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1912 Rouen

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1912

Rouen Le séjour rouennais de Marquet commence en mai 1912. Lassé par la pluie, il rentre à Paris à la mi-juin. Le 27 juin, il est de retour à Rouen et est rejoint quelques jours par Matisse en juillet. Découragé par le temps extraordinairement changeant, Marquet quitte la ville pour n’y revenir qu’au mois de novembre, pour achever ses toiles. L’artiste se déplace peu dans la ville. On ne connaît de ce séjour qu’une représentation du pont Corneille, trois toiles du pont transbordeur avec sa gracile silhouette, écho de celui de Marseille, qu’il a découvert en 1909, et celles, plus nombreuses, du pont Boieldieu. Le peintre s’inscrit à Rouen dans les pas de Camille Pissarro, autre familier des paysages portuaires, qui avait peint en 1896 le pont Boieldieu des fenêtres du même hôtel de Paris. Tournant le dos à la cathédrale, Marquet peint le Rouen industrieux et les usines fumantes de la rive gauche. Si le tableau de Pissarro avait un caractère foisonnant et mouvementé, la série réalisée par Marquet de ce quai de Paris présente un aspect plus tempéré. Marquet aime la vie et l’activité des quais ; la présence humaine se réduit pourtant à quelques silhouettes rapidement esquissées qui évoquent la concision et la réflexion de l’art calligraphique oriental.

Marquet’s sojourn in Rouen began in May 1912, but he wearied of the rain and in mid-June, he returned to Paris. He was back in Rouen on 27 June, and was joined by Matisse for a few days in July. Marquet was discouraged by highly changeable weather and again left the city, returning only in November to finish his pictures. He did not travel around Rouen much. The only known records of this stay are a depiction of the Pont Corneille, three paintings of the aerial ferry bridge with its graceful silhouette, echoing the one in Marseilles, which he first saw in 1909, and the more numerous depictions of the Pont Boieldieu. In Rouen, Marquet was following in the footsteps of Camille Pissarro, another habitué of port settings, who painted the Pont Boieldieu from the windows of the selfsame Hôtel de Paris in 1896. Ignoring the Cathedral, Marquet painted Rouen’s industrious side and the smoking factories of the left bank of the Seine. But whereas Pissarro’s painting teemed with activity, Marquet’s series depicting the Quai de Paris are more temperate. He enjoys the bustle of the quays, but the human presence is reduced to a few quickly sketched silhouettes that suggest the conciseness and considered strokes of Oriental calligraphy.

Texte couleur gris : 90cm (largeur) x 1m80 (hauteur)


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1912 Rouen by Octopus - Issuu