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EXPORTATEUR JBP : « DANS CE DOMAINE, LES RELATIONS SONT ESSENTIELLES »
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EXPORTATEUR JBP : « DANS CE DOMAINE, LES RELATIONS SONT ESSENTIELLES »
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PRODUCTEURS ET CHERCHEURS : « LA CULTURE DE LâOIGNON CHERCHE DES SOLUTIONS Ă LA FORMATION DE CROĂTE »
TROIS PRODUCTEURS PRENNENT LA PAROLE : « LES INNOVATIONS DANS LA CULTURE DE LâOIGNON »
Magazine de lâoignon Ă©dition française publiĂ© par Bejo Graines France s.Ă .r.l.
BeauchĂȘne
49250 Beaufort en Vallée
France
T: +33 (0)2 41 57 24 58
F: +33 (0)2 41 57 24 05
E: commercial@bejo.fr
W: www.bejo.fr
Ăditeur
Annemarie Gebrandy
Ăquipe de rĂ©daction
De Groot en Slot
Chris Adret
Photographie
De Groot en Slot, Chris Adret
Conception
Nathalie España, Bejo Zaden
B.V.
Mise en page
Studio Mieke
Impression
Hexa Repro
Clause de non-responsabilité
La reproduction totale ou partielle des articles et/ou illustrations nâest autorisĂ©e quâavec lâaccord de lâĂ©diteur. Ni la rĂ©daction ni lâĂ©diteur nâassument la responsabilitĂ© des dommages Ă©ventuels qui pourraient ĂȘtre causĂ©s par lâutilisation des informations fournies dans ce magazine.
04 ĂVOLUTION DU MARCHĂ DE LâOIGNON ROUGE : « LA SUPERFICIE DES OIGNONS ROUGES ARRIVE-T-ELLE Ă SES LIMITES ? »
07 EXPORTATEUR JPB :
« DANS CE DOMAINE, LES RELATIONS SONT ESSENTIELLES »
10 L'ĂPANDAGE DE COMPOST CONTRE LES DOMMAGES NON VISIBLES CAUSĂS PAR LE VENT DE SABLE SUR LâARGILE
13 PERSPECTIVES DES PARTENAIRES DE LA JOURNĂE OIGNON DE BEJO FRANCE
16 LA CULTURE DE LâOIGNON CHERCHE DES SOLUTIONS Ă LA FORMATION DE CROĂTE
19 VISITE 3D DE LâENTREPRISE DE GROOT EN SLOT
20 DIRECTEUR MARTIN SLOT : LA GESTION D'UNE ENTREPRISE FAMILIALE
22 GAMME SEMENCES ET BULBILLES QUALITY INSIDE 2022-2023 BEJO/DE GROOT EN SLOT
30 LES INNOVATIONS DANS LA CULTURE DE LâOIGNON
33 QUATRE PETER PRENNENT LA PAROLE SUR LE CHANGEMENT CLIMATIQUE
36 BAS MELISSANT : « PIONNIER ET TOUT-TERRAIN »
39 ĂQUIPE COMMERCIALE BEJO FRANCE
Câest avec fiertĂ© que nous vous prĂ©sentons la nouvelle Ă©dition de notre magazine de lâoignon.
Les relations... elles sont au cĆur de notre Magazine de lâoignon. Nous ne pouvons pas nous en passer (et parfois difficilement faire avec), mais dans le cadre de la culture de lâoignon et avec notre regard sur lâavenir, les relations font partie intĂ©grante de notre entreprise. Sans relations, nous nâaurions pas appliquĂ© les expĂ©riences passĂ©es dans la culture dâaujourdâhui ou Ă lâĂ©tranger. Et sans relations, nous nâaurions pas su proposer des solutions pour relever les nombreux dĂ©fis auxquels la culture de lâoignon doit faire face.
Comme Ă lâaccoutumĂ©e, le Magazine de lâoignon donne lâopportunitĂ© de mettre en avant les relations et leurs avis ou expĂ©riences, pour nous aider les uns les autres. Il en va de mĂȘme cette annĂ©e encore. Les sujets sont aussi divers que variĂ©s, avec des articles consacrĂ©s aux variĂ©tĂ©s anciennes ou qui fournissent des informations sur les nouvelles variĂ©tĂ©s hybrides, sans oublier les exportations internationales et la culture Ă lâĂ©tranger. Les dĂ©fis locaux ne sont pas en reste ! Comment allons-nous lutter contre les conditions climatiques extrĂȘmes ? Et quelles innovations nous aideront dans ce domaine ? Ces questions trouveront assurĂ©ment des rĂ©ponses Ă lâavenir. Mais pour cela, nous devons nous poser les bonnes questions. Ces questions, nous devons les poser Ă nos relations, mais aussi en dehors du secteur.
Je chĂ©ris la relation que jâentretiens et que jâai eue avec vous et je vous porte tous dans mon cĆur. Ensemble, nous entamons une nouvelle annĂ©e. Mon rĂŽle de responsable des ventes Benelux a rĂ©cemment Ă©tĂ© repris par mon collĂšgue Bart Schriever. Lui aussi accorde une grande importance aux relations. Je profite de lâoccasion pour vous remercier chacun et chacune pour cette incroyable collaboration ! Je vous souhaite une grande rĂ©ussite (future) dans la culture de lâoignon !
SincĂšres salutations, Jaap Jonker â Responsable des ventes
LA SUPERFICIE DES OIGNONS ROUGES AUGMENTE CHAQUE ANNĂE. DEPUIS CES CINQ DERNIĂRES ANNĂES, LES PRODUCTEURS DâOIGNONS PRĂFĂRENT LE ROUGE AU JAUNE. MAIS Y A-T-IL UNE LIMITE Ă LA SUPERFICIE DE CULTURE DES OIGNONS ROUGES ? NON DâAPRĂS JAAP JONKER DE DE GROOT EN SLOT. OUI SELON LE PRODUCTEUR MENNO TORRINGA ET LE TRANSFORMATEUR JAN FRANJE. « LA DEMANDE POUR LES OIGNONS ROUGES RESTE ĂLEVĂE, MAIS NOUS SOMMES AUJOURDâHUI Ă UN TOURNANT AVEC CET OIGNON PLUS SUBTIL », EXPLIQUE LE TRANSFORMATEUR.
Les producteurs dâoignons Menno et Jesse Torringa de Leens ont cultivĂ© cette annĂ©e 14 ha de Red Tide. Ils ont vendu une partie des oignons au champ, tandis que lâautre partie a Ă©tĂ© entreposĂ©e pour une conservation en caisses. La demande pour les oignons rouges Ă©tait encore bonne, mais cette annĂ©e, il semble que nous soyons arrivĂ©s Ă un tournant, dĂ©clare Menno Torringa. « Jâai lâimpression que la demande est plus forte pour lâoignon jaune que lâoignon rouge. En 2022, nous avons eu plus de mal Ă vendre les oignons au champ. Regardez les cotes Ă cette Ă©poque (miseptembre, rĂ©d.). Le prix des oignons rouges se situe entre 25 et 30 euros. Câest un bon prix, mais la tendance est un peu indĂ©cise. Pour le moment, les oignons jaunes se vendent mieux. Je pense que la superficie de culture des oignons rouges a atteint ses limites. »
Conservation en caisses
Cela nâempĂȘchera pas Menno Torringa de cultiver Ă nouveau des oignons rouges lâannĂ©e prochaine. Nous nous tenons Ă notre stratĂ©gie, explique-t-il. Le Groningois dispose dâun stockage en caisses, son entreprise Ă©tant axĂ©e sur la culture des oignons rouges. « Il y a vingt ans, nous avions cultivĂ© des oignons pendant quelques annĂ©es : dâabord des jaunes puis des rouges lâannĂ©e suivante. Ă lâĂ©poque, lâoignon rouge Ă©tait un produit de niche et la plante se plaisait trĂšs bien dans nos sols, plus que lâoignon jaune. Nous nâavions pas encore de stockage en caisses, les oignons Ă©taient vendus au champ. » MalgrĂ© des expĂ©riences positives, Menno a arrĂȘtĂ© la culture de lâoignon pendant plusieurs annĂ©es, surtout Ă cause du manque dâinfrastructures de stockage adaptĂ©es. La derniĂšre annĂ©e avait Ă©galement Ă©tĂ© marquĂ©e par une pourriture de la tĂȘte.
En 2016, un nouveau hangar destinĂ© Ă la conservation en caisses a Ă©tĂ© construit. Cela lui a permis de reprendre la culture des oignons rouges. « Lâoignon rouge est plus doux que
lâoignon jaune. Il doit ĂȘtre conservĂ© en caisses pour Ă©viter tout dommage », explique-t-il. « Le transformateur apprĂ©cie Ă©galement dâĂȘtre livrĂ© en caisses. La conservation en caisses offre lâavantage dâĂȘtre flexible : vous pouvez livrer seulement une ou deux caisses ou tout le stock.
» Menno, accompagnĂ© par Profytodsd, a une prĂ©fĂ©rence pour Red Tide par rapport Ă Red Baron en raison de la conservation de lâoignon.
« Red Tide est de bonne qualitĂ©, mĂȘme dans des conditions de rĂ©colte difficiles. Nous entreposons les oignons encore verts et faisons sĂ©cher les caisses Ă lâaide dâune paroi soufflante Ă©quipĂ©e de chauffages. Cela fonctionne toujours bien. »
Jaap Jonker, responsable des ventes Benelux chez De Groot en Slot, constate que le marchĂ© de lâoignon rouge se dĂ©veloppe. La population mondiale ne cesse dâaugmenter et lâoignon est un lĂ©gume trĂšs consommĂ©, ajoute-t-il. « Lâoignon rose est lâoignon le plus cultivĂ© et consommĂ© dans le monde. En cas dâindisponibilitĂ© dâoignons roses, les grands pays consommateurs dâoignons comme lâInde
et le Bangladesh se tournent vers le rouge. Cela fait des annĂ©es que nous pensons que lâoignon rouge a atteint ses limites, mais saison aprĂšs saison, cela ne semble pas ĂȘtre le cas. La consommation augmente et lâoffre et la demande sont Ă©quilibrĂ©es. » La demande pour les oignons nĂ©erlandais continue dâaugmenter, dâaprĂšs Jaap. « Nous exportons chaque annĂ©e plus dâoignons, avec davantage dâoignons rouges que jaunes. Pour le moment, je ne pense pas que lâoignon rouge ait atteint ses limites. »
De Groot en Slot commercialise des variĂ©tĂ©s dâoignons rouges partout dans le monde. Lâentreprise sâefforce de proposer plusieurs variĂ©tĂ©s pour chaque longueur de jour, poursuit Jaap. « Une nouvelle tendance est apparue ces derniĂšres annĂ©es : les producteurs rĂ©partissent les risques en cultivant des oignons rouges en plus des oignons jaunes. Lâoignon rouge est un peu plus fragile que lâoignon jaune, il est donc conseillĂ© de le stocker en caisses. Tous les producteurs ne sont pas Ă©quipĂ©s. » Le responsable des ventes estime que le rendement par hectare nâaugmente plus >>
âLa consommation augmente et lâoffre et la demande sont Ă©quilibrĂ©esâ
Jaap Jonkermais que les variĂ©tĂ©s sâamĂ©liorent. « Nous observons une tendance nette dâun besoin Ă©levĂ© en variĂ©tĂ©s hybrides comme Red Tide et Red Ray. Ces oignons sont plus uniformes, mĂ»rissent plus tĂŽt et se conservent plus longtemps. La qualitĂ© est garantie. Cela offre une certaine assurance au producteur. »
Selon Jaap, la superficie des oignons rouges nâa pas fini dâaugmenter. « Surtout avec les conditions mĂ©tĂ©orologiques extrĂȘmes que nous subissons Ă travers le monde. Les rendements baissent Ă cause des fortes prĂ©cipitations ou de la chaleur extrĂȘme qui sĂ©vissent Ă des moments oĂč lâoignon doit grandir. Le marchĂ© doit donc Ă©voluer. La population mondiale doit bien continuer Ă se nourrir. »
Franje Onions est une entreprise familiale moderne qui jouit dâune longue expĂ©rience dans lâachat, la vente, le tri, le stockage et le conditionnement des oignons. Jan Franje, son propriĂ©taire, pense que la limite de la superficie de lâoignon rouge est proche. Mais « tant quâil y a de la demande, il y a un marchĂ© ». Lâoignon rouge reste plus cher que lâoignon jaune, mĂȘme si un tournant semble se profiler Ă lâhorizon selon lui. « Cette saison, nous constatons que les petits oignons rouges sont moins chers que les petits oignons jaunes. Ă cause de la sĂ©cheresse, les oignons sont restĂ©s plus petits mais le produit est prĂ©sent en quantitĂ©s suffisantes sur le marchĂ©. Nous avons donc plus de mal Ă trouver des canaux de vente pour le calibre 40-60. »
Lâoignon rouge plus gros (60+) est quant Ă lui plus recherchĂ©, constate Jan. La taille compte beaucoup pour lâoignon rouge, ajoute-t-il. « La demande est toujours plus forte pour les gros oignons rouges. Cette saison, lâoffre ne suffit pas Ă rĂ©pondre Ă la demande, de sorte que les oignons plus gros font gagner plus dâargent. » Jan est bien conscient que le commerce dĂ©pend de ce quâil se passe dans le monde. « Imaginez : un pays qui veut essentiellement des petits oignons rouges va bientĂŽt ouvrir ses portes. Tout dĂ©pend de quel pays demande quel oignon et quelles sont les pĂ©nuries. Certains pays apprĂ©cient toujours les petits oignons rouges, mais cela devient de plus en plus rare. »
Pourtant, lâoignon rouge de qualitĂ© est toujours recherchĂ© dans le monde. « Red Tide, Red Baron et Redlander de De Groot en Slot sont de bonnes variĂ©tĂ©s lorsquâelles sont cultivĂ©es sur un sol fertile et rĂ©coltĂ©es Ă temps, encore vertes. La fermetĂ© de la peau est trĂšs importante pour lâexportation. Lâoignon rouge doit avoir une peau rĂ©sistante. »
LâEXPORTATEUR JPB LIVRE DES PRODUITS
DANS LE MONDE ENTIER
JPB EST UN EXPORTATEUR DE PRODUITS ALIMENTAIRES QUI POSSĂDE UNE CLIENTĂLE INTERNATIONALE. LES DENRĂES PORTENT GĂNĂRALEMENT LEUR PROPRE LABEL ET SONT DIRECTEMENT EXPĂDIĂES VERS LEUR DESTINATION FINALE. LA FORCE DE JPB RĂSIDE DANS SA RELATION AVEC LE CLIENT, LE FOURNISSEUR ET LA COMPAGNIE MARITIME, EXPLIQUE SON DIRECTEUR, JAN BEEMSTERBOER. Ă LâHEURE ACTUELLE, LA PRINCIPALE DIFFICULTĂ RESTE LA DISPONIBILITĂ DES CONTENEURS MARITIMES.
JPB travaille avec des fournisseurs du monde entier, raconte Jan Beemsterboer. « Nous nous approvisionnons et vendons partout dans le monde, avec 99 % de transport maritime. » Les principaux produits concernĂ©s sont les produits congelĂ©s (lĂ©gumes, frites, poulet et poisson), produits frais (pommes de terre, oignons, ail), produits en vrac (huile, riz, haricots) et produits de consommation (pĂątes, mayonnaise, moutarde). Lâexportateur ne possĂšde pas de produits en stock, explique
Jan Beemsterboer. « Nous cherchons par exemple du riz au Vietnam et le revendons Ă des pays dâAfrique, dans notre propre conditionnement. Le fournisseur produit cet emballage tandis que nous fournissons lâiconographie. »
Tous les produits commercialisĂ©s par JPB sont contrĂŽlĂ©s en termes de qualitĂ© avant de partir aux quatre coins du monde, prĂ©cise le directeur. Un organisme indĂ©pendant local est en charge de ces contrĂŽles. « JPB sâoccupe de lâaspect financier et des formalitĂ©s administratives. Un vĂ©ritable dĂ©fi qui peut comporter son lot dâimprĂ©vus. Mais gĂ©nĂ©ralement, nous maĂźtrisons le sujet. » >>
Plus de conteneurs
Ă lâheure actuelle, la principale difficultĂ© rĂ©side dans la disponibilitĂ© des conteneurs, une consĂ©quence de la crise du coronavirus, poursuit lâacheteur William Nannes. « Durant la pandĂ©mie, le monde sâest mis Ă lâarrĂȘt. Quand tout sâest remis en marche, les conteneurs Ă©taient stationnĂ©s dans des endroits dans lesquels ils nâauraient pas dĂ» ĂȘtre normalement. Il a donc fallu les rapatrier. Le coronavirus a commencĂ© en Chine. Lorsque la production a repris lĂ -bas, les Ătats-Unis Ă©taient encore en pleine pandĂ©mie. Le pays tout entier croulait sous les conteneurs qui nâavaient pas Ă©tĂ© vidĂ©s. Les flux sont perturbĂ©s, tous les stocks sont vides et les gens font des provisions. Prenez un pot de mayonnaise. Il y a pĂ©nurie de verre, de couvercles, de cartons et de personnel. Tout est devenu rare et cher. Il faudra au moins cinq ans avant que ces processus reviennent Ă la normale. »
Les exportations souffrent Ă©galement de la guerre en Ukraine et de la crise Ă©nergĂ©tique, ils sont bien placĂ©s pour le savoir chez JPB. « Nous avons dĂ» mettre la main Ă la poche pour parvenir Ă tout financer », explique Jan Beemsterboer. « Mais le consommateur en Afrique doit aussi pouvoir payer. Nous avons la chance dâexporter des denrĂ©es alimentaires. Quoi quâil arrive, les gens doivent manger, mais les volumes sont quand mĂȘme rĂ©duits. » JPB ne signe pas de contrats avec des conditionneurs et des sociĂ©tĂ©s de transport maritime. William Nannes nous
explique : « Nous rĂ©servons un certain nombre de conteneurs par semaine. Nous savons relativement Ă lâavance combien de conteneurs il nous faut et combien sont disponibles. Mais lorsque vous rĂ©servez un nombre donnĂ© par semaine, en tant quâexportateur, vous devez les utiliser par la suite. Cela peut avoir des consĂ©quences financiĂšres et peut devenir un inconvĂ©nient. »
Les enjeux climatologiques ne les Ă©pargnent pas non plus. JPB sâapprovisionne en riz au Pakistan, un pays qui a Ă©tĂ© fortement touchĂ©, plus de 30 %, par des inondations lâĂ©tĂ© dernier. Plus prĂšs de chez nous, suite Ă la sĂ©cheresse qui a frappĂ© notre pays cet Ă©tĂ©, les prix de produits comme les pommes de terre et les oignons se sont envolĂ©s, constate Jan Beemsterboer. Mais cela ne signifie pas que JPB importe et exporte moins. « La population mondiale ne cesse
âIl faut danser quand la musique joue. Les producteurs doivent tenir compte des coĂ»ts de stockage et dâĂ©nergie.â
dâaugmenter. La faim peut devenir un problĂšme majeur. Les pays pauvres souffrent des consĂ©quences de la guerre entre la Russie et lâUkraine. Cela engendre des troubles, au risque de causer de graves problĂšmes. Mais comme nous lâavons dit : il faut bien manger. Et il faut importer de la nourriture. »
Crimsun : leur propre marque
JPB est lâun des plus gros exportateurs dâoignons aux Pays-Bas. Lâentreprise exporte des oignons jaunes et rouges dans le monde entier mais commercialise Ă©galement son propre oignon en exclusivitĂ© : Crimsun. Cet oignon allie la qualitĂ© optimale et la puissance de lâoignon jaune Ă la subtilitĂ© et la couleur de lâoignon rouge, explique William Nannes. Lâentreprise dâexportation a dĂ©veloppĂ© cet oignon avec De Groot en Slot et Bejo Zaden. MĂȘme lâexportation dâoignons comporte son lot de risques, et lâacheteur en est bien conscient. « Le prix de lâoignon est Ă©levĂ©, le transport coĂ»te cher. Vous devez ĂȘtre prudent quant Ă vos partenaires commerciaux. Avec Crimsun, nous travaillons sur contrat, le reste nâest que spĂ©culation en sĂ©ance. Nous exportons beaucoup en Afrique et en ExtrĂȘme-Orient, dans des pays du tiers-monde. Il arrive donc parfois que le client ne paie pas. Heureusement, nous sommes une entreprise saine avec une certaine latitude financiĂšre. En rĂšgle gĂ©nĂ©rale, nous ne travaillons quâavec des clients qui sont rĂ©ellement en mesure de payer. »
La filiĂšre et le commerce doivent ĂȘtre synchronisĂ©s, poursuit William Nannes. Actuellement, les prix de lâoignon sont Ă©levĂ©s, beaucoup de producteurs nous ferment leurs portes dans lâespoir de vendre Ă un meilleur prix, constate-t-il. La demande est trĂšs alĂ©atoire. « Il faut suivre le rythme de la musique. Les producteurs qui ont des stocks dâoignons doivent tenir compte des coĂ»ts de stockage, des pourcentages de tare et des prix Ă©levĂ©s de lâĂ©nergie. Lorsque vous additionnez tout cela, lâoignon doit rapporter bien plus aprĂšs le Nouvel an quâavant. Je pense que les producteurs ont tout intĂ©rĂȘt Ă vendre leurs oignons avant la fin de lâannĂ©e. Une annĂ©e qui coĂ»te cher au dĂ©but ne peut que finir Ă un niveau plus Ă©conomique. »
Selon Jan Beemsterboer, la force de JPB rĂ©side dans sa relation avec les clients, les fournisseurs et les compagnies maritimes. Le directeur est fier dâavoir une bonne Ă©quipe. « Les achats, la logistique et la vente doivent travailler main dans la main pour offrir un bon rapport qualitĂ©prix. Naturellement, nous devons faire face Ă la concurrence et faire des efforts sur le prix. » Il constate que certains pays jouent la carte du protectionnisme afin de protĂ©ger et de favoriser leurs propres produits. « Le SĂ©nĂ©gal a fermĂ© ses frontiĂšres Ă lâoignon nĂ©erlandais pendant un certain temps et la RĂ©publique Dominicaine applique un systĂšme de licences. Câest lĂ que nous devons intervenir auprĂšs du client. »
Afin de préserver de bonnes relations commerciales, il est important pour JPB de se rendre dans les grands marchés alimentaires comme ceux de Paris, Dubaï et Singapour. « Nous voyageons beaucoup », conclut Jan Beemsterboer. « Nous connaissons les acteurs majeurs et nous rendons visite à nos clients au minimum une fois par an. Les facteurs et scénarios à prendre en compte pour pérenniser notre réussite dans les décennies à venir sont nombreux. Nos collaborateurs, notre réseau et nos marques restent nos priorités, quelles que soient les circonstances. Nous devons soutenir ceux qui veulent développer leur entreprise de maniÚre saine et durable. »
POUR LES PRODUCTEURS DâOIGNONS
LES PRODUCTEURS DâOIGNONS SUR TERRE ARGILEUSE PARVIENNENT Ă LIMITER LES RISQUES DE DOMMAGES NON VISIBLES CAUSĂS PAR LE VENT DE SABLE ET DE FORMATION DE CROĂTE EN ĂPANDANT DU COMPOST. EN HOLLANDE SEPTENTRIONALE, EN FRISE ET DANS LE GRONINGUE, DES PRODUCTEURS ONT DĂJĂ RĂALISĂ DES EXPĂRIENCES POSITIVES. LES DOMMAGES NON VISIBLES CAUSĂS PAR LE VENT DE SABLE PEUVENT CONSIDĂRABLEMENT RALENTIR
LA CROISSANCE, NOUS EXPLIQUE WILKO VAN DER VELDE DE TTW. « CONSIDĂREZ CELA COMME UNE MĂTHODE DE GESTION DES RISQUES. »
TTW aide les agriculteurs Ă aborder leurs cultures sous un autre angle grĂące aux donnĂ©es collectĂ©es par le cabinet-conseil. Wilko van der Velde, consultant en donnĂ©es et analyses, soupçonnait il y a quelques annĂ©es dĂ©jĂ que le vent de sable pouvait causer des dommages non visibles sur les sols argileux, du stade de bourgeon au troisiĂšme bulbe. « TTW mesure la croissance et le dĂ©veloppement dans toutes les parcelles. Si le vent de sable cause des dommages, cela entraĂźne un ralentissement de la croissance. ParallĂšlement, les herbicides de contact rĂ©agissent plus difficilement sur les oignons aprĂšs trois jours de vent dâest. En thĂ©orie, la plante est durcie mais le risque de dommages causĂ©s par le sable est grand. »
Les premiÚres expériences consistant à épandre du compost sur les sols argileux pour lutter contre les dommages causés par le vent de sable ont été menées en 2018 en Hollande Septentrionale. « Nous savons que le
compost fonctionne contre les dommages causĂ©s par le vent de sable sur les sols sablonneux », explique Wilko van der Velde. « LâidĂ©e Ă©tait donc dâessayer sur un sol argileux. Au dĂ©but, lâoignon est trĂšs sensible aux dommages causĂ©s par le vent de sable. Une fois le sable passĂ©, les dommages ne sont pas immĂ©diatement visibles. Mais deux semaines plus tard, lâoignon ne semble pas avoir grandi. En Ă©pandant du compost, le vent a beaucoup moins dâeffet sur le champ concernĂ©. En 2019, 2020 et 2021, nous avons pu constater que les champs avec compost Ă©taient ceux qui avaient fourni les meilleures performances en Hollande Septentrionale. »
Le compost doit ĂȘtre Ă©pandu de prĂ©fĂ©rence aprĂšs le semis, Ă lâaide dâun Ă©pandeur large ou latĂ©ral. Le compost GFT est le type de compost le plus rĂ©pandu, bien quâil soit susceptible de contenir plus de sodium que le compost vert par exemple. Il est Ă©galement possible dâutiliser du compost vert, mais celui-ci semble un peu moins efficace contre la boue, prĂ©cise M. van der Velde. « Lâavantage du compost GFT par rapport au compost de champignon est la possibilitĂ© de lâĂ©pandre sur le dessus. Le compost de champignon serait possible mais du fait quâil est soumis Ă la lĂ©gislation sur le fumier, il doit ĂȘtre
âEn Ă©pandant du compost, le vent a beaucoup moins dâeffet sur le champ concernĂ©.â
enfoui dans le sol. » Il conseille dâĂ©pandre en moyenne 30 mĂštres cubes de compost « gras » par hectare pour un effet optimal contre le vent de sable et la boue. « Vous pouvez dĂ©passer cette recommandation, mais au-delĂ de 35-40 mĂštres cubes par hectare, cela nâest pas faisable. »
Les autres avantages du compost Outre sa capacitĂ© Ă limiter les dommages causĂ©s par le vent de sable et les herbicides, le compost offre dâautres avantages. AprĂšs lâĂ©pandage de compost, TTW a mesurĂ© 15 Ă 20 kg dâazote, 70 kg de potassium et 100 kg de calcium dans les Ă©chantillons de terre prĂ©levĂ©s. Cela permet dâĂ©conomiser sur les engrais, ajoute Wilko van der Velde. « Le potassium est trĂšs utile. Le potassium provenant du compost reste disponible plus longtemps et est moins sensible au lessivage. Nous observons Ă©galement moins de boue, avec un Ă©tat plus homogĂšne des oignons, une bonne (voire meilleure) croissance des fanes et moins de dessĂšchement du sol du fait que lâhumiditĂ© est retenue. »
De mĂȘme, le sol se refroidit moins la nuit, le compost formant une couche tampon. ParallĂšlement, la tempĂ©rature du sol nâaugmente pas trop la journĂ©e. « Nous avons
mesurĂ© la tempĂ©rature du sol en plusieurs endroits, mais nous nâavons pas pu observer ce phĂ©nomĂšne », prĂ©cise le consultant en donnĂ©es. Lâoignon semble Ă©galement pousser plus vite au dĂ©but, sans toutefois que la préémergence soit plus rapide.
Câest en Hollande Septentrionale que la culture de lâoignon avec compost sur sol argileux est la plus avancĂ©e, ajoute M. van der Velde. En Frise comme dans le Groningue, des producteurs ont Ă©pandu du compost sur de lâargile pour lutter contre les dommages causĂ©s par le vent de sable. En Hollande Septentrionale, les producteurs travaillent avec une entreprise de travaux agricoles qui possĂšde dĂ©sormais deux Ă©pandeurs couvrant une largeur de 2,25 et 3 mĂštres sur les parcelles relativement courtes. En Frise, lâentreprise de travaux agricoles utilise un Ă©pandeur de 3 mĂštres. Dans le sud du Flevoland, des agriculteurs ont essayĂ© le compost mais le printemps Ă©tait une saison trop humide pour Ă©pandre sur des bandes Ă©troites selon le consultant. Dans le sud-ouest des Pays-Bas, la limite rĂ©side surtout dans le manque de mĂ©canisation adaptĂ©e. Wilko van der Velde : « Dans cette rĂ©gion, les producteurs ont gĂ©nĂ©ralement des parcelles plus en longueur. Cela crĂ©e des problĂšmes de capacitĂ©/largeur de travail. »
Gestion des risques
Sans donnĂ©es, vous ĂȘtes simplement une personne parmi dâautres avec une opinion : tel est le slogan de TTW. Lâentreprise aide les agriculteurs Ă aborder leur matĂ©riel de base, leur champ, leur culture et leur produit (final) diffĂ©remment Ă lâaide des donnĂ©es collectĂ©es. En modifiant les conditions, on peut influer sur le processus de croissance dans le but dâobtenir un rendement plus Ă©levĂ© et de qualitĂ©. ParallĂšlement, TTW accompagne lâagriculteur dans la gestion de lâentreprise et la planification Ă plus long terme. Lâentreprise >>
Wilko van der Veldeest indĂ©pendante et sâappuie sur des connaissances et des donnĂ©es, explique Wilko van der Velde. « Nous effectuons une analyse des risques et une Ă©valuation du champ en procĂ©dant Ă des mesures. Nous identifions les risques Ă destination des producteurs afin quâils puissent prendre les mesures nĂ©cessaires. »
Les analyses du sol dâEurofins entrent dans le cadre des Ă©valuations. Elles Ă©tudient des caractĂ©ristiques telles que la culture prĂ©cĂ©dente, lâengrais vert et la substance organique. Lâentreprise a Ă©galement ajoutĂ© des paramĂštres qui lui sont propres au systĂšme : prĂ©-Ă©mergence, dĂ©but de croissance, vitesse de croissance, pression des maladies, stress de la sĂ©cheresse, capacitĂ© de production, dĂ©gĂąts des eaux et risque de rĂ©colte. « Lorsquâune parcelle obtient un score insuffisant pour quatre de ces paramĂštres, en tant que producteur, vous devez vous demander si vous voulez vraiment y cultiver des oignons », explique M. van der Velde. « Vous devez Ă©liminer le maillon le plus faible. Dans ce cas, lâĂ©pandage de compost peut aider. »
Un conseil de fertilisation de base est Ă©tabli en fonction des caractĂ©ristiques. Durant la saison de croissance, un Ă©chantillon du sol est prĂ©levĂ© Ă deux reprises, ainsi quâun Ă©chantillon de feuille. La fertilisation est ensuite ajustĂ©e en fonction du potentiel de la plante. Vous minimisez ainsi les pertes et maĂźtrisez les coĂ»ts, conclut Wilko van der Velde. « 100 oignons par mÂČ demandent plus dâengrais que 85 oignons par mÂČ. Et si le sol possĂšde une minĂ©ralisation suffisante, lâĂ©pandage peut ĂȘtre rĂ©duit. GrĂące aux analyses, vous pouvez faire des choix Ă©clairĂ©s et Ă©ventuellement intervenir plus tĂŽt. En collectant toutes les donnĂ©es, vous pouvez retrouver les caractĂ©ristiques dâune parcelle mĂȘme cinq ans aprĂšs. »
Producteur dâoignons Ă Uithuizermeeden
Koos Meeuwes, producteur Ă Uithuizermeeden en Groningue, a cultivĂ© la saison derniĂšre des oignons de semis avec le producteur et ouvrier agricole Rick van Regteren. Pour la premiĂšre fois, il a utilisĂ© du compost. Les oignons de la variĂ©tĂ© Hyroad ont poussĂ© sur un sol lĂ©ger labourĂ© au printemps, avec une teneur en limon de 14 %. Les oignons ont Ă©tĂ© semĂ©s le 21 mars. Une semaine plus tard, 25 tonnes par hectare de compost vert ont Ă©tĂ© Ă©pandues sur des lits de 2,25 mĂštres. Les nombreuses averses qui ont suivi ont provoquĂ© une battance sur la parcelle, mais la formation de croĂ»te est restĂ©e limitĂ©e lĂ oĂč le compost avait Ă©tĂ© Ă©pandu. Le hersage semblait superflu du fait que la couche supĂ©rieure est restĂ©e meuble. Le compost a Ă©galement contribuĂ© Ă ce phĂ©nomĂšne, explique Koos Meeuwes. « Cela a pu ĂȘtre observĂ© Ă un endroit qui nâavait reçu aucun Ă©pandage. La diffĂ©rence se voyait Ă lâĆil nu. LĂ oĂč il y avait du compost, le sol Ă©tait beaucoup plus lĂ©ger et les plantes sortaient facilement. » Il est satisfait de la stabilitĂ© du compost qui a Ă©galement servi de nourriture assimilable par la plante. Le producteur a rĂ©coltĂ© prĂšs de 50 tonnes dâoignons par hectare, avec un pourcentage Ă©levĂ© de gros oignons.
LALLEMAND PLANT CARE, STECOMAT, OMNIVENT ET DOWNSDUBRULLE, LES QUATRE ENTREPRISES PARTENAIRES DE LA JOURNĂE INTERNATIONALE DE LâOIGNON ET DE LâĂCHALOTE, ORCHESTRĂE PAR BEJO DANS LE LOIRET EN JUIN 2022, REVIENNENT SUR LâINTĂRĂT RASSEMBLEUR DE LâĂVĂNEMENT, ET ĂVOQUENT LEURS PERSPECTIVES POUR 2023.
Les micro-organismes par nature
« Nous avons Ă©tĂ© ravis de participer Ă cette JournĂ©e qui a bĂ©nĂ©ficiĂ© dâune organisation bien rodĂ©e, tĂ©moigne Matthias Guillaume, le directeur commercial France de Lallemand Plant Care. Les interventions des confĂ©rences Ă©taient qualitatives. De nombreux leviers techniques ont Ă©tĂ© abordĂ©s. TrĂšs investie, lâĂ©quipe Bejo a su mobiliser la profession, assurer une dimension internationale Ă lâĂ©vĂ©nement, oĂč nous avons retrouvĂ© plusieurs acteurs europĂ©ens. Un succĂšs ! »
Leader mondial de la production de micro-organismes, lâentreprise sâinscrit «dans un contexte marquĂ© par lâĂ©mergence de rĂ©sistances, le retrait de certaines matiĂšres actives, la volontĂ© de rĂ©duire les gaz Ă effet de serre et la croissance des puits de carbone». Les Ă©changes avec les producteurs, qui ont pu observer les effets des solutions de biostimulants et de bio-contrĂŽle Lallemand sur la parcelle de dĂ©monstration, ont Ă©tĂ© fructueux.
En Allium, les principaux enjeux techniques de Lallemand Plant Care concernent la lutte contre la fonte des semis, la fusariose au champ, la pourriture blanche et les maladies bactĂ©riennes. En amont, lâentreprise propose de combiner solutions de bio-contrĂŽle et stratĂ©gies de biostimulation pour rendre les plants plus tolĂ©rants aux types de stress : « ce qui favorise la qualitĂ© dâimplantation, la rĂ©sistance au stress hydrique ou thermique, amĂ©liore le calibre des bulbes et le rendement commercialisable », prĂ©cise Matthias Guillaume.
Comparaison sur la parcelle dâessai entre le tĂ©moin (Ă droite), et les oignons qui ont bĂ©nĂ©ficiĂ© de biostimulant (au centre) ou de bio-contrĂŽle et bio-stimulant (Ă gauche).
Les spĂ©cialitĂ©s Lallemand Plant Care les plus utilisĂ©s sur les Allium en France sont le biofongicide Prestop WP contre les maladies racinaires, Lalstop Contans WG contre la conservation dans le sol des espĂšces virulentes de Sclerotinia sp, et des solutions biostimulantes comme Lalstim Osmo, qui amĂ©liore la capacitĂ© de rĂ©tention de lâeau en pĂ©riode de stress, ou Rise P qui favorise le dĂ©marrage et la qualitĂ© dâimplantation des plants.
En plus, lâentreprise a acquis « un bio-insecticide contre le Thrips, Ă base de Metharizium bruneum Ma43, qui sera commercialisĂ© en 2024 sous le nom Lalguard M52 OD ». >>
Quand la station remédie au réchauffement climatique
« Ătre en partenariat avec Bejo est quasi naturel, explique Franck Van der Linden, agronome et coach en conditionnement, parce que le semencier est notre client : directement pour ses stations de bulbilles dâEspagne et des USA, par De Groot en Slot aux Pays-Bas, et indirectement en France Ă travers notre client Julien Boyer, le producteur de bulbilles qui travaille pour eux et qui accueillait justement la manifestation sur le site de la station ».
« Ătre partenaire nous a offert lâoccasion de montrer de nouveaux systĂšmes aux acteurs du monde de lâoignon, qui sont venus en nombre et se sont vraiment montrĂ©s intĂ©ressĂ©s, mĂȘme si on sait que la dĂ©cision de sâĂ©quiper en station nâest pas impulsive ». Lâentreprise, qui reste familiale, se donne justement ce temps long qui permet de se projeter dans le futur.
Omnivent continue Ă proposer des nouveautĂ©s dans la gamme des ventilateurs quâelle dĂ©veloppe. Mais ce qui fait son actualitĂ©, câest lâenregistrement dâune forte demande en frigos : « le rĂ©chauffement climatique change la donne. Aujourdâhui, aux Pays-Bas en janvier, il fait 12°C au lieu de 6°C ! SâĂ©quiper en frigo ne rĂ©pond plus juste au choix dâĂ©tirer la saison de commercialisation de lâoignon de jour long, cela devient indispensable tout simplement pour stocker ».
Dans cette optique, le systĂšme Plug &Play convient particuliĂšrement aux besoins des agriculteurs indĂ©pendants : « compact, tout en un, il nĂ©cessite juste de faire un trou dans le mur du bĂątiment, et de poser un cĂąble Ă©lectrique pour ĂȘtre opĂ©rationnel ».
Par ailleurs, Omnivent lancera bientĂŽt lâOmniCuro Next : « un nouveau systĂšme pour chauffer, refroidir et sĂ©cher, conçu pour ĂȘtre entiĂšrement automatique. Son programme autonome Ă©vite dâavoir Ă changer de rĂ©glage tout le temps pour suivre les variations de tempĂ©rature ». TestĂ© en station aux Pays-Bas, il sera commercialisĂ© en juin, autant dire dĂšs la prochaine campagne.
Sâequiper en diminuant sa consommation dâĂ©nergie le spĂ©cialiste du dĂ©sherbage mĂ©canique de prĂ©cision, en cultures et intercultures, sâestime satisfait de sa contribution Ă la JournĂ©e de lâOignon. « Nous avons obtenus de bons contacts ce jours-lĂ , tĂ©moigne son dirigeant Niek Jansingh, et nous continuons Ă ouvrir de nouvelles perspectives avec Bejo ».
Farmdroïd, le robot qui sÚme et désherbe, reste le clou des démonstrations de Stecomat, son distributeur exclusif. Quelques dizaines de producteurs français en sont désormais équipés, en agriculture conventionnelle, plus raisonnée, type HVE3, comme en AB. « Les améliorations sont constantes, détaillait le constructeur au SIMA : avec une version 4 roues pour gagner en flexibilité ; une roue plombeuse en option pour favoriser le rappui ; une meilleure connectivité GPS grùce à de nouvelles antennes ; de nouveaux partenariats avec les opérateurs pour remédier aux soucis de connexion sur un parcours. »
Dans le contexte actuel, Ă©conomiser la consommation dâĂ©nergie (fioul, GNRâŠ) est devenu prioritaire. En dĂ©sherbage mĂ©canique, la herse-Ă©trilleâ bineuse de prĂ©cision Treffler en dĂ©monstration le jour J rĂ©pond aussi aux injonctions de la nouvelle PAC pour rĂ©duire les phytos et baisser lâIFT.
Franck Van der Linden âsemis direct dâoignon
Optimiser la recolte, de la rĂ©ception a la livraison « Rien Ă redire sur lâorganisation de cette grande journĂ©e ! Nous sommes toujours enchantĂ©s de passer du temps avec les producteurs», commente le patron Damien Dubrulle.
Guillaume Planchon, son directeur commercial, renchĂ©rit : « non seulement nous avons eu dâexcellents retours qui permettent vraiment de dire que cette journĂ©e nous a comblĂ©s, mais nous poursuivons les Ă©changes avec Bejo, qui nous a fait venir en Hollande et abonde notre collecte dâinformations spĂ©cifiques Ă lâoignon ».
Si lâentreprise est bien connue comme une grande spĂ©cialiste du matĂ©riel de rĂ©ception, de manutention, de stockage en caisse, big bag et vrac, ces Ă©changes visent tout particuliĂšrement le trieur optique nouvelle gĂ©nĂ©ration CropVision, rĂ©compensĂ© au SIMA : « les donnĂ©es recueillies servent Ă amĂ©liorer son algorithme. La machine est en phase dâapprentissage telle un bĂ©bĂ© : il y a toujours de nouvelles variĂ©tĂ©s, des diffĂ©rences issues dâexpertises Ă enregistrer comme paramĂštres».
Niek Jansingh pointe lâintĂ©rĂȘt de son fissurateur Ă faible perturbation Grange qui, placĂ© entre le tracteur et un autre outil, permet de rĂ©duire le nombre de passages : « pour restructurer le sol jusquâĂ 0,40 m de profondeur, et lâamĂ©liorer notamment quand il a souffert de tassement en conditions humides. ».
Pour 2023, il mise sur EcoCut, une Ă©cimeuse de prĂ©cision DHM, Ă©quipĂ©e dâune barre de coupe Ă double section de lames Ă entraĂźnement hydraulique, qui conjugue faible consommation dâĂ©nergie et bon dĂ©bit : « sa largeur de travail va de 6,20 m Ă 12,20 m. Silencieuse, garantie sans effet de vent, elle est lĂ©gĂšre et puissante. OpĂ©rationnelle de 0,30 m Ă 1,60 m de haut, elle passe au-dessus des cultures en cas de repousse des adventices ». Outre son action directe, elle rĂ©duit Ă long terme la population de graines, favorise la lumiĂšre et amĂ©liore le dĂ©bit Ă la rĂ©colte.
En comparaison, le marchĂ© de lâoignon se rĂ©vĂšle plus complexe que celui de la pomme de terre, oĂč le trieur optique est dĂ©jĂ opĂ©rationnel. Forte de ces nouveaux apports, «lâentreprise est prĂȘte Ă passer dĂšs la prochaine rĂ©colte dâoignons aux tests en grandeur rĂ©elle».
RĂ©cemment, Downs Dubrulle a rachetĂ© Saalto, entreprise renommĂ©e pour son systĂšme de traçabilitĂ©, Ă©galement distinguĂ© par un prix de lâinnovation. « Avec ce systĂšme, la gĂ©olocalisation de chaque caisse permet dĂ©sormais de connaĂźtre son stock en temps rĂ©el, et de tout gĂ©rer en direct sur informatique. Le temps dâagrafer les infos sur les palox est terminé», prĂ©dit Guillaume Planchon. Lâhistorique peut ĂȘtre valorisĂ© jusquâau client final, en GMS ».
La construction de la nouvelle usine sera bientÎt achevée : « son inauguration officielle relancera en novembre-décembre la tradition de nos journées Portes ouvertes ».
Le robot Farmdroid qui sĂšme et bine
LA FORMATION DE CROĂTE EST UN PROBLĂME DE PLUS EN PLUS FRĂQUENT DANS LA CULTURE DE LâOIGNON. CES DERNIĂRES ANNĂES, DE GROOT EN SLOT A CONSTATĂ QUE SOUS LâEFFET DES FORTES PRĂCIPITATIONS, DE LA GRĂLE OU DE LA NEIGE, DE LA CROĂTE SE FORMAIT RĂGULIĂREMENT APRĂS LE SEMIS DES OIGNONS. LA FORMATION DE CROĂTE OU LâĂLIMINATION DE CETTE CROĂTE EST TRAITĂE DE DIFFĂRENTES MANIĂRES. PRODUCTEURS ET CHERCHEURS PARTAGENT LEURS EXPĂRIENCES.
Marcel Kooijman
Producteur dâoignons Ă Sint Annaland
Marcel Kooijman, producteur dâoignons Ă Sint Annaland, a cultivĂ© cette annĂ©e 15 hectares dâoignons jaunes. M. Kooijman a installĂ© un systĂšme dâirrigation par goutte-Ă -goutte sur 5 hectares : il nâa donc pas rencontrĂ© de problĂšme de croĂ»te dans cette zone. Sur les 10 hectares restants, il a utilisĂ© une dĂ©sherbeuse pour casser la croĂ»te.
Lorsque la plupart des oignons commençaient Ă toucher la croĂ»te, nous avons passĂ© la dĂ©sherbeuse, explique Marcel. « Certains oignons avaient dĂ©jĂ traversĂ© la croĂ»te. Mais Ă ce moment-lĂ , nous nâavions pas dâeau Ă disposition. Nous avons donc dĂ» trouver une autre solution. Par la suite, nous avons pu mettre en place le tuyau dâarrosage. »
Durant le passage de la dĂ©sherbeuse, Marcel sâest rendu compte quâil Ă©tait dĂ©jĂ trop tard.
« La croĂ»te Ă©tait trop Ă©paisse et nous abĂźmions trop dâoignons. Nous pouvions voir des oignons Ă©crasĂ©s. Nous avions peur de causer trop de dĂ©gĂąts. Plus tard dans la saison, nous pouvions voir les endroits oĂč nous avions passĂ© la dĂ©sherbeuse. Nous avions lâimpression quâil y avait plus de plants quâaux endroits oĂč nous nâĂ©tions pas passĂ©s. »
Est-ce que Marcel agirait diffĂ©remment Ă lâavenir pour Ă©viter la formation de croĂ»te ou la casser ? « LâidĂ©e serait de commencer plus tĂŽt. Mais quand il sâagit de croĂ»te, vous arrivez toujours trop tard. » Il ne sait pas si cela a eu des consĂ©quences sur le rendement. « Nous nâavons pas effectuĂ© de calcul de rendement. »
Envie de savoir ce que Marcel Kooijman a fait pour lutter contre la formation de croûte ? Consultez son vlog sur YouTube « Ons boerenleven », épisode 79.
âSi les graines sont semĂ©es trop superficiellement, on arrache les jeunes plants du sol.â
Conseiller en culture Klaas de Boer
Johan van der Wekken
Producteur dâoignons Ă Burgh-Haamstede
Lâexploitation agricole Thes Agro Ă Burgh-Haamstede utilise le semoir pour lutter contre la formation de croĂ»te. Les lames du semoir sont rĂ©glĂ©es Ă une trĂšs faible profondeur, de maniĂšre Ă ce quâelles touchent Ă peine le sol. Le semoir parcourt ensuite le champ Ă une vitesse de seulement 2 Ă 3 km/h pour casser la croĂ»te, explique Johan van der Wekken.
Thes Agro a testĂ© cette mĂ©thode pour la premiĂšre fois il y a une dizaine dâannĂ©es. « La formation de croĂ»te est un rĂ©el problĂšme ici », dĂ©clare Johan van der Wekken. « Nous nâavons pas de bineuse ni de dĂ©sherbeuse. Nous avons donc eu lâidĂ©e Ă lâĂ©poque dâessayer de casser la croĂ»te avec le semoir. Ă notre grande surprise, cela avait trĂšs bien fonctionnĂ©. Nous avons donc utilisĂ© la mĂȘme mĂ©thode la saison passĂ©e. »
Les oignons prĂ©sentaient des stades de croissance trĂšs diffĂ©rents : certains avaient traversĂ© la croĂ»te tandis que dâautres buttaient encore contre. Johan estime que la mĂ©thode avec le semoir a bien fonctionnĂ©. « Nous le referons si besoin. LâidĂ©al serait de pouvoir intervenir quelques jours avant que le sol ne le permette. La croĂ»te est alors moins dure, ce qui permet de sauver davantage dâoignons. »
Thes Agro a volontairement laissĂ© la croĂ»te intacte Ă certains endroits pour voir la diffĂ©rence et dĂ©terminer lâutilitĂ© de lâopĂ©ration. « Nous avons constatĂ© une nette diffĂ©rence dans les zones qui nâavaient pas Ă©tĂ© traitĂ©es. LĂ oĂč nous avions cassĂ© la croĂ»te, il y avait plus dâoignons au mĂštre et
ils poussaient plus facilement. Nous estimons que 25 % dâoignons en plus ont prĂ©-Ă©mergĂ© aux endroits sans croĂ»te. »
Jonas Bodyn
Chercheur sur les légumes de plein air chez PCG Belgique
Le Provinciaal Proefcentrum voor de Groenteteelt (PCG) en Belgique ne mĂšne pas de recherches actives sur la formation de croĂ»te. En revanche, lâun des projets du centre vise Ă amĂ©liorer la capacitĂ© de rĂ©tention de lâhumiditĂ© du sol. Lâune des solutions Ă©tudiĂ©es ici est lâapplication dâun paillis de compost aprĂšs le semis des oignons. Cela aurait un effet positif sur la prĂ©vention de la formation de croĂ»te, explique Jonas Bodyn, chercheur chez PCG. >>
Le compost est Ă©pandu sur les oignons aprĂšs le semis. La couche mesure 0,5 cm dâĂ©paisseur, ce qui correspond Ă 32,5 tonnes/ha de compost, explique Jonas Bodyn. « Un demi-centimĂštre nâest pas assez pour parler de paillis mais nous ne pouvions pas en Ă©pandre davantage en raison de la teneur en phosphate du compost. Nous avons rĂ©alisĂ© des mesures de la prĂ©-Ă©mergence et avons suivi la culture pendant toute la saison de croissance. Par la suite, les rĂ©sultats de la rĂ©colte et le tri en fonction de la taille ont Ă©galement Ă©tĂ© analysĂ©s. »
Lâapplication de compost offre Ă©galement lâavantage de limiter les dommages (potentiels) causĂ©s par le vent de sable, ajoute Jonas. « Un compost frais et encore humide a plus dâeffets bĂ©nĂ©fiques quâun compost dĂ©jĂ complĂštement sec. Le processus de dĂ©composition est encore en cours, surtout lorsquâil sâagit de compost de ferme. Avec le compost vert, cela est rarement le cas du fait quâil est gĂ©nĂ©ralement dĂ©jĂ sec. Nous avons utilisĂ© du compost vert car il est moins salĂ© que le compost de ferme. »
AprĂšs avoir dĂ©posĂ© la couche de compost, PCG a constatĂ© que davantage de plants Ă©taient sortis, sans toutefois que cette diffĂ©rence soit rĂ©ellement significative par rapport aux parcelles sans compost. En revanche, lâuniformitĂ© Ă©tait bien meilleure lors des Ă©valuations de fin avril et fin mai, confirme Jonas. Les parties ayant reçu du compost prĂ©sentaient Ă©galement plus de volume en juin. PCG avait dĂ©jĂ appliquĂ© du compost en surface sur des Ă©pinards dans le passĂ©, mais cela avait causĂ© dâimportants dĂ©gĂąts dus au sel. Les oignons ont probablement Ă©tĂ© semĂ©s suffisamment en profondeur pour ne pas subir ce type de dommages, conclut Jonas. « Le compost doit avoir Ă©tĂ© bien tamisĂ©. Il est alors moins salĂ©. Avant dâĂ©pandre le compost, il est important de demander une derniĂšre analyse pour connaĂźtre prĂ©cisĂ©ment la teneur en sel du produit. »
Producteur dâoignons Ă Tzummarum
Berend Dokter, producteur Ă Tzummarum, a suivi les indications du conseiller en culture Klaas de Boer de George Pars Graanhandel et passĂ© la dĂ©sherbeuse pour casser la croĂ»te dans les champs dâoignons. Cela a bien fonctionnĂ©, confirme Berend Dokter. « Nous avons observĂ© plus de plants par ha et une meilleure prĂ©-Ă©mergence dans les zones traitĂ©es. »
Ce printemps, Berend nâa pas pu arroser du fait que la teneur en sel de lâeau de fossĂ© Ă©tait trop Ă©levĂ©e. Le choix Ă©tait alors simple : ne rien faire ou passer la dĂ©sherbeuse, explique-t-il. Lors du passage de la dĂ©sherbeuse, les plants dâoignon touchaient la croĂ»te. Le producteur a semĂ© les oignons Ă 2,5 cm de profondeur. Un vĂ©ritable atout, estime le conseiller Klaas de Boer. « Lorsque les oignons sont semĂ©s plus en surface, vous risquez dâarracher la plante du sol. »
Le producteur frison a traitĂ© une partie des oignons contre la formation de croĂ»te et laissĂ© une autre partie telle quelle. « Je nâĂ©tais pas sĂ»r dâavoir fait le bon choix, mais par la suite je me suis rendu compte que jâaurais dĂ» aller jusquâau bout. La diffĂ©rence Ă©tait nette au niveau de la prĂ©-Ă©mergence. Sur les parties non traitĂ©es, il y avait par endroits 20 Ă 30 cm sans oignons du fait que les plants nâavaient pas rĂ©ussi Ă percer la croĂ»te ou germer. » Les parties sans croĂ»te ont produit un bon rendement mais avec des tailles plus petites. En revanche, les parties non traitĂ©es ont produit des oignons plus gros.
Est-ce que Berend agirait diffĂ©remment Ă lâavenir pour Ă©viter la formation de croĂ»te ou la casser ? « Je commencerais peut-ĂȘtre plus tĂŽt », admetil. Le plus tĂŽt est le mieux, confirme Klaas de Boer. « DĂšs quâune croĂ»te apparaĂźt, vous pouvez passer la dĂ©sherbeuse. Pas besoin dâattendre que le plant touche la croĂ»te. Plus la croĂ»te est fine, mieux câest. »
Mais il y a un « mais », conclut Klaas de Boer. « Ce qui est surprenant, câest que le passage de la dĂ©sherbeuse a entraĂźnĂ© une augmentation de la pression de mauvaises herbes. Cette petite opĂ©ration sur le sol perturbe les herbicides de sol, ce qui laisse le champ libre Ă certaines mauvaises herbes. Il faudra se pencher sur la question. »
VOUS AVEZ TOUJOURS VOULU JETER UN ĆIL EN COULISSES DANS LE CENTRE DE SĂLECTION ET LES SERRES DE DE GROOT EN SLOT ? CâEST DĂSORMAIS POSSIBLE EN VERSION NUMĂRIQUE !
Un Ćil en coulisses dans le processus de sĂ©lection des oignons. Qui ne rĂȘverait pas de savoir tout ce quâil se passe avant quâun oignon soit cultivĂ© ? Pour cette raison, des visites « live » ont Ă©tĂ© organisĂ©es dans lâentreprise afin de permettre Ă des groupes de clients ou de producteurs de dĂ©couvrir ce quâil se passe dans les coulisses de lâentreprise.
En complĂ©ment de ces visites, quoi de mieux que dâoffrir la possibilitĂ© Ă tous dâen savoir plus sur le processus, de la semence Ă lâoignon ? Câest
ainsi que lâidĂ©e dâune visite numĂ©rique de lâentreprise a vu le jour. Et une visite en 3D sâil-vous-plaĂźt. Cela semble venir complĂ©ter idĂ©alement les visites « live » dĂ©jĂ proposĂ©es.
LâexpĂ©rience 3D donne lâimpression de se trouver rĂ©ellement dans les diffĂ©rents espaces. Vous faites ainsi une promenade « numĂ©rique » dans lâentreprise. Non seulement dans le centre de sĂ©lection, mais aussi dans les serres. Cette visite numĂ©rique est ponctuĂ©e de nombreux points dâinformation qui expliquent le rĂŽle de chaque dĂ©partement et dĂ©crivent tout le parcours de la semence Ă lâoignon (ou de lâoignon Ă la semence). Comment naĂźt une nouvelle variĂ©tĂ© dâoignon ? Quelles opĂ©rations cela exige-t-il en amont ? Vous pouvez dĂ©sormais le savoir et le vivre. Envie de dĂ©couvrir cette visite insolite ? Suivez notre visite 3D en scannant le QRcode figurant sur cette page.
Vous avez effectuĂ© la visite 3D mais vous aimeriez quand mĂȘme visiter notre entreprise « en vrai » avec un groupe ? Câest tout Ă fait possible. ComplĂ©tez le formulaire de demande sur le site Web (via le QR-code ou sur www.degrootenslot.nl/bedrijfstour-de-groot-en-slot). Lâun de nos technico-commerciaux vous recontactera dans les plus brefs dĂ©lais pour organiser un rendez-vous.
DIRECTEUR MARTIN SLOT : LA GESTION DâUNE ENTREPRISE FAMILIALE
COMMENT LE DIRECTEUR MARTIN SLOT VIT-IL LE FAIT DE TRAVAILLER POUR LâENTREPRISE FAMILIALE DE GROOT EN SLOT ? COMMENT SâĂPANOUIT-IL DANS SON RĂLE DE DIRECTEUR ? ET ALORS QUE LâENTREPRISE SE DĂVELOPPE, COMMENT PRĂSERVE-T-IL LE « SENS DE LA FAMILLE » ? « CE QUE JâAPPRĂCIE LE PLUS, CâEST LA POSSIBILITĂ DâALLIER BUSINESS ET ĂMOTION. AUSSI BONS LES RĂSULTATS
FINANCIERS SOIENT-ILS, IL NE FAUT JAMAIS PERDRE LE SENS DE LA FAMILLE. »
Martin Slot (44 ans) est le directeur de la filiĂšre de lâoignon de De Groot en Slot depuis prĂšs de dix ans. Fils de Piet Slot, ancien chef dâexploitation de la jardinerie de De Groot en Slot, il passait dĂ©jĂ tous ses samedis dans les jardineries de Heerhugowaard et Den Helder quand il Ă©tait petit. Martin a Ă©tudiĂ© lâĂ©conomie des entreprises et a commencĂ© sa carriĂšre chez AHOLD une fois diplĂŽmĂ©. « Ă lâĂ©poque, je nâimaginais pas du tout de travailler pour notre entreprise familiale », avoue-t-il. Mais les choses ont changĂ© en 2008, lorsque le directeur de lâĂ©poque Henk de Groot lui a demandĂ© de prendre la relĂšve. « Jâai grandi dans la jardinerie, la filiĂšre de lâoignon Ă©tait
relativement nouvelle pour moi. » Il a pourtant dit « oui » et accepté le poste de directeurassistant en étudiant la sélection des plantes en parallÚle.
En 2011, lorsque Henk est parti à la retraite, Martin est devenu directeur avec Jeroen de Haas. Jeroen devant à son tour prendre sa retraite début 2023, son successeur Ban van den Hemel a déjà été nommé.
Au sein de la direction de De Groot en Slot, Martin Slot est Ă©galement chargĂ© dâentretenir des liens Ă©troits avec la famille. De Groot en Slot est aujourdâhui devenue une grande entreprise internationale mais elle est et reste une entreprise familiale, prĂ©cise-t-il. Lâentreprise applique un rĂšglement familial qui dĂ©crit les valeurs-clĂ©s. Il sâagit notamment de la pĂ©rennitĂ©, de lâautonomie durable, du respect, du dĂ©veloppement durable et de la responsabilitĂ©. Officiellement, les membres de la famille sont Ă©galement titulaires de certificat. Cela signifie quâils ne peuvent exercer une influence directe sur lâentreprise. Les intĂ©rĂȘts des titulaires de certificat sont reprĂ©sentĂ©s par le STAK qui rĂ©unit trois membres de la direction. ParallĂšlement, un Conseil des commissaires surveille les activitĂ©s dans les diffĂ©rentes filiĂšres de lâentreprise.
Sur le plan informel, une grande attention est accordée au renforcement des liens des membres de la famille. Martin reçoit lui aussi toutes sortes de conseils en la matiÚre. Il faut savoir composer avec, dit-il. « La communication est essentielle mais vous ne pouvez naturellement pas tout dire. Comme dans toutes les familles, il peut arriver que les discussions soient animées. »
La majoritĂ© de la deuxiĂšme gĂ©nĂ©ration des familles De Groot et Slot travaille dans lâentreprise ; pour la troisiĂšme gĂ©nĂ©ration, câest heureusement moins Ă©vident, ajoute Martin. Il estime que les membres de la famille doivent pouvoir choisir librement
leurs intĂ©rĂȘts, Ă lâintĂ©rieur ou Ă lâextĂ©rieur de lâentreprise. Ce nâest pas parce vous vous appelez De Groot ou Slot que vous ĂȘtes automatiquement embauchĂ©. « Les intĂ©ressĂ©s doivent se soumettre Ă une Ă©valuation indĂ©pendante afin de dĂ©terminer si une personne convient ou non pour un poste. Nous organisons Ă©galement des entretiens avec les membres de la famille pour Ă©voquer le schĂ©ma des attentes. En tant quâactionnaire, il peut arriver que vos futurs collĂšgues ne vous considĂšrent pas de la mĂȘme maniĂšre, ce qui peut reprĂ©senter une pression supplĂ©mentaire. Il faut garder les deux pieds sur terre, ce nâest quâĂ cette condition que vous prenez du plaisir dans votre travail. »
Si un membre de la famille ne convient pas pour un poste quâil convoite, cela devient compliquĂ©, admet Martin. « Une telle situation peut sâavĂ©rer plus Ă©pineuse quâun gros investissement mais nous accordons toujours la prioritĂ© aux intĂ©rĂȘts de lâentreprise. LĂ encore, la communication est primordiale. Il faut avant tout rester honnĂȘte. Mieux vaut causer une dĂ©ception que de garder le silence. »
De par ses Ă©tudes, Martin a une prĂ©dilection pour la psychologie dâentreprise : il trouve important que les collaborateurs soient Ă la bonne place. « Jâaccorde beaucoup dâattention aux ressources humaines. Jâessaie dâĂȘtre prĂ©sent le plus souvent possible et dâĂȘtre attentif aux autres. De Groot en Slot suscite une grande fidĂ©litĂ© et une grande satisfaction, avec trĂšs peu dâarrĂȘts maladie. Cela me rend trĂšs fier, peut-ĂȘtre mĂȘme plus que les rĂ©sultats financiers. Non seulement la famille directe travaille dans lâentreprise depuis des gĂ©nĂ©rations, mais dâautres membres du personnel ont pris la relĂšve aprĂšs leur grand-pĂšre et leur pĂšre. Nous voulons prĂ©server ce âsens de la familleâ. Cela ne se fait pas tout seul, il faut sans cesse faire des efforts. Une fois que les collaborateurs considĂšrent leur travail comme un loisir, jâai rempli ma mission. Fort heureusement, cela est le cas de beaucoup de collaborateurs au sein de lâentreprise ! »
Martin Slot aborde lâavenir de De Groot en Slot avec sĂ©rĂ©nitĂ©. Les fondations de lâentreprise familiale sont solides. Les opportunitĂ©s pour poursuivre le dĂ©veloppement de lâentreprise sont nombreuses. Cela le motive Ă transmettre une entreprise florissante Ă la gĂ©nĂ©ration future, ajoute-t-il. « Nous connaissons une forte croissance et Ă©largissons nos activitĂ©s. La troisiĂšme gĂ©nĂ©ration a souhaitĂ© placer davantage le dĂ©veloppement durable au cĆur des prĂ©occupations. Cela a abouti Ă une participation majoritaire dans Hortimare, une entreprise qui sĂ©lectionne et produit du matĂ©riel de base Ă partir dâalgues marines. Nous Ă©tudions Ă©galement la possibilitĂ© de crĂ©er une nouvelle filiĂšre dans lâalimentaire et lâagriculture. Le tout dans le but de consolider encore davantage lâassise de notre entreprise familiale. »
f Oignon de consommation rapide
f Oignon de garde
f Oignon de garde
f NOUVEAU
Oignon avec un trĂšs gros potentiel rendement.
X Région: Nord, Sud
X Type: Espagnol, Japonais
X Précocité: P0
X Durée du jour: Intermédiaire
X Cycle aprĂšs semis: 150
X Mode de culture: Plein-champ
X Type de marché: Frais, Industrie
X Volume: Gros
X Couleur: Jaune
X Fermeté: 7
X Qualité peau: 7
X Conservation: +
X Rendement: 110
X Densité de graines / ha:
750 000 Ă 900 000
X IR: Foc; Pt
Oignon mi-précoce de jours longs et de conservation à long terme comme Mustang. De forme ronde à ronde iconique, cette variété possÚde une trÚs bonne qualité et tenue de peau. Fermeté et rendement un peu plus élevé que Mustang. Haute résistance au mildiou.
X Région: Nord, Sud
X Type: Américain
X Précocité: P1
X Durée du jour: Jour long
X Cycle aprĂšs semis: 177
X Mode de culture: Plein-champ
X Type de marché: Frais
X Volume: Gros
X Couleur: Jaune
X Fermeté: 8
X Qualité peau: 8
X Conservation: +
X Rendement: 99
X Densité de graines / ha:
750 000 Ă 900 000
X IR: Pt
X HR: Pd
Hybride mi-précoce de type Rijnsburger avec une excellente qualité de peau, un feuillage de couleur vert foncé et une faible montaison. Convient parfaitement au long stockage. Meilleure variété en comparaison avec Hybound (1/2 semaine plus tardif).
X Région: Nord
X Type: Rijnsburger
X Précocité: P2
X Durée du jour: Jour trÚs long
X Cycle aprĂšs semis: 168
X Mode de culture: Plein-champ
X Type de marché: Frais, Industrie
X Volume: Gros
X Couleur: Jaune
X Fermeté: 9
X Qualité peau: 9
X Conservation: + +
X Rendement: 102
X Densité de graines / ha:
750 000 Ă 900 000
X IR: Pt
i Ăchelle de 1 Ă 10 pour la fermetĂ© et la qualitĂ© de peau. Conservation : - = faible, +/- = moyenne, + = haute, ++ = trĂšs haute. Rendement : chiffre pour comparer les variĂ©tĂ©s avec dâautres.
Oignon hybride rouge. Le plus précoce de notre gamme. Bon compromis entre précocité, rendement et couleur. Maturité uniforme.
X Région: Nord, Sud
X Type: Américain
X Précocité: P1
X Durée du jour: Jour long
X Cycle aprĂšs semis: 172
X Mode de culture: Plein-champ
X Type de marché: Frais
X Volume: Gros
X Couleur: Rouge
X Fermeté: 7
X Qualité peau: 7
X Conservation: +
X Rendement: 105
X Densité de graines / ha:
750 000 Ă 800 000
X IR: Pt
Oignon rouge de trĂšs belle couleur. De forme bien ronde, avec un collet fin, il convient pour la conservation.
X Région: Nord
X Type: Rijnsburger
X Précocité: P2
X Durée du jour: Jour trÚs long
X Cycle aprĂšs semis: 165
X Mode de culture: Plein-champ
X Type de marché: Frais, Industrie
X Volume: Gros
X Couleur: Rouge
X Fermeté: 8
X Qualité peau: 8
X Conservation: + +
X Rendement: 102
X Densité de graines / ha:
750 000 Ă 800 000
X IR: Pt
Premier oignon rouge disposant dâune haute rĂ©sistance au mildiou. De type Rijnsburger et de forme bien ronde, il convient au stockage long terme.
X Région: Nord
X Type: Rijnsburger
X Précocité: P2
X Durée du jour: Jour trÚs long
X Cycle aprĂšs semis: 167
X Mode de culture: Plein-champ
X Type de marché: Frais, Industrie
X Volume: Gros
X Couleur: Rouge
X Fermeté: 8
X Qualité peau: 8
X Conservation: + +
X Rendement: 97
X Densité de graines / ha:
750 000 Ă 900 000
X HR: Pd
X IR: Pt
i Ăchelle de 1 Ă 10 pour la fermetĂ© et la qualitĂ© de peau. Conservation : - = faible, +/- = moyenne, + = haute, ++ = trĂšs haute.
Rendement : chiffre pour comparer les variĂ©tĂ©s avec dâautres.
f Oignon de garde f Oignon de garde f Oignon de consommation rapidef Oignon de consommation rapide
f Oignon de consommation rapide
Mi-prĂ©coce pour lâhiver - jours semi-longs. De forme ovale et dâune belle couleur jaune. TolĂ©rant Ă la montaison.
X Région: Nord, Sud
X Type: Japonais
X Durée du jour: Jour court
X Cycle aprĂšs semis: 279
X Mode de culture: Plein-champ
X Type de marché: Frais, Industrie
X Volume: Gros
X Couleur: Jaune
X Fermeté: 6
X Qualité peau: 7
X Conservation: -
X Rendement: 104
X Densité de graines / ha: 850 000 à 1 000 000
X IR: Foc; Pt
Hybride de jours courts.
X Région: Nord, Sud
X Type: Japonais
X Durée du jour: Jour court
X Cycle aprĂšs semis: 283
X Mode de culture: Plein-champ
X Type de marché: Frais, Industrie
X Volume: Gros
X Couleur: Rouge
X Fermeté: 6
X Qualité peau: 5
X Conservation: +
X Rendement: 90
X Densité de graines / ha: 8800 000
X IR: Foc; Pt
i Ăchelle de 1 Ă 10 pour la fermetĂ© et la qualitĂ© de peau. Conservation : - = faible, +/- = moyenne, + = haute, ++ = trĂšs haute.
Rendement : chiffre pour comparer les variĂ©tĂ©s avec dâautres.
Cet hybride de forme allongĂ©e est de couleur cuivrĂ©e et de chair rose. VariĂ©tĂ© prĂ©coce idĂ©ale pour le marchĂ© de frais et lâindustrie.
X Région: Nord, Sud
X Durée du jour: Jour long
X Cycle aprĂšs semis: 145
X Mode de culture: Plein-champ
X Type de sol: Calcaire, Argileux, HumifĂšre, Sableux
X Type de marché: Frais, Industrie
X Volume: 25-35, 35-50
X Forme: Allongée
X Fermeté: 8
X Qualité peau: 8
X Tolérance à la montaison: +/+
X % MatiĂšre sĂšche: 15,4
X Rendement: 115
X Densité de graines / ha:
1 800 000 Ă 2 000 000
X Début Semis: 01-03
X Fin Semis: 30-04
X Début Récolte: 01-08
X Fin Récolte: 15-08
X Début Conservation: 01-09
X Fin Conservation: 28-02
X IR: Pt
Cet hybride de forme allongĂ©e est de couleur cuivrĂ©e et de chair rose. Pour la longue conservation. IdĂ©al pour le marchĂ© de frais et lâindustrie.
X Région: Nord, Sud
X Durée du jour: Jour long
X Cycle aprĂšs semis: 157
X Mode de culture: Plein-champ
X Type de sol: Calcaire, Argileux, HumifĂšre, Sableux
X Type de marché: Frais, Industrie
X Volume: 25-35, 35-50
X Forme: Allongée
X Fermeté: 10
X Qualité peau: 9
X Tolérance à la montaison: +/+
X % MatiĂšre sĂšche: 17,8
X Rendement: 130
X Densité de graines / ha:
1 800 000 Ă 2 000 000
X Début Semis: 01-03
X Fin Semis: 30-04
X Début Récolte: 10-08
X Fin Récolte: 31-08
X Début Conservation: 01-09
X Fin Conservation: 31-07
VariĂ©tĂ© hybride de forme allongĂ©e de couleur cuivrĂ©e et de chair rose. AdaptĂ©e Ă la longue conservation. RĂ©sistante au mildiou. IdĂ©ale pour le marchĂ© de frais et lâindustrie.
X Région: Nord, Sud
X Durée du jour: Jour long
X Cycle aprĂšs semis: 159
X Mode de culture: Plein-champ
X Type de sol: Calcaire, Argileux, HumifĂšre, Sableux
X Type de marché: Frais, Industrie
X Volume: 25-35, 35-50
X Forme: Allongée
X Fermeté: 10
X Qualité peau: 9
X Tolérance à la montaison: +/+
X Rendement: 130
X Densité de graines / ha:
1 800 000 Ă 2 000 000
X Début Semis: 01-03
X Fin Semis: 30-04
X Début Récolte: 10-08
X Fin Récolte: 31-08
X Début Conservation: 01-09
X Fin Conservation: 31-07
X HR: Pd
f Rose f Rose f Rose
* Base 100 : rendement obtenu sur une mĂȘme parcelle dans les mĂȘmes conditions de culture.
** Pd : Peronospora destructor Greenhouse
Variété tardive avec un trÚs bon rendement. Premier bulbille résistant mildiou. Oignon rond de bonne conservation.
X Région: Ouest, Est, Nord, Sud
X Précocité: 11
X Durée du jour: Jour long
X Mode de culture: Plein-champ
X Type de marché: Frais, Industrie
X Fermeté: 8
X Qualité peau: 8
X Tolérance à la montaison: Prép
X % MatiĂšre sĂšche: 13,5
X Conservation: 8
X Rendement: 105
X HR: Pd
X IR: Pt
Bulbes de forme ronde, vigoureux avec un haut rendement. Belle couleur jaune intense. Niveau trĂšs Ă©levĂ© de tolĂ©rance Ă la montaison. Convient pour la vente directe. VariĂ©tĂ© dâhivernage qui est utilisable aussi pour des plantations prĂ©coces de printemps.
X Région: Ouest, Est, Nord, Sud
X Type: Japonais
X Précocité: 14,5
X Durée du jour: Intermédiaire
X Mode de culture: Plein-champ
X Type de marché: Frais, Industrie
X Fermeté: 6
X Qualité peau: 6,5
X Tolérance à la montaison: +/+
X % MatiĂšre sĂšche: 14,2
X Conservation: 6
X Rendement: 90
X IR: Pt
Oignon hybride rouge. Le plus précoce de notre gamme. Bon compromis entre précocité, rendement et couleur. Maturité uniforme.
X Région: Ouest, Est, Nord, Sud
X Type: Rijnsburger
X Précocité: 12,5
X Durée du jour: Jour long
X Mode de culture: Plein-champ
X Type de marché: Frais, Industrie
X Fermeté: 6
X Qualité peau: 6
X Tolérance à la montaison: Prép
X % MatiĂšre sĂšche: 12,8
X Conservation: 5
X Rendement: 102
X IR: Pt
i Ăchelle de 1 Ă 10 pour la fermetĂ© et la qualitĂ© de peau. Conservation : - = faible, +/- = moyenne, + = haute, ++ = trĂšs haute. Rendement : chiffre pour comparer les variĂ©tĂ©s avec dâautres.
LEURS OBSERVATIONS :
LES PAYS-BAS SONT DES MAĂTRES DE LâINNOVATION DANS LE SECTEUR AGRICOLE. LE DOMAINE DES TECHNIQUES DE PRĂCISION SURTOUT EST EN PLEINE EFFERVESCENCE. CERTAINES INNOVATIONS ONT ĂTĂ LARGEMENT TESTĂES ET ONT DĂJĂ FAIT LEURS PREUVES, DâAUTRES TECHNIQUES NâEN SONT ENCORE QUâĂ LEURS DĂBUTS MAIS LAISSENT ENTREVOIR UN GRAND POTENTIEL. TROIS PRODUCTEURS DâOIGNONS INNOVANTS PARTAGENT LEURS EXPĂRIENCES.
Thes Agro dispose dâun vaste champ de connaissances dans le domaine des techniques de prĂ©cision. Mieux encore : lâutilisation de ces techniques est depuis devenue une pratique courante dans lâentreprise agricole de Burgh-Haamstede. « Toutes nos machines sont guidĂ©es par GPS et nous rĂ©alisons beaucoup de nos travaux Ă lâaide de cartes dâapplications, ce qui nous permet de travailler en tenant compte des spĂ©cificitĂ©s de lâendroit », explique Johan van der Wekken de Thes Agro.
En 2016, lâentreprise a commencĂ© par la pulvĂ©risation variable dâherbicides de sol dans la culture de lâoignon. Le fournisseur Van Iperen en est Ă lâorigine. « Ils nous ont demandĂ© de faire des essais dans ce domaine. Nous y avons dĂ©celĂ© de grandes opportunitĂ©s, surtout en raison de la diversitĂ© des types de sol dans nos champs. Dans le cadre de la pulvĂ©risation traditionnelle dâherbicide de sol, nous devions toujours nous montrer prudents quant au dosage et choisissions le juste milieu. RĂ©sultat : dans les sols plus lĂ©gers, les plantes subissaient souvent des dommages sous lâeffet dâune application trop importante. Ă lâinverse, nous nâarrivions pas Ă venir Ă bout des mauvaises herbes dans les parties les plus lourdes dâun champ. Bref, cette solution Ă©tait loin dâĂȘtre idĂ©ale. »
Augmentation du rendement de 7 Ă 10 %
La pulvĂ©risation variable des herbicides de sol suit des cartes dâapplications qui sont Ă©tablies en fonction du profil du sol. Ces cartes dâapplications sont tĂ©lĂ©chargĂ©es dans le systĂšme GPS du pulvĂ©risateur qui dose ensuite le produit pulvĂ©risĂ© en fonction de la composition du sol. Cette maniĂšre de travailler porte ses fruits dâaprĂšs les comparaisons effectuĂ©es avec des plates-bandes de rĂ©fĂ©rence. Selon M. van der Wekken, la pulvĂ©risation de prĂ©cision a entraĂźnĂ© une augmentation du rendement de 7 Ă 10 %. « Les dĂ©gĂąts sur les plantes ne sont plus quâun mauvais souvenir et nous avons mĂȘme rĂ©ussi Ă faire baisser la pression des mauvaises herbes. On ne peut pas rĂ©ellement parler de rĂ©duction de lâutilisation des produits phytosanitaires mais nous apportons la substance active prĂ©cisĂ©ment Ă lâendroit oĂč elle est le plus nĂ©cessaire. »
La valeur ajoutĂ©e de la pulvĂ©risation variable des engrais, utilisĂ©e depuis 2016, est un peu moins concrĂšte selon M. van der Wekken. Lâapport dâengrais est adaptĂ© au profil du sol qui est reprĂ©sentĂ© sur des cartes dâapplications. « Cette application de prĂ©cision nâa pas encore de rĂ©elle valeur ajoutĂ©e pour nous. Cela est notamment dĂ» au fait que nous ne pouvons pas irriguer nos parcelles. Il est donc difficile de tirer le maximum de lâengrais dosĂ© ; en effet, lâengrais est toujours plus efficace lorsque vous arrosez juste aprĂšs. »
Le semis des oignons basĂ© sur des cartes dâapplications nâest pas encore mis en Ćuvre chez Thes Agro, simplement parce que les semoirs de lâentreprise ne sont pas encore Ă©quipĂ©s. « Nous espĂ©rons pouvoir avancer Ă lâavenir sur le sujet de lâapplication dâherbicides de contact spĂ©cifiques Ă lâendroit », explique M. van der Wekken. « La pulvĂ©risation ciblĂ©e qui consiste Ă cartographier les localisations des diffĂ©rentes mauvaises herbes Ă lâaide dâun drone serait idĂ©ale. Plus besoin dâĂ©pandre des herbicides sur lâensemble du champ, mais uniquement aux endroits concernĂ©s par des mauvaises herbes. Cela serait extrĂȘmement bĂ©nĂ©fique pour lâenvironnement. Afin de rendre une telle application intĂ©ressante et rentable, dâautres herbicides de contact plus efficaces devront ĂȘtre autorisĂ©s. »
Mark Buijze Ă Schoondijke a depuis acquis une certaine expĂ©rience des travaux guidĂ©s par GPS et des cartes dâapplications. Depuis mars de cette annĂ©e, ce producteur biologique sĂšme et bine ses oignons et Ă©chalotes Ă lâaide dâun robot guidĂ© par GPS. « Afin dâaugmenter le rendement de mon exploitation, jâai commencĂ© lâannĂ©e derniĂšre la culture de plantes plus qualitatives, dont les oignons », explique Mark Buijze. « Je nâaime pas embaucher du personnel venu de lâĂ©tranger. Jâai donc dĂ» trouver
une autre solution pour combler les besoins en main dâĆuvre : le robot de semis et de binage de FarmDroid. »
Le robot, qui fonctionne Ă lâĂ©nergie solaire, roule de façon autonome et dĂ©termine Ă quel endroit il doit mettre une semence dâoignon dans le sol sur la base des coordonnĂ©es GPS et des cartes dâapplications. « Il enregistre ensuite dans sa mĂ©moire la localisation des semences, de sorte quâil sait prĂ©cisĂ©ment oĂč il peut dĂ©sherber. Le robot peut dĂ©sherber dans les rangs comme entre les rangs. Entre les rangĂ©es, il coupe les mauvaises herbes avec un fil, tandis que dans le rang, il bine la mauvaise herbe Ă lâaide dâune lame mobile. »
Selon Mark Buijze, la technique fonctionne trĂšs bien. Mais il avoue avoir mis du temps, en tant quâentrepreneur, Ă faire confiance Ă la machine.
« Je trouvais trĂšs stressant de voir le robot dĂ©sherber alors que les semences dâoignons nâĂ©taient pas encore sorties de terre. Je me disais : il va me retourner toute la parcelle. >>
âLe robot de semis et de binage de FarmDroid mâaide Ă limiter les besoins en maindâĆuvre extĂ©rieure.â
La saison derniĂšre, jâai prĂ©fĂ©rĂ© jouer la sĂ©curitĂ© et je nâai pas laissĂ© le robot biner trop prĂšs des semences. RĂ©sultat : les mauvaises herbes se sont dĂ©veloppĂ©es plus que nĂ©cessaire. »
Un grand potentiel pour la culture de lâoignon
MĂȘme si le robot fonctionne trĂšs bien Ă la base, le producteur prĂ©voit dâapporter quelques ajustements techniques cet hiver. « Pour obtenir un rĂ©sultat optimal, il faut adapter le robot Ă votre situation spĂ©cifique et Ă votre type de sol. Nous allons notamment modifier le sens des lames de binage. »
DâaprĂšs Mark Buijze, la capacitĂ© du robot est limitĂ©e dans le cadre de la culture de lâoignon.
« Le robot peut semer prĂšs de 1,5 hectare et biner 2 hectares en huit heures. Vous pouvez naturellement le faire fonctionner aussi la nuit, mais cela ne me paraissait pas raisonnable. Je veux quand mĂȘme garder un Ćil dessus. JâĂ©tudie encore dans quelles cultures la machine pourrait ĂȘtre la plus efficace. Mais elle renferme assurĂ©ment un grand potentiel pour la culture de lâoignon. »
Le producteur ajoute un point positif non nĂ©gligeable : le robot pĂšse « seulement » 700 kg, ce qui le rend assez maniable. « DĂšs quâun champ est Ă peu prĂšs praticable, il peut se mettre au travail. Il en va tout autrement avec un tracteur. Les dĂ©gĂąts au sol ou sur la plante ne sont plus dâactualitĂ© non plus. Mais ce robot Ă©tant plus lĂ©ger quâune bineuse conventionnelle, les lames pĂ©nĂštrent moins profondĂ©ment et avec moins de puissance dans le sol. Il faut donc âsâoccuperâ des mauvaises herbes Ă un stade prĂ©coce : elles ne doivent pas mesurer plus de deux ou trois centimĂštres. »
organique de nos champs », explique-t-il.
« Nous transformons ces informations en cartes dâapplications qui sont ensuite tĂ©lĂ©chargĂ©es dans le semoir Ă guidage GPS. Nous avons adaptĂ© le semoir Ă cette application avec lâaide de notre fournisseur de machines. »
Le producteur a essayĂ© diffĂ©rentes densitĂ©s de semis combinĂ©es Ă diffĂ©rentes teneurs en matiĂšre organique. « Nous avons oscillĂ© entre 2,9 et 4,1 unitĂ©s de semis par hectare », raconte-t-il. « Nous avons obtenu les meilleurs rĂ©sultats dans les endroits Ă forte teneur en matiĂšre organique, environ 12 %, avec 3,1 unitĂ©s de semis par hectare. Il en a rĂ©sultĂ© une augmentation du rendement de quatre Ă cinq tonnes par hectare Ă ces endroits. En revanche, en matiĂšre dâuniformitĂ© et de qualitĂ©, je nâai pas constatĂ© de diffĂ©rence. Mais nous nâavons pas encore reçu les rĂ©sultats de lâĂ©chantillonnage. »
Semer
Jurgen Siebring a commencé cette année à semer des oignons en fonction de la présence de matiÚre organique dans le sol. Jurgen Siebring dirige avec ses parents une exploitation agricole à Oranjedorp, un village de la Drenthe.
« Nous rĂ©alisons dâabord un scanner du sol afin de dĂ©terminer la teneur en matiĂšre
LâannĂ©e prochaine, Jurgen Siebring souhaite sâappuyer sur les rĂ©sultats obtenus. ConcrĂštement, cela signifie quâil va tĂącher dâaugmenter la teneur en matiĂšre organique de ses parcelles en apportant davantage de compost. « En adaptant les unitĂ©s de semis par hectare, nous espĂ©rons augmenter nos rendements et rĂ©colter des oignons plus gros. Plus de matiĂšre organique signifie nĂ©cessairement plus de nutriments pour la plante, ce qui devrait contribuer Ă faire grossir les lĂ©gumes. Je suis convaincu quâil y a beaucoup Ă gagner avec cette approche. En tout cas, les premiers rĂ©sultats sont prometteurs. »
QUATRE PETER PRENNENT LA PAROLE
COMMENT LES PRODUCTEURS DâOIGNONS, TRAVAILLEURS AGRICOLES ET CONSEILLERS RĂAGISSENT-ILS AU CHANGEMENT CLIMATIQUE ? LE MAGAZINE DE LâOIGNON A POSĂ CETTE QUESTION Ă QUATRE PETER AUX PAYS-BAS ET EN BELGIQUE. LA SAISON DE CROISSANCE EST MARQUĂE PAR DES CONDITIONS CLIMATIQUES TOUJOURS PLUS EXTRĂMES. LA FERTILITĂ DU SOL, LE COMPOST, LA FERTILISATION, LE CHOIX DE LA VARIĂTĂ ET LES MESURES SPĂCIFIQUES Ă LA CULTURE JOUENT UN RĂLE DE PLUS EN PLUS IMPORTANT DANS LA CULTURE DâOIGNONS RĂSISTANTS.
Société Van Nieuwenhuijzen à Melissant
Peter van Rossum est chef dâĂ©quipe dans la sociĂ©tĂ© Van Nieuwenhuijzen Ă Melissant. Cela fait prĂšs de cinq ans quâil sâoccupe de la mise en Ćuvre des diffĂ©rentes mesures relatives aux cultures arables, dont une parcelle dâoignons de semis chaque annĂ©e. AprĂšs avoir cultivĂ© Hytech pendant plusieurs annĂ©es, câest dĂ©sormais Hyway qui est mis en stockage.
La saison de croissance est marquĂ©e par des conditions climatiques toujours plus extrĂȘmes, dĂ©clare Peter. « Ces derniĂšres annĂ©es, nous subissons des pĂ©riodes de fortes prĂ©cipitations toujours plus longues (inondations) et des pĂ©nuries dues Ă des problĂšmes de prĂ©-Ă©mergence et des retards de croissance. Nous mettons tout en Ćuvre pour augmenter la teneur en
âIl est Ă©galement possible dâenvisager un systĂšme dâirrigation/ de fertigation, mais cela entraĂźne une augmentation du prix moyen au kilo.â
matiĂšre organique de notre sol, en apportant du compost, en cultivant des engrais verts, en Ă©pandant du fumier animal et en Ă©vitant de travailler le sol ou en le travaillant moins en profondeur, dans le but de niveler lâexcĂšs/le manque dâhumiditĂ©. »
Pour Ă©viter le manque dâhumiditĂ©, les agriculteurs ont le droit dâirriguer avec de lâeau de surface adaptĂ©e. Cela permet dâobtenir un rendement plus ou moins acceptable, prĂ©cise Peter. « Ă lâavenir, nous voulons quand mĂȘme investir dans un drainage par sondage pour compenser plus efficacement les dĂ©ficits de prĂ©cipitations, mĂȘme si cela reprĂ©sente encore un dĂ©fi pour la culture de lâoignon. Fort heureusement, cet investissement est rentabilisĂ© dans plusieurs cultures. »
Peter conclut : « Il est Ă©galement possible dâenvisager un systĂšme dâirrigation/de fertigation, mais cela entraĂźne une augmentation du prix moyen au kilo. La maxime reste dâactualitĂ© : semer est une chose, rĂ©colter en est une autre. » >>
Ouvrier agricole Ă Meulebeke (B)
Lâouvrier agricole Peter Van Hauwaert a observĂ© ces derniĂšres annĂ©es que la prĂ©-Ă©mergence devenait plus difficile. Les vents de nord-est sont de plus en plus forts, de sorte que le sol a du mal Ă se rĂ©chauffer au printemps et la couche supĂ©rieure se dessĂšche, explique-t-il. « Si vous arrosez, une croĂ»te se forme. Cela cause beaucoup de problĂšmes ces derniĂšres annĂ©es. Les semences prĂ©germĂ©es peuvent ĂȘtre une solution Ă cette problĂ©matique. »
Peter Van Hauwaert nâa pas dâexpĂ©rience avec lâirrigation goutte-Ă -goutte, mais il sait que lâarrosage/lâirrigation offre une grande valeur ajoutĂ©e au niveau de la rentabilitĂ© de la culture.
« Le client bĂ©nĂ©ficie ainsi dâun produit plus beau et plus stable. »
En tant quâouvrier agricole, Peter ne prend pas de dĂ©cisions sur le choix des variĂ©tĂ©s. Mais il est convaincu que le fait de cultiver des oignons sans acheteur et avec vente au champ « peut ĂȘtre trĂšs risquĂ© sur la plan financier ».
Peter Ickenroth est conseiller en culture maraĂźchĂšre de pleine terre chez Agrea. Avec un sol sain et fertile, une bonne fertilisation et un choix de variĂ©tĂ©s judicieux complĂ©tĂ© de mesures spĂ©cifiques Ă la culture, nous voulons produire des oignons qui rĂ©sistent aux conditions climatiques extrĂȘmes que nous connaissons actuellement, explique-t-il.
Peter Ickenroth est essentiellement actif dans la rĂ©gion Ă sol sablonneux du sud-est qui couvre le Brabant et le Limbourg. Ces derniĂšres annĂ©es, la culture de lâoignon nâa cessĂ© de se dĂ©placer vers lâest du pays et a quittĂ© les rĂ©gions traditionnelles du sud-ouest et du polder.
Sur sol sablonneux, on Ă©pand gĂ©nĂ©ralement du fumier animal avant la culture, explique Peter. Il trouve que le fumier est trĂšs efficace dans le cadre de la culture de lâoignon. « Le fumier est un engrais utile, surtout lors des annĂ©es sĂšches, qui sert Ă©galement de nourriture Ă la vie du sol. La matiĂšre organique prĂ©sente dans le lisier contribue Ă©galement Ă lâĂ©quilibre organique : lâapport doit ĂȘtre plus important que la
âSi vous arrosez, une croĂ»te se forme. Cela cause beaucoup de problĂšmes ces derniĂšres annĂ©es. Les semences prĂ©germĂ©es peuvent ĂȘtre une solution Ă cette problĂ©matique.â
âIl est essentiel que la croissance de lâoignon soit forte et optimale pour une culture saine et rentable.â
dĂ©composition et lâĂ©vacuation cumulĂ©es. Plus le sol renferme de matiĂšre organique, plus il retient lâhumiditĂ© et les nutriments. »
Pour utiliser de maniĂšre optimale les minĂ©raux et lâhumiditĂ© prĂ©sents, Peter privilĂ©gie les variĂ©tĂ©s au systĂšme radiculaire bien dĂ©veloppĂ©, associĂ© de prĂ©fĂ©rence Ă une croissance des fanes moins exubĂ©rante. « Un systĂšme radiculaire bien dĂ©veloppĂ© parvient mieux Ă absorber lâhumiditĂ© et les minĂ©raux, mĂȘme en cas de sĂ©cheresse. Lorsque les fanes ne sont pas trop dĂ©veloppĂ©es, cela permet de prĂ©venir et de maĂźtriser le faux mildiou. »
Les semences prĂ©germĂ©es contribuent Ă une prĂ©-Ă©mergence rapide et uniforme, ajoute Peter. « Un dĂ©veloppement solide et prĂ©coce dĂšs le dĂ©part est important, surtout sur sol sablonneux, pour permettre Ă la plante de rĂ©sister Ă la chaleur et la sĂ©cheresse Ă venir. La plupart des champs peuvent ĂȘtre irriguĂ©s. Lâirrigation par goutte-Ă -goutte gagne du terrain. Ce systĂšme dâirrigation est plus simple et plus Ă©conome en eau et a un effet positif sur la santĂ© de lâoignon. Il est essentiel que la croissance de lâoignon soit forte et optimale pour une culture saine et rentable. »
Peter Ickenroth
IL Y A DIX ANS, BAS MELISSANT ET SA FAMILLE ONT DĂMĂNAGĂ Ă NORWICH DANS LA PROVINCE CANADIENNE DE LâONTARIO. IL Y A CRĂĂ MENâS FARMING INC., UNE ENTREPRISE SPĂCIALISĂE DANS LA PRODUCTION DâOIGNONS SPĂCIAUX DESTINĂS AU MARCHĂ NORDAMĂRICAIN. LE MAGAZINE DE LâOIGNON LâA RENCONTRĂ POUR PARLER DE LA VIE ET DE LA CULTURE DE LâOIGNON AU CANADA.
Quâest-ce qui vous a dĂ©cidĂ© Ă quitter les Pays-Bas pour vous installer au Canada ?
« Jâavais envie de crĂ©er ma propre entreprise. Le Canada est un pays magnifique qui offre de nombreuses opportunitĂ©s. LâOntario est aisĂ©ment accessible depuis les Pays-Bas et nos croyances religieuses ont Ă©galement pesĂ© dans la balance. Ajoutez Ă cela les Ă©volutions du secteur agricole nĂ©erlandais et lâĂ©migration semblait reprĂ©senter une option logique. »
Quelles expériences avez-vous emmenées avec vous et mises en pratique pour une culture et une vente fructueuses au Canada ?
« Sur le plan de la culture, de lâorganisation et du commerce, jâavais acquis de lâexpĂ©rience en occupant plusieurs postes dans le secteur de lâoignon aux Pays-Bas et en France. Mais pour la culture, il a fallu repartir de zĂ©ro. Je pensais naĂŻvement pouvoir cultiver comme bon me semblait, mais ici en Ontario, la situation est trĂšs diffĂ©rente. Nous avons donc recréé notre propre culture, avec des hauts et des bas. »
Dans le cadre de la culture, quels sont les défis concernant la chimie et la mécanisation ?
« En ce qui concerne la chimie, nous avons un large Ă©ventail de produits Ă notre disposition pour prĂ©server les cultures des mauvaises herbes, insectes et maladies des feuilles. Sur le plan de la mĂ©canisation, nous travaillons avec des machines europĂ©ennes et nordamĂ©ricaines. Nous cultivons sur des lits de 2,25 mĂštres. En AmĂ©rique du Nord, les oignons sont rĂ©coltĂ©s Ă lâaide dâune barre dâarrachage. Lorsque les collets sont complĂštement secs, les fanes sont coupĂ©es. Les oignons passent ensuite sur un tapis tamiseur : les queues sĂšches sont soufflĂ©es vers le haut Ă lâaide dâun ventilateur avant dâĂȘtre coupĂ©es Ă lâaide dâun porte-lame. Ce systĂšme est le meilleur pour la qualitĂ© et la conservation des oignons. Mais sa capacitĂ© est bien infĂ©rieure Ă la mĂ©thode traditionnelle de rabattement des feuilles et dâarrachage. Et si le temps est trop humide, ce nâest pas lâidĂ©al. »
Quelles sont les maladies et nuisibles auxquels vous ĂȘtes confrontĂ©s et comment les combattez-vous ?
« Nous vivons ici dans un climat chaud et humide. Nous devons donc avant tout lutter contre les maladies des feuilles. Il est essentiel de maintenir la feuille en bonne santé par le
biais dâengrais pour feuilles et de fertigation. DĂšs que des taches apparaissent sur la feuille, le combat est perdu : la mouche Stemphylium a investi les lieux. Une bonne couverture des feuilles et une pĂ©nĂ©tration Ă lâaide de moyens efficaces sont donc indispensables. Par ailleurs, la lutte contre les mauvaises herbes est trĂšs difficile ici. Certaines espĂšces sont devenues rĂ©sistantes au Roundup et sont donc difficiles Ă Ă©radiquer Ă lâaide des substances autorisĂ©es pour les oignons. Mais grĂące Ă une approche intensive, nous parvenons pour le moment Ă limiter le problĂšme. Certaines mauvaises herbes ne peuvent ĂȘtre Ă©liminĂ©es dans les champs dâoignons, comme lâĂ©rigĂ©ron. Nous devons arracher ces derniĂšres manuellement. Durant nos Ă©tĂ©s chauds et secs, les thrips sont aussi trĂšs rĂ©pandus. Nous parvenons Ă lutter contre les thrips Ă lâaide de moyens systĂ©miques et de contact, mais il faut rester vigilant. »
Quelles variétés utilisez-vous ?
« Toutes les variĂ©tĂ©s que nous semons proviennent dâEurope. Seules les variĂ©tĂ©s dâoignon rouge (Red Wing, Red Carpet et Red
Mountain) et rosé (Blush) sont des variétés de jour long de Bejo. »
Sur le plan de la législation et de la réglementation, quels sont les défis ?
« Le Canada est un trĂšs grand pays. Les normes qui sâappliquent au fumier, etc. sont respectĂ©es par la plupart des entreprises. Le contrĂŽle du respect des rĂšgles nâest pas trĂšs poussĂ©. Mais vous nâĂȘtes pas Ă lâabri dâexcĂšs non plus. Les rĂšgles dâautorisation sont beaucoup plus souples ici quâaux Pays-Bas. Nous avons pu construire chaque annĂ©e un nouvel Ă©quipement. Si vous respectez les rĂšgles, vous vous en sortez bien. »
Devez-vous faire face à des champignons liés au sol comme les Fusarium, la pourriture blanche et la racine rose ?
« Sous lâeffet de lâutilisation prolongĂ©e du Roundup, beaucoup de cultures sont devenues trĂšs sensibles aux Fusarium. Nous pulvĂ©risons un produit biologique pour dĂ©composer le Roundup prĂ©sent dans le sol. Nous utilisons trĂšs peu de Roundup dans la rotation. >>
La racine rose est Ă©galement prĂ©sente ici dans le sol, ce qui favorise lâapparition des Fusarium. Lorsque nous cultivons des oignons pour la deuxiĂšme ou troisiĂšme fois sur un sol sablonneux, nous luttons contre ces maladies du sol Ă lâautomne, avant la culture de lâoignon : nous aseptisons le sol Ă lâaide dâune sorte de gaz lacrymogĂšne que nous injectons dans le sol, puis nous couvrons la couche supĂ©rieure. Cette mĂ©thode est efficace Ă condition dâĂȘtre appliquĂ©e dans les bonnes conditions. Les plantes qui poussent vite et bien sont moins sensibles aux Fusarium. Les premiĂšres annĂ©es, nous avons effectuĂ© nos transplantations tĂŽt dans la saison. Lorsquâil commençait Ă geler la nuit, les plantes Ă©taient affaiblies. Les larves de mouche de lâoignon en profitaient, ce qui favorisait lâapparition de Fusarium (sur les parties abĂźmĂ©es). Aujourdâhui, nous commençons plus tard au printemps pour limiter ce risque. Fort heureusement, la pourriture blanche nâest pas encore prĂ©sente ici. »
Combien de temps la saison de croissance dure-t-elle ?
Quand pouvez-vous commencer et quand devez-vous avoir fini au plus tard ?
« GĂ©nĂ©ralement, nous commençons les semis aprĂšs le 20 avril. AprĂšs une saison de croissance propice, les oignons sont mĂ»rs au bout de quatre mois (120 jours). Nous nous trouvons ici Ă 42 degrĂ©s nord, les jours sont donc plus courts quâaux Pays-Bas (52 degrĂ©s nord). La saison de croissance est donc plus longue, avec tous les inconvĂ©nients que cela peut avoir. Cette annĂ©e, nous avons semĂ© les derniĂšres parcelles dâĂ©chalotes et dâoignons roses entre le 20 et le 23 mai. Ces parcelles ont Ă©tĂ© arrachĂ©es du 19 au 24 septembre. La plupart du temps, nous terminons la rĂ©colte aux alentours du 20 octobre. En 2014, nous avons dĂ» faire face Ă un fort gel de nuit. Les oignons rouges Red Wing ne se sont pas laissĂ© faire car nous les avions semĂ©s beaucoup plus densĂ©ment que la plupart des producteurs ici. Ils Ă©taient recouverts dâun Ă©pais tapis de feuilles vertes, ce qui les a protĂ©gĂ©s du gel. Sur cette parcelle de 9 ha, nous avons produit prĂšs de 1 000 tonnes nettes qui ont Ă©tĂ© conditionnĂ©s en sacs de 12 kg vendus 10 dollars piĂšce moyenne au Canada et en AmĂ©rique. Nous nous en souviendrons longtemps. »
Envisagez-vous de revenir un jour aux Pays-Bas ?
« La premiĂšre gĂ©nĂ©ration dâĂ©migrants vit entre deux mondes. La mentalitĂ© des gens, la qualitĂ© des produits et les liens Ă©troits avec la famille nous manquent beaucoup. Je pense quâil est plus agrĂ©able de vieillir aux PaysBas quâau Canada. Aux Pays-Bas, les gens sâoccupent davantage les uns des autres. En revanche, le climat pour les jeunes agriculteurs est beaucoup plus favorable au Canada quâaux Pays-Bas. Nous avons créé une belle entreprise ici, avec une clientĂšle fidĂšle. Cela valorise notre travail et nos produits. Si nos enfants ont envie dâentreprendre avec le mĂȘme enthousiasme que moi, lâentreprise offre suffisamment dâopportunitĂ©s de croissance. Câest du moins ce que jâespĂšre et ce pour quoi je travaille. »
Lorsque vous revenez sur vos expĂ©riences aux Pays-Bas et en France, quâest-ce qui fait votre fiertĂ© ?
« Plusieurs choses ! Jâaime faire des choses qui nâont jamais Ă©tĂ© faites auparavant. Et sur ce terrain inexplorĂ©, jâaime voir des rĂ©sultats rapidement.
âJâavais envie de crĂ©er ma propre entreprise. Le Canada est un pays magnifique qui offre de nombreuses opportunitĂ©s. LâOntario est aisĂ©ment accessible depuis les Pays-Bas.â
Câest dans cet Ă©tat dâesprit que jâai fondĂ© B.A.S. (Business & Agri Service, aujourdâhui PPA) et que jâai eu la libertĂ© de faire de belles choses au sein de lâentreprise de travaux agricoles Van Zielst (SVZ) et TOP Onions. Ces entreprises sont toujours trĂšs florissantes aujourdâhui et je suis fier dâavoir apportĂ© ma pierre Ă lâĂ©difice. CâĂ©tait un travail de pionnier avec un tout-terrain, sans trop dâobstacles Ă lâhorizon. Jâaime repenser Ă cette pĂ©riode de ma vie. »
Par rapport aux Pays-Bas et à la France, quelles sont les différences dans la culture au Canada ?
« Si vous visez avant tout le rĂ©sultat, vous vous concentrez en Ontario sur la culture, la transformation et la vente. Il est difficile de louer des terres car chaque agriculteur a besoin de ses propres terres pour cultiver ses produits. Les travailleurs agricoles ou conseillers en culture nâexistent pas ici car câest une culture Ă petite Ă©chelle. Les producteurs qui ne peuvent transformer eux-mĂȘmes leurs produits vendent Ă des collĂšgues plus importants qui fournissent les supermarchĂ©s. Câest aussi comme cela que nous avons commencĂ©. Mais aprĂšs deux livraisons, jâai su que ce systĂšme nâavait pas dâavenir pour nous. Nos produits sont dorĂ©navant livrĂ©s sur une base plus saine Ă la quasi-totalitĂ© des dĂ©taillants en Ontario.
Ils achĂštent au juste prix. Je nâai jamais aimĂ© beaucoup travailler pour recevoir peu en retour. »
MAXIME VIEL
M m.viel@bejo.fr
P 06 81 46 44 43
JEAN-LOUP LE JOLY
M jl.lejoly@bejo.fr
P 06 29 50 37 79
JULIEN CARLE
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CHRISTELLE GUYONVARCH
Chef produit salades/ jeunes pousses
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JEAN-MICHEL DROUET Responsable des ventes
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LUCIE CAUNEAU
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ALEGRI M f.alegri@bejo.fr
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JEAN-MARIE MERCIER Assistant commercial
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AURĂLIE PASCAUD Assistante commerciale
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VĂRONIQUE BERNON Assistante commerciale
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AMINA ABBI
Approvisionneur logistique
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ALAIN EAS Magasinier
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YANNICK CHEVRAY
Responsable Marketing & support des ventes
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