A ce moment-là, les Etats-Unis ont une génération d’avance sur la France. En 1992, après avoir quitté l’entreprise familiale pour cause de désaccord avec son père qui dirige alors le groupe Gallimard, il lance Calligram en Suisse avec son épouse Pascale. « Mon premier investissement fut un ordi-
nateur. » Il engage Dominique de Saint Mars comme scénariste et Serge Bloch comme illustrateur. L’idée, au départ, est de publier 52 titres de Max et Lili. On en comptabilise 130 aujourd’hui, avec un rythme d’environ trois numéros par année. Christian Gallimard ne donne pas son chiffre d’affaires mais affirme vendre 1,2 million de livres annuellement. Depuis le lancement de l’entreprise, ce sont 22 millions d’exemplaires qui ont été vendus. Chaque numéro est réédité chaque année selon la demande, évitant les stocks superflus.
« L’AVENIR EST AU DIGITAL »
Ce qui fait la particularité du petit-fils du fondateur de la maison d’édition parisienne, c’est son obsession de vouloir tout contrôler. Notamment l’édition, la distribution et le développement de tous les produits dérivés et les produits scolaires labélisés « Max et Lili », tout en restant indépendant. A partir de 2019, il en a «marre de réparer les conneries des grands distributeurs. Je me suis dit que je ne pouvais pas rester dans ce schéma-là. Soit je vendais l’entreprise, soit je changeais tout.» Avec son tempérament, il décide de tout changer en modifiant son système de distribution. « En France, nous avons analysé toute l’informatique des grandes surfaces pour créer des interfaces pour les achats, l’opérationnel, le transport et la comptabilité. Tout a été géré grâce à l’informatique. » Même si Calligram baisse son chiffre d’affaires – de 1,5 million à 1,2 million – la maison d’édition économise aujourd’hui sur les frais de distribution et les frais commerciaux. Il y a peu, Calligram a également lancé une plateforme de vente en ligne. En mars, elle s’est lancée en Italie. « Là aussi, nous contrôlons tout. Nous sommes aujourd’hui un éditeur italien. » Last but not least, la « petite entreprise » se lance aujourd’hui dans un nouveau concept de livres audiovisuels avec son et images à lire sur smartphone, le « webcastoon ». Le premier ouvrage audiovisuel traitera du harcèlement et sera traduit dans plusieurs langues, dont le mandarin.
« L’avenir est au digital sous toutes ses formes. Nous voulons ainsi devenir un véritable centre de création et non plus une simple maison d’édition. »
« L’AVENIR ES T AU DIGITAL SOU S TOUTES SES FORMES. NOUS VOULONS AINSI DEVENIR UN VÉRITABLE CENTRE DE CRÉATION ET NON PLUS UNE SIMPLE MAISON D’ÉDITION. »
Qu’en est-il de lever le pied un jour ? « A l’occasion de nos 30 ans, nous ne regardons pas le passé. Au contraire, nous nous posons la question: que va-t-il se passer ces 30 prochaines années ? A la question d’une vente possible de l’entreprise ? Si je vends un jour, je ne vendrai pas à une maison d’édition française. car elles fonctionnent toutes de manière archaïque... » Et bien entendu, il dit cela sans rancune envers sa famille, toujours propriétaire de Gallimard à Paris.
LE PARADIS DES PARADOXES
TEXTE [[[ Michel Bloch, Chantal de Senger et Serge Guertchakoff
Malgré un prix du mètre carré parmi les plus élevés du monde, la Principauté attire toujours autant. Pour étoffer son offre immobilière, Monaco s’étend une sixième fois sur la mer avec le projet Mareterra .
«On se rend à Monaco, car on s’y sent bien.... et parce que l’on trouve ce que l’on vient y chercher », explique Guy Antognelli. Depuis plus de cinquante ans, « la petite ville du bord de mer est dans une perpétuelle dynamique », ajoute le directeur du Tourisme et des Congrès de Monaco. Que ce soit au niveau culturel, artistique, sportif ou encore événementiel, cette effervescence contribue à sa notoriété mondiale et accentue son attractivité. Sans oublier la sécurité qui constitue un atout majeur ! »
MONACO
Avec à peine 40’000 habitants, Monaco, qui est le deuxième plus petit Etat du monde et le premier par sa densité, est effectivement continuellement sous le feu des projecteurs. Il est réputé mondialement pour ses casinos haut de gamme, son port de plaisance et ses giga yachts et son prestigieux Grand Prix de F1. Mais la ville-Etat est aussi considérée comme un eldorado pour les grandes fortunes qui apprécient sa douceur fiscale. En effet, la Principauté exempte d’impôts ses habitants en résidence principale. Mais ces derniers devront cependant dépenser une fortune pour se loger, le prix du mètre carré se situant en moyenne aux alentours de 60’000 francs et pouvant atteindre 100’000 francs. Rappelons qu’avec un peu plus de 1200 résidents installés à Monaco, la suisse est la cinquième nationalité la plus représentée dans la Principauté après la française, l’italienne, la britannique et la monégasque.
MONACO
Le Musée océanographique peut être privatisé et visité la nuit.
Michel Dagnino
Ainsi, Monaco est bien davantage qu’un « Rocher » qui fait la une de la presse à sensation. Monaco est aussi une ville culturelle, avec des musées – dont le plus connu est le Musée océanographique – et un Palais dont les grands appartements viennent tout juste d’être rénovés et peuvent être visités. Monaco, c’est également des parcs et jardins qui occupent 20% de sa superficie. Plus de 500 événements sont organisés chaque année, parmi lesquels des salons professionnels et des expositions (de Dali à Louboutin, en passant par Francis Bacon ou Giacometti). Mais aussi des événements sportifs tels que le Masters 1000 de Monte-Carlo, le Grand Prix de F1, le Grand Prix historique et le Grand Prix électrique (ePrix de Monaco). Sans compter tous les événements liés au football avec l’équipe de l’AS Monaco. Rappelons que ce club, racheté en 2011 par le milliardaire russe Dmitri Rybolovlev, a permis de découvrir des stars du football telles que Kylian Mbappé et avant lui Emmanuel Petit, Fabien Barthez ou encore Thierry Henry.
LE FUTUR ÉCOQUARTIER DE MARETERRA
Depuis plus de 150 ans, Monaco adapte son urbanisme à l’étroitesse de son territoire de 2 kilomètres carrés. La Principauté s’est développée six fois en s’étendant sur la mer. Le futur écoquartier permettra une augmentation de la superficie du territoire de 6 hectares qui s’ajoutent aux 50,7 hectares développés sur la mer depuis 1907 (lire l’encadré). « La Principauté a adapté son urbanisme à l’exiguïté de son territoire, ce qui l’a conduit à s’étendre progressivement sur la mer », confirme Jean-Luc Nguyen, directeur des Travaux publics à Monaco.
Vue sur Fontvieille et le Rocher
Le chantier du projet Mareterra
Lobby de l’Hôtel Métropole Monte-Carlo
Michael Alesi Stephane
Initié en 2013, le futur quartier écoresponsable Mareterra est en cours de réalisation. Trois cabinets internationaux sont impliqués dans cette création : Michel Desvigne Paysagiste, Valode et Pistre Architectes (chargés de la création des résidences du Jardin d’eau, des villas et des townhouses), et Renzo Piano Building Workshop (qui conçoit le quartier du port et le grand immeuble « Le Renzo » qui comprendra 47 appartements traversants de 450 m2 en moyenne, 350 m2 au minimum).
A terme, 5 immeubles et 14 villas au bord de l’eau, soit 60’000 m2 de logements de luxe doivent y voir le jour. A cela s’ajouteront un parc public d’un hectare, des immeubles offrant à la fois des bureaux et des commerces, l’extension de près de 6000 m 2 du Centre de congrès et d’expositions Grimaldi Forum (actuellement 75’000 m2 sur six niveaux), un port de plaisance d’une trentaine d’anneaux, ainsi que de larges espaces publics (dont la piscine Princesse-Charlène) et la place Princesse-Gabriella où sera réinstallée la sculpture monumentale d’Alexander Calder. « Ce sera le quartier le moins dense de Monaco et le plus vert en pourcentage de surfaces », a récemment déclaré Guy-Thomas Levy-Soussan, administrateur délégué de la société SAM L’Anse du Portier, chargée de la réalisation de cette extension. Cela représente un investissement d’environ 2 milliards d’euros. La vente des biens immobiliers qui seront construits sur l’extension va générer des recettes de TVA pour la Principauté estimées à 700 millions d’euros.
Le quartier intégrera une gestion énergétique responsable. Près de la moitié de sa consommation énergétique sera produite par des panneaux photovol -
« ON SE REND À MONACO , CAR ON S’ Y SENT BIEN »
taïques qui assureront également 80% de l’éclairage public. Par ailleurs, un réseau thermique utilisant l’eau de mer pour réchauffer les bâtiments en hiver et les refroidir en été sera construit.
ENTRE BELLE ÉPOQUE ET MODERNITÉ
« Monaco a connu de nombreuses influences », explique Séverine Canis-Froidefond, chargée de l’Urbanisme et de la Mobilité au sein du gouvernement monégasque. Le résultat est « une architecture mêlant classicisme, Belle Epoque et modernité ». Les visiteurs sont en effet interpellés par cette diversité. Rien de commun entre le quartier du Rocher où se situe le Palais Princier, celui de la Condamine avec ses rues commerçantes, ses maisons traditionnelles et ses commerces historiques. Ou encore le quartier du Carré-d’Or, centre historique nommé Monte-Carlo, avec son casino, ses boutiques de luxe et le célèbre Hôtel de Paris dont le bâtiment a été inauguré en 1864. L’établissement, qui a « contribué à écrire l’histoire de la Principauté » selon son directeur général Yvan Artolli, abrite le célèbre restaurant Louis XV d’Alain Ducasse.
Fresque Victor Vasareli prise devant l’hôtel Fairmont
Isabelle Bloch
MONACO BY NIGHT
La Principauté n’est pas seulement réputée pour ses restaurants gastronomiques mais aussi pour ses bars branchés, ses clubs et ses restaurants trendy. Nobu, Buddah Bar, Cipriani, toutes ses enseignes qui font le bonheur des noceurs se sont installées à Monaco. Les habitants et touristes croisent régulièrement des stars de cinéma, des sportifs ou autres célébrités dans les restaurants de la ville, comme au Sass Café, situé en face de la mer, qui est, avec son patron Sassa, une institution à Monaco.
L’Hôtel Métropole Monte-Carlo organise des mariages sous l’eau avec la participation du quadruple recordman du monde d’apnée Pierre Frolla.
L’HISTORIQUE DES EXTENSIONS EN MER
C’est en 1907 qu’intervient la première extension de la Principauté. Elle porte sur 6,2 ha et touche la baie de Fontvieille à l’ouest. Ce premier développement reste le plus dense avec près de 250’000 m2 de surfaces utiles. La seconde extension sur la mer se situe sur l’autre versant du Rocher et transforme la rade de Monaco en port (1910-1914). Ce chantier permet de gagner 6,3 hectares. Il faut ensuite attendre 1960 pour qu’une troisième extension puisse démarrer, qui va durer dix ans, et s’opérer par étapes pour un gain total de 15 hectares. Entre 1966 et 1973, la quatrième extension sera la plus importante à ce jour : 23,2 hectares. Au total, Fontvieille 2 représente plus de 350’000 m2 utiles, soit 11% des surfaces utiles de plancher de Monaco. En 2002, l’extension du Port-Hercule représente 3,7 ha et a permis la création du nouveau Yacht-Club de Monaco. Enfin, la sixième extension est celle de l’Anse du Portier avec le projet Mareterra.
Découvrez une literie, au confort inégalé. Fabriquée en Suisse avec des matières naturelles, elle sera pour vous unique au monde...
Dormir sur un lit Elite, c’est un peu comme voyager en première classe : vous ne comprendrez la différence que lorsque vous en aurez fait l’expérience vous-même !
Goûtez à ce confort ; bienvenue dans nos boutiques Elite Gallery.
CLARENS
UNE VILLA DUBOCHET PLEINE
D’HISTOIRE
TEXTE [[[ Serge Guertchakoff
Il y en a très exactement 21. Situées à Clarens, elles sont toutes différentes, et pourtant... L’une d’entre elle est actuellement proposée à la vente, après avoir abrité un musée consacré à Paul Kruger, l’ancien président d’Afrique du Sud.
Voici maintenant huit ans que les propriétaires actuels, un couple de Suisses, ont racheté cette villa à des Britanniques. Auparavant, l’Afrique du Sud a longtemps possédé cette demeure. Il faut dire que le président Paul Kruger y est décédé en exil en 1904. Ce dernier était président des Boers regroupés au sein de la République du Transvaal qui perdit la guerre contre la Grande-Bretagne. En mai 1902, un traité de paix est signé entérinant la défaite des Boers et l’annexion définitive du Transvaal et de l’État libre d’Orange à la couronne britannique. Malade, Kruger finira ses jours dans la villa N°17 Dubochet à Clarens. En fait, il n’y a vécu que sept semaines. Néanmoins le gouvernement sud-africain a longtemps tenu à y conserver le souvenir de luttes héroïques. On pouvait y voir la chambre à coucher de l’indomptable vieillard, ainsi que de nombreux documents sur la guerre des Boers (1899-1902).
Qui était Dubochet, l’homme à l’origine de ce quartier unique en Suisse à Clarens ? Emmanuel-Vincent Dubochet (1796-1877) est parti à l’âge de 20 ans de Montreux
en sabots et y est revenu bien plus tard en ayant fait fortune à Paris. « D’abord employé de banque, il aurait spéculé sur des cargaisons achetées au Havre et revendues avec un gros bénéfice. Puis il devint administrateur d’une société en plein essor et obtint pour elle le monopole de l’introduction de l’éclairage au gaz dans les rues de Paris. Il joue encore un rôle essentiel dans la construction des lignes des chemins de fer du Simplon et de Paris-Strasbourg. » (Source : L’histoire d’un village… Clarens ; André Chaney et Albert Gonthier ; juin 2001).
UN ENSEMBLE DE PAVILLONS À LOUER
Quand il rentre au pays, il doit avoir 65 ans et n’a pas eu d’enfant. Il commence par réaliser son rêve : se faire construire un château. Nous sommes en 1864, ce sera le château des Crêtes, un édifice de 18 pièces équipées chacune d’une cheminée. « Afin d’empêcher la réalisation d’un projet d’usine de chocolat qui nuirait au cadre idyllique
Entièrement refaite, la cuisine de cette demeure est dotée des équipements les plus modernes.
villa est située à quelques pas du lac Léman.
de sa résidence, Emmanuel-Vincent Dubochet acquiert de l’Etat une vaste parcelle sur la rive droite de la Baye, limitée par le lac et la route cantonale. Dubochet décide d’édifier un ensemble de villas à louer. » (Source : La « Cité Dubochet » à Clarens ; Joëlle Neuenschwander Feihl ; avril 2002) Cette idée lui aurait été suggérée par les hôteliers de la région auprès desquels il avait pris conseil. Ces derniers s’étaient en effet rendu compte qu’une partie de leur clientèle souhaitait mener une vie mondaine que l’hôtel, même de première classe, n’offrait pas. » Le projet de Dubochet s’inscrit dans une conjoncture économique très favorable, conséquence de l’arrivée du chemin de fer à Montreux en 1861. Les touristes affluent et l’offre d’hébergement augmente fortement.
L’ŒUVRE D’UN PROCHE DU BARON HAUSMANN
Emmanuel-Vincent Dubochet confie le plan de réalisation de l’ensemble à l’ingénieur Alphonse Alphand, à ce moment-là directeur des Travaux de Paris et proche du baron Hausmann. Les plans des villas sont l’œuvre de l’un des principaux collaborateurs d’Alphand, l’architecte Emile Hochereau. Cependant l’exécution du projet et la direction du chantier sont assurées par l’architecte veveysan Louis Maillard. Malheureusement pour Emmanuel-Vincent Du-
bochet, il décède en octobre 1877, soit quelques mois avant l’achèvement de ce quartier de villégiature destiné au gotha. Ce type d’hébergement ne se rencontre en Europe que dans quelques villes de cure : Bohême, Carlsbad et Marienbad en Tchéquie, par exemple.
La villa n°17 mise en vente par ses propriétaires est l’une de celles dont la parcelle est la plus grande (1806 m2). Comme ses voisines, sa construction s’est déroulée entre 1876 et 1878. Disposant d’une vue sur le lac imprenable, cette villa a été entièrement rénovée plusieurs fois, principalement en 2002, en 2014 et en 2017. Cela étant, tout est d’origine, les parquets, les plafonds et les fenêtres. Cela représente 350 m2 habitables répartis sur trois niveaux, soit six chambres et six salles de bains.
De style toscan, la maison combine crème et brique. Lorsqu’il rachète cette demeure en 2014, l’actuel propriétaire décide tout d’abord de l’aménager à nouveau en un petit hôtel, ce qu’elle avait été de 1998 à 2002 sous le nom « Villa Kruger ». L’ancienne chambre du président sud-africain, au rez-de-chaussée, a récemment été transformée en petit salon.
Prix de vente: 9,9 millions de francs Pour plus d’informations, contacter l’agence Barnes.
La
«
DE LA SCÈNE DU GRAFFITI , J’EN AI
CONSERVÉ LE GOÛT DE LA LIBERTÉ »
FELIPE PAN
Avec ses œuvres qui paraissent toujours en mouvement et ses thèmes graphiques et colorés, Felipe Pantone est l’artiste qui monte. Issu de la scène du graffiti, l’ArgentinoEspagnol est à la base d’un univers apprécié des grands musées, des galeries et des marques de prestige.
Son esthétique se situe à l’intersection de Blade Runner et de Photoshop, a écrit le magazine Forbes au sujet de Felipe Pantone. Venu de la scène du graffiti, l’artiste de 36 ans se distingue par son sens du dynamisme, de la transformation et du mouvement. Basé à Valence, en Espagne, c’est le designer qui monte actuellement. Son travail a été exposé dans des institutions internationales prestigieuses telles que le Long Beach Museum aux Etats-Unis ou le Palais de Tokyo à Paris. Il affiche à son palmarès diverses associations avec des marques prestigieuses (Puma, Poltrona Frau, Trinidad Rugs, Alpine, Hennessy). La dernière collaboration en date le plonge dans l’univers de l’horlogerie helvétique, par le biais d’un nouveau projet réalisé pour Zenith, après une première édition en 2021. Ce créateur discret qui n’a jamais montré son visage au public répond aux questions de PRESTIGE.
TEXTE [[[ Claire Schmidt
PAN TONE
Le nom de Pantone, pseudonyme de l’artiste, évoque la couleur, en écho aux infinies variations du fameux nuancier.
Felipe Pantone, pour quelle raison avez-vous choisi de ne pas montrer votre visage sur vos portraits photos ?
Ce n’est pas un choix personnel, mais la façon de faire de tous les graffeurs. J’ai commencé à peindre dans la rue lorsque j’étais enfant. Dans cette scène, personne ne montrait son visage ou ne révélait son identité. Nous voulions exister uniquement grâce aux traces que nous laissions sur les murs, avec nos sprays. Avec le temps, j’ai conservé cette habitude.
En effet, vous avez commencé votre carrière artistique à l’âge de 12 ans en faisant des graffitis. Qu’avez-vous appris de cette forme d’expression ?
Le graffiti m’a permis de travailler en toute indépendance et à être libre. Encore aujourd’hui, je choisis ce qui me plaît, indépendamment des réactions du grand public, du marché commercial ou de tout organisme institutionnel. L’art du graffiti se doit d’exclure les influences extérieures. C’est ainsi qu’on en fait un médium crypté et authentique, sans complaisance.
Les machines et les algorithmes sont de plus en plus présents dans notre quotidien. Comment cela se traduit-il dans votre art ?
Selon moi, tous les supports et toutes les techniques devraient pouvoir être utilisés par les artistes. Je trouve absurde de se limiter aujourd’hui à des procédés datant du XVe siècle comme la peinture à l’huile, alors que de nouvelles technologies apparaissent constamment et permettent de rendre compte de la modernité.
Vous créez des logiciels qui produisent eux-mêmes les formes et les couleurs. Pourquoi préférezvous passer par le développement informatique plutôt que de dessiner directement les motifs ?
J’ai étudié les Beaux-Arts et j’ai toujours dessiné sur papier. Néanmoins, je trouve le dessin sur ordinateur plus efficace. C’est pour cela que beaucoup de mes peintures commencent par un dessin numérique.
Pourquoi est-il important pour vous que le spectateur puisse jouer avec votre travail et manipuler les œuvres, comme durant votre dernière exposition qui a eu lieu cet été à Tokyo ?
Par le passé, l’information et les messages n’allaient que dans un seul sens, soit de l’auteur littéraire au lecteur, de la radio à l’auditeur, de la télévision au té -
↑ Dans l’exposition Manipulable qui s’est tenue ce printemps à Tokyo, Felipe Pantone invitait le public à toucher et modifier les œuvres.
→ A Monterrey, au Mexique, Felipe Pantone a créé cette fresque colorée qui fait danser l’eau de la piscine.
«
LE TOU CHER ME SEMBLE ÊTRE UN MOYEN TRÈS EFFICACE DE CONNECTER LE
PUBLIC AVEC LES ŒUVRES , AU-DELÀ DU VISUEL. »
léspectateur, et de l’œuvre d’art au public. La décennie actuelle se caractérise par une information qui circule dans toutes les directions. Nous réagissons aux tweets de nos auteurs préférés, nous composons et écoutons nos propres playlists, nous regardons et créons nos propres contenus
audiovisuels... Pourquoi l’art serait-il différent ? Pourquoi ne pas inviter le public à intervenir dans les œuvres, à en faire partie et à avoir le dernier mot ? Le toucher me semble être un moyen très efficace de connecter le public avec les œuvres, au-delà du visuel.
Votre travail se situe à l’intersection de la technologie et des Beaux-Arts. Qu’est-ce qui vous plaît dans ce créneau ?
J’aime l’idée d’utiliser les technologies de mon temps pour faire de l’art. Je pense que les techniques artistiques traditionnelles ne sont pas loin d’être épuisées mais qu’il y a beaucoup de dimensions passionnantes à explorer dans les nouvelles technologies.
Cet automne, vous signez une collaboration avec la marque horlogère suisse Zenith. Qu’est-ce qui a inspiré cette œuvre ?
Cette nouvelle pièce est une véritable exploration en termes de matériaux et de possibilités. Ce projet s’inspire notamment de Planned Iridescence et
Dans la série Planned Iridescence, Felipe Pantone joue avec les reflets de la lumière.
UN FRUCTUEUX PARTENARIAT AVEC ZENITH
Cet automne, le public pourra découvrir la dernière collaboration que Felipe Pantone a réalisée en association avec la marque horlogère Zenith. Cette association de talents a déjà débouché sur différents projets spectaculaires. En 2020, Felipe Pantone a conçu une œuvre combinant une gamme de couleurs saisissantes avec des graphiques numériques, couvrant toute la façade du bâtiment principal de la Manufacture Zenith. Ce rapprochement entre un horloger historique et un artiste contemporain est une première pour une manufacture horlogère, dont les locaux sont situés au Locle, site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Felipe Pantone a aussi participé au développement de la DEFY 21 Double Tourbillon. En 2021, Zenith fait à nouveau appel à lui pour élaborer le joyau qui sera mis aux enchères lors de la vente caritative de la biennale Only Watch.
« IL E XISTE DES APPLICATIONS FASCINANTES DANS LE MONDE DE L’HORLOGERIE . »
d’autres séries que j’ai créées. Il existe des applications fascinantes dans le monde de l’horlogerie. Nous avons réalisé un hologramme sur un cadran en saphir qui génère une iridescence radiale. J’en suis particulièrement fier.
Quels sont les designers et les artistes qui vous ont influencé ?
Vous sentez-vous proche d’un mouvement particulier ?
Je me sens proche de l’art cinétique. Je suis avant tout influencé par mes contemporains, non seulement dans le monde de l’art, mais aussi dans le design, le graffiti, la philosophie et la technologie.
Pourriez-vous décrire en quelques mots la scène espagnole du design et expliquer son dynamisme actuel ?
Valence vient d’être nommée capitale mondiale du design par la World Design Organization. Je pense que cette région est riche d’une tradition forte. Valence a beaucoup d’avenir en termes de design et d’art. C’est une très bonne période pour la scène espagnole en général.
Vous aviez l’habitude de dire : « La couleur n’existe que grâce à la lumière, et la lumière est la raison pour laquelle la vie existe. » Pouvezvous nous raconter une anecdote qui décrit ce que vous ressentez à propos de la lumière ?
En tant qu’artiste visuel, j’ai toujours eu un intérêt particulier pour le fonctionnement de la lumière. En 2015, j’ai eu une révélation psychédélique en regardant une lampe où j’ai senti la lumière se briser. Plus tard, l’universitaire Juan Peiró m’a recommandé le livre du physicien Arthur Zajonc, Capturing Light, qui m’a aidé à comprendre beaucoup de choses sur la lumière, de la physique au symbolique.
Quels sont les projets qui vous attendent ces prochains mois ?
Je suis heureux de devoir m’atteler au travail en studio pour des expositions prévues à Los Angeles, Londres et Shanghai. Je prépare quelques fresques pour d’autres villes. Et je travaille sur de nouvelles pièces pour le Configurable Art, le studio que j’ai créé pour la production et la distribution d’œuvres d’art.
UN VIRTU OSE DE LA COULEUR EN MOUVEMENT
D’origine argentine, Felipe Pantone (36 ans) a grandi dans le sud de l’Espagne. Après avoir commencé à faire des graffitis à l’âge de 12 ans, il a obtenu un diplôme des Beaux-Arts dans la ville espagnole de Valence, où se trouve aujourd’hui son studio. L’artiste connaît actuellement une reconnaissance internationale. Ses créations relèvent du psychédélisme fluo 2.0: un croisement des formes du graffiti remixées avec l’héritage de l’art optique et cinétique. L’art cinétique est un courant artistique qui propose des œuvres contenant des parties en mouvement qui englobent une grande variété de techniques et de styles qui se chevauchent.
L’expression « Art cinétique » est apparue pour la première fois au Musée du design de Zurich en 1961.
Dans ses sculptures, peintures murales et tableaux, des prismes dégradés de néons ou des formes géométriques entrent en collision avec des motifs optiques. Le créateur est issu de l’ère technologique où les enfants ont découvert les mystères de la vie sur internet. « La lumière et la couleur sont l’essence même de l’art visuel. Grâce à la télévision, aux ordinateurs et à l’éclairage moderne, notre perception de la lumière et de la couleur a complètement changé », souligne-t-il. Son art est ainsi une méditation sur les façons dont nous consommons les informations visuelles. Il se dit inspiré notamment par Victor Vasarely, originaire de Hongrie et de France, de même que par le Vénézuélien Carlos Cruz-Diez, qui ont tous deux travaillé avec le mouvement. Sollicité par des entreprises publiques comme par des particuliers ou l’industrie, il décline son art sur toutes sortes de supports: murs publics, façades d’immeubles, centres commerciaux, voitures, motos, bateaux ou encore des pièces de mobilier.
L’ARTISTE QUI BRISE LE VERRE EN BEAUTÉ SIMON
[[[ Chantal de Senger
Le marteau n’est pas un outil destructeur chez Simon Berger, mais bien un outil amplificateur du beau et de l’émotion. L’artiste, pionnier de cette technique qu’il a mise en œuvre il y a environ sept ans dans son atelier de Niederönz à Berne, connaît un succès grandissant à travers le monde. Après avoir sculpté le portrait de Kamala Harris en février 2021, ensuite celui des victimes de l’explosion du port de Beyrouth en août 2021, Simon Berger a été mandaté par la maison de haute joaillerie Bulgari pour customiser les vitrines de son nouveau flagship de Zurich. En 2022, il exposera un peu partout dans le monde sous la houlette de son galeriste suisse Laurent Marthaler. Interview.
Simon Berger, comment vous définissez-vous ?
Je suis un créateur autodidacte… Je crée de la beauté à travers la destruction.
Comment passe-t-on de menuisier à artiste contemporain ?
J’ai toujours aimé le métier de menuisier. Je l’ai pratiqué avec beaucoup de passion. C’est toutefois un travail frustrant, car nous avons très peu de reconnaissance de la clientèle. Il y a une vingtaine d’années, quand j’ai commencé à faire de l’art, j’ai reçu énormément de retours positifs et élogieux qui m’ont motivé à continuer.
TEXTE
L’artiste bernois a développé une technique unique : celle de frapper, briser et éclater du verre pour donner vie à des visages stupéfiants de réalisme.
Comment en êtes-vous arrivé à travailler le verre ?
J’ai commencé à faire des graffitis, des œuvres au spray, mais sans avoir le succès que j’espérais. J’ai fait une introspection. Et c’est là que j’ai eu l’idée de travailler avec le verre qui est devenu mon seul médium et celui sur lequel j’aime travailler.
Qu’est-ce qui a fait décoller votre carrière ?
J’ai commencé à travailler sur du verre à partir de 2016. Ma première exposition fut en 2019 lorsque j’ai eu l’occasion de réaliser une œuvre sur une vitrine qui a suscité beaucoup de réactions et de commentaires sur les réseaux sociaux. Cela m’a apporté une grande visibilité à travers le monde. Quelques mois plus tard, le Musée national de l’histoire des femmes à Washington me sollicitait pour faire le portrait de la première vice-présidente des EtatsUnis, Kamala Harris. Cela a fait décoller ma carrière avec des sollicitations provenant d’un peu partout.
Vous avez depuis des dizaines de milliers de followers sur les réseaux sociaux. Est-ce que c’est vous qui les gérez ?
Au début oui, mais aujourd’hui, j’ai quelqu’un qui s’en occupe.
Vous étiez à la Milan Design Week au mois de juin. Qu’est-ce que cela vous a apporté ?
BERGER
Simon Berger manie le marteau pour créer des visages dans les craquements de verre, avec jusqu’à 4000 tapes pour un portrait figuratif.
J’ai rencontré beaucoup de professionnels qui ont été très enthousiastes. Cela a été très positif pour ma carrière.
Vous avez collaboré avec la maison de joaillerie Bulgari en personnalisant ses vitrines à Zurich avec des portraits de ses ambassadeurs. Pourquoi avoir accepté ce partenariat ?
Je n’ai pas réfléchi très longtemps. Il y a quatre ans, j’avais déjà sculpté un serpent sur la vitrine de la boutique Bulgari à la rue du Rhône à Genève. Avec la réouverture de son flagship en juin à Zurich, Bulgari m’a demandé de sculpter cinq des sept vitrines extérieures. Cela a créé le buzz car de nombreuses personnes ont cru que c’était du vandalisme.
Simon Berger a sculpté le portrait de la vice-présidente américaine Kamala Harris pour le Musée de l’histoire des femmes à Washington.
Vous devenez de plus en plus célèbre. De quoi rêveriez-vous aujourd’hui ?
Comme tous les artistes, je rêve d’être exposé un jour dans un grand musée ou d’entrer chez un grand collectionneur comme Bernard Arnault ou François Pinault. Le graal serait de sculpter sur les vitres de la pyramide du Louvre. (Rires.)
Comment arriver à cet objectif ?
Il faut beaucoup travailler, être visible, choisir les bons canaux de communication. Ensuite, c’est une histoire de constellations. Comme tous succès, il faut être au bon endroit, au bon moment et rencontrer les bonnes personnes.
Travaillez-vous seul ?
J’ai un studio manager, deux assistants et des galeristes en Europe, aux USA et en Asie. Cependant, je réalise toutes mes œuvres moi-même. Souvent, ce sont des séries en bloc. Tout doit être parfait, avec parfois jusqu’à 4000 coups de marteau pour un portrait. Si un portrait ne me plaît pas, je le jette et recommence. Ce qui me met dans une pression permanente.
Après Kamala Harris, quelle personnalité rêveriez-vous encore de sculpter ?
Je n’aime pas vraiment faire des œuvres sur demande. Cependant, s’il s’agit d’une personnalité publique et que cela me permet de développer ma carrière, je le fais volontiers. Mais je ne cours pas après les stars.
Vous avez aussi sculpté une trentaine de victimes de l’explosion du port de Beyrouth ?
Oui, j’ai accepté ce projet car il était louable. J’ai été très ému de sculpter des visages de vie brisée et rencontrer les parents et amis des victimes. J’ai travaillé à l’aide de photos, comme je le fais habituellement, pour rendre hommage aux victimes et au peuple libanais.
Quel est le plus beau compliment que l’on vous a fait ?
A Venise, j’ai été exposé à côté de très grands artistes qui ont une très longue carrière et une renommée internationale. C’est le plus beau compliment que l’on puisse me faire: être reconnu par des personnes qui ont une légitimité dans l’art.
Vous habitez toujours à Niederönz dans le canton de Berne. Pourriezvous déménager un jour dans une grande capitale ?
J’adore le canton de Berne, c’est ma maison. Mais il est vrai que j’ai commencé à réfléchir sur le fait qu’il faudra peut-être que je déménage un jour pour des raisons stratégiques.
Quand on confond au premier abord votre travail avec du vandalisme, quel effet cela vous fait-il ?
J’aime susciter des réactions, provoquer des conversations. Que les gens pensent que c’est du vandalisme avant de se rendre compte que c’est une œuvre d’art m’amuse. L’important est de susciter des réactions.
Que peut-on vous souhaitez pour la suite de votre carrière ?
D’arriver là où j’aurais l’impression d’avoir ma place.
Les œuvres de Simon Berger sont disponibles à la galerie Laurent Marthaler Contemporary à Montreux et Zürich.
Simon Berger est aussi exposé dans plusieurs musées en Suisse, aux EtatsUnis et au Liban. A partir de septembre, il exposera à Bangkok, Zürich et Bâle.
L’artiste bernois a collaboré plusieurs fois avec Bulgari en « brisant » les vitrines des boutiques de Genève et Zürich.
EMMANUELLE,
UN FAUTEUIL NOMMÉ DÉSIR
EN ÉTAT DE SIÈGE
TEXTE [[[ Isabelle Cerboneschi
Il a suffit d’une apparition dans un film pour devenir une star du design. Presque cinquante ans plus tard, le fauteuil Emmanuelle est toujours aussi désirable. Un incontournable des étés caniculaires.
Il faut se souvenir du contexte : quelques mois après la Guerre du Kippour qui a entraîné de manière indirecte la première crise pétrolière et une diminution du pouvoir d’achat des ménages, un film érotique à l’affiche plus qu’expressive, va marquer une génération. Nous sommes en juin 1974. Ceux qui ont l’âge de voir ce film découvrent le personnage d’Emmanuelle, incarné par Sylvia Kristel, lascivement assise sur un trône en rotin - le fauteuil Pomare - qui porte le nom de la dernière dynastie royale polynésienne. Ce fauteuil d’origine royale est apparu sous le règne de Pomare V, le 5e et dernier roi qui a régné sur Tahiti, Moorea et dépendances jusqu’à son abdication en faveur de la France en 1880.Ce siège en dentelles de rotin et au motif paon est apparu dans un film des années 1930 mais il faut attendre 1974 et la sortie du film de Just Jaeckin pour qu’il devienne aussi connu que le personnage féminin qui
s’y repose. Il est très vite rebaptisé Emmanuelle et même si l’on n’a pas vu le film, le fauteuil en soi est devenu pour tous le symbole d’une sensualité lascive.
Dans les années 70-80, on le voit dans de nombreux intérieurs, mais lorsque la mode bohème commence à lasser, le fauteuil Emmanuelle est remisé chez les brocanteurs. La mode fonctionnant comme une roue de la Fortune, il a fait sa réapparition il y a quelques saisons. Il a même inspiré des modèles contemporains, comme le fauteuil Cala, présenté au Salone del Mobile en 2016, le résultat de la collaboration entre la marque de meubles espagnole Kettal et le studio de design londonien Doshi Levien. Les créateurs ont remplacé les volutes de rotin par un tissage géométrique de cordages, et avec sa structure en métal, il est à l’aise à l’intérieur comme à l’extérieur. Mais lorsque l’on souhaite faire monter la température dans une pièce, rien ne vaut l’original…
Dans les années 70, Agnès Comar a bousculé les codes de la décoration d’intérieur, remplaçant les assises un peu rigides par de gros poufs serpentins. Des objets où l’on pouvait s’oublier et lâcher prise. A l’époque, c’était révolutionnaire et irrévérencieux. Aujourd’hui on revendique ce droit à la nonchalance.
La décoratrice a gardé cette manière d’amener une souplesse, une liberté entre les murs, qu’ils soient les siens ou ceux des autres. Elle possède l’art de déposer sa touche, subtilement, dans les intérieurs, tout en restant à la lisière de l’intime. Pour elle, une décoration réussie c’est lorsque les lieux dont on lui a confié la décoration ressemblent à leurs propriétaires.
Nous l’avons rencontrée en juin dernier à Genève, dans la propriété de l’une de ses clientes dont elle a signé la décoration. Agnès Comar était venue présenter sa dernière collection de parures de lit. Le linge Comar est fabriqué en France dans des ateliers situés certifiés EPV (Entreprises du Patrimoine Vivant) et brodé à la main.
AGNÈS COMAR
« LE SECRET D’UNE BONNE NUIT : LES BRAS DE SON AMOUREUX »
La décoratrice française Agnès Comar était de passage à Genève pour présenter sa nouvelle collection de parures de lit. Des lignes qui portent des noms évocateurs et qui invitent à l’indolence, à l’insolence aussi.
Autant d’invitations au voyage nocturne qui se déclinent sur mesure.
Vos lignes de nuit s’appellent « Nuits Egoïstes », « Baisers Volés », « Nuits Bohèmes »,… Cela pourrait être autant de chapitres de livre. Quelle histoire souhaitez-vous raconter ?
La chambre est pour moi un lieu de prédilection où il se passe beaucoup de choses, beaucoup d’amour, je l’espère. C’est pour cela que j’ai choisi ces titres, car toutes les nuits sont différentes. « Baisers Volés » évoque le très beau film de Truffaut, avec un motif dentelé, comme un sourire sur la taie d’oreiller. La Sieste évoque l’été. Il est réalisé avec un point d’épine brodé à la main.
La douceur des draps, cela évoque quoi pour vous ?
C’est capital. J’ai choisi un coton perlé extrêmement doux composé de 300 fils/cm2 et certifié OEKO-TEX®, parce qu’il vieillit bien. Je dors encore dans des draps qui ont vingt ans et qui sont toujours aussi soyeux. Un lit, cela doit être doux. Cela peut être violent, mais je suis plus pour la douceur dans ce monde un peu brutal.
Pensez-vous que la couleur des draps joue un rôle sur celui des rêves ?
Je l’espère. C’est pour cela que je crée en couleur. Beaucoup de personnes ont du mal à sortir du blanc. Personnellement j’aime les teintes corail, les verts jade, les écrus très tendres, les roses thé, et le blanc évidemment.
Vos dernières lignes ont plusieurs styles: de la dentelle romantique, de la couleur, de la broderie. Comment qualifiez-vous cet univers ?
Je suis quelqu’un d’assez secret et je m’exprime plus à travers les choses que je fais, qu’en paroles. Chaque ligne a un rapport avec quelque chose qui m’est arrivé.
Par exemple ?
Nuit Blanche, avec sa broderie anglaise, m’évoque l’armoire de ma grand-mère qui était d’un raffinement extrême. C’est un grand souvenir d’enfance.
Le fait de faire fabriquer en France, pour vous, c’est essentiel ?
TEXTE [[[ Isabelle Cerboneschi
Bien sûr ! Nous avons en France un patrimoine extraordinaire et je crois que c’est le moment de le mettre à l’honneur, de pérenniser ces savoir-faire et de les transmettre.
Quand il s’agit de décorer une chambre, vous entrez dans l’intimité de vos clients. Comment abordezvous cette pièce ?
Lorsque l’on pratique le métier d’architecte d’intérieur, on entre forcément dans l’intimité de ses clients, mais il faut savoir garder une petite distance, sans pour autant rester à l’extérieur. C’est un savoir-faire que j’ai toujours mis en œuvre. Je suis très attentive au mode de vie des clients pour lesquels je travaille. Je vais faire en sorte qu’ils se sentent bien. Une maison, un appartement, un yacht qui ressemble à son propriétaire c’est la plus grande réussite à mes yeux.
Que représente une chambre pour vous ?
Un refuge. C’est un endroit d’une folle intimité. C’est là où les âmes sont les plus vraies, les plus authentiques, où il y a le moins de réserve. C’est important d’y être soi-même et de le partager.
Au début de votre carrière, vous avez été la première à asseoir vos invités sur de gros poufs serpentins. Qu’est-ce qui vous a conduit à cette irrévérence ?
J’ai été élevée dans des petits cabriolets Louis XVI et je n’avais pas envie de cela. On y était mal assis, on n’y était pas soi-même, alors que lorsqu’on se laisse aller, on donne le meilleur de soi. On revient d’ailleurs aujourd’hui aux gros poufs que j’ai créés dans les années 70, et même si l’on est passé par le Zen, cette irrévérence se renouvelle, mais elle doit rester subtile.
Quel est le secret pour une belle nuit de sommeil ?
Les bras de son amoureux.
Et d’une nuit sans sommeil ?
Les bras de son amoureux. Une nuit blanche, comme les draps…
Renseignements : www.comar-paris.fr
Agnès Comar habille ses draps de broderies, de motifs structurés et de dentelles.
Sylvie Becquet
Sylvie Becquet
Sylvie Becquet
VINCENT MAZENAUER
AUTODIDACTE AU DESIGN PROMETTEUR
A l’aube de ses 30 ans, ce Neuchâtelois à la tête de Kasadamo , marque de mobilier haut de gamme, a réussi l’exploit de se faire une place dans le milieu du design.
Un diplôme reconnu, des contacts influents ou encore une communication choc servent parfois de rampe de lancement à tout designer en quête de réussite. Mais en réalité, seul le talent permet véritablement de percer dans ce milieu. Vincent Mazenauer, jeune Neuchâtelois créateur de mobilier haut de gamme, en sait quelque chose. Lui, qui a suivi un parcours pour le moins atypique, a d’abord connu une enfance et une adolescence itinérantes. Alternant entre la Romandie, les Pays-Bas et La Rochelle, c’est finalement à Neuchâtel qu’il prendra ses quartiers afin d’y suivre des études… de management.
« J’ai toujours su que je ferai du design mon métier, mais les formations dans ce domaine ne me convenaient pas. Je ne regrette absolument pas le choix de mes études. En effet, pour se lancer il ne suffit pas simplement de créer, il faut également savoir vendre ce que l’on produit. » Diplôme en poche, Vincent Mazenauer effectue enfin le grand saut en 2019 en se donnant corps et âme à son projet de mobilier haut de gamme.
DE L’ESQUISSE À LA MARQUE… Choix du style, des matériaux, des partenaires, des fournisseurs, jusqu’à celui du nom : Kasadamo, pour casa (maison) et adamo (quelque chose que l’on aime en latin)… Durant plus d’une année, Vincent Mazenauer passera au peigne fin chaque détail de sa marque. « J’ai rencontré des centaines de professionnels de toute l’Europe afin de décider quelle direction je souhaitais prendre et savoir comment me positionner sur ce marché, mais je me suis vite rendu compte que rien n’était impossible, que seule mon imagination pouvait me freiner », témoigne le jeune homme.
TEXTE [[[ Julie Mueller
Le fauteuil MINERAL (ici en coloris bleu et blanc) est le bestseller de sa collection.
Une fois réalisé ce travail de fourmi pour ériger la marque, le site est mis en ligne courant 2020. De nouveau, Vincent Mazenauer se veut perfectionniste et propose pour ses créations des matériaux nobles comme le velours, le bois ou le marbre, et dont la provenance se veut locale (Suisse, France et Portugal). « Chaque objet est le résultat d’une réflexion de plusieurs mois, je peux dessiner et modifier mon design une centaine de fois avant d’arriver à ce que mon inspiration me dicte. Je vise le haut de gamme, donc il faut que j’apporte une touche novatrice qui saura bouleverser mon client », souligne-t-il avec ferveur.
... AU DÉBUT DE LA PORTE DU SUCCÈS
Un regard original, dû notamment à son profil d’autodidacte qui sort des sentiers battus, et qui plaît tant en Suisse qu’à l’étranger. Si bien qu’en deux ans seulement et une trentaine de créations de mobilier plus tard, Vincent Mazenauer a su se faire connaître et reconnaître. D’abord sur les réseaux sociaux, où plus de 8000 abonnés Instagram suivent ses collections et son actualité fournie, puis sur le terrain. « J’ai de nombreux partenariats en cours avec, par exemple, début août, l’inauguration d’une enseigne de mode de luxe qui a ouvert à New York et a souhaité pour l’occasion plusieurs de mes fauteuils. »
Outre la Design Week de Milan, événement incontournable, qu’il a dans le viseur et où il espère y tenir un stand l’an prochain, Vincent Mazenauer et son mobilier seront également présents mi-octobre dans un célèbre musée parisien, et ce, à la demande d’une maison de haute couture qui a tenu à ce que le designer utilise ses tissus.
Dans ses partenariats les plus récents, Vincent Mazenauer peut notamment se targuer d’avoir signé avec la galerie Studio Twenty Seven, l’une des plus
réputées du design, basée aux Etats-Unis, et d’être en pourparlers avec un entrepreneur chinois, récemment acquéreur d’un palais transformé en galerie d’art internationale sur un terrain de 30’000 m2. A présent exposé de part et d’autre, le créateur garde cependant les pieds sur terre et ne compte pas investir tout de suite dans un showroom à son nom. « Je jouis d’une belle progression c’est certain, ce qui m’arrive est incroyable et j’en suis très fier. Il y a encore beaucoup de choses que j’aimerais réaliser, mais pour le moment, je tente de gérer tout ce qui m’arrive, ces collaborations dans le monde entier, et ensuite on verra. » Vincent Mazenauer est définitivement un jeune designer à suivre de près.
N’ayant de cesse de recevoir des demandes de clients intrigués, souhaitant notamment connaître l’artiste qui se cache derrière ce mystérieux « Kasadamo », Vincent Mazenauer travaille actuellement à ce que sa marque de mobilier de luxe porte son nom.
Chaque création se compose de matériaux nobles et locaux.
Benjamin
Arnela
Benjamin Arnela
Benjamin
Arnela
OLIVIER COURTIN
«AVOIR DU PLAISIR REND BEAU»
TEXTE [[[ Chantal de Senger
EN CHIFFRES: CLARINS MONDE
8900 collaborateurs
152 pays
1,5-2 milliards d’euros: l’estimation du chiffre d’affaires
Le groupe Clarins, par le biais de son directeur général Olivier Courtin , relance la marque myBlend qui propose une approche holistique de la beauté, mêlant soins de la peau, compléments nutritionnels et un masque en LED qui stimule les cellules du visage et du cou.
Olivier Courtin est non seulement le fils du fondateur du groupe Clarins, il en est aussi son directeur général. Il a rejoint l’entreprise familiale en 1995 après une première carrière de chirurgien orthopédiste. Passionné de biologie, il utilise encore aujourd’hui son expérience médicale pour la recherche et l’innovation sur la peau. Interview.
En créant Clarins en 1954, votre père, Jacques Courtin, a voulu aider les femmes à être belle. Comment définiriez-vous la beauté ?
Pour moi, la beauté est assez subjective. Je trouve, par exemple, que la séduction est plus importante que la beauté. En sachant séduire, les femmes et les hommes seront, à mes yeux, beaux, même s’ils ont des défauts physiques.
Les femmes sont éternellement insatisfaites d’elles-mêmes, comment remédier à cela ?
Les femmes doivent rester positives et avoir confiance en elles. Comme moi, elles devraient se faire des compliments tous les matins au réveil. Il s’agit d’autosuggestion positive.
Cela s’explique aussi parce que les femmes subissent depuis des décennies une pression sociale sur leur physique…
Il y a effectivement trop de pression sociale sur les femmes, c’est bien dommage. D’ailleurs, les hommes commencent aussi à subir cette pression.
Votre père a rapidement pris la beauté au sérieux, comprenant qu’elle avait une influence sur la vie, le bonheur, la confiance en soi. Etes-vous du même avis ?
Oui, l’apparence physique permet clairement d’avoir confiance en soi, d’être plus heureux.
Le secret de la beauté, c’est quoi selon vous ?
Il faut utiliser des produits de beauté tous les jours. Et évidemment, il faut avoir une vie équilibrée comprenant sport, nutrition et vie sociale. Et surtout avoir du plaisir, c’est ce qui rend beau.
En 2007, vous aviez lancé la marque myBlend qui n’avait pas fonctionné à ce moment-là. Comment l’expliquez-vous ?
Nous étions peut-être trop précurseurs. Nous avions aussi eu des problèmes au niveau de la distribution. Nous avons ainsi décidé de laisser tomber la marque assez rapidement.
Vous la relancez pourtant aujourd’hui…
La montée en puissance du digital me permet aujourd’hui de mieux distribuer la marque. Notre offre holistique – qui comprend masques avec LED, compléments alimentaires et soins de la peau –parle aussi plus aux utilisatrices aujourd’hui.
Pourquoi avoir lancé myBlend plutôt que de développer de nouveaux produits sous la houlette de la marque Clarins ?
Nous avons hésité, en effet. Après réflexion, nous avons préféré garder le nom myBlend qui utilise la technologie – masque en LED – et les peptides, à la différence de la marque Clarins qui utilise beaucoup de produits naturels. La gamme de prix n’est pas la même non plus, ce qui fait que la cible est aussi différente.
Qu’est-ce que la marque myBlend offre de plus que les autres ?
L’offre holistique, justement. Et aussi la philosophie de la marque qui est un peu à contre-courant. En effet, nous mettons en avant des produits de synthèse – les peptides – car ils sont efficaces et sans danger, au contraire d’autres marques qui se concentrent sur la naturalité.
Comment conserver une belle peau?
Il faut avoir une bonne hygiène de vie qui comprend une bonne nutrition, faire du sport, prendre du plaisir et avoir des relations sociales. Pour ce qui est des rituels, il faut nettoyer la peau tous les jours, c’est très important. La pire chose pour la peau est d’avoir une mauvaise alimentation et subir la pollution et les UV.
Quel est votre rituel beauté ?
Un sérum, une crème et une base UV la journée. Le soir, un simple sérum.
Que pensez-vous des traitements esthétiques de type Botox et acide hyaluronique pour paraître plus jeune ?
Il faut faire attention de ne pas en abuser. De toute façon, on ne peut pas tout effacer. Il faut aussi prendre en compte la séduction et non pas seulement le physique. Les femmes avec des rides sont souvent plus belles que celles qui sont trop tirées.
Clarins est une marque qui connaît un succès depuis près de 70 ans. Avez-vous les mêmes objectifs pour myBlend ?
Les deux marques sont différentes et ciblent une clientèle différente. Les produits myBlend sont plus chers et
entrent dans la catégorie des produits haut de gamme avec un prix d’entrée plus élevé dont la croissance est très importante au niveau mondial depuis quelques années.
Clarins est toujours restée en mains familiales ? Quel est son secret ?
Nous avons toujours communiqué avec mon frère Christian Courtin qui codirigeait l’entreprise avec moi, jusqu’à ce qu’il cède cette année sa place à une de ses deux filles, Virginie Courtin.
Que peut-on vous souhaitez pour la suite ?
J’ai toujours voulu que mes filles et mes nièces travaillent dans l’entreprise. Ce souhait est aujourd’hui exaucé puisque trois des quatre petites-filles de notre père Jacques Courtin travaillent chez Clarins.
ACTUA LITÉ EN SUISSE
L’application d’un masque en LED durant un mois améliorerait considérablement la qualité de la peau.
C’est à Zurich que la marque myBlend s’est implantée. Elle dispose d’une cabine de soins au sein du magasin Jelmoli sur la Bahnhofstrasse. La marque a des projets d’ouverture en Suisse romande et au Tessin. Outre la boutique en ligne, la stratégie de myBlend est de garder une distribution exclusive et ciblée.
Pour
L’avenir
Nous ouvrons des horizons à nos élèves en créant une communauté éducative épanouie, diverse et inclusive.
Nos programmes d’étude et nos activités extrascolaires sont enseignés par des éducateurs d’exception. Nous offrons un parcours d’apprentissage personnalisé à chaque élève.
En tant qu’école visionnaire, nous guidons nos élèves pour qu’ils révèlent leur plein potentiel. Nous obtenons des résultats exceptionnels, avec un taux de réussite de 99 % dans nos cinq programmes de diplôme.
Nous nous réjouissons d’accueillir votre enfant de 2 à 18 ans dans notre école internationale ou dans notre internat. Scannez le QR-code ci-dessous ou contactez-nous à : admissions@cdl.ch
www.cdl.ch/fr
VACHERON CONSTANTIN S’OFFRE LE LOUVRE COMME PARTENAIRE
La marque de haute horlogerie devient partenaire du prestigieux musée parisien en lançant une série de montres en lien avec les grandes civilisations qui y sont exposées.
TEXTE [[[ Chantal de Senger
Vacheron Constantin s’est inspiré des civilisations de l’Antiquité exposées au Louvre pour sa nouvelle collection Métiers d’Art.
Perse, Grèce, Rome et Egypte, ces quatre grandes civilisations de l’Antiquité, dont les œuvres majeures réalisées à ces époqueslà, sont exposées dans le plus prestigieux musée du monde ont inspiré Vacheron Constantin. C’est à Paris, au mois de mai dernier, que la manufacture a dévoilé aux journalistes venus du monde entier pour l’occasion, le fruit de cette collaboration qui a été initiée en 2019, notamment grâce à Christian Selmoni, directeur du Style & Patrimoine chez Vacheron Constantin. Le partenariat entre la manufacture horlogère et le Louvre a ainsi donné naissance à quatre modèles de montres Métiers d’Art réalisés à 5 exemplaires chacun rendant hommage aux grandes civilisations, mais pas uniquement. Ces pièces exceptionnelles mettent surtout en lumière le savoir-faire unique et les talents des artisans d’art qui tendent à devenir de plus en plus rares. Émaillage, marqueterie de pierres, micro-mosaïques de pierres, gravure, toutes ces techniques utilisées sont d’une très grande complexité. A travers sa démarche, Vacheron Constantin soutient ainsi ces maîtres artisans. Ces derniers ont non seulement façonné 4 modèles d’exception sur un cadran de moins de 40 mm, mais ont également utilisé des textes représentatifs des époques concernées reproduits en langue originale –écriture cunéiforme, hiéroglyphes, grec ancien et latin. Ces pièces uniques permettent ainsi de redécouvrir des pages d’histoire et de symboles artistiques et culturels
de nos civilisations. C’est en étroite collaboration avec les équipes du Louvre et du fonds d’antiquité du musée que les designers de Vacheron Constantin ont entrepris la conception de cette nouvelle série de montres. Au final, quatre grandes civilisations ont inspiré les artisans: l’Empire perse sous Darius 1er, l’Egypte des pharaons du Moyen Empire, la période hellénistique de la Grèce et la naissance de l’Empire romain avec l’avènement d’Auguste. Le choix des techniques, les talents rares pour les mettre en œuvre et la composition originale des pièces livrent un spectacle horloger fascinant, à la mesure de ces grands moments d’Histoire. « Nous avons repoussé nos limites et élevé notre maîtrise des métiers d’art décoratif avec ce projet », commente Christian Selmoni. « L’art horloger est garanti par l’intelligence de la main », ajoute celui qui peut se targuer d’être l’un des plus anciens collaborateurs de Vacheron Constantin, avec plus de 30 ans de fidélité à la marque. « Le travail de la main a perdu de son aura au profit de ce qui est intellectuel, regrette l’expert. Pourtant, l’artisanat, les métiers d’art génèrent tellement plus d’émotion. » Ce constat prouve encore une fois que l’horlogerie est un métier passionnant, de passionnés et de passion. « C’est un univers qui évoque beaucoup de choses, ajoute Christian Selmoni. Chez Vacheron Constantin, nous nous distinguons grâce à la maîtrise de nos métiers, à des finitions exceptionnelles et à un design intemporel et sophistiqué. » Et bien sûr, à l’émotion que provoquent ces magnifiques pièces.
QUATRE CIVILISATIONS À L’HONNEUR
LE GRAND SPHINX DE TANIS
Le Moyen Empire égyptien (2035-1680 av. J.-C. env.)
Le sphinx de Tanis, capitale des rois des 21e et 22e dynasties, est haut de 1,83 m et long de 4,80 m. C’est l’un des plus grands sphinx conservés hors d’Egypte. Il est arrivé au Louvre en 1826, dans la collection du consul britannique Henry Salt. Symbole royal, le sphinx est un être hybride constitué d’un corps de lion couché et d’une tête humaine portant le némès, la coiffure royale par excellence, ainsi que la barbe que seuls portaient les souverains: c’est toute la puissance du pharaon qui s’exprime à travers cet animal fabuleux.
LE LION DE DARIUS
L’Empire perse des Achéménides (559-330 av. J.-C.)
La Frise des lions, un décor de briques siliceuses glaçurées, se trouvait dans la première cour du palais de Darius 1er à Suse, capitale de l’Empire perse achéménide au sud-ouest de l’Iran actuel. Après s’être libérés de la tutelle des Mèdes, puis avoir conquis la Lydie, Babylone et l’Egypte, les Achéménides ont formé l’un des plus grands empires ayant jamais existé durant l’Antiquité. Avec un territoire s’étendant du Pakistan actuel aux côtes de la mer Noire, et des steppes d’Asie centrale à l’Egypte et à la Libye, il réunissait les plus anciennes civilisations du Moyen-Orient. Darius 1er est notamment passé à la postérité pour son affrontement avec les cités grecques qui réussirent à stopper ses armées dans une certaine plaine de Marathon.
LE LOUVRE
Ancienne résidence royale, le palais du Louvre a été inauguré en 1793 en tant que musée universel. Plus de 35’000 œuvres dont les plus connues sont la Joconde, la Vénus de Milo ou encore la Victoire de Samothrace sont admirées par des millions de visiteurs chaque année.
VACHERON CONSTANTIN
Fondée en 1755, Vacheron Constantin est la plus ancienne manufacture horlogère du monde sans interruption d’activité. Les collections telles que Patrimony, Traditionnelle, Métiers d’Art, Overseas, Fiftysix, Historiques et Egérie allient tradition et esprit d’innovation. La Maison propose également des pièces uniques et des montres sur mesure par le biais de son département Les Cabinotiers.
Pour réaliser ces somptueux arrière-fonds, Vacheron Constantin a opté pour différentes techniques mises en œuvre par des artisans d’art.
LA VICTOIRE DE SAMOTHRACE
La Grèce hellénistique des Antigonides (277-168 av. J.-C.)
Cette statue de la Victoire, déesse ailée se posant sur la proue d’un navire de guerre, a été découverte en 1863 sur l’île de Samothrace au nord de la mer Egée. Exhumée d’un sanctuaire dédié aux grands dieux, dont le culte rayonnait dans tout le monde grec, elle représente une offrande liée à une victoire navale. A la suite de la mort d’Alexandre en 323 av. J.-C., ses généraux se sont partagé son héritage donnant naissance à trois grands empires dont celui des Antigonides en Macédoine. Durant cette période hellénistique, qui prend fin avec la conquête romaine de l’Egypte en 31 av. J.-C., les batailles navales se succèdent pour la domination de la partie orientale de la Méditerranée. L’une d’elles a été majestueusement commémorée dans le sanctuaire de cette petite île grecque.
LE BUSTE D’AUGUSTE
L’Empire romain des Julio-Claudiens (27 av. J.-C.-68 apr. J.-C.)
Ce buste d’Octave Auguste, fils adoptif de César, représente l’homme coiffé d’une couronne de chêne, distinction qui lui fut octroyée sur décision du Sénat en 27 av. J.-C., date à laquelle il accède au titre de princeps ou premier citoyen de Rome. En réalité, à la suite de sa conquête de l’Egypte, où il défait Marc-Antoine, allié de Cléopâtre, il met un terme à une longue période de guerres civiles marquant la fin de la République et devient maître de Rome. Il est dès lors considéré comme le premier empereur romain et jette les bases d’une organisation politique qui allait tenir encore quatre siècles. La dynastie de la famille julio-claudienne, dont il est le premier « prince », se terminera avec le suicide de Néron en 68 apr. J.-C.
TEXTE [[[ Chantal de Senger
HUBLOT RÊVE D’INSCRIRE SON NOM DANS L’HISTOIRE DE LA VOILE ALAN
En devenant le sponsor principal du navigateur genevois, Hublot ambitionne de remporter le Vendée Globe, la course de voile en solitaire la plus difficile du monde, agendée pour 2024. Reportage à Lorient sur le monocoque IMOCA 60 Hublot.
Le CEO d’Hublot, Ricardo Guadalupe a trouvé en Alan Roura, un sportif ayant les mêmes valeurs que celles de la marque horlogère.
«Nous cherchons toujours à être uniques, premiers et différents des autres dans ce que nous réalisons. » C’est en ces termes que Ricardo Guadalupe, CEO de Hublot, a commencé son discours à Lorient en Bretagne, devant l’équipe du navigateur genevois Alan Roura, des journalistes et de quelques amis de la marque. « Alan Roura a marqué l’histoire du sport helvétique. Il est unique et différent. Il vit sur l’eau depuis l’âge de 2 ans, c’est son élément, son territoire. Hublot se reconnaît en lui, dans sa détermination, ses valeurs, son surpassement de soi. Nous avions envie de l’accompagner dans la réalisation de son rêve. »
ROURA
« HUB
LOT SE RECONNAÎT
EN ALAN ROURA , DAN S SA DÉTERMINATION, SES VALEURS, SON SURPASSEMENT DE SOI.»
Ricardo Guadalupe, CEO de Hublot
Cap sur le Vendée Globe 2024 pour l’Imoca 60 Hublot d’Alan Roura
C’est à la fin du mois de mai qu’a, ainsi, été présenté le partenariat conclu entre l’actuel détenteur du record de l’Atlantique Nord à la voile en solitaire et la manufacture horlogère. Même si le montant du sponsoring n’a pas été dévoilé, le coût de fonctionnement annuel du bateau et du team – le Hublot Sailing Team se compose de dix personnes – d’Alan Roura se monte à près de 3 millions de francs. Hublot soutiendra le navigateur durant trois ans, soit jusqu’au Vendée Globe, cette course à la voile autour du monde en solitaire, sans escale, sans assistance, qui débutera en 2024. Surnommée « l’Everest des mers », cette course est considérée comme étant la plus difficile du monde. Organisé tous les quatre ans depuis 1989, ce mythe du sport nautique est le « graal » dont rêvent tous
les marins. Le tour du monde d’ouest en est passe par les trois caps (Bonne-Espérance, Leeuwin et Horn), à travers quatre océans et les régions les plus hostiles du globe, avec près de 25’000 miles nautiques. Trois ans de préparation pour trois mois seul en mer, affrontant les quarantièmes rugissants et les cinquantièmes hurlants. Alan Roura participe à cette course pour la troisième fois consécutive, mais ambitionne cette fois-ci de la remporter ! « C’est le genre de défi que nous aimons chez Hublot », poursuit Ricardo Guadalupe. « Il faut aussi du courage pour s’engager dans une telle course, pour se retrouver seul face aux éléments et terminer la course malgré les avaries. On se reconnaît pleinement dans cette aventure », ajoute le CEO de Hublot. Pour cela, Alan Roura, 29 ans, n’a rien laissé au hasard avec
l’acquisition notamment d’un bateau ultra-performant, polyvalent et rapide. Sous le nom d’IMOCA 60 Hublot, ce monocoque de 60 pieds (18,28m de long) fait partie des voiliers les plus puissants qu’il est possible de mener en solitaire. Ce bateau « qui lui parle quand il navigue » est un véritable condensé de hautes technologies, composé de matériaux composites et comprenant 24 m2 de panneaux solaires, le rendant à 100% autonome en énergie. Mis à l’eau en 2019 pour le skipper britannique Alex Thomson, l’IMOCA Hublot qu’il surnomme « Rasta Rockett » est le bateau volant le plus extrême et le plus innovant de sa génération, estime le Genevois. Quatre transatlantiques attendent Alan Roura avant de repartir pour un tour du monde en 2024.
La Route du Rhum, la Transat Jacques Vabre ou encore la traversée de l’Atlantique Nord en solitaire qu’il a remportée en 2019.
HUBLOT ET LA VOILE
Le lien entre Hublot et la voile est naturel puisque le design de la lunette des garde-temps Hublot représente un hublot de bateau. En 2005 déjà, Hublot offrait une montre aux trois premiers skippers remportant le Vendée Globe. Hublot a également soutenu Dominique Wavre puis Alinghi à l’America’s Cup en 2007. Depuis 2013, Hublot est le chronométreur officiel du Bol d’or Mirabaud, la plus grande régate du monde en bassin fermé. Outre la voile, Hublot soutient de nombreux sports comme le foot ou le tennis.
ALL BLACK !
La marque horlogère Urwerk, qui fête ses 25 ans cette année, a lancé en juin dernier la UR-100V Full Black Titanium Jacket, un modèle au design évoquant ses premières créations et limité à 25 exemplaires.
Si l’on ôtait le bracelet de la UR-100V Full Black Titanium Jacket, on pourrait imaginer que l’objet que l’on tient dans les mains est un engin destiné à tout autre chose que donner l’heure. C’est d’ailleurs le propre des montres signées Urwerk : garder une part de mystère cachée dans son mécanisme. Outre le fait
qu’elle a l’élégance de donner l’heure et les minutes, grâce à un système de satellites, elle possède une autre fonction propre à titiller l’imaginaire : lorsque l’aiguille des minutes passe le cap de la 60e, elle disparaît et laisse apparaître un compteur kilométrique qui affiche la vitesse de rotation de la Terre au niveau de l’Equateur et la distance parcourue durant sa révolution autour du soleil en 20 minutes. « Cette création est inspirée d’un cadeau reçu de mon père, Geri Baumgartner, restaurateur renommé de pendules anciennes. Il s’agit d’une pendule fabriquée par Gustave Sandoz pour l’exposition universelle de 1893.
Sa particularité : plutôt que les heures, elle indique la distance parcourue par la Terre au niveau de l’Equateur », explique Felix Baumgartner, maître horloger et cofondateur d’Urwerk.
Le bracelet, formé de 32 maillons de titane, est très agréable à porter. « J’aime le fait que la matière, ici le titane, soit assez froide quand on la met au poignet, déclare Martin Frei, artiste et co-fondateur d’Urwerk. Elle se réchauffe lentement au contact de la peau et s’acclimate à vous. » Un bel objet de désir.
Prix (HT): CHF 65’000.00.-
TEXTE [[[ Isabelle Cerboneschi
Gosset Celebris Vintage 2008 La cuvée d’exception, confi dentielle.
Maison familiale et indépendante
La plus ancienne Maison de Vins de la Champagne : Aÿ 1584
Distribué en exclusivité par la Maison Berthaudin
Distribué en exclusivité par la Maison Berthaudin
L’amour du vin depuis 1936 – www.berthaudin.ch
Photographié dans nos caves.
GENÈVE
UN NOUVEAU PROJET DE GASTRONOMIE FESTIVE
L’entrepreneur français Lionel Roques, qui a racheté le restaurant Le Floris à Anières (GE) recherche, avec l’aide de son fils Vincent, un lieu à Genève pour créer des événements autour de la gastronomie et l’art, sous toutes ses formes.
Situé dans la jolie commune d’Anières, vue panoramique sur le lac Léman, le Floris a été popularisé grâce à l’ancien chef étoilé Claude Legras qui en a fait une adresse incontournable de la rive gauche genevoise pendant de nombreuses années. En 2020, ce dernier remet sa toque, alors que la pandémie frappe de plein fouet le secteur de la restauration. Le Parisien Lionel Roques, fondateur du groupe Franco American (société dans l’événementiel, la production de films et publicités qui se nomme depuis cet été Franco European), acquiert les lieux, les reconfigure et confie les clés des cuisines à un ancien candidat de Top Chef (saison 5), Jean-Edern Hurstel. Ce dernier a été l’apprenti de Claude Legras au restaurant
Vincent Roques, Philippe Audonnet et Lionel Roques
du Parc des Eaux-Vives lorsqu’il avait 16 ans. La boucle est bouclée comme on pouvait l’imaginer. Cependant, rapidement, les divergences de vues apparaissent entre l’entrepreneur français et le chef qui quitte les cuisines du Floris pour s’installer à Saint-Tropez. Depuis le mois d’avril 2022, il a été remplacé par Philippe Audonnet, ancien chef du restaurant de l’Hôtel d’Angleterre (GE).
Cette première expérience, ajoutée à la crise sanitaire et aux difficultés de recruter du personnel formé à la restauration, n’a pas refroidi Lionel Roques. Ce Savoyard, qui a étudié au collège de Florimont, compte même développer un pôle restauration au sein de son entreprise. Avec son fils Vincent, il recherche ainsi un voire deux établissements entre 600 et 700 m2 pour y accueillir le projet d’une « Floris Art Factory ». L’idée ? Y développer un concept de gastronomie festive tout en accordant une place centrale à l’art, sous toutes ses formes. « Les visiteurs pourront ainsi profiter d’expositions et de représentations en tout genre : visuelles, auditives, culturelles, olfactives et bien entendu, gustatives. Des projections aux concerts en passant par l’art performance et le food testing. L’objectif, c’est qu’il y en ait pour tous les goûts. »
En France, Lionel Roques a également acquis un restaurant, le Père-Joseph, dans la commune de Rueil-Malmaison. Là aussi, c’est son fils Vincent Roques qui gère les lieux. Passionné de gastronomie et cuisinier à ses heures, amateur de musique électronique et d’art contemporain, Vincent Roques a commencé sa carrière dans la banque entre Genève et Paris. Aujourd’hui directeur du pôle restauration de l’entreprise de son père, il entend promouvoir l’art au sein de ses différents établissements.
Ainsi, à chaque saison, le Floris présentera un artiste différent, émergent ou avec une certaine renommée pour le plus grand bonheur des passionnés d’art.
TEXTE [[[ Chantal de Senger
DES ARTI STES D’ICI ET D’AILLEURS
Après les œuvres de BYC et d’Auguste issues d’un partenariat avec la galerie Bel-Air Fine Art, le Floris expose depuis le mois de mai l’artiste d’origine uruguayenne Daniel Orson Ybarra. Inspirées par l’eau et le végétal, ses compositions sont construites sur l’observation des paysages et posent une réflexion sur l’avenir de notre environnement.
Restaurant Le Floris
TEATHÉTCHA
PARIS
PAUSE
Vous souhaitez faire une pause douceur dans la plus belle capitale du monde ?
Venez découvrir nos salons de thé préférés.
TEXTE [[[ Michel Bloch
Patrick Loustalot-Barbé vous accueille à deux pas du Parc Montsouris. L’ancien chef pâtissier d’hôtels prestigieux, écrivain et auteur du livre « L’artisan de saveurs » est un poète du thé au fort potentiel de bonheur. Il a créé ici un lieu confortable, propice à la rêverie et à l’évasion. Des thés superbes également à l’emporter, un parfait glacé au darjeeling, un gâteau au chocolat… On se régale dans cet espace de bien-être. Au fait, on peut aussi y déguster un chocolat froid succulent!
TEAthécha, 119, rue de la Glacière, 75013 Paris. www.teathetcha.com
«Paris is definitely my cup of tea. » Eh oui, quoi de mieux qu’un salon de thé pour prendre le temps de papoter, de se détendre dans une ambiance feutrée ou de savourer de délicieuses pâtisseries ! Ces espaces « cosy » ont de plus en plus la cote dans la capitale française : certains sont chics et luxueux, d’autres décontractés. Du palace parisien au salon de Saint-Germain-des-Prés, en passant par le Parc Montsouris ou l’espace Mariage Frères, voici une sélection de 9 adresses à tester.
MARI AGE FRÈRES
Rencontre avec Kazumi Goto, responsable des maisons de thé chez Mariage Frères, célèbre enseigne présente à Paris depuis 1854, dans leur tout dernier salon de thé, situé rue Cler dans le VIIe. Un décor composé d’affiches… sur le thé, de murs ornés de boîtes, des vitrines avec une sélection de théières et 900 variétés différentes, provenant du Japon, de Chine, d’Inde ou même de Nouvelle-Zélande. Optez pour un poulet rôti au thé vert yuzu ou un bento au saumon fumé, mesclun parfumé au thé du Nil, amandes et chips de pommes de terre vitelottes, ou des pâtisseries comme les financiers au matcha du Japon. Mariage Frères, 56, rue Cler, 75007 Paris. www.mariagefreres.com
Loustalot-Barbe Patrick
MAMIE GÂTEAUX
Cette merveilleuse maison des époux Duplessis, située dans le VIe arrondissement, porte un nom bien choisi. On y retrouve l’ambiance de notre enfance gourmande ! Un large choix de thés que l’on accompagne volontiers d’une tarte au citron meringuée, d’un moelleux au chocolat, d’un gâteau à l’orange ou aux carottes. La décoration est délicieusement romantique avec ses chaises d’église antiques et ses tables rustiques. Mamie Gâteaux, 66, rue du Cherche-Midi, 75006 Paris. www.mamie-gateaux.fr
GOURMANDE
KL PÂTISSERIE
Le salon de Kevin Lacoste dans le XVIIe propose une carte de thés haut de gamme. Les amateurs se régaleront d’un genmaicha au riz brun soufflé, ou d’un kukicha au yuzu. Et les gourmands craqueront pour un fabuleux éclair au chocolat du Pérou ou quelques succulentes tartes aux fruits. Signalons que Kevin Lacoste donne des cours de pâtisserie. Ses recettes permettent de diminuer le sucre, pas le plaisir de se régaler. KL Pâtisserie, 78, av. de Villiers, 75017, Paris. www.klpatisserie.com
LE JARDIN DE MADEMOISELLE
Les deux « thés sommelières » Floriane et Aline partagent leur passion pour le divin breuvage dans un lieu où la scénographie évolue au fil des saisons. Les clients y achètent du thé conditionné dans des boîtes originales, en bénéficiant de conseils avisés, ou (et) dégustent le thé de leur choix servi dans une théière colorée, éventuellement accompagné de pâtisseries confectionnées sur place. On optera pour un Pu Ehr, riche en polyphénols, avec de succulents scones et une confiture de mandarine au rhum. Un régal! La maison propose également des Masterclass Afternoon Teas. Le Jardin de Mademoiselle, 69, bis rue Saint-Dominique, 75007 Paris. www.lejardindemademoiselle.com
LONG & TEE
Offrez-vous une pause thé, rue La Fayette, à proximité de l’Opéra. Weiling Liu vous recevra avec gentillesse. Dégustez un thé au jasmin servi dans une extraordinaire tisanière. Adultes et enfants adorent le gâteau mousse au chocolat en forme de chien ou encore le millecrêpes au thé matcha. Experte en pâte à sucre, la maîtresse de maison réalise de véritables œuvres d’art. Au fait, il faut bien lire Long & Tee et pas tea, clin d’œil au fils de Weiling Liu qui est champion de golf! Long & Tee, 39, rue La Fayette, 75009 Paris. www.longtee.paris.fr
SHANGRI-LA PARIS
Le luxe extrême du palace de l’avenue d’Iéna, dans le XVIe arrondissement, vous séduira. Le choix est vaste : thés noirs, verts, blancs ou même bleus (d’excellents oolongs). Les profiteroles au chocolat de Cuba du chef pâtissier Maxence Barbot sont réputées. Au Tea Time, les gourmets découvriront un ensemble de pâtisseries réparties sur trois assiettes. Citons la fine tarte fromage blanc cerise et ses cerises glacées, la tarte diamant pistache-caramel et le petit chausson abricot-vanille, choix qui évolue au rythme des saisons. Shangri-La Paris, 10, av. d’Iéna, 75116 Paris. www.shangrilaparis.com
CAF É SCRIBE
On y accède depuis l’hôtel ou par la rue. Havre de paix du quartier de l’Opéra, l’espace se répartit sur 2 étages. Un public varié s’y rend pour un petit-déjeuner, un lunch léger, un café ou un thé. Le thé à la menthe et le darjeeling sont excellents. Les pâtisseries et les gâteaux de voyage rencontrent un vif succès. Le décor, avec ses superbes boiseries, contribue au raffinement du lieu. Enfin, Nora reçoit ses hôtes avec un immense sens de l’accueil. Cafe Scribe, 1, rue Scribe, 75009 Paris. www. sofitel-le-scribeparis-opera.com
THÉ-RITOIRES
Arnaud Bachelin, maître des lieux, archéologue de formation, auteur de plusieurs ouvrages dont « L’heure de véri-thé », reçoit ses clients dans une ambiance reposante, pour le déjeuner (on se régale d’un poulet au lapsang souchong), un goûter savoureux ou une tasse de thé. « Nos produits viennent de petites plantations. On y travaille dans le respect de l’environnement et avec éthique. Ici, on pratique l’intégri-thé ! », explique notre interlocuteur. Thé-ritoires, 5, rue de Condé, 75006 Paris. www.theritoires.com
ACHETEZ ET VENDEZ
vins, champagnes et spiritueux sur la première place de marché spécialisée en Suisse !
Découvrez vos elixirs favoris à des prix redoutables sur myprivatecellar.ch
Longtemps délaissées au profit de cuissons ubuesques, d’assaisonnements utopiques ou de combinaisons fantaisistes, les sauces font enfin leur grand retour sur les cartes des restaurants. Techniquement magnifiés par des cuisiniers toujours à la recherche de juxtapositions sensorielles et de goûts obtenus grâce à un savoir-faire exceptionnel, les jus, les vinaigrettes, les sabayons, les crèmes, les réductions ou les bouillons retrouvent enfin leurs lettres de noblesse. Ces potions magiques d’un nouveau genre puisent pourtant leur base dans les grimoires d’antan en alliant des procédés réactualisés par les dernières technologies. Souvent allégés en matière grasse, ces élixirs chargés d’émotion subliment les créations saisonnières des plus grands chefs. D’Arnaud Donckele à la Vague d’Or à Saint-Tropez à Sven Wassmer à Bad Ragaz dans les Grisons en passant par Benoit Carcenat au Valrose de Rougemont, immersion dans le monde merveilleux des liquides en tout genre.
Historiquement, les sauces ont toujours fait partie du patrimoine culturel gastronomique. Qu’il s’agisse de la sauce à l’oseille des Frères Troisgros, celle au champagne de Jacques Pic ou encore la lie de chambertin de Frédy Girardet, la vie c’est la sauce ! « Dans un monde où tout est visuellement accessible, le plus important demeure l’âme et le cœur de quelqu’un. C’est exactement la même chose pour une sauce. Vous pouvez avoir un plat graphiquement superbe mais l’âme de cette création éphémère reste une sauce qui lui rend sa beauté » déclare le chef Arnaud Donckele. Alors que les plats se doivent plus que jamais d’être potentiellement instagrammables, une sauce est inimitable et reste la propriété d’un instant furtif quasiment impossible à reproduire parfaitement. « Si l’on veut une sauce régulière, il ne faut jamais utiliser une balance. Une sauce ne sera jamais la même. Prenez
SAUCES TOUJOURS !
Plus actuelles que jamais, les sauces reviennent au-devant de la scène gastronomique pour le plus grand plaisir des gourmets et des gourmands. Un art culinaire longtemps oublié qui aujourd’hui déclenche les passions.
TEXTE [[[ Edouard Amoiel
Richard Haughton
Richard Haughton
f La Vague d’Or - SaintPierre, courgettes, caviar
p Memories - Omble Chevalier fumé et sa sauce caramélisée
« VOUS POUVEZ AVOIR UN PLAT GRAPHIQUEMENT SUPERBE MAIS L’ÂME DE CETTE CRÉATION ÉPHÉMÈRE RESTE UNE SAUCE QUI LUI REND SA BE AUTÉ »
Arnaud Donckele
Lukas
Lienhard
«
JE RAMÈNE TOUTES MES ÉMOTIONS DANS UNE SAUCE. MES VOYAGES, MES SOUVENIRS, MON ENFANCE… »
Benoit Carcenat
une vinaigrette d’herbes fraîches cueillies le matin même ou placées deux jours dans le frigo, celle-ci n’aura pas le même goût. C’est ça la magie d’une sauce ».
UNIQUE CONCOCTION
La réflexion autour des sauces est telle que certaines sont élaborées comme des parfums en respectant la saisonnalité. Quel produit va pouvoir donner à la sauce une sensibilité qui n’éclipsera pas la matière première ? Dans certains cas, les rôles s’inversent et c’est le produit qui devient le condiment de la sauce. Aucun doute possible, le cuisinier, arborant deux fois trois étoiles dans le village varois ainsi qu’à Paris, est un maître en la matière et exécute sa cuisine autour de ces préparations uniques. La sauce de l’Anchois de pleine mer méditerranéenne, quintessence d’un jus de girelles transformé en sabayon tiède et éphémère, est une nouveauté sur le menu de la Vague d’Or. Confectionnée comme une soupe de girelles, escortée d’un sabayon de légumes, puis rehaussée d’une essence de bouillabaisse, l’osmose ainsi obtenue est ensuite délicatement déposée sur un damier d’anchois fumées.
SOUVENIRS, SOUVENIRS
Dépaysement total et direction les hauteurs du village de Rougemont, commune vaudoise au cœur des Alpes Vaudoises, où officie le chef et Meilleur Ouvrier de France Benoit Carcenat. Fervent défenseur des traditions culinaires et de la culture du beau geste, chacune de ses cartes s’articule autour d’une sauce et des produits du
terroir qu’il utilise. « Je ramène toutes mes émotions dans une sauce. Mes voyages, mes souvenirs, mon enfance…inconsciemment, toute ma vie passe dans ces préparations » révèle le cuisinier.
Pour autant qu’elles soient réalisables, le chef au col bleu-blanc-rouge renonce à s’imposer des limites en matière de créativité. Un seul mot d’ordre : innovation sur les bases de la tradition. Fermentation, réduction et même évaporation… tout y est. Même si le cuisinier peut être fier de sa tartelette aux champignons et escargots accompagnée d’un sabayon à la chartreuse, c’est l’incroyable consommé de viande, réduction de vin jaune, le tout légèrement crémé, mélangé à une extraction de chou kale et un coulis d’ail noir du Pays d’Enhaut qui fait chavirer les cœurs. Un trio de jus dans une même sauce qui vient napper un pintadeau de Bresse et sa variation de choux.
CARAMÉLISATION
Du côté des Grisons, c’est dans son restaurant Memories de l’hôtel Bad Ragaz que le chef Sven Wassmer concocte ses sauces avec le plus grand plaisir. La seule évocation du nom de l’établissement fait rêver et le cuisinier doublement étoilé au guide Michelin introduit lui aussi son vécu dans ses préparations, retraçant ainsi ses expériences aussi bien personnelles que professionnelles. Difficile de ne pas succomber à la sauce crémeuse caramélisée à l’huile de pin escortant l’omble chevalier fumé aux épines de sapin.
Le ValrosePintadeau de Bresse, variation de choux
BIEN-ÊTRE
A LILY OF THE VALLEY, LES CLIENTS AIMENT PERDRE DU POIDS
TEXTE [[[ Chantal de Senger
Située à La Croix-Valmer dans la presqu’île de SaintTropez, cette nouvelle adresse branchée accueille une clientèle épicurienne prête à entretenir sa ligne sans trop de restrictions.
C’ est une première : un lieu qui propose une gastronomie minceur, deux termes qui jusque-là sont plutôt incompatibles. Ouvert en 2019 par l’homme d’affaires français
Alain Weill – PDG de SFR-Altice – et sa fille Lucie Weill, Lily of the Valley est un cinq-étoiles dessiné par Philippe Starck qui accueille des résidents souhaitant perdre du poids.
Situé en pleine nature à quelques kilomètres de Saint-Tropez, sur la colline dominant la plage de Gigaro, l’établissement dispose d’une quarantaine de chambres et de quelques suites ainsi que d’un « Shape Club » de 2000 m 2 comprenant un spa. C’est là qu’un coach vous accompagne pour une perte de poids saine et durable. Chaque programme offre une séance privée, 1h30 de soins par jour ainsi que la possibilité de faire des excursions en pleine nature, sur les sentiers littoraux de la région ou dans la mer. L’originalité du concept à l’inverse de certaines cliniques qui prônent le jeûne : un menu gastronomique compatible avec la perte de poids est proposé tous les jours aux résidents. Les programmes de perte de poids sont élaborés par le Dr Jacques Fricker. Ils sont déclinés en trois thématiques (sport, sérénité, intensive) et quatre durées (4, 7, 10 et 14 jours). « Nous avons parcouru tous les concepts existants, nous ne voulions pas de médecins à l’hôtel, explique Lucie Weill. Nous ne voulions ni contraintes ni frustrations pour nos clients. Nous voulions qu’ils prennent du plaisir en venant chez nous. Ils ont même
la possibilité de boire un verre de vin rouge le soir sans déroger au programme minceur. » Ce concept se veut unique. « Nous avons créé quelque chose qui n’existe pas en France. Nous sommes les seuls à proposer une remise en forme mais sans restriction. Notre objectif est de vous faire aimer la perte de poids et l’envie de prendre soin de vous. L’idée est de prendre du plaisir à manger, se déculpabiliser et profiter des conseils avisés d’experts en sport et nutrition », poursuit Lucie Weill, qui précise que les habitudes alimentaires et le mode de vie changent après six semaines environ.
Lily of the Valley est dirigé par Stéphane Personeni, ancien directeur de l’Hôtel Byblos et des Caves du Roy à Saint-Tropez. Avant cela, il avait la direction de deux légendes hôtelières de Cannes: le Majestic (groupe Barrière) et le Martinez (famille Taittinger). « Tous ces établissements ont le même fonctionnement car ils sont détenus par des familles. Les propriétaires ne sont pas des investisseurs, mais des entrepreneurs », explique Stéphane Personeni. « Ma famille vient depuis des décennies à Gigaro, poursuit Lucie Weill. Cela a été une évidence pour nous de nous installer ici car nous connaissions très bien le lieu, on s’y sent bien toute l’année, et nous voulions le faire connaître. » Gigaro est une petite niche sur la presqu’île de Saint-Tropez que peu connaissent encore. « Nous voulions montrer que Saint-Tropez, c’est aussi autre chose que la fête et les excès durant l’été. La région est magnifique toute l’année. Et hors saison, sans la folie de l’été, c’est encore mieux. »
Entièrement dessiné par Philippe Starck, l’hôtel propose 38 chambres et 6 suites réparties dans des bâtiments aux toits végétalisés. En bord de mer, l’hôtel dispose de 8 pool suites supplémentaires durant l’été. Outre le restaurant principal et le bar, une plage privée aménagée dispose de deux restaurants de spécialités italiennes ainsi que d’un club nautique. Il faut compter environ 2500 euros par personne en pension complète avec programme minceur pour 4 jours.
L’ENGADINE
UNE PÉPITE À DÉCOUVRIR OU REDÉCOUVRIR
Que ce soit pour ces petits villages pittoresques où l’on peut admirer des habitations avec leurs façades décorées remontant parfois jusqu’au XVII e siècle, pour la beauté préservée de la flore et de la faune ou encore pour sa gastronomie et son sens de l’accueil, la vallée la plus orientale de Suisse vaut résolument le détour.
On peut découvrir l’Engadine de multiples manières. Nous avons opté pour des séjours dans des quatre étoiles de qualité, tous deux affiliés à la chaîne Relais & Châteaux. Notre périple de quatre jours débute en Basse-Engadine au Schlosshotel Chastè dans le petit village de Tarasp. Chastè qui signifie château, comme celui qui se trouve sur la colline en face. Le château en question ne manque pas de cachet. Bien qu’il appartienne à un privé, des visites guidées sont organisées, mais uniquement en allemand ou en anglais. Racheté début 2016 par le sculpteur et peintre engadinois Not Vital pour 7,9 millions de francs, c’est devenu un véritable lieu de culture. Disposant d’ateliers à Pékin, Rio et Sent en Engadine, il y expose quelques-unes de ses œuvres, ainsi que d’autres artistes. L’origine du château remonte aux environs de 1040. Longtemps en mains des seigneurs du Tyrol, Tarasp est devenu un comté autrichien après avoir appartenu une première fois à la famille von Planta. Ce qui fut la dernière enclave autrichienne en Suisse repassa en mains suisses sous Napoléon 1er. L’homme qui va sauver ce lieu et y engloutir une partie de sa fortune n’est autre que l’industriel allemand Karl August Lingner, l’inventeur du bain de bouche Odol. De 1907 à 1916, il le fera entièrement restaurer sans pouvoir assister à son inauguration puisqu’il décède 10 jours avant… www.schloss-tarasp.ch, www.notvital.com
LES BIENFAITS DE L’AROLE
Parlons de l’hôtel idéalement situé. Il appartient à la famille Pazeller et a ouvert ses portes en 1910. Ces derniers ont construit et amélioré chaque année cette bâtisse typique qui ne comporte que 18 chambres de belles tailles. Les parois intérieures de l’hôtel sont couvertes d’arole, un
L’imposant château de Tarasp se situe en face du petit village où se niche le Schlosshotel de la famille Pazeller.
TEXTE [[[ Serge Guertchakoff
Grogory
bois dont le parfum ferait baisser le rythme cardiaque d’environ 3500 battements par jour ! Cela étant, vu le calme exceptionnel qui règne dans ce petit village, on peut y dormir la fenêtre ouverte et n’y entendre que le bruit de la fontaine en bois et le chant des oiseaux.
Il y eu d’abord Anton, l’arrière-grand-père de Gian-Andrea qui nous a accueilli. C’est en 1910 qu’il quitte Florence où il exploitait une grande épicerie pour reprendre la ferme familiale et y créer un restaurant, une petite épicerie et quelques petites chambres. Il aura la bonne idée de loger gratuitement les artisans venus rénover le château et en échange ces derniers ont sculpté les différentes pièces en bois de la première salle à manger. « J’ai eu la chance de fabriquer pendant toute ma vie cet hôtel. J’avais des idées et je demandais ensuite aux artisans de les concrétiser », nous confie Rudolf, le père de Gian-Andrea, lequel est encore actif dans l’entreprise familiale. C’est lui qui œuvre notamment à la confection des succulentes tartes aux noix qu’ils vendent jusqu’à Zurich, mais aussi des soupes des Grisons qui s’exportent un peu partout. Vous l’aurez compris, Rudolf c’est un sacré cuisinier. Ce n’est pas un hasard s’il fut l’un des chefs invités à venir cuisiner à Persepolis pour le Shah d’Iran à l’occasion des 2500 ans de la Perse. D’ailleurs, le menu du soir dégusté sur place est un régal (trois entrées puis deux plats principaux à choix). Autre bonne surprise : le buffet du petit-déjeuner où les confitures ont toutes été confectionnées par Rudolf Pazeller et où le thé est présenté dans de vraies théières en fonte (avec un sablier pour ne pas louper son infusion). www.schlosshoteltarasp.ch
PÂTISSERIES ET MUSIQUE EN FORÊT
Notre séjour se poursuit à quelques kilomètres de là, autour de Pontresina en Haute-Engadine. Une fois avoir pris nos quartiers à l’Hotel Walther, de style
Belle-Epoque, construit en 1904 et en mains de la famille Walther depuis 1948, nous nous dépêchons d’aller dans la forêt en face pour y écouter un concert en plein air. L’Office du tourisme organise chaque été (de la mi-juin jusqu’à fin septembre) des concerts gratuits de musique classique qui se tiennent soit en forêt, soit dans l’église Sta. Maria si la météo est mauvaise. La musique nous la retrouvons à l’hôtel où officie un pianiste-chanteur. Il est possible de déguster gratuitement différentes pâtisseries en l’écoutant jouer My way dans le grand lobby ou plus tard au bar. A noter que la décoration de toutes les parties communes a été refaite en 2017 par Virginia Maissen qui s’est chargée également du petit hôtel adjacent, le Steinbock. Outre une excursion au Muottas Muragl via un funiculaire centenaire qui offre un magnifique panorama sur toute la Haute-Engadine, citons aussi la possibilité d’aller visiter le val Roseg en traîneau à cheval durant la période hivernale. www.hotelwalther.ch
Situé à la sortie de Pontresina, l’hotel Walther est un 4 étoiles détenu et exploité par la famille du même nom.
DES PALMIERS AUX GLACIERS EN ENGADINE
TEXTE [[[ Serge Guertchakoff
Voici un chiffre qui résume bien le Valposchiavo : 80% de ses surfaces agricoles sont biologiques. On produit l’équivalent de 20 litres d’huiles d’olive dans cette vallée où on parle l’italien. Cette vallée s’étend sur 25 km, du col Bernina jusqu’à la frontière italienne. Dans la petite cité de Poschiavo, on peut admirer les maisons construites par les confiseurs qui ont fait fortune après avoir émigrés avant de revenir finir leurs jours ici, Via dei Palazzi. Face à ces petits palais orientés sud, des jardins exploités par une herboristerie bio : Raselli (www.bioraselli.ch). Il est conseillé de dormir dans l’ancien monastère des Augustiennes, transformé en annexe de l’hôtel de la Croix-Blanche. Notre périple se poursuit directement au bord du glacier de Morterasch. Pour
y accéder, rien de mieux que de prendre le train qui relie Pontresina à Poschiavo. On descend à la station de base de la Diavolezza où on visite le Centre de réalité virtuelle. Réalisé avec l’Université de Fribourg et avec le financement de la Banque Cantonale des Grisons, ce centre montre clairement les conséquences du réchauffement : avec 4 à 6° de plus, il n’y aura plus de glacier. Pour juger sur place, nous montons en télécabine à l’Auberge de montagne de la Diavolezza. On peut dormir sur place, même en chambre individuelle, avec à la clé, la possibilité de se détendre, après une randonnée près du glacier, dans un jacuzzi à 2973 mètres d’altitude. L’auberge vous aide aussi à organiser un barbecue au sommet. Pas évident à faire fonctionner avec le vent, mais l’expérience est très amusante. Le lendemain, retour en plaine où nous
La vue depuis l’Auberge de montagne de la Diavolezza, ce qu’il reste du glacier.
La Camera Obscura se situe dans cette tour en béton. Une expérience très particulière.
Méconnu, le Valposchiavo intéressera les personnes concernées par le problème du recul des glaciers. Nous y avons rencontré le glaciologue Felix Keller qui œuvre à une solution.
rencontrons le glaciologue Felix Keller pour cheminer le long du sentier didactique qui débute près de la fromagerie d’alpage de Morteratsch. Plusieurs haltes indiquent où arrivait encore la langue de glace en 1850. Mais, un petit espoir existe, comme nous l’explique le scientifique. Il a œuvré à une possible solution partielle : Si les masses d’eau de fonte du glacier étaient collectées aussi haut que possible, recyclées sous forme de neige et donc retournées au glacier, la fonte des glaciers pourrait être retardée – le terme «recyclage de l’eau de fonte» a été inventé. Si l’on parvient à recouvrir 10% de la superficie du glacier avec de la neige toute l’année, on pourrait non seulement stopper le recul d’un glacier, voire permettre qu’il puisse à nouveau se développer progressivement. A suivre.
Le jardin des moulins glaciaires à Cavaglia.
L’agriculture du Valposchiavo se veut quasiment 100% bio.
Une vue du joli village de Poschiavo.
VOICI QUELQU ES SITES À VISITER
La Camera obscura inaugurée en octobre 2019 à l’Ospizio Bernina : www.camera-obscura.ch
Le jardin des moulins glaciaires de Cavaglia et ses nombreuses « marmites » www.ggc.swiss
Le Centre de réalité virtuelle du glacier Morteratsch : www.glacierexperience.com
Pour découvrir un peu mieux le Valposchiavo : www.valposchiavo.ch
TANZ
Jambo, Jambo Bwana, Habari gani, Mzuri Sana. Wageni Wakaribishwa, Tanzania yetu, Hakuna Matata… C’est au son de cette chanson en swahili que les visiteurs sont accueillis à chaque camp situé dans les réserves principales du nord de la Tanzanie. C’est aussi ce même air qui est fredonné par les rangers et guides locaux dans leur jeep lors des safaris. La traduction ? « Bonjour, comment ça va ? » « Bienvenue en Tanzanie », « Ne t’inquiète pas. » Et c’est effectivement le cas. Le pays est d’une hospitalité hors normes. Sourires, gentillesse, accueil et service sont au rendez-vous dans ce territoire aux vastes régions sauvages. Un lieu idéal pour réaliser un rêve d’enfant : approcher au plus près des animaux de la savane. La Tanzanie est, en effet, le royaume des gnous, des buffles, des guépards, des girafes, des antilopes, des singes, des lions, des hippopotames, des éléphants, des phacochères et d’une myriade
ÉDEN
AFRICAIN DES ANIMAUX SAUVAGES ANIE
d’oiseaux. Le pays dispose d’une vingtaine de parcs nationaux et réserves avec chacune leurs caractéristiques. Les plus emblématiques sont le Parc national du Serengeti (où se trouvent les « Big Five », soit l’éléphant, le lion, le léopard, le buffle et le rhinocéros), celui de Tarangire, le cratère de Ngorongoro ou encore le Parc national du lac Manyara. Voici le récit de notre voyage.
SERENGETI
Après 4 jours de farniente sur l’île de Zanzibar, nous prenons un avion-taxi d’une petite vingtaine de places pour atterrir en pleine brousse à Fort Ikona, après un stop à Arusha. Nous sommes tout de suite plongés dans l’ambiance de la savane en apercevant – bordant la piste d’atterrissage improvisée – une horde de zèbres qui paissent à côté de girafes qui se régalent de feuilles d’acacia. « Elles mangent au restaurant VIP, s’amuse notre guide. Avec leur long cou, elles peuvent atteindre les feuilles au sommet des arbres, alors que les autres animaux doivent se contenter de celles du bas. » Bienvenue au Serengeti, parc de renommée mondiale en raison de l’abondance des animaux qu’il abrite. Ce territoire est aussi connu pour la fameuse migration de mammifères qui s’y produit chaque année, considérée comme l’une des sept merveilles naturelles de l’Afrique. La traversée de la rivière Grumeti par les gnous représente, en effet, un spectacle exceptionnel que nous n’aurons malheureusement pas la chance d’observer durant notre séjour.
Pays de safaris par excellence, la Tanzanie offre une très grande diversité de parcs nationaux avec des paysages à couper le souffle et une concentration animalière hors du commun.
A la descente de l’avion, deux guides nous attendent, prêts à commencer le safari dans leur 4x4 dont l’un est électrique. Ce dernier peut ainsi plus facilement s’approcher des animaux, même si son signal effraie les éléphants. Nous découvrons ainsi le corridor ouest, Grumeti Hills, qui bénéficie d’un panorama unique ainsi que d’un environnement très riche en faune. Les guides sont des puits de science et ont de nombreuses anecdotes sur chaque plante ou animal observé. Nous découvrons notre premier camp en haut d’une colline qui surplombe la plaine. Celui-ci est composé d’une vingtaine de chambres comprenant un bel espace de vie avec coin salon et une salle de bains attenante. Nous craignons les araignées et les scorpions. Heureusement, rien n’a été trouvé. Le lendemain à l’aube, nous réalisons notre premier safari à pied, avec, après deux heures de marche et d’explications sur la végétation et la vie des animaux, la récompense d’un petit-déjeuner – comprenant œufs brouillés et à la coque – servi au milieu de la brousse. L’expérience est unique. Nous repartons en voiture pour découvrir les lions, ou
Les 4x4 permettent d’approcher au plus près et sans danger les animaux sauvages.
plutôt les lionnes, prêtes à sauter sur leurs proies favorites : zèbres et gnous. Le soir, nous vivons l’expérience du safari de nuit, avec la découverte de félins, de lièvres, de porcsépics et de chouettes.
PARTIE CENTRALE DU SERENGETI
C’est dans ce parc que nous avons observé pour la première fois un léopard, dormant sur une branche en haut d’un arbre. C’est également là que nous découvrons les importantes populations d’hippopotames, mais également des crocodiles, des babouins et de très nombreux éléphants. Le soir, nous découvrons Ronjo, un camp semi-mobile où nous jouons au foot avec les Massaïs qui y travaillent. Après un dîner servi sous une grande tente, nous chantons autour d’un énorme feu de camp avant de nous effondrer dans nos lits. Le lendemain, départ pour le camp d’Olduvai Ndogo situé sur les contreforts d’un « kopje », une petite colline sur laquelle se dressent d’imposants rochers. Ce sont des Massaïs qui nous accompagnent avec leurs ânes – portant nos valises – jusqu’à nos chambres.
A l’arrivée, nous avons droit à des danses et des chants de bienvenue puis d’une marche sur les rochers pour admirer l’exceptionnelle vue et le coucher de soleil.
CRATÈRE DU NGORONGORO
Départ au petit matin pour le cratère de Ngorongoro. Ce volcan effondré est la plus grande caldeira intacte et non submergée du monde avec 326 km2 de superficie. Entourée de falaises impressionnantes, cette vaste cuvette abrite plus de 20’000 animaux, soit presque tous les habitants de la faune africaine, à l’exception de la girafe qui n’a pas réussi à franchir les parois rocheuses. A midi, nous avons le privilège de savourer un « bush lunch » au milieu de singes et de poules sauvages. En fin de journée, nous montons le flanc du cratère pour découvrir un paysage tropical. Direction Karatu où l’Oldeani Mountain Lodge nous paraît être aussi luxueux que le Ritz à Paris. Grande chambre climatisée, salle de bains avec baignoire, douches intérieures et extérieures, piscine, bar, salle à manger digne des plus grands palaces européens.
Les éléphants sont considérés comme les animaux les plus intelligents de la savane. Les mamans s’occupent de leurs bébés jusqu’à ce qu’ils deviennent adultes.
TRIBUS ET VILLAGE MASSAÏS
Le lendemain est consacré à la visite des tribus qui vivent sur les rives du lac Eyasi. Les Hadzabes sont des chasseurs-cueilleurs nomades qui possèdent uniquement des arcs et des flèches en vivant dans la nature. A notre arrivée, ils nous apprennent comment allumer du feu, nous font déguster un morceau de gibier qu’ils viennent de cuire sur leurs bûches et nous apprennent à tirer à l’arc. Après plusieurs chants et danses, ainsi que l’achat de colliers et bracelets réalisés par leur communauté, nous repartons rencontrer la tribu des Datogas, des pasteurs originaires de la région de Ngorongoro qui ont été chassés par les Massaïs. Ces derniers nous apprennent comment broyer le maïs pour en faire de la farine, puis comment recycler différents métaux pour en faire des bijoux. Dans l’après-midi, nous nous rendons dans un village massaï afin de distribuer des cahiers et crayons aux élèves de leur petite école. Ces derniers nous accueillent avec cérémonie traditionnelle qui consiste, pour les hommes, à sauter très haut, et, pour les femmes, à danser en tenue africaine en levant les épaules.
PARC NATIONAL DE TARANGIRE
Pour notre avant-dernier jour, direction le Parc de Tarangire. Le paysage composé de grandes forêts de baobabs confère un charme particulier à cette région encore relativement peu touchée par le tourisme. Ce parc couvre une superficie de 2850 km2 et se situe à 1100 m d’altitude. Le lendemain, départ pour Arusha où nous découvrons la Girafe Residence, immense villa avec personnel entourée de gnous, de zèbres et de diverses antilopes. C’est le repos garanti avant le grand retour à la réalité helvétique.
COMBINER VOTRE SAFARI
AVEC DU BALNÉAIRE
Un safari n’est pas toujours de tout repos puisqu’il faut souvent se lever à l’aube pour mieux observer les animaux. Assis de nombreuses heures dans des voitures – toutefois confortables –, sur des routes de brousse, inhalant pas mal de poussière, les journées sont malgré tout quelque peu fatigantes. Afin de se détendre – avant ou après le safari – il est souvent conseillé d’aller buller quelques jours à Zanzibar, archipel tanzanien situé dans l’océan Indien où les amateurs de farniente et de kitesurf trouveront leur bonheur sur d’immenses plages de sable presque désertiques.
Les lodges sont toujours très bien équipés et confortables.
La grande migration est un des événements animaliers les plus sensationnels du monde: des millions d’herbivores migrent en quête de plaines verdoyantes... aiguisant l’appétit des principaux prédateurs. Il s’agit d’un spectacle hors normes pour lequel il faut être au bon endroit au bon moment ! Selon les saisons, l’agence de voyages vous conseillera les lodges et les régions les plus propices à l’observation de la grande migration.
Robert J. Ross
QUAN D Y ALLER ?
On distingue deux saisons en Tanzanie: la saison sèche (de juin à octobre) et la saison humide (de novembre à avril). On privilégiera donc la première. La météo est un facteur clé des mouvements d’animaux et de la réussite d’un safari. Dans tous les cas, on évitera les mois d’avril et de mai où de fortes pluies sont probables et la plupart des lodges fermés.
AGEN CE DE VOYAGES
Au Tigre-Vanillé organise des safaris sur mesure en Afrique de l’Est et en Afrique australe. Les enfants de tout âge sont acceptés dans certains camps. Toutefois, il n’est pas conseillé de partir avec des enfants de moins de six ans. Deux bureaux sont à votre disposition: à Genève (rue de Rive 8) et à Lausanne (Petit-Chêne 28). www.autigrevanille.ch
INF OS PRATIQUES
Vol avec Edelweiss depuis Zurich via Kilimandjaro.
Monnaie: shilling tanzanien ou dollar. Les pourboires sont élevés mais font partie du fonctionnement local.
Malaria : le risque étant moins grand, la prophylaxie contre la malaria n’est plus obligatoire.
Vue exceptionnelle depuis Olduvai Ndogo, situé en haut d’une colline entourée d’un village Massaï.
LONDRES
THE BEAUMONT, UNE HISTOIRE DE STYLE
TEXTE [[[ Louis-Olivier Maury
Situé à Mayfair, cet hôtel Art déco vous plongera hors du temps.
En 2014, l’Hôtel Beaumont ouvre ses portes à Mayfair avec les années 1920 comme principale source d’inspiration. Logé dans un bâtiment à la noble élégance blanche perlée datant de 1926, assaisonnée d’une imposante sculpture Lego conçue par l’artiste Antony Gormley, ce bijou hôtelier de 72 chambres et suites à la décoration recherchée a une âme du glorieux passé qui dément sa jeunesse relative comme une magie positive à la Dorian Grey.
A la suite d’une récente rénovation de l’architecte et designer Thierry Despont, sa patine a pris encore plus de brillance, une cure de jouvence à la H.G. Wells intelligemment calibrée cristallisant le luxe et le temps des Années folles dans la modernité.
Nouveau bar, nouveau salon, terrasse donnant sur l’entrée, le hall toujours aussi séduisant a été légèrement rafraîchi mais conserve son hypnotisant sol en échiquier noir et blanc toujours lustré de granit noir et de travertin doré, nobles boiseries en cerisier, mobilier raffiné et une collection recherchée de portraits de caractère. Le Colony Grill, le Gatsby Room comme Le Magritte Bar font partie de cette expérience qui défie savamment la clepsydre du temps comme assis dans le cuir Connolly d’une Daimler royale pour un jubilé de platine. Viandes maturées, Tomahawk, shrimps cocktail, Negroni, whisky, mixologie maison, piano live… un classicisme dont on ne peut se lasser.
The Beaumont, Brown Hart Gardens, Mayfair London. www.thebeaumont.com. Prix indicatif d’une chambre : Dès CHF 800.-
Point de chichi ni de kitch, les chambres conservent un air trendy d’Art déco européen, de sophistication à la true gentleman avec ses nobles cuirs, ses bois de qualité, ses touches de bronze et un éventail de crèmes et de bruns. Le diable se cache dans les détails pour notre plus grand plaisir : jeux de cartes de marque Beaumont; jeux de dés en godet de cuir; verres et coupes en cristal pour le mini-bar bien approvisionné ; chocolats sur mesure à l’effigie de l’hôtel sans parler de ces étagères intelligemment chargées d’histoires de tycoons, de royautés, de jazz, de dandys et de ce Londres d’autrefois.
Les salles de bains en marbre veiné de gris, chrome, miroirs et robinetterie rutilante dans un espace généreux ne sont pas en reste. Les articles de toilette D.R. Harris sont impeccables, avec le charme d’un packaging du passé qui fait rêver. Il y a aussi des secrets dans cet hôtel un peu hors du temps, des portes cachées dans des bibliothèques ou, comme dans la suite 215, les clients auront la surprise de découvrir leur chambre aux plafonds cathédrale nichée à l’intérieur de l’impressionnante sculpture qui orne la façade de ce prestigieux établissement.
L’avenir de cet écrin hôtelier, une nouvelle aile de 20 chambres pour contenter la demande constante de ses clients du monde entier qui, un instant, veulent poser leurs valises pour commencer un autre voyage : celui du plaisir et de la qualité.
Mark Hazeldine
CETTE PRÉSERVÉE DE LA MÉDITERRANÉE
MINORQUE
A l’inverse de ses sœurs Ibiza et Majorque, Minorque est restée épargnée par le tourisme de masse. C’est là que le groupe Experimental a inaugur é en 2019 un hôtel agritourisme.
TEXTE [[[ Chantal de Senger
Le groupe Experimental a été fondé en 2007 par Olivier Bon, PierreCharles Cros et Romée de Goriainoff, trois amis d’enfance rejoints par Xavier Padovani. Les quatre entrepreneurs français ont importé la culture du bar à cocktails à Paris avant d’ouvrir des bars à vins, des restaurants et des hôtels à Paris, Londres, New York, Verbier, Venise, Saint-Moritz et Ibiza.
Des plages sauvages, de très nombreuses criques ou calas, du soleil, des eaux turquoise, des falaises, des mégalithes préhistoriques et des villages de charme. Tel est le décor de Minorque, l’une des plus belles îles d’Espagne, mais aussi la plus préservée des Baléares. Alors qu’en face d’elle Majorque a pendant longtemps attiré un grand nombre de touristes provenant pour la plupart d’Allemagne et d’Angleterre, Minorque a su préserver sa tranquillité. En effet, le nombre de constructions est resté très restreint et les zones protégées de plus en plus nombreuses. L’Unesco a même qualifié l’île de réserve biosphère protégée.
Ainsi, rares sont ceux qui peuvent encore construire sur des terrains vierges à Minorque. L’opportunité de développer un projet hôtelier est presque inexistante, voire impossible. Il y a quelques années, le groupe Experimental, détenu par quatre jeunes entrepreneurs français – a pourtant réussi à saisir l’occasion de racheter un domaine de 30 hectares datant du XIXe siècle situé au centre-ouest de l’île. Cette ancienne base militaire avait été laissée à l’abandon après avoir abrité des soldats espagnols et anglais, par intermittence, durant près d’un siècle. Le groupe hôtelier l’a transformée en véritable maison de vacances où seul le chant des criquets perce le silence de ce lieu isolé des tourments citadins.
Karel
Balas
L’Hotel Menorca
Experimental comprend 43 chambres dont 9 avec piscine privée. Installé dans une ancienne finca du 19e siècle, l’établissement a conservé une authenticité propre à la culture des Baléares.
Entouré de pinèdes, d’arbustes de genévrier parfumés et de fleurs sauvages, le complexe de 43 chambres – dont 9 villas avec piscine privée – a été blanchi à la chaux. Les potagers d’origine ont été reconstitués à partir de cartes aériennes datant du milieu du siècle par une équipe d’artisans locaux dirigés par l’architecte d’intérieur Dorothée Meilichzon.
Fidèle à l’esprit des « fincas » espagnoles, le design des chambres et du bâtiment est simple et élégant. Des ventilateurs au plafond font circuler la brise de mer et les fenêtres dévoilent les couleurs de la végétation extérieures. Le service se veut décontracté mais efficace. L’offre gastronomique est quant à elle ultra-qualitative, avec des plats originaux, goûtus et loin des tapas traditionnels espagnols. Tous les produits sont de saison et de la région. Les voyageurs en quête de festivité auront l’occasion de tester au bar des cocktails aux recettes originales et aux saveurs locales.
En termes d’activités, outre sa piscine de taille olympique, Experimental Menorca propose des randonnées en chevaux, des cours de yoga, de poterie et de peinture. L’établissement se veut également une résidence d’artistes dont une petite série de pièces uniques sont ensuite vendues dans la boutique de l’hôtel. Pour les amateurs de plage, la crique isolée de Cala Sant Llorenç peut être atteinte en quinze minutes à pied.
UNE EXCURSI ON À NE PAS MANQUER
Située au nord-est de Minorque, l’Isla del Rey (l’île du Roi) peut être visitée très facilement depuis Mahon. Quinze minutes de bateau suffisent pour découvrir cette île de quatre hectares où se trouve un ancien hôpital militaire – transformé en musée – et le centre d’art des Zurichois Hauser & Wirth où sont exposées des œuvres de Louise Bourgeois, Miró et Rashid Johnson. Les gourmands pourront faire une halte à la Cantina, restaurant de l’île qui ne sert que des produits en hommage à la cuisine minorquine.
L’Agence Eugster est fière de vous annoncer qu’elle rejoint le prestigieux réseau FGP Swiss & Alps I Forbes Global properties et devient Preferred Partner exclusif pour la station de Verbier et le Val de Bagnes.
PREFERRED PARTNER
GONET GENEVA OPEN
Le Gonet Geneva Open a confirmé lors de l’édition 2022, qui s’est tenue du 14 au 21 mai dernier, son statut de rendez-vous sportif incontournable en Suisse romande, figurant parmi les tournois ATP250 les plus appréciés du circuit. Un tableau de haute volée avec dix joueurs classés parmi les 50 premiers rankings de l’ATP, un cadre exceptionnel au Parc des Eaux-Vives à Genève et une météo au rendez-vous : il n’en fallait pas plus pour ravir le grand public, de retour après deux années de disette, et attiser l’intérêt de nombreux VIP. Un grand vainqueur également avec le Norvégien Casper Ruud, qui a conservé son titre déjà remporté en 2021, deux semaines avant d’atteindre la finale de Roland-Garros contre Rafael Nadal. La prochaine édition du Gonet Geneva Open aura lieu du 20 au 27 mai 2023.
Jérémy Seydoux, Caroline de Senger, Laetizia Lindgren, Paul Genolet, Lara et Frédéric Beigbeder
et
Ernesto Bertarelli, Paul Tasso, Régis Messiqua, Nicolas Grange et Gilles Besse
Sidonie Morvan Christian Lüscher
Gérard et Annie Vahé
Fabien Duteil et Thierry Grin
Mathilde Gremaud
Casper Ruud
Nicolas Gonet
Dani Pedrosa
GOLF ET GLAMOUR
L’OMEGA Masters qui s’est tenu fin août à Crans-Montana est l’un des plus prestigieux tournois de golf d’Europe. Cet événement, initialement appelé Open de Suisse, se déroule dans la station valaisanne depuis 1939. OMEGA est le sponsor en titre depuis 2001. Chaque édition attire parmi les plus talentueux golfeurs au monde ainsi que de nombreuses stars amatrices de golf.
George Clooney et Raynald Aeschlimann
Jehane-Marie Paris et Glen Powell
Paul Wesley et Shaun White
Charlie Day, Ross Butler, Anthony Anderson, Tiffany Haddish, Teemu Selänne, Blake Gray, Drew Starkey
Thriston Lawrence, vainqueur
STÉPHANIE VUADENS
TEXTE [[[ Chantal de Senger
Apicultrice professionnelle depuis 2015, Stéphanie Vuadens a créé Les Miels de Stéphanie en 2016 distribués dans de nombreuses enseignes sur Genève et Vaud. La Genevoise est une grande défenseuse des abeilles, ces insectes étant la garantie de la préservation et de la protection des écosystèmes et de la biodiversité. Stéphanie a fondé en 2019 la Fondation « Arche des Abeilles », reconnue d’intérêt public, dans le dessein de sauvegarder les abeilles et éduquer les jeunes. Plus de 2000 élèves ont déjà eu l’opportunité de visiter les quelque 800 ruches réparties sur les deux cantons. La Fondation a également planté 50’000m2 de fleurs nourricières pour les insectes pollinisateurs.
La maison de vos rêves ?
Une grande maison familiale en pleine nature avec assez de chambres pour accueillir mes parents, mes sœurs et leurs familles. Une maison brute, sauvage, avec une histoire.
Plutôt chalet à la montagne ou villa en bord de mer ?
Plutôt la montagne pour se ressourcer, pour le ski et les moments en famille au coin du feu. Je me suis mariée à Zermatt, en avril, avec les flocons de neige. J’aime le côté authentique brute et hypnotique de la montagne et des grands espaces.
Une destination en Suisse ?
Le Valais, pour ses montagnes, ses alpages, ses couleurs verdoyantes ou immaculées, et ses habitants au cœur d’or. Un clin d’œil à mon beau-père adoré qui me fait décou-
Valentin
Flauraud
« LE PRESTIGE REVIENT À MES MARRAINES, PARRAINS ET MÉCÈNES, SANS QUI RIEN NE SERAIT POSSIBLE. »
vrir à chaque visite, un petit bout de ses terres natales. Ma cachette ? L’Alpage des Ars à la Fouly, là-bas le temps s’arrête.
Qui cuisine à la maison ?
L’amour de ma vie, je ne touche pas une casserole tellement sa cuisine est bonne.
Votre recette fétiche ?
Je maîtrise la confiture d’abricot, le pain d’épice et le lapin aux pruneaux de mémé Simone, ma grand-mère qui était paysanne. Comme ma maman, elle a grandi dans la ferme familiale, d’où mon attachement à la terre.
Plutôt nappe ou table brute ?
Une table brute avec un grand vin, un plateau de fromage, ma famille et des amis.
Désordre ou bien rangé ?
Ouh là là, je suis psychorigide du bien rangé. L’ordre me repose, je ne suis pas capable de me mettre au travail dans le désordre.
Chien ou chat ?
Grande actualité pour ma famille, nous avons accueilli un gros toutou le 14 Août. La famille s’est agrandie, nous sommes passés de 4 à 5, pour le plus grand bonheur de mon fils aîné qui rêve de devenir vétérinaire.
Votre couleur de mur favorite ?
J’aime les ambiances différentes, un thème pour chaque pièce. Ma couleur préférée restant le bleu marine.
Bains ou douches ?
La douche c’est efficace rapide et sans modération. Le bain en vacances une ou deux fois dans l’année.
Parquet ou moquette ?
Parquet d’époque et tapis ultra doux, j’aime le bois et les matières brutes.
Combien de jours par semaine télétravaillez-vous ?
Je suis tous les jours sur le terrain, je visite mes ruches qui sont implantées aux quatre coins des cantons de Genève et Vaud. Je prends soin de mes abeilles 7 jours sur 7 toute l’année. Impossible de télétravailler pour moi.
Vous êtes plutôt soirée télé à la maison ou dîner arrosé chez des amis ?
Dîner arrosé chez moi, j’adore recevoir les amis, j’aime les grandes tables et les repas généreux. Le top du top, finir la soirée en dansant.
Avez-vous la main verte ?
Absolument pas, même si j’adore les arbres et les fleurs.
Votre fleur/plante préférée ?
Les pivoines, les lys, le mimosa, le chèvrefeuille, les hortensias, tous les fruitiers, et les gros arbres. Les arbres dégagent une belle énergie.
Ou rêveriez-vous de prendre votre retraite ?
Auprès de mon mari, pas trop loin de mes enfants où le vent nous poussera.
Votre architecte fétiche ?
Philippe Meyer, un ami au caractère aussi trempé que son talent, qui va construire ma future miellerie.
Votre livre de chevet actuel ?
Plantes mellifères et abeilles sauvages. Je lis par passade, souvent je m’écroule au bout de deux pages.
Le comble du « Prestige » pour vous, c’est quoi ?
J’ai créé en 2019, la fondation Arche des Abeilles afin d’expliquer l’importance de préserver nos abeilles et notre nature. Le prestige revient à mes marraines, parrains et mécènes, sans qui rien ne serait possible. Un grand merci à eux.
LES PIEDS DANS L’EAU !
MONTREUX MAGNIFIQUE ATTIQUE DE 4.5 – 141 M2
Sur le Quai des Fleurs, la plus belle situation de Montreux. Face au lac, orienté sud et bénéficiant d’une vue panoramique sur le lac et les Alpes. Superbe appartement de 4.5 pièces de 141 m2 avec balcons, offrant 1 grand séjour/salle à manger avec cheminée, 2 chambres à coucher dont 1 Suite parentale, 2 salles d’eau. Finitions haut de gamme. Piscine intérieure et espace bien-être à disposition.
Prix : CHF 2’950’000.Réf. : 22-401-13
Magnifique attique, Montreux
[ 95 ] Barnes International Realty
[ 100 ] Bory & Cie SA
[ 104 ] Bernard Nicod
[ 107 ] CF Immobilier
[ 108 ] Grange & Cie SA
[ 111 ] John Taylor
[ 112 ] Naef Knight Frank
MONTREUX MAGNIFICENT ATTIC OF 4.5 ROOMS – 141 M2
[ 114 ] Pilet & Renaud
[ 115 ] M3
Situated on the « Quai des Fleurs » the most beautiful address of Montreux. In front of the Leman Lake and the Alps, offering a panoramic view. Magnificent flat of 4.5 rooms, 141 m2 with balconies, proposing a spacious living and dining room with fireplace, 2 bedrooms including a master suite, 2 bathrooms. High quality interior finishings and Wellness area with indoor poll at disposal.
Cette belle demeure érigée sur une parcelle arborée de 2'800 m² est exposée plein sud, au calme absolu, en plein centre-ville. Elle offre 550 m² habitables ainsi que 200 m² de dépendance avec piscine intérieure. Un beau jardin paysagé et un garage pour trois véhicules complètent ce bien d'exception.
GEROFINANCE | RÉGIE DU RHÔNE : gérance, copropriétés, mises en valeur – www.gerofinance.ch
PULLY
PROPRIÉTÉ DE CHARME
AU CALME ABSOLU
Réf. BA-120029
Prix : CHF 3'900'000.-
Jean-Marie Legrottaglie 021 796 35 31 jean-marie.legrottaglie@barnes-suisse.ch
Située en lisière de forêt, cette propriété d’époque bâtie sur une parcelle de 1'859 m², profite d’un environnement intimiste et résidentiel. Son architecture traditionnelle au style classique contraste de manière harmonieuse avec l’authenticité des lieux. Répartie sur deux niveaux habitables, elle se caractérise par de généreux espaces à vivre ouverts sur la nature environnante et un intérieur soigneusement entretenu.
Charme et discrétion. Château entouré d’un merveilleux parc de 27'000 m2 avec des arbres séculaires et une magnifique vue sur les Alpes ainsi qu’une piscine. En plus de 12 pièces sur 700 m², une charmante tour accueille les invités, et un appartement indépendant loge le personnel. Coup de coeur !
Située à Founex, proche du lac, la maison de 318 m2 habitables, érigée sur une parcelle de 1’800 m2 se compose d’une lumineuse et vaste pièce de vie prolongée d’une véranda et d’une suite parentale au rez. Trois chambres ainsi qu’un grand espace composent l’étage. Terrasse en Ipé, piscine. Vaste sous-sol, grand garage.
GEROFINANCE | RÉGIE DU RHÔNE : gérance, copropriétés, mises en valeur – www.gerofinance.ch
COLOMBIER
« DOMAINE DE VAUDIJON » UN BIEN D'EXCEPTION
Réf. BA-119785
Prix : sur demande
Patrick Gaschen 032 723 23 44 patrick.gaschen@barnes-suisse.ch
Vaste domaine d’environ 10 hectares face au lac de Neuchâtel, composé d'une magnifique maison bourgeoise du XVIIIe siècle, d'une maison pour le personnel, un manège, des écuries et regroupant des activités viticole et équestre. La maison de maître d’environ 1200 m² dispose de 10 chambres à coucher avec salle de bains.
LUMINEUX 4 PIÈCES. Situé dans le quartier de Champel, ce très bel appartement traversant au 5ème et dernier étage, se trouve à proximité de toutes les commodités usuelles ainsi que la gare du Ceva et le Parc Bertrand. Lumineux et rénové avec des matériaux de grande qualité, il vous séduira par la générosité de ses pièces à vivre et le confort proposé pour sa partie nuit. Ce bien est disponible de suite et comporte également deux caves. Possibilité de louer une place de parking. Réf. 34346
BRIGHT 4-ROOM APARTMENT. This beautiful through apartment is in the Champel neighbourhood, on the fifth and last floors. It is close to all usual amenities as well as the Ceva station and Parc Bertrand. It’s bright and renovated with high quality materials. The generous living rooms will charm you as well as the comfort of the night quarters. This item is available immediately and comes with two cellars. It is possible to rent a parking place. Ref. 34346
Cologny
/ Price CHF 7’000’000
ADRESSE PRIVILÉGIÉE . Surprenante villa familiale située sur une parcelle de plus de 2’000 m2, bénéficiant d’une situation idéale et d’une belle luminosité tout au long de la journée, grâce à son exposition plein sud et ses grandes ouvertures sur la terrasse. De style contemporain et décorée avec soin, les généreux espaces de vie de la maison, répartis sur 2 niveaux, totalisent environ 300 m2 habitables, avec une entrée indépendante à chaque niveau. Belle piscine et garage double complètent ce bien entouré d’un jardin joliment paysagé, préservant l’intimité de cet ensemble dans une zone résidentielle. Réf. 30702
A DISTINGUISHED ADDRESS. An amazing family villa ideally set on a south-facing plot of over 2’000 sqm and with plenty of daylight thanks to its wide window walls facing the terrace. Contemporary in style and decorated with great care, the roomy living areas over two levels provide some 300 sqm of usable floor space, with a separate entrance on each level. A lovely pool and a double garage add further to this property, surrounded by a nicely landscaped garden providing seclusion in a residential zone. Ref. 30702
Prix
Genève
Prix / Price CHF 8’500’000
APPARTEMENT DE PRESTIGE EN VIEILLE-VILLE. Au cœur du prestigieux quartier de la Vieille-Ville, cet appartement d’angle bénéficie d’un emplacement privilégié dans un immeuble en parfait état d’entretien et ascenseur. Confortablement réparti, il offre tout le charme d’époque : pièces communicantes, belle hauteur sous plafonds, boiseries et parquets anciens, cheminée ou poêle dans chaque pièce. Entièrement rénové avec des matériaux de qualité, cet appartement reste un bien rare sur le marché. Réf. 35497
PRESTIGIOUS APARTMENT IN THE OLD TOWN. This corner apartment in the centre of the prestigious old town is in a privileged setting, in a building in mint condition with a lift. It is comfortably arranged and offers old time charm : communicating rooms, nice ceiling heights, panelling, and old wood floors, fireplace, or wood stove in each room. It was fully renovated with quality materials and remains a rare item on the market. Ref. 35497
Corsier
Prix / Price CHF 4’900’000
JOLIE VILLA SUR LE QUAI DE CORSIER. Située à Corsier-Port, cette jolie villa individuelle profite d’un emplacement privilégié à deux pas du lac. Offrant des côtés extérieurs avec terrasses, jardin et piscine, cette maison disposée sur trois niveaux bénéficie de grands espaces tant en partie jour qu’en partie nuit et est agrémentée par des matériaux et des équipements de qualité. Le tout, en excellent état, séduira une famille recherchant le calme d’un village au bord du lac. Réf. 35478
NICE VILLA ON THE LAKE SIDE IN CORSIER. This nice, detached villa in Corsier-Port enjoys a privileged setting a few steps from the lake. The outdoors has terraces, a garden, and a swimming pool. The house is distributed on three levels and benefits from large spaces in its day and night quarters alike. It has quality materials and equipment. This item is in excellent condition and will enchant a family looking for a quiet lake-side village. Ref. 35478
LES PIEDS DANS L’EAU !
MONTREUX
MAGNIFIQUE ATTIQUE DE 4.5 – 141 M2
Sur le Quai des Fleurs, la plus belle situation de Montreux. Face au lac, orienté sud et bénéficiant d’une vue panoramique sur le lac et les Alpes. Superbe appartement de 4.5 pièces de 141 m2 avec balcons, offrant 1 grand séjour/salle à manger avec cheminée, 2 chambres à coucher dont 1 Suite parentale, 2 salles d’eau. Finitions haut de gamme. Piscine intérieure et espace bien-être à disposition.
Prix : CHF 2’950’000.-
Réf. : 22-401-13
MONTREUX
MAGNIFICENT ATTIC OF 4.5 ROOMS – 141 M2
Situated on the « Quai des Fleurs » the most beautiful address of Montreux. In front of the Leman Lake and the Alps, offering a panoramic view. Magnificent flat of 4.5 rooms, 141 m2 with balconies, proposing a spacious living and dining room with fireplace, 2 bedrooms including a master suite, 2 bathrooms. High quality interior finishings and Wellness area with indoor poll at disposal.
Price : CHF 2’950’000.Ref. : 22-401-13
Lucrèce Constantin Tél. 079 799 58 90
MAGNIFIQUE PROPRIÉTÉ PIEDS DANS L’EAU
SAINT-PREX LES PIEDS DANS L’EAU
Sur un site exceptionnel, le terrain de plus de 5’000 m2 accueille une villa de style résolument contemporain. Elle est fabuleuse, à l’état neuf –conçue avec des matériaux haut de gamme. 5 càc avec salle d’eau ensuite, jacuzzi, hammam, sauna, piscine intérieure, entre autres. Vous l’aurez compris, un bien rare à saisir!
Prix sur demande
Réf. : 22-502-09
SAINT-PREX LAKEFRONT PROPERTY
Exceptionally situated on a piece of land of over 5,000 m2, this villa with a resolutely contemporary style is fabulous and in new condition. Designed with upscale materials, it offers 5 bedrooms with ensuite shower rooms, a jacuzzi, a steam bath, a sauna and an indoor swimming pool among other things. As you can well imagine, this is a rare opportunity to seize!
Price on request
Ref. : 22-502-09
MAISON À ECLÉPENS – UN HAVRE DE PAIX, RARE DANS LA RÉGION
Luxueuse maison située dans une zone centrale avec une splendide vue panoramique sur la plaine. La maison vient d’être rénovée complètement avec des aménagements et des matériaux de grands standings.
Prix sur demande
Réf. : 22-312-55
HOUSE IN ECLÉPENS – A PEACE HAVEN, RARE IN THE REGION
Luxurious house located in a central area with a splendid panoramic wiew of the countryside. The house has just been completely renovated with fittings and high quality materials.
Price on request Ref. : 22-312-55
SITUATION IDYLLIQUE
Décor et emplacement exceptionnels pour cette charmante ferme rénovée en 2013 avec goût et située dans un cadre paisible au pied de la cité de Gruyères. La propriété, avec son vaste terrain de 4’148 m2 équipé d’installations équestres, est entourée de terres agricoles, ce qui lui confère une privacité hors du commun.
IDYLLIC LOCATION
Tastefully renovated in 2013, this charming farmhouse offers an exceptional scenery and location in a peaceful setting at the foot of the town of Gruyères. With its vast piece of land of 4,148 m2 equipped with equestrian facilities, the property is surrounded by agricultural land, which gives it extraordinary privacy.
Gruyères
OFFICE DES FAILLITES DE L’ARRONDISSEMENT DE L’EST VAUDOIS
Place de la Gare 5
Case postale 811 1800 Vevey 1
021.557.13.00
www.vd.ch/opf info.ofev@vd.ch
1801 CHARDONNE CHEMIN DE L’HÔTEL DU PARC 5
Vente aux enchères publiques
L’Office des faillites de l’arrondissement de l’Est vaudois organise la vente aux enchères de:
• 16 appartements de luxe avec places de parc intérieures
• 1 Penthouse de 2’050 m2 (à terminer)
• 12 appartements standard (immeuble séparé)
• Divers locaux de services
Date de la vente: 25 novembre 2022
Lieu de la vente: salle d’audience cantonale, avenue de Longemalle 1, 1020 Renens
PROGRAMME DE LA VENTE
Dès 8h30
À partir de 11h00
À partir de 13h00
À partir de 16h00
À partir de 17h00
Vente des appartements standard du Park Building
Vente des locaux du service hôtelier (cuisine, spa, cave à vin, etc…)
Vente des appartements de luxe du Main Building
Vente du Penthouse
Vente en bloc de tous les lots
Informations détaillés : www.vd.ch/opf - rubrique ventes et enchères
Découvrez HAUTVALLON, un lieu de vie d’exception en pleine nature dans un très grand parc arborisé, bordé par la Seymaz, au cœur de Chêne-Bougeries.
Piloté avec rigueur et minutie par FM Management, habituée aux promotions de très haut standing, et dessiné par le bureau d’architecte de renom DVK Architectes, HAUTVALLON s’intègre parfaitement dans son environnement naturel ; des façades en pierre naturelle Paloma lisse et striée, des terrasses en pierre Ruoms ainsi que des garde-corps en verre pour valoriser la vue sur la nature luxuriante depuis chaque appartement.
5 appartements de très haut standing (simplex et duplex) allant du 4 pièces en rez-de-jardin au 7 pièces en attique, offrant de luxueuses prestations et disposant de spacieux volumes.
Intimité et privacité sont les maîtres-mots ; profitez d’une vue dégagée sur le parc, sans aucun vis-à-vis.
Dotée d’une situation exceptionnelle, entre ville et campagne, la résidence HAUTVALLON est située à seulement quelques minutes du centre-ville de Genève. hautvallon.ch