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L'aventure olympique

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L’aventure Olympique

Mexique, Allemagne, Canada Mexico 1968, la grande année « De toute ma carrière, le plus merveilleux souvenir que je conserve, c’est Mexico » confie Jean-Paul Villain. Ce pays représente un rêve d’enfant pour l’athlète qui découvre les décors des westerns de sa jeunesse. Malgré l’ambiance pesante des Jeux de 1968, Jean-Paul Villain découvre un pays chaleureux et accueillant. Le Mexique ne fut pas qu’une expérience culturelle, ces Jeux furent aussi ceux de l’émergence du coureur sur la scène internationale. 21e temps lors des sélections, il démarre la deuxième série du 3.000m à la corde, mais la détermination, la jeunesse et l’audace le portent en tête de la course qu’il termine premier à 9 minutes 01 seconde, alors la meilleure performance mondiale en altitude. Fort de ce succès, il est sur la ligne de départ de la finale, il termine neuvième mais avec une énergie d’autant plus forte. Jean-Paul Villain accueilli à la gare de Dieppe en 1968 © Droits réservés

Un parcours olympique écourté Alors que les Jeux de 1972 s’annoncent comme le sommet de sa carrière, le sort en décide autrement pour Jean-Paul Villain. Affligé par une hépatite virale, le médecin lui conseille de garder le lit pendant trois mois. En pleine année olympique, c’est inenvisageable pour le coureur qui continue de s’entraîner et qui y laisse sa santé et 10 kg. Il reprend l’entraînement trois mois seulement avant les Jeux de Munich et réalise un 3.000m en 9 minutes 18 secondes, le pire temps de sa carrière. Il ne se laisse pas abattre et en quelques semaines, il revient à 8 minutes 25 secondes se qualifiant alors pour les Jeux. Les championnats d’Europe d’Helsinki lui avaient donné le goût de l’or mais la maladie le retient à la 11e place de la finale du 3.000m steeple en 1972. Il participe à une troisième olympiade en 1976 mais n’atteint pas la finale malgré son nouveau titre de champion de France. Jean-Paul Villain en 1976 © Presse-Sports L’Équipe

1968 - 1972 : la série noire En 1968, au Mexique comme ailleurs, de nombreuses grèves paralysent le pays et, moins de deux semaines avant l’ouverture des Jeux, des affrontements font des dizaines de morts. Les Jeux sont alors bouclés par l’armée pour assurer qu’aucun manifestant n’entre en contact avec la presse ou les sportifs. Jean-Paul Villain raconte : « Dès le lendemain de notre arrivée, nous étions quasi interdits de sortie du village olympique, ou à nos risques et périls ». D’une même façon, les Jeux de Munich, en 1972, devaient symboliser le renouveau de l’Allemagne, 36 ans après les Jeux de Berlin qui s’étaient tenus en Allemagne nazie. Cependant, la joie cède rapidement la place à la terreur lorsqu’un commando palestinien pénètre dans le village olympique et prend en otage la délégation israélienne sur place. Au total, onze athlètes et un policier sont tués. Les Jeux reprennent après une demi-journée d’arrêt mais une ambiance de plomb s’est abattue sur la ville.

Jean-Paul Villain aux championnats d’Europe à Helsinki en 1971 © Presse-Sports L’Équipe


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