À ma famille bien-aimée et ma famille en Christ : vous avez prié, m’avez encouragée et soutenue à bien des égards tout au long de ce marathon. Et à mon équipe chez The Good Book Company, en particulier André et Alison : je n’aurais jamais pu y arriver sans vous !
« Car quand je suis faible, c’est alors que je suis fort. »
(2 Corinthiens 12.10)
Catalina
CE LIVRE APPARTIENT À
OFFERT À L’OCCASION DE
Les éditeurs remercient chaleureusement tous les relecteurs et relectrices pour leur précieuse collaboration à cet ouvrage : Viviane, Véronique et Ruth.
Édition originale publiée en anglais sous le titre :
The kingdom and the King storybook Bible • Bob Hartman
12. Une autre alliance royale 36 Exode 15.22 à 17.7 ; 19 à 24 13. Une rébellion dans le désert 38 Exode 24.12 à 32.35 ; Nombres 14.1-38 14. Le Roi qui prend soin de son peuple 40 Josué 1 à 6
15. Le Roi et ses juges 42 Juges 2 à 4 ; 6 à 7 ; 13 à 16 ; 1 Samuel 3 à 7 16. Nous voulons un roi ! 44 1 Samuel 8
17. Le roi du peuple 46 1 Samuel 9 à 11 ; 13.1 à 14.23 ; 15
18. Un roi selon le cœur de Dieu 48 1 Samuel 16.1-13
19. Une victoire pour le roi de Dieu 50 1 Samuel 16.14 à 17.54
20. Une alliance royale avec David 54 1 Samuel 18.6-16 ; 2 Samuel 7
21. Un roi sage et un royaume divisé 56 1 Rois 3.1-28 ; 4.20 à 12.24
22. Le vrai Dieu 58 1 Rois 16.29 à 17.1 ; 18.17-39
23. Un royaume est anéanti 61
2 Rois 17.1-24 ; Osée 1.2 ; 11.1-7
24. Un roi fidèle 62
2 Rois 18 à 19
25. Les images du Roi à venir 64 Ésaïe
26. Le roi qui se repent 66
2 Chroniques 33.1-20
27. Le roi qui trouve un livre 68
2 Chroniques 34 à 35
28. Un autre royaume est anéanti 70
Jérémie
29. Une nation en exil 72
Daniel 1 ; 3 ; 6 à 7
30. Un reste revient 74
Esdras 1 à 7 ; Néhémie 1 à 9 ; Zacharie 9.9 ; Malachie 4.5-6
le nouveau testament
31. Enfin, un Roi ! 78
Luc 1.5-25, 57-80
32. La grande annonce ! 80
Luc 1.26-56 ; Matthieu 1.18-25
33. Une surprise angélique 82
Luc 2.1-20
34. La nouvelle se répand 84
Matthieu 2.1-15
35. Deux visites au temple 88
Luc 2.22-35, 41-52
36. Le héraut du Roi 90
Matthieu 3.1-17 ; Marc 1.1-11 ; Luc 3.1-22
37. « Si tu es le Roi… » 92
Luc 4.1-13
38. Le Roi qui guérit 95
Matthieu 4.23-25 ; Apocalypse 21.1-5
39. Le garçon du village 96
Luc 4.14-30
40. Les disciples du Roi 98
Luc 5.1-11 ; Jean 1.43-51
41. Jésus, le Roi de la création 101
Luc 8.22-25
42. Jésus, le Roi du sabbat 102
Matthieu 12.1-14
43. Jésus, le Roi du monde entier 104
Matthieu 8.5-13
44. Jésus, le Roi qui triomphe des démons 106
Luc 11.14-22
45. Un royaume pour les enfants et les chameaux 108
Luc 18.15-27
46. Un royaume pour les deuxièmes chances 110
Matthieu 18.21-35
47. Un royaume de serviteurs 113
Marc 10.35-45
48. Un royaume où les perdus sont retrouvés 114
Luc 15.1-32
49. Un royaume pour les exclus 116
Luc 14.12-24
50. Un royaume qui rapproche des gens inattendus 118
Luc 10.25-37
51. Les images du royaume 120
Matthieu 5.1-48
52. Encore plus d’images du royaume 122
Matthieu 6.1 à 7.27
53. Le Roi monté sur un âne 124
Matthieu 21.1-11 ; Luc 19.28-40
54. Un Roi en colère 126
Matthieu 21.12-13 ; 24.1-2 ; 23.1-36 ; 26.14-16
55. Le repas du Roi 130
Luc 22.7-23, 39-46
56. Le Roi devant le tribunal 132
Jean 18.1 à 19.16
57. Le Roi est mort 134
Marc 15.16-47
58. Vive le Roi ! Il est vivant ! 136 Luc 24.1-12
59. Vive le Roi !
Une très longue marche 138 Luc 24.13-35
60. Vive le Roi ! La porte était verrouillée 140 Luc 24.36-49
61. Le Roi monte au ciel 142 Luc 24.50-53 ; Actes 1.6-11
62. Le Saint-Esprit arrive 144 Actes 2.1-41
63. Vivre la vie du royaume 146 Actes 2.42-47
64. La Belle Porte 148 Actes 3.1 à 4.22
65. Saul voit le Roi 150 Actes 7.54 à 8.3 ; 9.1-19
66. Un Éthiopien se met à suivre le Roi 154 Actes 8.4-8, 26-39
67. Corneille, le centurion romain 156 Actes 10.1-48
68. Les voyages de Paul 158 Actes 9.20-31 ; 13.1-52 ; 17.16-34 ; Philippiens 2.5-11
69. Les visions du Roi 160 Apocalypse 1.9-20
70. Nouveaux cieux, nouvelle terre ! 162 Apocalypse 21.1 à 22.21
BIENVENUE
La Bible regorge de rois et de reines. Certains étaient bons, d’autres passables et d’autres encore étaient très, très mauvais. Mais pas un seul n’a régné sur le monde entier, et pas un seul n’a régné éternellement.
Autrement dit, aucun de ces rois n’était comme Dieu – le Dieu merveilleux, éternel et aimant que nous rencontrons dès la première page de la Bible et dans toutes les pages suivantes.
Lorsque nous lisons comment il a créé notre monde, nous découvrons que Dieu est le véritable Roi. Il règne sur toutes choses et sur tout le monde.
Dieu le Roi a créé un univers parfait, et dans celui-ci, un monde parfait où les premiers êtres humains pouvaient vivre et où Dieu régnait en Roi. Mais Adam et Ève, la toute première famille, se sont détournés de lui. Ils voulaient être les rois de leurs propres vies au lieu de vivre avec Dieu comme leur Roi. Dès cet instant, le monde parfait de Dieu a été gâché, et tous les êtres humains lui ont tourné le dos.
Mais même si les gens se détournaient de lui, Dieu a commencé à faire de merveilleuses promesses : il enverra un nouveau Roi à son peuple. Ce sera un Roi sauveur et son royaume va durer éternellement.
Le reste de la Bible raconte comment Dieu a tenu cette promesse. L’Ancien Testament nous donne de nombreux indices concernant son identité et sa venue. Puis, lors du tout premier Noël, le Roi promis est arrivé. C’est Jésus-Christ, né dans la ville royale de Bethléhem. Le Nouveau Testament nous raconte la vie de Jésus, ses enseignements et les miracles qu’il a accomplis pour démontrer qu’il est bien le Roi promis. Il raconte également que ses ennemis l’ont fait tuer, mais que Dieu son Père l’a miraculeusement ressuscité. Ensuite, ses amis l’ont vu disparaître dans les cieux, lorsqu’il est retourné auprès de son Père céleste. Et pendant tout ce temps, Jésus a construit son royaume. Au départ, il n’avait que douze disciples, mais son royaume a tellement grandi qu’il est devenu impossible de compter toutes les personnes qui l’ont rejoint.
Dans cette Bible racontée pour les enfants, tu vas découvrir l’histoire de ce royaume et de son Roi. Chaque histoire est racontée avec soin afin de rester fidèle au texte biblique. Si tu veux aussi lire l’histoire dans ta propre Bible, fonce, c’est une super idée ! Sous le titre de chaque chapitre, j’ai noté les références bibliques. Elles correspondent aux passages principaux sur lesquels s’appuie chaque histoire, même si certains détails supplémentaires peuvent provenir d’autres passages.
Nous espérons que cette Bible pour enfants t’aidera à connaître de mieux en mieux le Roi et qu’elle te donnera envie de vivre dans son royaume – dès maintenant, et pour l’éternité.
L’ANCIEN TESTAMENT
1. LE ROI CRÉATEUR
GENÈSE 1.1 À 2.3
Au commencement était Dieu, le Roi.
Mais les êtres humains n’existaient pas encore et il n’existait aucun endroit où ils pouvaient vivre.
Alors, le Roi créa les cieux et la terre.
La terre était recouverte d’obscurité.
Alors, d’un souffle, le Roi prononça une parole. Et la lumière apparut !
La terre était recouverte d’eau. Tout était informe, il n’y avait pas d’ordre. Alors, d’un souffle, le Roi prononça une parole. Et entre les eaux d’en haut et les eaux d’en bas, il créa un lieu sûr.
Une terre ! Le peuple du Roi aura besoin de poser ses pieds sur la terre ferme.
Alors, d’un souffle, le Roi prononça une parole. Et les eaux se rassemblèrent pour former des océans et des mers, laissant apparaître des montagnes, des plaines et des collines.
À manger ! Le peuple du Roi aura besoin de nourriture.
Alors, d’un souffle, le Roi prononça une parole. Et les champs se remplirent de graines et de céréales, et les arbres se couvrirent de fruits.
Le peuple du Roi aura besoin de comprendre le rythme du temps et des saisons.
Alors, d’un souffle, le Roi prononça une parole. Et très haut dans le ciel jaillirent des astres : une énorme lumière pour le jour, une plus petite pour la nuit et des milliers de petites lumières scintillant dans le lointain.
Les vastes eaux étaient complètement vides.
Alors, d’un souffle, le Roi prononça une parole. Et les flots se remplirent de vie, une multitude de petites créatures étranges nageant aux côtés d’immenses animaux marins.
Puis le Roi se tourna vers le ciel.
Alors, d’un souffle, le Roi prononça une parole. Et, fendant l’air dans un bruissement d’ailes, la vie se mit à voler et à virevolter !
Évidemment, la terre, elle aussi, devait abriter la vie…
Alors, d’un souffle, le Roi prononça une parole. Et le sol résonna de pattes qui tapent, de sabots qui claquent et de mille pieds minuscules qui filent, qui fourmillent et qui sautillent.
Lorsque Dieu, le Roi, regarda tout ce qu’il avait créé, il vit que c’était bon.
Bon, mais inachevé. Car tout ce que le Roi avait créé était maintenant prêt pour le joyau de sa création : son peuple.
Alors, d’un souffle, le Roi prononça une parole, et créa le premier homme et la première femme. Il les créa à son image pour qu’ils soient les maîtres des poissons, des oiseaux et des animaux.
— Remplissez la terre de vie, leur dit-il. Régalez-vous des fruits et des grains. Ce monde est un cadeau que je vous fais, une bénédiction pour vous. Prenez-en soin pour moi.
Et sur ces mots, le Roi se reposa. Et parce qu’il est un Roi qui aime son peuple et qui connaît tous leurs besoins, il mit à part ce jour pour qu’ils puissent eux aussi se reposer.
Et cela était très bon !
2. LA PREMIÈRE RÉBELLION
GENÈSE 3
Dieu le Roi veut créer un lieu de vie pour le premier homme, Adam, et la première femme, Ève. Il choisit une parcelle de terre appelée Éden et y plante un jardin.
— Que la vie abonde ! s’exclame le Roi.
Et du sol jaillissent des arbres magnifiques, chargés de fruits pleins de couleurs et de saveurs. Puis, au milieu du jardin, Dieu fait pousser deux arbres très particuliers. Le premier, c’est l’arbre de la vie. Les fruits savoureux de cet arbre permettront à Adam et Ève de vivre éternellement. Mais le second est très différent.
— Vous pouvez manger le fruit de n’importe quel arbre, déclare Dieu, y compris l’arbre de la vie. Mais il y a une exception, une seule : vous ne devez pas manger de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Car si vous en mangez, vous mourrez certainement.
Personne ne sait combien de temps Adam et Ève vivent là : ils se régalent des fruits du jardin et tous les soirs, leur Roi vient à leur rencontre.
Mais un jour, le serpent s’approche d’Ève – le serpent est une créature trompeuse qui a rejeté le règne du Roi et décidé de se rebeller contre lui.
Désireux d’entraîner d’autres dans sa rébellion, le serpent pose à Ève une question qui semble tout à fait innocente à première vue :
— Dieu a-t-il vraiment dit que vous n’avez pas le droit de manger tous ces fruits appétissants ?
— Oh non, répond-elle. C’est seulement l’arbre de la connaissance du bien et du mal que nous devons éviter. Si nous mangeons de son fruit, ou même si nous le touchons, alors nous mourrons.
— C’est ridicule ! s’exclame le serpent. Vous ne mourrez certainement pas ! Voici son premier mensonge. Et le deuxième ne se fait pas attendre.
— Écoute la véritable raison de l’interdiction, susurre le serpent. Dieu seul a le droit de décider ce qui est bien et ce qui est mal. Si vous mangez du fruit de cet arbre, vous aussi aurez le droit d’en décider. Et c’est ce que Dieu redoute plus que tout : que vous deveniez Dieu comme lui !
Ève observe le fruit de près. Il a l’air délicieux. Et si en le mangeant, elle devient comme Dieu, c’est encore mieux !
Elle croit les mensonges du serpent. Attirée dans sa rébellion, elle mange le fruit. Puis, elle en donne à Adam, qui en mange aussi.
Au même instant, leurs yeux s’ouvrent. Ils s’aperçoivent qu’ils sont nus. Cela ne leur semble pas bon. Ils se font des vêtements en feuilles de figuier. Et, ce soir-là, à l’heure où Dieu vient d’habitude les voir dans le jardin, ils se cachent de leur Roi.
— Où êtes-vous ? appelle-t-il.
— Nous sommes nus ! Et nous avons peur ! répond Adam en tremblant.
Dieu sait ce qu’ils ont fait.
— Vous avez mangé du fruit de l’arbre, n’est-ce pas ? dit-il tristement.
Adam accuse Ève. Ève accuse le serpent. Et pour finir, Dieu les punit, tous les trois.
— Serpent, déclare-t-il, tu devras désormais ramper dans la poussière. Ève, tu souffriras pour donner vie à tes enfants. Et Adam, tu devras lutter avec la terre pour faire pousser ta nourriture.
Ensuite, Dieu chasse Adam et Ève loin de leur beau jardin. Mais avant cela, il leur donne autre chose : un signe annonçant de quelle manière il allait mettre fin à cette rébellion pour toujours.
— Un enfant naîtra, promet-il. Le serpent mordra son talon, certes, mais à la fin, l’enfant lui écrasera la tête.
Sur cette promesse, Adam et Ève quittent le jardin et s’aventurent dans le monde.
3. L’ARCHE ET L’ARC-EN-CIEL
GENÈSE 6.1 À 9.17
Quand Dieu le Roi a créé le monde, il a aménagé un lieu sûr, une terre ferme entre les eaux d’en haut et les eaux d’en bas, où son peuple pourrait vivre.
Mais quand Adam et Ève décident de choisir eux-mêmes ce qui est bien et ce qui est mal, la rébellion qui n’était au début qu’un mensonge sur la langue du serpent et un morceau de fruit dans leur bouche, se répand comme un poison dans le monde entier. Le monde n’est plus un endroit sûr et paisible.
L’un des fils d’Adam et Ève assassine son frère et, en l’espace de dix générations, la violence envahit toute la terre. Les gens ne font plus que penser au mal et faire le mal.
Tout ce mal attriste Dieu, et il regrette d’avoir créé les hommes et les femmes.
S’ils ne veulent pas de cet endroit sûr, alors Dieu décide de leur donner ce qu’ils veulent. Il va laisser les eaux d’en haut s’écraser sur les eaux d’en bas et détruire la terre par un grand déluge qui emportera tout être vivant sur son passage.
Et pourtant… Dieu a fait une belle promesse : celle d’un enfant qui écraserait la tête du serpent pour réparer les dégâts de la rébellion.
À cette époque vit un homme appelé Noé.
Noé ne choisit pas lui-même ce qui est bien et ce qui est mal. Noé fait ce que Dieu dit être bien. Et il refuse de faire ce que Dieu dit être mal.
Alors Dieu avertit Noé que le déluge arrive.
Et Dieu explique à Noé comment construire une arche.
Puis Dieu demande à Noé de remplir l’arche, en y faisant monter un couple de chaque animal. Ainsi que toute sa famille. Et assez de réserves de nourriture pour tous.
Quel travail titanesque ! Mais Noé sait que c’est une très bonne chose, car c’est ce que Dieu lui a demandé de faire. Et Noé sait que si Dieu a promis de le protéger, il le protégera.
La construction s’achève enfin. De la poupe jusqu’à la proue, l’arche est remplie d’animaux, de vivres et de la famille de Noé. Alors, Dieu ferme la porte et la pluie commence à tomber.
Pendant 40 jours et 40 nuits, les eaux d’en haut se déversent, les eaux d’en bas montent et tous les êtres vivants meurent noyés. Tous, sauf ceux qui sont à bord de l’arche. Ils sont en sécurité, comme Dieu l’a promis.
Pendant 150 jours, l’arche flotte sur les eaux, bien au-dessus des plus hautes montagnes. Puis, Dieu envoie un vent qui souffle avec puissance et, vague après vague, les eaux redescendent jusqu’à ce que l’arche se pose sur la terre ferme. Elle est perchée au sommet d’une montagne appelée le mont Ararat. Noé attend. Après quelque temps, pour voir si la végétation a commencé à émerger, il envoie un corbeau, puis une colombe. Mais les oiseaux reviennent, sans avoir trouvé de branche où se poser. Noé envoie une autre colombe. Elle revient d’abord avec une branche d’olivier dans le bec, et puis elle ne revient plus. Noé comprend alors que les eaux se sont enfin retirées.
« Vous pouvez sortir de l’arche ! appelle Dieu. Ayez des enfants et remplissez la terre de vie ! »
Sur ce, Dieu le Roi fait une autre promesse : « Jamais plus je n’inonderai la terre ainsi. »
Et dans les nuées, Dieu fait apparaître un arc-en-ciel pour montrer qu’il allait tenir sa promesse.
4. LA TOUR TROP HAUTE
GENÈSE 11.1-9
Noé a été un homme juste.
Et le déluge a offert au monde un nouveau départ.
Mais cela n’a pas empêché les hommes et les femmes de suivre l’exemple d’Adam et Ève. Les gens s’obstinent à vouloir choisir eux-mêmes ce qui est bien et ce qui est mal. Et ils persistent à vouloir être les rois de leurs vies, au lieu de laisser Dieu être leur Roi.
Un jour, un grand nombre de personnes s’installe à l’ouest, dans une plaine appelée Shinéar.
« Venez, construisons une cité magnifique, disent-ils. Et édifions une tour immense en plein milieu, si haute qu’elle touchera le ciel. Alors le monde entier connaîtra notre grandeur exceptionnelle ! »
Ils prévoient de fonder un royaume sans le Roi, un endroit où ce ne sera pas Dieu le plus « grand », mais eux.
Ils se lancent dans la construction. Et comme ils parlent tous la même langue, les travaux progressent bien.
— Fabriquons une nouvelle sorte de brique, dure comme la pierre, suggère l’un des ouvriers.
— Bonne idée ! répond un autre.
— Et assemblons les briques à l’aide de ce nouvel enduit ! s’exclame un autre ouvrier.
— D’accord ! acquiesce un quatrième homme.
La cité s’étire, de plus en plus grande. La tour s’élève, de plus en plus haute. Et ceux qui ont eu l’idée de ce projet affichent de beaux sourires, de plus en plus larges.
« Nous sommes vraiment les meilleurs ! »
Dieu les écoute se vanter. Leur projet est très impressionnant, mais Dieu sait que, sans lui, cela ne marchera pas.
Dieu décide alors de leur jouer un tour (peutêtre la première farce de l’Histoire !), pour leur apprendre une leçon très importante :
l’humilité.
C’est ainsi que Dieu brouille leur langage : les gens n’arrivent plus à se comprendre les uns les autres !
Quand un ouvrier dit à son voisin : « Passe-moi une brique ! », l’autre lui répond « Hein ? » avec un regard interrogateur.
Quand un maçon réclame : « Étale l’enduit ! », il ne reçoit en réponse qu’un haussement d’épaules frustré.
Incapables de communiquer, ils ne peuvent plus travailler ensemble. Alors, ils abandonnent leur projet et s’éparpillent sur toute la terre où Dieu continuera à construire son royaume.
Cet endroit où ils ont voulu se faire un nom est appelé Babel. C’est un rappel que Dieu a confondu leur langage et un témoignage de leur orgueil et leur arrogance.
En quittant Babel, les hommes se sont dispersés aux quatre coins de la terre.
Certains se sont installés dans un endroit appelé Our. Un jour, Dieu interpelle un homme qui vit là, un dénommé Abram.
— Suis-moi ! dit Dieu à Abram, et je te conduirai dans un pays qui t’appartiendra. Si tu me suis, je ferai de toi et de tes enfants une grande nation. Et cette nation sera une bénédiction pour le monde entier !
Une bénédiction ? Quel genre de bénédiction ?
Tout d’abord, le monde pourra voir à quoi cela ressemble de vivre comme le peuple de Dieu le Roi : un peuple qu’il a choisi et qu’il aime. Mais ce n’est pas tout. Tu te souviens de la promesse que Dieu a faite ? Un enfant doit venir détruire le pouvoir du mal. Et cet enfant doit bien venir de quelque part ! Alors, Dieu choisit Abram pour qu’il soit le père d’un peuple qui appartiendra à Dieu, et l’enfant promis viendra de ce peuple-là.
Mais il y a juste un petit problème…
Abram a 75 ans. Son épouse, Saraï, en a 65. Et ils n’ont pas d’enfants. Pas un seul !
Néanmoins, Abram fait confiance à Dieu.
Il rassemble sa famille, ses troupeaux et toutes ses possessions, et il quitte son pays pour suivre Dieu jusqu’au pays de Canaan. En arrivant, il construit un autel et remercie
Dieu pour sa nouvelle terre.
Abram s’installe à Canaan. Les années passent, et toujours pas d’enfants. La question reste la même : comment peut-il devenir le père d’une nation, sans enfant ?
Dieu vient à nouveau parler à Abram.
— Sors de ta tente, lui dit Dieu, et contemple le ciel. Peux-tu compter les étoiles ? Non, bien évidemment, elles sont trop nombreuses.
Un jour, Abram, tes enfants et petits-enfants, et tous leurs enfants dans les prochaines générations, seront plus nombreux que les étoiles du ciel !
Dieu établit alors une alliance avec Abram : ils ont maintenant une relation spéciale, marquée par une série de promesses, comme les rois avaient coutume de le faire à l’époque. Des promesses comme « je ferai cela pour toi et tu feras cela pour moi ».
Dans cette « promesse d’alliance royale », Dieu fait le serment de donner à Abram un fils qui sera le premier d’une grande nation et un pays spécial où cette nation pourra vivre. Tout ce que Dieu demande en retour, c’est qu’Abram lui fasse confiance.
Et c’est bien ce qu’Abram fait.
Lorsqu’Abram a 99 ans et Saraï 89, Dieu leur donne de nouveaux noms. Abram devient Abraham, qui signifie « père de nombreuses nations ». Et Saraï devient Sarah, qui signifie « princesse ». Il leur fait également une nouvelle promesse : certains de leurs descendants deviendront rois !
Peu de temps après, ils reçoivent la visite de trois personnes.
Abraham les accueille chaleureusement et leur prépare un bon repas avec du fromage, des galettes et du rôti de veau.
— Où est ton épouse, Sarah ? demandent les visiteurs.
— Elle est dans la tente, répond Abraham.
— Nous reviendrons vous voir l’année prochaine, déclarent les visiteurs en finissant de manger. Et d’ici là, Sarah aura donné naissance à un enfant.
C’est alors qu’un éclat de rire se fait entendre.
Ce n’est pas Abraham. Pas les visiteurs. C’est Sarah, incrédule, qui a tout entendu depuis l’intérieur de la tente.
— Pourquoi Sarah a-t-elle ri ? s’étonnent les visiteurs. Rien n’est trop difficile pour Dieu.
En effet, rien n’est impossible à Dieu : la même année, Sarah donne naissance à un petit garçon. Ils l’appellent Isaac, car ce prénom signifie « il rit ».
6. LA NATION GRANDIT
GENÈSE 22.1-19 ; 24 ; 25.19 À 26.5 ; 27 À 33
Isaac est né. L’enfant nommé « il rit » est encore tout petit, mais son arrivée est le début d’une nation dont Dieu est le Roi.
L’enfant grandit. Et puis, un jour, Dieu demande à Abraham de sacrifier son fils Isaac. Plus personne n’a envie de rire.
Pourtant, Abraham fait confiance à Dieu. Le père et le fils gravissent donc la montagne, chargés de bois et du feu pour l’autel.
— Où est l’animal que l’on va sacrifier ? demande Isaac.
Abraham répond, la gorge serrée, que Dieu va pourvoir.
Et c’est bien ce qui se passe ! Car, au moment même où Abraham lève le couteau audessus de son fils, une voix venue du ciel résonne et il aperçoit un bélier, pris au piège d’un buisson. Dieu a pourvu à un bélier pour qu’il soit sacrifié à la place d’Isaac.
La voix céleste déclare : « Désormais, Dieu sait que toute ta confiance repose sur lui seul, car tu étais prêt à lui donner ton fils unique. »
Cette parole célèbre la foi d’Abraham, qui croit à la promesse de Dieu. Mais elle annonce aussi qu’un jour, Dieu sacrifiera son propre Fils, cet enfant promis (tu t’en souviens ?), blessé par le serpent pour lui écraser la tête.
Quand Isaac atteint l’âge de se marier, Abraham envoie un serviteur dans son pays natal pour lui trouver une épouse.
À l’extérieur de la ville où vit Nachor, le frère d’Abraham, le serviteur rencontre près d’un puits une femme très belle nommée Rébecca, qui lui propose gentiment de donner à boire à ses chameaux.
Isaac épouse Rébecca et elle donne naissance à des jumeaux. Ésaü, le premier-né, est couvert de poils roux. Jacob, qui a la peau lisse, naît après lui, agrippé au talon de son frère.
Les garçons grandissent et Dieu répète à Isaac la promesse de l’alliance royale qu’il a faite à son père Abraham :
« Séjourne dans ce pays et tes enfants seront plus nombreux que les étoiles. Ils seront une source de bénédiction pour le monde entier. »
Mais en réalité, les deux garçons ne ressemblent pas vraiment à une bénédiction pour leur famille ! Pour rendre la situation encore plus compliquée, Isaac préfère Ésaü, chasseur habile, alors que Jacob est le favori de Rébecca, car il préfère rester près d’elle, sous la tente.
La rivalité entre les jumeaux éclate un jour où Ésaü arrive dans la tente alors que Jacob est en train de préparer une délicieuse soupe.
— Je suis mort de faim, donne-moi à manger ! réclame Ésaü.
— D’accord, rétorque Jacob, mais en échange de quelque chose. Tu es l’aîné, alors que dirais-tu de me donner le droit d’être chef de la famille, ce droit qui te reviendra le jour où Père mourra ?
— Comme tu veux ! grogne Ésaü, de toute façon je vais mourir si je ne mange pas dans la minute !
Mais le problème, c’est que ce « droit » s’accompagne de la bénédiction d’Isaac. Et la relation entre les frères empire encore quand Rébecca aide Jacob à tromper son père pour voler cette bénédiction.
Ésaü est tellement furieux qu’il jure de tuer son frère.
Alors Jacob s’enfuit pour sauver sa vie. Lorsqu’il est trop épuisé pour continuer, il s’endort à même le sol, avec un rocher en guise d’oreiller.
En rêve, il voit apparaître un escalier qui monte jusqu’au ciel, rempli d’anges. Et Dieu lui-même se tient tout en haut. C’est ainsi que Dieu fait à Jacob la même promesse d’alliance royale que celle qu’il l’avait faite à Abraham puis à Isaac : « Ce pays t’appartient. Tu y reviendras. Tes enfants, si nombreux que tu ne pourras les compter, seront une bénédiction pour la terre entière. Et je prendrai soin de toi. »
Et Dieu tiendra cette promesse.
En quittant cet endroit, Jacob se rend dans le pays natal d’Abraham, chez Laban, le frère de sa mère.
Son oncle va le tromper en lui faisant épouser non pas une, mais deux de ses filles. Après toutes sortes d’aventures et de dangers, Dieu aidera Jacob à se réconcilier avec son frère Ésaü et le ramènera sain et sauf dans le pays de la promesse.
7. LA NATION DÉMÉNAGE !
GENÈSE 37 ; 39 À 47
Lorsque Dieu le Roi a conclu son alliance royale avec Abraham, Isaac et Jacob, il a promis de prendre soin de la nation qui naîtrait d’eux. Et c’est ce qu’il fait, de façon parfois surprenante !
Jacob a douze fils, mais Joseph est l’enfant qu’il a eu avec son épouse préférée, Rachel. Jacob offre à Joseph une magnifique tunique multicolore, ce qui rend ses frères très jaloux… Et les rêves de Joseph ne vont rien arranger.
Dans un rêve, Joseph voit que les gerbes de blé de ses frères se prosternent devant la sienne. Dans un autre rêve, ils sont des étoiles qui se prosternent tous devant lui.
Ces rêves viennent de Dieu, mais tout ce que pensent ses frères, c’est que Joseph est un garçon prétentieux qui a besoin d’une bonne leçon.
Un jour, profitant d’une occasion où ils sont tous ensemble dans les champs loin de chez eux, ils attrapent Joseph, lui arrachent sa tunique et le jettent au fond d’un puits. Pensant d’abord le tuer, ils finissent par le vendre à des marchands ismaélites qui passent justement par là, pour 20 pièces d’argent.
Ils trempent sa tunique dans du sang et font croire à leur père qu’un animal sauvage l’a dévoré.
Jacob a le cœur brisé. Mais Dieu a promis de prendre soin de ses enfants, n’estce pas ? Et c’est ce qu’il fait, en accomplissant les rêves de Joseph petit à petit.
Les Ismaélites emmènent Joseph en Égypte et le vendent comme esclave à Potiphar, le chef de la garde du palais du pharaon. Dieu bénit tout ce que Joseph entreprend et Potiphar lui confie bientôt la responsabilité de tout ce qu’il possède.
Hélas, un jour, la femme de Potiphar accuse Joseph en racontant des mensonges à son sujet et Potiphar le fait jeter en prison.
La situation semble désespérée, mais c’est sans compter sur la promesse de l’alliance royale de Dieu !
Deux serviteurs du pharaon se retrouvent eux aussi en prison : le chef des boissons et le boulanger. Et lorsqu’ils font chacun un rêve étrange, Dieu révèle à Joseph la signification exacte de leurs rêves. Et ils se réalisent !