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immobilier.ch News - Tous au solaire !

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Le journal du site d'annonces n°1 en Suisse romande

février - 5 mars 2023 · N o 1090 · Bimensuel

TOUS AU SOLAIRE!

SOMMAIRE

4-9 Actualité

Les brèves immobilières

L’Émirat dubaïote s’offre un palace genevois

Élections genevoises: La CGI présente ses candidats

Les propositions du PLR en termes de logement

10-17 Dossier

Les innovations facilitent le passage au photovoltaïque

Contrôler ses dépenses énergétiques pour économiser

Zoom sur la nouvelle règlementation du bâti genevois

18-23 Immobilier

La modélisation des informations du bâti gagne du terrain

Anne Grossmann, cheffe d’orchestre des promotions immobilières

La promotion «La Prairie» va sortir de terre à Veyrier

La chronique de la CGI

LA FONDATION WILSDORF ACHÈTE ENCORE UN

HÔTEL

Après l’Espace Tourbillon à Planles-Ouates (GE), mais surtout l’Hôtel Lido près de Cornavin, la voici qui a déboursé 32,5 millions de francs pour acheter un bâtiment situé rue PrévostMartin 18, soit dans le quartier de Plainpalais. Ce dernier a une affectation mixte (hôtel, logements et rez-dechaussée commercial). Il se situe derrière le boutique hôtel Cour des Augustins (un 4 étoiles ouvert en 2006). Après avoir relogé la HEAD, bientôt l’Ecole d’Horlogerie et une maison des femmes, la fondation Wilsdorf poursuit son engagement en faveur de la Cité.

UN RICHE ALLEMAND MISE SUR LES PROMOTIONS

Editeur: immobilier.ch SA

Directeur de la publication: Claude-Alain Paschoud

Rédacteur en chef: Serge Guertchakoff

Rédactrice en chef adjointe: Chantal de Senger

Journaliste: Julie Müller

Directeur artistique: Pierre Broquet

Tirage: 105'000 exemplaires / 20 fois par an Envoi emails: 80'000 exemplaires

Publicité: info@immobilier.ch Tél +41 22 307 02 20

Toutes les éditions sont disponibles sur immobilier.ch

Allemand d’origine, Rainer Wenz est en passe de devenir un développeur professionnel sur Genève. Après avoir réalisé une promotion à Cologny de plusieurs dizaines de millions de francs, ce fils de l’entrepreneur Reinhold Wenz (lequel avait fait fortune en Allemagne via sa société de vente par correspondance) vient d’acquérir pour 25 millions de francs une belle parcelle de près de 12’000 m2 à Vandoeuvres (GE). De quoi effectuer une nouvelle opération lucrative pour celui qui est investi dans une douzaine d’affaires différentes, dont des cabinets médicaux d’esthétique.

DE LA RÉDACTION

JAHAN RECOURT

CONTRE UNE NOUVELLE MARQUISE

La société exploitant l’arcade commerciale du célèbre joaillier Jahan vient de recourir contre l’autorisation délivrée par le canton de Genève d’intégrer une nouvelle marquise au 23 rue du Rhône. L’actuel propriétaire des murs de cet immeuble, Samuel Tak Lee (représenté par la société Wyatt Estate II Limited), ne cesse de rénover cet immeuble. De quoi perturber l’exploitation de la boutique Jahan ? On se souvient que ce ressortissant de Hong-Kong avait également acquis, pour 88 millions, le 42-44 rue du Rhône, auparavant détenu par feu Nessim Gaon.

UNE BELLE ACQUISITION

POUR ASGA

La caisse de pensions ASGA est la plus grande institution de prévoyance communautaire de Suisse. Elle vient d’emporter l’immeuble situé au rondeau de Plainpalais où se situe le Starbucks Café (rue du Conseil-Général 11). Jusqu’alors, il était encore en mains d’une famille, les Nouspikel, laquelle a finalement fini par s’en défaire pour 25,5 millions de francs. ASGA possède déjà une dizaine d’immeubles à Genève, dont ceux rue du Stand 9 et route de Florissant 11-13.

DES ISOLANTS VÉGÉTAUX

COMME PUITS DE CO 2

Si jusque-là des efforts considérables ont été déployés pour limiter l’empreinte écologique générée par l’exploitation du parc immobilier suisse, il est désormais temps de se pencher plus activement sur l’ensemble de son cycle de vie. Notamment, dès sa construction. Un nouveau projet de recherche, mené par des scientifiques de l’Empa (Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche), repose sur un nouveau type de matériau isolant à base de matières premières ou de déchets végétaux qui fixe durablement le CO2 qu’il contient grâce à un traitement thermique spécial et qui fonctionne ainsi comme un puits de CO2. Ce concept ambitieux avec un grand potentiel a convaincu plusieurs institutions de financement, qui le soutiennent depuis ce début d’année. JM

LE VORTEX PRIMÉ PAR LE GERMAN DESIGN AWARD

Parmi les prix internationaux de design les plus reconnus, le German design award a honoré cette année le cabinet d’architectes Itten+Brechbühl. Le lauréat s’est vu décerner l’or dans la catégorie «Excellent Architecture» pour sa réalisation du Vortex. Cet immeuble d’habitation, construit à proximité immédiate de l’Université de Lausanne, a été conçu pour accueillir 1’000 étudiants, avec une conception circulaire. Ses dimensions en ont fait un élément dominant de toute la région, créant un lien entre la ville et ses universités. Un concept qui a séduit le jury: «L’une des particularités du projet réside dans la rampe en spirale de 2,8 kilomètres de long qui relie les unités d’habitation modulaires sur les dix étages jusqu’au toit-terrasse. La façade revêtue de bois est une autre caractéristique marquante de ce bâtiment à la forme agréablement épurée.» Les réalisations primées font l’objet d’une exposition spéciale au Museum Angewandte Kunst de Francfortsur-le-Main, du 4 au 19 février 2023. JM

UN CHAUFFAGE À DISTANCE

LAUSANNOIS

EN PLEIN DÉVELOPPEMENT

Le Plan climat de la Ville de Lausanne ayant prévu de rendre son chauffage à distance 100% renouvelable d’ici 2035 et de le développer pour couvrir 75% des besoins en chaleur de la ville d’ici 2050, l’urgence est de mise. Dans cette optique, la Municipalité a validé début février la stratégie de développement des infrastructures pour les années qui viennent. Pour cette première grande étape, 170 millions de francs seront investis pour construire trois centrales de production et de distribution à Ouchy, Vidy et Malley, deux stations d’échange de chaleur et les conduites principales permettant de déployer le réseau de chaleur dans ces quartiers. JM

Fernando Guerra

MISE EN VENTE DES IMMEUBLES PRÉEMPTÉS

PAR LA VILLE DE LAUSANNE

Dans sa volonté de poursuivre un rôle actif pour la maîtrise foncière dans le domaine du logement, la Ville de Lausanne procède régulièrement à des acquisitions. Depuis 2020, la Ville a ainsi exercé, à plusieurs reprises, le droit de préemption dans le but de conserver sur le marché des logements loués qui correspondent aux besoins de la population. Aujourd’hui, la Ville souhaite revendre ces immeubles sur DDP (droit de superficie) de manière à pérenniser la dimension d’utilité publique de ces logements. De plus, elle sollicite auprès du Conseil communal un second crédit d’acquisition de 50 millions de francs pour la législature en cours. JM

LE RÉCAP’ DE LA 15E JOURNÉE DU LOGEMENT

Articulée autour de l’habitat de demain, la 15e Journée du logement qui se déroule tous les deux ans a réuni, fin janvier, pas moins de 220 professionnels et acteurs de l’immobilier. Organisé à la Maison de la Paix sous l’impulsion de l’Office cantonal du logement et de la planification foncière (OCLPF) de Genève, ce cycle de conférences a d’abord été introduit par le conseiller d’État chargé du territoire, Antonio Hodgers. Ce dernier est revenu sur la situation du logement à Genève et les enjeux sociétaux auxquels le canton fait face. Puis, l’architecte cantonal Francesco Della Casa a pris le relais en retraçant l’évolution de l’habitat à travers le temps. Laura Mechkat, architecte et membre de l’association Habitat 4 générations, a ensuite présenté sa réflexion sur l’habitat inclusif et évolutif. Naïri Arzoumanian, architecte et docteur en droit a, quant à lui, partagé sa vision de l’habitat de l’entre-deux. Enfin, le sociologue Sandro Cattacin, professeur à l’université de Genève, a abordé la dimension sociologique du logement de demain. JM

AUGMENTATION DE CAPITAL POUR m 3 IMMOBILIER

La division immobilière de m3 Groupe, m3 IMMOBILIER, a signé le 2 février dernier une lettre d’intention avec Floreat, un fonds d’investissement basé à Londres, pour une levée de fonds de 100 millions de francs sous forme d’une augmentation de capital conduisant à une participation minoritaire de 16%. La finalisation de cette transaction engendre une valorisation de m3 IMMOBILIER d’environ 800 millions de francs et permettra d’accélérer la réalisation de la trentaine de projets immobiliers en cours. JM

GENÈVE: 60 MILLIONS POUR VERDIR SES BÂTIMENTS

C’est officiel, le Conseil administratif genevois va proposer au Conseil municipal l'ouverture de deux crédits pour un total de 60 millions de francs afin de réaliser des études de faisabilité et des travaux de mise en place d’une végétalisation ainsi que d’équipements de capteurs solaires sur les toitures des bâtiments du patrimoine financier et administratif. Le potentiel de végétalisation représente 28'000 m2 de toitures, dont plus d’un tiers pourront accueillir des panneaux photovoltaïques/thermiques. JM

Ivan Unsplash
Antoine Methivier

Hôtellerie

L’ÉMIRAT DUBAÏOTE S’OFFRE UN PALACE GENEVOIS

Fermé depuis fin août 2020, le Richemond vient d’être racheté pour 114,26 millions de francs par la chaîne Jumeirah. Ce 5 étoiles genevois devra être entièrement rénové avant de rouvrir ses portes en 2025. Notre récit.

Les négociations n’ont jamais cessé depuis que le palace genevois a fermé ses portes durant l’été 2020, laissant 130 collaboratrices et collaborateurs sur le carreau. Eric Favre, le «représentant» du propriétaire, le milliardaire malaisien Ananda Krishnan, était en discussion avec deux groupes.

Un prix revu à la baisse

Ananda Krishnan, ayant tout de même

Le palace n’est plus exploité depuis le 1er septembre 2020.

déboursé près de 150 millions de francs lorsqu’il a racheté le Richemond à Rocco Forte and Family Ltd en décembre 2010, ne souhaitait pas perdre trop d’argent dans cette transaction. Le riche Malaisien avait fait des promesses au groupe Dorchester afin que ce dernier accepte de prendre la gestion du vénérable palace en août 2011. Des promesses qui n’ont pas été entièrement tenues, notamment en matière de rénovation. Cela

«Laisser le Richemond en déshérence a été une erreur tactique du propriétaire»

avait poussé Dorchester à faire une offre de rachat du Richemond, laquelle n’avait pas été jugée digne d’intérêt par le riche Malaisien. Au final, Dorchester avait dénoncé le contrat d’exploitation à fin 2017. Depuis lors, la voilure du palace avait été encore réduite et l’exploitation avait été reprise en direct. Ananda Krishnan a souhaité revendre cet hôtel au minimum pour 220 millions de francs, puis 200 millions. Mais avec le Covid, ses attentes ont encore été revues à la baisse: 180 millions et plus récemment 150 millions. Jumeirah Hotels & Resorts s’en empare donc pour «seulement» 114 millions de francs. «Laisser le Richemond en déshérence a été une erreur tactique de son propriétaire. Cela a dévalorisé l’actif, même si cela a permis de protéger la part de marché du Four Seasons Hôtel des Bergues, dont les murs appartiennent au même Malaisien», nous confie un professionnel du secteur hôtelier.

Ce qui est piquant dans cette histoire, c’est que c’est le directeur général du Four Seasons de l’époque, José Silva, qui aurait été l’artisan d’un certain «dé -

Patrick Nouhailler Wikicommons

Quelques grains de sable dans une belle saga

Il était une fois un pauvre allemand qui gardait pour quelques sous des oies dans un pré au sud de l’Allemagne. Fermement décidé à travailler dans l’hôtellerie, Adolphe-Rodolphe Armleder quitte à l’âge de 15 ans son pays pour aller apprendre son métier en Angleterre, en Irlande et en Italie. En 1875, il arrive à Genève où il décide de louer la pension Riche-Mont, déjà exploitée depuis 1863, au numéro 4 de la rue Adhémar-Fabri. L’immeuble appartenait au célèbre peintre genevois François Diday. A cet emplacement de choix, à deux pas du lac et en face du jardin Brunswick aménagé en mémoire du duc du même nom qui venait de léguer sa fortune à la ville de Genève (lire notre dossier de décembre 2022), cette pension pouvait alors recevoir 25 clients.

Quatre générations d’Armleder

Adolphe-Rodolphe Armleder était tellement désargenté qu’il réparait lui-même les moquettes usées. Celui qui devint l’un des fondateurs de l’EHL remit en 1906 l’hôtel Richemond à son fils Victor. Mais ce dernier fut emporté par une anémie à l’âge de 44 ans, laissant une jeune veuve avec ses trois filles et son fils Jean, 11 ans. Ce dernier va débuter dans l’hôtel familial en 1935 comme secrétaire. Très vite, il va démontrer son talent, devenant président de la Société des hôteliers de Genève, comme le furent son père et son grand-père, mais surtout en présidant en 1975 le Congrès mondial de l’hôtellerie en présence du président de la Confédération. Il racheta les immeubles aux n° 6 et 8 de la rue Plantamour et créa l’Hôtel Grand-Pré. Il va aussi faire construire le proche Parking des Alpes (320 places) et prit même un temps en location le palace la Réserve.

Son fils Victor tentera d’assurer la pérennité du palace, sans succès. Sous la pression de divers créanciers, le fonds de commerce de l’hôtel est cédé à Clément Vaturi en mai 1994 et à sa société immobilière hôtelière cotée en bourse. Cet homme d’affaires sera finalement condamné pour escroquerie. Il faudra attendre juillet 2004 pour que les murs et la société d’exploitation soient vendus pour 99 millions de francs au groupe Rocco Forte. Celui-ci va encore dépenser 70 millions de francs dans sa rénovation, créant notamment un étage supplémentaire avec une suite de 250 m2, ainsi qu’un spa au sous-sol. Mais au final, l’opération va s’avérer très mauvaise pour Rocco Forte puisque les intérêts de la dette hypothécaire et les pertes d’exploitation depuis la réouverture furent d’environ 12 millions de francs par année. Subissant la pression de son principal bailleur de fonds, Bank of Scotland (reprise par la Lloyd’s), Sir Rocco Forte n’aura pas d’autre choix que de céder son hôtel à Cedar Capital Partners, représentant les intérêts du Malaisien Ananda Krishnan, pour environ 150 millions de francs.

sinvestissement» d’Ananda Krishnan dans le Richemond. Or, c’est ce même José Silva qui a rejoint en janvier 2018 le groupe Jumeirah pour élaborer sa politique d’expansion. Cela étant, il a été remplacé au poste de CEO de Jumeirah cet hiver par Katerina Giannouka, une professionnelle expérimentée formée voici plus de 20 ans par l’école suisse Alpine Centre for Hotel & Tourism Management à Leysin. Reste à savoir si cette enseigne dubaïote, qui ne possède à ce jour aucun palace historique européen, parviendra soit à trouver une certaine cohérence avec la marque Jumeirah, soit à créer une nouvelle marque. Une chose est sûre: cette acquisition devrait doper le tourisme genevois et amener une nouvelle clientèle pour le bassin lémanique.

La montée en gamme

Alors que le Richemond avait été élu parmi les meilleurs palaces d’Europe lorsqu’il était en mains de la famille Armleder (lire l’encadré), il a progressivement perdu de sa superbe. Avec 130 employés pour 109 chambres et suites, le ratio était bien trop faible pour justifier les tarifs d’un 5 étoiles. A ce titre, le Four Seasons les Bergues emploierait quelque 250 personnes pour ses 70 chambres et 45 suites.

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Élections genevoises

LA CGI PRÉSENTE SES CANDIDATS

A l’occasion d’une rencontre réunissant une centaine de personnalités du monde de l’immobilier, la Chambre genevoise immobilière (CGI) a affirmé son soutien à onze candidats en lice pour l’élection cantonale du 2 avril prochain.

«L’enjeu est de taille» comme l’a rappelé Nicolas Grange, président de la Chambre genevoise immobilière (CGI) lors d’un déjeuner d’échange organisé par l’association fin janvier. Devant un parterre d’une centaine de grands noms de l’immobilier, les onze candidats soutenus par la CGI ont ainsi pu s’exprimer en vue des élections cantonales du 2 avril prochain. Un défilé de propositions ayant un dénominateur commun: défendre les intérêts des propriétaires et ceux de la place immobilière genevoise. «Pour les cinq prochaines années, il s’agit d’élire les personnes qui partagent nos valeurs, qui sont essentielles à l’intérêt de notre cause. Il n’y aura pas de place pour tout le monde donc nous devons voter utilement», a souligné Nicolas Grange en appelant à la mobilisation générale. Une cause dont voici les grandes lignes. JM

«Lorsque l’on met un appartement en PPE en vente, vous avez dix dossiers, un retenu et neuf malheureux. La demande est là mais les gens sont contraints d’aller se loger ailleurs et ce sont des pertes fiscales pour le canton. Il faut aider ceux qui le souhaitent à devenir propriétaires. Nous devrions revoir la proportion de logement dans la loi pour qu’il y ait obligatoirement un minimum de 35% de constructions en PPE. C’est ainsi que nous répondrons à la crise du logement.»

Anne Hiltpold (PLR), candidate au Conseil d’État

«La fiscalité immobilière se surajoute à toutes les autres fiscalités, je souhaite défendre les propriétaires qui sont minoritaires et donc une proie facile pour ceux qui estiment que ces sujets-là sont indolores.»

Cyril Aellen (PLR), candidat au Grand Conseil

«Je souhaite accélérer la rénovation énergétique à l’aide d’incitations comme les subventions ciblées pour les propriétaires et les déductions fiscales mais aussi grâce à l’allégement des procédures administratives.»

Diane Barbier-Mueller (PLR), candidate au Grand Conseil

«Il faut promouvoir la densité et la qualité de vie dans les quartiers. Que l’État intervienne le moins possible dans les projets et laisse faire les acteurs.»

Jacques Béné (PLR), candidat au Grand Conseil

«En matière de protection du patrimoine, il faudrait plus d’assouplissement et de créativité. Comme à Fribourg par exemple, où l’on a pu transformer un silo en petit immeuble.»

Gary Bennaim (PLR), candidat au Grand Conseil

«Il faut défendre et permettre l’accession à la propriété comme par exemple dans le quartier du PAV qui est une hérésie avec 0% de PPE.»

Sébastien Desfayes (Le Centre), candidat au Grand Conseil

«La rénovation énergétique des bâtiments doit passer par la simplification des procédures administratives, des incitations fiscales pour les propriétaires et l’augmentation des subventions dédiées aux rénovations.»

Stéphane Florey (UDC), candidat au Grand Conseil

«Un des grands problèmes à Genève, c’est la bureaucratie étatique. Notamment sur la question des autorisations de construire. Nous devons dématérialiser les processus.»

Christo Ivanov (UDC), candidat au Grand Conseil

«Genève est un tout petit territoire qui cultive les paradoxes mais pour préserver les espaces naturels et les zones villas, il n’y a pas de secret, il faut construire en hauteur et de la PPE.»

Philippe Meyer (PLR), candidat au Grand Conseil

«L’accès à la propriété doit s’imposer dans les priorités politiques et être encouragé. C’est un but constitutionnel qui n’est pas toujours pris en compte.»

Thierry Oppikofer (PLR), candidat au Grand Conseil

«Nous devons faire un effort dans l’anticipation des infrastructures que l’on met dans les nouveaux quartiers et offrir les conditions-cadres pour soutenir l’innovation.»

Jean-Pierre Pasquier (PLR), candidat au Grand Conseil

LOGEMENT: LE PROGRAMME DU PLR

Toutes deux prétendantes au Conseil d’État, le 2 avril prochain, Anne Hiltpold et Nathalie Fontanet ont détaillé les propositions qu’elles défendront durant leur campagne.

Lors d’une conférence de presse tenue début février, l’élue PLR Nathalie Fontanet et sa colistière, l’actuelle conseillère administrative de Carouge Anne Hiltpold, ont présenté les quinze points clés de leur campagne pour l’élection au Conseil d’État genevois, qui se tiendra le 2 avril prochain. Au programme, pas moins de quatre propositions consacrées au logement. Les candidates misent tout d’abord sur une déduction fiscale du loyer «qui représente une part très importante des dépenses d’un ménage genevois». Une charge qui se veut lourde, notamment pour la classe moyenne, «à qui nous souhaitons offrir un bol d’air frais», soutient Anne Hiltpold. Autrement dit, redonner du pouvoir d’achat à «cette fameuse classe moyenne qu’on oublie continuellement, qui ne rentre pas dans les critères pour bénéficier de logements subventionnés et qui ne trouve plus à se loger sur notre canton», appuie Nathalie Fontanet.

Aînés, propriété et densité

Autre combat: celui de l’accession à la propriété, un mal qui ronge tout particulièrement Genève. Avec 80% de locataires (contre 60% à l’échelle du pays), la Cité devrait revoir les proportions de logements dans ses nouvelles constructions selon le PLR. «Nous demandons à ce que le taux de 33% de PPE soit fixé dans la loi afin d’éviter que notre population se déplace et quitte le canton», souligne Anne Hiltpold. Une mesure qui serait assortie d’une densité renforcée. Souvent considérée comme un gros mot, «il s’agirait d’éviter de gaspiller du terri-

toire, de préserver nos terres agricoles et enfin de construire en hauteur».

Parmi les villes les plus denses de Suisse, Genève «laisserait de la surface en rezde-chaussée à disposition de la population pour des espaces verts ou de cohésion sociale. C’est ce qui manque aujourd’hui pour faire en sorte que les quartiers vivent», d’après Nathalie Fontanet. Pour finir sur la question des logements, la problématique des aînés, sans cesse plus nombreux, a finalement été abordée. Le PLR souhaite en ce sens construire davantage de logements évolutifs comme alternative aux EMS et se baser sur le modèle de l’Adret, à Lancy. Un projet pilote exemplaire en la matière qu’il s’agirait alors de reproduire «en brisant certaines règles».

Julie Müller

Les autres mesures proposées

En ce qui concerne les onze autres points décrits par les candidates, on retrouve entre autres une baisse de l’impôt sur le revenu de 5%, la revalorisation de l’apprentissage ou encore la volonté de commencer la scolarité dès 3 ans.

Nathalie Fontanet, candidate PLR au Conseil d’État. DR

Panneaux photovoltaïques

TOUS AU SOLAIRE!

Portées par une industrie en plein essor, les innovations romandes permettent enfin à tout un chacun de passer au solaire. Désormais plus d’excuses, maisons historiques, toits plats, colorés ou petits budgets... des solutions existent pour chaque situation. Tour d’horizon.

Pour un bâtiment historique

LA TUILE SOLAIRE

Avec près d’une centaine d’installations en service cette année, la société Freesuns, basée à Colombier (NE) depuis 2015, a relevé le défi de rendre un toit photovoltaïque esthétique. Grâce à des tuiles solaires réalisées en verre trempé double couche, tous types de toitures (sauf plates) peuvent créer de l’énergie en ressemblant à n’importe quelle autre. Un concept très apprécié des propriétaires de bâtiments historiques puisque «c’est souvent la seule solution autorisée par les départements de protection du patrimoine», souligne Benoit Emery, manager chez Freesuns. Personnalisables et adaptables, ces tuiles solaires contournent ainsi les obstacles, tels que des fenêtres, et copient à l’identique des ardoises grises ou une apparence terre cuite. «Nous ne nous limitons pas à un rectangle ou au milieu d’un toit, nous couvrons la totalité d’une surface», ajoute Benoit Emery. La

puissance au m2 variant quant à elle de 90 à 150 watts, il faudra en moyenne débourser 60'000 francs pour un tel équipement.

Pour un petit budget

LE LEASING SOLAIRE

Parmi les business models proposés par Younergy, dont le siège est à Lausanne, permettre à de nombreux foyers de produire directement de l’énergie sur leur toit sans devoir prendre en charge les frais de matériel et d’installation en fait partie. Depuis sa création en 2015, cette entreprise initiée à l’EPFL par un groupe d'experts en énergie solaire a réalisé plus de 1600 projets photovoltaïques d’une puissance d’environ 20 mégawatts, proposant aux clients de payer uniquement l’énergie qu’ils consomment (à un prix inférieur à celui du marché) et prenant en charge le reste.

Pour une envie de couleur

LE FILM NANOTECHNOLOGIQUE

Exit les panneaux photovoltaïques sombres, place désormais aux teintes rouges, blanches ou vertes. Une technologie de film composé de polymères conçue par l’entreprise neuchâteloise Solaxess permet justement d’apporter une esthétique de couleur et d’uniformité à un toit ou une façade. «Notre film nanotechnologique s’insère à l’intérieur du panneau au moment de sa fabrication et offre un large panel de coloris pour des villas individuelles, des immeubles d’habitation ou autre», décrit Sébastien Eberhard, fondateur de Solaxess. Une société créée en 2015 en collaboration avec le

CSEM (Centre suisse d’électronique et de microtechnique) qui garantit une performance pour sa technologie allant de 55% à 95% (selon la couleur). «Son prix, à ajouter à celui du panneau ou de la tuile solaire, est d’environ 25 CHF/m2», poursuit le dirigeant.

Pour des surfaces limitées

LE PANNEAU VERTICAL

Installés verticalement, les panneaux solaires bifaciaux de Turn2Sun, lancés en décembre dernier et développés à La Sagne (NE), sont intégrés dans une barrière très esthétique (brevet déposé), elle-même fixée au sol par des vis, sans ciment. De quoi équiper des infrastructures existantes en minimisant l’impact au sol et les contraintes d’aménagement du territoire. Entièrement démontable et réutilisable, l’installation est déplaçable à souhait pour un coût variable comme l’illustre son CEO, Raymond Voillat: «Chaque cas a ses propres contraintes. Son coût va dépendre de paramètres externes comme la géologie du sol (facilité d’ancrage), la taille (nombre de modules) et la facilité d’accès.»

Pour un toit plat ou végétalisé

LE PANNEAU BIFACIAL PIVOTANT

Objectif atteint pour Joris Vaucher et Christophe Büchelin qui ont relevé le défi d’une bonne conciliation entre photovoltaïque et toits plats végétalisés. A l’aide d’un système de panneaux bifaciaux verticaux pivotants qui permet de s’accommoder de la prise au vent, les deux entrepreneurs genevois sont aujourd’hui

les seuls sur le marché à proposer un montage vertical léger. «Les montages traditionnels pour toiture végétalisée ont une forte emprise au sol et nécessitent un lest pouvant atteindre 200 kg/m2», indique Joris Vaucher. Un toit n’est généralement pas conçu pour accueillir un tel poids, d’autant plus si l’on ajoute de l’isolation ou de la végétation. La solution de Lightswing Solar n’excède pas, lest compris, 42 kg/m2, laissant de la marge pour une meilleure végétation. Autre avantage: la courbe de production journalière en «M» coïncide mieux avec la demande. «Nous travaillons activement sur l’industrialisation de notre produit. En attendant, nous avons des projets en cours comme la toiture végétalisée d’un immeuble de la CPEG en août, précise le cofondateur qui assure que le prix sera inférieur à celui des concurrents.

Pour des façades inutilisées

LE VERRE COLORÉ QUI HABILLE

Parmi les conceptions nouvelle génération de panneaux solaires, la marque Kromatix, basée à Romont (FR), permet de réaliser des façades, toits, balustrades ou encore balcons produisant de l’électricité sans que l’on s’aperçoive des cellules. Autrement dit, de façon hautement esthétique. «Réalisés sans l’usage d’aucune teinture, pigment, peinture ou impression digitale mais grâce à un traitement nanotechnologique, les panneaux photovoltaïques de Kromatix peuvent habiller entièrement un bâtiment», témoigne sa porte-parole, Constance Caruel. Cette technologie développée au sein de l’EPFL a vu ses premiers projets naître il y a sept ans, notamment dans des centres-villes où elle s’intègre parfaitement grâce à son verre exempt d’indice de réflexion aveuglante. Comptez entre 100 et 200 CHF/m2 en moyenne de plus qu’une façade en verre traditionnelle passive pour une puissance de 150 à 210 watts/m2.

Julie Müller

Panneaux photovoltaïques

LE POINT DE VUE DE L’EXPERT

Yannick

Pourquoi observons-nous un retard en matière d’installations solaires dans le résidentiel en Suisse?

Pour plusieurs raisons. Au niveau des villas individuelles, cela demande de convaincre une multitude de propriétaires et qui dit multitude de propriétaires, dit multitude d’opinions, de situations socio-économiques, de connaissances ou fausses croyances sur le sujet. Au niveau de la rentabilité, les subventions

de la confédération sont aujourd’hui adéquates mais il manque une garantie sur la rétribution de reprise où un tarif minimal garanti permettrait de rassurer les investisseurs. Du fait d’une trop grande disparité régionale des tarifs appliqués par les gestionnaires de réseau, certains tarifs sont encore trop bas pour permettre une bonne rentabilité. Au niveau des bâtiments neufs, les promoteurs ne voient aucun intérêt au photovoltaïque et se bornent au minimum légal, lorsqu’il existe. Il faudrait une obligation de réaliser une installation photovoltaïque pour toutes les nouvelles constructions et s’assurer que le minimum soit assez élevé pour ne pas se retrouver avec des installations de quelques m2 sur des toits qui pourraient en accueillir beaucoup plus. Ces mêmes règles devraient s’appliquer pour les rénovations de toitures. Enfin, en ce qui concerne le locatif, le problème est que le propriétaire ne reçoit pas directement le retour sur investissement mais des mesures sont en train d’être prises.

Comment répondre à la demande croissante d’installations photovoltaïques alors que nous faisons face à de nombreux défis? Il faut d’une part, mettre en place une filière de formation, ce que nous sommes en train de faire avec Swissolar en créant un CFC d’installateur solaire. D’autre part, promouvoir et assurer la reconversion professionnelle. De nombreuses formations existent en ce sens comme celles de Swissolar ou celle de Polybat. Au niveau des matériaux, il faudrait travailler avec l’Europe pour redynamiser le marché

et permettre une fabrication européenne beaucoup plus importante, puisqu’aujourd’hui tous les composants viennent de Chine. Une piste serait par exemple de faciliter la fabrication des cellules de silicium sur le continent. Une autre serait de repositionner l’Europe par rapport aux semi-conducteurs afin de garantir une fabrication des onduleurs. En tant que site de recherche, je suis certain que la Suisse peut apporter une contribution essentielle à la réimplantation de l’industrie solaire en Europe.

Le solaire pour tous (résidentiel) est-il vraiment une solution durable (actions localisées, énergie grise)? Ne serait-ce pas plus efficient d’équiper des grands ensembles (autoroutes, rails, champs, lacs) et d’alimenter les logements par ce biais-là? Oui et non. Il est clair que pour une même puissance, une grande installation fait plus de sens que mille petites (meilleure rentabilité, moins de composants, plus rapide, plus écologique). Cependant, cela implique d’avoir les surfaces à disposition et surtout d’avoir un réseau à proximité suffisamment dimensionné pour en accueillir la puissance. Au niveau des surfaces, cela relève de questions politiques. Par exemple, l’agrivoltaïque n’est toujours pas accepté en Suisse. Nous risquons de nous retrouver avec la même problématique que l’éolien, c’est-àdire un manque de soutien de la population. La problématique du raccordement au réseau est un autre aspect notable puisqu’une installation non-idéalement située nécessite un important chantier de fouilles et de câblage pour raccorder l’installation au réseau. Tandis que le solaire résidentiel permet une intégration paysagère/architecturale beaucoup plus simple et acceptée, ainsi qu’une production d’énergie directement sur le lieu de consommation. C’est pour cela que nos maisons, qui consomment aujourd’hui environ 40% de l’énergie, deviennent des centrales électriques. Il faut aussi garder à l’esprit que la consommation d’électricité de nos bâtiments va augmenter en raison des pompes à chaleur et de la mobilité électrique, donc toute installation, quelle que soit sa forme, sera la bienvenue.

Propos recueillis par Julie Müller

N’attendez plus! Concevez dès à présent votre installation solaire individuelle et produisez votre propre électricité solaire avant la fin de l’année!

Helion, votre partenaire pour les énergies renouvelables

CONTRÔLER POUR MIEUX ÉCONOMISER

Réguler soi-même ou automatiquement les dépenses énergétiques d’un logement est bel et bien une réalité technique aujourd’hui. Encore méconnue, cette solution pourrait malgré tout s’avérer une alliée de plus dans la course à la neutralité carbone.

Tandis que les délais d’attente pour installer sa pompe à chaleur ou ses panneaux solaires s’allongent à vue d’œil, d’autres mécanismes d’économies d’énergie sortent peu à peu de l’ombre pour accélérer la transition du pays. Parmi eux, le boîtier d’optimisation lancé par la société lausannoise E-nno. Fondée en 2018 par l’entrepreneur Maël Perret, cette PropTech désormais bien installée dans les rangs des acteurs de la révolution énergétique propose de moduler la production de chaleur d’un immeuble en temps réel. Pour cela, une première étude de potentiel d’optimisation est effectuée sur la base de données publiques, ensuite E-nno installe son boîtier (sur n’importe quel système de chauffage) et collecte trois mois de data en direct, concernant les variations climatiques et le comportement thermique du bâtiment. Une masse d’information à gérer qui est par la suite prise en charge par les algorithmes d’E-nno qui ajustera alors la

Le monitorage d'E-nno optimise les dépenses énergétiques.

consommation d’énergie du lieu toutes les quinze minutes en fonction des besoins réels calculés. En moyenne 17% d’économies seraient assurées de cette façon sur la consommation annuelle, en priorité dans les immeubles et grands ensembles. Un autre acteur du domaine, Enastra, mise également sur les parcs de bâtiments pour une optimisation énergétique significative. «La transparence des flux ainsi que des coûts est fondamentale pour la gestion immobilière et nécessite de savoir où, quand et combien d’énergies ont été consommées», décrit Sandra Klinke, porteparole d’Enastra. Cette fois-ci, les données ne sont pas analysées en simultané mais enregistrées dans un compteur d’énergie et d’eau afin de les étudier quotidiennement à l’aide d’un logiciel en ligne, rendu

accessible pour le client. «Contrôler en permanence donne ainsi la possibilité de détecter les dérives et d'en traiter la cause rapidement», souligne Sandra Klinke.

Une maison éco-intelligente

A moindre échelle, des solutions axées «particuliers» permettent elles aussi de mieux contrôler les dépenses énergétiques d’un bien immobilier. A l’image de la société eSMART, installée à Renens, dont l’outil intelligent se déploie dans une maison ou un appartement et monitore l’habitat depuis un écran tactile ou via le smartphone. Gestion du chauffage, de l’eau ou encore de l’électricité, tout est pilotable à portée de doigt et incite à la sobriété. «C’est un gain de temps car tout se coupe et se redémarre à distance si

Installé à Renens, eSMART est un spin-off de l’EPFL. DR

vous partez en week-end par exemple. Une étude faite par Losinger Marazzi sur l’écoquartier Eikenøtt démontre que les économies générées sont en moyenne de 13,2%, à savoir jusqu’à 250 CHF/an pour une famille», précise Dea Bllaca, digital marketing manager chez eSMART. Ce spin-off de l’EPFL qui affiche au compteur plus de 10’000 habitations équipées en Europe, a donc réussi à s’imposer comme leader de ces systèmes connectés et participe à leur démocratisation.

La sobriété seule ne suffira pas Mais alors, devant toutes ces économies d’énergies potentielles, accessibles en quelques clics, pourquoi ne pas tous adopter ces outils pour avancer vers l’objectif 2050? «Cela fait des années que SuisseEnergie (le programme d’encouragement de la Confédération) propose dans ses brochures des solutions intelligentes pour la population mais ce n’est pas un sujet qui intéresse tous les publics. C’est un thème bien spécifique qui concerne en premier lieu les propriétaires», constate Fabien Lüthi, porteparole de l’Office fédéral de l’énergie (OFEN). L’offre étant bien présente mais pas encore la demande, l’expert rappelle l’utilité de ce monitorage: «La surveillance de la consommation d’énergie est essentielle pour déterminer où se trouvent les potentiels d’amélioration dans un bâtiment. Elle informe et sensibilise.» Toutefois, seule, cette mesure ne serait pas suffisante. «Il n’y a pas de solution unique pour relever les défis énergétiques et climatiques, il faut avant tout combiner développement du renouvelable, une enveloppe de bâtiments adaptée, des techniques intelligentes, etc.», conclut Fabien Lüthi. Julie Müller

LOI SUR L’ÉNERGIE: «GENÈVE NE SERA PAS INONDÉE D’ÉCHAFAUDAGES»

En application depuis le 1er septembre dernier mais pas encore limpide pour tous, la nouvelle règlementation du bâti genevois implique de grands changements pour les propriétaires. Explications.

as moins de 60% du parc bâti, autrement dit 29’000 bâtiments sont impactés par le nouveau règlement d’application de la loi sur l’énergie, entré en vigueur l’an dernier. Au menu: un abaissement du seuil de l’IDC (indice de dépense de chaleur) des bâtiments à 450 MJ/m2/an et un non-remplacement des chaudières à mazout/gaz. Des mesures ayant fait grand bruit lors de leur annonce mais qui restent depuis mécomprises par nombre de propriétaires. Cédric Petitjean, directeur de l’Office cantonal de l’énergie (OCEN), revient en détail sur ce qui a été mis en place.

Qu’est-ce qui a concrètement changé depuis le 1er septembre?

Désormais, tous les bâtiments dotés d’un IDC supérieur à 450 MJ/m2/an sont en non-conformité avec la loi. Afin de donner une prévisibilité aux propriétaires et aux professionnels, nous avons fixé des paliers de priorités d’action. La loi fixe un dépassement significatif pour les IDC supérieurs à 800 MJ/m2/an, ce qui implique que ces bâtiments seront les premiers à entamer des travaux et devront engager des rénovations lourdes rapidement. Puis, ce sera au tour de ceux dont l’IDC se situe entre 600 et 800 MJ/m2/ an d’agir. Ils devront fournir des efforts

par mesures ponctuelles (les fenêtres, le toit...). Enfin, restent les édifices dont l’IDC oscille entre 450 et 600 MJ/m2/an, qui devront simplement effectuer de l’optimisation énergétique (équilibrage, désembuage des radiateurs...). Comme vous pouvez le voir, avec ce dispositif, tout ne passe pas par de la rénovation. On parle ici de 400 bâtiments à rénover, donc Genève ne sera pas inondée d’échafaudages. Autre nouveauté réglementaire: le recours aux énergies renouvelables ou à la récupération de chaleur lors du changement de chaudières devient la norme.

Quelles aides sont prévues pour les propriétaires?

Il est clair que les propriétaires vont devoir participer au financement de cette transition énergétique mais ils peuvent en outre s’appuyer sur le Programme Bâtiments de la Confédération qui est le levier d’aide financière classique. Toutes les subventions disponibles à Genève sont à consulter sur le site www.ge-energie.ch. Le Conseil d’État a également déposé un projet de loi de 200 millions au Grand Conseil pour soutenir ces rénovations. Il y a en outre des dispositifs fiscaux qui ont été mis en place. Précision: cette planification des travaux s’étale sur plusieurs années, selon la taille du parc, afin de s’assurer que chaque franc soit investi au bon endroit. Aujourd’hui nous avons aussi dématérialisé les processus de demande d’autorisation pour les systèmes de chauffage afin que les professionnels puissent le faire en ligne et que la procédure soit simplifiée, donc plus rapide.

Faites-vous une différence de traitement entre l’immeuble de 15 étages et la petite villa individuelle?

Tout à fait, en réalité il y a deux dispositifs différents. Pour les propriétaires de plus de 5 preneurs de chaleur, cela fait dix ans qu’ils connaissent l’IDC et nous les accompagnons d’ores et déjà dans le cadre de l’action GEnergie. En ce qui concerne les bâtiments de moins de 5 preneurs de chaleur (petits collectifs, villas, etc.) qui n’ont bien souvent jamais entendu parler de l’IDC, l’obligation d’assainir ne les frappe pas dès 2023. Nous allons d’abord communiquer et les informer pendant trois ans, que ce soit à travers les associations immobilières, les médias ou par courrier, puis une fois préparés, nous rentrerons dans la mise en place d’actions. Des programmes ciblés comme visite-villas de SIG vont être spécifiquement déployés dans ce but.

Depuis septembre, la machine s’est-elle mise en route, observe-t-on déjà du concret?

Même si quelqu’un a enclenché le processus pour son projet de rénovation lourde au 1er septembre 2022, nous n’observerons pas de résultat avant 2026. Vu ces temps longs, il fallait instaurer des mesures drastiques. Cependant, avec l’entrée en vigueur de ce nouveau règlement, nous avons observé une forte hausse des demandes de subventions pour des analyses CECB+. Cela veut dire que les propriétaires commencent à anticiper et ont pris conscience qu’il fallait cartographier leur parc pour prioriser leurs travaux. Propos recueillis par Julie Müller

Basé à Carouge, notre bureau d’ingénieurs étudie les techniques :

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Grâce à l’expérience de nos 27 ingénieurs et techniciens, de l’étude de faisabilité à la mise en service, nous développons vos projets dans les domaines d’habitations, tertiaires et industriels.

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LE BIM GAGNE DU TERRAIN

Autrefois qualifié d’ovni numérique, le BIM ou modélisation des informations du bâtiment devient monnaie courante dans les projets de construction.

Exemples à Genève et Lausanne.

Que ce soit le futur campus Pictet aux Acacias, le CERN ou encore l’Aéroport de Dubaï... plus aucune grande structure ne se passe du BIM, autrement dit: la modélisation des informations du bâtiment. Cet outil, qui demande de penser en termes de données, s’impose peu à peu sur les projets de construction comme l’ont démontré les nombreux orateurs présents au BIM DAY GVA, à Palexpo, début février. Lors de cet évènement (dont immobilier.ch était partenaire), divers cas concrets ont été détaillés et servent d’exemple pour le secteur comme l’a souligné Olivier Pellerin, CEO de la société Deteo: «Nous sommes à une époque où nous n’avons plus besoin de tout réinventer dans le BIM, les principes et processus sont établis maintenant, il suffit de transposer ce qui se fait de mieux ailleurs.»

Le métro lausannois se modélise en 3D Parmi les récents projets BIM cités: celui de la ligne de métro M3 à Lausanne a fait figure de modèle. Pour rappel, le M2 qui traverse la ville de tout son long et circule depuis 2008 est incontestablement victime de son succès. Quotidiennement bondé, celui-ci a d’ailleurs transporté plus de 32 millions de passagers en 2019 et doit encore répondre à une demande croissante. «Face à l’augmentation de la population et un attrait grandissant pour les transports publics, nous allons transformer et moderniser la ligne de métro actuelle qui est déjà entièrement automatisée. En complément, nous allons construire le M3 sur 3,5 kilomètres de tracé souterrain», décrit son chef de projet Benjamin Paquet. Un vaste chantier qui se reposera donc sur des modélisations BIM. «Pour un

projet de cette taille et de cette durée, le BIM va nous permettre d’anticiper les difficultés avant exécution, d’augmenter la fiabilité de nos documents pour estimer les coûts, le planning de chantier, etc. Nous allons également gagner en organisation logistique et en sécurité durant les travaux. Enfin, cet outil sera surtout utile pour communiquer plus efficacement, pour partager les informations et finalement exploiter par la suite les données issues des maquettes 3D», indique Sergio Carpintero, BIM manager des métros M2 et M3.

L’État de Genève accélère sa transition

De l’autre côté du lac Léman, l’État de Genève s’est lui aussi attaqué à la question du BIM, et ce, depuis 2021. Une base de données et un processus d’autorisation de construire BIM ont ainsi été développés et mis en place par une équipe dont Ophélie Vincendon est à la tête: «Cela permet de déposer les plans d’un projet non plus uniquement sous format papier ou PDF, mais également en BIM. C’est une option en plus qu’offre l’État et qui permet une meilleure compréhension de la maquette

(3D au lieu de 2D) par l’administration, dès le départ, et réduit le nombre d’allers-retours dans le processus d’autorisation de construire.»

Les préavis étant réalisés directement sur la maquette, l’analyse dématérialisée des dossiers BIM pourrait ainsi accélérer ces démarches parfois quelque peu chronophages. D’autant qu’un système de précheck en ligne est disponible pour vérifier en amont quels paramètres de la maquette ne sont pas conformes au dépôt de demande. «Grâce à cette préparation, nous gagnons une fois de plus un temps considérable puisque les dossiers déposés auront déjà éliminé certaines erreurs, c’est un outil précieux», ajoute la BIM manager. Serait-ce la fin d’une paperasse interminable? L’avenir nous le dira... demain. Julie Müller

Des études de faisabilité en trois clics

Un outil qui accumule les données et modélise tous les paramètres qui aideront un décideur à se lancer dans un projet porteur? La société zurichoise Amenti l’a créé. En tout et pour tout, quinze minutes suffisent désormais pour établir le modèle 3D d’un bâtiment et ses environs, sur la base d’une simple adresse de parcelle, et à analyser le nombre d’appartements, le coût, la rentabilité, la surface légale que l’on peut consommer, les zones d’ombre pour les potentiels recours, etc. Une étude de faisabilité simplifiée faisant économiser un temps considérable à chaque ébauche de projet, et tout cela grâce au BIM.

IMPACTS FISCAUX LIÉS À L’ACHAT IMMOBILIER EN SUISSE

Devenir propriétaire en Suisse a des conséquences importantes sur le plan fiscal: les impôts existants sont impactés et de nouveaux types de taxes apparaissent. Optimiser fiscalement son montage financier lors de l’acquisition se révèle alors primordial.

Impôts liés au 2e ou 3e pilier

Si l'acquéreur décide de faire un retrait anticipé dans son 2e et/ou 3e pilier, il devra s'acquitter d'un impôt unique et indépendant de l'impôt sur le revenu. Le taux d'imposition dépend du montant retiré (cumul 2e et 3e piliers), du canton de domicile et de la situation familiale. En cas de remboursement du retrait anticipé "LPP" dans un délai de 3 ans, le client pourra récupérer le montant de l'impôt versé.

Valeur locative

La valeur locative est un revenu fictif qui correspond au montant auquel le propriétaire pourrait louer son logement à un tiers. Elle est établie par les cantons qui fixent leurs propres règles de calcul. Elle doit tenir compte des prix du marché, de l’emplacement du logement, de la surface habitable, de l’année de construction et du type de construction. En contrepartie de cet impôt, le propriétaire peut déduire un certain nombre d’éléments liés à l’acquisition (intérêts hypothécaires, frais d’entretien et de rénovation,... ).

Impôt sur la fortune

La valeur fiscale du logement va s’ajouter à la fortune du contribuable. En général, elle correspond à un pourcentage du prix d’achat. Puis un abattement annuel permet de la diminuer chaque année. Elle finit donc par être inférieure à la valeur vénale du bien, c’est-à-dire son prix réel. L'impôt sur la fortune va s’appliquer sur la fortune nette, après déduction de la dette hypothécaire. Le montant de cet impôt ne va donc pas beaucoup varier. En effet, les fonds propres injectés dans l’achat, s’ils

proviennent de la fortune bancaire de l’acquéreur, ne seront plus imposés.

Impôt foncier

L’impôt foncier, aussi appelé impôt immobilier complémentaire, est un impôt distinct de l'impôt sur le revenu dont il faut s’acquitter 1x par année (généralement en fin d'année). Il est calculé différemment d’une commune à l’autre et se situe entre 0% et 0.3% de la valeur fiscale brute du logement (sans déduction de l'emprunt hypothécaire).

Il existe une quantité de possibilités pour optimiser fiscalement son prêt hypothécaire. C’est pourquoi il est primordial de bien se faire accompagner pour identifier la structure financière la plus adaptée, sa

stratégie d’amortissement et les fonds propres à utiliser.

Les conseillers hypothécaires de Resolve travaillent proactivement avec les spécialistes en fiscalité et prévoyance pour vous aider à optimiser votre prêt hypothécaire.

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Portrait d’une alumni de l’IEI

CHEFFE D’ORCHESTRE DES PROMOTIONS IMMOBILIÈRES

Très tôt tombée amoureuse des chantiers, Anne Grossmann a fini par en faire son métier, d’abord chez Zschokke, puis avec deux associés dans sa propre structure, Créateurs Immobiliers.

Ayant toujours travaillé dès son plus jeune âge (elle a notamment effectué trois semaines chez Favarger un été au montage des emballages), Anne Grossmann a vite compris ce qu’elle ne voulait pas faire. D’où une certaine motivation à mener des études. Ainsi, outre une maturité commerciale obtenue à l’Ecole supérieure de commerce, elle est allée à l’Université pour décrocher en 1990 une licence ès sciences commerciale et industrielle (mention gestion d’entreprise). Parallèlement à ses études, elle a œuvré aux côtés de Patrice Girardi à Coppet qui avait repris l’entreprise familiale de terrassement et de génie civil.

Bien que secrétaire-comptable, elle allait avec son patron effectuer les mesures en fond de fouille, entre autres. «Je suis tombée amoureuse de cela», nous confiet-elle. C’est alors qu’elle voit passer une annonce concernant l’Institut d’Etudes Immobilières (IEI) et décide de suivre ce cursus en 1991-1992. «Dès lors, j’ai été particulièrement studieuse, car je savais exactement pourquoi j’étudiais.» Une fois son diplôme en poche, elle est recrutée par Roch Immobilier où elle va œuvrer pour Enrique Ortiz et Bernard Riondel, une entité qui sera ensuite rebaptisée Régie de la Cité. Elle est alors gérante d’immeubles locatifs et de copropriétés.

Un long parcours chez Implenia A l’image de Thierry de Haan, issu comme

«Le cursus de l’IEI est un puzzle où les pièces s’assemblent à la fin.»

Anne Grossman est l'une des trois actionnaires administrateurs de Créateurs immobiliers.

Anne Grossmann de la volée 1991-1992 de l’IEI, elle rejoint en 1995 Zschokke Développement en tant que cheffe de projets, puis directrice, en charge du montage d’affaires et du développement de projets immobiliers. A ce titre, elle a notamment géré les promotions suivantes: Quartier Bellecour à Onex (139 logements locatifs et PPE), Train Bleu à Genève (94 logements subventionnés HBM), le siège de Logitech à Morges (6000 m2), le siège d’Implenia à Onex (8400 m2), le siège de

Procter & Gamble à Lancy (18’000 m2) ou encore le quartier Gordon-Bennett à Vernier (270 logements, 13’000 m2 de bureaux et 3000 m2 de commerces de proximité). En 2010, elle décide de créer sa propre structure avec son collègue François Dieu: Créateurs Immobiliers. «Nous faisons des petites opérations pour notre propre compte et beaucoup de pilotages d’opérations pour compte de tiers.» Ils ont été rejoints par Stéphanie Castella (également diplômée de l’IEI) en 2012, venue aussi de chez Implenia. Ils sont trois actionnaires administrateurs à parts égales. Avec sa nouvelle casquette, Anne a piloté les infrastructures et les équipements communs de l’écoquartier des Vergers à Meyrin, mené diverses études de faisabilité financière pour des futurs quartiers comme les Cherpines ou le PAV et pilote actuellement d’importants projets d’immeubles de logements et d’activités dans le secteur du PAV et dans le quartier des Eaux-Vives.

A côté de cela, Anne a enseigné de 2006 à 2020 à l’IEI. Elle y était en charge du module sur la promotion immobilière qui arrive en fin de cursus. «Pour quelqu’un qui a envie de travailler dans l’immobilier, l’IEI est incontournable. Je l’ai vécu comme un puzzle où les pièces s’assemblent à la fin pour offrir une vue complète de l’immobilier», conclut-elle.

«LA PRAIRIE» VA SORTIR DE TERRE À VEYRIER

Après que le Tribunal fédéral ait rejeté un dernier recours, cette promotion de 18 appartements peut enfin démarrer avec une autorisation entrée en force.

La patience finit toujours par payer. Voilà ce que doit se dire Philippe Paley, à la tête de l’Agence immobilière Gérard Paley & Fils. Celleci vient enfin de pouvoir lancer la commercialisation de sa dernière promotion: La Prairie. Il s’agit de 18 appartements de 3 et 4 pièces, bénéficiant du label HPE (Hautes Performances Énergétiques), qui vont surgir sur la commune de Veyrier à Genève. En effet, le Tribunal fédéral avait rendu un dernier arrêt le 17 août 2022 qui a permis à l’autorisation de construire d’entrer enfin en force. Or, dans ce dossier, la première requête en autorisation avait été déposée le 11 septembre 2017. Près de 10 ans se seront écoulés entre les prémices du projet et la date de livraison des appartements. Ce chantier va durer environ 20 mois et il s’ouvrira prochainement. La livraison devrait intervenir pour l’été 2025.

Distance avec la forêt

C’est officiellement la distance avec la proche forêt qui avait été mise en avant par les deux recourants. Des arguments battus en brèche par la justice puisque

l’implantation du bâtiment a été jugée conforme et a été validée par la Direction générale de l’agriculture et de la nature (l’actuel OCAN). Précisons que des mesures ont été prises en faveur de la biodiversité. Les aménagements extérieurs de cette promotion ont fait l’objet d’un plan d’aménagement paysager.

Rappelons que cette promotion se situe sur la commune de Veyrier, réputée pour sa tranquillité, son paysage arborisé et sa

vie associative très riche. Le projet se situe au sud de la commune. Les 18 appartements disposeront tous d’une terrasse, sauf pour ceux situés au rez-de-chaussée qui auront un jardin privatif (d’une surface variant entre 22 m2 et près de 270 m2). Un parking en sous-sol complète le projet et assurera à chacun une place de parking. Un local à vélos, un abri anti-atomique et des caves se trouveront également à ce niveau. La surface brute de plancher (SBP) des appartements varie entre 60 m2 et 101 m2, sans compter la terrasse, la loggia et l’éventuel jardin. Quant aux prix, ils s’échelonnent entre 834’900 et 1’415’200 francs (place de parking en sous-sol à 40’000 francs non-incluse). Quatre lots sont d’ores et déjà réservés.

Autre atout de cette promotion: ce petit immeuble sera équipé d’une pompe à chaleur. Un complément énergétique pour la production du chauffage et de l’eau chaude sanitaire sera assuré par la mise en place de panneaux solaires en toiture. Serge Guertchakoff

La surface SBP des appartements varie entre 60 m2 et 101 m2. DR

CGI CONSEILS

RÉSILIATION

POUR BESOIN PROPRE

URGENT DANS LES

3 ANS QUI SUIVENT UNE PROCÉDURE

Je suis propriétaire d’un appartement dont j’ai récemment hérité. Je souhaite m’y installer dans la mesure où je dois quitter mon logement actuel mais cet appartement est loué. J’ai entendu dire que je ne pouvais pas résilier le bail car mon père a eu un litige avec les locataires il y a environ un an. Qu’en est-il?

Félix S, Thônex

Le droit du bail prévoit en effet une protection pour les locataires dans les 3 ans qui suivent la fin d’une procédure, pour autant qu’ils aient obtenu gain de cause. Les locataires sont aussi protégés si la procédure s’est terminée par une transaction. En revanche, si les locataires ont saisi les tribunaux sans raison ou s’ils ont obtenu une baisse de loyer avant de saisir les tribunaux, ils ne sont pas protégés. Cela étant, cette règle n’est pas applicable dans le cas où un congé est donné en raison du besoin urgent du bailleur ou de ses proches d’utiliser eux-mêmes le bien loué, ou encore si le locataire est en défaut de paiement ou viole les règles du contrat de bail. Dans le cas du besoin propre et urgent du bailleur, ce dernier devra établir son besoin et son urgence. Pour admettre qu’un besoin est propre, il faut que l’utilisation des locaux soit nécessaire pour lui-même ou ses proches parents ou alliés. Pour admettre l’urgence, il faut que le besoin

soit immédiat et actuel. D’après la jurisprudence, le besoin est immédiat lorsqu’il est susceptible de se concrétiser à plus ou moins brève échéance en comparaison avec la date indiquée et la date pour laquelle une nouvelle résiliation est possible après la fin du délai de trois ans de protection. Il a par exemple été jugé que le bailleur revenant d’un séjour à l’étranger et propriétaire de deux appartements n’avait pas à chasser sa fille habitant l’un de ceuxci ni à cohabiter avec elle dans un espace restreint, plutôt que de congédier les locataires occupant l’autre appartement. Le besoin doit être actuel en ce sens

qu’un besoin futur, simplement possible, ne suffit pas. Ainsi, il a été jugé que, lorsque l’utilisation des locaux ne nécessite pas de grandes transformations, l’urgence du besoin doit être admise dès que la personne morale a un intérêt à pouvoir exercer son activité économique dans les locaux. Tel est le cas lorsque le propriétaire doit payer des intérêts pour le capital emprunté pour l’achat de l’immeuble et qu’il doit aussi payer un loyer pour occuper d’autres locaux. En revanche, lorsque son utilisation des locaux présuppose de grandes transformations, et même la démolition et la reconstruction du bâtiment,

l'urgence dépend de l'état d'avancement de son projet de transformation: il n'est pas nécessaire que ce projet ait déjà été autorisé par les autorités administratives, mais il suffit qu'il soit susceptible d'obtenir leur autorisation.

Le besoin urgent doit également être réel en ce sens que les motifs invoqués doivent revêtir objectivement une certaine importance. Il suffit que, pour des motifs économiques ou pour d’autres raisons (par exemple personnelles), on ne puisse raisonnablement exiger du bailleur qu’il renonce à utiliser les locaux loués mais il n’est pas nécessaire que le

Conseils juridiques en droit immobilier

Anne Hiltpold, Laure Meyer et Géraldine Schmidt sont toutes trois titulaires du brevet d’avocat et spécialisées en droit immobilier (droit du bail, de la construction, droit foncier et droit de la PPE). Elles vous reçoivent sur rendez-vous pour des conseils personnalisés dans les bureaux de CGI Conseils. Elles sont en mesure de vous conseiller, de vous assister et de vous représenter devant les juridictions en matière administrative (construction) et en matière de baux et loyers.

Dans le cas du besoin propre et urgent du bailleur, ce dernier devra établir son besoin et son urgence Jarek Ceborski Unsplash

bailleur se trouve dans une situation de contrainte ou de nécessité.

Dans votre cas, il s’agira de voir votre situation en particulier et de vérifier que votre besoin est urgent dans le sens décrit ci-dessus. Le fait que vous deviez quitter votre logement actuel sera également pris en considération pour déterminer l’urgence de votre besoin. Les circonstances particulières de votre cas seront analysées. Pour tout complément d’information, CGI Conseils est à votre disposition le matin de 8h30 à 11h30 au tél. 022 715 02 10 ou sur rendez-vous.

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APPARTEMENT DE CHARME DANS LES COMBLES

A deux pas de la cathédrale Saint-Pierre

Proximité immédiate des commodités

72 m2 habitables, 3 pièces, 4ème étage

BEL APPARTEMENT CONTEMPORAIN VUE LAC

A proximité immédiate du village

Immeuble contemporain de 2020 153 m2 habitables, lumineux séjour

3 chambres, bureau, 2 bains Box double au sous-sol Vue dégagée, grande terrasse + jardin HERMANCE Fr. 1'790'000.-

CHF 1’120’000.-

RIVE DROITE (GE)

IDÉAL INVESTISSEURS OU FAMILLE

Spacieux 5 pièces traversant / À proximité des commerces, TPG, écoles et Organisations Internationales / Généreux séjour avec cheminée / Balcon de 8 m2 / 3 chambres / 1 salle de bains / 1 salle de douche / Parking au sous-sol + cave / Rénovation à prévoir / Éligibilité Casatax.

Réf. 36491

CHF 1’985’000.-

PRESINGE (GE)

MAGNIFIQUE 5.5 PIÈCES EN DUPLEX AU CALME

217 m² habitables sur 3 niveaux dont sous-sol directement accessible depuis l’intérieur / Très grande chambre parentale avec salle de bain privative et armoires intégrées / 2 grandes chambres enfants / 1 salle de bains avec douche, lavabo et WC / 1 terrasse de 24 m² et 1 balcon de 13 m² / 2 places de parkings.

Réf. 37014

CHF 4’500’000.-

FLORISSANT (GE)

ATTIQUE AVEC TERRASSE À 360°

190.4 m² habitables / 6 pièces dont 3 chambres équipées d’une salle d’eau avec toilettes / Magnifique salon-salle à manger en pignon avec cheminée / Cuisine spacieuse / Toutes les pièces accèdent à la terrasse / À voir absolument !

Réf. 36470

CHF 1’890’000.-

LE GRAND-SACONNEX (GE)

AGRÉABLE MAISON MITOYENNE

Dans quartier résidentiel et prisé / 168 m² sur 3 niveaux / 6 pièces dont 3 chambres et 2 salles d’eau / Cuisine agencée, équipée ouverte sur partie jour donnant accès au jardin / Terrasse avec pergola / Piscine chauffée / Combles offrant un espace polyvalent / Box fermé et 3 places de parkings extérieures.

Réf. 36187

CHF 2’590’000.-

VESSY (GE)

GÉNÉREUSE VILLA MITOYENNE DE 7/8 PIÈCES

Au calme / Sur 2 niveaux + sous-sol / Bel ensoleillement / Env. 210 m² habitables / Cuisine aménagée et agencée / 1 chambre d’amis au rez / 4 chambres à l’étage dont chambre parentale avec armoires intégrées / 2 salles de bains avec toilettes / Belle mezzanine / Balcon / Véranda, terrasse avec pergola / Jardin arboré avec coin potager.

Réf. 37025

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PETIT-SACONNEX

Appartement d’angle de 5 pièces de 127 m2 avec balcon, 3 chambres et 2 salles de bains. Travaux de rafraîchissement à prévoir. Une cave et possibilité de parking à louer.

CHF 1’390’000.-

VERSOIX

Maison individuelle de 180 m2 hab., entièrement rénovée sur 920 m2. Cuisine équipée, salon, salle-àmanger, 4 chambres, 3 sdb. Couvert à voiture + 4/5 places extérieures. Jardin et terrasses. CHF 2’550’000.-

PLAN-LES-OUATES

Villa individuelle à construire, 180 m2 habitables + sous-sol. 4 chambres à coucher, 3 salles de bains. Beau jardin, terrain piscinable et garage. CHF 3’250’000.-

Attique traversant avec beaucoup de cachet, séjour de 45 m2 avec terrasse, 3 grandes chambres, 3 salles de bains, 2 bureaux. Cave et 2 parkings en sous-sol. CHF 2’490’000.-

OFFICE DES POURSUITES DU DISTRICT DE NYON

A VENDRE

Arzier-Le Muids Appartements PPE

Le mardi 21 mars 2023 à 10h, à Nyon, Avenue Reverdil 2 (3e étage), l’office des poursuites susmentionné procédera à la vente aux enchères publiques des biens immobiliers ci-après:

A) Parcelle PPE no 2302, de la Commune d’Arzier-Le Muids.

Appartement de 5 pièces en duplex de 127 m2 environ. Il est composé de la manière suivante: halls, douche, deux chambres, séjour et cuisine. Combles: hall, deux chambres et salle de bain. Il comprend également une cave, une place de parc intérieure et une place de parc extérieure.

Estimation de l’office selon rapport d’expertise

B) Parcelle PPE no 2303, de la Commune d’Arzier-Le Muids.

Fr. 790’000.00

Appartement de 4 pièces en duplex de 122 m2 environ. Il est composé de la manière suivante: hall, douche, une chambre, séjour et cuisine. Combles: couloir, deux chambres et salle de bain. Il comprend également une cave, une place de parc intérieure et une place de parc extérieure.

Estimation de l’office selon rapport d’expertise Fr. 760’000.00

L’immeuble PPE est d’architecture traditionnelle, il est situé à proximité immédiate du centre du village.

Une visite est prévue le mardi 21 février 2023 de 14h00 à 16h00. Rendezvous des amateurs directement sur place (adresse: Chemin de la Pétolière 4, 1273 Arzier-Le Muids).

Possibilité de consulter le dossier complet sur notre site Internet www.vd.ch/opf. Rubrique: Ventes et enchères.

Renseignements: 022/557.50.89

Appt d’angle de + de 125 m2 entièrement rénové́. 4 chambres, 2 salles de bains et une loggia Aire de jeux et commodités à proximité. Cave et parking en souterrain. CHF1’450’000.-

Promotion «La Prairie» - Projet avec autorisation entrée en force de 18 appartements HPE, de 3 et 4 pièces, dans un parc de 5’000 m2. Terrasse, jardin privatif, cave, place de parking et place pour vélo. Dès CHF 834’900.-

OFFICE DES POURSUITES DU DISTRICT DE NYON

A VENDRE Rolle

Villa en PPE

Le 29 mars 2023 à 10h00, à Nyon, Avenue Reverdil 2 (3e étage), l’Office des poursuites susmentionné procédera à la vente aux enchères publiques du bien immobilier ci-après:

Parcelle PPE 1646-1, sise à Rolle, soit part de 570/1’000 de la parcelle de base B-F 1646, avec droit exclusif sur: Villa comprenant une cave, un local technique, rez-de-chaussée et étage avec un balcon, constituant le lot 1 des plans. Ce dernier abrite une surface utile principale d’environ 238.7 m2. Le bien dispose également d’un jardin, une terrasse, une piscine et 5 places de stationnement.

A l’étage, le dégagement est bon et offre une petite vue sur le Lac et les Alpes par une percée.

Estimation de l’office selon rapport d’expertise: Fr. 1’100’000.-

Une visite est prévue le 28 février 2023 de 14h00 à 16h00. Rendez-vous des amateurs directement sur place (adresse: Chemin du Closel 13A, 1180 Rolle).

Possibilité de consulter le dossier complet sur notre site Internet www.vd.ch/opf. Rubrique: Ventes et enchères.

Renseignements: 022/557.50.89

VEYRIER
VESSY

Le choix de référence

Montreux

réf. 22-403-01/A12*

Neuf ! disponible fin février 2023, dans un immeuble Minergie, Ultra centré à 3 min. à pied du bord du Lac, Duplex de 3 ½ pièces 75 m2 avec balcon,2 chambres à coucher, 2 sdb, cuisine ouverte sur séjour.

CHF 745’000.- + 1 parc int.

Lucrèce Constantin – 079 799 58 90

Saint-Prex

réf. 21-312-29

Magnifique maison contemporaine de 6 ½ pièces avec piscine et jacuzzi Superbe maison contemporaine dans les quartiers les plus prisés de la commune, à deux pas des rives du Lac et à quelques minutes du centre du village et des commodités.

CHF 2’690’000.Lila Scalfaro – 021 804 79 89 / 076 421 21 84

Vich réf. 23-502-48

Charmante villa familiale. Dans quartier résidentiel, dans un cadre calme et intime. Distribution sur 3 niveaux, surface utile d’env. 160 m2. 3 chambres, sous-sol complet avec studio indépendant.

CHF 1’490’000.-

Peter Oscarsson – 022 990 90 73 – 078 891 20 31

Leysin

réf. 21-713-06.B

Appartement 4 ½ p à vendre. 104 m2 pondérés. 2 salles d’eau. Petite résidence de 4 lots, exposée plein sud, vue panoramique sur les montagnes. Finitions à choix. Livraison : juin 2023.

CHF 680’000.- + 1 pl. parc ext. et/ou garage box Philippe Jordan – 024 468 55 55 / 079 433 22 38

Cette villa se situe dans un environnement résidentiel composé de plusieurs habitations disposées en couronne dans des modules différents autour d’un chemin d’accès central. Ce bâtiment du début des années 70 possède une superficie de 168 m2 organisée autour d’une vaste pièce de jour. Bénéficiant d’un ensoleillement optimal, vous pourrez profiter d’un jardin, d’une terrasse sur le toit, d’un parc et d’une piscine avec une belle vue dégagée. Une place de parking couverte et une cave complètent ce bien.

Situé au centre de la paisible commune de Puplinge, ce bel appartement de cinq pièces distribuées sur deux étages est proche de toutes les commodités usuelles. Son grand espace de vie lumineux, sa cuisine fonctionnelle et moderne ainsi que son espace de nuit confortable sauront vous séduire.

Réf. 37159

Bory & Cie - Agence Immobilière SA - Avenue Rosemont 8 - 1208 Genève t. +41 (0)22 708 12 30 - f. +41 (0)22 321 78 55

Ce bien possède 3 chambres à coucher dont une, avec sa salle de douche attenante. Une place de parking intérieure et extérieure ainsi qu’une cave complètent ce bien. Réf. 37146

Veyrier | Promotion Antoine-Martin

3 chambres

• Appartement neuf

• 5.5 pièces au rez-de-chaussée

• Cave et 2 parkings intérieurs (en sus)

• Livraison automne 2023

Onex
CHF 1’450’000.-
Puplinge
CHF 1’550’000.-

• Quartier calme à deux pas de Carouge

• Situés au rez supérieur et 1er étage

• Appartements de 116 m2 à 147 m2 PPE avec de grands balcons

• Suite parentale avec dressing et salle de bain attenante

• Livraison printemps/été 2023

MEYRIN RÉSIDENCE COUBÉLIA

• Entouré d’un parc en copropriété

• Appartement de 4 pièces

• Surface PPE de 82 m2

• Balcon de 10 m2

• Box et cave au sous-sol

Prix : CHF 810’000.-

Réf. 37109

COINTRIN VILLA MITOYENNE RÉNOVÉE

• Dans un quartier familial

• Parcelle de 700 m2 avec piscine

• 7 pièces d’environ 200 m2

• 3 chambres et 2 salles d’eau

• Salle de jeux, buanderie, abri PC

GENÈVE - EAUX-VIVES APPARTEMENT TRAVERSANT

• À proximité du lac et du parc Bertrand

• 2 chambres et 2 salles d’eau

• Surface PPE de 108 m2

• 2 balcons

• Place de parking et cave au sous-sol

Prix : CHF 1’450’000.-

Réf. 36263

COLLONGE BELLERIVE VILLA MITOYENNE AVEC LOFT

• Sur une parcelle de 950 m2

• Surface habitable d’environ 180 m2

• 3 chambres à coucher et un bureau

• Loft indépendant de 70 m2

• Garage / Atelier

Prix : CHF 3’100’000.- Réf. 37156

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