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ABLUTIONS ABLUTIONS. Lavages ou bains rituels pour se rendre pur avant le service religieux. La pratique des a blutions sert de toile de fond au baptême néotestamentaire. Le terme hébreu rachats désigne habituellement le lavage avec de l’eau, le rinçage ou le bain (Ge 18.4 ; Ex 2.5 ; Ru 3.3). Le mot grec louein a le même sens (Ac 9.37 ; 16.33 ; 2 Pi 2.22). Ancien Testament. On pratiquait les ablutions pour débarrasser une personne de l’impureté d’une condition inférieure ou indésirable et la préparer pour son initiation à une condition supérieure et plus désirable. Aaron et ses fils sont lavés avec de l’eau avant de revêtir leurs vêtements sacerdotaux et de recevoir l’onction d’huile (Ex 29.4 ; 30.19-21 ; Lé 8.6). De tels lavages préparent le peuple à participer à certains actes du service religieux. Lorsqu’une personne était impure (Lé 11 – 15), elle devait pratiquer des ablutions pour devenir pure. Par ce procédé, elle pouvait symboliquement affirmer être pure et non coupable de péché dans un cas particulier (De 21.1-9). À certains moments, les ablutions impliquaient le lavage ou le bain complet, comme lorsque les Hébreux se baignaient dans l’eau et lavaient leurs vêtements (Lé 14.8 ; 15.5 ; No 19.7,8). Ce rite se pratiquait dans certains lieux, comme une eau vive (Lé 15.13), une piscine (Jn 9.7) ou une rivière (2 R 5.10), ou encore dans la cour intérieure d’une maison (2 S 11.2). Dans certains mouvements de la tradition hébraïque, l’importance des ablutions rituelles devint un élément central de la pratique religieuse, avec ses descriptions minutieuses de la manière dont la personne devait se laver avant de pratiquer certaines activités. Des adeptes des groupes les plus stricts ne seraient pas entrés dans une maison sans se laver préalablement. Ils se lavaient d’abord une main, pour qu’elle soit purifiée et en mesure de laver la seconde. Les enseignements de l’Ancien Testament n’accordent pas autant d’importance et ne donnent pas autant de détails sur les ablutions. Ils insistent davantage sur la pureté intérieure. La purification extérieure n’est qu’un symbole (Ps 24.4 ; 51.9 ; 73.13). Nouveau Testament. Dans Hébreux 6.2, l’auteur exhorte les chrétiens à dépasser le stade des discussions sur les questions élémentaires, parmi lesquelles il cite la doctrine « des baptêmes » (litt. « ablutions »). Peut-être évoque-t-il les discussions concernant les différences entre le baptême chrétien et d’autres ablutions. Hébreux 9.10 fait allusion aux « diverses ablutions » que les Hébreux pratiquaient sous la loi, mais qui ne sont plus nécessaires puisque Christ « s’est offert une seule fois pour porter les péchés de beaucoup d’hommes » (v. 28).
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10 Marc 7.4 rappelle que, parmi les traditions observées par les pharisiens, il y a « le lavage des coupes, des cruches et des vases d’airain ». Ils « ne mangent pas sans s’être lavé soigneusement les mains » (v. 3). Ils font tout cela pour suivre « la tradition des anciens ». Jésus qualifie celle-ci de « tradition des hommes » qui, dans bien des domaines, consiste à abandonner « le commandement de Dieu » (v. 8). Il cite les paroles d’Ésaïe, qui font passer la pureté du cœur avant l’obéissance stricte à des règles (v. 6). Dans les manuscrits de la mer Morte de la communauté essénienne – une secte juive stricte – exhumés à Qumran, les archéologues ont trouvé des exemples de pratiques juives du temps de Jésus. Les fouilles ont révélé un vaste réseau de bassins et de bains utilisés pour les ablutions rituelles. Dans le NT, le seul bain ordonné est celui du baptême (Ac 22.16 ; 1 Co 6.11). Éphésiens 5.26 mentionne un lavage qui pourrait être une référence au baptême ; si tel est le cas, il déclare que le baptême en soi est un rite inefficace, mais mentionne l’action de la Parole de Dieu dans la vie du baptisé. La purification intérieure doit aller de pair avec le lavage extérieur (Hé 10.22). Jimmy Albright et Chad Brand
ABNER. Nom de personne signifiant : « Père est une lampe. » Cousin de Saül et chef suprême de son armée (1 S 14.50). À la mort de Saül, il prend le parti d’Isch-Boscheth, le fils de Saül (2 S 2.8), jusqu’au jour où Isch-Boscheth l’accuse de trahison pour avoir pris l’une des concubines de Saül (3.7,8). Abner reporte alors sa loyauté à David. Joab, le général de David, devient jaloux lorsque le roi accueille Abner. Joab tue alors Abner, qui est enterré à Hébron (2 S 3 ; voir aussi 1 S 17.55-58 ; 20.25 ; 26.5,14,15). ABRAHAM. Nom de personne signifiant « père d’une multitude ». Premier patriarche hébreu, il est connu comme le suprême exemple de foi. Fils de Térach et descendant de Sem, fils de Noé (Ge 11.27), il passe son enfance à Ur, en Chaldée, importante ville sumérienne. Au début, il est connu sous le nom d’Abram (« Père exalté »), mais plus tard son nom est transformé en Abraham (« père d’une multitude », 17.5). Térach, son père, s’installe à Charan avec sa famille (11.31). C’est là qu’il meurt. Dieu appelle alors Abram à migrer dans le pays de Canaan en lui donnant l’assurance qu’il deviendra père d’une grande nation. Il vit successivement à Sichem, Béthel, Hébron et BeerSchéba. Lorsqu’Abram et sa femme se rendent en Égypte à cause d’une famine (12.10), la beauté de Saraï attire l’attention du pharaon, mais Dieu intervient pour sauver Saraï. Ce malentendu survient parce
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