COMMUNIQUÉ DE PRESSE Affaire Pika-Pende : Les voix des victimes enfin entendues devant la justice
POLICY BRIEF 23 juin 2025
Une étape décisive vient d’être franchie dans l’affaire opposant les habitant·e·s de Pika-Pende Entreprises et droits humains : (province du Kongo central en République démocratique du Congo (RDC)) à la société La Tunisie doit se Sarl. saisir desdeinstruments pétrolière PERENCO-REP Ce pleinement 23 juin, le Tribunal grande instanceinternationaux de Boma a tenu une audience de plaidoirie cruciale, au cours de laquelle les avocats des deux parties ont présenté l’ensemble de leurs arguments. Cette affaire vise à faire reconnaître la responsabilité de PERENCO-REP dans les inondations dévastatrices survenues en 2011 à Pika-Pende dans le territoire de Muanda, causées par les écoulements des eaux non canalisées issues des forages des puits pétroliers exploités par la société. Un moment fort de cette audience a été la présence de cinq victimes, venues témoigner directement devant le tribunal. Elles ont pu relater l’impact profond de ces inondations sur leurs vies, leurs habitations, et leurs moyens de subsistance, rendant tangible l’ampleur du préjudice subi. La partie défenderesse, PERENCO-REP Sarl, a tenté de faire rejeter l’action en invoquant plusieurs exceptions de procédure, parmi lesquelles : le défaut de consignation, l’obscurité de la demande (obscuri libelli), une mauvaise direction de l’action, ainsi que des accusations de fraude et d’immoralité grossières. Après avoir rencontré les moyens de formes soulevés par la partie PERENCO-REP Sarl, les demandeur·euse·s s’appuient sur l’article 260, alinéa 1 du Code civil congolais (Livre III), concernant la responsabilité du fait des choses. Il·elle·s avancent plusieurs éléments clés, notamment :
Le caractère dangereux de ces installations, reconnu par la société, qui a provoqué les inondations. Une indemnisation incomplète, "tronquée" et sélective des victimes par PERENCOREP Sarl, excluant injustement les demandeur·euse·s actuel·le·s. Le témoignage du chef de quartier de Pika Pende, seule autorité publique à avoir dressé une liste exhaustive des victimes. L’allocation d’un montant de 300 000 USD à titre de réparation pour les préjudices matériels et moraux subis.