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immobilier.ch News - Locaux commerciaux : les prix résistent

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Genève et Lausanne

LOCAUX COMMERCIAUX: LES PRIX RÉSISTENT

Le Barnes Market Outlook offre chaque année une photographie instantanée, découpée par quartier, indiquant le prix moyen. Surprise: les les centres-villes s’en sortent plutôt bien. 12-17

Prise de tête de

SOMMAIRE

4-10 Actualité

Ultima lance deux chantiers d’envergure à Cologny et au quai Wilson

Les opportunités croissantes du marché de l’hypothèque. Interview du CEO de Resolve

12-17 Dossier

Prix moyen des locations commerciales à Genève et Lausanne: les centres-villes s’en sortent plutôt bien

18-23 Immobilier

Le fossé ville-campagne s’estompe peu à peu. Etude du Credit Suisse

Ces prises qui nous prennent la tête: la chronique de Martina Chyba

24-25 Commerce

Destin et secrets du métier de coiffure chez Méline

26 Emploi et formation

Les principales nominations

28-29 Gastronomie

Gastro brèves

Trois amis s’imposent sur le marché des dim sum

30-31 Culture

Joueurs de blues et passionnés

Éditeur: IMMOBILIER.CH SA

Rédacteur en chef: Serge Guertchakoff

Rédactrice en chef adjointe: Chantal de Senger

Journaliste: Julie Müller

Chef d’édition: Francis Haller

DA et maquette: Agence EtienneEtienne

Publicité: info@immobilier.ch Tél +41 22 307 02 20

Impression: CH Media Print AG

Toutes les éditions sont disponibles sur immobilier.ch

L’ÉDITO

UNE NOUVELLE ÉTAPE

C’est un grand jour. Un nouveau média voit le jour en terres vaudoises: immobilier.ch News. Ce média est l’héritier de Tout l’immobilier qui avait été créé en 1998 à Genève par dix régisseurs et son rédacteur en chef d’alors. En fait, cette mue de Tout l’immobilier me rappelle, toute proportion gardée, celle qui vit la naissance du Temps, après la fusion entre le Journal de Genève et le Nouveau Quotidien. A la différence près qu’il ne s’agit pas vraiment d’une fusion. Quoique... En effet, depuis novembre 2021, notre rédaction avait lancé une version vaudoise, mais uniquement sous forme digitale (e-paper).

L’heure est venue de consolider notre offre. L’idée est de cibler encore davantage les Genevois et les Vaudois susceptibles de s’intéresser à l’immobilier au sens large. Dès lors, il était logique de viser certaines communes lémaniques. Le changement de rythme de parution (d’hebdomadaire à bimensuel) répond quant à lui à la nécessité d’être plus résilient face à la forte croissance du prix du papier (+ 20% au premier semestre 2022) et de pouvoir ainsi continuer à offrir un contenu (textes de qualité et annonces) pointu.

Alors que la presse papier se meurt faute de publicité, certains pensent abusivement qu’il serait plus simple de miser uniquement sur le digital. Faux! Les rares médias qui ont opéré ce choix ont mis la clé sous la porte. Notre éditeur, le groupe immobilier.ch (détenu par 115 agences immobilières romandes) mise sur une approche multicanal (l’ensemble de nos contenus sont «portés» sur notre portail immobilier.ch) et sur la qualité. A ce titre, il avait décidé de muscler l’équipe de rédaction dès l’automne 2021. Un jour viendra, sans doute, où les magazines papier auront quasiment tous disparus, mais ce jour-là n’est, Dieu merci, pas encore arrivé. A nous de vous prouver que la gratuité ne signifie pas que la qualité n’est pas au rendez-vous. Et merci d’avance de nous transmettre vos remarques. Bonne lecture!

Genève

ULTIMA LANCE DEUX CHANTIERS D’ENVERGURE

Le projet de construction à Cologny de deux grandes villas avec une vue panoramique incomparable va débuter ces prochains jours.

De même, avec la rénovation d’un immeuble quai Wilson.

Il s’agit des premières opérations genevoises se concrétisant pour le groupe Ultima Capital, coté à la BX Swiss Exchange depuis le 8 août 2019. Propriétaire, développeur et opérateur suisse de biens immobiliers de luxe, Ultima Capital vient de recevoir l’autorisation de construire deux villas sur la commune la plus huppée de Suisse romande: Cologny. Il s’agit de deux villas qu’Ultima souhaite mettre ensuite en location pour une clientèle UHNW (ultra high-net-worth individual, soit des personnes possédant une fortune supérieure à 30 millions de francs). «L’endroit est très sécurisé, calme, et à proximité des meilleures écoles genevoises», relève Byron Baciocchi, l’un des deux cofondateurs d’Ultima Capital. L’objectif des dirigeants de ce groupe est de louer ces biens pour des longues durées, à l’image de ce qu’ils font déjà avec leur villa de Mies (VD). Bénéficiant toutes deux d’une surface d’environ 800 m2, ces vastes villas seront composées de 6 chambres qui auront

Ultima s’est forgé une identité unique avec murs tapissés de nubuck, salles de bain en marbre et mobilier en matières très prestigieuses

toutes leur propre salle de bain attenante, d’une grande cuisine ouverte, d’un salon avec vue sur le lac, d’un espace fitness et wellness, d’un garage et d’une piscine de 12 mètres de long. Les villas disposeront bien entendu d’une vue panoramique sur le lac et le Jura.

Design intérieur

Le chantier sera dirigé par l’entreprise Swissroc. Œuvrant avec les architectes Favre + Guth, Swissroc travaillera en collaboration avec Ultima pour la partie design intérieur. Ceci pour une parfaite compréhension du style développé par le groupe Ultima pour ses différentes propriétés (un premier hôtel à Gstaad, ainsi que diverses résidences et chalets à Crans-Montana, Cannes, Courchevel, Megève ou encore Corfou), ainsi que les matériaux, les fournisseurs et les créateurs de mobilier. Rappelons qu’Ultima s’est forgé une identité unique avec de grandes surfaces de murs tapissés de nubuck, les salles de bain en marbre et

Ultima souhaite mettre en location les deux villas à Cologny pour une clientèle possédant une fortune supérieure à 30 millions de francs. LDD

le mobilier en matières très prestigieuses comme le velours et le cuir. Le chantier va s’ouvrir début avril, avec la démolition d’une petite villa et les travaux de terrassement. Et la livraison est attendue pour dans environ vingt-quatre mois.

Rénovation au quai Wilson

Ultima Capital a également obtenu le permis de construire pour la transformation de son immeuble du 33 quai Wilson à Genève, acquis en 2020, directement auprès de la famille Montauti. Grâce à une étroite collaboration avec les services de la Ville de Genève et une solide relation de confiance avec la Fondation Edmond J. Safra, propriétaire de l’immeuble voisin (35 quai Wilson), le permis a pu être obtenu sans aucun recours. Les travaux devraient là aussi démarrer début avril pour une livraison au premier trimestre 2023. Le projet de rénovation concerne quatre appartements de très haut standing pour les logements de courte et de longue durées, d’une surface de plus de 200 m2. Le plus grand sera un appartement duplex

Le projet de rénovation au quai Wilson concerne quatre appartements de très haut standing de plus de 200 m2

avec accès à la terrasse sur le toit, celleci permet une vue sur le lac Léman et tout Genève à 360 degrés. Les appartements seront composés de quatre ou cinq chambres, chacune avec sa propre salle de bain attenante, salon, bureau et cuisines agencées. Les clients auront accès à un spa de plus de 200 m2 (situé au sous-sol) ainsi qu’à un lobby privé. Ils bénéficieront d’un accès à des services hôteliers comme le house-keeping, un service de majordome ainsi qu’un service de conciergerie.

Les rénovations principales consisteront à l’intégration du design Ultima, avec un mobilier haut de gamme et l’utilisation de matières comme le nubuck, le marbre et l’inox.

Ultima Capital continue son développement, avec une ouverture prochaine du chalet privé Chesery sur la promenade de Gstaad, et la propriété privée sise sur l’île Sainte-Marguerite face à la baie de Cannes dont la rénovation est sur le point d’être terminée.

La terrasse sur le toit du duplex du 33 quai Wilson offre une vue sur le lac Léman et tout Genève à 360 degrés. LDD

SWISS EVENT

organisé par Horizon Léman, Swiss Circle et le SVIT Romandie

Jeudi 17 mars 2022 | 11h00 à 13h00 | Verrière Debussy - Palais 3 “Mobility

Intervenants

Vincent Clapasson • Daniel Ducrey • Jean Megow • Serge Stalder Modération par Pierre Jacquot, Président du SVIT Romandie

GROUPE

«LE MARCHÉ HYPOTHÉCAIRE SUISSE EST UNE OPPORTUNITÉ INCROYABLE»

A l’occasion de son changement de nom, la société suisse de conseil en financement hypothécaire nous dévoile les raisons de sa croissance exponentielle sur un créneau lui-même en plein essor. Interview de son CEO Romain Dequesne.

Installée dans les rangs du courtage en financement hypothécaire depuis

2018, la fintech suisse e-Potek a su s’imposer dans plusieurs régions romandes telles que Genève, Vaud et Valais mais aussi à Zurich. Dans un élan de croissance continue, la société a néanmoins fait le choix de repenser son image en changeant de nom. Elle devient à présent Resolve et affirme de nouvelles ambitions puisque «la start-up laisse place désormais à la scale-up», annonce son CEO, Romain Dequesne. En fonction depuis le 1er novembre, ce dernier tout droit venu de chez McKinsey, nous livre les dessous de ce changement soudain et revient sur les nombreuses possibilités qu’offre le marché croissant de l’hypothèque en Suisse. Interview.

Pourquoi ce changement de nom? Resolve sera nettement plus adapté à nos ambitions car e-Potek avait été choisi à l’époque pour son approche numérique. Cette proposition de valeur est toujours présente mais nous souhaitons aller plus loin dorénavant, développer le côté holistique de notre offre et les types de clients avec lesquels nous travaillons. Notre clientèle très fortunée ou de professionnels de l’immobilier pourra enfin s’identifier à nous.

Vous parlez d’élargissement de vos activités et de votre clientèle. Quels services proposez-vous désormais?

«Le marché hypothécaire suisse pèse près de 100 milliards de nouveaux crédits par année»

Resolve se concentre sur trois pôles spécifiques de services. Le premier concerne les particuliers pour qui nous nous chargeons de trouver le meilleur prêt hypothécaire en fonction de leur profil. Ce sont des services tout-à-fait classiques de facilitation de crédits, mais surtout nous essayons d’en faire une opportunité pour réaliser des économies d’impôts et sécuriser la retraite de nos clients. Le deuxième type d’activité sur lequel nous nous développons est le même mais pour une clientèle «Premium». Typiquement pour des étrangers qui achètent un bien immobilier et qui n’ont pas de revenus mais une importante fortune ou des clients de banques privées ne faisant pas de prêts par exemple. Ces profils viennent chez nous afin que nous leur trouvions une solution et que nous les assistions pour optimiser leurs transactions immobilières.

Et le troisième service qui complète l’offre?

C’est celui où nous souhaitons le plus nous développer car il est destiné aux professionnels de l’immobilier. D’un côté, nous visons les promoteurs, en les accompagnant tout au long du processus, dès l’identification de l’opportunité jusqu’à ce qu’ils aient vendus tous les lots. Nous nous assurons que le client ne perde pas de temps avec les dossiers et nous coordonnons les différents interlocuteurs pour que l’argent finisse chez

Romain Dequesne

le notaire en temps voulus. De l’autre, nous visons les courtiers en facilitant leur travail et en leur permettant d’optimiser leurs résultats. Nous avons tendance à oublier que le rôle du courtier est de représenter le vendeur, pas d’accompagner l’acheteur dans son acquisition. En faisant appel à nos services, les courtiers en immobilier peuvent rapidement identifier les acheteurs finançables ou pas et bénéficier d’une réelle sécurisation des transactions. D’ailleurs, plus d’une centaine de partenaires nous font déjà confiance aujourd’hui.

Le coût peut parfois s’avérer un frein pour faire appel à ce type de services. Comment vous financez-vous?

Tout dépend de la clientèle, mais la plupart du temps ce sont le partenaire, les banques ou les assureurs qui nous rémunèrent et non le client.

Un tel système pourrait laisser penser que ceux qui paient le plus sont davantage mis en avant... Effectivement et c’est un élément très

important pour nous. D’une part, ces partenaires paient tous pratiquement la même chose et de l’autre, nos conseillers ne sont en aucun cas avertis du montant versé par un partenaire. Ce qui ne les incite jamais à diriger un client vers un prêteur plutôt qu’un autre. C’est essentiel pour nous, que cet aspect n’impacte pas la décision.

Ces services de conseil en financement hypothécaire restent

«Nous nous chargeons pour les particuliers de trouver le meilleur prêt hypothécaire en fonction de leur profil»

malgré tout encore largement méconnus. Comment expliquezvous cela?

Vous avez raison. Si on parle de chiffres juste un instant: en Suisse, 14% du volume de nouvelles affaires immobilières passe par un courtier en prêts hypothécaires. Pour les marchés immobiliers comme ceux des Pays-Bas ou de l’Angleterre il navigue pourtant autour des 60%. Nous sommes très en retard et en même temps c’est une belle opportunité qui s’offre à nous. Jusque-là, la population n’avait pas le réflexe de se faire accompagner car les services étaient peu développés en Suisse. Les acheteurs avaient plutôt l’habitude d’aller se renseigner auprès de leur banque habituelle et puis les acteurs de la place allaient simplement chercher le meilleur taux, sans créer de >>

La plateforme Resolve. LDD

réelle valeur-ajoutée. Or, désormais effectuer une simple comparaison de taux comme le font certaines plateformes ne suffit plus. Le montage financier dans sa globalité et les impacts sur la fiscalité ainsi que sur la prévoyance sont bien plus importants. Il y a un gros travail de structuration et de lisibilité de l’offre à réaliser afin de convaincre le client que l’on fait quelque chose d’utile. C’est pourquoi nous sommes en train de créer l’Association suisse des courtiers en financement afin de mettre en place des standards.

L’offre se déploie. Qu’en est-il de la demande?

Elle évolue aussi très clairement. En ce qui nous concerne, elle a plus que doublé chaque année et là nous avons encore augmenté la cadence de croissance. Cela s’explique notamment par le nombre d’écosystèmes naissants. L’intégration des services ou micro-services immobiliers, comme nous le faisons avec l’entité Realforce, permet l’accompagnement des clients de bout en bout, ce qui est réellement nouveau et accroît l’intérêt des uns et des autres. Aussi, le fait que Resolve ait investi un million de francs par année dans ces technologies permet d’offrir cet aspect d’intégration et sera la clé pour réduire la barrière à l’entrée. De nos jours presque tout le

«Les courtiers en immobilier peuvent rapidement identifier les acheteurs finançables ou pas et bénéficier d’une réelle sécurisation des transactions»

monde commence ses recherches en ligne, la demande est là.

Ce marché porteur risque de devenir de plus en plus concurrentiel. Comment faites-vous la différence? Il est concurrentiel oui et non. Quand vous analysez le marché, il y a en fait un acteur de taille, qui fait plusieurs milliards de crédits par année et puis il y a plein de petits acteurs qui ont entre un et dix conseillers. Resolve se situe entre les deux, avec l’an passé un demi-milliard de crédits. Il y a un énorme fossé entre le premier et les suivants, ce qui fait qu’il y a beaucoup d’acteurs sur le marché mais qui occupent inégalement le terrain. Chez Resolve, nous nous démarquons en faisant le choix de travailler avec les acteurs de l’immobilier plutôt qu’en concurrence. Ensuite nous rencontrons 80% de nos clients physiquement car nous essayons de nous différencier par la profondeur et l’offre holistique du conseil. Nous ne pouvons pas tout vous dévoiler aujourd’hui, mais nous aimerions également à l’avenir que l’expérience se prolonge chez Resolve, car bien souvent les acheteurs acquièrent leur bien mais ne sont pas pour autant déchargés de toutes les complications et nous aimerions être équipés pour les aider dans la durée.

Y’a-t-il justement d’autres développements en perspective pour 2022? Plusieurs recrues vont nous rejoindre. Pour vous donner une idée, notre équipe était composée de neuf personnes fin 2019, aujourd’hui nous sommes 35 et nous devrions passer l’année à 70 collaborateurs. L’équipe de Lausanne va devenir un pilier fondamental et Resolve prévoit d’ouvrir de nouvelles succursales à travers la Suisse dès 2022. Autrement, sachant que le marché hypothécaire suisse pèse près de 100 milliards de nouveaux crédits par année (la moitié du marché français), c’est une opportunité incroyable. Là-dedans, le conseil en financement représente 14% (soit 10 à 15 milliards de crédits). Donc avec nos 500 millions de crédits l’année passée, nous avons encore de la marge pour croître. Les clients nous demandent parfois si nous visons l’international, mais la réalité est que nous pouvons déjà faire de très belles choses ici.

Propos recueillis par Julie Müller

Resolve était composée de neuf personnes fin 2019. Aujourd’hui, la société se monte à 35 avec une perspective 70 collaborateurs d’ici à la fin de l’année. LDD

Dimensions Prix

80 x 200 1400.-

90 x 190/200 1680.-

100 x 200 2300.-

120 x 190/200 2500.-

140 x 190/200 2700.-

160 x 200 3200.-

180 x 200 3500.-

200 x 200 4200.-

Livraison et débarras -60% 560.670.920.1000.1080.1280.1400.1680.INCLUS

MATELAS COLOGNY

Garantie: 15 ans

Rendez-vous à notre magasin.

Rue des Bossons 78-80

1213 Petit-Lancy + Infos: 078 848 23 78

Parking: 1h avec disque TPG: 14, 21, 22, 23, K et L

Vente dans la limite des stocks disponibles. Tous les prix sont en CHF, TTC.

Barnes Market Outlook

PRIX MOYEN DES LOCAUX COMMERCIAUX À GENÈVE ET LAUSANNE

Edité chaque année, le Barnes Market Outlook est une photographie instantanée, découpée par quartier, indiquant le prix moyen. Surprise: les centres-villes s’en sortent plutôt bien.

Robert Curzon Price, directeur général de la nouvelle entité Barnes Commercial Realty. LDD

Il fut un temps, pas si lointain, où les prix du mètre carré pour des locaux commerciaux étaient montés à 1200 francs. Bien évidemment, il s’agissait de la rue du Rhône, à Genève. Actuellement, les baux qui se négocient remontent un peu dans l’hyper-centre de Genève, surtout dans la zone allant de la place du Port à la place Bel-Air en passant jusqu’au quai des Bergues: ils sont à 720 francs du m2 après être descendus à 650 francs (2018-2019) et, selon Barnes Commercial Realty et Wüestpartner, la tendance pour les mois à venir serait à la hausse. Du côté de l’hyper-centre lausannois, le prix le plus élevé se situe à 380 francs du m2 dans le «quartier gare» d’après la photographie.

Différence entre les deux agglomérations

Pourquoi une telle différence de prix entre Genève et Lausanne? «Le prix d’une location varie généralement entre 5 et 10% du chiffre d’affaires. Or certaines sociétés ont un chiffre d’affaires phénoménal, les sociétés actives dans le négoce. Le seul vrai coût de ces entreprises est le personnel. Or, les activités tertiaires situées à Lausanne sont davantage axées sur le

«Genève va pouvoir jouer un rôle déterminant avec ses organisations internationales, comme pendant la guerre froide»

back office que sur la finance et le négoce. Cela signifie un chiffre d’affaires inférieur. Ce qui explique de telles différences», explique Robert Curzon Price, directeur général de la nouvelle entité Barnes Commercial Realty. Auparavant à la tête de Partner Real Estate Knight Frank, ce dernier a décidé de poursuivre avec la même équipe mais en rompant les relations avec le groupe international Knight Frank. L’équipe genevoise est désormais consultée comme «bureau expert» en matière d’immobilier commercial par ses collègues du groupe Barnes International présent dans une vingtaine de pays. Avec ses collègues, il s’occupe de concevoir et piloter des projets immobiliers, de négocier des baux, réaliser des ventes ou encore aider à la commercialisation. Ce sont eux qui ont, par exemple, géré la vente d’une vaste parcelle du BIT à Genève pour 150 millions de francs en 2020.

Photographie annuelle

Depuis 2009, Robert Curzon Price et son équipe publient une fois par année le «Geneva Office Snapshot» et le «Lausanne Office Snapshot», rebaptisé

Gare

Autoroute

Lignes TPG

Lignes CFF

Leman Express

Tendance pour l’année suivante

LES ESPACES INTERNATIONAUX DE COWORKING

LES ESPACES INTERNATIONAUX DE COWORKING

LES ESPACES INTERNATIONAUX DE COWORKING

LES ESPACES INTERNATIONAUX DE COWORKING

01 Signature Banking District Place de la Synagogue 5, 1204 Genève

01 Signature Banking District Place de la Synagogue 5, 1204 Genève

01 Signature Banking District Place de la Synagogue 5, 1204 Genève

02 Multiburo Rue de la Cité 1, 1204 Genève

02 Multiburo Rue de la Cité 1, 1204 Genève

02 Multiburo Rue de la Cité 1, 1204 Genève

03 Spaces quai de l'île Quai de l'île 13, 1204 Genève

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03 Spaces quai de l'île Quai de l'île 13, 1204 Genève

03 Spaces quai de l'île Quai de l'île 13, 1204 Genève

04 Regus Rhône 8 Rue du Commerce 4, 1204 Genève

04 Regus Rhône 8 Rue du Commerce 4, 1204 Genève

Regus Rhône 8 Rue du Commerce 4, 1204 Genève

Ce qu’il faut retenir: le centreville (Genève et Lausanne) se porte extrêmement bien

05 Regus Fusterie Place de la Fusterie 12, 1204 Genève

05 Regus Fusterie Place de la Fusterie 12, 1204 Genève

Regus Fusterie Place de la Fusterie 12, 1204 Genève

06 Regus Cornavin Place de Cornavin 7, 1201 Genève

06 Regus Cornavin Place de Cornavin 7, 1201 Genève

Regus Cornavin Place de Cornavin 7, 1201 Genève

07 Regus Pont Rouge Esplanade de Pont-Rouge 4, 1212 Grand-Lancy

07 Regus Pont Rouge Esplanade de Pont-Rouge 4, 1212 Grand-Lancy

Regus Pont Rouge Esplanade de Pont-Rouge 4, 1212 Grand-Lancy

08 Regus Tour de Lyon Rue de Lyon 77, 1203 Genève

08 Regus Tour de Lyon Rue de Lyon 77, 1203 Genève

Regus Tour de Lyon Rue de Lyon 77, 1203 Genève

09 Spaces Sécheron Ch. des Mines 2, 1202 Genève

10

11

12

09 Spaces Sécheron Ch. des Mines 2, 1202 Genève

09 Spaces Sécheron Ch. des Mines 2, 1202 Genève

Regus Nations Rue du Pré-de-la-Bichette 1, 1202 Genève

10 Regus Nations Rue du Pré-de-la-Bichette 1, 1202 Genève 11 Regus Tour Balexert Av Louis-Casaï 18, 1209 Genève

10 Regus Nations Rue du Pré-de-la-Bichette 1, 1202 Genève

Regus Tour Balexert Av. Louis-Casaï 18, 1209 Genève

11 Regus Tour Balexert Av Louis-Casaï 18, 1209 Genève

12 Regus Business Terminal Rte de Pré-Bois 14, 1216 Cointrin

12 Regus Business Terminal Rte de Pré-Bois 14, 1216 Cointrin

Regus Business Terminal Rte de Pré-Bois 14, 1216 Cointrin

13 Regus The Hive Route du Nant-D'avril 150, 1217 Meyrin

désormais Barnes Market Outlook. «Il y a une vraie continuité. Nous échangeons avec Wüestpartner en regardant quartier par quartier les baux existants et les expertises réalisées afin de déterminer ensemble la valeur actuelle du m2. Il arrive que nous ne soyons pas d’accord.»

14 Regus Lakeside Versoix Ch. Jean-Bapt Vandelle 3A, 1290 Versoix

13 Regus The Hive Route du Nant-D'avril 150, 1217 Meyrin 14 Regus Lakeside Versoix Ch. Jean-Bapt. Vandelle 3A, 1290 Versoix

13 Regus The Hive Route du Nant-D'avril 150, 1217 Meyrin

14 Regus Lakeside Versoix Ch. Jean-Bapt Vandelle 3A, 1290 Versoix

15 m3 Nomade Route de Peney 2, 1214 Vernier

15 m3 Nomade Route de Peney 2, 1214 Vernier

15 m3 Nomade Route de Peney 2, 1214 Vernier

Cette carte sert à se positionner, aussi avec l’évolution dans le temps. Elle permet de donner des tendances. «Si la tendance est à la hausse, cela va donner envie de signer un bail de longue durée. Ce qui se raréfie. Mais cela dépend également du montant des investissements et de la solidité de la société concernée.»

Quartier de l’aéroport: morosité

Trois-Chêne

LES GRANDS PROJETS À GENÈVE

GENE VA L A R G E O N GO IN G PR O J E CT S

A Quartier de l‘Etang, Vernier

A Quartier de l‘Etang Vernier approx. 250‘000 m2 Q1 / 2023

250‘000 m2 T1/2023

B Pré-Bois Meyrin / Aéroport approx. 50‘000 m2 2023

B Pré-Bois, Meyrin/Aéroport

50’000 m2 2023

C Green Village Grand-Saconnex approx. 43‘000 m2 Q1 / 2022

C Green Village, Grand-Saconnex 43’000 m2 T1/2022

D Campus Pictet de Rochemont, Acacias 54’000 m2 T2/2025

D Campus Pictet de Rochemont Acacias approx. 54‘000 m2 Q2 / 2025

E Les Vernets Acacias approx. 12‘000 m2 2025

E Les Vernets, Acacias 12‘000 m2 2025

F The Hive Meyrin approx. 7‘000 m2 2021

F The Hive, Meyrin 7000 m2 2021

Ce qu’il faut retenir principalement de l’édition 2022 qui vient de sortir: le centre-ville (Genève et Lausanne) se porte extrêmement bien. «Contrairement aux sociétés en lien avec le tourisme, les autres entreprises ne cherchent pas à réaliser absolument des économies. En revanche, c’est plus compliqué hors des centres-villes», relève le directeur général (voir cartes). Si à Genève, le nouveau site de la gare PontRouge sort du lot (avec un prix autour des 450 francs au m2), du côté de l’aéroport international, l’ambiance n’est pas aussi rose. «Ce quartier a été développé à une autre époque. L’avenue Louis-Casaï n’est pas très vivante et les espaces en location proposés ne sont plus en lien avec les besoins des entreprises. Bref, c’est nettement plus difficile.»

G MET, Vernier

G MET Vernier approx. 7‘000 m2 2021

7000 m2 2021

H Small City Lancy approx. 94‘000 m2 2025

H Small City, Lancy

94’000 m2 2025

I Pont Rouge Etoile Lancy approx. 135‘000 m2 2023

I Pont Rouge Etoile, Lancy 135’000 m2 2023

J Alto Pont-Rouge Etoile Lancy approx. 35‘000 m2 2023

J Alto Pont-Rouge Etoile, Lancy 35’000 m2 2023

K Porte Sud, Lancy 50’000 m2 2027

K Porte Sud Lancy approx. 50‘000 m2 2027

L Trèfle d'Or Lancy approx. 5‘700 m2 Q4 / 2022

L Trèfle d'Or, Lancy 5700 m2 T4/2022

M Jussy 35 Thônex approx. 7‘000 m2 2021

M Jussy 35, Thônex 7000 m2 2021

N VEA Aéroport approx. 110‘000 m2 2030

N VEA, Aéroport 110’000 m2 2030

Pour conclure, le spécialiste se veut optimiste pour Genève malgré la guerre en Ukraine. «Genève va pouvoir jouer un rôle déterminant avec ses organisations internationales, comme pendant la guerre froide. L’économie genevoise va bénéficier d’une multiplication des conférences.»

Guertchakoff

Gare Genève - Chêne-Bourg
CHF/m²
Annemasse (F)

Etude du Credit Suisse

LE FOSSÉ VILLE-CAMPAGNE S’ESTOMPE PEU À PEU

«Toujours plus grand, toujours plus loin» est le nouveau credo des Suisses. LDD

Projet de «village urbain» à ChâtelSt-Denis (FR). LDD

Au lendemain d’une pandémie qui aura bousculé nos habitudes, le marché immobilier voit sa demande muer durablement et glisser vers des biens de plus en plus éloignés des centres. Explications.

Telle une tradition qui revient chaque printemps depuis plus de vingt ans, l’étude du marché immobilier de Credit Suisse réserve pourtant toujours son lot de surprises. Cette fois-ci l’analyse relevait un phénomène nouveau, consécutif à la pandémie, faisant des centres-villes habituellement pris d’assaut, des localisations moins attractives par rapport aux régions périphériques. Et ce, tant pour les logements en propriété, les résidences secondaires que la location. Véritable frein à l’urbanisation, cette tendance se répercute désormais sur le marché suisse de l’immobilier à différents niveaux. Etat des lieux de ces évolutions avec la responsable analyse politico-économique du Credit Suisse, Sara Carnazzi-Weber.

Des exigences en mouvement

Qu’elle soit derrière nous ou pas, la pandémie aura laissé des traces indélébiles dans nos modes de vie. Au point qu’une majorité des Suisses ait décidé de revoir ses priorités en termes de logement et de lieu de résidence. «Toujours plus grand, toujours plus loin» est donc le nouveau credo des Helvètes. En effet, en 2020 déjà, l’émigration des grands centres avait doublé par rapport aux années précédentes et les premiers

«Pour réaliser ce rêve de propriété croissant, les ménages sont de plus en plus forcés de s’éloigner des centres»
Sara Carnazzi-Weber, responsable

politico-économique du Credit Suisse

chiffres de 2021 confirment cette tendance. «Nous avons des mouvements migratoires internes au pays, sortants des grands centres, qui vont en premier lieu en direction des communes d’agglomérations et des communes périurbaines mais également des communes rurales», précise Sara Carnazzi-Weber. Parmi les communes romandes ayant enregistré le plus grand nombre d’arrivées figurent Brigue-Glis (VS), Estavayer (FR) ou encore Leysin (VD). Cette même faiblesse démographique des zones urbaines étant également observée à l’international, une question se pose: la course à l’urbanisation connue ces dernières décennies toucherait-elle à sa fin? L’analyste de Credit Suisse tempère: «Selon nous, il est encore prématuré d’annoncer un retournement de tendance mais on voit clairement l’urbanisation ralentir et cela changera la donne sur le marché immobilier.» Si l’experte ne s’attend pas à voir les centres-villes d’un coup en grandes difficultés d’absorption de leur offre, car ceux-ci demeurent aujourd’hui tendus, elle prédit cependant une certaine détente sur ces marchés et de nouvelles opportunités pour les investisseurs immobiliers. Le fossé entre ville et campagne se creusant depuis 2020, les logements

excentrés sont à présent plus facile à vendre, «surtout s’ils correspondent aux nouvelles exigences telles que la taille du logement qui doit être importante afin d’aménager un bureau pour le travail par exemple», précise Sara Carnazzi-Weber. Une évolution vers un élargissement du rayon de recherche qui ne devrait pas se tarir pour l’année en cours selon l’étude.

Un contexte propice à la ruralité Mais si les attentes des ménages ont fait évoluer la demande en termes de logements, les contraintes externes y sont également pour beaucoup. Malgré des taux d’intérêts toujours avantageux et le fait que la propriété (en raison des coûts courants qui sont plus bas) reste du point de vue financier plus avantageuse que la location, le problème d’accessibilité à la propriété du logement s’aggrave. Selon Credit Suisse, cette accessibilité s’est une fois de plus détériorée avec une part d’objets accessibles pour un ménage doté d’un revenu moyen qui a diminué de 34% à 31% sur la dernière année. «Pour réaliser ce rêve de propriété croissant, les ménages sont de plus en plus forcés de s’éloigner des centres», constate la spécialiste. Ce à quoi s’ajoutent les chiffres de l’offre qui ont chuté de près d’un tiers pour la propriété de logement depuis fin 2019. Un marché extrêmement asséché qui a fait aussi baisser les taux de vacance qui se situent en moyenne suisse à environ 0,5% pour les appartements en propriété et les maisons individuelles. «Il s’agit là de la plus forte baisse depuis 2013, autant en pourcentage qu’en termes absolus de nombres de logements vacants. Là aussi c’est une tendance qui à notre avis va se poursuivre en 2022», assure l’analyste. Derrière cette évolution se cache également une activité de construction trop faible qui n’est plus en mesure de satisfaire la demande depuis 2011. La construction de logements en propriété ayant chuté de 40% depuis lors, seulement 12’500 nouveaux appartements en propriété et 6250 nouvelles maisons individuelles seraient arrivés sur le marché l’an dernier. Au niveau régional toutefois, une augmentation de l’activité de construction est attendue dans 41 des 110 régions économiques analysées,

en particulier en Suisse romande avec Nyon qui a la plus forte expansion prévue de la Suisse (+2%).

Des résidences secondaires prisées Le besoin de s’éloigner des zones urbaines s’est lui aussi fait ressentir au niveau de la demande en résidences secondaires. Réveillé de son sommeil dans lequel l’avait plongé l’initiative de 2012, imposant aux communes avec une part de résidences secondaires de plus de 20% de ne plus en construire de nouvelles, ce marché a connu une demande

fulgurante en appartements de vacances. Ces communes jusque-là marquées par un effondrement des prix, avaient cédé environ 16% dans les années 2014 à 2019 pour trois raisons: le torrent de projets de construction de dernière minute qui ont provoqué une suroffre alpine, les incertitudes juridiques jusqu’à l’adoption de la loi sur les résidences secondaires en 2015 ainsi que la situation économique difficile liée au recul des chiffres d’affaires du secteur de la construction. Des raisons contrebalancées à présent par une hausse remarquable de la demande.

Elle-même stimulée d’abord par la redécouverte de la beauté de la Suisse pendant ces deux années de pandémie et grâce à une utilisation renforcée et rentabilisée des appartements de vacances dans le cadre du télétravail. «Ces communes touristiques de résidences secondaires sont devenues une option d’investissement très intéressante pour les propriétaires ou les personnes assez fortunées qui sont à l’heure actuelle obligées de payer des taux d’intérêts négatifs sur leur liquidités», commente Sara Carnazzi-We -

ber. Cette reprise de la demande ayant permis d’absorber l’excédent d’offre et le gel légal prévu par l’initiative empêchant toute nouvelle construction, il est à prévoir une situation de «pénurie au cours des prochaines années» d’après l’étude.

La locationn’est pas épargnée

Du côté du marché de la location, qui s’est redressé l’an dernier après des années de difficultés où se conjuguaient suroffre et taux de vacance élevés, pas d’exception à cet exode urbain. Comme

«Les communes touristiques de résidences secondaires sont devenues une option d’investissement très intéressante»

en 2020 déjà, l’immigration qui est un important facteur de la demande de logement locatif, a dépassé les niveaux prépandémiques et devrait se mesurer à environ 60'000 personnes cette année. Si dans le passé, cette immigration depuis l’étranger se concentrait de manière très importante dans les grands centres, elle affiche depuis deux ans une distribution plus homogène, notamment au profit des communes touristiques ou rurales, des agglomérations et des centres de moyenne taille. «Presque toutes les régions ont observé une baisse des taux de vacance. Les diminutions les plus importantes concernent une fois de plus les appartements plus grands et ceux qui se situent dans des régions plus excentrées», décrit l’analyste de Credit Suisse.

Etant miroir de l’évolution des taux de vacance, on constate aussi que la hausse des loyers se décale de plus en plus vers les cantons ruraux. Ainsi, cette demande permet de réabsorber l’excédent d’offre qui était dans ces régions excentrées plus rapidement que ce que l’on constate dans les régions centrales. Pour l’année en cours, une réduction des taux de vacance de 2,49% à 2,30%, de même que du taux d’offre du logement locatif sur le marché de 5,7% à 5,3% et enfin une poursuite de la tendance haussière des loyers pour la Suisse dans son ensemble sont prévus.

Julie Müller

Chronique chez soi

PRISE DE TÊTE

Métro, boulot, réseau. Vous faites partie des gens qui ont des sueurs froides à l’idée de ne plus avoir de batterie? Alors à la maison, installez vos prises aux bons endroits, sinon vous risquez d’être à plat.

Ces 3,5 derniers millions d’années (je compte depuis l’australopithèque Lucy), les humains craignaient la faim, la soif, le froid, la maladie et la mort. Aujourd’hui, la peur la plus répandue sous nos latitudes est celle de ne plus avoir de batterie. Oui, l’homo sapiens sapiens, dont on a parfois l’impression qu’il est de moins en moins sapiens, panique à l’idée de ne plus pouvoir utiliser son smartphone. Cela porte même un nom: la nomophobie, et 34% des gens déclarent en souffrir. Ce mot est une contraction de l'expression anglaise no mobile phone et de phobia. Il paraît qu’il y a un seuil à 50% de batterie. Lorsque l’on est en dessous, on commence à ressentir une sensation d’inconfort et on entre dans un état anxieux, et la recherche d’une possibilité de recharge devient prioritaire. Mode survie quoi. Avant, on allait chercher un bout de mammouth ou un point d’eau, aujourd’hui on va chercher un point de réseau.

Nombre et emplacement

En revanche, une batterie pleine nous met dans un état de bonne humeur. Il est démontré que l’on serait par exemple plus enclin à engager des dépenses. Dingue non? Mais si on y réfléchit bien et que l’on analyse son propre comportement, force est de constater que ce n’est pas faux. Tout ça pour relever l’importance cruciale du nombre et du positionnement

des prises électriques dans un logement. J’en parle d’expérience, car j’ai dû prendre des décisions concernant l’emplacement des prises électriques dans mon appartement, et il faut admettre les choses avec lucidité, j’ai à peu près tout foiré. Là où j’aurai dû mettre des prises triples (genre au-dessus du bureau), il y en a des simples, là où je n’en ai pas besoin du tout, il y en a des triples, là où je pensais ne pas mettre un meuble, il y en a un, ce qui rend impossible l’utilisation de la prise. Mes triomphes: un interrupteur à peu près inatteignable pour allumer la lampe de la terrasse et une triple prise au-dessus d’une cage d’escalier, qui non seulement ne sert à rien, mais qui est très moche en plus.

C’est pourtant un exercice déterminant pour votre organisation domestique et votre paix familiale, car il faut préciser qu’aujourd’hui, tout se recharge, sauf les cerveaux, hélas! Dans ma vie fascinante, je fais parfois le tour de mes prises pour en chercher une de libre, et sur chacune, il y a un machin en charge. Mon portable, celui du fils, celui de l’amoureux, le portable professionnel de l’amoureux (un seul ce serait trop simple), la montre cardio, le fusil de massage du fils (c’est un truc sportif hein, pas militaire), l’appareil d’électrostimulation pour envoyer des décharges électriques dans les muscles après effort, la tablette, la tondeuse à barbe, la tondeuse à cheveux,

Sachez prévoir un grand tiroir pour entreposer câbles, prises, multiprises, souris et autres joyeusetés!» LDD

les air pods de tout le monde, la batterie du vélo électrique.

Le sexe connecté aussi Et vous savez quoi? Désormais, même les sex-toys se chargent à l’aide d’une

«Aujourd’hui, tout se recharge, sauf les cerveaux, hélas!»

fait mettre une prise internet à la cave et je ne l’ai pas regretté. Car deux ans de confinement télétravailleur peuvent avoir raison de la famille la plus amoureusement unie, et le bureau de mon fils adulte est désormais outsourcé dans la cave, aménagée en grotte de gamer et d’étudiant en économie.

La seconde: j’ai demandé une prise sous la table de la cuisine. L’employé de l’entreprise d’électricité m’a dit: «Ah c’est pour l’appareil à raclette?» Alors non, à la base c’est pour l’appareil qui fait tout sauf la raclette: l’ordinateur. La table de la cuisine étant the place to be dans un logement contemporain, car on y mange on y bosse on y discute on y joue, il est cardinal d’avoir une prise qui permet de tourner autour sans se prendre les pieds dans les fils et risquer un accident domestique.

Ah oui, et prévoyez aussi un grand tiroir pour entreposer les câbles, les prises, multiprises, disques durs, transformateurs, rallonges, souris, claviers de réserve et autres joyeusetés. Déjà que le dessous de nos bureaux ressemble à un serveur de chez Google, il faut planquer correctement le reste. C’est sympa le monde 3.0 mais ce n’est pas très esthétique.

Donc, je n’ai pas assuré au niveau de l’installation, sauf pour deux choses que je recommande vivement. La première: sur une impulsion pré-covidienne, j’ai

prise USB, fini les trucs à pile que les gens achetaient chez Vedia dans les années 1970 et qui étaient vendus dans le catalogue comme des massages pour le visage, le sexe aussi est connecté. Disons qu’avec tous ces objets en charge en même temps, il faut juste ne pas confondre les usages.

Je vous aurais bien parlé aussi des problèmes de wi-fi (long silence). Mais ce sera pour une autre fois je crois. Sinon je vais péter un câble.

Portrait

«EN COIFFURE, NOUS AVONS TROIS TYPES DE CLIENTS»

Découverte d’un destin et des secrets du métier chez Méline coiffure, petit salon du quartier genevois de Saint-Jean. Ce secteur, comme tant d’autres, peine à retrouver sa clientèle d’avant-Covid.

Genève doit être un épicentre de l’effet papillon. Vous savez, ce petit battement d’ailes à l’autre bout du monde qui change nos vies ici. Comme le destin de Nawel. C’est la fin des années 1980. Bonne élève, l’adolescente se rêve architecte et collectionne les bonnes notes en mathématiques. Mais l’orage politique gronde dans son pays, l’Algérie, qui va plonger dans sa décennie noire de la guerre civile. Lucide, le père de Nawel, avocat, l’anticipe, et envoie sa fille en France. C’est alors le début d’une nouvelle vie. Mais surtout, la fin d’un vieux rêve.

Visagiste et coloriste «Arabophone à mon arrivée, la barrière de la langue aura raison de mes notes au lycée.» Découragée, la jolie brune essaye au moins de dompter ses cheveux épais et crépus. Et là, c’est la révélation! «Une première victoire hors Algérie qui me redonnera confiance, et suscitera aussi mon intérêt pour le métier de coiffeuse.» Son certificat d’aptitude professionnelle (CAP) en poche, Nawel travaillera à Annemasse d’abord, puis à Carouge. Jusqu’à ce jour où, en traversant le quartier de Saint-Jean, elle voit l’annonce «Remise de commerce» sur la porte d’un petit salon. Ce sera le sien. Et elle l’appellera Méline,

«Ma philosophie: préserver ma matière première – la chevelure –en n’utilisant que des produits naturels»

qui veut dire «miel» en grec. «Un clin d’œil à ma philosophie: préserver ma matière première – la chevelure – en n’utilisant que des produits naturels.»

Visagiste et coloriste accomplie, l’art de cette «architecte des cheveux» fera vite des émules et, en onze ans, beaucoup de fidèles dans le quartier. Un attachement que le confinement dû au Covid fera ressortir. «J’ai été très agréablement surprise par les nombreuses appels des clientes qui me réclamaient la réouverture immédiate du salon.» Etait-ce uniquement pour soigner leur apparence? «Oui et non. Dans ce métier, on a généralement trois profils types de clients. Le premier, ce sont les gens qui ont besoin d’être chouchoutés et nous choisissent comme confidents. Le deuxième regroupe les personnes pressées, habituellement des hommes, qui veulent un service rapide et sans bla-bla. Le troisième profil, c’est celui des clients très exigeants, souvent des femmes, qui savent très bien ce qu’elles veulent et qui s’attendent à un résultat très précis.»

A l’écoute

Comment fidéliser tout ce petit monde? «En l’écoutant», souligne cette patronne, pour qui la plus grande difficulté du métier, c’est l’aisance dans la communication. Et pour cause, l’hésitation des clients qui

ne savent pas ce qu’ils veulent est le cauchemar des professionnels, et pas que dans la coiffure. Pour les comprendre, Nawel a ses propres astuces: «Confronté à son indécision, il vaut mieux demander à la personne ce qu’elle ne veut absolument pas, plutôt que ce qu’elle a choisi. Cette approche amorce le dialogue et rassure la personne qui, après un premier positionnement, aura plus de facilité à s’exprimer pour tout le reste.»

Est-ce que le Covid a permis aux gens de mieux se connaître et, par corollaire, de faire des choix plus affirmés? «Ces deux ans de pandémie ont surtout contribué au repli sur soi. Et cela impacte les salons de coiffure, puisque les demandes de brushing ont drastiquement chuté en raison des sorties et mariages devenus plus rares.» Mais avec le printemps qui arrive et la levée des restrictions, les choses pourraient changer.

Tendances 2022

Et pour être à la page, quelles tendances adopter? «La mode d’aujourd’hui est davantage fonctionnelle plutôt que très glamour: des coiffures souples et faciles d’entretien, avec des nuances chaudes du cuivré, resteront plébiscitées en 2022», affirme l’experte.

Anna Aznaour

LE TRAVAIL AU NOIR SERA EN HAUSSE

Zoom sur les évolutions du secteur avec Damien Ojetti, président central de coiffureSUISSE: «Durant la pandémie, à l’instar de la plupart des secteurs, nous avons également eu droits à six semaines de fermeture dès la mi-mars 2020. Elles ont été suivies, à Genève, de trois semaines supplémentaires de clôture en novembre 2020. Cependant, contrairement à beaucoup d’autres secteurs, le nôtre a pu rouvrir rapidement grâce à nos négociations avec le Conseil fédéral. Malgré cela, nos professionnels peinent à retrouver la fréquentation d’avant-Covid, car, entre-temps, les habitudes des gens ont changé. Ainsi, notre sondage révèle une baisse annuelle du chiffre d’affaires jusqu’à 30% pour 2020 et 2021. Et c’est très conséquent pour un secteur où la marge bénéficiaire est comprise entre 10 et 15%. Raison pour laquelle, beaucoup d’entreprises ont dû puiser dans leurs réserves pour ne pas faire faillite ni licencier leur personnel. Une situation qui, depuis la votation en 2021 relative à l’introduction d’un salaire minimum, s’est aggravée encore plus. Aujourd’hui, la rémunération mensuelle pour les professionnels qualifiés comme non-qualifiés est passée de 3800 à 4336 francs. Ce saut salarial a obligé beaucoup d’employeurs à réduire le taux d’activité de leurs employés, ce qui va favoriser leur travail au noir.»

Le salon de Nawel. La pandémie a provoqué une baisse annuelle du chiffre d’affaires des coiffeurs jusqu’à 30% pour 2020 et 2021. Anna Aznaour

Nominations

Voici une sélection des principales nominations dont la rédaction a eu connaissance.

PATRICK JAPHET

HIAG Suisse romande

Patrick Japhet prendra la direction du HIAG Suisse romande le 1er mai 2022. Ce spécialiste romand de l’immobilier succède à Yves Perrin qui prendra sa retraite. Patrick Japhet, 45 ans, est titulaire d’un master en mécanique des matériaux et structures de l’Ecole d’ingénieurs Paris (EPF), enrichi d’un échange en ingénierie civile à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), complété par une formation à l’Institut d’études immobilières de Genève. Il dispose d’une vingtaine d’années d’expérience dans le secteur immobilier, principalement en Suisse romande. Durant douze ans, Yves Perrin a développé HIAG Suisse romande avec beaucoup de succès grâce à son vaste savoir-faire et à sa forte position sur le marché immobilier. Il continuera d’être à la disposition de HIAG pour des projets spécifiques.

JÉRÉMY SEYDOUX

Léman bleu

Léman Bleu a un nouveau rédacteur en chef en la personne de Jérémy Seydoux. De son côté, Laurent Keller prend la direction de l’information de la chaîne, qui a fêté ses 25 ans l’an passé. Jérémy Seydoux a rejoint la rédaction de la télévision locale en 2015 avant d’être nommé à la rédaction

en chef comme adjoint de Laurent Keller en 2018. Présentateur du téléjournal en alternance, le Genevois de 26 ans mène aussi les grands entretiens du vendredi et conduit les émissions politiques spéciales comme les dimanches de résultats ou les grands débats électoraux. Il continuera d’assurer la présentation de ces programmes tout en assurant la rédaction en chef de l’équipe composée de 15 journalistes. Jérémy Seydoux sera appuyé par deux adjoints, Céline Argento et Vincent Ulrich. La première présente le téléjournal depuis 2016 et produit les émissions «Ensemble» et «Céline ses livres», tandis que le second s’occupe des rendez-vous sportifs depuis 2019.

YANN LANDRINSCHWEITZER

PriceHubble

Le 1er février 2022, Yann LandrinSchweitzer a rejoint l’équipe de direction exécutive de PriceHubble en qualité de Chief Data Officer. A ce poste nouvellement créé, il sera chargé de poursuivre le développement et la mise en œuvre de la stratégie de données du numéro un mondial de l’analyse par l’intelligence artificielle (IA) et de la gestion des données dans le secteur immobilier. Yann Landrin-Schweitzer compte vingt ans d’expérience dans le domaine des données et de l’intelligence artificielle. Il exerçait précédemment dans le domaine de la confidentialité des données et aidait les entreprises à mettre en place des architectures de confidentialité défendables.

KARINE MEYLAN

Musée romain de Lausanne-Vidy

La Municipalité de Lausanne a nommé Karine Meylan, 41 ans, à la direction du Musée romain de Lausanne-Vidy dès le 15 juin 2022. Elle remplacera Laurent Flutsch qui prend sa retraite. Terminant un doctorat en archéologie à l’Université de Lausanne (UNIL), spécialisée dans le domaine de la médiation des sciences historiques, elle dispose d’une grande connaissance du domaine muséal de l’archéologie pour avoir travaillé plus de dix ans comme conservatrice à l’ArchéoLab de Pully et comme commissaire d’exposition. Son expertise dans les disciplines de la muséologie, de l’archéologie et de la médiation culturelle lui permettra de poursuivre l’excellent travail mené par son prédécesseur au musée ces vingt dernières années et de faire face aux futurs enjeux notamment en matière d’accès à la culture.

EDOUARD BOLLETER

Magazine «Point de Mire»

Le magazine trimestriel financier Point de Mire fait peau neuve en 2022 après plus de vingt-cinq ans d’existence. Le journaliste économique Edouard Bolleter reprend la rédaction en chef dès le 1er mars. Il succède à Daniel Martel qui devient directeur de la publication indépendante. La pagination va augmenter avec notamment des pages sur l’actualité de la place, un dossier de la rédaction et de nouvelles rubriques sur l’avenir de la finance romande. Un fort mouvement vers le digital est également annoncé. Edouard Bolleter a été pendant plus de quinze ans journaliste économique auprès du groupe Tamedia, puis responsable ensuite de PME Magazine pour la région de Genève (pour le groupe Axel Springer Ringier).

Vous pouvez nous envoyer celles qui concernent votre structure à l’adresse: serge.guertchakoff@immobilier.ch

PROPRIÉTAIRES, RÉDUISEZ VOS IMPÔTS AVEC LA CGI !

Comme chaque année, le temps de compléter votre déclaration fiscale est arrivé.

En tant que propriétaire, l’exercice peut vite s’avérer compliqué et fastidieux. Vous trouverez l’aide recherchée auprès de la Chambre genevoise immobilière (CGI), qui propose un formulaire très pratique permettant de prendre en compte toutes les déductions admises par l’Administration fiscale cantonale. En outre, la CGI organise une séance d’information pour expliquer la bonne utilisation de ce formulaire.

Voilà qui devrait représenter jusqu’à plusieurs milliers de francs d’économie, selon les cas.

UN FORMULAIRE SIMPLE ET PRATIQUE

Le document intitulé «Déclaration fiscale 2021 – Déductions fiscales pour un immeuble privé genevois» est édité par la CGI et répertorie de manière synthétique toutes les déductions prises en compte par le fisc genevois. Une fois dûment rempli, ce document peut être utilisé comme annexe à la déclaration fiscale 2021.

Au moyen de ce formulaire, le propriétaire aura directement la possibilité de déterminer quels frais sont déductibles et comment les calculer afin de maximiser les déductions admises. La simplicité et l’exhaustivité de ce document en font en outil indispensable, à la fois pour faciliter la tâche du contribuable et lui offrir la possibilité de diminuer sa charge fiscale.

Vous êtes propriétaire et n’avez pas reçu ce formulaire ?

Tout propriétaire de villa ou d’appartement inscrit auprès de la Chambre genevoise immobilière (CGI) recevra cette liste des déductions fiscales en même temps que sa cotisation 2022. Si vous n’êtes pas encore membre de la Chambre genevoise immobilière (CGI), profitez de l’action spéciale «nouveaux adhérents»: Pour toute nouvelle adhésion avant le 31 mars 2022, la séance d’information «Déductibilité des frais d’entretien» et la liste des déductions fiscales sont offertes. Il suffit de contacter le secrétariat de la CGI (tél. 022 715 02 00 ou de vous rendre sur www.cgionline.ch).

SÉANCES D’INFORMATION «DÉDUCTIBILITÉ DES FRAIS D’ENTRETIEN»

Une séance d’information a été spécialement mise en place afin d’expliquer le formulaire de la liste des déductions fiscales et divers sujets ayant trait à la fiscalité immobilière. La séance est organisée le 21 mars 2022 en visioconférence pour permettre au plus grand nombre de bénéficier de conseils avisés. Elle est gratuite pour les membres de la

CGI et ouverte au public, moyennant une finance d’inscription de CHF 70.- (Hors taxes).

Inscription préalable requise. Renseignements complémentaires et inscriptions: www.cgionline.ch/agenda

Bulletin d’inscription

A retourner dûment rempli à : CGI, Case Postale, 1211 Genève 3

Fax : 022 715 02 22 / Email : info@cgionline.ch

 Je désire adhérer à la Chambre Genevoise immobilière (CGI)

Nom

Raison sociale

Rue / N°

Téléphone

Date

En qualité de propriétaire de :

Prénom

NPA / Localité

E-mail

Signature

 Villa (Section des propriétaires de villa SPV) : CHF 90.- par année

 Appartement (Groupement des propriétaires d’appartement GPA) CHF 90.- par année

 PPE (inscription collective de l’ensemble des copropriétaires, donnant droit à un tarif préférentiel de CHF 40.- par copropriétaire au lieu de 90.-).

Je m’acquitterai de la facture pour la cotisation 2022 à la CGI, et recevrai gratuitement le formulaire «Déclaration fiscale 2021 – Déductions fiscales pour un immeuble privé genevois».

Je profite de cette demande d’adhésion à la CGI pour m’inscrire gratuitement à la séance d’information « Déductibilité des frais d’entretien » qui aura lieu:

 lundi 21 mars 2022 à 18h en visioconférence

GASTRO BRÈVES

BENJAMIN LUZUY INAUGURE LE BISTROT DE LA COMÉDIE

PATACLETTE, CET ENCAS AU FROMAGE QUI SÉDUIT LES AMBASSADES SUISSES

Elaborées à Estavayer-le-Lac (FR), ces petites bouchées de pomme de terre remplies de fromage AOP font un véritable carton depuis leur lancement en 2019 par Adrien de Meyer. Ces produits qui se mangent très facilement étaient, au départ, destinés aux événements populaires comme la Fête de Vignerons, où même le conseiller fédéral Ueli Maurer s’en est régalé. Depuis lors, l’entreprise qui confectionne entre 75'000 et 100’000 bouchées par semaine est présente dans toutes les ambassades de Suisse. Pataclette, qui est également partenaire de Présence Suisse, est sur le point de se développer en France, mais cette fois-ci avec des fromages de l’Hexagone. CdS www.pataclette.ch

C’est au sein de la nouvelle Comédie de Genève (Eaux-Vives) que Benjamin Luzuy, cofondateur du groupe Gourmet Brothers, a ouvert son nouveau bistrot. Une adresse gourmande dirigée par le chef Mickaël Place qui revisite des classiques tels que l’os à moelle, les poireaux vinaigrette, le pot au feu ou encore le ris de veau. La décoration du restaurant, d’inspiration scandinave, est signée par le cabinet d’architectes genevois Fres. Benjamin Luzuy n’en est pas à sa première collaboration avec la scène culturelle genevoise. En effet, il gère déjà le Café de la Plage au Grand Théâtre de Genève. Bistrot de la Comédie, ouvert du mardi au samedi de 11h30 à minuit. CdS

UNE NOUVELLE START-UP MET À L’HONNEUR LES VINS GENEVOIS

Terroir Wine Club, c’est le nouveau club de vin local lancé par Sandro Krstovic. Après avoir suivi une formation en œnologie, le jeune passionné a décidé de lancer sa start-up à la fin 2021. Son concept: un abonnement en ligne qui permet aux clients de recevoir chaque mois une sélection de trois bouteilles provenant d’un domaine viticole genevois. Par ailleurs, chaque coffret dispose d’un QR code qui donne accès à des informations sur le domaine, la région de production, les cépages et sur la manière d’accorder les vins avec des mets et de la musique. Une manière ludique de découvrir les plus de cent producteurs des trois régions viticoles genevoises. Abonnement dès 67 francs par mois. CdS www.terroirwineclub.ch

Dim sum

MADAME RAVIOLE

Avec leur entreprise

Madame Sum créée en 2019, trois amis s’imposent sur le marché des dim sum de qualité. Un procédé de surgelé à la pointe de l’innovation qui promet une dégustation alléchante.

Ils sont jeunes et entrepreneurs; l’entretien pourrait presque s’arrêter là. Même si Madame Sum n’en est pas à ses débuts, la soif d’expansion d’Arnaud Verschueren, Yves Jäger et Tobia Tagliacozzo n’est pas rassasiée. Sans jamais reléguer la qualité de leur produit aux deuxième plan, le trio décide contre toute attente d’abandonner leurs arcades genevoises et lausannoises pour se concentrer exclusivement sur la livraison à domicile depuis un seul atelier de production zurichois. Une réflexion stratégique et logistique qui fait écho à un succès grandissant. Rencontre avec les instigateurs de ces ensorcelantes bouchées d’origine cantonaise qui se commandent sur Internet et se dégustent dans le confort de son foyer.

Effet de surprise

Diplômés de la prestigieuse Ecole hôtelière de Lausanne (EHL) et après un passage fructueux dans le domaine de l’événementiel, les trois amis se lancent corps et âme en 2020 dans la confection de ces petits chaussons à la vapeur. Tout en gardant une approche artisanale et traditionnelle lors de la préparation, la petite entreprise innove avec des créations originales et saisonnières. Un positionnement qui tient à cœur aux trois fondateurs. «Nous souhaitions dès le début proposer des dim sum sans comparaison avec ceux

«Combinaisons spécifiques, couleurs originales et recettes variées, l’effet de surprise est immédiat»

existant sur le marché de la restauration. Avec des combinaisons spécifiques, des couleurs originales et des recettes variées, l’effet de surprise est immédiat», déclare Arnaud Verschueren.

Avec une chaîne du froid scrupuleusement respectée, les trois patrons ont pour mission de démocratiser leur démarche autour de la congélation. Longtemps associé à des produits de mauvaise qualité, le froid extrême a pourtant des vertus de conservation en ligne avec les critères de qualité imposés par Madame Sum. «Nous sommes convaincus que les dim sum sont meilleurs cuits sur place, poursuit-il. C’est pour cela que nous avons pris le pari de les maintenir congelés une fois confectionnés, transportés et livrés.»

Arnaud Verschueren, Yves Jäger et Tobia Tagliacozzo. LDD

En quelques clics, on peut commander via Internet son propre assortiment et d’être livré le lendemain selon trois créneaux horaires présélectionnés. Que ce soit avec une bouchée de brocoli grillé et ses amandes toastées, une bouchée de poitrine de porc langoureusement fondante, une bouchée au poulet aux morilles et son bouillon aromatisé au muscat du Domaine des Perrières ou encore une réinterprétation de lasagnes, Madame Sum n’en finit pas de nous surprendre. Edouard Amoiel

www.madamesum.com

JOUEURS DE BLUES ET PASSIONNÉS

Plus d’un siècle d’histoire et quasiment pas une ride. Le blues, intemporel par excellence, séduit toujours autant d’indécrottables fans. Une association entend promouvoir et diffuser cette musique dans la région genevoise.

Le «problème» du Blues Association de Genève, plus communément appelé BAG, est surtout un manque de visibilité. En effet, la vénérable association, née voilà quatorze ans sous l’impulsion du guitariste Jean-François Mathieu, ne possède pas de lieu propre. Les amateurs de musique bleue sont généreusement et simplement accueillis par le patron du Brasseur des Grottes, rue de la Servette 6, deux jeudis par mois. Mais une fois que l’on a situé l’endroit, l’association adolescente démontre bien vite que ce léger désagrément n’est pas plus handicapant que cela.

«Plus nombreux, plus forts»

La salle de concerts au sous-sol peut recevoir quelque 200 personnes dans de très bonnes conditions, tant visuelles qu’acoustiques. A son extrémité se trouve une scène totalement équipée qui permet d’accueillir aisément un groupe d’une demi-douzaine de musiciens, voire plus si affinités. De quoi ravir les amateurs de blues, toutes générations confondues.

Pour autant, même si cette musique est incontournable pour tout musicien de rock digne de ce nom, dans le sens large du terme, le BAG cherche toujours à renforcer son influence en terres genevoises. «Nous visons tout d’abord à augmenter le nombre de membres de l’association, confie Eric Grivel, son président. De nombreux musiciens de la région étaient actifs au sein du BAG, mais hélas certains nous ont quittés et on

La salle au sous-sol du Brasseur des Grottes peut recevoir 200 personnes. LDD

«De nombreux jeunes musiciens font leurs armes avec du blues»

Eric Grivel, président de l’association BAG

souhaite les faire revenir. Plus nous serons nombreux, plus nous serons forts et pourrons multiplier les échanges avec d’autres associations à travers le pays et même au-delà.»

Une jam par mois

Pour ce passionné sexagénaire de musique bleue, lui-même guitariste, le BAG doit être LE lien incontournable du genre, et surtout ne pas s’adresser seulement aux anciens. «Nous collaborons lors de soirées spéciales, baptisées School Night, avec l’ETM (Ecole des technologies musicales) et avec l’EPI

(Espace de pratique instrumentale) et on constate que de nombreux jeunes musiciens font leurs armes avec du blues, c’est réjouissant.»

Hors concerts d’artistes confirmés, à l’image du Valaisan Paul Mac Bonvin venu se produire fin janvier, le BAG organise un jeudi par mois une jam où chacun peut monter sur scène en jouant quelque standard avec d’autres musiciens. «En guise d’apéro au bœuf, nous invitons dorénavant un groupe local à se produire en début de soirée», annonce Eric Grivel. Autre grand moment important du BAG, une scène est totalement dévolue au blues lors de la Fête de la musique. L’association envisage également des soirées spéciales hors murs mais, chut!, ces projets seront communiqués en temps utile.

Didier Tischler Taillard

www.bagblues.ch

Sur la scène, Paul Mac Bonvin en concert en janvier dernier. LDDLDD

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Cet appartement traversant situé au quatrième étage d’un immeuble de standing bénéficie de nombreuses commodités. La partie jour est composée d’un hall d’entrée, d’un salon, d’une première chambre ou bureau, d‘une salle à manger, d’une cuisine et d’une chambrette. La partie nuit dispose de deux chambres généreuses, séparées par une grande salle de bains attenante. Une place extérieure devant l’ascenseur de service est louée à la copropriété pour Fr. 180.- par mois.

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