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Mon cancer, entre combats et découvertes

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C O L L E C

T I O N

Nouveau Départ


Mon cancer, entre combats et dĂŠcouvertes


BLF Europe • Rue de Maubeuge 59164 Marpent • France


Mon cancer, entre combats et découvertes • Agnès Baroncini © 2009 BLF Europe • Rue de Maubeuge • 59164 Marpent • France info@blfeurope.com • www.blfeurope.com Tous droits de traduction, de reproduction et d’adaptation réservés. Couverture, mise en page et impression : BLF Europe • Rue de Maubeuge • 59164 Marpent • France Les citations bibliques sont tirées de la Bible du Semeur, © 2000, Société Biblique Internationale. Avec permission. ISBN 978-2-910246-71-6 Dépôt légal 4e trimestre 2009


À Damaris et Norbert. Merci pour votre présence, votre amitié, vos conseils avisés. Sans vous, tout aurait été si différent. Ce livre est aussi le vôtre !


Remerciements Un grand merci à Alain Stamp. Juillet 2008, lors d’une Convention dans le Vaucluse, tu m’as vivement encouragée à mettre sur papier l’épreuve que je traverse. Après neuf mois de réflexions, j’ai relevé le défi. C’était en avril 2009. Aujourd’hui le projet est devenu réalité. Merci Alain pour ta foi en les autres, pour tes conseils, pour ton punch. Tu réponds toujours présent, un vrai plaisir de travailler avec toi. Un grand merci à Raphaël Anzenberger pour ses remarques pertinentes, ses encouragements. Toi aussi, t’y as cru ! Toute ma reconnaissance envers vous tous qui avez prié pour moi. En France comme aux USA. Je me suis sentie portée.

Merci également à toute l’équipe de BLF Europe qui prend le risque de lancer de nouveaux auteurs.

Une pensée toute particulière aux équipes médicales qui m’ont accompagnée tout au long de la maladie : l’équipe du service de chirurgie digestive de la clinique Sainte Barbe, ainsi que l’équipe de l’hôpital de jour du service oncologie de la clinique Sainte Anne. Un grand merci pour votre dévouement, votre gentillesse, votre humour et votre disponibilité !


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Préface Nos contemporains n’ont pas moins de questions existentielles que par le passé. Quel est le sens de ma vie ? Pourquoi le mal ? La religion est-elle source d’intolérance ?

En revanche l’Histoire, les guerres de religions, la philosophie, le développement de l’athéisme semblent avoir porté un coup fatal à la foi en Dieu. Plus précisément à la foi dans le Dieu de la Bible et son fils Jésus-Christ. Plus sûrement encore, ce sont la méconnaissance, l’ignorance, les préjugés et surtout l’absence de réponses satisfaisantes aux questions légitimes qui découragent nos contemporains de croire !

Le grand intérêt de ce livre est d’aborder clairement, avec pertinence mais également avec beaucoup de sensibilité, ces questions cruciales sur la foi qui pourraient être les vôtres. J’ai eu le privilège d’intervenir avec Raphaël dans plusieurs soirées « questions-réponses » avec des étudiants, et en d’autres occasions. J’ai observé que l’auteur de ce livre a une double qualité : une tête bien faite ET une tête bien pleine, mais aussi le cœur au bon endroit !

Lecteur, vous allez apprécier ces qualités au fil des pages qui suivent. Alain Stamp Président des Éditions BLF Europe


Chapitre 1

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Touchée par le cancer Dimanche 16 décembre 2007. Le temps est froid, sec et lumineux. Le soleil plonge la cuisine dans une ambiance bienveillante alors que tout indique que l’hiver s’est déjà bien installé dans notre belle région d’Alsace. Assise, en train de prendre mon petit-déjeuner, j’assiste avec toujours le même émerveillement au lever de celui qui rythme nos journées depuis la nuit des temps. Jamais en pause, jamais en retard. Je me fais du souci, ce matin. Depuis quelque temps, une grosseur s’invite dans mon abdomen. Elle disparaît aussi vite qu’elle apparaît. Étrange phénomène, pourtant bien réel, que je mets sur le compte d’une simple colite suite à un voyage en Égypte début octobre. Seulement, au fil des semaines, cette colite me semble de plus en plus suspecte.

Je me prépare pour partir au culte et décide d’en parler à Damaris, amie de longue date. Nous appartenons à la même église protestante. Peut-être que je pourrais voir Norbert, son mari et mon médecin, avant de rentrer chez moi. J’ai besoin d’être rassurée car encore ce matin, je l’ai vue. Elle n’apparaît


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jamais au même endroit, d’ailleurs. Bizarre ! Après l’office, je rejoins donc Damaris pour lui soumettre mes craintes. là.

– Aucun souci, me dit-elle, passe à la maison, Norbert est

Comme à son habitude, Norbert m’accueille chaleureusement. Je lui expose la situation. Et après examen, il confirme mes soupçons : – Pas de doute, tu as un problème. Pour moi c’est de l’ordre du kyste mais un petit tour aux urgences cet après-midi s’impose.

Fini le dimanche qui s’annonçait paisible. J’avais l’intention de faire une virée au marché de Noël strasbourgeois, dont on entend tellement parler dans les médias en ces temps de fêtes. À la place, ce sont les longs couloirs impersonnels des urgences du CHU de Strasbourg qui s’offrent à moi. Au bout de trois heures, je sors avec un premier diagnostic : hernie ombilicale.

– Ce n’est pas une urgence. Prenez rendez-vous auprès de ma secrétaire pour prévoir une opération en début d’année, insiste le chirurgien, après m’avoir auscultée. Il m’invite aussi à passer un scanner pour confirmer ce gonflement douteux.

J’en informe Norbert. Il est perplexe face au résultat. Je ne le sens pas convaincu. Nous convenons que son assistante me prendra, demain, un rendez-vous en urgence pour le scanner.

De retour à la maison, je réalise qu’après une après-midi passée à l’hôpital, je ne suis pas plus avancée. L’entrevue médicale s’est révélée peu concluante. Pas de réelles investigations, juste une palpation rapide de mon ventre avec beaucoup de certitudes. Seul Norbert a su trouver les arguments pour me tranquilliser en cette fin de journée. Le soleil a disparu et la nuit tombe brusquement. Le froid s’intensifie. La soirée s’annonce calme. Il n’y a plus rien à faire pour aujourd’hui. À quoi bon ressasser mes craintes. Je n’ai pas de douleurs particulières, je ne me sens pas mal, au fond. Ras-


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surée par mes propres réflexions, je me plonge dans un de mes loisirs préférés : la lecture. Rien de tel qu’un bon roman pour se changer les idées, n’est-ce pas ?

Lundi matin, coup de fil du cabinet de Norbert. Je suis attendue vendredi après-midi à 15 heures pour une exploration approfondie de mon système digestif. Quelques jours à attendre et je serai fixée. La semaine à venir est chargée par mes obligations professionnelles. Je n’aurai pas le temps de m’appesantir sur moi, et c’est tant mieux. Plus qu’une heure, une demi-heure, un quart d’heure, dix minutes, ça y est. Le radiologue me reçoit dans son bureau. Je vais enfin savoir quel intrus se loge dans mes tripes. – Désolé, ce n’est pas une hernie ombilicale mais quelque chose qui ressemble à une tumeur. Du jamais vu ! Je ne peux pas vous dire de quoi il s’agit mais ce dont je suis sûr est qu’il faudra l’enlever. Et surtout, pas de biopsie. Il faut être prudent ! Oups ! Droit au but le toubib. Il me faut quelques instants pour assimiler l’information. Là, tout de suite, je ne sais pas quoi répliquer. De toute façon, il ne s’engagera pas plus : ce n’est pas son rôle. Je le quitte donc sans plus tarder. – Merci Docteur et au revoir.

Arrivée dans la rue, je respire un bon coup. L’inquiétude m’envahit peu à peu : Qu’est ce que c’est ce truc-là ? Troublée, je me précipite chez Norbert. Lui aussi est intrigué. La situation est peu banale.

Après discussions et coups de fils passés à des confrères, une consultation est prévue avec un nouveau chirurgien spécialisé en chirurgie digestive : lundi 24 décembre 2007 à 10 heures, sans faute. Encore un week-end à attendre ! Et lui, saura-t-il ? Aura-t-il une idée, un trait de génie qui puisse apaiser mes angoisses qui se font de plus en plus oppressantes ?

J’ai hâte d’être à lundi. Une crainte vient se rajouter à mon état : et s’il fallait opérer de toute urgence ? Quelle horreur ! Mes projets pour les jours à venir sont tout autres. Passer Noël à l’hôpital, quelle perspective peu attrayante ! J’essaie tant bien


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que mal de vaquer à mes occupations habituelles, en cette fin de journée. Après de multiples efforts infructueux, je laisse libre cours à mes émotions. Seule dans mon appartement, affalée dans le canapé, je me confie en celui en qui je crois, Christ : Seigneur, toi qui sais tout, qui vois tout, qui entends tout… Viens à mon secours. Donne-moi ta paix ! Au bout de quelques instants, une chaleur indescriptible enveloppe tout mon être. Je me détends et m’endors paisiblement. Merci Seigneur !

Je passe une fin de semaine apaisée, quoique pas totalement dégagée de mes peurs. Ménage, courses, visite à des amies, culte vont agréablement meubler ce temps d’attente. Vivre au jour le jour, difficile à mettre en œuvre lorsque nous sommes préoccupés. Nous y sommes pourtant encouragés dans la Bible : « Ne vous inquiétez pas pour le lendemain ; le lendemain se souciera de lui-même. À chaque jour suffit sa peine 1. »

Un verset bien connu et si peu appliqué. Que de fois, je me suis gâchée une, voire plusieurs journées, tourmentée que j’étais par un souci. Bien souvent, je me laisse littéralement « bouffer » par les ennuis et j’oublie de jouir du moment présent. Pour en définitive, réaliser soit que le problème n’en était pas un, soit que la solution était plus simple qu’elle n’y paraissait au premier abord.

Chaque circonstance que je vis sert à éprouver ce que Dieu veut m’enseigner. Sinon lire, étudier ou méditer la Parole ont peu de sens à mes yeux. Être chrétien n’est pas une adhésion à une philosophie, à un courant de pensées. C’est un engagement concret, une pratique avec Dieu à mes côtés. Le champ d’expériences ? Ma vie ! Alors que ma santé occupe mon esprit, j’ose prendre, encore et toujours, le risque d’appliquer cette consigne. Le résultat est surprenant ! Pourquoi un tel verset ? La réponse est simple : éviter que nous souffrions inutilement. La vie apporte à chacun son lot de souffrances, nous en faisons tous l’expérience. Alors, pourquoi y mettre des doses supplémentaires, superflues de surcroît ? 1

La Bible : Évangile selon Matthieu, chapitre 6 verset 34.


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Le jour « J » arrive. Je dévale les escaliers de mon immeuble, direction le garage. Je saute dans ma voiture et une demi-heure après, je me retrouve dans la salle d’attente de ce chirurgien encore inconnu. J’appréhende toujours le premier contact. Comment est-il ? Sympa, pas sympa ? Ouvert, fermé ? Pourrais-je avoir confiance en lui ? Alors que mes pensées sont fixées sur ces points d’interrogations, une voix chaleureuse me surprend : – Madame Baroncini ? – Oui, c’est moi.

– Entrez et installez-vous, je vous prie.

Cheveux gris, cinquantaine bien passée, poignée de main amicale, plutôt bel homme. Ses propos sont simples et sans ambiguïté. Ça me plaît. Lui non plus ne sait pas ce que j’ai. Il le dit humblement. J’aime ça ! Nous nous quittons au bout de deux heures de discussions avec en ligne de mire une opération programmée au 15 janvier 2008. Pas d’alarmisme inutile. Par contre interdiction formelle de porter des charges lourdes. La prudence est tout de même de mise. Je serai hospitalisée la veille. Si tout se passe bien, je pourrai sortir le samedi suivant. Si l’entretien n’apporte pas plus de renseignements sur cette grosseur, tout le monde s’accorde à dire qu’un cancer est peu probable. Les marqueurs sanguins sont négatifs et pas d’autres indices pour poser un tel verdict.

Déjà une semaine d’écoulée ! J’ai le pressentiment, malgré les paroles rassurantes des uns et des autres, que mon quotidien est en train de basculer. Basculer vers quoi ? À ce moment-là, je n’en sais strictement rien. Voilà une veillée de Noël bien particulière. Entourée de mes amis les plus proches, je fête la naissance de Jésus-Christ. Noël, une fête de joie teintée d’une ombre pour moi. – Seigneur, c’est quoi cette histoire ? Grave, pas grave ? Où m’emmènes-tu ?


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Que de questions en ce 24 décembre. Surtout que je me sens bien. Pas de fatigue spécifique, pas de signes avant-coureurs. Juste une masse qui se promène dans mon ventre et qui défie le corps médical avec insolence. Je décide de mettre de côté mes inquiétudes. Si les médecins consultés ces derniers jours ne s’affolent pas, pourquoi devrais-je paniquer ? Je fais confiance à la médecine. Aucun élément tangible n’existe qui permette de soupçonner un cancer. Des tumeurs bénignes touchent un nombre considérable de personnes et je décrète donc que je fais partie de cette catégorie. Lundi 14 janvier 2008, 15 heures Accompagnée de ma voisine, je franchis les portes de la clinique Sainte Barbe à Strasbourg, tout près de la gare. Le service de chirurgie digestive est au deuxième étage. Ma dernière opération, l’appendicite, date de plus de trente ans. Malgré moi, je vais pouvoir réactualiser mes connaissances hospitalières, me faire ma propre opinion. Avec tout ce que l’on entend ici et là, je dois dire, que je ne suis pas vraiment à l’aise. L’accueil de l’infirmière de service est sympa. Comme tout le personnel hospitalier dévoué, elle me met à l’aise, me fait sentir que je suis attendue. Quelle chance !

Tout se déroule selon ce qui était décidé avec mon chirurgien. La machine est en route. Le scénario est lancé. Il ne reste plus pour chacun qu’à jouer son rôle et samedi, je quitte la scène. L’acte final. La fin de la journée sera rythmée par des examens préopératoires ainsi que la visite de l’anesthésiste et du chirurgien. Rien de plus que je ne sais déjà. Il est prévu que je passe au bloc vers 10 heures le lendemain matin. La soirée est calme. Quelques coups de fils d’amis viennent rompre le silence de la nuit tombante. Je ne suis pas toute seule. Ils sont là et manifestent leur amitié, chacun à sa manière. Cela me fait du bien. Dans vingt-quatre heures, j’en saurai plus. Bientôt plus qu’un mauvais souvenir.

Lendemain, 10 heures. Quelqu’un frappe à ma porte. C’est l’heure ! Après quelques petites vérifications d’usage, je suis emmenée au bloc opératoire. Couloirs, ascenseur et à nouveau couloirs. Une véritable expédition enrichie par la gentillesse


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et l’humour de deux infirmières. Tout est mis en œuvre pour me distraire et me détendre. Et me voilà confiée dans d’autres mains. Sourires, paroles réconfortantes m’accompagneront jusqu’à la table d’opération. Là, tout est inox, acier aux couleurs restreintes – le gris et le blanc dominent. Il fait froid et je n’ai qu’une envie : retrouver ma chambre.

Sans mes lunettes, je ne distingue pas les visages. Je ne reconnais pas les voix. Les personnes qui m’entourent me sont inconnues. Où est mon chirurgien ? Je m’endors avant même d’avoir le temps de poser la question. C’est une petite opération, elle ne devrait durer qu’une heure. Après tout, il ne s’agit que de l’ablation d’une tumeur. Rien de plus. Tout s’est bien passé et je réintègre ma chambre en début d’après midi. J’attends avec impatience la visite du chirurgien pour en savoir plus.

– Bonne nouvelle, me dit-il dans la soirée. Elle est impressionnante : douze centimètres de diamètre, un petit melon. Il y a 99 % de chance que ce soit bénin.

– Super ! Ça, c’est une bonne nouvelle ! Sur quoi vous fondez-vous pour l’affirmer ? – Trop belle, trop lisse pour que cela soit cancéreux.

Ouf ! Je suis soulagée, l’opération est à présent derrière moi et tout va bien. Que de frayeur pour rien. Merci Seigneur !

Vendredi, la veille de ma sortie, à 17 heures, coup de fil du chirurgien. Je suis perplexe. Le matin même, nous avons discuté sans que rien d’inquiétant n’en ressorte. Il a signé les papiers pour ma sortie (prévue le lendemain matin). Que se passe-t-il ?

– Je viens d’avoir le laboratoire au téléphone, me dit-il un peu gêné. Nous allons transmettre la tumeur à Paris pour une analyse plus pointue. Il semblerait que cela soit un cancer mais un cancer pas grave, rassurez-vous ! Vlan ! Le mot est lâché : cancer.

– Un cancer pas grave ? Vous pouvez préciser car pour moi, par définition, un cancer c’est grave Docteur.


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– Un cancer sans métastase si vous préférez. Mais nous ne savons pas de quel type de cancer il s’agit, il faut pousser les investigations plus loin. Je vous tiens au courant dès que je sais quelque chose. 99 % de chance que ce soit bénin, m’a-t-on dit depuis que cette histoire a commencé. « Trop belle, trop lisse pour parler de cancer ». Les phrases des uns et des autres s’entrechoquent dans ma tête. Et puis, renversement total de situation. Peut-être lisse, peut-être belle mais il y a un hic : elle est cancéreuse, cette fichue tumeur. Trois minutes de conversation, et mon univers vient de chavirer. J’essaie de réaliser ce que tout cela signifie. D’autant que la situation est encore obscure. Certes, je sais à présent que c’est un « cancer pas grave »… Quelle idée de formuler les choses ainsi ! Comment peut-on concilier le mot « cancer » et l’expression « pas grave » ? Pour moi c’est antinomique, je ne me résous pas à donner un sens à cette expression. Il n’est pas encore possible de donner un nom à ce cancer. Il faudra attendre quelques semaines avant d’en savoir plus et pour connaître la suite des événements. Car, qui dit cancer, dit, le plus souvent, chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie, bref un cortège de mots dont je connais le sens mais pas encore toutes les implications. Je suis abattue et complètement désarmée devant une telle nouvelle. Le soulagement vécu le jour de l’opération se transforme en une immense déception. Un sentiment profond fait surface : celui d’avoir été « grugée », « trompée » quant à la nature de mon mal. Les certitudes énoncées jusqu’à présent se transforment en d’innombrables questions.

– De quel cancer s’agit-il ? Est-ce une tumeur récidivante ? Quelles sont les chances de s’en sortir ? Que va-t-il se passer ?

Mais au-delà de ces considérations médicales, que signifie pour moi le 1 % complètement occulté jusqu’à présent ? Comment concevoir tout à coup que le mal dont je suis atteinte soit aussi grave ? Je m’étais faite à l’idée que ma santé n’était pas menacée. Certes, il fallait passer par une opération, mais après, tout allait rentrer dans l’ordre et la vie reprendrait son cours


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normal… Comme avant. Bref un épisode banal dans une vie banale, rien à dire sur le sujet… Passez, il n’y a rien à voir !

En moins de trois minutes, tout est chamboulé. Le premier choc passé, une colère fait jour. J’en veux au corps médical d’avoir eu autant de certitude. Et je m’en veux surtout d’avoir cru que cette tumeur pouvait être bénigne. Je n’ai pas laissé la place à une autre éventualité que celle que l’on me présentait. Mais 99 %, ce n’est pas 100 %. Personne, ni les médecins, ni les amis à mes côtés ne peuvent être montrés du doigt. Ils ont été sincères et rien ne laissait entrevoir que la situation était plus grave qu’elle ne le paraissait. Colère aussi d’apprendre que je suis touchée par ce mal qui s’installe dans mon corps sans crier gare et que l’on nomme « cancer ». Ce mal qui ronge de l’intérieur sans y avoir été invité. Quelques instants me suffisent pour être complètement submergée par des sentiments comme la peur ou l’angoisse… Avec l’incapacité d’y répondre de façon logique et posée. Je raccroche le combiné. Je suis seule à connaître le mal qui me ronge, seule dans cette clinique, un vendredi soir à lutter avec moi-même. Je n’ai pas la force d’appeler qui que ce soit. Impossible d’exprimer de vive voix ce que je ressens.

***

Un cancer, j’ai un cancer ! Je me répète inlassablement cette petite phrase sans en réaliser toute sa portée. Cette maladie dont on parle tant fait partie de moi. Jamais je n’avais envisagé une telle éventualité. Les autres, oui, mais pas moi. Suis-je en danger ? Combien de temps me reste-t-il à vivre ? Submergée par la douleur, la peur au ventre, recroquevillée dans ce lit d’hôpital, la nuit s’annonce agitée.

Alors que la chambre est plongée dans le noir le plus total, je partage ma lutte avec l’ami le plus proche, le plus intime et le plus fidèle qui existe. Cet ami, à qui je peux tout exprimer sans crainte, sans retenue. Il me connaît et sait mieux que quiconque ce que je vis en ce moment. Cet ami, vous l’aurez reconnu, c’est Jésus. Il est le consolateur par excellence. Il console mais ne


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s’apitoie jamais. Il est présent quand je l’appelle. Il est l’oreille dont j’ai besoin. Il est la parole qui me ranime et me relève lorsque je suis dans l’abîme du désespoir. Oui, je ne suis pas toute seule face à cette nouvelle épreuve. Jésus est avec moi et il me le rappelle, ce soir-là, lorsqu’au bout d’une heure, je l’entends me chuchoter : – J’entends ta colère et la comprends. Tu as le droit, mais ne te laisse pas démolir par elle. Un combat t’attend !

– Rappelle-toi que l’Esprit fait concourir « toutes choses au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui ont été appelés conformément au plan divin 2. »

Quel verset ! Je ne me lasse pas de le méditer, encore aujourd’hui. Oui, toutes choses concourent à mon bien. Et si c’est l’épreuve qui est au cœur de « toutes choses », je ne peux que porter un regard différent à ce qui m’arrive. – N’oublie jamais que je suis à tes côtés.

Non, je ne l’oublie pas. Il a la première place depuis que je suis chrétienne. s Pour aller plus loin

1. Avez-vous eu de la colère à l’annonce de la maladie et en avez-vous voulu à quelqu’un ? 2. Trouvez-vous que c’est injuste d’avoir un cancer ? 3. Comment arrivez-vous à trouver la paix dans votre cœur ? 4. Dieu peut-il vous aider à traverser cette épreuve ?

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La Bible : Lettre de Paul aux Romains, chapitre 8 verset 28.


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Pourquoi moi ? Et pourquoi pas toi ? Samedi 19 janvier 2008, il fait froid et le ciel est bas, chargé de nuages. Le fond de l’air glacial m’attend à la sortie. Je quitte la clinique avec une boule dans la gorge. Mon appréhension de l’avenir est telle que je suis mal lorsque j’en franchis la porte. Je me sens fragile, vulnérable et prête à tomber. Ce corps qui, jusqu’à présent, fonctionnait à peu près normalement, me fait à présent une blague que je n’apprécie pas du tout. Certes j’ai des soucis de santé – une fibromyalgie plus précisément – mais j’ai appris à vivre avec. Elle fait partie de mon quotidien. Tout est bien rôdé. Une vie professionnelle bien remplie, trop peut-être ? J’occupe deux mi-temps. L’un comme professeure auprès de classes de BTS tertiaires à la Chambre de Commerce de Strasbourg. L’autre mi-temps au sein d’une association. Je fais de la prévention dans le milieu scolaire contre les méfaits du tabac. Je m’occupe également du site Internet et gère quelques tâches administratives. Des amis, des loisirs et une vie d’Église occupent le temps que me laisse ma profession. Rien d’extraordinaire, un quotidien fait de joies et de peines comme tout un chacun.


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Il est convenu que je passe une partie de ma convalescence chez Damaris. Elle ignore encore la nouvelle. À mon arrivée, le seuil de la porte à peine franchi, je me réfugie dans ses bras et laisse libre cours à mes larmes. Au bout de cinq minutes, nous sommes deux à pleurer. Moi pour mes peurs et le stress de ces dernières heures, Damaris pour sa compassion et son soutien. En effet, il est écrit « Partagez la joie de ceux qui sont dans la joie, les larmes de ceux qui pleurent 3. »

Oui, il est bon de pouvoir exprimer librement ses émotions. C’est encore mieux de les partager avec un proche, qu’il s’agisse d’un conjoint, d’un enfant, d’un parent ou d’une amie. La Bible nous encourage à porter mutuellement nos fardeaux. La communion avec l’entourage nous aide à affronter les épreuves de la vie qui nous bousculent, nous bouleversent et peuvent nous précipiter dans le gouffre de la dépression. Nous pouvons être des garde-fous les uns pour les autres. Et Damaris en a été un aux jours les plus sombres de la bataille. Elle n’a eu de cesse de m’inviter à garder les yeux fixés sur Jésus, notre sauveur et consolateur. Le moment d’émotions passé et les larmes séchées, la révolte et les points d’interrogations font leur apparition. Nous sommes installées dans sa cuisine, le lieu habituel de nos échanges. Le soleil nous baigne de (ses) timides rayons. Soudain, je lance comme un cri de désespoir :

– Pourquoi moi ? De quoi suis-je coupable pour être atteinte à présent d’un cancer ? Et inconnu, de surcroît !

Une ribambelle de réflexions plus lugubres les unes que les autres débarquent sans crier gare dans notre conversation. Alors que j’essaie de trouver une explication raisonnable à mon drame, une remarque vient bousculer toute logique : – Et pourquoi pas toi ? me lance Damaris.

Quatre mots lancés sous forme d’interpellation ! Quatre tout petits mots mis l’un à côté de l’autre et qui font l’effet 3

La Bible : Lettre de Paul aux Romains, chapitre 12, verset 15.


Pourquoi moi ? Et pourquoi pas toi ?

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d’une bombe ! Mais oui, pourquoi pas moi en définitive. Qu’aije fait ou pas fait pour que cela ne me touche pas ?

Dans les deux cas, la réponse est : rien de particulier. Il faut bien se rendre à l’évidence, les pensées qui me tourmentent n’ont qu’un seul but : me culpabiliser !

Il est vrai que certains cancers sont parfois, et ce n’est pas systématique, le résultat d’un comportement inadapté de la personne. Cependant, nous ne sommes pas égaux devant la maladie. Si la médecine peut donner des explications à la cause de certains cancers, il n’en est pas ainsi pour tous les cancers.

Un nouvel horizon s’ouvre alors. Si je ne suis pas « coupable » du mal qui m’atteint de plein fouet, le « pourquoi » accusateur peut alors se transformer par un « pour quoi : dans quels buts ».

« Cancer », un mot qui véhicule de multiples questions auxquelles je ne peux échapper. Je suis prise, comme tant d’autres, dans un tourbillon de points d’interrogations dont il est impossible de m’y soustraire. Ils font partie intégrante de la maladie elle-même. C’est un réflexe inhérent à ce mal. Le cancer, tout comme le sida, a une spécificité particulière ; la condamnation ! C’est précisément ma première crainte : suis-je condamnée ? Suivie immédiatement par ce cortège inéluctable d’observations telles que : – Si je ne suis pas coupable, pourquoi la maladie, la souffrance ? – Le cancer, c’est quoi au juste ? – La mort, une fin en soi, ou… ?

– Où trouver la force pour traverser cette épreuve ? – Y a-t-il encore un avenir ?

Ces réflexions m’accompagneront sans relâche. Elles font partie intégrante de la maladie. Ce n’est pas seulement la maladie qui est concernée mais ce qu’elle véhicule. Trouver des réponses à ces questions fait partie du combat. Guérir de la maladie (ou être en rémission) sans avoir réfléchi sur ce qu’elle


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implique, ce n’est pas tout à fait guérir. Ces réflexions indissociables de la maladie m’accompagneront sans relâche. À croire que le cancer ne peut se vaincre, disparaître à jamais que dans la résolution partielle ou totale de ces questions. À chaque étape de ma maladie je découvrirai des réponses au cœur de la Bible : la parole vivante qui fait cohabiter vérité et compassion. Jusquelà, je ne jugeais pas nécessaire d’approfondir ma relation avec Christ. Désormais, certaines portes que je me fermais en agissant ainsi vont s’ouvrir. Un monde nouveau s’offre alors à moi. Ce monde où je trouverai en premier lieu la guérison de mon âme, avant même celle du corps à laquelle nous aspirons tous, quand nous sommes atteints de ce mal. Une chose est certaine, Dieu ne se trompe jamais ! Il est inévitable que la première réaction soit celle de l’incompréhension. Si Dieu m’aime, pourquoi permet-il un tel drame ?

Je ferme un instant les yeux. Absorbée par mes pensées, j’oublie où je suis. Je ne vois plus Damaris devant ses fourneaux, attentive à mes paroles et toujours prête à prodiguer une parole d’encouragement, un conseil avisé. Silence inattendu… Propice à une réflexion intense. Une évidence s’impose à moi, alors que le temps semble suspendu. Une lutte s’annonce et pas n’importe laquelle : la vie ou la mort. Étrange combat que celui de la vie, alors que je n’ai aucun doute sur ma destinée après la mort. Je crois en la vie éternelle et je sais qu’en tant qu’enfant de Dieu, je serai à ses côtés dans l’éternité. Et pourtant, je ne suis pas prête à quitter cette terre. Tant de choses encore à accomplir, à découvrir avant le grand départ ! Tant de personnes qui me sont chères et aucune envie de m’en séparer. Sans compter les rencontres à venir. J’ai encore des rêves, des projets plein la tête ! J’aimerais tant les voir aboutir, au moins quelques-uns auxquels je tiens tout particulièrement. Chut ! Ils font partie de mon jardin secret ; seul Dieu sait ! La mort est plus énigmatique encore ! Ce mystère qui me dépasse et me laisse sans voix ! Passage obligé pour vivre l’éternité. Mais difficile de se préparer à cet instant furtif qui me fera basculer d’un monde à un autre, sans pouvoir en maîtriser le déroulement. Mourir, c’est accepter de vivre cet ultime souffle


Pourquoi moi ? Et pourquoi pas toi ?

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de vie, dans la paix et sans regret ; ce dernier battement de cœur qui me séparera à jamais de tout ce que j’aime ici-bas. C’est rejoindre cet autre monde qui ne se dévoilera qu’au moment où j’y entrerai. Mais quel monde ? Pour moi, chrétienne, il s’agit du royaume de Dieu, incontestablement. Je n’ai aucun doute làdessus ! Et pour vous ? Vivre et mourir, deux réalités qui s’interpénètrent et ne peuvent exister l’une sans l’autre. Le bruit sourd d’une casserole posée sans ménagement sur la gazinière me ramène subitement à notre discussion. – C’est vrai, tu as raison. Pourquoi pas moi. Et il va falloir que j’apprenne à me battre contre cette maladie. J’ai un combat à mener : celui de la vie.

Lorsque tout va bien, la vie semble acquise à jamais. Rare sont les fois où je me lève en me demandant si les cellules de mon corps sont prêtes à faire ce pour quoi elles ont été créées ? Le souffle de vie qui m’anime à chaque seconde me paraît évident. À aucun moment je n’imagine que l’anarchie s’installe au cœur de mes cellules, secrètement, en silence. Je prends conscience, tout à coup, que ce souffle de vie va avoir un prix : la victoire sur la maladie.

La vie avec Christ est une aventure extraordinaire, elle n’en reste pas moins semée d’embûches. Les difficultés de la vie ne nous sont pas épargnées, à nous croyants. Par contre, je peux affirmer, de par mon vécu, que traverser une épreuve avec ou sans Christ ce n’est de loin pas la même chose. Un coup dur avec Dieu aux commandes : c’est une expérience où nous sommes toujours vainqueurs, aussi difficile soit-elle. Mais pour cela, encore faut-il accepter l’aide qu’il nous offre. Et, une fois de plus, alors que je suis démunie face à ce qui s’annonce, j’accepte la main que me tend Christ. Je n’ai pas conscience de ce que va être ce combat. Je ne réalise pas encore que cela touchera tous les domaines de ma personne. Cependant, avons-nous réellement besoin d’être aidés pour nous battre ? Ne suffit-il pas de se convaincre que nous avons, en


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Mon cancer, entre combats et découvertes

nous, la force suffisante pour faire face à cette épreuve ? Combien de personnes atteintes de cette maladie sont aujourd’hui guéries ? Vous en connaissez très certainement dans votre entourage, tout comme moi. C’est vrai, des milliers de personnes s’en sortent et vivent, à nouveau, une vie normale. Quelle joie !

Si vous avez traversé victorieusement cette épreuve alors que votre croyance en Dieu est fragile voire inexistante, j’ose vous poser trois questions : – Quel prix avez-vous investi pour combattre votre cancer ?

– Quelles pertes, quels manques, quels regrets, quelles peurs, quelles angoisses avez-vous dû affronter tout au long de votre parcours médical ? – Comment envisagez-vous l’avenir ?

De vraies questions ! J’ai eu l’occasion de discuter de ce délicat sujet avec des personnes touchées par le cancer, guéries ou non. Il se dégage toujours de notre conversation, en filigrane, des peurs encore bien présentes, des rancœurs vivaces vis-à-vis d’un entourage qui n’a pas su répondre aux besoins. Espérance zéro ! C’est la vie, paraît-il !

La peur de la récidive est toujours présente… Sans parler de la peur existentielle de la mort, de la souffrance. Oui, des milliers de personnes, ont combattu le cancer. Oui, elles sont guéries physiquement, c’est indiscutable mais…

Mais ? Le cancer est-il vraiment un combat ? Pouvons-nous gagner la bataille du cancer ? Les personnes qui s’en sont sorties diront tout naturellement oui. Elles ont gagné et elles ont raison. Mais à quel prix ? Vaincre un cancer, c’est tuer les cellules cancéreuses et permettre à l’organisme de se reconstituer un capital de cellules saines. C’est éradiquer à jamais ce mal avant qu’il n’arrive à se propager dans tout le corps. C’est effacer de la mémoire de notre organisme, ce processus, afin que la guérison soit totale et entière. Risque de récidive zéro ! Est-ce possible ?


Pourquoi moi ? Et pourquoi pas toi ?

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Oui, nous pouvons indéniablement parler de combat et la lutte est rude, longue, éprouvante pour le malade. Oui, nous remportons souvent la bataille sur cette maladie mais pas toujours la guerre, et le cancer a encore trop souvent le dernier mot.

Je suis face à un choix, à chaque fois que l’épreuve s’invite sur ma route. Et aujourd’hui, debout dans la cuisine de Damaris, ignorant encore tout de ce cancer atypique, je fais le choix d’affronter cette nouvelle épreuve avec Dieu. Mes armes seront les siennes et non les miennes. Et l’une d’elles, la prière ! Elle est puissante et apaisante lorsque l’âme souffre ! Espérance 100 %, la vie, la vraie !

Mais pour cela, je mets Dieu à la première place, bien évidemment. Je suis toujours surprise de constater la violence des propos des hommes qui sont frappés de turbulences dans leur vie. Leurs colères se transforment vite, trop vite, en accusations contre Dieu. Mais je me pose cette question : ont-ils une relation personnelle et intime avec Dieu ?

Laissez-moi faire la comparaison suivante : imaginez que, atteinte d’un cancer, je refuse de consulter ma cancérologue pour des raisons personnelles et idéologiques. Puis, au bout de quelque temps, mon état se dégrade sérieusement. Furieuse devant les conséquences désastreuses de mon choix, je me précipite chez elle et l’accuse violemment de n’avoir rien fait pour éviter cette déchéance. Bizarre, non ? Je vous laisse deviner sa réaction. La société ne fait-elle pas la même chose avec Dieu lorsque des catastrophes s’abattent dans nos vies ?

s Pour aller plus loin

1. Quel combat avez-vous mené ? 2. Quelle est votre espérance ? 3. Avez-vous mis Dieu aux oubliettes ? 4. Connaissez-vous les armes de Dieu pour combattre la maladie ?


Faut-il souffrir d’un cancer pour lire ce livre ?

Agnès Baroncini • Célibataire, Agnès enseigne la communication et l’informatique en BTS à la Chambre de Commerce de Strasbourg. Après un parcours mouvementé, elle découvre la foi en Jésus-Christ il y a dix ans, foi qu’elle est toujours enthousiaste à partager ! Touchée par un cancer rare début 2008, en rémission depuis peu, elle témoigne de son vécu et apporte des réponses aux questions existentielles que pose la maladie. Elle signe ici un premier ouvrage prometteur.

Vous apprécierez un témoignage authentique. Sans fausse honte, sans complaisance, ni pitié de soi, plein d’espoir, de vitalité et d’optimisme ! Ne passez pas à côté de cette histoire bouleversante racontée avec talent. Vous y trouverez vos propres questions. Quand surviennent les difficultés, les questions surgissent : pourquoi le mal ? La souffrance ? La maladie est-elle une punition ? Agnès aborde ces interrogations sans détour, avec franchise et sincérité. Elle est bien placée pour le faire. Vous comprendrez mieux ceux qui souffrent. Le récit d’Agnès, son combat et ses découvertes, vont assurément vous aider à comprendre ceux qui sont atteints par la maladie, ainsi que leurs proches. Sa sensibilité et sa compassion vous encourageront dans vos relations si vous êtes désarmés par la souffrance des autres. Attention ! Si vous commencez ce livre, vous pourriez bien ne pas le reposer avant de l’avoir terminé ! Vous risquez fort d’avoir envie de l’offrir à ceux, dans votre entourage, qu’il pourrait encourager.

Alain Stamp

9 782910 246716

ISBN 978-2-910246-71-6


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Mon cancer, entre combats et découvertes by BLF Éditions - Issuu