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Pages de Aurore boreale 12 juin 2025

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L’École

Souvenirs, souvenirs… de l’École Émilie-Tremblay

En 40 années d’existence, l’École Émilie-Tremblay (l’ÉÉT) a vu passer des centaines de jeunes francophones. Mais que reste-t-il comme souvenir dans le cœur d’anciens ou anciennes élèves? Quatre élèves, désormais devenu·e·s adultes, nous font part de ce qu’ils et elles ont en mémoire.

Arthur St-Laurent

À l’ÉÉT de 2009 à 2018

As-tu un bon souvenir de l’École Émilie-Tremblay que tu voudrais partager?

Je me souviens de la visite de Kim Pasche en classe, qui avait fait des ateliers [pour enseigner à faire du feu]. J’avais vraiment aimé ça! C’était le fun

En 2e et 3e année, on avait fait aussi des trips. On était allés à Mount Lorne, et à Chadburn Lake, je crois. Dans le fond, j’aimais beaucoup les camps, les sorties, quand on était à l’extérieur de l’école.

Es-tu encore ami avec des gens que tu as connus à l’école?

Juliette Belisle-Greetham À l’ÉÉT de 2009 à 2019

As-tu un bon souvenir de l’École Émilie-Tremblay que tu voudrais partager?

Quand je ferme les yeux, je me souviens de l’immense bonhomme en papier maché, quand on marchait dans le couloir, au plafond. C’est vraiment mon premier souvenir de l’école!

Oui, j’ai plusieurs personnes avec qui je me tiens encore, que j’ai connues à l’ÉÉT. Es-tu fier d’être allé à l’ÉÉT?

Je suis fier que c’était francophone et que j’ai pu apprendre le français. Je n’aurais pas le niveau de français que j’ai aujourd’hui si je n’étais pas allé dans cette école. J’utilise encore le français, surtout à l’oral. Mais aussi dans des emails, des messages. Oui, je suis fier et je trouve ça utile de parler français.

Si tu avais des enfants un jour, aurais-tu envie qu’ils aillent à l’ÉÉT?

Si j’étais au Yukon, oui, certainement. Je pense que c’est une force d’avoir deux langues, alors si j’étais au Québec, peut être que je voudrais qu’ils parlent bien anglais, donc je les enverrais peut-être dans une école anglophone. Mais si j’étais au Yukon, oui, je les enverrais surement à l’ÉÉT, pour qu’ils apprennent le français.

Comment imagines-tu l’ÉÉT dans 40 ans?

Je l’imaginerais plus grosse, avec plus d’élèves. Avec plus de programmes de plein air, plus d’options d’activités. J’imagine quelque chose qui aurait pris de l’ampleur en termes de personnes, de programmes et d’opportunités.

Autre chose?

Je trouve ça cool qu’il y ait maintenant une école secondaire, Mercier. Ça va dans la bonne direction, je pense.

Bianca Martin

À l’ÉÉT jusqu’en 2003 (jusqu’en 10e année)

As-tu un bon souvenir de l’École Émilie-Tremblay que tu voudrais partager?

Mes classes d’art avec France Robert. Elle invitait souvent des artistes pour venir nous instruire. On avait vraiment une belle salle. C’était aussi une enseignante qui nous donnait de l’autonomie dans notre créativité, de l’indépendance et de l’encouragement. Aussi, c’est elle qui nous laissait nous donner notre propre note. On faisait aussi des pièces de théâtre avec elle. Et chaque semaine, on avait un devoir. On avait une phrase et chacun pouvait l’interpréter de la façon qu’il voulait et on pouvait les voir.

Mais dans les bons souvenirs, j’ai bien sûr les camps qu’on a faits avec l’Académie Parhélie. Ça, c’était vraiment incroyable! Avec Sylvie Salomon, c’était sa dernière année d’enseignement.

Je me souviens aussi des Crazy Carpet dans la pente [derrière l’école], et tous les bons moments passés dans le gymnase, et aussi le club des boules de feu. C’était une super école où passer son enfance.

Es-tu fi ère d’être allée à l’ÉÉT?

Absolument. C’est une école qui m’a appris de bonnes valeurs. J’ai souvent entendu les gens qui venaient présenter des choses à l’école dire que les élèves avaient beaucoup de respect et étaient très intéressés. J’ai aussi appris à vouvoyer les adultes, avec Mme Clémence Roy, qui nous avait appris comment parler poliment. J’ai de la misère maintenant à ne pas vouvoyer les gens!

Si tu avais des enfants un jour, aurais-tu envie qu’ils aillent à l’ÉÉT?

Absolument. Je pense que d’avoir une commission scolaire francophone, c’est une chance formidable. Et moi, j’ai beaucoup aimé. Alors oui, si, un jour j’ai des enfants, je pense que c’est définitivement un endroit où je voudrais les envoyer. Je sais qu’ils y auront du fun

Comment imagines-tu l’ÉÉT dans 40 ans?

J’espère qu’elle sera plus grande, et que les jeunes ressentiront de la fierté d’être francophone et que tout le monde aura des amis! J’espère aussi qu’il y aura de plus en plus de personnes qui auront l’opportunité de parler la langue française comme langue première.

Autre chose?

Avoir une école de français langue première est tellement important. J’ai eu l’occasion de travailler à l’école d’immersion. J’étais très fière de mes élèves, mais je crois que c’est important d’offrir aux élèves qui le souhaitent les programmes de langue première. Je suis vraiment heureuse d’avoir eu cette opportunité d’avoir un français plus poussé.

Félix Robitaille

À l’ÉÉT/Académie Parhélie de 2000 à 2007, de la 6e à la 12e année

On avait une belle salle d’art, c’était vraiment super. On avait les meilleurs papiers, les meilleurs crayons, on avait fait de la peinture sur soie. Penses-tu envoyer tes enfants à l’ÉÉT?

Peut-être. Pour la langue. Et aussi, j’entends parler de beaux programmes à l’extérieur, surtout avec le secondaire. Je pense que les francophones ont de beaux privilèges au Yukon, et que ça peut vraiment soutenir les élèves d’une belle façon d’avoir accès à de l’école en français comme ça. Es-tu encore amie avec des gens que tu as connus à l’école?

Oui

Comment imagines-tu l’ÉÉT dans 40 ans?

J’espère que la manière dont on fait l’éducation va continuer d’évoluer. Et que ça sera encore plus axé sur des enseignements holistiques, avec des choses qui se font en extérieur. Avec des apprentissages pour l’école de la vie. Que les gens vont de moins en moins donner de notes et qu’on va être plus dans l’éducation qui suit l’enfant : Je crois que c’est l’éducation vers laquelle on s’en va et j’aimerais bien voir ça dans 40 ans.

Autre chose?

Tout le monde avait de belles valeurs. Je suis reconnaissante de tout le travail que les enseignants ont mis dans cette école. Moi, j’ai commencé l’école dans les portatives. J’avais beaucoup de mal de tête, je pense qu’il y avait beaucoup de pourriture là. Et je crois que c’était vraiment petit. J’ai commencé l’école à Falcon en 3e année.

Je me souviens qu’avant, pour aller au gymnase, on devait aller à l’École Selkirk ou on marchait pour aller aux Polarettes.

Quand on est arrivés dans la nouvelle école, ça nous semblait vraiment grand!

As-tu un bon souvenir de l’École Émilie-Tremblay que tu voudrais partager?

On a eu un certain sens d’appartenance. Encore aujourd’hui, je suis encore en correspondance avec certains enseignants.

Es-tu encore ami avec des gens que tu as connus à l’école?

Quand j’ai gradué, on était quatre! Avec des centres d’intérêt pas mal différents. Et il y a juste 2 de nous qui sont encore au territoire. J’ai gardé quelques amis, mais il faut dire qu’il n’y avait pas beaucoup d’élèves quand même dans ces années-là!

Es-tu fi er d’être allé à l’ÉÉT ?

Oui, d’une certaine manière. C’était une petite école. On était un peu mis à part à l’époque, mais maintenant, on se sent un peu comme des pionniers. Quand j’y étais, ce n’était pas une grosse école bien établie comme c’est maintenant, donc c’est sûr, ça apporte un certain sentiment de fierté, d’accomplissement, que l’école soit encore là. On en est là parce que des jeunes y sont passés.

Tu as décidé d’envoyer tes enfants dans cette école. Pourquoi?

Moi, je dirais que je ne voulais pas que mes enfants aillent « à tout prix » à l’école française. J’ai vu beaucoup de jeunes que les parents forçaient à aller à l’école française. Moi, je m’étais toujours dit que je ne forcerais pas mes enfants. Je les ai mis à l’école française parce qu’ils voulaient le faire. Et ils se plaisent à l’école et ils ont un bon cercle de support et d’amitié.

Comment imagines-tu l’ÉÉT dans 40 ans?

Je pense que ça va encore grossir, c’est une école qui a grossi exponentiellement. Quand j’étais à l’école, il y avait 120 élèves de la maternelle à la 12e année. On avait plus d’espace. Maintenant, beaucoup d’espaces ont été coupés : la bibliothèque, la classe d’art, le laboratoire… L’école manque d’espace. Je pense donc que l’école va être en croissance continuelle

Maryne Dumaine
Fournie

L’École Émilie-Tremblay à travers le temps

1982

La Charte canadienne des droits et libertés est enchâssée dans la Constitution du Canada, qui énonce et protège le droit à l’instruction dans la langue de la minorité

4 septembre 1984

Création du programmecadre d’enseignement en français langue maternelle, appelé le programme-cadre de français, de la 1re à la 6 e année. Trente-quatre enfants fréquentent les deux classes du programme, logées au sous-sol de l’École Whitehorse Elementary School (ÉWES). Sandra Journeaux- Henderson est la première enseignante de français langue première au territoire.

1985

Ajout du niveau de maternelle à la classe de 1re et 2e années, toujours logées à ÉWES, et ajout d’une classe de 7e -8e -9 e années, logées dans des portatives à l’École Jeckell (Riverdale). En octobre, l’Assemblée législative du Yukon adopte le nom Émilie-Tremblay pour le programme-cadre.

1983

Un sondage révèle que 67 élèves sont admissibles à l’instruction en français. L’Association franco-yukonnaise (AFY) demande au ministère de l’Éducation d’instaurer le programme-cadre de français.

1987

1990

1996

L’École Émilie-Tremblay devient une école homogène, qui regroupe toutes les classes de la maternelle à la 9 e année. L’année scolaire commence dans les locaux préfabriqués de la rue Nisutlin à Riverdale. Le ministre de l’Éducation, Piers McDonald, est présent pour l’inauguration.

Le nouvel édi ce ouvre ses portes sur la rue Falcon en septembre. L’école accueille un peu plus de 100 élèves. L’École Émilie-Tremblay décerne son premier diplôme d’études secondaires, en juin, à Kristiane Sormany-Albert.

Concours d’art oratoire en français, dans les locaux de ÉWES. Le programme-cadre obtient of ciellement son statut d’école l’année suivante, en 1988, à la suite de la remise au ministre de l’Éducation, Piers McDonald, d’une pétition recueillant 125 signatures.

1989

L’ensemble des élèves du primaire de l’École ÉmilieTremblay, en 1989, devant ÉWES.

1990

Une épluchette de blé d’Inde a marqué la rentrée scolaire à l’École Émilie-Tremblay. Spencer Rousseau, Marie-Soleil Harvey et Elizabeth Nadeau posent pour la postérité.

1993

1995

L’école ajoute une classe de 10 e année. La salubrité des locaux et l’absence d’un gymnase créent de plus en plus de revendications pour la construction d’une nouvelle école. La 11e année sera ajoutée l’année suivante.

Début des travaux de la nouvelle école, sur la rue Falcon. Elle est prévue pour recevoir 250 élèves.

L’Aurore boréale, octobre 1984
L’Aurore boréale, septembre 1985

2019

Les travaux du Centre scolaire secondaire communautaire francophone débutent en avril. Le nancement du projet inclut 7,5 millions de dollars qui proviennent du gouvernement du Canada pour nancer les espaces communautaires, dont une cuisine, un atrium qui permettra d’accueillir des événements, une salle multiusage et une radio communautaire.

2000

2022

Septembre 2022 : ouverture du Centre francophone à Dawson, qui offre des ressources en français à la communauté et permet d’accueillir les familles. Le recensement révèle que 40 enfants d’ayants droit vivent à Dawson. La CSFY collabore avec le gouvernement du Yukon pour des services éducatifs dans cette région.

2021

Début du programme de maternelle 4 ans (appelé le Jardin d’Émilie). Il s’agit alors d’un programme de francisation. Le programme Théâtre Arts et Musique est ouvert pour les élèves du secondaire.

Trois familles de Dawson demandent des programmes en français. Sur la même base que pour la requête du programme-cadre, la CSFY entame des démarches pour évaluer la faisabilité d’un programme dans la ville du Klondike. À Whitehorse, 248 élèves sont inscrit·e·s à l’école de la maternelle 4 ans à la 6 e année, dont 37 élèves en maternelle 4 ans. Le CSSC Mercier accueille déjà 120 élèves.

2025

La CSFY célèbre l’attribution du nom Émilie-Tremblay donné au programme-cadre, en 1985. Les prévisions pour la rentrée de 2025 sont : 239 au primaire, 160 au secondaire, 12 à Con uence, 9 à l’école Nomade pour un total de 420 élèves. Plus 45 enfants à la Garderie du petit cheval blanc.

1998

2015

2023

La Garderie du petit cheval blanc passe sous la gouvernance de la CSFY. En août, c’est la première rentrée des sept élèves qui vont fréquenter le Programme de Dawson, qui sera nommé Programme Con uence en 2024, nom autorisé par les Tr’ondek Hwech’in.

Le Partenariat communautaire en éducation (PCÉ) est créé et rassemble les organismes communautaires franco-yukonnais œuvrant dans le domaine de l’éducation.

Sur la photo : Émilie Beaudoin-Herdes, Miscal Vesgaard et Véronique St-Onge Herry, gagnantes du concours littéraire de l’année.

2006

La CSFY et le gouvernement signent une entente qui délègue les pouvoirs de gestion du programme d’enseignement à domicile en français langue première à la CSFY. Les effectifs continuent de croître : la CSFY accueille 250 élèves, dont 12 inscrits à son programme d’enseignement à domicile. Face au manque d’espace, il est décidé de faire construire une classe portative à l’École Émilie-Tremblay pour héberger une classe du primaire a n de réunir toutes les classes de l’Académie Parhélie dans une aile de l’école.

2017

La CSFY accueille 297 élèves, dont 15 sont inscrits à l’École Nomade (nouveau nom de l’école à domicile). Plusieurs nancements sont approuvés pour la construction d’un centre scolaire secondaire communautaire francophone à Whitehorse.

2009

Un recours judiciaire est déposé par la Commission scolaire francophone du Yukon (CSFY) pour obtenir l’application de la pleine gestion scolaire.

Reconnaissance de la maternelle 4 ans (ce n’est plus le Jardin – les éducatrices sont donc désormais reconnues comme des enseignantes).

Le secondaire fait peau neuve et un nouveau nom lui est donné : l’Académie Parhélie. deux ans plus tard, en 2008, les premières consultations débutent au sujet d’une potentielle construction d’une école secondaire francophone.

2020

Signature d’une entente de règlement entre la CSFY et le gouvernement du Yukon qui met n au recours judiciaire entamé en 2009. L’entente clari e les rôles et responsabilités de la CSFY et du ministère de l’Éducation en lien avec l’éducation en français langue première.

Le nouveau nom CSSC Mercier est dévoilé le 15 mai.

Le 13 novembre marque la première journée de classe pour les 85 élèves du secondaire dans la nouvelle école à Riverdale. Deux rubans sont coupés, qui représentent l’école et les espaces communautaires.

Le CSSC Mercier peut accueillir 150 élèves, de la 7e à la 12e année.

Les écoles de la CSFY comptent 343 élèves.

Archives A.B.
CSFY Patric Chaussé
Archives A.B.
Archives A.B.
Archives A.B.

Les débuts de l’École Émilie-Tremblay, racontés par ceux et celles qui étaient impliqué·e·s

Jean-François

DesLauriers et

Sylvie Léonard

« Nos enfants étaient dans la première classe de l’école du programme-cadre. Angelune et Félix DesLauriers. Ça a commencé en 1983. On venait de déménager à Whitehorse. Ils allaient à une garderie bilingue qui était gérée par Canadian Parents for French (CPF). C’était une garderie « parents participation daycare ». Cécile Girard s’occupait de ça.

On nous a contactés alors pour savoir si ça nous intéresserait d’avoir une école française. On était huit familles en tout en 1983/1984. On a eu beaucoup de réunions pour parler là-dessus.

Nous, on avait deux enfants. Les Guèvremont-Dumas avaient 3 enfants. Les Cohen en avaient 5… À nos huit familles, on arrivait à avoir une trentaine d’élèves.

C’est les gens qui étaient impliqués dans CPF qui ont aidé avec ça. Dont Sandra Henderson, qui était une force militante derrière tout ça, en 1983. Le programme-cadre a commencé en 1984. Notre fille Angelune était dans la première classe du programme, en première année.

Avec notre trentaine d’enfants, on a parti le bal. Mais il fallait démontrer qu’on avait des nombres suffisants pour avoir une école. On a donc fait un sondage et il s’est

e

avéré qu’il y avait une soixantaine d’enfants ayants droit. On s’est basé sur l’école de Destruction Bay, qui avait une douzaine d’enfants. Donc, d’après nos droits, on pouvait avoir une école.

Bea Firth était ministre de l’Éducation. Elle nous disait « non » pour une école. Nous, on était prêts à aller à la Cour suprême. À un moment donné, on est allés à une réunion et elle nous a dit « ça va nous coûter plus cher d’aller en cour que de vous donner une école ». Elle acceptait. C’était en 1985.

Il faut savoir que tout a commencé en 1982. La Constitution canadienne a été rapatriée. La Charte canadienne des droits et libertés, qui énonçait et protégeait le droit à l’instruction dans la langue de la minorité, a été enchâssée

dans la Constitution du Canada. C’est très important cette date-là. C’est là que les revendications ont commencé.

Au Yukon, c’était aussi le moment où il y a eu le cas de Daniel St-Jean. Il avait reçu une contravention qui était rédigée seulement en anglais. Il a contesté la contravention et il a gagné. Ça a vraiment ébranlé les gouvernements. La ministre Bea Firth n’avait que faire du français, mais après ce cas-là, ça a donné un momentum au développement de la communauté francophone du Yukon, et ça a mené en partie à la création de l’Association franco-yukonnaise et ensuite de l’école.

Par la suite, quand Piers Mc Donald était ministre de l’Éducation, il y a eu la réforme de l’éducation. Ça donnait la possibilité de créer

des commissions scolaires. On avait milité pour que la réforme inclue cela. C’est donc comme ça que la Commission scolaire francophone a pu être créée. Récemment, c’est avec cette même Loi que les Premières Nations ont pu créer leur commission scolaire. »

Sandra JourneauxHenderson

Joyeux 40 anniversaire à l’École Émilie-Tremblay et à l’éducation en f rançais au Yukon!

C’est avec une grande fier té que je me joins à la communauté francophone pour cette célébration et que je lui adresse mes plus chaleureuses félicitations

Depuis ses débuts modestes en tant que programme en français, l’École ÉmilieTremblay est devenue une pierre angulaire de la culture et de l’éducation au Yukon

« Le programme-cadre de langue française a commencé en septembre 1984 et a duré jusqu’à juin 1985. J’étais la première professeure et on avait aussi une orthopédagogue qui s’appelait Madame Jacqueline Lebeau, qui venait de l’Île Verte au Québec, et on avait aussi Lise Parent, qui venait de la Gaspésie. Lise Parent a démissionné au mois d’octobre parce que le directeur de l’époque lui causait des malheurs et Charlotte Ouellet a pris sa place. L’École Émilie-Tremblay c’était au sous-sol de l’École Whitehorse Elementary. Lise Peace et Suzanne Bertrand enseignaient. Mais moi, j’avais été transférée à Jeckell, pour la 7e année, 8e année et 9e année.

Je sais que le nom a été donné en 1985, mais je crois que le début c’était en 1984, quand le programme-cadre a commencé. Je revendique toujours pour les programmes de français. Ma petite-fille va à Mercier. J’ai étudié à la Sorbonne en 1961. J’apprenais la langue et la phonétique internationale à Paris. Aujourd’hui, je donne des cours de tutorat de français à des jeunes qui vont à l’École Selkirk. Et je pense que c’est nécessaire de l’enseigner correctement. Pour les 40 prochaines années, j’espère que l’école continuera de grandir. Je m’inquiète un peu avec le programme de la Colombie-Britannique. Je souhaite de retrouver une cohérence de programme entre tous les enseignants. Je revendique aussi pour recréer un concours d’art oratoire du primaire au secondaire. Les jeunes en maternelle et 1re année peuvent faire des comptines, ensuite les élèves peuvent faire les fables de La Fontaine, et les 7e et 8e peuvent faire des nouvelles, ensuite jusqu’en 10e, ils peuvent faire des discours. »

Depuis 40 ans, l’École Émilie-Tremblay est un lieu d’apprentissage, d’appar tenance et d’innovation qui défend la cause de l’éducation en français, favorise le bilinguisme et enrichit la vie des élèves et des familles de Whitehorse

Aux commissaires de la Commission scolaire francophone du Yukon, aux membres du personnel, au personnel d’éducation, aux élèves, aux familles et aux membres de la communauté d’hier et d’aujourd’hui, merci pour votre passion et votre dévouement Vous avez bâti quelque chose de vraiment remarquable pour les générations à venir

Jeanie McLean, ministre de l’Éducation

40 ans,

Propos recueillis par Maryne Dumaine
Jean-François DesLauriers et Sylvie Léonard ont eu deux enfants qui ont fréquenté les toutes premières classes de l’École Émilie-Tremblay.
Maryne Dumaine
M me Journeaux-Henderson était une des premières enseignantes de l’école qui se situait dans les sous-sol de l’École Whitehorse Elementary School.
Archives A.B./MH Comeau

Que souhaitez-vous à l’école pour son 40e anniversaire?

Alors que notre école souffle ses 40 bougies, c’est avec enthousiasme que nous tournons les yeux vers l’avenir.

Que les prochaines années soient remplies d’élèves curieux, de projets inspirants, de rires partagés et d’une belle énergie collective!

Qu’elle continue d’être un lieu où il fait bon apprendre, grandir, créer et rêver en français. À tous ceux qui font vivre l’école au quotidien, un immense merci… et cap sur les 40 prochaines années avec le même cœur, la même passion et toujours un brin de folie!

Guillaume Robert, coordonnateur à l’intégration culturelle

Je souhaite que l’école soit encore vivante dans 100 000 de mille infinies années!

Que l’école ait une autre belle année.

Je lui souhaite une journée cinéma!

Émile, classe de 1re/2e année de Mme Cindy Breton

Je souhaite que l’école ait une très belle fête.

Grace, classe de 1re année de Mme Anne Desjardins

Je souhaite que l’école ait une journée pyjama tout le monde ensemble, pour sa fête. Sophie, classe de 1re/2e année de Mme Cindy Breton

Je souhaite que notre français reste vivant à travers notre belle communauté « tissée serrée. »

Anne-Marie Lemaire, orthopédagogue

Kassia, classe de 1re/2e année de Mme Cindy Breton

Mira, classe de 1re année de Mme Anne Desjardins

Je souhaite que l’école vive très longtemps, pour les autres amis.

Lola, classe de 1re année de Mme Anne Desjardins

Je souhaite que l’école ait plus d’argent pour que plus d’enfants puissent aller à l’école.

Joyeux anniversaire!

Cohen, classe de 1re/2e année de Mme Cindy Breton M

Louis, classe de 1re/2e année de Mme Cindy Breton

Que l’école ait une autre belle année.

Mira, classe de 1re année de Mme Anne Desjardins

Félicitations à l’École Émilie-Tremblay pour 40 merveilleuses années!

Depuis quatre décennies, l’école est un pilier de l’éducation et de la culture francophone au Yukon. Bravo au CSFY pour votre in uence constante. Célébrons vos 40 années d’inspiration, de développement de la communauté et de promotion de la culture franco-yukonnaise - et à l’avenir!

Je souhaite que l’école reste en vie très longtemps parce qu’on veut qu’elle vive très longtemps avec nous.

Célia, classe de 1re année de Mme Anne Desjardins

Le chef de l’opposition o cielle, Currie Dixon, et le caucus du Parti du Yukon félicitent chaleureusement la Commission scolaire francophone du Yukon et l’École Émilie-Tremblay pour leurs 40 ans d’excellence en éducation francophone.

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