www. b u d o i n t e r n a t i o n a l . c o mV i d é o sd ' a r t sma r t i a u x
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Adi euàungr andmaî t r e
Ti mTacket t
J eetKuneDo
Perles du Guerrier
« La pipe tire la sagesse des lèvres du philosophe et ferme la bouche de l'imbécile ».
Thackeray Oil on canvas by Alfredo Tucci
Éditorial Sit transit gloria mundi! es éditoriaux naissent généralement dans un élan, tantôt fruit d'une réflexion, tantôt d'une expérience vécue autrefois, et toujours d'une pensée que je dois ordonner, exprimer, restituer ou mettre en ordre, en la faisant sortir. Parfois, un raisonnement parasite m'envahit, d'autres fois, Prométhée me possède, prêt à voler le feu aux dieux. Cette impulsion n'est pas toujours présente. Je peux la provoquer, certes, mais je sens qu'aujourd'hui n'est pas le jour pour une telle tentative ; j'ai choisi de me laisser aller doucement avec les mots, comme une rivière sans pause, pour voir où ils me mènent. Les motivations sont désormais quelque peu fallacieuses, les réflexions gênantes, les objectifs, des mouches dilettantes qui ne font que déranger, et mes désirs, des inquiétudes lointaines arrêtées un instant. Sit transit gloria mundi ! Il y a des jours et des moments dans ma vie quotidienne, peu nombreux certes, où le laisser-faire acquiert une valeur en soi. Dans nos vies trépidantes, imprégnées de nos questions et projets très importants, nous lâchons rarement le volant et retirons le conducteur, que nous percevons soudain, démasqué de ses tâches, comme un usurpateur ; un personnage investi par des volontés étrangères qui a pris beaucoup de libertés, un invité qui, une fois entré dans votre maison, ne peut plus en sortir, et qui, comme le poisson, après trois jours, empeste. Soudain, cet ego pesant vous semble dense, répétitif, ennuyeux... Qui est cet autre moi qui n'est ni pressé, ni stressé ? Celui qui regarde le vent agiter les palmiers, qui sent le soleil réchauffer ses mains pendant qu'elles tapent sur le clavier ? Les sages orientaux nous mettent souvent en garde contre ce faux intrus et nous proposent comme remède de nous connecter à l'observateur impartial qui se cache derrière les masques. Il respire le calme, la sérénité ; il ne fait rien, et pourtant il est toujours présent ; il cède les commandes, oui, car rien ne lui importe, pas même se livrer à la mascarade de la vie, à l'abus de l'immédiat, à l'imposture du désir. Celuilà, celui de la tour de guet tranquille, existe dans l'impermanence, de sorte que le changement ne le subjugue pas, ne le perturbe pas ; laisser faire n'est pas une option, c'est un impératif pour que rien ne l'emprisonne ; convaincu comme il l'est dans sa dimension, que tout passe, il vit dans un transit permanent ; comme les eaux d'une rivière, il contourne les obstacles, se laisse pousser sans hésitation, sans crainte, même vers l'abîme le plus profond. Il respire tranquillement... Rien ne reste, tout change... La conscience du quotidien nous rattrapera à nouveau, c'est certain, car l'essence même de l'expérience de la vie repose sur cela, mais il est important de nous rendre visite régulièrement dans cette phase de l'être, de voir les choses avec suffisamment de recul, de réparer les dommages causés par l'angoisse, la précipitation, de revoir la liste des valeurs, l'ordre des priorités, et surtout, de nous rappeler ainsi, cela nous redonnera la certitude que là, quelque part au fond de votre conscience, vous existez en paix, dans un état où l'absence devient présence, et où rien ne peut vous toucher. Cela ressemble un peu à un retour à la maison originelle, à la simplicité de l'existence dans l'utérus maternel, car là, nous flottons dans une mer d'eaux infinies, en sécurité, sereins. Aussi agréable que puisse être cet état d'équilibre, le but de la vie n'est pas de rester là à « voir venir ». Nous sommes vivants pour expérimenter, nous réajuster, apprendre, évoluer, mais nous ne pouvons pas oublier qu'au-delà des tribulations, des désirs, des peurs et des frustrations que comporte la vie, il existe un lieu, non pas comme refuge, mais comme quintessence, non pas comme échappatoire ni comme but de la vie, mais comme une réalité ultime qui, telle une goutte consciente de son identité éternelle, se déplace dans un océan infini de changements, libre, sereine, éternelle. In essentia essendi existere. In vita vivere.
M
Tim Tackett, l'un des esprits les plus brillants du Jeet Kune Do, nous a quittés. Il s'est éteint paisiblement, dans son sommeil... Une bénédiction sans doute méritée, pour une vie intense où l'unanimité sur son héritage et sa personne résonne partout, ce qui est rare dans ce milieu. Personnellement, j'avais une relation magnifique et amicale avec lui. C'était un homme cultivé et intelligent, il partageait avec moi les tableaux de son père, car il aimait ma peinture, et nous appréciions nos conversations et notre compagnie, ces choses sont toujours réciproques... et peut-être surtout parce que les arts martiaux n'étaient pas au centre de celles-ci, ce qui était sans doute un soulagement pour quelqu'un qui voyage pour enseigner. Quand j'ai eu soixante ans, je lui ai demandé : « Tim, tu es comme un grand frère pour moi, d'après ton expérience, je vais avoir soixante ans, que peux-tu me dire à ce sujet ? » Il m'a répondu laconiquement : « Alfredo... le mieux que tu puisses ressentir en ce moment, c'est le mieux que tu ressentiras à partir de maintenant ! Alors profite ! Au revoir mon ami ! Alfredo Tucci
Structure Dans une large mesure, ce système d'attaque repose sur la structure de l'art de l'attaquant, tandis que le défenseur base sa défense sur la structure de son art. L'un des problèmes du style, tel que le voyait Bruce Lee, était qu'un élève d'un style particulier ne comprenait les choses que du point de vue de son propre style, basé sur sa structure. Pour comprendre ce concept, il est nécessaire de revenir brièvement sur l'histoire. Lorsque j'enseignais le kung-fu, à la fin des anné-
es 60, le style était primordial. Si vous pratiquiez le kempo, vous ne pratiquiez ni le karaté ni le kung-fu, vous ne pratiquiez qu'avec des partenaires de votre propre style. La seule fois où vous voyiez un autre style, c'était lorsque vous assistiez ou participiez à un tournoi ouvert de karaté, mais même dans ce cas, il existait des règles spécifiques qui rendaient la différence entre les styles moins importante. De plus, ces tournois étaient également limités car il n'y avait pas de contact. Le tournoi international annuel de karaté d'Ed Parker réunissait plusieurs styles japonais, chinois et coréens.
Leurs méthodes d'attaque et de défense étaient basées sur leur structure et étaient également quelque peu limitées par celle-ci. J'assistais chaque année à ce tournoi, mes élèves y participaient, ce qui me permettait de voir la structure en action, telle qu'elle était. Un combattant coréen comme Chuck Norris avait une posture qui lui permettait de donner des coups de pied efficaces tout en pouvant lancer un coup de poing, car elle n'était ni trop basse ni trop étroite. Joe Lewis, quant à lui, utilisait une posture basse qui limitait son attaque, surtout à la main et au pied avant, mais lui offrait également une bonne défense. Un karatéka Shotokan adoptait une posture frontale basse qui lui offrait une base solide pour les attaques linéaires, comme un coup de poing direct ou un coup de pied arrière direct. Comme nous pouvons le constater, leurs systèmes d'attaque reposaient en grande partie sur leurs structures. Une partie du génie de Bruce Lee consistait à observer un art et à en comprendre la structure et les limites. Dans les années 60 et 70, il était très difficile pour quelqu'un de remarquer les limites de sa structure, car les règles des tournois sans contact ne permettaient pas à quelqu'un de profiter des faiblesses potentielles de la structure de son adversaire. Même si les balayages de jambe étaient autorisés, par exemple, il n'était pas possible de donner des coups de pied dans la jambe. Lorsque les combats en full-contact ont commencé, les choses ont changé. Le kick-boxing a été le premier à faire son apparition. Les combattants ont rapidement découvert que leurs coups de poing de type karaté n'étaient pas aussi efficaces avec des gants de boxe, ils ont donc fait appel à des entraîneurs de boxe pour les aider. Le kick-boxing est devenu un mélange de coups de pied de karaté et de coups de poing de boxe, même s'il était toujours interdit de donner des coups de pied dans les jambes. Lorsque les coups de pied aux jambes ont été ajoutés au kick-boxing au Japon, nous avons assisté à la naissance de la boxe thaïlandaise. Les positions basses ne fonctionnaient plus. Cela a été clairement démontré lorsque Hong Kong a envoyé cinq de ses meilleurs combattants en Thaïlande pour affronter cinq combattants thaïlandais. Aucun pratiquant de kung-fu n'a tenu plus d'un round. Avant que tout cela n'arrive, Bruce Lee avait déjà transformé son art. La différence était qu'il l'avait fait dix ans avant les autres. Bruce avait découvert lors d'un combat que son Wing Chun était trop limité. Il avait le
« Bruce avait constaté lors d'un combat que son Wing Chun était trop limité. Il avait le sentiment qu'il existait des vérités universelles en matière de combat qui pouvaient être découvertes s'il dépassait les limites du style lui-même. Il souhaitait concevoir une structure basée sur la mobilité, et toute position basse était donc trop contraignante pour lui. »
sentiment qu'il existait dans le combat des vérités universelles qui pouvaient être découvertes s'il allait au-delà des limites mêmes du style. Il voulait concevoir une structure basée sur la mobilité, de sorte que toute posture basse lui semblait trop limitée. Il pouvait voir quelqu'un comme Muhammad Ali se déplacer et contrôler la distance à tel point qu'il semblait toujours se placer hors de portée de son adversaire. Bruce a alors développé une posture de boxe modifiée, à partir de laquelle il pouvait frapper et donner des coups de pied avec facilité. Bruce voulait élargir les angles d'attaque que lui offrait le Wing Chun, il a donc ajouté à son art un répertoire de base de boxe. Lorsqu'il s'est rendu compte que son jab avec le doigt pouvait être utilisé de la même manière que le fleuret en escrime, il a ajouté de nombreux principes de l'escrime occidentale et a appelé son art « Jeet Kune Do » (la forme du poing qui intercepte). Il a tiré ce nom de la théorie de l'escrime, car les escrimeurs pensent que la méthode la plus efficace pour contrer une attaque est de l'intercepter avant qu'elle ne soit complètement lancée. Le grand changement suivant est survenu avec l'apparition des combats de type « No Holds Barred », comme l'UFC. Les pratiquants de kick-boxing ont rapidement découvert qu'ils disposaient de peu de moyens pour se défendre lorsqu'ils étaient mis au sol ou lorsqu'ils tentaient de se relever. Ils ont compris qu'ils devaient apprendre le grappling s'ils voulaient survivre sur le ring. Ensuite, les pratiquants de grappling ont découvert qu'ils devaient apprendre quelques coups de poing et de pied s'ils voulaient survivre sur le ring, et c'est ainsi que sont nées les arts martiaux mixtes. Presque tous les combattants que nous voyons aujourd'hui sur le ring sont un mélange de plusieurs arts de grappling, de boxe thaïlandaise et de boxe occidentale. Actuellement, l'un des arts martiaux les plus populaires est appelé arts martiaux mixtes, et consiste essentiellement en un mélange de grappling et d'arts martiaux debout. La question est : comment mélanger les arts martiaux ? Comment mélanger des arts martiaux qui ont des structures différentes ? Essayons-nous d'apprendre toutes les structures pour passer ensuite d'une structure à l'autre, ou prenons-nous une structure et y ajoutonsnous ensuite ce qui s'y intègre ? Le Jeet Kune Do est un exemple de cette dernière méthode. Il s'agit d'une structure à laquelle d'autres éléments compatibles ont été ajoutés. Nous, « le groupe du mercredi soir », essayons de faire de même en étudiant d'autres arts. Tout d'abord, nous recherchons les points
forts et les points faibles du JKD que nous enseignons. Le principal point faible est que nous faisions très peu de grappling, nous avions donc besoin de connaître la manière d'attaquer d'un pratiquant de grappling et de nous défendre contre lui. Nous avons décidé que nous devions apprendre à survivre dans la rue et non sur le ring. Nous nous sommes concentrés sur la manière d'éviter d'être mis au sol, mais si cela arrivait, nous devions être capables de nous relever le plus rapidement possible. J'ai eu la chance de travailler avec certains des meilleurs pratiquants de grappling : Larry Hartsell, Mark McFann et Eric Paulson. Notre groupe a eu l'immense chance de travailler avec des professionnels tels que Bert Poe, qui avait une approche directe du combat et du grappling et qui souhaitait terminer le combat le plus rapidement possible. Nous avons également travaillé avec un excellent lutteur universitaire de style libre et nous travaillons actuellement avec un expert en lutte gréco-romaine. Il y a quelques années, Lloyd Kennedy (l'encyclopédie ambulante du grappling) a commencé à assister au cours du mercredi soir et à partager ses connaissances avec nous. Nous avons commencé par utiliser une méthode d'entraînement de base du JKD appelée « Avant, Pendant et Après », dont l'interprétation est la suivante : 1. AVANT : cela signifie observer la distance qui nous sépare de l'attaquant et la manière dont la structure de son art l'amène à nous grappler. 2. PENDANT : cela signifie qu'il se déplace vers nous ou qu'il nous fait du grappling à la manière de la lutte gréco-romaine, ou en appliquant une prise haute avec la jambe, simple ou double, ou une prise basse simple. 3. APRÈS : cela signifie qu'il nous tient et qu'il va soit nous mettre au sol, soit nous appliquer une clé ou un étranglement, voire qu'il nous a déjà mis au sol. Nous analysons ensuite si nous disposons des outils nécessaires pour faire face à chacune de ces attaques. Si ce n'est pas le cas, nous essaierons d'en trouver un en observant les règles utilisées par chaque type de pratiquant de grappling afin de trouver un point faible dans ce qu'ils ont l'habitude de faire. Nous examinerons comment la structure de leur art est enseignée. Essaie-t-il un simple plaquage bas avec la jambe, nous empêchant ainsi d'attaquer les yeux, ou nous offre-t-il ses yeux en exécutant un plaquage haut avec la jambe ? Un autre exemple est celui où un bon pratiquant de Jiu-Jitsu nous met au sol et tente d'établir une base à partir de laquelle poursuivre l'attaque. Dans ce cas, nous chercherons le moyen de perturber sa base pour essayer de nous remettre debout. Nous étudions d'autres arts pour deux raisons fondamentales : savoir si nous disposons des outils pour nous défendre contre eux (en observant leur structure et leur système d'attaque) et observer l'art pour découvrir ce qu'il peut apporter à notre propre art, quelque chose qui lui manque ou qui nous aide à nous améliorer. Il ne s'agit bien sûr pas d'ajouter pour le simple plaisir d'ajouter. Nous ne cherchons pas à trouver un moyen de contrer le coup du gauche d'un boxeur, mais une meilleure façon de faire les choses. Notre façon d'appréhender la boxe thaïlandaise en est un bon exemple.
LA POSITION : Nous enseignons trois positions différentes dans notre version du JKD. La première est la position naturelle, debout dans une posture neutre, avec la majeure partie du poids reposant sur la jambe arrière et les mains levées dans une position non menaçante. Nous ne voulons pas nous mettre en position dès le premier moment où une attaque peut se produire, pour les raisons suivantes : 1. Tout d'abord, nous voulons essayer de calmer la situation en nous montrant passifs. De cette façon, si vous êtes attaqué, les témoins blâmeront l'agresseur. 2. Il faut toujours tenir compte de la façon dont les témoins percevront la situation, car cela peut être important si vous finissez par être jugé. Bien que Bruce Lee ait écrit de nombreuses notes personnelles sur l'utilisation des genoux et des coudes au combat, il n'a pas beaucoup enseigné cela à ses élèves avant sa mort. Nous avons pensé qu'il serait bon d'en apprendre davantage à ce sujet, et quel meilleur endroit pour l'étudier que la boxe thaï, qui utilise les genoux et les coudes dans tous ses combats en full-contact ? Lorsque nous avons commencé à travailler cet aspect de la boxe thaï, nous avons rapidement compris qu'il s'intégrait dans la structure de base de notre posture, qui ressemble à celle d'un boxeur, mais légèrement plus ouverte que la largeur des épaules. Nous avons également pensé que son coup de pied circulaire arrière était très utile en raison de sa puissance extraordinaire. La première fois que Bob Bremer nous a vus travailler ce coup de pied, il nous a avertis : « C'est un coup de pied formidable, mais pas dans le mouvement initial ». Et il avait raison, car la structure de la boxe thaï est différente de celle du JKD et ce coup de pied n'est pas aussi efficace dans le premier mouvement. Laissez-moi vous expliquer. Le boxeur thaïlandais garde les épaules ouvertes et les orteils du pied arrière presque alignés avec le talon du pied avant. Cette posture étroite lui permet de frapper la jambe avant de son adversaire sans qu'il soit facile de le voir, car le coup de pied n'a pas beaucoup d'amplitude. Avec la posture de base du JKD, le coup de pied est très facile à voir. L'utiliser sur le ring ou dans la rue comme premier mouvement d'une attaque serait une invitation à la contre-attaque. Nous devons l'utiliser en partant de la structure de base du Thai. Beaucoup d'élèves de JKD le font ainsi ou commettent l'erreur de l'appliquer en partant de la structure du JKD ; cependant, nous avons décidé de tout faire en partant de la structure du JKD et nous utilisons le coup de pied arrière Thai « mais jamais dans le mouvement initial ». N'oubliez pas que pour comprendre l'art que vous pratiquez ou tout autre art, nous devons nous concentrer sur sa structure de base, car c'est la base pour parvenir à comprendre cet art.
La posture naturelle vue de face et de profil.
Le premier pas, les deux pieds écartés, indique une perte d'équilibre.
Le pied est arqué vu de face.
Le premier pas à une distance appropriée.
Enfin, nous aimerions partager l'une des dernières interviews que nous lui avons faites, un petit échantillon de tout ce qu'il nous a laissé, ses livres, plusieurs vidéos, des années de collaboration harmonieuse et productive. Après l'enregistrement dans nos studios de Madrid, je l'emmenais dans de magnifiques restaurants, qu'il louait toujours, et nous prolongeions les repas jusqu'à ce que nous soyons seuls dans la salle. Ses élèves Timoteo et tant d'autres ont apprécié cette facette de sa personnalité, celle d'un grand causeur cultivé et courtois, d'un bon auditeur, avide des points de vue des autres, toujours en train d'apprendre et de profiter du moment présent. Il restera à jamais dans nos mémoires. Alfredo Tucci
Interview Budo International : Le « vieux maître » est-il toujours en activité ? Tim Tackett : J'ai pris ma retraite des voyages et des séminaires. J'ai maintenant 76 ans. Je touche une très bonne retraite grâce à ma carrière de professeur de lycée, je n'ai donc pas besoin de faire quoi que ce soit. L'argent n'a jamais été le but de mon enseignement du JKD. Mes instructeurs seniors sont tout à fait capables de prendre la relève. Budo International : Beaucoup d'instructeurs classiques de la deuxième génération de BL nous manquent. Quel est, selon vous, l'héritage de Bruce Lee aujourd'hui ? Tim Tackett : Il ne reste plus beaucoup d'anciens. Le mois dernier, nous avons perdu Richard Bustillo, Pete Jacobs et Join Sewell. La photo que je vous ai envoyée était celle de Jim et moi. Je ne
suis pas très optimiste quant à l'avenir du JKD tel que Bruce l'enseignait. Nous continuons, mais nous ne sommes pas un groupe très important et nous n'avons jamais essayé de nous développer en acceptant n'importe qui comme professeur. Nous essayons toujours de maintenir un niveau de qualité élevé en limitant le nombre de pratiquants. Budo International : Que pouvons-nous attendre de l'avenir du JKD ? Tim Tackett : À l'heure actuelle, l'avenir du JKD est incertain. Tout dépendra de la capacité de la deuxième et de la troisième génération à prendre le relais. Pour l'instant, je ne vois pas beaucoup de raisons d'être optimiste quant à l'avenir du JKD. Budo International : Comment voyez-vous le paysage actuel des arts martiaux dans le monde ? Tim Tackett : J'ai eu l'occasion de travailler avec certains des meilleurs combattants de MMA et j'ai découvert que beaucoup de ce que nous enseignons peut être transposé sur le ring. Beaucoup de MMA me dépriment en raison de l'utilisation de drogues pour améliorer les performances et de l'attitude. Budo International : Que pensez-vous de toutes ces années de collaboration avec Budo International ? Tim Tackett : J'ai toujours adoré travailler avec Budo. C'est une organisation de qualité et j'apprécie beaucoup notre relation et notre amitié.
Système progressif de self-défense pour tous Système de Défense Progressive Dans ce texte, je décris et explique le Système de Défense Progressive (P.D.S.), traduit par Système Progressif de Self-Défense, que j'ai développé. Les cours du P.D.S. poursuivent un objectif et reposent sur trois principes. Les cours s'adressent principalement aux civils, mais peuvent également être utiles aux forces de l'ordre. Le chapitre suivant ne se veut ni un sujet politique ni une critique des instructeurs d'autodéfense, tels que les formateurs ou le module de formation pour civils. Considérez-le comme un outil d'aide. Il existe d'innombrables systèmes de défense personnelle et, malheureusement, d'après mon expérience, je dois admettre que beaucoup d'entre eux ne servent à rien, notamment en raison de l'idée que l'on se fait d'une bagarre de rue. J'ai observé que beaucoup de gens s'efforcent d'acquérir les meilleures techniques dans un style, un art ou un système de défense personnelle qui leur est propre, pour ensuite les intégrer. Mais l'objectif n'est pas de développer des techniques, mais de pouvoir les appliquer sous le stress et la pression d'une confrontation. Lorsque vous pratiquez des techniques d'autodéfense, rappelez-vous toujours que l'agresseur a les pires intentions à votre égard. C'est la seule façon de s'entraîner de manière beaucoup plus efficace et réaliste, afin d'être plus déterminé face à l'adversaire.
Le Progressive Defense System (P.D.S.) n'est pas un art martial traditionnel, mais un programme révolutionnaire d'autodéfense. Il s'agit d'un véritable concept d'autodéfense de rue qui sert exclusivement à la protection des civils. Le programme met surtout l'accent sur la fonctionnalité et l'efficacité des moyens de combat. Le système repose sur des mouvements courts, précis, logiques et instinctifs, dont les enchaînements sont faciles à exécuter à vitesse maximale, avec une technique fluide et toute la force nécessaire. L'objectif est de présenter un système qui serve exclusivement à la défense parfaite en cas d'urgence et qui garantisse la fin la plus rapide possible de l'agression. Je souhaite former des pratiquants. C'està-dire mettre chaque personne en mesure de se défendre de la manière la plus efficace et la plus directe possible. La principale exigence du programme est que les techniques soient faciles à maintenir. Cela s'applique d'ailleurs à tous les programmes de l'OLIVA Combat System, car ils ne sont pas basés sur les arts martiaux traditionnels ni sur certains sports de combat. Le concept du programme P.D.S. est un système pragmatique et structuré qui se divise en différents niveaux de 1 à 6, le niveau 6 se terminant par la CEINTURE NOIRE. Les classifications des instructeurs vont de 1 à 9 et se terminent par le titre de Grand Maître. Ce bref aperçu du P.D.S., de sa méthode d'entraînement et de sa stratégie de défense, ainsi que de ses techniques, etc., vise à aider à l'autodéfense dans la rue. Les trois niveaux différents avec les techniques de défense décrits dans ce texte peuvent être appris indépendamment du sexe et de l'âge. Tout cela avec un objectif commun : tout d'abord, transmettre la confiance en soi et un sentiment de sécurité. Tout repose sur trois principes : « fonctionnel, simple et efficace ». Celui qui assimile ce principe se sentira plus sûr de lui, bougera correctement et, surtout, rayonnera ce sentiment. N'oubliez jamais que l'efficacité réside dans la simplicité. Chaque fois que vous pratiquez des techniques d'autodéfense, vous devez imaginer que l'agresseur a les pires intentions à votre égard. C'est la seule façon de s'entraîner de manière beaucoup plus efficace et réaliste, afin d'être plus déterminé que votre adversaire.
Public cible Les cours du système P.D.S. s'adressent principalement aux civils, mais peuvent également être utiles aux forces de l'ordre. Les différentes techniques de défense peuvent être apprises indépendamment du sexe et de l'âge. Le programme d'enseignement P.D.S. d'OLIVA s'appuie sur le potentiel propre des élèves, encourage leurs points forts et aiguise leur perception.
Objectif du cours L'objectif principal est de transmettre confiance et assurance. Cela est réalisé grâce à un système de défense personnelle extrême qui sert uniquement à la défense parfaite en cas d'urgence et garantit la fin la plus rapide de l'agression. Les participants au cours apprennent à se défendre de la manière la plus rapide et la plus directe possible.
Contenu du cours • Les 10 règles d'or du combat de rue • Désamorcer les conflits • Comportement en cas d'enlèvement • Endurcissement corporel • Entraînement physique et endurance • Différentes applications d'entraînement • Techniques de levier et de contrôle de l'adversaire • Objets utiles de la vie quotidienne • Concepts, tactiques et techniques de défense • Techniques offensives et défensives • Défense face à la menace d'un bâton • Défense face à la menace d'un pistolet • Défense face à la menace d'un couteau • Techniques de combat au corps à corps extrêmes/efficaces • Exercices d'énergie dynamique avec attaque au couteau • Exercices d'énergie dynamique et Fast Trapping • Techniques de combat au sol et tactiques de survie • Techniques de libération dans différentes situations • Notions fondamentales d'anatomie • Connaissance des points sensibles du corps et des conséquences de leurs blessures • Défense efficace contre un ou plusieurs agresseurs armés/non armés • Processus B.B.O.E.H. (observer, évaluer la menace, s'orienter, décider, agir) • Communication et langage corporel • Défense dans des conditions de faible luminosité ou d'obscurité totale • Travail d'équipe • Développement des qualités suivantes : o Force o Synchronisation et précision o Agilité et coordination o Reconnaissance des situations dangereuses o Contrôle de ses propres émotions en situation de stress o Réduction de l'agressivité et augmentation extrême des performances o Transformation des peurs en confiance et assurance
« Le système P.D.S. permettra au pratiquant de s'adapter à toutes les circonstances afin de protéger sa vie de la meilleure façon possible ». Le contenu du cours est divisé de manière pragmatique en trois niveaux : Niveau 1 : Il a été développé pour établir des bases et des principes solides. Il comprend entre autres la méthode de renforcement physique, la communication et le langage corporel, la désactivation des conflits, les bases de l'anatomie, diverses applications d'entraînement, la connaissance des points sensibles du corps et des conséquences de leurs blessures, les objets utiles à l'usage quotidien et les 10 règles d'or du combat de rue. Le niveau 1 a été développé, en définitive, pour pouvoir se défendre avec des techniques, des tactiques et des concepts simples contre un agresseur armé (bâton, couteau, pistolet) ou désarmé à différentes distances de combat et, surtout, spécifiquement à distance de combat au corps à corps.
Niveau 2 : ici, les connaissances du niveau 1 sont rafraîchies et approfondies, puis complétées par des techniques de levier et de contrôle de l'adversaire, des exercices d'énergie dynamique avec attaque au couteau, des exercices d'énergie dynamique et de fast trapping, des techniques de combat au corps à corps extrêmes/efficaces, des techniques offensives et défensives. Les attaques aux trois hauteurs d'attaque, qui peuvent venir de côté, en diagonale et de face, sont également entraînées. Dans la ligne la plus profonde de l'attaque diagonale et frontale, je montre comment se défendre et attaquer de la manière la plus facile et la plus rapide. Tout cela dans le but d'obtenir un maximum de succès avec un minimum d'effort et des techniques simples qui peuvent être appliquées de manière réflexive. Niveau 3 : Ce niveau couvre le comportement en cas d'enlèvement, le processus B.B.O.E.H. (observer, évaluer la menace, s'orienter, décider, agir) et la défense efficace contre un ou plusieurs agresseurs armés ou non armés. Il s'agit notamment de se libérer le plus rapidement possible des situations de combat au sol pour mettre fin au combat ou s'échapper, ainsi que de pouvoir poursuivre le combat debout. On utilise l'art Kino Mutai (l'art philippin de mordre et d'arracher les yeux), c'est-à-dire mordre et arracher les yeux, combiné à des coups de coude et des coups de poing. Un autre élément important du P.D.S. est le Mass Attack. C'est également un élément important de ce système, surtout de nos jours. Il est essentiel de savoir que le système de combat OLIVA accorde une attention particulière à l'amélioration de certaines caractéristiques du pratiquant. Une autre exigence importante du programme est que les techniques et les concepts soient faciles à maintenir. Cela s'applique d'ailleurs à tous les programmes du système de combat OLIVA. L'objectif n'est pas de vaincre un adversaire, mais de maîtriser toute menace.
« N'oubliez jamais que les arts martiaux sont justes et ont un « protocole de dojo », mais dans la rue, il n'y a ni loi ni règles ».
L'ANTIDOTE CONTRE LE COUTEAU LA MASSUE DE L'ESCRIME IONIENNE Tous les peuples de la terre ont ressenti le besoin de créer un système de défense avec le bâton, comme par exemple le long bâton des bergers de la région méditerranéenne ou le plus célèbre des moines de Shaolin. Pensons également au bâton plus court qui a rendu célèbre le kali philippin dans le monde entier, ou au bâton de promenade qui servait à protéger le chevalier depuis l'interdiction de l'épée. Même les cannes de poche ont trouvé leur place dans les arts martiaux afin de renforcer la défense personnelle. Je pensais avoir déjà vu toutes les principales armes de percussion utilisées dans le monde lorsque, grâce à ma curiosité insatiable, au moment le plus inattendu et dans les lieux de mon enfance, des informations totalement nouvelles sont apparues sur un ustensile que je n'aurais jamais imaginé pouvoir être utilisé comme une arme : le maillet pour battre le poisson. Pourquoi s'en étonner ? N'avons-nous pas appris qu'en Asie, certains ustensiles utilisés pour battre le riz, comme le Nun Cha Ku et le Tonfa (pour ne citer que les deux plus célèbres), sont devenus des instruments spectaculaires entre les mains des experts en arts martiaux ? Eh bien, parmi les pêcheurs de la mer Ionienne (et on pourrait dire de toute la Méditerranée), on utilisait un maillet, parfois très petit, pour tuer le poisson fraîchement pêché, et cet instrument s'avérait parfois utile pour se défendre, surtout contre un adversaire armé d'un couteau. Contrairement à mon habitude, je vais cette fois-ci essayer de reproduire la conversation que j'ai eue avec un vieil homme que j'ai eu la « chance » de rencontrer au cours de mes recherches. Malheureusement, je n'ai pas été autorisé à prendre de photos, car le vieil homme, désormais voûté, ancien pêcheur, m'a dit qu'il avait honte, du moins c'était la raison officielle, mais l'ami qui l'accompagnait m'a fait comprendre que le vieil homme avait eu un passé, pour le dire gentiment, turbulent et qu'il valait mieux qu'il fasse profil bas. « Estimez-vous heureux, il ne veut généralement pas parler de ces choses », a-t-il ajouté. « Bonjour, Gigino m'a envoyé pour vous parler de certaines choses du passé... », lui ai-je dit. « Oui, bonjour, Gigino m'a prévenu... mais ce sont de vieilles histoires, qui s'intéresse à ces choses-là ? ». « Je fais des recherches dans toute la région ionienne pour découvrir les arts martiaux qui se sont développés dans ces zones. » « Il n'y a pas d'arts martiaux ici ! » « Comment ? Il n'y a pas d'escrime au couteau et au bâton ? » « Ah, si... bien sûr... même trop. » « Gigino m'a dit que je pouvais obtenir des informations sur l'utilisation du marteau, celui qui sert à pêcher. » « Gigino ne se mêle jamais de ce qui ne le regarde pas. » Heureusement, il a dit cela en souriant. Il ne voulait pas être la cause d'une dispute entre deux vieux amis. « Ce marteau m'a sauvé la vie, non seulement à moi, mais aussi à beaucoup d'autres pêcheurs. Quand le pêcheur buvait, il mettait facilement la main dans sa poche pour prendre le couteau, et à ce moment-là, ça chauffait. » « Nous portions toujours le maillet attaché, nous l'avions tellement longtemps attaché au poignet ou dans la poche qu'il faisait déjà partie de nos vêtements. » « Quelqu'un vous a-t-il appris à vous en servir ? » J'ai essayé d'orienter la conversation et j'ai reposé la question : « Une sorte d'école... ? » « Quelle école ? Nous utilisions cet outil toute la journée pour tuer les poissons que nous pêchions, pas seulement les poulpes. Nous savions tous frapper avec force et précision, nous n'avions pas besoin d'aller à l'école pour apprendre à frapper... ». « Mais pour vous défendre contre le couteau, quelqu'un a dû vous apprendre quelque chose... », ai-je dit. « Si vous savez utiliser le couteau, vous savez aussi utiliser le marteau, il suffit de faire quelques ajustements. »
« Était-il utilisé contre des adversaires armés ? » « On l'utilisait contre tout le monde. Nous avions la main lourde : un coup sur le poignet et il était cassé, un coup sur la tête et il était assommé... grâce à tout cet entraînement avec les poissons. À ce moment-là, le vieil homme a dû remarquer quelque chose sur mon visage et il a ajouté « Je sais ce que vous pensez, que c'est cruel... mais c'est tout le contraire : si vous pêchez le poisson et que vous le saignez ou l'étouffez, là, il souffre... et je vais vous dire plus, la chair du poisson qui est mort lentement n'est pas aussi bonne. En revanche, avec un coup sec, précis, au bon endroit, le poisson n'a même pas le temps de commencer à souffrir. » « Mais aujourd'hui, on n'utilise plus le maillet... », ai-je dit pour l'inciter à continuer. « Aujourd'hui, on utilise des méthodes modernes, mais... elles ne sont pas meilleures. » « Pouvez-vous me raconter une anecdote ? », ai-je osé demander. « Laissons cela, c'est de l'histoire ancienne. » Son visage s'est alors illuminé. « Je me souviens quand je travaillais à Marseille... j'étais jeune, il y a longtemps, làbas tout le monde donnait des coups de pied au visage, ils étaient bons et rapides, non seulement les jeunes, mais aussi les plus âgés. Un soir, une bagarre éclate, un peu plus violente que d'habitude. Je m'en aperçois à temps et je me prépare. Je mets dans ma poche le marteau encore taché du sang du poisson sacrifié. Ils étaient deux et ils ont commencé à se moquer de moi parce que je parlais l'italien du sud de l'Italie. Dès que l'un d'eux m'a donné un coup de pied au visage (je m'y attendais), j'ai sorti le maillet de ma poche et je l'ai frappé à la cheville avec la force que j'utilisais pour les thons. Il a passé deux mois avec un plâtre et il a également été opéré, d'après ce qu'on m'a dit. « Mais n'étaient-ils pas deux ? » « L'autre avait mis la main dans sa poche... je ne lui ai pas laissé le temps... je l'ai frappé à la tempe, d'un seul coup, et il ne s'est plus relevé. Je ne sais pas ce qu'il est devenu. J'ai juste pensé qu'il devait disparaître parce que les Français aussi se vengent... nous ne sommes pas les seuls à être vengeurs... tout le monde est pareil. » Une dernière question, s'il vous plaît : « Mais s'ils n'avaient ni couteau ni marteau, comment ont-ils fait ? ». « Vous n'avez pas pensé qu'avec une bouteille, c'était la même chose ? dit-il en riant, avant d'ajouter : « Un marin a toujours une bouteille à la main ! ».
“N'avons-nous pas appris qu'en Asie, certains ustensiles utilisés pour battre le riz, comme le Nun Cha Ku et le Tonfa (pour ne citer que les deux plus célèbres), sont devenus des instruments spectaculaires entre les mains des experts en arts martiaux ? “
LA MASSUE DES MARINS Le tonfa occidental Le maillet utilisé par les marins d'autrefois mérite une analyse approfondie afin de mieux comprendre le potentiel défensif et offensif d'un instrument petit mais très efficace. Tout d'abord, nous avons déjà dit précédemment, dans ce même endroit, qu'il s'agit d'un instrument professionnel tombé en désuétude depuis longtemps. Son nom officiel est « abbattipesce » (tueur de poissons), bien que beaucoup l'appellent simplement maillet. En effet, c'était là sa fonction : frapper les poissons, en particulier les poulpes, pour les tuer instantanément. De très petite taille et de forme piriforme, cet instrument permet des mouvements rapides et explosifs. Comme beaucoup d'objets d'usage courant, ils deviennent en cas de besoin d'extraordinaires « multiplicateurs de force » très utiles en cas de bagarre ou pour la défense personnelle. Facile à dissimuler, il est capable de briser les os du corps humain d'un seul coup. Les marins, habitués à donner quotidiennement un coup puissant et fulgurant en maniant le maquette avec souplesse, n'avaient aucune difficulté à frapper avec une grande efficacité la maquette de l'adversaire lorsque celui-ci tentait de les couper ou de les poignarder avec un couteau ou un canif. L'expérience directe de ces hommes a démontré qu'un seul coup bien placé suffisait pour briser l'os instantanément et, par conséquent, provoquer un désarmement traumatique. Si la cible était la tête, la perte de connaissance et le traumatisme crânien étaient assurés dès le premier impact. Si l'on y réfléchit bien, tout le monde connaît aujourd'hui, du moins en théorie, le tonfa japonais, un outil de travail qui est devenu un instrument de défense, mais peu connaissent l'usage martial du maillet. Même les forces de l'ordre de plusieurs pays ont adopté le tonfa dans sa version en bois ou en matière synthétique, voire extensible et rétractable (par exemple, il y a longtemps, les carabiniers italiens l'avaient dans leur équipement). Il n'est fait aucune mention de la tradition martiale de notre pays, et encore moins de recherches à ce sujet. Nos arts martiaux traditionnels sont, dans la plupart des cas, utiles pour les reconstitutions historiques, en particulier dans les nombreux villages d'origine médiévale qui parsèment le territoire italien. Cette négligence est également due au fait qu'aucun des experts du passé n'a pris la peine de cataloguer la manière d'utiliser le maillet en créant une sorte de programme. Son utilisation était confiée aux compétences et aux connaissances propres à celui qui le maniait : « si tu sais utiliser le couteau, tu sais aussi utiliser le marteau, disaient les anciens, il suffit d'ajuster un peu la façon de l'utiliser et de comprendre où il convient de frapper... ». C'est là que nous trouvons la première différence substantielle : alors que le couteau préfère les parties molles du corps humain pour pénétrer plus facilement en profondeur, le marteau, au contraire, préfère les parties dures afin de pouvoir briser les os dès le premier impact. Les esquives, les déplacements et les parades sont pratiquement les mêmes, mais les coups sont différents et sont portés à des endroits très précis. La précision est indispensable, surtout lorsqu'il s'agit de neutraliser une personne armée de couteaux, de poignards ou de machettes. Tout d'abord, le maillet est maintenu dans la main à l'aide d'une corde qui s'accroche au pouce, puis l'extrémité est structurée de manière à ne pas pouvoir échapper à la prise formée principalement par le pouce et l'index. Le poignet doit être complètement libre de tourner et le poids de l'objet facilite le mouvement de fouet. Vous trouverez ci-dessous un schéma utile pour comprendre les cibles à frapper avec le marteau. 1. Les doigts de la main de l'adversaire. Frappez la main qui tient l'arme pendant la parade, vous obtiendrez un excellent effet en frappant à l'intérieur comme à l'extérieur. 2. Le dos de la main. Cette zone est tout aussi sensible et un coup sec devrait briser la plupart des os qui la composent. 3. Le poignet. Le coup au poignet est extrêmement efficace, surtout lorsqu'il atteint la base du pouce, car non seulement l'os se brise facilement, mais celui qui tient l'arme reçoit un choc violent qui provoque un réflexe automatique qui lui fait ouvrir la main et laisser tomber l'arme au sol.
« Alors que le couteau privilégie les parties molles du corps humain pour pénétrer plus facilement en profondeur, le marteau, au contraire, privilégie les parties dures afin de pouvoir briser les os dès le premier impact ».
4. Le coude. Si vous frappez la partie du nerf cubital, cela provoquera un choc dans tout le bras et une faiblesse immédiate dans la main. Nous connaissons tous les effets de ce coup car, au moins une fois dans notre vie, nous avons reçu un coup involontaire qui a touché le nerf cubital et nous savons qu'il provoque une douleur qui irradie de l'épaule à la main. 5. La clavicule. C'est l'os proéminent qui nous semble si robuste au toucher, mais qui ne l'est en réalité pas du tout. Une pression de seulement 7 à 8 kilos suffit pour fracturer la clavicule, ce qui rend les mouvements du bras difficiles et est également très dangereux, car un moignon pourrait sectionner une artère. 6. Les tempes. Elles ont toujours été une partie de notre crâne très vulnérable aux coups. Un coup porté à cette zone peut causer des dommages graves, voire la mort. 7. La cloison nasale. C'est la cible préférée des marteaux, car c'est une partie qui se brise facilement et dont la blessure empêche l'adversaire de continuer à se battre. Les yeux gonflent, pleurent, la douleur est lancinante, la respiration devient difficile et le sang coule abondamment. 8. Le bout du menton. Comme le savent bien les boxeurs, un coup porté à cet endroit peut provoquer un K.O. en raison de la transmission de l'impact à l'intérieur de la boîte crânienne. 9. Le sommet de la tête. Plus précisément, la fontanelle est un autre point qui peut provoquer à la fois l'inconscience et la mort. 10. La nuque. On sait depuis toujours que cette partie de la tête est particulièrement sensible aux coups et que, si elle est frappée, elle peut subir des dommages graves. 11. La colonne vertébrale. Elle semble solide et protégée par les puissants muscles du dos, mais certains points sont très sensibles aux coups. Par exemple, les vertèbres qui dépassent à la base du cou, précisément entre la septième vertèbre cervicale et la première vertèbre dorsale, sont un point très vulnérable aux coups.
12. Le sternum. C'est l'os plat situé à l'avant de la poitrine, où les côtes se rejoignent, et il est sensible aux coups secs. 13. Les genoux. Si vous les frappez à l'intérieur ou à l'extérieur, vous risquez de déplacer la rotule de son emplacement habituel et de blesser les ligaments. La personne qui reçoit un tel coup ne pourra plus marcher ni bouger facilement, en plus de ressentir une douleur aiguë. 14. La cheville. En frappant la malléole, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur, on peut facilement fracturer l'os, même avec un coup de force moyenne. Cet objectif peut être atteint soit en s'accroupissant et en frappant pendant que l'autre est debout, soit en interceptant son coup de pied avec un coup sec. Avec une cheville cassée, le combat prend fin immédiatement.
« De très petite taille et de forme piriforme, cet instrument permet des mouvements rapides et explosifs ».
La lutte pour naître, survivre et vivre Aujourd'hui, nous voyons comment le mal peut se propager silencieusement à travers le monde, souvent sous l'impulsion de mains puissantes qui œuvrent dans l'ombre, payant des profes-
sionnels, des manifestants et des personnalités médiatiques pour semer la division, la haine et la méfiance entre les gens. De plus en plus, des mots dangereux résonnent dans nos sociétés, des mots qui glorifient le fascisme et osent même louer les nazis. En tant que budoka et sensei sur le chemin, ayant enseigné les By Sensei Domen Zorko & Avi Nardia
arts martiaux pendant de nombreuses années, je crois que notre mission est de rappeler au monde ce que signifie réellement l'humanité : lutter pour la vie, survivre avec dignité et rester de bons êtres humains malgré les difficultés. Personne ne devrait jamais oublier où ces mots dangereux nous ont menés.
Je voudrais partager l'histoire de ma grand-mère, Marija Dragan, que nous appelons « Mama Minka ». À travers sa vie, nous pouvons ouvrir nos cœurs et nos yeux à la vérité selon laquelle la survie, le courage et l'humanité sont les plus grandes victoires contre le mal.
Pourquoi je n'aurais même pas dû naître Ma grand-mère, Marija Dragan, connue dans notre famille sous le nom de Mama Minka, a mené une vie qui incarnait à la fois une souffrance inimaginable et une extraordinaire capacité de résistance. Son histoire commence pendant la Seconde Guerre mondiale, alors qu'elle n'avait que 16 ans. À un âge où la plupart des jeunes devraient découvrir les joies de la jeunesse, elle est devenue messagère dans la Yougoslavie occupée. Elle transmettait des messages secrets entre ses deux frères, tous deux commandants partisans. Pour éviter d'être découverte, elle cachait ingénieusement les notes dans ses oreilles et traversait les territoires contrôlés par l'ennemi, risquant à chaque instant d'être capturée. Un jour, la trahison l'a rattrapée. Des collaborateurs locaux l'ont dénoncée et elle a été capturée. Elle a d'abord été emprisonnée dans une église, où les prêtres l'ont brutalement battue avant de la livrer au régime nazi. De là, elle a été déportée au camp de concentration de Ravensbrück, en Autriche, un lieu où la cruauté et l'inhumanité n'avaient pas de limites. Pendant trois ans, elle a enduré des conditions cauchemardesques. Les médecins nazis la soumirent à des expériences médicales grotesques : insémination artificielle, avortements forcés et tourments physiques sans fin. En raison de sa beauté, elle fut également violée à plusieurs reprises par les gardes. À un moment donné, lorsqu'on l'appela pour l'exécuter dans les chambres à gaz, l'impensable se produisit : une prisonnière malade et âgée s'avança et déclara qu'elle était Marija Dragan. Cet acte courageux a sauvé la vie de ma grandmère, car la femme s'est sacrifiée à sa place.
Libération et survie contre toute attente En 1945, l'armée russe a libéré Ravensbrück. Ma grand-mère était à l'article de la mort, presque morte de faim. Ce n'est que grâce à une survivante âgée nommée Tatyana qu'elle a survécu à ces premiers jours fragiles de liberté. Lorsque les soldats russes ont distribué de la nourriture, de nombreux prisonniers, rendus fous par la faim, ont mangé trop et trop vite, et leur corps n'a pas pu le supporter. Ils sont morts après avoir enfin goûté à la liberté. Mais Tatyana savait ce qu'elle faisait. Elle n'a donné à ma grand-mère que des miettes de pain, permettant à son corps de s'adapter lentement à la nourriture après des années de famine. Ce simple geste de bienveillance lui a sauvé la vie. Plus tard, les médecins ont dit à ma grand-mère qu'elle ne pourrait plus jamais avoir d'enfants. Son corps, marqué par la torture et les expériences, semblait incapable d'être mère. Mais le destin en avait décidé autrement. En 1950, elle a donné naissance à une fille, qu'elle a appelée Tatjana, en l'honneur de la femme qui l'avait sauvée.
Un héritage de lutte et de persévérance Ma mère, Tatjana, est venue au monde avec les cicatrices physiques de la guerre sur son corps. Elle est née sans bras gauche, sans rein gauche et avec une mauvaise vision de l'œil gauche, tout cela à cause des expériences nazies infligées à ma grand-mère.
Mais ma mère n'a jamais été une victime. Dès son plus jeune âge, elle s'est révélée être une battante. Elle faisait du vélo, excellait à l'école primaire et secondaire avec des notes excellentes et s'est forgé une carrière dans la comptabilité. Elle a refusé de laisser son handicap la définir. Plus tard, elle a rencontré mon père, Jože, et ensemble, ils ont fondé une famille. Ils ont eu trois enfants : mes sœurs Simona et Urša, et moi, Domen. Malgré les difficultés, nous avons travaillé sans relâche en fami-
lle. En plus de gérer une ferme, mes parents ont ouvert un hôtel, perpétuant ainsi la tradition familiale de travail acharné et de résilience. Tout comme ma grand-mère s'est battue pour survivre et ma mère a lutté contre son handicap, nous, les enfants, avons été élevés dans la conviction que rien n'est gratuit dans la vie. Nous avons tous les trois obtenu un diplôme universitaire et mené une carrière couronnée de succès : une de mes sœurs est devenue juge, l'autre gère des projets culturels et j'ai trouvé ma passion dans les arts martiaux.
Perpétuer l'esprit du budoka Je pratique les arts martiaux depuis l'âge de 21 ans et, au cours des 23 dernières années, je me suis consacré au kempo arnis, où j'ai maintenant le grade de 3e dan. À travers les arts martiaux, j'ai appliqué la philosophie de ma famille, axée sur la survie, la persévérance et l'esprit indomptable, à tous les aspects de mon enseignement. En tant que sensei, j'ai le privilège de transmettre ces valeurs, non seulement à mes filles, Juliana Lia et Manuela, mais aussi à mes élèves et à mes collègues de la Fédération de Kempo Arnis. Sur le tatami, nous apprenons que la véritable mission d'un budoka n'est pas seulement de se battre, mais de vivre avec dignité, courage et humanité.
La force des blessures Le régime nazi a infligé de profondes blessures à ma famille, mais ces blessures ne nous ont pas détruits. Au contraire, elles ont forgé notre résilience, notre force et notre unité. L'objectif de ma grand-mère était de survivre aux circonstances les plus cruelles. L'objectif de ma mère était de s'épanouir en tant que femme handicapée dans un monde d'après-guerre. Mon objectif est d'honorer leurs sacrifices en vivant pleinement et en enseignant aux autres la voie de la persévérance. Je suis profondément reconnaissant à ma grand-mère Mama Minka, à ma mère Tatjana et à mon père Jože pour leur détermination inébranlable. C'est grâce à leur héritage que je mène aujourd'hui la vie que je mène. J'étends également ma gratitude à Shihan Borut Kincl, 8e DAN KAF, qui m'a guidé dans mon parcours martial pendant des décennies. Ensemble, sous sa direction, nous avons affronté des obstacles qui semblaient auparavant insurmontables et les avons transformés en victoires.
Conclusion Cette histoire ne concerne pas seulement une famille, c'est un rappel pour le monde entier. Les mots qui glorifient les nazis ou le fascisme ne doivent plus avoir leur place parmi nous. En tant qu'artistes martiaux, en tant que Budoka et en tant qu'êtres humains, notre devoir est de nous souvenir, de résister à la haine et de transmettre les leçons de survie et d'humanité aux générations futures. Ossu ! Par Sensei Domen Zorko, 3e DAN Kempo Arnis, Kapap Krav Maga, CDC Integrated Jiujutsu Avec Avi Nardia Sensei sur la route
« Soyez le pilier : l'appel des Hwarang en 2026 » Message du Nouvel An du Grand Maître Taejoon Lee I. La base de la force Comprenez-le, comprenez-le vraiment. Vous, en tant qu'individu, avez un but dans notre communauté, dans notre société, dans le monde. En tant qu'individu, vous avez une signification qui va au-delà de votre propre corps, au-delà de vos propres rêves, audelà de vos propres peurs. Parmi vos collègues, vos amis et votre famille, vous êtes destiné à être cette base. Ce point d'appui. Ce pilier. Avez-vous déjà entendu quelqu'un dire : « Il est le pilier de la communauté » ? Ce n'est pas seulement une façon de parler. C'est une vérité morale. Une exigence spirituelle. Une responsabilité. Car tout le monde recherche la stabilité. Tout le monde recherche quelqu'un sur qui compter lorsque le monde commence à trembler. Mais la question est : es-tu cette personne ? Ou trembles-tu toi aussi ? Tu attends des autres qu'ils soient forts, fiables, dignes de confiance, inébranlables, et pourtant, tu changes d'avis tous les jours. Vous changez au gré du vent. Vous doutez de vos propres convictions lorsque la vie devient inconfortable. Ne soyez pas cette personne.
Photos by Claire Davey Soyez celui qui reste ferme. C'est ce que signifie être un Hwarang. C'est ce que signifie être un être humain bon, productif et précieux pour la société. Soyez le pilier. Soyez la base sur laquelle les autres trouvent leur équilibre. Soyez cette structure inébranlable à laquelle les autres peuvent s'accrocher lorsqu'ils glissent. Car ne vous y trompez pas : tout le monde glisse. Tout le monde glisse sur sa propre pente glissante de peur, d'incertitude et de distraction. Tout le monde tombe dans le tumulte de la vie moderne, où les valeurs changent plus vite que les saisons, où la vérité cède le pas à la commodité, où les gens recherchent le plaisir et abandonnent leurs responsabilités. Votre objectif, en tant que Hwarang, en tant qu'être humain discipliné et intègre, est de trouver un point d'appui. De prendre racine profondément. Rester sur la bonne voie, même lorsque le sol se dérobe sous vos pieds. C'est pourquoi notre 65e anniversaire revêt une telle importance : pour moi, pour nous, pour Hwa Rang Do et pour tous ceux qui ont emprunté cette voie avant vous. Soixante-cinq ans d'engagement indéfectible envers les idéaux des anciens chevaliers Hwarang. Soixante-cinq ans de lutte, d'évolution, de sacrifice, de persévérance implacable. Notre histoire n'est pas seulement ancienne, elle est aussi moderne. Elle est vivante en chacun d'entre vous qui vous inclinez, qui vous entraînez, qui souffrez, qui vous relevez. Nous sommes une lignée qui n'est pas limitée par le temps, mais par un objectif. C'est pourquoi, à l'aube de l'année 2026, nous ne célébrons pas seulement un chiffre. Nous célébrons la continuité. Nous célébrons la résistance. Nous célébrons la vérité selon laquelle la force ne se donne pas, elle se gagne, se maintient et se renouvelle à chaque respiration, chaque épreuve, chaque acte de service.
La mesure de l'attente Au fil des ans, de nombreuses personnes sont venues me voir et m'ont dit : « Monsieur, je ne peux pas être à la hauteur de vos attentes. Je ne peux pas être à la hauteur de vos normes. Je suis désolé, je ne peux pas le faire. » Et à chaque fois, je secoue la tête. Que voulez-vous dire par « je ne peux pas être à la hauteur de vos attentes » ? Qu'est-ce que cela signifie ? Sans aucun doute, vos propres attentes envers vous-même devraient être les plus élevées, n'est-ce pas ? Sans aucun doute, votre foi en vos propres capacités devrait dépasser tout ce que je peux imaginer pour vous. Comment mes attentes pourraient-elles dépasser les vôtres ? Comment ma foi en vous pourrait-elle être plus forte que votre foi en vous-même ? Si tel est le cas, alors quelque chose ne va pas, non pas avec mes normes, mais avec votre propre estime de vous-même.
Souffrez-vous d'une faible estime de vous-même ? Manquez-vous de confiance ? Manquez-vous de foi en vos capacités, en votre valeur, en votre objectif ? Ou cherchez-vous simplement une issue, une excuse pour abandonner, pour partir, tout en continuant à prétendre que votre ego est intact ? Et si c'est vrai, alors c'est peut-être pour cela que vous êtes venu, au Hwa Rang Do, au dojang, dans cette communauté. Parce que vous cherchiez la force. Parce que vous saviez qu'il vous manquait quelque chose d'essentiel, cette base, ce fondement. Et maintenant, vous voulez que je revienne sur mes attentes pour satisfaire votre faiblesse et vos doutes ? Sérieusement ? Non seulement c'est absurde, mais c'est aussi ridicule. C'est comme un enfant qui dit à ses parents : « Maman, papa, s'il vous plaît, ne m'aimez pas autant. Ne me donnez pas autant à manger. N'attendez pas autant de moi. Je ne peux pas le supporter. » S'écriant avec dégoût : « Regardez comme je suis gros ! » Que répondraient des parents aimants à cela ? Cesseraient-ils de t'aimer ? Cesseraient-ils de te nourrir ? Cesseraient-ils de vouloir que tu donnes le meilleur de toi-même ? Non. Ils diraient : « Mon enfant, j'attends beaucoup de toi parce que je crois en toi ». Tes parents te nourrissent même lorsqu'ils ont faim. Ils t'habillent même lorsqu'ils ont froid. Ils travaillent pour ton avenir même lorsque le leur semble incertain. Alors, comment peux-tu dire : « N'attends pas trop de moi » ? Les attentes ne sont pas une oppression, elles sont une croyance. Elles sont une foi rendue visible. Elles sont un amour exprimé à travers l'espoir de ta croissance. Lorsque j'attends quelque chose de toi, c'est parce que je vois ce que tu peux devenir, pas ce que tu es maintenant. Si tu considères mes attentes comme un fardeau, alors tu interprètes mal l'amour et tu interprètes mal la discipline. Je ne baisse pas mes standards parce que le monde est devenu plus mou. Le monde a plus que jamais besoin de force. Si tu es venu à Hwa Rang Do, tu as choisi cette voie. On te l'a dit dès le début : c'est difficile. C'est complet. Cela exige tout. Et tu as dit oui. Tu as dit : « Inscrivez-moi ». Et maintenant, tu dis : « C'est trop difficile ». Non. C'est exactement aussi difficile que cela doit l'être. C'est à toi de te montrer à la hauteur. Il vaut mieux dire : « Je me suis surestimé et maintenant je comprends ce qu'est l'humilité ». Il vaut mieux dire : « J'avais trop confiance en moi et maintenant je vais me reconstruire pour être plus fort ». C'est la bonne voie. C'est la voie Hwarang. Quand tes parents te donnent à manger, de l'amour et même de la discipline, tu dis : « Merci. Je peux en avoir encore ? ». Que ce soit un plat de spaghettis ou une leçon d'humilité, tu le reçois avec gratitude. Tu pourras jeûner plus tard. Tu pourras te reposer plus tard. Car l'amour ne s'arrête jamais. Car le chemin vers le dépassement de soi ne s'arrête jamais.
La course sans fin Souviens-toi de ceci : je t'ai dit un jour : « Termine tout ce que tu as commencé ». Mais il y a des choses dans la vie qui ne peuvent être terminées. L'amour ne peut être terminé. L'excellence ne peut être terminée. La course vers la perfection n'a pas de but. La croissance n'a pas de fin. Il n'y a pas d'arrivée au sommet de la maîtrise. En réalité, il n'y a pas d'arrivée à la maîtrise, car la maîtrise est toujours insaisissable, un horizon qui s'éloigne continuellement, qui n'est jamais atteint ni possédé complètement. Tu peux grimper toute ta vie et continuer à voir un autre sommet au-delà des nuages. Ce n'est pas un échec, c'est la nature même du chemin. L'excellence n'est pas un résultat. C'est une direction. C'est une façon de vivre, de respirer et de penser. Dès que vous pensez être arrivé, vous commencez à décliner. Dès que vous pensez n'avoir plus rien à apprendre, vous commencez à mourir, non pas physiquement, mais spirituellement. Alors oui, nous luttons pour ce qui est inaccessible. C'est là tout le paradoxe et la beauté du parcours du guerrier. Comme Don Quichotte, nous rêvons le rêve impossible. Nous aspirons à la perfection, tout en sachant qu'elle est inaccessible. Et pourtant, nous la poursuivons de toutes nos forces. Car c'est dans l'effort lui-même que nous vivons, que nous apprenons l'humilité, que nous découvrons la grâce. Beaucoup de gens répètent le dicton : « Le voyage est plus important que la destination ». Mais lorsqu'ils le disent, c'est souvent pour se trouver une excuse. Ils le disent pour justifier leur échec ou leur complaisance. Ils le disent parce que cela semble sage, pas parce qu'ils le comprennent. Mais c'est vrai. C'est la vérité la plus profonde. Car la vie est le voyage. Il n'y a pas de destination. La seule destination connue est la mort, mais même cela n'est peut-être pas la fin. Cette vie, éphémère et fragile, ne sert peut-être qu'à déterminer l'éternité à venir, qu'il s'agisse d'une paix infinie ou d'une souffrance sans fin. C'est pourquoi, lorsque tu dis : « Je ne peux pas répondre à tes attentes », comprends ceci :
Mes attentes, les attentes d'un véritable Hwarang, sont inatteignables. Même moi, je ne peux pas les atteindre. Tu comprends ? Même moi, qui ai consacré toute ma vie depuis ma naissance à cet art, à cette discipline, à ce service, je ne peux pas les atteindre. Mais je m'efforce quand même. Car cet effort donne un sens à mon souffle, à mon cœur, à ma raison d'être. Alors ne dis pas : « Je n'ai pas répondu à tes attentes ». Dis plutôt : « Je continue à m'efforcer d'y parvenir ». Cela suffit. C'est la marque d'un guerrier. Non pas la perfection, mais la persévérance.
II. La voie de l'humilité Il y a certaines choses dans la vie qui ne peuvent être achevées. Il y a certaines vérités qui ne peuvent être pleinement connues. Aussi sage que vous pensiez être, il y aura toujours des mystères qui vous échapperont, et c'est cette compréhension qui donne naissance à l'humilité. L'humilité n'est pas une faiblesse. Ce n'est pas de la soumission. Il ne s'agit pas de baisser la tête par peur ou par infériorité. L'humilité est une force, car elle est enracinée dans la vérité. C'est comprendre que vous êtes limité, que vous avez des défauts, que vous êtes humain. Et dans cette conscience, vous trouvez la grâce. Lorsque vous reconnaissez que vous ne pouvez pas tout contrôler, que vous ne pouvez pas tout savoir, que vous ne pouvez pas tout conquérir, alors vous commencez à voir clairement. Vous commencez à vous voir vous-même, à voir les autres et le monde avec honnêteté. La véritable humilité, c'est de réaliser que nous dépendons les uns des autres. Que nous avons besoin les uns des autres pour survivre, pour grandir, pour résister. Que personne, aussi fort, habile ou puissant soit-il, ne peut affronter seul les tempêtes de la vie. C'est cela, être humain. C'est cela, vivre avec compassion. Dans ce monde moderne, nous glorifions l'indépendance. Nous glorifions le héros solitaire, celui qui n'a besoin de personne, celui qui est au-dessus de tout le monde. Mais c'est une illusion. La force sans compassion est tyrannie. La fierté sans humilité est destruction. L'indépendance sans lien est vide. Quand vous dites « je peux tout faire moi-même », vous êtes déjà perdu. Même les plus grands guerriers de l'histoire ne se sont pas battus pour eux-mêmes, mais pour quelque chose de plus grand : leur peuple, leurs familles, leurs nations, leur dieu, leurs principes. Les Hwarang n'ont jamais été solitaires. Ils sont restés unis, liés par l'honneur, la loyauté et l'amour pour leurs frères et sœurs d'armes. Ils ne s'entraînaient pas seulement pour atteindre la maîtrise personnelle, mais aussi pour devenir des protecteurs : gardiens de la paix, défenseurs de la vertu, serviteurs du bien commun. C'est ce que signifie être un Hwarang. Ne pas se battre pour la gloire, mais se battre pour donner un sens à sa vie. Ne pas rechercher la victoire pour son ego, mais défendre la justice et la vérité, même quand personne ne regarde. Et c'est ce dont nous avons besoin aujourd'hui, plus que jamais.
La pauvreté de l'esprit moderne Regardez autour de vous. Nous vivons à une époque d'abondance, mais nos esprits sont affamés. Nous sommes entourés de bruit, mais nos cœurs sont seuls. Nous sommes plus connectés par la technologie, mais plus divisés dans notre âme. Les gens recherchent le confort, pas les défis. Ils recherchent l'attention, pas un but. Ils recherchent une validation instantanée, pas une satisfaction durable. Et ainsi, ils glissent sur cette pente savonneuse de la distraction, un clic, un défilement, un caprice après l'autre. C'est pourquoi je dis : soyez le pilier. Quand tous les autres glissent, vous devez tenir bon. Quand tous les autres sont perdus, vous devez rester ferme. Quand tous les autres ont peur de dire la vérité, vous devez la dire avec courage et amour. Être un pilier ne signifie pas être parfait. Cela signifie être ferme. Cela signifie résister. Tout le monde s'appuiera sur vous et, parfois, vous sentirez le poids du monde peser sur vos épaules. Tu ressentiras le poids de la responsabilité, la fatigue de la compassion, la douleur de la déception et de la désillusion. Et tu te demanderas peut-être : « Pourquoi dois-je toujours être le plus fort ? Pourquoi dois-je toujours être celui sur lequel les autres comptent ? ». La réponse est simple : parce que tu en es capable. Parce que tu as choisi de l'être. Parce que tu t'es entraîné pour cela. Le monde n'a pas besoin de plus de gens qui recherchent le confort. Il n'a pas besoin de plus de gens qui abandonnent leurs responsabilités et leurs devoirs au profit de plaisirs égoïstes et de la complaisance. Il a besoin de plus de gens prêts à porter le fardeau. C'est le sens de la vie du guerrier. Non pas la violence, mais le service. Non pas la domination, mais le sacrifice. Ce n'est pas la fierté, mais l'humilité dans la force.
La leçon de la solitude Beaucoup d'entre vous, en particulier les jeunes, croient que la liberté signifie l'indépendance. Vous croyez que vous serez libres lorsque vous serez seuls. Vous croyez que vous serez forts lorsque vous n'aurez plus besoin de personne. Mais écoutez attentivement. Ce n'est pas la liberté, c'est l'isolement. Ce sera un jour triste lorsque vous obtiendrez ce que vous croyez vouloir : lorsque vos parents cesseront de vous appeler, lorsque vos professeurs cesseront de se soucier de vous, lorsque vos amis cesseront de venir vous voir. Vous appellerez cela l'indépendance. Mais lorsque vous serez vraiment seuls, vous comprendrez ce qu'est réellement la solitude. Vous voulez voir la solitude ? Allez dans la rue. Regardez les sans-abri couchés sous le ciel froid de la nuit. Regardez ceux qui n'ont personne à appeler, personne qui se soucie d'eux, personne qui se souvienne même de leur nom. C'est ça, la solitude. C'est la fin du chemin de l'isolement. La liberté n'est pas l'absence des autres, c'est la force de coexister. C'est la sagesse de dépendre des autres avec gratitude et, en retour, d'être digne de confiance. C'est le courage d'aimer, en sachant que l'amour exige de la vulnérabilité. Aimer, c'est prendre des risques. Prendre soin, c'est souffrir. Mais éviter l'amour et la bienveillance, c'est devenir vide. Les Hwarang ont compris cette vérité. Ils ont entraîné leur corps pour le combat, mais leur cœur pour la compassion. Ils ont étudié la poésie et la philosophie avec la même intensité qu'ils ont étudié le combat. Car ils savaient que l'épée et l'esprit ne font qu'un. Lorsque l'épée ne sert que le moi, elle corrompt. Lorsque l'épée sert les autres, elle purifie. Alors, vous qui pratiquez les arts martiaux, vous qui cherchez à suivre la voie du guerrier, souvenez-vous de ceci : vos plus grandes victoires ne seront pas sur le tatami, sur le ring ou sur le champ de bataille. Elles seront dans les moments de calme où vous choisissez la patience plutôt que la colère, le service plutôt que l'orgueil, la discipline plutôt que l'indulgence, l'amour plutôt que la peur. Ces moments définissent le guerrier. Ces moments façonnent l'être humain.
L'appel à l'effort Faites des efforts, mes élèves, mes amis, mes frères et sœurs. Faites des efforts de toutes vos forces. On ne peut vous demander autre chose que le meilleur de vous-mêmes. Parfois, le meilleur de vous-mêmes suffira. Parfois, ce ne sera pas suffisant. Cependant, si ce que vous offrez est vraiment le meilleur de vous-mêmes, forgé avec honnêteté, courage et effort discipliné, cela apportera la paix à votre conscience ; et lorsque cela est fait avec foi, cela sera digne aux yeux de Dieu. Soyez honnêtes avec vous-mêmes. Vous pouvez mentir au monde, mais vous ne pouvez pas mentir au miroir de votre propre cœur. Lorsque vous échouez, ne cherchez pas d'excuses. Cherchez à comprendre. Demandez-vous : « Ai-je vraiment donné tout ce que je pouvais ? ». Si oui, alors acceptez le résultat et tirez-en les leçons. Si non, alors relevez-vous et corrigez votre trajectoire. L'échec n'est pas le contraire du succès.
L'échec est la base du succès. C'est l'épreuve qui révèle votre véritable caractère. Le code Hwarang nous enseigne cinq règles : loyauté, piété filiale, confiance, courage et justice. Il ne s'agit pas de slogans anciens. Ce sont des principes vivants, la boussole qui vous guide dans chaque choix, chaque conflit, chaque relation. Sans loyauté, il n'y a pas d'honneur. Sans piété filiale, sans gratitude envers ceux qui vous ont élevé et enseigné, il n'y a pas d'humilité. Sans confiance, il n'y a pas de communauté. Sans courage, il n'y a pas de progrès. Sans justice, il n'y a pas de paix. Vivez selon ces principes et vous ne vous perdrez jamais. Oubliez-les et, même si vous gagnez le monde, vous perdrez votre âme.
La véritable mesure de la force La force ne réside pas dans la domination. Elle réside dans la modération. Ce n'est pas la capacité de frapper, mais la sagesse de savoir quand ne pas le faire. En fin de compte, la force sans vertu n'a aucun sens. Le monde est plein de gens puissants, mais peu sont honorables. Le véritable pouvoir ne réside pas dans ce que vous pouvez faire aux autres, mais dans ce que vous pouvez faire pour les autres. C'est le pouvoir de protéger, d'inspirer, de guérir, de diriger avec compassion. Lorsque vous avez un pouvoir réel, vous n'avez pas besoin de le démontrer.
Il rayonne silencieusement à travers vos actions, votre fermeté, votre présence. C'est pourquoi je dis : soyez le pilier. Non pas la flamme qui brûle intensément puis s'éteint, mais la pierre qui perdure à travers les générations. Laissez votre force devenir un refuge pour les autres. Laissez votre stabilité donner de l'espoir à ceux qui tombent. Car nous tombons tous, la plupart du temps. Nous glissons tous. Nous vacillons tous. Mais quand l'un reste ferme, il donne du courage à un autre. Et quand deux restent fermes, ils donnent de la force à un troisième. Et c'est ainsi que la communauté se relève, non pas grâce à un seul, mais grâce à tous ceux qui refusent de céder. C'est l'essence même du Hwa Rang Do, la Voie des Chevaliers Fleuris. S'épanouir au milieu de l'adversité. Incarner à la fois la beauté et la force. Vivre non seulement pour soi-même, mais pour l'harmonie de tous.
III. L'appel pour 2026 : persévérer, servir, diriger Nous entrons dans cette nouvelle année 2026 en nous appuyant sur soixante-cinq ans d'histoire. Soixante-cinq ans de Hwa Rang Do®. Soixante-cinq ans de discipline, de sacrifice, de personnes qui ont osé croire que la vertu pouvait être vécue, et pas seulement prêchée. Cet anniversaire n'est pas un chiffre dont il faut se vanter. C'est un rappel du chemin parcouru et de celui qui reste à parcourir. Chaque génération pense que le monde est plus difficile que le précédent, que les défis auxquels elle est confrontée sont plus durs, la confusion plus grande et le rythme plus rapide. Mais la vérité ne change pas. Le caractère humain n'évolue pas avec la technologie. Les mêmes vertus qui ont construit les civilisations — le courage, la loyauté, l'honneur, la compassion, l'humilité, le sacrifice — sont toujours celles qui les maintiennent unies. Nous ne pouvons pas inventer de nouvelles valeurs pour remplacer les anciennes. Nous ne pouvons que redécouvrir celles que nous avons oubliées. C'est à cela que sert cet art, cette voie, ce « Do ».
Le guerrier de l'ère moderne Quand vous entendez le mot « guerrier », quelle image vous vient à l'esprit ? Un soldat ? Un combattant ? Quelqu'un qui conquiert ? Mais le guerrier moderne ne se définit pas par ce contre quoi il se bat, mais par ce qu'il défend. À notre époque, nos combats ne se livrent pas toujours à coups d'épée ou de poings. Ils se livrent dans des espaces silencieux : dans nos esprits, nos paroles, nos choix. L'ennemi, c'est l'apathie. L'ennemi, c'est la distraction. L'ennemi, c'est cette petite voix intérieure qui murmure : « Ça n'a pas d'importance. Je n'ai pas d'importance. Rien n'a d'importance. Tout a de l'importance. Chaque mot que vous prononcez, chaque action que vous accomplissez, chaque promesse que vous tenez ou que vous rompez : tout cela construit ou érode le pilier que vous êtes en train de devenir. Être un Hwarang en 2026, c'est vivre éveillé, être conscient alors que les autres vivent comme des somnambules. Agir avec détermination alors que les autres se laissent aller. Cultiver l'autodiscipline alors que les autres cèdent à leurs impulsions. C'est se rappeler que l'entraînement ne s'arrête pas à la fin du cours. Le « Do », la Voie, ne se limite pas au dojang. Il doit vous accompagner chez vous, au travail, dans vos relations, dans vos moindres interactions. Un véritable guerrier pratique son art à chaque instant. Chaque révérence, chaque respiration, chaque acte de bonté ou de modération : voilà votre pratique. Lorsque vous vous inclinez devant une autre personne, vous vous inclinez devant la vie elle-même. Lorsque vous protégez une autre personne, vous protégez l'humanité ellemême. Lorsque vous vous disciplinez, vous renforcez les fondations sur lesquelles les autres peuvent s'appuyer.
Héritage et responsabilité Notre art a survécu à soixante-cinq ans de modernité et à des milliers d'années d'ascendance grâce à ceux qui ont refusé de le laisser disparaître. Ils n'étaient pas parfaits. Ils n'étaient pas tous forts. Mais ils étaient déterminés. Ils croyaient en quelque chose de plus grand qu'eux-mêmes, et cette croyance est devenue leur immortalité. L'héritage n'est pas inscrit sur des monuments de pierre ou des médailles. L'héritage est inscrit dans les personnes. Dans la façon dont vous influencez la personne qui vient après vous. Dans le fait que vous la laissez plus forte ou plus faible que vous ne l'avez trouvée. Chaque action a un effet domino. Chaque leçon que vous enseignez, chaque acte de compassion que vous accomplissez, chaque discipline que vous incarnez, tout cela résonne au-delà de votre propre vie. Posez-vous cette question au début de la nouvelle année :
Que vais-je laisser derrière moi ? Vais-je laisser derrière moi des excuses ou vais-je laisser derrière moi de la force ? Vais-je laisser derrière moi du ressentiment ou de la sagesse ? Vais-je laisser derrière moi la peur ou la foi ? Chaque jour, vous écrivez votre héritage avec l'encre de vos décisions. Alors écrivez avec délibération. La discipline de l'amour Beaucoup parlent de l'amour comme s'il s'agissait de quelque chose de doux, comme s'il s'agissait du contraire de la discipline. Mais le véritable amour est la chose la plus difficile au monde. Il exige plus de courage que n'importe quelle bataille. L'amour sans discipline est de l'indulgence. La discipline sans amour est de la cruauté. Un guerrier doit posséder les deux : la fermeté dans ses principes et la douceur dans son esprit. Aimer véritablement, c'est voir les autres comme des extensions de soimême, comme des compagnons de voyage sur le même chemin incertain. Aimer, c'est corriger, protéger, guider, pardonner. Quand un maître vous en demande plus, c'est de l'amour. Quand un parent vous corrige, c'est de l'amour. Quand la vie vous met au défi, c'est de l'amour : Dieu vous pousse à évoluer au-delà de votre zone de confort. Alors, en cette nouvelle année, ne fuyez pas les difficultés. Acceptez-les comme un maître. La douleur que vous évitez aujourd'hui devient la faiblesse qui vous trahit demain. La discipline que vous acceptez aujourd'hui devient la force qui vous soutient demain. Chaque difficulté est une invitation à élargir votre capacité de patience, de courage, d'amour.
Harmonie : l'épanouissement de l'esprit humain Hwa Rang Do signifie « La voie des chevaliers épanouis ». Pourquoi l'épanouissement ? Parce que la fleur est à la fois délicate et forte. Elle pousse à travers la terre, à travers le froid, à travers la résistance, et pourtant elle s'épanouit avec beauté. C'est le symbole de notre chemin : l'union de la douceur et de la force, l'équilibre entre la forme et l'essence. Dans un monde qui célèbre les extrêmes, les Hwarang recherchent l'harmonie. Entre l'esprit et le corps, entre le cœur et la raison, entre le pouvoir et la compassion. L'harmonie n'est pas un compromis. C'est la maîtrise. C'est l'art d'aligner les opposés afin qu'ils se renforcent mutuellement au lieu de se détruire. Lorsque vous maîtrisez l'harmonie intérieure, vous apportez l'harmonie aux autres. Lorsque vous êtes en paix intérieurement, vous pouvez apporter la paix au monde qui vous entoure. Cultivez donc le calme. Dans le calme, vous entendrez le murmure de la Vérité. Dans la Vérité, vous trouverez la direction. Et dans la direction, vous trouverez la force.
Une vision pour 2026 et au-delà 2026 n'est pas seulement une année comme les autres. C'est un seuil, une occasion de choisir le type d'avenir que nous voulons construire. Le monde est en constante évolution. Les anciens systèmes s'effondrent. De nouvelles possibilités apparaissent. La technologie se développe plus rapidement que la sagesse, et les gens perdent le contact avec leur propre humanité. Mais nous, pratiquants de la vertu martiale, étudiants du « Do », ne sommes pas des observateurs impuissants. Nous sommes des bâtisseurs. Nous cultivons le potentiel humain. Notre mission n'est pas seulement d'entraîner le corps, mais aussi d'éveiller l'esprit. Il ne s'agit pas seulement d'enseigner le combat, mais aussi de préserver la conscience. Il ne s'agit pas seulement de perfectionner la technique, mais aussi d'élever l'humanité. Chaque acte de discipline, chaque acte de bonté, chaque acte de courage... tout compte. Ne sous-estimez pas votre impact. Un pilier solide peut soutenir toute une structure. Une bougie peut en allumer cent autres. Un acte d'intégrité peut changer une vie. Vous pensez peut-être que vos actions sont insignifiantes, mais elles ne le sont jamais. Les grands changements commencent toujours par la détermination tranquille d'une seule personne qui refuse d'abandonner. Alors soyez cette personne. Soyez ce guerrier. Soyez ce Hwarang.
Le serment renouvelé À l'aube de cette nouvelle année, renouvelons nos vœux, non seulement en tant qu'artistes martiaux, mais aussi en tant qu'êtres humains dotés de principes. Unissons-nous en tant que piliers de nos familles, de nos communautés, de nos nations. Soyons loyaux lorsque la loyauté est difficile. Soyons honnêtes lorsque l'honnêteté nous coûte. Soyons disciplinés quand personne ne nous voit. Soyons compatissants même quand le monde semble indigne de compassion. Car ce sont ces moments qui définissent le cœur du guerrier. Ne cherchez pas un chemin plus facile. Cherchez un chemin plus vrai. Ne désirez pas moins de responsabilités. Développez la force d'en supporter davantage. Si vous vacillez, relevez-vous. Si vous échouez, apprenez. Si vous êtes blessés, soignez-vous et continuez d'avancer. C'est cela, la résistance. C'est cela, l'essence même de l'esprit Hwarang.
Méditation finale Je vous demande donc, alors que vous vous trouvez à l'aube de cette nouvelle année, de prendre un moment de silence. Fermez les yeux. Respirez profondément. Sentez vos pieds sur le sol. C'est votre base. C'est ici que tout commence, non pas dans un avenir lointain, mais ici, maintenant, dans cette seule respiration. Demandez-vous : Quel type de pilier vais-je être ? Vais-je rester ferme quand les vents souffleront ? Vais-je offrir de la stabilité à ceux qui en ont besoin ? Vais-je vivre avec courage, compassion et détermination ? Vous n'avez pas besoin d'être parfait. Vous devez simplement faire de votre mieux. Il suffit de continuer. Dans cet effort, dans ce renouvellement quotidien de l'effort, vous trouverez non seulement la force, mais aussi la paix. Car la paix n'est pas l'absence de conflit. C'est la maîtrise de soi au milieu du conflit. Soyez le calme dans la tempête. Soyez la lumière dans l'obscurité. Soyez le pilier qui résiste quand tout le reste s'effondre. Car c'est cela, être un Hwarang. C'est ce que signifie être véritablement humain. Et lorsque le monde se retournera sur cette époque, cette ère turbulente et incertaine, qu'il voie qu'il y avait encore des guerriers qui vivaient dans l'honneur, qui sont restés fermes, qui ont cru en la bonté même lorsque c'était difficile, car ils ne craignaient que Dieu et aucun autre homme. Laissez-les vous voir.
« Soyez le pilier ». C'est mon souhait pour vous en cette nouvelle année. C'est mon ordre en tant que votre maître, votre frère, votre compagnon de voyage sur cette Voie, la Voie du Guerrier. Que 2026 soit l'année où vous resterez debout. Que ce soit l'année où vous prendrez racine profondément. Que ce soit l'année où vous incarnez la force, l'humilité et l'amour, la trinité éternelle de l'esprit Hwarang. Le voyage ne s'achève pas. Il ne s'achève jamais. Il ne fait que s'approfondir. Restez fermes, mes guerriers. Restez fiers. Restez fidèles. Hwarang pour toujours et que Dieu vous bénisse tous.
Cynthia Rothrock arrive dans l'Ouest avec Black Creek Avec une carrière illustre qui s'étend sur plusieurs décennies, Cynthia Rothrock continue de prouver pourquoi elle est l'une des figures les plus respectées et les plus influentes du monde des arts martiaux et du cinéma d'action. Titulaire d'une ceinture noire dans sept styles d'arts martiaux, Rothrock était une compétitrice de niveau mondial bien avant de se présenter devant une caméra. En 2016, le Musée d'histoire des arts martiaux l'a officiellement couronnée Reine des arts martiaux. Elle a fait ses débuts d'actrice en 1985 dans le film d'action hongkongais Yes, Madam, où elle partageait l'affiche avec Michelle Yeoh. Rothrock est rapidement devenue une figure importante du cinéma hongkongais. En mars 2024, le magazine Black Belt l'a classée numéro un dans sa liste des « femmes artistes martiales les plus influentes de la planète ». Aujourd'hui, après une incroyable carrière de plus de 70 films, Rothrock endosse un nouveau rôle en tant que productrice et co-scénariste de Black Creek, un western brut et plein d'action qui est actuellement le film western numéro un sur Amazon Prime Video. Nous avons rencontré Cynthia Rothrock pour discuter de son expérience dans la création de Black Creek, de son
approche de la narration et de l'action, et de ce qu'elle ressent en continuant à briser les barrières après toutes ces années. Q : Comment votre nouveau film, Black Creek, at-il vu le jour ? R : Black Creek, produit en association avec Marlowe-Pugnetti Company, Inc., est non seulement un projet passionnant, mais aussi le premier film que j'ai produit et coécrit avec mon partenaire, Robert Clancy. J'ai toujours rêvé de créer un western plein d'action mettant en scène une femme armée capable de se battre avec la même férocité que n'importe quel hors-la-loi. J'ai toujours aimé les histoires de vengeance et les bandes dessinées d'action, et Black Creek combine ces deux éléments, mêlant arts martiaux, esprit western et intrigue sombre et brutale centrée sur une puissante protagoniste féminine. Je suis très fière de la reconnaissance dont Black Creek a bénéficié jusqu'à présent. Le film a été récompensé comme « Meilleur western de l'année en streaming » par le magazine True West Magazine, et il est actuellement en lice pour une dou-
zaine de prix internationaux, dont ceux du meilleur film international, du meilleur scénario, de la meilleure photographie et de la meilleure actrice, entre autres. Mais ce qui compte le plus pour moi, c'est l'engouement des fans : leur enthousiasme et leur soutien ont été incroyables. Ce qui rend Black Creek encore plus spécial, c'est la communauté mondiale de fans qui a contribué à donner vie au film et aux romans graphiques qui l'accompagnent. Il est devenu le deuxième projet de film d'action le plus financé sur Kickstarter, ce qui nous a vraiment montré que c'était quelque chose qui enthousiasmait les gens. Q : Que signifie pour vous personnellement le rôle de Rose Jennings dans Black Creek et quel message espérez-vous que le public tire de son histoire ? R : La passion de Rose Jennings correspond à tout ce que je défends : elle incarne la force, la détermination et le courage de se battre pour ses convictions, quel qu'en soit le prix. Elle protège farouchement sa famille, et cet instinct protecteur me touche à un niveau très personnel. Ce que j'aime le plus chez Rose, c'est qu'elle brise complètement le moule traditionnel du western. Ce n'est pas la demoiselle en détresse qui attend d'être sauvée, mais celle qui prend les choses en main, affronte le danger et se sauve elle-même ainsi que ses proches. Q : Pouvez-vous nous parler d'un moment du tournage de Black Creek qui vous a posé un défi physique ou émotionnel et comment vous l'avez surmonté ? R : Il y a eu un moment pendant le tournage de la scène d'ouverture où les choses ne se passaient pas comme je l'avais imaginé. C'était frustrant parce que je savais à quel point cette scène était cruciale pour donner le ton à tout le film, mais les prises ne donnaient pas le résultat escompté. En tant que productrice et actrice principale, je ressentais le poids de cette responsabilité. Je savais que je devais prendre les choses en main, prendre le contrôle et décider de refaire la prise, même si nous avions un calendrier de tournage incroyablement serré de 14 jours. Une grande partie du succès est due au travail incroyable du directeur des combats Mike Möller, connu pour Expendables 4 et John Wick: Chapter 4. Sa capacité à capturer des scènes de combat intenses et réalistes sans dépasser le calendrier était tout simplement extraordinaire. Cette expérience m'a rappelé pourquoi la persévérance est importante : lorsque vous refusez de vous contenter de peu et que vous continuez à vous battre pour votre vision, les résultats finissent toujours par arriver. Q : Où les fans peuvent-ils voir Black Creek ? R : Les fans peuvent désormais voir Black Creek sur Amazon Prime Video, Tubi, Apple TV, Fandango, Dish, DirecTV et Spectrum On Demand. Le film est actuellement disponible aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Australie et au Canada. Je suis ravie que le public du monde entier s'identifie à ce film, et encore plus enthousiaste à l'idée qu'il sera bientôt diffusé en Amérique latine, en Afrique du Nord, au Moyen-Orient et dans plusieurs autres territoires, à mesure que notre distributeur conclut des accords internationaux. Q : Comment les gens peuvent-ils vous contacter ? • Site web officiel : https://www.CynthiaRothrockOfficial.com • Facebook : https://www.facebook.com/CYNTHIAROTHROCK • YouTube : https://www.youtube.com/@CynthiaRothrockChannel • Instagram : instagram.com/officialcynthiarothrock • Black Creek Movie : https://www.blackcreekmovie.com
Comprendre les casse-têtes du Muay Thai Boran. Mes élèves me demandent souvent pourquoi ils doivent apprendre autant de noms dans une langue aussi éloignée et complexe que le thaï. En effet, pour ceux qui commencent à apprendre le Muay Boran, l'une des caractéristiques de cet art qui semble constituer un obstacle à surmonter est précisément la barrière linguistique. Mais ne pourrait-on pas éviter d'utiliser des noms traditionnels si compliqués et souvent incompréhensibles pour définir les techniques de combat ? En réalité, non. La raison de cette procédure est que dans tous les styles de Muay Thai Boran, les noms traditionnels jouent un rôle fondamental pour une compréhension profonde de la signification intérieure de chaque technique martiale de ce style. En effet, il est très intéressant d'observer comment l'analyse minutieuse d'un style de combat ancien comme le Muay Thai Boran, en plus de fournir des outils techniques extrêmement utiles, peut offrir un aperçu des coutumes traditionnelles du peuple thaïlandais, créateur de cet art martial original. L'étude sérieuse de ces traditions culturelles représente la dernière frontière dans l'apprentissage des arts martiaux anciens qui, apparemment, n'ont plus de secrets pour les étudiants modernes, à l'ère d'Internet. Si vous voulez vraiment comprendre le style de combat siamois, vous devez essayer de penser comme un Thaïlandais ; apprendre les véritables traditions thaïlandaises est le meilleur moyen de comprendre la mentalité de ce peuple et, par conséquent, de résoudre les énigmes du Muay. Les techniques anciennes du Muay Thai Boran s'appuient principalement sur trois sources en ce qui concerne leur nomenclature. Ces sources sont les suivantes.
1. Les mythes du Ramakien. Le Ramakien est la version thaïlandaise du poème épique indien original Ramayana écrit il y a plus de 2000 ans par le poète et érudit Valmiki. Le poème raconte l'histoire du prince divin Rama (Phra Ram dans la version thaïlandaise) qui se bat pour libérer sa femme Sida, kidnappée par le démon maléfique Ravana (Totsakan en thaï). Dans son combat contre le démon géant, Phra Ram est aidé par Hanuman, le singe blanc, fils du dieu des vents Phra Pai, qui devient le général de l'armée des singes et qui finit par l'aider dans sa guerre victorieuse contre le méchant Totsakan. La lutte du bien contre le mal est le thème universel de cette œuvre d'art. La version thaïlandaise du poème indien a été
commandée et supervisée par le premier roi de l'actuelle dynastie Chakri, Phra Phuttayotfa, connu sous le nom de Rama I. Cette version, deux fois plus longue que le Ramayana original, offre, à y regarder de plus près, un aperçu de nombreux aspects de la culture thaïlandaise. L'histoire, l'art, la religion, la vie sociale, la langue et même une analyse détaillée de la faune sauvage du pays sont admirablement présentés à tous les lecteurs attentifs de ce texte ancien. La popularité du Ramakien parmi les Thaïlandais est encore aujourd'hui incontestée : cette œuvre artistique est uniquement thaïlandaise et représente la véritable épopée nationale du Royaume de Thaïlande.
2. Les activités quotidiennes des anciens habitants du Siam et des différentes populations avec lesquelles le peuple thaïlandais est entré en contact direct (comme les Mon ou les Tai Yuan) 3. Les actions des animaux vivant dans ce pays, tels que Chang l'éléphant, Jarake le crocodile, Ling le singe, Kwang le cerf. De plus, de nombreux noms ont été inspirés par des créatures mythiques qui habitent la forêt Himmapan (les Wanorn, les Nakao, les Hongsa) et dont les exploits se retrouvent dans les poèmes classiques et les légendes hindoues et bouddhistes Comme si cela ne suffisait pas, une analyse plus approfondie des arts martiaux siamois, comparant les différents styles régionaux nés à différentes époques dans des régions particulières de Thaïlande, révèle des divergences entre la dénomination et l'application de nombreuses techniques ou Mai Muay. Pour clarifier les choses : un même nom traditionnel peut correspondre à différentes actions de combat qui, à première vue, n'ont aucun élément en commun. Dans certains cas, le même nom désigne des manœuvres défensives, des prises de lutte et des projections, des techniques de rupture articulaire ou des étranglements. Il y a de quoi semer la confusion chez les chercheurs les plus passionnés. C'est le cas d'un célèbre Mai Muay Boran qui prend le nom de Khun Yak Jab Ling. Dans son application standard, cette technique représente un condensé de diverses stratégies défensives : Le défenseur bloque, dévie, évite une série de coups de poing,
de pied, de coude et de genou, tout en restant toujours en mode défensif. Au contraire, dans le style régional du centre de la Thaïlande, l'ancien Muay Lopburi du même nom correspond à une projection violente effectuée en saisissant le cou de l'attaquant et en le tirant vers l'arrière. Cependant, si l'exécutant du Khun Yak Jab Ling était un pratiquant du style du sud de la Thaïlande, le Muay Chaiya, il appliquerait la technique en effectuant un étranglement frontal mortel, appelé guillotine. Mais alors, comment résoudre l'énigme de ces différences ? La première étape consiste à décoder le nom original de la technique : Khun (le seigneur) Yak (des démons) Jab ou Chap (saisir) Ling (le singe). La situation décrite est une référence claire aux événements déjà mentionnés du Ramakien. Le Seigneur des Démons est probablement Totsakan, tandis que le singe est l'un des membres de l'armée dirigée par le mythique Hanuman. Les deux adversaires combattent évidemment de manière différente : le singe, plus petit et plus agile, utilise sa vitesse pour ne pas se faire attraper (ou frapper). Le démon géant, fort mais plus lent, poursuit le singe en essayant de l'attraper pour pouvoir faire valoir sa force supérieure. À ce stade, pour compléter la reconstruction, il faut s'identifier tour à tour au singe ou au démon. Dans le premier cas (comme le montre la version standard du Khun Yak Jub Ling), c'est notre
capacité défensive qui peut nous faire prévaloir : éviter, dévier, bloquer les attaques jusqu'au moment où nous pouvons appliquer une contre-attaque rapide dirigée vers un point vital. Avec cette stratégie, un combattant plus faible mais agile et technique peut vaincre le géant qui l'attaque. Dans le second cas, nous sommes confrontés à un adversaire plus rapide et plus insaisissable ; la stratégie gagnante consiste à le harceler jusqu'à ce que nous parvenions à appliquer un contrôle et une technique de finalisation qui exploitent notre force supérieure (un levier, un étranglement ou une projection). Les versions du Muay Lopburi et du Muay Chaiya nous font « endosser le rôle » du géant qui utilise sa puissance de manière décisive. Une telle richesse de nuances techniques ne peut être appréciée sans une connaissance approfondie des traditions culturelles du peuple thaïlandais. C'est pourquoi, dans les cours de Muay Boran IMBA, une partie de l'enseignement est consacrée à l'étude des origines ancestrales des noms de chaque technique Mai Muay Boran. C'est seulement ainsi que l'on peut espérer résoudre les énigmes d'un art aussi merveilleux et complexe que le Muay traditionnel, et parvenir à l'apprécier pleinement.
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L'élément air dans les Arts Martiaux Au cours d'une de ces semaines de novembre, en plein automne en Espagne, je me suis demandé : quel est le meilleur endroit qui existe dans mon âme pour pouvoir me reposer ? Peut-être qu'en regardant avec « des yeux pour voir, des oreilles pour entendre et un cœur pour ressentir », il n'existe même pas. La raison ? C'est simple, les petites choses ont de grandes répercussions et vice versa. Par conséquent, ce que représentent ces grandes choses prend une importance qui change les perspectives les plus conventionnelles. Est-ce vrai ? Eh bien, dans ce nouvel article que j'écris avec mon cher ami, le maître Luiz Eduardo Miele Jr., nous allons poursuivre l'idée précédente qui élimine les débris de la médecine orientale et la relie aux arts martiaux dans leur contexte le plus profond et le plus quotidien.
Abel Salazar avait raison lorsqu'il disait que « le médecin qui ne connaît que la médecine ne connaît même pas la médecine ». Peut-être, indépendamment des croyances de chacun, mon professeur avait-il également raison lorsqu'il disait que « nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience matérielle ». Cela nous ramène à l'idée qu'en nous, ou à travers nous, il existe des moyens d'altération qui ont leurs lignes d'usurpation.
Cela peut être simple si nous pensons que chaque force a sa propre caractéristique dominante, se spécialisant dans une création particulière qui semble être la raison d'être de chaque instant. Cela se produit parce que nous fonctionnons par associations et que, par conséquent, les fréquences s'adaptent à l'environnement dans lequel nous nous trouvons. D'autre part, cette force (en soulignant que, selon la
vision des études que nous mènerons dans cet article, elle est individuelle à chacun et non transférable dans son essence) est précisément le produit de cette création qui survit, car c'est nous qui interagissons avec ses lignes vibratoires. En d'autres termes, nous sortons de la ligne d'action animale, reproductrice d'actions et de gestes, et nous déplaçons cette fonctionnalité vers les champs vibratoires qui se produisent à travers nos pensées.
D'un point de vue simpliste, la vie pulse ; et nous, à l'intérieur d'une certaine fréquence, nous pulsons. Ce qui a encouragé les grands maîtres du passé à procéder à une sorte de réévaluation dans le domaine nerveux et psychique. Il ne s'agit donc pas d'un phénomène fortuit : c'est un moment important et logiquement situé dans le cours de l'évolution biologique et des ascensions spirituelles/énergétiques humaines, car dans ce type d'étude, elles sont
liées aux six éléments. Voyons voir : • L'ÉLÉMENT FEU SE RÉVEILLE FACE À L'ÉLÉMENT EAU : soit il chauffe l'eau, soit l'eau l'éteint. • L'ÉLÉMENT AIR SE RÉVEILLE FACE À L'ÉLÉMENT TERRE : soit il la fertilise, soit il la désertifie. • L'ÉLÉMENT BOIS SE RÉVEILLE FACE À L'ÉLÉMENT MÉTAL : soit il évolue, soit il stagne. Comme le point central de cet article est l'élément air, nous privilégierons l'idée qu'il est lié au raisonnement et à l'échange d'informations. Considéré par les maîtres comme l'un des six éléments, il représente le monde intermédiaire entre le ciel et la terre, étant actif et masculin, selon les cosmogonies traditionnelles. Il convient de noter que le feu est également un élément actif et masculin, tandis que la terre et l'eau sont passives et féminines. Il est associé au vent et au souffle, symbolisant la spiritualité, la purification, la respiration, la sexualité, le changement et la liberté. D'autre part, comme nous respirons tous le même air, cet élément agit également comme un composant social, c'est-à-dire que, de tous les éléments, c'est le seul que nous sommes obligés de partager de manière moins contrôlée. Il n'est pas difficile de comprendre que c'est lui qui favorise la raison et la logique au détriment de la sensibilité ou des émotions. Certaines de ses caractéristiques sont : transmettre, agiter, mobiliser, communiquer, oxygéner, encourager, dynamiser et purifier. Chez les êtres humains, il représente l'esprit conscient de soi. Contrairement à la passion et à l'impulsivité de l'élément Feu, l'élément Air privilégie la raison. Pour lui, l'esprit est l'aspect le plus important et son mouvement doit se développer sous la voie de la transformation. Observez : Lorsqu'une personne améliore son intérieur, la méthode de la force et de la ruse évolue vers celle de la justice et de l'honnêteté : et cela nécessite une force incroyable. La force en fonction de la réalité qui a été générée, que ce soit par des pensées, des mots, des gestes, etc., et c'est pourquoi les anciens adoptaient la méthode de l'expiation, sans crainte de se regarder eux-mêmes et, lorsque cela était nécessaire, la reconnaissance de la responsabilité et de la culpabilité, rendait l'élément air différent des autres éléments. Observons : Tout comme le Feu, l'Air a un côté expansif et animé, presque toujours optimiste, qui sert précisément à communiquer, toujours à la recherche de stimulation intellectuelle, explorant de nouvelles visions du monde et créant ses propres valeurs et idéaux à partir de l'expérience du partage. Le vent est partout ! Cela étant, et comme tout a son complément opposé, voici le problème qui nous amène à la conscience : quelle est la fonction de l'élément air dans la réévaluation de nos actes ou de nos problèmes ? Tout comme elle (la conscience), l'air est un élément que l'être humain n'est pas capable de voir, mais qui l'entoure. Il représente le changement et, tout comme la conscience, comme il n'est pas visible, peu de gens le possèdent (au sens rationnel) ou l'utilisent. En général, la grande majorité préfère utiliser les associations ou les adaptations pour leur propre vision. Il en va de même pour le parcours du temps face aux cultures et aux associations. Par exemple : Fujin est le dieu japonais des vents et l'une des premières divinités shintoïstes. Le Japon a connu de grandes tempêtes et des typhons, c'est pourquoi ce dieu est craint par les gens, mais en même temps respecté. Au Japon, il n'y a pas de ligne de démarcation entre les bons et les mauvais dieux, on croit que les divinités font de bonnes choses et peuvent aussi être désobéissantes.
Fujin est représenté comme un humain à la peau rouge, vêtu d'une peau de léopard, portant un grand sac de vents sur les épaules. Il a l'air débraillé et est presque toujours présenté aux côtés de Rajin (dieu de la foudre, du tonnerre et de la tempête). Tous deux symbolisent la protection et sont liés à la nature et au sacré. Dans la culture traditionnelle chinoise, il existe un élément appelé CHI (ou KI), qui est une force vitale faisant partie de tout être vivant. Lié à l'air, sa traduction/version peut être « force vitale » ou « flux d'énergie ». C'est un principe de base de la médecine traditionnelle et des arts martiaux orientaux. Le Ki représente l'énergie essentielle, qui doit être travaillée pour atteindre l'équilibre et la bonne santé.
L'ÉLÉMENT AIR LIÉ AUX AUTRES ÉLÉMENTS LIÉ À L'ÉLÉMENT TERRE, IL EXISTE 4 POINTS LIÉS À L'ÉLÉMENT AIR QUI SONT SACRÉS ET NE DOIVENT PAS ÊTRE TOUCHÉS 1. Sacrifice : fait référence aux efforts de quelqu'un (comme les semailles et les récoltes) et à son travail, que ce soit avec la terre, le fer, le tissu, le papier... Chacun est digne dans ce qu'il fait. Faites attention à votre ego en ce qui concerne le travail des autres. 2. Principes : ceux appris de maître à élève ou de famille à famille. Méfiez-vous de l'ingérence de vos valeurs ou coutumes dans la culture étrangère. 3. Honneur : il se résume à Giri et Ninjo. Je m'explique : Selon mes professeurs, l'honneur japonais peut être compris à travers deux perspectives : Giri (義理) / Ninjō (人情) · Giri (義理) fait référence à l'obligation d'agir conformément aux diktats de la société en relation avec d'autres personnes. Cependant, cela ne s'applique qu'à des personnes spécifiques avec lesquelles on entretient certaines relations sociales et, par conséquent, il s'agit d'une norme particulière et non universelle. · Ninjō (人情) fait largement référence aux sentiments humains universels d'amour, d'affection, de peine, de sympathie, de tristesse et autres, que l'on éprouve « naturellement » envers les autres, comme dans les relations entre parents et enfants ou entre amants. Giri implique une force morale qui oblige les membres de la société à participer à des activités réciproques socialement attendues, même lorsque leur inclination naturelle (ninjō) peut être de faire le contraire. Honne (本音) et Tatemae (建前) Ce sont des termes japonais liés aux sentiments et aux comportements extérieurs d'une personne. · Honne (本音) fait référence aux sentiments et désirs véritables d'une personne (本音, Hon'ne, « son véritable »), · Tatemae (建前) fait référence, au contraire, au comportement et aux opinions qu'une personne affiche en public (建前 , tatemae, « construit devant », « façade »). Cette distinction a commencé à être faite après la guerre.
Le honne d'une personne peut être contraire à ce que la société attend d'elle ou à ce qui est exigé en fonction de sa position et de sa situation, et il reste souvent caché, sauf à ses amis les plus proches. Le tatemae est ce que la société attend et exige en fonction de la position et de la situation d'une personne, et il peut correspondre ou non au honne de cette personne. 4. Maison : la demeure, le foyer, la résidence...
LIÉ À L'ÉLÉMENT FEU • Nos intentions sont des circonstances atténuantes ou aggravantes des fautes que nous commettons. • Nos désirs sont des forces mentales coagulantes, qui matérialisent les actions qui, au fond, constituent le véritable champ dans lequel évolue notre vie. • Les fruits parlent pour les arbres qui les produisent. • Nos œuvres, dans la sphère vivante de notre conscience, sont l'expression criante de nous-mêmes. • La forme de notre pensée façonne notre destin. Partant de cette vision, tout comme l'ombre implique la présence de la lumière, la négation présuppose également l'existence de ce qui est nié.
LIÉ À L'ÉLÉMENT BOIS Considérons l'homme comme un être intelligent, après avoir filtré les émotions : • Le sentiment crée l'idée. • L'idée génère le désir. • Le désir caressé forme le mot. • Le mot oriente l'action. • L'action déclenche les résultats. • Les résultats nous tracent le chemin dans les domaines infinis du temps. • Chacun reste sur le chemin qu'il s'est tracé. • Le choix nous appartient toujours. Cependant, nous constatons que tout ce qui est fait avec des éléments réunis dans un but particulier finira tôt ou tard par revendiquer sa place.
LIÉ À L'ÉLÉMENT MÉTAL évaluons l'idée que notre corps flotte de l'intérieur vers l'extérieur et que son énergie est celle qui modifie notre environnement. Compte tenu de cette affirmation, la vie se déroule selon les lignes les plus habituelles, car l'élément métal est l'union des autres éléments. Ainsi : • Colère : elle est liée au feu. Elle est centrée sur l'action, elle a un sens pratique exigeant, qui donne la priorité aux tâches à accomplir. • Orgueil : il est lié à l'eau sale. Elle se concentre sur l'émotion, a une perception aiguë des autres, devenant des personnes conquérantes, qui savent comment obtenir ce qu'elles veulent des autres. • Vanité : elle est liée à l'élément air. Elle se concentre sur l'action de l'image ou la planification, dans le but d'obtenir la reconnaissance. Elles ont une vision mercantiliste, qui les guide dans leur quête du succès. • Envie : elle est liée à l'élément terre. Elle se concentre sur l'émotion, ces personnes sont sensibles à leur environnement et émotionnellement instables. Leur perception émotionnelle sensible en fait des personnes qui voient ce que la plupart ne voient pas. • Avarice : elle est liée à l'élément bois. Elle se concentre sur l'esprit, ces personnes sont curieuses de comprendre, ce qui en fait des planificateurs extrêmement rationnels.
DIVISEURS : Peur : elle se concentre sur l'action ou l'émotion, dans le but de contrôler. C'est un diviseur attentif et méfiant, même s'il ne l'exprime pas nécessairement. Il préfère se préparer plutôt que de se lancer dans l'improvisation. Gourmandise : elle se concentre sur l'esprit ; elle a l'agilité mentale nécessaire pour gérer plusieurs choses à la fois, en donnant la priorité au plaisir. C'est un diviseur qui, étant inconscient, se justifie par une attitude enthousiaste et une image de soi d'improvisateur habile. Luxure : il se concentre sur l'action, il a la facilité de commander et de diriger, en donnant la priorité à la réalisation. C'est un diviseur qui, étant inconscient, se justifie par son attitude dominante et son image de soi de réalisateur.
Indolence : il se concentre sur l'émotion ou l'esprit, il a une attitude de médiateur, en donnant la priorité au bien commun. C'est un diviseur qui, étant inconscient, se justifie par une attitude calme et une image de soi conciliatrice. LIÉ À L'ÉLÉMENT EAU, les énergies du corps et de l'esprit se mélangent. Sous ce lien, chaque instant possède un carrefour de dimensions qui nous amènent à devoir observer de plus près ce que nous réalisons ou comment nous le réalisons. Cela peut être perçu à travers différentes mentalités et à différentes profondeurs qui généreront des impressions différentes dans notre condition d'analyse et de réflexion. Cela signifie que nous générons tous des atmosphères particulières qui deviennent des « roues de forces » pouvant tourner vers le positif ou vers le négatif. Si nous pensons à la relation avec la médecine orientale, les émotions et les énergies influencent directement les maladies. Les flux se produisent et s'initient par transmission inconsciente, car le sujet ressent et contrôle tout le processus d'extériorisation de ses énergies et tensions. Cela signifie que son intervention se fera de manière consciente et active. L'être pense, agit et promeut la position de sa réalité, qui agira directement sur son atmosphère spirituelle. Certains ont compris ce processus comme un fond de la succession évolutive des univers individuels qui surgissent, isolés, et à travers l'expansion vers l'atmosphère collective, ces roues gagnent en force et, comme une dynamo, alimentent l'univers triphasé du concevable humain ; triphasé, car il est constitué de trois plans d'existence, qui sont la Matière, l'Énergie et l'Esprit. Ils se divisent en négatif et positif.
Voyons les TYPES DE ROUE EN ÉTAT NÉGATIF : • Roue de l'avarice : l'avarice vous rend esclave ou asservit les autres • Roue de la peur : la peur vous rend esclave ou asservit les autres • Roue de l'envie : l'envie vous rend esclave ou asservit les autres • Roue de l'orgueil : l'orgueil vous rend esclave ou asservit les autres • Roue des désirs : les désirs (de toutes sortes) vous rendent esclave ou asservissent les autres • Roues des obsessions : les obsessions vous asservissent ou asservissent les autres
TYPES DE ROUES EN ÉTAT POSITIF : • Roue de la générosité : la générosité vous libère ou libère les autres • Roue de la compréhension : la compréhension vous libère ou libère les autres • Roue du détachement : le détachement vous libère ou libère les autres • Roue de l'humilité : l'humilité vous libère ou libère les autres • Roue du désintérêt : le désintérêt vous libère ou libère les autres • Roues de la clarification : la clarification vous libère ou libère les autres. Fernando Pessoa a dit : « Il arrive un moment où il faut abandonner les vêtements usés qui ont déjà la forme de notre corps ; oublier nos chemins qui nous mènent toujours aux mêmes endroits. C'est le moment de la traversée, et si nous n'osons pas la faire, nous resterons à jamais en marge de nous-mêmes ».
© Text, Franco Vacirca © Fotos, Franco Vacirca (Archiv), Maurice Wollny (Panda Gym Berlin
Programme Gracie Jiu-Jitsu pour enfants Des générations différentes, mais un même objectif Les arts martiaux sont-ils la meilleure alternative aux sports d'équipe ? Oui, et à mon avis, le jiu-jitsu brésilien (BJJ) est l'un des meilleurs arts martiaux qui existent. Pour tous les enfants qui n'aiment pas les sports d'équipe comme le football, le basket-ball, etc., les arts martiaux et les sports de combat sont une bonne alternative. Grâce à l'entraînement, les enfants peuvent se mettre en forme non seulement physiquement, mais aussi mentalement.
Les enfants qui manquent de confiance en eux en acquièrent rapidement. Les arts martiaux enseignent les bonnes manières et le respect des autres, ce qui contribue au développement du caractère. Dans le BJJ de la famille Gracie, l'accent est mis sur l'autodéfense. Nous voulons enseigner aux enfants dès leur plus jeune âge comment éviter l'agression et se protéger contre le harcèlement scolaire. Au Gracie Jiu-Jitsu, nous mettons l'accent sur la reconnaissance des situations et la réaction anticipée. On combat le feu avec de l'eau, pas avec du feu. À mon avis, on peut commencer à pratiquer le Jiu-Jitsu dès le plus jeune âge. Cependant, le type d'enseignement doit être très différencié pour s'adapter aux différents groupes d'âge. Dans notre école, dans le cadre de notre programme spécial « Gracie Kids », les enfants de quatre, cinq et six ans apprennent les techniques de base à travers des exercices « ludiques » que nous appelons « Gracie Games ». Pendant l'échauffement, il n'y a pas de football ni d'autres activités qui ne sont pas liées au Jiu-Jitsu. Nous veillons à ce que les enfants apprennent bien le Jiu-Jitsu dès le début.
Les parents peuvent être une source importante de soutien Un dojo de jiu-jitsu ne remplace pas une nounou ! Le développement des enfants pendant leur temps libre et dans leurs loisirs dépend également de leurs parents. Souvent, les parents emmènent leurs enfants à l'entraînement ou les obligent à y assister parce qu'ils l'ont euxmêmes fait lorsqu'ils étaient enfants ou qu'ils ont toujours voulu le faire. Ils ne demandent même pas si l'enfant veut le faire de lui-même. Il est donc conseillé aux parents de demander d'abord à leurs enfants s'ils veulent essayer cette activité. Le mieux est de l'essayer pendant une courte période, un trimestre ou un semestre, puis de décider de la suite. Internet peut être très utile pour trouver le programme qui convient, mais il ne remplace pas une visite sur place. Il est également important de se rappeler que le meilleur dojo n'est pas forcément celui qui se trouve au coin de la rue. Le premier contact avec le directeur et les entraîneurs du dojo doit se faire en personne. Il est préférable que les parents soient présents pendant les premiers cours afin de s'assurer que leur enfant est entre de bonnes mains. Cependant, il ne faut pas en faire trop et il faut laisser aux enfants suffisamment d'espace pour qu'ils puissent s'épanouir par eux-mêmes. Par conséquent, après les cours d'essai, les parents doivent rester à l'extérieur et profiter de ce temps pour eux-mêmes. Les enfants n'ont pas besoin que leurs parents leur tiennent la main, et si leurs parents sont à proximité, ils auront du mal à se concentrer correctement sur le groupe, les techniques et les exercices.
« Les enfants qui pratiquent les arts martiaux ont généralement de meilleurs résultats scolaires, car ils apprennent à se fixer des objectifs et sont tout simplement plus attentifs. Ils gagnent en confiance en eux et apprennent à interagir avec les autres enfants. Dans le monde technologique actuel, nous avons besoin de plus d'éducation pour la vie. »
Contenu et développement du jiu-jitsu Les avis des experts divergent, ce qui est normal, car nous avons tous été enfants un jour et avons peut-être commencé à pratiquer le jiu-jitsu à un âge précoce. Nous avons tous des souvenirs agréables et moins agréables de nos expériences. Dans le Gracie Jiu-Jitsu, le « contenu technique » ne diffère pas beaucoup de ce qu'apprend un adolescent ou même un adulte. Une clé de bras reste une clé de bras. Cependant, l'approche, c'est-à-dire les exercices préliminaires, est adaptée aux différents groupes d'âge. Les enfants apprennent à utiliser leur énergie de manière appropriée au lieu de se contenter de courir dans tous les sens. Néanmoins, les petits tigres ou dragons finiront épuisés et heureux à la fin du cours. Dans de nombreuses écoles, le professeur est traité comme un « mythe ». À huis clos, on dit que le « maître » était un expert en arts martiaux invaincu ou que cet art martial est le plus élevé de tous. Les écoles de BJJ et de grappling ne sont souvent que des « chasseurs de médailles », car elles pensent que cela rehausse leur statut dans la société ou dans la communauté du BJJ. Cependant, pour les parents, les médailles et les trophées devraient être sans importance. L'attention devrait se concentrer sur le développement de leurs enfants. Les sports de compétition ne conviennent pas à tous les enfants, mais l'apprentissage d'un art martial, oui. Au Gracie Jiu-Jitsu, l'accent est mis sur le développement individuel. Pour les parents, il est important de savoir si l'environnement d'entraînement (le dojo) est sûr. Ils doivent également vérifier si les enfants s'entraînent sur un tatami propre et si les vestiaires sont propres. Assurez-vous également que les issues sont clairement indiquées en cas d'urgence et que les enfants savent quoi faire en cas d'incendie ou d'urgence. Peuvent-ils trouver rapidement le point de rendez-vous à l'extérieur ? Qui peut venir chercher les enfants ? Les étrangers ont-ils facilement accès aux installations ou y a-t-il une personne à la réception qui est chargée de la sécurité et du contrôle ? Le responsable du dojo doit également être conscient que les mineurs sont sous sa surveillance dès qu'ils entrent dans le dojo et qu'il est donc également responsable jusqu'à ce que leurs parents viennent les chercher. En tant que parent, vous devez également vous renseigner sur les risques de blessures pendant l'entraînement. Dans certaines écoles de BJJ, les blessures font partie de l'entraînement. Cette attitude est familière à tous ceux qui ont commencé dans les années 70 et 80. C'était la seule façon que les gens connaissaient jusqu'à l'arrivée d'une génération qui a fait mieux. La boxe thaïlandaise est devenue très populaire et est également proposée comme boxe fitness. De nombreux entraîneurs de BJJ en Europe viennent du judo (japonais) et de la lutte (occidentale). Ce n'est pas nécessairement une mauvaise chose, mais cela n'a rien à voir avec le véritable Gracie Jiu-Jitsu. Le BJJ de la famille Gracie a une méthode d'enseig-
nement clairement définie. Nous traitons nos membres (élèves) comme s'ils faisaient partie de notre famille. Aucun d'entre nous ne veut faire de mal à l'autre. C'est pourquoi nous consacrons beaucoup de temps et d'attention à enseigner le jiu-jitsu de manière appropriée.
Le Gracie Jiu-Jitsu comme mode de vie Les enfants qui pratiquent les arts martiaux ont généralement de meilleurs résultats scolaires, car ils apprennent à se fixer des objectifs et sont tout simplement plus attentifs. Ils gagnent en confiance en eux et apprennent à interagir avec les autres enfants. Dans le monde technologique actuel, nous avons besoin de plus de formation à la vie. En gagnant en confiance, ils parviennent à impressionner les autres par leur personnalité et à trouver leur place dans la vie. Ils apprennent également à faire preuve de respect, à pratiquer la discipline et à assumer des responsabilités. De plus, ils en apprennent davantage sur la loyauté et la gratitude. Les enfants apprennent à suivre les règles et l'ordre, et qu'il est important d'être ouvert et honnête et de dire ce qu'ils pensent lorsque quelque chose ne va pas, par exemple s'ils ne veulent pas participer à une compétition. Dans le jiu-jitsu, les enfants et les jeunes apprennent également à travailler en équipe. Ils apprennent à se soutenir et à communiquer entre eux. Ensemble, ils s'améliorent et obtiennent la ceinture de couleur suivante. Développer de bonnes techniques demande des efforts physiques et mentaux. Mais ce n'est pas tout : sans un bon partenaire d'entraînement, il est impossible de faire les exercices et donc d'obtenir des résultats. L'un des objectifs de l'utilisation de ceintures de couleur dans le Gracie Jiu-Jitsu est de motiver les enfants à s'entraîner régulièrement. Les enfants reçoivent une motivation supplémentaire grâce à l'attention des professeurs et des parents. Dans ce cas également, toutes les personnes impliquées doivent trouver le bon équilibre afin de ne pas submerger l'enfant et de ne pas lui imposer un stress inutile. Le facteur temps est également important ici : certains enfants apprennent plus vite au début, d'autres apprennent mieux plus tard. C'est pourquoi il faut laisser les enfants faire leur chemin et les soutenir dans leur parcours. Le programme de ceintures du GJJ, tel qu'il est utilisé au sein du Gracie Concepts Network, ne se concentre pas uniquement sur le contenu technique, mais il n'existe pas de programme de ceintures comme celui du karaté ou du judo. L'organisation faîtière « International BJJ Federation » (IBJJF) n'a défini que des directives de base, telles que le « temps de ceinture » (le temps d'entraînement entre les ceintures de couleur), ainsi que les catégories d'âge et de poids pour la compétition. Le BJJ de la famille Gracie offre aux enfants la possibilité de se développer dans la direction qui leur convient le mieux. Tout le monde n'est pas prêt à devenir un athlète, quel que soit le sport, mais cela peut être amusant et devenir une philosophie de vie. Quiconque commence à pratiquer le jiu-jitsu en retirera toujours quelque chose de positif. Selon les mots du grand maître Reyson Gracie : « Outre son grand charisme, j'ai été particulièrement impressionné par la façon dont le professeur Franco Vacirca interagit avec les jeunes. C'est la façon dont il enseigne le jiu-jitsu brésilien de manière très pédagogique et dont il montre que c'est un outil permettant de façonner le caractère et la personnalité d'une personne. Cela fait de Franco Vacirca un professeur de premier ordre et un modèle à suivre pour tous les professeurs qui veulent créer un monde meilleur ». (Zurich, 2006) Soyez authentique !