Bozar Magazine
Sept.â25ÂŁJan.'26

Embrace Complexity


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Sept.â25ÂŁJan.'26



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Colophon · Colofon
Interviews, editing and coordination
Paul Briottet, Thomas Clarinval, Kurt De Boodt, Guillaume De Grieve, Cedric Feys, Rocio Gracia Ipiña, Astrid Jansen, Kristian Vistrup Madsen, Pieter Mannaerts, Beatrice Navaz, David Platzker, Lotte Poté, Leticia Sastre Sånchez, Christophe Slagmuylder, Eline Verbauwhede, Joline Vermeulen, Tom Van De Voorde
Translations
Paula Cook, Piet De Meulemeester, Judith Hoorens, Helen Simpson, Catherine Warnant
Graphic design
Koenraad Impens
Editing
Guillaume De Grieve, Cedric Feys, Astrid Jansen, Lotte Poté
Responsible editor
Christophe Slagmuylder, rue Ravensteinstraat 23 - 1000 Brussels
Cover
Esben Weile KjÊr, Hardcore Freedom © Photo: Philip Messmann
La rĂ©daction sâest clĂŽturĂ©e le 17 juillet 2025. Sous rĂ©serve de modifications. Consultez notre calendrier, toutes les informations et les mises Ă jour sur bozar.be
Ce magazine a été réalisé en français et en néerlandais. Les articles en anglais sont disponibles sur notre site web.
De redactie sloot af op 17 juli 2025. Wijzigingen onder voorbehoud. Check onze kalender, alle informatie, updates op bozar.be
Dit magazine werd samengesteld in Frans en Nederlands, de Engelstalige artikels kan je vinden op onze website.
FR La saison '25-'26 de Bozar sâouvre sur une conviction profonde : embrasser la complexitĂ©. Nous faisons ce choix Ă contre-courant dâune Ă©poque qui tend Ă tout aplanir, Ă cĂ©der Ă la tentation de la simplification extrĂȘme. La polarisation produit des ravages. Les questions complexes, la richesse des diffĂ©rences et des nuances sont balayĂ©s sans mĂ©nagement. Une lutte se joue contre la densitĂ© de la pensĂ©e, contre les valeurs et les droits communs. Le mot complexe commence par co-, du latin cum : « avec », « ensemble ». Tout le contraire de la polarisation ou de la dĂ©fense des seuls intĂ©rĂȘts particuliers. Complexe vient de con + plectere, câest-Ă -dire : tresser ensemble. Et dĂ©jĂ , lâimage me vient : des dirigeants du monde rĂ©unis Ă Davos ou Ă DubaĂŻ â non pas pour nĂ©gocier Ă huis clos, mais pour tresser Ă plusieurs mains un gigantesque tapis ou une immense corbeille. Un tressage imaginaire oĂč se mĂȘlent idĂ©es, sonoritĂ©s, couleurs, rĂ©cits. Un entrelacs fĂ©cond, dâoĂč jaillissent mille et une histoires nouvelles, des interprĂ©tations plus riches, une comprĂ©hension approfondie, et des possibilitĂ©s crĂ©atives insoupçonnĂ©es.

Dans cette syllabe co-, si brĂšve, tient pourtant une idĂ©e vaste : celle du lien. Le mot lui-mĂȘme plonge ses racines dans deux verbes latins : conserere, « unir, assembler », mais aussi concertare, « rivaliser », voire « ĂȘtre en conflit ». Composer, câest prĂ©cisĂ©ment cela : lâart de faire coexister â et souvent de dĂ©passer â les tensions entre solistes, instruments, timbres et tonalitĂ©s. Câest transformer la divergence en mouvement, la dissonance en beautĂ©. Faire surgir, Ă partir des diffĂ©rences, quelque chose de commun, de touchant, dâharmonieux.
Ce qui fait la singularitĂ© dâune maison des arts, câest la richesse de ce que lâon peut y dire en notes, en images, sur scĂšne ou sur Ă©cran, en prose ou en poĂ©sie. Certains artistes recherchent dĂ©libĂ©rĂ©ment les frictions fĂ©condes. Ainsi, nous ouvrons la saison des expositions avec John Baldessari. On lâa parfois surnommĂ© le surrĂ©aliste de lâĂšre des mĂ©dias â il a anticipĂ© la libertĂ© avec laquelle nous manipulons aujourdâhui les images Ă lâĂšre numĂ©rique. Comme RenĂ© Magritte, Baldessari fait se heurter le langage et lâimage. Ă nous, spectateurs, de faire le saut conceptuel.
Un moment rare nous attend avec la lecture-performance de la grande poĂ©tesse Anne Carson. Elle fera entendre, sur la scĂšne de notre grande salle de concert, une couronne de sonnets. Autour dâelle : un chĆur de voix, un·e danseur·se, et un brodeur en action. La poĂ©sie se dĂ©ploie, ramifiĂ©e dans le temps et dans lâespace que nous partageons avec elle. Regarder, ressentir, Ă©couter : lâart rĂ©siste au sens univoque.
NL Het seizoen '25-'26 bij Bozar start vanuit een diepe overtuiging, noem het gerust een artistiek credo of een daad van verzet: Embrace complexity. We doen dit in een tijd die geneigd is om precies het tegenovergestelde te doen, de wil tot oversimplificering. Polarisering heeft destructieve gevolgen. Complexe vraagstukken, verbanden en de rijkdom aan verschillen en nuances worden botweg van de kaart geveegd. Er wordt een vernietigende strijd geleverd tegen de rijkdom aan gedachten en gevoelens, tegen gedeelde waarden en rechten. ComplexitĂ©, câest pas si compliquĂ© Complex schrijf je met voorvoegsel co-, Latijn voor âsamenâ. Polarisering en eigenbelang zijn het tegendeel van wat complex betekent: con + plectere (âvlechtenâ), samenvlechten. Ik zie het beeld al voor me: wereldleiders die tijdens een conferentie in Davos of Dubai samenkomen om een gigantisch tapijt of een reuzenmand te vlechten. Een denkbeeldig vlechtwerk waar een veelheid aan ideeĂ«n, (klank)kleuren en verhalen allerlei verbanden aangaan.
Waar verhalen leiden tot duizend-en-één nieuwe verhalen, rijkere verklaringen, meer begrip en creatieve mogelijkheden.
Die verbindende âco-' zit in elk concert ingebakken. Het woord gaat terug op twee Latijnse begrippen: conserere (âsamenvoegenâ) maar ook concertare (âwedijverenâ of âin conflict zijnâ). Componeren is de kunst van het samenbrengen en potentiĂ«le conflicten tussen solisten, instrumenten, stemmen en toonaarden overstijgen. Het is de kunst om vanuit de verschillen iets moois, harmonieus of aangrijpends (mee) te maken. Samen verschillen, dat betekent in essentie een conflict.
Het bijzondere van een Paleis voor vele kunsten schuilt in de rijke zeggingskracht van wat je in noten, in beelden, op een podium of beeldschermen, in proza, poëzie of een performance kunt uitdrukken. Sommige kunstenaars zoeken uitdrukkelijk combinaties op. Zo openen we het expo-seizoen met John Baldessari. Hij wordt wel eens een surrealist van de media age genoemd, een voorloper van het gemak waarmee we in digitale tijden bestaande beelden combineren en manipuleren. Net als René Magritte laat Baldessari beeld en taal met elkaar botsten. Het is aan ons, kijkers, om de conceptuele sprong te wagen. Een bijzonder moment wordt de lecture performance van Anne Carson. Zij leest op het podium van onze grote concertzaal een sonnettenkrans voor. Een koor aan stemmen, een danser en live on stage-borduurkunst staan haar bij. De poëzie vertakt zich in de tijd en in de ruimte die we samen met haar delen. Kijk, voel en luister: kunst verzet zich tegen de terreur van het eendimensionale.
Christophe Slagmuylder, CEO & Artistic Director


âOnce a month, Bozar stays open a little later. Enjoy an evening of exhibitions, DJ sets, performances and drinks with friends' 25 Sept. - 18 Oct. - 27 Nov.â25

FR John Baldessari Ă©tait un gĂ©ant de lâart contemporain, dont il a bouleversĂ© les codes Ă plusieurs reprises. Lâexposition que Bozar consacre Ă son Ćuvre est un passage obligĂ© pour toutes celles et ceux qui veulent saisir les subtilitĂ©s de lâavant-garde de la seconde moitiĂ© du xxe siĂšcle.
John Baldessari (1931-2020) est nĂ© dans un monde oĂč les langues sâentrechoquaient. Ses parents avaient Ă©migrĂ© aux Ătats-Unis, oĂč ils sâĂ©taient rencontrĂ©s. Sa mĂšre Ă©tait dâorigine danoise, tandis que son pĂšre Ă©tait un Autrichien italophone du Tyrol du Sud. John a grandi en Californie, dans une petite ville portant paradoxalement le nom de National City, juste au sud de San Diego et Ă dix-neuf kilomĂštres de la frontiĂšre mexicaine. ĂlevĂ© dans une famille oĂč on baragouinait lâanglais, il a aussi Ă©tĂ© en contact avec lâespagnol pendant toute sa jeunesse.
Dans ses Ă©crits, Baldessari jette un regard rĂ©trospectif sur son Ă©ducation et sur le point dâintersection entre lieu et langue tel quâil en a fait lâexpĂ©rience Ă National City : « Jâaime mâentourer de livres et de magazines, que je peux saisir au vol et commencer Ă lire. Avec la tĂ©lĂ©vision, ils forment une sorte de monde de substitution. Cette habitude vient selon moi du fait que jâai grandi dans un ghetto oĂč les livres Ă©taient rares et la vie difficile. Si je voulais des livres et des magazines, je devais les commander : jâai pour ainsi dire importĂ© ma propre culture. Mes parents Ă©taient des immigrĂ©s europĂ©ens⊠qui nâavaient pas la mĂȘme langue maternelle. Jâai probablement plus de considĂ©ration pour le langage que pour lâart, prĂ©cisĂ©ment parce que mes lectures portent davantage sur le langage et lâĂ©criture que sur lâart⊠Pour moi, les mots et les images visuelles sont plus ou moins interchangeables. Je ne priorise pas les uns au dĂ©triment des autres : jâagis assez bien Ă la maniĂšre dâun auteur ou dâun Ă©crivain. Moi qui fais de lâart depuis 1957, jâai appris au fil du temps Ă orchestrer le sens. »
âBaldessari a trouvĂ© chez Goya un exemple de la façon dont les images et le texte peuvent sâĂ©quilibrer sur le plan intellectuel et visuel, tout en acquĂ©rant, par leur rĂ©union, un nouveau sens congruent'
Baldessari, comme beaucoup dâautres artistes conceptuels, considĂ©rait le langage comme une matiĂšre sculpturale qui avait autant de poids artistique, si pas plus, que les images. Si des artistes comme Joseph Kosuth et Lawrence Weiner ont banni de leur travail les « signaux artistiques » tels que la peinture sur toile, lâexpression et lâimagerie visuelle, Baldessari a quant Ă lui cherchĂ© un Ă©quilibre entre texte et reprĂ©sentation. Il a trouvĂ© chez Goya âdans la sĂ©rie de gravures Los caprichos (Les Caprices, 1797â98) ainsi que dans la sĂ©rie Los desastres de la guerra (Les DĂ©sastres
NL John Baldessari was een reus in de hedendaagse kunst en heeft meermaals gebroken met de ongeschreven wetten. De tentoonstelling die Bozar aan zijn werk wijdt, is een must-see voor iedereen die de subtiliteiten van de avant-garde van de tweede helft van de 20e eeuw wil begrijpen.
John Baldessari (1931-2020) is grootgebracht in een wereld vol botsende talen. Zijn ouders waren naar Amerika uitgeweken en hebben elkaar daar leren kennen. De roots van zijn moeder lagen in Denemarken, zijn vader was een Italiaanstalige Oostenrijker uit het zuiden van Tirol. Hij groeide op in Californië, in een stadje met de paradoxaal aandoende naam National City, iets ten zuiden van San Diego en op negentien kilometer van de grens met Mexico. Hij groeide op in een gezin waar gebroken Engels de voertaal was, maar kwam zijn hele jeugd lang ook in contact met het Spaans.
In een terugblik op zijn opvoeding schreef Baldessari over het snijpunt tussen locatie en taal, zoals hij dat in National City heeft ervaren:
âIk omring mezelf graag met boeken en tijdschriften waarin ik zomaar kan beginnen lezen. Ze vormen een soort surrogaatwereld voor me, samen met de tv. De verklaring daarvoor ligt volgens mij in het feit dat ik ben opgegroeid in een getto waar weinig boeken waren en je geen rijk leven leidde. Ik moest er boeken en tijdschriften bestellen. Ik voerde er als het ware mijn eigen cultuur in. Mijn ouders waren Europese immigranten ⊠en ze hadden geen gemeenschappelijke moedertaal. Ik denk dat ik taal hoger inschat dan kunst omdat ik meer over taal en schrijven lees dan over kunst ⊠Voor mij zijn woorden en visuele beelden iet of wat inwisselbaar, en dat stimuleert me. Ik heb geen voorkeur voor het ene of het andere. Ik speel zoals een auteur of schrijver speelt. Ik maak sinds 1957 kunst en ik heb intussen wel geleerd hoe je betekenissen kunt samenbrengen.â
Net zoals veel andere conceptuele kunstenaars beschouwde Baldessari taal als een plastisch materiaal dat dezelfde artistieke waarde heeft als beelden, als ze al niet waardevoller is. Terwijl kunstenaars zoals Joseph Kosuth en Lawrence Weiner âkunstsignalenâ, zoals verf op doek, expressie en visueel beeldwerk weerden uit hun werk, ging Baldessari op zoek naar een evenwicht tussen tekst en representatie. In de etsenreeks Los Caprichos (De bevliegingen, 1797â98) en de postuum uitgebrachte reeks diepdrukken Los Desastres de la Guerra (De verschrikkingen van de oorlog, 1810â20) van Goya zag hij een sjabloon voor hoe beelden en tekst elkaar in evenwicht kunnen houden op intellectueel en visueel vlak, maar een nieuwe, congruente betekenis krijgen als ze bij elkaar worden gebracht.
In 1926 erfde het San Diego Museum of Art een aantal losse platen van Los Caprichos, zoals TĂș que no puedes (Jij die niet meer kunt). Baldessari herinnerde zich dat hij die een paar keer had gezien tijdens schooluitstappen en toen hij als jongvolwassene het museum bezocht. Net zoals andere etsen uit de reeks laat TĂș que no puedes een politiek beladen beeld versmelten met de korte bijtende tekst eronder die meteen ook de titel van de ets is. De woorden voegen een contextuele laag toe aan het beeld: twee
de la guerre, 1810â20) publiĂ©e Ă titre posthume â un exemple de la façon dont les images et le texte peuvent sâĂ©quilibrer sur le plan intellectuel et visuel, tout en acquĂ©rant, par leur rĂ©union, un nouveau sens congruent. En 1926, quelques planches isolĂ©es de Los caprichos, notamment TĂș que no puedes (Toi qui nâen peux plus), ont Ă©tĂ© lĂ©guĂ©es au San Diego Museum of Art. Baldessari se souvenait les avoir vues plusieurs fois lors dâexcursions scolaires et, plus tard, lorsquâil Ă©tait jeune adulte, Ă lâoccasion de visites du musĂ©e. Comme dâautres Ćuvres de la sĂ©rie, TĂș que no puedes mĂ©lange une image Ă connotation politique avec, en dessous de celle-ci, un petit texte caustique qui sert en mĂȘme temps de titre Ă lâeau-forte. Les mots ajoutent une couche contextuelle Ă lâimage, qui reprĂ©sente deux paysans Ă©puisĂ©s portant chacun sur le dos un Ăąne visiblement joyeux. Pour le public espagnol de lâĂ©poque, aiguillĂ© par le titre de lâĆuvre, cette inversion grotesque des rĂŽles entre bĂȘtes de somme et gens pauvres Ă©tait clairement une allusion au dicton populaire « TĂș que no puedes, llĂ©vame a cuestas » (Toi qui nâen peux plus, porte-moi sur ton dos), une satire Ă lâencontre de la noblesse et du clergĂ© qui accablaient les pauvres de contraintes sociales, dâimpĂŽts et de droits de fermage auxquels eux-mĂȘmes Ă©chappaient. Ă partir du milieu des annĂ©es 1960, Baldessari a frĂ©quemment mĂ©langĂ© des images avec du texte pour raconter des histoires. Le titre de la prĂ©sente exposition, John Baldessari : Paraboles, fables et autres salades, renvoie directement Ă cet aspect de son art. Une de ses premiĂšres Ćuvres, qui est prĂ©sentĂ©e ici, Ingres and Other Parables (1972), est directement inspirĂ©e par ce quâil a vu dans lâĆuvre de Goya. La sĂ©rie se compose de dix photos qui sont chaque fois disposĂ©es au-dessus dâune courte histoire. Un vague rapport est perceptible entre la photo et le texte, qui sont surtout lĂ pour se renforcer mutuellement. Afin de toucher un public international, Baldessari a fait traduire chaque parabole dâIngres and Other Parables en français, en allemand et en italien, rendant ainsi lâĆuvre accessible Ă un vaste groupe de lecteurs diffĂ©rents.
En 1999, Baldessari bouclait la boucle en abordant directement lâhĂ©ritage de Goya dans un ensemble dâĆuvres quâil considĂ©rait clairement comme une enquĂȘte sur les gravures de lâartiste : « La poĂ©sie et lâambiguĂŻtĂ© [des titres de Goya] mâintriguent en raison du choix des mots et de la formulation, mais aussi Ă cause de lâabsence de rapport spĂ©cifique entre le titre et lâimage. Ils ont quelque chose de tellement diffus et gĂ©nĂ©ral quâils existent par eux-mĂȘmes. Ils sont riches. Dans cette nouvelle Ćuvre, jâutilise les titres de Goya, ou jâinvente des titres Ă la maniĂšre de Goya, et je les associe Ă des photos que jâai prises. Les meilleures combinaisons sont celles oĂč ni la photo ni le titre ne dominent : ils ont tous deux une Ă©gale importance, ce qui crĂ©e un moment de synthĂšse et dâĂ©quilibre. »
Lâutilisation du langage et des images comme levier est un des fondements de lâart de Baldessari. Lâexposition Ă Bozar met en lumiĂšre lâunitĂ© de son Ćuvre, ainsi que le dĂ©sir constant de lâartiste de toucher le public Ă travers diverses plateformes dâinteraction, dĂ©sir qui dĂ©coule de sa curiositĂ© pour les points dâintersection entre sens directement perceptible et sens cachĂ© de lâart.
afgepeigerde plattelanders die elk een schijnbaar vrolijke ezel op hun rug meedragen. Voor het toenmalige Spaanse publiek, dat met de titel van het werk al meteen een hint meekreeg, was de bespottelijke rolwisseling tussen de lastdieren en de verpauperde mannen een speelse verwijzing naar het populaire spreekwoord TĂș que no puedes, llĂ©vame a cuestas (jij die niet meer kunt, draag me op de rug). Dat was een schimpscheut aan het adres van de adel en de clerus die de armen hoge belastingen en pachtgelden lieten betalen en sociale beperkingen oplegden waarvan ze zichzelf vrijstelden.
âVanaf halfweg de jaren 1960 vermengde
John Baldessari veelvuldig beelden met teksten om verhalen te vertellen'
Vanaf halfweg de jaren 1960 vermengde Baldessari veelvuldig beelden met teksten om verhalen te vertellen. De titel van deze tentoonstelling, John Baldessari: Parabels, fabels en andere sterke verhalen, is een directe verwijzing naar dit aspect van zijn werk. Een van zijn vroegste werken dat in de expo is opgenomen, Ingres and Other Parables (1972), is rechtstreeks geĂ«nt op wat hij heeft gezien in het werk van Goya. De reeks bestaat uit tien fotoâs die telkens boven een kort verhaal zijn geplaatst. De foto en de tekst hebben wel iets met elkaar te maken, maar versterken elkaar in de eerste plaats. Om ook het internationale publiek te kunnen bereiken, liet Baldessari elke parabel van Ingres and Other Parables vertalen in het Frans, Duits en Italiaans, waarmee het werk voor een grote groep uiteenlopende lezers toegankelijk werd.
In 1999 was de cirkel rond voor Baldessari toen hij de nalatenschap van Goya rechtstreeks verwerkte in een reeks werken die hij zelf beschouwde als een onmiskenbaar onderzoek naar de afdrukken van de artiest: âIk vind de poĂ«zie en de dubbelzinnigheid (in de titels van Goya) intrigerend vanwege de woordkeuze en de bewoordingen, en vanwege het feit dat de titel niet specifiek betrekking heeft op het beeld. Ze hebben iets diffuus en algemeens, waardoor ze ook op zichzelf kunnen staan. Ze zijn rijk. In dit nieuwe werk gebruik ik zijn titels, of vind ik zelf Goya-achtige titels uit, en die koppel ik dan aan fotoâs die ik heb gemaakt. De beste combinaties zijn die waarbij de foto noch de titel domineert. Ze zijn allebei even belangrijk en er ontstaat een moment van synthese en evenwicht.â
Het gebruik van taal en beelden als hefboom speelt een grote rol in het hele oeuvre van Baldessari. De expo in Bozar belicht deze eenheid, samen met zijn eeuwige verlangen om het publiek via verschillende interactieplatformen te bereiken. Dat verlangen vloeit voort uit zijn nieuwsgierigheid naar de snijpunten tussen openlijke en bedekte betekenisniveaus in de kunst.
David Platzker, co-curator of the exhibition alongside Rita McBride and Bartomeu MarĂ
19 Sept.'25â1 Feb.â26 John Baldessari. Parables, Fables and Other Tall Tales




FR Peu dâartistes saisissent la complexitĂ© de la vie humaine avec autant de force. Rares sont ceux dont lâinfluence persiste aprĂšs leur mort, donnant naissance Ă un genre Ă part entiĂšre : le « goyesque ». Et plus rares encore sont ceux qui incarnent Ă eux seuls le tumulte dâun pays. Les commissaires RocĂo Gracia Ipiña et Leticia Sastre SĂĄnchez nous parlent de Luz y sombra. Goya et le rĂ©alisme espagnol, lâexposition inaugurale dâEUROPALIA ESPAĂA.
« La biographie de Goya, riche en nuances et en contradictions, nourrit une lĂ©gende aux accents de fiction romantique et de clichĂ©s. Largement façonnĂ©e par un regard Ă©tranger â Ă lâinstar de la Carmen de Bizet â, cette lĂ©gende fut ensuite reprise par la culture et la politique espagnoles Ă des moments charniĂšres, tels que la formation de lâidentitĂ© nationale, le Sexennat dĂ©mocratique ou la guerre civile. Au-delĂ du contexte local, la force de son Ćuvre tient Ă sa maniĂšre de condenser toute lâexpĂ©rience humaine, dans ses clartĂ©s et ses ombres : la vie et la mort, le folklore populaire et les idĂ©aux des LumiĂšres, les Ă©motions les plus fines et les rĂ©alitĂ©s les plus crues. Goya, le romantique, le rĂ©aliste avant lâheure, le dĂ©cadent prĂ©coce, qualifiĂ© tour Ă tour de peintre de plein air, dâexpressionniste, de surrĂ©aliste, dâhyperrĂ©aliste⊠Dans cette perspective, sa vie et son Ćuvre composent une palette oĂč toutes les couleurs se fondent : sur cette surface mercurielle, nous cherchons notre propre reflet, notre lĂ©gitimitĂ©, pour, en fin de compte, nous exposer nous-mĂȘmes. Contrairement aux autres formes de rĂ©alisme, qui sâattachent aux expĂ©riences personnelles et intimes des individus dans leur quotidien, le rĂ©alisme espagnol se distingue par un mĂ©canisme dâinversion singulier. Jugeant indĂ©cent le dĂ©voilement de lâintĂ©rioritĂ©, il opĂšre un renversement : lâĂąme se manifeste Ă lâextĂ©rieur, tandis que le corps se retire vers lâintĂ©rieur. Ce procĂ©dĂ© permet dâexprimer la complexitĂ© humaine sans sâabandonner aux absolus, en rĂ©vĂ©lant toute la gamme des nuances entre la lumiĂšre et lâombre. Lâexposition Luz y sombra invite les visiteurs Ă interroger la notion dâ« espagnolitĂ© » en explorant de maniĂšre critique les clichĂ©s, non pour les rejeter dâemblĂ©e, mais pour en faire des clĂ©s de lecture, et en utilisant le rĂ©alisme comme moyen de comprĂ©hension dâune tradition visuelle espagnole que Goya prolonge, de lâĂ©poque de Diego VelĂĄzquez jusquâĂ la modernitĂ©. Goya et le goyesque y apparaissent comme des modĂšles complexes, riches de nuances et de contradictions, capables de dialoguer avec diffĂ©rentes gĂ©nĂ©rations et dâĂ©clairer les multiples facettes de lâhistoire et de la culture espagnoles. LâĆuvre de lâartiste y joue un rĂŽle essentiel, servant de fil conducteur Ă une exploration approfondie de lâart espagnol contemporain, Ă travers le regard de septante artistes qui engagent un dialogue avec son hĂ©ritage, Ă©tablissant ainsi une gĂ©nĂ©alogie ancrĂ©e dans une tradition singuliĂšre â une tradition qui se prolonge jusquâĂ aujourdâhui. »
NL Er zijn maar weinig kunstenaars die de complexiteit van het menselijk bestaan zo krachtig vatten als Goya. Weinig artiesten die na hun dood zoân invloed hebben en een genre op zich worden â het goyaeske. En zelfs nog minder die symbool staan voor de turbulente geschiedenis van hun land. Curatoren RocĂo Gracia Ipiña en Leticia Sastre SĂĄnchez belichten Luz y sombra. Goya and Spanish Realism, de openingstentoonstelling van EUROPALIA ESPAĂA.
âGoyaâs levensverhaal leest als romantische fictie vol clichĂ©s, maar tussen de lijnen vinden we nuances en tegenstrijdigheden. De legende rond Goya werd gevoed door een buitenlandse blik, net zoals Bizets Carmen, en werd pas achteraf door Spaanse instanties opgerakeld bij sleutelmomenten in de nationale geschiedenis: het besef van een nationale identiteit, de Sexenio en de Spaanse Burgeroorlog. Los van de lokale context ligt zijn artistieke relevantie in de manier waarop zijn werken het volledige scala van onze ervaringen omvatten, met al hun lichte en donkere momenten: leven en dood, folklore en de idealen van de Verlichting, fragiele emoties en brutale realiteit.
Goya de romanticus, de realist avant la lettre, de vroege decadent; afgeschilderd als een openluchtschilder, expressionist, surrealist, hyperrealist ⊠Hierdoor vormen zijn leven en werk een palet waarop alle kleuren zich vermengen en we een eigen beeld kunnen creëren, evalueren en presenteren.
Spaans realisme wordt, in tegenstelling tot andere vormen van realisme die uiting geven aan persoonlijke en intieme expressies in het alledaagse leven, gekenmerkt door een eigenaardig mechanisme van inversie. Gezien het ongepast was om jezelf bloot te geven, wordt het proces omgedraaid: de ziel wordt naar buiten toe ontvouwd, terwijl het lichaam zich naar binnen toe terugtrekt. Enkel zo kan de complexiteit van het menselijk bestaan zonder absoluten tot uiting gebracht worden, met alle schakeringen tussen licht en schaduw.
De tentoonstelling Luz y sombra nodigt je uit om het concept van âSpaansheidâ kritisch en zonder vooroordelen te verkennen. Om via realisme de Spaanse beeldende traditie van Diego VelĂĄzquez over Goya tot moderne kunstenaars te leren kennen. Goya en het goyaeske zijn complexe modellen die verschillende generaties verbinden en een nieuw licht werpen op de (culturele) geschiedenis van Spanje. Het oeuvre van Goya is een vertrekpunt voor zeventig hedendaagse Spaanse artiesten die in dialoog gingen met zijn erfenis. Luz y sombra. Goya and Spanish Realism is een genealogie vertakt uit een uitgesproken traditie, een traditie die tot op de dag van vandaag voortduurt.â
RocĂo Gracia Ipiña & Leticia Sastre SĂĄnchez


FR Nina Beier est une artiste dont le regard aiguisĂ© est capable de dĂ©celer lâĂ©trangetĂ© des choses dont nous nous entourons. Depuis vingt ans, la Danoise assemble des objets et monte des installations qui sont Ă la fois Ă©nigmatiques, absurdes et percutantes. Une sĂ©lection de ses Ćuvres est Ă voir Ă Bozar.
En tant quâartiste, Beier sâintĂ©resse entre autres aux diffĂ©rentes significations que peut receler un objet et Ă la façon dont le sens peut changer en fonction du contexte et au fil du temps. Ses Ćuvres ont Ă©tĂ© exposĂ©es un peu partout dans le monde, par exemple au MusĂ©e dâart contemporain Tamayo de Mexico City, au Kiasma dâHelsinki et dans le High Line park de New York City. Ă lâissue dâune annĂ©e dâexpositions rĂ©trospectives, elle nous fait part ici â tout Ă fait dans lâesprit dâ « Embrace Complexity » â de ses rĂ©flexions sur la maniĂšre dont les objets changent, non seulement dans le monde, mais aussi dans sa propre pratique artistique.
âDepuis vingt ans, l'artiste danoise Nina Beier assemble des objets et monte des installations qui sont Ă la fois Ă©nigmatiques, absurdes et percutantes'
Nina Beier : « Jâessaie vraiment que les objets parlent dâeuxmĂȘmes. Je suis attirĂ©e par les objets qui ont dĂ©jĂ beaucoup vĂ©cu, qui sont quelque part dans une phase de transition ou qui sont tombĂ©s en disgrĂące. Câest lorsque les objets ont perdu leur pouvoir de sĂ©duction sur nous que nous les voyons le plus clairement. Quâil sâagisse dâun cigare, dâun bateau de croisiĂšre, dâun lion gardien ou dâun talon haut : en les mĂȘlant Ă dâautres objets, on obtient une myriade de lectures possibles. Mais dans le mĂȘme temps, jâai aussi pris part Ă un discours institutionnel qui tend Ă choisir et Ă dĂ©velopper un ou deux rĂ©cits, ne laissant guĂšre de place Ă lâimagination des spectateurs et au dĂ©ploiement des aspects matĂ©riels et formels de lâĆuvre. Un peu comme un parent qui parle au nom de son enfant.
Je sais que mes Ćuvres sont plus intelligentes que moi. Mais que faire lorsque les Ćuvres sont encore et encore traduites en mots ? Jây ai beaucoup rĂ©flĂ©chi : comment mon art peut-il revendiquer une place par-delĂ le langage et la raison, sans tenir compte dâun quelconque agenda ? »
Nina Beier aime sĂ©lectionner des objets qui portent en eux tout un fouillis dĂ©sordonnĂ© : « Jâai parfois lâimpression que leurs histoires sont trop bruyamment prĂ©sentes dans lâespace et je voudrais quâils soient plus discrets. Je suis contente que les gens trouvent des chemins pour percer le sens des objets, idĂ©alement grĂące Ă un mĂ©lange dâexpĂ©rience physique, de connaissances prĂ©alables ou dâinformations factuelles que lâinstitution leur fournit. Mais chaque
NL Nina Beier is een kunstenaar met een scherp oog voor de uiteindelijke vreemdheid van de dingen waarmee we ons omringen. Twintig jaar lang heeft de Deense objecten geassembleerd en installaties opgebouwd die zowel enigmatisch en absurd als uitgesproken zijn. Bozar toont een selectie van haar werken.
Als kunstenaar verdiept Beier zich, onder andere, in de vele verschillende betekenissen die in een object vervat kunnen zitten, en in de manier waarop die betekenis afhankelijk van de context en na verloop van tijd kan veranderen. Haar werk is internationaal tentoongesteld. Zo was het al te zien in het Museo Tamayo in Mexico-Stad, in het Kiasma in Helsinki, en in het High Line-park in New York City. Ze heeft er net een jaar van overzichtstentoonstellingen op zitten en staat hier â helemaal in de geest van Omarm complexiteit bij Bozar dit seizoen â stil bij de manier waarop objecten veranderen, niet enkel in de wereld, maar ook binnen haar eigen artistieke praktijk.
Nina Beier: âIk doe echt mijn best om de objecten voor zichzelf te laten spreken. Ik word aangetrokken tot objecten die veel hebben meegemaakt, tot dingen die zich in zekere zin in een overgangsfase bevinden, of die uit de gratie gevallen zijn. Als objecten hun macht over ons kwijt zijn, en ze ons niet langer kunnen verleiden, dan zien we ze op hun duidelijkst. Of dat nu een sigaar is, of een cruiseschip, of een stenen leeuw die een tempel bewaakt, of een hoge hak. Als je ze combineert met andere objecten krijg je een hele waaier aan mogelijke lezingen. Tegelijkertijd heb ik ook deelgenomen aan een institutioneel discours dat er één of twee narratieven uitpikt en die dan nauwkeurig uitwerkt. Dat laat weinig ruimte over voor de verbeelding van de toeschouwer, en het materiaal en de vormelijke aspecten van het werk kunnen zich amper nog ontvouwen. Vergelijk het met een ouder die over of in naam van zijn of haar kind spreekt.
âTwintig jaar lang heeft de Deense kunstenaar
Nina Beier objecten geassembleerd en installaties opgebouwd die zowel enigmatisch en absurd als uitgesproken zijn'
Ik weet dat mijn werk slimmer is dan ik. Maar wat doen we wanneer het werk altijd terug naar woorden vertaald wordt? Die vraag heeft me beziggehouden: hoe kan mijn werk een ruimte opeisen, voorbij de taal en de rede, voorbij de agenda?â
Nina Beier kiest vaak objecten uit die veel wanordelijke bagage met zich meedragen. âSoms vind ik dat hun verhalen te luidruchtig aanwezig zijn in de ruimte en wou ik dat ze wat stiller waren. Ik vind het fijn als mensen paden ontdekken tussen de betekenissen die ze eruit afleiden, en in het ideale geval doen ze dat op basis van hun

institution est soumise Ă une pression : elle doit bien faire son travail et avoir raison. Ce qui me fait peur, câest que cette pression se rĂ©percute sur lâart. Je nâai aucune envie dâavoir raison. Je ne veux faire la leçon Ă personne. Je peux parler honnĂȘtement des choses dans lesquelles je suis impliquĂ©e ou dont je suis complice, et ma curiositĂ© me porte vers les choses qui sont difficiles, irrĂ©mĂ©diables et contradictoires. Ce qui veut dire que mes Ćuvres se situent souvent dans un espace inconfortable. Lorsque jâai couvert le sol dâun musĂ©e de milliers de plantes en pot, ces choses vivantes, domestiquĂ©es, produites en sĂ©rie dans leurs faux pots de terre cuite recrĂ©aient une image presque numĂ©rique dâun prairie romantique pleine de fleurs, ou peut-ĂȘtre une image de quelque chose dâartificiel comme lâagriculture industrielle. Mais quand les fleurs ont fanĂ©, lâĆuvre nâavait plus rien dâune image, et lâinconfort de la rĂ©alitĂ© de cet objet nâĂ©tait pas quelque chose que lâĆuvre se contentait de mettre en avant, mais quelque chose quâelle sâĂ©tait faite Ă elle-mĂȘme. »
fysieke ervaring, hun voorafgaandelijke kennis, of wat voor feitelijke informatie ook die de instelling hun verschaft. Maar elke instelling staat onder druk om goed te zijn en gelijk te hebben. Ik ben op mijn hoede, want die druk mag niet op de kunst worden overgebracht. Ik wil helemaal geen gelijk hebben. Ik wil niemand de les lezen. Ik kan de dingen waarbij ik betrokken ben of waaraan ik medeplichtig ben oprecht toelichten, en mijn nieuwsgierigheid voert me mee naar wat moeilijk, onopgelost en tegenstrijdig is. Dat betekent ook dat mijn werk zich in een ongemakkelijke ruimte bevindt. Toen ik een museumvloer bedekte met duizenden potplanten, reproduceerden die in massa geproduceerde, gedomesticeerde, levende dingen in hun namaak-terracotta plastic potjes een haast digitaal ogend beeld van een romantische bloemenweide, of misschien wel een beeld van iets artificieels, zoals de industriĂ«le landbouw. Maar toen de bloemen begonnen dood te gaan, was het werk niet langer een beeld, en het ongemak van de werkelijkheid van dit object was niet iets waarop het werk ons alleen maar wees, maar iets wat het voor zichzelf had gedaan.â




15 Oct.â25â4 Jan.â26
Quel est le rapport entretenu entre lâarchitecture, la ville et les histoires quâelles racontent ?
Dans lâexposition Urban Legend, Ouest - le bureau bruxellois de StĂ©phane Damsin et Jan Haerens - vous invite Ă regarder la ville comme un organisme vivant, en constante transformation. Leur pratique sâancre avec enthousiasme et respect dans le cadre urbain existant, dense et hĂ©tĂ©roclite. Dans lâexposition ils prĂ©sentent cinq de leurs projets construits ainsi que des rĂ©cits rĂ©els et fictionnels de nombreux urbanistes, Ă©crivains et artistes Ă propos de la ville. Le 14 octobre 2025, ils inaugurent lâexposition par une confĂ©rence. Une soirĂ©e durant laquelle la pensĂ©e urbaine, lâarchitecture et lâimaginaire se rencontrent.
Une coproduction avec A+ Architecture in Belgium.
Hoe verhoudt architectuur zich tot de stad en de verhalen die ze vertelt?
In de tentoonstelling Urban Legend nodigt Ouest â het Brusselse bureau van StĂ©phane Damsin en Jan Haerens â je uit om de stad te bekijken als een levend, voortdurend transformerend organisme. Hun praktijk vertrekt vanuit de dichtbebouwde en heterogene stad, die ze met enthousiasme en respect benaderen. In de tentoonstelling toont Ouest vijf van hun gerealiseerde projecten, evenals enkele echte en fictieve verhalen over de stad verteld door stedenbouwkundigen, schrijvers en kunstenaars. Op 14 oktober 2025 openen ze de tentoonstelling met een lezing. Een avond waar stadsdenken, architectuur en verbeelding samenkomen. Een co-productie met A+ Architecture in Belgium.

âDĂ©couvrez nos nouvelles expositions Ă travers les yeux de nos guides'
« Jâaime nouer le dialogue pendant une visite guidĂ©e et je me rĂ©jouis donc de guider lâexpo de John Baldessari. »
Jâai entamĂ© ma carriĂšre de guide Ă Bozar il y a vingt ans. Depuis lors, je me sens chez moi dans ce bĂątiment, entourĂ©e dâart, et surtout en contact avec les gens. Ce qui me passionne toujours autant ?
La rencontre. Entre les Ćuvres et le public, et des gens entre eux.
Jâaime nouer le dialogue pendant une visite guidĂ©e et je me rĂ©jouis donc de guider lâexposition de John Baldessari cette saison. Des souvenirs inoubliables, jâen ai beaucoup, mais câest une anecdote rĂ©cente qui me vient Ă lâesprit : un garçon de neuf ans, en maillot de la Juventus, est entrĂ© Ă contre-cĆur dans lâexpo de Berlinde De Bruyckere pendant un Highlights Tour. Au final, il sâest avĂ©rĂ© le plus curieux de tous les visiteurs. Il posait des questions extrĂȘmement pertinentes, Ă©coutait attentivement et, aprĂšs la visite, a dĂ©clarĂ© quâil Ă©tait content dâavoir manquĂ© le foot. Quel plaisir ! Bozar continue de mâĂ©tonner. Je connais le bĂątiment par cĆur⊠ou presque, car je sais pertinemment quâil ne mâa pas encore divulguĂ© tous ses secrets ! Chaque expo me touche diffĂ©remment, tout comme chaque visiteur. Bref, je me laisserai encore volontiers surprendre Ă lâavenir. Lâart montre la voie.
Pascale Van den Storme, guide depuis 2005
« Lâart est une façon de raconter en douceur des histoires difficiles. »
Je suis un des petits derniers parmi les collĂšgues, et jâai encore plein de choses Ă dĂ©couvrir. Mais jâai dĂ©jĂ bien pris mes marques. Pour moi, lâart jette des ponts entre le passĂ© et le prĂ©sent, entre les gens aussi. Pendant lâexposition When We See Us, jâai souvent guidĂ© des groupes scolaires Ă la dĂ©couverte de lâĆuvre dâEduard Duval-CarriĂ©. Je suis chaque fois touchĂ© par True Story of the Water Spirits. Avec les enfants, nous nous asseyons autour de lâĆuvre, nous faisons des exercices de respiration et, par lâintermĂ©diaire des esprits de lâeau, nous racontons lâhistoire de lâesclavage. MalgrĂ© la gravitĂ© du sujet, il rĂšgne toujours une atmosphĂšre pleine de sĂ©rĂ©nitĂ© et de respect. Il y a bien sĂ»r aussi des moments drĂŽles : lorsque jâai demandĂ© Ă une classe de dessiner ce quâils ressentaient en visitant lâexposition, ils ont tous dessinĂ© Pikachu. Lâart ne se laisse pas diriger, câest justement ce qui fait sa beautĂ©. Moi qui ai fait des Ă©tudes dâhistoire et dâarabistique, jâespĂšre guider un jour une exposition accordant de la place aux artistes contemporains du Moyen-Orient et dâAfrique du Nord. Lâart peut nous rĂ©unir â par-delĂ les frontiĂšres, les histoires et les prĂ©jugĂ©s.
Romuald Degryse, guide depuis 2025
Inscrivez-vous Ă un Highlights Tour et partez Ă la dĂ©couverte des Ćuvres phares de nos expos de cette fin dâannĂ©e.
âIk gids graag in dialoog en kijk daarom uit naar de expo van John Baldessariâ
Twintig jaar geleden begon ik mijn gidsencarriĂšre bij Bozar. Sindsdien voel ik me hier thuis in het gebouw, tussen de kunst, en vooral bij de mensen. Wat me blijft boeien? De ontmoeting. Tussen werk en publiek, en tussen mensen onderling. Ik gids graag via dialoog, en kijk daarom enorm uit naar de tentoonstelling van John Baldessari dit seizoen.
Onvergetelijke momenten zijn er veel, maar eentje van laatst blijft me bij: een jongen van negen, in Juventus-outfit, die met tegenzin de expo van Berlinde De Bruyckere binnenkwam tijdens een Highlights Tour. Uiteindelijk bleek hij de meest nieuwsgierige van de groep. Hij stelde rake vragen, luisterde aandachtig, en zei achteraf dat hij blij was dat hij niet was gaan voetballen. Puur plezier.
Bozar blijft me verrassen. Ik ken het gebouw door en door, of bijna toch, want ik weet zeker dat het nog een paar geheimen voor me achterhoudt. Elke expo raakt me anders, net zoals elke bezoeker. Daarom laat ik me in de toekomst graag opnieuw verbazen. De kunst wijst de weg.
Pascale Van den Storme, gids sinds 2005
âKunst is een manier om moeilijke verhalen zacht te vertellen.â Als één van de jongste collegaâs ben ik nog volop aan het ontdekken, maar ook al stevig geworteld. Kunst werkt voor mij als brug tussen verleden en heden, en tussen mensen. Tijdens de tentoonstelling When We See Us gidste ik vaak klasgroepen langs het werk van Eduard Duval-CarriĂ©. Zijn True Story of the Water Spirits raakt me telkens opnieuw. Samen met kinderen zitten we rond het werk, doen ademhalingsoefeningen, en vertellen we via de watergeesten het verhaal van de slavernij. Ondanks de zwaarte ontstaat er altijd een serene, respectvolle sfeer. Natuurlijk zijn er ook grappige momenten: toen ik een klas vroeg te tekenen wat ze voelden bij de tentoonstelling, tekenden ze allemaal Pikachu. Kunst laat zich niet sturen, en dat is net het mooie. Met mijn achtergrond in geschiedenis en Arabistiek hoop ik ooit een tentoonstelling te gidsen die ruimte geeft aan hedendaagse kunstenaars uit het Midden-Oosten en NoordAfrika. Kunst kan ons verbinden â voorbij grenzen, verhalen en vooroordelen.
Romuald Degryse, gids sinds 2025
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âMijn muziek illustreert mijn liefde voor sonische intensiteit en diepe verbondenheid met theater'
FR DĂšs le mois de septembre, nous prĂ©senterons quatre artistes phares de cette saison. Ă travers de multiples concerts, leur polyvalence sera mise Ă lâhonneur et toutes leurs facettes seront abordĂ©es : le grand format et lâintime, les premiĂšres Ćuvres et les nouvelles crĂ©ations, les territoires familiers et lâexpĂ©rimentation. Nous avons dâores et dĂ©jĂ posĂ© quelques questions Ă Lea Desandre et Julia Wolfe.
Quel est le projet que vous attendez avec le plus dâimpatience Ă Bozar ?
Julia Wolfe : « La musique que je propose illustre mon amour de lâintensitĂ© sonore et mon lien profond avec le théùtre, surtout dans lâĆuvre Fire in My Mouth, qui rassemble plus de 100 chanteuses et un orchestre. Elle sâinspire de lâindustrie du vĂȘtement au tournant du siĂšcle dernier. LâĆuvre est centrĂ©e sur lâincendie qui a ravagĂ© la Triangle Shirtwaist Factory en 1911, et sur ses consĂ©quences. Jâai voulu Ă©voquer les femmes immigrĂ©es qui y travaillaient. Elles avaient fui la pauvretĂ© et les persĂ©cutions dans leur pays dâorigine. Nombre dâentre elles Ă©taient ouvriĂšres textiles et maĂźtrisaient les compĂ©tences nĂ©cessaires en couture. Elles se retrouvaient dans dâimmenses usines, des centaines rĂ©unies autour des machines Ă coudre. Fire in my mouth raconte lâhistoire de ces femmes qui ont tenu bon face Ă de grandes difficultĂ©s, de celles qui furent Ă lâavant-garde du combat pour rĂ©former leurs conditions de travail. »
Lea Desandre : « Je dirais que Chasing Rainbows est sans doute le projet qui mâenthousiasme le plus, car il fait Ă©cho Ă mes rĂȘves dâenfant. Il sâagit dâun spectacle festif qui combine mes passions pour le chant, la danse et le cinĂ©ma. »
Y a-t-il des souvenirs de la Belgique ou de Bozar que vous aimeriez partager avec nous ?
Wolfe : « En 2013, je suis venue en Belgique dans le cadre de la premiĂšre de Steel Hammer, Ă©crite pour Bang on a Can All-Stars et le Trio MediĂŠval, au Concertgebouw de Bruges. Cette fois-ci, Bang on a Can All-Stars sâassocie au Vlaams Radiokoor dans Anthracite Fields, un hommage aux ouvriers de la rĂ©gion de Pennsylvanie qui travaillaient dans les mines dâanthracite Ă lâĂ©poque oĂč cette industrie alimentait le pays. La piĂšce se penche sur lâhĂ©ritage complexe de cette industrie dangereuse. »
Desandre : « Mes souvenirs de concerts en Belgique sont chaleureux et conviviaux. Jâai toujours lâimpression dây partager un moment avec des amis, dans une bonne ambiance, marquĂ©e par la joie et la curiositĂ©. Un souvenir particulier de Bruxelles ? Je vous parlerais bien des gaufres⊠» (rires)
Lea, quâest-ce qui vous sĂ©duit dans la musique de Haendel, dont vous chanterez plusieurs Ćuvres ?
Desandre : « Son humanitĂ© et son intelligence vocale. Selon moi, aucun autre compositeur nâĂ©crivait aussi bien pour la voix Ă son Ă©poque. La ligne vocale prĂ©figure Mozart et son sens dramatique rĂ©pond Ă ma prĂ©dilection pour le théùtre et la comĂ©die. »
NL Vanaf september laten we vier portretartiesten uitgebreid aan het woord. Via meerdere concerten krijgt hun veelzijdigheid voldoende speelruimte en komen al hun facetten aan bod: grootschalig en intiem, vroeg en nieuw werk, vertrouwd terrein en experiment. We vuurden al enkele vragen af op de Frans-Italiaanse mezzosopraan Lea Desandre en Amerikaanse componiste Julia Wolfe.
Naar welk project bij Bozar kijken jullie het meeste uit?
Julia Wolfe: âMijn muziek die aan bod komt illustreert mijn liefde voor sonische intensiteit en mijn diepe verbondenheid met het theater. In Fire in my mouth komt dat het sterkst tot uiting. Meer dan 100 zangeressen bundelen de krachten met een volledig orkest. Het stuk is gebaseerd op de kledingindustrie van rond de vorige eeuwwende. De focus van het werk ligt op de brand die in 1911 de Triangle Shirtwaist Factory teisterde, en op de nasleep ervan. Ik haalde me de vrouwelijke immigranten die er werkten voor de geest. Ze waren de armoede en de vervolging in hun thuisland ontvlucht. Velen onder hen waren textielarbeidsters en beschikten over de nodige naaiskills. Zo kwamen ze in enorme fabrieken terecht en zaten ze met zân honderden aan de naaimachines. Fire in my mouth vertelt het verhaal van de vrouwen die hebben doorgezet en de uitdagende omstandigheden het hoofd hebben geboden, van de vrouwen die vooropgingen in de strijd voor de hervorming van de werkplek.â
Lea Desandre: âChasing Rainbows is misschien wel het project waar ik het meest enthousiast over ben, omdat het aansluit bij mijn kinderdromen. Het is een feestelijke show die mijn passies combineert: zingen, dansen en film.â
Hebben jullie herinneringen aan België of Bozar die jullie met ons wil delen?
Wolfe: âIn 2013 ben ik naar BelgiĂ« gekomen voor de premiĂšre van Steel Hammer, geschreven voor Bang on a Can All-Stars en Trio MediĂŠval, in het Concertgebouw Brugge. Deze keer zal Bang on a Can All-Stars de handen in elkaar slaan met het Vlaams Radiokoor voor Anthracite Fields, een eerbetoon aan de arbeiders van de Pennsylvania Anthracite Region die in de antracietmijnen werkten toen de industrie het land van brandstof voorzag. Het stuk zoomt in op de ingewikkelde nalatenschap van die gevaarlijke industrie.â
Desandre: âMijn herinneringen aan concerten in BelgiĂ« zijn warm en gemoedelijk. Ik heb er het gevoel dat ik een moment deel met vrienden, in een sfeer van goede wil, vreugde en nieuwsgierigheid. Een specifieke herinnering aan Brussel? Mag ik het over wafels hebben? (lacht)â
Lea, wat spreekt jou aan in de muziek van HĂ€ndel, van wie je meerdere werken zal zingen?
Desandre: âZijn menselijkheid en vocale intelligentie. Naar mijn mening is hij, in zijn periode, de componist die het beste weet hoe hij voor de stem moet schrijven. De vocale lijn neigt naar die van Mozart en zijn gevoel voor drama vervult mijn voorliefde voor theater en acteren.â
Pouvez-vous déjà nous parler du concert de gala avec le BNO ?
Desandre : « Il sâagira dâun voyage contrastĂ©, entre cĂ©lĂ©bration, lyrisme et Ă©motion. Avec les musiciens et mon excellent ami Huw Montague Rendall, jâespĂšre proposer un moment Ă la fois théùtral et intime. »
Quelle est votre tout premier souvenir de Julie Andrews, Ă qui vous rendrez hommage avec lâEnsemble Jupiter ?
Desandre : « Je devais avoir six ou sept ans, et jâai vu Mary Poppins avec des yeux Ă©merveillĂ©s. Sa voix, son Ă©lĂ©gance, sa douceur et sa force de caractĂšre : elle est une de mes plus grandes inspirations. »
Julia, Ă Bozar, votre travail sâĂ©chelonnera sur sept concerts. Quel est pour vous le fil conducteur de votre travail ?
Wolfe : « Toutes les Ćuvres musicales que je prĂ©sente sâinspirent de lâidiome amĂ©ricain : le fiddle, le swing, la podorythmie, les percussions corporelles... La sensibilitĂ© est brute et instantanĂ©e. Dans Body Language, un claquement de mains dĂ©clenche une explosion orchestrale. Une salve de coups sur la poitrine conduit Ă des roulements Ă©nergiques sur une batterie faite de tuyaux en plastique et dâustensiles de cuisine. Dans Forbidden Love, les percussionnistes sâattaquent aux instruments du quatuor Ă cordes en les frappant et en les grattant. »
Sol Gabetta et Fennesz comptent également parmi nos artistes phares cette saison. Retrouvez Gabetta le 6 décembre avec Cappella Gabetta ou le 7 janvier avec Kristian Bezuidenhout. Quant aux trois concerts de Fennesz, ils auront lieu au printemps.
Kan je al iets prijsgeven over het galaconcert met het BNO?
Desandre: âHet wordt een reis van contrasten; tussen feestelijkheid, lyriek en emotie. Samen met de muzikanten en mijn goede vriend Huw Montague Rendall hoop ik een moment te creĂ«ren dat zowel theatraal als intiem is.â
Wat is je eerste herinnering aan Julie Andrews, aan wie je een eerbetoon zal brengen met Jupiter Ensemble?
Desandre: âIk moet zes of zeven zijn geweest toen ik Mary Poppins zag met ogen vol verwondering. Haar stem, haar elegantie, haar zachtheid en haar zelfverzekerde karakter: ze is een van mijn grootste inspiratiebronnen.â
Julia, in Bozar wordt je werk gespreid over zeven concerten gebracht. Wat is voor jou de rode draad in je werk?
Wolfe: âAlle muzikale werken die gebracht zullen worden, zijn schatplichtig aan het Amerikaanse idioom: fiedelen, swingende ritmes, voetstampen, bodyslappen ... De zintuiglijkheid is rauw en ogenblikkelijk. In Body Language laat een klap in de handen een explosie in het orkest ontstaan. Een salvo van slagen op de borst leidt tot energieke roffels op een drumstel dat bestaat uit plastic buizen en keukengereedschap. In Forbidden Love gaan de percussionisten aan de slag met de instrumenten van het strijkkwartet en maken ze er een soort hakkeborden van door erop los te slaan en te tokkelen.â
Ook Sol Gabetta en Fennesz zijn dit seizoen portretartiesten. Ontmoet Gabetta aan de zijde van Cappella Gabetta op 6 december of met Kristian Bezuidenhout op 7 januari en tel af naar het voorjaar voor de drie concerten van Fennesz.
Cedric Feys & Guillaume De Grieve
12 Sept.â25 - BNO, Hermus & Hadelich
18 Dec.â25 - Rakhi Singh
15 Jan.â26 - BNO, de Ridder & Currie
17 Jan.â26 - BL!NDMAN
27 Feb.â26 - BNO, Vlaams Radiokoor & Youth Choir of La Monnaie
8 Mayâ26 - Bang on a Can & Vlaams Radiokoor
19 Mayâ26 - Ensemble Frederik Croene
20 Sept.â25 - Lea Desandre & Jupiter Ensemble
15 Oct.â25 - Lea Desandre & Jupiter Ensemble
13 Mayâ26 - BNO, Bellincampi & Desandre
13 Juneâ26 - Lea Desandre & Jupiter Ensemble




FR Notre espace consacré aux jeux vidéo artistiques et aux arts interactifs, Bozar Arcade, revient pour une quatriÚme édition, à découvrir dÚs octobre pendant trois mois.
Venez explorer comment les mondes virtuels nous permettent de dĂ©passer les frontiĂšres physiques, sociales ou politiques. Ces jeux vont bien au-delĂ du divertissement : ils imaginent de nouvelles façons de vivre ensemble. Ă travers des rĂ©cits immersifs et des expĂ©riences collaboratives, ils nous invitent Ă repenser lâespace public, les liens sociaux et la notion mĂȘme de libertĂ©.
âCes jeux nous invitent Ă repenser lâespace public, les liens sociaux et la notion mĂȘme de libertĂ©'
Des errances poĂ©tiques aux futurs spĂ©culatifs, les cinq jeux sĂ©lectionnĂ©s proposent dâĂ©chapper au quotidien et dâexpĂ©rimenter dâautres rĂ©alitĂ©s. Que vous soyez un·e gamer·euse confirmé·e ou simplement curieux·se, Bozar Arcade est un espace ouvert pour jouer, rĂ©flĂ©chir et interagir seul ou Ă plusieurs.
Bozar Arcade sâinscrit dans lâune des thĂ©matiques de la saison '25-â26, qui explore notamment les utopies urbaines, et fait Ă©cho Ă lâexposition Ouest. Urban Legend du bureau dâarchitecture bruxellois Ouest.
NL In oktober verwelkomen we de vierde editie van Bozar Arcade, onze ruimte gewijd aan artistieke videogames en interactieve kunsten.
Kom en ontdek gedurende drie maanden hoe virtuele werelden ons in staat stellen om fysieke, sociale en politieke grenzen te overschrijden. De games gaan veel verder dan louter entertainment: ze stellen nieuwe manieren van samenleven voor. Door middel van meeslepende verhalen en gezamenlijke ervaringen nodigen ze ons uit om zaken als de openbare ruimte, sociale banden en het begrip vrijheid opnieuw te bekijken.
âBozar Arcade is een open ruimte om te spelen, na te denken en te interageren, alleen of met anderen'
Van poëtische omzwervingen tot speculatieve toekomsten, de vijf geselecteerde games bieden een kans om te ontsnappen aan het alledaagse en te experimenteren met andere werkelijkheden. Of je nu een ervaren gamer bent of gewoon nieuwsgierig, Bozar Arcade is een open ruimte om te spelen, na te denken en te interageren, alleen of met anderen.
Bozar Arcade is nauw verbonden aan een van de themaâs van seizoen '25-â26, dat stedelijke utopieĂ«n verkent, en sluit aan bij de tentoonstelling Ouest. Urban Legend.
Emma Dumartheray


FR Avec une nouvelle sĂ©rie Bozar Bassment, lâAbrupt Festival annuel et la rĂ©ouverture de la Salle M, Bozar rĂ©affirme son engagement en faveur de la musique Ă©lectronique. Que vous aimiez plonger dans lâambient ou faire trembler le sol avec des sons plus lourds, notre programme dâautomne confirme, convainc et surprend.
Abrupt Festival
Ă sa sortie en 2019, nul nâaurait pu imaginer que The Sacrificial Code de lâorganiste Kali Malone deviendrait un manifeste mondial en faveur de la lenteur, de la concentration et de lâintrospection. La cathĂ©drale Saints-Michel-et-Gudule offre un Ă©crin idĂ©al Ă sa « musique ancienne » contemporaine. Francisco LĂłpez puise lui aussi dans les siĂšcles passĂ©s, sâinspirant de lâunivers sombre de Francisco de Goya.
Bozar Bassment
De la musique Ă©lectronique surchargĂ©e de grime, criblĂ©e de techno ou barbouillĂ©e de noise ? Vous trouvez aussi que cela sâĂ©coute mieux en sous-sol ? La nouvelle sĂ©rie Bozar Bassment propose chaque mois une double affiche de performances audiovisuelles live dans notre salle souterraine, la Salle Terarken. Victor De Roo ouvrira la soirĂ©e avant le projet multimĂ©dia Amnesia Scanner. Quant au Trio IVM, il partage un intĂ©rĂȘt pour lâimprovisation libre, les fantaisies ambient Ă©purĂ©es et les mutations brutalistes de clubs. De son cĂŽtĂ©, lâAmĂ©ricaine Kaitlyn Aurelia Smith est plus Ă lâaise dans son univers dĂ©jantĂ© de synthĂ©tiseurs. Et pour ceux qui aiment les approches plus brutes, Axontorr prĂ©sente son « projet de recherche », qui comprend des instruments imprimĂ©s en 3D, tandis que le duo dâimprovisation Yellow Swans ressort tout droit de lâunderground expĂ©rimental de Portland.
Ambient
Que vous prĂ©fĂ©riez rĂȘver les yeux fermĂ©s ou vous concentrer sur la musique, lâambient offre toujours une expĂ©rience dâĂ©coute unique. Notez dĂšs Ă prĂ©sent la date du 8 novembre, Ă laquelle le producteur de renommĂ©e mondiale Nicolas Jaar dĂ©voilera Intiha, fruit de sa collaboration avec le chanteur pakistanais Ali Sethi. Des poĂšmes centenaires viennent enrichir lâĂ©lectronique narrative de Jaar. Ambient meets global. Une Ă©treinte transmusicale. Dans cet esprit, le multiinstrumentiste espagnol Suso SĂĄiz convie le groupe bruxellois Echo Collective Ă tisser ensemble un paysage sonore puissant et Ă©vocateur.
Le Motel de retour du Vietnam
Parmi toutes ces pépites, Le Motel présente pour la premiÚre fois le 1er novembre son projet Odd Numbers sur scÚne avec des percussionnistes et des chanteurs vietnamiens. Le DJ et producteur bruxellois a parcouru le Vietnam en 2023 et y a réalisé des enregistrements de terrain. De retour à Bruxelles, il a ajouté de la poésie coréenne à ce qui allait devenir un album collectif⊠pensé pour une écoute partagée.
NL Met een nieuwe reeks Bozar Bassment, het jaarlijkse Abrupt Festival en een indrukwekkende line-up ondertekent Bozar opnieuw het engagement voor elektronische muziek. Of je nu graag wegzakt bij ambient, of liever de grond ziet daveren door het zwaardere werk, ons najaarsprogramma bevestigt, overtuigt en verrast.
Abrupt Festival
Toen Kali Malone in 2019 de orgelplaat The Sacrificial Code uitbracht had niemand kunnen voorspellen dat die zou uitgroeien tot een internationaal gevierd pleidooi voor traagheid, focus en introspectie. We kozen de Sint-Michiel- en Sint-Goedelekathedraal als bezinningsruimte voor haar hedendaagse âoude muziekâ. Ook Francisco LĂłpez keek enkele eeuwen terug en liet zich inspireren door de donkere kunst van Francisco de Goya.
Bozar Bassment
Elektronische muziek overladen met grime, doorzeefd met techno, of beklad met noise? Dat wil je toch het liefst onder straatniveau horen? De nieuwe reeks Bozar Bassment introduceert iedere maand een double bill met live A/V in onze ondergrondse Terarkenzaal. Zo leidt Victor De Roo het multimediale Amnesia Scanner in. Het IVM Trio deelt een interesse in vrije improvisatie, spaarzame ambientfantasieĂ«n en brutalistische club-mutaties. De Amerikaanse Kaitlyn Aurelia Smith is dan eerder thuis in haar knotsgekke wereld vol synthesizers. En voor wie het allemaal wat ongepolijster mag zijn: Axontorr presenteert hun âresearchprojectâ, inclusief 3D-geprinte instrumenten en het improvisatieduo Yellow Swans herrijst uit de experimentele underground van Portland.
Ambient
Of je nu het liefst met gesloten ogen wegdroomt, of geconcentreerd de muziek wil volgen, ambient is voor iedere fan een unieke luisterervaring. Ook 8 november wordt een concertavond om te koesteren, want dan stelt de wereldberoemde producer Nicolas Jaar Intiha voor, dat hij samen met de Pakistaanse zanger Ali Sethi inblikte. Eeuwenoude gedichten vullen de verhalende elektronica van Jaar aan. Ambient meets global. Een transmuzikale omhelzing. Zo ook bij de Spaanse multi-instrumentalist Suso SĂĄiz die het Brusselse Echo Collective uitnodigt om een solide soundscape bij elkaar te lijmen.
Le Motel terug uit Vietnam
Tussen al dit moois presenteert Le Motel op 1 november voor het eerst zijn project Odd Numbers live met Vietnamese percussionisten en vocalisten. De Brusselse dj en producer ging in 2023 op trot door Vietnam en nam er field recordings op. Terug in Brussel voegde hij Koreaanse poëzie toe aan wat uiteindelijk een collectief album zou worden. Eén waar je collectief naar wil luisteren.
Guillaume De Grieve


âMet Symphonic Date en het BNO verlaten we het stereotiepe format van het klassieke concert'
FR Dans la nouvelle sĂ©rie Symphonic Date, le prĂ©sentateur Thomas Vanderveken rĂ©vĂšle les secrets qui Ă©lĂšvent certaines Ćuvres au rang des plus apprĂ©ciĂ©es. En une heure, dĂ©couvrez deux chefsdâĆuvre sous un jour nouveau.
Comment pensez-vous que la musique classique puisse ĂȘtre diffusĂ©e auprĂšs dâun public plus large ?
Thomas Vanderveken : « La musique classique jouĂ©e en direct est spĂ©ciale car elle nâa pas dâĂ©quivalent : le savoir-faire, la stratification, la crĂ©ativitĂ© et la profondeur de cette musique nâont pas de comparaison. Et le temps nâa laissĂ© que le meilleur des cinq cents derniĂšres annĂ©es. Tout le monde aime la musique classique, mais parfois sans le savoir. »
Comment abordez-vous les Symphonic Dates?
Vanderveken : « Nous laisson de cĂŽtĂ© le stĂ©rĂ©otype du concert classique. Il sâagit dâun programme dâune heure dans lequel une seule Ćuvre est jouĂ©e. Ainsi, nous nous adressons Ă dâautres groupes cibles : les personnes accompagnĂ©es dâenfants, celles qui veulent manger ou boire quelque chose et qui ne veulent pas passer tout lâaprĂšs-midi ou toute la soirĂ©e dans la salle de concert. Au dĂ©but de chaque Symphonic Date, je fais une sorte de... (cherche le mot juste), une introduction animĂ©e. Avec des images et un peu dâhumour, jâexplore le contexte, la personnalitĂ© du compositeur, le caractĂšre unique de la musique elle-mĂȘme et je fais le lien avec aujourdâhui. En bref, ma mission est de capturer lâessence de lâĆuvre et du compositeur en dix minutes. »
La Pastorale de Beethoven et la Symphonie du Nouveau Monde de DvoĆĂĄk ont-elles une signification particuliĂšre pour vous ?
Vanderveken: « DvoĆĂĄk sans aucun doute : jâavais six ans lorsque jâai trouvĂ© certains de ses thĂšmes dans mon livre de piano. Mon pĂšre mâa ensuite fait Ă©couter la version orchestrale et jâai Ă©tĂ© conquis : câĂ©tait un moment magique. Dâailleurs, câest avec cette symphonie que DvoĆĂĄk a rĂ©ussi Ă sĂ©duire le public amĂ©ricain. Il sâest rendu aux Ătats-Unis pour devenir directeur du Conservatoire de musique de New York. Il a créé la surprise en utilisant des mĂ©lodies locales et lâĆuvre a immĂ©diatement attirĂ© un large public. Il en va de mĂȘme pour la Pastorale de Beethoven : il sâagit dâune histoire mise en musique, un concept particuliĂšrement innovant Ă lâĂ©poque. Beethoven a lui aussi remuĂ© le genre symphonique en profondeur. »
Quels sont les conseils que vous pouvez donner dĂšs maintenant ? Vanderveken: « Il est toujours utile dâĂ©couter des enregistrements, mĂȘme si rien ne vaut lâexpĂ©rience live. Dans notre monde dominĂ© par le scrolling et lâattention Ă©phĂ©mĂšre, vivre la musique classique en direct reste une expĂ©rience bouleversante. Elle est Ă©galement une source dâinspiration pour notre Ă©poque. Prenez la Pastorale : que signifie notre expĂ©rience de la nature aujourdâhui ? Sa musique nous rapproche peut-ĂȘtre un peu plus de la nature. Elle mâinspire Ă mieux vivre ma vie. »
NL In de nieuwe reeks Symphonic Date onthult presentator
Thomas Vanderveken de geheimen die sommige werken tot de meest geliefde maken. In één uur krijg je een frisse blik op twee meesterwerken.
Hoe kan klassieke muziek volgens jou naar een breder publiek worden gebracht?
Thomas Vanderveken: âDoor er niet te missionarisachtig over te doen. Live gespeelde klassieke muziek is bijzonder omdat ze geen equivalent heeft: het vakmanschap, de gelaagdheid, de creativiteit en diepgang van die muziek kent geen vergelijk. Bovendien is door de tijd alleen het allerbeste van de laatste vijfhonderd jaar overgebleven; de rest werd uitgefilterd. Volgens mij houdt iedereen van klassiek â alleen wéét niet iedereen dat al.â
Hoe pak jij het aan met de Symphonic Dates?
Vanderveken: âWe verlaten het stereotiepe format van het klassieke concert. Het BNO brengt een programma van een uur waarin één werk wordt gespeeld. Zo mikken we ook op andere doelgroepen: mensen met kinderen, zij die voor of na nog iets willen eten of drinken en niet de hele namiddag of avond in de concertzaal wensen door te brengen. Aan het begin van elke Symphonic Date breng ik een ⊠(zoekt het juiste woord) âwakkere inleidingâ. Met beelden en wat humor ga ik op zoek naar de context, de persoonlijkheid van de componist, de eigenheid van de muziek zelf en leg ik de link met vandaag. Kortom, mijn opdracht is om in tien minuten tijd de essentie te pakken te krijgen.â
Hebben Beethovens Pastorale en DvoĆĂĄks Nieuwe Wereld-symfonie voor jou een speciale betekenis?
Vanderveken: âDvoĆĂĄk zeker en vast: ik was zes toen ik enkele van zijn themaâs in mijn pianoboek aantrof en leerde spelen. Mijn vader liet me nadien de orkestversie horen en ik was verkocht: dat koester ik als een magisch moment. Het is trouwens een symfonie waarmee DvoĆĂĄk het Amerikaanse publiek wist te verleiden. Hij trok naar de VS om er directeur te worden van het New Yorkse conservatorium. Hij verraste het publiek door native melodieĂ«n te gebruiken en het werk sleepte meteen een breed publiek mee. Hetzelfde gebeurt in Beethovens Pastorale: het is een verhaal op muziek, in die tijd bijzonder vooruitstrevend. Ook Beethoven heeft de symfonische bakens verzet.â
Welke tips kan je nu al meegeven?
Vanderveken: âOpnames beluisteren is zeker een goede voorbereiding! Al gaat natuurlijk niets boven de live beleving. In onze wereld van scrollen en kortstondige aandacht blijft live klassieke muziek een overrompelende ervaring. Ze is ook telkens opnieuw inspirerend voor onze eigen tijd. Neem nu de Pastorale: wat betekent onze natuurervaring vandaag nog? Zijn muziek brengt ons misschien wat dichter bij de natuur. Ze inspireert mij om mijn leven op een beter manier te leiden.â
Pieter Mannaerts
30 Oct.â25 - DvoĆĂĄk 9, Belgian National Orchestra & Feddeck
9 Apr.â26 - Beethoven 6, Belgian National Orchestra & Richard Egarr



FR Certaines Ćuvres ont Ă©tĂ© accueillies par des huĂ©es et la consternation lors de leur crĂ©ation. Dâautres sont si originales dans leur conception quâelles stimulent encore aujourdâhui notre imagination. La nouvelle sĂ©rie Echoes of the 20th Century dĂ©butera cet automne. Voici un aperçu de cinq des douze compositions emblĂ©matiques au programme.
Ambassadeurs de lâambition
Gustav Holst a achevĂ© Les PlanĂštes juste avant la fin de la PremiĂšre Guerre mondiale. Fruit dâune passion nouvelle pour lâastrologie, lâĆuvre sâest lentement dĂ©veloppĂ©e dans son imagination au fil de la guerre. En sept mouvements, il met en musique les propriĂ©tĂ©s astrologiques des planĂštes dâune maniĂšre innovante. Par exemple, avec lâajout dâun chĆur de femmes sâeffaçant peu Ă peu, il Ă©voque sans peine lâatmosphĂšre mystĂ©rieuse de Neptune.
Aucun nom ne colle aussi bien au Concerto pour violoncelle n° 2 de Dimitri Chostakovitch que celui de Mstislav Rostropovitch. LâĆuvre a Ă©tĂ© Ă©crite sur mesure pour lui et a Ă©tĂ© créée en 1966, Ă lâoccasion du soixantiĂšme anniversaire du compositeur. Bien que moins connu que le premier, ce concerto est incontournable dans le rĂ©pertoire des violoncellistes. Il en va de mĂȘme pour Truls MĂžrk, qui a suivi les cours de Natalia Schakowskaya, elle-mĂȘme Ă©lĂšve de Rostropovitch.
Hommage Ă une grande dame
« Poser un legato sur le staccato fragmentĂ© de la vie ». Câest ce que Sofia Gubaidulina, rĂ©cemment dĂ©cĂ©dĂ©e, visait dans sa musique aussi mystique que bouleversante. Il en va de mĂȘme pour lâintime In Croce pour violoncelle et accordĂ©on. Le titre fait rĂ©fĂ©rence non seulement au symbolisme de la Croix, une constante
NL Er zijn zo van die muziekstukken die bij de premiĂšre onthaald werden met boegeroep en ontsteltenis. Andere werken zijn zo origineel in opzet dat ze onze verbeelding ook vandaag nog prikkelen. De nieuwe reeks Echoes of the 20th Century gaat dit najaar van start. Leer alvast vijf van de twaalf symbolische composities kennen.
Ambassadeurs van ambitie
The Planets van Gustav Holst kreeg zijn premiĂšre net voor het einde van WO I. Het werk groeide tijdens de oorlog langzaam in de verbeelding van Holst, nadat hij begeesterd raakte door de astrologie. In zeven delen verklankt hij op vernieuwende wijze de astrologische eigenschappen van de planeten. Zo roept hij met de toevoeging van een wegstervend vrouwenkoor moeiteloos de mysterieuze sfeer van Neptunus op.
Er is maar één naam die samen met die van de componist aan Dmitri Sjostakovitsjâ Concerto voor cello en orkest nr. 2 kleeft en dat is Mstislav Rostropovitsj. Het werk werd speciaal op maat van de Russische cellist geschreven en ging in 1966 in premiĂšre voor de 60ste verjaardag van Sjostakovitsj. Hoewel minder bekend dan het eerste, staat dit concerto op de wishlist van elke cellist. Zo ook bij Truls MĂžrk, die les volgde bij Natalia Schakowskaya, een leerlinge van Rostropovitsj.
Een hommage aan een grote vrouw
Een legato leggen over het gefragmenteerde staccato van het leven. Dat is wat de recent overleden Sofia Gubaidulina naar eigen zeggen beoogt met haar sterk mystieke en overrompelende muziek. Zo ook in het intieme In Croce voor cello en accordeon. De titel verwijst niet enkel naar de symboliek van het Kruis â die
dans son Ćuvre, mais aussi Ă la relation entre les instruments : le violoncelle (le vertical) et lâaccordĂ©on ( lâhorizontal) se croisent progressivement et subissent une transfiguration.
âLa musique ne cherche pas toujours Ă captiver par la virtuositĂ© ou lâemphase orchestrale. Elle appelle parfois Ă adopter une attitude dâĂ©coute totalement diffĂ©rente'
Une nouvelle maniĂšre dâĂ©couter La musique ne cherche pas toujours Ă captiver par la virtuositĂ© ou lâemphase orchestrale. Elle appelle parfois Ă adopter une attitude dâĂ©coute totalement diffĂ©rente. Pour interprĂ©ter Le Noir de lâĂtoile, six percussionnistes exceptionnels dâIctus prennent place autour de vous. Avec la prĂ©cision et lâĂ©nergie qui les caractĂ©risent, ils donnent vie au chef-dâĆuvre de GĂ©rard Grisey et Ă ce qui lâa inspirĂ© : les pulsations des Ă©toiles mourantes, Ă©galement appelĂ©es « pulsars ». Le spectraliste français a transformĂ© leurs frĂ©quences en tempi et leur rotation, leur dĂ©cĂ©lĂ©ration et leur accĂ©lĂ©ration en une fascinante exploration sonore. Il ne vous reste plus quâĂ ressentir et Ă©couter les Ă©chos des Ă©toiles.
Dans la tourmente des annĂ©es 1960, avec lâassassinat de Kennedy, la guerre du VietNam et de terribles manifestations, la compositrice amĂ©ricaine Pauline Oliveros sâest repliĂ©e sur elle-mĂȘme. Elle a dĂ©laissĂ© les concerts publics au profit dâexpĂ©riences sonores avec son accordĂ©on. Pour nâen citer quâune : jusquâoĂč peut-on prolonger une seule note ? Sa recherche de paix intĂ©rieure lâa finalement conduite, par le biais de mĂ©ditations de groupe, Ă un style dâĂ©coute qui permet de se guĂ©rir soi-mĂȘme. « LâĂ©coute profonde consiste Ă aller au-delĂ de la surface de ce que vous entendez et Ă Ă©tendre votre attention Ă tous les sons qui vous entourent tout en vous concentrant », explique Oliveros. Une expĂ©rience unique Ă vivre lors de lâinterprĂ©tation de Earth Ears (1989), un rituel sonore jamais identique, toujours renouvelĂ©.
overal in haar werk opduikt â maar ook naar de relatie tussen de instrumenten: cello (het verticale) en accordeon (het horizontale) kruisen elkaar gaandeweg en ondergaan een transfiguratie.
Een nieuwe manier van luisteren
Niet alle muziek probeert je aandacht vast te houden met virtuoos vioolspel of orkestrale crescendoâs. Soms wordt een totaal andere luisterhouding gevraagd. Tijdens de uitvoering Le Noir de lâĂtoile staan zes uitmuntende percussionisten van Ictus rondom je opgesteld. Met hun kenmerkende precisie en energie brengen ze GĂ©rard Griseys meesterwerk Ă©n de inspiratiebron erachter â de pulserende ritmes van stervende sterren, ook bekend als pulsars âhelemaal tot leven. De Franse spectralist verwerkte hun frequenties tot tempi en transformeerde hun rotatie, vertraging en versnelling tot een meeslepende klankverkenning. Voel en hoor je ook al de echoâs van de sterren?
âDeep listening houdt in dat je onder de oppervlakte gaat van wat je hoort, en je aandacht uitbreidt naar alle geluiden rondom je' - Pauline Oliveiros
Door de onrust van de jaren 1960 â de moord op Kennedy, de Vietnamoorlog en gruwelijke protestacties â plooide de Amerikaanse componiste Pauline Oliveros op zichzelf. Geen publieke concerten meer, maar klankexperimenten met haar accordeon. Hoe lang kan je dezelfde noot aanhouden, bijvoorbeeld? De zoektocht naar innerlijke rust leidde haar via groepsmeditaties uiteindelijk naar een zelfhelende luisterstijl. âDeep listening houdt in dat je onder de oppervlakte gaat van wat je hoort, en je aandacht uitbreidt naar alle geluiden rondom je, terwijl je je concentreert,â duidt Oliveros. Probeer het zelf uit tijdens Earth Ears uit 1989, een sonic ritual dat nooit tweemaal hetzelfde klinkt.
Cedric Feys & Guillaume De Grieve
21 Nov.â25
Antwerp Symphony Orchestra & Shokhakimov, Holst. The Planets
23 Nov.â25
Valerie Fritz & Goran Stevanovich, Gubaidulina. In Croce
28 Nov.â25
BNO, Kochanovsky & MĂžrk, Shostakovich. Cello Concerto No.2
16 Jan.â26
Ictus, Grisey. Le Noir de lâĂtoile
18 Jan.â26
Stéphane Garin, Alexandre Babel & Tom De Cock, Oliveros. Earth Ears

Hall des sculptures, salle de(s) marbre(s), Salle dâAnimation,⊠Au fil de son histoire, notre Hall Horta a portĂ© de nombreux noms. Ă lâimage dâune place de marchĂ© dans une ville, cet espace forme le cĆur battant du Palais des BeauxArts. Central et ouvert, il remplit de multiples fonctions : lieu de passage ou de pause, lieu de crĂ©ation artistique ou de rencontres. Il Ă©tait donc temps de repenser cet espace, Ă la croisĂ©e de lâart et de lâarchitecture. En collaboration avec le bureau dâarchitectes Giusto
Van Campenhout et lâartiste Michel François, nous avons imaginĂ© une proposition visuelle forte, en dialogue respectueux avec lâarchitecture existante, qui renforce notre identitĂ©.
Venez dĂ©couvrir notre nouveau Hall Horta, pour vous y reposer, vous rencontrer, Ă©changer des idĂ©es, avant ou aprĂšs un concert, un film, une discussion, une performance ou une visite dâexposition.


Sculpturenhal, Marmeren Zaal, Animatiezaal ⊠Onze Hortahal kende al vele namen doorheen de geschiedenis. Zoals het marktplein van een stad vormt deze hal het kloppend hart van het Paleis voor Schone Kunsten. Deze centrale ruimte vervult tal van functies: van doorgangsweg tot rustpunt, van een plek voor artistieke creaties tot een ontmoetingsruimte. Het was daarom tijd voor een herinrichting, op het kruispunt van kunst en architectuur. Samen met architectenbureau Giusto Van Campenhout en kunstenaar Michel François gaven we vorm aan een krachtig visueel ontwerp dat de bestaande architectuur alle eer aandoet en onze identiteit versterkt.
Kom genieten van onze nieuwe Hortahal, om er te verpozen, te ontmoeten en ideeëen uit te wisselen voor of na een concert, een film, gesprek, performance of bezoek aan een tentoonstelling.

FR Lors de notre festival de percussions Beats & Pieces, dĂ©couvrez comment des rythmes et cultures variĂ©s se nourrissent mutuellement. Tous les genres musicaux chers Ă Bozar â classique, global, jazz et Ă©lectronique â sont reprĂ©sentĂ©s. On y dĂ©couvre aussi les instruments de percussion les plus inattendus, car ce ne sont pas seulement les tambours et les cymbales qui donnent le pouls d'une musique rythmĂ©e.
Ballons de basket
Les ballons de basket, les lattes ou encore les livres ont un point commun : lâ iconique artiste japonais Ryoji Ikeda les transforme en instruments de percussion dans un univers musical acoustique aux allures presque Ă©lectroniques. Dans Le Noir de lâĂtoile GĂ©rard Grisey sâĂ©loigne des objets du quotidien et sâintĂ©resse aux rythmes pulsatiles des Ă©toiles mourantes, mieux connues sous le nom de pulsars. Pendant une heure, flottez dans une aventure rythmique, qui alterne explosions sonores puissantes et vibrations Ă©thĂ©rĂ©es procurant un sentiment dâintemporalitĂ©.
âLâiconique artiste japonais Ryoji Ikeda transforme les ballons de basket en instruments de percussion dans un univers musical acoustique aux allures presque Ă©lectroniques'
Darbouka, tombak, daff ou yanggeum
Ce ne sont pas des instruments que lâon apprend Ă jouer dans une Ă©cole de musique classique, mais dans leur pays dâorigine, ils sont adulĂ©s depuis des siĂšcles. Groove& sâappuie sur un riche Ă©ventail de percussions corĂ©ennes (jaunngu et yanggeum) tandis que le groupe belge SpĂ«cht rassemble des instruments du monde entier (darbouka, dohola, udu ...). Mohammad Reza Mortazavi, lâhomme aux mains les plus rapides du monde, rĂ©invente avec Bijan Chemirani les percussions traditionnelles iraniennes. Nâoubliez pas votre dictionnaire, mais surtout : profitez-en !
Le corps humain
Saviez-vous que le corps humain peut lui aussi servir dâinstrument percussif ? Julia Wolfe, artiste phare cette saison, a composĂ© un concerto pour percussions corporelles, interprĂ©tĂ© Ă Bozar par Colin Currie et le Belgian National Orchestra. Les Bruxellois de Sysmo sâen inspirent pour mettre la percussion Ă la portĂ©e de tous par le biais du rythme signĂ©. Notre langue aussi possĂšde ses propres rythmes, que des artistes de la parole et des percussionnistes explorent dans le cadre de Poetry Meets Percussion pour donner une force supplĂ©mentaire Ă leurs textes.
NL Tijdens ons percussiefestival Beats & Pieces hoor je hoe uiteenlopende ritmes en culturen elkaar verrijken. Alle muziekgenres die Bozar hoog in het vaandel draagt â klassiek, global, jazz en elektronisch â krijgen een plaats op de affiche. Je ontdekt er ook de meest onverwachte percussie-instrumenten, want niet enkel trommels en cymbalen leveren de hartslag van krachtige muziek.
Basketballen
Basketballen, latten en boeken hebben één ding gemeen: de iconische Japanse artiest Ryoji Ikeda vormt ze om tot slagwerkinstrumenten in akoestische muziek die haast elektronisch klinkt. GĂ©rard Grisey vindt voor Le Noir de lâĂtoile dan weer inspiratie in minder alledaagse zaken: pulserende ritmes van stervende sterren, beter bekend als pulsars. Een uur lang word je meegenomen op een ritmisch avontuur, wisselend tussen krachtige klankexplosies en etherische trillingen die je een gevoel van tijdloosheid geven.
Darbouka, tombak, daf of yanggeum
Het zijn geen instrumenten die je in de klassieke muziekacademie kan leren spelen, maar in hun land van herkomst zijn ze al eeuwenlang gegeerd. Groove& is gewapend met een rijk gamma aan Koreaanse slagwerkinstrumenten (jaunngu en yanggeum) en het Belgische Spëcht brengt instrumenten uit de ganse wereld samen (darboeka, doholla, udu ...). Mohammad Reza Mortazavide man met de snelste handen - toont samen met Bijan Chemirani hoe hij de traditionele Iraanse percussie opnieuw uitvond. Neem je woordenboek erbij en geniet!
âJulia Wolfe, portretartiest van dit seizoen, componeerde een concerto voor body percussion, dat bij Bozar belichaamd wordt door Colin Currie en het Belgian National Orchestra'
Het menselijk lichaam
Zelfs het menselijk lichaam kan ingezet worden als slagwerkinstrument. Julia Wolfe, portretartiest van dit seizoen, componeerde een concerto voor body percussion, dat bij Bozar belichaamd wordt door Colin Currie en het Belgian National Orchestra. Het Brusselse Sysmo neemt dit werk als vertrekpunt om via gebarentaal percussie voor iedereen te brengen. Ook onze taal heeft haar eigen ritmes. Tijdens Poetry Meets Percussion zetten spoken wordartiesten en percussionisten hun teksten extra kracht bij.
Un quatuor Ă cordes
La demande du quatuor SĆ Percussion de composer une Ćuvre pour cordes a Ă©veillĂ© lâesprit crĂ©atif rebelle de Julia Wolfe. Au lieu de quatre cordistes, ce sont des percussionnistes qui jouent du violon, de lâalto et du violoncelle de maniĂšre peu orthodoxe : les cordes sont frappĂ©es, le bois est frottĂ©, lâinstrument est jouĂ© comme sâil sâagissait dâune guitare⊠Bl!ndman relĂšve le dĂ©fi et renverse notre conception du violon. Il sâavĂšre que mĂȘme dĂ©pouillĂ© de son lyrisme, lâinstrument a quelque chose Ă dire.
Une machine
Une « machine Ă percussion » inspirĂ©e du son emblĂ©matique du Roland TR-808, la boĂźte Ă rythmes du hip-hop et de la musique Ă©lectronique : c'est autour de cet instrument unique que le trio de percussionnistes ougandais Arsenal Mikebe construit ses performances entraĂźnantes. Comme nul autre, il danse Ă la frontiĂšre de la musique acoustique et Ă©lectronique. Mais dans la catĂ©gorie « machine Ă percussion », on retrouve aussi des artistes en chair et en os tels que Mark Giuliana, qui sâimpose depuis des annĂ©es comme lâun des batteurs de jazz les plus originaux. Il prĂ©sente son album solo MARK, oĂč ses grooves typiques se nichent entre paysages sonores intrigants, synthĂ©s et extraits parlĂ©s.
Een strijkkwartet
De vraag van SĆ Percussion om een werk voor strijkkwartet te schrijven, wakkerde de rebel in Julia Wolfe aan. In plaats van vier strijkers zijn het namelijk slagwerkers die respectievelijk de violen, altviool en cello op onorthodoxe manieren bespelen: op de snaren slaan, over het hout wrijven, gitaareffecten gebruiken ... Bl!ndman gaat de uitdaging aan en draait de viool binnenstebuiten. Zelfs ontdaan van diens lyriciteit heeft het instrument iets te zeggen.
Een machine
Een âpercussiemachineâ geĂŻnspireerd door de sound van de iconische Roland TR-808 - dĂ© drummachine uit de hiphop en elektronische muziek; rond dit unieke instrument bouwt het Oegandese percussietrio Arsenal Mikebe hun opzwepende performances. Als geen ander dansen ze op de grens tussen akoestische en elektronische muziek. Maar er zijn ook menselijke drummachines zoals Mark Giuliana. Al jaren maakt hij naam als één van de origineelste jazzdrummers. Hij presenteert zijn soloalbum MARK, waar zijn typische grooves zich nestelen tussen intrigerende soundscapes, synths Ă©n flarden spoken word
âTous les genres musicaux chers Ă Bozar â classique, global, jazz et Ă©lectronique â sont reprĂ©sentĂ©s dans le festival de percussion'
15â18 Jan.â26
Belgian National Orchestra & Colin Currieâ IctusââłBl!ndmanââłâGroove&ââłâMark Guilianaâ Mohammad Reza Mortazavi & Bijan Chemirani
StĂ©phane Garin, Alexandre Babel & Tom De Cock SysmoââłâArsenal MikebeâłspĂ«cht




FR LâĂ©minent chef Maxim Emelyanychev et le Scottish Chamber Orchestra donnent vie Ă lâunique ballet de Beethoven, Les CrĂ©atures de PromĂ©thĂ©e, et au virtuose Concerto pour percussions de James McMillan.
NL Eminent dirigent Maxim Emelyanychev en het Scottish Chamber Orchestra tekenen voor Beethovens zelden uitgevoerde Die Geschöpfe des Prometheus en een uiterst virtuoos percussieconcerto.

FR Lors de la tournĂ©e cĂ©lĂ©brant son 70e anniversaire, le pianiste amĂ©ricain Fred Hersch invite Ă chaque fois un musicien de la jeune gĂ©nĂ©ration. Ă Bozar, place Ă lâincroyable Sullivan Fortner.
NLTijdens de tournee ter gelegenheid voor zijn 70e verjaardag nodigt de Amerikaanse pianist Fred Hersch telkens één jongere collega uit. Bij Bozar wordt dit niemand minder dan Sullivan Fortner.

FR Le chef renommĂ© Antonio Pappano donne un souffle nouveau Ă la DixiĂšme de Chostakovitch avant dâaccueillir lâĂ©toile montante Seong-Jin Cho dans le DeuxiĂšme Concerto pour piano de Chopin.
NL Vermaard dirigent Antonio Pappano laat de duistere openingsmaten uit Sjostakovitsjâ Tiende symfonie nieuw klinken en rijzende ster SeongJin Cho sluit aan voor Chopins Tweede pianoconcerto.

FR Avec une plume aussi acérée que gratifiante, Kae Tempest résume parfaitement la façon dont notre monde tourne (fou) autour de son axe. Une occasion de présenter son nouvel album Self Titled.
NL Met een scherpe, maar evengoed dankbare pen vat de Britse Kae Tempest perfect samen hoe onze wereld rond haar eigen as (dol)draait. Hij stelt bij Bozar zijn nieuwe album Self Titled voor.

FR Sous la houlette de Thomas Dunford, le tempĂ©tueux Ensemble Jupiter, la brillante soprano Lea Desandre et lâacclamĂ© contre-tĂ©nor Hugh Cutting donnent vie Ă Theodora de HĂ€ndel.
NL Onder leiding van Thomas Dunford brengen de hemelbestormers van Jupiter Ensemble, stersopraan Lea Desandre en de gelauwerde Hugh Cutting HĂ€ndels aangrijpende Theodora helemaal tot leven.

FR Ă la demande de lâensemble Miroirs Ătendus, le musicien et compositeur Christophe Chassol Ă©voque ce qui le relie Ă Steve Reich. Tous deux ont mis leur ville en musique dans une Ćuvre.
NL Op vraag van het ensemble Miroirs Ătendus stond componistmuzikant Christophe Chassol stil bij zijn verwantschap met Steve Reich. Beiden verklankten hun stad in een compositie.

FR Avec des compositions colorĂ©es dâOlivier Messiaen, Alexandre Scriabine et John Zorn, la soprano de haut rang Barbara Hannigan et le pianiste Bertrand Chamayou prĂ©sentent un programme aventureux et mystique.
NL Met kleurrijke muziek van Olivier Messiaen, Alexander Scriabin én John Zorn brengen stersopraan Barbara Hannigan en pianist Bertrand Chamayou een avontuurlijk en mystiek programma.

FR Le pianiste-compositeur Tigran Hamasyan respire la musique et puise son oxygĂšne dans les improvisations de jazz, le rock progressif et les sons dâArmĂ©nie. En quartet Ă Bozar, il fusionne tout cela Ă merveille.
NL Pianist-componist Tigran Hamasyan ademt muziek en haalt zijn zuurstof uit jazzimprovisaties, progressieve rock en klanken uit Armenië. Bij Bozar smelt hij in kwartetformatie alles weergaloos samen.

FR La voix de ténor expressive de Shahram Nazeri lui vaut parfois le surnom de « rossignol persan ». Il passe sans difficulté de la musique classique persane ou kurde au mysticisme de Rumi.
FR Door zijn expressieve tenorstem wordt Shahram Nazeri ook wel eens de âPerzische nachtegaalâ genoemd. Moeiteloos schakelt hij tussen klassieke Perzische of Koerdische muziek en de mystiek van Rumi.

FR Hilary Hahn fait rĂ©sonner le DeuxiĂšme Concerto pour violon de Prokofiev et Santtu-Matias Rouvali dirige le Philharmonia Orchestra dans les Ćuvres les plus picturales de Rachmaninov et Sibelius.
NL Hilary Hahn laat Prokofievs Tweede vioolconcerto zinderen en Santtu-Matias Rouvali leidt het Philharmonia Orchestra doorheen Rachmaninov én Sibelius op zijn meest schilderachtig.

âĂ travers notre saison nous rĂ©unissons des musicien·ne·s qui ne craignent pas les rĂ©cits multiples, les combinaisons inattendues ou les contrastes marquĂ©s'


FR Dans le cadre de Staging the Concert, Bozar encourage le dialogue entre diffĂ©rentes disciplines artistiques et invite un artiste Ă intervenir dans lâexpĂ©rience d'un concert. Le chorĂ©graphe Radouan Mriziga inaugure la premiĂšre Ă©dition de la saison, en collaboration avec le BNO. Nous lâavons rencontrĂ© avec Elias Dâhollander, chercheur Ă lâUniversitĂ© de Gand et partenaire crĂ©atif du projet.
Comment décririez-vous votre travail ?
Radouan Mriziga : « Jâexplore le rapport entre le corps, lâespace et lâintĂ©rioritĂ©, Ă travers une approche chorĂ©graphique. Cela peut prendre de nombreuses formes â danse, texte, installation, vidĂ©o â mais le mouvement reste toujours le point de dĂ©part. » Elias Dâhollander : « JâĂ©tudie lâinteraction entre chorĂ©graphie et architecture. Jâai dĂ©couvert le travail de Radouan pendant mes recherches et jâai Ă©tĂ© captivĂ© par sa capacitĂ© Ă rĂ©sonner avec une multitude de choses simultanĂ©ment, en partant du corps vers le monde extĂ©rieur. »
Ă quoi peut-on sâattendre le 18 septembre ?
Mriziga : « La musique, le son et le rythme mâont toujours accompagnĂ© dans mon travail, car ce sont les moteurs du mouvement. Jâaime aussi crĂ©er avec et autour des musiciens. DâoĂč le choix de Shaker Loops de John Adams : lâensemble de cordes rĂ©duit permet beaucoup de flexibilitĂ© et de libertĂ© pour lâimagination. Pour ce projet, jâai choisi de ne pas danser moimĂȘme, pour mieux observer la salle, les musiciens et la formidable danseuse quâest MaĂŻtĂ© Maeum Jeannolin. »
NL Met het format Staging the Concert stimuleert Bozar een dialoog tussen verschillende kunstdisciplines en wordt een kunstenaar uitgenodigd om in te grijpen in de concertervaring. Choreograaf Radouan Mriziga tekent samen met het BNO voor de eerste editie van het nieuwe seizoen. We ontmoetten hem samen met Elias Dâhollander, onderzoeker aan de UGent en zijn creatieve partner.
Hoe zou je je werk omschrijven?
Radouan Mriziga: âIk onderzoek de relatie tussen lichaam, ruimte en innerlijk â altijd vertrekkend vanuit een choreografisch perspectief. Dat kan vele vormen aannemen: dans, tekst, installatie, video, maar beweging is steeds het uitgangspunt.â
Elias Dâhollander: âIk bestudeer de interactie tussen choreografie en architectuur. Tijdens mijn onderzoek kwam ik Radouans werk tegen â het sprak me meteen aan door de manier waarop het in staat is om tegelijk op verschillende niveaus te resoneren â vanuit het lichaam naar de buitenwereld toe.â
Wat mogen we verwachten op 18 september?
Mriziga: âMuziek, geluid en ritme zijn altijd aanwezig in mijn werk â ze sturen de beweging. Ik hou ervan om met live-musici te werken, om die interactie op te zoeken. Daarom hebben we gekozen voor Shaker Loops van John Adams: de strijkers bieden veel vrijheid. Zelf blijf ik uit de performance om het geheel â zaal, musici en de geweldige danseres MaĂŻtĂ© Maeum Jeannolin â beter te observeren.â
Wordt de Henry Le BĆufzaal ook een personage?
Mriziga: âZeker! Het is mijn eerste keer in Bozar, zoân bijzondere plek. Voor mij voelt het als een ruimteschip dat je ergens naartoe
La salle Henry Le BĆuf devient-elle un personnage Ă part entiĂšre ?
Mriziga : « ComplĂštement ! Câest la premiĂšre fois que je crĂ©e ce type de projet Ă Bozar, un lieu si chargĂ© dâhistoire. Lâacoustique et lâesthĂ©tique y sont remarquables. Câest comme un vaisseau qui nous transporte ailleurs⊠On a beaucoup discutĂ© de la maniĂšre dâintĂ©grer lâarchitecture Ă lâexpĂ©rience. »
Dâhollander : « Le Palais des Beaux-Arts de Horta a Ă©tĂ© bĂąti sur des terrains difficiles, quâil a fallu drainer. Le bĂątiment lui-mĂȘme pousse donc Ă la rĂ©flexion sur lâĂ©cologie et le lien quâentretient Bruxelles avec lâeau. Il tĂ©moigne aussi de lâĂ©volution architecturale de Horta, avec le passage du style colonial Ă une modernitĂ© plus formelle. Ce dialogue passĂ©-prĂ©sent nourrit le projet. »
Quels thÚmes souhaitez-vous aborder cette fois, et de quelle façon ?
Mriziga : « On superpose diffĂ©rentes dimensions : lâhistoire de la musique, du musicien, du lieu, et leur lien avec la nature â tout converge par le son. Le public prend part Ă cet espace aux multiples facettes, qui part de lâintime pour sâĂ©tendre Ă des thĂšmes plus vastes, comme lâĂ©cologie. »
En quoi la musique classique vous inspire-t-elle ?
Mriziga : « DâoĂč je viens au Maroc, on nâa pas lâhabitude de danser sur de la musique dite « classique ». Cela pose la question : peuton crĂ©er de la danse pour cette musique ? Sa richesse structurelle et sa capacitĂ© Ă transmettre lâintention du compositeur me fascinent. Lâimportant travail archivistique et de documentation offre une lumiĂšre inspirante sur la vision du compositeur dans son contexte historique. Mais cette sur-documentation a un inconvĂ©nient : elle peut briser le mystĂšre, la spontanĂ©itĂ© dâune Ćuvre dâart. Mon rĂŽle est dây redonner de la magie, de nouvelles couches et interprĂ©tations Ă travers mon approche chorĂ©graphique. »
Comment se déroule votre processus de création ?
Mriziga : « CrĂ©er une scĂ©nographie, câest crĂ©er un voyage pour le public. Ici, câest la musique qui initie le processus, ce qui est nouveau pour moi. Dâhabitude, je pars de sensations, de souvenirs, dâespoirs, qui deviennent mots, questions, images et mouvement. Tout ceci passe du corps de lâinterprĂšte vers celui du spectateur Ă travers lâespace et le son. Mes choix sont portĂ©s par lâintuition et lâĂ©motion â sinon, le spectacle durerait 24 heures ! » (rires) Dâhollander : « Ce qui me touche dans lâĆuvre de Radouan, câest lâĂ©quilibre entre ouverture et complexitĂ© : il invite le public Ă sâapproprier lâexpĂ©rience, sans en imposer lâinterprĂ©tation. Cela me rappelle le concept « dâopacitĂ© » de lâĂ©crivain et philosophe Ădouard Glissant : peu importe si vous ne comprenez pas tout, un Ă©change reste possible et bienvenu. »
QuâespĂ©rez-vous que le public emporte avec lui ?
Mriziga : « Un sentiment de convivialitĂ©, de vivre une expĂ©rience ensemble. Je souhaite que les spectateurs ressentent la musique, les artistes, lâespace, leur propre imagination de maniĂšre active, et non comme de distants observateurs. Mon but est de laisser une empreinte durable, sur le corps et sur lâesprit. Si jây parviens, câest plus quâassez pour moi ! »
voert ⊠De zaal is zowel technisch als visueel en akoestisch heel verfijnd. We hebben veel nagedacht over hoe de architectuur in de ervaring kan worden opgenomen.â
Dâhollander: âHet Paleis voor Schone Kunsten van Horta werd gebouwd op lastige grond, die eerst moest worden drooggelegd. Het gebouw zelf zet dus aan tot nadenken over ecologie en over de relatie die Brussel met water heeft. Tegelijk toont het de architecturale evolutie van Horta, van de koloniale invloeden van de Style Congo naar een meer formele moderniteit. Die dialoog tussen verleden en heden speelt mee in het verhaal dat we vertellen.â
Welke themaâs wil je nu verkennen?
Mriziga: âWe willen verschillende lagen verweven: de geschiedenis van de muziek, van de muzikant, van de zaal en hun band met de natuur â en alles komt samen via het geluid. Het publiek beweegt zich door dit gelaagde veld, van het persoonlijke naar bredere themaâs zoals ecologie.â
Hoe inspireert klassieke muziek je?
Mriziga: âIn Marokko dans je niet op klassieke muziek. Dan stel je je de vraag: kan ik hiervoor dans maken? De structuur, de geschiedenis, het compositorisch denken van klassieke muziek spreekt me enorm aan. Maar te veel analyse haalt soms het mysterie weg. Ik probeer die magie weer voelbaar te maken, met mijn choreografische blik.â
âWe willen verschillende lagen verweven: de geschiedenis van de muziek, van de muzikant, van de zaal en hun band met de natuur â en alles komt samen via het geluid'
Hoe werk je concreet?
Mriziga: âEen scenografie maken is eigenlijk een reis vormgeven voor het publiek. In dit project is muziek voor het eerst het vertrekpunt. Normaal vertrek ik eerder vanuit gevoelens, beelden, herinneringen. Alles vertrekt vanuit het lichaam en gaat via ruimte en geluid naar het publiek. IntuĂŻtie en emotie bepalen de keuzes â anders duurt het werk 24 uur! (lacht)â
Dâhollander: âWat me aanspreekt in Radouans werk is de balans tussen openheid en complexiteit: hij geeft het publiek ruimte om zijn eigen ervaring op te bouwen, zonder een bepaalde interpretatie op te leggen. Zoals schrijver en filosoof Ădouard Glissant het noemt: âopaciteit' â je hoeft niet alles te begrijpen om verbinding en relatie te voelen.â
Wat hoop je dat het publiek meeneemt?
Mriziga: âEen gevoel van samenzijn. Ik hoop dat het publiek echt actief betrokken raakt â niet gewoon op afstand toekijkt â maar zich verbindt met de muziek, de performer, de ruimte, en met hun eigen herinneringen en verbeelding. Mijn bedoeling is om een blijvende indruk achter te laten, zowel fysiek als mentaal. Als dat lukt, is dat voor mij meer dan genoeg!â
Thomas Clarinval


I used to think I would grow up to be a person whose reasoning was deep, instead I became a kind of brush.
I brush words against words. So do we follow ourselves out of youth, brushing, brushing, brushing wild grapes onto truth.
Anne Carson, Reticent Sonnet
FR La poĂ©sie est vivante. Non seulement sur le papier mais aussi en tant quâexpĂ©rience sensorielle et collective. Ce genre unique sâavĂšre idĂ©al pour explorer lâespace hybride oĂč se rencontrent les diffĂ©rentes formes dâart. Cet automne, trois projets majeurs se profilent Ă Bozar, tous animĂ©s par cette quĂȘte dâune poĂ©sie lĂ oĂč on ne lâattend pas forcĂ©ment Une performance multidisciplinaire mĂȘlant poĂšmes, art visuel, danse et musique ; un dialogue entre un poĂšte belge et lâunivers artistique de John Baldessari ; enfin, une rencontre dynamique entre trois jeunes poĂštes et des percussionnistes.
Ă lâheure oĂč la communication sâaccĂ©lĂšre, oĂč les gestes se succĂšdent en glissements rapides et oĂč lâattention se fragmente, la poĂ©sie nous rappelle Ă quel point le langage peut ĂȘtre intense â et comment les formes artistiques loin de sâenfermer, peuvent sâenrichir mutuellement. Au cĆur de ce dialogue, la langue du poĂšte persiste, prĂ©cise, invoquant des espaces inconnus. Ces espaces-lĂ nourrissent notre imaginaire et ouvrent notre rĂ©flexion sur lâart et le monde.
Meet the Writer: Anne Carson Sur scĂšne, un homme, assis, brode. Une camĂ©ra suit avec prĂ©cision les mouvements de ses mains, projetĂ©s en grand sur un Ă©cran. Le crissement de lâaiguille dans le tissu, amplifiĂ© par des hautparleurs, devient une prĂ©sence sonore palpable. Un second Ă©cran montre les jambes et les pieds de danseurs. Dâautres figures Ă©voluent sur le plateau ou se glissent entre les spectateurs, leurs mouvements dialoguant avec les images projetĂ©es et les sons textiles. Au-dessus de ce tissage de gestes, dâimages et de sons, sâĂ©lĂšve la voix dâAnne Carson. La poĂ©tesse canadienne, installĂ©e au centre de la scĂšne, lit ses textes. Ce dispositif pourrait paraĂźtre incongru et pourtant, lâensemble fonctionne avec justesse. Le verbe, le mouvement, lâimage et le bruit sâaccordent harmonieusement.
Anne Carson est lâune des voix les plus influentes de la poĂ©sie anglophone contemporaine. La poĂ©tesse canadienne sâest fait connaĂźtre par des classiques modernes tels que Autobiography of Red, The Beauty of the Husband ou Wrong Norma. Ce qui distingue son Ćuvre, câest lâalliance de poĂ©sie, de prose, de théùtre et dâessai en une forme hybride singuliĂšre, nourrie Ă la fois par lâAntiquitĂ© classique et le canon littĂ©raire moderne. Ses rares apparitions publiques font de cette soirĂ©e dans notre salle de concert un Ă©vĂ©nement exceptionnel. Carson y donne vie Ă son cycle de sonnets Possessive Used as Drink (Me) : A Lecture on Pronouns. Ces poĂšmes explorent la maniĂšre dont les pronoms façonnent nos relations, nos identitĂ©s et nos dĂ©sirs. Entre grammaire, poĂ©sie et philosophie, ils se dĂ©ploient en mĂ©ditations intimes sur le langage et la notion de possession. La langue y est envisagĂ©e comme un corps mouvant, un Ă©lĂ©ment fondamentalement humain. « ConsidĂ©rez-vous votre salive comme quelque chose que vous possĂ©dez, que vous pourriez vendre ? » est lâune des questions dĂ©concertantes quâelle pose. Par ailleurs, lors de sa « confĂ©rence », Anne Carson mĂ©dite sur Marcel Duchamp, Gertrude Stein, Oscar Wilde ou encore Dieu. Ses poĂšmes mĂȘlent habilement esprit conceptuel et humour. Lors de la performance, ils prennent une dimension nouvelle
NL Poëzie is springlevend. Niet alleen op papier maar ook als zintuigelijke en collectieve ervaring. Het genre is als geen ander geschikt om de hybride ruimte tussen de kunsten te verkennen. Dit najaar staan er drie projecten bij Bozar op stapel die de lyriek opzoeken waar je ze niet meteen verwacht. Een multidisciplinaire performance waarin gedichten, beeldende kunst, dans en muziek versmelten, een dialoog tussen een Belgische dichter en de kunst van John Baldessari en een dynamische confrontatie van drie jonge dichters met percussionisten.
In tijden van snelle communicatie, swipes en fragmentarische aandacht herinnert poĂ«zie ons eraan hoe intens taal kan zijn â en hoe kunstvormen elkaar kunnen versterken in plaats van beperken. Centraal blijft de taal van de dichter die in al diens scherpte ongekende ruimtes oproept. Die onze verbeelding voedt en ons denken over kunst en de wereld openbreekt.
Meet the Writer: Anne Carson
Een man zit te borduren op scÚne. Een camera volgt zijn handen en projecteert die op een groot scherm. Luidsprekers versterken het krassende geluid van de naald in het textiel. Op een tweede scherm zijn de voeten en benen van dansers te zien. Andere dansers staan op het podium of begeven zich tussen het publiek. Hun bewegingen beantwoorden de geprojecteerde beelden, het geluid van de naald. Boven dit alles klinkt de stem van de Canadese dichteres Anne Carson. Zelf zit ze centraal op het podium en leest haar poëzie. Het lijkt een vreemde combinatie, maar het samenspel van woord en beeld, beweging en geluid klopt gewoon.
Anne Carson is een van de meest invloedrijke stemmen in de hedendaagse Engelstalige poëzie. De Canadese dichteres is bekend van moderne klassiekers als Autobiography of Red, The Beauty of the Husband en Wrong Norma. Het unieke aan haar werk is dat ze poëzie mengt met proza, theater en essay tot een hybride geheel, met resonanties aan de literatuur uit de klassieke oudheid of de moderne canon.
Haar publieke optredens zijn uiterst zeldzaam en de avond in onze concertzaal wordt iets unieks om mee te maken. Carson brengt haar sonnettencyclus Possessive Used as Drink (Me): A Lecture on Pronouns op scene. Deze gedichten onderzoeken hoe voornaamwoorden onze relaties, identiteit en verlangens vormgeven. Ze combineren grammatica, poĂ«zie en filosofie tot intieme reflecties over taal en bezit. Taal wordt benaderd als iets lichamelijks, beweeglijks en fundamenteel menselijks. âBeschouw je je speeksel als iets wat je bezit of kan verkopen?" is een van de bevreemdende vragen die ze stelt.
Elders in haar âlezingâ reflecteert ze over Marcel Duchamp, Gertrude Stein, Oscar Wilde of God. De gedichten doen zowel conceptueel als humoristisch aan. Tijdens de lecture performance krijgen ze een extra betekenis door het samenspel met de andere kunstenaars. Het tweede stuk dat Carson zal voorlezen is By Chance the Cycladic People, geĂŻnspireerd op de oud-Griekse beschaving. Carson kent de klassieke oudheid als geen ander als vertaalster van Sophocles en Sappho en werkte ook jarenlang als universitair docent oud-Grieks.
grĂące au dialogue avec les autres artistes. Le second texte que Carson prĂ©sentera, By Chance the Cycladic People, sâinspire de la civilisation grecque antique. Experte de lâAntiquitĂ© classique, Carson est traductrice de Sophocle et de Sappho, et a enseignĂ© lâancien grec pendant de nombreuses annĂ©es Ă lâuniversitĂ©. Les deux performances rassemblent diffĂ©rentes voix, dont lâartiste visuel Robert Currie, collaborateur de longue date dâAnne Carson, la danseuse islandaise Aðalheiður HalldĂłrsdĂłttir, et lâartiste britannique James Merry, connu pour son art de la broderie et les masques quâil a créés pour Björk. Pour cette rare reprĂ©sentation Ă Bozar, des danseurs bruxellois ainsi quâun chĆur sây associent, apportant une dimension unique Ă lâĂ©vĂ©nement. La soirĂ©e sâachĂšvera par un dialogue entre Anne Carson et les artistes, animĂ© par la romanciĂšre et journaliste Annelies Beck.
Dirk van Bastelaere rencontre John Baldessari
Le poĂšte et essayiste belge Dirk van Bastelaere, figure majeure de la postmodernitĂ© littĂ©raire, puise dans lâĆuvre de crĂ©ateurs amĂ©ricains â Gertrude Stein, David Lynch, John Baldessari â une source dâinspiration dĂ©terminante. Ă la demande de Bozar, qui consacre cet automne une grande exposition rĂ©trospective Ă Baldessari, Van Bastelaere sâest laissĂ© imprĂ©gner par lâartiste, tissant un dialogue inĂ©dit entre poĂ©sie et arts visuels. Depuis des dĂ©cennies, Van Bastelaere scrute lâĆuvre de lâartiste amĂ©ricain. AprĂšs des annĂ©es de silence Ă©ditorial, il compose une nouvelle sĂ©rie de poĂšmes. Een revolver zonder vervolg, net als de volgende revolver se prĂ©sente comme une mĂ©ditation poĂ©tique et associative sur lâimage, le langage et le sens. Partant de Californie â Hollywood et John Baldessari en figures culturelles emblĂ©matiques â le poĂšte interroge la reprĂ©sentation et le rĂŽle des mĂ©dias. Par un foisonnement de rĂ©fĂ©rences filmiques et des mĂ©taphores puissantes, ses vers restituent la confusion de la culture visuelle contemporaine. Une lecture en miroir de lâĆuvre de Baldessari, qui Ă©largit et approfondit notre regard sur la culture visuelle amĂ©ricaine dominante.
Les poĂšmes paraissent dans une publication trilingue Ă©ditĂ©e par Bozar et Balanseer. Lâouvrage sera prĂ©sentĂ© lors dâune soirĂ©e spĂ©ciale Ă Bozar. Van Bastelaere y lira sa poĂ©sie et dialoguera avec Christophe Van Gerrewey, Ă©crivain et rĂ©dacteur en chef du magazine dâart flamand De Witte Raaf, autour de Baldessari. La soirĂ©e sera Ă©galement lâoccasion de dĂ©voiler un numĂ©ro spĂ©cial de De Witte Raaf consacrĂ© Ă Baldessari.
Poetry meets Percussion
En janvier 2026, Poetry meets Percussion propose une soirĂ©e musico-littĂ©raire oĂč trois percussionnistes dialoguent avec trois Ă©crivains. Sihame Haddioui, Vieze Meisje et Loucka E. Fiagan frappent leurs mots avec force et malice. AncrĂ©s dans la vie urbaine, leurs textes scrutent lâabsurditĂ© du quotidien tout en dĂ©nonçant les systĂšmes oppressifs â la tyrannie de la productivitĂ©, le racisme. Pour lâoccasion, ils unissent leurs voix aux sons des percussionnistes, mĂȘlant texte et rythme. Haddioui chante en français, Vieze Meisje en nĂ©erlandais, Loucka E. Fiagan en anglais.
De twee performances brengen verschillende stemmen samen waaronder beeldend kunstenaar Robert Currie, al decennialang een nauwe medewerker van Anne Carson, de IJslandse danseres Aðalheiður Halldórsdóttir, en de Britse kunstenaar James Merry, bekend om zijn borduurkunst en de maskers die hij voor Björk creëerde. Uniek voor deze zeldzame vertoning is dat er speciaal voor Bozar ook Brusselse dansers en een koor meedoen. De avond wordt afgesloten met een gesprek tussen Anne Carson en de performers, gemodereerd door schrijver en journalist Annelies Beck.
Dirk van Bastelaere meets John Baldessari
De Belgische dichter en essayist Dirk van Bastelaere wordt vaak beschouwd als een van de belangrijkste postmoderne dichters van de Lage Landen. Zijn werk werd sterk beĂŻnvloed door Amerikaanse kunstenaars en dichters als Gertrude Stein, David Lynch en John Baldessari. Op vraag van Bozar liet Van Bastelaere zich inspireren door het oeuvre van Baldessari, aan wie Bozar dit najaar een grootschalige overzichtstentoonstelling wijdt.
Al decennia bestudeert Van Bastelaere de Amerikaanse kunstenaar. Na jaren niet gepubliceerd te hebben, schreef hij een nieuwe cyclus gedichten. Een revolver zonder vervolg, net als de volgende revolver is een poëtische, associatieve reflectie op beeld, taal en betekenis. De dichter vertrekt vanuit Californië, met Hollywood en John Baldessari als culturele symbolen, en verbindt die met vragen over representatie en de rol van media. Met tal van filmische verwijzingen en ijzersterke metaforen evoceren zijn gedichten de chaos van de hedendaagse beeldcultuur. Het is een contrapuntische lezing van het oeuvre van Baldessari, die tegelijk onze blik op de dominante Amerikaanse beeldcultuur verruimt en verdiept.
De gedichten verschijnen in een drietalige publicatie uitgegeven door Bozar en het balanseer. De uitgave wordt gepresenteerd tijdens een speciale avond bij Bozar. Van Bastelaere leest zijn poëzie voor en gaat hij in gesprek over Baldessari met Christophe Van Gerrewey, schrijver en hoofdredacteur van het Vlaamse kunsttijdschrift De Witte Raaf. Diezelfde avond wordt ook een speciaal nummer van De Witte Raaf, gewijd aan Baldessari, voorgesteld.
Poetry meets Percussion
Tijdens het derde programma worden verzen op percussie gezet. Dat is de insteek van Poetry meets Percussion, een muzikaal-literaire avond gewijd aan het samenspel tussen drie percussionisten en drie schrijvers. Sihame Haddioui, Vieze Meisje en Loucka E. Fiagan schrijven met een vuist en kwinkslag. Hun teksten zijn diepgeworteld in het grootstedelijke leven en werpen een scherpe blik op de absurditeit van het alledaagse, zonder grotere, schadelijke systemen uit het oog te verliezen â zoals de allesverterende productiviteitsdrang en racisme. Voor deze gelegenheid bundelen ze hun krachten met percussionisten: samen brengen ze tekst en slagwerk in dialoog. Haddioui performt in het Frans, Vieze Meisje in het Nederlands, en Loucka E. Fiagan in het Engels.
Tom Van De Voorde
13 Sept.'25 - Meet the writer: Anne Carson
19 Nov.'25 - Dirk van Bastelaere meets John Baldessari
14 Jan.'26 - Poetry meets Percussion: Sihame Haddioui, Vieze Meisje & Loucka E. Fiagan




FR Gastronomique, politique et queer : comme une recette se bonifie par ses subtilitĂ©s, Feijoada de Calixto Neto est le ciment dâun moment de communion et dâĂ©motions contrastĂ©es et complexes.
Reprise Ă Bozar dans le Hall Horta, Feijoada, créée en 2021 sâinscrit dans une filiation de performances conçues par des figures majeures de la scĂšne artistique au BrĂ©sil, telles que Lia Rodrigues ou bien Luiz de Abreu directement citĂ© dans la piĂšce, oĂč la scĂšne est un espace de lutte symbolique et collective. En ce sens, la performance gastronomique du danseur et chorĂ©graphe brĂ©silien Calixto Neto nâest pas seulement un prĂ©texte de convivialitĂ©. Elle est politique, elle est queer.
Cette performance aborde des sujets profondĂ©ment politiques âlâhistoire coloniale, lâesclavage, le racisme systĂ©mique â sans jamais adopter un ton didactique ou frontal. Câest par la convocation des sens que la piĂšce de Calixto Neto engage le spectateur dans son sujet. La prĂ©paration rĂ©elle du plat brĂ©silien sur scĂšne â la feijoada â, le rythme des percussions, les voix et les rĂ©cits, la proximitĂ© des interprĂštes, la nuditĂ© parfois, activent la mĂ©moire corporelle et collective et crĂ©ent un espace oĂč passĂ© et prĂ©sent se confondent. Ce dispositif scĂ©nique et performatif bouscule les habitudes spectatorielles. Il sâappuie sur une forte dimension sensorielle qui permet une forme dâaccĂšs non intellectuel, mais profondĂ©ment affectif, aux blessures de lâhistoire. Il crĂ©e un trouble, une empathie, une tension, qui donne Ă rĂ©flĂ©chir autrement, non par la dĂ©monstration, mais par la sensation.
DĂ©gustation de la feijoada Ă lâissue du spectacle, avec lâĂ©quipe artistique. Bon appetit !
NL Gastronomisch, politiek, queer. Net zoals een gerecht het moet hebben van de subtiliteiten, vormt Feijoada het bindmiddel voor samenhorigheid en contrasterende en complexe emoties.
Feijoada ging in 2021 in premiĂšre en sluit aan op een reeks performances van grote namen uit de Braziliaanse kunstscĂšne, zoals Lia Rodrigues en Luiz de Abreu, die rechtstreeks wordt aangehaald in het stuk. Op het podium vindt een symbolische en collectieve strijd plaats. Zo is de gastronomische performance van de Braziliaanse danser en choreograaf Calixto Neto niet enkel een voorwendsel om het gezellig te maken. Ze is politiek, ze is queer. Deze performance snijdt erg politieke onderwerpen aan â het koloniale verleden, de slavernij, het systemische racisme â maar wordt nooit belerend of confronterend. Calixto Neto doet een beroep op de zintuigen om de toeschouwer te betrekken. Het Braziliaanse gerecht feijoada dat wordt bereid, de ritmes van de percussie-instrumenten, de stemmen en de verhalen, de nabijheid van de vertolkers, de occasionele naaktheid ⊠Dat alles activeert het lichamelijke en collectieve geheugen en laat verleden en heden in elkaar overvloeien. Die toneelmatige en performatieve benadering maakt komaf met de gewoonten van de toeschouwer. Ze steunt op een sterke zintuiglijke dimensie die uitmondt in een nietintellectuele maar erg affectieve toegankelijkheid tot de wonden van het verleden. Ze creĂ«ert een ontregeling, een vorm van empathie, een spanning, waardoor we anders gaan nadenken, niet op basis van bewijsvoering, maar uitgaand van gewaarwording.
Na de voorstelling wordt er samen met het artistieke team feijoada gegeten. Smakelijk!
Paul Briottet
20 + 21 Oct.â25
Calixto Neto. Feijoada


FR Loin dâun monde oĂč les rĂ©cits se rĂ©sument Ă des hashtags, Chimamanda Ngozi Adichie embrasse la complexitĂ©. Elle affirme quâune vie ne peut se raconter en une seule histoire. Que lâidentitĂ© est faite dâincohĂ©rences, de contradictions fĂ©condes. Elle Ă©crit entre plusieurs mondes comme on brode des silhouettes animĂ©es.
« Le problĂšme avec les stĂ©rĂ©otypes nâest pas quâils sont faux, mais quâils sont incomplets », dit Adichie en 2009 dans un TED Talk devenu culte, The Danger of a Single Story. Le rĂ©cit simpliste nie lâexpĂ©rience humaine : ce principe irrigue toute son Ćuvre, de Purple Hibiscus Ă Americanah, jusquâĂ son dernier roman LâInventaire des rĂȘves. NĂ©e en 1977 au Nigeria dans une famille igbo de six enfants, elle grandit dans une ville universitaire avant de partir Ă 19 ans aux ĂtatsUnis, oĂč elle Ă©tudie la crĂ©ation littĂ©raire. Cette traversĂ©e des mondes, elle ne cessera de la mettre en scĂšne. Incarnation dâune success story, elle dĂ©croche en 2008 la bourse MacArthur, dite des « gĂ©nies crĂ©atifs ». Avec assurance, elle dĂ©construit les clichĂ©s sur lâAfrique et les femmes noires. Pour une gĂ©nĂ©ration dâAfricains, elle devient une figure dâidentification dans un monde qui les maintient en marge. En 2013, BeyoncĂ© la cite dans Flawless : Adichie devient une figure pop, Ă©tudiĂ©e dans les Ă©coles, capable de faire rĂ©sonner ses idĂ©es au-delĂ du cercle littĂ©raire. Ce succĂšs suscite aussi des critiques : certains lâaccusent dâun fĂ©minisme Ă©dulcorĂ©. Elle rĂ©pond sans se dĂ©rober, rĂ©clamant dans une lettre ouverte, It is Obscene, le droit Ă la nuance. Le fil rouge de sa pensĂ©e est sans doute lĂ : la revendication de la complexitĂ©. Dans un essai sur le deuil, Adichie confie que son pĂšre lui avait appris Ă dire « Je ne sais pas », posture dâhumilitĂ© rare dans un monde qui privilĂ©gie les affirmations virales.
Ecriture du multiple
Chimamanda Ngozi Adichie convoque sans cesse les clichĂ©s pour les dĂ©faire. Dans Purple Hibiscus, le pĂšre patriarcal incarne le rĂ©cit unique, Ă©crasant dâautres vĂ©ritĂ©s familiales. Dans LâAutre MoitiĂ© du soleil, la guerre du Biafra se raconte Ă plusieurs voix : militante, paysanne, coloniale sâentrelacent pour faire entendre un drame occultĂ©. Dans Americanah, Ifemelu dĂ©couvre quâĂȘtre noire nâa pas le mĂȘme sens au Nigeria quâaux Ătats-Unis. LâexpĂ©rience de lâexil y est racontĂ©e dans toute sa complexitĂ©. Dans ses interviews, Adichie insiste sur lâimportance de rĂ©cits ancrĂ©s dans lâexpĂ©rience. Pour elle, câest Ă partir de la singularitĂ© que peut naĂźtre lâuniversel. Dans LâInventaire des rĂȘves, quatre femmes partagent doutes, joies, silences. Ce livre, Ă©crit aprĂšs ĂȘtre devenue mĂšre et orpheline, marque un tournant pour Achidie: « Ma phrase est diffĂ©rente », dit-elle, reconnaissant sa propre complexitĂ©. Il est question dans ce dernier roman, dâamitiĂ©, de rĂȘves enfouis, dâun futur dĂ©sirable. Une sociĂ©tĂ© qui ne rĂȘve plus sâappauvrit. Pour Adichie, Ă©crire, câest ouvrir des espaces de pluralitĂ©, oĂč les voix dissonantes cohabitent. Câest rappeler que le monde ne peut se comprendre quâen accueillant la diversitĂ© des rĂ©cits. Si chaque ĂȘtre en est un, alors lâhumanitĂ© est une bibliothĂšque, et aucun livre ne suffit Ă la dire seule.
NL Adichie heeft niets met in hashtags samengebalde verhalen, maar omarmt de complexiteit: een leven kan niet in één enkel verhaal worden verteld. Onze identiteit bestaat uit incoherenties, uit productieve tegenstrijdigheden. Ze schrijft tussen verschillende werelden in hoe we bewegende silhouetten borduren.
âStereotypen zijn niet zozeer verkeerd, maar wel onvolledigâ, aldus Adichie in 2009 in The Danger of a Single Story, haar TED-talk met een cultstatus. Het simplistische verhaal loochent de menselijke ervaring: daarop steunt haar oeuvre, van Paarse Hibiscus en Amerikanah tot haar recentste roman Dream Count. De Nigeriaanse Adichie is in 1977 geboren in een Igbo-gezin met zes kinderen. Op haar negentiende ging ze in Amerika Creatief Schrijven studeren. Die kruisbestuiving tussen verschillende werelden blijkt telkens weer. In 2008 sleepte ze een MacArthur Fellowship, âde beurs voor creatieve genieĂ«nâ, in de wacht. Ze ontmantelde de clichĂ©s over Afrika en de zwarte vrouwen en groeide voor een hele generatie Afrikanen uit tot een identificatiefiguur. In 2013 citeerde BeyoncĂ© haar in Flawless. Ze werd een popfiguur en een studieonderwerp, en zo vonden haar ideeĂ«n ook weerklank buiten het literaire kringetje. Maar ook de kritiek bleef niet uit: voor sommigen geeft ze blijk van een afgezwakt feminisme. Ze reageerde prompt en eiste in It is Obscene, een open brief, het recht op nuance op. Ze maakt aanspraak op de complexiteit en dat is de rode draad in haar denkwereld. In een essay rond rouwen schreef Adichie dat haar vader haar âik weet het nietâ leerde zeggen. Die houding getuigt van een zeldzame nederigheid in een wereld die draait om virale bevestiging.
Meervoudig schrijven
Adichie ontmantelt aldoor de clichĂ©s. In Paarse Hibiscus belichaamt de patriarchale vader het enige verhaal dat alle andere familiale waarheden onderuithaalt. In Een halve gele zon beschrijven verschillende stemmen de Biafra-oorlog: de militante, plattelandse en koloniale stemmen brengen samen een verborgen drama naar buiten. In Amerikanah komt Ifemelu tot het besef dat zwart zijn in Nigeria iets anders betekent dan in de VS. De ballingschap komt er in al haar complexiteit naar voren. In interviews benadrukt Adichie altijd het belang van verhalen die verankerd zijn in de ervaring. Voor haar ontstaat het universele vanuit de uniciteit. In Dream Count delen vier vrouwen hun twijfels, geneugten en stiltes. Adichie schreef dit boek nadat ze moeder en wees was geworden. Het werd ook een keerpunt in haar leven: âMijn uitdrukkingswijze is veranderdâ, zegt ze, en daarmee erkent ze haar eigen complexiteit. In haar recentste roman is er sprake van vriendschap, weggestopte dromen en een wenselijke toekomst. Een samenleving die niet meer droomt, wordt er armer op. Voor Adichie opent het schrijven ruimten vol pluraliteit waar de dissonante stemmen samenleven. Het wijst ons erop dat we de wereld enkel kunnen begrijpen als we de diversiteit van de verhalen omarmen. Elk wezen heeft een eigen verhaal, en zo is de mensheid een bibliotheek, en kan geen enkel boek het verhaal in zân eentje vertellen.
Astrid Jansen
6 Oct.â25 Meet the Writer:


FR A little bit of the moon est une performance imaginĂ©e et interprĂ©tĂ©e par la danseuse et chorĂ©graphe Anne Teresa De Keersmaeker et lâacteur, metteur en scĂšne et dramaturge Rabih MrouĂ©. Leur collaboration donne naissance Ă une partition intime, dans laquelle musique, poĂ©sie, mouvement et philosophie deviennent autant de vecteurs de communication. Il sâagit de dialoguer, de comprendre, de partager. Rabih MrouĂ© revient ici sur la genĂšse du projet.
Dans un contexte oĂč lâactualitĂ© internationale nous confronte Ă notre incapacitĂ© Ă dialoguer, Ă des violences extrĂȘmes, A little bit of the moon Ă©voque tout autre chose : lâamitiĂ© et le partage. Rabih MrouĂ© : « Ă lâorigine, cette piĂšce sâinspire des conflits Ă Gaza et au Liban qui ont suivi lâattaque du Hamas contre IsraĂ«l, le 7 octobre 2023. Nous avons prĂ©fĂ©rĂ© explorer lâamitiĂ©, la maniĂšre dont deux personnes issues de contextes diffĂ©rents peuvent se rencontrer sans que lâune prenne le dessus sur lâautre. Ensemble, nous avons trouvĂ© des terrains dâentente : musique, poĂ©sie, philosophie. Câest alors quâAnne Teresa a introduit la notion dâellipse, cette forme gĂ©omĂ©trique Ă deux foyers, mĂ©taphore dâune relation fondĂ©e sur lâĂ©quilibre. Cette dualitĂ© nous est apparue essentielle : deux personnes qui collaborent. Le chiffre deux est devenu, pour nous, un Ă©lĂ©ment fondamental. Trois, câest le multiple ; un, câest lâunitĂ©, lourde de nombreux symboles. En arabe, le chiffre deux renvoie Ă la notion de couple. Le deux peut revenir vers lâunitĂ© ou sâouvrir Ă la multiplicitĂ©. Comme un pont vers le multiple.Câest un Ă©quilibre. En rĂ©sumĂ©, il sâagit de collaboration. »
NL De performance A little bit of the moon is bedacht door danseres en choreografe Anne Teresa De Keersmaeker en acteur, regisseur en toneelschrijver Rabih Mroué die de voorstelling ook samen uitvoeren. Hun samenwerking mondde uit in een intieme partituur waarin muziek, poëzie, beweging en filosofie dienstdoen als communicatiekanalen. In dialoog treden, elkaar begrijpen en delen. Rabih Mroué zoomt in op de ideeën die aan de grondslag liggen van het project.
Op dit eigenste moment herinneren de wereldgebeurtenissen ons aan het onvermogen om met elkaar in gesprek te gaan, aan het extreme geweld ... Dat is net het tegenovergestelde van waar het in A little bit of the moon om lijkt te draaien: vriendschap en delen. Rabih MrouĂ©: âDe conflicten die in Gaza en Libanon zijn losgebarsten na de Hamas-aanval op IsraĂ«l op 7 oktober 2023, vormden het uitgangspunt van het werk. Onze focus lag op de vriendschap: hoe kunnen twee mensen, die zich elk van hun eigen medium bedienen, elkaar ontmoeten zonder dat het ene medium het andere domineert? We gingen op zoek naar het antwoord via onze raakvlakken, zoals muziek, poĂ«zie en filosofie. En toen kwam Anne Teresa aanzetten met het concept ellips. Een ellips heeft twee brandpunten. Die verhouding is erg belangrijk: twee mensen die samenwerken. Twee is uitgegroeid tot een sleutelelement. Drie is veel, één is uniek, en daar gaat veel symboliek in schuil. In het Arabisch, bijvoorbeeld, houdt twee het begrip koppel in. Het cijfer twee biedt de mogelijkheid om terug te keren naar één, of te bewegen in de richting van de velen. Er is een evenwicht. Het draait, kortom, om samenwerking."
Lâune des influences principales de cette piĂšce est Violin Phase, un solo dâAnne Teresa De Keersmaeker créé en 1982.
MrouĂ© : « Câest la premiĂšre Ćuvre dâelle que jâai vue, et jâai Ă©tĂ© profondĂ©ment bouleversĂ© par sa maniĂšre de traiter le rythme et le mouvement. Cette piĂšce a nourri notre rĂ©flexion autour de lâellipse : des dynamiques diffĂ©rentes, parfois dĂ©synchronisĂ©es, parfois en parfaite rĂ©sonance. »
Vous jouez tous deux de la musique dans la piÚce, bien que vous ne soyez pas musiciens professionnels. Cela crée des instants de fragilité, révélant un aspect plus sensible, moins performatif de la condition humaine.
MrouĂ© : « Oui, nous avons voulu montrer la vulnĂ©rabilitĂ© de lâĂȘtre humain. Nous vivons dans un monde gouvernĂ© par des logiques dâopposition. Ă lâinstar des conflits que nous traversons aujourdâhui, on nous pousse sans cesse Ă prendre parti. Cela renvoie aux principes de lâellipse et du chiffre deux : il ne sâagit pas simplement dâoppositions binaires, comme lâamour ou la haine. Les unitĂ©s interagissent toujours. MĂ©taphoriquement, les unitĂ©s mises en relation par le deux sont mariĂ©es. Elles ont besoin lâune de lâautre. »
âCâest lĂ , sans doute, que rĂ©side la vĂ©ritable force du duo : dans la place laissĂ©e Ă lâautre, et Ă lâinconnu'
Lorsquâon parle de votre travail, on Ă©voque souvent le lien entre rĂ©alitĂ© et fiction. Est-ce aussi le cas ici ?
MrouĂ© : « La rĂ©alitĂ© et la fiction nâont pas Ă©tĂ© au cĆur de nos discussions. Les choses se sont construites par strates. PeutĂȘtre parce quâil y a peu de texte, et que, lorsquâil y en a, il sâagit dâhistoires. Le geste offre bien plus de libertĂ© que les mots, car il est abstrait. Il invite le public Ă projeter ses propres significations, Ă laisser parler son imaginaire. Câest lĂ , sans doute, que rĂ©side la vĂ©ritable force du duo : dans la place laissĂ©e Ă lâautre, et Ă lâinconnu. »
Violin Phase, een solo die Anne Teresa De Keersmaeker voor het eerst heeft gebracht in 1982, heeft jullie sterk beĂŻnvloed.
MrouĂ©: âHet was het eerste werk van Anne Teresa dat ik heb gezien. Ik was helemaal overweldigd door hoe zij omgaat met ritme en beweging. Het is absoluut een inspiratiebron geweest voor ons concept van de ellips: een verschillende dynamiek, nu eens asynchroon en dan weer in een perfecte samenwerking.â
âWe leven in een erg dichotomische wereld. Net zoals in de oorlogen waarvan we momenteel getuige zijn, worden we altijd geacht één standpunt in te nemen'
In dit stuk spelen jullie allebei muziek, hoewel jullie geen professionele muzikanten zijn. Dat laat momenten van breekbaarheid ontstaan die een gevoeligere, minder performatieve kant laten zien van het zijn.
MrouĂ©: âIn dat opzicht laten we de kwetsbaarheid van de mens zien. We leven in een erg dichotomische wereld. Net zoals in de oorlogen waarvan we momenteel getuige zijn, worden we altijd geacht één standpunt in te nemen. Dat grijpt terug naar de principes van de ellips en het cijfer twee: het heeft niks te maken met binariteit, want er is niet enkel liefde en niet enkel haat. De eenheden spelen altijd samen. Dat is de rol van het cijfer twee: eenheden zijn, overdrachtelijk gesproken, getrouwd. Ze hebben elkaar nodig.â
Van je werk wordt vaak gezegd dat de werkelijkheid en de fictie met elkaar verbonden worden. Houdt dat steek in dit stuk?
MrouĂ©: âDe fictie en de werkelijkheid maakten niet echt deel uit van onze gesprekken. Of ze zitten in elk geval in een andere laag. Misschien omdat er niet zo veel tekst in het stuk zit, en als die er al is, gaat het over verhalen. Bewegingen geven je veel meer vrijheid dan woorden, omdat ze abstracter zijn. Ze zoeken het abstracte op, waardoor de toeschouwers hun verbeelding kunnen laten spreken op basis van de input die ze krijgen.â
Paul Briottet
21 Sept.â25
Anne Teresa De Keersmaeker. Violin Phase
22 Sept.â25
Anne Teresa De Keersmaeker & Rabih Mroué. A little bit of the moon
Read the full conversation ÂŁ


âQuatre Ă©crivain·es vous invitent Ă porter un regard critique sur l'Occident'
FR Lâhistoire quâon nous a toujours racontĂ©e â celle de la justice et de la dĂ©mocratie â vacille. Le glissement politique vers lâextrĂȘme droite, tout comme la faiblesse des rĂ©actions face aux gĂ©nocides, nous oblige Ă reconsidĂ©rer lâimage que lâOccident se fait de lui-mĂȘme et les normes morales quâil prĂ©tend incarner.
Cet automne Ă Bozar, quatre Ă©crivain·es porteront un regard plus critique que dâordinaire sur notre passĂ© et notre prĂ©sent.
« Voici des gens dont lâhistoire est imprĂ©gnĂ©e du sang des autres. Colonialisme, apartheid, esclavage, Ă©puration ethnique, guerre bactĂ©riologique, armes chimiques : ils ont pratiquement tout inventĂ©. » Depuis ses dĂ©buts, lâautrice et militante indienne de renommĂ©e mondiale Arundhati Roy nâa cessĂ© de remettre en question les versions officielles de lâHistoire et ce quâelle appelle lâhypocrisie occidentale. Dans ses mĂ©moires trĂšs attendus, Mother Mary Comes to Me, elle revient sur une vie marquĂ©e par une dissidence courageuse.
Omar El Akkad sâĂ©tait contraint au silence, au nom de la neutralitĂ© journalistique ou du principe artistique du « montrer sans dire ». Citoyen amĂ©ricain, nĂ© en Ăgypte, Ă©levĂ© au Qatar et au Canada, cet Ă©crivain et ancien correspondant de guerre publie une Ćuvre de non-fiction sans tabou. « Je savais pertinemment quâil existait de profondes et bĂ©antes fissures dans les fondations de ce quâon appelle le âmonde libreâ », Ă©crit-il. « Et pourtant, je croyais [...] que lâessence mĂȘme de ce monde, quelle quâelle soit, pouvait ĂȘtre sauvĂ©e. JusquâĂ lâautomne 2023. Jusquâau massacre. » One Day, Everyone Will Have Always Been Against This est une critique de la complicitĂ© de lâOccident dans le gĂ©nocide perpĂ©trĂ© par IsraĂ«l Ă Gaza. Lâauteur y explore le prix moral Ă payer pour cette indiffĂ©rence face Ă la brutalitĂ© systĂ©mique.
Dans son premier roman saluĂ© par la critique, Oroppa, la NĂ©erlandaise-marocaine Safae el Khannoussi Ă©tudie les migrations Ă travers une perspective transgĂ©nĂ©rationnelle. Ce livre explore la diversitĂ©, lâhistoire et le rapport ambigu que la diaspora nord-africaine entretient avec lâEurope. « Sans mâen rendre compte, jâai Ă©tĂ© frappĂ© par la mĂȘme frĂ©nĂ©sie collective qui ensorcelle les gens dâici, et moi aussi, jâai mĂ©prisĂ© tout ce qui Ă©tait infĂ©rieur, pauvre et non europĂ©en », confie lâun des personnages. Une quatriĂšme voix pour affronter les vĂ©ritĂ©s que lâon prĂ©fĂšre taire : Philippe Sands. Dans son nouveau roman, 38 Londres Street lâĂ©crivain franco-britannique et juriste international explore les liens entre le dictateur chilien Augusto Pinochet et lâofficier SS Walther Rauff, qui a Ă©chappĂ© Ă toute condamnation et a poursuivi sa vie au Chili. Une mĂ©ditation percutante sur lâexil, la responsabilitĂ©, et lâhĂ©ritage des violences autoritaires. Pour certain·es, ces perspectives ouvrent un nouvel horizon. Pour dâautres, elles rĂ©sonnent avec une expĂ©rience vĂ©cue. Quoi quâil en soit, tous les regards se tournent vers lâOccident. Il est peut-ĂȘtre temps, nous aussi, dây regarder de plus prĂšs.
NL Het verhaal dat we altijd te horen kregen â dat van gerechtigheid en democratie â is aan kracht aan het inboeten. Zowel de politieke verschuiving naar (extreem)rechts als de flauwe reacties op een genocide nopen ons tot een herziening van het zelfbeeld van het Westen en van onze morele standaarden. Deze herfst laten vier auteurs bij Bozar hun licht kritischer dan gewoonlijk schijnen op ons verleden en ons heden. âHoe exposed kan iemand zijn?â vraagt Arundhati Roy zich af in Het einde van illusies (1999). âDe geschiedenis van deze mensen druipt van andermans bloed. Kolonialisme, apartheid, slavernij, etnische zuivering, biologische oorlogsvoering, chemische wapens â ze hebben het zowat allemaal uitgevonden.â De Indiase schrijfster en activiste nam van meet af aan de dominante verhalen en wat zij de westerse hypocrisie noemt op de korrel. In Mother Mary Comes to Me haar langverwachte autobiografie, blikt ze terug op een leven in het teken van moedig verzet.
Decennialang deed Omar El Akkad er het zwijgen toe in naam van de journalistieke neutraliteit of het artistieke show, donât tell. Tot nu. De schrijver en gewezen oorlogsreporter, geboren in Egypte en grootgebracht in Qatar en Canada, en intussen een Amerikaans staatsburger, heeft net een onvervaard non-fictiewerk uit. âIk was ervan overtuigd dat dat fundament van wat we de âvrije wereldâ noemen diepe, lelijke barsten vertoontâ, schrijft hij. âEn toch geloofde ik dat (âŠ) de kern ervan, wat dat ook mocht zijn, nog te redden viel. Tot de herfst van 2023. Tot de slachtpartij losbarstte.â One Day, Everyone Will Have Always Been Against This is een striemende kritiek op de westerse medeplichtigheid aan de IsraĂ«lische genocide in Gaza. Het werk gaat dieper in op de morele prijs die we betalen door weg te kijken van het systemische geweld.
In haar alom bejubelde debuutroman Oroppa bekijkt de NederlandsMarokkaanse auteur Safae el Khannoussi migratie vanuit een generatie-overschrijdend perspectief. Het boek is een verbluffende collage van verhalen binnen verhalen en verkent de diversiteit en de geschiedenis van de Noord-Afrikaanse diaspora, en haar dubbelzinnige verhouding tot Europa. âIk besefte het niet, maar ik was in de ban van diezelfde collectieve manie als de mensen hier. Ook ik keek neer op alles wat ordinair, arm en niet-Europees wasâ, mijmert een personage. Een vierde stem die de ongemakkelijke waarheden niet uit de weg gaat en onze ideeĂ«n rond gerechtigheid en collectief geheugen ter discussie stelt is Philippe Sands. In De verdwijningen van Londres 38 gaat de Brits-Franse auteur en internationale advocaat op zoek naar de banden tussen de Chileense dictator Augusto Pinochet en de nazi-SS-officier Walther Rauff die de wijk nam naar Chili. Een aangrijpende bespiegeling rond ballingschap, verantwoordelijkheid en de nalatenschap van autoritair geweld.
Sommigen zullen deze invalshoeken verfrissend vinden. Voor anderen zijn ze maar al te herkenbaar. Nu alle ogen op het Westen zijn gericht, is dit het moment om ook onszelf van nabij te bekijken.
Joline Vermeulen


FR Plonger dans lâunivers dâAlbert Serra, câest se confronter Ă des personnages plus grands que nature, hors du temps, des normes et de lâordre rationnel. Son cinĂ©ma, traversĂ© dâimages saisissantes, Ă©voque les peintres baroques. Ă lâoccasion dâEUROPALIA ESPAĂA, Bozar prĂ©sente un programme rĂ©unissant quatre de ses films, complĂ©tĂ© par trois autres quâil a lui-mĂȘme sĂ©lectionnĂ©s en hommage Ă Goya.
Bien quâil nâexiste pas de lien direct entre leurs visions, Serra partage avec Goya une exigence plastique, une obsession pour la texture et lâinstant. Leur rencontre se joue moins sur les thĂšmes que dans une quĂȘte commune dâun langage expressif nouveau, affranchi des conventions et ancrĂ© dans une observation aiguĂ« de la rĂ©alitĂ©. On retrouve cette proximitĂ© dans les Caprices, tout comme dans la peinture plus courtisane ou rococo de Goya ; un dialogue sâouvre aussi avec ses Peintures noires ou les DĂ©sastres de la guerre. Pour Goya, la beautĂ© cesse dâĂȘtre une finalitĂ© et lâart devient un moyen dâexplorer une vĂ©ritĂ©, marquant le basculement vers un sublime tĂ©nĂ©breux, une nouvelle maniĂšre de dire le monde. En prĂ©sentant ses Caprices, il Ă©voque un projet de langage nouveau par une sĂ©quence dâimages muettes, issues dâinstantanĂ©s de la rĂ©alitĂ©. Il aspire Ă un art nourri par lâobservation brute, capable de saisir lâesprit dâune Ă©poque et en quelque sorte vivant. Cette vision, qui prĂ©figure le cinĂ©ma, explique aussi pourquoi les prix du cinĂ©ma espagnol portent son nom.
La dimension bestiale de la condition humaine nâest pas nĂ©e avec Goya, mais il lui donne une forme quasi photographique et cinĂ©matographique. Serra admire cette composition instantanĂ©e qui rĂ©vĂšle une gestuelle invisible. De Los Caprichos, Desastres ou Disparates, il retient la nĂ©cessitĂ© de sâapprocher trĂšs prĂšs pour
NL In het universum van Albert Serra ontstijgen de personages de natuur. Ze houden zich op buiten de tijd, de gangbare normen en de rationele orde. Met zijn verrassende beelden doet hij denken aan de barokke schilders. Ter gelegenheid van EUROPALIA ESPAĂA brengt Bozar vier van zijn films, aangevuld met drie films die de regisseur heeft gekozen als eerbetoon aan Goya.
Serra en Goya delen een beeldend verlangen, een obsessie met de textuur en het moment. Ze vinden elkaar niet zozeer op het thematische vlak, maar wel in hun zoektocht naar een nieuwe expressieve taal, vrij van conventies en verankerd in een scherpe observatie van de werkelijkheid. Dat is terug te vinden in zowel Los Caprichos als het hoofsere en veeleer rococo aandoende werk van Goya. Zo ontstaat er een dialoog met zijn Pinturas negras en Los Desastres de la Guerra. Voor Goya is schoonheid niet langer een doel. Kunst is een manier om een werkelijkheid te verkennen en de wereld anders te vertellen. Met Los Caprichos, een reeks stille momentopnames van de werkelijkheid, schept hij een nieuwe beeldtaal. Hij streeft naar een kunstvorm die gevoed wordt door de ruwe waarneming die de geest van een tijdperk vat en levend is. Die visie kondigt de geboorte van de film aan en verklaart meteen waarom de Spaanse filmprijzen zijn naam dragen.
De dierlijke dimensie van de condition humaine krijgt in het werk van Goya een haast fotografische en cinematografische vorm. Serra bewondert die vluchtige compositie die een onzichtbare gebarentaal onthult. Los Caprichos, Desastres en Disparates wijzen hem op de noodzaak om van dichtbij te gaan kijken om zo ook die elementen te kunnen zien die ons op het eerste gezicht ontgaan; de kwaliteit van de texturen, de verdierlijkte gezichten, de heksen, de erotisch gekleurde blik op de vrouwen
reconnaĂźtre les Ă©lĂ©ments au-delĂ de la premiĂšre impression ; la valeur des textures, les visages quasi animalisĂ©s, les sorciĂšres, le regard Ă©rotisĂ© sur les femmes â corps dĂ©pouillĂ©s de leurs attributs mythologiques, plus charnels, proches dâun inconscient en quĂȘte dâextase (quelque chose de buñuelien). Il est fascinĂ© aussi par la tauromachie comme Ă©vĂ©nement circassien chez Goya, par la cruautĂ© presque ludique, par la vie malgrĂ© elle.
âBien quâil nâexiste pas de lien direct entre leurs visions, Albert Serra partage avec Goya une exigence plastique, une obsession pour la texture et lâinstant'
Serra admire Ă©galement que Goya, en artiste espagnol, ait su capter ce retard structurel longtemps propre au pays, encore perceptible aujourdâhui. Albert Serra sera prĂ©sent Ă Bozar, en dĂ©cembre, pour partager sa maniĂšre dâenvisager ses projets ainsi que la lecture cinĂ©matographique quâil propose de Goya. FormĂ© en littĂ©rature comparĂ©e Ă Barcelone, il a marquĂ© les esprits dĂšs Honor de cavalleria en 2006, insufflant un vent nouveau au cinĂ©ma espagnol et imposant sa singularitĂ© sur la scĂšne internationale. En vingt ans, il mĂȘle cinĂ©ma, théùtre et projets musĂ©aux, participant Ă des Ă©vĂ©nements majeurs comme documenta Ă Kassel ou la Biennale de Venise. LaurĂ©at de la Coquille dâor Ă Saint-SĂ©bastien (2024) et du LĂ©opard dâor Ă Locarno (2013), il est un habituĂ© des grands festivals.
Faites confiance Ă Albert Serra
Les personnages de Serra sont Ă©trangers au centre supposĂ© que reprĂ©sentent sociĂ©tĂ©, vie ordinaire, norme et raison. Ils nâappartiennent quâĂ eux-mĂȘmes. Serra les puise dans lâHistoire, la LittĂ©rature, lâactualitĂ©, ou invoque Fassbinder. On dirait quâils ont succombĂ© Ă une malĂ©diction romantique du XIXe siĂšcle : figures lĂ©gendaires, supĂ©rieures aux humains pour avoir vaincu la mort, mais moins humaines, exilĂ©es du temps, aspirant Ă y appartenir prĂ©cisĂ©ment parce que cela leur est refusĂ©. Romantique et sceptique, crĂ©ateur de mythes et observateur implacable, Serra fuit la mĂ©diocritĂ© de formes dâexistence encore aveuglĂ©ment confiantes dans un progrĂšs dĂ©sormais illusoire, face au spectacle contradictoire du monde. Il garde un contrĂŽle esthĂ©tique sans sâenfermer dans une forme prĂ©conçue. Il ne se lie pas Ă un scĂ©nario mais au potentiel expressif des visages, corps et espaces choisis avec rigueur. Il fait confiance Ă la camĂ©ra pour capter textures plastiques et temporelles, et au montage pour construire un langage cinĂ©matographique singulier. Sa libertĂ© tient Ă la production autonome de ses films, limitant les comptes Ă rendre et offrant au spectateur un espace de contemplation. Ainsi, le temps dans ses Ćuvres acquiert une qualitĂ© gravitationnelle : il flotte, dĂ©rive, sâĂ©coule comme une priĂšre.
â lichamen ontdaan van hun mythologische eigenschappen, die zinnelijker zijn en aanleunen bij een onderbewustzijn dat op zoek is naar verrukking (iets Ă la Buñuel). Hij is ook in de ban van het stierenvechten als cirucusevenement bij Goya, van de haast ludieke wreedheid, van het leven dat er desondanks is.
Serra bewondert ook dat Goya de structurele achterstand die het land lang gekenmerkt heeft, en nog steeds zichtbaar is, heeft weten te vatten. In december zal hij in Bozar uitweiden over hoe hij zijn projecten aanpakt en over zijn filmische lezing van Goya. Hij studeerde Vergelijkende Literatuur in Barcelona, maar liet in 2006 met zijn Honor de cavalleria een frisse wind waaien in de Spaanse film en drukte zijn stempel op de internationale scene. Twintig jaar lang al combineert hij film met theater en museale projecten. Zo nam hij ook deel aan documenta in Kassel en aan de Biënnale van Venetië. Hij is een vaste gast op de grote festivals en mocht de Gouden Schelp van San Sebastiån (2024) en de Gouden Luipaard van Locarno (2013) in ontvangst nemen.
âAlbert Serra laat zich niet leiden door een scenario, maar door het expressieve potentieel van gezichten, lichamen en plekken die hij heel nauwgezet selecteert'
Vertrouw op de taal van Serra
De personages van Serra staan buiten dat vermeende centrum dat wordt belichaamd door de samenleving, het alledaagse leven, de normen en het redelijke. Ze behoren enkel zichzelf toe. Serra delft ze op uit de geschiedenis, de literatuur en de actualiteit. Of hij gaat te rade bij Fassbinder. Ze lijken gebukt te gaan onder een romantische 19e-eeuwse banvloek: ze overwonnen de dood en stijgen zo boven de mens uit. Tegelijkertijd moeten ze ook onderdoen voor de mens, want ze leven in ballingschap, buiten de tijd, waartoe ze willen behoren, net omdat dat hun ontzegd wordt. Serra is zowel romantisch en sceptisch, een fantast en een meedogenloos observator. Hij keert zich af van de middelmatigheid van bepaalde levenshoudingen die uitgaan van een blind vertrouwen in de vooruitgang die, te midden van het tegenstrijdige schouwspel van deze wereld, een illusie is gebleken. Hij behoudt de esthetische controle, zonder zich vast te klampen aan een vooraf vastgelegde vorm. Hij laat zich niet leiden door een scenario, maar door het expressieve potentieel van gezichten, lichamen en plekken die hij heel nauwgezet selecteert. Hij laat de camera beeldende en temporele texturen vastleggen en brengt in de montage een unieke filmtaal tot stand. Zijn creatieve vrijheid vloeit voort uit het feit dat hij zijn films zelf producet. Zo hoeft hij aan minder mensen verantwoording af te leggen en kan hij de kijker ruimte tot bezinning schenken. In zijn werk is de tijd onderhevig aan de zwaartekracht: hij dobbert, drijft weg en ontvouwt zich als een gebed.
Close-up:
Beatriz Navas


FR Et si le cinĂ©ma Ă©tait un tissage subtil, reliant voix et formes, idĂ©es et sensations ? La saison '25â'26 cĂ©lĂšbre cette complexitĂ© comme une force crĂ©atrice, portĂ©e par des cinĂ©astes qui bousculent nos perceptions.
Trois Close-ups structurent cette programmation. Le premier revient sur Dogma 95, qui a dĂ©pouillĂ© le septiĂšme art de ses artifices pour retrouver la force brute de lâimage et en capter toute la puissance. Ce focus sâenrichit de cinq films du DOGMA 25, continuation contemporaine du mouvement danois. Le second met en lumiĂšre Jessica Sarah Rinland, artiste argentino-britannique dont lâunivers mĂȘle science et poĂ©sie. Ă travers un cinĂ©ma impressionniste et tactile, elle interroge les liens sensibles entre humains, animaux et vĂ©gĂ©taux. Le troisiĂšme Close-up est dĂ©diĂ© Ă Albert Serra, alchimiste des extrĂȘmes, dont lâĆuvre rĂ©sonne avec lâexposition Goya, deux regards singuliers sur la violence humaine et la mĂ©moire collective. Le cinĂ©ma sâouvre Ă©galement Ă dâautres artistes emblĂ©matiques. Le documentaire Eno de Gary Hustwit, qui dĂ©ploie une technologie rĂ©volutionnaire, invite Ă dĂ©couvrir le travail et les idĂ©es du musicien visionnaire Brian Eno â le film se rĂ©invente Ă chaque projection. Parmi les New Releases, on souligne des titres marquants comme FiertĂ© Nationale de JĂ©richo Ă Gaza, One to One: John & Yoko et Happy Holidays. Les sĂ©ances de cinĂ©ma immersif en rĂ©alitĂ© virtuelle complĂ©tent le programme. Une saison pour questionner : quâest-ce quâune image vraie ? Comment filmer le monde sans le trahir ?
NL Stel je de film even voor als een subtiel weefsel van stemmen en vormen, van ideeĂ«n en gewaarwordingen. Het seizoen '25â'26 viert die complexiteit als scheppende kracht, gedragen door cineasten die onze waarnemingen omvergooien.
De eerste van onze drie Close-ups grijpt terug naar Dogma 95 dat de film van alle kunstgrepen heeft ontdaan om de ruwe kracht van het beeld in ere te herstellen en het in al zijn intensiteit te kunnen vatten. We zoomen in op vijf films van Dogma 25, de hedendaagse voortzetting van de Deense beweging. De tweede Close-up belicht de Argentijns-Britse kunstenares Jessica Sarah Rinland die de wetenschap met de poëzie laat versmelten. Haar impressionistische en tactiele filmkunst onderzoekt de zintuigelijke banden tussen mensen, dieren en planten. De derde Close-up is gewijd aan Albert Serra, de alchemist van de extremen wiens werk resoneert met de Goya-expo. Beiden hebben een bijzondere kijk op het menselijke geweld en het collectieve geheugen. We verwelkomen ook nog andere emblematische kunstenaars. De documentaire Eno van Gary Hustwit laat ons kennismaken met het werk en de ideeën van de visionaire muzikant Brian Eno. De film genereert bovendien bij elke vertoning een nieuwe, unieke versie. We hebben ook een aantal opvallende New Releases, zoals Fierté National de Jéricho à Gaza, One to One: John & Yoko en Happy Holidays. De immersieve virtualrealityfilms vervolledigen het programma. Dit seizoen stellen we onszelf de vraag: wat is een echt beeld? En hoe filmen we de wereld zonder haar te verraden?



FR Ă 9 ans, Sarah vit pour la musique : violon, solfĂšge, danse, vĂ©lo⊠et des moments magiques Ă Bozar. Elle a mĂȘme participĂ© Ă Cantania cette annĂ©e, ce grand projet de chant pour les Ă©coles primaires bruxelloises. Ce quâelle prĂ©fĂšre ? Les concerts avec orchestre philharmonique. Sarah raconteâŠ
« Cantania, câĂ©tait stressant au dĂ©but. Jâavais peur de me tromper devant tout le monde. Mais quand jâai vu ma famille et mes amis autour de moi, jâai retrouvĂ© le sourire. Mon moment prĂ©fĂ©rĂ© ?
Travailler les chansons en classe, en français et en nĂ©erlandais, et chanter avec lâorchestre, câĂ©tait amusant et impressionnant. MĂȘme aprĂšs le concert, je continue Ă chanter. Je conseille Cantania Ă tous les enfants ! Il ne faut pas avoir peur, il faut juste Ă©couter le chef et sâamuser. Mon concert prĂ©fĂ©rĂ© Ă Bozar ?
Le Livre de la jungle avec lâorchestre. Un comĂ©dien dĂ©guisĂ© en loup mâa maquillĂ©e et jâai hurlĂ© avec lui comme dans une meute ! Les violonistes Ă©taient incroyables. Plus tard, je rĂȘve dâĂȘtre violoniste ou chanteuse dâopĂ©ra, comme Esther, la soliste de Cantania ! »
Cantania ! VoilĂ un bel aperçu de ce que Bozar propose aux enfants tout au long de lâannĂ©e. Lors de la JournĂ©e sans voiture, assistez Ă un spectacle de Claron McFadden, ou participez Ă des ateliers sur le thĂšme de la nourriture. Et ne manquez pas nos Bozar Sundays : ces dimanches-lĂ , nos expositions et salles de concert sâouvrent aux petits comme aux grands !
NL Sarah is 9 en leeft voor muziek: viool, notenleer, dans, fietsen ⊠en magische momenten bij Bozar. Dit jaar deed ze zelfs mee aan Cantania, het grootse zangproject voor lagere scholen. Wat ze het allerleukst vindt? Concerten met een filharmonisch orkest.
Sarah vertelt ...
âCantania was in het begin best spannend. Ik was bang om een fout te maken voor al die mensen. Maar toen ik mijn familie en vrienden zag, kwam die glimlach vanzelf terug.
Mijn favoriete moment?
De liedjes instuderen in de klas, in het Frans Ă©n in het Nederlands, en zingen met het orkest â dat was leuk Ă©n indrukwekkend. Zelfs na het concert blijf ik zingen. Ik raad Cantania aan voor alle kinderen! Je hoeft niet bang te zijn, gewoon goed naar de dirigent luisteren en je amuseren.
Mijn favoriete concert bij Bozar?
Le Livre de la jungle met het orkest. Een acteur verkleed als wolf schminkte me, en ik huilde mee alsof ik bij zijn roedel hoorde. De violisten waren geweldig. Later wil ik violiste of operazangeres worden, net als Esther, de soliste van Cantania!â
Cantania is slechts één van de vele kindvriendelijke evenementen bij Bozar. Kom op Autoloze Zondag naar de familievoorstelling met Claron McFadden of doe mee aan creatieve workshops rond het thema âetenâ. Zet ook alvast onze Bozar Sundays in je agenda, want dan openen de deuren van onze expoâs en concertzalen speciaal voor jong en oud.





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Nous remercions les fondations pour leur soutien, ainsi que celles qui souhaitent rester anonymes. Wij danken de stichtingen voor hun steun, ook zij die anoniem wensen te blijven. The exhibition Luz y sombra. Goya and Spanish Realism, the close-up Albert Serra and the concert of Suso Sà iz & Echo Collective are jointly organised by EUROPALIA, Ministerio de Asuntos Exteriores, Unión Europea y Cooperación /Agencia Española de Cooperación Internacional para el Desarrollo (AECID) and Acción Cultural Española (ACE).
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Rue Ravenstein 16 - 1000 Bruxelles

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âą Tel : +32 (0)2 507 82 00 (lun â sam: 13:00 â 18:00)
âą Website: Bozar.be/fr/tickets
âą Mail : tickets@bozar.be
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Bozar Tickets Ravensteinstraat 16 - 1000 Brussel
âą Di â zo: 10:00 â 17:00 âs Avonds opent ticketing één uur voor aanvang van het evenement.
âą Tel: +32 (0)2 507 82 00 (ma - za: 13:00 - 18:00)
âą Website: bozar.be/nl/tickets
âą E-mail: tickets@bozar.be
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