immobilier.ch News - La naissance des hôtels particuliers
LA NAISSANCE DES HÔTELS PARTICULIERS
SOMMAIRE
4-8 Actualité
Les brèves immobilières
10-13 Dossier
Genève et Vaud: qui sont les plus grands propriétaires?
14-19
Immobilier
immobilier.ch revient sur l’année 2023 et vous souhaite le meilleur pour 2024!
La chronique de Martina Chyba: ça sent le sapin!
Zoom sur Wincasa, le leader de la gérance de centres commerciaux
20-21 Formation
Succès du premier gala de l’IEI
Portrait de Francesco Perrella, le spécialiste de la politique publique du logement
22-26 Culture
L’apparition des hôtels particuliers à Genève
Domaine Hauteville: du château au campus
Une expérience immersive pour plonger au cœur de l’Escalade
UN RICHE
S’INSTALLEBRITANNIQUE À CÉLIGNY
Le fils de feu Donald Gosling s’est offert une propriété lacustre dans l’enclave genevoise. Ce dernier a hérité d’une partie de la fortune paternelle (au décès de celui-ci en 2019) constituée avec le développement du groupe National Car Parks au RoyaumeUni, lequel gère des parkings un peu partout. Elle a été cédée à Cendant pour 801 millions de livres sterling en 1998. Le Sunday Times avait estimé la fortune de Donald Gosling à environ 500 millions de francs en 2014.
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Editeur: immobilier.ch SA
Directeur de la publication: Claude-Alain Paschoud
Rédacteur en chef: Serge Guertchakoff
Journaliste: Julie Müller
Directeur artistique: Pierre Broquet
Tirage: 105'000 exemplaires / 20 fois par an Envoi emails: 80'000 exemplaires
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L’HÔTEL PARTICULIER DES FATIO CÉDÉ
Après avoir été vidé de son contenu par la maison d’enchères Koller, l’ancien hôtel particulier de l’illustre famille Fatio (rue Charles-Galland 3 dans le quartier des Tranchées à Genève) a trouvé preneur pour 14 millions de francs, ceci grâce à une collaboration entre la régie Daudin et Swissroc Properties. Cet hôtel particulier date de 1870 et avait été édifié par Jacques Elisée Goss, à qui l’on doit la plus grande
DE LA RÉDACTION
partie du musée de l’Ariana, le Grand Théâtre et l’actuel Palais Wilson (ex-Hôtel National).
APPEL D’OFFRES LANCÉ PAR BNP PARIBAS
La banque, dont nous vous annoncions le déménagement à Alto Pont-Rouge (GE) le 3 juillet dernier, vient de lancer l’appel d’offres y relatif. Rappelons que cela devrait concerner entre 600 et 800 personnes qui iront s’installer dans le nouveau quartier d’affaires de Genève au second semestre de 2024. L’établissement bancaire a pris davantage de surfaces afin de stocker les archives qu’elle est tenue de garder plus de dix ans.
SWISS PRIME CÈDE UN BÂTIMENT À CORNAVIN (GE)
La Fondation d’investissements de Swiss Prime, laquelle gère des actifs évalués à plus de 3,7 milliards de francs, vient de se défaire de l’immeuble situé au 10, place de Cornavin (où se situe l’Hôtel Suisse exploité par la famille Canonica). C’est une société chypriote, Alphalegeng, qui l’a acquise pour 29,75 millions de francs. Rappelons que la Fondation d’investissement Swiss Prime avait déboursé 197 millions de francs en juin 2022 pour trois parcelles à Champel (GE).
UN OUI AU COMPLEXE MULTISPORTS DE COLOVRAY
Le Conseil communal de la Ville de Nyon a validé midécembre, et à une très large majorité, un crédit de près de 40 millions de francs pour la réalisation d'une halle multisports à Colovray. Une salle triple avec un potentiel de
TPG: LE SUD DE GENÈVE MIEUX DESSERVI
Avec l’extension de la ligne de tram 15 jusqu’à la zone industrielle de Plan-les-Ouates (ZIPLO), le développement d’une offre performante de transports collectifs sur le canton de Genève se poursuit. Ce prolongement permettra de relier efficacement toutes les 4 minutes 30 les communes de Lancy, Plan-les-Ouates et Confignon au Léman Express, aux heures de pointe, grâce à la connexion avec la gare de Lancy-Pont-Rouge. L’inauguration de ce nouveau tronçon de tram début décembre a été l’aboutissement de longs travaux démarrés en mars 2021. JM
2000 spectateurs, des infrastructures d'accueil du public, une salle polyvalente, un dojo, des locaux administratifs ainsi qu’un véritable skate-park. Fait rare: le projet est uniquement destiné au sport non-scolaire. JM
UNE LÉGÈRE REPRISE DES COMMANDES DE LA CONSTRUCTION
Au troisième trimestre 2023, l’activité helvétique de construction a progressé de 1,7% par rapport au même trimestre en 2022 pour atteindre 6,3 milliards de francs. Les entrées de commandes sont en hausse de 4,1% et s’élèvent à 5,7 milliards de francs. Les acteurs de la branche disposent donc d’une certaine marge de sécurité, soutenue par la conjoncture dans la construction et par l’économie suisse. JM
Ville de Nyon
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LA VILLA BERNASCONI, MUSÉE EUROPÉEN DE
L’ANNÉE?
Véritable centre d’art de la Ville de Lancy (GE), la Villa Bernasconi fait désormais partie des quatre musées suisses nominés pour le prestigieux Prix du musée européen de l’année 2024 (EMYA) qui sera décerné le 4 mai 2024 à Portimão, au Portugal. Les trois autres musées helvétiques sont le Museum Schloss Burgdorf, le Centre Dürrenmatt Neuchâtel et le Klosterhalbinsel Wettingen. Pour rappel, la Villa Bernasconi avait fait l’objet d’une rénovation en 2021 et bénéficie à présent d’espaces spécialement dévolus à la médiation culturelle.
JM
LA NOUVELLE AGENCE RAIFFEISEN GENÈVE RIVE GAUCHE
Installée depuis 1942 à Thônex (GE), la banque Raiffeisen Genève Rive Gauche n’a eu de cesse de se déployer dans la région, notamment à Chêne-Bourg. Une banque des campagnes qui, dès les années 90, investit peu à peu les villes et, plus récemment, le quartier en pleine ébullition de Pont-Rouge. C’est donc tout naturellement qu’une agence bancaire flambant neuve a été inaugurée à la place de la gare de Chêne-Bourg, début décembre, offrant 250 m2 sur deux niveaux et un style inspiré du concept d’hospitality cher aux hôtels. Terminés les guichets sécurisés et vitres blindées, la banque se modernise et offre un lieu chaleureux, moins transactionnel et plus axé sur le conseil. Trois années de travail et l’expertise du cabinet d’architectes Group8 ont été nécessaires pour réaliser ce projet célébré en grande pompe le 7 décembre avec les habitants du quartier. JM
LA CULTURE DES BUREAUX HYBRIDES S’INSTALLE DOUCEMENT EN SUISSE
Dans une étude récente menée par le prestataire mondial de services immobiliers CBRE, l’état actuel et l'avenir de l'utilisation des bureaux ont été analysés en Suisse par rapport au reste de l'Europe. Il en ressort que la numérisation/flexibilisation du monde du travail redéfinit les exigences en matière de fonction et de design des bureaux. En Suisse, la phase de retour au bureau a été plus rapide mais le home office reste très apprécié: la majorité (environ 52%) des entreprises suivies par CBRE indiquent que leurs collaborateurs passent en moyenne 2 à 3 jours en home office. En comparaison avec le reste de l'Europe, la moyenne de présence au bureau est toutefois nettement plus élevée en Suisse: la moyenne de 61,4% de présence au bureau contraste avec les 43,7% en Europe. Les employés en Suisse passent donc chaque semaine un jour entier de plus au bureau que les employés du reste de l'Europe. JM
Dylan Perrenoud
IMMO BRÈVES
CO-CONSTRUIRE
LE BIEN VIEILLIR À LANCY
Du jeudi 11 au samedi 13 janvier 2024, la Ville de Lancy organisera «Demain Seniors», un vaste laboratoire participatif. Menée selon la démarche novatrice Future search, cette conférence de trois jours vise à définir la future stratégie lancéenne d’accompagnement du vieillissement. Puisqu’en effet, en 2023, Lancy comptait déjà quelque 5600 personnes âgées de plus de 65 ans. En constante augmentation, ce nombre démontre le besoin de considérer cette évolution démographique en se dotant d’une stratégie cohérente et durable. JM
Le chiffre
150'000
Habitants, c’est le cap que vient de franchir Lausanne pour la première fois, 9,5 ans après avoir fêté le 140'000e lausannois.
La question
Des arbres connectés?
La Haute école du paysage, d'ingénierie et d'architecture de Genève, en collaboration avec Krebs paysagistes SA, à Blonay (VD), a innové en créant une technologie d’«Arbres Connectés» surveillant la sécurité et la santé des arbres 24h/24, en direct depuis un smartphone. Cette solution pour protéger notre patrimoine arboré ouvre la voie vers une nouvelle approche dont les résultats concluants viennent d’être présentés.
LES INVESTISSEMENTS
IMMOBILIERS PASSÉS À LA LOUPE
Dans sa seconde édition du «Baromètre de l’immobilier de rendement genevois» (qui vient de paraître), l’équipe de Grange Investissement fait état d’un sentiment de stabilisation du marché dû à l’annonce de stagnation du taux directeur au mois de septembre. Parmi les chiffres clés: 3,38% est le taux de rendement net moyen attendu par les investisseurs aujourd’hui (pour un immeuble locatif de logement de bonne qualité, situé dans le canton de Genève, sans travaux à prévoir à moyen terme, aux normes en termes technique et énergétique, avec une faible marge locative, sans potentiel de surélévation et avec un état locatif annuel d’environ 300'000 francs). JM
UNE AVANCÉE MAJEURE POUR LE PHOTOVOLTAÏQUE ET L’ARCHITECTURE
En Suisse, la récente impulsion législative exige que tous les nouveaux bâtiments de plus de 300 m2 soient équipés de systèmes solaires dès janvier 2024. Cette orientation va donc nécessiter un effort significatif dans l’intégration du photovoltaïque à tous types de bâtiments. C’est ainsi, qu’en collaboration avec le CSEM et l’EPFL, les recherches de la société Climacy, basée à Bussigny (VD), ont permis d’installer la toiture solaire résidentielle la plus performante et esthétique de Suisse à Villars-Ste-Croix. Son système de fixation et ses panneaux-tuiles sans cadre remplacent ainsi les tuiles de la toiture et isolent la maison pour créer simultanément un toit photovoltaïque uniforme et esthétique, au centimètre près. Et ce, tout en réduisant la consommation de chauffage. Avec le meilleur rendement énergétique photovoltaïque du marché suisse (225 W/m2), cette toiture créée par Climacy devient alors une centrale de production électrique à part entière et représente une réelle avancée technique. JM
Grange
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Climacy
IMMO BRÈVES
PÉRIMÈTRE PRAILLE
ACACIAS VERNETS:
CHARTE QUALITÉ ADOPTÉE
Le projet de renouvellement urbain de ce grand périmètre prévoit la réalisation de 9 nouveaux quartiers: Vernets, Parc des Sports, Pointe Nord, Acacias, Etoile, Grand Parc, Grosselin, Porte Sud, Praille Ouest. «Leurs identités seront diverses car chaque quartier sera réalisé selon le territoire communal où le quartier se situe et les traces historiques qui l’ont marqué; et selon la programmation et les affectations prévues par les PLQ (logements, activités, industries, sports, administration, etc...).» Il y est question de favoriser l'inclusivité. «L’approche participative sera privilégiée afin d’ouvrir le plus largement la réflexion sur l’inclusivité en ville, définir les objectifs et identifier les solutions. Grâce à un dialogue de qualité avec les communes et la société civile, notamment sur les espaces publics et semi-privés et sur l’animation des rez-de-chaussée, la Fondation veut s’assurer que le confort et l’accessibilité de l’espace urbain soient assurés pour toutes et tous.» La charte fait souvent référence aux rez-de-chaussée. «Les volumes des rez-de-chaussée des immeubles construits sur les terrains de la Fondation feront partie intégrante des contrats de DDP qu’elle octroiera. Dans le cadre de ces contrats, des conditions d’affectations et des modalités d’usage pourront être fixées par la Fondation. La société civile sera mobilisée.» Enfin, on y apprend que la Fondation PAV prévoit l’organisation d’espaces et de lieux éphémères. «Actuellement, l’immeuble situé au 13 rue de la Marbrerie est occupé par la coopérative Ressources Urbaines qui réunit des artistes et acteurs culturels de tout horizon. Un terrain dans les Acacias devrait prochainement accueillir des courts de padel tennis à titre provisoire, le temps du développement du quartier.» SG
COMMANDEZ DÈS AUJOURD’HUI
UN PAS EN AVANT POUR LA COMBAZ À GLAND (VD)
Prévu pour marquer l’entrée d’un tout nouveau quartier en construction à Gland, le bâtiment emblématique «La Combaz A10» vient de terminer son gros œuvre. Avec sa forme trapézoïdale, cet immeuble abritera des logements locatifs, des bureaux et des commerces d'ici l'automne 2024. Sa particularité est d'avoir sa structure porteuse articulée autour de la cage d'ascenseur et l'escalier intérieur ouvert en toiture. Sur ce projet de 24 mois, la conception a été confiée au cabinet Epure Architecture et Urbanisme SA. JM
EN FINIR AVEC LE GOUFFRE ÉNERGÉTIQUE DES RÉSIDENCES SECONDAIRES
La saison froide s’est installée et de nombreuses résidences secondaires situées en montagne sont chauffées en continu... même vides. Une initiative tente d’en finir avec cette logique peu écologique: le site makeheatsimple.ch. Facile d’utilisation, cette solution lancée par le programme de la Confédération SuisseEnergie permet d’augmenter ou d’abaisser le chauffage de son chalet quand on le veut au moyen d’une application, sans que la présence d’une personne sur place soit nécessaire. Ce qui permet par ailleurs d’économiser jusqu’à 60% d’énergie. Alors, au vu du contexte et du nombre de résidences secondaires en Suisse (700'000), le potentiel d’économies risque de faire de l’appel du pied aux propriétaires de ce type de biens. JM
LA RÉGIE RILSA REPREND LES ACTIVITÉS DE GÉRANCE D’OMNIA
Avec plus de 60 ans d’expérience en Suisse Romande, la régie immobilière RILSA annonce la reprise d’environ 50 PPE et de près de 600 lots sous gérance de la régie OMNIA Immobilier. Des biens répartis majoritairement entre Nyon, Lausanne et Montreux. Cette acquisition de portefeuille, prévue pour le 1er janvier 2024, va permettre à RILSA de renforcer ses activités de gérance et d’administration de PPE. Pour OMNIA, cette vente a pour objectif de renforcer son engagement dans ses métiers principaux que sont le courtage et la promotion immobilière. JM
MyLeukerbad AG
Batmann
QUI SONT LES GRANDS PROPRIÉTAIRES?
Jusqu’à très récemment, il était trop laborieux de pouvoir déterminer quelles étaient les plus grandes parcelles. Avec l’utilisation des services de PilierPublic.com, la donne a changé. Voici ainsi la liste des «plus grands propriétaires» genevois et vaudois.
Parfois, en examinant le cadastre, on découvre l’existence de grandes parcelles de plus de 20’000 m2, mais cela semble se raréfier. À la lecture des ventes intervenues à Genève en 2023, rares sont les transactions ayant concerné des parcelles d’au moins un hectare. Cela prouve que ce type de bien n'est pas fréquent. Parmi ces exceptions, citons une récente vente le 17 octobre à Genthod où la famille Dominicé a pu s’offrir une parcelle de 25’227 m2. Sinon, mentionnons une transaction portant sur 95’045 m2 à Céligny mais qui concerne 13 parcelles.
D’après la société PilierPublic.com, dans le canton de Genève, il y a 173 parcelles «privées» de 25’000 m2 ou plus dont la zone
d’affectation n’est ni en zone agricole, ni en forêt, ni en zone de verdure, ni l’aéroport, ni la zone ferroviaire ou encore la zone sportive. «Les plus grandes parcelles privées du canton de Genève ont pour propriétaires de grands noms de l’industrie chimique (parfums) et horlogère, ce secteur industriel qui représente 90% des exportations du canton», nous explique Guilhem Tardy, fondateur de PilierPublic.com.
En effet, la plus grande parcelle mesure plus de 14 hectares et accueille Givaudan Suisse à Vernier, devant une autre parcelle géante de près de 13 hectares où se trouve Firmenich. La troisième plus grande parcelle est en mains du Groupe Franck Muller. Si l’on retire les parcelles se trouvant en zone industrielle et que l’on
Le Parc des Crêts à Troinex (GE) sera livré en 2024. DR
enlève également celles contrôlées par des entités publiques (Etat, Ville, régies publiques), on arrive au premier tableau publié à droite.
Le Parc des Crêts
Ce n’est pas une surprise, la plus grande parcelle est celle où s’achève la grande promotion du Parc des Crêts à Troinex où pas moins de 307 appartements et villas ont été mis en vente depuis 18 mois. Les premiers résidents sont attendus d’ici fin 2024.
Cette parcelle appartenait à Patrick Duvernay, avant d’être classée en zone constructible et d’être vendue à 3N Investissements pour environ 85 millions de francs. Signalons que ce futur quartier
Les plus grandes parcelles à Genève
Troinex chemin Jeanne-Lavergnat 87'611
3N INVESTISSEMENTS
Genthod route du Creux-de-Genthod 85'460 Feu Dariane Pometta
Genève avenue Trembley 56'759
Maison de retraite du Petit-Saconnex
Versoix route de Lausanne 45'521 SI du Domaine de Sans Souci
Vanessa Bodmer, Sabrina Grabau et Jasmine von Spee
40'110 Cigogne SA
38'024
Flora Primat
se distinguera grâce au standard THPE (très haute performance énergétique).
Cette parcelle de 8,7 hectares devance la propriété de feu Dariane PomettaFirmenich à Genthod et celle de la Maison de retraite du Petit-Saconnex. Cette dernière a justement un projet prévoyant la construction de 216 logements et d’un appart-hôtel au Petit-Saconnex. Ce projet, baptisé «Côté Parc» entend utiliser les droits de construction non exploités
au sein de la Maison de retraite du Petit-Saconnex (MRPS). Il s’agit d’un partenariat entre la MRPS, Losinger-Marazzi et La Foncière. Ce projet a reçu les autorisations de construire, cependant des riverains tentent de s’y opposer malgré tout. À suivre.
A la 4e position, il y a la propriété de l’émir du Qatar, sise au bord du lac à Versoix (le Domaine de Sans Souci). Enfin, à la 5e,
on retrouve la Fondation des exercices de l’arquebuse et de la navigation. Il s’agit d’une société de tir sportif fondée en 1856 à Genève. Elle est le résultat de la fusion entre l’Exercice de l’Arquebuse (dont les origines remonteraient avant 1474) et l’Exercice de la Navigation, fondé vers le milieu du XVIIe siècle. Cette société sportive bénéficie des revenus de ses nombreux terrains mis en droit de superficie dans le quartier de la Jonction.
Le Château d'Allaman est situé sur une vaste parcelle de plus de 12 hectares.
Leemburg-CH Wikimedia
Les plus grandes parcelles sur Vaud
Bursinel L'Oujonnet
Arnex-sur-Nyon Jean-des-Bois
396'103
254'087
Rolle Le Rosey 196'130
Cheseaux-Noréaz chemin du Vieux Village 178'986
Montanaire chemin du Marchat 152'183
Lausanne route du Jorat 144'495
Corsier-sur-Vevey route de Fenil
Gland route Suisse
132'857
129'884
Allaman 121'597
Gland chemin de la Falaise 106'850
Rougemont route des Planards 93'081
Crans-près-Céligny rue Antoine-Saladin 85'700
Crans-près-Céligny route de Suisse
79'852
Lausanne route de Cojonnex 78'150
Crissier
Chexbres
76'790
72'559
Mies route Suisse 65'245
Morges avenue Henry-Warnery 62'430
Gland chemin de la Falaise 61'401
Lonay
Morges
59'327
58'411
Bussigny route de Crissier 56'669
Gland
54'606
Oujonnet SA
Robert Mimran
Etablissements du Rosey
Gilbert Christen
Hélène et Jean-Louis Rohrer
Nestec
Domaine du Manoir de Ban
Domaine de la Bergerie
Château d'Allaman SA
SI du Manoir
Jean-Claude Henchoz
Thierry Galissard de Marignac
La Villa Tatiana SA
EHL Real Estate
Jean-François Richard
Francis Mamin
SI Les Crénées SA
Cyrille et Eric de Goumoëns, Agnès de Werra
Catherine Ziouani
SI La Raspelière
Marcel Détraz
Bertrand et Nicolas Willi
Swisscanto Fondation de placement
Annick et Philippe Wahlen
Davantage de
grandes
parcelles sur Vaud
Passons maintenant à l’analyse des plus grandes parcelles sur le canton de Vaud. Premier constat, celles-ci sont bien plus nombreuses. Il y a 764 parcelles «privées» de 50’000 m2 correspondant aux critères suivants: ni en zone agricole, ni en zone forestière, ni en zone de verdure, ni en zone ferroviaire ou en zone sportive. Cependant, il arrive souvent que des parties de parcelle soient en zone agricole, ainsi qu’en zone viticole ou encore en zone de hameaux.
Notre liste commence par le vaste Domaine de l’Oujonnet à Bursinel. D’après nos renseignements, ce dernier appartiendrait à une famille italienne qui l’a acheté voici quelques années à de riches commerçants italiens.
Fort d’un domaine de plus de 25 hectares, le milliardaire français Robert Mimran, fils du fondateur du groupe du même nom, vit très discrètement dans le petit village d'Arnex, proche de Nyon. Le groupe Mimran a été fondé en 1946 et est essentiellement actif sur le continent africain, notamment au Sénégal, que ce soit dans les céréales, le sucre et la farine. Les deux frères de Robert résident désormais dans le canton de Berne, notamment à Gstaad.
En 3e position, c’est le fameux Institut le Rosey, un internat réputé internationalement, où l’architecte Bernard Tschumi a conçu un dôme qui abrite le Carnal Hall, soit une salle de spectacle de 900 places, entre autres. Ce dernier devrait se voir confier la réalisation d’un second dôme
qui abritera un centre pour les sciences et l’entrepreneuriat. Le site avait en son temps été offert par feu Jean Nussbaumer à sa fille et à son gendre.
Grands domaines lacustres
Outre le Musée Chaplin à Corsier-surVevey, plusieurs propriétés réputées se trouvent au bord du lac, soit à Gland, soit à Crans-près-Céligny. Citons le Domaine de la Bergerie qui a appartenu au célèbre financier Werner K. Rey. Celui-là même qui avait acquis les Ateliers de Constructions Mécaniques de Vevey en 1982, l’éditeur de journaux Jean Frey, Adia Interim ou encore la marque de chaussures Bally. Par la suite, cette propriété fut cédée à un patron du groupe Prudential, puis à la famille Bertarelli et enfin à des Irlandais.Autre beau domaine: celui de la SI du Manoir, qui a changé de mains en 2021. Mais aussi la Villa Tatiana à Crans-près-Céligny, à côté de l’ancien site du Paléo Festival, qui fut longtemps louée à l’ambassade américaine, avant d’être acquise par la famille Bertarelli à son tour. Très discret, le domaine à Gland en main d’une autre société immobilière, la Raspelière, serait la propriété d’une famille Seiler, originaire de Bienne. Enfin, mentionnons le vaste domaine en mains de la famille de Me Bruno Hug, les Crénées, à Mies.
Un château
Il paraît logique qu’un château fasse partie de ce classement. Il s’agit du Château d’Allaman, lequel a été acquis en 2021 par le propriétaire du Groupe Franck Muller, Vartan Sirmakes. Avant cela, c’est un Allemand, Markus Jerger qui avait investi
toute sa fortune pour tenter de redonner un certain lustre à ce château dont l’origine remonte au XIIIe siècle, même si l’édifice actuel remonte au XVIe siècle, puisque le premier château fut incendié par les Suisses. Ce lieu pourrait renouer avec son passé intellectuel, en effet son nouveau châtelain souhaite y organiser des rencontres entre dirigeants des principales régions d’Europe.
Signalons encore le campus de l’Ecole Hôtelière de Lausanne (EHL), qui bénéficie d’un site développé récemment via le bureau Itten+Brechbühl, lequel a adjoint au campus d’origine, plusieurs bâtiments qui accueillent environ 815 lits, un parking de 935 places et un complexe sportif. Rappelons que ce sont désormais plus de 4000 étudiants qui bénéficient de ce campus flambant neuf. «Ces grandes parcelles sont réparties de façon relativement homogène dans le canton de Genève (elles sont un peu plus nombreuses sur la rive droite), alors que dans le canton de Vaud le district d’Aigle est nettement en tête devant le Jura-Nord vaudois. À Genève, 72% de ces grandes parcelles comprennent de la zone d’habitations ou villas, et 28% ont un fort potentiel de développement (au moins +50% comparé à l’existant)», relève Guilhem Tardy.
Et ce dernier de poursuivre: «Dans le canton de Vaud, seulement 15% de ces grandes parcelles comprennent de la zone d’habitations ou villas, et 6% ont un fort potentiel de développement. Les districts de Lausanne et Nyon en regroupent le plus grand nombre.»
Serge Guertchakoff
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Chronique chez soi
par Martina Chyba, journaliste à la RTS
ÇA SENT LE SAPIN!
Bon, il faut ressortir les sacs avec la déco de Noël, on rachète des trucs ou on fait pareil que les 10 dernières années? Et si on veut faire un peu plus écolo, ça donne quoi?
Aaah l’Avent. Cette période si reposante avant, qui fait qu’on se retrouve stressé pendant et épuisé après. C’est pour ça qu’on allume les cierges pendant les 24 jours précédant Noël: on implore le ciel pour avoir une chance d’y survivre. Alors, afin de se donner des forces, on décore. Selon une étude, 70% des gens préfèrent Noël à Nouvel an, même si c’est l’acmé des névroses familiales et qu’on s’enguirlande sous le sapin, 87 % décorent leur maison. Les psys prétendent d’ailleurs que plus on décore tôt, plus l’effet bénéfique est important, c’est sans doute par charité chrétienne et en pensant à notre santé mentale que les magasins nous infligent Jingle Bells à partir de mi-octobre.
Alors il faut s’y mettre camarades! Premièrement, on a les boules (je le dis au premier degré total, donc). Il faut aller les chercher à la cave dans le gros sac Ikea où on les a fourrées n’importe comment l’an dernier sans les remettre dans les boîtes à alvéoles. Résultat, il y en a plein de cassées évidemment, et franchement qu’y a-t-il de plus triste que des morceaux de boules hein? (Je n’aurais jamais imaginé écrire cette phrase un jour). Question: on garde les mêmes ou on change de couleur? Eh bien comme
chaque année on se dit ouaif, on ne va pas faire des frais, on garde les mêmes. C’est joli vert et rouge, c’est classique, ça ne se démode pas. Et puis si on veut éviter de passer vraiment Noël au balcon ces prochains temps, on va essayer d’être un chouïa écolo, le meilleur déchet est celui qui n’est pas produit. Donc va pour les vieilles boules (olala cette phrase là non plus, j’avoue).
Il faut que ça brille!
Alors chez moi, je le dis franchement, c’est bling. Tant qu’à faire, il faut que ça brille, faisons honneur à nos ancêtres humains qui ont toujours cherché à illuminer cette période de solstice d’hiver, il ne faut pas y aller à la retirette. Notre pouvoir d’achat baisse? Augmentons les dorures, faisons faussement riches, même un peu dégoulinants, un tantinet vulgaires! J’adore le côté hypnotique du sapin noir-doré-argenté qui scintille, c’est comme le feu de cheminée, je peux rester des heures devant. Surtout qu’il y a des oiseaux blancs en plumes et un petit ange en nouilles très vilain, mais qui nous suivra jusqu’au cercueil (oui, il suit tout ce qui est sapin).
Bon, le sapin justement. L’an dernier j’ai fait ma crise: fini l’arbre coupé qui ter-
On va essayer d’être un chouïa écolo, donc va pour les vieilles boules.
mine penché sur le trottoir comme un cadavre, abandonné à la benne à ordures après nous avoir réchauffé le cœur pendant des jours. En conséquence, j’ai acheté un sapin en pot, 149 francs, en me disant que j’allais le mettre dans un plus grand pot sur la terrasse et que l’année d’après il resservirait et que ce serait super et vert et une grande communion spirituelle entre le végétal, l’animal (oui mon chat adore se mettre dessous, tant qu’il ne se met pas dessus ça va), et l’humain. Je l’ai transplanté (pas le chat, le sapin), arrosé, brumisé, décoré, dé-
décoré, mis dans un joli endroit avec de l’engrais et au bout de 6 mois... manque de pot, il a crevé. Et a terminé penché sur le trottoir comme un cadavre, abandonné à la benne à ordures. D’ailleurs, les préposés de la voirie ont dû être surpris de voir un sapin au bord de la route en juin. Bref, la loose intégrale. Après, j’ai relu sur le site où je l’avais commandé, écrit en tout petit dans un coin que «les racines sont coupées court» et «il n’y a pas de garantie que l’arbre survive». Autrement dit, on sait qu’il va sécher, mais on vous le vend quand même en pot. Pardon mais c’est débile.
Un présent écolo
Après il y a les cadeaux. Là, si on veut respecter l’histoire du déchet pas produit, l’idéal serait de ne rien offrir non? Mais yaay! Chère famille, cette année, pour lutter contre le dérèglement climatique, il n’y aura pas de cadeaux. En fait le seul présent écologiquement correct serait un abonnement de train, mais en Suisse pour se l’offrir, il faut au moins être un ancien cadre du Credit Suisse recruté par une banque privée, alors je vais plutôt aller voir à la mairie s’il reste des cartes journalières à 45 francs. Il n’y aura pas grand-chose à manger non plus, vu le prix du bio, la surpêche, la maltraitance animale, l’épidémie de diabète. Il paraît qu’il y aura même rupture de stock de pommes de terre, donc la raclette aussi c’est foutu. En revanche, il y aura des vieilles boules qui brillent, un ange en nouilles qui nous protège, des bougies qui brûlent, des biscuits à la vanille et à la cannelle qui sentent bon et il y aura vous et quelque chose qui est gratuit, écolo-compatible, qui réchauffe, illumine et remplit: beaucoup d’amour.
Interview
ZOOM SUR UN LEADER
En cette période de fin d’année, faste pour les commerces, voici le portrait d’un des principaux gérants de centres commerciaux et sites à usages mixtes: Wincasa, avec son directeur pour la Suisse romande, Philippe Schroff.
Chaque année, c’est le même refrain... on se presse pour trouver des cadeaux de dernière minute, on se creuse la tête pour réaliser un repas de fêtes digne de ce nom et on s’arme de patience devant la foule de chalands venus eux aussi arpenter les rayons des commerces juste avant Noël. Mais afin que tout se déroule sans accroc dans ces temples de la consommation tels que La Praille ou Signy Centre, un acteur de l’immobilier agit en coulisses: Wincasa. Son directeur romand, responsable du Center & Mixed Used Site Management, Philippe Schroff, nous en fait le portrait.
Pourriez-vous nous décrire qui est Wincasa?
Avec un positionnement axé sur la gérance immobilière, Wincasa est le leader en Suisse avec 82 milliards d’assets et plus de 250’000 objets sous gestion.
Bien que le logement locatif soit notre principal segment (76’000 logements), nous sommes également largement déployés dans le domaine des Center & Mixed Used Site avec 165 collaborateurs qui y sont dédiés, 80 centres et 35 sites allant du centre commercial traditionnel au parc combinant les activités commerciales et administratives.
Wincasa est un véritable écosystème où nous accompagnons le cycle de vie complet d’un immeuble
Philippe Schroff, directeur Suisse romande. DR
Qu’est-ce qui le démarque des autres prestataires immobiliers romands?
C’est véritablement un écosystème que nous cultivons. Avec une équipe pluridisciplinaire, nous accompagnons le cycle de vie complet d’un immeuble, de sa gestion pendant la période de location aux phases de revitalisation/transformation. Nous intervenons également en amont des projets de développement, en adoptant une perspective orientée vers l’exploitation et en anticipant les besoins pour assurer une intégration harmonieuse. Un exemple concret de cette approche proactive est illustré par notre implication précoce dans le projet Alto PontRouge à Genève, où le propriétaire nous a sollicités dès le début pour bénéficier de notre expertise en tant qu’exploitant. C’est notamment sur des projets aussi cruciaux, caractérisés par des exigences élevées en matière de qualité, que notre expérience se démarque. Pour les centres commerciaux, nous ajoutons une valeur significative grâce à notre expertise dans le domaine du commerce de détail, avec des spécialistes capables de traiter avec nos locataires commerciaux, à l’échelle internationale, nationale ou locale.
Et par rapport au Mixed Used Site?
Nous sommes également force de proposition. Notre objectif est de valoriser l’expérience et le parcours client afin d’attirer un public toujours plus large, tout en conseillant attentivement les locataires, véritables piliers de ces immeubles. Il est impératif de trouver des solutions communes et de concilier les intérêts des utilisateurs, du propriétaire et du locataire, une tâche qui s’apparente parfois à un exercice d’équilibriste. À titre d’exemple, sur l’un de nos parcs administratifs, nous
Wincasa
en
chiffres clés
1108 collaborateurs
82 milliards de CHF d’actifs sous gestion
251’799 objets gérés
1,5 million de m2 de surfaces commerciales dans son portefeuille N°1 de la gestion immobilière en Suisse
mettons en place un «community management» qui va au-delà de la simple gestion. Il s’agit, entre autres, de favoriser les échanges entre les locataires afin de les fédérer autour d’un service ou d’une expérience pour renforcer l’appartenance au site. Cette approche garantit un fonctionnement en totale adéquation avec les besoins des locataires, assurant ainsi une harmonie et une efficacité optimales.
Certaines personnes prédisent la mort des centres commerciaux, comment faites-vous pour garder ces navires à flot?
Il est indéniable que la gestion de ces imposants complexes représente un défi important, et nous en supervisons plus d’une trentaine. Sur certains sites, les arcades vacantes trouvent rapidement des locataires, mais cela n’est pas toujours le cas. L’emplacement joue un rôle crucial, mais ce qui permet réellement à un centre de se démarquer, c’est aussi une offre diversifiée avec des USP («Unique Selling Proposition») qui lui confèrent une identité distinctive. Comme typi-
quement un centre avec une offre axée sur les loisirs, l’expérience, la détente, la restauration, une compétence pointue dans la mode, un supermarché incontournable, etc. L’attractivité résulte de la diversité des locataires, petits et grands, et de la créativité et l’anticipation du gestionnaire. Le réseau interne de Wincasa permet précisément de tirer parti des expériences menées ailleurs en Suisse par d’autres directeurs, offrant ainsi une plus-value grâce à la taille de l’entreprise. Un autre défi majeur pour les centres commerciaux à l’avenir réside dans l’intégration des aspects de durabilité (en plus de tous les autres facteurs) dans l’équation. Les centres qui ne s’engageront pas dans cette démarche risquent de voir la valeur et l’attractivité de leur immeuble décliner. Concrètement, sur l’un de nos sites, quelques optimisations seulement ont permis de réduire la dépense énergétique de 20 à 30%. Il s’agit d’un modèle gagnant-gagnant pour toutes les parties impliquées, qui n’est plus simplement une option, mais désormais une nécessité. Propos recueillis par Julie Müller
Le centre commercial de La Praille à Genève. DR
Remise de diplômes
SUCCÈS DU PREMIER GALA DE L’IEI
L’Institut d’Etudes Immobilières a organisé un gala le 5 décembre au Musée de l’Ariana en présence de 250 personnes pour la remise des diplômes à la volée 2023.
Les onze diplômés entourés de la conseillère d'Etat Nathalie Fontanet et de Me François Bellanger, président du conseil de fondation de l'IEI. IEI Florence Grandidier
Chapeau à Christian Chalut, président de l’association des diplômés de l’Institut d’études immobilières (IEI), qui avait proposé l’organisation d’un véritable gala et qui aura magnifiquement réussi à relever ce défi! Le cadre était somptueux: le prestigieux Musée de l’Ariana, légué à la Ville de Genève à la fin du XIXe siècle. Sa coupole elliptique ne pouvait laisser indifférent, même si cela a influé sur la sonorisation de l’événement. D’autant que les dirigeants de l’IEI n’ont pas fait les choses à moitié en conviant le duo d’humoristes Vincent Veillon et Vincent Kucholl.
Trois objectifs
Ce premier gala de l’IEI avait trois objectifs: féliciter les 11 nouveaux diplômés qui ont travaillé d’arrache-pied pendant deux ans ; permettre aux acteurs du monde immobilier genevois de se retrouver dans un lieu extraordinaire ;
mettre en relation ces diplômés avec les employeurs du secteur. Ce fut chose faite avec brio.
Impossible de ne pas être plié de rire avec «l’interview» par Vincent Veillon d’un «promoteur d’un nouvel écoquartier», un certain Monsieur Corthésy: «Non, quelle horreur, ne m’appelez surtout pas un promoteur. Je suis un animateur, pas un promoteur. Notre association s’appelle l’association romande de cohabitation humaniste locale et responsable chargée de piloter collégialement la création de la coopération d’habitation collective et alternative... Tout est parti de l’envie de ma compagne Cerise Vuadens de créer un cadre de vie propice à l’épanouissement holistique et intergénérationnel. Nous avons donc cherché un terrain que nous avons trouvé à Moudon où quand il ne pleut pas, il y a le brouillard», provoquant un tonnerre de rires, puis d’applaudissements.
Autorités présentes
La conseillère d’Etat Nathalie Fontanet était ravie: «Cette manifestation associe l’ensemble des milieux professionnels de l’immobilier à la réussite de celles et ceux qui représentent l’avenir de notre canton dans ce domaine. L’immobilier est un secteur passionnant et exigeant. C’est aussi un des piliers de notre économie.»
Enfin, le président de l’IEI, François Bellanger a adressé ses plus vifs remerciements et félicitations à Christian Chalut, puis de poursuivre: «Il y a près de 40 ans, les professionnels de l’immobilier genevois constataient l’absence de formation spécifique destinée à la branche immobilière. A l’initiative de l’APGCI, il fut alors décidé de créer un institut spécialisé pour la formation des jeunes désirant accéder à la profession par des études de niveau universitaire. Et c’est ainsi qu’en 1985, l’institut a vu le jour. Il a beaucoup évolué depuis, avec un programme de formation labellisé RICS.»
Enfin, les lauréats ont été conviés sur scène pour recevoir leur diplôme. Il s’agit de Gloria Augebault, Lucie Escallier, Francesca Frigerio, Alexandre Goharian, Samantha Johner-Brisotto, Alice Kha, Arnaud Lefort, Arnaud Pasche, Barbara Pochinu Carta, Alexis Ramu et Camille Swinnen. Par ailleurs, Alexis Ramu a reçu le prix La Foncière pour la meilleure moyenne générale; Barbara Pochinu Carta le prix Acanthe pour la meilleure moyenne entre les branches Estimation et valeur, gestion de portefeuille et Immobilier indirect. Enfin Gloria Angebault a obtenu le prix Implenia pour la meilleure moyenne des cours Promotion, Logement social et Techniques de construction.
Serge Guertchakoff
Portrait d’un enseignant de l’IEI
LE SPÉCIALISTE DE LA POLITIQUE PUBLIQUE DU LOGEMENT
Francesco Perrella se destinait à la banque privée avant d’opter pour l’immobilier. Il est désormais membre de la direction générale de l’Office cantonal du logement et de la planification foncière (OCLPF), tout en enseignant à l’IEI.
Arrivé en 2005 de Milan, Francesco Perrella a un parcours atypique. Ce Napolitain d’origine, économiste de formation, avait œuvré dans son pays d’origine au sein de différentes sociétés de construction et de gestion immobilière. «Je comptais faire une carrière dans la banque privée. Mais j’avais aussi postulé à une annonce de gestionnaire en immobilier à l’Etat de Genève. J’ai finalement opté pour cet emploi». Il devient rapidement chef de projet au sein de l’Office du logement. En novembre 2012, il succède à son responsable direct, Philippe Favarger qui avait souhaité changer de voie professionnelle. Il décroche ce poste et réorganise la division immobilière en regroupant les gestionnaires en immobilier et les chefs de projets. Apportant des compétences managériales, Francesco Perrella va immédiatement s’intéresser à la politique publique du logement. «A Genève, cette politique publique existe depuis des décennies», relève-t-il. Généralement, on fait remonter celle-ci aux premières lois Dupont, du nom du conseiller d’Etat Emile Dupont, à qui est attribuée la paternité du système HLM à Genève et qui permet au Conseil d’Etat d’accorder des aides aux propriétaires et aux locataires afin d’inciter la construction de logements d’utilité publique.
Francesco Perrella a repris le cours sur le logement social.
«Le début de ma carrière à l’Etat coïncide avec le début de la nouvelle politique du logement voulue par le Conseil d’Etat en 2005 avec la mise en place des logements d’utilité publique (LUP).
Chargé de cours
Très naturellement, Francesco Perrella a été amené voici dix ans à reprendre le cours que donnait son prédécesseur à l’Institut d’Études Immobilières, en tant que directeur de la division immobilière de l’Office du logement. Concrètement, il s’agit de six cours de 2h sur le logement social, complétés par un cours de 2h donné par Marie-Christine Dulon, directrice générale de l’OCLPF, qui présente le volet des prestations à la personne.
«A Genève, la politique publique du logement existe depuis des décennies»
Francesco Perrella est aussi chargé d’un cours donné dans le cadre de l’Association professionnelle des gérants et courtiers en immeubles de Genève (APGCI, fondatrice de l’IEI en 1985).
Son cours à l’IEI est structuré en trois parties: description de la politique du logement au sens large; des exemples d’application dans certains pays européens et en Suisse; enfin, la partie la plus dense, la politique du logement à Genève d’un point de vue historique. « Je fais un focus sur le fonctionnement du plan financier. Voilà pourquoi mon cours vient juste avant le cours de Mélanie Uldry sur les promotions immobilières qui demandera aux étudiants d’établir des plans financiers ». Serge Guertchakoff
SÉRIE SPONSORISÉE PAR L'INSTITUT D'ÉTUDES IMMOBILIÈRES
Littérature
L’APPARITION DES HÔTELS PARTICULIERS
Un magnifique ouvrage présente un certain nombre de demeures urbaines du XVIIe et XVIIIe siècles, bâties pour une élite. Un récit inédit et richement documenté par l’historienne Anastazja Winiger-Labuda.
Si vous avez toujours eu le rêve d’en savoir plus sur les quelques hôtels particuliers que compte la Vieille-Ville de Genève, la chercheuse Anastazja Winiger-Labuda vient de le concrétiser. Voici que vient de paraître un ouvrage consacré aux grandes demeures urbaines, édifiées entre 1670 et 1790 à Genève, édité par la Société d’histoire de l’art en Suisse. Ainsi, on y découvre avec maints détails la genèse, la construction et l’évolution jusqu’à nos jours des trois hôtels particuliers de la rue Jean-Calvin, celui de la famille de Saussure rue de la Cité, ceux de la rue des Granges 2-4-6-8 ou encore le lotissement de la rue Beauregard.
L’arrivée du luxe
Premier exemple genevois d’hôtel particulier entre cour et jardin, l’hôtel Buisson, sis rue Jean-Calvin 13. «Beaucoup d’anciens genevois répétaient que le luxe était entré à Genève par la porte cochère de la maison Buisson», des lignes écrites en 1845 par le syndic Jean-Jacques Rigaud et que l’historienne reprend volontiers à son compte après une analyse poussée de cette opération.
«A la différence des maisons patriciennes plus anciennes, qui sont toutes bâties en front de rue, celle-ci s’installe au fond d’une cour d’honneur, entre deux ailes symétriques en retour, qui relie, du côté de la rue,
L'Hôtel Buisson a été le premier hôtel particulier construit à Genève, entre 1693 et 1695. Société d'histoire de l'art / André Corboz Wikimedia
L'Hôtel de Saussure est un véritable «petit palais» qui appartient à la même famille depuis son édification. Société d'histoire de l'art
PARTICULIERS À GENÈVE
un mur de clôture percé d’une porte cochère ; à l’arrière, un jardin en terrasse, bénéficiant de la vue sur le lac, complète l’ensemble», décrit Anastazja Winiger-Labuda.
C’est entre 1693 et 1695 que le négociant Léonard Buisson (fils d’un syndic) se fait construire ce qui deviendra le comble du luxe alors. Les appartements des maîtres s’alignent face au jardin. Toutes les pièces de la belle enfilade sont pourvues de cheminées. A l’étage, une galerie a probablement accueilli la riche collection de peintures que Léonard Buisson a hérité de son père.
La famille Buisson conserve l’hôtel jusqu’en 1844, date à laquelle Catherine
Louise Adelaïde, épouse du professeur Henri Boissier, le transmet à ses petitsenfants issus du mariage de sa fille avec Edouard Naville. Appelé dès lors «l’hôtel Naville», l’édifice va rester entre les mains de cette famille jusqu’à sa vente en 1978 à Jean-Paul Barbier-Mueller, dont les descendants le possèdent encore.
L’élite et ses habitations
Influencé par la famille Buisson, Charles Lullin va acquérir à son tour la parcelle proche qui forme aujourd’hui le 9 rue Jean-Calvin. Un petit hôtel particulier y est construit entre 1702 et 1707, s’inspirant du plan de l’hôtel Buisson. Charles Lullin
est le fils du seigneur de Dardagny, cependant, lourdement endetté auprès du banquier Jean Vasserot, il se voit obligé de lui vendre une part importante de ses biens en janvier 1721. Ce seront ses descendants qui vendront cet hôtel à Louis Necker de Germany, fils aîné du célèbre ministre des Finances de Louis XVI. Ce dernier décide de diviser sa maison en deux logements indépendants. Elle a depuis lors été acquise par Federico Spinola.
Un 3e hôtel particulier va s’insérer entre les deux précédents, rue Jean-Calvin 11. Depuis sa construction pour Marc Lullin, en 1706, l’hôtel a changé de mains plusieurs fois. Il sera repris par l’Etat de
Genève en 1876 et subira malheureusement de nombreuses transformations et perd la plupart de ses décors intérieurs. Un chantier de réhabilitation, conduit récemment pour le compte d’une société privée, a pour but de lui rendre son ancien lustre.
Le plus somptueux
L’hôtel Lullin, puis de Saussure, édifié rue de la Cité 24/rue de la Tertasse 2 est le plus somptueux de l’ancienne cité intra-muros. Il a été érigé entre 1707 et 1710 à l’initiative du puissant banquier Jean-Antoine Lullin-Camp. Ce petit palais vient d’une illustre famille qui a régulièrement occupé les plus hautes charges de l’Etat: «Jean-Antoine est le fils du syndic Jean Lullin et de sa première épouse, Catherine Calandrini. Son frère aîné, Pierre, suit la tradition familiale en se consacrant à la magistrature, alors que lui-même et son demi-frère Marc se tournent vers le commerce, puis la banque.»
Comme le relève l’historienne qui a rédigé la majeure partie de ce bel ouvrage, «en 1688, âgé de 22 ans, Jean-Antoine Lullin épouse Anne-Madeleine Camp, fille d’un «marchand banquier» et de Théodora Thellusson, qui lui apporte une dot appréciable. Ce mariage propulse Jean-Antoine dans le monde des affaires puisque, très vite, il devient l’associé de son beau-père dans une maison de commerce établie à Genève, Turin et Lyon. Spécialisée dans la fabrication et le négoce de la soie et dans la dorure, la société Lullin & Camp développe toutes sortes d’activités.» Il s’intéresse bientôt à des opérations de change et de banque.
«L’enrichissement spectaculaire de JeanAntoine est particulièrement perceptible à travers l’évolution de sa situation fiscale. En 1708, il verse la plus haute contribution que Genève ait connue sous l’AncienRégime. Néanmoins, la mort le surprend à Lyon alors que son somptueux hôtel est en voie d’achèvement. Parmi les particularités
de cet hôtel, sa cour d’honneur, plus large que profonde. Alors que le commanditaire de l’hôtel n’a jamais pu l’habiter, sa descendance s’y succède pendant dix générations et conserve la propriété jusqu’à nos jours.
La rue des Granges
Un peu plus haut dans la Vieille-Ville, nous arrivons dans la célèbre rue des Granges. «L’hôtel de la rue des Granges n°2 constitue la première séquence d’un ensemble architectural qui marque le front méridional de la haute ville». Il a été construit en 1720-1723 pour le marchand banquier Jean Sellon dont les descendants le conservent jusqu’en 1955. Acquis à cette date par l’Etat de Genève, il abrite aujourd’hui le musée de la Fondation Zoubov et de vastes appartements locatifs.
C’est sur ce site, considéré comme «le plus beau côté de la ville», que l’Etat lance en 1717 la plus prestigieuse opération immobilière du XVIIIe siècle. Il en
L'Hôtel Sellon domine la place Neuve et accueille le musée de la Fondation Zoubov. Société d'histoire de l'art / André Corboz Wikimedia
résulte un front uniforme de trois hôtels à la française au sud. Comme le relève l’autrice, «dans la petite République de Genève», où un étroit réseau de parenté reliait la plupart des membres de l’oligarchie au pouvoir, il n’est pas surprenant de voir que la construction d’un ensemble aussi prestigieux s’assimile à une «affaire de famille». En effet, trois des quatre parcelles les mieux exposées sont vendues à Jean Sellon et à ses deux beauxfrères Pierre et Gaspard Boissier. Les trois hommes ont bâti leur fortune dans le grand négoce et la banque. Dès 1722, la Chambre de la Réformation s’inquiète des abus que certains particuliers commettent à l’égard des lois somptuaires en
construisant leurs demeures. Les Sellon et les Boissier sont visés: la hauteur des étages qui dépasse d’un demi-mètre les 3,60 mètres autorisés; les boisages et parquetage de noyer; les sculptures en façade, etc. Sans grand succès.
Finissons avec l’hôtel Naville-Boissier, sis rue des Granges 8. Encombré jusqu’en 1726 par d’anciennes granges destinées à la démolition, il renoue avec le modèle très parisien de l’hôtel Buisson. «A la différence des autres hôtels de la rue des Granges, destinés en partie à la location, ses plans prévoient une seule cuisine pour l’ensemble du bâtiment, signe que le banquier David Vasserot entend s’offrir un
hôtel particulier au sens strict du terme, sans locataires.» Ce dernier ne pourra y vivre. Sa veuve va léguer la parcelle à Guillaume Boissier et le chantier s’ouvre finalement en 1744.
Cet ouvrage décrit en détail les plans d’époque, les éléments de décor ayant subsisté. Il vaut vraiment le détour. Un excellent cadeau de Noël à notre avis! Serge Guertchakoff
Genève, grandes demeures urbaines 1670-1790; Anastazja Winiger-Labuda; Les Monuments d’art et d’histoire de la Suisse; Société d’histoire de l’art en Suisse, 2023. 300 pages
DOMAINE HAUTEVILLE: DU CHÂTEAU AU CAMPUS
Construit en 1734, ce château a vu se succéder onze générations d’une même famille, avant d’être cédé en 2019 à Pepperdine University. Un ouvrage collectif revient sur ce lieu magnifique à l’occasion de sa restauration.
Notre magazine trimestriel Prestige avait consacré un dossier en septembre dernier à cet ambitieux chantier de restauration de ce domaine situé sur les hauts de Vevey, plus précisément à Blonay – Saint-Légier. Béatrice Lovis et Isabelle Roland ont dirigé un livre collectif consacré au Domaine d’Hauteville pour le compte de la section vaudoise de Patrimoine suisse. «Quoi de plus naturel de vouloir marquer la fin de ce chantier d’exception et fêter la renaissance de ce remarquable ensemble d’architecture nobiliaire du XVIIIe siècle avec un ouvrage collectif qui permet d’en renouveler les connaissances», relèvent Béatrice Lovis et Isabelle Roland dans la préface. Il faut se souvenir que lorsque Pepperdine se porte acquéreur du Domaine d’Hauteville, l’état de conservation du château était préoccupant et la famille Grand d’Hauteville avait au préalable mis en vente aux enchères l’ensemble du contenu.
ment l’histoire et l’archéologie du château, le rôle de l’architecte François II Franque, les fresques du grand salon et de l’escalier, ou encore les dessins préparatoires de Joseph Ignaz Appiani), mais aussi sur la vie de château au temps des Cannac et des Grand d’Hauteville. En 1760, ce domaine est acquis par Pierre-Philippe Cannac, ancien directeur des coches à Lyon. A la fin du XVIIIe siècle, il passe aux mains des Grand, une famille de banquiers vaudois anoblis par le roi de France.
vocation ornementale située sur le domaine. «Allégorie antique, allusion maçonnique ou belvédère raffiné », interroge le chercheur Paul Bissegger, qui rappelle que Daniel et Eric Grand d’Hauteville étaient membres de la Loge de la Caroline à Lausanne. Un autre chapitre revient sur les fresques du Grand Salon et de l’escalier pour relever que celles-ci sont rarissimes en Suisse. «Certains châteaux présentent un salon haut de deux niveaux, mais seulement quelques-uns affichent un décor peint en trompe-l’œil. C’est le cas du château de Dardagny (GE) qui offre, dans la région lémanique, un pendant intéressant à Hauteville, bien qu’il soit plus tardif», observe Thibault Hugentobler. Richement illustré, cet ouvrage vise aussi bien les professionnels qu’un public non spécialisé, mais intéressé par l’histoire et l’architecture de Suisse romande. Serge Guertchakoff
Divers chercheurs se sont penchés sur le château et son domaine: des origines à sa dernière restauration (avec notam-
L’un des chapitres est consacré au temple grec, surnommé par la suite «temple de l’Amour», une des rares constructions à
Le Domaine d’Hauteville; Du château au campus universitaire; Béatrice Lovis & Isabelle Roland. Patrimoine suisse, section vaudoise; Slatkine; 2023; 344 pages
Ce vaste domaine domine Vevey et le Lac Léman. Hdwiki Wikimedia
Expérience immersive
Vous allez plonger en décembre 1602 aux côtés du Duc de Savoie. Artanim
PLONGEZ
Conçue par la Fondation
Artanim, en collaboration avec la Compagnie de 1602, l'expérience immersive «la Nuit de l’Escalade» est à découvrir chez Dreamscape.
La création de cette nouvelle expérience immersive aura nécessité plus d’une année de travail de la part de l’équipe de la Fondation Artanim. Elle vient remplacer «Genève 1850» qui proposait une immersion virtuelle dans la Genève du milieu du XIXe siècle. «Cela a été bien plus compliqué à concrétiser car il existe peu de plans et de traces de la Genève de 1602 (contrairement au relief Magnin) et cette maquette représente la ville de Genève en 1850, soit avant la suppression de ses remparts», comme l’explique Caecilia Charbonnier, cofondatrice de la Fondation Artanim. Pour contourner cet obstacle, son équipe a conçu cette nouvelle expérience en étroite collaboration avec la Compagnie de 1602. Un large éventail de costumes, armures, objets d’époque ont ainsi été mis à disposition pour permettre une immersion aussi exacte et précise que possible.
L’utilisateur va pouvoir plonger au cœur des événements de cette nuit de décembre 1602, lorsque le Duc de Savoie a tenté de prendre le contrôle de la ville de Genève. Du campement des armées savoyardes aux ruelles tortueuses de Genève, petits et grands seront amenés à croiser la route de la Mère Royaume (à l’origine de la fameuse Marmite en chocolat) et de Dame Piaget. Relevons encore que trois parfums ont été créés à cette occasion, ceux du crottin de cheval, de la soupe de la Mère Royaume et des torches, avec le concours de DSMFirmenich. A découvrir dès le 9 décembre à Confédération Centre. SG
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A tous nos collaborateurs, fournisseurs, partenaires, clients, propriétaires, locataires et concierges, nous vous remercions pour votre précieuse collaboration et vous souhaitons une très belle année 2024.
À VENDRE
GENÈVE
Duplex en attique
› Dans un immeuble classé du 18e siècle
› Vue surplombant la treille et Place de Neuve
› 4.5 pièces d’une surface PPE de 192 m2
› Mezzanine mansardée à l’étage
› Cave au sous-sol – Appartement loué
CHF 2’800’000.-
CHAVANNES-DES-BOIS
Ravissant 4 pièces vaudois
› Proche transports et toutes commodités
› Surface PPE de 133 m2
› 3 chambres à coucher et 2 salles d’eau
› Balcon de 13 m2 – Construction 2011
› 2 places de parking et une cave au sous-sol
CHF 1’500’000.-
MEINIER
Maison individuelle
› Dans un cadre idéal pour une famille
› 6 pièces d’une surface utile de 250 m2
› 3 chambres à coucher et 2 salles d’eau
› Parcelle arborée de 1000 m2 avec piscine
› Garage double et 2 places de parking extérieures