Magazine de l'oignon

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EXPORTATEUR JBP : « DANS CE DOMAINE, LES RELATIONS SONT ESSENTIELLES »

MAGAZINE DE L’OIGNON

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PRODUCTEURS ET CHERCHEURS : « LA CULTURE DE L’OIGNON CHERCHE DES SOLUTIONS À LA FORMATION DE CROÛTE »

TROIS PRODUCTEURS PRENNENT LA PAROLE : « LES INNOVATIONS DANS LA CULTURE DE L’OIGNON »

12Úme édition française 2023

Magazine de l’oignon Ă©dition française publiĂ© par Bejo Graines France s.Ă .r.l.

BeauchĂȘne

49250 Beaufort en Vallée

France

T: +33 (0)2 41 57 24 58

F: +33 (0)2 41 57 24 05

E: commercial@bejo.fr

W: www.bejo.fr

Éditeur

Annemarie Gebrandy

Équipe de rĂ©daction

De Groot en Slot

Chris Adret

Photographie

De Groot en Slot, Chris Adret

Conception

Nathalie España, Bejo Zaden

B.V.

Mise en page

Studio Mieke

Impression

Hexa Repro

Clause de non-responsabilité

La reproduction totale ou partielle des articles et/ou illustrations n’est autorisĂ©e qu’avec l’accord de l’éditeur. Ni la rĂ©daction ni l’éditeur n’assument la responsabilitĂ© des dommages Ă©ventuels qui pourraient ĂȘtre causĂ©s par l’utilisation des informations fournies dans ce magazine.

SOMMAIRE

BEJO MAGAZINE

04 ÉVOLUTION DU MARCHÉ DE L’OIGNON ROUGE : « LA SUPERFICIE DES OIGNONS ROUGES ARRIVE-T-ELLE À SES LIMITES ? »

07 EXPORTATEUR JPB :

« DANS CE DOMAINE, LES RELATIONS SONT ESSENTIELLES »

10 L'ÉPANDAGE DE COMPOST CONTRE LES DOMMAGES NON VISIBLES CAUSÉS PAR LE VENT DE SABLE SUR L’ARGILE

13 PERSPECTIVES DES PARTENAIRES DE LA JOURNÉE OIGNON DE BEJO FRANCE

16 LA CULTURE DE L’OIGNON CHERCHE DES SOLUTIONS À LA FORMATION DE CROÛTE

19 VISITE 3D DE L’ENTREPRISE DE GROOT EN SLOT

20 DIRECTEUR MARTIN SLOT : LA GESTION D'UNE ENTREPRISE FAMILIALE

22 GAMME SEMENCES ET BULBILLES QUALITY INSIDE 2022-2023 BEJO/DE GROOT EN SLOT

30 LES INNOVATIONS DANS LA CULTURE DE L’OIGNON

33 QUATRE PETER PRENNENT LA PAROLE SUR LE CHANGEMENT CLIMATIQUE

36 BAS MELISSANT : « PIONNIER ET TOUT-TERRAIN »

39 ÉQUIPE COMMERCIALE BEJO FRANCE

03 AVANT-PROPOS
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OIGNON

CHÈRE LECTRICE, CHER LECTEUR,

C‘est avec fiertĂ© que nous vous prĂ©sentons la nouvelle Ă©dition de notre magazine de l‘oignon.

Les relations... elles sont au cƓur de notre Magazine de l‘oignon. Nous ne pouvons pas nous en passer (et parfois difficilement faire avec), mais dans le cadre de la culture de l‘oignon et avec notre regard sur l‘avenir, les relations font partie intĂ©grante de notre entreprise. Sans relations, nous n‘aurions pas appliquĂ© les expĂ©riences passĂ©es dans la culture d‘aujourd‘hui ou Ă  lâ€˜Ă©tranger. Et sans relations, nous n‘aurions pas su proposer des solutions pour relever les nombreux dĂ©fis auxquels la culture de l‘oignon doit faire face.

Comme Ă  l‘accoutumĂ©e, le Magazine de l‘oignon donne l‘opportunitĂ© de mettre en avant les relations et leurs avis ou expĂ©riences, pour nous aider les uns les autres. Il en va de mĂȘme cette annĂ©e encore. Les sujets sont aussi divers que variĂ©s, avec des articles consacrĂ©s aux variĂ©tĂ©s anciennes ou qui fournissent des informations sur les nouvelles variĂ©tĂ©s hybrides, sans oublier les exportations internationales et la culture Ă  lâ€˜Ă©tranger. Les dĂ©fis locaux ne sont pas en reste ! Comment allons-nous lutter contre les conditions climatiques extrĂȘmes ? Et quelles innovations nous aideront dans ce domaine ? Ces questions trouveront assurĂ©ment des rĂ©ponses Ă  l‘avenir. Mais pour cela, nous devons nous poser les bonnes questions. Ces questions, nous devons les poser Ă  nos relations, mais aussi en dehors du secteur.

Je chĂ©ris la relation que j‘entretiens et que j‘ai eue avec vous et je vous porte tous dans mon cƓur. Ensemble, nous entamons une nouvelle annĂ©e. Mon rĂŽle de responsable des ventes Benelux a rĂ©cemment Ă©tĂ© repris par mon collĂšgue Bart Schriever. Lui aussi accorde une grande importance aux relations. Je profite de l‘occasion pour vous remercier chacun et chacune pour cette incroyable collaboration ! Je vous souhaite une grande rĂ©ussite (future) dans la culture de l‘oignon !

Sincùres salutations, Jaap Jonker – Responsable des ventes

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Les relations... elles sont au cƓur de notre Magazine de l‘oignon.

LA SUPERFICIE DES OIGNONS ROUGES ARRIVET-ELLE À SES LIMITES ?

ÉVOLUTION DU MARCHÉ DE L‘OIGNON ROUGE

LA SUPERFICIE DES OIGNONS ROUGES AUGMENTE CHAQUE ANNÉE. DEPUIS CES CINQ DERNIÈRES ANNÉES, LES PRODUCTEURS D’OIGNONS PRÉFÈRENT LE ROUGE AU JAUNE. MAIS Y A-T-IL UNE LIMITE À LA SUPERFICIE DE CULTURE DES OIGNONS ROUGES ? NON D’APRÈS JAAP JONKER DE DE GROOT EN SLOT. OUI SELON LE PRODUCTEUR MENNO TORRINGA ET LE TRANSFORMATEUR JAN FRANJE. « LA DEMANDE POUR LES OIGNONS ROUGES RESTE ÉLEVÉE, MAIS NOUS SOMMES AUJOURD’HUI À UN TOURNANT AVEC CET OIGNON PLUS SUBTIL », EXPLIQUE LE TRANSFORMATEUR.

Les producteurs d’oignons Menno et Jesse Torringa de Leens ont cultivĂ© cette annĂ©e 14 ha de Red Tide. Ils ont vendu une partie des oignons au champ, tandis que l’autre partie a Ă©tĂ© entreposĂ©e pour une conservation en caisses. La demande pour les oignons rouges Ă©tait encore bonne, mais cette annĂ©e, il semble que nous soyons arrivĂ©s Ă  un tournant, dĂ©clare Menno Torringa. « J’ai l’impression que la demande est plus forte pour l’oignon jaune que l’oignon rouge. En 2022, nous avons eu plus de mal Ă  vendre les oignons au champ. Regardez les cotes Ă  cette Ă©poque (miseptembre, rĂ©d.). Le prix des oignons rouges se situe entre 25 et 30 euros. C’est un bon prix, mais la tendance est un peu indĂ©cise. Pour le moment, les oignons jaunes se vendent mieux. Je pense que la superficie de culture des oignons rouges a atteint ses limites. »

Conservation en caisses

Cela n’empĂȘchera pas Menno Torringa de cultiver Ă  nouveau des oignons rouges l’annĂ©e prochaine. Nous nous tenons Ă  notre stratĂ©gie, explique-t-il. Le Groningois dispose d’un stockage en caisses, son entreprise Ă©tant axĂ©e sur la culture des oignons rouges. « Il y a vingt ans, nous avions cultivĂ© des oignons pendant quelques annĂ©es : d’abord des jaunes puis des rouges l’annĂ©e suivante. À l’époque, l’oignon rouge Ă©tait un produit de niche et la plante se plaisait trĂšs bien dans nos sols, plus que l’oignon jaune. Nous n’avions pas encore de stockage en caisses, les oignons Ă©taient vendus au champ. » MalgrĂ© des expĂ©riences positives, Menno a arrĂȘtĂ© la culture de l’oignon pendant plusieurs annĂ©es, surtout Ă  cause du manque d’infrastructures de stockage adaptĂ©es. La derniĂšre annĂ©e avait Ă©galement Ă©tĂ© marquĂ©e par une pourriture de la tĂȘte.

En 2016, un nouveau hangar destinĂ© Ă  la conservation en caisses a Ă©tĂ© construit. Cela lui a permis de reprendre la culture des oignons rouges. « L’oignon rouge est plus doux que

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l’oignon jaune. Il doit ĂȘtre conservĂ© en caisses pour Ă©viter tout dommage », explique-t-il. « Le transformateur apprĂ©cie Ă©galement d’ĂȘtre livrĂ© en caisses. La conservation en caisses offre l’avantage d’ĂȘtre flexible : vous pouvez livrer seulement une ou deux caisses ou tout le stock.

» Menno, accompagnĂ© par Profytodsd, a une prĂ©fĂ©rence pour Red Tide par rapport Ă  Red Baron en raison de la conservation de l’oignon.

« Red Tide est de bonne qualitĂ©, mĂȘme dans des conditions de rĂ©colte difficiles. Nous entreposons les oignons encore verts et faisons sĂ©cher les caisses Ă  l’aide d’une paroi soufflante Ă©quipĂ©e de chauffages. Cela fonctionne toujours bien. »

Nourrir la population mondiale

Jaap Jonker, responsable des ventes Benelux chez De Groot en Slot, constate que le marchĂ© de l’oignon rouge se dĂ©veloppe. La population mondiale ne cesse d’augmenter et l’oignon est un lĂ©gume trĂšs consommĂ©, ajoute-t-il. « L’oignon rose est l’oignon le plus cultivĂ© et consommĂ© dans le monde. En cas d’indisponibilitĂ© d’oignons roses, les grands pays consommateurs d’oignons comme l’Inde

et le Bangladesh se tournent vers le rouge. Cela fait des annĂ©es que nous pensons que l’oignon rouge a atteint ses limites, mais saison aprĂšs saison, cela ne semble pas ĂȘtre le cas. La consommation augmente et l’offre et la demande sont Ă©quilibrĂ©es. » La demande pour les oignons nĂ©erlandais continue d’augmenter, d’aprĂšs Jaap. « Nous exportons chaque annĂ©e plus d’oignons, avec davantage d’oignons rouges que jaunes. Pour le moment, je ne pense pas que l’oignon rouge ait atteint ses limites. »

De Groot en Slot commercialise des variĂ©tĂ©s d’oignons rouges partout dans le monde. L’entreprise s’efforce de proposer plusieurs variĂ©tĂ©s pour chaque longueur de jour, poursuit Jaap. « Une nouvelle tendance est apparue ces derniĂšres annĂ©es : les producteurs rĂ©partissent les risques en cultivant des oignons rouges en plus des oignons jaunes. L’oignon rouge est un peu plus fragile que l’oignon jaune, il est donc conseillĂ© de le stocker en caisses. Tous les producteurs ne sont pas Ă©quipĂ©s. » Le responsable des ventes estime que le rendement par hectare n’augmente plus >>

„La consommation augmente et l’offre et la demande sont Ă©quilibrĂ©es”

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mais que les variĂ©tĂ©s s’amĂ©liorent. « Nous observons une tendance nette d’un besoin Ă©levĂ© en variĂ©tĂ©s hybrides comme Red Tide et Red Ray. Ces oignons sont plus uniformes, mĂ»rissent plus tĂŽt et se conservent plus longtemps. La qualitĂ© est garantie. Cela offre une certaine assurance au producteur. »

Selon Jaap, la superficie des oignons rouges n’a pas fini d’augmenter. « Surtout avec les conditions mĂ©tĂ©orologiques extrĂȘmes que nous subissons Ă  travers le monde. Les rendements baissent Ă  cause des fortes prĂ©cipitations ou de la chaleur extrĂȘme qui sĂ©vissent Ă  des moments oĂč l’oignon doit grandir. Le marchĂ© doit donc Ă©voluer. La population mondiale doit bien continuer Ă  se nourrir. »

Un tournant se profile à l’horizon

Franje Onions est une entreprise familiale moderne qui jouit d’une longue expĂ©rience dans l’achat, la vente, le tri, le stockage et le conditionnement des oignons. Jan Franje, son propriĂ©taire, pense que la limite de la superficie de l’oignon rouge est proche. Mais « tant qu’il y a de la demande, il y a un marchĂ© ». L’oignon rouge reste plus cher que l’oignon jaune, mĂȘme si un tournant semble se profiler Ă  l’horizon selon lui. « Cette saison, nous constatons que les petits oignons rouges sont moins chers que les petits oignons jaunes. À cause de la sĂ©cheresse, les oignons sont restĂ©s plus petits mais le produit est prĂ©sent en quantitĂ©s suffisantes sur le marchĂ©. Nous avons donc plus de mal Ă  trouver des canaux de vente pour le calibre 40-60. »

L’oignon rouge plus gros (60+) est quant Ă  lui plus recherchĂ©, constate Jan. La taille compte beaucoup pour l’oignon rouge, ajoute-t-il. « La demande est toujours plus forte pour les gros oignons rouges. Cette saison, l’offre ne suffit pas Ă  rĂ©pondre Ă  la demande, de sorte que les oignons plus gros font gagner plus d’argent. » Jan est bien conscient que le commerce dĂ©pend de ce qu’il se passe dans le monde. « Imaginez : un pays qui veut essentiellement des petits oignons rouges va bientĂŽt ouvrir ses portes. Tout dĂ©pend de quel pays demande quel oignon et quelles sont les pĂ©nuries. Certains pays apprĂ©cient toujours les petits oignons rouges, mais cela devient de plus en plus rare. »

Pourtant, l’oignon rouge de qualitĂ© est toujours recherchĂ© dans le monde. « Red Tide, Red Baron et Redlander de De Groot en Slot sont de bonnes variĂ©tĂ©s lorsqu’elles sont cultivĂ©es sur un sol fertile et rĂ©coltĂ©es Ă  temps, encore vertes. La fermetĂ© de la peau est trĂšs importante pour l’exportation. L’oignon rouge doit avoir une peau rĂ©sistante. »

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L‘EXPORTATEUR JPB LIVRE DES PRODUITS

DANS LE MONDE ENTIER

« DANS CE DOMAINE, LES RELATIONS SONT ESSENTIELLES »

JPB EST UN EXPORTATEUR DE PRODUITS ALIMENTAIRES QUI POSSÈDE UNE CLIENTÈLE INTERNATIONALE. LES DENRÉES PORTENT GÉNÉRALEMENT LEUR PROPRE LABEL ET SONT DIRECTEMENT EXPÉDIÉES VERS LEUR DESTINATION FINALE. LA FORCE DE JPB RÉSIDE DANS SA RELATION AVEC LE CLIENT, LE FOURNISSEUR ET LA COMPAGNIE MARITIME, EXPLIQUE SON DIRECTEUR, JAN BEEMSTERBOER. À L’HEURE ACTUELLE, LA PRINCIPALE DIFFICULTÉ RESTE LA DISPONIBILITÉ DES CONTENEURS MARITIMES.

JPB travaille avec des fournisseurs du monde entier, raconte Jan Beemsterboer. « Nous nous approvisionnons et vendons partout dans le monde, avec 99 % de transport maritime. » Les principaux produits concernĂ©s sont les produits congelĂ©s (lĂ©gumes, frites, poulet et poisson), produits frais (pommes de terre, oignons, ail), produits en vrac (huile, riz, haricots) et produits de consommation (pĂątes, mayonnaise, moutarde). L’exportateur ne possĂšde pas de produits en stock, explique

Jan Beemsterboer. « Nous cherchons par exemple du riz au Vietnam et le revendons Ă  des pays d’Afrique, dans notre propre conditionnement. Le fournisseur produit cet emballage tandis que nous fournissons l’iconographie. »

Tous les produits commercialisĂ©s par JPB sont contrĂŽlĂ©s en termes de qualitĂ© avant de partir aux quatre coins du monde, prĂ©cise le directeur. Un organisme indĂ©pendant local est en charge de ces contrĂŽles. « JPB s’occupe de l’aspect financier et des formalitĂ©s administratives. Un vĂ©ritable dĂ©fi qui peut comporter son lot d’imprĂ©vus. Mais gĂ©nĂ©ralement, nous maĂźtrisons le sujet. » >>

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Plus de conteneurs

À l’heure actuelle, la principale difficultĂ© rĂ©side dans la disponibilitĂ© des conteneurs, une consĂ©quence de la crise du coronavirus, poursuit l’acheteur William Nannes. « Durant la pandĂ©mie, le monde s’est mis Ă  l’arrĂȘt. Quand tout s’est remis en marche, les conteneurs Ă©taient stationnĂ©s dans des endroits dans lesquels ils n’auraient pas dĂ» ĂȘtre normalement. Il a donc fallu les rapatrier. Le coronavirus a commencĂ© en Chine. Lorsque la production a repris lĂ -bas, les États-Unis Ă©taient encore en pleine pandĂ©mie. Le pays tout entier croulait sous les conteneurs qui n’avaient pas Ă©tĂ© vidĂ©s. Les flux sont perturbĂ©s, tous les stocks sont vides et les gens font des provisions. Prenez un pot de mayonnaise. Il y a pĂ©nurie de verre, de couvercles, de cartons et de personnel. Tout est devenu rare et cher. Il faudra au moins cinq ans avant que ces processus reviennent Ă  la normale. »

Les exportations souffrent Ă©galement de la guerre en Ukraine et de la crise Ă©nergĂ©tique, ils sont bien placĂ©s pour le savoir chez JPB. « Nous avons dĂ» mettre la main Ă  la poche pour parvenir Ă  tout financer », explique Jan Beemsterboer. « Mais le consommateur en Afrique doit aussi pouvoir payer. Nous avons la chance d’exporter des denrĂ©es alimentaires. Quoi qu’il arrive, les gens doivent manger, mais les volumes sont quand mĂȘme rĂ©duits. » JPB ne signe pas de contrats avec des conditionneurs et des sociĂ©tĂ©s de transport maritime. William Nannes nous

explique : « Nous rĂ©servons un certain nombre de conteneurs par semaine. Nous savons relativement Ă  l’avance combien de conteneurs il nous faut et combien sont disponibles. Mais lorsque vous rĂ©servez un nombre donnĂ© par semaine, en tant qu’exportateur, vous devez les utiliser par la suite. Cela peut avoir des consĂ©quences financiĂšres et peut devenir un inconvĂ©nient. »

Les enjeux climatologiques ne les Ă©pargnent pas non plus. JPB s’approvisionne en riz au Pakistan, un pays qui a Ă©tĂ© fortement touchĂ©, plus de 30 %, par des inondations l’étĂ© dernier. Plus prĂšs de chez nous, suite Ă  la sĂ©cheresse qui a frappĂ© notre pays cet Ă©tĂ©, les prix de produits comme les pommes de terre et les oignons se sont envolĂ©s, constate Jan Beemsterboer. Mais cela ne signifie pas que JPB importe et exporte moins. « La population mondiale ne cesse

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„Il faut danser quand la musique joue. Les producteurs doivent tenir compte des coĂ»ts de stockage et dâ€˜Ă©nergie.”

d’augmenter. La faim peut devenir un problĂšme majeur. Les pays pauvres souffrent des consĂ©quences de la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Cela engendre des troubles, au risque de causer de graves problĂšmes. Mais comme nous l’avons dit : il faut bien manger. Et il faut importer de la nourriture. »

Crimsun : leur propre marque

JPB est l’un des plus gros exportateurs d’oignons aux Pays-Bas. L’entreprise exporte des oignons jaunes et rouges dans le monde entier mais commercialise Ă©galement son propre oignon en exclusivitĂ© : Crimsun. Cet oignon allie la qualitĂ© optimale et la puissance de l’oignon jaune Ă  la subtilitĂ© et la couleur de l’oignon rouge, explique William Nannes. L’entreprise d’exportation a dĂ©veloppĂ© cet oignon avec De Groot en Slot et Bejo Zaden. MĂȘme l’exportation d’oignons comporte son lot de risques, et l’acheteur en est bien conscient. « Le prix de l’oignon est Ă©levĂ©, le transport coĂ»te cher. Vous devez ĂȘtre prudent quant Ă  vos partenaires commerciaux. Avec Crimsun, nous travaillons sur contrat, le reste n’est que spĂ©culation en sĂ©ance. Nous exportons beaucoup en Afrique et en ExtrĂȘme-Orient, dans des pays du tiers-monde. Il arrive donc parfois que le client ne paie pas. Heureusement, nous sommes une entreprise saine avec une certaine latitude financiĂšre. En rĂšgle gĂ©nĂ©rale, nous ne travaillons qu’avec des clients qui sont rĂ©ellement en mesure de payer. »

La filiĂšre et le commerce doivent ĂȘtre synchronisĂ©s, poursuit William Nannes. Actuellement, les prix de l’oignon sont Ă©levĂ©s, beaucoup de producteurs nous ferment leurs portes dans l’espoir de vendre Ă  un meilleur prix, constate-t-il. La demande est trĂšs alĂ©atoire. « Il faut suivre le rythme de la musique. Les producteurs qui ont des stocks d’oignons doivent tenir compte des coĂ»ts de stockage, des pourcentages de tare et des prix Ă©levĂ©s de l’énergie. Lorsque vous additionnez tout cela, l’oignon doit rapporter bien plus aprĂšs le Nouvel an qu’avant. Je pense que les producteurs ont tout intĂ©rĂȘt Ă  vendre leurs oignons avant la fin de l’annĂ©e. Une annĂ©e qui coĂ»te cher au dĂ©but ne peut que finir Ă  un niveau plus Ă©conomique. »

L’importance de la relation

Selon Jan Beemsterboer, la force de JPB rĂ©side dans sa relation avec les clients, les fournisseurs et les compagnies maritimes. Le directeur est fier d’avoir une bonne Ă©quipe. « Les achats, la logistique et la vente doivent travailler main dans la main pour offrir un bon rapport qualitĂ©prix. Naturellement, nous devons faire face Ă  la concurrence et faire des efforts sur le prix. » Il constate que certains pays jouent la carte du protectionnisme afin de protĂ©ger et de favoriser leurs propres produits. « Le SĂ©nĂ©gal a fermĂ© ses frontiĂšres Ă  l’oignon nĂ©erlandais pendant un certain temps et la RĂ©publique Dominicaine applique un systĂšme de licences. C’est lĂ  que nous devons intervenir auprĂšs du client. »

Afin de préserver de bonnes relations commerciales, il est important pour JPB de se rendre dans les grands marchés alimentaires comme ceux de Paris, Dubaï et Singapour. « Nous voyageons beaucoup », conclut Jan Beemsterboer. « Nous connaissons les acteurs majeurs et nous rendons visite à nos clients au minimum une fois par an. Les facteurs et scénarios à prendre en compte pour pérenniser notre réussite dans les décennies à venir sont nombreux. Nos collaborateurs, notre réseau et nos marques restent nos priorités, quelles que soient les circonstances. Nous devons soutenir ceux qui veulent développer leur entreprise de maniÚre saine et durable. »

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L‘ÉPANDAGE DE COMPOST CONTRE LES

DOMMAGES NON VISIBLES CAUSÉS PAR LE VENT DE SABLE SUR L‘ARGILE

NORD DES PAYS-BAS : DE BONS RÉSULTATS

POUR LES PRODUCTEURS D’OIGNONS

LES PRODUCTEURS D’OIGNONS SUR TERRE ARGILEUSE PARVIENNENT À LIMITER LES RISQUES DE DOMMAGES NON VISIBLES CAUSÉS PAR LE VENT DE SABLE ET DE FORMATION DE CROÛTE EN ÉPANDANT DU COMPOST. EN HOLLANDE SEPTENTRIONALE, EN FRISE ET DANS LE GRONINGUE, DES PRODUCTEURS ONT DÉJÀ RÉALISÉ DES EXPÉRIENCES POSITIVES. LES DOMMAGES NON VISIBLES CAUSÉS PAR LE VENT DE SABLE PEUVENT CONSIDÉRABLEMENT RALENTIR

LA CROISSANCE, NOUS EXPLIQUE WILKO VAN DER VELDE DE TTW. « CONSIDÉREZ CELA COMME UNE MÉTHODE DE GESTION DES RISQUES. »

TTW aide les agriculteurs Ă  aborder leurs cultures sous un autre angle grĂące aux donnĂ©es collectĂ©es par le cabinet-conseil. Wilko van der Velde, consultant en donnĂ©es et analyses, soupçonnait il y a quelques annĂ©es dĂ©jĂ  que le vent de sable pouvait causer des dommages non visibles sur les sols argileux, du stade de bourgeon au troisiĂšme bulbe. « TTW mesure la croissance et le dĂ©veloppement dans toutes les parcelles. Si le vent de sable cause des dommages, cela entraĂźne un ralentissement de la croissance. ParallĂšlement, les herbicides de contact rĂ©agissent plus difficilement sur les oignons aprĂšs trois jours de vent d’est. En thĂ©orie, la plante est durcie mais le risque de dommages causĂ©s par le sable est grand. »

De bons résultats

Les premiÚres expériences consistant à épandre du compost sur les sols argileux pour lutter contre les dommages causés par le vent de sable ont été menées en 2018 en Hollande Septentrionale. « Nous savons que le

compost fonctionne contre les dommages causĂ©s par le vent de sable sur les sols sablonneux », explique Wilko van der Velde. « L’idĂ©e Ă©tait donc d’essayer sur un sol argileux. Au dĂ©but, l’oignon est trĂšs sensible aux dommages causĂ©s par le vent de sable. Une fois le sable passĂ©, les dommages ne sont pas immĂ©diatement visibles. Mais deux semaines plus tard, l’oignon ne semble pas avoir grandi. En Ă©pandant du compost, le vent a beaucoup moins d’effet sur le champ concernĂ©. En 2019, 2020 et 2021, nous avons pu constater que les champs avec compost Ă©taient ceux qui avaient fourni les meilleures performances en Hollande Septentrionale. »

Le compost doit ĂȘtre Ă©pandu de prĂ©fĂ©rence aprĂšs le semis, Ă  l’aide d’un Ă©pandeur large ou latĂ©ral. Le compost GFT est le type de compost le plus rĂ©pandu, bien qu’il soit susceptible de contenir plus de sodium que le compost vert par exemple. Il est Ă©galement possible d’utiliser du compost vert, mais celui-ci semble un peu moins efficace contre la boue, prĂ©cise M. van der Velde. « L’avantage du compost GFT par rapport au compost de champignon est la possibilitĂ© de l’épandre sur le dessus. Le compost de champignon serait possible mais du fait qu’il est soumis Ă  la lĂ©gislation sur le fumier, il doit ĂȘtre

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„En Ă©pandant du compost, le vent a beaucoup moins d‘effet sur le champ concernĂ©.”

enfoui dans le sol. » Il conseille d’épandre en moyenne 30 mĂštres cubes de compost « gras » par hectare pour un effet optimal contre le vent de sable et la boue. « Vous pouvez dĂ©passer cette recommandation, mais au-delĂ  de 35-40 mĂštres cubes par hectare, cela n’est pas faisable. »

Les autres avantages du compost Outre sa capacitĂ© Ă  limiter les dommages causĂ©s par le vent de sable et les herbicides, le compost offre d’autres avantages. AprĂšs l’épandage de compost, TTW a mesurĂ© 15 Ă  20 kg d’azote, 70 kg de potassium et 100 kg de calcium dans les Ă©chantillons de terre prĂ©levĂ©s. Cela permet d’économiser sur les engrais, ajoute Wilko van der Velde. « Le potassium est trĂšs utile. Le potassium provenant du compost reste disponible plus longtemps et est moins sensible au lessivage. Nous observons Ă©galement moins de boue, avec un Ă©tat plus homogĂšne des oignons, une bonne (voire meilleure) croissance des fanes et moins de dessĂšchement du sol du fait que l’humiditĂ© est retenue. »

De mĂȘme, le sol se refroidit moins la nuit, le compost formant une couche tampon. ParallĂšlement, la tempĂ©rature du sol n’augmente pas trop la journĂ©e. « Nous avons

mesurĂ© la tempĂ©rature du sol en plusieurs endroits, mais nous n’avons pas pu observer ce phĂ©nomĂšne », prĂ©cise le consultant en donnĂ©es. L’oignon semble Ă©galement pousser plus vite au dĂ©but, sans toutefois que la préémergence soit plus rapide.

C’est en Hollande Septentrionale que la culture de l’oignon avec compost sur sol argileux est la plus avancĂ©e, ajoute M. van der Velde. En Frise comme dans le Groningue, des producteurs ont Ă©pandu du compost sur de l’argile pour lutter contre les dommages causĂ©s par le vent de sable. En Hollande Septentrionale, les producteurs travaillent avec une entreprise de travaux agricoles qui possĂšde dĂ©sormais deux Ă©pandeurs couvrant une largeur de 2,25 et 3 mĂštres sur les parcelles relativement courtes. En Frise, l’entreprise de travaux agricoles utilise un Ă©pandeur de 3 mĂštres. Dans le sud du Flevoland, des agriculteurs ont essayĂ© le compost mais le printemps Ă©tait une saison trop humide pour Ă©pandre sur des bandes Ă©troites selon le consultant. Dans le sud-ouest des Pays-Bas, la limite rĂ©side surtout dans le manque de mĂ©canisation adaptĂ©e. Wilko van der Velde : « Dans cette rĂ©gion, les producteurs ont gĂ©nĂ©ralement des parcelles plus en longueur. Cela crĂ©e des problĂšmes de capacitĂ©/largeur de travail. »

Gestion des risques

Sans donnĂ©es, vous ĂȘtes simplement une personne parmi d’autres avec une opinion : tel est le slogan de TTW. L’entreprise aide les agriculteurs Ă  aborder leur matĂ©riel de base, leur champ, leur culture et leur produit (final) diffĂ©remment Ă  l’aide des donnĂ©es collectĂ©es. En modifiant les conditions, on peut influer sur le processus de croissance dans le but d’obtenir un rendement plus Ă©levĂ© et de qualitĂ©. ParallĂšlement, TTW accompagne l’agriculteur dans la gestion de l’entreprise et la planification Ă  plus long terme. L’entreprise >>

Wilko van der Velde
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Photo: PfĂ€nder GbR, SchwabmĂŒnchen

est indĂ©pendante et s’appuie sur des connaissances et des donnĂ©es, explique Wilko van der Velde. « Nous effectuons une analyse des risques et une Ă©valuation du champ en procĂ©dant Ă  des mesures. Nous identifions les risques Ă  destination des producteurs afin qu’ils puissent prendre les mesures nĂ©cessaires. »

Les analyses du sol d’Eurofins entrent dans le cadre des Ă©valuations. Elles Ă©tudient des caractĂ©ristiques telles que la culture prĂ©cĂ©dente, l’engrais vert et la substance organique. L’entreprise a Ă©galement ajoutĂ© des paramĂštres qui lui sont propres au systĂšme : prĂ©-Ă©mergence, dĂ©but de croissance, vitesse de croissance, pression des maladies, stress de la sĂ©cheresse, capacitĂ© de production, dĂ©gĂąts des eaux et risque de rĂ©colte. « Lorsqu’une parcelle obtient un score insuffisant pour quatre de ces paramĂštres, en tant que producteur, vous devez vous demander si vous voulez vraiment y cultiver des oignons », explique M. van der Velde. « Vous devez Ă©liminer le maillon le plus faible. Dans ce cas, l’épandage de compost peut aider. »

Conseil de fertilisation de base

Un conseil de fertilisation de base est Ă©tabli en fonction des caractĂ©ristiques. Durant la saison de croissance, un Ă©chantillon du sol est prĂ©levĂ© Ă  deux reprises, ainsi qu’un Ă©chantillon de feuille. La fertilisation est ensuite ajustĂ©e en fonction du potentiel de la plante. Vous minimisez ainsi les pertes et maĂźtrisez les coĂ»ts, conclut Wilko van der Velde. « 100 oignons par mÂČ demandent plus d’engrais que 85 oignons par mÂČ. Et si le sol possĂšde une minĂ©ralisation suffisante, l’épandage peut ĂȘtre rĂ©duit. GrĂące aux analyses, vous pouvez faire des choix Ă©clairĂ©s et Ă©ventuellement intervenir plus tĂŽt. En collectant toutes les donnĂ©es, vous pouvez retrouver les caractĂ©ristiques d’une parcelle mĂȘme cinq ans aprĂšs. »

KOOS MEEUWES

Producteur d‘oignons à Uithuizermeeden

Koos Meeuwes, producteur Ă  Uithuizermeeden en Groningue, a cultivĂ© la saison derniĂšre des oignons de semis avec le producteur et ouvrier agricole Rick van Regteren. Pour la premiĂšre fois, il a utilisĂ© du compost. Les oignons de la variĂ©tĂ© Hyroad ont poussĂ© sur un sol lĂ©ger labourĂ© au printemps, avec une teneur en limon de 14 %. Les oignons ont Ă©tĂ© semĂ©s le 21 mars. Une semaine plus tard, 25 tonnes par hectare de compost vert ont Ă©tĂ© Ă©pandues sur des lits de 2,25 mĂštres. Les nombreuses averses qui ont suivi ont provoquĂ© une battance sur la parcelle, mais la formation de croĂ»te est restĂ©e limitĂ©e lĂ  oĂč le compost avait Ă©tĂ© Ă©pandu. Le hersage semblait superflu du fait que la couche supĂ©rieure est restĂ©e meuble. Le compost a Ă©galement contribuĂ© Ă  ce phĂ©nomĂšne, explique Koos Meeuwes. « Cela a pu ĂȘtre observĂ© Ă  un endroit qui n’avait reçu aucun Ă©pandage. La diffĂ©rence se voyait Ă  l’Ɠil nu. LĂ  oĂč il y avait du compost, le sol Ă©tait beaucoup plus lĂ©ger et les plantes sortaient facilement. » Il est satisfait de la stabilitĂ© du compost qui a Ă©galement servi de nourriture assimilable par la plante. Le producteur a rĂ©coltĂ© prĂšs de 50 tonnes d’oignons par hectare, avec un pourcentage Ă©levĂ© de gros oignons.

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PERSPECTIVES DES PARTENAIRES DE LA

« JOURNÉE OIGNON DE BEJO FRANCE »

LALLEMAND PLANT CARE, STECOMAT, OMNIVENT ET DOWNSDUBRULLE, LES QUATRE ENTREPRISES PARTENAIRES DE LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE L’OIGNON ET DE L’ÉCHALOTE, ORCHESTRÉE PAR BEJO DANS LE LOIRET EN JUIN 2022, REVIENNENT SUR L’INTÉRÊT RASSEMBLEUR DE L’ÉVÉNEMENT, ET ÉVOQUENT LEURS PERSPECTIVES POUR 2023.

LALLEMAND PLANT CARE

Les micro-organismes par nature

« Nous avons Ă©tĂ© ravis de participer Ă  cette JournĂ©e qui a bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une organisation bien rodĂ©e, tĂ©moigne Matthias Guillaume, le directeur commercial France de Lallemand Plant Care. Les interventions des confĂ©rences Ă©taient qualitatives. De nombreux leviers techniques ont Ă©tĂ© abordĂ©s. TrĂšs investie, l’équipe Bejo a su mobiliser la profession, assurer une dimension internationale Ă  l’évĂ©nement, oĂč nous avons retrouvĂ© plusieurs acteurs europĂ©ens. Un succĂšs ! »

Leader mondial de la production de micro-organismes, l’entreprise s’inscrit «dans un contexte marquĂ© par l’émergence de rĂ©sistances, le retrait de certaines matiĂšres actives, la volontĂ© de rĂ©duire les gaz Ă  effet de serre et la croissance des puits de carbone». Les Ă©changes avec les producteurs, qui ont pu observer les effets des solutions de biostimulants et de bio-contrĂŽle Lallemand sur la parcelle de dĂ©monstration, ont Ă©tĂ© fructueux.

En Allium, les principaux enjeux techniques de Lallemand Plant Care concernent la lutte contre la fonte des semis, la fusariose au champ, la pourriture blanche et les maladies bactĂ©riennes. En amont, l’entreprise propose de combiner solutions de bio-contrĂŽle et stratĂ©gies de biostimulation pour rendre les plants plus tolĂ©rants aux types de stress : « ce qui favorise la qualitĂ© d’implantation, la rĂ©sistance au stress hydrique ou thermique, amĂ©liore le calibre des bulbes et le rendement commercialisable », prĂ©cise Matthias Guillaume.

Comparaison sur la parcelle d’essai entre le tĂ©moin (Ă  droite), et les oignons qui ont bĂ©nĂ©ficiĂ© de biostimulant (au centre) ou de bio-contrĂŽle et bio-stimulant (Ă  gauche).

Les spĂ©cialitĂ©s Lallemand Plant Care les plus utilisĂ©s sur les Allium en France sont le biofongicide Prestop WP contre les maladies racinaires, Lalstop Contans WG contre la conservation dans le sol des espĂšces virulentes de Sclerotinia sp, et des solutions biostimulantes comme Lalstim Osmo, qui amĂ©liore la capacitĂ© de rĂ©tention de l’eau en pĂ©riode de stress, ou Rise P qui favorise le dĂ©marrage et la qualitĂ© d’implantation des plants.

En plus, l’entreprise a acquis « un bio-insecticide contre le Thrips, Ă  base de Metharizium bruneum Ma43, qui sera commercialisĂ© en 2024 sous le nom Lalguard M52 OD ». >>

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OMNIVENT

Quand la station remédie au réchauffement climatique

« Être en partenariat avec Bejo est quasi naturel, explique Franck Van der Linden, agronome et coach en conditionnement, parce que le semencier est notre client : directement pour ses stations de bulbilles d’Espagne et des USA, par De Groot en Slot aux Pays-Bas, et indirectement en France Ă  travers notre client Julien Boyer, le producteur de bulbilles qui travaille pour eux et qui accueillait justement la manifestation sur le site de la station ».

« Être partenaire nous a offert l’occasion de montrer de nouveaux systĂšmes aux acteurs du monde de l’oignon, qui sont venus en nombre et se sont vraiment montrĂ©s intĂ©ressĂ©s, mĂȘme si on sait que la dĂ©cision de s’équiper en station n’est pas impulsive ». L’entreprise, qui reste familiale, se donne justement ce temps long qui permet de se projeter dans le futur.

Omnivent continue Ă  proposer des nouveautĂ©s dans la gamme des ventilateurs qu’elle dĂ©veloppe. Mais ce qui fait son actualitĂ©, c’est l’enregistrement d’une forte demande en frigos : « le rĂ©chauffement climatique change la donne. Aujourd’hui, aux Pays-Bas en janvier, il fait 12°C au lieu de 6°C ! S’équiper en frigo ne rĂ©pond plus juste au choix d’étirer la saison de commercialisation de l’oignon de jour long, cela devient indispensable tout simplement pour stocker ».

STECOMAT

Dans cette optique, le systĂšme Plug &Play convient particuliĂšrement aux besoins des agriculteurs indĂ©pendants : « compact, tout en un, il nĂ©cessite juste de faire un trou dans le mur du bĂątiment, et de poser un cĂąble Ă©lectrique pour ĂȘtre opĂ©rationnel ».

Par ailleurs, Omnivent lancera bientĂŽt l’OmniCuro Next : « un nouveau systĂšme pour chauffer, refroidir et sĂ©cher, conçu pour ĂȘtre entiĂšrement automatique. Son programme autonome Ă©vite d’avoir Ă  changer de rĂ©glage tout le temps pour suivre les variations de tempĂ©rature ». TestĂ© en station aux Pays-Bas, il sera commercialisĂ© en juin, autant dire dĂšs la prochaine campagne.

S’equiper en diminuant sa consommation d’énergie le spĂ©cialiste du dĂ©sherbage mĂ©canique de prĂ©cision, en cultures et intercultures, s’estime satisfait de sa contribution Ă  la JournĂ©e de l’Oignon. « Nous avons obtenus de bons contacts ce jours-lĂ , tĂ©moigne son dirigeant Niek Jansingh, et nous continuons Ă  ouvrir de nouvelles perspectives avec Bejo ».

Farmdroïd, le robot qui sÚme et désherbe, reste le clou des démonstrations de Stecomat, son distributeur exclusif. Quelques dizaines de producteurs français en sont désormais équipés, en agriculture conventionnelle, plus raisonnée, type HVE3, comme en AB. « Les améliorations sont constantes, détaillait le constructeur au SIMA : avec une version 4 roues pour gagner en flexibilité ; une roue plombeuse en option pour favoriser le rappui ; une meilleure connectivité GPS grùce à de nouvelles antennes ; de nouveaux partenariats avec les opérateurs pour remédier aux soucis de connexion sur un parcours. »

Dans le contexte actuel, Ă©conomiser la consommation d’énergie (fioul, GNR
) est devenu prioritaire. En dĂ©sherbage mĂ©canique, la herse-Ă©trille— bineuse de prĂ©cision Treffler en dĂ©monstration le jour J rĂ©pond aussi aux injonctions de la nouvelle PAC pour rĂ©duire les phytos et baisser l’IFT.

Franck Van der Linden –semis direct d’oignon
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Le nouveau fissurateur de Stecomat

DOWNS DUBRULLE

Optimiser la recolte, de la rĂ©ception a la livraison « Rien Ă  redire sur l’organisation de cette grande journĂ©e ! Nous sommes toujours enchantĂ©s de passer du temps avec les producteurs», commente le patron Damien Dubrulle.

Guillaume Planchon, son directeur commercial, renchĂ©rit : « non seulement nous avons eu d’excellents retours qui permettent vraiment de dire que cette journĂ©e nous a comblĂ©s, mais nous poursuivons les Ă©changes avec Bejo, qui nous a fait venir en Hollande et abonde notre collecte d’informations spĂ©cifiques Ă  l’oignon ».

Si l’entreprise est bien connue comme une grande spĂ©cialiste du matĂ©riel de rĂ©ception, de manutention, de stockage en caisse, big bag et vrac, ces Ă©changes visent tout particuliĂšrement le trieur optique nouvelle gĂ©nĂ©ration CropVision, rĂ©compensĂ© au SIMA : « les donnĂ©es recueillies servent Ă  amĂ©liorer son algorithme. La machine est en phase d’apprentissage telle un bĂ©bĂ© : il y a toujours de nouvelles variĂ©tĂ©s, des diffĂ©rences issues d’expertises Ă  enregistrer comme paramĂštres».

Niek Jansingh pointe l’intĂ©rĂȘt de son fissurateur Ă  faible perturbation Grange qui, placĂ© entre le tracteur et un autre outil, permet de rĂ©duire le nombre de passages : « pour restructurer le sol jusqu’à 0,40 m de profondeur, et l’amĂ©liorer notamment quand il a souffert de tassement en conditions humides. ».

Pour 2023, il mise sur EcoCut, une Ă©cimeuse de prĂ©cision DHM, Ă©quipĂ©e d’une barre de coupe Ă  double section de lames Ă  entraĂźnement hydraulique, qui conjugue faible consommation d’énergie et bon dĂ©bit : « sa largeur de travail va de 6,20 m Ă  12,20 m. Silencieuse, garantie sans effet de vent, elle est lĂ©gĂšre et puissante. OpĂ©rationnelle de 0,30 m Ă  1,60 m de haut, elle passe au-dessus des cultures en cas de repousse des adventices ». Outre son action directe, elle rĂ©duit Ă  long terme la population de graines, favorise la lumiĂšre et amĂ©liore le dĂ©bit Ă  la rĂ©colte.

En comparaison, le marchĂ© de l’oignon se rĂ©vĂšle plus complexe que celui de la pomme de terre, oĂč le trieur optique est dĂ©jĂ  opĂ©rationnel. Forte de ces nouveaux apports, «l’entreprise est prĂȘte Ă  passer dĂšs la prochaine rĂ©colte d’oignons aux tests en grandeur rĂ©elle».

RĂ©cemment, Downs Dubrulle a rachetĂ© Saalto, entreprise renommĂ©e pour son systĂšme de traçabilitĂ©, Ă©galement distinguĂ© par un prix de l’innovation. « Avec ce systĂšme, la gĂ©olocalisation de chaque caisse permet dĂ©sormais de connaĂźtre son stock en temps rĂ©el, et de tout gĂ©rer en direct sur informatique. Le temps d’agrafer les infos sur les palox est terminé», prĂ©dit Guillaume Planchon. L’historique peut ĂȘtre valorisĂ© jusqu’au client final, en GMS ».

La construction de la nouvelle usine sera bientÎt achevée : « son inauguration officielle relancera en novembre-décembre la tradition de nos journées Portes ouvertes ».

Le robot Farmdroid qui sĂšme et bine
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Guillaume Planchon devant le trieur optique Crop Vision

LA CULTURE DE L‘OIGNON CHERCHE DES SOLUTIONS À LA FORMATION DE CROÛTE

PRODUCTEURS ET CHERCHEURS PARTAGENT LEURS EXPÉRIENCES

LA FORMATION DE CROÛTE EST UN PROBLÈME DE PLUS EN PLUS FRÉQUENT DANS LA CULTURE DE L’OIGNON. CES DERNIÈRES ANNÉES, DE GROOT EN SLOT A CONSTATÉ QUE SOUS L’EFFET DES FORTES PRÉCIPITATIONS, DE LA GRÊLE OU DE LA NEIGE, DE LA CROÛTE SE FORMAIT RÉGULIÈREMENT APRÈS LE SEMIS DES OIGNONS. LA FORMATION DE CROÛTE OU L’ÉLIMINATION DE CETTE CROÛTE EST TRAITÉE DE DIFFÉRENTES MANIÈRES. PRODUCTEURS ET CHERCHEURS PARTAGENT LEURS EXPÉRIENCES.

Marcel Kooijman

Producteur d’oignons à Sint Annaland

Marcel Kooijman, producteur d’oignons Ă  Sint Annaland, a cultivĂ© cette annĂ©e 15 hectares d’oignons jaunes. M. Kooijman a installĂ© un systĂšme d’irrigation par goutte-Ă -goutte sur 5 hectares : il n’a donc pas rencontrĂ© de problĂšme de croĂ»te dans cette zone. Sur les 10 hectares restants, il a utilisĂ© une dĂ©sherbeuse pour casser la croĂ»te.

Lorsque la plupart des oignons commençaient Ă  toucher la croĂ»te, nous avons passĂ© la dĂ©sherbeuse, explique Marcel. « Certains oignons avaient dĂ©jĂ  traversĂ© la croĂ»te. Mais Ă  ce moment-lĂ , nous n’avions pas d’eau Ă  disposition. Nous avons donc dĂ» trouver une autre solution. Par la suite, nous avons pu mettre en place le tuyau d’arrosage. »

Durant le passage de la dĂ©sherbeuse, Marcel s’est rendu compte qu’il Ă©tait dĂ©jĂ  trop tard.

« La croĂ»te Ă©tait trop Ă©paisse et nous abĂźmions trop d’oignons. Nous pouvions voir des oignons Ă©crasĂ©s. Nous avions peur de causer trop de dĂ©gĂąts. Plus tard dans la saison, nous pouvions voir les endroits oĂč nous avions passĂ© la dĂ©sherbeuse. Nous avions l’impression qu’il y avait plus de plants qu’aux endroits oĂč nous n’étions pas passĂ©s. »

Est-ce que Marcel agirait diffĂ©remment Ă  l’avenir pour Ă©viter la formation de croĂ»te ou la casser ? « L’idĂ©e serait de commencer plus tĂŽt. Mais quand il s’agit de croĂ»te, vous arrivez toujours trop tard. » Il ne sait pas si cela a eu des consĂ©quences sur le rendement. « Nous n’avons pas effectuĂ© de calcul de rendement. »

Envie de savoir ce que Marcel Kooijman a fait pour lutter contre la formation de croûte ? Consultez son vlog sur YouTube « Ons boerenleven », épisode 79.

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„Si les graines sont semĂ©es trop superficiellement, on arrache les jeunes plants du sol.”

Conseiller en culture Klaas de Boer

L’exploitation agricole Thes Agro Ă  Burgh-Haamstede utilise le semoir pour lutter contre la formation de croĂ»te. Les lames du semoir sont rĂ©glĂ©es Ă  une trĂšs faible profondeur, de maniĂšre Ă  ce qu’elles touchent Ă  peine le sol. Le semoir parcourt ensuite le champ Ă  une vitesse de seulement 2 Ă  3 km/h pour casser la croĂ»te, explique Johan van der Wekken.

Thes Agro a testĂ© cette mĂ©thode pour la premiĂšre fois il y a une dizaine d’annĂ©es. « La formation de croĂ»te est un rĂ©el problĂšme ici », dĂ©clare Johan van der Wekken. « Nous n’avons pas de bineuse ni de dĂ©sherbeuse. Nous avons donc eu l’idĂ©e Ă  l’époque d’essayer de casser la croĂ»te avec le semoir. À notre grande surprise, cela avait trĂšs bien fonctionnĂ©. Nous avons donc utilisĂ© la mĂȘme mĂ©thode la saison passĂ©e. »

Les oignons prĂ©sentaient des stades de croissance trĂšs diffĂ©rents : certains avaient traversĂ© la croĂ»te tandis que d’autres buttaient encore contre. Johan estime que la mĂ©thode avec le semoir a bien fonctionnĂ©. « Nous le referons si besoin. L’idĂ©al serait de pouvoir intervenir quelques jours avant que le sol ne le permette. La croĂ»te est alors moins dure, ce qui permet de sauver davantage d’oignons. »

Thes Agro a volontairement laissĂ© la croĂ»te intacte Ă  certains endroits pour voir la diffĂ©rence et dĂ©terminer l’utilitĂ© de l’opĂ©ration. « Nous avons constatĂ© une nette diffĂ©rence dans les zones qui n’avaient pas Ă©tĂ© traitĂ©es. LĂ  oĂč nous avions cassĂ© la croĂ»te, il y avait plus d’oignons au mĂštre et

ils poussaient plus facilement. Nous estimons que 25 % d’oignons en plus ont prĂ©-Ă©mergĂ© aux endroits sans croĂ»te. »

Jonas Bodyn

Chercheur sur les légumes de plein air chez PCG Belgique

Le Provinciaal Proefcentrum voor de Groenteteelt (PCG) en Belgique ne mĂšne pas de recherches actives sur la formation de croĂ»te. En revanche, l’un des projets du centre vise Ă  amĂ©liorer la capacitĂ© de rĂ©tention de l’humiditĂ© du sol. L’une des solutions Ă©tudiĂ©es ici est l’application d’un paillis de compost aprĂšs le semis des oignons. Cela aurait un effet positif sur la prĂ©vention de la formation de croĂ»te, explique Jonas Bodyn, chercheur chez PCG. >>

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Le compost est Ă©pandu sur les oignons aprĂšs le semis. La couche mesure 0,5 cm d’épaisseur, ce qui correspond Ă  32,5 tonnes/ha de compost, explique Jonas Bodyn. « Un demi-centimĂštre n’est pas assez pour parler de paillis mais nous ne pouvions pas en Ă©pandre davantage en raison de la teneur en phosphate du compost. Nous avons rĂ©alisĂ© des mesures de la prĂ©-Ă©mergence et avons suivi la culture pendant toute la saison de croissance. Par la suite, les rĂ©sultats de la rĂ©colte et le tri en fonction de la taille ont Ă©galement Ă©tĂ© analysĂ©s. »

L’application de compost offre Ă©galement l’avantage de limiter les dommages (potentiels) causĂ©s par le vent de sable, ajoute Jonas. « Un compost frais et encore humide a plus d’effets bĂ©nĂ©fiques qu’un compost dĂ©jĂ  complĂštement sec. Le processus de dĂ©composition est encore en cours, surtout lorsqu’il s’agit de compost de ferme. Avec le compost vert, cela est rarement le cas du fait qu’il est gĂ©nĂ©ralement dĂ©jĂ  sec. Nous avons utilisĂ© du compost vert car il est moins salĂ© que le compost de ferme. »

AprĂšs avoir dĂ©posĂ© la couche de compost, PCG a constatĂ© que davantage de plants Ă©taient sortis, sans toutefois que cette diffĂ©rence soit rĂ©ellement significative par rapport aux parcelles sans compost. En revanche, l’uniformitĂ© Ă©tait bien meilleure lors des Ă©valuations de fin avril et fin mai, confirme Jonas. Les parties ayant reçu du compost prĂ©sentaient Ă©galement plus de volume en juin. PCG avait dĂ©jĂ  appliquĂ© du compost en surface sur des Ă©pinards dans le passĂ©, mais cela avait causĂ© d’importants dĂ©gĂąts dus au sel. Les oignons ont probablement Ă©tĂ© semĂ©s suffisamment en profondeur pour ne pas subir ce type de dommages, conclut Jonas. « Le compost doit avoir Ă©tĂ© bien tamisĂ©. Il est alors moins salĂ©. Avant d’épandre le compost, il est important de demander une derniĂšre analyse pour connaĂźtre prĂ©cisĂ©ment la teneur en sel du produit. »

Exploitation agricole Dokter-Van der Berg

Producteur d’oignons à Tzummarum

Berend Dokter, producteur Ă  Tzummarum, a suivi les indications du conseiller en culture Klaas de Boer de George Pars Graanhandel et passĂ© la dĂ©sherbeuse pour casser la croĂ»te dans les champs d’oignons. Cela a bien fonctionnĂ©, confirme Berend Dokter. « Nous avons observĂ© plus de plants par ha et une meilleure prĂ©-Ă©mergence dans les zones traitĂ©es. »

Ce printemps, Berend n’a pas pu arroser du fait que la teneur en sel de l’eau de fossĂ© Ă©tait trop Ă©levĂ©e. Le choix Ă©tait alors simple : ne rien faire ou passer la dĂ©sherbeuse, explique-t-il. Lors du passage de la dĂ©sherbeuse, les plants d’oignon touchaient la croĂ»te. Le producteur a semĂ© les oignons Ă  2,5 cm de profondeur. Un vĂ©ritable atout, estime le conseiller Klaas de Boer. « Lorsque les oignons sont semĂ©s plus en surface, vous risquez d’arracher la plante du sol. »

Le producteur frison a traitĂ© une partie des oignons contre la formation de croĂ»te et laissĂ© une autre partie telle quelle. « Je n’étais pas sĂ»r d’avoir fait le bon choix, mais par la suite je me suis rendu compte que j’aurais dĂ» aller jusqu’au bout. La diffĂ©rence Ă©tait nette au niveau de la prĂ©-Ă©mergence. Sur les parties non traitĂ©es, il y avait par endroits 20 Ă  30 cm sans oignons du fait que les plants n’avaient pas rĂ©ussi Ă  percer la croĂ»te ou germer. » Les parties sans croĂ»te ont produit un bon rendement mais avec des tailles plus petites. En revanche, les parties non traitĂ©es ont produit des oignons plus gros.

Est-ce que Berend agirait diffĂ©remment Ă  l’avenir pour Ă©viter la formation de croĂ»te ou la casser ? « Je commencerais peut-ĂȘtre plus tĂŽt », admetil. Le plus tĂŽt est le mieux, confirme Klaas de Boer. « DĂšs qu’une croĂ»te apparaĂźt, vous pouvez passer la dĂ©sherbeuse. Pas besoin d’attendre que le plant touche la croĂ»te. Plus la croĂ»te est fine, mieux c’est. »

Mais il y a un « mais », conclut Klaas de Boer. « Ce qui est surprenant, c’est que le passage de la dĂ©sherbeuse a entraĂźnĂ© une augmentation de la pression de mauvaises herbes. Cette petite opĂ©ration sur le sol perturbe les herbicides de sol, ce qui laisse le champ libre Ă  certaines mauvaises herbes. Il faudra se pencher sur la question. »

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VISITE 3D DE L‘ENTREPRISE DE GROOT EN SLOT

VOUS AVEZ TOUJOURS VOULU JETER UN ƒIL EN COULISSES DANS LE CENTRE DE SÉLECTION ET LES SERRES DE DE GROOT EN SLOT ? C’EST DÉSORMAIS POSSIBLE EN VERSION NUMÉRIQUE !

Un Ɠil en coulisses dans le processus de sĂ©lection des oignons. Qui ne rĂȘverait pas de savoir tout ce qu’il se passe avant qu’un oignon soit cultivĂ© ? Pour cette raison, des visites « live » ont Ă©tĂ© organisĂ©es dans l’entreprise afin de permettre Ă  des groupes de clients ou de producteurs de dĂ©couvrir ce qu’il se passe dans les coulisses de l’entreprise.

En complĂ©ment de ces visites, quoi de mieux que d’offrir la possibilitĂ© Ă  tous d’en savoir plus sur le processus, de la semence Ă  l’oignon ? C’est

ainsi que l’idĂ©e d’une visite numĂ©rique de l’entreprise a vu le jour. Et une visite en 3D s’il-vous-plaĂźt. Cela semble venir complĂ©ter idĂ©alement les visites « live » dĂ©jĂ  proposĂ©es.

L’expĂ©rience 3D donne l’impression de se trouver rĂ©ellement dans les diffĂ©rents espaces. Vous faites ainsi une promenade « numĂ©rique » dans l’entreprise. Non seulement dans le centre de sĂ©lection, mais aussi dans les serres. Cette visite numĂ©rique est ponctuĂ©e de nombreux points d’information qui expliquent le rĂŽle de chaque dĂ©partement et dĂ©crivent tout le parcours de la semence Ă  l’oignon (ou de l’oignon Ă  la semence). Comment naĂźt une nouvelle variĂ©tĂ© d’oignon ? Quelles opĂ©rations cela exige-t-il en amont ? Vous pouvez dĂ©sormais le savoir et le vivre. Envie de dĂ©couvrir cette visite insolite ? Suivez notre visite 3D en scannant le QRcode figurant sur cette page.

Vous avez effectuĂ© la visite 3D mais vous aimeriez quand mĂȘme visiter notre entreprise « en vrai » avec un groupe ? C’est tout Ă  fait possible. ComplĂ©tez le formulaire de demande sur le site Web (via le QR-code ou sur www.degrootenslot.nl/bedrijfstour-de-groot-en-slot). L’un de nos technico-commerciaux vous recontactera dans les plus brefs dĂ©lais pour organiser un rendez-vous.

ƒIL EN COULISSES
UN
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« IL NE FAUT JAMAIS PERDRE LE SENS DE LA FAMILLE »

DIRECTEUR MARTIN SLOT : LA GESTION D’UNE ENTREPRISE FAMILIALE

COMMENT LE DIRECTEUR MARTIN SLOT VIT-IL LE FAIT DE TRAVAILLER POUR L‘ENTREPRISE FAMILIALE DE GROOT EN SLOT ? COMMENT S‘ÉPANOUIT-IL DANS SON RÔLE DE DIRECTEUR ? ET ALORS QUE L‘ENTREPRISE SE DÉVELOPPE, COMMENT PRÉSERVE-T-IL LE « SENS DE LA FAMILLE » ? « CE QUE J‘APPRÉCIE LE PLUS, C‘EST LA POSSIBILITÉ D‘ALLIER BUSINESS ET ÉMOTION. AUSSI BONS LES RÉSULTATS

FINANCIERS SOIENT-ILS, IL NE FAUT JAMAIS PERDRE LE SENS DE LA FAMILLE. »

Martin Slot (44 ans) est le directeur de la filiĂšre de l’oignon de De Groot en Slot depuis prĂšs de dix ans. Fils de Piet Slot, ancien chef d’exploitation de la jardinerie de De Groot en Slot, il passait dĂ©jĂ  tous ses samedis dans les jardineries de Heerhugowaard et Den Helder quand il Ă©tait petit. Martin a Ă©tudiĂ© l’économie des entreprises et a commencĂ© sa carriĂšre chez AHOLD une fois diplĂŽmĂ©. « À l’époque, je n’imaginais pas du tout de travailler pour notre entreprise familiale », avoue-t-il. Mais les choses ont changĂ© en 2008, lorsque le directeur de l’époque Henk de Groot lui a demandĂ© de prendre la relĂšve. « J’ai grandi dans la jardinerie, la filiĂšre de l’oignon Ă©tait

relativement nouvelle pour moi. » Il a pourtant dit « oui » et accepté le poste de directeurassistant en étudiant la sélection des plantes en parallÚle.

En 2011, lorsque Henk est parti à la retraite, Martin est devenu directeur avec Jeroen de Haas. Jeroen devant à son tour prendre sa retraite début 2023, son successeur Ban van den Hemel a déjà été nommé.

RĂšglement familial

Au sein de la direction de De Groot en Slot, Martin Slot est Ă©galement chargĂ© d’entretenir des liens Ă©troits avec la famille. De Groot en Slot est aujourd’hui devenue une grande entreprise internationale mais elle est et reste une entreprise familiale, prĂ©cise-t-il. L’entreprise applique un rĂšglement familial qui dĂ©crit les valeurs-clĂ©s. Il s’agit notamment de la pĂ©rennitĂ©, de l’autonomie durable, du respect, du dĂ©veloppement durable et de la responsabilitĂ©. Officiellement, les membres de la famille sont Ă©galement titulaires de certificat. Cela signifie qu’ils ne peuvent exercer une influence directe sur l’entreprise. Les intĂ©rĂȘts des titulaires de certificat sont reprĂ©sentĂ©s par le STAK qui rĂ©unit trois membres de la direction. ParallĂšlement, un Conseil des commissaires surveille les activitĂ©s dans les diffĂ©rentes filiĂšres de l’entreprise.

Sur le plan informel, une grande attention est accordée au renforcement des liens des membres de la famille. Martin reçoit lui aussi toutes sortes de conseils en la matiÚre. Il faut savoir composer avec, dit-il. « La communication est essentielle mais vous ne pouvez naturellement pas tout dire. Comme dans toutes les familles, il peut arriver que les discussions soient animées. »

Schéma des attentes

La majoritĂ© de la deuxiĂšme gĂ©nĂ©ration des familles De Groot et Slot travaille dans l’entreprise ; pour la troisiĂšme gĂ©nĂ©ration, c’est heureusement moins Ă©vident, ajoute Martin. Il estime que les membres de la famille doivent pouvoir choisir librement

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leurs intĂ©rĂȘts, Ă  l’intĂ©rieur ou Ă  l’extĂ©rieur de l’entreprise. Ce n’est pas parce vous vous appelez De Groot ou Slot que vous ĂȘtes automatiquement embauchĂ©. « Les intĂ©ressĂ©s doivent se soumettre Ă  une Ă©valuation indĂ©pendante afin de dĂ©terminer si une personne convient ou non pour un poste. Nous organisons Ă©galement des entretiens avec les membres de la famille pour Ă©voquer le schĂ©ma des attentes. En tant qu’actionnaire, il peut arriver que vos futurs collĂšgues ne vous considĂšrent pas de la mĂȘme maniĂšre, ce qui peut reprĂ©senter une pression supplĂ©mentaire. Il faut garder les deux pieds sur terre, ce n’est qu’à cette condition que vous prenez du plaisir dans votre travail. »

Si un membre de la famille ne convient pas pour un poste qu’il convoite, cela devient compliquĂ©, admet Martin. « Une telle situation peut s’avĂ©rer plus Ă©pineuse qu’un gros investissement mais nous accordons toujours la prioritĂ© aux intĂ©rĂȘts de l’entreprise. LĂ  encore, la communication est primordiale. Il faut avant tout rester honnĂȘte. Mieux vaut causer une dĂ©ception que de garder le silence. »

Esprit d’équipe

De par ses Ă©tudes, Martin a une prĂ©dilection pour la psychologie d’entreprise : il trouve important que les collaborateurs soient Ă  la bonne place. « J’accorde beaucoup d’attention aux ressources humaines. J’essaie d’ĂȘtre prĂ©sent le plus souvent possible et d’ĂȘtre attentif aux autres. De Groot en Slot suscite une grande fidĂ©litĂ© et une grande satisfaction, avec trĂšs peu d’arrĂȘts maladie. Cela me rend trĂšs fier, peut-ĂȘtre mĂȘme plus que les rĂ©sultats financiers. Non seulement la famille directe travaille dans l’entreprise depuis des gĂ©nĂ©rations, mais d’autres membres du personnel ont pris la relĂšve aprĂšs leur grand-pĂšre et leur pĂšre. Nous voulons prĂ©server ce ‘sens de la famille’. Cela ne se fait pas tout seul, il faut sans cesse faire des efforts. Une fois que les collaborateurs considĂšrent leur travail comme un loisir, j’ai rempli ma mission. Fort heureusement, cela est le cas de beaucoup de collaborateurs au sein de l’entreprise ! »

Martin Slot aborde l’avenir de De Groot en Slot avec sĂ©rĂ©nitĂ©. Les fondations de l’entreprise familiale sont solides. Les opportunitĂ©s pour poursuivre le dĂ©veloppement de l’entreprise sont nombreuses. Cela le motive Ă  transmettre une entreprise florissante Ă  la gĂ©nĂ©ration future, ajoute-t-il. « Nous connaissons une forte croissance et Ă©largissons nos activitĂ©s. La troisiĂšme gĂ©nĂ©ration a souhaitĂ© placer davantage le dĂ©veloppement durable au cƓur des prĂ©occupations. Cela a abouti Ă  une participation majoritaire dans Hortimare, une entreprise qui sĂ©lectionne et produit du matĂ©riel de base Ă  partir d’algues marines. Nous Ă©tudions Ă©galement la possibilitĂ© de crĂ©er une nouvelle filiĂšre dans l’alimentaire et l’agriculture. Le tout dans le but de consolider encore davantage l’assise de notre entreprise familiale. »

MAGAZINE OIGNON BEJO 21

OIGNON (SEMENCE)

f Oignon de consommation rapide

f NOUVEAU

f Oignon de garde

f Oignon de garde

f NOUVEAU

ONEIDA F1 (BGS 342)

Oignon avec un trĂšs gros potentiel rendement.

X Région: Nord, Sud

X Type: Espagnol, Japonais

X Précocité: P0

X Durée du jour: Intermédiaire

X Cycle aprĂšs semis: 150

X Mode de culture: Plein-champ

X Type de marché: Frais, Industrie

X Volume: Gros

X Couleur: Jaune

X Fermeté: 7

X Qualité peau: 7

X Conservation: +

X Rendement: 110

X Densité de graines / ha:

750 000 Ă  900 000

X IR: Foc; Pt

RESTORA F1

Oignon mi-précoce de jours longs et de conservation à long terme comme Mustang. De forme ronde à ronde iconique, cette variété possÚde une trÚs bonne qualité et tenue de peau. Fermeté et rendement un peu plus élevé que Mustang. Haute résistance au mildiou.

X Région: Nord, Sud

X Type: Américain

X Précocité: P1

X Durée du jour: Jour long

X Cycle aprĂšs semis: 177

X Mode de culture: Plein-champ

X Type de marché: Frais

X Volume: Gros

X Couleur: Jaune

X Fermeté: 8

X Qualité peau: 8

X Conservation: +

X Rendement: 99

X Densité de graines / ha:

750 000 Ă  900 000

X IR: Pt

X HR: Pd

HYROAD F1

Hybride mi-précoce de type Rijnsburger avec une excellente qualité de peau, un feuillage de couleur vert foncé et une faible montaison. Convient parfaitement au long stockage. Meilleure variété en comparaison avec Hybound (1/2 semaine plus tardif).

X Région: Nord

X Type: Rijnsburger

X Précocité: P2

X Durée du jour: Jour trÚs long

X Cycle aprĂšs semis: 168

X Mode de culture: Plein-champ

X Type de marché: Frais, Industrie

X Volume: Gros

X Couleur: Jaune

X Fermeté: 9

X Qualité peau: 9

X Conservation: + +

X Rendement: 102

X Densité de graines / ha:

750 000 Ă  900 000

X IR: Pt

i Échelle de 1 Ă  10 pour la fermetĂ© et la qualitĂ© de peau. Conservation : - = faible, +/- = moyenne, + = haute, ++ = trĂšs haute. Rendement : chiffre pour comparer les variĂ©tĂ©s avec d’autres.

MAGAZINE OIGNON BEJO 22

OIGNON (SEMENCE)

f NOUVEAU

RED LIGHT F1

Oignon hybride rouge. Le plus précoce de notre gamme. Bon compromis entre précocité, rendement et couleur. Maturité uniforme.

X Région: Nord, Sud

X Type: Américain

X Précocité: P1

X Durée du jour: Jour long

X Cycle aprĂšs semis: 172

X Mode de culture: Plein-champ

X Type de marché: Frais

X Volume: Gros

X Couleur: Rouge

X Fermeté: 7

X Qualité peau: 7

X Conservation: +

X Rendement: 105

X Densité de graines / ha:

750 000 Ă  800 000

X IR: Pt

RED TIDE F1

Oignon rouge de trĂšs belle couleur. De forme bien ronde, avec un collet fin, il convient pour la conservation.

X Région: Nord

X Type: Rijnsburger

X Précocité: P2

X Durée du jour: Jour trÚs long

X Cycle aprĂšs semis: 165

X Mode de culture: Plein-champ

X Type de marché: Frais, Industrie

X Volume: Gros

X Couleur: Rouge

X Fermeté: 8

X Qualité peau: 8

X Conservation: + +

X Rendement: 102

X Densité de graines / ha:

750 000 Ă  800 000

X IR: Pt

REDLANDER F1

Premier oignon rouge disposant d’une haute rĂ©sistance au mildiou. De type Rijnsburger et de forme bien ronde, il convient au stockage long terme.

X Région: Nord

X Type: Rijnsburger

X Précocité: P2

X Durée du jour: Jour trÚs long

X Cycle aprĂšs semis: 167

X Mode de culture: Plein-champ

X Type de marché: Frais, Industrie

X Volume: Gros

X Couleur: Rouge

X Fermeté: 8

X Qualité peau: 8

X Conservation: + +

X Rendement: 97

X Densité de graines / ha:

750 000 Ă  900 000

X HR: Pd

X IR: Pt

i Échelle de 1 Ă  10 pour la fermetĂ© et la qualitĂ© de peau. Conservation : - = faible, +/- = moyenne, + = haute, ++ = trĂšs haute.

Rendement : chiffre pour comparer les variĂ©tĂ©s avec d’autres.

f Oignon de garde f Oignon de garde f Oignon de consommation rapide
MAGAZINE OIGNON BEJO 23

OIGNON (SEMENCE)

f Oignon de consommation rapide

f Oignon de consommation rapide

BRIDGER F1

Mi-prĂ©coce pour l’hiver - jours semi-longs. De forme ovale et d’une belle couleur jaune. TolĂ©rant Ă  la montaison.

X Région: Nord, Sud

X Type: Japonais

X Durée du jour: Jour court

X Cycle aprĂšs semis: 279

X Mode de culture: Plein-champ

X Type de marché: Frais, Industrie

X Volume: Gros

X Couleur: Jaune

X Fermeté: 6

X Qualité peau: 7

X Conservation: -

X Rendement: 104

X Densité de graines / ha: 850 000 à 1 000 000

X IR: Foc; Pt

RED SPRING F1

Hybride de jours courts.

X Région: Nord, Sud

X Type: Japonais

X Durée du jour: Jour court

X Cycle aprĂšs semis: 283

X Mode de culture: Plein-champ

X Type de marché: Frais, Industrie

X Volume: Gros

X Couleur: Rouge

X Fermeté: 6

X Qualité peau: 5

X Conservation: +

X Rendement: 90

X Densité de graines / ha: 8800 000

X IR: Foc; Pt

i Échelle de 1 Ă  10 pour la fermetĂ© et la qualitĂ© de peau. Conservation : - = faible, +/- = moyenne, + = haute, ++ = trĂšs haute.

Rendement : chiffre pour comparer les variĂ©tĂ©s avec d’autres.

f NOUVEAU
MAGAZINE
24
OIGNON BEJO

ECHALOTE

DAVIDOR F1 (BGS 123)

Cet hybride de forme allongĂ©e est de couleur cuivrĂ©e et de chair rose. VariĂ©tĂ© prĂ©coce idĂ©ale pour le marchĂ© de frais et l’industrie.

X Région: Nord, Sud

X Durée du jour: Jour long

X Cycle aprĂšs semis: 145

X Mode de culture: Plein-champ

X Type de sol: Calcaire, Argileux, HumifĂšre, Sableux

X Type de marché: Frais, Industrie

X Volume: 25-35, 35-50

X Forme: Allongée

X Fermeté: 8

X Qualité peau: 8

X Tolérance à la montaison: +/+

X % MatiĂšre sĂšche: 15,4

X Rendement: 115

X Densité de graines / ha:

1 800 000 Ă  2 000 000

X Début Semis: 01-03

X Fin Semis: 30-04

X Début Récolte: 01-08

X Fin Récolte: 15-08

X Début Conservation: 01-09

X Fin Conservation: 28-02

X IR: Pt

CONSERVOR F1

Cet hybride de forme allongĂ©e est de couleur cuivrĂ©e et de chair rose. Pour la longue conservation. IdĂ©al pour le marchĂ© de frais et l’industrie.

X Région: Nord, Sud

X Durée du jour: Jour long

X Cycle aprĂšs semis: 157

X Mode de culture: Plein-champ

X Type de sol: Calcaire, Argileux, HumifĂšre, Sableux

X Type de marché: Frais, Industrie

X Volume: 25-35, 35-50

X Forme: Allongée

X Fermeté: 10

X Qualité peau: 9

X Tolérance à la montaison: +/+

X % MatiĂšre sĂšche: 17,8

X Rendement: 130

X Densité de graines / ha:

1 800 000 Ă  2 000 000

X Début Semis: 01-03

X Fin Semis: 30-04

X Début Récolte: 10-08

X Fin Récolte: 31-08

X Début Conservation: 01-09

X Fin Conservation: 31-07

INNOVATOR F1

VariĂ©tĂ© hybride de forme allongĂ©e de couleur cuivrĂ©e et de chair rose. AdaptĂ©e Ă  la longue conservation. RĂ©sistante au mildiou. IdĂ©ale pour le marchĂ© de frais et l’industrie.

X Région: Nord, Sud

X Durée du jour: Jour long

X Cycle aprĂšs semis: 159

X Mode de culture: Plein-champ

X Type de sol: Calcaire, Argileux, HumifĂšre, Sableux

X Type de marché: Frais, Industrie

X Volume: 25-35, 35-50

X Forme: Allongée

X Fermeté: 10

X Qualité peau: 9

X Tolérance à la montaison: +/+

X Rendement: 130

X Densité de graines / ha:

1 800 000 Ă  2 000 000

X Début Semis: 01-03

X Fin Semis: 30-04

X Début Récolte: 10-08

X Fin Récolte: 31-08

X Début Conservation: 01-09

X Fin Conservation: 31-07

X HR: Pd

f Rose f Rose f Rose
f NOUVEAU MAGAZINE OIGNON BEJO 25

OIGNON (SEMENCE)

Calendrier de culture

* Base 100 : rendement obtenu sur une mĂȘme parcelle dans les mĂȘmes conditions de culture.

** Pd : Peronospora destructor Greenhouse

VARIÉTÉ RĂ©sistance Pd** RĂ©gion PrĂ©cocitĂ© Rendement (base 100*) QualitĂ© de peau FermetĂ© JAN FEV MARS AVR MAI JUIN JUILL AOÛT SEPT OCT NOV DEC OIGNONS JAUNES CARTIER F1 N/S P0 94 8 7 ONEIDA F1 } NOUVEAU (BGS 342) N/S P0 110 7 7 HYTUNE F1 N/S P1 105 8 8 CORTLAND F1 exclusif S P1 108 5 8 SEDONA F1 exclusif S P1 102 8 8 KAPPA N/S P1 95 5 8 TALON F1 exclusif S P1 103 8 8 DRITAN F1 N/S P1 102 7 8 CALIBRA F1 exclusif S P1 125 8 8 LEGEND F1 S P1 125 8 8 MUSTANG F1 N/S P1 102 8 8 RESTORA F1 HR N/S P1 99 8 8 POWELL F1 HR N/S P1 99 8 8 YANKEE F1 HR N/S P1 98 8 8 HYSKY F1 N P1-P2 100 8 8 HYGATE F1 } NOUVEAU N P1-P2 100 8 8 SUMMIT F1 N P1-P2 99 9 9 HYBOUND F1 N P1-P2 103 8 8 HYSINGER F1 N P2 110 7 7 HYPARK F1 N P2 104 8 8 HYTECH F1 exclusif N P2 103 8 8 HYROAD F1 } NOUVEAU N P2 102 9 9 STUTTGARTERSTANFIELD N/S P2 80 7 7 HYWAY F1 N P2-P3 106 8 8 HYBELLE F1 N P2-P3 107 7 7 HYLANDER F1 HR N P3 102 8 8 VALENCIANA TARDIALEONE exclusif S P3 130 7 9 Semis RĂ©colte Conservation
MAGAZINE OIGNON BEJO 26

OIGNON (SEMENCE)

Calendrier de culture

VARIÉTÉ RĂ©sistance Pd** RĂ©gion PrĂ©cocitĂ© Rendement (base 100*) QualitĂ© de peau FermetĂ© JAN FEV MARS AVR MAI JUIN JUILL AOÛT SEPT OCT NOV DEC OIGNONS ROUGES ET ROSÉS BLUSH F1 } NOUVEAU N/S P1 108 6 6 RED LIGHT F1 } NOUVEAU N/S P1 105 7 7 RED TIDE F1 N P2 102 8 8 REDLANDER F1 HR N P2 97 8 8 RED RUM F1 exclusif S P2 99 8 8 REDSPARK F1 N P2 100 8 8 RED CARPET F1 exclusif N P2 110 8 8 RED BULL F1 S P2 110 7 8 RED LADY F1 N/S P2 106 7 7 RED BARON N/S P2-P3 95 8 8 OIGNONS BLANCS SNOWPACK F1 N/S P2 75 7 8 SOUTHPORT WHITE GLOBE - STARDUST N P2 85 7 8 WHITE LADY F1 N/S P2 90 6 6 ALBION F1 exclusif N P2 90 6 6 GLADSTONE exclusif N/S P2 112 7 9 OIGNONS BLANCS (POUR LA BOTTE) BIANCA DI GIUGNOSTARLIGHT N/S P1 90 6 6 HIELO N/S P2 90 6 6 ANTARTICA F1 } NOUVEAU N/S P2 90 6 5 OIGNONS D'HIVER ELECTRIC N/S 70 6 6 RED SPRING F1 N/S 90 5 6 ELEMENT F1 N/S 102 7 6 OLYMPIC F1 N/S 104 8 6 BRIDGER F1 N/S 104 7 6 MUSICA F1 N/S 130 6 6 Semis RĂ©colte Conservation
MAGAZINE OIGNON BEJO 27

OIGNON (BULBILLE)

f Oignon de consommation f Oignon de consommation

f Oignon de consommation

BOGA F1

Variété tardive avec un trÚs bon rendement. Premier bulbille résistant mildiou. Oignon rond de bonne conservation.

X Région: Ouest, Est, Nord, Sud

X Précocité: 11

X Durée du jour: Jour long

X Mode de culture: Plein-champ

X Type de marché: Frais, Industrie

X Fermeté: 8

X Qualité peau: 8

X Tolérance à la montaison: Prép

X % MatiĂšre sĂšche: 13,5

X Conservation: 8

X Rendement: 105

X HR: Pd

X IR: Pt

TROY F1

Bulbes de forme ronde, vigoureux avec un haut rendement. Belle couleur jaune intense. Niveau trĂšs Ă©levĂ© de tolĂ©rance Ă  la montaison. Convient pour la vente directe. VariĂ©tĂ© d’hivernage qui est utilisable aussi pour des plantations prĂ©coces de printemps.

X Région: Ouest, Est, Nord, Sud

X Type: Japonais

X Précocité: 14,5

X Durée du jour: Intermédiaire

X Mode de culture: Plein-champ

X Type de marché: Frais, Industrie

X Fermeté: 6

X Qualité peau: 6,5

X Tolérance à la montaison: +/+

X % MatiĂšre sĂšche: 14,2

X Conservation: 6

X Rendement: 90

X IR: Pt

RED LIGHT F1

Oignon hybride rouge. Le plus précoce de notre gamme. Bon compromis entre précocité, rendement et couleur. Maturité uniforme.

X Région: Ouest, Est, Nord, Sud

X Type: Rijnsburger

X Précocité: 12,5

X Durée du jour: Jour long

X Mode de culture: Plein-champ

X Type de marché: Frais, Industrie

X Fermeté: 6

X Qualité peau: 6

X Tolérance à la montaison: Prép

X % MatiĂšre sĂšche: 12,8

X Conservation: 5

X Rendement: 102

X IR: Pt

i Échelle de 1 Ă  10 pour la fermetĂ© et la qualitĂ© de peau. Conservation : - = faible, +/- = moyenne, + = haute, ++ = trĂšs haute. Rendement : chiffre pour comparer les variĂ©tĂ©s avec d’autres.

MAGAZINE OIGNON BEJO 28
f NOUVEAU

OIGNON (BULBILLE)

Calendrier de culture

VARIÉTÉ Couleur PrĂ©cocitĂ© Rendement QualitĂ© de peau Conservation en stockage FermetĂ© TolĂ©rance Ă  la montaison MatiĂšre sĂšche (%) HYSKY F1 Jaune 10 103 8,5 9 9 PrĂ©p 14,0 BOGA F1 Jaune 11 105 8 8 8 PrĂ©p 13,5 CARBALLO F1 Jaune 11 110 8 8 8 PrĂ©p 14,0 CENTURION F1 Jaune 11,5 100 8,5 8,5 8 +/+ 14,5 STUR BC 20 Jaune 11,7 101 8 8 8 +/+ 15,6 HERCULES F1 Jaune 12 100 8 8 8.5 +/+ 15,4 JETSET F1 Jaune 12,5 95 7,5 7 7 +/+ 13,5 JAGRO F1 Jaune 13 98 6 6 6 + 12,5 FORUM F1 Jaune 14 93 6 6 6 + 14,5 TROY F1 Jaune 14,5 90 6,5 6 6 +/+ 14,2 RADAR exclusif Jaune 17 80 5 5 5 +/+ 11,5 RED BARON exclusif Rouge 10 105 7,5 7 7 PrĂ©p 13,5 REDLANDER F1 exclusif Rouge 11 102 7 7,5 7 PrĂ©p 13,5 RED RAY F1 } NOUVEAU Rouge 11 107 8 8 7 PrĂ©p 13,5 RED LIGHT F1 } NOUVEAU Rouge 12,5 102 6 5 6 PrĂ©p 12,8
VARIÉTÉ JAN FEV MARS AVR MAI JUIN JUILL AOÛT SEPT OCT NOV DEC HYSKY F1 BOGA F1 CARBALLO F1 CENTURION F1 STUR BC 20 HERCULES F1 JETSET F1 JAGRO F1 FORUM F1 TROY F1 RADAR exclusif RED BARON exclusif REDLANDER F1 exclusif RED RAY F1 } NOUVEAU RED LIGHT F1 } NOUVEAU Plantation printemps Plantation automne MAGAZINE OIGNON BEJO 29

LEURS OBSERVATIONS :

LES INNOVATIONS DANS LA CULTURE DE L‘OIGNON

LES PAYS-BAS SONT DES MAÎTRES DE L’INNOVATION DANS LE SECTEUR AGRICOLE. LE DOMAINE DES TECHNIQUES DE PRÉCISION SURTOUT EST EN PLEINE EFFERVESCENCE. CERTAINES INNOVATIONS ONT ÉTÉ LARGEMENT TESTÉES ET ONT DÉJÀ FAIT LEURS PREUVES, D’AUTRES TECHNIQUES N’EN SONT ENCORE QU’À LEURS DÉBUTS MAIS LAISSENT ENTREVOIR UN GRAND POTENTIEL. TROIS PRODUCTEURS D’OIGNONS INNOVANTS PARTAGENT LEURS EXPÉRIENCES.

Thes Agro dispose d’un vaste champ de connaissances dans le domaine des techniques de prĂ©cision. Mieux encore : l’utilisation de ces techniques est depuis devenue une pratique courante dans l’entreprise agricole de Burgh-Haamstede. « Toutes nos machines sont guidĂ©es par GPS et nous rĂ©alisons beaucoup de nos travaux Ă  l’aide de cartes d’applications, ce qui nous permet de travailler en tenant compte des spĂ©cificitĂ©s de l’endroit », explique Johan van der Wekken de Thes Agro.

En 2016, l’entreprise a commencĂ© par la pulvĂ©risation variable d’herbicides de sol dans la culture de l’oignon. Le fournisseur Van Iperen en est Ă  l’origine. « Ils nous ont demandĂ© de faire des essais dans ce domaine. Nous y avons dĂ©celĂ© de grandes opportunitĂ©s, surtout en raison de la diversitĂ© des types de sol dans nos champs. Dans le cadre de la pulvĂ©risation traditionnelle d’herbicide de sol, nous devions toujours nous montrer prudents quant au dosage et choisissions le juste milieu. RĂ©sultat : dans les sols plus lĂ©gers, les plantes subissaient souvent des dommages sous l’effet d’une application trop importante. À l’inverse, nous n’arrivions pas Ă  venir Ă  bout des mauvaises herbes dans les parties les plus lourdes d’un champ. Bref, cette solution Ă©tait loin d’ĂȘtre idĂ©ale. »

PRODUCTEURS
TROIS
PARTAGENT
MAGAZINE OIGNON BEJO 30

Augmentation du rendement de 7 Ă  10 %

La pulvĂ©risation variable des herbicides de sol suit des cartes d’applications qui sont Ă©tablies en fonction du profil du sol. Ces cartes d’applications sont tĂ©lĂ©chargĂ©es dans le systĂšme GPS du pulvĂ©risateur qui dose ensuite le produit pulvĂ©risĂ© en fonction de la composition du sol. Cette maniĂšre de travailler porte ses fruits d’aprĂšs les comparaisons effectuĂ©es avec des plates-bandes de rĂ©fĂ©rence. Selon M. van der Wekken, la pulvĂ©risation de prĂ©cision a entraĂźnĂ© une augmentation du rendement de 7 Ă  10 %. « Les dĂ©gĂąts sur les plantes ne sont plus qu’un mauvais souvenir et nous avons mĂȘme rĂ©ussi Ă  faire baisser la pression des mauvaises herbes. On ne peut pas rĂ©ellement parler de rĂ©duction de l’utilisation des produits phytosanitaires mais nous apportons la substance active prĂ©cisĂ©ment Ă  l’endroit oĂč elle est le plus nĂ©cessaire. »

La valeur ajoutĂ©e de la pulvĂ©risation variable des engrais, utilisĂ©e depuis 2016, est un peu moins concrĂšte selon M. van der Wekken. L’apport d’engrais est adaptĂ© au profil du sol qui est reprĂ©sentĂ© sur des cartes d’applications. « Cette application de prĂ©cision n’a pas encore de rĂ©elle valeur ajoutĂ©e pour nous. Cela est notamment dĂ» au fait que nous ne pouvons pas irriguer nos parcelles. Il est donc difficile de tirer le maximum de l’engrais dosĂ© ; en effet, l’engrais est toujours plus efficace lorsque vous arrosez juste aprĂšs. »

Pulvérisation ciblée

Le semis des oignons basĂ© sur des cartes d’applications n’est pas encore mis en Ɠuvre chez Thes Agro, simplement parce que les semoirs de l’entreprise ne sont pas encore Ă©quipĂ©s. « Nous espĂ©rons pouvoir avancer Ă  l’avenir sur le sujet de l’application d’herbicides de contact spĂ©cifiques Ă  l’endroit », explique M. van der Wekken. « La pulvĂ©risation ciblĂ©e qui consiste Ă  cartographier les localisations des diffĂ©rentes mauvaises herbes Ă  l’aide d’un drone serait idĂ©ale. Plus besoin d’épandre des herbicides sur l’ensemble du champ, mais uniquement aux endroits concernĂ©s par des mauvaises herbes. Cela serait extrĂȘmement bĂ©nĂ©fique pour l’environnement. Afin de rendre une telle application intĂ©ressante et rentable, d’autres herbicides de contact plus efficaces devront ĂȘtre autorisĂ©s. »

Robot de semis et de binage

Mark Buijze Ă  Schoondijke a depuis acquis une certaine expĂ©rience des travaux guidĂ©s par GPS et des cartes d’applications. Depuis mars de cette annĂ©e, ce producteur biologique sĂšme et bine ses oignons et Ă©chalotes Ă  l’aide d’un robot guidĂ© par GPS. « Afin d’augmenter le rendement de mon exploitation, j’ai commencĂ© l’annĂ©e derniĂšre la culture de plantes plus qualitatives, dont les oignons », explique Mark Buijze. « Je n’aime pas embaucher du personnel venu de l’étranger. J’ai donc dĂ» trouver

une autre solution pour combler les besoins en main d’Ɠuvre : le robot de semis et de binage de FarmDroid. »

Le robot, qui fonctionne Ă  l’énergie solaire, roule de façon autonome et dĂ©termine Ă  quel endroit il doit mettre une semence d’oignon dans le sol sur la base des coordonnĂ©es GPS et des cartes d’applications. « Il enregistre ensuite dans sa mĂ©moire la localisation des semences, de sorte qu’il sait prĂ©cisĂ©ment oĂč il peut dĂ©sherber. Le robot peut dĂ©sherber dans les rangs comme entre les rangs. Entre les rangĂ©es, il coupe les mauvaises herbes avec un fil, tandis que dans le rang, il bine la mauvaise herbe Ă  l’aide d’une lame mobile. »

Selon Mark Buijze, la technique fonctionne trùs bien. Mais il avoue avoir mis du temps, en tant qu’entrepreneur, à faire confiance à la machine.

« Je trouvais trĂšs stressant de voir le robot dĂ©sherber alors que les semences d’oignons n’étaient pas encore sorties de terre. Je me disais : il va me retourner toute la parcelle. >>

„Le robot de semis et de binage de FarmDroid m’aide Ă  limiter les besoins en maind‘Ɠuvre extĂ©rieure.”

MAGAZINE OIGNON BEJO 31
Mark Buijze

La saison derniĂšre, j’ai prĂ©fĂ©rĂ© jouer la sĂ©curitĂ© et je n’ai pas laissĂ© le robot biner trop prĂšs des semences. RĂ©sultat : les mauvaises herbes se sont dĂ©veloppĂ©es plus que nĂ©cessaire. »

Un grand potentiel pour la culture de l’oignon

MĂȘme si le robot fonctionne trĂšs bien Ă  la base, le producteur prĂ©voit d’apporter quelques ajustements techniques cet hiver. « Pour obtenir un rĂ©sultat optimal, il faut adapter le robot Ă  votre situation spĂ©cifique et Ă  votre type de sol. Nous allons notamment modifier le sens des lames de binage. »

D’aprĂšs Mark Buijze, la capacitĂ© du robot est limitĂ©e dans le cadre de la culture de l’oignon.

« Le robot peut semer prĂšs de 1,5 hectare et biner 2 hectares en huit heures. Vous pouvez naturellement le faire fonctionner aussi la nuit, mais cela ne me paraissait pas raisonnable. Je veux quand mĂȘme garder un Ɠil dessus. J’étudie encore dans quelles cultures la machine pourrait ĂȘtre la plus efficace. Mais elle renferme assurĂ©ment un grand potentiel pour la culture de l’oignon. »

Le producteur ajoute un point positif non nĂ©gligeable : le robot pĂšse « seulement » 700 kg, ce qui le rend assez maniable. « DĂšs qu’un champ est Ă  peu prĂšs praticable, il peut se mettre au travail. Il en va tout autrement avec un tracteur. Les dĂ©gĂąts au sol ou sur la plante ne sont plus d’actualitĂ© non plus. Mais ce robot Ă©tant plus lĂ©ger qu’une bineuse conventionnelle, les lames pĂ©nĂštrent moins profondĂ©ment et avec moins de puissance dans le sol. Il faut donc ‘s’occuper’ des mauvaises herbes Ă  un stade prĂ©coce : elles ne doivent pas mesurer plus de deux ou trois centimĂštres. »

organique de nos champs », explique-t-il.

« Nous transformons ces informations en cartes d’applications qui sont ensuite tĂ©lĂ©chargĂ©es dans le semoir Ă  guidage GPS. Nous avons adaptĂ© le semoir Ă  cette application avec l’aide de notre fournisseur de machines. »

Le producteur a essayĂ© diffĂ©rentes densitĂ©s de semis combinĂ©es Ă  diffĂ©rentes teneurs en matiĂšre organique. « Nous avons oscillĂ© entre 2,9 et 4,1 unitĂ©s de semis par hectare », raconte-t-il. « Nous avons obtenu les meilleurs rĂ©sultats dans les endroits Ă  forte teneur en matiĂšre organique, environ 12 %, avec 3,1 unitĂ©s de semis par hectare. Il en a rĂ©sultĂ© une augmentation du rendement de quatre Ă  cinq tonnes par hectare Ă  ces endroits. En revanche, en matiĂšre d’uniformitĂ© et de qualitĂ©, je n’ai pas constatĂ© de diffĂ©rence. Mais nous n’avons pas encore reçu les rĂ©sultats de l’échantillonnage. »

Beaucoup Ă  gagner

Semer

en fonction de la teneur en matiĂšre organique

Jurgen Siebring a commencé cette année à semer des oignons en fonction de la présence de matiÚre organique dans le sol. Jurgen Siebring dirige avec ses parents une exploitation agricole à Oranjedorp, un village de la Drenthe.

« Nous rĂ©alisons d’abord un scanner du sol afin de dĂ©terminer la teneur en matiĂšre

L’annĂ©e prochaine, Jurgen Siebring souhaite s’appuyer sur les rĂ©sultats obtenus. ConcrĂštement, cela signifie qu’il va tĂącher d’augmenter la teneur en matiĂšre organique de ses parcelles en apportant davantage de compost. « En adaptant les unitĂ©s de semis par hectare, nous espĂ©rons augmenter nos rendements et rĂ©colter des oignons plus gros. Plus de matiĂšre organique signifie nĂ©cessairement plus de nutriments pour la plante, ce qui devrait contribuer Ă  faire grossir les lĂ©gumes. Je suis convaincu qu’il y a beaucoup Ă  gagner avec cette approche. En tout cas, les premiers rĂ©sultats sont prometteurs. »

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COMMENT RÉAGISSEZVOUS AU CHANGEMENT CLIMATIQUE ?

QUATRE PETER PRENNENT LA PAROLE

COMMENT LES PRODUCTEURS D’OIGNONS, TRAVAILLEURS AGRICOLES ET CONSEILLERS RÉAGISSENT-ILS AU CHANGEMENT CLIMATIQUE ? LE MAGAZINE DE L’OIGNON A POSÉ CETTE QUESTION À QUATRE PETER AUX PAYS-BAS ET EN BELGIQUE. LA SAISON DE CROISSANCE EST MARQUÉE PAR DES CONDITIONS CLIMATIQUES TOUJOURS PLUS EXTRÊMES. LA FERTILITÉ DU SOL, LE COMPOST, LA FERTILISATION, LE CHOIX DE LA VARIÉTÉ ET LES MESURES SPÉCIFIQUES À LA CULTURE JOUENT UN RÔLE DE PLUS EN PLUS IMPORTANT DANS LA CULTURE D’OIGNONS RÉSISTANTS.

PETER VAN ROSSUM, CHEF D‘ÉQUIPE

Société Van Nieuwenhuijzen à Melissant

Peter van Rossum est chef d’équipe dans la sociĂ©tĂ© Van Nieuwenhuijzen Ă  Melissant. Cela fait prĂšs de cinq ans qu’il s’occupe de la mise en Ɠuvre des diffĂ©rentes mesures relatives aux cultures arables, dont une parcelle d’oignons de semis chaque annĂ©e. AprĂšs avoir cultivĂ© Hytech pendant plusieurs annĂ©es, c’est dĂ©sormais Hyway qui est mis en stockage.

La saison de croissance est marquĂ©e par des conditions climatiques toujours plus extrĂȘmes, dĂ©clare Peter. « Ces derniĂšres annĂ©es, nous subissons des pĂ©riodes de fortes prĂ©cipitations toujours plus longues (inondations) et des pĂ©nuries dues Ă  des problĂšmes de prĂ©-Ă©mergence et des retards de croissance. Nous mettons tout en Ɠuvre pour augmenter la teneur en

„Il est Ă©galement possible d’envisager un systĂšme d’irrigation/ de fertigation, mais cela entraĂźne une augmentation du prix moyen au kilo.”

matiĂšre organique de notre sol, en apportant du compost, en cultivant des engrais verts, en Ă©pandant du fumier animal et en Ă©vitant de travailler le sol ou en le travaillant moins en profondeur, dans le but de niveler l’excĂšs/le manque d’humiditĂ©. »

Pour Ă©viter le manque d’humiditĂ©, les agriculteurs ont le droit d’irriguer avec de l’eau de surface adaptĂ©e. Cela permet d’obtenir un rendement plus ou moins acceptable, prĂ©cise Peter. « À l’avenir, nous voulons quand mĂȘme investir dans un drainage par sondage pour compenser plus efficacement les dĂ©ficits de prĂ©cipitations, mĂȘme si cela reprĂ©sente encore un dĂ©fi pour la culture de l’oignon. Fort heureusement, cet investissement est rentabilisĂ© dans plusieurs cultures. »

Peter conclut : « Il est Ă©galement possible d’envisager un systĂšme d’irrigation/de fertigation, mais cela entraĂźne une augmentation du prix moyen au kilo. La maxime reste d’actualitĂ© : semer est une chose, rĂ©colter en est une autre. » >>

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Peter van Rossum

PETER VAN HAUWAERT

Ouvrier agricole Ă  Meulebeke (B)

L’ouvrier agricole Peter Van Hauwaert a observĂ© ces derniĂšres annĂ©es que la prĂ©-Ă©mergence devenait plus difficile. Les vents de nord-est sont de plus en plus forts, de sorte que le sol a du mal Ă  se rĂ©chauffer au printemps et la couche supĂ©rieure se dessĂšche, explique-t-il. « Si vous arrosez, une croĂ»te se forme. Cela cause beaucoup de problĂšmes ces derniĂšres annĂ©es. Les semences prĂ©germĂ©es peuvent ĂȘtre une solution Ă  cette problĂ©matique. »

Peter Van Hauwaert n’a pas d’expĂ©rience avec l’irrigation goutte-Ă -goutte, mais il sait que l’arrosage/l’irrigation offre une grande valeur ajoutĂ©e au niveau de la rentabilitĂ© de la culture.

« Le client bĂ©nĂ©ficie ainsi d’un produit plus beau et plus stable. »

En tant qu’ouvrier agricole, Peter ne prend pas de dĂ©cisions sur le choix des variĂ©tĂ©s. Mais il est convaincu que le fait de cultiver des oignons sans acheteur et avec vente au champ « peut ĂȘtre trĂšs risquĂ© sur la plan financier ».

PETER ICKENROTH Conseiller chez Agrea

Peter Ickenroth est conseiller en culture maraĂźchĂšre de pleine terre chez Agrea. Avec un sol sain et fertile, une bonne fertilisation et un choix de variĂ©tĂ©s judicieux complĂ©tĂ© de mesures spĂ©cifiques Ă  la culture, nous voulons produire des oignons qui rĂ©sistent aux conditions climatiques extrĂȘmes que nous connaissons actuellement, explique-t-il.

Peter Ickenroth est essentiellement actif dans la rĂ©gion Ă  sol sablonneux du sud-est qui couvre le Brabant et le Limbourg. Ces derniĂšres annĂ©es, la culture de l’oignon n’a cessĂ© de se dĂ©placer vers l’est du pays et a quittĂ© les rĂ©gions traditionnelles du sud-ouest et du polder.

Sur sol sablonneux, on Ă©pand gĂ©nĂ©ralement du fumier animal avant la culture, explique Peter. Il trouve que le fumier est trĂšs efficace dans le cadre de la culture de l’oignon. « Le fumier est un engrais utile, surtout lors des annĂ©es sĂšches, qui sert Ă©galement de nourriture Ă  la vie du sol. La matiĂšre organique prĂ©sente dans le lisier contribue Ă©galement Ă  l’équilibre organique : l’apport doit ĂȘtre plus important que la

„Si vous arrosez, une croĂ»te se forme. Cela cause beaucoup de problĂšmes ces derniĂšres annĂ©es. Les semences prĂ©germĂ©es peuvent ĂȘtre une solution Ă  cette problĂ©matique.”
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Peter Van Hauwaert

„Il est essentiel que la croissance de l‘oignon soit forte et optimale pour une culture saine et rentable.”

dĂ©composition et l’évacuation cumulĂ©es. Plus le sol renferme de matiĂšre organique, plus il retient l’humiditĂ© et les nutriments. »

Pour utiliser de maniĂšre optimale les minĂ©raux et l’humiditĂ© prĂ©sents, Peter privilĂ©gie les variĂ©tĂ©s au systĂšme radiculaire bien dĂ©veloppĂ©, associĂ© de prĂ©fĂ©rence Ă  une croissance des fanes moins exubĂ©rante. « Un systĂšme radiculaire bien dĂ©veloppĂ© parvient mieux Ă  absorber l’humiditĂ© et les minĂ©raux, mĂȘme en cas de sĂ©cheresse. Lorsque les fanes ne sont pas trop dĂ©veloppĂ©es, cela permet de prĂ©venir et de maĂźtriser le faux mildiou. »

Les semences prĂ©germĂ©es contribuent Ă  une prĂ©-Ă©mergence rapide et uniforme, ajoute Peter. « Un dĂ©veloppement solide et prĂ©coce dĂšs le dĂ©part est important, surtout sur sol sablonneux, pour permettre Ă  la plante de rĂ©sister Ă  la chaleur et la sĂ©cheresse Ă  venir. La plupart des champs peuvent ĂȘtre irriguĂ©s. L’irrigation par goutte-Ă -goutte gagne du terrain. Ce systĂšme d’irrigation est plus simple et plus Ă©conome en eau et a un effet positif sur la santĂ© de l’oignon. Il est essentiel que la croissance de l’oignon soit forte et optimale pour une culture saine et rentable. »

Peter Ickenroth
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« PIONNIER ET TOUTTERRAIN »

IL Y A DIX ANS, BAS MELISSANT ET SA FAMILLE ONT DÉMÉNAGÉ À NORWICH DANS LA PROVINCE CANADIENNE DE L’ONTARIO. IL Y A CRÉÉ MEN’S FARMING INC., UNE ENTREPRISE SPÉCIALISÉE DANS LA PRODUCTION D’OIGNONS SPÉCIAUX DESTINÉS AU MARCHÉ NORDAMÉRICAIN. LE MAGAZINE DE L’OIGNON L’A RENCONTRÉ POUR PARLER DE LA VIE ET DE LA CULTURE DE L’OIGNON AU CANADA.

Qu’est-ce qui vous a dĂ©cidĂ© Ă  quitter les Pays-Bas pour vous installer au Canada ?

« J’avais envie de crĂ©er ma propre entreprise. Le Canada est un pays magnifique qui offre de nombreuses opportunitĂ©s. L’Ontario est aisĂ©ment accessible depuis les Pays-Bas et nos croyances religieuses ont Ă©galement pesĂ© dans la balance. Ajoutez Ă  cela les Ă©volutions du secteur agricole nĂ©erlandais et l’émigration semblait reprĂ©senter une option logique. »

Quelles expériences avez-vous emmenées avec vous et mises en pratique pour une culture et une vente fructueuses au Canada ?

« Sur le plan de la culture, de l’organisation et du commerce, j’avais acquis de l’expĂ©rience en occupant plusieurs postes dans le secteur de l’oignon aux Pays-Bas et en France. Mais pour la culture, il a fallu repartir de zĂ©ro. Je pensais naĂŻvement pouvoir cultiver comme bon me semblait, mais ici en Ontario, la situation est trĂšs diffĂ©rente. Nous avons donc recréé notre propre culture, avec des hauts et des bas. »

Dans le cadre de la culture, quels sont les défis concernant la chimie et la mécanisation ?

« En ce qui concerne la chimie, nous avons un large Ă©ventail de produits Ă  notre disposition pour prĂ©server les cultures des mauvaises herbes, insectes et maladies des feuilles. Sur le plan de la mĂ©canisation, nous travaillons avec des machines europĂ©ennes et nordamĂ©ricaines. Nous cultivons sur des lits de 2,25 mĂštres. En AmĂ©rique du Nord, les oignons sont rĂ©coltĂ©s Ă  l’aide d’une barre d’arrachage. Lorsque les collets sont complĂštement secs, les fanes sont coupĂ©es. Les oignons passent ensuite sur un tapis tamiseur : les queues sĂšches sont soufflĂ©es vers le haut Ă  l’aide d’un ventilateur avant d’ĂȘtre coupĂ©es Ă  l’aide d’un porte-lame. Ce systĂšme est le meilleur pour la qualitĂ© et la conservation des oignons. Mais sa capacitĂ© est bien infĂ©rieure Ă  la mĂ©thode traditionnelle de rabattement des feuilles et d’arrachage. Et si le temps est trop humide, ce n’est pas l’idĂ©al. »

Quelles sont les maladies et nuisibles auxquels vous ĂȘtes confrontĂ©s et comment les combattez-vous ?

« Nous vivons ici dans un climat chaud et humide. Nous devons donc avant tout lutter contre les maladies des feuilles. Il est essentiel de maintenir la feuille en bonne santé par le

BAS MELISSANT
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biais d’engrais pour feuilles et de fertigation. DĂšs que des taches apparaissent sur la feuille, le combat est perdu : la mouche Stemphylium a investi les lieux. Une bonne couverture des feuilles et une pĂ©nĂ©tration Ă  l’aide de moyens efficaces sont donc indispensables. Par ailleurs, la lutte contre les mauvaises herbes est trĂšs difficile ici. Certaines espĂšces sont devenues rĂ©sistantes au Roundup et sont donc difficiles Ă  Ă©radiquer Ă  l’aide des substances autorisĂ©es pour les oignons. Mais grĂące Ă  une approche intensive, nous parvenons pour le moment Ă  limiter le problĂšme. Certaines mauvaises herbes ne peuvent ĂȘtre Ă©liminĂ©es dans les champs d’oignons, comme l’érigĂ©ron. Nous devons arracher ces derniĂšres manuellement. Durant nos Ă©tĂ©s chauds et secs, les thrips sont aussi trĂšs rĂ©pandus. Nous parvenons Ă  lutter contre les thrips Ă  l’aide de moyens systĂ©miques et de contact, mais il faut rester vigilant. »

Quelles variétés utilisez-vous ?

« Toutes les variĂ©tĂ©s que nous semons proviennent d’Europe. Seules les variĂ©tĂ©s d’oignon rouge (Red Wing, Red Carpet et Red

Mountain) et rosé (Blush) sont des variétés de jour long de Bejo. »

Sur le plan de la législation et de la réglementation, quels sont les défis ?

« Le Canada est un trĂšs grand pays. Les normes qui s’appliquent au fumier, etc. sont respectĂ©es par la plupart des entreprises. Le contrĂŽle du respect des rĂšgles n’est pas trĂšs poussĂ©. Mais vous n’ĂȘtes pas Ă  l’abri d’excĂšs non plus. Les rĂšgles d’autorisation sont beaucoup plus souples ici qu’aux Pays-Bas. Nous avons pu construire chaque annĂ©e un nouvel Ă©quipement. Si vous respectez les rĂšgles, vous vous en sortez bien. »

Devez-vous faire face à des champignons liés au sol comme les Fusarium, la pourriture blanche et la racine rose ?

« Sous l’effet de l’utilisation prolongĂ©e du Roundup, beaucoup de cultures sont devenues trĂšs sensibles aux Fusarium. Nous pulvĂ©risons un produit biologique pour dĂ©composer le Roundup prĂ©sent dans le sol. Nous utilisons trĂšs peu de Roundup dans la rotation. >>

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La racine rose est Ă©galement prĂ©sente ici dans le sol, ce qui favorise l’apparition des Fusarium. Lorsque nous cultivons des oignons pour la deuxiĂšme ou troisiĂšme fois sur un sol sablonneux, nous luttons contre ces maladies du sol Ă  l’automne, avant la culture de l’oignon : nous aseptisons le sol Ă  l’aide d’une sorte de gaz lacrymogĂšne que nous injectons dans le sol, puis nous couvrons la couche supĂ©rieure. Cette mĂ©thode est efficace Ă  condition d’ĂȘtre appliquĂ©e dans les bonnes conditions. Les plantes qui poussent vite et bien sont moins sensibles aux Fusarium. Les premiĂšres annĂ©es, nous avons effectuĂ© nos transplantations tĂŽt dans la saison. Lorsqu’il commençait Ă  geler la nuit, les plantes Ă©taient affaiblies. Les larves de mouche de l’oignon en profitaient, ce qui favorisait l’apparition de Fusarium (sur les parties abĂźmĂ©es). Aujourd’hui, nous commençons plus tard au printemps pour limiter ce risque. Fort heureusement, la pourriture blanche n’est pas encore prĂ©sente ici. »

Combien de temps la saison de croissance dure-t-elle ?

Quand pouvez-vous commencer et quand devez-vous avoir fini au plus tard ?

« GĂ©nĂ©ralement, nous commençons les semis aprĂšs le 20 avril. AprĂšs une saison de croissance propice, les oignons sont mĂ»rs au bout de quatre mois (120 jours). Nous nous trouvons ici Ă  42 degrĂ©s nord, les jours sont donc plus courts qu’aux Pays-Bas (52 degrĂ©s nord). La saison de croissance est donc plus longue, avec tous les inconvĂ©nients que cela peut avoir. Cette annĂ©e, nous avons semĂ© les derniĂšres parcelles d’échalotes et d’oignons roses entre le 20 et le 23 mai. Ces parcelles ont Ă©tĂ© arrachĂ©es du 19 au 24 septembre. La plupart du temps, nous terminons la rĂ©colte aux alentours du 20 octobre. En 2014, nous avons dĂ» faire face Ă  un fort gel de nuit. Les oignons rouges Red Wing ne se sont pas laissĂ© faire car nous les avions semĂ©s beaucoup plus densĂ©ment que la plupart des producteurs ici. Ils Ă©taient recouverts d’un Ă©pais tapis de feuilles vertes, ce qui les a protĂ©gĂ©s du gel. Sur cette parcelle de 9 ha, nous avons produit prĂšs de 1 000 tonnes nettes qui ont Ă©tĂ© conditionnĂ©s en sacs de 12 kg vendus 10 dollars piĂšce moyenne au Canada et en AmĂ©rique. Nous nous en souviendrons longtemps. »

Envisagez-vous de revenir un jour aux Pays-Bas ?

« La premiĂšre gĂ©nĂ©ration d’émigrants vit entre deux mondes. La mentalitĂ© des gens, la qualitĂ© des produits et les liens Ă©troits avec la famille nous manquent beaucoup. Je pense qu’il est plus agrĂ©able de vieillir aux PaysBas qu’au Canada. Aux Pays-Bas, les gens s’occupent davantage les uns des autres. En revanche, le climat pour les jeunes agriculteurs est beaucoup plus favorable au Canada qu’aux Pays-Bas. Nous avons créé une belle entreprise ici, avec une clientĂšle fidĂšle. Cela valorise notre travail et nos produits. Si nos enfants ont envie d’entreprendre avec le mĂȘme enthousiasme que moi, l’entreprise offre suffisamment d’opportunitĂ©s de croissance. C’est du moins ce que j’espĂšre et ce pour quoi je travaille. »

Lorsque vous revenez sur vos expĂ©riences aux Pays-Bas et en France, qu’est-ce qui fait votre fiertĂ© ?

« Plusieurs choses ! J’aime faire des choses qui n’ont jamais Ă©tĂ© faites auparavant. Et sur ce terrain inexplorĂ©, j’aime voir des rĂ©sultats rapidement.

„J’avais envie de crĂ©er ma propre entreprise. Le Canada est un pays magnifique qui offre de nombreuses opportunitĂ©s. L’Ontario est aisĂ©ment accessible depuis les Pays-Bas.”

C’est dans cet Ă©tat d’esprit que j’ai fondĂ© B.A.S. (Business & Agri Service, aujourd’hui PPA) et que j’ai eu la libertĂ© de faire de belles choses au sein de l’entreprise de travaux agricoles Van Zielst (SVZ) et TOP Onions. Ces entreprises sont toujours trĂšs florissantes aujourd’hui et je suis fier d’avoir apportĂ© ma pierre Ă  l’édifice. C’était un travail de pionnier avec un tout-terrain, sans trop d’obstacles Ă  l’horizon. J’aime repenser Ă  cette pĂ©riode de ma vie. »

Par rapport aux Pays-Bas et à la France, quelles sont les différences dans la culture au Canada ?

« Si vous visez avant tout le rĂ©sultat, vous vous concentrez en Ontario sur la culture, la transformation et la vente. Il est difficile de louer des terres car chaque agriculteur a besoin de ses propres terres pour cultiver ses produits. Les travailleurs agricoles ou conseillers en culture n’existent pas ici car c’est une culture Ă  petite Ă©chelle. Les producteurs qui ne peuvent transformer eux-mĂȘmes leurs produits vendent Ă  des collĂšgues plus importants qui fournissent les supermarchĂ©s. C’est aussi comme cela que nous avons commencĂ©. Mais aprĂšs deux livraisons, j’ai su que ce systĂšme n’avait pas d’avenir pour nous. Nos produits sont dorĂ©navant livrĂ©s sur une base plus saine Ă  la quasi-totalitĂ© des dĂ©taillants en Ontario.

Ils achĂštent au juste prix. Je n’ai jamais aimĂ© beaucoup travailler pour recevoir peu en retour. »

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L’ÉQUIPE COMMERCIALE

MAXIME VIEL

M m.viel@bejo.fr

P 06 81 46 44 43

JEAN-LOUP LE JOLY

M jl.lejoly@bejo.fr

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JULIEN CARLE

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P 06 81 46 51 61

CHRISTELLE GUYONVARCH

Chef produit salades/ jeunes pousses

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JEAN-MICHEL DROUET Responsable des ventes

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P 06 89 14 47 57

ADMINISTRATION DES VENTES

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LUCIE CAUNEAU

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ALEGRI M f.alegri@bejo.fr

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JEAN-MARIE MERCIER Assistant commercial

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AURÉLIE PASCAUD Assistante commerciale

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VÉRONIQUE BERNON Assistante commerciale

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AMINA ABBI

Approvisionneur logistique

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ALAIN EAS Magasinier

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Responsable Marketing & support des ventes

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FRANCK
DAYA BAEHR M d.baehr@bejo.fr P 07 88 74 94 55 LOÏC GERMAIN M l.germain@bejo.fr P 06 70 57 89 18 1 2 3 4 5 6 7 8
2B 83 06 04 84 13 30 34 11 09 31 81 12 48 43 69 01 74 39 71 03 63 42 23 36 18 58 86 79 85 44 49 37 41 45 72 89 10 77 91 78 95 92 93 759194 28 53 35 22 29 56 50 14 61 27 76 80 62 59 60 02 08 51 55 57 54 67 52 21 70 25 90 88 68 87 16 17 38 73 05 26 07 15 19 24 46 47 82 32 65 64 40 33 66 2A 2 3 5 8 4 6 7 1 Bejo France Bejo Graines France s.Ă .r.l. | „BeauchĂȘne” - Route de LonguĂ© | 49250 Beaufort en VallĂ©e | France T 02 41 57 24 58 | F 02 41 57 24 05 | E commercial@bejo.fr | W www.bejo.fr
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